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Numéro 12

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Table des matières Éditorial Par Éric Fournier, rédacteur en chef

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5 astuces pour trouver de l’aide Par Karine Perron et Jonathan Galarneau

4-5

Agathe veut savoir Par Agathe Fortin

6-7

Chronique Cinéma Par Sébastien Tremblay

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Les pensées du cœur Par Marc Landry

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L’équipe amoureuse Par Cindy Fortin

10-11

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Par Éric Fournier, Rédacteur en chef

Problèmes de dépression Si nous évitons de nous mettre la tête dans le sable, force est d'admettre que trop souvent, de graves problèmes de dépression suite à un grave choc à la tête guettent les personnes ayant subies un traumatisme crânien. Pour une large proportion d'individus ciblés, le refus d'en parler, que ce soit par simple gêne ou par peur d'être jugé par leur entourage, force un nombre croissant de gens concernés à garder à tort le silence. Dans de tels cas, laisser les murs de l'isolement se refermer sur nos vies doit, à mon avis, être évité à tout prix. Mais, avant de trouver la solution, il faut d’abord cerner le problème. La dépression est l'une des plus fréquentes complications chez une grande proportion de traumatisés crâniens. Selon une étude menée à cet effet, elle se situe entre 25% et 50%. Des chiffres qui surprennent, j'en conviens. Par contre, sans vouloir minimiser de tels résultats, il existe des solutions à notre portée. L'activité physique est l'une d'elle. Sans penser que ça doit être des efforts physiques dignes d'un marathon, une simple promenade à pieds de 30 minutes, 3 à 4 fois par semaine, améliore grandement le moral des gens concernés. J'en suis d’ailleurs la preuve. Pour certaines personnes, par contre, ce problème d'ordre émotif, menant même parfois à de fortes idées suicidaires, doit être accompagné d'un suivi médical approfondi. À la suite d'un coup sévère à la tête, une certaine hormone du nom de dopamine (communément appelée hormone du bonheur) peut être sécrétée en moins grande quantité, ce qui peut être en partie corrigé avec la prise d'une médicamentation ajustant ce problème. En toute humilité, il y a quelque temps déjà, j'étais moi-même enfermé au centre d'un corridor tapissé d'idées noires qui semblaient se refermer sur ma façon de voir la vie, effaçant par le fait même toutes les couleurs que celle-ci me faisait voir avant mon accident. Donc avant que ces idées sombres ne me fassent plonger dans les méandres du désespoir, j'ai pris rendez-vous avec un professionnel de la santé. Une fois la médication ajustée, la lumière, colorant bon nombre de facettes de ma vie personnelle, est revenue se mettre en place, la teintant d'un coloris beaucoup plus égayant que par le passé. Oui, être aux prises avec de tels symptômes peut être très lourd à porter d'une journée à l'autre. C'est donc un travail de tous les jours que nous devons faire en faisant notre part. Voir le bleuté d'un ciel partiellement ennuagé est déjà une bonne amélioration à adopter dès le départ. Cependant, pour ceux que les problèmes persistent, il est vital de mettre son égo de côté et de ne pas craindre d'aller consulter dans des endroits spécialisés pour des cas de dépressions ou d’idées suicidaires comme Info Social (811) et le Centre de Prévention du Suicide (1-866-APPELLE). En conclusion, je persiste à dire que voir la vie de façon sombre lorsque des pensées négatives s'emparent de nous est un piège à éviter à tout prix. Il faut se dire que la vie est parfois comme une pièce de musique. Même si elle est parsemée de quelques fausses notes, les symphonies de nos vies doivent et demeurent les plus belles choses que nous avons. 3


