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REVUE La revue des anciens de l’ISFA

Edi t i on s p é c i al e For um I S FA | nove m b re 2014

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L’ISFA et sa vie étudiante Le Labo SAF & sa Recherche L’ISFA et le monde professionnel l’Association ISFA

20 ans !

Institut de Science Financière et d’Assurances Domaine Scientifique de Gerland 50 avenue Tony Garnier - 69366 Lyon cedex 7

Tél : +33 4 37 28 74 40 - Fax : +33 4 37 28 76 32 Email : contact@isfa.fr

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Forum : 20 ans 2

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Nous voyons une expertise quand d’autres ne voient qu’un handicap.

Julie Helfer, sourde, conseillère en assurance d’œuvres d’art.

Chez Generali, nous soutenons l’insertion des personnes handicapées et aidons celles qui sont éloignées de l’emploi à reprendre confiance. Ainsi nous mettons en œuvre une politique volontariste de recrutement des personnes en situation de handicap. www.generali.fr

02.07.2014

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Edito

Evénement annuel phare du projet professionnel de nos étudiants, le Forum ISFA est un événement fédérateur de l’école, de ses étudiants, de ses formations et de ses partenaires.

Anne Eyraud-Loisel Directrice adjointe de l’ISFA Né de la volonté de rencontres et d’interactions directes entre les étudiants et les acteurs du monde professionnel, le Forum ISFA a accompagné l’évolution de l’ISFA depuis 20 ans. Il a évolué dans sa forme comme dans son contenu, dans sa fréquence et dans son rayonnement, mais il est toujours là !

années, de nos équipes d’étudiants qui oeuvrent à l’organisation et renforcent à cette occasion leurs compétences en termes de travail en équipe, de gestion d’un projet et de ses inévitables aléas… Une préparation indéniable aux métiers de l’actuariat et de la gestion des risques ! Je souhaite encore de nombreuses années au forum ISFA, avec des nouveautés, un rayonnement toujours plus grand, afin de répondre aux attentes à la fois des étudiants, mais aussi des entreprises et des acteurs du monde professionnel, et ainsi de participer activement à la professionnalisation de nos parcours et l’insertion professionnelle de nos étudiants. Excellent forum à tous … et rendez-vous l’année prochaine !

Dans un milieu tel que l’actuariat, en constante évolution, il est assez remarquable que certains événements comme le Forum ISFA perdurent, et continuent de rassembler, fédérer et réunir des acteurs fidèles tout en accueillant de nouveaux participants, avec toujours autant d’enthousiasme. Evénement annuel phare du projet professionnel de nos étudiants, le forum est un événement fédérateur de l’école, de ses étudiants, de ses formations et de ses partenaires. Il est à l’écoute des dernières évolutions du monde professionnel, avec cette année une conférence d’ouverture sur les Big Data, et un article dans la revue sur les IFRS assurance et leur évolution. 20 ans, 32 entreprises partenaires, plus de 50 intervenants sur plus de 20 conférences et tables rondes… l’édition 2014 du Forum ISFA démontre encore l’importance accordée par notre école à la professionnalisation des étudiants et notre proximité avec les milieux professionnels de l’assurance et de la gestion des risques. Ce forum « hors les murs » à l’Espace Tête d’Or, nous permet également de vous offrir un nouveau lieu, plus grand, plus fonctionnel, pour encore plus d’échanges, nous l’espérons. La longévité du Forum repose évidemment sur nos soutiens, partenaires de toujours ou nouveaux partenaires, sans qui cet événement ne pourrait avoir lieu et que je tiens bien sûr à remercier. Mais elle est également, sans aucun doute, le résultat de l’investissement, années après

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sommaire 03 L’ISFA & sa vie étudiante 04

Forum : 20 ans déjà !

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Quoi de neuf à Gerland ?

08

Une nouvelle arrivante à l’isfa

09

4L trophy

LABO SAF 11 Le & sa recherche 12

Actualités du Labo SAF

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Normes IFRS assurance

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Lolita et Longevity 11

10

17 L’ISFA & le monde professionnel 18

Big Data : de nouvelles perspectives pour les acteurs de la gestion des risques

20

Micro Assurance

21 L’Association ISFA 22

Une année déjà !

24

Deux Actuaires à Washington pour le colloque ICA

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Les diplômés 2013-2014

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L’ISFA & sa vie étudiante

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L’ISFA & sa vie étudiante

Témoignage de Pierre ARNAL

Témoignage de Christian FETTIG

Témoignage d’Anne MARION

Forum : 20 ans déjà ! Depuis 20 ans, le Forum de l’ISFA rassemble et fidélise de plus en plus d’entreprises et d’intervenants. Dès sa création en 1994 et jusqu’en 2006, cet évènement se tenait tous les 2 ans. Les étudiants pouvaient assister à de nombreuses conférences et échanger ensuite avec les intervenants. Pour l’édition 2006, à l’initiative des membres du bureau des élèves, les étudiants ont tenus à mettre en place des stands pour les entreprises afin que celles-ci puissent venir rencontrer les futurs actuaires. Les entreprises pouvaient ainsi se faire connaitre et faire part de leur expérience et de leur métier au quotidien ; permettant aux élèves de se rendre compte de la diversité des domaines qui s’ouvraient à eux. Fort de cette expérience, c’est aujourd’hui annuellement que se déroule le Forum de l’ISFA, donnant une plus grande dimension à cet évènement. Dès lors, le Forum de l’ISFA a su démontrer aux étudiants mais aussi aux entreprises tout son prestige. Nous avons ici souhaité réunir le témoignage de plusieurs fidèles participants au Forum ISFA, anciens élèves de l’école qui reviennent partager leur expérience d’année en année, pour nous faire part de leur point de vue sur l’apport et l’évolution du Forum de l’ISFA depuis 20 ans.

Directeur Général et co-fondateur d’Actuaris depuis 1999. Actuaire ISFA promo 1992, Membre du jury de l’Institut des Actuaires. Participe régulièrement et depuis ses débuts au FORUM de l’ISFA.

Directeur Directeur Délégué du site ALLIANZ de LYON, Directeur des Opérations Collectives. Actuaire ISFA promo 1994, Membre du jury de l’Institut des Actuaires. Participe régulièrement au forum de l’ISFA

Présidente et Fondatrice d’Actuarielles Actuaire ISFA promo 1989, Membre du jury de l’Institut des Actuaires. Participe régulièrement aux évènements organisés par l’ISFA, en lien ou non avec le FORUM

Je participe depuis plus de 15 ans au forum ISFA, rendez-vous annuel incontournable et très attendu avec mon ancienne école. Dans une unité de temps et de lieu, c’est une occasion privilégiée de rencontre entre étudiants, enseignants et anciens élèves pour échanger et actualiser les expériences professionnelles et académiques. Le forum prend chaque année une ampleur nouvelle, et je suis ravi de découvrir lors d’ateliers toujours très animés un nombre croissant d’étudiants et de collègues qui exercent leur profession dans des secteurs très divers. C’est aussi un moment de fierté, car la grande qualité de l’organisation de la manifestation montre à la fois une implication grandissante de l’ensemble des acteurs pour la promotion et le rayonnement de l’ISFA, et une très forte contribution des élèves à la vie de leur école. Pour ces raisons, ACTUARIS et tous ses collaborateurs anciens diplômés de l’ISFA sont particulièrement fiers de contribuer au succès du forum depuis de nombreuses années.

Je participe quasiment chaque année au Forum ISFA, notamment dans le cadre des ateliers/conférences. J’en suis très heureux, d’abord par attachement à l’ISFA mais aussi parce que j’y vis toujours de très bons moments de partage avec les étudiants, les enseignants et d’autres anciens élèves. J’ai vu le Forum évoluer d’année en année et toujours en mieux ! J’y apprécie beaucoup les ateliers, qui répondent à un besoin que j’avais moi-même vraiment lorsque j’étais étudiant : mieux cerner les différents métiers de l’actuariat et se projeter dans le futur pour pouvoir prendre des décisions d’orientation. Encore bravo aux organisateurs et excellent Forum 2014 !

Je me souviens d’un temps de l’ISFA… sans forum. La promo comptait 16 étudiants, c’était en 1989, au siècle dernier. A l’époque, nous découvrions l’entreprise à la sortie de l’ISFA et, à part les très rares étudiants qui faisaient des stages, notre premier contact avec les professionnels se faisait le jour de l’entretien d’embauche auquel nous n’étions pas préparés. Nous passions directement, pour la plupart d’entre nous, de l’école au monde professionnel pour y découvrir qu’une des gageures du métier d’actuaire est d’obtenir des données propres. Aujourd’hui, c’est un réel plaisir que de partager, pendant la durée du forum notre expérience « d’anciens » avec les étudiants. J’admire leur motivation, leur professionnalisme précoce et leur intérêt qui transparait dans les questions parfois étonnantes, parfois convenues mais souvent justes. Bien sûr, on sent que les costumes n’ont pas été beaucoup portés, que les talons hauts sont inconfortables et que la timidité est à surmonter pour certains mais l’enthousiasme est au rendez-vous autant qu’une légitime inquiétude. Voir prendre l’envol d’une nouvelle génération est une joie et nous sommes heureux d’échanger avec vous car nous avons à apprendre de votre jeunesse trépidante et curieuse. N’hésitez pas : posez vos questions, même si vous craignez l’incongruité. Rien n’est plus réjouissant que l’impertinence pertinente.

