Page 1

Portfolio Architecture Arnaud Dabansens


Couverture : Projet d’hébergements touristiques, première esquisse


Contenu Projets 06.07 08.09 10.13 14.15 16.21 22.23 24.29 30.35

Ferme urbaine Pépinière d’entreprises Ville Désindustrialisée Réhabilitation Appartement Conceptuel Logements Collectifs Manifeste de l’Hospitalité Centre d’Accueil pour Migrants Hébergements Touristiques

Autre 36.37 Ruines Projet Philosophique 38.41 Analyse de Prisons Norvégiennes 42.43 Graphisme


Arnaud Dabansens ARNAUD DABANSENS 21 ans

EDUCATION

CONTACT

22 ans

57 Boulevard Berthelot 63000 Clermont-Ferrand arnodab@hotmail.fr +33 6 28 55 32 45

EXPERIENCE

2018

Moniteur auprès des étudiants de première année

2017

Workshop ‘‘Instant City’’ Intervention artistique paysagère

2018

Master Eco-Conception des Territoires et des Espaces Habités Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand

2017

Stage à la communauté d’agglomération de Blois

2016

Diplôme de Licence Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand

Stage à l’Agence Philippe Tardits Architecte à Tours

2015

Stage à l’Atelier d’Architecture Gilles Bertrand à Tours

Obtention du CLES en Anglais

2015

Workshop semaine transversale architecture-philosophie

2015

Workshop d’expérimentation à l’échelle 1 à L’Isle d’Abeau

2012

Stage à l’agence immobilière Square Habitat à Tours

2010

Stage à l’Atelier d’Architecture Gilles Bertrand à Tours

2017

2017 2014

Baccalauréat Scientifique Mention Très Bien

COMPETENCES Langues FR

DAO

EN

IT

DE


2018

2017

2017 2014

Master Eco-Conception des Territoires et des Espaces Habités Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand

2017

Stage à la communauté d’agglomération de Blois

Curriculum Vitae 2016

Diplôme de Licence Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand

Stage à l’Agence Philippe Tardits Architecte à Tours

2015

Stage à l’Atelier d’Architecture Gilles Bertrand à Tours

Obtention du CLES en Anglais

2015

Workshop semaine transversale architecture-philosophie

2015

Workshop d’expérimentation à l’échelle 1 à L’Isle d’Abeau

2012

Stage à l’agence immobilière Square Habitat à Tours

2010

Stage à l’Atelier d’Architecture Gilles Bertrand à Tours

Baccalauréat Scientifique Mention Très Bien

COMPETENCES Langues FR

EN

IT

DE

Auto CAD

Archi CAD

VW

DAO Skp

Rhino

Ps

GARDONS LE CONTACT 57 Boulevard Berthelot 63000 Clermont-Ferrand arnodab@hotmail.fr 06 28 55 32 45

Ai

Id


Fe r m e Urbaine


Programme : Chais, cellier, bergerie, laboratoire de fromages, restaurant, point de vente, dortoir pour travailleurs saisonniers, classe, serre Lieu : Clermont-Ferrand, Auvergne, France Janvier 2016

Le projet agit entre deux confrontations : une zone urbanisée en aval, et le Puy de Chanturgue et son empreinte naturelle en amont. L’idée est de semi-enterrer la ferme dans la pente. Ainsi, le paysage naturel et les vignes donnent l’impression de se prolonger par dessus le bâtiment, de se dérouler sur le toit végétalisé. Si quelqu’un est dans la montagne, il voit le sol progresser sur le bâtiment. S’il est en ville, la façade se révèle. Les espaces publics et les salles de fabrication sont rassemblées en façade, afin de donner un aperçu du processus de fabrication des produits. Cela crée une promenade, un parcours donnant à voir l’intérieur de la ferme.


