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BestOf architecturAL DESIGN 2013 STUDENTS’ PROJECTS COMPETITION éditions Archizoom


Direction / Direction Cyril Veillon Coordination générale / Overall coordination Malaïca Cimenti Coordination éditoriale / Editorial coordination Aurélie Buisson Conception graphique / Graphic design Atelier Poisson, Giorgio Pesce Maquette / Layout Jean-Robert Gros Administration / Administration Pascale Luck Crédits photographiques / Photo credits Olivier Wavre (pp. 14-15), Alain Herzog (pp. 134-135,138), Mario Carrieri (p. 145 bas), David Quattrocchi (pp. 149-150), Clément Ardin (p. 151 haut+couverture) Traduction / Translation Isabelle D. Taudière (GB›F), Cécile Menon (F›GB), Dave Michaelson (F›GB) Relecture / Proofreading Aurélie Buisson (F), Cécile Menon (GB), Josephine Macintosh (GB) Photolithographie / Photolithography Scan Graphic, Nyon Impression et reliure / Printing and binding Presses Centrales, Lausanne Distribution en Suisse / Distribution in Switzerland Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), www.ppur.org Distribution internationale / International distribution Idea Books, www.ideabooks.nl Publié par / Published by Archizoom, EPFL, Lausanne, Switzerland, http://archizoom.epfl.ch ©2013, Archizoom, the designer and authors. All right reserved. Archizoom est une unité de l’Institut d’Architecture de la Faculté ENAC Archizoom is part of the Architecture Institute of the ENAC Faculty.

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Imprimé en Suisse / Printed in Switzerland

ISBN 978-2-88915-045-8


BestOf architecturAL DESIGN 2013 students’ projects competition

éditions Archizoom


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Avant-propos 8 RELATIVITéS 10 ateliers de projet

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La compétition

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JURY 23 Projets primés

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PROJETS FINALISTES

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archizoom 133

Foreword 9 Relativities 11 project studios

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THE COMPETITION

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JURY 23 rewarded projects

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SHORTLIST

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archizoom 133

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avant-propos Chaque année, plus de 300 projets sont réalisés par des étudiants de la section d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Si la quantité d’idées et de ressources générées dans ce lieu d’enseignement et de recherche est considérable, ces travaux ont pourtant des difficultés à en franchir les portes. En tant que plateforme d’échange et de communication autour de l’architecture, Archizoom contribue à la promotion des idées novatrices réalisées dans le cadre académique. Depuis cinq ans, le BestOf permet le partage et la diffusion d’une sélection de projets issus des ateliers d’architecture de l’EPFL. Au-delà de l’opportunité offerte aux étudiants de voir leurs projets exposés et publiés, la sélection BestOf leur permet également de se frotter au jeu d’une critique où la défense orale demeure absente. Cette forme de rendu se rapproche de celle que les professionnels expérimentent à chaque concours. Toutefois, face à cette situation où seul le graphisme se porte garant de la communication des idées, les projets sont-ils toujours aussi éloquents ? Cette année, le scepticisme était de la partie. Externes à l’école, les quatre membres du jury invités pour la session BestOf 2012-2013 avaient pour tâche d’analyser et d’évaluer les projets soumis au concours par les étudiants, années et ateliers confondus, – ce processus devant permettre une sélection neutre et objective, puisque affranchie des contingences pédagogiques. Très vite, la difficulté de capter l’intention des projets par la seule lecture des dessins, images et textes présentés a été mise en exergue. Après un premier tour d’horizon, 50% des travaux ont été éliminés. Sur les 50% restants, 13 projets sont parvenus à tirer leur épingle du jeu grâce à la réelle cohérence qu’ils affichaient entre le parti-pris et la réponse architecturale proposée. Si les 26 autres ont su capter l’intérêt et motivé plusieurs débats auprès du jury, ils n’ont malheureusement pas obtenu l’unanimité de tous les membres – critère indispensable à l’attribution du prix BestOf. Quoiqu’il en soit, nous restons convaincu de la pertinence des réflexions soulevées par chacun des 86 projets qui ont concouru au BestOf 2012-2013. Comme l’affirme Louis Kahn, « une bonne question n’a-t-elle pas plus d’importance que la réponse la plus brillante ? »1 Nous remercions vivement les membres du jury pour le débat qu’il a suscité par son choix affirmé. Un grand merci également à la professeure Jeannette Kuo qui signe en introduction une description avisée de l’atelier d’architecture. Nous témoignons enfin toute notre gratitude aux bureaux d’architecture, institutions et entreprises qui nous soutiennent. Tout en rendant possible le financement de ce projet, ils valorisent la formation des architectes du futur. Cyril Veillon, directeur Archizoom

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Louis Kahn, Silence et lumière, éditions du Linteau, Paris, 2006 (1961), p.41


Foreword Every year, more than 300 projects are undertaken by students in the Architecture Department of the École polytechnique fédérale in Lausanne (Switzerland). A considerable number of ideas and resources are developed in this education and research centre, but these projects have difficulty in obtaining recognition extra muros. As a platform for architectural exchange and communication, Archizoom helps promote innovative ideas developed in educational establishments. Over the last five years, Archizoom’s BestOf has promoted the sharing and dissemination of a selection of projects from the EPFL’s architecture studios. In addition to providing students with the opportunity to exhibit and publish their projects, the BestOf selection also enables them to submit their work for critical assessment in an event where there is no opportunity to defend their work orally. These conditions are similar to those experienced by professional architects when submitting projects for competitions. However, given the sole medium of graphic design, can the projects successfully communicate their ideas? This year, there was some degree of scepticism. The four external members of the jury invited to take part in the BestOf 2012–2013 analysed and assessed the projects submitted by the students (from various year groups and studios) for the competition—a process that produces a neutral and objective selection of work, as it is free of any pedagogical considerations. It was immediately evident that it was impossible to grasp the projects’ intentions based solely on the presented drawings, images, and texts. After a preliminary examination, 50% of the work was eliminated and, of the remaining 50%, thirteen projects proposed exceptionally well-adapted solutions to various architectural challenges. While the other 26 projects captured the attention of the jury and led to interesting discussions, they did not receive the unanimous approval of the jury—a necessary condition to receive the BestOf prize. Whatever the projects’ respective merits, each of the 86 projects entered in the BestOf 2012–2013 competition has made an important and relevant contribution to architectural development. As Louis Kahn declared, ‘a good question is always greater than a most brilliant answer ?’1 We would like to thank the members of the jury for the interesting discussions and choice of winning projects. We are also grateful to Professor Jeannette Kuo, who wrote an informative description of architecture studios in the introduction. And, finally, we would like to extend our deepest gratitude to the architectural practices, institutions, and firms who support our efforts to promote architectural enterprise; they provide financial backing for this project and promote training for future architects. Cyril Veillon, Archizoom director

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Louis Kahn, Silence et lumière (Silence and Light), Éditions du Linteau, Paris, 2006 (1961), p. 41

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Relativités L’architecture est une discipline spéculative. Nous imaginons et créons pour l’avenir. Nous devons réagir à une situation donnée, présentant des conditions que nous contrôlons rarement, afin de produire des environnements anticipatifs qui s’inscriront dans un contexte que nous ne pouvons pleinement prévoir. Face à tant d’incertitudes, comment parler d’exactitude ou de précision en architecture ? Audelà de la rigueur du savoir-faire, c’est la clarté d’intention qui distingue notre discipline de tant d’autres et qui en fait un art paradoxal, tout à la fois subjectif et empirique. La complexité du projet architectural nous porte à combiner des demandes diverses et souvent contradictoires en un tout cohérent – tâche qui pourrait paraître insurmontable, ne fût-ce notre capacité d’analyse, de discernement et d’abstraction. Ces compétences de raisonnement nous permettent d’établir des corrélations entre des domaines disparates et de transformer un espace physique en expériences sociales. La cohérence architecturale exige donc bien plus que la simple maîtrise des outils et des techniques de la profession. Elle passe, avant tout, par un investissement intellectuel : il faut prendre position et adopter un cadre conceptuel pour sérier clairement les priorités dans un océan de choix possibles. L’atelier de projet, fondé sur un processus de prises de position et d’appréciations critiques, apparaît souvent comme une énigme pédagogique aux non-architectes : sa méthode itérative est inefficace, et ses résultats ne peuvent être jugés selon des critères absolus d’erreur ou de justesse. Or, ce sont précisément ce flou des confrontations entre programme et site, l’équilibre précaire entre choix techniques et choix esthétiques, et la nécessité de concilier les besoins individuels et collectifs d’un projet qui simulent le mieux les situations complexes qui attendent nos futurs diplômés. Plus important encore, la pratique d’atelier les prépare non seulement à gérer un projet particulier mais, plus généralement, à prendre conscience que l’architecture est une série de relativités que chacun doit aborder de son propre point de vue. Si l’architecture est si passionnante, c’est parce que tout atelier peut, à partir du même point de départ, générer une trentaine de projets totalement différents. À l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), le cursus des études d’architecture ouvre les étudiants aux nombreux aspects de la réflexion et de la pratique architecturale, de l’histoire et de la théorie jusqu’aux cours techniques de structure et de sciences de la construction, en passant par l’art et la sociologie. Ce faisceau de savoirs trouve un terrain d’expérience et de synthèse ultime dans le projet d’atelier, qui insiste sur les liens entre architecture et technologie. Que ce soit à travers la sensibilité aux matériaux, les expériences structurelles, les technologies durables ou les cultures numériques, les ateliers de projet font intervenir les origines physiques et constructives de notre discipline pour répondre à des problématiques propres à la culture et à la société d’aujourd’hui. Les résultats de l’année écoulée, présentés dans les pages du présent ouvrage, illustrent la diversité des approches et des démarches issues du terreau fertile de la section d’architecture de l’EPFL. Le BestOf, tradition annuelle de l’école, est un processus de sélection unique réalisé à partir de projets présentés sous des formats strictement définis (et concis !). Il récompense bien entendu les travaux de qualité, mais évalue également les capacités de l’étudiant à exposer précisément leur projet et à exprimer leurs intentions. Choisis par un jury d’experts extérieurs, les projets primés représentent les meilleurs travaux de l’année 2012-2013 et offrent un aperçu de ce que l’avenir peut nous réserver. Jeannette Kuo Karamuk * Kuo Architects, Zurich Professeure invitée EPFL, Bachelor 2e année

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Relativities Architecture is a speculative discipline. We imagine and create for the future. It demands that we react to a given situation, with conditions that are very rarely in our control, to produce anticipatory environments for situations that we cannot fully foresee. With so much uncertainty, how is it that we can speak of accuracy or precision when we speak of architecture? Beyond the precision implied by craft, it is the precision of intention that sets our discipline apart from many others and it is one factor that makes architecture paradoxically subjective and empirical at the same time. The complexity of the architectural project entails a synthesis of different and often conflicting demands into a coherent whole – a daunting task, if not for our capacity to analyze, discern and abstract. These reasoning skills allow us to chart relationships between disparate fields and to transform physical space into social experiences. The architectural coherence therefore requires more than just a mastering of the tools and techniques of the profession. Above all, it is an intellectual investment: the staking of a position and the use of a conceptual framework that allows us to establish a clear set of priorities amidst the sea of choices. Based on a process of positions and critiques, the studio often presents an academic conundrum to non-architects. Its process is iterative and inefficient. Its results cannot be evaluated through absolute rights or wrongs. But it is precisely the messiness of the confrontations between program and site, the precarious balancing between technical and aesthetic choices, or the negotiations of individual and collective concerns of a project that most closely simulate the complexities that await our future graduates. More importantly, the studio trains them not only for the specific task at hand, but more generally to understand that architecture is a series of relativities to be engaged with on their own terms. It is the beauty of our discipline that with the same starting point within any one studio, we can end with some thirty radically different projects. At the École polytechnique fédérale de Lausanne, the architectural curriculum prepares students for the many facets of architectural thinking and making, from history and theory, to technical courses in structures and building sciences, to art and sociology. This breadth of knowledge finds its ultimate testing ground and synthesis in the design project of the studio with an emphasis on the relationship between architecture and technology. Be they through material sensibilities, structural experiments, sustainable technologies or digital cultures, the studios confront the physical and constructive roots of our discipline to address issues of today’s culture and society. The results of the past year, documented in the following pages, illustrate the diversity of approaches and attitudes that populate the rich ecology of the architecture department at the EPFL. An annual tradition of the school, the BestOf is a unique process of selection under strict (and minimal!) submission formats. It not only rewards the projects on quality but also tests the students on their ability to be precise in framing their project and in expressing their intentions. Chosen by a jury of external experts, the selected projects represent the best of 2012-2013 and a glimpse of what the future may bring. Jeannette Kuo Karamuk * Kuo Architects, Zurich Visiting Professor EPFL, Bachelor Year 2

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1 : Professeure invitée Jeannette Kuo 2 : Critique finale de l’atelier laba, professeur Harry Gugger, avec Jacques Herzog 3 : Atelier des maquettes EPFL 12


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1, 2 : Critique finale de l’atelier LAST, professeur Emmanuel Rey, avec Renato Salvi, Nicolas Favet, Markus Baertschi 3 : Critique de l’atelier LABA 14

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1 : Götz Menzel, critique de l’atelier LABA 2 : Critique de l’atelier LAST 15


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1, 2, 3 : Atelier Kuo, exposition au forum d’architecture, Lausanne du 5 au 16 juin 2013 4 : Exposition du concours d’architecture des étudiants 5 : Cyril Lemray, 2e prix du concours d’architecture des étudiants

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ateliers de projet PROJECT STUDIOS 1ère année BACHELOR / 1st YEAR BACHELOR

3e année BACHELOR / 3rd YEAR BACHELOR

Atelier ALICE Première année (sem. BA1 & BA2) Atelier de la conception de l’espace Design Studio on the Conception of Space http://alice.epfl.ch Professeur Dieter Dietz & professeur invité Urs Egg

Atelier FRÖHLICH & FRÖHLICH Hybrid Housing (BA5 & BA6) Professeurs invités Anja Fröhlich et Martin Fröhlich