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ans ! 4 REVUE_9_11_14.indd 4-5

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L’ISFA & sa vie étudiante

L’actualité par Nicolas LEBOISNE

Le soutien et la confiance de nos entreprises partenaires nous donnent les moyens et l’envie d’améliorer les conditions de travail de nos étudiants et de dynamiser le rayonnement de l’école.

Quoi de neuf à Gerland ? Nicolas LEBOISNE Directeur de l’ISFA La MAA : des synergies en construction

L’aboutissement du projet d’équipement pédagogique des amphithéâtres et des salles de cours

L’association Maison de l’Assurance et de l’Actuariat de l’université de Lyon (MAA) est une association née en 2007 d’une volonté de constituer à Lyon un pôle international d’enseignement supérieur et de recherche en assurance. Ses membres fondateurs sont l’IAL (Institut des Assurances de Lyon) et l’ISFA. Ecole interne de l’Université Lyon 1, l’ISFA a pour vocation la formation d’actuaires et de risks-managers, adaptés aux besoins des entreprises, le développement de la formation continue en actuariat et , plus largement, la recherche en science actuarielle. Institut de la faculté de Droit de l’Université Lyon 3, l’IAL a pour mission de former des spécialistes possédant les connaissances théoriques et pratiques d’ordre juridique et économique nécessaires au traitement des questions d’assurances. Au travers de la MAA, ces deux structures parfaitement complémentaires, ont le souhait de développer des synergies avec les acteurs du monde professionnel et avec d’autres partenaires du secteur, afin de contribuer par la formation et la recherche au rayonnement des professions de l’assurance, de la gestion des risques et de l’actuariat.

Pour la rentrée 2014, grâce à la taxe d’apprentissage versée par nos partenaires, l’équipement de tous les amphithéâtres et salles de cours sont achevé. L’aboutissement d’un projet pédagogique d’envergure qui a débuté il y a trois ans avec l’amphithéâtre G1. Cet amphithéâtre avait fait l’objet d’un équipement complet en tableaux coulissants avec deux vidéoprojecteurs, du matériel de visioconférence et de sonorisation ainsi qu’un visualiseur. Après le succès de cette phase de test, l’ISFA vient de financer l’équipement des amphithéâtres G2, G3 et G4. Ils bénéficient chacun de tableaux coulissants, de 2 vidéoprojecteurs, d’une nouvelle sonorisation et d’un visualiseur. Ainsi, quel que soit l’amphithéâtre réservé, enseignants et étudiants bénéficient désormais de conditions de travail optimales ! Avec l’aide financière de l’université Lyon 1, l’acoustique de l’amphithéâtre G3 a été revue pour un meilleur confort sonore. Enfin, au 3ème étage du plot 3, les salles de cours sont désormais toutes équipées d’un vidéoprojecteur fixe, d’enceintes et d’un écran de projection à commande électrique, à l’instar de celles du 2ème étage.

l’Actuariat (MAA – cf. encadré), il était prévu d’accueillir en septembre 2014 l’Institut des Assurances de Lyon (IAL) et l’antenne lyonnaise de l’IFPAss (Institut de Formation de la Profession de l’Assurance) avec leurs formations, au 3ème étage des plots 1 et 4, dont les capacités d’accueil étaient les plus touchées. Avec l’aide de la Direction du Patrimoine (DIRPAT) de l’université Lyon 1, des travaux ont été entrepris dans l’urgence et la mobilisation a été entière pendant tout l’été afin de réorganiser le 1er étage des plots 2, 3 et 4. La rentrée, décalée d’une semaine, a ainsi pu s’effectuer dans les meilleures conditions, permettant d’accueillir l’IAL et sa bibliothèque de droit au plot 3, l’IFPAss et ses 5 salles de cours dans les plots 2 et 3. Des bureaux pour les doctorants et les enseignants de l’ISFA ont été créés au plot 4 ainsi qu’une salle des professeurs pour toute la MAA et la circulation dans la coursive aux niveaux 1 et 2 devrait être à nouveau possible à partir de fin novembre. Une rentrée mouvementée, mais une gestion de crise de première qualité, grâce à la réactivité de tous les acteurs !

nateurs portables qui vont constituer une véritable classe informatique mobile, qui sera bientôt disponible, permettant de faire cours dans des salles de TD classiques. Le CEVU de l’université Lyon 1 soutient financièrement l’équipement d’une salle d’expérimentation mobile avec 32 tablettes interactives et un serveur, permettant la mise en œuvre de réelles expérimentations économiques et actuarielles avec l’appui du service ICAP (Innovation, Conception et Accompagnement Pédagogique). Ces expérimentations à visée pédagogique ont également une résonance en recherche au sein du laboratoire SAF. Un autre projet pourrait voir le jour prochainement : la création d’un centre documentaire dans l’actuelle BU de Gerland. Il regrouperait la BU étudiante, la bibliothèque de droit de l’IAL et la bibliothèque de l’ISFA dans un espace réaménagé et modernisé. Il permettrait des plages d’ouverture plus larges et une gestion documentaire unique sous l’égide du SCD (Service Commun de Documentation) de l’université Lyon 1. Le soutien et la confiance de nos entreprises partenaires, notamment par le versement de la taxe d’apprentissage, nous donnent les moyens et l’envie d’améliorer les conditions de travail de nos étudiants et de dynamiser le rayonnement de notre école, à la fois au niveau local, national et international. Merci pour ce soutien qui constitue une ressource essentielle de notre école !

Et toujours des projets ! A court terme, un dernier problème reste à résoudre : notre salle visio est désormais la seule salle informatique pour tout le bâtiment… En attendant la création de 4 salles de TDs supplémentaires lorsque nous aurons récupéré le 3ème étage du plot 2, nous avons investi dans 30 ordi-

Une rentrée mouvementée L’ISFA a toujours su s’adapter à son environnement : la gestion des risques, n’est-ce pas notre compétence première ? La preuve cet été, puisque fin mai, un rapport d’expertise a conduit à la fermeture immédiate de la coursive vitrée desservant les différents plots ; le rapport indiquait que les défauts constatés ne permettaient plus de garantir le rôle de gardecorps de la façade. Dans ces conditions, toute l’exploitation du bâtiment se trouvait compromise, en particulier l’accès aux plots 1 et 4 qui ne disposent que d’un accès arrière par la cour lorsque la coursive est fermée. Or, dans le cadre de la Maison de l’Assurance et de

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L’ISFA & sa vie étudiante

L’ISFA & sa vie étudiante

Interview de Carol NERIEUX

C’est la variété des projets, le dynamisme de l’équipe pédagogique et l’implication des étudiants de l’ISFA qui m’ont donné envie de rejoindre Lyon 1

Une nouvelle arrivante à l’isfa : Professeur agrégée et Chargée de communication

Carol NERIEUX Professeur Agrégée et chargée de communication à l’ISFA Vous avez été recrutée en tant qu’enseignante à l’ISFA en septembre 2014. Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique avant d’arriver ici ?

pédagogie de l’alternance et la meilleure façon d’aider les alternants à tirer parti de leurs expériences en entreprise. Je me suis, à cette occasion, investie dans l’accompagnement des étudiants dans la définition de leur Projet Personnel et Professionnel avec mes collègues formés à l’ADVP (Activation du Développement Vocationnel et Personnel).

Après un L2 MASS à l’Université Lyon 1, j’ai intégré l’Ecole Normale Supérieure de Cachan pour y suivre le cursus « classique » en économie et gestion. J’ai obtenu l’Agrégation d’Economie et Gestion option informatique et poursuivi par un DEA en Management des Systèmes d’Information à l’ESA (Ecole Supérieure des Affaires de Grenoble), co-habilité avec l’Université de Genève.

En 2001, suite au déploiement des licences professionnelles, j’ai travaillé à la création d’une licence professionnelle en Logistique Globale. Puis en 2005, j’ai créé le service Communication et Relations Entreprises de l’IUT Lumière, destiné à valoriser les formations en alternance proposées par l’IUT, les métiers préparés par les étudiants et à mettre en œuvre les stages et contrats d’alternance des étudiants. Durant 5 ans, mes missions ont consisté à définir la communication institutionnelle de l’IUT, concevoir et mettre en œuvre le plan médias de l’établissement, assister les diplômes dans la réalisation de leurs actions de communication, assurer la logistique événementielle des manifestations organisées pour les entreprises partenaires de l’IUT, et assurer le suivi administratif et juridique des contrats d’alternance des étudiants, de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) et de la Formation Continue.

A quel moment de votre parcours finalement avez-vous découvert l’actuariat ? Ma sœur est actuaire, diplômée de l’ISFA ! L’actuariat a donc été pendant longtemps son domaine d’activité, auquel je me suis intéressée en échangeant avec elle sur son métier, mais, avouons-le, sans en comprendre vraiment tous les tenants et aboutissants !

A l’issue de vos études, vous avez eu une longue expérience professionnelle à l’IUT Lumière Lyon II. Pouvez-vous nous parler de vos missions au sein de cet établissement ? L’IUT Lumière a été l’un des premiers établissements du supérieur à choisir l’alternance comme mode exclusif de formation de ses étudiants. J’y suis rentrée en septembre 1996 comme enseignante en économie et gestion et directrice des études du DUT Gestion Logistique et Transport. J’y ai découvert une équipe passionnée par la pédagogie de l’alternance, la professionnalisation des étudiants et j’ai beaucoup appris au contact des entreprises et des professionnels qui accueillaient les étudiants. Ma mission de Directrice des Etudes m’a conduit à travailler à la valorisation des métiers du transport et de la logistique auprès des jeunes, en collaboration avec les branches professionnelles et le CFA Formasup Ain-Rhône-Loire.