Pépinière d’entreprises

Programme : Bureaux, fab-lab, restaurant, cinéma, place publique Lieu : Clermont-Ferrand, Auvergne, France Juin 2016

Pour redynamiser le quartier de la gare, une pépinière d’entreprises et un projet d’espace public étaient des programmes imposés, d’autres programmes pouvant être ajoutés. Deux éléments en béton aux extrémités, joints par un élément fin en verre, créent un espace public similaire au patio. La principale difficulté était de traiter la liaison aux voies ferrées cinq mètres plus haut que la rue. Avec la création d’un chemin piéton le long des voies, l’espace public est fragmenté en de multiples plateformes, chacune avec une ambiance et un usage spécifiques. Pour activer cet espace, les activités des bâtiments s’étendent à l’extérieur et occupent leur plateforme attenante : espace de travail extérieur pour le fab-lab, terrasse pour le café-restaurant... Pour éviter une fréquentation pendulaire qui rendrait le lieu désert après 19h, les programmes libres ont été choisis pour rendre le projet vivant au crépuscule. Le restaurant, le cinéma et la salle de jeux vidéo attirera une population jeune et vivante.


0

Coupe longitudinale

Coupe transversale


Cette carte montre les différents hubs et noeuds d’intensité (en rouge). Elle représente aussi les différents moyens de transport et le temps nécessaire pour rejoindre ces points.


V i l l e Désindus trialisée R é habi l itation Coupe de la gare de Grenzach

Coupe de la Basel Badischer Bahnhof

Coupe de la gare centrale SBB Programme : Espaces de travail et laboratoires pour entreprises pharmaceutiques, centres éducatifs et de recherche, loisirs, commerces, logements Lieu : Grenzach, Agglomération de Bâle, Suisse Janvier 2017

Grenzach est une petite ville de l’aire urbaine de Bâle, en Suisse. Autrefois prospère grâce aux usines pharmaceutiques, la ville a progressivement évoluée pour ne laisser qu’un no-man’s land entre le centre du bourg et le Rhin. Le Rhin, qui était utilisé pour le trafic commercial, a vu sa fréquentation décliner. Le programme de réhabilitation de Grenzach repose sur une idée à grande échelle : travailler et développer les flux et le trafic, et utiliser le Rhin comme nouveau moyen de transport public. A travers notre analyse, nous avons identifié des hubs ou des noeuds d’intensité, tous liés entre eux par différents réseaux publics, et connectés aux points économiques, touristiques et culturels importants.


Pour redynamiser Grenzach, le projet accueille des nouveaux programmes dans le tertiaire, mais dédiés à l’économie historique de la région : l’industrie pharmaceutique. De plus, Grenzach serait un nouveau hub de mobilités. Cela impliquerait le développement de l’arrêt de bus et de la gare, la création d’une aire de covoiturage et la réhabilitation de l’embarcadère sur le Rhin. Ces mobilités seraient alignées et connectées par une navette et une longue avenue pour les voitures, piétons, cyclistes et skateurs. Enfin, le projet apportera des logements collectifs, mixés avec des magasins dédiés aux différents moyens de locomotion : skateboard, course à pied, escalade, bateaux de plaisance...


Appartement Co n c e p tu e l

Des murs...

...aux planchers


Programme : Appartement pour deux personnes Novembre 2016

Travaillant sur le thème du logement, l’exercice consistait à inventer un appartement, qu’il soit original, idéal, avant-garde ou discutable. Le concept de ce logement est d’inverser nos manières habituelles de vivre, en séparant les espaces non pas par des murs, mais par des planchers. Le projet propose différents espaces de différentes hauteurs, tous communiquants, et utilisant l’ensemble du volume à disposition. A partir d’un séjour central, les demi-niveaux se suivent, placés selon leur besoin en lumière naturelle ou la vue sur l’extérieur. L’intimité est aussi gérée par la hauteur : plus vous montez, plus les espaces sont privés, créant une ascension vers l’intimité. Le résultat final est une invitation à vivre différemment et à s’interroger sur des postulats usuels de l’architecture.


Lo g ements Col le cti f s


Programme : Appartements pour 2, 3 ou 4 personnes, commerces, spa, centre d’activités nautiques Lieu : Grenzach, Agglomération de Bâle, Suisse Janvier 2017

La situation du projet, sur les berges du Rhin, offre un cadre silencieux et plaisant. Afin de séparer les flux, l’accès des résidents se fait par la rue, sur la façade Nord. La façade Sud, un niveau plus bas, abrite le spa et le centre nautique. Une promenade le long du Rhin donne accès à l’eau et au port de plaisance, à l’usage des promeneurs, des flâneurs ou des rêveurs.