La vie comprend des hauts et des bas. Les hauts sont agréables mais les bas le sont moins. Parfois, nous avons besoin d’outils, d’accompagnement ou de soutien pour remonter la pente. Ce n’est pas toujours évident de demander de l’aide. Souvent, les gens tardent trop longtemps avant de consulter, se disant que ça va passer, que c’est passager, qu’ils vont se ressaisir, que c’est à cause de l’automne pluvieux, du printemps trop long, de l’hiver trop froid, de l’été trop court... D’ailleurs, chacun peut avoir une petite phrase qui l’empêche de demander de l’aide. Les rayer de nos pensées est déjà une première étape vers le rétablissement. «Je ne peux rien y faire.» - «Je vais attendre que ça passe.» - «Ça ne sert à rien.» Il n’est pas toujours facile de reconnaître ou d’accepter que nous avons besoin d’aide. Parfois l’orgueil, la gêne ou la peur de déranger sont des raisons qui font que nous restons seul avec nos problèmes. Cette situation apporte souvent de graves répercussions sur notre état de santé physique et/ou mentale. Il est donc important de prendre conscience de nos besoins afin de savoir où chercher pour trouver le service adapté à notre besoin.

C’est pourquoi nous vous proposons 5 astuces pour vous aider à trouver de l’aide afin de passer au travers les périodes difficiles.

Consulter votre médecin de famille Le médecin de famille est souvent la porte d’entrée la plus facile pour tout ce qui touche votre santé physique et mentale. Il peut vous référer vers un spécialiste, vous diriger vers le bon service ou vous prescrire la médication qui vous convient. C’est également lui qui est au courant de votre évolution et de votre état de santé.

Prenez un rendez-vous avec votre intervenant de l’Association Renaissance (418 548-9366) L’Association Renaissance est le seul organisme communautaire de la région spécialisé sur le traumatisme craniocérébral. C’est l’endroit de prédilection à consulter pour toutes questions et problèmes découlant du TCC. Tous les membres sont reliés à un intervenant.

Karine Perron : Intervenante des membres TCC qui habitent entre Petit Saguenay et Chicoutimi. Poste 27

Vous avez besoin d’aide ou de soutien? N’hésitez pas à communiquer avec le vôtre!

Audrey Fortin : Intervenante des membres TCC qui habitent au Lac St-Jean. Poste 28

Jonathan Galarneau : Intervenant des membres TCC qui habitent entre Larouche et Arvida. Poste 23

Cindy Fortin : Intervenante pour les personnes proches du Saguenay Lac-St-Jean. Poste 22 4


Par Karine Perron et Jonathan Galarneau, éducateurs spécialisés Composez le 811 Offert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce service est gratuit et peut vous aider dans le confort de votre foyer. Deux options vous sont proposées :

Vous faite le 1 pour accéder au volet INFO SANTÉ. Ce service vous permet de parler directement à un(e) infirmier(e). Pour obtenir réponse à une question à propos d’un malaise physique, d’une blessure ou sur votre santé générale, c’est la solution la plus facile. Selon vos symptômes, cette personne jugera de la gravité de la situation. Elle peut donc vous conseiller de vous rendre à l’urgence si elle estime que votre situation le nécessite. Elle peut également vous nommer les cliniques sans rendez-vous offertes dans votre secteur.

Communiquez avec un organisme communautaire Notre région offre une panoplie d’organismes communautaires (210) qui sont à votre disposition. Ces organismes offrent des services aux personnes ayant des problématiques touchant différents aspects de leur vie sociale, familiale, professionnelle et personnelle. Une recherche électronique, une visite chez votre médecin, une consultation avec votre intervenant ou un appel à InfoSocial peut vous permettre de trouver un organisme communautaire qui offre le service que vous recherchez gratuitement ou à faible coût.

Vous faites le 2 pour accéder au volet INFO SOCIAL. Ce service vous permet de parler à un(e) travailleur(se) social(e). Si vous vivez un moment difficile et que vous avez besoin de parler à quelqu’un en toute confidentialité, cette option est pour vous. Cette personne pourra aussi vous donner des conseils sur votre situation et évaluer si vous avez besoin d’un autre service. Il est également possible de demander les coordonnées des endroits qui offrent le service dont vous avez besoin.

