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Porteurs d’espérance pour la création

A Rocha

N° 2 • 2010 • 1

Le journal francophone

Préserver la biodiversité…

... afin que la nature reste source d’émerveillement ! Martin-pêcheur

photo : Serge Hänzi

Gérer les zones humides pour la biodiversité

Biodiversité en péril : se soucier de la planète aujourd’hui

Recenser la biodiversité et garder une trace

Le mois de septembre : « un temps pour la création »

France • page 4

Convictions • page 6

Actions • page 7

Suisse • page 8


bec de plume l’édito

2010 : année de la biodiversité

On a recensé dans le monde environ 1 250 000 espèces animales et 550 000 espèces végétales. Il y en aurait en réalité dix fois plus. Hélas, les milieux les plus riches en diversité biologique sont menacés sur tous les continents. Deux à trois espèces disparaîtraient chaque jour. On note une accélération exponentielle de ces disparitions depuis deux siècles. Actuellement, au moins 15 000 espèces sont menacées (cf. la liste rouge de l’UICN). Et lorsqu’une espèce disparaît, il n’y a pas de seconde chance, c’est irréversible. Trois domaines sont régulièrement mis en avant pour justifier la préservation de la biodiversité (c.à.d. l’ensemble des génomes, des espèces et des écosystèmes d’une région). Les raisons matérielles et économiques : varier et sécuriser nos sources alimentaires, lutter contre la pollution et les changements climatiques (les services écosystémiques), découvrir de nouvelles molécules ou médicaments. Les raisons esthétiques et culturelles :

continuer à jouir des merveilles de la nature, source d’inspiration créative et de traditions dans chaque culture. Les raisons éthiques et morales (sans doute la plus motivante car elle accorde à chaque être vivant une valeur intrinsèque) : refuser l’impact terrible de la perte de biodiversité sur les populations pauvres de la planète qui en dépendent directement pour subsister, protéger cette richesse pour les générations futures, ne pas spolier leur héritage, reconnaître chez les chrétiens en particulier un mandat biblique de prendre soin de la création. Dans les pages qui suivent, nous espérons vous aider à prolonger votre réflexion sur ce sujet, vous donner quelques idées pratiques à tester personnellement, et vous encourager à rejoindre les actions locales proposées par de nombreux organismes, comme A Rocha, pour cette année de la biodiversité. Steven Dixon Directeur d’A Rocha France

Photos >ceux qui s’engagent à nos côtés< de famille Joëlle Meylan A Rocha Suisse

Yves Froissart A Rocha France

Philippe Kiener A Rocha Suisse

Gunta Ločmele & Janis Sijāts A Rocha France

Mariée à Yves et mère de deux grands ados, Joëlle est membre du comité exécutif d’A Rocha Suisse depuis sa création. Son métier d’enseignante des sciences naturelles lui permet d’apporter de nombreuses compétences dans le domaine de l’éducation à l’environnement. Elle est en congé sabbatique de six mois afin de mettre sur pied des animations pédagogiques pour les classes d’écoles et les catéchumènes au Bois de Chênes de Genolier.

Agronome et écologue. Il est intervenu depuis 2006 en appui à A Rocha sur la concertation dans les Marais des Baux : selon lui, dans notre monde peuplé, la biodiversité est un indice de la qualité des relations entre les gens. Construire des relations réciproques de qualité s’apprend, et ces relations ont à voir avec notre attitude envers l’environnement et les générations futures.

Il exerce ses talents de spécialiste des nouveaux médias au profit d’A Rocha Suisse dont il a rejoint le comité exécutif début 2008. On lui doit le site lesrebellesdenoel.ch et une vidéo sur le climat qui tous deux ont connu un certain succès sur le web. Il planche actuellement sur une vidéo sur la biodiversité qui sera diffusée en septembre dans le cadre du « mois de la création ».

Originaires de Lettonie ils ont rejoint l’équipe bénévole via leur ami Aldis, déjà volontaire aux Courmettes. Gunta, 23 ans, informaticienne de formation, dresse notamment des plans des locaux et prépare le site web des Courmettes. Elle assure aussi la tâche de maîtresse de maison tant pour la vie commune que pour l’accueil des personnes. Janis, 25 ans, ingénieur en bâtiment, s’active aux nombreux travaux d’aménagements des bâtiments.

A Rocha Qui nous sommes... A Rocha est une organisation (ONG) chrétienne internationale pour la conservation de la nature, membre de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN). Son nom, d’origine portugaise, signifie « le rocher », en relation avec son premier centre d’étude de l’environnement créé au Portugal. A Rocha représente aujourd’hui une famille de projets implantés en Europe, au Proche-Orient, en Afrique, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie et en Océanie. Les projets d’A Rocha ont fréquemment un caractère pluriculturel et mettent l’accent sur la dimension communautaire, avec un objectif centré sur les thèmes de la recherche scientifique, les travaux de conservation et l’éducation à l’environnement.

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A Rocha est implantée en : Afrique du Sud - Brésil - Bulgarie - Canada - Etats-Unis - Finlande - France - Ghana - Inde Kenya - Liban - Nouvelle Zélande - Pays-Bas - Pérou - Portugal - Royaume Uni - Suisse - Tchéquie.


