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Table des matières Éditorial Par Éric Fournier, rédacteur en chef

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5 Astuces pour de bonnes relations en groupe Par l’équipe de l’Association Renaissance

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Chronique Cinéma Par Sébastien Tremblay

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Chronique musique Par Serge Gagnon

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Agathe veut savoir Par Agathe Fortin

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Les pensées du cœur Par Marc Landry

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L’autonomie ou «Je suis capable» Par Cindy Fortin

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Félicitations à l’équipe de Curling

«le Fjord Bleu» pour leur première place au championnat provincial du Challenge Hivernal Adaptavie!

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Par Éric Fournier, Rédacteur en chef Un pour tous et tous pour un Dans un premier temps, il serait faux de croire que nous avons tous été servis par la même chance ou les mêmes opportunités grandissantes au cours de notre vie. Et oui, notre T.C.C. (traumatisme craniocérébral) est, à cet effet, à marquer d'une pierre blanche. Par contre, il serait bon de s'arrêter et de se demander si l’expérience acquise par les difficultés traversées dues à notre traumatisme, ne pourrait-elle pas servir de tremplin à nos confrères et consœurs plus récemment visés par la même ombre? Grand nombre de victimes d'un traumatisme se sentent trop souvent désorientées face au découragement occasionné par une réorganisation de leur vie suite à un tel choc. Cependant, une question se pose. Est-ce qu’en associant les plus récemment accidentés aux plus anciens, cela ferait fructifier à bon compte les pensées positives par une écoute et un partage des expériences de vie face à des épreuves semblables? L’adaptation suite à un traumatisme crânien est souvent beaucoup plus difficile qu'elle n'en laisse croire. Pour ma part, il m'a fallu bon nombre d'années avant d'être en mesure de comprendre et d’accepter la facette changée de ma personnalité et de cesser de ne constater que ses désavantages. Cependant, plusieurs ne comprennent pas de quelle façon agir face à ce que nous ne pouvons contrôler. Des gens ayant déjà eu à traverser cette route parsemée de pierres peuvent agir comme guides et apporter une aide précieuse, telle une bouée dans une mer d'incertitudes. Tout doit démarrer par l'écoute. S'adresser à une personne ayant traversé un tel obstacle ne peut, à mon avis, qu'apporter un soulagement immédiat. De plus, cette écoute apporte un support moral indispensable, offrant ainsi une façon d’atténuer le sentiment de solitude. Le partage des épreuves ne peut qu'encourager le cheminement d'un autre accidenté, qui souvent, ignore de quelle façon s'outiller pour resculpter sa nouvelle vie et pouvoir l'agrémenter de motifs plus positifs. Pour que ce vent nouveau souffle en notre direction, il est de mise d'éviter la fréquentation de certains nuages. Le fait de vouloir aller de l'avant en prenant la peine de regarder les rayons ensoleillés de nos vies par le partage et l'acceptation nous poussera à faire entrer dans nos vies de la lumière et du positif. N'oubliez jamais une chose, ce qui est important, c'est le contenu de la boite et non ce dont elle a l'air… :) 3


L’humain est un être de société : il a besoin d’être en contact avec d’autres personnes pour s’épanouir et être heureux. En effet, même si tous les autres besoins sont comblés, il sera malheureux si ces contacts sociaux sont trop faibles ou de trop mauvaise qualité. Donc, vouloir faire partie d’un groupe et sentir que l’on est apprécié est normal et est même nécessaire pour notre bien-être. Pour qu’un groupe de personnes fonctionne bien, il est nécessaire de respecter une certaine discipline et des normes sociales : si chacun fait ce qui lui plaît, des insatisfactions vont émerger et des conflits apparaîtront. Bien entendu, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, mais toute personne a une valeur et peut être intéressante à côtoyer. Pour favoriser nos chances de bien s’intégrer dans un groupe et maintenir de bonnes relations sociales, il est possible de s’attarder sur notre approche, notre attitude et nos comportements. Voici 5 astuces que nous jugeons nécessaire au bon fonctionnement d’un groupe. Parler et filtrer ce que l’on dit Lorsqu’on est en groupe, il faut alimenter la conversation. On peut donc parler de notre quotidien, de nos loisirs, des nouvelles, etc. On peut aussi s’informer sur l’autre personne et en apprendre à son sujet. Chaque personne a sa propre vision des choses, ses priorités et intérêts en plus d’avoir un vécu et des connaissances différents de nous. Ces conversations peuvent donc être enrichissantes, mais elles peuvent aussi faire apparaître des divergences d’opinion et des conflits de valeurs. Avez-vous déjà vidé un tube de pâte à dent et tenté de remettre son contenu à l’intérieur par la suite? C’est impossible, désagréable et salissant. De la même façon, il est impossible de rattraper les paroles qui ont été dites, même si elles sont désagréables et qu’elles salissent la relation. Mieux vaut donc faire attention à ce que l’on dit et s’abstenir en cas de doute.