Consultez la Brochure de la ville La ville offre également un petit guide pour les services offerts aux personnes handicapées. Cet outil permet de connaître les lieux et organismes de la région qui sont adaptés. Pour en obtenir une copie, vous pouvez communiquer avec l’Association Renaissance.

«Enfin! Aujourd’hui, je rencontre un intervenant qui règlera tous mes problèmes!» FAUX! Ça fait du bien de parler du problème avec quelqu’un, mais ça ne règle pas tout. En effet, rencontrer un psychologue, un travailleur social ou un éducateur spécialisé ne veut pas dire qu’il règlera votre problème : il n’a pas de baguette magique! Habituellement, ces personnes peuvent vous proposer des pistes de réflexion et de solutions, mais c’est à VOUS de choisir et de vous mobiliser. Pour qu’un changement s’opère, il faut travailler sur soi ou sur son environnement. Ça demande du temps, des efforts et de l’énergie. Il arrive également que les solutions possibles ne nous plaisent pas, mais il faut être ouvert au changement et à la nouveauté pour évoluer comme personne. Alors, prenez les choses en main, demandez l’aide nécessaire et reprenez le contrôle : vous en êtes capable! 5


«Le boss»

Par Agathe Fortin

Ce petit surnom affectif vient de moi. Il lui arrive de venir nous encourager lors de nos activités. On le voit peu, mais lorsqu’il est présent, j’aime bien le saluer en lui disant : «Bonjour le boss!». Je voulais en apprendre davantage sur lui puisqu’il s’occupe de nous. J’admire qu’il travaille avec des gens qui ont moins de capacités physiques et mentales qu’auparavant. Pour répondre à mes questions, je lui ai proposé de le rencontrer. Voici les détails de ma rencontre avec Jonathan Jean-Vézina, directeur à l’Association Renaissance. Quel est votre âge? J’ai 35 ans. Pouvez-vous me parler de votre cheminement scolaire? J’ai fait ma formation pour être dessinateur industriel au départ. Je désirais devenir ingénieur. Avant de travailler à l’Association, je travaillais déjà dans les organismes communautaires puisque j’ai fait mon cours en éducation spécialisée. J’ai aussi eu de la formation en gestion et en comptabilité. Présentement, je fais mon certificat en administration à l’Université. Est-ce que dans vos études, ils enseignaient comment agir avec des personnes traumatisées crâniennes? Pas du tout. On avait un cours concernant les personnes handicapées, mais il n’y avait rien de spécifique pour la clientèle TCC. On apprenait comment identifier les besoins des personnes. On en apprenait davantage sur le maintien des acquis et l’autonomie. J’ai aussi eu des cours qui abordaient les problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Les cours aident à intervenir avec toutes les clientèles.

Connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui a un traumatisme crânien? Non, je ne connaissais personne qui avait un TCC avant de travailler à l’Association. Je ne savais pas ce qu’était un traumatisme crânien. Comment avez-vous obtenu cet emploi? Avant de travailler à l’Association, j’étais directeur dans un autre organisme communautaire. Même si j’aimais mon travail, je souhaitais travailler dans un milieu qui était plus proche de mes intérêts et de mes compétences en éducation spécialisée. J’ai obtenu le poste puisque j’avais de l’expérience en gestion. Ça fait déjà 18 ans que je travaille dans les organismes communautaires. J’ai été intervenant dans plusieurs d’entre eux, tel que la Maison de l’Espoir, le Patro de Jonquière, le Carrefour Communautaire Saint-Paul, etc. Quand j’étais jeune, je m’investissais beaucoup dans le bénévolat. J’ai toujours trouvé important d’aider les autres, et ce, depuis mon plus jeune âge. 6


