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lesquels on fait appel à sa méthode et finalement à son nom qui sous-entend une pensée singulière et sociale. Il nous montre ainsi que les outils de communication et de notoriété, utilisés à bon escient, sont susceptibles de promouvoir des pratiques en marge de la norme. Au fond, cet ouvrage se veut être une méthodologie, assez personnelle et critiquable, du comment « Construire autrement », et pose en filigrane un véritable acte de résistance envers un modèle d’architecture contemporaine standardisée. Il prend pour unité de base « l’homme » dont les deux modes de vie possible sont le nomadisme, dans lequel l’individu se déplace pour sa survie, et la sédentarisation qu’il définit comme l’alliance de différents individus pour se sentir plus fort mais qui nécessairement se veut momentanée. De plus, il émet le constat que les professionnels de la ville cherchent dans le passé pourquoi la ville est si difficile à vivre de nos jours. Ainsi, il envisage la fin de la ville concentrée comme nous la connaissons et la multiplication des communes dans lesquelles l’homme vit en harmonie avec son voisinage dans un réseau intercommunal qui le dépasse. L’architecte, pour Patrick Bouchain, n’est ni savant de la construction, ni artiste de l’habitat mais un fin observateur qui par l’écoute parvient à la concordance des

acteurs.

En

réalité,

c’est

l’image

du

médiateur

qu’il

dessine quand il dit : « il est essentiel de considérer qu’il n’existe pas d’œuvre architecturale en dehors d’un contexte, qu’il soit géographique,

topographique,

politique,

social

ou

culturel,

contradictoire ou catastrophique. Ce qui est intéressant, c’est de repérer ce qu’il y a de juste dans ce contexte, de le sortir comme

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Profile for Arthur Vallerault

Architecture du dialogue  

Mémoire de master, soutenu en janvier 2017. Architecture thesis.

Architecture du dialogue  

Mémoire de master, soutenu en janvier 2017. Architecture thesis.

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