4 jours sur la terre

Brèves d’A Rocha dans le monde

A Rocha Pérou : replanter les forêts de Huarango Les forêts de Huarango (Prosopis pallida) sur la côte sud du Pérou figurent parmi les écosystèmes les plus menacés du monde. Elles connaissent depuis des siècles une destruction massive au profit du fuel et de l’agriculture intensive. Cependant, A Rocha Pérou travaille sur un programme de reforestation. Ce programme se concentre sur la petite ville de Yaurilla, dans la province Ica, une zone sèche et sableuse, avec peu d’espaces verts naturels. Le projet a démarré avec les communautés locales, en communiquant sur l’importance des arbres. En décembre, la replantation des arbres a commencé. Depuis, des volontaires locaux ont recouvert une surface de 3 ha en semant plus de 3000 graines de Huarango ! Au cours de la prochaine année, A Rocha Pérou prévoit de couvrir une surface de 10 ha en plantant 11000 Huarangos.

A Rocha Liban : le marais d’Aammiq Le marais d’Aammiq est le plus important site résiduel d’eau potable naturelle au Liban ; il se distingue singulièrement des autres rares sites d’eau potable au Moyen-Orient. Depuis 1996, A Rocha Liban travaille avec les propriétaires, les exploitants, les conseillers municipaux et le ministère de l’environnement, pour transformer cet habitat profondément dégradé, ayant particulièrement souffert de la pratique abusive de la chasse, en un refuge pour la vie sauvage locale ; cette restauration comprend une augmentation de la surface du marais de 20%. Cette zone humide restaurée rend à présent de meilleurs services aux écosystèmes, en assurant un stockage et une purification de l’eau, en profitant à de nombreux habitats sauvages et en constituant un site potentiel d’écotourisme.

A Rocha Kenya : le programme ASSETS diminue la pression sur la forêt La forêt d’Arabuko-Sokoke constitue le plus important vestige de la forêt côtière sèche en Afrique de l’est. S’étendant autrefois sur 4000 km, depuis la Somalie jusqu’au Mozambique, elle a malheureusement régressé pour n’occuper actuellement qu’une surface de 400 km². C’est une réserve de biosphère de l’UNESCO, et l’une des forêts les plus importantes d’Afrique pour les oiseaux menacés. Plus de 100 000 personnes sont installées dans les villages en bordure de la forêt, et la plupart vivent avec moins de 1$ par jour. Le programme ASSETS aide à assurer la sauvegarde de la forêt en garantissant à la population locale des bénéfices directement liés à sa conservation. Il est géré par des agences gouvernementales en partenariat avec A Rocha Kenya et d’autres ONG, des écoles, des élus et l’industrie locale du tourisme. La nécessité pour les parents de trouver de quoi financer la scolarisation de leurs enfants est l’une des causes ayant conduit à des coupes illégales et à la déforestation. Le programme ASSETS génère des fonds à travers des activités d’écotourisme, fournissant ainsi des éco-bourses qui couvrent les frais de scolarité des enfants, et permettant de diminuer la pression exercée sur la forêt.

Climate Stewards : agir face au changement climatique Le programme Climate Stewards d’A Rocha vise à augmenter la prise de conscience dans les pays à haut revenu, sur la nécessité de diminuer les émissions de CO2 et encourage les gens à « vivre mieux avec peu de carbone ». Climate Stewards contribue également à combattre les conséquences du changement climatique en restaurant les forêts de façon à ce qu’elles rendent service à la biodiversité et génèrent des sources de revenu pour les communautés locales. Le premier projet de Climate Stewards est porté par A Rocha Ghana : il apporte aux communautés locales l’expertise et les encouragements dont elles ont besoin pour gérer de façon durable leurs ressources naturelles. Les écosystèmes forestiers sont restaurés grâce à l’investissement réalisé dans de nombreux projets de plantation d’arbres. www.climatestewards.net

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A Rocha France

Les nouvelles

Comment je peux favoriser la biodiversité Pour 62% des Français, celui « qui peut vraiment agir pour préserver l’environnement, c’est d’abord lui-même ». Concrètement, 3 étapes peuvent nous conduire à prendre des initiatives pour la biodiversité :

• je fais une pause dans mes habitudes & choix quotidiens • je m’informe sur les possibilités d’action pour la biodiversité • je m’engage à adopter de nouveaux gestes favorables à l’environnement

Voici quelques propositions d’actions, avec un exemple illustrant un thème de notre mode de vie :

Gérer les zones humides pour la biodiversité L’exemple des anciens marais des Baux Depuis fin 2008, A Rocha France développe des plans de gestion sur trois sites des anciens marais des Baux. Cette zone humide de près de 2000 hectares située entre les milieux arides de la Crau et des Alpilles possède une biodiversité particulièrement riche : plus de 220 espèces d’oiseaux, plus de 40 espèces de libellules, plus de 60 espèces de papillons de jour, 9 espèces d’amphibiens, 16 espèces de reptiles, 13 espèces de chauves-souris, et des espèces rares et protégées comme la fougère des marais, le pélobate cultripède, la cordulie à corps fin, le lézard ocellé, le castor d’Europe, le rollier d’Europe, et bien d’autres… Les plans de gestion, développés en collaboration avec le Parc Naturel Régional des Alpilles et la Tour du Valat, et financés par la région PACA, l’Agence de l’Eau et la DREAL PACA, visent à associer protection et restauration des espèces et des écosystèmes avec un usage plus respectueux des sites. Pour bien gérer une zone humide, il faut prendre en compte non seulement les espèces patrimoniales présentes, mais aussi et surtout les habitats naturels qui les abritent. Ces habitats, définis par des conditions de climat, de topographie, de sol et des associations végétales particulières,

