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RAPPORT ANNUEL 2009


SOMMAIRE


Le message du président et du directeur général

4

Les faits marquants

6

Les chiffres clés 2009

8

Les implantations du groupe

10

Le territoire de la coopérative

11

Le Conseil d’administration

12

Activités AGRICOLES ET RURALES

14

Activités AGROALIMENTAIRES

46

Organisation de la coopérative

16

Branche légumes

48

Filière lait

18

Légumes 1re gamme

50

Filière bovine

20

Légumes 4e gamme

52

Filière porc

22

Branche volaille

54

Filière volaille

24

Branche boissons

56

Filière œufs

26

Filière céréales

28

Semences

30

Filière légumes

32

Filière cidricole

34

Périmètre de consolidation

60

Agrofourniture

36

62

Nutrition animale

38

Compte de résultat consolidé et bilan du groupe Agrial

Distribution rurale

40

Compte de résultat et bilan de la coopérative Agrial

64

Machinisme agricole

42 44

Organisation des activités du groupe Agrial

66

AgrialServices

Éléments FINANCIERS

58


Le message du président et du directeur général

Gilbert Herpe Président Ludovic Spiers Directeur général

4

La fusion Agrial - Union Set approuvée

Un périmètre agroalimentaire conforté en 2009

L’approbation du projet de fusion d’Agrial et d’Union Set lors des assemblées générales réunies en juin a constitué le temps fort de l’exercice 2009. Engagé par les deux coopératives en 2007, le processus de fusion s’est déroulé selon le calendrier et les objectifs prévus. La nouvelle organisation préparée depuis plusieurs mois s’est mise en place très rapidement, la mobilisation des équipes a permis de gérer les harmonisations dans les meilleures conditions. La fusion marque une nouvelle étape dans l’évolution d’Agrial depuis sa création en 2000, elle conforte la dimension régionale en élargissant le territoire de la coopérative à sept départements. Elle conforte la base coopérative avec l’arrivée de 3 000 adhérents répartis dans la Sarthe et en Indre-et-Loire.

En dépit d’une certaine prudence dans les investissements en 2009, le groupe Agrial a conforté ses activités agroalimentaires. Après avoir intégré Tallo Verde fin 2008, une société située en Espagne, Florette a conforté ses positions au Royaume-Uni avec le rachat de Salads To Go. Au cours de l’exercice, la Branche légumes a également pris le contrôle de Créaline, une société spécialisée dans les purées fraîches et les soupes dans laquelle elle détenait une participation minoritaire. Le projet de créer une nouvelle usine a été lancé au cours de l’exercice, elle sera opérationnelle en mai 2010. Pour la branche boissons, l’année a été marquée par la reprise de l’activité cidricole de Val de Vire - Dujardin détenue par la coopérative Elle-et-Vire. De son côté, la branche volailles a

renforcé son pôle industrie en doublant son unité dédiée aux produits élaborés à Chailland. Elle a également conforté ses positions sur le marché de Rungis.

Les résultats 2009 : près de 6 millions aux adhérents Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 2,171 milliards d’euros en 2009, il est en progression de 13,7 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution doit cependant être analysée au regard de quelques éléments majeurs intervenus au cours de l’exercice: • la fusion avec Union Set effective au 1er janvier 2009, • les opérations de croissance externe réalisées dans les branches agroalimentaires, • la baisse significative des prix des produits agricoles et d’agrofourniture, et les effets de la loi LME. Le résultat net consolidé de 32,7 millions


d’euros suit la progression du chiffre d’affaires. Toutefois, il faut noter l’amélioration du résultat financier, résultant de la baisse conjuguée des besoins en fonds de roulement et des taux d’intérêt. Cette année encore, la polyvalence des activités constitue une force. La performance économique de la coopérative s’est maintenue malgré une diminution assumée de la marge commerciale en agrofourniture. Ceci a été possible grâce à la réduction des charges de structure découlant du projet Horizon 2010. Les activités agroalimentaires ont globalement amélioré leurs performances en 2009 dans un contexte très concurrentiel. Dans ce domaine aussi, la maîtrise des charges est un challenge permanent. Lors de l’assemblée générale, le Conseil d’administration proposera d’affecter près de 6 millions d’euros aux adhérents, soit près de la moitié du résultat distribuable de la coopérative.

Passage de relais à la direction générale du groupe Parmi les temps forts de l’exercice, nous soulignerons le départ de Jean-Marie Meulle en fin d’année et le passage de relais à la direction générale du groupe sous le signe de la continuité. Au cours des treize années passées à la direction générale, le groupe a réalisé un développement très important, y compris hors de France. Jean-Marie Meulle restera l’un des principaux artisans de la création d’Agrial.

Rester confiants sur l’avenir de l’agriculture L’exercice 2009 s’est déroulé dans un contexte économique difficile qui n’a pas épargné le secteur agricole. Le secteur laitier, dont il faut souligner l’importance dans le territoire d’Agrial, a été particulièrement perturbé. La campagne céréalière est marquée par une dégradation sensible des cours.

Au-delà des difficultés conjoncturelles, amplifiées il est vrai par la crise économique, nous devons faire le constat que l’agriculture vit une phase de rupture. Les agriculteurs, tout comme la coopérative, sont confrontés à de nouveaux enjeux, à de nouveaux défis. Cette situation, nous l’avions intégrée dans la stratégie de la coopérative au travers du projet Horizon 2010. Initié voilà bientôt cinq ans, ce projet a permis de travailler sur plusieurs axes visant à améliorer la compétitivité de la coopérative. En dépit du contexte actuel, nous devons rester confiants sur l’avenir de notre agriculture. La demande mondiale en produits alimentaires est appelée à se développer avec la croissance de la population mondiale. Cependant, l’accès aux marchés sera plus concurrentiel avec des pays émergents sur la scène mondiale tels que le Brésil et la Chine. Il faut également compter sur notre environnement européen, en particulier l’Allemagne qui a considérablement renforcé ses positions dans les filières de l’élevage, notamment dans les domaines du lait et du porc. Dans le secteur de la volaille, la pression européenne est également très forte.

Agir sur plusieurs leviers Face à ce constat, il nous semble indispensable d’agir sur plusieurs leviers. En premier lieu, il importe de renforcer la compétitivité des exploitations. Après avoir mené un travail de sensibilisation à l’occasion des nombreuses réunions organisées régulièrement avec les adhérents, nous devons maintenant aller plus loin en plaçant la démarche technicoéconomique au cœur de la relation entre les adhérents et la coopérative. Les risques liés à la volatilité des marchés doivent être mieux appréhendés. La coopérative a développé de nouvelles offres pour la commercialisation des céréales en 2009. En viande bovine, la contractualisation continue de se d é v e l o p p e r, e l l e e s t e n c o r e

insuffisamment utilisée. La question de l’accès aux marchés est plus que jamais posée. L’engagement dans la transformation agroalimentaire a été conforté au cours de cet exercice. Conscient de la nécessité d’avoir des entreprises en France qui soient leader sur leur marché et de dimension européenne, Agrial a pris ses responsabilités pour que le rapprochement entre les groupes Bigard et Socopa aboutisse, ce qui a été fait au début de l’année 2009. Enfin, il faut rappeler la nécessité d’une véritable politique agricole européenne. La libéralisation des marchés doit être accompagnée par la mise en place de nouveaux dispositifs de régulation. La crise que nous traversons et ses conséquences doivent attirer l’attention de nos plus hauts représentants dans le cadre des débats qui s’engagent sur les orientations de la PAC pour la période 2014-2020.

Cap sur 2015 Le Conseil d’administration et l’équipe de direction ont engagé les travaux portant sur l’évolution du groupe à horizon 2015. Dans le cadre de cette réflexion stratégique, nous devons intégrer des évolutions structurelles. Le nombre d’agriculteurs va continuer de diminuer, il faut par conséquent poursuivre l’adaptation de nos organisations et de nos structures. L’annonce de discussions avec la coopérative Elle et Vire participe de cette démarche. Elle va se prolonger au cours de l’année 2010. Les enjeux autour des pratiques agricoles sont très importants. La coopérative a investi dans les moyens humains et dans les outils, elle va accentuer son engagement dans cette évolution et son rôle de conseil auprès des adhérents. Dans le domaine agroalimentaire, notre réflexion portera sur le périmètre actuel du groupe, elle portera également sur de nouvelles opportunités car nous considérons que la valorisation des productions agricoles est essentielle pour assurer durablement la pérennité de l’agriculture de nos régions. 5


Les faits marquants de l’année 2009 Janvier 2009 Création d’Élevance L’activité matériel d’élevage était gérée depuis plusieurs années dans SM3. Depuis le 1er janvier 2009, elle a été transférée dans Élevance, une nouvelle filiale dédiée à cette activité.

Juin 2009 Florette prend le contrôle de Créaline Florette et Créaline avaient opéré un rapprochement en 2008, pour développer des synergies logistiques et commerciales. Après avoir pris une participation minoritaire à cette occasion, Florette a pris le contrôle de l’entreprise en juin 2009, suite à la disparition du principal actionnaire. La société est implantée dans le Centre Manche, elle est spécialisée dans la production de purées et de soupes fraîches à la marque Créaline. Le développement de Créaline va se poursuivre avec l’ouverture d’un nouveau site de production à L e s s a y ( 5 0) programmée en 2010.

Mars 2009 Rapprochement Bigard - Socopa Annoncé au cours de l’été 2008, le rapprochement des groupes Bigard et Socopa est devenu effectif en mars 2009, après avoir obtenu l’accord des autorités françaises de la concurrence. Ce rapprochement a été motivé par des éléments d’ordre conjoncturel mais aussi structurel. Avec un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros, et près d’un million de tonnes de viandes commercialisées, le groupe Bigard - Socopa Viandes est le leader européen en viande bovine et compte parmi les tous premiers acteurs en viande porcine.

Mai 2009 Florette fait l’acquisition de Salads To Go au Royaume-Uni Déjà présente avec la construction d’un site à Lichfield en 1998, Florette conforte sa position d’acteur sur le marché des végétaux frais prêts à l’emploi au Royaume-Uni. Salads To Go est une société implantée à Skelmersdale dans le Lancashire (au nord-est de Liverpool). Spécialiste du marché de la distribution et du food service, Salads To Go représente un chiffre d’affaires de 30 millions de livres.

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Juin 2009 La fusion entre Agrial et Union Set est entérinée Le projet de rapprochement entre Agrial et Union Set a été initié en 2007. Approuvée en juin 2009 par les adhérents avec un effet rétroactif au 1er janvier, la fusion renforce la base de la coopérative avec 10 000 sociétaires répartis sur sept départements. La complémentarité des activités et des territoires, mais aussi la vision des enjeux pour l’agriculture de nos régions ont motivé cette fusion qui donne une nouvelle impulsion, une nouvelle dimension au projet coopératif d’Agrial.

Deux soirées avec l’ensemble du personnel Les salariés des deux coopératives ont été réunis à l’occasion de la fusion. Compte tenu de l’importance du nombre d’invités, de l’ordre de 2300 personnes, deux soirées ont été organisées pour marquer l’événement.


Juillet 2009 La branche boissons fait l’acquisition de Val de Vire

Décembre 2009 Direction générale du groupe : Ludovic Spiers succède à Jean-Marie Meulle

La branche boissons Agrial a pour principale activité la fabrication et la commercialisation de cidre et de jus de pommes. Elle compte les principales marques distribuées en France: Écusson, Loïc Raison, Kérisac. Confrontée à l’érosion de ses performances, Val de Vire, filiale de la coopérative Elle et Vire, a rejoint la branche boissons au début de l’été 2009. L’activité cidricole de Val de Vire qui gère la marque Dujardin représente un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Cette opération doit contribuer à la promotion de l’image du cidre auprès des consommateurs.

Été 2009 L’atelier produits élaborés de volaille de Chailland (53) double sa capacité Créé en 2005, l’atelier dédié aux produits élaborés a doublé sa surface et sa capacité de production au cours de l’année 2009. Sa capacité annuelle est portée à 3000 tonnes, elle vient conforter la gamme de produits permettant de valoriser la viande de volaille.

Septembre 2009 Inauguration de la cuverie à Livarot (14) Le site CCLF de Livarot a inauguré sa nouvelle cuverie de 45 000 hectolitres. Ce nouvel équipement permet de renforcer la capacité de stockage et du même coup l’ensemble de la capacité d’un site devenu, au fil des années, l’un des plus importants de la branche boissons.

Après 33 années passées dans le groupe dont 13 à la direction générale, Jean-Marie Meulle a quitté ses fonctions à la fin de l’année 2009. Il a beaucoup œuvré au développement de la coopérative, avec en particulier la création d’Agrial en 2000. Il a également été un acteur du développement des activités agroalimentaires du groupe, en France mais aussi en Europe. À l’occasion de son départ, Jean-Marie Meulle a souligné l’importance du travail en équipe et de la gouvernance, deux éléments essentiels pour la conduite et la réussite des projets. Depuis le 1er janvier 2010, Ludovic Spiers est le directeur général du groupe Agrial. Présent dans le groupe depuis plus de vingt ans, il a une longue expérience dans la coopération en occupant différentes fonctions de direction auprès de son prédécesseur.

Décembre 2009 La SAMA inaugure son nouveau siège à Bretteville l’Orgueilleuse (14)

Octobre 2009 Agrial et Elle et Vire engagent une réflexion stratégique Fin octobre, les coopératives Agrial et Elle et Vire annoncent qu’elles engagent une réflexion stratégique sur l’évolution de leur activité laitière. Les deux coopératives ont de nombreux points communs: collecte laitière assez voisine en volume, contrat de commercialisation et participations dans la Compagnie Laitière Européenne, territoires qui se complètent et adhérents en commun. Outre ce constat, Agrial et Elle et Vire placent cette réflexion sur un horizon à moyen terme en intégrant le fait que le secteur laitier dans son ensemble va connaître d’importantes évolutions.

La SAMA est l’une des deux filiales de distribution de matériel agricole du groupe Agrial. Elle vient d’investir dans un nouveau site qui est également le siège de l’entreprise à l’ouest de Caen. Les nouveaux locaux ont été inaugurés en décembre 2009.

7


Les chiffres clés 2009 Le chiffre d’affaires 2009 Le chiffre d’affaires

La répartition du chiffre d’affaires

L’augmentation de près de 14 % du chiffre d’affaires doit être regardée en tenant compte : - d’une croissance née de la fusion avec le groupe coopératif Union Set ainsi que d’acquisitions ou de partenariats capitalistiques dans les activités de transformation, - d’une baisse mécanique liée à l’évolution du prix des produits agricoles ainsi qu’aux effets de la loi LME. Nous considérons que l’activité, à périmètre identique, s’est maintenue au cours de l’exercice 2009.

L’activité légumière du groupe reste prépondérante mais la fusion avec la coopérative Union Set donne aux activités amont, en particulier céréales et agrofourniture, une part d’activité en croissance.