Mes compétences en management des systèmes d’information et mon appartenance à l’équipe de direction m’ont également conduite à prendre en charge les projets de déploiement du système d’information décisionnel de l’établissement et de la démarche qualité de l’IUT.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à venir enseigner à l’ISFA ? Je dirige, en complément de mes activités d’enseignement, une agence de communication qui a été sélectionnée par l’ISFA en 2013-2014 pour travailler à la refonte des supports de communication de l’école. J’ai découvert à cette occasion une équipe pleine de projets, de dynamisme et me suis familiarisée avec les formations et les activités d’enseignement et

J’ai ensuite dirigé pendant 4 ans le département Logistique et Transport de l’IUT Lumière avec pour ambition, avec mon équipe, de travailler sur les liens entre les mondes académique et professionnel, la

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vont mobiliser, et de communiquer en langage clair et compréhensible (y compris pour des non techniciens) les résultats de leurs études. Mon ambition est donc d’apporter ma contribution à la professionnalisation des étudiants en intégrant à leur formation des aptitudes en termes de communication et de gestion de projets.

de recherche de l’ISFA. Lorsque j’ai appris qu’un poste de PRAG était ouvert pour la rentrée 2014 à l’ISFA c’est donc avec enthousiasme que j’ai candidaté. Ce sont souvent les défis qui me motivent et l’envie de travailler dans un environnement où l’on se questionne, où l’on travaille en équipe et j’ai également été attirée par la perspective d’enseigner à un public d’étudiants de Bac+3 à Bac+5 effectuant des stages et en alternance.

Quelles autres responsabilités avez-vous au sein de l’établissement ? Mon expérience de l’alternance me permet de prendre en charge la gestion des alternants en M2 SAF et les relations avec le CFA Forma-Sup ARL que je connais bien. J’accompagne également la Direction de l’ISFA dans la définition de la stratégie de communication de l’Ecole et la mise en œuvre du plan médias et des supports de communication. Mon tempérament me conduit également à considérer que lorsqu’on est membre d’un établissement de formation, notre contribution dépasse le seul enseignement pour participer également à la vie de l’école en général. C’est particulièrement vrai pour moi qui intègre l’ISFA et qui ai donc à cœur de me familiariser au plus vite avec les pratiques et projets de l’ISFA et du Laboratoire SAF.

Quelles sont les matières que vous enseignez cette année à l’ISFA ? Je suis ravie d’intervenir à l’ISFA sur la totalité des formations, ce qui me permet de découvrir les étudiants et leurs débouchés professionnels. J’interviens principalement au sein de la formation d’actuaire en informatique de gestion (Excel, Word et powerpoint), en communication et en projet personnel et professionnel en L3 SAF, mais également en M1 SAF et IR en gestion de projets, en M2 IR et GRAF sur l’accompagnement de la recherche de stages et en M2 SAF pour le suivi de l’alternance. Mon approche pédagogique est résolument pragmatique et orientée vers la compréhension des compétences nécessaires sur le terrain, et cela même si le public de l’ISFA est composé d’étudiants intellectuellement brillants et scientifiques !! Pour ce qui est des enseignements de communication et de projet professionnel, je suis convaincue qu’il ne suffit pas d’avoir une tête bien pleine et bien faite pour réussir. Une insertion professionnelle réussie repose aussi sur la capacité de l’étudiant à définir un projet clair, à convaincre de ses qualités, à savoir argumenter en ordonnant ses idées. Ces aptitudes sont également celles qui sont attendues en entreprises de la part des actuaires et gestionnaires de risques, qui devront être à même de pratiquer une écoute active de leurs clients ou commanditaires, de définir mais aussi d’expliquer les méthodes de calcul actuariel ou les algorithmes qu’ils

Que vous apportent vos nouvelles fonctions à l’ISFA ? Du dynamisme ! Du renouveau ! L’envie à la fois de mobiliser des compétences acquises dans ma carrière passée mais aussi de découvrir un nouveau public d’étudiants, de nouveaux collègues, de nouvelles entreprises, et une équipe enseignante et administrative pleine de projets, souvent débordée mais jamais défaitiste ! J’aborde ce nouveau poste avec enthousiasme, volonté… et parfois appréhension… Imaginez, je suis un peu comme les étudiants de première année, je ne connais pas encore la différence entre assurance-vie et assurance non-vie… et ne me demandez pas de vous expliquez les détails de Solvabilité 2… Mais je compte bien combler ces lacunes rapidement !

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L’ISFA & sa vie étudiante

Interview de Victor BOUTON

Le trophy c’était une grande aventure de solidarité et d’entraide qui nous a apporté son lot de rencontres surprenantes et enrichissantes

4L trophy Victor BOUTON Étudiant à l’ISFA Qu’est-ce que le 4L trophy ?

Comment ça s’est passé pour les financements?

Le 4L Trophy est un rallye d’orientation mais avant tout une grande aventure solidaire et humanitaire. Le trophy c’est aussi plusieurs mois de préparation afin de trouver des sponsors, réparer et améliorer sa 4L afin qu’elle soit capable de parcourir plusieurs centaines de kilomètres à travers le désert. Chaque année c’est près de 2000 étudiants qui partent à la conquête des dunes !

C’est là qu’on a eu plus de difficultés, on a commencé à rechercher sérieusement les financements trop tardivement. On s’est vite rendu compte que sans piston les entreprises voyaient rarement un intérêt à sponsoriser une 4L dans un raid étudiant. Heureusement on a pu compter sur le soutien financier de nos deux écoles (ISFA et ENSMA) et sur des sponsors « matériels », notamment les graffeurs de La Coulure et le garage Technique Auto (01330) qui nous ont prêté leur temps, leur savoir-faire et leurs outils.

Pourquoi t’es-tu inscrit? C’était un projet qui m’intéressait depuis un moment avec un ami, autant pour l’aspect humanitaire que l’aspect « mécanique ». A la fin de la prépa on a sauté le pas et on a acheté une 4L, à partir de là le projet était lancé. C’était aussi une excellente manière de voyager pendant presque deux semaines et rencontrer de nombreux étudiants partageant le même intérêt que nous !

Qu’est-ce que ça t’a apporté? Dans un premier temps ça m’a beaucoup apporté niveau mécanique, même si le moteur d’une 4L est relativement simple à comprendre on est aujourd’hui capable de déceler et réparer nous-mêmes beaucoup des pannes. Le trophy c’était aussi une grande aventure de solidarité et d’entraide qui nous a apporté son lot de rencontres surprenantes et enrichissantes

Explique-nous le rôle humanitaire de cette course. Chaque équipage doit emporter avec lui des sacs de fournitures scolaires et sportives pour les enfants marocains. Grâce à son partenariat avec l’UNICEF au Maroc, le 4L Trophy a permis depuis sa création à plus de 15 000 enfants d’être scolarisés et à 4 écoles d’ouvrir leurs portes. Cela va plus loin qu’une simple donation à un quelconque organisme car nous remettons les fournitures en mains propres aux enfants du désert, ça reste un excellent souvenir !

As-tu des conseils pour les prochains? La chose dont on a le plus manqué c’était le temps aussi bien pour la préparation de la voiture que pour trouver des sponsors, donc le meilleur conseil serait de s’y prendre le plus tôt possible ! Sinon je dirais qu’il faut essayer de préparer au mieux sa 4L, beaucoup d’équipage n’ont pas fini la course et sont repartis en laissant la voiture au Maroc. Bonne chance aux prochains !

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Le Labo SAF & sa Recherche

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Le point... par Christian ROBERT

Le Labo SAF & sa Recherche

Le Labo SAF & sa Recherche

Une année riche pour le laboratoire de Sciences Actuarielle et Financière : deux appels à projets remportés, la préparation du dossier d’évaluation par l’AERES, un nouvel ouvrage, un nouveau prix de thèse. Et toujours de nombreux évènements à venir…

Christian ROBERT Professeur des Universités à l’ISFA Directeur du laboratoire SAF

Actualités du laboratoire SAF

L es projets ANR Lolita et FUI Reference Value ont débuté ! Le projet ANR LoLitA (Modèles dynamiques pour la longévité humaine avec ajustements de style de vie) va être financé entre janvier 2014 et décembre 2017. Lors de l’appel à projet par l’ANR en 2013, seuls 11 projets ont été retenus parmi plus de 70 dossiers soumis. Ce projet est le seul projet en probabilité retenu dans la catégorie Mathématiques Appliquées et Mathématiques Pures. Le projet va mobiliser une trentaine de chercheurs. Il associe le Laboratoire SAF et le Laboratoire de Probabilités et Modèles Aléatoires des Universités Paris 6 et Paris 7. Pour plus de détails, voir l’article de Stéphane LOISEL, porteur du projet, dans ce numéro.

Entreprises de Taille Intermédiaire, selon un modèle de calcul normé et public. Outre son caractère particulièrement innovant et l’activité économique qu’il génèrera, le Consortium «Reference value 2014 – 2015» s’inscrit dans la ligne directe du projet de loi «Economie Sociale et Solidaire» et participe à l’organisation de la finance sociale et à la mesure de l’utilité sociale des entreprises en vue de faciliter leur financement et promouvoir la création d’emploi. Il s’appuie sur les nouvelles technologies de l’information - mode de collecte automatisée des données sélectif, l’actualisation en temps réel et architecture Big Data depuis une information publique disponible sur le web.

Le projet FUI Reference Value (janvier 2014-décembre 2015) veut pour la première fois intégrer dans une méthode de valorisation d’entreprise les actifs immatériels, au même titre que les autres actifs notamment le capital Humain, le capital Marque, le capital Savoirs et le capital adhérents.