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témoignent de façon plus globale de l’état de santé du site. Pour favoriser la biodiversité, il faut donc bien souvent commencer par protéger ou restaurer ces habitats naturels. Les objectifs de gestion identifiés sur les trois sites comprennent ainsi la restauration de prairies humides dégradées, de mares temporaires méditerranéennes et de roselières inondées, la mise en vieillissement de ripisylves, le contrôle de plantes envahissantes ou encore la création de gîtes pour les chauves-souris cavernicoles. Il ne s’agit pas pour autant de mettre sous cloche ces sites exceptionnels,

mais de proposer des solutions qui réconcilieront agriculture, élevage et nature, en concertation avec les propriétaires et les usagers. Au cours de la mise en œuvre du plan de gestion, des suivis réguliers associés à des études précises sur les éléments clés du patrimoine naturel, tels que les oiseaux nicheurs, les libellules, les amphibiens et les plantes, seront réalisés. Au bout de cinq ans, ils constitueront de bons indicateurs pour évaluer l’impact de cette gestion sur la biodiversité. Timothée Schwartz responsable scientifique A Rocha France

Marais de la Valée des Baux (Provence)


A Rocha France 1. Alimentation & biodiversité Améliorer la qualité de ce qu’il y a dans son assiette va de paire avec la réduction de l’impact de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire sur la planète. Notre rôle de consommateur est ici essentiel. Par exemple, en décidant d’éviter de consommer des produits contenant de l’huile de palme (parfois mentionnée sous la forme « matière grasse végétale »), je lutte pour la sauvegarde de la forêt tropicale décimée pour la plantation de palmiers à huile en Malaisie et Indonésie, et je diminue ainsi la pression pesant sur la biodiversité, en particulier sur les orangsoutans.

2. Tourisme & biodiversité Pendant nos congés, on dépense pour le repos du corps et de l’esprit, alors pas de place pour la réflexion ni l’effort… ? N’ayez crainte ! Optez pour des vacances écotouristiques qui amélioreront la qualité de votre séjour détente (vous serez mieux intégré à la vie du pays, participerez à l’amélioration de l’économie locale etc.). Le «  Guide du Routard du Tourisme Durable » vous permettra d’aller plus loin !

3. Territoire & biodiversité Il y a mille et une façons d’inviter la nature chez soi, ou dans son quartier (en organisant ces petits aménagements dans les écoles, les terrains de jeux, les jardins publics, les associations) : un gîte pour les insectes, un coin en friche, un nichoir à oiseaux, des haies variées, des plantes locales, un petit point d’eau, etc.

Plus d’infos : www.agisavecnoe.org/Front/index.php?goto=mod_themes

Le congrès français de la nature 2010 Le Comité Français pour l’UICN a organisé comme tous les ans son congrès de la nature. Cette année fut l’occasion de faire le point sur les succès et échecs des politiques en faveur de la nature. L’objectif de l’Europe et de la France n’était-il pas de stopper la perte de la biodiversité en 2010 ? La crème des experts français était réunie pour tirer les conclusions des précédentes années et évoquer les perspectives. L’assistance était notamment nourrie par les réflexions d’éric Orsenna de l’académie française et de la secrétaire d’état à l’écologie, Chantal Jouanno. Un tel bilan s’apparente à une histoire de verre à moitié plein ou à moitié vide ! Incontestablement, les Grenelles de l’Environnement ont dopé la mobilisation des politiques, et surtout la prise de conscience du grand public. La France a une responsabilité mondiale importante, notamment avec ses territoires d’outre mer qui représentent 80 % de sa biodiversité, tant terrestre que marine. On a parlé de « combat », révélant l’existence d’ « ennemis ». Mais ceci dans le but de souligner tout l’intérêt du dialogue et l’importance de monter des partenariats gagnants, en particulier face à un ennemi devant lequel on se trouve en position de faiblesse.

Ainsi, la LPO vient de signer un accord « historique » sur les dates d’ouverture de la chasse. Ainsi, les agriculteurs, considérés à tort comme des « jardiniers » (alors qu’ils ont vocation à être producteurs, à nourrir davantage en luttant contre les attaques de nuisibles), s’invitent pour admettre leur manque de connaissance sur la biodiversité du sol, et leur souci de mieux faire.

A-t-on su rappeler la valeur de tous ces services ? Mais défendre la biodiversité sur le terrain de ce qui mène le monde, l’argent, n’estce pas encore une illusion ? La vraie question de la place de l’homme au sein de l’écosystème revient toujours dans les propos du ministre comme ceux des experts. éthique, philosophie s’invitent dans le débat, suscitant souvent l’embarras, et peu de réponses claires.

De par leurs objectifs, les entreprises se positionnent contre les associations ; cependant, elles souhaitent entretenir de bonnes relations avec elles, et sont soucieuses de préserver leur monde. L’ennemi moderne n’est-il pas aussi l’indifférence engendrée par l’univers virtuel dans lequel on vit de plus en plus, dont se délecte la jeunesse, risquant d’oublier que la nature existe ?

De la dimension spirituelle, pas un mot, mais elle se cache derrière ces questionnements, et jaillit dans l’intimité des conversations de couloirs.

L’ennemi, c’est notre rapport au temps, dans une démocratie rythmée d’élections imposant aux élus des visions à court terme pour survivre politiquement, et dans une économie exigeant des rendements financiers immédiats. Quel discours tenir dans un monde où le CAC 40 a plus d’importance que la liste rouge des espèces en danger ? Un plaidoyer pour « vendre » l’idée que la nature est partie prenante de l’économie, comme entreprise produisant quantité de matière première et de services pour des coûts de main d’œuvre infimes.