L’Écoute Pour bien entrer en relation avec l’autre, il est nécessaire de communiquer. Et, pour communiquer, il faut faire preuve d’écoute. Notez qu’il y a une différence entre Écouter et Entendre.

Écouter, ce n’est pas de ne rien faire. Écouter, c’est de mettre de côté nos autres pensées ou occupations durant la discussion / c’est de laisser le temps et la place à l’autre pour qu’elle puisse parler / c’est de ne pas réfléchir en même temps à un argument pour contrer ce que l’autre dit… Autrement dit, c’est de donner notre attention uniquement sur ce que l’autre personne nous dit. Vous n’êtes pas certain d’avoir compris? N’hésitez pas à poser des questions! En plus de faciliter la communication, la personne se sentira vraiment écoutée.

Le Respect de soi et de l’autre Dans un groupe, chacun a sa place. En effet, il est important de prendre la place qui nous revient. Se respecter, c’est de ne pas penser que l’on est moins important qu’un autre et agir comme tel. Il s’agit de participer à la discussion ou à l’activité, de donner son point de vue, de partager des choses sur soi, etc. Les autres ont, eux-aussi, leur place dans un groupe. Respecter l’autre, c’est de ne pas penser qu’il est moins important que soi et agir comme tel. Il s’agit de laisser la possibilité aux autres de participer, de faire preuve d’écoute, de rester ouvert d’esprit face à l’opinion des autres, de ne pas prendre toute la place... Lorsque l’on veut respecter l’autre, il est possible de se questionner : « Et si j’étais à sa place? ». Respecter l’autre, c’est donc d’agir avec lui comme on aimerait que les autres agissent avec nous. 4


Par l’équipe de l’Association Renaissance L’Utilisation des téléphones cellulaires Le cellulaire nous permet d’avoir une conversation avec une personne qui n’est pas présente. Merveilleux, n’est-ce pas? Il permet aussi de trouver une information, de jouer à un jeu, d’utiliser une application, de prendre des photos, etc., et ce, n’importe où et n’importe quand. Lorsqu’on est en discussion ou en activité avec d’autres personnes, il serait désagréable qu’un inconnu nous interrompe soudainement pour discuter avec une seule personne. Ou encore, si l’une des personnes du groupe jouait à un jeu de société plutôt que de participer à la conversation. C’est la même chose avec le cellulaire : lorsqu’une personne parle au cellulaire, joue à un jeu ou navigue sur internet, c’est désagréable. «Ce que tu me racontes est moins important que mon jeu de cartes.»; voilà ce que ce comportement dit (même si l’on croit être capable de faire les deux en même temps).

La Ponctualité Il arrive à tout le monde de vivre un imprévu et d’accumuler quelques minutes de retard. Par contre, il faut éviter autant que possible cette situation et s’en excuser lorsqu’elle survient. Prévoir le temps nécessaire à la préparation et au transport est un bon moyen d’éviter les retards. Pourquoi ne pas y ajouter quelques minutes supplémentaires? Vous éviterez ainsi le stress qu’engendrerait un imprévu. Pourquoi être ponctuel? Diriez-vous à la personne : «Tu n’es pas assez importante pour que j’arrive à l’heure. Tu n’as qu’à m’attendre.»? Non? Pourtant, lorsqu’on est en retard, c’est ce que le comportement dit. Alors, si on souhaite entretenir une bonne relation avec l’autre, mieux vaut être ponctuel. De plus, arriver à l’heure demandée nous permet de profiter au maximum d’une activité ou encore de ne manquer aucune information pertinente.