La préparation du dossier d’évaluation du laboratoire par l’AERES Autorité administrative indépendante mise en place en 2007, l’AERES est chargée de l’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des organismes de recherche, des unités de recherche, des formations et diplômes d’enseignement supérieur.

Le Consortium Reference Value est composé de 8 membres. Il a été constitué à l’initiative du Cabinet de recherche actuarielle FDA en association avec la mutuelle de sante UMC et regroupe les entreprises Goodwill Management (évaluation de l’immatériel des entreprises), Valquant (analyse financière indépendante), deux laboratoires de recherche - le CEDRIC du CNAM et le laboratoire de Sciences Actuarielle et Financière (SAF) de l’Institut de Science Financière et d’Assurances (ISFA- Université Lyon 1) ainsi que deux entreprises de technologies numériques - Iscope – fouille de données web et Temis – enrichissement sémantique de contenus « Big data ». Il projette d’établir, contrôler et diffuser en continu la valeur exprimée en € des mutuelles de santé relevant du Code de la mutualité et des autres

Evalué une première fois en janvier 2010, le laboratoire va connaître en janvier sa seconde évaluation. La méthode d’évaluation retenue se fonde sur : - un travail d’auto-évaluation réalisé par le laboratoire qui présente ses résultats et ses projets (sur la période du 1er janvier 2009 au 30 juin 2014), -  une évaluation externe, indépendante, collégiale, effectuée par des experts appartenant aux mêmes domaines de recherche que les membres du laboratoire. Le laboratoire sera évalué sur les critères suivants: la production et la qualité scientifiques, le rayonnement et l’attractivité académiques, les interactions avec l’environnement social, économique et culturel, l’organisation et la vie de l’entité, l’implication dans la formation par

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la recherche, la stratégie et les perspectives scientifiques pour le prochain contrat. Le laboratoire a donc travaillé depuis plusieurs mois pour rédiger le dossier d’évaluation qui sera transmis aux experts de l’AERES. La visite du comité des experts est programmée en janvier 2015.

justification d’hypothèses) et d’en proposer des illustrations réalistes. Un nouveau prix de thèse Ancien doctorant du laboratoire SAF, Xavier MILHAUD, a obtenu le prix SCOR des jeunes docteurs pour son travail «Mélanges de modèles linéaires généralisés et nombre de composantes : application au risque de rachat en Assurance Vie». Il a été encadré par Stéphane LOISEL (LSAF) et Véronique MAUME-DESCHAMPS.

 n nouvel ouvrage U Quentin GUIBERT (LSAF), Marc JUILLARD (LSAF), Oberlain NTEUKAM-TEUGUIA et Frédéric PLANCHET (LSAF) ont rédigé un ouvrage sur la « Solvabilité prospective en assurance ». Il est paru chez Economica dans la collection AAA.

Les événements à venir Vous trouverez ci-dessous une liste des événements qui seront organisés par le laboratoire durant l’année 2014-2015 : - Le Labo SAF organisera un workshop à Lyon les 17 et 18 mars 2015 sur le thème « Asymmetric Information and Insurance », dans le cadre du semestre thématique « Information in Finance and Insurance » financé par l’Institut Louis Bachelier. - Le laboratoire SAF et le Beijing International Center for Mathematical Research organisent du 15 au 19 juin 2015 une école d’été à Pékin sur le thème «Risk measures and optimization in finance and insurance». - L’équipe du projet LoLitA, le laboratoire SAF et le laboratoire de Probabilités et de Modèles Aléatoires de Paris 6 organisent les 7-8-9 septembre 2015 à Lyon la conférence Longevity 11 en collaboration avec le Pensions Institute de Londres. - L’équipe de la chaire «Management de la modélisation en assurance» et le laboratoire SAF organisent les 6-7 octobre 2015 à Lyon une conférence sur le thème : « Modelling in life insurance: A management perspective». - Le laboratoire SAF et le Département de Mathématiques de l’Institut du Risk Management de la National University of Singapore ont soumis un projet MERLION auprès de l’Institut Français de Singapour pour organiser une conférence internationale en novembre 2015 sur le transfert optimal de risque entre agents économiques.

Présentation: «Le dispositif prudentiel Solvabilité 2, qui entrera en vigueur début 2016, impose une vision instantanée très analytique des risques portés pour la détermination de l’exigence de capital minimal (« pilier 1 ») que doit détenir un assureur. Si ce parti-pris présente l’avantage de fournir un cadre normatif ainsi qu’une certaine exhaustivité de l’analyse, il conduit en pratique à concevoir des modèles mal adaptés à la projection pluriannuelle du bilan et de la solvabilité car trop peu robustes. Des analyses complémentaires (« pilier 2 »), qui visent à mesurer l’impact du plan stratégique et des actions du management sur la solvabilité de l’assureur sont également demandées. Elles s’inscrivent dans une approche plus globale permettant de fournir une information adéquate sur la déformation de la distribution d’éléments clé du bilan (valeur nette d’actif, exigence de capital, ratio de couverture, etc.) avec le temps pour le pilotage de l’organisme. L’enjeu est alors, sur la base d’une vision globale des risques (risques de tarification, de provisionnement, commercial, défaut des mécanismes de couverture et financer) de proposer des modèles prospectifs assez flexibles pour permettre ces projections ainsi qu’une analyse de l’impact des actions du management de l’entreprise.» L’objectif de l’ouvrage est de décrire de telles approches (construction de modèles et

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Focus sur...par Pierre THEROND

Le Labo SAF & sa Recherche Principal point d’achoppement du projet de norme assurance, le traitement des contrats avec participation aux bénéfices est au menu de l’IASB en novembre : le Board va étudier l’approche alternative proposée par l’industrie.

Pierre THEROND Professeur associé à l’ISFA Associé chez Galea & Associés Chercheur au laboratoire SAF

1 International Accounting Standards 2 En particulier le shadow accounting qui permet de matérialiser dans les comptes les intérêts des assurés dans les plus/moins-values latentes comptabilisées du fait du large recours à la juste valeur résultant de l’application d’IAS 39. 3 Cf. l’annexe de l’Agenda Paper 2A de la réunion de mai 2014 de l’IASB. 4 À titre d’illustration en France et sans que cela soit exhaustif, cette mutualisation intergénérationnelle est permise par la gestion de la réalisation du résultat permise par la comptabilisation au coût historique des placements et les capacités de lissage dans la redistribution aux assurés procurés par la provision pour participation aux excédents. 5 IFRS 9 conduisant vraisemblablement les assureurs à comptabiliser les actifs obligataires à la juste valeur par OCI et les autres placements à la juste valeur par résultat.

IFRS assurance : la fumée blanche pour 2015 ? Il faut remonter à 1998 pour trouver les premiers travaux de l’IASB sur le projet de norme relative aux contrats d’assurance ! Alors, les normes publiées par l’IASB s’appellent IAS1 et elles n’ont pas encore connu la consécration conférée par la décision de l’Union européenne en 2002 de les retenir, à compter de 2005, comme référentiel pour la publication des comptes consolidés des groupes côtés ou ayant procédé à des émissions publiques d’obligations. Fin décembre 2004, IFRS 4 : contrats d’assurance est publiée de manière à ce que le référentiel soit complet en vue de l’application 2005. Mais il s’agit d’une norme temporaire (initialement censée durer deux ans !) permettant une exemption du framework IFRS en autorisant le recours aux normes comptables locales pour la mesure des provisions d’assurance. Des dispositions spécifiques2 aux contrats avec clauses de participation aux bénéfices discrétionnaires étant ajoutées dans l’objectif de réduire les inadéquations de mesure et d’impact sur le résultat de l’application jointe d’IAS 39 (consacrant la mesure en juste valeur des placements financiers) et d’IFRS 4. Depuis, la récente crise financière a conduit à l’élaboration d’une nouvelle norme pour les instruments financiers (IFRS 9, publiée le 24 juillet dernier) qui modifie le paradigme actif-passif IFRS pour les assureurs. Depuis la reprise des travaux assurance au milieu des années 2000, les avancées sur le projet se sont notamment traduites par la publication par l’IASB d’un Discussion Paper (mai 2007), d’un Exposure Draft (juillet 2010) et d’un re-Exposure Draft (juin 2013). Si la proposition de l’IASB a connu des évolutions significatives et saluées par les assureurs, il reste un point de blocage crucial qui va être débattu par l’IASB au cours de sa réunion de novembre 2014. Pourquoi tant de temps ? En premier lieu, il convient de noter que si le modèle comptable de l’assurance non-vie est largement répandu dans les différentes comptabilités nationales, il en va autrement de celui de l’assurance vie. En effet, le rôle stabilisateur de l’assurance pour l’économie et plus largement la société a conduit à une réglementation prudentielle accrue et largement hétérogène. Cela se manifeste par une forte diversité des contraintes pesant sur les activités d’assurance vie (et principalement d’épargne et de retraite) qui se traduit, entre autres, sur le plan de la comptabilité. Aussi la situation de départ est une importante diversité des contrats d’assurance vie dans le monde3,