L’année 2010 proclamée par les Nations Unies « l’année de la biodiversité », sera animée de débats et résolutions de « reconquête », avec au programme la conférence de Nagoya. Mais les grandes déclarations ne seront rien sans une meilleure connaissance de la biodiversité, la persévérance du travail de terrain et la multiplicité des initiatives pour sensibiliser l’opinion publique. être de bons pédagogues en émerveillant, en racontant et en expliquant à quel point le mal est grave. Sans cette prise de conscience, aucun changement de comportement n’est possible. Pour suivre l’actualité du Comité Français de l’UICN, et notamment la résolution du congrès en cours de consultation auprès des participants : http://www.uicn.fr/ Paul Jeanson Directeur des Courmettes

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la tête dans le ciel

CONVICTIONS

Biodiversité en péril : pourquoi se soucier de la planète aujourd’hui ? Les écologistes les plus radicaux considèrent que la disparition de l’être humain pourrait favoriser la biodiversité, puisqu’il est la principale cause des désordres actuels dans la nature. D’autres, plus modérés, proposent de multiples solutions propres à résoudre tous les problèmes  ! Leur motivation est le plus souvent inspirée par la peur du changement climatique ou d’un accident industriel majeur et de leurs conséquences. Cette crainte est en partie fondée, mais elle ne peut être le seul motif d’un comportement « écologique ». La vision biblique du monde n’est pas centrée sur l’homme ou sur la nature : elle est « théocentrique ». Dieu est bien le Seigneur, le maître de cette terre. C’est donc en référence à Dieu et non à l’homme ou à la nature que nous pouvons vivre et ajuster notre comportement. Hélas, cela n’a pas toujours été le cas de bien des chrétiens, loin s’en faut ! Il est bon d’adopter certaines mesures pour préserver notre planète, mais nous aurions tort de nous en contenter pour nous donner ainsi bonne conscience. Ce n’est pas tant la « compensation carbone », par exemple, dont les bases de calculs restent parfois nébuleuses, qui favorisera la diversité des espèces. C’est la réorientation de nos choix, individuels et collectifs, pour vivre, consommer, et nous déplacer autrement dans le temps et dans l’espace de notre belle planète, qui contribuera à sa sauvegarde.

Face à l’avenir, les chrétiens vivent plus ou moins bien la tension entre le présent et l’avenir, spécifique à leur foi. Ils ont parfois tendance à mettre l’accent sur les dernières phrases du Credo, le retour de Jésus-Christ et le jugement dernier, la « dissolution de toutes choses  » évoquée par l’apôtre Pierre dans sa deuxième lettre, la « fin du monde » ! Tout doit disparaître  ! Après moi, le déluge  ! Cela est aussi vrai pour ceux qui placent leur foi en la déesse consommation et qui vénèrent le dieu tout-puissant de l’argent-roi. Les conséquences d’une telle attitude sont sensibles, en particulier pour les êtres humains les plus faibles et démunis, et pour les espèces animales ou végétales les plus menacées.

Les conséquences d’une telle attitude sont sensibles, en particulier pour les êtres humains les plus faibles et démunis, et pour les espèces animales ou végétales les plus menacées. La foi chrétienne demeure une source de motivation puissante pour se conformer davantage aux exigences d’une vie plus respectueuse de l’environnement. Nous pouvons, certes, cultiver notre foi en un Dieu souverain et providentiel, sur qui nous avons le privilège de nous reposer avec confiance, afin de rester en paix même en temps de crise. Ce n’est pas un prétexte au gaspillage, ni à éviter nos responsabilités pour vivre de façon responsable. Les chrétiens sont appelés à manifester leur amour et leur respect pour le Créateur.

Quel être humain se réjouirait de voir son oeuvre méprisée, foulée aux pieds, détruite ? Et nous prêchons l’amour du prochain : n’estce pas nous contredire que de détruire l’environnement, où chacun vit et dont il tire aussi sa subsistance ? Nous avons enfin une espérance particulière, enracinée en Dieu qui un jour renouvellera cette création tout entière (Romains 8.18-23). Cela doit nous conduire, comme un signe de cette espérance, à prendre soin de la terre comme nous prenons soin de notre corps, bien qu’il soit mortel, et à préserver ainsi, avec tous nos contemporains, la plus grande diversité des espèces vivantes et des ressources naturelles. Frederic Baudin Membre fondateur d’ A Rocha France

Dieu est-il vert ? Disponible à Croire Publications www.publicroire.com

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&


&

ACTIONS

les pieds sur terre

Recenser la biodiversité... et garder une trace La biodiversité d’un écosystème est évaluée par des recensements d’espèces. Effectués à intervalles réguliers, ils permettent de suivre l’évolution dans le temps des populations. En 2009, A Rocha Suisse a recensé les plantes, les papillons diurnes et les orthoptères (sauterelles, criquets) dans les prairies sèches de la réserve naturelle du Bois de Chênes de Genolier. Cet article présente, par l’exemple des papillons diurnes, un aperçu des méthodes utilisées.