Idéalement, lorsque vous êtes en groupe, vous devriez éteindre la sonnerie de votre cellulaire et le laisser de côté. Si, néanmoins, vous recevez un appel, ne dérangez pas le groupe avec votre conversation personnelle : déplacez-vous à l’écart. Ainsi, vous conservez le bien-être de tout le monde, en plus de favoriser votre attention et votre intimité. Faire partie d’un groupe et entretenir de bonnes relations avec les autres, tout le monde en a besoin. Pour y parvenir, il faut s’y investir: rien n’est magique. En effet, il est inutile de s’attarder uniquement à ce que les autres disent ou font qui nous déplaît. Il n’est pas non plus avantageux de se contenter de rêver aux relations qu’on pourrait avoir et attendre qu’elles apparaissent. Prendre l’initiative de discuter avec quelqu’un, l’écouter activement, être courtois et faire preuve de respect: voilà des actions concrètes qui favorisent les bonne relations sociales. Notez d’ailleurs que nous n’avons aucun contrôle sur les autres; nous en avons seulement sur nous-même. Autrement dit, quand une autre personne dit ou fait quelque chose qui nous déplaît, on peut lui mentionner calmement en choisissant bien nos paroles, mais on ne peut rien lui exiger. Donc, pour que les autres nous respecte, il faut commencer par agir avec respect envers soi-même et avec les autres. 5


Par Sébastién Trémblay LA PANTHÈRÈ NOIRÈ: Sciéncé fiction réalisé par DOYAN COOLGÈR. Lé princé T’Chala déviént lé nouvéau roi du WAKANDA, un pays africain apparémmént pauvré, qui éxtrait sécrétémént dé son sous-sol un minérai tout puissant, lé vibralium. Cétté réssourcé ést convoitéé par dés individus qui féront tout pour détronér lé nouvéau roi. Lé roi T’Chala porté son costumé dé panthéré noiré pour répréndré son rolé dé roi. Cé film a uné action souténué ét un scénario qui gardéront votré atténtion du début jusqu’a la fin.

LA FORMÈ DÈ L’ÈAU: Film fantastiqué réalisé par GUILLÈRO DÈL TORO. Uné conciérgé dans un laboratoiré sécrét du gouvérnémént méné uné vié ordinairé jusqu’au jour ou éllé découvré uné créaturé amphibié avéc qui éllé tissé un lién d’amitié. Quand éllé apprénd qué lés sciéntifiqués projéttént dé tuér la créaturé pour l’étudiér, éllé élaboré un plan d’évasion pour cétté dérniéré. Cé film touchéra votré cœur avéc sa grandé sénsibilité, par sa béauté ét sés émotions a fléur dé péau. Gagnant dé l’Oscar du méilléur film ét dé la méilléuré réalisation.

TROIS AFFICHÈS TOUT PRÈS D’ÈBBING, MISSOURI.: Comédié dramatiqué réaliséé par MARTIN MCDONGH. Aprés dés mois sans qué l’énquété sur la mort dé sa fillé n’ait avancéé, la méré dé céllé-ci prénd lés chosés én main én affichant un méssagé controvérsé visant lé trés réspécté chéf dé policé, sur trois pannéaux a l’éntréé dé la villé. Cé film ést uné histoiré dé véngéancé sur lés vraiés motivations dés forcés dé l’ordré. Gagnanté dé l’Oscar dé la méilléuré actricé.

PADDINGTON 2: Comédié fantastiqué réaliséé par BÈN WHISHAW. Avant lé céntiémé annivérsairé dé sa tanté Lucy, PADDINGTON révé dé lui offrir lé cadéau parfait. Pour trouvér l’argént nécéssairé, il énchaîné lés pétits émplois, jusqu’au jour ou un livré disparaît dans uné boutiqué. Lé pétit ourson ést pris pour un cambrioléur ét sé rétrouvé én prison. La famillé fait tout pour trouvér lé vrai coupablé. Aprés cé film, vous auréz énvié dé ténir la porté a un étrangér ou dé saluér votré voisin. Cé pétit ours nous donné uné léçon dé savoir vivré ét dé bonhéur dont nous avons tous bésoin.