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Le Labo SAF & sa Recherche ainsi que de leur représentation comptable. Dans ce contexte la recherche d’un référentiel unique est ardue. D’autant plus que l’IASB s’est engagé depuis longtemps sur le principe d’un seul modèle comptable pour tous les contrats d’assurance (vie comme non-vie). Au-delà de ces difficultés, le point crucial est celui des contrats avec participation aux bénéfices discrétionnaires. Pour mémoire, ces derniers (au premier rang desquels les contrats d’épargne en euro et les rentes) représentent l’immense majorité des provisions techniques des assureurs en France, soit de l’ordre de 1 400 Mds € ! La transposition comptable de l’économie de ces contrats se heurte aux principes IFRS d’évaluation disjointe des actifs et des passifs. En effet, si les assurés disposent (la plupart du temps collectivement !) d’un droit sur les bénéfices (la-plupart du temps déterminés sur la base de comptes établis selon les principes comptables locaux !) engendrés par les placements, il ne s’agit pas d’un droit direct sur ceux-ci. À titre d’exemple, les assureurs sont libres de céder ces actifs ou d’en acheter de nouveaux. Conformément au référentiel IFRS cette situation se traduit, pour l’assureur, par la comptabilisation séparée d’actifs (les créances correspondant aux actifs de placements) et de passifs (les dettes envers les assurés, i.e. les provisions techniques). La difficulté réside donc dans la traduction, dans les états financiers, du lien fort entre performance des placements et réévaluation des prestations des assurés d’une part, et richesse de l’assureur d’autre part. Ce lien s’illustre concrètement par la gestion ac­tif-passif et la mutualisation intergénérationnelle des rendements financiers. Ce lien s’illustre concrètement par la gestion actif-passif et la mutualisation intergénérationnelle des rendements financiers4. Le modèle de l’IASB Dans le modèle général proposé par l’IASB, les provisions techniques sont composées de trois éléments. • une évaluation best estimate des flux futurs de trésorerie entrant de l’accomplissement de l’engagement pris par l’assureur envers les assurés ; • un ajustement pour risque correspondant à la compensation (au-delà du best estimate) qu’une entité requiert pour accepter de supporter le risque et l’incertitude relatifs aux flux de trésorerie susmentionnés ; • une marge pour services contractuels représentant le profit attendu au titre des services non encore fournis à l’assuré. Si les deux premières composantes sont proches des notions de best estimate et marge de risque de Solvabilité 2, la troisième est spécifiquement liée à une question de communication financière : celle de la représentation de la performance au travers du compte de résultat.

À la souscription du contrat, cette CSM est calculée en référence à la prime de manière à ce que le montant de la provision soit égal à celui de la prime. Par la suite, elle est libérée en résultat au fur et à mesure que le service (la couverture du risque) est fourni aux assurés. Elle fait néanmoins l’objet de réévaluations, dès lors que le profit attendu au titre des périodes de couverture futures est réévalué. Toutefois cette capacité de réévaluation est limitée, dans l’approche de l’IASB, aux contrats non-participatifs et ne permet donc pas d’impacter la CSM des réévaluations résultant de la revalorisation des placements. En effet, la CSM telle que définie par l’IASB représente les profits relatifs aux services futurs provenant du contrat. Et donc pas ceux résultants des placements qui pourtant permettent la revalorisation de l’épargne ou des rentes. Cette restriction aurait pour effet d’induire une forte volatilité du résultat des assureurs vie, liée aux fluctuations à court terme des marchés dans la mesure où, en particulier, les placements de types action ou OPCVM seront comptabilisés (avec IFRS 9) à la juste valeur par résultat. La contre-proposition proposée par les assureurs L’approche proposée par les assureurs consiste à débloquer cette CSM également au titre de l’impact sur les profits futurs provenant des variations financières. Cette approche présenterait le grand intérêt de diminuer le mismatch comptable évoqué supra. Cette proposition est accompagnée d’une méthode de calcul de la charge d’intérêts des provisions (dite portfolio book yield) cohérente avec la comptabilisation des placements5 et en particulier des rendements financiers qu’ils procurent. Pour l’IASB, cette approche se heurte au problème conceptuel susmentionné : l’évaluation de la dette envers les assurés comporterait une composante (la CSM) qui intégrerait les variations de profits futurs résultant des placements ! Il n’en demeure pas moins que le modèle de l’IASB, sans cet ajustement d’importance, conduirait à une volatilité importante et artificielle du résultat des assureurs vie sans qu’elle soit représentative de la performance réelle de l’assureur sur la période. Ce scénario peu souhaitable pourrait conduire les assureurs, à l’image de ce qui a été fait avec l’embedded value dans les années 2000, à créer une approche normative nonIFRS pour leurs besoins de communication financière… Et à rajouter ainsi une norme de plus à la longue liste des reportings prudentiel, comptable et de communication financière qu’ils produisent.

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Dates à retenir... par Stéphane LOISEL

Le Labo SAF & sa Recherche Modélisation des risques de longévité et de dépendance : vers une vision harmonisée ?

Lolita et Longevity 11 Stéphane LOISEL Professeur des Universités à l’ISFA Chercheur au laboratoire SAF Le laboratoire de Sciences Actuarielle et Financière (SAF) de l’ISFA a répondu à un appel à projet de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Porté par Stéphane LOISEL, le projet LoLitA (Dynamics model for human Longevity with Lifestyles Adjustments) réunit des chercheurs du laboratoire SAF et l’équipe du Laboratoire de Probabilités et Modèles Aléatoires (LPMA) de l’Université Paris VI (Nicole El Karoui est la coordinatrice côté Paris 6), ainsi que d’autres collaborateurs en France et à l’étranger. Lors de la journée de lancement du projet LoLitA, Aurélie Adèle, habituée de la scène du spectacle du forum ISFA, a conquis les participants du projet en chantant la chanson éponyme. Le projet LoLitA (Déc. 2013-Déc. 2017) a pour objectif de proposer une modélisation du développement incertain de la longévité humaine à long terme, ainsi que des méthodes de gestion des risques associés à la longévité dans les domaines des retraites, de l’assurance-vie et des risques santé de long terme (dépendance). L’intérêt de cette recherche est de proposer une vision harmonisée : - des risques de longévité et de dépendance, - de leur représentation par des modèles innovants, - des problématiques de calibration qui y sont associés, - de la façon dont il est possible d’étudier ces modèles à l’aide de nouveaux outils mathématiques, ainsi que de leur mise en œuvre numérique grâce à des méthodes de simulation avancées. Ce projet ANR blanc a été sélectionné dans le domaine des mathématiques, mais le but du projet est également de développer une approche interdisciplinaire avec des médecins, des philosophes, des sociologues et des économistes. De nouveaux modèles mathématiques et statistiques pour une meilleure approche des risques de  longévité D’un point de vue mathématique, le projet LoLitA nécessite de nouveaux développements dans le domaine des modèles stochastiques de dynamique des populations et de certains modèles semi-Markoviens, des méthodes numériques avancées, ainsi que des méthodologies statistiques (détection de points de rupture, méthodes de calibration).

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En ce sens, il représente un véritable défi scientifique pour les chercheurs engagés sur ce projet. Le projet est constitué de six tâches interdépendantes, qui portent respectivement sur : - la modélisation de la dynamique des populations, - les produits d’assurance de la dépendance, - les méthodes numériques avancées, - la solvabilité multi-années et les stress tests simultanés, - les aspects statistiques du risque de longévité, - et enfin la gestion du risque de longévité dans le domaine de l’assurance et les aspects inter-générationnels. L’équipe du projet LoLitA, le laboratoire SAF de l’ISFA et le laboratoire de Probabilités et de Modèles Aléatoires de Paris 6 organisent les 7-8-9 septembre 2015 à Lyon la conférence Longevity 11 en collaboration avec le Pensions Institute de Londres. Cette conférence internationale destinée aux professionnels et académiques a lieu chaque année, et a été organisée en 2014 à Santiago du Chili et en 2013 à Pékin. Lors de cette édition française, la priorité est donnée à une vision interdisciplinaire de la recherche sur le sujet, en invitant non seulement des chercheurs en probabilités et statistiques (Gilles Pagès), actuariat (Michel Denuit) et finance, mais aussi philosophie (Pierre-Henri Tavoillot, président du collège de philosophie), économie, sociologie, médecine et démographie (Pablo Antolin de l’OCDE, Ronald Lee, démographe à Berkeley connu pour le modèle de Lee-Carter en assurance-vie et Jean-Marie Robine de l’INSERM). Des professionnels de l’assurance, de la réassurance et des marchés financiers du monde entier feront également des exposés sur les solutions concrètes de transfert de risque envisagées et sur celles récemment implémentées (réassurance, longevity swaps, longevity bonds, couverture du risque de taux associé à des rentes, etc…).   Pour plus d’informations sur LoLitA, vous pouvez consulter http://lolita.isfa.fr/ ou contacter lolita@isfa.fr. Pour plus d’informations sur la conférence Longevity 11, vous pouvez consulter http://www.longevity-risk.org ou contacterlongevity11@isfa.fr. Il reste quelques opportunités de sponsoring pour cette conférence, les partenaires potentiels intéressés peuvent contacter : longevity11-sponsor@isfa.fr.

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Le point... par Aurélien COULOUMY

L’ISFA & le monde professionnel

L’ISFA & le monde professionnel Le monde de l’assurance n’est pas en reste

Le Big data, ou mégadonnées est le big buzz de ces deux dernières années.

Big data :

de nouvelles perspectives pour les acteurs de la gestion des risques

Aurélien COULOUMY Actuaire Consultant, Optimind Winter Une vraie révolution Le Big data, ou mégadonnées en bon français, est le big buzz de ces deux dernières années : gouvernements, entreprises, institutions, médias, universités, tout le monde se lance, et pour cause ! A l’ère de la démocratisation du digital et des nombreux progrès technologiques en matière de capacité de stockage, d’échange et de performance, le volume d’information ne cesse de croître et chacun perçoit l’énorme potentiel qui peut être tiré de ce phénomène.

