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ProMagazine Magazine trimestrielle / février - mars - avril 2012

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Votre maillon de la solidarité!

Le village de Quebrada Ancha.

Une visite aux agriculteurs sur les bords du lac Alajuela Fin de l’année 2011, Jo Hanssens, président de Pax Christi Flandres, a passé deux semaines sur les chemins du Panama avec son frère Patrick. Patrick est la force motrice du projet ‘Les agriculteurs du lac Alajuela’. Jo Hanssens nous fait part de ses expériences et impressions sur un pays surtout connu chez nous pour son canal.

Caroline Medats Jo Hanssens: “Le canal de Panama relie la mer des Caraïbes à l’Océan Pacifique. D’où l’importance stratégique du Panama. Depuis toujours, ce dernier a été un carrefour de routes maritimes. Les écluses du canal ont été construites en 1914. Hors quelques petites réparations rien n’y a été changé depuis cette date. Actuellement, à côté des anciennes écluses toujours en activité, on en installe de nouvelles pour permettre le passage de plus grands navires. Malgré la crise internationale, l’économie du pays s’est accrue ces dernières années de quelques sept à dix pour cent. Ceci notamment suite à la construction des nouvelles écluses. Ce n’est que depuis 1999 que le canal est aux mains des Panaméens. Auparavant, il était la propriété des Etats-Unis. Le canal est une importante source de revenus pour le pays. Un bateau de croisière qui y a transité pendant mon séjour, a dû s’acquitter de 300.000 dollars de droits de passage.” Proma: La population profite-t-elle des revenus du canal? Jo Hanssens: “Malgré les profits considérables réalisés, la population n’en bénéficie pas. La politique sociale laisse encore beaucoup à désirer. Il y a des problèmes au niveau de l’habitat social des pauvres, de la collecte des ordures, de l’approvisionnement en eau potable et de la politique salariale. En 2009, Martinelli, un riche homme d’affaires, sans véritable parti politique, a été élu président. C’est le pendant de l’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi. Il poursuit une politique populiste néolibérale qui porte peu d’attention aux aspects sociaux.”


Proma: Pour maintenir le canal opérationnel, on a besoin de millions de litres d’eau. D’où provient-elle? Jo Hanssens: “La plus grande richesse du Panama, ce sont les pluies tropicales. La saison des pluies dure environ neuf mois. Pendant cette période, il peut pleuvoir huit à dix heures par jour sans discontinuer. Le lac Alajuela fournit pendant la saison sèche des millions de litres d’eau nécessaires pour maintenir le canal navigable. Une dizaine de communautés vivent autour du lac, chacune selon ses propres traditions. Grâce au travail de Patrick, elles ne vivent plus de façon isolée et leurs conditions de vie se sont beaucoup améliorées. Durant toutes ces années, une bonne interaction s’est établie entre les communautés. La Feria Campesina (Foire des paysans) est le point culminant de l’année. Chaque fois, en janvier, deux mille fêtards se réunissent pour une grande fête. Les paroissiens entrent en contact avec la population rurale. Les poissons pêchés pendant la nuit sont mis à griller le matin. Les agriculteurs proposent leurs produits tels que les fruits, le miel, les vêtements et des objets d’artisanat. Les femmes tissent de beaux chapeaux et tressent de petits paniers, tandis que quelques hommes font des sculptures en bois.” Proma: Les habitants locaux prennent-ils leur avenir en main? Jo Hanssens: “Certainement et de façon très ferme. Il y a quelques années, ils ont formé une coopérative. Toutes les initiatives sont prises par les coopérateurs eux-mêmes. Grâce aux projets conçus par la coopérative, la population peut vivre de manière indépendante et améliorer ainsi son niveau de vie. Une des réalisations est, par exemple, le projet ‘miel’. Les paysans ont obtenu un certificat d’origine et le miel est vendu jusque dans la capitale.” Proma: Outre le projet ‘miel’, de quoi la coopérative s’occupe-t-elle? Jo Hanssens: “Récemment un projet concernant le tourisme écologique, historique et culturel a vu le jour. En effet, au Panama, le secteur touristique est en plein essor. Les habitants du lieu peuvent servir de guide aux touristes dans le parc national du Chagres et leur faire prendre connaissance des usages locaux. On a déjà donné quelques sessions de formation. Les thèmes principaux en étaient, jusqu’à présent, l’organisation locale du tourisme et comment recevoir les touristes. Toutefois, il reste encore du travail à faire en ce qui concerne la connaissance historique de la piste coloniale et l’apprentissage d’une seconde langue. Au programme également, une formation administrative et une autre sur la manière d’utiliser les nouveaux moyens de communication. En outre, il s’avère nécessaire de disposer d’une infrastructure minimale: canots, gilets de sauvetage, équipements sanitaires et logements.” Proma: En guise de conclusion, quel est le rêve profond de Patrick? Jo Hanssens: “D’abord que les jeunes des villages prennent eux-mêmes en main ce projet et pourvoient ainsi leur famille d’un revenu complémentaire. Actuellement beaucoup d’entre eux se rendent à la ville pour y chercher du travail. Le tourisme est donc une réelle alternative. Mais le danger est que se développent des entreprises venant de l’extérieur, auxquelles ne pourrait pas participer la population locale.”