Préparation

Le travail scientifique commence généralement par la lecture de différents articles en rapport avec le sujet étudié. Il est important de bien se documenter avant d’entreprendre un travail sur le terrain, afin d’éviter d’utiliser de mauvaises méthodes qui pourraient donner de faux résultats ou même nuire à l’environnement. Lors d’un recensement d’espèces, plusieurs facteurs doivent être pris en considération. Leur comportement varie en fonction de leur environnement. Les papillons sont particulièrement sensibles aux changements météorologiques car, comme les autres insectes, ils ne régulent pas eux-mêmes leur température corporelle, mais l’adaptent à celle de leur environnement. Le recensement ne doit donc avoir lieu que lorsque la température est supérieure à 18 °C, le vent très faible, et que le soleil brille.

Protocole

Afin de pouvoir comparer les résultats, il est important que les mêmes méthodes soient employées dans toutes les parcelles recensées (standardisation). Nous avons délimité sur chaque prairie un transect (ligne virtuelle)

de 40 m, le long duquel nous avons inventorié durant 10 minutes toutes les espèces et le nombre d’individus de papillons à une distance de 2 m de chaque côté de l’observateur. Les papillons ont été déterminés à vue ou attrapés au filet, déterminés puis relâchés. Afin de limiter l’influence des variations environnementales, les prairies ont toujours toutes été visitées dans une même journée et dans un ordre aléatoire. Ce protocole a été répété tout au long de la saison afin de recenser les espèces volant à différentes périodes.

Suivi

Même si l’inventaire des espèces a eu lieu à différentes heures de la journée et tout au long de la saison, cela ne signifie pas que toutes les espèces aient été découvertes. En effet, certaines populations fluctuent sur des périodes plus importantes. Les orchidées, par exemple, sont très imprévisibles et ne sortent pas toutes les années. De même, certaines espèces d’insectes passent plus d’une année sous forme de larve avant de se métamorphoser en adulte. Les études sur le long terme sont donc importantes pour pouvoir inventorier la majorité des espèces, ainsi que pour différencier

Le dimorphisme Un piège pour l’identification Chez certaines espèces, le mâle et la femelle ne se ressemblent pas et l’on risque de les prendre pour des espèces différentes. Chez les lycènes (papillons) par exemple, les mâles arborent souvent une coloration bleutée, alors que les femelles sont généralement brunes. Le dimorphisme est très répandu dans la nature et se rapporte souvent à la parade nuptiale (mâles ornementés), ou à la bataille pour les femelles (mâles armés).

avec certitude les fluctuations normales des changements dus aux influences humaines. Le recensement des espèces est important car la stabilité des écosystèmes dépend de l’interaction entre les différentes espèces. Lorsque l’une d’elles disparaît, c’est toute la chaîne alimentaire (dont nous faisons partie) qui est affectée. C’est également une partie de notre patrimoine naturel et de la création qui s’éteint. En 2010, année de la biodiversité, saisissez l’occasion de vous munir d’un bon livre de détermination* et entreprenez de recenser les espèces de votre jardin ou du bois voisin. Commencez par des groupes faciles à observer, tels que les oiseaux et les papillons. Vous pouvez communiquer vos données au Centre Suisse de Cartographie de la Faune, sur le site internet duquel vous trouverez de nombreuses informations utiles (www.cscf.ch). En France, l’association Noé Conservation (www.noeconservation.org) recueille les observations des particuliers dans leur jardin. Valérie Coudrain Responsable scientifique d’ A Rocha Suisse

Pratique Afin de garder une trace des espèces recensées, les insectes étaient autrefois capturés et épinglés. Cette méthode est à proscrire pour des espèces déjà fragilisées par la disparition de leurs habitats. De plus, ces collections finissent bien souvent à la cave où personne n’en profite. La technologie actuelle nous permet de réaliser de belles collections photographiques et vous aurez le plaisir de voir évoluer la qualité de vos images avec le temps. Il est souvent difficile de photographier un papillon, car il s’envole rapidement dès que l’on s’approche. Les premiers rayons de soleil matinaux offrent cependant une opportunité de réaliser quelques bons clichés. En effet, lorsque le soleil commence à réchauffer l’atmosphère, les papillons se posent ailes étendues sur les fleurs afin d’emmagasiner l’énergie nécessaire à leur envol. à ce moment-là, ils sont encore engourdis et réagissent moins vite, offrant au photographe l’opportunité de s’approcher un peu. * Lauber, K. & Wagner, G. (1998) Flora helvetica, Flore illustrée de Suisse. Ed. Haupt, 1616 p.

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Tolman, T. & Lewington, R. (2004) Guide des papillons d’Europe et d’Afrique du Nord. Ed. Delachaux & Niestlé. 320 p.

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A Rocha Suisse

Les nouvelles

Un culte sur l’environnement en église ? A Rocha Suisse vous rend visite ! Durant les deux dernières années, l’équipe d’A Rocha Suisse a visité de nombreuses églises et paroisses pour y présenter son travail et y partager le thème de la protection de l’environnement dans une perspective chrétienne.

En septembre... « Un temps pour la création » Le mois de septembre est de plus en plus reconnu par les églises chrétiennes comme « le mois de la création ». Dans l’église orthodoxe, le premier dimanche de septembre est celui de la création. Le 4 octobre, dans le calendrier catholique, on se souvient particulièrement de Saint-François d’Assise dont la vie, faite de simplicité et de proximité avec les autres créatures, a fait de lui une figure historique dans le domaine. Dans de nombreuses églises protestantes ou évangéliques, on célèbre en septembre la fête des moissons, un temps de reconnaissance pour la provision divine, qui peut aussi traiter des aspects environnementaux. Pendant cette période particulière, les églises sont encouragées à vivre des célébrations en rapport avec l’environnement. Cette année, nous contribuerons au kit développé par oeku (www.oeku.ch) pour la préparation d’une célébration sur la biodiversité. A Rocha Suisse se tiendra particulièrement à disposition pendant ce mois pour venir animer ce « Temps pour la création » dans votre église, qui pourra prendre plusieurs formes : culte, sortie nature, ou combinaison des deux.