Le Big Data : qu’est-ce que c’est ? On réduit souvent la définition du Big Data à sa simple traduction, à savoir l’utilisation d’importants jeux de données. Or le concept est en réalité bien plus complexe, et derrière cet anglicisme se cache une quantité innombrable de problématiques. Quelles sont les informations pertinentes ? Où aller les chercher ? Comment les récupérer, les stocker et les structurer ? À l’aide de quels algorithmes les exploiter ? Pour qui et pourquoi ? Suivant quelles réglementations ? Pour dégrossir le sujet, le terme Big Data concerne les données qui sont définies comme particulièrement volumineuses et non structurées. On caractérise ce concept suivant 3 critères principaux que sont le volume, la vélocité et la variété. L’objectif du Big Data est en général d’obtenir des capacités prédictives à partir d’un grand volume d’informations. Quelques chiffres qui donnent le tournis Si le volume d’information représentait 2.8 zettabytes en 2012, il devrait atteindre d’ici 2020 40 zettabytes : une quantité phénoménale donc, qui serait utilisée à seulement 0,5% d’après une étude menée par IDC Custom Solution. Pour mieux comprendre l’étendue du sujet, il suffit de lister le volume d’information qui s’est échangé dans le monde depuis que vous êtes en train de lire cet article : - 2 millions de recherches effectuées sur Google - 250 milliards d’e-mails échangés - 72 heures de vidéos postées sur YouTube - 300 millions de photos vues sur Facebook et 20 millions sur Flickr - 47 000 téléchargements d’applications - 100 000 Tweets - 100 nouveaux comptes créés sur Linked In - 370 000 appels Skypes Et la valse des grands nombres ne s’arrêtent pas là ! On comprend vite l’engouement collectif quand on observe de plus près les prédictions de marché : une croissance de 27% entre 2014 et 2017, la création de 4,4 millions d’emplois d’ici à 2015 …

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des utilisations métiers et se doit d’identifier et d’analyser les sources, collecter, retraiter et intégrer ingénieusement l’information, optimiser et mettre à disposition des résultats exploitables par les métiers. Il est l’expert pluridisciplinaire de la donnée et donc indéniablement rattaché aux acteurs de la gestion des risques, à tel point que l’Institut des Actuaires a lancé cette année une formation dédié aux data sciences.

On connaît déjà l’appétence du secteur assurantiel pour la donnée. A la fois producteur et consommateur, la donnée demeure un enjeu capital qui est au cœur de tous les processus de ce secteur. Et alors que les assureurs sont encore en plein chantiers Solvabilité 2, en cours d’industrialisation des processus, ou en train de peaufiner leur PCA, ils ont d’ores et déjà identifié l’évolution profonde de cette matière première qu’est la donnée et s’interrogent sur la mise en application de projets Big Data : les conséquences pour leur stratégies marketing, l’utilité pour leurs modèles prédictifs, le pilotage de leur activité... Fin 2013, une étude réalisée par Optimind Winter et Opinion Way montrait d’ailleurs que plus de 59% des acteurs de l’assurance avaient déjà identifié le sujet Big Data.

Quelques exemples d’application dans la gestion des risques Aujourd’hui, les possibilités d’utilisation du Big data se précisent un peu. Par exemple, en tarification santé, on a constaté que les outils utilisés pour évaluer la consommation médicale prenaient en compte un nombre trop restreint de variables explicatives du fait de la règlementation et des politiques de souscription des assureurs, mais aussi à cause de l’utilisation de modèles anciens et limités en terme de capacité. La grande quantité d’informations disponible sur internet a permis de combler ce manque pour mieux appréhender le risque santé, car il a été possible de croiser ces données avec celles collectées par l’assureur. En parallèle de cela, les récentes études menées sur de nouveaux algorithmes, proche des méthodes de machine learning (réseaux neuronaux, support vector machine, arbres de décision …), ont par ailleurs permis d’accroitre la performance des modèles : ces derniers sont aujourd’hui capables d’expliquer plus finement la survenance des sinistres ainsi que leurs montants. Beaucoup d’autres sujets voient le jour : la lutte contre la fraude avec la détection de comportements anormaux sur la base d’informations externes, l’étude de sentiments et des conditions économiques rattachés à des lois comportementales dynamiques comme les lois de rachats pour paramétrer les modèles prospectifs, de nouvelles méthodes de tarification automobile (pay as you drive)…

Plusieurs évènements témoignent de cet intérêt. Allianz a choisi d’implanter près de Nice un accélérateur d’idées destiné aux start-up du Big data. AXA, très investi aussi dans ce secteur, propose Axa Seed Factory : un incubateur business qui, avec plusieurs autres Business Angels, finance les nouvelles entreprises du Big data. D’autres se lancent dans le développement de la domotique, des objets connectés et applications dédiées, à l’image de BNP Paris Cardif et de sa Box Habitat permettant une veille de l’état de votre maison, ou d’Aviva avec son application Auto permettant de vérifier la qualité de votre conduite. De manière plus anecdotique, des entreprises proposent même des concours sur des sites comme Kaggle et Data Science (les références en la matière). Courant 2014, Axa a initié un concours pour « modéliser l’impact des conditions économiques sur le comportement des clients » et c’est un actuaire, Stéphane Soulier, qui a remporté la mise. Une opportunité nouvelle pour les acteurs de la gestion des risques Déjà évoqué en juin 2013 dans l’Actuariel, le Big Data apparait donc comme une opportunité bien réelle pour les acteurs de la gestion des risques, qu’ils soient actuaires ou ingénieurs, car ces derniers sont par nature au cœur de tous les travaux quantitatifs. Pour autant leurs seules compétences ne suffisent pas, et il a été nécessaire de définir une nouvelle organisation visant à intégrer les problématiques Big Data. Une nouvelle fonction a donc vu le jour pour compléter et enrichir celles des actuaires et data miners : le data scientist. Il est le garant de la chaine de valeur du Big Data en amont

En conclusion Le Big data est donc en train de modifier en profondeur notre écosystème. L’assurance est loin d‘être épargnée et se propose même portedrapeau de cette révolution technologique. Les acteurs de la gestion des risques prennent déjà part aux projets et vont devenir, avec le temps, de plus en plus consommateurs de ces mégadonnées, à tel point qu’ils en deviendront les acteurs principaux au travers notamment des data scientists.

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Focus... par Caroline BAYART

L’ISFA & le monde professionnel En France, la microassurance répond à de réelles vulnérabilités puisqu’une nouvelle catégorie de créateurs, les personnes qui bénéficient des minima sociaux, s’est progressivement installée dans le paysage de la création d’entreprises.

Micro Assurance Caroline BAYART Maître de conférences en sciences de gestion à l’UCBL Chercheur au laboratoire SAF La microassurance désigne l’adaptation de services d’assurance à des clients, essentiellement à faibles revenus, n’ayant pas accès à des services d’assurance classiques. Elle s’est développée il y a une vingtaine d’années dans les pays en développement, en complément du microcrédit. Le Professeur Muhammad Yunus (Prix Nobel de la Paix 2006, créateur de la Grameen Bank en 1983) avait constaté que le défaut de remboursement d’un microcrédit était souvent la conséquence d’imprévus (maladie, météo, etc.). Afin de sécuriser le parcours professionnel et personnel de ces individus et donc de diminuer le risque de non remboursement, les produits de microassurance se sont développés. Aujourd’hui, on parle de microassurance sociale ou individuelle pour la couverture des risques individuels (décès, invalidité), des arrêts de travail ou des dépenses de santé. La microassurance couvre également les risques liés à l’activité professionnelle, la perte du stock, le vol, l’incident ou des dommages subis par des tiers. Si son développement est rapide, il s’opère essentiellement dans les pays dits émergents. Bruxelles a récemment mis en place un fonds de soutien aux institutions de microfinance, qui pourrait permettre d’accorder jusqu’à 500 millions d’euros de microcrédits d’ici 2020. En France, la microassurance répond à de réelles vulnérabilités puisqu’une nouvelle catégorie de créateurs, les personnes qui bénéficient des minima sociaux, s’est progressivement installée dans le paysage de la création d’entreprises. Pour ces entrepreneurs à faible trésorerie, un arrêt même temporaire de l’activité peut entraîner l’effondrement de leur commerce. La microassurance propose des garanties simples, adaptées, lisibles, excluant le moins d’activités possible et à un coût modéré. La microassurance en France se caractérise par une innovation au niveau des produits, du mode de distribution, des méthodes de souscription et d’indemnisation, de la formation des agents et de l’étendue de réseau. Deux programmes ont été initiés : le premier en 2006 par Entrepreneurs de la cité (AG2R, La Mondiale, April Group, CNP Assurances, CFDP Assurances, La Matmut, La Banque Postale, La Caisse des Dépôts), le second en

2007 dans le cadre d’un partenariat entre l’ADIE (premier organisme de microcrédit en France), AXA et la Macif. Ces assureurs ne rencontrent toutefois qu’un succès mitigé (portefeuille stable de 500 à 700 adhérents par an, pour un total d’environ 2000 assurés) et communiquent peu sur leurs chiffres. Pour l’ADIE, le postulat de base est le suivant : proposer des garanties adaptées aux besoins, commercialiser des produits uniques, simples et compréhensibles, insérer l’offre dans un package, avoir des montants plafonnés et une police identique pour tous les souscripteurs. Les produits concernés sont la multirisque professionnelle (que l’activité se déroule dans un local dédié ou au domicile du créateur d’entreprise), la responsabilité civile professionnelle simple et l’assurance auto. Dans la multirisque professionnelle se trouvent une responsabilité civile professionnelle, une garantie dommages, une garantie locative et la prévoyance (complément aux IJSS, en cas de sinistre ou de maladie). L’association « Entrepreneurs de la Cité » a le statut de « Fondation reconnue d’utilité publique ». Les produits sont vendus au prix de la prime de risque pure, sans chargement supplémentaire, ce qui permet de réduire les cotisations. La mission de l’association est une aide à la création, avec un suivi des entrepreneurs pendant 4 ans. Ensuite, l’association aide les assurés à contracter des contrats classiques avec leurs assureurs. L’association propose différents produits : multirisques professionnelle, prévoyance, santé et décennale. Même si les tarifs proposés sont bas, les produits jouissent d’une très bonne rentabilité (sauf le produit de Prévoyance). Un des principaux enjeux de la microassurance serait de mieux connaître les attentes et les besoins des clients potentiels, afin de proposer des produits et services adaptés. Des analyses actuarielles seraient également utiles pour fixer les prix les plus justes, bien que ce marché ne représente pas de volumes suffisants pour autoriser des analyses très poussées.