2e année BACHELOR / 2nd YEAR BACHELOR Atelier Bakker & BLanc Hôtel Hannibal (BA3 & BA4) Professeurs invités Marco Bakker & Alexandre Blanc Atelier Durisch & nolli 10 images pour Lugano (BA3 & BA4) Professeurs invités Pia Durisch & Aldo Nolli Atelier GIRAUDI un mont, une vallée, un lac, une ville, un territoire, une priorité, une émotion, un sens, un espace, un projet. (BA3 & BA4) Professeure invitée Sandra Giraudi

Atelier kuo Constructing Logics (BA3 & BA4) Professeure invitée Jeannette Kuo

Atelier LAST Urban Lakeside (BA3 & BA4) Laboratoire d’architecture et technologies durables Laboratory of architecture and sustainable technologies http://last.epfl.ch Professeur Emmanuel Rey

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Atelier TSAM Palazzo del lavoro (BA5 & BA6) Laboratoire des techniques et de la sauvegarde de l’architecture moderne Laboratory of Techniques and Preservation of Modern Architecture http://tsam.epfl.ch Professeur Franz Graf Atelier LAURE Mediapolis, Stratégies urbaines (BA5 & BA6) Laboratoire d’architecture urbaine Laboratory of urban architecture http://laure.epfl.ch Professeur Andrea Bassi Atelier LCC Hamburg (BA5 & BA6) Laboratoire de construction et conservation Laboratory of construction and conservation http://lcc.epfl.ch Professeur Luca Ortelli


4e année MASTER / 4th YEAR MASTER Atelier GUEISSAZ Logement collectif (MA1,MA2 & MA3) Professeur invité Philippe Gueissaz Atelier CLAUS Immeuble Ilot (MA1, MA2 & MA3) Professeur invité Felix Claus Atelier Hubmann & vass Wiener Melange (MA1, MA2 & MA3) Professeurs invités Eric Hubmann et Andreas Vass Atelier ALICE CH16M2048 Architectural Fiction (MA1 & MA3) CH16M2048 Hyper Typologies (MA2) Laboratoire de projet urbain, territorial et architectural Laboratory of urban, territorial and architectural design http://alice.epfl.ch Professeur Dieter Dietz

Atelier LDM Organicités, Sichuan, China (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire de design et media (Facultés ENAC/IC) Media and Design Laboratory (ENAC/IC Faculties) http://ldm.epfl.ch Professeur Jeffrey Huang Atelier LAMU Geneva Dream (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire d’architecture et mobilité urbaine Laboratory of Architecture and Urban Mobility http://lamu.epfl.ch Professeure Inès Lamunière Atelier IBOIS Timber Design (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire de construction en bois Laboratory for Timber Construction http://ibois.epfl.ch Professeur Yves Weinand

Atelier LABA CH2048 (MA1, MA2 & MA3) EPFL Laboratoire Bâle EPFL Laboratory Basel http://laba.epfl.ch Professeur Harry Gugger

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La compétition / The competition

L’exposition BestOf Architecture 2013 est dédiée aux meilleurs travaux d’étudiants de l’année académique. Tous les projets des cycles Bachelor et Master peuvent concourir. Les étudiants envoient une présentation de leur projet mise en page et prête à être publiée dans cet ouvrage. Cette forme réduite oblige à un effort particulier de représentation des projets pour les rendre intelligibles par l’image. Un jury international d’experts externes à la Section d’architecture de l’EPFL examine et sélectionne les projets. En 2013, le jury a primé 13 projets BestOf Architecture. Une grande exposition de toutes les maquettes des dossiers soumis au concours a lieu à la rentrée académique.

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The exhibition BestOf Architecture 2013 is dedicated to the best student work of the academic year. All Bachelors and Masters projects can compete. Students submit a presentation of their projects in a final layout ready to be published in this book. This restrictive format requires the participant to succinctly convey as much information as possible via images. An international Jury of experts, external to our school, reviews and selects the projects. In 2013, the jury awarded 13 projects the BestOf Architecture. A large exhibition of all the models submitted to the competition takes place during the start of the academic year.


Le jury / the jury

ValÉrie ortlieb Valérie Ortlieb est professeure de projet d’architecture à la Haute école d’ingénieurs et d’architectes (HES) de Fribourg depuis 2011. Anciennement chargée de cours à l’EPFL, elle était assistante du professeur Christian Gilot de 2004 à 2011. Professeure invitée à la summerschool de la nouvelle Facoltà di architettura di Alghero (Italie) en été 2002, elle y a ensuite enseigné le dessin et le projet jusqu’en 2008. Elle est membre du Groupe Architectes de la SIA Vaud et membre de la commission nationale femme et SIA, et a créé en 2000 son propre bureau d’architecture avec Alexandre Piuz. Valérie Ortlieb is a teacher of architectural project at the Haute école d’ingénieurs et d’architectes (HES) in Fribourg since 2011. Previously lecturer at the EPFL, she was assistant of the professor Christian Gilot from 2004 until 2011. She was guest professor at the summerschool of the new Facoltà di architettura di Alghero (Italy) in summer 2002, and teaches there drawing and architectural project until 2008. She is member of the Groupe Architectes of the SIA Vaud and member of the commission nationale femme et SIA. She opened her own architecture office in 2000 with Alexandre Piuz.

myrto vitart Myrto Vitart vit et travaille à Paris. Elle a étudié l’architecture à l’École nationale supérieure des beaux-arts. En 1985, elle a fondé l’agence Jean Nouvel et Associés avec Emmanuel Blamont, Jean-Marc Ibos et Jean Nouvel. Elle a ensuite créé son propre bureau d’architecture avec Jean-Marc Ibos en 1990. Le Palais des Beaux-Arts de Lille, première réalisation de l’agence, lui vaut une reconnaissance internationale. Elle fut professeure invitée à l’École spéciale d’architecture à Paris en 1994/1995, à Columbia University en 2010/2011, à New-York en 2000/2001, et à l’EPFL en 2005/2006. Myrto Vitart works and lives in Paris. She studied architecture at the École Nationale Supérieure des Beaux-arts. In 1985, she founded the office Jean Nouvel & Associates with Emmanuel Blamont, Jean-Marc Ibos et Jean Nouvel. She opened her own architecture office with Jean-Marc Ibos in 1990. An international reconnaissance is given for their first project, the Palais des Beaux-Arts in Lille. She was guest professor at the École Spéciale d’Architecture in Paris in 1994/1995 and 2010/2011, at Columbia University in New York in 2000/2001, and at the EPFL in 2005/2006.

franÇois charbonnet François Charbonnet vit et travaille à Genève. Il a collaboré chez Herzog & de Meuron de 2000 à 2003 et a participé à la joint venture Herzog & de Meuron/OMA-Rem Koolhaas pour le projet Astor Place Hotel à New York. Il dirige depuis 2003 le bureau d’architecture Made in Sàrl à Genève, en association avec Patrick Heiz. Il fut professeur invité à l’EPFL en 2010/2011 et à l’ETH Zurich de 2011 à 2013. François Charbonnet lives and works in Geneva. He worked for Herzog & de Meuron from 2000 until 2003 and took part in the joint venture Herzog & de Meuron/OMA-Rem Koolhaas for the Astor Place Hotel in New York. Since 2003, he is co-director of the architecture office Made in Sàrl in Geneva, in association with Patrick Heiz. He was a guest lecturer at the EPFL in 2010/2011 and at the ETH Zurich from 2011 until 2013.

laurent stalder Laurent Stalder vit et travaille à Zurich. Il est professeur associé en théorie d’architecture pour l’Institut d’histoire et de théorie d’architecture (gta) à l’ETH Zurich. Il a obtenu son doctorat à l’Institut gta de l’ETH en 2002. La même année, il a été professeur-assistant d’histoire de l’architecture à l’Université Laval au Québec. En 2009, il fut chercheur invité au MIT à Cambridge, USA. Il écrit entre autres pour les revues AA Files, Arch+, Greyroom, the Journal of Architecture et Werk, Bauen & Wohnen. Laurent Stalder lives and works in Zürich. He is an associate professor for architectural theory at the Institute for the History and Theory of Architecture (gta) of the ETH Zurich. He received his PhD at the gta Institute of the ETH in 2002. In the same year he became an assistant professor for architectural history at the History Department of the Université Laval in Québec. In 2009 he was a visiting scholar at the MIT in Cambridge, USA. He writes for various journals, including AA Files, Arch+, Greyroom, the Journal of Architecture, and Werk, Bauen & Wohnen.

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projets primés rewarded projects

CORENTIN BADOUX, JONATHAN AMORT & NADINE TERRIER « ALONG THE STREAM »

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ALEXANDRE PAVLIDIS & RAPHAËL BACH « F.A.T.: FONDATION OF ARTS IN TELECOMMUNICATION »

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ALEXANDRE LEBET « HOUSE OF BOOKS »

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ALYSSA ANTONUCCIO, SOPHIE PITICCO & BARBARA WOLOSZCZYK « VERTIG’EAU » 38 VINCENT GORJAT « NUOVO LUGANO » 42 LORIS GUILLARD & ROMAIN MASSON « Un NOUVEAU CENTRE POUR ECUBLENS »

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LOUIS JUCKER & RéGIS WIDMER « SOCIÉTÉ DES MUTATIONS AUDIOPHONIQUES DU PIED DU JURA VAUDOIS »

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ANTOINE ALLAZ & FRANçOIS NANTERMOD « MISSION DIPLOMATIQUE DES PAYS INONDéS »

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ALESSIA CATELLANI & TESS WALRAVEN « ZURICH STORIES: INVESTIGATING SCENARIOS OF INTENSIFICATION IN RESPONSE TO URBAN EMOTIONS » 58 CYRIL LEMRAY « LA MAISON SéRENDIPIENNE »

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NOEMI GILLIAND & LUCIA TINGHI « INFRASTRUCTURE MULTIMODALE ET AGRICOLE À PORTO-NOVO »

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GIULIA ALTARELLI & ELSA BENIADA « LANDSCAPE ANACHRONISM, MENDING THE TEAR »

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CHEN JIANFENG « UNE STATION COMME ENTRéE POUR UNE MéTROPOLE FRAGMENTéE EN CROISSANCE, CHONGQING, CHINE » 74

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projets primĂŠs rewarded projects

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CORENTIN BADOUX, JONATHAN AMORT & NADINE TERRIER ANNÉE BACHELOR 2 ATELIER BAKKER & BLANC PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANTE MARIA SAIZ

« ALONG THE STREAM »   

L’eau descend du glacier de Ferpècle guidée par un bisse jusqu’au modeste village de La Forclaz dans le val d’Hérens. Elle traverse en bordure du village un bâtiment de bains thermaux dans lequel s’effectue un rite précis, puis continue son parcours en direction de la vallée. Le bâtiment s’insère dans un contexte parsemé de constructions en pierre et en madriers. Il s’élève par des murs qui retiennent à la fois le terrain raide et l’eau des bassins. Les cheminées qui permettent de chauffer l’eau et l’air se nichent dans ces masses pierreuses. Les deux matérialités permettent en aval une relation avec le chemin desservant des logements et, en amont, une relation avec l’église également construite en pierre (enduite). Ce choix matériel permet de distinguer dans les parties en bois les étapes du rite qui sont communes – et donc plus ouvertes – des étapes plus intimes logées dans la pierre.

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Water descends from the Ferclèpe glacier, guided along a bisse till the La Forclaz village in the Val d’Hérens. On the village’s border water flows across a thermal baths building where a specific rite takes place, then flows on towards the valley. Dotted around the building are stone and wooden beam constructions. The building is erected by walls that withhold both the steep terrain and the water from the ponds. The chimneys that allow for warm water and warm air are nested in these rocky masses. Both materials enable, downstream, a relationship with the path leading to accommodations, and, downstream, with the church which is also built in (coated) stone. Thanks to the choice of material one can distinguish in the wooden parts the stages of the rite that are performed in common and therefore more openly, and the more intimate stages accommodated in the stone.

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Alexandre Pavlidis & Raphaël Bach année BACHELOR 2 ATELIER KUO professeurE Jeannette Kuo ASSISTANTs

ISABEL CONCHEIRO, HENRICK BECKER, PETRA JOSSEN

« F.A.T. : FONDATION OF ARTS IN TELECOMMUNICATION » Le projet se confronte à la nécessité d’apporter différents types de lumière en réponse à la diversité des espaces de travail induite par le programme. L’importance de l’échelle et la nécessité de rentabilité génèrent la création d’un bâtiment dense, rendant ainsi difficile l’apport lumineux. La variété programmatique est créée à partir d’une réflexion sur l’éclairage. La conception de patios, dont la géométrie évolue en fonction des étages, permet de définir plusieurs sources lumineuses. La nature des espaces de travail varient en fonction de l’apport lumineux à disposition. Ce système permet de créer des espaces personnels, impersonnels, collectifs, voire intimes, lorsque la lumière se montre plus diffuse. Les niveaux inférieurs, ouverts au public, bénéficient d’une hauteur sous plafond plus généreuse que celle des étages supérieurs afin d’optimiser l’apport lumineux. La profondeur des espaces de travail varie en fonction de l’orientation des façades, du contexte environnant et de la course solaire. Des brise-soleil, dont la taille varie selon les façades et l’étage, soulignent l’expressivité du bâtiment. Les nez de dalle sont taillés en biais apportant ainsi lumière, finesse et légèreté.

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The project tackles the necessity of bringing different types of lighting in response to the diversity of work spaces induced by the program. The importance of scale as well as the necessity of costeffectiveness and profitability generates the creation of a dense construction that makes lighting a difficult point. The programmatic variation stems from our reflecting on the influence of lighting, allowing for the work spaces to be defined and organized hierarchically. The creation of patios, whose geometry evolves according to the floors, relies on the lighting’s capacity to organize space and give it direction, thus bringing different lighting conditions for work. The system enables the creation of as many spaces organised in an impersonal hierarchy as of group or personal spaces with diffuse light. To bring in the light more deeply and welcome the general public “welcome the general public, the lower floors” the lower floors are endowed with a higher ceiling than the upper floors. The depth of working spaces varies according to which way the façades are oriented, according to the immediate context and to the sun’s path. Blinds, whose size depends on the floor and façade on which they are installed, underline the building’s expressiveness. The slabs edges are cut on a slant thus bringing in light, finesse and gracefulness.