Coupe transversale


Elévation Sud

A partir de l’appartement sans cloisonnement, le but était de réinterpréter le concept en gardant ses fondamentaux, en faire plusieurs variantes (chaque logement est unique), et de le rendre habitable aux personnes handicapées. S’interrogeant toujours sur la part alouée aux murs dans l’habitat, le projet s’inscrit dans un système de murs de refend, pour débarasser les appartements de murs porteurs en les insérant entre la trame structurelle. Cela crée un contraste : la forte présence de murs à l’extérieur des habitations rend leur absence à l’intérieur encore plus évidente. Pour les rendre vivables pour des familles ou des groupes, des nouveaux dispositifs ont été intégrés pour gagner en intimité. Dans les petits logements, des duplex sont utilisés pour séparer les espaces. Dans les appartements plus grands, des parois coulissantes ou pivotantes, des pièces de mobilier ou des boîtes en bois intégrant les salles de bains aident à partitionner les espaces. Au dernier étage, les pièces sont aussi partagées par des espaces extérieurs, comme des jardins ou des terrasses.


R+4

A

A

R+2

A

A

RDC


2

2

1

1

Une haute pièce de mobilier, comme une bibliothèque, des étagères ou une cuisine-placard, peut séparer deux espaces

Une boîte en bois sépare deux espaces, renfermant une salle de bains. Des portes coulissantes ajoutées peuvent permettre de séparer totalement les deux pièces

3

2

2

3 1

Un jardin extérieur ou une terrasse (3) peuvent séparer deux pièces intérieures

1

Ce duplex préserve l’idée initiale des différents niveaux : le séjour (1) est séparé de la chambre (3) en hauteur. La salle de bains (2) est accessible pour un handicapé et est séparée du séjour par une paroi en verre et un rideau


Projets d’hébergements

Projet

Réseau viaire

Topographie-végétation-bâti existant

Programme : Centre culturel (musée, restaurant, magasins), Centre d’accueil pour migrants Lieu : Aumont-Aubrac, Occitanie, France Juin 2017

Aumont-Aubrac est un village situé entre deux paysages : la Margeride and l’Aubrac. C’est aussi un lieu où des flux se croisent. L’autoroute 75 est très fréquentée pendant l’été. Dans un autre registre, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle traverse le village et donne une importante activité économique (restaurants, hôtels...) Ce n’est donc pas le cas typique d’un village en désertification et sans économie, bien que la population diminue. Au-delà des différents flux, ce sont différentes temporalités qui se rencontrent à Aumont-Aubrac. Alors que les ‘autoroutiers’ cherchent la vitesse et ne veulent pas perdre de temps pour des longues pauses, les pèlerins n’attendent pas la rapidité, et prennent le temps de découvrier et de se découvrir eux-mêmes.


Centre culturel

Manifeste de l’ Hospitalité Le centre du village historique, qui accueille les pèlerins depuis longtemps, est à quelques kilomètres de l’aire d’autoroute. Ces dernières années, le développement du village a eu tendance à connecter ces deux lieux. Il y a aujourd’hui quatre zones identifiables longeant l’autoroute : le village historique, la zone pavillonnaire récente, l’aire industrielle, et l’aire d’autoroute. L’intention principale est de concevoir un manifeste de l’hospitalité, dans un village qui a la culture de l’accueil et un besoin d’une jeune population. Le flux migratoire est vu comme un autre flux qui s’ajoute à ceux existant, avec de nouveaux usagers et dans une nouvelle temporalité. Ce projet s’implante sur deux zones déjà urbanisées. Un projet de logements dans la zone résidentielle pour la densifier ; et un projet culturel, vitrine des spécialités culinaires du territoire, rassemblant un musée, un restaurant, un magasin et une usine de séchage de champignons, se trouve sur l’aire d’autoroute. Le centre culturel va aussi créer de l’emploi, donnant les moyens au village d’accueillir les nouveaux-venus.


Ce nt re d’Accueil p o u r Migrants


Programme : serres, séjours, chambres, salle de classe, atelier Lieu : Aumont-Aubrac, Occitanie, France Juin 2017

Ceci est un projet manifeste d’un village accueillant des migrants, bien que ces hébergements puissent être reconvertis, à terme, pour d’autres publics. Il s’agit d’un lieu de transition, son but est d’adoucir la brutalité du voyage et du dépaysement. Pour atteindre ce but, le projet s’inspire de l’architecture traditionnelle du Moyen-Orient, lieu d’où viennent les principaux flux migratoires. L’autosuffisance alimentaire étant un des piliers du projet, les espaces de vie sont intégrés dans les serres. C’est un lieu de vie collective, où l’on comble le désert affectif de la migration.