Boissons

Autres 0,2 %

6,1 %

Agrofourniture

16,2 % Légumes

27,4 %

Distribution magasins

7,1 % Céréales

Évolution du chiffre d’affaires (en millions d’euros)

2007

1 910

2008

Œufs 0,6 %

Porcs 5,6 %

7,6 %

2 171 1 724

Machinisme 3,7 %

11,2 % Lait 7,3 % Bovins 6,9 %

Volailles

2009

Les emplois Le groupe Agrial compte, en effectif moyen, 7 715 salariés en 2009. Le développement des emplois dans le groupe en 2009 est, pour l’essentiel, lié à la fusion d’Union Set dans Agrial. On note également l’impact des opérations de croissance externes réalisées dans la branche agroalimentaire : Tallo Verde et Salads To Go dans la branche légumes ; Val de Vire dans la branche boissons. 7 715 6 725

7 065

Les activités agroalimentaires représentent 66 % des emplois dans le groupe. Plus de 2 000 salariés sont situés hors de France (Espagne, Royaume-Uni, Suisse, Italie, Portugal). La répartition des emplois du groupe Agrial Branche boissons

7%

Coopérative

22 %

Branche volaille

7% Distribution rurale Branche légumes

52 % 2007 8

2008

2009

10 % Matériel agricole

2%


Les indicateurs financiers 2009 Résultat courant (en millions d’euros) 39,8 35,7 31,3

Résultat net (en millions d’euros)

2007

2007

2008

2009

33,8

32,7 28,7

2008

2009

Un endettement maîtrisé et la baisse des taux d’intérêts ont permis une réduction très significative de la charge financière. A noter également que nous ne portons plus d’effets de l’activité de Socopa apportée en 2009 au groupe Bigard.

La bonne tenue des activités en volume, l’effet de la fusion et des croissances externes ainsi que le niveau des taux d’intérêt permettent d’atteindre un résultat net qui s’approche du meilleur niveau connu par Agrial.

La marge brute d’autofinancement

Les investissements (en millions d’euros)

74,1 66,1

75,7

65,3

70,5 54,8

2007

2008

2009

2007

2008

2009

La progression de la MBA est parallèle à celle du résultat net.

Le niveau des investissements a été réduit pour être adapté aux risques liés à la crise financière ainsi qu’à la nécessité de maîtriser un endettement sensible au poids accru des activités génératrices de besoins en fonds de roulement.

Les fonds propres (en millions d’euros)

La dette (en millions d’euros)

294,6

2007

420

260,3

2009

2007

291

281

2008

2009

318

2008

Au résultat net de 32,7 millions d’euros, le groupe a souhaité adjoindre des quasi fonds propres en émettant un programme obligataire de 50 millions. Le groupe Agrial sera ainsi en mesure de poursuivre le financement de sa croissance en maîtrisant ses ratios financiers.

La maîtrise du niveau des investissements, l’apport de quasi-fonds propres et la baisse des prix agricoles qui a eu un effet modérateur sur les besoins en fonds de roulement, ont permis de garder une dette plus faible que l’an passé pour une activité globalement élargie par la fusion avec Union Set et par des croissances externes .

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Une dimension européenne Les sites du groupe Agrial Le groupe Agrial a ses racines dans le Grand Ouest de la France où il compte un très grand nombre de sites dans ses différents domaines d’activités. Depuis les années 90, il a opéré un développement en dehors de son territoire d’origine, en France tout d’abord, puis dans plusieurs pays européens: au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Suisse et en Italie. Les implantations ont concerné principalement la branche légumes, dans des bassins de production complémentaires à ceux de la coopérative, en proximité des marchés et des consommateurs. En 2009, le groupe compte un nouveau site au Royaume-Uni avec l’acquisition de Salads To Go. Ce dispositif confère au groupe Agrial une dimension européenne.

CAEN

Rouen

Rennes Laval Le Mans Angers Tours

Ajyr

Légum'land

Plateforme Volailles Européenne Fruitière

Véga mayor

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Le territoire de la coopérative

Manche Calvados Ille-et-Vilaine Orne

Sarthe Mayenne Indre-et-Loire

Le territoire de la coopérative Agrial est constitué de sept départements répartis dans quatre régions administratives: La Basse-Normandie: - le Calvados, - la Manche, - l’Orne. Les Pays de la Loire: - la Mayenne, - la Sarthe. La Bretagne - l’Ille-et-Vilaine, La région Centre: - l’Indre-et-Loire. La coopérative est également présente sur les territoires limitrophes dans les départements voisins. L’agriculture est à dominante élevage. En effet, 75 % des adhérents de la coopérative sont producteurs de lait et de viande bovine. Les élevages de porcs et de volailles se sont également développés en proximité de l’élevage bovin. Une zone à dominante grandes cultures traverse le territoire de la coopérative sur un axe Nord - Sud, de Caen jusqu’en Indre-et-Loire. Dans certains secteurs à forte tradition cidricole, la production de fruits à cidre reste très présente. Sur le littoral de la Manche, et autour de Caen, nous avons des bassins légumiers. Voilà en résumé la typologie de l’agriculture de nos départements qui occupe une place importante dans l’économie de nos régions.

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Les Hommes

Le Conseil d’administration LE BUREAU PRÉSIDENT Gilbert Herpe VICE-PRÉSIDENTS Jacques Bruand Arnaud Degoulet Pierre Hermenier Jean-Luc Duval

TRÉSORIER Philippe Connefroy SECRÉTAIRE Rémi Pelhate

MEMBRES DU BUREAU Rémi Bézard Richard Boyer Raymond Breton André Gorju Bernard Guillard Philippe Marie Philippe Potier Xavier Trincot

LES AUTRES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Jean-Pierre Bourban Pascal Carreau Jean-Luc Chéreau Joël Chevalier Sébastien Chevalier Eric Coignard Hubert de Beauregard Bertrand Detroussel Philippe Faucon Louis Gieu Sonia Guth Philippe Gy 12

Etienne Haudestaine Pascal Jourdan Frédéric Lecerf Catherine Leffray Eric Lemonnier Denis Mariette Jean-Philippe Osmond Bruno Paynel Gilbert Pilard Alain Ramaugé Jacques Renet

Invitée Myriam Morin Présidente de la Commission Jeunes Le Conseil d’administration a accueilli dix nouveaux membres avec l’arrivée d’Union Set dans Agrial. Dans le même temps, trois administrateurs n’ont pas sollicité le renouvellement de leur mandat à la suite de leur cessation d’activité : Denis Picard, Amand Erard, Maurice Trihan, de même que Bernard Guilbert (invité).


L’équipe de direction DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE AGRIAL : Ludovic Spiers DIRECTEUR FINANCIER: Philippe Galou • Finances: Pierre Dreux • Consolidation-Audit: Henri-Georges Denis • Trésorerie: Xavier Tréguer • Juridique: Florence Zyngfogel DIRECTEUR DE LA BRANCHE LÉGUMES: Louis-Marie Le Coutour

DIRECTEUR DE LA COOPÉRATIVE AGRIAL: Christian Clarysse DIRECTEUR AGROFOURNITURE CÉRÉALES ET SEMENCES : Gérard Langlois

• Directeur approvisionnement : Olivier Bourassin • Directeur céréales et semences : Philippe Vincent DIRECTEUR DES PRODUCTIONS ANIMALES : Philippe Allanic

• Directeur filières lait et œufs : Jean-Pierre Bellée • Directeur filière bovine : Franck Hamon • Directeur filière porc : Jean-Luc Fourmond

DIRECTEUR DE LA BRANCHE VOLAILLE: Didier Secoué

DIRECTEUR USINES ALIMENTS DU BÉTAIL: Denis Termignon

DIRECTEUR DE LA BRANCHE BOISSONS: Franck Malinowski

DIRECTEUR RESSOURCES HUMAINES : Patrick Bunel • Directeur adjoint : Gérard Maisonneuve

DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION: Michel Oriac

DIRECTEUR SERVICES ADMINISTRATIFS ET INFORMATIQUE :

DIRECTEUR DISTRIBUTION RURALE : Pascal Beuve

Daniel Lemière DIRECTEUR CONTROLE DE GESTION : Jocelyne Levionnais RESPONSABLE MARKETING ADHÉRENTS : Patrick Beauvois

Au terme de l’exercice 2009, Jean-Marie Meulle a fait valoir ses droits à la retraite après 13 années passées à la direction générale du groupe. Ludovic Spiers lui a succédé au 1er janvier 2010, il est lui-même remplacé par Christian Clarysse à la direction de la coopérative. On note également l’arrivée de cadres de direction auparavant chez Union Set suite à la fusion intervenue en juin 2009. 13


14


Filière lait

Filière bovine

18

32 L’OP légumes

20

Filière porc

34

Filière cidricole

22 36 Agrofourniture

Filière volaille

24 38

Filière œufs

Nutrition animale

26 40

Filière céréales

Distribution rurale

28

Filière semences

30

42 Machinisme agricole 44

LES ACTIVITÉS DE LA COOPÉRATIVE

15


ORGANISATION DE LA COOPÉRATIVE

Une organisation décentralisée BESSIN BOCAGE

PLAINE CAEN FALAISE

COTENTIN Valognes

Magny-en-Bessin CAEN

PAYS D'AUGE

Filière Légumes

CENTRE MANCHE

Créances

Coutances St-Martin-de-la-Lieue Falaise Filière Fruits à cidre

BOCAGE ORNAIS Argentan

ORNE CENTRE ET EST

Ducey

MONT-SAINT-MICHEL

Ste-Foy-de-Montgommery

Filière Lait

Filière Bovine

Briouze

Marcei

St-Hilaire-du-Harcouet Filière Œufs Filière Porc

Ernée Vivoin

Javené

SARTHE NORD

Filière Volaille

Chailland

LE MANS Filière Porc Filière Céréales et Semences

Loué

Le Grand Lucé

SARTHE SUD-EST

ILLE-ET-VILAINE MAYENNE Reignac-sur-Indre

Siège de filière Siège de région

SARTHE SUD-OUEST INDRE-ET-LOIRE

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epuis la création d’Agrial en 2000, la volonté de rester proche des adhérents et du terrain a été déterminante dans l’organisation des structures de la coopérative. Lors de la fusion Agrial Union Set en 2009, cette organisation a été confortée, elle répond pleinement au besoin de prendre en compte les particularités et la diversité de l’agriculture sur un large territoire du Grand-Ouest de la France.

Le nouveau magasin du Grand Lucé (72)

Un territoire réparti en quatorze régions

Une vie coopérative active

La nouvelle organisation compte quatorze régions dont la mission première est de gérer au quotidien la relation avec les adhérents. Les régions sont placées sous la responsabilité d’un Conseil de région dont le président siège au Conseil d’administration de la coopérative. Les principales missions déléguées au Conseil de région portent notamment sur le suivi des activités, les projets d’investissements. Il est également un relais entre la coopérative et les adhérents. La gestion des activités de la région est confiée à un directeur de région qui anime l’équipe des RTE et le réseau des magasins.

Parmi les spécificités des coopératives agricoles, il faut souligner les liens particuliers avec les adhérents. Au sein d’Agrial, nous attachons une importance particulière à la gouvernance, à la participation des adhérents aux actions et aux orientations de la coopérative. Le Conseil d’administration, les Conseils de région et les Conseils de filière représentent 400 élus. Dans les structures de l’organisation coopérative, figurent également les commissions, elles sont force de proposition pour le Conseil d’administration. La vie coopérative recouvre également l’ensemble des actions et des animations réalisées avec les adhérents. Outre les assemblées statutaires, des réunions dites d’hiver sont également organisées dans les régions et les filières. Citons également les nombreuses réunions proposées dans les régions, dans les filières. Si ces réunions demandent une grande disponibilité aux dirigeants de la coopérative, elles constituent indiscutablement une grande richesse.

D

Des filières positionnées au cœur des bassins de production L’agriculture de nos régions s’est développée autour des productions animales et végétales. Cela se traduit par la polyvalence des activités de la coopérative qui compte huit filières. Les structures sont similaires à celles des régions avec un Conseil d’élus pour chaque filière et une équipe en charge de la gestion. Les sièges des filières sont positionnés au cœur des bassins de production.

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LA FILIERE LAIT

Prendre en compte la réalité des marchés dans la gestion de nos exploitations

Dégradation des marchés laitiers en 2009

Rémi PELHATE Président de la filière lait

Une collecte de 473,5 millions de litres de lait

En 2009, nous avons subi de plein fouet les conséquences des réformes de la PAC, et notamment la disparition des filets de sécurité, nous avons également perçu l’importance de la situation économique mondiale sur la santé de nos exploitations. La priorité est de regarder en face les échéances qui nous attendent : orientations budgétaires de l’Europe ; suppression des quotas laitiers en 2015. Notre responsabilité est de nous préparer sereinement à ce nouveau contexte pour que les producteurs Agrial trouvent de nouvelles perspectives. Au vu de ce qui se passe dans les différents bassins laitiers concurrents, la restructuration organisée de toute la filière doit être notre objectif principal. 18

L’économie laitière a été marquée par d’importantes difficultés en 2009. Ces difficultés trouvent leur origine dès 2008 avec l’impact de la crise économique. La baisse de la consommation intérieure et la dégradation des prix des produits industriels ont entraîné une forte baisse du prix du lait. La profession s’est mobilisée, elle s’est divisée aussi après la signature d’un accord en juin 2009 sur la détermination d’un prix annuel moyen obtenu dans des conditions difficiles. D’un côté, les transformateurs sont confrontés à la concurrence européenne et allemande en particulier avec des prix inférieurs à ceux de la France. De l’autre, les producteurs subissent une hausse du prix des intrants qui a pesé sur les trésoreries. L’économie agricole européenne a fortement évolué, notamment en 2003 avec l’accord de Luxembourg qui a directement concerné la production laitière. Les mécanismes de régulation des marchés ont été supprimés, entraînant une plus grande volatilité des prix. Au plus fort de la crise, la Commission a cependant déclenché une opération de stockage mais pour des volumes limités. Force est de constater que le marché des produits laitiers en Europe est devenu plus ouvert, plus concurrentiel, il faut prendre en compte cette réalité dans la gestion de l’ensemble de la filière, tout particulièrement dans les exploitations.

La collecte auprès des adhérents de la coopérative engagés dans la filière représente 473,5 millions de litres de lait en 2009. Après une hausse de 7,7 % en 2008, la

Évolution de la collecte laitière (en millions de litres) 497,3 465,9

2007

2008

473,5

2009


collecte est en retrait de 5,6 % en 2009. Le nombre de producteurs continue de diminuer, ils sont 1 522 avec un volume moyen de 310000 litres de lait. La restructuration des exploitations laitières se traduit également par le développement des formes sociétaires. Elles représentent maintenant 73 % des volumes collectés. Parallèlement, la capacité des tanks mis à disposition par la coopérative continue d’augmenter, elle atteint 5 500 litres. Ces évolutions participent à l’amélioration de la productivité de la collecte. À noter que pour la maintenance des tanks, désormais seuls les opérateurs ayant une attestation de capacité peuvent intervenir sur ces équipements frigorifiques. Cette démarche vise à réduire les rejets de gaz à effet de serre. Agrial a obtenu cette attestation en juin 2009. En terme de qualité du lait, notamment la qualité cellulaire, les résultats 2009 sont meilleurs que ceux de l’année précédente. Il est utile de rappeler que les critères de qualité entrent pour une part non négligeable dans la détermination du prix du lait.