Nous y avons rencontré non seulement beaucoup d’intérêt pour la nature en général, mais avons aussi senti de la part des croyants le besoin de mieux connaître les valeurs et John et Anthony les passages bibliques qui plaident en faveur d’un engagement concret pour la planète. Nous continuons donc de proposer aux églises un support pour animer un temps de culte sur ce thème. Les enseignements proposés sont illustrés par des exemples et photographies de la nature. En touchant à l’environnement, on aborde aussi d’autres aspects importants de nos existences, tels que la relation aux possessions matérielles, priorités et style de vie, niveau de contentement, etc.

L’organisation oeku, église et environnement, fondée en 1986 et active au niveau suisse, a pour but de stimuler les églises – protestantes et catholiques en particulier – à mieux reconnaître l’importance de l’environnement dans leur foi et leur fonctionnement. Elle établit chaque année un matériel liturgique pour la célébration de cultes sur la création (un temps pour la création) et met également à disposition des églises un manuel et des cours de formation pour une meilleure gestion énergétique de leurs bâtiments.

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Exposition itinérante pour l’éducation à l’environnement dès l’automne 2010 Vous connaissez sans doute de nombreux animaux migrateurs tels les baleines, les oies ou les saumons. Mais savez-vous que parmi les papillons, nous sommes plusieurs à entreprendre ces voyages saisonniers ? Laissez-moi vous conter le récit de cette grande migration familiale ! Mes grands-parents sont nés en Afrique du Nord, où ils ont hiverné avec toute une génération de Belles-Dames, durant la saison froide. A la fin de l’hiver, ils ont quitté ces lointaines régions, commençant un long voyage vers le Nord. Ayant rejoint les plaines du Sud de l’Europe, ils ont donné naissance à ma mère. Epuisés, ils ont achevé leur vie ici, laissant à leur descendance le soin de continuer la route. Ma mère, comme toutes les chenilles de son temps, a grandi sur ces terres, se nourrissant entre autres de chardons, d’où notre deuxième nom,

Vanessa cardui

Elle a fabriqué son cocon pour, un mois plus tard, se transformer en un joli papillon. Jeune et vigoureuse, elle a poursuivi le périple entamé par mes grandsparents, survolant de vastes étendues jusqu’en Scandinavie où elle a rencontré mon père. C’est dans ces contrées nordiques que j’ai vu le jour. Le voyage de retour ? Je le ferai avec les jeunes Belles-Dames de ma génération. Mes parents ont les ailes abîmées ; ils sont trop âgés pour s’envoler à nouveau. L’Afrique, ils ne la verront jamais, pas plus que mes grands-parents n’ont vu le Nord !

Une génération passe, une génération naît, et le monde est toujours là. Ecclésiaste 1.4

Le Fabuleux Voyage de la Belle-Dame Peux-tu retrouver la Belle-Dame parmi tous ces papillons migrateurs ?

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A Rocha Suisse est en train de concevoir une exposition interactive et itinérante pour visiter les églises de Suisse Romande. Elle permettra de montrer, par des exemples tirés de la nature et de manière ludique, les nombreux liens entre la création et les textes bibliques. Son lancement est prévu pour l’automne 2010. Son financement, de l’ordre de CHF 10 000.-, est encore à trouver. Merci de votre soutien pour ce projet. L’une des afffiches de l’exposition

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Le long voyage des Belles-Dames 3‘500 km en tout, à une vitesse de 25 km/h environ.

Leurs enfants

Leurs parents

Grenouille rousse

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La Belle-Dame est un papillon migrateur. Comment fait-il pour parcourir autant de km ? Elle vit longtemps. Il faut au moins 3 générations pour faire le voyage. Elle vole plus vite que les autres papillons.

Les grands-parents

www.arocha.org

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La Baigne aux Chevaux au Bois de Chênes de Genolier


A Rocha Suisse

Les nouvelles

Vivre une expérience forte au sein de la création Camps d’été 2010 pour enfants de 9 à 13 ans

Cette année, A Rocha Suisse propose deux camps d’été pour enfants et pré-ados de 9 à 13 ans. Les enfants montrent en général beaucoup d’intérêt pour les animaux, et aiment évoluer dans les espaces naturels. De plus, ayant grandi dans une époque où la question écologique est omniprésente, ils sont plus réceptifs et conscients des enjeux environnementaux que la génération de leurs parents. Organiser des camps orientés nature, c’est donc répondre à un besoin de notre époque. Cependant, des raisons plus profondes motivent également des organisations chrétiennes telles qu’A Rocha et nos partenaires de camp (voir ci-dessous) à se lancer dans une aventure comme celle-ci. Répondant aux soucis des familles chrétiennes de voir leurs enfants croître tant personnellement que spirituellement, A Rocha Suisse souhaite proposer un approfondissement à deux niveaux : le premier est celui de la connaissance de la Bible, un livre au travers duquel Dieu se révèle à l’être humain comme Dieu d’amour et de justice. Le second est dans la découverte des œuvres de Dieu, c’est-à-dire sa création. Pourquoi ? D’abord, parce que c’est l’une des manières dont Dieu peut se révéler à l’homme ; celui qui passe du temps dans la nature risque donc d’y rencontrer son créateur. Ensuite, parce que c’est une manière de réconcilier l’enfant avec la création. Notre société technologique enferme souvent l’enfant dans des mondes virtuels. Coupé de cette proximité avec la nature, il perd un élément important à sa santé physique et spirituelle. Que ce soit par le jeu, l’aventure, l’exploration ou l’observation, ces camps sont une occasion de découvrir les richesses et les fragilités de cette planète qui nous héberge, et de grandir dans une relation avec ce Dieu créateur de toutes choses et pourtant proche de chaque enfant.