Quand les centres d’accueil sont généralement conçus pour ne donner que le strict minimum, comment créer un lieu permettant aux gens d’habiter et de s’approprier les espaces, pour qu’ils se sentent chez eux ? Comment un espace peut donner, pas juste concéder ? Le projet se concentre sur la proposition d’usages, basés sur des actions, des activités, qui peuvent évoluer ou changer, selon les aspirations et les besoins des habitants. Les espaces sont dessinés afin de permettre l’appropriation, et sont libres d’usages. En tant que concepteurs, nous pouvons seulement soumettre des actions ; les espaces ne sont pas définis mais qualifiés. La base morphologique est inspirée du patio oriental, lieu de rassemblement. Les serres, en polycarbonate et aux dimensions standards pour baisser les coûts, sont organisées autour du patio. Des modules en bois sont implantés dedans. Cela crée deux écritures architecturales distinctes : la serre est l’enveloppe industrialisée, les boîtes en bois sont les espaces architecturés surmesure. La serre propose un espace quelque part entre l’intérieur et l’extérieur. Les cultures, l’humidité, la terre, se confondent avec les usages domestiques, brouillant les limites du dedans et du dehors. Selon les codes orientaux, le processus d’entrée est fragmenté. Les espaces de vie sont éloignés de l’espace public. Le patio est la première séquence d’entrée. Progressivement, les espaces deviennent plus intimes. Le seuil est un long chemin donnant lentement accès à plus d’intimité.


1.Trois serres forment un patio et des zones tampon

2.Les cultures sur les espaces moins convoités

3.Séjours communs ouverts sur le patio

4.Chambres vers l’extérieur

5.Autres espaces (classes, atelier...)

6.Corridor le long du patio

7.Circulations variées créant des accès multiples

8.Terrasses qui étendent l’intérieur à l’extérieur


H é b e r g e m e nts To u r i s t i q u e s


Le site se caractérise par un risque de crue... Le dérèglement climatique et l’évolution des pratiques agricoles rendent ce risque encore plus imprévisible... Comment l’architecture peut-elle anticiper ce risque ? Cela porte-t-il nécessairement préjudice au projet ?

.

Devons-nous nous faire à l’idée que chaque inondation est une catastrophe mettant en danger des vies humaines ? Le radeau de la méduse appartient-il au futur ?

..

ça monte...

!?

...

l seron

Pourquoi s’étaler en surface...

En cherchant dans notre mémoire des exemples de constructions verticales dans le milieu rural, nous trouvons de nombreux objets devenus des symboles connus de tous... ... quand on cherche à minimiser son contact avec l’eau ? ... en bétonnant du terrain naturel...

et le hab

Le projet doit trouver son existence dans la verticalité ! Ce répertoire des émergences nous montre également que les projets moins hauts sont en proportion plus larges

et que certaines de ces constructions jouent sur la transparence pour mieux s’intégrer dans le paysage.. Ainsi, grâce à la verticalité, les espaces de vie seront sauvegardés des eaux

et le rez-de-chaussée serait un espace hybride, submersible, habité en temps sec, mais conçu pour faire face aux crues ! Pour rendre le bâtiment toujours pratiquable, au même titre qu’il existe un rez-de-chaussée ou un rez-de-jardin, inventons le rez-d’eau, surélevé au-dessus du niveau de l’eau ! Personne n’est piégé en hauteur, les accès restant opérationnels...

Plus de raison de craindre les crues... Ce spectacle pourra être paisiblement admiré, comme un tableau, comme l’inondation à Port-Marly, les bâtiments posés sur l’eau...


Programme : Hébergements touristiques pour agrotourisme Lieu : Saint-Jean-en-Val, Auvergne, France Janvier 2018

Ces hébergements touristiques se distinguent en deux types de logements (collectifs sur le modèle de l’auberge de jeunesse, et individuels, plus privés). Ces logements cherchent à nouer un lien entre la nature et l’usager, par la promotion de l’agrotourisme, qui est une pratique alternative du tourisme, dont l’enjeu est la découverte d’un territoire, de ses paysages et de ses spécialités, pouvant impliquer les habitants. Le projet se situe sur une parcelle inondable, au bord de la rivière de l’EauMère, là où s’y jettent les eaux d’un petit canal, le Bief. L’eau est un élément naturel sur lequel l’Homme n’a pas un contrôle absolu. Il faut donc envisager le risque de crue. De plus, le dérèglement climatique et l’évolution des pratiques agricoles rendent ce risque plus imprévisible. Interrogeons-nous alors : comment l’architecture peut-elle anticiper ce risque ? Prendre en considération l’inondation porte-t-il préjudice au projet ? Peut-on vivre la crue sans la subir ? +0.00m

+0.70m

..