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ALEXANDRE LEBEt ANNéE BACHELOR 3 atelier KUO professeurE

JEANNETTE KUO assistants ISABEL CONCHEIRO, HENRICK BECKER, PETRA JOSSEN

« HOUSE OF BOOKS » Avec une économie résolument tournée vers le secteur tertiaire, la Suisse voit chaque année apparaître un abandon progressif d’infrastructures industrielles telles que les silos à grain. En parallèle, notre société est confrontée à la question du stockage qui devient de plus en plus importante dans un monde consommateur et matérialiste. Réhabiliter un silo à grain en « house of books » – véritable centre de célébration du livre comme artefact – semble être une solution pertinente pour résoudre ces deux problèmes. Proposant des programmes tout aussi divers que des archives, une bibliothèque et des espaces publics, cette réhabilitation nécessite à la fois de comprendre les logiques intrinsèques du bâtiment existant mais aussi, de développer un concept dominant nécessaire à la nouvelle organisation spatiale. Face à la forte rigidité du bâti d’origine, il fallait trouver un moyen de se libérer de ce système ultra-rationnel tout en conservant son empreinte. Une nouvelle grammaire architectonique basée sur les connexions structurales des silos apparaît à la lecture anatomique du plan existant. Deux nouveaux types de plans sont dès lors possibles. En empilant ces plans et en créant une séquence des programmes, le bâtiment acquiert un rythme vertical fort. Seul un groupe de six silos est conservé. En traversant le bâtiment, il permet une expérimentation de la spatialité spécifique des silos.

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With its tertiary oriented economy Switzerland has seen a progressive decline in the use of industrial infrastructures such as grain silos. Has become an increasingly important issue in our consumerist and materialistic society. The idea of turning a grain silo into a House of Books - a centre of celebration of the book as artifact - therefore seems a relevant solution to both problems. With several different programs such as archives, libraries and various public spaces, this reinstatement requires at times the ability to understand the intrinsic logic of the original building but also to develop a dominant concept necessary to the new organization of space. The need to free the design from the original’s building inherent rigid structure was coupled with the wish to keep some memory of the hyper-rational system. Through an anatomical reading of the existing plan a new architectonic grammar based on the silos’ structural connections appears. Two new types of plan become possible. By stacking up these plans and by creating a sequence of programs, the building acquires a strong vertical rhythm. As an exception to the rule, a group of six silos is preserved as is and the visitor can thus experience the silos’ specific spatial character while moving within the building.

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ALYSSA ANTONUCCIO, SOPHIE PITICCO & BARBARA WOLOSZCZYK année BACHELOR 4 ATELIER BABL PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANTE LEENTJE WALLISER GARRELS

« VERTIG’EAU » Les bains thermaux Vertig’eau s’installent dans le cœur du village valaisan de La Forclaz et forment une liaison entre la ruelle et la place de la chapelle. Le caractère public du bâtiment s’exprime par la pierre tandis que l’appartement de gérance, seule partie privative de l’établissement et entièrement en bois, vient s’asseoir sur la partie pierreuse. Le programme est parcouru par trois courants principaux qui font fonctionner cette « grande machine ». L’eau pure arrivant du col de Ferpècle se déverse dans le bâtiment, du haut vers le bas, et intègre le nivellement du terrain. L’ascension du visiteur se fait à contre-courant de celui de l’eau par un escalier à double hauteur, dont la dilatation laisse place aux différentes étapes du rite. Le bois qui revêt le dedans permet de créer un monde intérieur, où seul le rapport à la chaleur et à l’eau se fait au contact de la pierre. Tout au long de la déambulation, un tissu accompagne les baigneurs. Il permet de gérer la nudité et offre la possibilité de poursuivre la promenade dans la chapelle ou vers le village. La chaleur est générée par un hypocauste – système de chauffage emprunté aux thermes romains. La fumée produite à l’entrée est ensuite évacuée par l’intermédiaire d’une cheminée qui rassemble tous les flux. Elle constitue également un nouveau signal dans le village.

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Thermal baths Vertig’eau’s is nested in the Valaisan village La Forclaz’s central yard, linking the street with the chapel square. The building’s public character is expressed by stone whereas the management’s apartment, the establishment’s only private area, is made entirely out of wood and sits on the stone part. Three main streams run across this program and make this “big machine” work: pure water from the Ferpècle flows through the building from top to bottom and integrates the grading of the site.Visitors ascend in a contrary movement to water by a double stairway whose dilating design makes room for the site’s different stages. The wood cladding on the inside creates an inner world where one’s relation to heat and water is conditioned by contact with the stone. A fabric deals with the issue of nudity and makes it possible to carry on till the chapel or towards the village by accompanying the bathers as they wander through the building and beyond. Heat is generated by a hypocaust – a heating system used in ancient Roman baths. The smoke produced at the entrance is then evacuated through a chimney gathering up all the flows. It also forms a new signal in the village.

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VINCENT GORJAT ANNEE BACHELOR 4 ATELIER DURISCH & NOLLI professEUrS PIA DURISCH & ALDO NOLLI assistantS NAZARIO BRANCA, Laurence de preux

« NUOVO LUGANO » La Piazza Molino Nuovo à Lugano se trouve sur un axe routier dense dans un quartier au bâti hétérogène. Le projet vise à donner une nouvelle identité au site. Il se compose d’un premier geste unitaire qui s’adapte au périmètre urbain en créant une barrière contre les nuisances du trafic routier. Un second bâtiment solitaire impose sa logique et sa rigueur. L’ensemble définit une nouvelle place, animée au rezde-chaussée par des programmes publics et des portiques qui redynamisent le quartier. La structure est donnée par un module préfabriqué de cadre en béton armé disposé selon une trame régulière. L’aménagement d’appartements traversants souligne la structure et offre une double orientation à l’espace du séjour. Si côté ville la façade est tranquille et régulière, en revanche côté cour, des loggias imposent un rythme plus saccadé. Le dialogue entre les deux bâtiments se fait par l’expression et la matérialité. L’ensemble donne un aspect minéral au site.

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The piazza Molino Nuovo in Lugano is situated on a busy road axis in a heterogeneous area building-wise. One of the project’s interests is to give the site an identity. The project comprises an initial, unifying gesture adapted to the urban perimeter and creating a barrier against road traffic nuisance, and a second isolated building imposing its logic and rigour. The two together define a new public square made lively by public programs, porticos and passages that make the area a more dynamic place. The structure comes from a prefabricated module with a reinforced concrete framework laid out according to a regular outline. The layout of apartments across it emphasizes the structure and offers the living room area a double orientation. Whilst the façade is tranquil and regular on the city side, loggias instead impose a broken up rhythm on the courtyard’s side. The dialogue between both buildings is underpinned by expressiveness and materiality, the combination of which gives the site a mineral aspect.

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LORIS GUILLARD & ROMAIN MASSON année BACHELOR 6 ATELIER AFF professeur FRÖLICH & FRÖLICH assistantS ANTJE BITTORF, MÉLANIE ALTHAUS

« un Nouveau CENTre pour ECUBLENS » La municipalité d’Ecublens accueille de nombreux établissements d’enseignement, dont l’EPFL qui, par sa notoriété, confère à la ville une réputation internationale. Cette ambition est manifeste dans les nouveaux aménagements urbains de l’ouest de Lausanne, particulièrement dans le quartier des Cèdres qui se dotera bientôt d’une nouvelle tour de plus de cent mètres de haut. Notre projet s’efforce d’apporter une réponse à ces réflexions à travers un simple objet qui synthétise les ambitions et les exigences de cette place. Notre objet fait face à la tour et constitue un nouveau point de repère dans l’extension de l’ouest lausannois. La partie verticale abrite des logements et des espaces polyvalents à l’usage des habitants. La façade, par son aspect monumental et sa générosité, devient un symbole du nouveau centre d’Ecublens.

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The municipality of Ecublens has many schools including the EPFL which, by its fame, brings an international reputation to the city. This ambition is visible throughout western Lausanne’s new urban development, especially in the Cedres District, which will have a new tower of over a hundred meters high. Our project tries to bring an answer to these reflections through a simple object that synthesizes the ambitions and demands for this square. Our object is faces this tower and marks a new landmark in the expansion of west Lausanne. The vertical part hosts the housing and multipurpose spaces for the inhabitants. The wall, with its monumental appearance and generosity, has become a symbol for this new centre of Ecublens.

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LOUIS JUCKER & RÉGIS WIDMER ANNéE master 2 ATELIER HUBMANN & VASS professEUrS ERICH HUBMANN & ANDREAS VASS assistant OLVIERO PIFFARETTI

« SOCIÉTÉ DES MUTATIONS AUDIOPHONIQUES DU PIED DU JURA VAUDOIS » Le projet propose la création d’une structure de production de musique contemporaine dans le village de l’Isle (VD). Nous nous sommes concentrés sur la réhabilitation d’un lieu historique particulier : l’ancien hangar à bus de la SAPJV, société de transport en autocar sise à l’Isle. C’est un passé étonnement riche qui s’est découvert à nos yeux, caché dans les lézardes tristes d’un « bunker abandonné » à deux pas du resplendissant château de l’Isle, construit par Jules Hardouin-Mansart. Il s’agit d’un pan un peu occulté de l’histoire d’un village qui s’est construit autour des transports, entre terminus de train et départ des autocars. Les musiciens se réapproprient cet héritage et mettent à profit son caractère brut et industriel. Si ce bloc de béton en ruine fait le malheur des villageois nostalgiques, il fait aussi le bonheur des musiciens contemporains à la recherche d’un cadre inspirant et décalé, aux sonorités étranges. La réhabilitation proposée est basée sur un principe de flexibilité et de minimalisme, avec l’aide de structures industrielles mobiles. Au cours de l’année, le lieu se métamorphose et s’ouvre à la population en période de festival, contaminant ainsi le village. Nous suggérons un cadre créatif et fort de caractère. Intégré au village, il ne cherche pas à se plier à toutes les exigences possibles. Bien au contraire, il provoque, incite et remet en question les habitudes de résidence et de création des artistes invités.

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The project is dedicated to a structure for the production of contemporary music in the Isle village. We focused on the reinstatement of a particular historical site in Isle: coaches company SAPJV’s former hangar has a surprisingly rich past, hidden behind the sad cracks of a disused bunker, located right next to the resplendent château de l’Isle, built by Jules HardouinMansart. This part of the village’s history has been partially blotted out and the village has developed between the train’s last stop and the coaches’ departure point. Musicians make this heritage theirs and build on its raw, industrial character. The ruined, concrete bloc that is a picture of despair for melancholy villagers is a real boon for contemporary musicians searching for some inspiring, “off-the-wall” environment with strange acoustics. The proposed reinstatement is based on the principle of flexibility and minimalism, and relies on mobile industrial structures. All through the year the place changes shape and is open to the public during the festival season, thus contaminating the village, as it were. We suggest a creative environment with a strong character that would be integrated in the village, though not trying to satisfy all possible demands. On the contrary, a space that exists to provoke, incite and question the guest artists’ creative habits while in residence.

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ANTOINE ALLAZ & FRANÇOIS NANTERMOD année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. DIETER DIETZ, URS EGG, MARC SCHMIT, ISA STÜRM

« MISSION DIPLOMATIQUE DES PAYS INONDÉS » La Suisse est un pays insulaire isolé que nous racontons au travers d’une fiction basée sur des faits réels provenant de sources variées. Cette fiction prend la forme d’un journal de bord, Greetings from Switzerland. Nous cherchons à comprendre la limite spatiale du territoire suisse, ainsi que celle d’un îlot étranger que serait une mission diplomatique sur son sol. Nombre d’organisations internationales ont établi leur siège à Genève depuis la création de l’ONU. Le programme que nous définissons est une mission diplomatique pour les pays « inondés »: ces nations dont l’état, la culture et le peuple persistent, mais dont le territoire est devenu hostile à la vie. Contrairement aux missions diplomatiques classiques où la limite est un système binaire, notre projet la traite de manière neutraliste et permet au public un accès quasi illimité. Cette limite entre l’Etat accueillant et l’Etat accueilli devient ainsi un lieu d’échange. Le programme de cette mission est imaginé d’après la description de la vie dans une ambassade de Lawrence Durell dans Affaires Urgentes. Notre projet présente l’élaboration des espaces et des atmosphères propices à cet univers.

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Switzerland is an insular and isolated country, one which we address through a fictional narrative based on real events drawn from various sources. This piece of fiction takes the shape of a logbook: Greetings from Switzerland. We are trying to understand the spatial boundaries of the Swiss territory, as well as the spatial boundary of a diplomatic mission on its ground. Numerous international organizations have established their headquarters in Geneva since the creation of the UN. The program we are defining is a diplomatic mission aimed at flooded countries: nations whose state, culture or people have survived but whose territory has become hostile to live in. Contrarily to classic diplomatic missions whose limit is a binary system, our project adopts a neutral outlook and allows the general public almost unlimited access. Thus the limit between host and guest state becomes a place of exchange. The program of this mission is inspired by Lawrence Durrell’s description of life in an embassy in “Antrobus Complete”. Our project presents the elaboration of spaces and atmospheres conducive to this very universe.

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ALESSIA CATELLANI & TESS WALRAVEN ANNéE projet de master GROUPE DE SUIVI PROF. harry gugger, PROF. dieter dietz, götz menzel, andreas brundler

« zurich stories: investigating scenarios OF INTENSIFICATION in response to urban emotions » Le vertige ou encore la nostalgie font partie de la série de phobies décelées lors d’une analyse symptomatique de la Suisse. Le projet questionne ces « phobies » culturelles, véritables éléments de résistance au changement, que nous nommons «bunkers urbains». Zurich est réputée pour sa qualité de vie exceptionnelle, son système de transport exemplaire et sa vie cosmopolitaine active. Néanmoins, le sentiment de vieux village bien sage demeure. Il convient donc de se demander comment intensifier les espaces urbains. Le projet propose deux « injections urbaines ». A Gessnerallee, il cherche à intensifier la qualité insulaire du site en créant une forêt urbaine luxuriante au-dessus du parking souterrain existant. A Fritschiwiese, le projet évoque la nostalgie et la mémoire en proposant un «coffre-fort de merveilles suisses». A sa surface, le « coffre » est chapeauté d’un bloc urbain de logement ordinaire qui lui sert de camouflage. L’entrée en forme de chalet traditionnel suisse et l’usine de chocolat manifestent le caractère typiquement helvétique. Le bâtiment plonge dans le sol afin d’accueillir une infrastructure d’archivage, protégeant une collection de savoir-faire suisses et d’échantillonnage du territoire. La façade interne est accessible par une longue promenade descendante ponctuée de programmes publics. Avec des degrés de radicalités différents, les projets jouent avec les extrémités des constructions humaines, notamment en ce qui concerne la confrontation entre le bâti et la nature.