La démarche technico-économique, une priorité Le contexte de l’année 2009 rappelle la nécessité de faire évoluer les missions des techniciens qui interviennent chez les adhérents. Après la gestion administrative des quotas laitiers, les démarches autour de la qualité du lait, ils doivent maintenant s’engager dans l’approche technico-économique des exploitations. L’objectif est d’accompagner nos adhérents pour améliorer la compétitivité de l’atelier lait. Il est indispensable d’appréhender le prix de revient du litre de lait.

En 2009, une soixantaine de producteurs de lait ont calculé leur coût de production en collaboration avec leur technicien de filière ou leur RTE. Il faudra aller beaucoup plus loin dans les années à venir. La confirmation de la suppression des quotas laitiers en 2015 a généré un débat sur la gestion de la production et la relation entre les producteurs et les transformateurs. La question de la contractualisation est maintenant posée, elle a été débattue avec les producteurs au cours des réunions d’hiver.

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LA FILIERE VIANDE BOVINE

Développer la contractualisation dans l’intérêt des producteurs et de la filière

Franck HAMON Directeur de la filière bovine

Après avoir géré la phase de fusion, notre objectif est maintenant de mettre en place une nouvelle organisation adaptée à l’évolution du contexte économique et aux attentes de nos producteurs. Cette organisation doit se construire dans le cadre d’un partenariat renforcé avec notre aval, générateur de valeur ajoutée pour toute la filière et ses producteurs. L'enjeu est important, il conditionne l’avenir des ateliers viande dans nos régions.

Une activité renforcée avec 161 500 animaux commercialisés La fusion Agrial - Union Set a sensiblement modifié le périmètre des activités de la filière bovine. En 2009, 161500 animaux ont été commercialisés contre 123500 l’année précédente. Le contexte de l’année est marqué par une offre soutenue en gros bovins, en revanche nous avons assisté à un recul significatif de l’activité jeunes bovins en France. Cela se traduit dans les chiffres de la filière bovine Agrial qui a commercialisé 54790 animaux. Le recul d’activité dans cette catégorie était d’ailleurs prévu après les baisses de mises en place l’année précédente. Sur le territoire de la coopérative, les départements de l’Orne, de la Sarthe, de la Mayenne et de la Manche occupent une place prépondérante dans l’activité jeunes bovins. En gros bovins, l’activité a été hétérogène. Elle représente 50 900 animaux commercialisés, avec une offre importante en début d’année. Les équilibres en terme d’offre auxquels nous étions habitués ont été quelque peu perturbés à cause de la FCO. Cette maladie continue de perturber fortement l’activité bovins maigres qui représente 29000 animaux en 2009. Les mises en place de broutards dans les ateliers d’engraissement ont été très actives. À l’inverse, l’exportation de femelles vers l’Espagne et l’Italie a été pénalisée du fait que les troupeaux allaitants ne sont pas encore tous entrés dans le processus de vaccination contre cette maladie. L’activité veaux de huit jours représente 26750 animaux commercialisés dans un contexte de repli du marché.

Répartition des animaux par catégorie (en nombre de têtes) Veaux

Gros bovins

26 752

56 786

Maigres

29 040

Jeunes bovins

50 931 20


Développer les relations avec les outils de proximité Les gros bovins et les jeunes bovins sont commercialisés auprès de Socopa Viandes avec la volonté affichée d’approvisionner les outils industriels de proximité à savoir Gacé (61), Coutances (50) et Cherré (72). Rappelons que Socopa Viandes est devenue en 2009 une filiale du groupe Bigard. Ce nouveau leader européen en viande bovine représente une très grande part de nos débouchés. Cette relation nous a permis de développer de manière significative la production dans le cadre de filières identifiées telles que FQRN, TÜV, et à un degré moindre Ramsès 66 avec Mc Key/Mc Do ou le Bœuf Fermier du Maine. Fin 2009, a été officialisé le lancement de la filière Oméga au sein de l’OP Agrial. Cette démarche vise à valoriser des animaux issus du troupeau laitier nourris avec un aliment enrichi en acides gras polyinsaturés pendant la dernière période d’engraissement. La production contractualisée représente 23 % du nombre d’animaux commercialisés. Elle doit continuer à progresser dans les années à venir, l’objectif à court terme est d’atteindre le seuil de 30 %.

Bâtir une organisation simple et efficiente La restructuration en aval de la filière, opérée en 2009 autour du groupe Bigard, conforte le projet de la filière bovine d’Agrial visant à rationaliser l’organisation de l’amont. Les bases de ce projet reposent sur la volonté de construire un partenariat fort avec Socopa Viandes. L’objectif est de pouvoir s’appuyer à l’avenir sur une organisation simple, efficiente dans son fonctionnement

et sa performance économique. Celle-ci doit permettre d’optimiser la valorisation de la production des adhérents dans un contexte de marché où il est de plus en plus difficile de faire des prévisions mais où la réactivité reste un atout incontournable. Rappelons que l’Europe est importatrice de viande bovine depuis quelques années. C’est aussi le cas de la France depuis cette année. La compétitivité et la pérennité de la filière bovine représentent un véritable enjeu. Ce projet sera appelé à évoluer au cours de l’année 2010.

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LA FILIERE PORC

Renforcer notre compétitivité et cultiver le lien de proximité avec les éleveurs

Arnaud DEGOULET Président de la filière porc

La filière porc Agrial, c’est avant tout plus de 700 éleveurs engagés dans une production confrontée à un contexte difficile. Les restructurations opérées, qu’il s’agisse du rapprochement Bigard - Socopa ou de nos groupements, visent à renforcer la compétitivité de l’ensemble de la filière. Il nous reste cependant du chemin à parcourir pour rivaliser avec nos principaux concurrents européens. Notre nouvelle organisation, née de la fusion Agrial - Union Set, a fait le choix d’un positionnement technicoéconomique fort avec une équipe proche des éleveurs.

Une nouvelle dimension pour la filière porc Agrial En 2009, la fusion a donné une nouvelle dimension à la filière porcine Agrial. Avec 914180 porcs commercialisés, elle se hisse au 6e rang parmi les structures de production en France. Mais le bilan 2009, c’est aussi une nouvelle baisse des cours et une situation difficile pour les éleveurs. Le prix du porc affiche un recul de près de 10 % avec un prix moyen annuel base cadran de 1,146 €/kg. Fort heureusement, dans le même temps, le coût de production a diminué avec la baisse du prix des céréales, ce qui a permis d’atteindre l’équilibre entre le coût de revient et le prix du porc. Maigre consolation après deux années qui ont fortement dégradé les trésoreries des éleveurs. En dépit de ce contexte, l’activité de la filière porc en 2009 affiche une stabilité avec 914180 porcs commercialisés. Si l’activité porcelets tend à diminuer (- 2 %), les ventes de reproducteurs sont en hausse de 10 % grâce à des débouchés extérieurs au groupement. Point positif: une reprise d’activité sur le second semestre avec l’arrivée de 23 nouveaux adhérents. Agrial est un acteur significatif dans le domaine de la nutrition porcine. Outre la fabrication d’aliments composés pour les porcs dans nos usines qui représente 165 300 tonnes en 2009, la filière accompagne le développement de la fabrication à la ferme chez les éleveurs. Cela se traduit par une progression des ventes de complémentaires et de minéraux.

Mieux valoriser la viande de porc par les filières qualité En 2009, 70 % des porcs ont été commercialisés dans le cadre d’une démarche qualité. En partenariat avec les

Répartition de l'activité porc

Porcelets

Reproducteurs

197 150

19 150

Réformes

17 690 Porcs charcutiers

914 180

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outils d’abattage, Agrial propose de nombreux débouchés qui répondent à des marchés spécifiques. Ils sont adaptés aux différents types d’élevage répartis en cinq catégories: porcs certifiés, porcs Label Rouge, porcs sur paille, porcs bio, porcs lourds et porcs conformés. De nouvelles filières qualité comme le Porc Petit Lait et le porc EQC ont été développées, nos apports pour ces filières vont se poursuivre en 2010. En termes de débouchés, Socopa Viandes avec les sites d’abattage d’Evron (53), du Neubourg (27) et de Cellessur-Belle (79), représente 65 % des animaux commercialisés par Agrial. En incluant l’abattoir Charal de Sablé-sur-Sarthe, le groupe Bigard Socopa Viandes représente 75 % de nos débouchés. Les autres charcutiers sont commercialisés auprès des abattoirs régionaux, ils permettent de valoriser les porcs dans des démarches spécifiques. Agrial est également bien positionnée dans la valorisation des truies de réforme.

Optimiser les coûts de revient en élevage Dans une conjoncture marquée par une forte pression sur le prix du porc, il est nécessaire d’accompagner les éleveurs afin de renforcer la performance technicoéconomique. C’est une orientation majeure décidée par le nouveau Conseil de la filière porc au moment de la fusion. L’équipe compte 21 techniciens et 3 vétérinaires, elle a pour mission de proposer les leviers techniques et économiques nécessaires à l’optimisation du coût de revient en élevage. Ils travaillent également sur les solutions d’amélioration de la valeur ajoutée de la production. Dans cet objectif, l’utilisation d’outils de suivi de performances est incontournable. L’OP porc Agrial

encourage ses adhérents à mettre en place l’un des outils qu’elle propose pour dégager les marges de progrès potentiel de leur élevage: • GTE et tableau de bord pour vous aider à améliorer les performances de GMQ et d’IC, • GTTT pour vous aider à améliorer les performances de reproduction, • OPTICOOP et USB pour vous aider à améliorer les classements des carcasses, • VIC, méthode pour mieux valoriser l’indice de consommation. En 2009, 329 élevages ont fait l’objet d’un calcul de résultats de gestion technico-économique. Il faut aller encore plus loin, les leviers d’actions sur le coût de revient sont multiples.

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LA FILIERE VOLAILLE

Le plan de rénovation et de développement du parc de bâtiments est engagé

Pierre CLÉMENT Responsable des groupements de producteurs Les groupements volailles label et standard réunis représentent un peu plus de 200 éleveurs. Après avoir atteint un palier dans notre organisation, nous avons à nouveau une opportunité pour développer la production et accompagner la demande des abattoirs de la branche volaille Agrial. Les moyens alloués par la coopérative pour mettre en œuvre un programme de rénovation et de construction témoignent de l’intérêt et la confiance qu’elle porte à une production qui contribue à l’économie agricole et agroalimentaire dans nos régions.

En volailles standard, le poulet se développe La production de volailles standard, exprimée en nombre d’animaux, est très stable en 2009. Elle représente 12,4 millions de volailles. Cette stabilité masque cependant des évolutions différentes selon les espèces. Si le poulet continue de se développer en avoisinant le chiffre de 10 millions de têtes, + 4 %, la dinde est en net repli: - 24 %. La hausse de la production de poulet traduit la bonne orientation de la consommation. La viande de poulet bénéficie d’un prix de revient compétitif grâce à un indice de consommation plus faible comparativement aux autres espèces. En dinde, le marché continue de se dégrader et cela se répercute à la production. La baisse de la production amorcée voilà six ans en France se poursuit. Cependant, l’ampleur de la baisse sur le groupement Agrial ne s’explique pas uniquement par l’évolution structurelle. Certains éleveurs diffèrent les mises en place de lots, ce qui génère outre la diminution de la production des difficultés dans la gestion du planning pour l’ensemble des éleveurs. La production de canards a augmenté en 2009, mais elle reste limitée dans un contexte de repli des mises en place en France, du fait du tassement de la consommation. L’année 2009 est marquée par une amélioration sensible des performances techniques et économiques en élevage, et ce malgré quelques difficultés rencontrées au cours de l’été dans les élevages de poulets. Les deux outils d’abattage de la branche volaille Agrial, Secoué et Socadis, représentent 85 % des débouchés pour le groupement.

Répartition de la production volailles (en milliers) Volailles label

1 874 650

Volailles standard

12 393 590 24


1,9 million de volailles label, une activité stable Les éleveurs Agrial engagés dans la production de volailles label sont réunis dans Les Fermiers du Bocage. En 2009, la production représente 1,9 million de volailles, soit une activité comparable à celle de l’année précédente. La demande a été soutenue, mais la production n’a pu la satisfaire à cause du manque de surface de bâtiment disponible. Ce constat a d’ailleurs motivé la mise en place d’un programme de relance d’investissement avec l’appui de la coopérative. L’année 2009 confirme l’amélioration des performances en élevage. Les résultats sont en progression constante depuis cinq ans. Les marges de progrès existent, notamment pour réduire les écarts observés entre les éleveurs. Parmi les faits marquants de l’année, il faut noter la progression de la demande en poulet jaune, au détriment du poulet blanc. Cette évolution chez les consommateurs est répercutée à la production. En pintade, les problèmes sanitaires sont mieux appréhendés, cependant le marché tend à diminuer. La production de volailles festives, dindes et chapons, est stable. Elle a toute sa place dans le groupement à la fois par les résultats qu’elle génère chez les éleveurs et pour assurer l’approvisionnement des abattoirs qui ont un marché à satisfaire.

25 projets de bâtiments en cours de réalisation Les groupements de producteurs de volailles sont une composante importante de la branche volaille Agrial. Pour accompagner son développement, il a été décidé de mettre en place un programme d’aides financières à

l’investissement dans les bâtiments. À noter que la Région Basse-Normandie apporte également son soutien au développement de la production sous signes de qualité. L’objectif est double: rénover les bâtiments existants pour améliorer les performances, créer de nouveaux bâtiments afin de développer la production. Initié en 2008, ce plan est en train de se mettre en place. 457 000 euros ont été octroyés par la coopérative en 2009. Les projets en cours portent sur la construction de 25 bâtiments dont 19 en label et 6 en standard.

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LA FILIERE ŒUFS

La production d’œufs alternatifs est appelée à se développer

Gilbert HERPE Président de la filière œufs

En 2009, le groupement a commercialisé 134 millions d’œufs, ce qui représente une légère augmentation par rapport à 2008 (+ 1 %). Si les œufs dits standards représentent la majorité de la production, la proportion d’œufs issus de systèmes de production alternatifs continue de progresser au rythme de l’évolution des besoins de nos partenaires. Elle représente aujourd’hui 30 % de notre production, + 3 % par rapport à 2008. Ces chiffres sont assez proches de ce qui est observé au niveau européen. En 2009, deux bâtiments label représentant 12 000 poules, et un bâtiment de 7500 poules en production biologique ont été réalisés sur le second semestre. Au sein du groupement œufs de la coopérative, les perspectives en production Label Rouge, plein-air et en bio sont à la hausse pour 2010 avec de nouveaux investissements prévus et même en cours pour certains. La seconde activité du groupement, la production de poulettes, est en hausse de 15 % par rapport à 2008 avec 1,496 million de poulettes commercialisées dont une partie en dehors du groupement Agrial. Cette activité est confrontée à une concurrence de plus en plus dure car les demandes sont moins importantes suite à l’allongement des cycles de ponte.