-1.80m

+0.70m

Accueil

Salon

Extrait de plan RDC

+0.00m +0.70m

Réfectoire


Il y a une verticalité très forte sur le site, par la présence voire l’omniprésence du pic d’Usson, émergence topographique proche. Dans une plus faible mesure, les arbres de la ripisylve nourrissent aussi le sentiment de verticalité. Afin de répondre à ces sollicitations, le projet s’inscrit lui aussi dans la recherche de la hauteur, dans un souci de densité, pour limiter l’emprise au sol et les zones de contact avec l’eau. En cherchant dans notre mémoire, le milieu rural nous donne différents exemples de constructions produites par l’Homme qui sont des émergences. Certaines d’entre elles jouent sur la transparence. Elles nous indiquent aussi des principes de proportions. Grâce à la verticalité, le projet sauvegarde des eaux les espaces de vie situés en hauteur. Le rez-de-chaussée est un espace hybride, submersible, habité en temps sec. Au même titre qu’il existe le rez-dechaussée ou le rez-de-jardin, le projet introduit la notion de rez-d’eau, étage intermédiaire surélevé au-dessus du niveau des eaux. L’hébergement constitue un refuge, une arche de Noé, où la vie reste possible dans le déluge et le chaos. Il permet ainsi de ne pas subir l’inondation, mais de la vivre, voire d’en profiter, de l’admirer. Derrière la rivière apparait une clairière, un écrin de verdure, inoccupé, inaccessible. Cela crée une vision fantasmatique : on le voit, sans pouvoir


y aller. Cela nous interroge : faut-il nécessairement fouler un lieu pour l’admirer, en profiter ? Comment l’architecture peut-elle continuer, poursuivre ce fantasme ? Elle le peut par un cadrage donnant une vue directe depuis les logements ; et par une tyrolienne offrant le survol et une autre vision de ce lieu. Les logements permettent une mise en scène du paysage proche, à travers un parcours. L’entrée se fait dans un espace étroit, comprimé. Une perspective se dégage : la nature au fond du logement, qui happe le visiteur. Durant une deuxième séquence, en progressant dans l’habitat, l’espace se révèle, une ampleur se dégage. Il y une inversion dans la hiérarchie plein-vide. Enfin, le cadrage sur la nature est omniprésent. Comme un comédien qui s’adresse au public brise le quatrième mur, le cadrage brise le quatrième mur, nouant une relation intime entre le paysage et l’usager. Le visiteur, par l’appel de la forêt, serait tenté d’ouvrir la fenêtre : les bruits des feuilles et le bruit de l’eau s’invitent, la nature pénètre dans l’habitation. Le projet propose un lien avec les éléments naturels, l’eau, la végétation, et raconte un changement d’état pour l’usager, qui passe du monde civilisé (du côté du village, de la route, du parking, des accès) au monde naturel (le paysage, la rivière…)


Ru i ne s Projet Philoso phique Programme : Belvédère public Lieu : Thiers, Auvergne, France Février 2015

De nos jous, la principale approche concernant les ruines anciennes est la préservation. Pourtant, d’un point de vue purement théorique, ce qui définit la ruine est justement le fait qu’elle évolue dans le temps, qu’elle est engagée dans un processus de lente détérioration. Geler une ruine dans le temps et stopper cette auto-destruction revient donc à détruire l’essence même de la ruine. L’idée du projet est d’implanter un espace public dans et autour de la ruine, sans interrompre sa détérioration. La ruine reste ruine car elle continue d’évoluer dans le temps. Le projet, constitué d’une dalle en béton, épouse et s’ajuste aux contours de la ruine, de sorte que lorsqu’elle deviendra poussière, des indices et des traces de ce qui existait avant resteront, nous renvoyant au travail archéologique et à la reconstitution d’une imge mentale. Ce projet ne vise pas à conserver la ruine dans le temps, et ne nous permettra pas de la toucher dans mille ans. Si le matériau de la ruine disparaîtra à long-terme, l’esprit et par conséquent l’existence même de la ruine restera immuable.