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A symptomatic analysis of Switzerland uncovered a series of phobias and philias, such as fear of heights and nostalgia, which are addressed by the project. These cultural “phobias” constitute elements of resistance to change, creating what we refer to as urban bunkers. Zurich is city known for its outstanding quality of life, its exemplary transportation network and an active cosmopolitan life. Yet, a well-behaved, old town feeling remains. In the context, the question of how to intensify urban spaces arises. The project proposes two “urban injections”. In Gessneralle, the project seeks to intensify the insular quality of the site and to inject vertical density, by offering a lush urban forest above the existing underground parking. Fritschiwiese evokes memory and nostalgia. The project proposes a “Vault of Swiss Wonders”. An ordinary urban block of dwellings at the surface of the building acts as an urban camouflage for the vault. Its entrance, shaped like a Swiss chalet and chocolate factory are physical demonstrations of a typically Swiss “savoir-faire”. The building then plunges into the ground to host an infrastructure for archives, safe-guarding a collection of Swiss know-how along with national samples. The inner facade is accessible to the public by means of a downward promenade punctuated by public programs. With varying degrees of radicality, the project plays with the extremities of man-made constructions, particularly regarding the confrontation of the urban and the natural.

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CYRIL LEMRAY ANNéE PROJET DE Master GROUPE DE SUIVI PROF. CHRISTIAN GILOT, PROF. JACQUES LÉVY, SOPHIE SHIRAISHI MEYSTRE, LAURENT SAVIOZ

« MAISON SÉRENDIPIENNE » L’homme contemporain mesure-t-il le poids de ses actes sur les espaces dans lesquels il vit au quotidien ? Sans y voir une fatalité, l’espace détermine l’homme d’autant plus qu’il se construit en communauté, c’est-à-dire par la volonté d’autres que la sienne. C’est la ville. Le projet est une réponse théorique au besoin vital de savoir faire le tri entre un environnement choisi et un environnement subi qui s’incarne à travers une problématique architecturale mettant en scène un lieu de retrait pour chercheurs. Il s’agit d’une étude qui invite à se projeter à travers une série d’espaces très similaires, mais dont les proportions évoluent pour révéler leurs potentiels et leurs limites. D’un bureau, d’une salle de bains ou d’une chambre à l’autre, la hauteur et la profondeur varient mais le volume reste strictement identique. Cette structure spatiale se vit depuis l’intérieur, en expérimentant tour à tour chaque chambre, chaque cuisine, chaque espace de travail, etc. Ainsi, le chercheur nomadise à l’intérieur de cette maison partagée. Il découvre par lui-même que chaque espace ne se vaut pas et qu’une variation même infime peut le conduire à découvrir ce qu’il n’aurait jamais anticipé. C’est la sérendipité. La « maison Sérendipienne » est un manifeste. Elle énonce ceci : « On ne comprend l’espace qu’à condition de s’y mesurer ».

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Does contemporary man measure his actions’ influence on the spaces where he lives day by day? Without adopting a fatalistic vision one may say that space determines man all the more so that it is built in and by a community, that is to say by other people’s will. This is the city. The project is a theoretical response to the vital need to know how to differentiate between a chosen environment and an environment one has been subjected to, which is embodied by an architectural problematic: a place for researchers to retreat, it is an investigative study inviting one to imagine oneself through a series of very similar spaces whose proportions evolve to reveal their potential and limits. From one office, one bathroom or one bedroom to the next, height and depth vary but the volume remains strictly identical. This structured space is experienced from the inside where each kitchen, bedroom, work space and so on is a place to be experimented with. Within this shared house the researcher becomes nomadic and discovers for himself that the spaces aren’t all equally satisfying and that even the tiniest variation may lead him to discover what he would not otherwise have anticipated. This is serendipity. The Serendipitous house is a manifesto. It states this: one understands space only when measuring oneself to it.

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NOEMI GILLIAND & LUCIA TINGHI ANNéE PROJET DE Master GROUPE DE SUIVI PROF. HARRY GUGGER, YVES PEDRAZZINI

« INFRASTRUCTURE MULTIMODALE ET AGRICOLE À PORTO-NOVO (BÉNIN, AFRIQUE DE L’OUEST) » Les klaxons des moto-taxis, le bitume chaud, la poussière… la gare se présente comme un filtre entre l’agitation de la route et la paisible lagune. A l’ombre de la longue colonnade, des voyageurs de tous horizons se croisent, le visiteur, l’homme d’affaires et la vendeuse d’ignames frits. Juste à côté, des agriculteurs binent les champs d’arachides... Porto-Novo, capitale politique de 300 000 habitants, a su préserver un patrimoine naturel, immatériel et bâti, en marge du développement côtier des métropoles Cotonou et Lagos. Elle occupe une place stratégique en bord de lagune, proche de la frontière, sur un axe qui relie les régions enclavées du nord à l’océan. Dans ce contexte, assurer la connexion de la ville et la mobilité de la population à la fois au niveau local et international est essentiel. C’est pourquoi le projet propose de réunir les transports routier, ferroviaire et lagunaire dans une plateforme multimodale implantée au bout du pont, à l’entrée de la ville. Cette situation fonctionnelle et symbolique donne à Porto-Novo une nouvelle image de référence et offre à sa population une infrastructure nécessaire. Les pratiques locales de maraîchage et de pisciculture sont intégrées au projet afin de dynamiser la mixité du paysage urbain par les activités traditionnelles ; un espace de promenade et de détente est aménagé en bordure de lagune. Les activités commerciales, fixes et ambulantes, s’ajoutent au programme et se mêlent au flux des passants.

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Between beeping bike-cabs, hot tarmac and dust, the train station presents itself like a filter between the hectic road traffic and the peaceful lagoon. In the shade of the long colonnade, travelers from all walks of life pass each other: visitors, businessmen, women selling fried yams, while nearby farmers hoe peanut plant fields. Porto-Novo, the 300’000-inhabitant political capital situated on the fringe of the metropolitan cities Cotonou and Lagos’s coastal development, has preserved its natural, cultural and building heritage, while occupying a strategic place on the lagoon bank, close to the frontier, on an axis linking the isolated regions of the north with the ocean. In this context, ensuring the city’s connection and the population’s mobility both on a local and international level is essential. This is why the project proposes to gather together road, rail and lagoon transportation into a multimodal platform at the end of the bridge situated at the city’s entrance. This functional and symbolic situation would enhance the city’s image while providing city dwellers and visitors alike with the infrastructure they all need. Local activities such as market gardening and fish breeding are integrated into the project rendering the mixed urban landscape more dynamic thanks to the presence of traditional activities. An embankment space for strolling and relaxing along the lagoon is also added. Sedentary and itinerant commercial activities are included, mixing in with the flux of passers-by.

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GIULIA ALTARELLI & ELSA BENIADA année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. HARRY GUGGER, CHRISTIAN GILOT, SOPHIE SHIRAISHI MEYSTRE, MAI KOMURO

« LANDSCAPE ANACHRONISM, MENDING THE TEAR » Après vingt ans de dilution spatiale illimitée, les métropoles japonaises, victimes du vieillissement de la population, commencent à se rétracter. Tama New Town, située à 30 km à l’ouest du centre de Tokyo, témoigne de ce phénomène. Cette ville satellite est conçue dans un contexte de pénurie de logements, dans les années 1970 – période durant laquelle les urbanistes en recherche de surface constructible, n’hésitaient pas à considérer la campagne tokyoïte comme terre d’expérimentation. Le paysage vallonné de Tama, caractéristique du Japon, est entièrement modifié au profit d’une planification moderniste aux influences occidentales. La circulation des voitures est creusée au fond des vallées, et séparée des zones résidentielles par un système d’escaliers. Pourtant, de petites communautés fermières opposées au développement urbain, parviennent à garder une partie de leurs terres. Un tissu traditionnel dense est alors visible entre les barres modernistes, appelées danchis, placées dans les hauteurs du site. Une juxtaposition, que nous appellerons « Anachronisme du territoire » et dans laquelle se superposent deux échelles issues de deux époques et placées sur deux niveaux topographiques différents, est alors créée. Un programme en lien avec l’agriculture nous permet de relier Tama à son histoire et d’exploiter son potentiel : espace et végétation. Le projet constitue un troisième tissu qui s’insère dans la topographie et connecte la rue aux danchis. Inspiré du village agricole japonais, il s’articule en bandes programmatiques alternées contenant serres, services publics, logements et jardins potagers. Entre chaque noyau bâti, des rizières viennent modeler le nouveau paysage de Tama New Town.

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After twenty years of uncontrolled urban sprawl, Japanese cities are now shrinking, due to population ageing and decline. Tama New Town, situated 30 km from Tokyo center, is suffering from this situation. This satellite city was built in the seventies, in the context of an extreme housing shortage during which Japanese planners in search of constructible land did not hesitate to use the Tokyo countryside as a tabula rasa. In fact, the traditional hilly landscape of the Tama district was thoroughly modified in order to host a new rigid modernist system imported from the West. Vehicular traffic was placed on a lower level, separated from the higher residential areas by a network of stairs, thus dividing the city into different isolated parts. Nevertheless, small communities of farmers opposite the urban development managed to keep part of their land. A denser fabric is then visible inside the valleys, opposed to the modernist buildings called danchis, placed on the uplands. This is what we called the Landscape Anachronism: two different scales, two time frames, on two topographical levels. This powerful trace led us towards a program linked to agriculture, that reattaches the territory to its history and is advantaged by the strengths of the site: its space and greenery. The project forms a third fabric, dug in the topography, mending the connection between the danchis and the street. Inspired by the traditional Japanese agricultural village, its program is organised in alternating strips containing greenhouses, public services, housing and vegetable gardens. Between each constructed mass, rice paddies form a new landscape for Tama New Town.

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CHEN JIANFENG année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. INÈS LAMUNIÈRE, PROF. CHRISTIAN GILOT, RAPHAEL DESSIMOZ, FRANCIS JACQUIER

« UNE STATION COMME ENTRéE POUR UNE MéTROPOLE FRAGMENTéE EN CROISSANCE, CHONGQING, CHINE » L’intention du projet est de desservir le cœur de la vieille ville densifiée et la nouvelle zone urbaine que la topographie complexe sépare. Le site choisi se situe à l’extrémité d’une presqu’île où les deux fleuves de la ville confluent. Jusque dans les années 1920, il constituait une entrée importante pour accéder à la ville par voie d’eau. Aujourd’hui, il est devenu l’un des plus grands espaces publics et touristiques de la ville. Etant donné son potentiel au niveau de la mobilité urbaine, l’objectif est d’optimiser l’accessibilité à cette grande zone urbaine depuis la ville alentour par une station ferroviaire et fluviale au bord de l’eau. Sa forme et ses espaces sont issus d’une confrontation de la topographie complexe et de l’émergence des nouvelles dynamiques du site. Le projet pourra s’exprimer par quatre aspects : une architecture sur trois niveaux, une architecture de l’horizontale, une architecture de l’articulation entre deux axes principaux et une couverture pliée qui monte graduellement dans le sens longitudinal vers les trois passages urbains du côté de l’avenue.

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The project intends to serve the heart of the old city which has become denser over time and the new urban area, both areas being separated by a complex topography. The chosen site is located at the far end of a peninsula where the city’s two big rivers meet. Up until the 1920s it was an important port of entry to access the city by waterways. Today it has become one of the most important public and touristic spaces in the city. In view of its potential for urban mobility, the aim is to optimise access to this great big urban area from all around the city with a railway station cum river port area. Its shape and its spaces originate from the encounter between the complex topography and the site’s emerging new dynamics. Expression of the project will be directed by four aspects: three-level architecture, horizontal architecture, linking architecture between two main axis and a folded layer rising gradually lengthways towards the three urban passages on the side of the avenue.

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FINALISTES SHORTLIST Xavier Barreca, Arnaud Baudouin & GrÉgoire Guex-Crosier

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Alexandre Figueiredo Canario

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GrÉgoire Guex-Crosier

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Johanna Onstein

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Jean-Yves Pascalis

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Thibaud Sulliger & Dereck Raubach 90 Thibaud Sulliger & Dereck Raubach 92

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Antoine Amphoux, Titouan Chapouly & Annie Kaeppeli

94

Lawrence Breitling & SÉbastien Guidi

96

Thomas Domenger

98

Antoine Fanost

100

Agathe Mignon

102

Saeko Terada

104

Ramiro Chiriotti ALVAREZ

106

Mélissa de la Harpe

108

Lise Navallon & NoÉmie Wesolowski

110

Ngoc Quyen Nguyen & Luis Leal Moret

112

RUI Agnelo

114

Grégoire Polikar

116

Ludovic Tiollier

118

Balthazar Donzelot

120

Alexandros Fotakis

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Tchaya Bloesch & Jennifer Huynh

124

Pauline Seigneur

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Stéphanie Morel & Fabian Roth

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Jeanne WÉry & ChriStoph Holz

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XAVIER BARRECA, ARNAUD BAUDOUIN & GRÉGOIRE GUEX-CROSIER année BACHELOR 2 ATELIER

BAKKER & BLANC PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANTE MARIA SAIZ

« VERTIG’EAU » Le village de La Forclaz se trouve au bout du val d’Hérens, en direction du vallon de Ferpècle. Le cœur du hameau historique, à proximité immédiate de la chapelle, a été choisi pour implanter un bain vertical. Comme les autres bâtiments du village, le bain s’individualise par sa position. La typologie du bain se réfère à celle de la grange-écurie traditionnelle : une étable en pierre pour les bêtes surmontée d’un grenier en bois où l’on stocke le foin. A l’intérieur, des murs composés de bûches remplacent le foin. Ce grenier à bûches constitue le seuil du bain. Le visiteur déconstruit le grenier au fur et à mesure des saisons en utilisant les bûches qu’il doit plonger une à une dans le foyer pour permettre le chauffage de l’eau et des espaces intérieurs. La trame des murs en pierre du soubassement reprend celle des murs de bûches du grenier afin de permettre la descente des charges verticales. Le rite lié à l’eau s’effectue dans l’épaisseur des murs en pierre, sous le plancher ajouré du grenier. La quantité de bûches fait également varier le flux de la lumière naturelle, créant ainsi des atmosphères en perpétuelle évolution dans le bain. Au niveau constructif, les poutres sont jointes à mi-bois dans les poteaux pour assurer l’hyperstaticité de la structure, permettant ainsi de ranger les bûches entre les poteaux grâce à une absence de contreventements entre ces derniers.