Camp Bible et Nature A Crêt-Bérard (Puidoux)

Camp Eco-Aventures La Ligue (Rougemont)

en collaboration avec le centre protestant de Crêt-Bérard Age : 10-13 ans Dates : du 10 au 16 juillet 2010 Prix : entre CHF 150 et 250 selon les moyens Infos : www.cret-berard.ch/index.php?id=352

A Rougemont, en collaboration avec la Ligue pour la Lecture de la Bible Age : 9-12 ans Dates : du 17 au 24 juillet 2010 Prix : CHF 380

pour s’inscrire : secrétariat de Crêt-Bérard

Pour s’inscrire : sur le site de la LLB

au 021/946.03.60 ou info@cret-berard.ch

www.ligue.ch/index.php?id=1092

Nous cherchons encore quelques moniteurs (dès 17 ans) pour ces camps. Merci de contacter Cécile Moser (cecile.moser@arocha.org) ou Steve Tanner (steve.tanner@arocha.org) selon le camp.

29 et 30 mai 2010 (9h00 - 18h00) Journées de la Biodiversité au Zoo La Garenne CH-1261 Le Vaud « Biodiversité & développement durable »

Un week-end pour toute la famille pour comprendre les enjeux du développement durable sur la biodiversité qui nous entoure. A Rocha Suisse y sera présente avec un stand pour petits et grands.

Infos : www.lagarenne.ch - 022 366 11 14

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s d i k a h c o AR

la page réservée aux jeunes lecteurs

La BIODIVERSITé c’est ça… ce qui nous a été donné et que nous ne sommes pas capables de fabriquer, nous humains. C’est pourquoi, aussi insignifiante qu’elle puisse paraître, chaque espèce est importante, et vaut la peine qu’on en prenne soin !

Quand l a m e n a ce g ro n de . . .

Combien d’espèces sont-elles donc touchées pour une forêt ainsi détruite ?

Compte le nombre d’espèces qui vont devoir quitter le refuge que constitue pour eux cet arbre abattu par le bucheron...

Connais-tu C’est un oiseau migrateur qui arrive dans le sud de la France à partir du printemps et voyage vers l’Afrique à partir de septembre ; sa présence est synonyme d’une bonne qualité des milieux agricoles dont il a besoin pour se nourrir. On parle d’ « indicateur du milieu »

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ces espèces ? Pélobate syriaque, Liban Rollier d’Europe, France Martin-pêcheur, Tchéquie

Place le bon numéro à côté de leur nom et colorie-les ! C’est un bon indicateur naturel de la qualité du milieu aquatique. Mais il est très menacé, (pollution, disparition de son milieu de vie, etc.). Il est devenu une espèce protégée.

Il se trouve dans les sols meubles et sableux, dans lesquels il peut s’enfoncer le jour, à l’aide d’un petit organe près de ses orteils sur ses pattes arrières. Il réside notamment en Roumanie (le plus au nord) et au Liban (le plus au sud).

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1 : Brun 2 : Bleu 3 : Turquoise 4 : Rouge-Orangé 5 : Noir

3 1 : Vert clair 2 : Vert brun 3 : Jaune

1 : Turquoise 2 : Noir 3 : Orange 4 : Brun 5 : Jaune-Orange Rien : Blanc


Bruno Jordi, Directeur, avec son petit-fils Manoel

Raster: 14 mm Horizontal: 7 Zellen Vertikal: 19 Zellen Fuss-Rand: 13 mm

A-Rocha et StopPauvreté travaillent ensemble à la "conservation" de l'homme

Pour la prochaine génération: imprimer climatiquement neutre. Des processus ISO 9001 et 14001 constituent la meilleure base pour un travail efficace. Nous compensons les émissions de CO2 liées à la production par le financement d’installation de chauffage au copeaux de bois en Suisse. www.jordiaubonne.ch/climat

Pour une info régulière, vous pouvez vous inscrire directement sur www.stoppauvrete.ch et recevoir gratuitement le livre "Parole aux pauvres" préfacé par Micheline CALMY-REY

Villas écologiques clé en main Visites sur demande de nos villas en construction à Romont (CH)

• Confort supérieur • Matériaux écologiques • Faible consommation d’énergie et d’eau • Chauffage bois & solaire

Portes ouvertes: 8 mai

Jordi SA – le spécialiste média En Clamogne 27 · CH-1170 Aubonne Tél. +41 (0)21 821 15 14 info@jordiaubonne.ch · www.jordiaubonne.ch

Renseignements: Certification:

M. Bardet +41 079 44 99 121 www.lab-immo.ch

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terre à terre

contacter, s’informer, soutenir, participer

A Rocha France

A Rocha Suisse

Les Tourades 233 Route de Coste Basse F-13200 Arles

T. +33 (0)4 90 96 01 58 @. france@arocha.org web. www.arocha.fr

Case Postale 245 CH-1373 Chavornay Suisse

• Nos activités

• Nous recherchons

• Nos activités

StagIAIRES :

Journées de la biodiversité au Zoo de la Garenne 29 et 30 mai 2010, Le Vaud

Avez-vous un profil ou l’une des compétences suivantes ?