La baisse de la production en Europe profite au marché de l’œuf

Une nette amélioration de la conjoncture Nous avons retrouvé une conjoncture favorable au marché de l’œuf en 2009 grâce à la baisse de la production en Europe. Cette situation, nous la devons au fait que certains pays de l’Europe du Nord ont ou sont en train d’adapter leurs bâtiments aux exigences de la directive bien-être animal. Pour autant, nous devons faire le constat d’une offre trop dispersée en France, et au vu de notre taille, travailler à un rapprochement avec une structure plus conséquente sur le marché national.

En 2009, le cours moyen de l’œuf s’est apprécié de 11 % par rapport à 2008. Il est resté à un niveau élevé pendant plusieurs semaines. Dans le même temps, le coût de

La production d’œufs par type d’élevage (en millions)

Œufs embryonnés

11,7 Œufs bio

8,2

Œufs Label Rouge

28,4 Œufs standards

85,4 26


production et en particulier de l’alimentation a baissé de 19 % grâce à la diminution des cours des céréales. Il faut cependant rappeler que les années précédentes avaient été difficiles dans le secteur de l’œuf, l’amélioration de la conjoncture en 2009 donne une bouffée d’oxygène à la filière. L’embellie, tout au moins en ce qui concerne le marché de l’œuf, devrait se prolonger sur 2010 et vraisemblablement au delà. En effet, l’anticipation de l’application de la directive bien-être animal conduit à la diminution de l’offre en Europe. Pour exemple, on estime une diminution de cheptel de 6 à 7 millions de poules en Allemagne pour 2008, soit un recul de 17 % de la production de ce pays. De plus, les consommateurs, suite à la crise économique et financière, redécouvrent l’œuf et son image de produit peu onéreux. En France, les ventes ont progressé de 6,5 % sur le premier semestre 2009. En terme de commercialisation, Agrial entend poursuivre sa démarche de contractualisation et reste ouvert à toutes nouvelles opportunités de partenariat garant de débouchés durables.

Reconversion des cages traditionnelles aux normes 2012 L’Europe a décidé que la directive bien-être animal pour les poules pondeuses entrerait en vigueur au 1er janvier 2012. Cette échéance devient maintenant très proche et la situation est très contrastée en Europe. Des pays tels que l’Allemagne et les Pays-Bas ont fait le choix d’anticiper l’application par le développement des volières et minivolières. La distribution dans ce pays avance très vite, les grandes surfaces ne commercialisent plus d’œufs issus d’élevages conventionnels depuis le 1er janvier 2009. La

France a fait la moitié du chemin, il reste 50 % du parc de bâtiments à mettre aux normes dans les deux années à venir. Au sud de l’Europe, l’Espagne, qui occupe une place importante sur le marché de l’œuf, n’est pas en avance. Tout ceci nourrit les débats quant au strict respect du calendrier. Les conséquences de cette situation seront très vraisemblablement une diminution de l’offre à court terme et à moyen terme, une modification assez importante des structures d’élevage en Europe.

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LA FILIERE CÉRÉALES

Conforter la qualité et l’image de nos blés sur les marchés export

Une collecte de 1,5 million de tonnes en 2009 Avec 1,5 million de tonnes collectées en 2009, Agrial est devenu un intervenant important dans l’activité céréales, la coopérative se place au 7e rang des organismes de collecte en France. Le nouveau dispositif de collecte et de stockage réparti sur l’ensemble du territoire représente 220 sites, avec 111 silos de stockage dont une dizaine embranchés fer pour une capacité de 1 170 000 tonnes. La filière céréales gère également le silo portuaire à Caen dédié aux marchés export. La moisson 2009, démarrée au lendemain de la fusion, s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les rendements sont jugés bons dans l’ensemble des espèces, ils sont même très bons en colza. Autre satisfaction: la qualité des blés est au rendez-vous avec un taux protéique moyen de 11,2 % sur l’ensemble de la coopérative.

Des offres d’achat renouvelées

Jacques BRUAND Président de la filière céréales

Les bons rendements de l’année 2009 se traduisent dans les bilans mondiaux par des disponibilités importantes, tout particulièrement en blé. Dans un contexte de baisse du marché de la nutrition animale, il faut renforcer nos positions sur les autres marchés, en particulier à l’export. Produire des blés ayant une teneur en protéine suffisante est une exigence, il importe d’adapter la fertilisation azotée, la protection fongicide, et de raisonner le choix des variétés en s’appuyant sur notre savoir-faire dans le domaine des semences.

En 2009, la coopérative a étoffé ses offres d’achats. Une large palette, allant des offres sécuritaires à des offres plus spéculatives, est proposée aux adhérents. L’objectif est de privilégier les engagements avant récolte, ce qui permet à la coopérative de gérer au mieux les volumes et ainsi d’assurer la meilleure performance pour les adhérents.

L’activité en 2009 : 1 500 120 tonnes Tournesol

1%

Colza

1%

8%

Pois – féverole

Orge

12 %

Blé

61 % Maïs

15 %

28

Avoine

2%


Un marché céréalier très lourd En blé tendre, la production mondiale baisse légèrement par rapport à 2008. Elle reste cependant très élevée et nettement supérieure à la consommation ce qui ne fait qu’alourdir le stock de fin de campagne estimé à 196 millions de tonnes à fin juin 2010. Cet alourdissement se fait nettement sentir sur les prix, le blé sur l’échéance Matif novembre 2009 passant de 160 €/T en début d’année 2009 à 130 €/T en fin de période de cotation, en passant au plus bas à 119 €/T, avec une forte volatilité tout au long de la campagne. Cette tendance baissière se poursuit sur fin 2009 et début 2010. Cette baisse des prix impacte fortement le revenu des producteurs de céréales. En maïs, le bilan mondial est plus équilibré grâce à la forte augmentation de la consommation de maïs du fait de la transformation en éthanol aux États-Unis. En dépit d’une hausse des surfaces et d’une forte progression des rendements mondiaux, le bilan du maïs est plus équilibré que celui du blé. Ce bilan équilibré ne parvient cependant pas à contrebalancer le bilan extrêmement lourd du blé. En oléagineux, le contexte est plus sain, la consommation mondiale d’huile est en progression régulière. En ce qui concerne le marché français et plus largement européen, l’augmentation de l’utilisation des oléagineux pour la production de diester est l’élément moteur principal. Les bilans colza et tournesol sont ainsi globalement équilibrés.

Le silo de Beillé (72)

La nécessité de se tourner fortement vers l’export Avec 60 % des tonnages commercialisés par Agrial, l’alimentation animale est le principal débouché, le second étant l’export. Notre situation géographique permet d’accéder aux silos portuaires: Nantes, Saint-Nazaire, La Pallice sur la façade Atlantique; Rouen et Caen sur la Manche, l’un des objectifs étant de faire transiter le maximum de tonnages par notre propre silo portuaire à Caen. Enfin, une partie des blés est valorisée auprès des meuniers du Grand Ouest. On notera, sur 2009, une baisse sensible de la demande des fabricants d’aliments bretons, liée à la fois à la très bonne récolte dans l’Ouest, mais plus structurellement à la baisse de la consommation d’aliments composés. Il est donc nécessaire pour nous de mettre l’accent sur l’exportation et de poursuivre le travail engagé portant sur l’amélioration de la qualité de nos blés.

29 Le silo portuaire de Caen (14)


LES SEMENCES

Renforcer les liens avec nos partenaires semenciers et investir dans nos stations de semences

Recul de la demande en semences de céréales à paille et colza Après deux années de très forte demande en semences certifiées de céréales à paille, la campagne d’automne 2009 a enregistré une forte baisse. La baisse des prix des céréales et les bonnes conditions de récolte ont incité les agriculteurs à utiliser de la graine de ferme. Les ventes en semences de céréales à paille par les stations baissent ainsi de 17 % à l’automne 2009 sur l’ensemble des circuits de commercialisation (Agrial, Semences de France, Nickerson). Les deux stations de Saint-Sylvain (14) et Centre Sem (37), ont conditionné 270 000 quintaux. La lourdeur du marché nous a conduits à adapter nos plans de production pour 2010 avec une baisse des surfaces de multiplication de l’ordre de 20 %. Le référencement des variétés est déterminé dans l’objectif de faire bénéficier les adhérents des meilleures nouveautés. Pour 2010, nous avons privilégié en blé le compromis productivité, qualité protéique, qualité sanitaire afin de fournir aux agriculteurs les moyens d’atteindre les objectifs d’amélioration de la qualité. En colza, la production de semences sur Centre Sem baisse significativement, les rendements étant décevants pour les hybrides. En protéagineux, nous profitons du plan de soutien national, les ventes progressent fortement sur l’automne 2009 et le printemps 2010.

Philippe VINCENT Directeur céréales et semences

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Il est important de rappeler que l’une des missions d’Agrial est d’apporter de la valeur ajoutée à ses adhérents. La production de semences certifiées entre pleinement dans ce cadre. En 2009, 13 500 hectares ont été consacrés à la multiplication. En maïs semences, nous avons tous les atouts pour poursuivre notre développement en apportant toujours plus de qualité grâce au travail technique avec les producteurs. Nous engageons un plan d’investissement important pour augmenter la capacité industrielle de Centre Sem. En fourragères, nous sommes reconnus aujourd’hui au travers de notre filiale Benoist Sem. Nous travaillons au renforcement des liens avec nos partenaires semenciers pour pérenniser et développer cette activité chez les producteurs. Le projet de créer un nouvel outil industriel est à l’étude.

Répartition des 13 500 hectares en multiplication de semences

Céréales et autres

Maïs

3 800 ha

5 800 ha

Fourragères

3 900 ha


Des stocks importants en semences fourragères La production de graminées fourragères gérée par notre filiale Benoist Sem à Bonnétable représente sur 2009 un peu plus de 3 900 hectares. Les conditions climatiques, notamment lors de la récolte, ont été idéales. La production s’élève ainsi à 57 000 quintaux pour une prévision de 49 000 quintaux. Le marché est actuellement engorgé avec très peu de demandes sur l’automne 2009. Ceci a pénalisé Benoist Sem dont une part importante de la production est habituellement expédiée entre juillet et septembre. L’ensemble des semenciers a réalisé une récolte convenable qui vient grossir un report de stock déjà important. Les disponibilités en semences fourragères sont donc actuellement largement excédentaires par rapport aux besoins du marché. Nos partenaires semenciers doivent s’adapter à cette situation, ce qui se traduit par une baisse très importante des surfaces de production pour 2010, l’objectif étant de résorber le surplus de stock. Cette situation s’est déjà rencontrée à plusieurs reprises et cette baisse de surface est conjoncturelle.

Forte croissance de Centre Sem en maïs semences L’année 2009 a été riche en événements pour Centre Sem. Nous avons franchi pour la première fois deux seuils symboliques importants : plus de 3 500 hectares de production de maïs semences (3 800 hectares de multiplication en 2009) ; plus d’un million de doses de maïs ensachées.

Ce niveau d’activité important de Centre Sem a été permis par la forte demande de surfaces de nos partenaires (KWS et Semences de France) et le plan de relance initié en 2007. Depuis, 22 nouveaux producteurs ont rejoint le syndicat de Touraine, un programme d’investissement a été engagé pour adapter et développer la capacité de l’outil industriel. Le partenariat historique avec KWS et Semences de France ainsi que la qualité de la génétique maïs de ces semenciers devraient nous permettre de poursuivre le développement de cette production qui a atteint un niveau historiquement élevé en France avec 65 000 hectares cette année.

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L’OP LÉGUMES

Améliorer la mise en marché de nos légumes

Bernard GUILLARD Président de l’OP légumes

Les réflexions engagées en 2009 sur la commercialisation du poireau ont abouti à la mise en place d’un nouveau schéma qui vise à rapprocher la production et le commerce. Cette démarche, appelée à être étendue à d’autres produits, doit contribuer au dynamisme de l’ensemble de la filière et par conséquent à la production au sein de l’OP Agrial. Dans un environnement très concurrentiel, les remises en cause sont parfois utiles.

86 500 tonnes de légumes commercialisés en 2009 L’activité des producteurs de l’OP légumes Agrial s’établit à 86500 tonnes en 2009, soit un peu moins que l’an dernier. Cette année 2009 est marquée par deux périodes très différentes. En début d’année, jusqu’à fin avril où les volumes étaient faibles avec des prix très soutenus en poireau, navet, carotte et chou-fleur. L’automne, très clément au Mont Saint-Michel, a entraîné une offre importante et des prix faibles, surtout en carotte. Au même moment, le bassin du Val de Saire connaissait une période de sécheresse qui retardait le début de saison sans compromettre les valeurs de production pour l’hiver. Dans le bilan de l’année, on note un recul des tonnages en carotte, en navet, en chou et plus encore en céleri. En salade, le volume augmente légèrement, de 500 tonnes, alors que les mises en place avaient diminué. Ceci s’explique par l’amélioration de la productivité mais aussi par des moyens nouveaux mis en place notamment via le programme opérationnel comme la pose de petits tunnels pour les productions précoces, le blanchiment des serres pour la production de mâche d’été, la plantation des mottes sur plastique biodégradable dans le Val de Saire. En 2009, la surface de grands abris a évolué de 3 hectares. Les investissements dans les serres permettront de fiabiliser la qualité et les volumes livrés sur des périodes où le potentiel de développement est très important. Nous pouvons noter une réussite en 2009 sur le développement de la production de salades tendres sur le marché du frais.

Évolutions de la production dans l’OP (en tonnes)

90 160

89 940 86 470

2007

32

2008

2009


Des projets ambitieux pour 2010 en jeunes pousses, en mâche 2010 s’annonce comme une année charnière pour le développement de plusieurs productions en réponse aux attentes de nos clients. Le premier défi concerne les jeunes pousses avec un doublement des volumes. Environ 1000 tonnes à produire chez les producteurs spécialisés et chez de nouveaux producteurs. La production sera sécurisée par la mise en place de produit sous multichapelles en début et fin de saison. En 2010, l’évolution du parc de serres se poursuit avec de nouvelles constructions (9 hectares). Cet outil est vraiment intéressant surtout dans les zones du Nord de la Manche ou Nord Plaine de Caen où les températures hivernales restent relativement élevées. Le développement des jeunes pousses est également possible grâce à la mise en place du refroidissement rapide dans les stations concernées qui garantit le maintien de la qualité du produit dans le temps et la satisfaction des clients. Si 2009 a été marqué par une légère baisse de volume de mâche, celle-ci correspondait essentiellement à des productions de plein champ. Nous observions dans le même temps une amélioration significative conjointe du taux de réalisation du contrat et de fiabilité des apports. Ces critères essentiels à la satisfaction du client et à la sécurité du résultat du producteur sont à mettre en avant. La production sous grands abris froid est là aussi indispensable.

Développer la production biologique dans la région Le marché des légumes issus de l’agriculture biologique est manifestement en train de se développer. Restant fidèle à sa stratégie de vendre pour produire, la branche légumes et à l’intérieur de celle-ci l’OP, doit relayer l’évolution du marché à la production. L’OP est en capacité d’agir et d’accompagner les producteurs qui le souhaitent dans la conversion de leur production légumière. Le développement de la production légumière biologique constitue un nouvel enjeu à la fois auprès des clients qui sont de plus en plus demandeurs, et auprès des producteurs aussi car ce mode de production requiert une parfaite maîtrise technique et agronomique.