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The Forclaz village is situated at the end of the Hérens valley, towards the Ferpècle dell. The site chosen for implementing a vertical spa bath is the historical hamlet’s courtyard in close proximity to the chapel. Like the other buildings in the village, the spa stands out thanks to its position. Walking towards the chapel, the visitor is brought to enter the spa, whose typology is that of the traditional barn-stable: a stone table for the animals, with above it a wooden attic for storing hay. In this spa, walls made out of canvas sheets replace the hay. This canvas-walled attic constitutes the spa’s entrance. By taking hold of the canvas sheets and throwing them one by one into the hearth to heat up the water and the spaces inside, the visitor will deconstruct the attic over time. The framework of the foundation’s stone walls repeats the framework of the attic canvas walls so as to allow for the vertical lowering of loads. The water-related rite is performed within the thickness of the stone walls beneath the openwork wooden floor of the attic. The variation in level of the canvas sheets also makes the light flow in differently, thus creating a constant variation of atmosphere. As to the construction work, the structure’s elasticity is ensured by the interlocking cross-beams, thus making it possible to put away the canvas sheets between the beams thanks to the absence of bracing or shear wall between them.

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ALEXANDRE FIGUEIREDO CANARIO ANNéE BACHELOR 2 atelier KUO professEURE JEANNETTE KUO ASSISTANTE ISABEL CONCHEIRO GUISAN

«HOUSE OF BOOKS » L’atelier Kuo propose de questionner et comprendre la logique interne de quatre différents bâtiments existants : deux réservoirs d’eau souterraine et deux silos à grain, en développant un nouveau système permettant de créer un espace culturel et public. Pour concevoir une bibliothèque dans un réservoir d’eau souterraine, il a fallu en premier lieu séparer les archives du reste de la structure en arc, puis, dans un second temps, les placer en périphérie de l’espace de lecture. Cette séparation crée une extériorité dans un espace souterrain et définit deux bâtiments distincts. Les archives constituent un mur de soutènement permettant la création de la bibliothèque dans un espace introverti. L’espace principal est composé de trois plateformes percées laissant la lumière zénithale parvenir jusqu’au dernier niveau. Les livres rares sont exposés au public telles des œuvres de collection, ce qui en permet ainsi la préservation.

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The Kuo studio decided to analyse and comprehend the internal logic of four existing buildings : the analysis focused on two underground water reservoirs and two grain silos, and the development of a new system to establish a cultural and public area. The design of a library in an underground water reservoir initially involved separating the archives from the rest of the curved structure and locating them around the reading area. This separation has created a sense of exteriority in an underground space and resulted in two distinct buildings. The archives constitute a retaining wall that enables the library to be established in an inward-looking area. The main area comprises three pierced platforms designed to guide zenithal light to the lowest levels. Rare books are exhibited to the public like collection pieces, which facilitates their conservation.

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GRéGOIRE GUEX-CROSIER année BACHELOR 2 atelier Babl professeurS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC AssistantE LEENTJE WALLISER-GARRELS

« HÔTEL HANNIBAL » Le site se trouve dans le centre alpin de l’Europe, a priori là où le tourisme s’affranchit de ses frontières habituelles, dans la réserve naturelle du Binntal. Le projet est un complexe hôtelier touristique situé sur la route empruntée par Hannibal et ses éléphants de guerre. L’hôtel offre à ses visiteurs un restaurant panoramique, de multiples chambres avec vue privilégiée sur le marais, une salle de lecture suspendue au-dessus du vide, des bains installés dans les ruines d’une bergerie et un hangar pour éléphants. Les différentes entités programmatiques sont suspendues à une mégastructure en bois construite de manière traditionnelle. Chaque poteau repose sur un rocher monumental laissé par le glacier. Les rochers et les lois de la statique du bois déterminent la forme de l’hôtel Hannibal.

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The site is located in the alpine centre of Europe, in the natural park of Binntal valley. On the face of it, it is a place where tourism is free from its usual boundaries. The project consists in a hotel and restaurant complex on the road once followed by Hannibal and his war elephants. The hotel offers its visitors a panoramic restaurant, numerous rooms with an uninterrupted view of the marsh, a reading room suspended high up in the air, a spa set up in the ruins of a former sheep pen, as well as a hangar for the elephants, that are used for supplying the hotel. The various programmatic entities are suspended to a wooden mega-structure built according to traditional methods. Each beam is set upon a monumental rock left by the glacier. The rocks and the laws of static forces in wood complete the shape of the Hannibal Hotel.

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JOHANNA ONSTEIN année BACHELOR 2 atelier GIRAUDI professeurE SANDRA GIRAUDI assistantS FRANCIS BLOUIN, CSABA TARSOLY

« OUVERTURE SUR LA CRÉATION » Entourant le plateau du Monte Brè, le projet accueille le lieu de création de la compagnie Finzi Pasca. Le complexe est constitué d’espaces d’entraînement et de repos. La vie, autant que le travail, est partagée. Le public peut s’y promener et observer les artistes performant au quotidien. Il ne s’agit pas d’un théâtre classique mais bien d’un lieu de conception, de rencontre et de partage. Le projet se développe en un arc articulé qui permet de souligner le plateau naturel offert par le site et de dialoguer avec lui. Le bâtiment se veut très transparent ; les parois radiales en béton sont porteuses tandis que les cloisons arquées restent translucides et rythmées par des pans de bois. Seul l’espace scénique, à proprement dit, fait exception. Ce cuboïde fermé vient s’ancrer dans la courbure affirmant le vide qu’il contient. Il est également le point d’attache majeur dans le sol devenant plus intime et protégé. Les chambres des artistes sont distribuées par un système d’escaliers sur deux étages. Chacun d’eux relie quatre logements à la place extérieure et à une coursive intérieure. Les cellules sont constituées d’un mur épais radial contenant les sanitaires et d’un bureau intégré dans les pans de bois de la façade qui se prolongent à l’intérieur. Les habitations du sous-sol s’ouvrent vers le village et la vue panoramique, alors que celles du rez-de-chaussée s’ouvrent vers le plateau intérieur mais se surélèvent du sol pour conserver l’intimité. Les escaliers deviennent de multiples points d’entrée du bâtiment et accentuent l’effet de filtre de ce corps arqué.

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Surrounding the Monte Bré plateau the project houses the creative space of performing arts company Finzi Pasca. The complex is comprised of training and relaxation spaces. Life and work are shared. The general public may wander in and look at the artists’ daily performance. This is not classic theatre but a place for creation, meeting and sharing. The project is developed in an articulated arc emphasizing the natural shape of the plateau and offering a dialogue with the site. The building is meant to be very transparent; the radial concrete walls are bearing walls whilst the curved partitions built with timber posts are rhythmical and see-through. Only the space for the stage is an exception. This enclosed cuboid is anchored in the curvature thus affirming the void it contains. It is also the main point of anchor in the ground, becoming more intimate and protected. The artists’ bedrooms are distributed by a system of stairs over two floors. Each flight of stairs connects four living spaces to the exterior square and to the interior walkway. The cells are comprised of a thick radial wall accommodating sanitation facilities, and of a desk integrated in the façade’s timber frame which runs on inside. The underground accommodations open onto the village and the panoramic view, whereas the ground floor ones open onto the inside of the plateau but are raised above ground level to preserve privacy. The stairs become the building’s multiple points of entry, accentuating the filtering effect of this curved body.

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JEAN-YVES PASCALIS année BACHELOR 2 atelier REY Professeur EMMANUEL REY ASSISTANTS JEAN CAMUZET, C. LECOULTRE, NICOLAS STRAMBINI

« COMPOSITION ORIENTÉE » Dans un contexte suisse où le nombre de friches urbaines (zones devenues inutilisées) est en constante augmentation, nous nous sommes intéressés à la friche ferroviaire d’Yverdon. Cette zone de 310 000m2 se situe entre la vieille ville et le lac. Pour marquer la transition entre le centre-ville très dense et le bord du lac très vert, nous sommes partis de grandes masses qui se décalent en alternance vers la ville et le lac. Cela crée des bras de ville qui rejoignent des bras de verdure provenant du parc. Ainsi, ces méga-îlots se fondent dans le paysage. Le mégaîlot traité est un bâtiment comprenant trois étages d’habitation, ce qui correspond à 150 logements de 3 à 5 pièces. Les appartements donnent soit sur l’extérieur (parc ou ville) lorsqu’ils se trouvent en périphérie, soit sur une cour intérieure nettement plus privative. Les vis-à-vis sont limités et la cour est uniquement réservée aux habitants. Les accès se font par six cages d’escalier qui desservent des coursives menant aux appartements du centre. Le premier étage est occupé par des bureaux qui peuvent être annexés aux commerces qui se trouvent sur les côtés du rez-de-chaussée. Une piscine est creusée sous le bâtiment.

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In Switzerland, where there is a growing number of abandoned urban sectors, we focused on the Yverdon railway sector ; this 310 000 m2 area is located between the old town and the lake. To create a transition between the contrasting urban density of the town centre and the completely green lakeside, we mapped out alternating built-up and green areas that extend between the town and the lake. This has resulted in urban extensions that interact effectively with the park’s green areas. These mega-blocks consequently blend into the landscape. The mega-block in question concerns a building with three residential floors comprising 150 three-to-five-room flats. The peripheral flats have views to the exterior (i.e. over the park or the town) and others are far more private and overlook an inner courtyard. Few of the flats face each other and the courtyard is solely for residents’ use. The flats are accessed by six staircases that lead to the corridors of the central flats. The first floor comprises offices that can be annexed to shops on the peripheries of the ground floor. A swimming pool is located under the building.

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THIBAUD SULLIGER & DERECK RAUBACH année BACHELOR 5 atelier FRÖHLICH professeurS ANJA & MARTIN FRÖHLICH assistantes ANTJE BITTORF, MÉLANIE ALTHAUS

« SKYLINE » Emplacement : l’immeuble se situe à l’angle des avenues LouisRuchonnet et William-Fraisse. Par sa forme, il rappelle le Flatiron Building. Son extrémité arrondie fait face à la gare de Lausanne. Depuis quelques années, le quartier s’est développé autour du nouveau musée d’art. Construit au début du XXe siècle, l’immeuble abritait un hôtel de classe internationale. Le plan de masse était très rationnel : un couloir distribuant plusieurs chambres. Par rapport à la vue générale de la rue, ce bâtiment semble inachevé. Afin de lui donner davantage de densité et un aspect plus fini, nous proposons ici de lui ajouter un étage de combles habitables. Cette extension inspirée des toitures voisines intègre visuellement le bâtiment à son environnement bâti. Le projet comporte deux volets : l’extension de l’aile basse est un appartement familial (pour 5 personnes), celle de l’aile haute est une résidence étudiante (pour 16 étudiants). L’organisation est structurée sur une circulation commune et des logements individuels. Ces éléments se distinguent par les matériaux mis en œuvre et leur atmosphère. Chaque étudiant possède sa propre chambre où il peut travailler et dormir. Chaque groupe de chambres partage une cuisine ouvrant sur de vastes espaces de séjour communs. Tous les étudiants peuvent accéder aux espaces extérieurs depuis leur chambre. Les espaces de service (bibliothèque, bar, salle de sport), gérés par les étudiants, sont ouverts à tous les résidents et accessibles par le toit.

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Location: The building is between avenue Ruchonnet and William-Fraisse. Its shape reminds us of the Flatiron building. The roundness turns towards the Lausanne station. In the last few years, the district developed itself around the new art museum. The building was constructed at the beginning of the 20th century and used to be an international hotel. The floor plan was very rational; a corridor servicing many rooms. This building looks like unfinished confronted to the overall view of the street. In order to bring a new density and to finish the building, the proposal adds a roof that creates an extra inhabitable space. This extension draws inspiration from neighbouring roofs, thus integrating the structure within the street’s environment. The project is divided into two parts; the lower one is a family flat (5 people), and the upper one is a student complex (16 students). The organization is divided by common circulation and private blocks. Those elements differ from the materiality and atmosphere. Each student has their own private room in which to work and sleep. Each group of roommates has a common kitchen that opens up onto a large common living space. All students can access the outdoor area from their room. Several public programs dedicated to the whole community are accessible by the roof. Students manage those places (library, bar, gym).

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Coupe longitudinale

Plan rez

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THIBAUD SULLIGER & DERECK RAUBACH année BACHELOR 6 atelier FRÖHLICH professeurS ANJA & MARTIN FRÖHLICH assistantEs ANTJE BITTORF, MÉLANIE ALTHAUS

« HOME TOWN » Ecublens est une commune située à la périphérie de Lausanne. Elle est divisée en deux parties très distinctes : le vieux village et le quartier industriel. L’idée est de créer un nouveau centre urbain dans le but de clarifier l’aménagement territorial de cette commune. Par conséquent, le projet Home Town propose la création de deux places publiques et de deux bâtiments comprenant principalement des logements étudiants et des activités sportives. Les bâtiments sont des prismes réguliers dans lesquels des vides ont été creusés afin d’organiser les espaces communautaires et la circulation. Les volumes bâtis sont divisés en trois couches programmatiques qui se superposent. Les activités publiques, situées au niveau du sol, sont surmontées de logements pour étudiants. Des habitats familiaux chapeautent le sommet des deux constructions. Le programme public propose des activités diverses : un complexe audiovisuel (cinéma, danse, studio de musique), un mur de grimpe, une bibliothèque, une garderie, ou encore un restaurant en interaction avec les salles de cinéma. Trois typologies de logements investissent les étages. Si les étudiants bénéficient d’appartements longitudinaux et transversaux, les familles vivent quant à elles, dans des duplex individuels. Tous les appartements possèdent un balcon agrémenté de claustras. La simplicité et la pureté des façades contribuent à mettre en évidence les espaces publics.