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Cette musique qui a marqué le monde…

Par Serge Gagnon

Je m’intéresse depuis toujours à la musique. J’ai rêvé longtemps d’être musicien. Un groupe qui a marqué ma vie, c’est LES BEATLES. Je les considère comme une légende de la musique. Leurs compositions ont traversé les époques. Les Beatles sont toujours vivants. Leurs chansons marquent toutes les générations. Ils faisaient partie du passé et ils seront encore présents dans l’avenir. Leur musique a rempli ma vie, elle a conquis mon cœur. Ces personnages haut en couleur ne pourront jamais disparaître, car ils habitent le cœur de nombreuses personnes partout dans le monde. Ils ont envahi la terre et ils ont changé le monde de la musique. Quand y on pense, ce sont 4 hommes, qui, tous réunis par une passion commune, ont changé le monde à leur façon. Ils ne vivaient et ne pensaient que pour la musique. Ils ont sorti beaucoup d’albums et jamais nous ne pourrons les oublier. Beaucoup de musiciens et de groupes, ont traversé les époques et les ont également marquées, mais, selon moi, aucun ne pourra égaler le phénomène des Beatles. Les chiffres parlent d’eux même. Malgré les années et les décennies qui passent, ce sont eux qui ont vendu le plus d’albums dans toute l’histoire de la musique. Ils sont devant Elvis, Madonna et Michael Jackson, qui sont eux-mêmes de véritables légendes. Qu’est-ce qui a fait que LES BEATLES ont traversé les époques? Ils étaient les meilleurs, ils étaient passionnés, ils étaient originaux et uniques. Ils ont joué leur dernier concert à Londres le 30 janvier 1969 sur le toit du Apple Corp, une compagnie qu’ils avaient eux-mêmes créée en 1968. Ils ont toujours gardé leur originalité. Personne n’avait fait ça avant eux et personne ne l’a refait par après. Finalement, John Lennon, Paul Mc Cartney, Ringo Starr et George Harrison vont continuer d’exister à travers leur musique encore pendant de nombreuses décennies parce qu’ils habitent mon cœur et celui de nombreuses générations.

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Par Agathe Fortin Voilà maintenant onze ans déjà que je fais du théâtre. Pour moi, cette activité hebdomadaire me permet de m’occuper la tête. À toutes les semaines, au lieu d’avoir des pensées négatives à propos de la Agathe d’avant, j’apprends mon texte. Tout cela m’a inspirée à poser des questions à monsieur Denis Leclerc, qui est l’auteur des pièces de théâtre dans lesquelles je joue. Quel âge avez-vous? J’ai 70 ans. J’ai 2 enfants, 2 petit-enfants et je suis également arrièregrand-père 2 fois. Depuis combien de temps travaillez-vous en collaboration avec l’Association? Ça fait 22 ans que j’écris des pièces de théâtre et que je travaille avec des membres de l’Association Renaissance. Connaissiez-vous ce qu’était un traumatisé crânien avant de commencer à travailler avec l’Association ?

Pas du tout. Je ne connaissais même pas le terme. J’ai appris ce que c’était en travaillant avec eux. Est-ce que vous vous accommodez bien aux difficultés de chacun ? Oui, chaque personne a sa place, ce n’est pas une contrainte. J’adapte la pièce selon les différents besoins des personnes. Avez-vous un autre travail ? Non, je suis retraité. Par contre, avant de prendre ma retraite, j’ai fait de la radio et beaucoup de théâtre comme acteur. J’ai même enseigné le théâtre au cégep d’Alma et la radio au cégep de Jonquière en ATM. Qu’est-ce qui vous inspire lorsque vous écrivez vos textes ? Je fais toujours le même cheminement. Je commence par me demander à quel endroit va se dérouler la pièce. Ensuite, je réfléchis à ce que les personnages vont faire et le lien qu’il y a entre eux. Je peux aussi m’inspirer de l’actualité, de l’histoire ou même de la politique. Parfois, j’écris une réplique et je pense à une réponse. De plus, j’aime bien trouver des répliques humoristiques afin de dédramatiser le texte et de montrer que nous avons du plaisir. Que faites-vous de vos temps libres ? J’aime beaucoup la lecture, surtout les polars (romans policiers). C’est sans doute pour cette raison qu’il y a toujours une intrigue dans les pièces que j’écris. De plus, j’aime bien aller voir des spectacles au Côté-Cour.

Est-ce que vous avez des bonnes critiques concernant les pièces que vous avez écrites pour l’Association. Les critiques sont toujours très bonnes. 8


Par Marc Landry

Mon regard a changé Après mon accident, j’ai appris à regarder la vie différemment. J’ai dû faire face à une nouvelle réalité.