33


FILIÈRE CIDRICOLE

Un bon millésime 2009 avec la reconnaissance de notre OP fruits transformés

Jean-Luc DUVAL Président de l’OP fruits transformés

L’année 2009 a permis de concrétiser un projet qui nous tenait à cœur depuis plusieurs années : la mise en place de notre organisation de producteurs « fruits transformés ». Plus qu’un aboutissement, l’obtention de cette reconnaissance, complétée par l’agrément du programme opérationnel qui couvre la période 2010 – 2013, va nous permettre d’engager des actions structurantes au profit de la production. Ces actions viendront également contribuer au dynamisme d’une filière qui a besoin de revaloriser l’image du cidre et des produits cidricoles auprès des consommateurs.

La production de fruits à cidre se spécialise La collecte de pommes réalisée sur le périmètre de la coopérative s’établit à 96270 tonnes en 2009, soit une augmentation de 28 % par rapport à l’exercice précédent. À périmètre constant, la collecte est stable, mais en 2009, la filière cidricole d’Agrial a accueilli les producteurs d’Union Set après la fusion. Elle a également accueilli les producteurs livreurs de l’entreprise Val de Vire - Dujardin après le rachat de cette entreprise par la cidrerie Guillet au sein de la branche boissons d’Agrial. Ces évolutions, structurantes pour la filière, accentuent la part de la production contractualisée qui offre au producteur une garantie de débouché avec un prix relativement stable. Elle représente 85 % des apports cette année, cela met en évidence une tendance à la spécialisation dans la production de fruits à cidre. Après une excellente année 2008, les rendements sont jugés satisfaisants en 2009, à l’exception des variétés précoces pénalisées par un déficit hydrique. Le verger traditionnel a également bénéficié d’une production, il retrouve ses tonnages habituels. Outre les bons rendements, la qualité des fruits continue de progresser. L’agréage est effectué à la réception dans les usines, 85 % des apports ont bénéficié d’un classement A+ et A. C’est quatre points de plus qu’en 2008. Les bonnes conditions de récolte, une faible pression des insectes, et des méthodes de travail plus « professionnelles » conduisent à l’amélioration des fruits livrés.

Évolution des apports de fruits à cidre dans l’OP (en tonnes) 96 270

75 180

56 550

2007 34

2008

2009


Une organisation terrain renforcée L’extension du périmètre de la filière cidricole a permis de renforcer l’équipe et d’optimiser son organisation. Trois personnes auront en charge le service technique à la fois auprès des producteurs et dans la relation avec les équipes de terrain de la coopérative. Une personne aura la responsabilité de l’OP qui exige un suivi particulier du programme opérationnel. Parmi les actions engagées par la filière, il faut souligner le plan pommes 2020. Ce plan, engagé depuis quatre ans, porte sur le renouvellement du verger. Au total, ce sont plus de 1000 hectares qui ont été plantés au cours des trois dernières années dont 485 hectares pendant l’hiver dernier. Il reste une centaine d’hectares à réaliser, ce sera fait l’hiver prochain.

L’OP fruits transformée est agréée En réflexion depuis trois à quatre ans, le projet de constituer une OP, une organisation de producteurs dans la filière cidricole a enfin pu aboutir. L’agrément a été officialisé fin 2009, il marque l’aboutissement d’un travail conséquent qui a mobilisé les équipes d’Agrial. Autour de ce projet dans lequel près de 200 producteurs sont engagés, va se mettre en place un programme opérationnel validé par FranceAgrimer. Ce programme se décline dans plusieurs plans d’action notamment dans les domaines de l’environnement, de la qualité. Il permettra d’allouer des moyens à la production avec un soutien financier significatif. Le déploiement de ce programme commence dès 2010, il va se dérouler sur quatre ans.

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L’AGROFOURNITURE

Optimiser les interventions sur les cultures et repenser les systèmes de production

Olivier BOURASSIN Directeur agrofourniture

Forte baisse des prix des engrais en 2009 Le chiffre d’affaires, en recul de 16 % à 175,6 millions d’euros, résulte pour l’essentiel de la baisse des prix des engrais. On enregistre également une diminution des tonnages de 15 % principalement sur les engrais binaires et ternaires, les niveaux de prix ayant conduit les agriculteurs à réduire fortement les achats. Le décrochage des prix sur les engrais azotés au début du second semestre a eu pour effet une demande très importante, la coopérative a ainsi réalisé une morte-saison très active, permettant de couvrir 75 % des besoins azotés chez les adhérents. Après un bon début de campagne, les ventes d’amendements ont subi un tassement sur l’automne à cause du contexte laitier et céréalier. Elles représentent 123200 tonnes en 2009. Dans l’activité semences, Agrial conforte sa place de leader avec plus de 226270 doses de maïs commercialisées. En céréales à paille, après deux années de fortes progressions, les ventes de semences marquent un recul de 16 %. À noter le retour de la culture du pois dans les assolements. Les semences fourragères enregistrent une progression de 18 %. La coopérative a mené une action sur le renouvellement des prairies et la culture de l’herbe qui reste très présente dans nos régions. La baisse du chiffre d’affaires en produits phytosanitaires de 4,5 % résulte de conditions climatiques favorables et d’une moindre pression des maladies sur les cultures cette année.

L’information et les outils au service de la conduite des cultures L’année 2009 est marquée par trois éléments importants. Dans un contexte agricole difficile tout particulièrement dans les domaines du lait et des céréales, nous avons dû gérer un retournement de conjoncture sur le marché des engrais. Autre fait marquant cette année : la fusion. Elle a entraîné quelques évolutions dans l’organisation, notamment dans la logistique des produits agricoles avec un dispositif de quatre plateformes. Enfin, il faut souligner l’adhésion à Union Terres de France, une centrale d’achats en agrofourniture qui nous conforte dans la relation avec nos fournisseurs et nous permet de développer des offres plus compétitives auprès des adhérents de la coopérative.

Agrial s’investit dans les bonnes pratiques agricoles, et tout particulièrement dans l’utilisation des produits

Répartition du chiffre d’affaires agrofournitures en 2009 Semences

21,9 %

Engrais

40,6 %

Protection des cultures

29 % 36

Films – ficelle, divers

3,3 %

Amendements

5,2 %


phytosanitaires. En 2009, la coopérative s’est mobilisée au moment de la mise en place des réseaux d’épidémiosurveillance dans les sept départements qui composent son territoire. 73 référents technico-économiques sont engagés dans la démarche. À partir de leurs observations sur le terrain, une information diffusée chaque semaine permet aux agriculteurs d’être alertés sur l’état des cultures et des menaces éventuelles qu’il s’agisse de maladies ou d’insectes. Le bulletin de santé du végétal est mis en ligne chaque mercredi sur l’extranet Agrial.coop. Le positionnement des produits, à la bonne dose et au bon moment, passe par l’utilisation d’outils d’aide à la décision. Atlas est utilisé pour optimiser la date du traitement fongicide. Un essai conduit sur notre plateforme de Saint-James (50) a mis en évidence un gain de cinq quintaux en suivant les recommandations Atlas par rapport à une approche classique. Plus de 10 000 hectares ont ainsi été suivis en 2009. D’autres outils sont venus compléter le panel d’offres, à l’instar des avertissements via SMS, pour lutter contre la bruche de la féverole.

Le SAPC expérimente des solutions alternatives Le Service Agronomique et Protection des Cultures s’est renforcé avec la fusion, il compte désormais une dizaine de personnes. Le SAPC développe un réseau expérimental important avec 10000 micros parcelles réparties sur une cinquantaine de sites d’essais. Aux essais portant sur les variétés, les itinéraires techniques, viennent s’ajouter de nouvelles approches intégrant la mise en œuvre du plan Ecophyto. De nouvelles observations ont été introduites afin de tester le comportement de produits non biocides

(non actifs sur les maladies ou les ravageurs). Ces produits, appelés les SDP (Stimulateurs de Défense des Plantes), stimulent les plantes pour qu’elles s’autodéfendent contre les agresseurs. La réduction programmée de l’utilisation des produits phytosanitaires nous amène à repenser les systèmes de production. Agrial s’est engagée dans un vaste programme d’investigations sur l’allongement des rotations, l’alternance des cultures, ainsi que sur les techniques alternatives de désherbage. Autre voie explorée : la sélection des variétés réalisée sur nos plateformes en céréales et maïs s’oriente en priorité sur la tolérance et la résistance aux maladies et à la verse.

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LA NUTRITION ANIMALE

L’année 2009 est marquée par une baisse du marché des aliments du bétail

Denis TERMIGNON Directeur des usines d’aliments

L’année 2009 est caractérisée par un retournement brutal de tendance dans l’activité nutrition animale. La crise qui touche les secteurs du lait et du porc a des répercussions chez les fabricants d’aliments qui voient l’activité baisser sensiblement, jusqu’à -15 % en aliments bovins après deux années de forte croissance. L’autre fait marquant est la baisse des prix des céréales, elle s’est accentuée après la moisson. Les protéines ont eu quant à elles plutôt tendance à se tenir voire même à remonter sur la fin de l’année. De ce fait, les prix d’aliments ont évolué à la baisse.

Les aliments bovins et porcs subissent le contexte de crise Dans son nouveau périmètre, Agrial a commercialisé 586800 tonnes d’aliments en 2009. En aliment ruminants, Agrial accompagne la baisse du marché avec des volumes en retrait de 15 %. Le tonnage commercialisé sur cet exercice s’établit à 243600 tonnes. Outre l’impact du contexte laitier, il faut également noter une diminution des ventes d’aliments bovins viande, conséquence directe de la baisse des mises en place de jeunes bovins. Au moment de la fusion, nous avons géré l’harmonisation des aliments autour de la gamme Tanor sur les départements de la Sarthe et de l’Indre-et-Loire. Agrial a lancé la gamme On Milk spécifique robot de traite, avec un RTE spécialisé. La coopérative dispose d’une réelle expertise reconnue comme telle, nous permettant de suivre plus d’une centaine d’éleveurs. Grâce à sa large gamme, le mélange minéral au moment du chargement à l’usine, ainsi que l’offre minérale à la carte, Agrial conforte ses parts de marché avec plus de 11210 tonnes de minéraux bovins. Dans un marché en retrait de plus de 6 % dans l’Ouest, les aliments porcs représentent 165 300 tonnes auxquels s’ajoutent les ventes de complémentaires dont l’utilisation est en forte croissance avec le développement de la fabrication à la ferme. Agrial est très présente sur ce marché avec une équipe spécialisée pour accompagner les éleveurs. En volaille, qui représente un peu plus de 100000 tonnes, l’année a été contrastée avec un développement en volailles ponte (+ 5,8 %) due à une progression de nos parts de marché et un tassement des volumes en volailles chair du seul fait de la diminution de production de dinde au profit du poulet.

Répartition des tonnages d’aliments (586 800 tonnes en 2009)

Chevaux

3,5 % Volailles

17,4 %

Ruminants

41,5 % Porcs

28,1 %

38

Aliments simples

9,5 %


Agrial, leader sur le marché équin Le territoire de la coopérative compte un nombre de chevaux très important. Agrial a une équipe dédiée au marché du cheval, et notamment pour ce qui touche à la nutrition avec une gamme très complète d’aliments. Cette activité représente plus de 20000 tonnes dont près de la moitié, 9600 tonnes, en aliments composés. Outre les élevages spécialisés, et une présence active sur les manifestations équestres, la coopérative s’adresse aussi au grand public par son réseau de magasins qui permet de toucher une large clientèle et apporte un réel service de proximité.

De nouveaux équipements et des démarches qualité renforcées Avec la fusion, Agrial gère maintenant cinq usines d’aliments. Outre les investissements de maintenance, d’automatisation et d’amélioration des process de fabrication réalisés dans les usines cette année, le site du Mans a été équipé d’un système qui permet l’incorporation des minéraux bovins au chargement. En ce qui concerne les démarches qualité, les audits de suivi se sont bien déroulés. Le système qualité de l’usine du Mans est en cours de rapprochement avec celui des quatre autres sites. La profession a lancé une démarche commune de plan de contrôle contaminants dans les matières premières : Oqualim. Agrial est partie prenante du plan de contrôle national qui regroupe environ 70 % des fabricants d’aliments. L’intérêt de cette démarche est l’extension des contrôles par la mutualisation, chaque membre ayant accès aux résultats d’analyse des différentes matières premières et bénéficie d’un réseau d’alerte.

Usine d’aliments du Mans (72)

Les usines de Fougères, Condé et Le Mans ont eu leur premier audit de certification « Guide de Bonnes Pratiques de Fabrication d’Aliments Composés ». Cette certification, reconnue par les pouvoirs publics, doit nous permettre de progresser dans nos méthodes tout en allégeant la pression des contrôles des différents cahiers des charges que nous mettons en œuvre dans nos outils.

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LA DISTRIBUTION RURALE

Agrial, leader de la distribution rurale

L’activité jardin continue de progresser En 2009, le chiffre d’affaires atteint 251 millions d’euros, il est réparti sur deux marchés : - la distribution spécialisée de produits destinés aux ménages sur le segment de l’équipement de la maison (jardin, bricolage) et des loisirs verts pour 155 millions d’euros, - la distribution de produits agricoles destinés aux adhérents pour 96 millions d’euros.

Le contexte général de 2009 est marqué par les effets de la crise économique sur la consommation des ménages et sur l’économie agricole.

Pascal BEUVE directeur de la distribution rurale

Dans ce contexte, l’activité distribution spécialisée enregistre une baisse du chiffre d’affaires de 1,3 % avec des performances variables selon les rayons. Le jardin continue de progresser, + 3,2 %, avec une augmentation à nouveau significative de la partie végétaux (+ 9 %). A l’inverse, le secteur du bricolage est en retrait de 4 %, il a été marqué par une baisse de la construction de maisons individuelles qui a également un impact négatif sur l’activité matériaux. Dans le rayon animalerie, l’évolution du chiffre d’affaires est liée à la baisse des cours des matières premières, notamment les céréales. Cette baisse a été répercutée sur les gammes basse-cour. Dans le bilan de l’activité 2009, on notera le retournement de tendance dans les gammes de produits professionnels destinées aux agriculteurs, en particulier dans le matériel

L’exercice 2009 a été marqué par la fusion entre Agrial et Union Set avec pour conséquence le rapprochement des réseaux Districo et Sicalem. Avec 220 points de vente, le groupe Agrial est devenu un acteur majeur de la distribution rurale dans le Grand Ouest de la France. La stratégie dans ce métier s’appuie sur la proximité avec un site tous les 20 km et une image de professionnel bien relayée par les 1 000 salariés qui animent au quotidien notre réseau de magasins.

Évolution du chiffre d’affaires (en millions d’euros) 155,6

121,3

2007

40

126,3

2008

2009


CAEN

Saint-Lô

d’élevage. La baisse de 15 % enregistrée en 2009 intervient après une hausse du même niveau l’année précédente. Cette évolution traduit l’impact de la crise laitière qui a conduit les éleveurs à différer les projets.