Quels sont vos tâches à l’Association? Je suis la personne ressource du conseil d’administration. Je suis présent pour le conseil afin de leur donner des informations, pour les outiller et leur offrir du soutien. Aussi, mes tâches sont la gestion des ressources humaines, financières, le matériel, la gestion des services et la gestion des activités. Qu’est-ce que vous aimez le plus? Ce que j’aime le plus, c’est de développer de nouveaux projets. Quand ça ne bouge pas, je m’ennuie. J’essaie donc de développer un projet après l’autre. Qu’est-ce que vous trouvez difficile? Ce qui est moins agréable, c’est la gestion de cas problématiques. Il n’y en a pas à tous les jours et c’est parfois de petites choses, mais on souhaite toujours que ça aille bien. Par exemple, il m’est arrivé de devoir prendre la décision d’annuler une activité dû au peu d’inscriptions. Il arrive que les personnes qui s’étaient inscrites soient déçues. Ou encore, lorsqu’un employé ne fait pas les tâches demandées et que je doive le convoquer. Comment vous vous sentez de travailler avec des gens qui n’ont pas de mémoire? Je n’ai aucun problème avec ça. Ce qui est plaisant, c’est qu’à force de connaître les gens, on trouve des trucs afin de faire travailler leur mémoire. Parfois, on sait que la personne ne se rappelle plus d’un détail. Ce qui est à faire, c’est de la rassurer et d’être compréhensif.

Pour faire votre travail, il faut des qualités. D’après vous, laquelle est dominante et quelles sont les autres? Selon moi, la qualité dominante est l’équité puisqu’il est important que les membres et les proches aidants aient droit aux mêmes services. Le fonds d’aide favorise le respect de cette valeur puisqu’il permet à certains membres de pouvoir participer aux activités. Aussi, c’est important que les employés aient tous les mêmes droits et les mêmes conditions de travail. Par la suite, je pense que, quand tu es à la direction, il faut que tu sois transparent, par exemple, lors des rapports d’activités. Finalement, il ne faut pas oublier l’honnêteté qui est une valeur importante selon moi. Comment faites-vous lorsque quelqu’un ne veut pas s’investir et travailler quelque chose?

On ne peut pas forcer quelqu’un à faire quelque chose. On peut seulement lui dire ce que ça peut lui apporter de changer certains comportements ou certaines pensées. Il est important d’accepter que la personne ne veule pas. Aussi, l’important c’est que l’on ait donné le meilleur de nous-mêmes pour informer la personne, lui expliquer les avantages et désavantages et les outils qu’elle a à sa disposition, afin qu’elle transforme elle-même sa vision de sa situation.

Pour conclure, ma rencontre avec Jonathan m’a permis d’apprendre que c’est important d’aimer le travail que l’on fait et d’aimer les gens autour de soi. Ces deux aspects permettent d’avoir de nouvelles idées enrichissantes. Je pense aux personnes qui ont des difficultés de mémoire et qui prennent les jours comme ils viennent. J’en conclus qu’il est important de vivre le moment présent. Demain, on verra et le passé, on ne peut rien y changer. Vivre au jour le jour et rester positif malgré tout. Je remercie Jonathan de m’avoir fait comprendre l’importance de sa présence. Ce n’est pas juste un boss, c’est un pilier important à l’Association. 7


Par Sébastien Tremblay BLADE RUNNER 2049: Film de science-fiction réalisé par Denis Villeneuve. L'action se déroule en Californie en 2049 sur une terre dévastée où on retrouve K, un «blade runner», qui doit éliminer un répliquant qui vit sur une ferme. Après avoir rempli son contrat, il découvre les ossements d'une femme. En enquêtant, le policier se met à dos des gens puissants. Ce film est d'une très grande qualité aux niveaux de l'image et de la réalisation. Pas conseillé à tous.