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Situated on the outskirts of Lausanne, Ecublens is a town divided in two distinct parts: the old village and the industrial area. The idea is to create a new urban centre in order to clarify the town planning. The Home Town project therefore proposes the creation of two public squares and of two buildings mainly for students’ accommodation and sports facilities. The buildings are shaped as irregular prisms in which empty spaces have been created in order to organise the communal spaces and the flow of people. The built volumes are divided into three programmatic layers set on top of each other. The public activities located on the ground floor sit under the students’ accommodation. Family housing sits on top of the latter in both buildings. The programme proposes very diverse activities, including an audio-visual complex (cinema, dance and music studios), a climbing wall, a library, a child-care centre, and even a restaurant working in interaction with the film theatre. Three housing typologies fill the floors. Students enjoy lengthways and cross-ways flats, whereas the families live in individual duplexes. All flats have balconies embellished with trellised screens. The simplicity and purity of the façades contribute to enhance the public spaces.

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ANTOINE AMPHOUX, TITOUAN CHAPOULY & ANNIE KAEPPELI année MASTER 1 atelier ALICE PROFESSEUR DIETER DIETZ ASSISTANTS CAROLINE DIONNE, THOMAS FAVRE-BULLE, DARIO NEGUERUELA DEL

CASTILLO, SHIN koseki

« A VERTICAL TRADITIONAL CITY » S’inscrivant dans le programme de recherche CH16M2048 initié par le laboratoire ALICE (projection fictive de la Suisse en 2048 avec une population de 16 millions d’habitants), ce projet vise à explorer des nouvelles typologies architecturales (appelées hyper-typologies) interagissant dans plusieurs dimensions, à la fois urbaines, sociales et architecturales. Situé sur la place de l’Europe à Lausanne, le projet propose la transformation d’un bâtiment existant : un immeuble de parking fonctionnel et sans qualité architecturale, mais qui intègre et dessert pourtant deux arrêts de métro, une passerelle et des ascenseurs publics. Le Flon étant entièrement conditionné par la topographie et totalement saturé, nous projetons donc la reconfiguration verticale de ce bâtiment afin de densifier le lieu et de créer un seuil, une articulation urbaine entre les niveaux bas et haut du site. C’est ce que nous appelons la ville verticale traditionnelle qui reprend certains aspects que l’on retrouve dans le modèle horizontal d’une ville historique sinueuse et évolutive. On distingue ainsi dans le projet quatre horizons correspondant à quatre plateaux publics qui réagissent chacun avec leur contexte et trois verticales permettant de circuler dans cette ville verticale (une ruelle publique, un « boulevard urbain » et un vide vertical). Le projet se présente sous la forme d’une maquette synthétique à l’échelle humaine, qui sert à la fois de modèle de présentation et d’espace scénographique à expérimenter.

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This project, which forms part of the CH16M2048 research programme initiated by the Laboratoire ALICE (a simulation of Switzerland in 2048 with a population of 16 million), aims to explore how new architectural typologies (called hyper-typologies) interact with various urban, social, and architectural dimensions. Located in the Place de l’Europe in Lausanne, the project involves the transformation of an existing building: a functional parking building, which is devoid of architectural quality but includes and provides access to two metro stations, a walkway, and public elevators. The Flon district is entirely conditioned by the topography and completely saturated, so we are proposing a vertical transformation of this building in order to densify the area and create a ‘threshold’, an urban link between the site’s upper and lower levels. This is known as a vertical traditional city, which includes certain aspects that are found in the horizontal model of an evolving historical city with winding streets. The project therefore includes four views that comprise four public areas that interact with their environment and three vertical elements that enable people to circulate in this vertical city (a public alley, an ‘urban boulevard’, and a vertical void). The project takes the form of a synthetic model on a human scale—it is a presentation model and an experimental scenographic layout.

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LAWRENCE BREITLING & SÉBASTIEN GUIDI année MASTER 1 atelier HUBMANN & VASS ProfesseurS ERICH HUBMANN & ANDREAS VASS ASSISTANTS STEPHAN RUTISHAUSER, OLIVIERO PIFFARETTI

« EN L’ÉTANG » Ce projet pour la ville de l’Isle, sur les contreforts du Jura suisse, est une occasion de revitaliser une région qui tend à devenir une « cité dortoir » au profit des grandes villes de l’arc lémanique. Avec la conception d’un campus dit « de création sonore », le but du projet est de donner une nouvelle impulsion à cette ville. Après un travail minutieux d’analyse du village, nous avons concrétisé nos recherches par une maquette à l’échelle 1/500, ce qui nous a permis d’expliquer notre implantation et les différents aménagements urbains inhérents que nous pensons importants pour l’évolution de la ville, le bien-être de ses habitants et une intégration du projet dans le village. En écho au parc du château, nous avons voulu créer « En l’étang », un espace arboré pour les villageois de l’Isle. Son implantation au sud permet de recréer le schéma historique du village. La parcelle est située le long de la Venoge. Le projet prend la place d’un ancien centre équestre dont nous avons conservé la structure du manège pour les activités de plein air. Le bâtiment composé de trois volumes est une réinterprétation de la ferme vaudoise. Après une analyse de cette typologie très récurrente dans le village, nous avons développé notre propre vision de ce système vernaculaire : une enveloppe bâtie forte, dans laquelle se développent des boîtes autonomes répondant à divers usages, traversées par des granges qui permettent aux villageois de passer du village au parc.

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This project for l’Isle, a town located on the foothills of the Swiss Jura mountain, is an opportunity to revitalize a region that tends to become a “dormitory town” in favour of the big cities along the curve of the Leman lake. With the concept of a campus for sound creation, the project aims to give the town a new boost. Following a meticulous analysis of the village we gave our research a concrete form with a mock-up of a 1/500 scale, making it possible for us to explain our implementation and the different inherent city plans which we think are important for the evolution of the town, the inhabitants’ wellbeing and an integration of the project into the village. To echo the park of the castle we wanted to create a park for the isle villagers, “En l’étang”, to the south, so as to recreate the historical design of the village. The plot is located along the Venoge river. The project takes over a former riding school, with the horse-ring structure preserved for open-air activities. The building comprising of three volumes, is a reinterpretation of the Vaud farm. After analysis of this recurring typology in the village we developed our own vision of the vernacular system. A strong built framework, in which autonomous and diverse boxes corresponding to local custom are developed, is crossed through by barns, enabling the villagers to move from the village to the park.

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THOMAS DOMENGER année MASTER 1 atelier LABA Professeur

HARRY GUGGER ASSISTANTE AURÉLIE BLANCHARD

« INSTITUT du bois » L’Institut du bois s’efforce de tirer parti du réchauffement global des régions alpines en développant une économie locale et stable et en prônant l’usage du bois comme source d’énergie et matériau de construction afin de relier ces régions aux zones urbanisées de Suisse. Situé près du village de Stalden Saas, dans les Alpes suisses, à la jonction de la vallée de Zermatt et de la vallée de Saas Fee, l’Institut du bois se dresse sur un vieux pont désaffecté. Classé monument historique, le Merjenbrücke a été conçu par un célèbre ingénieur lausannois : Alexandre Sarrasin. Quelque temps plus tard, un autre pont, plus grand et plus adapté à la circulation, fut construit un peu plus loin, laissant au Merjenbrücke une vocation plus contemplative. Le projet vise à rendre au pont existant sa fonction originelle d’élément de liaison. Il reliera deux niveaux : le niveau inférieur (niveau d’origine), assurera l’accès de service à la scierie, tandis que les niveaux supérieurs rejoindront les niveaux actuels des deux quartiers s’étirant de part et d’autre de la vallée. Le bâtiment est tout à la fois porté et renforcé par le pont. Le premier étage est une poutre en treillis en plaquage bois stratifié (LVL), qui forme avec le pont existant une structure composite (bois/ béton). Les autres niveaux assurent l’inertie de la structure en encorbellement. Chaque fonction est logée dans cette bande créée par la structure, comme l’exacte extrusion du pont original, et qui ouvre sur l’extérieur, offrant une vue magnifique sur la vallée encaissée.

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L’institut du bois («The Wood Institute») endeavours to harness global warming in the alpine regions by developing a stable local economy whilst advocating the use of wood as an energy source and building material, thus connecting these regions with Switzerland’s urban areas. Situated near the Stalden Saas village in the Swiss Alps, at the junction between the Zermatt and the Saas Fee valleys, “l’institut du bois” stands on top of a disused old bridge. The merjenbrücke is a listed building designed by renowned Lausanne engineer Alexandre Sarrasin. Later, another bridge, bigger and more adapted to road traffic, was built a little further, thus giving the merjenbrücke a more contemplative vocation. The project means to give back to the existing bridge its original function of linking element. It will connect two levels: the lower (original) level will ensure access to the saw-mill while the upper levels will link the current levels of the two areas stretching either side of the valley. The building is both supported and reinforced by the bridge. The first floor is a trellised beam in laminated veneer lumber, forming a composite structure (wood/concrete) with the existing bridge. The other levels ensure the structure’s inertia in corbelling. Each function is housed in this strip created by the structure, like the exact extrusion of the original bridge, and opens outward, providing a beautiful view of the steep-sided valley.

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ANTOINE FANOST année MASTER 1 atelier GUEISSAZ Professeur PHILIPPE GUEISSAZ ASSISTANTS MARIETTE BEYELER, YVES MACHEREL

« DENSIFICATION PAR LA PETITE ÉCHELLE » Le village de Sainte-Croix se situe dans le Jura-Nord vaudois, à côté d’Yverdon-les-Bains. Le train qui les relie s’arrête dans la partie sud du village. Le site du projet est une parcelle mitoyenne à la gare. L’atelier consiste à produire un morceau de ville capable de créer une continuité urbaine entre le centre et la gare. Au regard de la densité et de l’échelle de Sainte-Croix, les unités d’habitation sont des maisons à deux étages. Les passages qui les séparent sont de dimensions similaires aux ruelles du centre historique du village. Les entrées des logements se positionnent dans les élargissements de ces ruelles. L’accès aux appartements s’effectue par un porche. Il n’y a pas d’espaces collectifs ; chacun entre chez lui depuis l’extérieur. Les entrées se composent d’un espace de rangement et d’un escalier qui permet d’accéder chez soi. Après ce premier seuil, l’espace central composé de la salle à manger/cuisine se dévoile. Le salon est, quant à lui, en retrait et plus privatif. Les chambres articulent ces différents seuils dans les appartements. Grâce à la petite échelle, les logements sont triplement orientés, ils bénéficient donc d’un apport et d’une variation maximale de lumière. Avec une densité équivalente au reste du village et à une échelle domestique, le projet parvient à s’insérer harmonieusement dans le tissu.

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The Sainte-Croix village is located in the Vaud region of the north Jura, near Yverdon-les-Bains. The site of the project is a parcel of land adjacent to the train station. The workshop consists in producing a part of town able to create an urban continuity between the centre and the station. In view of Sainte-Croix’s density and scale, accommodation units are two-floor houses. The alley ways separating them are of similar dimension to the lanes in the village’s historical centre. The houses’ front entrances are positioned in widening parts of the lanes. The apartments are accessed via a porch. There are no collective spaces; people enter their home right from the outside. The entrances are comprised of a storage space and a staircase leading to one’s place. Beyond this first threshold appears the central space, which includes a dining area and kitchen. The living room, further back, is more private. The bedrooms provide the links between these various thresholds in the apartments. Thanks to the small scale, housing is thrice oriented, thus benefiting from additional and maximal variation in lighting. With an equivalent density to the rest of the village’s and thanks to a domestic scale, the project succeeds in harmoniously fitting into the overall fabric of the village.

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AGATHE MIGNON année MASTER 1 atelier WEINAND Professeur YVES WEINAND ASSISTANTS FRED HATT, MARKUS HUDERT

« CUBE IN PROGRESS » A l’échelle du lampadaire ou du banc, le projet conserve la proportion du mobilier urbain et jalonne l’ensemble de la surface du parc. Sous sa couverture en bois, il revêt différentes fonctions. Tantôt buvette ou vestiaire, tantôt sanitaire ou support d’information, il peut aussi se transformer en un simple parasol pour un instant de détente à l’ombre. Le jour, ses ailes dépliées strient le sol du parc de leur ombre. C’est l’occasion de faire une pause ombragée ou de se désaltérer en contemplant la vue sur Le Caire. La nuit, une fois le cube replié, il s’éclaire comme un lampion. La chaleur de la lumière diffusée par le bois en fait un repère et, comme une série de feux de camp, ils retracent les chemins du parc perdus dans la nuit. Le projet est composé de bois et de béton. Assurant la fondation, le béton supporte la structure. Il est minéral et froid mais se laisse sans crainte envahir par la végétation suivant son orientation. Le bois constitue le cube qui se déplie quand la chaleur du soleil égyptien vient à se faire sentir. Léger, il permet à la structure de se mouvoir selon le temps et sa couleur renvoie une lumière chaleureuse une fois la nuit tombée.

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On the scale of the street lamp or the bench, the project sticks to the proportions of street furniture and marks out the whole surface of the park. Under its wooden cover, it takes on different possible functions: refreshment area, cloak room, public toilets or information booth, it may be turned into a simple parasol for a relaxing moment in the shade. By day, its folded wings striate the ground of the park with their shadow. It makes for an opportunity to have a break in a shaded spot or to quench one’s thirst while contemplating the view of Cairo. By night, once the cube is folded back together, it gives off light like a paper lantern. The heat of the light diffused by the wood makes it a landmark, like a series of camp fires marking out the park’s paths otherwise lost in the dark. The project is made out of wood and concrete. Securing the foundation, the concrete supports the structure. Mineral and cold, it allows vegetation to invade it freely, depending on its position. The wood constitutes the cube that unfolds itself when the sunshine starts feeling hot. Light-weight, it enables the structure to move according to the weather and its colour gives off a warm light once the sun has set.