Rennes

Laval LE MANS

Investissements et développement du réseau En 2009, les investissements ont porté sur l’adaptation de notre réseau, nous avons également réalisé deux opérations de croissance externe. Sur le réseau existant, trois projets importants ont été réalisés. Après plusieurs mois de travaux, le Magasin Vert de Cherbourg et le Point Vert Le Jardin de Douvres-la-Délivrande ont ouvert leurs portes en mars. Dans ces deux magasins, l’offre a été élargie, en particulier dans les domaines du bricolage et des matériaux. Dans la Sarthe, le magasin du Grand-Lucé à enseigne Agrial a été ouvert en septembre. Il vient conforter l’implantation d’Agrial dans une zone rurale. Afin de renforcer le réseau de magasins et d’assurer un bon maillage de notre territoire, nous avons fait l’acquisition de deux magasins à enseigne Catena dans la Sarthe. Ils sont situés respectivement à Ecommoy et à Saint-Calais. Ces croissances externes viennent consolider nos parts de marché en bricolage et en jardin.

Tours

Un réseau de 220 magasins

Harmonisation des enseignes de magasins En dépit d’un contexte hésitant, la croissance du réseau et l’amélioration des performances dans la distribution rurale confèrent une certaine confiance quant aux perspectives. Les actions au cours des deux prochaines années porteront essentiellement sur la rationalisation du réseau autour d’un système d’enseigne optimisé. Les enseignes Agrial et Apex (Point Vert, Magasin Vert) seront apposées sur l’ensemble du réseau. Une nouvelle enseigne sera déployée, elle vise à cibler tout le marché de l’équipement de la maison en milieu rural et rurbain avec une orientation renforcée sur le bricolage et les matériaux.

41 Le Magasin Vert de Cherbourg (50)


LE MACHINISME AGRICOLE

Le marché des agroéquipements a souffert du contexte de crise en 2009

Les ventes d'agroéquipements en France affichent un retrait de 15,3 % en 2009. La baisse des investissements est motivée en grande partie par la chute du revenu agricole. Les constructeurs anticipent même une forte baisse des immatriculations de tracteurs neufs pour les mois à venir. En dépit de cette conjoncture, l’activité machinisme dans le groupe Agrial a maintenu son chiffre d’affaires et sa performance en 2009.

Les ventes de matériels de récolte tirent l’activité de SM3 L'exercice 2009 a commencé par un changement de périmètre des activités de SM3. Le matériel et les équipements d’élevage sont désormais gérés dans une filiale dédiée, Elevance. Cet exercice est également marqué par un retournement de conjoncture qui affecte particulièrement le marché des agroéquipements. En 2009, SM3 a réalisé un chiffre d’affaires de 46,2 millions d’euros. À périmètre constant, l’activité est en retrait de 5,7 %, ce qui constitue une bonne performance au regard du marché. Dans les ventes de matériel, le marché du tracteur a été difficile à appréhender, avec une très forte pression concurrentielle. SM3 a réalisé de bonnes performances dans les ventes d’automoteurs, ensileuses et moissonneuses batteuses. De même, le marché des engins télescopiques est resté actif. Autre satisfaction de l’exercice: le marché de l’occasion. La demande a été soutenue, en France mais aussi hors de France où SM3 réalise un tiers de son chiffre d’affaires. Outre les ventes de matériel, SM3 gère plusieurs sites de proximité et un service itinérant pour l’entretien, les réparations des matériels, ainsi que la distribution des pièces de rechange. Ce dispositif a fait l’objet d’une réorganisation qui porte ses fruits, avec une démarche plus professionnelle auprès des clients, plus particulièrement auprès des CUMA et des ETA. Au cours de l’exercice, SM3 a conforté son dispositif de proximité avec une prise de participation dans la Sarl Denis Guillet à Condé-sur-Vire (50) pour accompagner la transmission de cette entreprise.

Évolution du chiffre d’affaires 81,5

2008

2009

72

2007

42

82,8


La SAMA inaugure son nouveau siège En 2009, la SAMA s’est installée dans son nouveau siège à Bretteville-l’Orgueilleuse. Ce projet était attendu depuis plusieurs années, il fallait en effet un nouveau site, celui de Carpiquet étant devenu obsolète. En l’espace de quelques années, la SAMA a largement étoffé ses implantations et ses activités. En doublant son chiffre d’affaires au cours des six dernières années, la SAMA est devenue une référence dans le réseau des concessions Massey Ferguson. En dépit du contexte de l’année 2009, le chiffre d’affaires s’établit à 30 millions d’euros, en progression de près de 10 %. Les ventes de matériels neufs affichent une croissance de 13 %. La SAMA conforte ses parts de marché dans les ventes de tracteur, elle confirme ses positions sur le marché des moissonneuses batteuses et sa place de 1er distributeur pour Massey Ferguson en France. La SAMA est également très bien positionnée sur des marchés spécifiques tels que les matériels de semis en système simplifié et les matériels de récolte de betteraves. L’activité occasion voit son chiffre d’affaires progresser de près de 10 %, cela confirme le regain d’intérêt des clients sur ce marché dans le contexte de crise.

Premier exercice pour Elevance Elevance est une nouvelle société dans le groupe Agrial, elle a intégré l’ensemble de l’activité matériel d’élevage gérée précédemment dans SM3. Pour son premier exercice, Elevance a été confrontée à un contexte particulièrement difficile avec la crise qui touche le secteur laitier. Cette situation a évidemment eu un impact sur l’activité au cours de l’année, certains éleveurs faisant le

Elevance à Villedieu-les-Poêles (50)

choix de reporter les projets d’investissement. Nous assistons également à des reports d’entretien des matériels de traite, ce qui peut avoir de lourdes conséquences sur la qualité du lait et au final sur le prix. Pour son premier exercice, Elevance a néanmoins maintenu le chiffre d’affaires de l’activité matériel d’élevage à 8 millions d’euros. Les projets de développement envisagés au moment de la création d’Elevance ont été reconsidérés compte-tenu du contexte. Elle confirme son positionnement dans le matériel de traite et les équipements pour l’élevage bovin.

43 Le siège de la SAMA à Bretteville-l’Orgueilleuse


AGRIALSERVICES

En 2009, 4 000 adhérents ont fait appel à AgrialServices

L’agronomie et l’environnement, les deux piliers de l’activité Les services développés par la coopérative sont répartis dans sept domaines faisant appel à des moyens et compétences différents. Le plus important de ces domaines est constitué de l’agronomie et l’environnement, il représente la moitié du chiffre d’affaires avec notamment les analyses physicochimiques de terre et de reliquats d’azote du sol en sortie d’hiver ainsi que les analyses d’effluents d’élevage. Ces analyses permettent le pilotage de la fertilisation organique et minérale, d’une part sous l’angle agronomique à partir du bilan entre le besoin des cultures et la ressource du sol et d’autre part sous l’angle réglementaire avec le plan de fertilisation prévisionnel azote en lien direct avec la directive nitrate. Les plans de fumure et prévisionnels de fertilisation sont des conseils réalisés annuellement chez les adhérents entre septembre et mars, ils donnent lieu à la remise d’un dossier comportant l’assolement, les quantités d’éléments fertilisants à apporter par parcelle. Les outils cartographiques facilitent le positionnement parcellaire notamment pour la réalisation de la télé-déclaration PAC.

10 400 hectares de blé suivis par Atlas

L’activité globale d’AgrialServices continue de progresser, elle représente un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros en 2009. Cependant, la conjoncture agricole a pénalisé le développement de cette activité pour laquelle il sera nécessaire d’adapter l’organisation et les moyens afin de mieux répondre aux besoins des adhérents dans un contexte en forte évolution.

L’activité bâtiment s’appuie essentiellement sur la conception des bâtiments d’élevage bovins lait et viande. Elle est réalisée principalement en Ille-et-Vilaine, dans le Sud Manche et l’Ouest de l’Orne. Le domaine réglementaire tend à diminuer. L’activité suit mécaniquement la fin des Dexel (mise aux normes des

Répartition de l'activité AgrialServices en 2009 Charte qualification d'élevage

Outils d'aide à la décision

9,7 %

11,1 %

Stratégie et gestion de projet

1,2 %

Agronomie et environnement

Réglementaire

50 %

11,4 % Bâtiment

13,4 %

44

Formation 2,1 %


exploitations d’élevage) et la diminution des dossiers installations classées. Elle porte sur la réalisation de plan d’épandage et l’aide à la télé-déclaration PAC. Autre domaine important: les OAD, outils d’aide à la décision, pour les productions végétales. Une première catégorie d’OAD permet le pilotage de la fertilisation azotée du blé tendre avec Farmstar, N-Tester, Jubil et Ramsès. La seconde catégorie d’OAD intervient sur l’optimisation du positionnement des traitements fongicides sur blé tendre avec deux objectifs majeurs: mieux valoriser l’investissement fongicide; adapter les traitements à la pression maladie et au risque encouru afin de limiter la pression sur l’environnement. Atlas réunit un ensemble de technologies de modélisation qui permet de transmettre des informations au niveau de la parcelle. Atlas constitue la première génération d’outils indispensables au métier de l’agriculture, utilisable à grande échelle, répondant aux démarches technicoéconomiques et environnementales qui deviennent les priorités dans nos relations avec les adhérents. C’est pour ces raisons que la coopérative a décidé de développer Atlas en 2009 dès son lancement. Le succès a été au rendez-vous avec 10400 hectares suivis et 260 adhérents engagés dans la démarche.

AgrialServices habilité pour la formation Certiphyto Le domaine de la formation a bénéficié en 2009 de la mise en place au plan national de la phase expérimentale pour l’obtention du Certiphyto par les agriculteurs. AgrialServices a obtenu l’habilitation du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche en octobre pour réaliser les

formations agriculteurs en voie D sur deux jours. Cette formation est réalisée par groupes d’une quinzaine d’adhérents, elle est conjointement dispensée avec Arvalis Institut du Végétal et financièrement prise en charge par Vivea et le Feader. Chaque participant se positionne sur un référentiel vis-à-vis des pratiques qu’il développe dans son exploitation en ce qui concerne la manipulation, le stockage et l’application des produits phytosanitaires. Le bilan 2009 est positif avec 50 sessions de formation pour un total de 740 adhérents.

45


Branche Légumes

Branche Volaille

Branche Boissons

LES ACTIVITÉS AGROALIMENTAIRES

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LES LÉGUMES

Agrial légumes, le référent des légumes frais en Europe

Louis-Marie LE COUTOUR Directeur de la branche légumes

La crise économique, qui a touché l’ensemble des marchés où nous opérons, a modifié le comportement des consommateurs. Elle a relevé le niveau d’exigence des distributeurs et nous a obligés à réagir pour tenir nos parts de marché. Nous avons réussi sur ce point, en préservant notre position et par conséquent le droit à produire de nos partenaires stratégiques. Cette année 2009 conforte les orientations stratégiques retenues pour assurer la pérennité par les performances économiques, le marketing ou les moyens humains.

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De la croissance et de la performance en 2009 Avec un chiffre d’affaires de 593 millions d’euros, en progression de 2,4 % par rapport à 2008, la branche légumes Agrial confirme son positionnement parmi les premiers opérateurs européens. La notoriété de la branche légumes s’installe et contribue à dynamiser notre développement, notre croissance. Les obligations de performance, de communication, d’innovation accompagnent cette dynamique. Les opérations de croissance externe réalisées dans le périmètre Florette au cours des dernières années contribuent à ce niveau d’activité. Notre dernière acquisition en Angleterre, Salads To Go, nous permet un bon positionnement sur le marché des marques distributeurs sans gêner la performance de la marque Florette sur ce même marché. Les réalisations de ces nouveaux périmètres, avec Tallo Verde en Espagne intégré fin 2008, sont complètement dans le plan de marche annoncé. Des difficultés existent, notamment en Italie ou en Suisse pour Florette. C’est également le cas en Provence pour Européenne Fruitière ou sur le marché de la pomme de terre spécialement au Portugal. Les moyens sont mis en œuvre pour traiter ces difficultés et permettre une performance plus homogène en 2010.

Évolutions du chiffre d'affaires (en milliers d'euros)

571,2

580,5

593

2007

2008

2009


Renforcer le positionnement de Florette et Priméale L’année 2009 a confirmé la segmentation plus claire de nos activités pour améliorer notre présence sur chaque marché. Le positionnement de nos deux marques essentielles, Florette et Priméale, qui constitue le premier enjeu de la branche légumes, s’est amélioré clairement en France. Il demeure très bon en Angleterre pour Florette. Notre présence sur le marché des marques distributeurs a été confirmée. Ce segment poursuit sa croissance, il exige de la performance industrielle pour tenir les parts de marché, c’est notre rôle. Les autres circuits de distribution, que sont les grossistes, le hard discount ou la consommation hors foyer bénéficient de moyens commerciaux, industriels ou logistiques spécifiques, ils permettent notre présence sur l’ensemble des lieux d’achat, sur la plupart des lieux de consommation. La réduction des investissementsque nous avons pilotée, que nous continuons à entretenir par des exigences de retour rapide, nous permet d’entretenir la sérénité, peut-être la confiance, c’est encore ce que cherchent… nos concurrents.

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LES LÉGUMES 1re GAMME

Priméale, acteur majeur des légumes frais sur les marchés européens

475 500 tonnes de légumes frais commercialisées en 2009 Priméale fédère les activités de cinq structures: Prim’co, Légum’land, Européenne Fruitière, Agropécuarias la Florida et Ajyr. Au cours de l’exercice, Terre de France (Groupe Ajyr) a étoffé son activité en Beauce avec l’acquisition de l’activité pommes de terre de Terr’Loire. Dans un contexte de consommation plutôt morose, y compris en légumes, Priméale a commercialisé 475500 tonnes de légumes en 2009 soit une activité comparable à l’année précédente. Dans une gamme assez large de légumes, il faut noter l’importance des tonnages en carottes et pommes de terre, ils représentent respectivement 194200 tonnes et 167300 tonnes. L’activité commerciale est marquée par une progression à l’export qui représente, en 2009, 34 % des tonnages. Sur le marché français, Priméale est présente sur l’ensemble des segments de marchés : GMS, grossistes, discounters, industriels. Le chiffre d’affaires de l’exercice s’établit à 219,4 millions d’euros. Il est en retrait de 7 % par rapport à 2008, cela traduit la pression sur les prix et la perte de valeur.