DUNKERQUE: Film de Guerre réalisé par Christophe Nollan. Le film se déroule en trois temps : Une semaine pour un soldat qui est sur la plage et qui fait tout pour partir; Une journée pour un propriétaire d'un bateau qui va sauver des soldats sur la plage; Une heure pour le pilote qui protège les soldats et navires qui sont près de la plage. Les trois destins vont se rejoindre, ce qui donne un film d'une très grande qualité. À déconseiller pour les filles.

THOR: RAGNAROK: Films d'aventure réalisé par Taika Waitithi. Thor et son frère Loki sont prisonniers sur une planète où ils sont condamnés à être gladiateurs. Au même moment, la déesse de la mort prend possession d'Asgard pour y faire régner la terreur. Thor doit à tout prix s'évader pour sauver son royaume. Film le plus drôle de la série Marvel. À voir en 3D.

À VOIR DURANT LES FÊTES! STAR WARS: les derniers Jedi

Ferdinand

Animation Science-Fiction

Animation

Coco

LE PROBLÈME D'INFILTRATION: Drame psychologique réalisé par Robert Morin. Nous suivons la journée d'un médecin esthétique qui voit sa vie se briser par petits bouts à cause d'une série d’événements qui s'enchainent. Un souper entre amis sera l'événement qui brisera tout. Film qui vous force à réfléchir grâce aux émotions livrées par les acteurs (surtout Christian Bégin). 8


Le souvenir de ce que l’on sera

Par Marc Landry

Bien qu’il m’arrive de ne pas me souvenir de tout, le passé demeure présent en moi. Il me suit et m’influence, et ce, sans même que j’en sois agacé. Il m’arrive que je ne sois plus en mesure d’aller vers les

choses que j’aimais autrefois, que j’ai de la difficulté à me reconnaître et alors je suis démotivé dans la recherche de ce qui me représente désormais. Suite au deuil des anciennes capacités, il y a alors une réorientation des intérêts. Cela demande une grande ouverture d’esprit. Surtout, il ne faut pas essayer de recréer le monde dans lequel on était, mais redécouvrir le monde actuel avec nos nouvelles aptitudes. L’adaptation et le lâcher prise sont deux aspects qui permettent de découvrir de nouvelles choses. Il faut prendre le temps de voir le potentiel que l’on a maintenant. Plutôt que de penser à ce que le TCC nous empêche de réaliser, nous devrions plutôt réfléchir aux choses nouvelles que nous aimerions expérimenter. Il est aussi possible de faire progresser les intérêts que nous avions précédemment.

Suite à l’évaluation de notre potentialité, il est plus facile de s’intégrer à différents groupes qui intègrent le traumatisme craniocérébral comme réalité sociale. C’est une étape difficile puisque nos repères sont bouleversés. Ainsi, l’entregent peut se manifester avec des gens qui ont des intérêts différents des nôtres. On ne juge pas ce qui se passe autour, mais, heureusement, on se concentre à trouver la façon de s’y intégrer.

Suite à cela, peuvent s’ajouter des activités de groupe qui ne sont pas toujours compatibles à nos intérêts, mais qui peuvent s’avérer enrichissantes. L’idéal serait qu’une personne choisisse la nature du changement qu’il doit exercer et la façon d’y arriver. Aussi, les activités devraient être organisées en tenant compte des préférences de l’individu. Lorsqu’une chose nous paraît souhaitable, on participe, mais il est difficile de s’engager lorsqu’il y a un désintéressement. Ce que nous proposons est une manière de procéder qui est plus complexe et qui nécessite davantage d’évaluations individuelles, ce qui impliquerait probablement un plus grand budget, mais qui améliorerait grandement l’efficacité du service. Des efforts ont étés fait à ce sujet, mais il reste beaucoup à faire. Il est peut-être temps d’essayer d’autres alternatives, mais l’important avant tout est de respecter le rythme des individus. 9