Des tas de questions ont commencé à m’envahir. Des gens connaissaient des bouts de ma vie que moi-même, je ne connaissais pas. Après plusieurs années, je me suis adapté à la situation, mais j’ai tout de même toujours des doutes. Chaque fois que je m’assois, je me demande si j’ai des choses à faire, mais, par contre si je me lève et que je commence à marcher, souvent je me sens perdu. J’ignore vers où je marche. Mon regard sur la vie a changé. Les choses que je regarde ne m’inspire plus comme avant. J’ai toujours adoré l’art, la lecture et la culture. Maintenant, lorsque je regarde un livre, je sais qu’après 5 pages, je ne me souviendrai plus de la première. Je sens les doutes m’envahir constamment. Je ne suis jamais sûr de rien. Lorsque je suis demandé au téléphone, je ne sais pas qui me parle. Certes, j’ai déjà entendu cette voix, mais je ne peux pas la nommer. J’oublie facilement, mais certaines choses demeurent comme encrées en moi. Par exemple, lorsqu’une chanson commence, je peux la chanter instinctivement. Je connais les paroles et je ne me pose pas de questions. De l’autre côté, je peux vouloir écrire quelque chose, donc, instinctivement, je vais prendre mon crayon, mais je m’aperçois tout à coup que ma main ne peut plus faire cette tâche. Bien sûr, il est souvent plus facile de voir les mauvais côtés plutôt que les bons, mais des bons côtés, il y en a. Je n’ai plus la même vie qu’avant, certes, mais je ne suis plus pressé. J’ai du temps pour moi. Si j’ai le goût un après-midi d’écouter de la musique ou de regarder un album photo, je peux le faire.

Ma vie n’est pas terminée, elle n’est seulement plus comme avant. 9


L’autonomie ou

« Je suis capable! » Par Cindy Fortin, intervenante sociale Très tôt dans l’enfance, nous commençons à construire notre autonomie, soit notre capacité à fonctionner seul. En effet, bien que dépendant des adultes, la fameuse phrase « Non! Je suis capable tout seul! » apparaît rapidement dans le développement de l’enfant. Si l’évolution vers l’autonomie se fait naturellement en grandissant, elle peut aussi devenir un enjeu lorsqu’on est confronté à une perte de capacités. Suite à un T.C.C., il est possible de ne plus pouvoir réaliser les tâches qu’on effectuait auparavant. Que ce soit de ne plus pouvoir s’occuper seul de son hygiène, de la cuisine, de l’entretien ménager, de veiller à sa sécurité, de se déplacer, de gérer ses finances, de bien réagir en cas d’imprévu, etc., certaines difficultés peuvent compromettre partiellement ou totalement l’autonomie.

Depuis mon T.C.C., je ne suis plus capable.

En de telles circonstances, il est facile de voir ce qu’on a perdu ou ce qu’on ne parvient plus à réaliser. De plus, on oublie parfois ce qu’il est possible de faire pour contourner les difficultés. En effet, il demeure possible de se mobiliser pour regagner de l’autonomie ou encore être moins dépendant des autres. Tout consiste à s’adapter ou à adapter notre environnement aux capacités actuelles.

C’est un enjeu de taille puisque l’autonomie est directement reliée à l’estime et la confiance en soi, en plus de contribuer à diminuer le stress et l’anxiété. Elle favorise également de bonnes relations avec l’entourage et peut éviter bien des conflits. Il est donc très avantageux de favoriser, autant que possible, votre capacité à faire les choses seul. Voyons quelques astuces pour y parvenir : Apprendre Que ce soit d’apprendre quelque chose de nouveau ou de réapprendre quelque chose que vous maitrisiez dans le passé, il n’y a pas d’âge pour augmenter vos connaissances. Il est fréquent de penser « ne pas être capable » uniquement parce qu’on ne comprend pas totalement tout le fonctionnement. Alors pourquoi ne pas commencer par mieux comprendre? Pourquoi ne pas demander conseils? Ou encore, suivre une formation sur le sujet? Il peut s’agir d’apprendre à cuisiner, à utiliser un ordinateur, à bien s’exprimer, à mieux se planifier… Les possibilités pour s’améliorer sont infinies. À l’aide de toutes ces connaissances, imaginez ce que vous pourriez faire! Utiliser des outils et des stratégies L’être humain a une excellente capacité d’adaptation. Il est avantageux de mettre cette qualité à profit et de s’adapter plutôt que de regretter ce qu’on a perdu. L’utilisation d’outils et de stratégies est un excellent moyen d’y parvenir. Après tout, si une personne vit avec des incapacités, mais qu’elle utilise un outil ou une stratégie qui lui permet de combler seule son besoin, elle est autonome, n’est-ce pas?