Une activité réalisée dans huit bassins de production en Europe Christophe CHARVIEUX Directeur des opérations Prim’co

L’année 2009 marque une étape importante dans l’organisation de la 1re gamme. L'organisation commerciale est structurée autour d'une direction commerciale France d’une part, et d'un département commercial hors France d’autre part. Chacun des acteurs commerciaux a en charge la commercialisation de l'ensemble des légumes Priméale auprès de son portefeuille de clients. Dans le même temps, l'accent a été mis sur le positionnement stratégique des domaines d'activité produit pour organiser et structurer les flux en étroite collaboration avec la production. L'objectif est l'optimisation des moyens mis en œuvre afin d'améliorer la performance de l’activité et celle de son réseau de producteurs. 50

L’activité première gamme de la branche légumes est réalisée dans huit bassins de production dont deux hors de France. Cette répartition géographique permet de répondre aux attentes des clients quelle que soit la saison, et d’offrir une large gamme pour les rayons légumes. L’objectif réaffirmé est de fournir les clients tout au long de l’année. La Manche avec un prolongement en Ille-et-Vilaine constitue le bassin historique de la branche légumes du

Évolution de l’activité légumes (en tonnes) 475 830

475 500

2008

2009

442 840

2007


groupe Agrial, il est situé dans le territoire de la coopérative. Doté de trois stations légumières principales réparties le long du littoral, le bassin « Manche » représente 89000 tonnes de légumes (carottes, poireaux, salades, choux, navets, céleris…). La branche légumes est implantée dans les Landes avec trois stations spécialisées en carotte dont Légum’land, filiale de Prim’co. En incluant l’activité asperge réalisée avec la coopérative Copadax, les Landes représentent 110000 tonnes de produits. Ajyr est un groupe qui a ses racines en Bourgogne. Il s’est développé en Champagne et en Beauce. Avec un dispositif de cinq stations, Ajyr commercialise 190000 tonnes de légumes, principalement des pommes de terre avec Terre de France, ail-oignons-échalotes via CBC, poireaux et carottes avec Pleine Saveur. La branche légumes est également présente au sud de l’Espagne, en Andalousie avec la société Agropécuarias la Florida. Cette société gère une station de carotte, avec la particularité d’être positionnée sur le marché de la carotte primeur. L’activité représente 22000 tonnes. Au Portugal, nous travaillons avec une station partenaire qui commercialise 23 000 tonnes (carottes et choux principalement). Enfin, la Provence, avec Européenne Fruitière qui représente 21000 tonnes de légumes commercialisés dont 8000 tonnes de salades à destination des usines Florette.

Des performances hétérogènes La performance économique de l’activité légumes 1re gamme est correcte en 2009, elle est cependant inférieure à celle de l’année précédente. L’exercice est marqué par l’hétérogénéité des performances en fonction des produits, des bassins ou des saisons.

On notera en particulier les bons résultats obtenus en Espagne (carotte) et sur l’activité logistique et transport chez Ajyr. L’année a également été marquée par l’impact de la baisse des prix en pomme de terre chez Terre de France et sur la gamme ail, oignons échalotes chez CBC. Outre les aspects conjoncturels, il faut souligner l’amélioration de la productivité et la réduction des coûts de structure sur l’ensemble des entités. Les investissements restent importants à 11 millions d’euros pour 17 millions en 2008. Ils ont été réalisés pour l’essentiel en Bourgogne (CBC), dans la Manche (OP Agrial) et dans les stations Légumland et Agropecuarias la Florida.

51


LES LÉGUMES 4e GAMME

Florette conforte ses positions en Europe

Une croissance de 7,6 % pour Florette en 2009

Marc NEWTON Directeur Soleco UK

Développement des activités en Espagne

En un peu plus de 10 ans, Florette s’est établie comme la marque favorite de salade au Royaume-Uni. Quand Soleco UK a ouvert ses portes pour la première fois en 1999, le marché britannique des salades préparées était déjà bien établi et dominé par les marques distributeurs. En investissant dans la communication et le marketing, l’équipe de Lichfield a progressivement augmenté son activité pour entrer chez Tesco, Sainsbury et Asda, les trois premiers distributeurs britanniques. La marque représente aujourd’hui 10 % du marché et en ajoutant les marques distributeurs fabriqués par STG, la société Soléco UK atteint 20 % de parts de marché et continue de se développer.

52

Le marché européen de la quatrième gamme tire son épingle du jeu en dépit de la crise économique, la croissance est de 5,5 % en 2009. Dans ce contexte, Florette affiche une progression de 7,6 % avec un chiffre d’affaires de 374 millions d’euros et 88000 tonnes de produits commercialisées. Une partie de ce chiffre d’affaires est liée aux nouvelles sociétés entrées dans le périmètre Florette: Tallo Verde, société espagnole acquise en fin d’année 2008, et Salads To Go, entrée en mai 2009. Cette dernière, située entre Manchester et Liverpool, est spécialisée en MDD. Florette conforte ses positions en Europe dans un contexte très bataillé sur le marché des MDD. Les performances de 2009 se sont améliorées grâce à une réduction des coûts variables mais aussi grâce à la baisse des coûts de structure. Ces performances ont été atteintes grâce à l’engagement des équipes qui représentent 3300 personnes en Europe en 2009.

En France, Soléco S.A.S. a maintenu son activité grâce à la marque Florette qui a amélioré ses parts de marché. Par contre, elle a fléchi dans ses positions en MDD dont les conditions se sont fortement dégradées durant l’année. Soléco UK a connu une légère baisse d’activité en 2009 tout en gardant ses performances. Salads To Go a tenu ses promesses de progression, elle vient également de commencer la production de fruits quatrième gamme.

Évolution du Chiffre d’affaires (en millions d’euros) 374 348 337

2007

2008

2009


En Espagne, l’activité globale a augmenté de 11 % grâce à l’intégration particulièrement réussie de Tallo Verde en 2009. Le marché a surtout progressé en MDD au détriment de la marque Florette. La nouvelle entreprise consolidée a amélioré significativement ses ratios, engendrant de belles performances sur l’exercice. Florette Italia a réalisé son premier exercice d’exploitation de sa nouvelle usine de Casaleggio Di Novarra. Après plusieurs mois difficiles, les ratios industriels se rétablissent en fin d’année. La croissance de l’activité est de 5 %. Il est à noter que 30 % du chiffre d’affaires 2009 ont été réalisés grâce à de nouveaux produits. En Suisse, le chiffre d’affaires de la société Müller a baissé de 5 %. L’entreprise est fortement dépendante de l’évolution de son client principal, Migros, dont l’activité a régressé en 2009. Créaline, créateur de la purée fraîche, voit son très fort leadership (80 % de parts de marché) concurrencé par les MDD et l’arrivée de nouveaux intervenants. En soupes, la marque Créaline progresse, elle passe de la sixième à la troisième place sur le marché français. Le chiffre d’affaires de la société progresse de 4 % sur l’exercice. L’exploitation agricole Florette Agricola, basée en Espagne, est le premier fournisseur de Florette en 2009. Avec 1350 hectares répartis sur six zones de production, elle produit 25000 tonnes de salades. Pour accompagner les besoins croissants en jeunes pousses, un projet de multi-chapelles est prévu en 2010.

Poursuivre la dynamique de la marque Florette Florette s’est fixée comme objectifs de développer ses parts de marché à sa marque, de poursuivre la réduction de ses coûts afin d’améliorer sa performance économique. Le programme d’investissements continue à être limité, avec des exigences de retour sur investissement de 24 mois pour les investissements de productivité. La marque Florette, plus que jamais leader en Europe sur tous les marchés, se doit de poursuivre sa dynamique. Cet enjeu majeur mobilise toutes les énergies, tant au niveau des matières premières, de la supply chain, de la qualité, de l’innovation technique ou des produits qu’au niveau du commerce, du marketing ou de la communication.

53


LA BRANCHE VOLAILLE

Une année de consolidation pour la branche volaille

Didier Secoué Directeur de la branche volaille

Le développement opéré ces cinq dernières années positionne la branche volaille Agrial parmi les dix premiers acteurs de ce secteur en France. Nous avons une organisation bien structurée avec en amont les groupements de producteurs, et en aval un dispositif industriel et commercial performant, ouvert sur tous les marchés. Notre taille nous permet d’être très réactifs vis-à-vis de nos clients avec lesquels nous nous attachons à développer des relations dans le temps. Pour les années à venir, nous allons continuer à investir dans l’outil de production pour renforcer notre compétitivité et élargir notre gamme de produits.

L’évolution du périmètre tire le chiffre d’affaires Le chiffre d’affaires de la branche volaille s’établit à 164,7 millions d’euros en 2009, soit une croissance de 18 % par rapport à l’année précédente liée à l’évolution du périmètre. Parmi les points positifs de l’année 2009, il faut souligner l’augmentation de la consommation de viande de volaille de 1,8 %. Cependant, cette progression ne doit pas masquer une situation hétérogène selon les espèces. La consommation de poulets standard continue de progresser, + 4 %, alors que les achats de poulets label enregistrent une baisse de 2,1 %. La consommation de dinde peine également à se maintenir. Les viandes les plus onéreuses à l’instar du canard subissent une baisse de consommation. Le contexte économique a manifestement de l’influence sur le comportement des consommateurs, ils orientent leurs achats vers les produits moins chers comme le montre l’évolution de la demande en poulet standard. Le marché de la viande de volaille est marqué par une recrudescence de la concurrence européenne sur le marché du frais. Les pays voisins tels que l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la Belgique exportent des quantités de volailles fraîches sur le marché français, à des prix de dégagement défiant toute concurrence. L’Allemagne a restructuré son tissu industriel à grand renfort d’aides, elle bénéficie en outre d’un coût de maind’œuvre moindre. Forte de ces atouts qui lui confèrent une meilleure compétitivité, elle se positionne aujourd’hui en exportateur vers la France après avoir été l’un de nos premiers clients pendant des décennies.

Évolutions du chiffre d'affaires (en millions d'euros) 164,7 125,4

2007

54

139,5

2008

2009


L’activité industrielle se développe Les volumes abattus dans les deux outils de la branche volaille sont en hausse de 3,9 %. À l’inverse, le prix de vente au kilo baisse de 3,2 % sur l’année. Bien que les cours des céréales aient sensiblement fléchi, la fermeté du marché du soja sur toute la période n’a pas permis de baisser les prix de revient du vif de manière suffisamment significative. L’activité industrielle représente 30 400 tonnes de produits commercialisés soit une progression de 2,3 %. L’activité produits élaborés a connu une certaine stabilité en 2009. Toutefois, la saison des produits grill a été mieux orientée cette année, du fait de meilleures conditions climatiques et de la conquête de nouveaux marchés. Les investissements réalisés au cours de l’exercice vont permettre de doubler la capacité de production des produits élaborés. La période de travaux a cependant entraîné quelques perturbations jusqu’à la mise en service des nouveaux équipements sur le dernier trimestre.

Une grande diversité de débouchés renforcée par les produits élaborés Forte de la diversité de ses débouchés, la branche volaille Agrial a eu une activité soutenue en 2009. Elle a su préserver sa rentabilité en dépit du contexte économique que nous subissons actuellement. Aucun secteur d’activité n’étant dominant dans notre portefeuille de clients, nous avons une capacité à arbitrer et à réorienter les produits dans le cas où des difficultés apparaîtraient dans un secteur. Dans les faits marquants de l’année, il faut souligner le renforcement du pôle négoce autour du marché de Rungis

où nous enregistrons une progression de volume de l’ordre de 31 %. Notre présence dans cette organisation nous ouvre l’accès à un marché important sur la région parisienne. Le doublement de notre atelier produits élaborés va nous apporter un relais de croissance pour l’exercice 2010. Les cellules de cuisson mises en place vont permettent d’élargir la gamme en produits cuits. Avec la nouvelle salle de préparation des viandes, nous allons gagner en productivité par une organisation rationnelle des flux, elle va également permettre d’enrichir la gamme de produits d’été.

55 L’atelier produits élaborés à Chailland (53)


LA BRANCHE BOISSONS

La revalorisation des prix a compensé l’impact de l’érosion du marché

Franck MALINOWSKI Directeur de la branche boissons

La branche boissons a réalisé un chiffre d’affaires de 133 millions d’euros contre 148 l’année précédente. Ce retrait n’est pas le reflet de l’évolution de l’activité, il est consécutif à la formation des prix de vente qui découle de la LME. En dépit de la pression sur le marché du cidre et des jus de pommes, nous avons bien tenu notre niveau de performance grâce à la bonne contribution de Danao et aux efforts des équipes de la branche boissons.

Marché du cidre et des jus de pommes Le marché du cidre a été touché par la crise en 2009 comme la plupart des marchés agroalimentaires. Les indicateurs montrent une baisse de l’ordre de 2 % en GMS, elle est nettement plus marquée dans le secteur du hard discount. Le second enseignement de cette année est la forte progression des marques distributeur qui, plus économiques et poussées par les enseignes de la distribution, prennent une part croissante dans les linéaires au détriment des marques nationales. Dans le secteur du jus de pomme en vrac, autre activité significative de la branche boissons, nous avons eu à faire face à la surproduction de pommes dans les pays de l’Est et à l’offensive de fabricants de jus de ces régions qui bénéficient de prix d’achat des fruits très bas. Ceci a pesé sur le prix de marché des jus de pommes. La crise et la faiblesse des cours de concentré ont aussi participé à la substitution des purs jus par des concentrés plus économiques. La branche boissons, sur son activité historique du cidre et des jus de pommes, est confrontée à ce contexte. Elle a néanmoins pu revaloriser ses prix auprès des distributeurs. Dans le même temps, un plan de réduction des coûts est engagé afin de préserver la rentabilité. Au-delà de ce constat, il est nécessaire de repenser les actions à mettre en œuvre afin de promouvoir nos produits. L’opération cidre d’automne dont la première édition a eu lieu en 2009, a pour objectif de créer un événement autour du premier cidre de l’année fabriqué à

Les activités de la branche boissons

Jus

27 %

Divers

3%

56

Cidres

70 %


partir des pommes à cidre récoltées en septembre. 500000 bouteilles ont été commercialisées à l’occasion de cette première opération qui en appellera d’autres. La prochaine se déroulera en novembre 2010.

Danao La performance des jus Danao en 2009 confirme le bienfondé des actions entreprises l’an dernier autour de la marque, avec en particulier le lancement de nouveaux produits et la mise en œuvre du plan marketing. Dans un secteur des jus frais en recul de 2,5 %, Danao enregistre une croissance de ses volumes de 9 %. L’arrivée des formats économiques de 1,5 l a manifestement contribué au développement de la consommation. Dans un contexte difficile, le consommateur est sensible à ce type de conditionnement et aux prix dans les linéaires. L’objectif pour Danao est de consolider le travail réalisé depuis la reprise de la marque en 2007.

Le site CCLF de Livarot

Acquisition de Val de Vire Au cours de l’année 2009, l’activité cidricole de la coopérative Elle et Vire, gérée dans sa filiale Val de Vire – Dujardin, a rejoint la branche boissons du groupe Agrial. Cette activité, réalisée sur deux sites, à Condé-sur-Vire (50) et Cahagnes (14), représente un chiffre d’affaires voisin de 15 millions d’euros. À défaut d’avoir atteint une taille suffisante, l’entreprise a subi une dégradation de ses résultats qui imposait de trouver une solution. Un accord portant sur la reprise de l’activité cidre et jus de pommes

de Val de Vire - Dujardin est intervenu début juillet. Dès lors, un travail de rationalisation a été engagé, il vise notamment à recentrer les moyens autour de la marque Dujardin qui bénéficie d’une bonne notoriété en Normandie. L’enjeu est bien de revaloriser le cidre, en terme d’image mais aussi en terme de valeur dans les linéaires.

57


PRINCIPE PHOTO ASSISTANTE A SON POSTE DE TRAVAIL +ECRAN INFORMATIQUE AVEC COLONNES DE CHIFFRES....

