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L’avion et son aéroport

Janvier 2013 1  


Sommaire 1re partie - l’avion..................................................... 1

Pourquoi ça vole un avion ?............................. 1 Comment ça vole, un avion ?.......................... 3 2e partie – l’aéroport................................................ 9

Textes, Photos et dessins : Albert Azoulai


1ère partie – L’avion Pourquoi ça vole, un avion ?

 

Les avions, même quand ils sont très lourds, réussissent pourtant toujours à décoller, c’est à dire, à s’envoler.

Mais comment font-ils ? C’est leur vitesse, ou plutôt, la vitesse de l’air autour de leur aile et de leur fuselage (leur corps) qui crée un phénomène que l’on appelle la portance.

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Les molécules d’air sont très soudées, comme des copains qui se déplaceraient en se tenant la main et quand elles rencontrent l’aile de l’avion, dont la forme est dessinée pour cela, et qu’elles sont obligées l’espace d’un instant de se séparer, celles qui ont le plus de chemin à parcourir accélèrent pour rejoindre leurs copines, et créer ainsi une dépression, une aspiration qui tire l’aile de l’avion vers le haut, créant la portance qui permet à l’avion de s’envoler.

C’est la forme de l’aile qui provoque ce phénomène, parce que la partie supérieure de l’aile est bombée. Mais comme c’est la vitesse de l’air qui compte, le vent a aussi une très grande important .C’est pour cela que dans la mesure du possible, on décolle et on se pose toujours face au vent, et on connaît le sens du vent grâce à une manche à air.

 

Manche à air de l’altisurface de la Tovière

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Comment ça vole, un avion On a vu tout à l’heure, que c’est la vitesse qui fait voler l’avion.

Mais comment l’avion atteint il cette vitesse ? C’est son moteur qui va lui permettre d’atteindre la vitesse nécessaire à son envol. Il y a plusieurs types de moteurs, mais les plus courants sont les moteurs à hélices, que vous verrez sur nos avions le jour des baptêmes de l’air.

Moteur à hélice

 

Le moteur à Pistons C’est un moteur à essence, comme dans une voiture, qui va faire tourner très vite une hélice, qui en brassant l’air, va faire avancer l’avion de plus en plus vite. Pour accélérer, le pilote dispose d’une manette, appelée manette des gaz.

La manette des gaz, avec le gros bouton noir

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L’autre type de moteur très courant mais plutôt sur des avions militaires ou des avions civils plus gros, est le moteur à réaction.

Moteur à réaction d’Alphajet

 

Le Réacteur

C’est un gros tube, dans lequel on fait rentrer de l’air, en le comprimant, puis on le chauffe, en enflammant du carburant : le kérosène, (c’est un peu la même chose que du diesel.) L’air, qui est libéré à l’arrière du moteur se détend (se décomprime), le fait de le chauffer augmentant sa « réaction » (d’où le nom) et exerce une poussée qui fait avancer l’avion.

Rafale

 

AIRBUS A340

Ces 2 avions ont des moteurs à réaction, des « réacteurs ».

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ALPHAJET

 

Comment ça marche ?

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La suite… Bon, maintenant qu’il avance, notre avion, il faut pouvoir le diriger. Dans la plupart des avions, dans le poste de pilotage vous trouverez un bâton, appelé manche à balais, parce qu’il ressemble à …un manche à balais.

Poste de pilotage DR400 Les deux manches sont les 2 tubes noirs.

 

Pour faire simple, il bouge dans 4 directions. Si on le tire, l’avion décolle, ou monte, si on le pousse, l’avion descend. Cette commande actionne la profondeur, les ailes à l’arrière de l’avion.

Gouverne de profondeur, ou plan horizontal

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Si on le penche à gauche, ou à droite l’avion va tourner à gauche, ou à droite. Cette commande actionne les ailerons, les parties mobiles aux extremités des ailes.  

AILERONS DE DR 400

Cela dit, pour un virage parfait, il faut bouger, en même temps que le manche, le palonnier (les pédales) qui actionne la dérive. On pousse à droite pour tourner à droite et inversement.  

DÉRIVE DE DR400

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Parfois, à la place du manche, il y a comme un demi volant, mais les commandes sont les mêmes

Cockpit ou poste de pilotage de Cessna 207, avec des volants.

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2e partie - L’aéroport

Aéroport de Châlons-Vatry

 

Bon maintenant qu’on a un avion prêt à voler, il faut un endroit pour qu’il s’envole. Il doit prendre de la vitesse, donc il faut une grande ligne droite, une piste, et elle doit être axé dans le sens du vent dominant .c’est le vent constaté habituellement là où on doit construire l’aéroport.

Aérodrome de Lognes, pris d’un Cessna 172

Il y a une piste en dur (goudron), et sur la droite, une piste en herbe. Les hangars sont sur la gauche, et la tour de contrôle vers le centre de la photo.

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La piste à un numéro, son numéro est le cap à suivre pour être parfaitement dans l’axe quand on arrive.

 

Et la nuit, les pistes sont éclairées

 

Le pilote a une boussole dans l’avion pour l’aider.

Conservateur de cap  

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Et puis il faut pouvoir garer l’avion, donc au minimum un parking, même en herbe, et si possible un ou des hangars, pour protéger l’avion, pour ne pas qu’il ait froid.

 

Piste en herbe et hangars à Osh Kosh, Wisconsin, USA

 

Hangars et installations sur l’aérodrome d’Osh Kosh, Wisconsin USA

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Et puis si il ya des passagers, il faut construire des bâtiments, une aérogare (gare, comme pour les trains) avec un café, de l’essence pour ravitailler les avions et les passagers. Et puis s’il y a des passagers, il peut y avoir beaucoup d’avions, et donc il faut une tour de contrôle.

 

Une tour, parce que c’est haut, donc on voit plus loin les avions, et de contrôle, parce qu’elle contrôle … la totalité du trafic aérien autour de la zone de l’aéroport.

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Notes  

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Notes  

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Aéro-Club de France 6, rue Galilée 75016 Paris Tél : 06 67 40 48 12 contact@revesdegosse-idf.fr


environnement de l'avion