Sortie près d’Arles « La Danse de l’Oiseau Bleu » Samedi 22 mai à 8h30

De retour d’Afrique, voici venu le temps des amours pour le rollier. Ce magnifique oiseau nous offre un spectacle inoubliable de roulades et roucoulades…. Inscriptions au 04 90 96 01 58

Accueil du public dans un espace naturel, Architecture paysagère, Gestion et Protection de la Nature, Commercial (événementiel et mécénat), Histoire, Théologie.

VolontaIRES :

Les catégories suivantes vous concernent-elles ? (une aide depuis chez vous est envisageable pour certains thèmes). Travaux d’électricien, conception de capteurs solaires pour eau chaude, entretien d’un réseau de scouts, mise à jour d’un site web, gestion d’une photothèque en ligne, assistance « au paire » pour une jeune maman de l’équipe.

Poste long terme :

Domaine des

Pour gérer l’accueil de notre centre des Courmettes et y animer de la vie communautaire (jeunes retraités par exemple).

Courmettes Séjours aux Courmettes ou vacances utiles

Le Domaine des Courmettes est un centre A Rocha qui domine la Côte d’Azur. Panorama unique, tranquillité, sentiers de randonnée balisés. Location simple ou participation à la vie du centre. Seul, en couple, en famille ou en petit groupe. Chambres, appartements meublés … en toute saison. Route des Courmettes F-06140 Tourrettes sur Loup + 33 (0)4 92 11 02 32 courmettes@arocha.org •www.courmettes.com

Thème : « Biodiversité et développement durable ». Stand interactif avec A Rocha. Réservez cette date pour une sortie en famille ! Nous recherchons quelques personnes pour nous aider au stand. Contact : bertbender@mac.com

Journée d’entretien au Bois de Chênes de Genolier 26 juin 2010, 9h15-16h

Votre aide permettra de conserver les habitats naturels d’espèces menacées. Rendez-vous à 9h15 à la ferme du Bois de Chênes avec des habits adaptés et un piquenique. Contact : valerie.coudrain@arocha.org.

T. +41 (0)22 366 74 05 @. switzerland@arocha.org web. www.arocha.org/ch-fr Richesses et fragilité des prairies sèches du Bois de Chênes de Genolier Vendredi 3 septembre, 20h15-21h45, Auditoire de l’IUCN, Gland

Organisée avec l’Association du Bois de Chênes de Genolier (www.abcg.ch), cette soirée présentera les nombreuses espèces recensées sur les prairies sèches du Bois de Chênes, et les mesures nécessaires à leur protection. Suivie le dimanche 5 septembre, 14h00, par une visite sur le terrain.

Défi Michée, action « Stop Pauvreté 2015 » Dimanche 10 octobre 2010

Comme la préservation de l’environnement est indispensable pour garantir le développement humain et lutter contre la pauvreté, A Rocha s’associe à une journée d’action lancée par Stop Pauvreté 2015. Plus d’information sur : www.stoppauvrete.ch

Week-end A Rocha aux Diablerets les 13-15 août 2010

Le traditionnel week-end A Rocha aura lieu comme de coutume le troisième week-end d’août, du vendredi soir 13 au dimanche 15 en milieu d’après-midi. Nous retournons dans les Alpes vaudoises, aux Diablerets, où de nombreuses possibilités d’excursions existent dans une nature alpine préservée. Le programme, fait de ballades adaptées aux familles, de moments de convivialité et d’une célébration le dimanche matin, est ouvert à tous. Vous trouverez davantage d’infos sur notre site internet: www.arocha.org/ch-fr

Soutenir nos activités en France

Soutenir nos activités en Suisse

Vous pouvez vous engager à nos côtés en tant qu’adhérent ou par un don qui contribuera financièrement à la réalisation de nos nombreux projets (possibilité de bénéficier de l’abattement fiscal sur l’ISF). Nos actions dépendent de ces soutiens. Contactez-nous !

Votre soutien reste indispensable et crucial pour que nous puissions continuer à nous développer. Vous pouvez vous engager soit comme volontaire dans l’un de nos projets, soit en priant pour notre travail, soit encore en nous soutenant financièrement (CCP: 10-770971-4) D’avance, merci !

IMPRESSUM A Rocha le journal francophone 12

Editeurs : Directeurs de publication : COMITÉ DE RÉDACTION : DESIGN & GRAPHISME : ONT CONtribués à ce n° : PHOTOS & ILLUSTRATIONS : IMPRESSION :

A Rocha France, 233 route de Coste Basse, 13200 Arles, France • A Rocha Suisse, CP 81, 1269 Bassins, Suisse Pierre Berthoud (France), Cédric Chanson (Suisse) Steven Dixon, Steve Tanner, Priscille Faure, Bertrand Bender Bertrand Bender Valérie Coudrain, Timothée Schwartz, Frédéric Baudin, Paul Jeanson. Valérie Coudrain, Steve Tanner, Serge Hänzi, Bertrand Bender, Paul Jeanson. Jordi SA, CH-3123 Belp, Suisse

Tirage: 3000 exemplaires Dépôt légal : avril 2010 ISSN : 2105-3286

imprimé sur papier recyclé

Journal A Rocha Francophone N°2  
Journal A Rocha Francophone N°2  

Avril 2010 Thème : La biodiversité

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