58


L

es éléments financiers présentés ci-après sont extraits des comptes sociaux de la coopérative Agrial et des comptes consolidés du Groupe pour l’exercice clos le 31 décembre 2009. Ces comptes ont été arrêtés respectivement lors des conseils d’administration réunis les 1er et 31 mars 2010. Ils ont été certifiés par nos commissaires aux comptes ; le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit représenté par Monsieur Yves Pelle et le cabinet Héléos Le Bouguennec représenté par Monsieur Jean-Luc Hébert.

ÉLÉMENTS FINANCIERS EXERCICE 2009

59


ÉLÉMENTS FINANCIERS EXERCICE 2009 Périmètre de consolidation du groupe Agrial

60

NOM

MÉTIER

CA SOCIAL (K€) TAUX D’INT. CLÔTURE

AGRI RELAIS

Holding

100,00

AGRIAL

Coopérative agricole

AGRIALENTREPRISE

Holding

AGRIAL FINANCES

Holding de trésorerie

78

98,69

AGRIVAL

Exploitation agricole

3 874

48,41

20

1 156 724

100,00

EFFECTIFS CLÔTURE

1 385

99,12

AGROPECURIAS

Production agricole

7 108

33,82

43

AJYR

Holding

2 646

48,41

15

ALFA

Holding

ALLIANCE OUEST CEREALES

Stockage de céréales

AVIGROS PARTICIPATIONS

Holding

BENOIST

Négoce de produits agricoles

BENOIST SEM

Production de semences fouragères

BGL AVIGROS

Commercialisation de volailles et gibiers

100,00 20,36 860

39,65

2

6 500

97,46

9

7 313

93,27

23

33 255

39,65

31

BRICO LOISIRS

Distribution des produits agricoles et LISA

3 638

100,00

BRICO SAINT-AMAND

Distribution des produits agricoles et LISA

1 972

99,98

BRICO VILLERS

Distribution des produits agricoles et LISA

4 012

99,98

CASTIFLOR HORTICOLA

Production agricole

3 320

98,06

CBC-PRELECO

Conditionnement et commercialisation d'oignons

12 303

23,69

48

CCLF

Fabrication et commercialisation cidre jus de fruits et calvados

48 056

97,80

112

CENTRE SEM

Production de semences céréalières et de maïs

29 616

77,50

78

CHAIX SOCIETE COMMERCIALE

Production, abattage, commercialisation de produits de basse-cour

7 926

99,12

19 53

CIDRERIE D'ANNEVILLE

Fabrication et commercialisation cidre

7 180

97,70

CIDRERIE DE PONT L'EVEQUE

Fabrication et commercialisation cidre

2 323

97,80

CIDRERIE DE SAINTE FOY

Fabrication et commercialisation cidre

4 271

97,80

7

CIDRERIE DE SAVOIE

Fabrication et commercialisation cidre

214

95,84

2

CIDRES DUJARDIN

Fabrication et commercialisation cidre

8 935

98,23

53

COFIVAL

Commercialisation de volailles et gibiers

12 682

39,65

14

CSR

Fabrication et commercialisation cidre et jus de fruits

60 646

97,70

148

CREALINE

Transformation et commercialisation de produits légumiers

9 279

98,06

52

CRUDITES PONTEVALLOISES

Conditionnement de légumes

DISTRICO

Distribution des produits agricoles et LISA

414

47,33

15

133 331

99,98

689

DISTRISERVICES

Centrale d'achat activité LISA

4 741

99,98

66

ECLOR

Société de services à caractére administratif

7 068

97,80

60

ECLOR DEVELOPPEMENT

Société de services à caractère commercial

3 981

97,80

43

ELEVANCE

Distribution des équipements et des services pour l'élevage

8 012

100,00

47

EUROPEENNE FRUITIERE

Collecte, conditionnement et commercialisation de légumes frais

23 436

99,12

75

FLORETTE ITALIA

Commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

9 741

98,06

82

FLORETTE SAS

Holding

4 705

98,06

52

FRAICHEUR VITALE

Conditionnement et commercialisation de légumes

1 691

47,75

13

GUILLET FRERES

Fabrication et commercilasation cidre et jus de fruits

9 237

97,78

43

HAUBOIS DISTRIBUTION

Distribution des produits agricoles et LISA

3 230

99,98

INVERFLOR HORTICOLA

Production agricole

2 857

98,06

8


NOM

MÉTIER

JARDINS D'EMERAUDE

Gestion immobilier

CA SOCIAL (K€) TAUX D’INT. CLÔTURE 8

EFFECTIFS CLÔTURE

100,00

JFD

Jus de fruits

LA FUTAIE

Gestion immobilier

17 987

97,80

270

100,00

LEGUMLAND

Mise en culture, collecte, lavage et conditionnement de carottes

16 088

99,12

LEMANLEG

Commercialisation des légumes frais prêts à l'emploi

LOCATIL

Société de location de matériel

LOGISCO

Transport

LUSO FOOD

Commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

MULLER

Transformation et commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

MURFLOR HORTICOLA

Production agricole

MUSETTE

Holding

NORFLOR HORTICOLA

Production agricole

1 111

98,06

PALMAFLOR HORTICOLA

Production agricole

2 613

98,06

74

112

98,06 2 470

48,41

6

49,96 9 537

97,99

16

15 220

98,06

90

3 224

98,06

29

32,99

PENTAFLOR

Prestation de services

2 115

98,06

32

PLAINE SAVEUR

Conditionnement de légumes

17 513

46,54

41

POTAGERS DE BOURGOGNE

Conditionnement de légumes

1 078

48,41

13

PRIMCO

Commercialisation de légumes frais

113 271

99,12

50

RIBERFLOR HORTICOLA

Production agricole

3 303

98,06

7

SALDAD TO GO

Transformation et commercialisation de produits maraîchers et fruits

32 150

98,06

220

SAMA

Machinisme agricole

30 019

95,39

60

SECOUE

Transformation et commercialisation de produits élaborés de volailles

76 744

99,12

395

SICALEM

Distribution des produits agricoles et LISA

30 291

100,00

199

SM3

Machinisme agricole

46 247

100,00

114

SOCADIS

Abattoir de volaille spécialisé dans le poulet entier

13 877

99,12

58

SOFIA

Holding

692

99,12

151 830

98,06

1 044

726

98,06

34

49 533

98,06

368

SOFILEG

Holding

SOLECO

Transformation et commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

SOLECO IBERICA

Holding

SOLECO UK LIMITED

Transformation et commercialisation de produits maraîchers

99,12

TALLO VERDE

Transformation et commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

15 519

98,06

113

TERRE DE FRANCE BEAUCE

Stockage et commercialisation de légumes

1 925

48,40

30

2 419

48.40

33

40 271

48,40

42

TERRE DE FRANCE CHAMPAGNE Stockage, conditionnement et commercialisation de pommes de terre TERRE DE FRANCE HOLDING

Commercialisation de pommes de terre

TERRE DE FRANCE VAL DE S.

Stockage, conditionnement et commercialisation de pommes de terre

2 538

48,40

38

TERRE D'EUROPE

Commercialisation de pommes de terre

10 601

48,41

16

TERROIR DE BEAUCE

Stockage et commercialisation de légumes

408

23,69

6

TOUCHARD

Commercialisation de bovins vivants

TRANSPORT INTER LEGUMES

Transport

10 180

47,25

75

TRANSPORTS CHAILLANDAIS (STC) Transport

5 820

99,12

52

95 530

98,06

765

66,00

VEGA MAYOR

Transformation et commercialisation de légumes frais prêts à l'emploi

VEGETABLES DE LA MANCHA

Production de champignons

4 045

49,03

60

YZET

Commercialisation de volailles et gibiers

27 168

39,65

23

Chiffre d’affaires et effectifs des sociétés mises en équivalence non communiqués

61


ÉLÉMENTS FINANCIERS EXERCICE 2009 Compte de résultat consolidé du groupe Agrial 31 DÉC. 2009

31 DÉC. 2008

2 171 496

1 910 036

21 018

21 179

-1 823 251

-1 593 817

-256 329

-219 736

-3 674

-3 156

Impôts et taxes

-24 327

-22 211

Variation nettes des amortissements et des provisions

-39 581

-48 542

RESULTAT D'EXPLOITATION

45 351

43 754

Charges et produits financiers

-9 640

-12 487

RESULTAT COURANT DES SOCIETES INTEGREES

35 712

31 266

Charges et produits exceptionnels

6 390

2 542

Impôts sur les résultats

-9 234

-6 739

RESULTAT NET DES ENTREPRISES INTEGREES

32 868

27 070

Quote-part de résultat des sociétés mise en équivalence

668

694

Dotations aux amortissements des écarts acquisition

-818

912

RESULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDE

32 718

28 676

Intérêts minoritaires

-3 262

-2 987

RESULTAT NET (PART DU GROUPE)

29 456

25 689

(en milliers d'euros)

Chiffre d'affaires Autres produits exploitation Achats consommés Charges de personnel Autres charges d'exploitation

62


Bilan consolidé du groupe Agrial ACTIF (en milliers d'euros) Montant brut Immobilisations incorporelles - Fonds commercial - Autres Immobilisations incorporelles Ecarts d'acquisition Immobilisations corporelles Immobilisations financières Titres mis en équivalence TOTAL ACTIF IMMOBILISÉ

31 DÉC. 2009 Amorts et provisions

31 DÉC. 2008 Montant net

50 358 23 261 27 077 271 753 65 885 1 808 440 142 244 426

54 326 40 379 52 157 810 696 81 846 2 489 1 041 893

-552 147

52 488 24 244 32 514 306 885 71 125 2 489 489 745

297 961

-9 611

288 350

236 607 78 128 5 552 18 312 5 748 549 642 856 1 684 749

-10 359 -4 699 -6

226 248 73 429 5 547 18 312 5 748 549 618 181 1 107 927

896 220 190 364 352 506 563 955 1 004 097

31 DÉC. 2009 Avant répartition 38 344 10 986 6 991 252 097 29 456 337 874

31 DÉC. 2008 Avant répartition 29 565 10 986 6 778 215 413 25 689 288 431

Réserves consolidées intérêts minoritaires Résultat de l'exercice intérêts minoritaires TOTAL CAPITAUX PROPRES INTERETS MINORITAIRES AUTRES FONDS PROPRES SUBVENTIONS D'INVESTISSEMENT

20 229 3 262 23 492 50 068 8 715

17 691 2 987 20 677 106 8 831

Provisions pour risques Provisions pour charges Ecarts d'acquisition passifs TOTAL PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

7 14 1 22

474 133 193 799

7 175 11 858 3 671 22 704

304 729 30 127 234 113 91 505 4 504 664 979 1 107 927

319 941 22 972 241 425 76 393 2 617 663 349 1 004 097

Stocks et en-cours Créances - Clients et comptes rattachés - Autres créances Valeurs mobilières de placement Disponibilités Charges constatées d'avance Charges à répartir TOTAL ACTIF CIRCULANT TOTAL DE L’ACTIF

-1 837 -16 136 -19 643 -503 811 -10 721

Montant net

-24 675 -576 822

217 65 8 20 7

PASSIF (en milliers d'euros) Capital Primes liées au capital Ecart de réévaluation Réserves consolidées part du groupe Résultat de l'exercice part du groupe TOTAL CAPITAUX PROPRES GROUPE

Emprunts et dettes financières Avances et acomptes reçus Fournisseurs et comptes rattachés Autres dettes Produits constatés d'avance TOTAL DETTES TOTAL DU PASSIF

63


ÉLÉMENTS FINANCIERS EXERCICE 2009 Compte de résultat de la coopérative Agrial 31 DÉC. 2009

31 DÉC. 2008

1 156 724

972 123

26 441

11 653

-1 081 539

-899 521

-6 173

-4 773

Charge de personnel

-61 470

-46 147

Dotations aux amortissements et provisions

-16 096

-19 637

Autres charges

-1 455

-1 850

RESULTAT D'EXPLOITATION

16 432

11 847

-1

-15

RESULTAT FINANCIER

-1 013

2 179

RESULTAT COURANT

15 418

14 011

1 949

369

658 0

561 0

16 708

13 819

(en milliers d'euros)

Chiffre d'affaires net Autres produits Achats consommés Impôts, taxes et versements assimilés

QUOTES PART DE RESULTAT SUR OPERATION EN COMMUN

RESULTAT EXCEPTIONNEL

Participation des salariés aux fruits de l'expansion Impôts sur les bénéfices

RESULTAT NET

64


Bilan de la coopérative Agrial ACTIF (en milliers d'euros)

Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières

Montant Amortissements brut et provisions 7 511 6 667 245 827 184 137 177 072 7 417

TOTAL ACTIF IMMOBILISE Stocks et en cours Créances associés coopérateurs et cpt rattachés Créances clients et comptes rattachés Autres créances Capital souscrit et appelé, non versé Disponibilités Charges constatées d'avance

430 411 114 819 54 593 69 837 25 781 1 876 5 214 1 495

TOTAL ACTIF CIRCULANT

273 616

Ecarts de conversion actif TOTAL ACTIF

844 61 690 169 655

381 51 037 174 471

198 222 2 965 6 497 589 4 655

232 189 111 854 48 096 69 248 21 126 1 876 5 214 1 495

225 890 103 757 44 497 50 449 18 154 1 331 8 902 2 714

14 706

258 910

229 805

4

16

491 104

455 711

4 704 032

31 DÉC. 2009 31 DÉC. 2008 Montant net Montant net

212 928

PASSIF (en milliers d'euros)

Capital social Prime de fusion Écarts de réévaluation Réserves RESULTAT Subventions d'investissement TOTAL CAPITAUX PROPRES TOTAL AUTRES FONDS PROPRES Provisions pour risques Provisions pour charges PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

31 DÉC. 2009 31 DÉC. 2008 Avant Avant répartition répartition 38 344 29 565 10 986 10 986 6 991 6 778 147 913 122 614 16 708 13 819 45 69 220 988 183 831 68 106 3 749 8 930 12 679

3 800 8 074 11 874

Emprunts et dettes financières Dettes associés coopérateurs et comptes rattachés Dettes fournisseurs et comptes rattachés Autres dettes Produits constatés d'avance TOTAL DETTES Écarts de conversion passif

112 641 57 883 46 348 40 083 413 257 370 0

121 449 45 612 60 479 31 815 545 259 900 0

TOTAL PASSIF

491 104

455 711 65


L’ORGANISATION DES ACTIVITÉS

Agrofourniture Filiales consolidées du groupe Agrial

Nutrition animale

Participations minoritaires

Districo Sicalem

Distribution rurale

SM3 Elevance

Matériel agricole

Sama

Syral

Céréales

Semences

Centre Sem

Benoist Sem

Oeufs

Centre de conditionnement

Lait

CLE

Viande bovine

Socopa Viandes

Porc

Socopa Viandes

Légumes

1re gamme

Prim’co 4e gamme

Florette

Volailles de chair

Secoué

Socadis

Fruits à cidre

CCLF


Agrial rapport 2010  

Rapport annuel Agrial

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