L’ÉQUIPE AMOUREUSE Par Cindy Fortin, intervenante sociale

J’aime bien comparer le couple à une équipe. N’est-ce pas, au fond, ce que c’est? N’est-ce pas comme cela que nous devrions choisir notre partenaire? : «C’est avec toi que je veux jouer au jeu de la vie; avec toi que je veux vivre mon quotidien; avec toi que je veux surmonter les embûches qui croisent notre chemin.». Faire équipe avec quelqu’un sous -entend que certains comportements de l’un des joueurs peuvent avoir des répercussions sur toute l’équipe. Il est donc normal de devoir traverser des défis et des périodes d’insatisfaction. C’est d’autant plus le cas lorsque l’un des coéquipiers vit une problématique ou des séquelles comme celles causées par un TCC. Alors, quoi faire pour que l’équipe fonctionne bien malgré tout?

Rester sur le même pied d’égalité

C’est toujours moi qui fait tout!

Après un TCC, il est fréquent que l’un des co-équipier occupe une plus grande charge de responsabilités. Il le fait souvent avec la volonté d’aider et de soutenir son partenaire, mais cette dynamique peut aussi avoir une facette plus négative. En effet, si un sentiment d’iniquité est ressenti chez l’un des partenaires, une frustration cumulera et les conflits apparaîtront.

Dis dont que je ne suis plus bon à rien!

Autant que possible, chacun doit avoir ses responsabilités et faire sa part au sein du couple. Bien sûr, ce partage des tâches et responsabilités se fait selon les forces de chacun. C’est beaucoup plus avantageux ainsi pour l’équipe et chacun se sent utile.

Garder son individualité Un couple, c’est l’union de deux personnes. En formant ainsi une équipe, il peut être facile de tomber dans la «fusion» des co-équipiers. En effet, il y a une différence entre travailler ensemble et ne faire qu’un. Il est important de garder des moments pour soi : avoir des projets, des activités et des moments sans son partenaire. Lorsque les partenaires fusionnent, il est fréquent que la pensée «Il a besoin de moi.» ou «Je dépends de lui» s’installe, ce Il a besoin de moi. qui génère de l’anxiété à l’idée de ne pas être ensemble ou encore un sentiment «d’étouffer» ou d’être «obligé» d’être présent. Lorsque l’anxiété, la culpabilité, le sentiment d’obligation ou la Je dépends dévalorisation s’installe au sein du couple, les membres de l’équipe ne sont plus heureux : la de toi. dynamique doit changer!

Témoigner de la reconnaissance Au fil du temps, le couple partage son quotidien et la routine s’installe. Il devient normal que l’un soit responsable de telle et telle activité et que l’autre agisse de telle ou telle manière. On oublie d’être reconnaissant pour les petites choses que le partenaire fait puisqu’il s’agit de la normalité. Pour que chacun soit heureux de participer au couple, il est aidant de sentir la reconnaissance de son coéquipier. Alors, pourquoi ne pas souligner votre gratitude pour les petits gestes du quotidien? De petites marques de reconnaissance sont si simples à exprimer et peuvent avoir beaucoup d’effet positif.

Je ne te le dis pas à chaque fois, mais j’apprécie ce que tu fais. Merci d’être là pour moi. Ce que tu fais me permet de… et je l’apprécie.

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Nourrir l’amour L’amour: n’est-ce pas là une bonne raison pour partager sa vie avec quelqu’un? Le danger, c’est de prendre les sentiments que l’on éprouve pour acquis. Après tout, personne n’est dans l’obligation de demeurer dans son couple; chacun est libre de rester ou de partir, et ce, peu importe depuis combien de temps les deux partenaires sont ensemble. Il est important de nourrir l’amour pour qu’il reste vivant. Pour se faire, il est possible de simplement démontrer notre affection au quotidien à l’autre en vivant des moments de tendresse et d’affectivité comme de se tenir la main, de s’enlacer, de se coller sur le divan, etc. On peut aussi être disponible et soutenant, comme en offrant notre écoute, en se souciant de l’autre, en offrant nos conseils, en rendant services, etc. Il s’agit de moyens concrets et pratiques pour témoigner notre affection pour l’autre personne. Autrement dit, on peut simplement «se mettre à la place» de l’autre personne et de faire ou dire quelque chose qu’elle appréciera et qui démontre que l’on veut prendre soin d’elle / qu’elle est importante.