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Interview de Gildas ROBERT

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Cela fait maintenant plus d’une année que la nouvelle équipe de l’association ISFA a été constituée, lorsque Jean-Michel Eyraud a souhaité transmettre le flambeau en novembre 2013.

Une année, déjà ! Gildas Robert Président de l’association ISFA De cette année, nous retenons quelques évènements marquants : L’Assemblée Générale du 15 mai 2014, s’est à nouveau déroulée dans l’auditorium de la SCOR, que nous remercions pour son accueil. Après une présentation des activités, du rapport moral et financier de l’Association, nous avons pu accueillir le directeur de l’ISFA, Nicolas Leboisne, pour une présentation très complète de l’actualité de notre formation et des projets de l’école. Nous avons ensuite pu profiter d’un cocktail offert par la SCOR, dans une ambiance conviviale et chaleureuse, 1ère partie d’une soirée qui s’est poursuivie pour certains beaucoup plus tard dans la nuit. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que la prochaine Assemblée Générale, prévue en avril 2015, sera l’occasion de renouveler les membres du Conseil d’Administration. A cette occasion j’invite toutes les bonnes volontés à venir nous rejoindre pour faire vivre l’Association ISFA. Le Gala ISFA du 26 juin 2014, organisé à L’Elysée Lounge à Paris. Avec plus d’une centaine de participants de toutes les générations, le Gala ISFA constitue un évènement majeur de l’année au cours duquel les anciens de l’ISFA prennent particulièrement plaisir à se retrouver. Nous attachons beaucoup d’importance à l’organisation de cet évènement pour en faire une réussite et faire venir plus d’anciens chaque année, que ce soit pour revoir de vieilles connaissances ou en créer de nouvelles. Le réseau ISFA s’enrichit et prend vie à l’occasion de toutes ces rencontres. C’était cette année encore une très belle réussite et j’en remercie les 3 membres du conseil qui ont plus particulièrement contribués à son organisation : Laure Chatel, Frédéric Bernheim et Aurélien Couloumy. Rendez-vous l’année prochaine en juin pour une nouvelle édition, à laquelle je ne peux que vous inviter à participer et à faire venir vos contacts. La soirée d’accueil de la nouvelle promotion, organisée le 4 novembre. Evènement traditionnel de l’Association ISFA, cette soirée est

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destinée symboliquement à accueillir au sein de notre réseau et dans le monde professionnel la promotion qui vient de terminer l’ISFA. Cet évènement marque la volonté du réseau ISFA à faire jouer la solidarité entre les générations, en créant ces occasions d’échanges et de partage. Nous remercions Hélène N’Diaye, ISFA 1995 et CRO de GENERALI France d’avoir accepté le rôle de marraine de cette promotion. Au cours de son intervention, Hélène leur a délivré sa vision du métier d’actuaire et leur a présenté avec beaucoup de simplicité quelques clés qui ont conduit à un tel parcours exemplaire dans le monde professionnel. Les nombreux petits-déjeuners organisés tout au long de l’année. Nous remercions ACTUARIS et OPTIMIND WINTER de nous accueillir régulièrement dans leurs locaux à ces occasions. Et un grand merci et bravo à nos derniers intervenants : Reda JARIR, Patrick ARTUS, Jean-Paul FELIX et Christian ROBERT. Nos petits déjeuners sont destinés à traiter de thématiques en lien direct ou indirect avec notre vie professionnelle, toujours avec la volonté de proposer des sujets originaux. Nous tenons également à faire bénéficier l’ensemble du réseau des travaux particulièrement intéressants de certains anciens ISFA. Toutes les propositions de sujet nous intéressent, n’hésitez pas à nous faire des suggestions.

Parmi les autres initiatives de l’Association cette année, nous sommes particulièrement fiers du « concours des mémoires » organisé en coordination avec les amicales des autres formations d’actuariat et l’Institut des Actuaires. Les gagnants de chaque école ont eu l’occasion d’aller présenter leur papier au Congrès International des Actuaires de Washington (du 30 mars au 4 avril), et bien sûr d’assister à l’ensemble du congrès. L’association ISFA a ainsi sélectionné 2 gagnants, qui ont bénéficié d’un financement de l’Association pour le déplacement (en lien avec leurs entreprises respectives). Je remercie Mathieu Darnis, le membre du Conseil d’Administration qui s’est chargé de l’organisation du concours. Vous le voyez, l’Association ISFA a ainsi vécu une année très riche, toujours dans la volonté d’animer et de faire vivre le réseau ISFA. Nous nous attachons également à entretenir des relations très étroites avec l’école, afin d’accompagner notre formation dans son développement et ses projets. Dans cette dynamique, l’Association ISFA est toujours en recherche de bonnes volontés. N’hésitez pas à venir à notre rencontre si vous avez des suggestions, si vous souhaitez échanger sur les projets de l’Association ou vous engager un peu plus et intégrer le Conseil d’Administration. Nous restons également disponibles au travers de nos adresses emails : activties@asso-isfa.com et president@asso-isfa.com. Comme chaque année, nous serons présents au Forum ISFA. N’hésitez pas à venir à notre rencontre à cette occasion.

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Interview de Marion Gremillet et Aurélien Couloumy

L’Association ISFA

L’Association ISFA J’avais conscience de la chance que j’avais de pouvoir me rendre sur un autre continent, en porte drapeau de ma formation et de mon entreprise, tout en présentant un sujet qui me tenait à cœur. évènement rare (un colloque tous les 4 ans) réunissant autant de personnes brillantes et ouvertes d’esprits a forcément quelque chose d’attirant !

Aurélien COULOUMY Actuaire Consultant, Optimind Winter Lauréat du concours pour son article «Critères d’agrégations de jeu de données passif pour les calculs sous la Formule Standard de Solvabilité II»

Marion GREMILLET Actuaire consultante chez Addactis Worldwide Lauréate du concours pour son article «The Reversible Jump Markov Chain Monte Carlo : extensions and practical applications»

Deux actuaires à Washington pour le colloque ICA Propos recueillis par Mathieu DARNIS Membre du Conseil de l’association ISFA

Fin 2013, l’Association ISFA a organisé, en partenariat avec les 3 autres amicales d’actuaires (A2B, AAP et USA), un concours pour permettre au lauréat de participer au Congrès International des Actuaires à Washington du 30 mars au 4 avril 2014 (http://www.ica2014.org). Ce congrès est organisé tous les 4 ans à un endroit différent du monde et regroupe des actuaires du monde entier. Retour sur leur expérience ! Pouvez-vous nous présenter plus en détail votre sujet ? Marion Gremillet : Mon sujet concerne la méthode de provisionnement Reversible Jump Markov Chain Monte Carlo (RJMCMC) basée sur les triangles de liquidation. Cette méthode stochastique, initialement présentée par Wüthrich et Verrall, est novatrice dans le sens où elle applique deux modèles différents sur les premières années de développement et sur les dernières années de développement. L’algorithme utilisé détermine lui-même le meilleur indice de troncature. Mon sujet a consisté à apporter plusieurs évolutions à la méthode initiale comme la possibilité de l’appliquer à tout type de triangles, y compris ceux contenant des valeurs nulles ou négatives, ainsi que l’évaluation de la volatilité à un an. Ces

évolutions ont permis de comparer la méthode à d’autres méthodes traditionnelles telles que le Bootstrap, Merz & Wüthrich en les appliquant sur un échantillonnage de triangles représentatifs du marché belge. Aurélien Couloumy : De mon côté, mon sujet consistait à proposer des méthodes de classification permettant de quantifier, maitriser et réduire la perte d’information lors des processus de calculs liés à la réforme Solvabilité 2. Ces propositions étaient alimentées d’exemples concrets permettant d’analyser les impacts et les avantages de telles méthodes sur les montants de BEL, de SCR… mais aussi sur le temps de calculs des modèles. Pourquoi avez vous décidé de postuler à ce concours ? A.C. : Tout d’abord ça a été une bonne occasion de faire découvrir mon sujet, car forcément quand on passe près d’un an sur une étude, on a envie d’en parler, d’échanger et de confronter ses idées en dehors du simple cadre d’une soutenance de mémoire. Bien évidement, la possibilité de voyager aux Etats Unis pour participer à un colloque international a aussi été une forte motivation ! L’éventualité de pouvoir assister durant une semaine à un