La communauté de

San Jan de Pequen

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e d r u o j n o b Un tine! a L e u q i l’Amér

Nous vous tiendrons informés de l’évolution des projets que nous soutenons.

La parole est donnée à Didier Andrés Parias Ayala de la Cooperativa Bello “J’ai grandi avec ma mère dans un quartier pauvre de Medellín, en Colombie. La vie y était souvent difficile. Dès l’enfance, je rêvais de faire des études et de dire adieu à la vie de la rue. J’ai fréquenté de nombreux instituts et écoles. Finalement, il y a neuf ans, grâce au projet Cooperativa Bello, j’ai trouvé la stabilité que je recherchais. Progressivement, j’ai quitté l’enfance, j’ai acquis d’intéressantes règles et valeurs de vie et j’ai eu la chance d’aller à l’école. L’excellent soutien reçu m’a permis de me classer parmi les meilleurs élèves. Ce furent les meilleures années de ma vie! De très bonnes notes ainsi qu’une bourse d’étude m’ont ouvert la route de l’université. Lorsque j’aurai en poche mon diplôme d’ingénieur, alors avec ma mère nous pourrons avoir un avenir heureux et prospère. Merci!“

Nouvelles du Futuro Aberto! Dans l’orphelinat Futuro Aberto à Ribeirao Preto, au Brésil, les enfants sont pris en charge après l’école. Estevão Bruyland, l’inspirateur du projet, nous en donne un aperçu en coulisses. Les enfants se mettent en rang en vue d’un repas sain et nutritif. Les femmes, sur la photo, furent les premières à être recueillies au ‘Futuro Aberto’ au début des années quatrevingt. Pendant ce temps, elles ont eu des enfants et tous les jours elles donnent un coup de main pour nourrir toutes ces bouches. Ensuite, c’est le moment de suivre des leçons de musique. Voici un garçon auparavant très renfermé, mais depuis peu il s’est ouvert et a obtenu de bons résultats à l’école.


Cultivateurs de café à Capira, Panama.

Début d’une nouvelle année scolaire au Campo Largo Cette photo a été prise récemment au centre Casa del Sol dans la région du Campo Largo en Argentine. Malheureusement, ce centre est actuellement en souseffectif de personnel, ce qui laisse de nombreux enfants seuls alors qu’ils aspirent à une formation et à un encadrement. La nouvelle année scolaire vient de commencer. Votre soutien est donc plus que bienvenu afin que ces enfants puissent bien commencer cette nouvelle année!

La musique comme thérapie au centre Jésus Maestro Les jeunes de la communauté Jésus Maestro à Bogotá, en Colombie, ont reçu un tonnerre d’applaudissements lors du récent concert de Noël. Le centre, qui est un refuge pour enfants traumatisés, ayant des difficultés d’apprentissage et des problèmes de comportement, organise ce concert annuel comme aboutissement d’un atelier musical. La musique constitue le fil rouge et l’acceptation, la coopération, la tolérance et le respect de la diversité sont au cœur de cet apprentissage. Au cours des ateliers, les enfants peuvent s’épanouir et être eux-mêmes. En outre, leur créativité est stimulée, ils ont confiance en eux et ils développent leurs aptitudes cognitives.


Avec les projets suivants, Proma vient d’initier une nouvelle collaboration. Programme de formation pour les habitants de Lukafu A Lukafu, dans la province du Katanga en R.D.C., Raoul de Buisseret a consacré plus de 40 ans de sa vie à des projets d’enseignement et de formation. Tous les jours, mille élèves suivent l’enseignement primaire et cinq cents celui du secondaire. Les jeunes peuvent aussi apprendre la menuiserie ou la maçonnerie. Pour les jeunes mères, il y a des cours de coupe et de couture et des leçons de cuisine, afin qu’elles puissent subvenir à leurs besoins. Dans un centre proche, des couples peuvent suivre un cours de relation.