Je t’aime.

Vivre des moments à deux Pour qu’un couple reste uni, il se doit de vivre des moments à deux. Notez qu’il s’agit de vivre et de partager des moments ensemble, pas d’être l’un à côté de l’autre sans interagir. Ces moments peuvent être officiellement prévus, comme une sortie au restaurant ou au cinéma, mais il est avantageux de les joindre également dans le quotidien. Il peut s’agir de préparer le repas ensemble, prendre un moment pour raconter notre journée à l’autre, prendre soin des enfants, prévoir une activité, etc. Vivre des moments à deux et faire des projets ensemble permet de partager des moments cocasses et agréables réservés aux membres du couple, ce qui renforce l’union entre les deux personnes.

Communiquez Souvent, nous avons l’impression que ce qui se passe dans notre tête est évident pour notre partenaire. Pourtant, il n’a probablement pas un don de divination ou de télépathie. Si vous voulez être compris, mieux vaut s’exprimer clairement avec des mots. D’ailleurs, donner de l’information à notre coéquipier sur ce qu’il y a dans notre tête et dans notre cœur renforce l’intimité. Tentez d’être fidèle à ce qui se passe pour être mieux compris. Cette communication devrait être présente autant pour partager certaines de vos pensées et préoccupations que pour régler des conflits et insatisfactions. Pour y parvenir, il est facilitant de clarifier les choses dans votre tête avant de parler. Ensuite, choisissez un moment et un endroit adéquats et privilégiez l’utilisation du «Je» plutôt que le «Tu» pour favoriser une bonne formulation. Bien entendu, quand notre co-équipier nous partage quelque chose, il est important aussi de l’écouter! Il arrive que, lorsque nous vivons des difficultés, des échecs et des épreuves, d’en vouloir à notre coéquipier. Nous entretenons de la colère, de la frustration et des insatisfactions. Mais, rien de tout cela se règlera comme par magie! Mieux vaut commencer par identifier la source de la frustration et de s’exprimer pour trouver une solution. Attention : La colère et l’accumulation de frustration peut nous emmener à dire des paroles que nous pourrions regretter. Il est impossible de récupérer les paroles par la suite et il est facile de briser la confiance d’une personne; mieux vaut attendre d’être calme avant de s’exprimer. Nous devrions toujours éviter d’insulter ou de dégrader une personne que l’on aime : il est difficile de faire confiance à quelqu’un qui nous a déjà attaqué par le passé.

«Oui, mais…» Le saviez-vous? Vous ne parvenez pas à voir comment, dans votre situation, vous pourriez appliquer ces astuces? Sachez qu’aucun couple n’est parfait et qu’il est difficile L’Association Renaissance offre une de modifier une dynamique, surtout en considérant que le couple dépend de activité nommé les «Rendez-Vous Éveillés». Il s’agit d’ateliers l’investissement des deux personnes. Ceci dit, il s’agit d’éléments à la base d’une psychosociaux offrant une base saine relation de couple et il est avantageux de les considérer. Peut-être théorique sur différents sujets, dont pourriez-vous bénéficier du soutien de votre intervenante sociale ou de votre un sur les relations amoureuses. éducateur spécialisé pour vous appuyer dans votre démarche? 11


Grâce à un don du Centre d’autonomie, l’Association Renaissance dispose maintenant d’une chaise roulante. Elle est disponible aux membres dans le cadre de nos activités. Merci !

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Journal l'Éveil - Édition Décembre 2017  

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