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Fernando Botero, un statut de géant Fernando Botero, of giants and men Par – By Sylvie Ruau-Detaille.

Dans son atelier monégasque baigné par la lumière bleutée du petit matin, Fernando Botero, “ le plus colombien des artistes colombiens ”, travaille avec ardeur sur ses prochaines œuvres. Pendant près de trois mois, sept jours sur sept et huit heures par jour, il peindra et peindra encore, passant sans répit d’un tableau l'autre, insatiable. Portrait brossé. C’est avec son œuvre Nature morte à la mandoline peinte en 1956 à Mexico, que Fernando Botero entre définitivement dans la cour des grands. “ J’étais en train de dessiner une mandoline et lorsque j’ai voulu crayonner le centre de l’instrument, je n’ai fait qu’un tout petit point. Ce fut le choc ! Mon instrument est devenu gigantesque. ” C’est la révélation pour l’artiste. Il invente alors son propre langage pictural et abolit la règle académique des proportions. Son style, le style Botero est né. Désormais, le peintre ne dessinera plus que des personnages et des natures mortes volumineux dans une absolue constance. “ Le volume, je ne veux pas le souligner par l'ombre, mais par la matière qui doit bouger à l'intérieur ”, souligne Fernando Botero avant d'ajouter : “ je travaille la peinture directement comme le faisaient Picasso ou Matisse. Comme eux, je superpose les couches pour obtenir ma couleur finale. Mais restons lucides, la seule chose qui sépare un artiste d’une œuvre d’art ce ne sont pas les superpositions de peinture, c’est son talent. ” Et cet artiste autodidacte et inclassable n’en manque pas. Ses œuvres sont prisées par les collectionneurs du monde entier et hautement cotées sur le marché de l’art.

Bathed in the blue morning light, Fernando Botero's Monaco workshop is a host to the artist that has been working feverishly to his next paintings. For more than 3 months, seven days a week and eight hours a day, “the most Colombian artist of Colombian artists” would paint unceasingly, switching from one painting to the next. Created in 1956, it is the painting entitled Still-Life with Mandolin that allowed Fernando Botero to achieve international recognition. “I was drawing a mandolin and started to sketch the center of the instrument. e result was a tiny dot. It came as a shock to me. My instrument had become gigantic. » Such revelation led him to invent his own pictorial language and abolish the academic rules of proportions. His style, the Botero style was born. From then on, he would only paint large-proportioned subjects and still-lifes with absolute regularity. “I can't make use of shade to represent volume in my work. e matter that shimmers inside them can do it alone. » he underlines before adding “I work paint directly like Picasso or Matisse used to do. Like them I juxtapose layers of paint to obtain the final color . But let's be clear, the only thing that makes an artist, is not the act of juxtaposing layers of paint, but his talent.” is self-made and unclassifiable artist is indeed talented. His work is highly praised by art collectors from all round the world, and ranks high on the art market.

“ l’art a été mon seul outil pour dénoncer la souffrance et l’humiliation. ”

Cyclista, Fernando Botero 20 Art Monaco Magazine’12

Woman and Horse, Fernando Botero

Elephant, Fernando Botero

Profile for Art Monaco

Art Monaco Magazine  

The Art Monaco Mag, the magazine of contemporary art in the French Riviera. For its third edition, the Art Monaco'12 show exhibition is star...

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