Enseignement de qualité pour les enfants Batwa au Burundi Les Batwa sont une minorité ethnique au Burundi. Ils mènent une existence nomade et vivent de la chasse, de la pêche et de la poterie. Janine Mairiaux s’est impliquée pendant des années en faveur des enfants Batwa à Ngozi, dans le nord du Burundi. Grâce à un enseignement de qualité, les Batwa peuvent revendiquer leur place dans la société. Malheureusement, la plupart des parents ne peuvent pas payer les frais scolaires. Pour cela, ils comptent sur votre soutien! Le projet encourage les enfants à aller en internat et ainsi y achever leurs études dans des conditions optimales. Là existent tous les aménagements nécessaires: alimentation saine et suffisante, une bonne infrastructure, de l’accompagnement et un environnement stimulant.

ORPER: une aide aux enfants de la rue à Kinshasa Des milliers d’enfants errent chaque jour dans les rues de Kinshasa. Ils vivent dans des conditions inhumaines. Ils sont sous-alimentés. Ils sont souvent les victimes de la prostitution, de conflits et de la drogue. Heureusement, l’ORPER (Oeuvre de Reclassement et de Protection des Enfants de la Rue) est là pour les recueillir. Le programme leur offre la chance d’aller à l’école et de s’intégrer dans la société. Les jeunes peuvent aller dans deux centres d’accueil, dans cinq autres centres où ils peuvent être reçus et dans un centre mobile qui circule à travers les rues de la capitale. Le projet prévoit également la médiation familiale, afin que les enfants puissent être repris par leurs familles ou entrer dans des familles d’accueil. Chaque année, quelque trois mille enfants sont ainsi aidés.


K’Anchay, Bolivie Dans les hautes terres de Bolivie, au nord de Potosi, l’asbl Proma prend en charge huit internats et la Casa de la Adolescente. Les internats fonctionnent comme de petites collectivités éducatives où les jeunes, issus de familles d’agriculteurs, reçoivent une formation adéquate. Outre les cours de formation traditionnels, d’autres sont donnés sur l’application d’une agriculture biologique, qui respecte l’environnement. Une grande attention est accordée aux valeurs et aux principes qui régissent la vie communautaire. La Casa de la Adolescente est, depuis 2006, un havre pour les jeunes femmes qui sont victimes de violences sexuelles. Elles obtiennent un accompagnement psychologique et y sont soutenues juridiquement. La tâche principale est de leur rendre confiance et de leur redonner la joie de vivre. Le projet est appelé Camino a la Alegría, c’est-à-dire ‘le chemin vers le bonheur’. Avec Robert et Françoise Crespin, construisons un avenir prometteur pour le peuple bolivien!

Comme vous le constatez, tous les projets marchent bien. De nouveaux partenaires veulent collaborer avec Proma. Personne ne peut douter de l’impact positif d’un projet sur la vie des enfants et des jeunes!

Apportez-nous votre soutien! Faites un don! Toutes les contributions seront les bienvenues. Nous en seront reconnaissants.

IBAN: BE71 0000 1733 1169 au nom de Proma asbl BIC: BPOTBEB1 Pour tout don d’au moins 40,00 euros par an, vous recevrez une attestation fiscale au cours de l’année suivante.

Rédaction finale: Sylvain Kalamba Nsapo / Rédacteur en chef: Kenny Frederickx / Editeur responsable: Michel Coppin Responsable Proma asbl: Caroline Medats / Photo: Proma, K‘Anchay Avec nos remerciements à: Etienne Bruyland, Raoul de Buisseret, Vincent Coppieters, Robert et Françoise Crespin, Catherine De Ryck, Jo Hanssens, Patrick Hanssens, Elfriede Heinen, Jacques Henrard, Herlinde Hiele, Janine Mairiaux, Alpha Mazenga, Renée Paquet, Régine van der Straten, Antoon Van den Broeck, Luz Marina Valencia López, Marie Thérèse Vankrunkelsven et Solange Vanwilderode Ce dépliant est édité par Proma asbl Boulevard du Souverain 199, B-1160 Bruxelles Tel: 02 679 06 30 - Fax: 02 672 55 69 E-mail: promagazine@missio.be Mise en page et impression: De Windroos NV L’asbl Proma est une organisation de développement indépendante qui soutient de petits projets d’enseignement et de formation en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.

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