Le belvédère public s’enroule autour de la ruine

Lorsque la ruine ne sera plus, l’installation en béton conservera les traces de l’usine qui l’a précédée, laissant des indices de cette architecture


Analyse de Prisons Norvégiennes

Dans le cadre de mon rapport d’études sur les prisons ouvertes, j’ai étudié deux prisons en Norvège fonctionnant d’une manière surprenante. L’île de Bastøy est située à Horten. A deux kilomètres des côtes, elle est occupée par l’une des plus grandes prisons basse sécurité du pays. Son but est de préparer les 115 détenus à la liberté. Au regard de l’organisation des bâtiments, la prison ressemble à un village. Les bâtiments sont séparés, il y a des routes et des zones dédiées à certaines activités. Le centre du village réunit des équipements «publics», une école, une église, un gymnase, des bureaux administratifs. Les zones agricoles sont regroupées. Certaines parties de l’île sont totalement sauvages. Cette organisation recrée une micro-société qui vit en autonomie. Contrairement aux prisons habituelles, les détenus ont tous un travail nécessaire au fonctionnement de la prison. Cela crée une sorte d’économie circulaire. Le but est de réadapter et réhabiliter les prisonniers vers une vie paisible à l’extérieur. Ils vivent sous un régime de semi-liberté, ainsi peuvent-ils se promener librement sur l’île et organiser leurs journées. Pas de murs, seule la mer les dissuade de s’enfuir. Mais les évasions sont très rares, puisque les détenus savent qu’ils auraient tout à perdre.


N ou

veau port

Vi

eu xp

ort

r

illage

Ce

nt

uv ed

Prison de Bastøy Echelle : 1/2000

e

ar

e p u bli q u e

Ph

g Pla


Acier galvanisé pour les bâtiments résidentiels

La prison de Halden est une prison haute sécurité, fonctionnant globalement selon le même système que Bastøy. Considérant que le principal défaut des prisons est de créer un environnement spécifique, un univers carcéral, avec une architecture et du mobilier qui n’existent qu’en prison, les architectes ont voulu créer un lieu normal, utilisant des matériaux, une architecture, des objets et des meubles qui sont similaires à ceux de la vie courante. Les détenus ont des cintres, des fourchettes, des couteaux (habituellement prohibés pour des raisons de sécurité). Chaque unité a une écriture architecturale différente. Cela permet de distinguer les zones résidentielles, éducatives ou de travail. Le matin, les détenus quittent leur «maison», marchent à l’extérieur dans une rue au milieu de la végétation pour aller à leur «travail». En imitant et en reproduisant une vie ordinaire à l’extérieur, le but est d’augmenter à long terme les chances de réinsertion.

Bois et briques pour l’administration


Plan d’un bâtiment résidentiel

Bureaux Vigie

Séjour collectif

Cellules

Plan des cellules

0

2m

Dix à douze cellules, accessibles par un couloir, rassemblent autant de détenus qui partagent un séjour. Chaque cellule a un lit, un bureau, une TV, un mini-frigo, une salle de bains et une fenêtre sans barreau.


Couverture d’un rapport de stage

Pour représenter le cas des violences conjugales, je me suis inspiré du travail de l’artiste Saint Hoax. Par la création d’une image de Blanche-Neige battue, cela nous montre que l’image idéale du couple parfait que nous servons à nos enfants change à l’âge adulte. La typographie, similaire aux titres de Vogue ou Elle, est une référence aux magazines féminins.


Graphisme Couverture d’un rapport de stage

Pour illustrer le thème des irresponsables pénaux liés aux troubles psychiatriques, je suis parti de tâches d’encre du test de Rorschach, pour rajouter ensuite des silhouettes de mains, d’insectes ou de papillons, de quoi créer une atmosphère pouvant dépeindre des esprits torturés...

Réalisation d’une carte de visite


‘‘Une maison est un portrait des gens qui y habitent. Plus leur mode de vie est singulier, plus le projet est excitant.’’ Bjarke Ingels

Portfolio Architecture  
Portfolio Architecture  
Advertisement