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saeko terada année MASTER atelier HUBMANN & VASS ProfesseurS ERICH HUBMANN & ANDREAS VASS ASSISTANTS OLIVIERO PIFFARETTI, STEPHAN RUTISHAUSER

« CAMPUS CRÉATION SONORE L’ISLE » Ce projet se propose de créer un campus de création sonore dans le paysage bucolique de l’Isle. Ce village possède un château médiéval, une végétation luxuriante, une topographie intéressante, et d’anciens murets qui servaient autrefois à délimiter les propriétés. L’objectif premier était d’implanter un campus musical sans dénaturer les éléments caractéristiques et historiques du lieu, et d’organiser l’espace pour accueillir le « festival de l’Isle ». Les espaces sont conçus pour offrir au visiteur une expérience mémorielle lorsqu’il se promène dans le campus et en découvre les éléments. Premièrement, le complexe dans son ensemble et les chemins reliant les bâtiments longent les axes des anciens murets. Nous avons par ailleurs exploité les différences de hauteur de ces murets et l’espacement contrôlé des murets et des bâtiments pour créer des espaces différenciés. Deuxièmement, pour ce qui est de la végétation, les principaux arbres ont été conservés tandis que d’autres ont été transplantés dans un nouveau petit jardin courant le long des murets. Les arbres servent également à cloisonner les jardins. Pendant le festival, le jardin principal, habituellement utilisé comme terrasse du restaurant, devient un auditorium et un marché en ouvrant les portes coulissantes du petit studio et de la salle de réunion. Enfin, la bibliothèque est aménagée dans un hangar existant rénové. L’usage de divers matériaux historiques permet au visiteur de repérer précisément les époques qu’il traverse au fil de son parcours, structuré par les murets et les arbres.

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The aim of this project is to create a music campus in the l’Isle countryside. In this village, there is a medieval castle, affluent vegetation, topography, and ancient walls which used to separate the territories. The most important point was to design a music campus without damaging the characteristic and historic elements and to organize the space for “Festival de l’Isle”. The spaces are designed in order to let the people have a memorial experience of walking in this campus and seeing these elements. Firstly, the whole building and the roads connecting each building are designed along the ancient walls. Various spaces are created using the walls’ height difference and the controlled distance between the walls and buildings. Secondly, regarding the vegetation, the principal trees are kept and the others are transplanted in the small new garden along the walls. The trees work as a separation between the gardens as well. Regarding the festival, the main garden, which is usually used as a restaurant terrance, becomes a stage and a market by opening the sliding door of the small studio and meeting room. Finally, the library is a renovation of the existing storage. Through the use of various historical materials, the visitor can single out the various eras as they make their way along the walland tree-lined walkways.

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RAMIRO CHIRIOTTI ALVAREZ année MASTER 2 atelier HUANG Professeur JEFFREY HUANG ASSISTANTS TREVOR PATT, FREDERICK PETER ORTNER

« ALREADY THERE » De nombreuses villes asiatiques ont connu ces dernières décennies un développement urbain extrêmement rapide et ont vu apparaître des quartiers surpeuplés avec de très faibles niveaux de vie, rendant ainsi la vie des habitants beaucoup plus difficile. Si ce mode de vie présente bien des côtés négatifs, on ne saurait le changer du jour au lendemain selon le principe de la table rase. Afin de préserver les structures de logement et d’activité existantes et d’en construire de nouvelles, nous avons ici imaginé une cité dans laquelle les habitants du site existant participeraient activement aux décisions de la ville future, choisissant les immeubles à conserver, ceux à raser et déterminant le mode de fonctionnement de la ville à plus grande échelle. Idéalement, ce processus aboutirait à une ville en constante évolution et adaptable, où les habitants pourraient directement agir sur leur environnement. Ce projet s’articule sur cette idée fondamentale et simple qui, à partir d’une même stratégie, peut déboucher sur plusieurs solutions permettant la meilleure adaptation possible des résidents actuels. En termes de conception, l’idée directrice est celle d’une tour surgissant littéralement de l’empreinte au sol des immeubles existants pour s’étaler sur l’ensemble du site, comme les racines d’un arbre ressortant du sol. Cette solution permet d’accroître la densité du tissu urbain existant en ajoutant de nouveaux immeubles, tout en conservant les éléments les plus intéressants de l’existant et en améliorant ses qualités. De plus, dans le cadre de ce processus de régénération du milieu urbain, le tissu existant est végétalisé à travers la création de parcs sur les toits des immeubles qui s’élèvent sur tout le périmètre de la tour et de jardins ouverts, aménagés dans les alvéoles entre les étages.

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Urban development has come about extremely quickly in the last decades for many Asian cities, promoting overly dense areas with very low living standards and making life significantly harder for inhabitants. While these situations are negative in many aspects, the local way of living cannot be changed overnight by doing a complete “tabula rasa”. In order to maintain and build new housing and activity structures, the project imagines a development where the inhabitants of the existing site will be involved in the decisions of the future city: which buildings will stay, which will be taken down, and how the city performs on a larger scale. The result of this process would ideally be a mutable and adaptable city where the inhabitants can directly impact their surroundings. The foundation of this project revolves around this fundamentally simple idea which can result in multiple possible solutions following the same strategy for the best adaptation to their current inhabitants. In terms of design, the overall guiding concept is that the tower emerges literally from the footprints of the existing buildings and extends to the whole site, just as the roots of a tree emerge from the ground. This solution has permitted an increase in density of the existing urban fabric by adding new buildings while at the same time the most interesting parts of the existing structure are maintained and its qualities improved. Also as part of this process of cleaning up the city, vegetation is incorporated in several places in the existing fabric, such as in rooftop parks on the buildings that rise on the tower’s perimeter as well as open gardens in the cavities between floors.

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MÉLISSA DE LA HARPE année MASTER 2 atelier LABA Professeur HARRY GUGGER ASSISTANTS GÖTZ MENZEL, AURÉLIE BLANCHARD

« SHARED FARMING » Le projet questionne l’avenir de la campagne suisse, dans un monde où l’agriculture peine à survivre face à la concurrence de pays mieux adaptés et munis d’une main d’œuvre meilleur marché. Cette ferme est projetée pour accueillir une nouvelle génération de paysans « à temps partiel », prêts à modifier leur mode de vie en valorisant la nourriture et en y consacrant du temps et de l’argent. Le site choisi est en pente. Difficile à exploiter, il tend à être abandonné des paysans et réinvesti par la forêt. Le projet se situe à Niederbipp (BE) sur une parcelle près de la gare et bien connectée aux métropoles suisses. L’exploitation occupe huit hectares et ses activités sont organisées le long d’un mur, élément typique d’une topographie difficile. Le terrain est remodelé sous forme de terrasses, de façon à pouvoir cultiver la terre tout en minimisant sa déformation. A mi-parcours, le mur se déforme pour proposer deux volumes longitudinaux, dont les structures intérieures sont répétitives et en bois. La volumétrie et la structure sont inspirées des chalets d’alpage situés dans des endroits pentus. Le projet est composé de deux volumes qui tendent à n’en devenir qu’un grâce au traitement commun du toit et du mur. L’orientation des volumes joue avec la pente de manière à organiser les accès et proposer une cour extérieure commune. Du côté de la route, le volume est dédié à la production tandis que le second bâti accueille l’habitation. La typologie s’inspire des qualités d’une villa tout en essayant d’économiser l’emprise au sol.

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The project questions the future of the Swiss countryside in a world where agriculture is finding it hard to survive and to compete with countries supplied with a cheaper work force. The farm is a project to receive a new generation of rural workers: part-time, ready to change their way of life by enhancing food and devoting time and money to it. The chosen site is on a slope. Because of this difficulty, farmers tend to give up trying to farm it and the forest encroaches. The project is located in Niederbipp (Belgium) on an allotment close to the train station and well connected with Swiss metropolitan cities. It stretches over 8 hectares and its activities are organised along a wall – a typical element in the context of a difficult topography. The field is exploited on different levels so as to cultivate the soil while making as little changes as possible to the shape of the terrain. Midway through, the wall is altered to propose two lengthway volumes with repetitive wooden structures inside them. Both volume and structure are inspired by alpine cabins built on steep ground. The project comprises two volumes which tend to unite into one thanks to the identical treatment of roof and wall. The volumes orientation plays with the slope so as to organise access and proposes a communal outside courtyard. The roadside volume is dedicated to production whereas the second volume is for accommodation. Inspiration for this typology draws on the qualities of a villa, while trying to keep ground occupation to a minimum.

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LISE NAVALLON & NOÉMIE WESOLOWSKI année MASTER 2 atelier HUBMANN & VASS ProfesseurS ERICH HUBMANN & ANDRESAS VASS ASSISTANT OLIVIERO PIFFARATTI

« CE QUI EST BEAU SE VOIT SI MAL » Alors qu’à l’Isle (VD) tous les regards se tournent vers le château du XVIIe siècle, son parc et sa rivière (la Venoge), nous avons recensé les « fragments indécidés » (Gilles Clément) – espaces que l’on ne voit plus, atténués par les routines –, afin de les valoriser. En regroupant l’ensemble des activités du campus de création sonore dédiées à la musique contemporaine sur un même site, il s’agit d’intensifier un de ces fragments dont les éléments existants en font une potentielle place pour le village. D’autres fragments sont traités comme des micro-événements permettant de tisser des liens entre le campus et la partie résidentielle du village dans laquelle il s’insère. En articulant différentes volumétries, ce bâtiment établit des liens forts avec son contexte. Ainsi un corps bâti, regroupant les activités quotidiennes du campus, construit la dernière façade de la place. Un saut d’échelle s’opère pour le grand studio qui dialogue avec un paysage dont les limites s’étendent au-delà du village : le Jura. Finalement, l’espace d’atelier, le lieu même de la création, hiérarchise l’espace de la cour générée par la rencontre avec l’existant, et offre un lieu de création à ciel ouvert. Tout en s’insérant dans son contexte, le campus affiche son caractère public grâce à sa façade traitée de façon homogène et dont le jeu entre lumière directe et lumière filtrée permet de donner des qualités et des caractères différents aux espaces qu’elle abrite.

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The seventeenth-century château, its park, and the Venoge river attract all the attention in Isle (canton of Vaud, Switzerland), but we have identified ‘forsaken fragments’ (Gilles Clément) —areas that have fallen ‘victim’ to routine and are now overlooked — in order to highlight and enhance them. By grouping all the campus’ contemporary musical creation activities on one site, the project aims to strengthen one of these ‘fragments’, whose existing elements make it a potential village square. Other ‘fragments’ have been made into micro-events that create links between the campus and the residential area in the village in which it is located. By linking up various volumes, this building creates strong links with its environment. Hence a construction that groups together the campus’ daily activities, forming the last façade in the square. This has been a great leap for the studio, which addresses a landscape that stretches beyond the village: the Jura. And, finally, the workshop space, which is the area of creative activity, prioritizes the courtyard area, which has been integrated with the existing workshop, and provides an open-air area of creation. The campus is well integrated in its environment and displays its public character through its homogenous façade — the play of direct and filtered light creates a wealth of different effects in the areas behind the façade.

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NGOC QUYEN NGUYEN & LUIS LEAL MORET année MASTER 2 atelier HUBMANN & VASS ProfesseurS ERICH HUBMANN & ANDRESAS VASS ASSISTANT STEFAN RUTISHAUSER

« CAMPUS CRÉATION SONORE DE L’ISLE » Le projet s’implante à l’Isle, un petit village au pieds du Jura suisse. Il s’agit d’un lieu de rencontre entre une identité locale renouvelée et l’expérience troublante de la production de musique contemporaine. L’identité de la commune est marquée par la présence d’un château baroque, avec lequel le nouveau campus cherche à entrer en interaction. Le projet se réfère aux monuments présents sur le site et, plus spécifiquement, à leur mémoire. L’intervention se compose de trois blocs qui se placent sur les traces historiques autour du château de l’Isle et qui en marquent les limites. Le projet cherche à rééquilibrer le système du jardin baroque généré par ce bâtiment emblématique, pour former un véritable ensemble d’éléments faits de seuils, de limites, de terrasses, d’axes perspectifs, de jeux d’eau, de géométries maîtrisées et de découvertes. Les trois volumes en béton sont articulés par un élément léger à l’expression pavillonnaire. Celui-ci relie les corps des bâtiments en se tournant vers la place du campus, dédiée à la communauté, aux sociétés d’artistes et aux passionnés de musique. L’ensemble s’intègre dans le gabarit et les masses des bâtiments situés à proximité. Il redéfinit également les espaces extérieurs environnants. L’espace majeur du foyer permet de distribuer les autres salles. Le plan s’organise avec des parcours, des limites, des seuils et des espaces orientés et sensibles à la mémoire du lieu.

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Located in the village of l’Isle, a small village at the bottom of the Jura mountain, the project proposes to be a meeting place between a renewed local identity and the disquieting experience of contemporary musical production. The identity of the commune is marked by the presence of a baroque castle with which the campus tries to interact. The project refers specifically to the presence of historical memory and monuments. Our intervention involves three blocks placed on historical traces found around the chateau de l’Isle and which mark out its limits. The project thus seeks to rebalance the system of the baroque garden generated by this emblematic building to form a proper set of elements comprising of thresholds, limits, terraces, perspective axis, water works, controlled and open geometries. The three concrete volumes are connected together by a light element of pavilion-like expression. The latter links the building’s main parts by turning towards the Sound campus square dedicated to the community, to artistic societies and music lovers. The whole thing is integrated in the size and masses of the nearby buildings. It also redefines the surrounding outside spaces. The main foyer distributes the other rooms. The plan is organised through paths, routes, limits, thresholds and spatial memory-oriented spaces.