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M.G. : J’ai postulé à ce concours car je trouve intéressant de présenter nos travaux lors de congrès internationaux. Cela permet d’échanger avec des personnes venant de pays différents, ce qui est très enrichissant afin de voir qu’elles sont les pratiques courantes dans les autres pays. Comment s’est déroulé le colloque ? M.G. : Le colloque s’est très bien déroulé dans son ensemble: les conférences étaient très intéressantes et j’ai rencontré beaucoup de personnes de divers horizons. A.C. : Le colloque est passé à toute allure en réalité ! Nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous prélasser. Entre les conférences qui débutaient à 8h pour se terminer à 17h, les discussions nombreuses avec les participants au colloque, et les soirées festives des sponsors, la semaine n’a pas été de tout repos. Paradoxalement, j’ai l’impression que nous sommes restés 1 mois tant les souvenirs et les bons moments passés sont nombreux ! Et votre présentation ? M.G. : Ma présentation ainsi que celles des autres étudiants français se sont bien passées. Les questions posées à la fin de notre conférence étaient tout à fait pertinentes et laissent penser que les participants ont trouvé de l’intérêt à notre cession. A.C. : Il y avait plus de 20 participants ce qui n’était pas si mal compte tenu de notre heure de passage (8h00 le lendemain de la soirée de clôture) et de la « concurrence » des autres présentations. Il s’agissait des personnes rencontrées au gré du colloque et d’autres, curieuses de savoir ce que pouvaient présenter de jeunes actuaires français. Thomas Béhar, Président de l’Institut des Actuaires, et Chairman pour l’occasion, a su trouver le juste liant entre chacune de nos présentations.

de l’aérospatiale ainsi que la visite de Washington avec ses nombreux mémoriaux. A.C : Durant la semaine de colloque pas vraiment je dois l’avouer. Pour autant, je suis resté une semaine supplémentaire sur le sol américain, ce qui m’a permis de visiter Washington mais aussi New-York et le nord des Etats-Unis : une vraie aubaine pour quelqu’un comme moi qui n’avait jamais voyagé dans ce pays. Finalement, qu’est ce qui vous a le plus marqué? A.C. : Par-dessus tout, c’est la sympathie et l’ouverture d’esprit des personnes que j’ai pu côtoyer lors de ce colloque. J’avais conscience de la chance que j’avais de pouvoir me rendre sur un autre continent, en porte drapeau de ma formation et de mon entreprise, tout en présentant un sujet qui me tenait à cœur. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas, ce fut ces incroyables discussions que j’ai pu avoir avec les congressistes et ces moments inoubliables partagés avec des personnes de cultures si différentes ! M.G. : La variété des conférences et les différents horizons des très nombreux participants font la diversité et les atouts de ce type d’évènement. Ce genre de congrès est très propice à l’échange entre actuaires de différents pays. En particulier à la fin des conférences, pendant les cessions de questions/réponses mais aussi pendant les repas/ pauses qui permettent de rencontrer de nombreuses personnes. A.C. : Je remercie une nouvelle fois l’Association ISFA, l’Institut des Actuaires, Optimind Winter et l’ensemble des membres du jury pour m’avoir donné cette occasion unique. Je souhaite sincèrement à tous ceux qui le pourront, de postuler dans 4 ans pour participer au colloque de Berlin qui s’annonce déjà grandiose !

Avez vous quand même eu un peu le temps de visiter la capitale américaine ? M.G. : Deux demi-journées étaient «libres» et nous avions le choix parmi différentes activités. Pour ma part, j’ai choisi la visite du musée de l’aviation et

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Les Diplômés 2013 / 2014

Félicitations !

Diplômés SAF ADELE Aurélie AMROUSS Imad ANDREONI Jessica AOUICHI Mustapha ARTHUR Jules ATTOUMANE Chadia AUBIN Benjamin BALDE Bassirou BARBIN Laure-Anne BELLIER Guillaume BERNARD-BRUNEL Hugo BERNHARD Christelle BOCHARD Matthias BODDELE Charles BOLLACHE Vincent BONICHE Kevin BOUAMAMA Brahim BOUEXIERE Mathilde BRARD Maxime BRISSON Mélanie BUTUN Burhan CASALINUOVO Michaël CHERY Cyrille CISSE Serigné CIVEL Hugo COSTEMALE Adrien COURTET Guillaume CRESPY Julien CROIX Jean-Charles DAMASSE Antoine DARBLADE Matthias DELACROIX Alexandre DEMPAGOUA GUEFACK Russel DESVILLETTES Camille DEVIN Clémence DIMATULAC Zy-Ralene DIOMANDE Ahmed

Diplômés GRAF

DJEMMALI Chahrazed DONZELLO Cyril DOUDECHE Amine DUBOURG Kévin EL BEKKAYE Mimouna EL HILALI Hayat ESAMSI Rachid EZZAKRAOUI Fabou FESQUET Clément FURDERER Stéphane GANHI Kemoutehemou GARTENLAUB Jonathan GIRARDIN Paul GRARI Vincent GROISNE Mélanie GUERINEAU Thomas GUILHERMET Jean-Baptiste GUILLON VERNEThomas HOFFER Tristan JACQUINET Anissa JALLAT Gaspard JAMAL Salma JEMAI Yosra JOANNO Gwenael LAAFOU Salim LACLADERE Nathalie LAFRITTE Jules LANGBACH Audray LAVALETTE Victor LE CONTE DES FLORIS Daphné LEBRAT Caroline MALIK Zain Ul Hassan MEKOUAR Karim MERYGLOD Elie MISERAY Antoine MORAND Hervé

NDIAYE Ndeye Penda NORMAND Camille OARDA Costin OURRAOUI Amine Maouhoube OUSSANA Hamid PAREDES VALERA Luis PITIOT Mathieu POPESCU Octavian POTENTIER Bastien PRADAT Eliott PRINTEMS Jacques RAMEY Adélaïde RODRIGUES Cécile ROGER Antoine ROSSIER Romain SABOURIN Kévin SAID Khalil SAULDUBOIS Manon SCHNEIDER Alexandre SIEBERT Jean-Nicolas SIMMONET Jeremy SOULAS Matthieu SYLLA Ibrahim TAMMAR Montassar TEISSIER Thomas THERY Elise THOMAS Florian TRAORE Ahmed UTHAYASOORIYAR Voltan VIDAL Isabelle WANG Jian

ADNAS Salaheddine

EL HAJIZ Fatima

KOUYATE Aboubacar

BALLAND Fabrice BARNAY Gwlady BENMAMAS Nassim BINATE Licka Nathalie Hindy

GASTALDI Maxime GOUSSET Julien GUEYE Marie GUO Yiwei

LAARAICH Zineb LI Bérenger LONGUAR Zahia

CAILLOT Pierre CISSE Mariam COMPAGNON Vincent

HADDADOU Souraya HESSOU Loic HINGANT Alexandre HRISTOVA Katya JOMAHA NSE N’DONGA Murielle

BOUAYYAD Soulaimane BOUZID Faten BOUZINAB Faris CHREIH Vincent DELALANDE Jean

EDZIVANTALI Maurel Hermann ERROCHDI Zakarie HAMOU Yacov HELARY Adrien LAMRISSI Soufiane LEJAY Jean LOUARRADI Raid

MARGOT Vincent MOLLET Adrien MOMAL Julien PALVADEAU Guillaume PELET Christophe PUYDEBOIS Nicolas SIDAOUI Nizar

Diplômés actuaires ATTHAR Alexandre

ETHUIN Terry

NIAMKE Dede

BALTESAR Benjamin BELLINA Rémi BERNARD Romain

FAGOT François FAUCHON Anthony

OUARRAK Camille

CAMOL Ludovic CHAPUIS Camille CHIGNAC Jonathan COULOUMY Aurélien DALLER Thomas DALONGEVILLE Marie DE JESUS Maureen DEBERNARDI Anthony DEGIOVANNI Etienne DELCAMBRE Maxime DELLE-CASE Elodie DEMORTIER Nathalie DIALLO Mamadou DOUDECHE Amine DUCROS Sylvain

GASSY Mouna KARAM Elias KIZILIAN Emmanuel

PERRIN Camille PLEYNET Jean-Baptiste PORET Pierre POTHON Adrien ROBINIAINA Soafara ROUSVOAL Justine

LAFRITTE Jules LAINE Marion MARIUZZA David MEYRAN Adeline MINASSIAN Dimitri MONIN Claire MORIN Jean-Baptiste MOUKHAIBER Marie NDIAYE Mouhamadou NGNINGHA DONMESSOU Alex NGUYEN Duy An NGUYEN Ngoc Trung Phuong

SMUTEK Eric SOW Mamadou Aliou THOMINE Gabriel TOUKOUROU Ademola TOURE Yacoub TREUSSIER Rozenn TRIEU Thi Diep TRUCHET Pierre-Louis TRUMEAU Maëlle WADE El Hadji Ibrahima

PLATHEY Loic SENE Gade SUN Yue

Cérémonie de remise des diplômes Jeudi 27 novembre à 18h30 à l’Espace Tête d’Or Parrainée par :

YACOUBOU Akambi Jamal ZHU Dan

KANE Pape Bamar

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AGLAGUEL Khalilallah

ZIADI Flora

Diplômés IR

DAVID Baptiste DIALLO Elhadj Mamadou Aliou DJOKO DAYONOU Gladys

Les Diplômés 2013 / 2014

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SOIRÉE DE GALA

DU FORUM ISFA 2014 JEUDI 27 NOVEMBRE 2014 DÈS 20H AUX TERRASSES DU PARC

Institut de Science Financière e t d’ A s s u r a n c e s

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Revue isfa #9