Pensons seulement au cellulaire, l’ordinateur, l’agenda, le calendrier, les fiches de tâches, les aides techniques… Avec un peu d’imagination et quelques conseils, il est possible de trouver des moyens de fonctionner qui peuvent faciliter le quotidien et favoriser l’autonomie. D’ailleurs, sachez que les éducateurs spécialisés de l’Association Renaissance sont formés pour répondre à de tels besoins. N’hésitez pas à les contacter pour profiter de leur expertise!

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Pratique, pratique, pratique

Il est inutile d’avoir des connaissances et des outils si on ne les utilise pas. Alors, il faut aussi se mettre en action! Mais, attention, rien n’est magique : de la pratique, du temps et de l’effort sont nécessaires pour réussir. Je ne suis pas capable...

Il est possible que vous ne soyez plus capable de faire quelque chose. Mais, vous ne pouvez pas affirmer cela sans avoir essayé, puis ré-essayé. Pour vraiment développer vos compétences, il est nécessaire de vous pratiquer. Si l’on abandonne au premier échec, il est normal de ne pas y parvenir. Alors, donnezvous la chance de vous tromper et de recommencer encore, puis encore... Qui sait à quel point vous pourrez vous améliorer?

Faire alliance avec un proche Quelqu’un vous aide? Merveilleux! Mais, soyez prudent sur la façon dont vous utilisez cette aide. Si vous êtes capable de faire les choses par vous-même, vous ne devriez pas laissez quelqu’un d’autre le faire à votre place. Vous risqueriez de perdre certaines capacités ou encore de nuire à la relation que vous avez avec cette personne. Idéalement, vous pouvez faire alliance avec une personne pour qu’elle vous accompagne dans vos démarches ou qu’elle vous montre comment faire les choses, sans tomber dans la prise en charge. Notez également qu’il est possible qu’une personne bien intentionnée fasse les choses à votre place sans que vous ne l’ayez demandé. Vous pouvez la remercier pour son implication, mais lui expliquer l’importance que l’autonomie a pour vous et que vous aimeriez faire vous-même les choses que vous pouvez. Êtes-vous un proche? Vous êtes présent pour venir en aide à votre proche, victime d’un T.C.C., s’il a un besoin? Votre présence et votre investissement est important et je tiens à le souligner. Merci d’être présent.

Attends.

Néanmoins, peut-être que, avec toute votre bonne volonté et votre désir d’aider, vous Je vais le faire! soyez devenu un obstacle vers l’autonomie de cette personne. Peut-être la prenez-vous en charge? Faites-vous les choses pour elle? C’est moins long / mieux fait / plus facile quand vous le faites? Je comprends, mais justement, pourquoi est-ce qu’elle s’efforcerait à faire les choses quand c’est plus facile, moins long et mieux fait quand vous le faites à sa place? C’est parce que le bien-être de votre proche est important qu’il doit développer, autant que possible, son autonomie. Alors, aidez-le en ce sens : - Montrez lui comment faire; - Donnez-lui l’opportunité d’essayer, de se tromper et de recommencer; - Laissez-lui la chance de faire les choses à sa manière; - Encouragez-le à en faire le plus possible lui-même; - N’apportez pas votre aide si elle n’est pas nécessaire.

Non, ce n’est pas comme ça que moi, je le fais.

Autrement dit, mieux vaut aider votre proche de façon à ce qu’il ait le moins possible besoin de votre aide. En plus de contribuer à son estime et sa confiance, vous éviterez aussi, au fil du temps, de vous épuiser ou de vous impatienter envers la personne que vous aidez. Tout le monde est gagnant! Lorsqu’on sent qu’on est capable, on ressent davantage notre valeur et de la confiance en soi. On se protège aussi du stress et de l’anxiété des problèmes potentiels puisqu’on sait qu’on pourra les surmonter. L’autonomie dépend de facteurs incontrôlables, mais aussi d’autres sur lesquels chacun a du pouvoir. Concentrez votre énergie sur ce qui compte: apprenez, pratiquez et faites preuve d’imagination pour contrer les difficultés. Après tout, se donner la chance d’être le capitaine de son propre navire, totalement ou le plus possible, est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire (ou que l’on puisse faire à quelqu’un que l’on aime).

Le Saviez-Vous? L’Association Renaissance offre un nouveau programme visant l’amélioration de l’autonomie. Renseignez-vous et mettez les chances de votre côté!

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Journal l'Éveil - Avril 2018  
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