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Argelès-sur-Mer : au fil de l’histoire… Argelès-sur-Mer une des plus importantes stations touristiques du sud de la France. Mais elle est également caractérisée par une histoire riche et forte. Son nom fait référence à l’argile La ville d’Argelès-sur-Mer doit son nom à la terre argileuse sur laquelle elle est construite. La première mention connue la concernant remonte à 879 : « Villa de Argilariis ». Le nom est ensuite repris au 10e siècle sous les formes « Argelarium, Argelaria, Argileria ». A l’origine, deux explications étaient fréquemment avancées pour cette appellation : - Lieu planté de genêts épineux (en catalan « Argelac » ou « Argelaga »). Mais cette étymologie, qui apparaît dans les armoiries de la ville, ne résiste ni à l’analyse linguistique ni à la comparaison avec les nombreuses localités qui portent des noms identiques ou similaires. - Lieu argileux (du latin « Argila » : argile). Cette explication s’avère être la plus pertinente. Elle donc été adoptée définitivement. Son vaste territoire s’étend entre bord de mer et montagne La commune est implantée sur un territoire qui couvre 5867 hectares. Ce dernier s’étend des contreforts des Pyrénées (le massif des Albères), au niveau de la frontière espagnole, jusqu’au cœur de la plaine du Roussillon et la rivière Le Tech, un des trois cours d’eau majeurs des Pyrénées-Orientales. Caractérisée par un relief très contrasté, Argelès-sur-mer voit son sommet le plus important, le pic des Quatre Termes, culminer à 1156 m. Il y a quarante siècles, les premiers Argelésiens… Deux dolmens se dressent depuis plus de 4000 ans dans la végétation dense des Albères : ce sont les plus vieux témoins de l’occupation humaine sur l’actuel territoire d’Argelès. Ces ossuaires et tombes collectives prouvent donc une présence de l’homme précoce dans un espace peu accueillant. Mais de ces premiers autochtones, pas de traces autres que ces vestiges de pierre usés par la course du temps et qui, certainement, resteront à jamais les uniques gardiens d’une période mal connue. … mais tout débute réellement au Moyen-Âge A l’aube du 10e siècle, une fois la menace sarrasine éloignée, le Roussillon connaît un essor politique, religieux et intellectuel considérable. Cette prospérité permet, entre autres, l’édification d’une multitude de chapelles dans toute la province. Argelès se trouve ainsi placée au cœur du mouvement qui imagine et fonde les beaux édifices romans du sud de l’actuelle France. Par la suite, avec l’apparition progressive de la féodalité, une autre forme architecturale s’impose : les forteresses. Les environs d’Argelès n’échappent pas au mouvement. Les seigneurs locaux y érigent les châteaux de Taxo d’Avall et de Pujol. Page 1 sur 3


A la fin du 12e siècle, la ville et sa province, propriétés des comtes du Roussillon, sont léguées aux comtes de Barcelone. La situation perdurera jusqu’en 1276. Durant cet épisode, Argelès fait partie du royaume de Majorque, un modeste état pris en étau entre deux puissances : la France et l’Aragon. La chaîne des Albères en constitue la frontière méridionale. Afin de protéger ses terres contre les éventuelles attaques venues du Sud, Jacques II de Majorque fortifie les crêtes de cette montagne. Il y fait dresser un chapelet de puissantes tours, à l’image de celle de la Massane. Désormais située dans une zone frontalière sensible, la cité occupe une position stratégique clé. Le pouvoir l’enferme dans d’imposants remparts (dont il reste encore aujourd’hui quelques vestiges) et devient une des principales places fortes de la région. Au cours de cette période, l’église fortifiée et son clocher tour sont également édifiés. Ils s’élèvent toujours au centre du vieux village. En 1344, l’éphémère royaume de Majorque disparaît à jamais dans les remous de l’Histoire. Argelès et sa province reviennent à l’Aragon suite au siège victorieux de la cité par les troupes du roi Pierre IV. Par la suite, la ville deviendra régulièrement la cible des troupes françaises et espagnoles qui se disputent le territoire qu’elle défend. XVIIe siècle : Argelès-sur-Mer devient française Trois siècles plus tard, en 1659, suite à la signature du traité des Pyrénées, le Roussillon est définitivement rattaché à la France. Argelès perd alors son importance stratégique. Toutefois, le déclin de la cité n’est que militaire. L’économie traditionnelle, basée sur l’agriculture, l’élevage et l’artisanat, reste dynamique jusqu’au début du 20e siècle, avant de perdre progressivement son lustre face aux activités liées au tourisme. Plusieurs événements douloureux ralentiront la dynamique de ce développement : les deux déflagrations mondiales de 1914 et 1939, mais également le tragique épisode de la guerre civile espagnole dont Argelès-sur-Mer deviendra malgré elle un acteur privilégié. Le drame de la « Retirade » Nous sommes en février 1939. Plus de 450 000 républicains franchissent la frontière franco-espagnole suite à la chute de la Seconde République espagnole et à la victoire du général Franco. Ce dramatique événement historique est plus connu sous le nom de « Retirada ». Le gouvernement français choisit la plage d'Argelès-sur-Mer pour « accueillir » tous les réfugiés de sexe masculin. Un camp d'internement est alors ouvert à la hâte. Plus de 200 000 Républicains y séjourneront avant d'être transférés dans les camps de Saint-Cyprien, du Barcarès, de Bram et du Vernet. Quand éclate la seconde guerre mondiale, ces hommes n'hésiteront pas à reprendre les armes pour continuer le combat contre les nazis qui occupaient la France. On les retrouvera entre autres dans les maquis ou dans les rangs de la 2ème division blindée du Général Leclerc. Près de 300 000 réfugiés resteront en France. Ils s'y intégreront et y referont leur vie.

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Argelès-sur-Mer, capitale touristique Depuis la mi-XXe siècle et le début de la mode croissante des vacances d’été, Argelès a connu un développement extraordinaire. De simple bourgade rurale, la ville est devenue au fil des ans un des plus grands complexes touristiques de l’hexagone, qui attire plusieurs dizaines de milliers de vacanciers en provenance de toute l’Europe. Elle est en train d’écrire avec succès une nouvelle page de son histoire.

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