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RUI AGNELO année MASTER 2 atelier HUBMANN & VASS ProfesseurS ERICH HUBMANN & ANDRESAS VASS ASSISTANTS OLIVIERO PIFFARETTI, STEFAN RUTISHAUSER

« ARCHIVES DE LA RÉSISTANCE » A l’Augarten il y a deux tours, partie héritée d’un système de défense du 3e Reich. Dans ce contexte, il fallait prendre en compte la présence opprimante du passé, réfléchir à son statut actuel, proposer des idées matérielles et immatérielles. Et il fallait bâtir, aussi. Bâtir les archives de la résistance, celles du cinéma, un restaurant et même, une école maternelle. Il fallait également créer une transition entre les deux dimensions ville et parc et enfin, raconter l’histoire avec l’espace. Le triangle à l’avant, qui s’ouvre sur l’Augartenstraße, est l’objet de cette expérience. Les chemins originaux sont récupérés et redéfinis par des murs de végétation. Tout le triangle devient le mur du parc, dont les limites jusqu’alors demeuraient incertaines. Les archives de la résistance existent aujourd’hui au centre de la ville, mais leur existence est somme toute précaire. Il faut les regorger d’air et d’espace. C’est la confrontation avec cette réalité qui évoque l’admiration pour ceux qui travaillent sur le maintien de la mémoire et permettent d’écrire l’histoire. Ceux qui, anonymes, portent le poids de la mémoire dans l’obscurité. Les archives se trouvent dans un sous-sol entièrement stérilisé et muni d’un système mécanisé. Le fait de descendre pour la recherche et la consultation est à la fois un rituel symbolique et une expérience cinématographique – dans laquelle l’architecture sert de décor au spectacle des machines. Le premier étage, qui abrite tous les espaces publics, constitue une passerelle où l’accès à l’information est transparente et démocratique. La connaissance est ainsi mise en lumière.

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The Augarten park has two towers – inherited remnants of a Third Reich defense system. In this context one needed to take into account the oppressing presence of the past, to think about its current status and to propose ideas of material and immaterial nature. Building was also necessary. Building the Resistance archives, the cinema archives, a restaurant and even a pre-school. A transition between the two dimensions of city and park was also needed and history had to be recounted using space. The triangle at the front, which opens on the Augartenstrasse, is the object of the experiment. The original paths are recovered and redefined by gardened walls. The whole triangle becomes the park wall whose limits remained vague up to now. Today the Resistance Archives exist in the city centre but their existence is on the whole precarious. They need to be injected with air, with space. Tackling this reality partakes of our admiration for those whose work it is to keep man’s memory of history alive and who enable the writing of history – those who, anonymously, carry the weight of memory in darkness. The archives are located underground in a sterile space equipped with a mechanical system. The action of going downwards to do research is therefore a symbolic ritual as well as a cinematic experience in which the architecture serves as a backdrop for the spectacle of machines. The first floor, which houses spaces open to the public, constitutes a link where access to information is transparent and democratic. Knowledge is thus brought to light.

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GRÉGOIRE POLIKAR année MASTER 2 atelier LABA Professeur HARRY GUGGER ASSISTANTS GÖTZ MENZEL, AURÉLIE BLANCHARD

« GATEWAY LÖTSCHENTAL » Un voyage dans le Lötschental est une plongée dans une autre époque, un voyage dans le temps, dans une autre réalité. Le projet de développement territorial CH2048 définit un ensemble de valeurs visant à préserver ce caractère pittoresque tout en reliant ces régions à l’univers métropolitain suisse au niveau énergétique. Les vallées alpines ont été classées parcs nationaux ; parallèlement, la promotion des recherches sur les énergies renouvelables a débouché sur la création de centres locaux reliés aux infrastructures existantes. Cette évolution trouve ici son expression dans un projet architectural, un signe, un portail : la tour Lötschen. Le bâtiment accueille le centre d’accueil du parc et un centre de recherche sur l’énergie hydraulique. Il est implanté sur une plateforme existante du barrage. Le projet intègre le rehaussement du mur de retenue en prévision de l’accroissement futur du volume des eaux de retenue. Le parement en béton brut du barrage de Ferden a ceci de particulier qu’il est ni net, ni régulier. Il est équipé d’évacuateurs de crue. La tour répond à ces spécificités : les discontinuités du volume font écho à celles du barrage. Les deux éléments partagent un langage commun et se répondent par leur échelle et leur matérialité. A l’extérieur, un chemin public monte jusqu’à la terrasse. En pénétrant dans ce mur creux, le visiteur interagit autant avec le paysage par les fentes étroites qu’avec l’intérieur par les ouvertures horizontales. A un point donné, la promenade n’est plus murée et le visiteur fait face au lac de retenue et au vide. Ce passage est marqué architecturalement dans le volume d’ensemble et confère à la tour son caractère unique et sa forme distinctive.

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Going to the Lötschental represents a shift to another time, another reality. The CH2048 territorial constitution has established sets of values to maintain that situation while connecting these regions to the Swiss metropolitan world on an energetic level. The alpine valleys have been declared national parks and the promotion of research on renewable energies has led to generate on-the-field centres linked to the existing infrastructures. This shifting situation has been translated into an architectural project, a sign, a gate : the Lötschen tower. The building hosts the park’s visitor centre and a research centre on hydropower. It is implemented on an existing Platform of the dam. The project integrates the elevation of the dam in response to the future increase of water flow. The Ferden dam has something specific that it is not neat and regular, the concrete is rough and has volumes plug against it. The tower is responding to these specificities: the volume discontinuities mirror the dam. They share a common language and are responding to one another in terms of scale and materiality. An outdoor public path is going all the way up to the terrace. While going into this hollow wall, you have interactions both with the landscape through the slender cuts and with the interior through horizontal openings. In one very special point, the promenade is out walled and the visitor is facing both the lake and the void. This event is translated in the overall volume and gives the tower its unique character and a distinct form.

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LUDOVIC TIOLLIER année MASTER 2 atelier LAMU ProfesseurE INÈS LAMUNIÉRE ASSISTANTS RAPHAËL DESSIMOZ, DEBORAH PICCOLO, CHRISTIAN SCHEIDEGER

« BANQUE ET JARDIN PUBLIC SOUS UN MÊME TOIT » Inscrit au cœur de la cité londonienne, ce projet de banque s’articule entre un quartier dense d’affaires et une zone au tissu plus ancien et proche de la Tamise. En gardant un profil bas et en recouvrant tout un îlot, le bâtiment en brique de la banque fait de son toit, une promenade végétalisée pour les londoniens. Une vaste toiture effilée flottant à 20m de hauteur offre une protection à cette promenade et s’avance comme le symbole de la banque dans la cité. Placés dans la base en brique, les bureaux en open space mettent en relation les différents services du back office tandis que les salons accueillant les clients se situent dans le dédale de la toiture constituée de métal et de verre. Ils offrent une vue aérienne sur la ville tout en conservant la privacité nécessaire aux clients. De la banque, trois éléments émergent du plateau et se placent dans l’espace du jardin sous le toit. Le volume parfait du coffrefort, cœur symbolique de la banque, devient figure abstraite et mystérieuse à la fois ostensible et inaccessible. Un lanterneau donne à voir aux passants l’activité et l’effervescence de la salle des marchés, poumon économique de l’institution. Enfin, un restaurant anime le plateau, s’appropriant ainsi l’espace protégé par la verrière.

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Set in the heart of London, this bank project is poised between a bustling business area and an older area in the urban fabric, close to the Thames. By keeping a low profile and covering a whole parcel of land, the bank brick building turns its roof into a gardened walk for Londoners. A wide and thinned-out roof floating up 20 meters high offers a protected space and moves forward like the symbol of banking in the city. Located at the base of the brick, the offices are open plan and create a link between the different services of the back office, whilst client greeting rooms are laid out in the labyrinthine space under the glass and metal roof. They give an aerial view of the city whilst providing clients with the necessary privacy. From the bank, three elements emerging from the plateau are included in the garden space under the roof: the perfect volume of the safe, the symbolic heart of the bank, becomes an abstract and mysterious figure both ostentatious and inaccessible; a clerestory allows passers-by to see the activity and effervescence of the trading floor, the institution’s economic lungs; finally, a restaurant brings a lively bustle to the plateau, taking over the space protected by the glass roof.

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BALTHAZAR DONZELOT année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. JACQUES LUCAN, MONIQUE RUZICKA-ROSSIER, OLIVIER MEYSTRE

« HOLON, VARIATIONS SUR LE BAIN » Le paysage tokyoïte est un paysage domestique où le quotidien et les gestes habituels constituent les images les plus représentatives de la capitale nipponne. Raconter le quotidien, c’est donc à la fois montrer et observer les habitudes. Et c’est bien là tout l’enjeu du projet : établir un double rapport entre se maintenir dans les cycles habituels et les rendre observables – à la fois l’objet du quotidien et sa mise en scène. Le bain public – le sentō –, fait déjà partie des habitudes japonaises et constitue une place pour le repos et l’observation. Aujourd’hui, ces espaces sont en perte de vitesse. S’ils demeurent toujours fréquentés par une population d’un certain âge, en revanche la jeune génération les laisse peu à peu de côté. Il s’agit donc de redynamiser et de moderniser ce programme pour le rendre plus attractif. Avec un œil sur l’histoire des bains, souvent connectée à une salle de lecture, le programme est dédoublé et fragmenté. Le projet s’installe sur cinq parcelles et fait de la promenade permettant de déambuler d’un bâtiment à l’autre, une expérience à part entière. Trois des cinq constructions ont un double programme : bains et salon de lecture, bains et galerie d’art, bains et bar à jazz. Cette dualité donne un nouveau souffle au programme des bains traditionnels. Les plans sont introvertis et les programmes se nourrissent l’un de l’autre. L’assemblage inhabituel en fait une expérience particulière. A sa propre guise, on peut découvrir les deux espaces au cours d’une même soirée ou bien choisir de les pratiquer de manière autonome.

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Tokyo’s landscape is a domestic one in which the Japanese capital’s most representative images comprise every-day practices and actions. Expressing daily life therefore implies highlighting and observing habitual practices. The project specifically aims to reflect the requirement of both integrating habitual cycles and enabling them to be observed — including familiar objects and their mise en scène. The sentō — a public bathhouse — is a traditional part of Japanese culture and incorporates areas for relaxation and observation. Today, these places are in decline ; while they are still popular with the older generation, their younger counterparts are increasingly less disposed to frequent them. The aim, therefore, is to increase their attractiveness by making them more dynamic and modern. While respecting the baths’ traditional layout — often connected to a reading room —, the areas have been split up and fragmented. The project concerns five interconnected zones that enable the customers to stroll from one building to the next, which is an exceptional experience. Three of the five constructions have a dual purpose : baths with a reading room, baths and an art gallery, and baths with a jazz bar. These dual functions have breathed new life into the traditional conception of the bathhouses. The layouts are inward looking and each area is influenced by the adjoining space ; the unusual structure creates a special experience. Customers can discover both areas in one evening or enjoy them individually on separate occasions.

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ALEXANDROS FOTAKIS année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. HARRY GUGGER, PROF. CHRISTIAN GILOT, PROF. PANAYIOTIS TOURNIKIOTIS, GÖTZ MENZEL

« eleonas as eleonas » Eleonas est une zone de presque 900 hectares située dans la partie occidentale du centre d’Athènes, qui a pendant longtemps existé en tant qu’oliveraie. Suite aux mutations successives de ce dernier siècle, elle apparaît aujourd’hui comme une zone industrielle tombée dans l’obsolescence, un archipel d’activités incohérentes. Eleonas est composée d’enclaves, espaces vides disparaissant derrière des murs. Elle est elle-même une enclave pour la ville, une présence importante qui résonne comme une absence. Cette entité invisible offre ainsi l’espace sans contrôle, propice aux activités spéculatives et éphémères lui donnant un caractère qui, à cette phase actuelle de son histoire, la rend vulnérable. Le projet propose une systématique pour « regraver » le sol de l’Attique, en agissant sur la totalité de l’espace d’Eleonas avec la reconstruction de l’oliveraie par la suppression graduelle de la fine couche des industries délaissées, révélant la strate la plus profonde du site. L’oliveraie préserve les éléments structurels de la zone, traces du passé agricole et industriel, qui permettent la production d’olives en cohabitation avec les enclaves habitées existantes, en respectant le caractère de la zone et de son évolution à travers le temps. En offrant un espace vert important dans le centre de la plaine de l’Attique saturée, le projet rétablit la relation productive de la zone avec la ville rendant encore une fois lisible la profondeur silencieuse de la ville.

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Situated in the western part of Athens, Eleonas is an area of almost 900 hectares that existed for a long time as an olive grove. Further to successive mutations during last century it is now an obsolete industrial zone, an archipelago of incoherent activities. Eleonas is comprised of isolated areas, empty spaces disappearing behind walls. It is itself an island for the city, an important presence that echoes like a void. This invisible entity offers uncontrolled space, propitious for speculative and ephemeral activities giving it the kind of character which, in the current phase of its history, makes it a vulnerable area. The project proposes a systematic approach to “re-engrave” the ground of Attica, by acting on the totality of the Eleonas space with the reconstruction of the olive grove made possible by the gradual suppression of the thin layer of abandoned industries, thus revealing the site’s deeper strata. The olive grove preserves the area’s structural elements: traces of an agricultural and industrial past permitting the production of olives in cohabitation with the existing inhabited enclaves, while respecting the character of the area and its evolution through time. By offering a wide green space in the centre of the saturated Attica plains the project re-establishes the productive relationship the area had with the city, making the latter’s silent depth readable once again.

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TCHAYA BLOESCH & JENNIFER HUYNH année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. FRANZ GRAF, PROF. YVES PEDRAZZINI, CHRISTIAN BISCHOFF

« LE PLAZA, UN NOUVEAU QUARTIER DU CINÉMA » Pendant longtemps, les cinémas ont connu un franc succès. Cependant, depuis quelques années, la fréquentation des salles indépendantes diminue pour diverses raisons. Une approche sociologique, économique et architecturale a permis de cerner les enjeux liés à leur disparition massive pour mener ensuite au choix d’une salle à sauvegarder. De par ses qualités architecturales et territoriales, le cinéma Le Plaza, situé à Genève, construit par l’architecte Marc-Joseph Saugey en 1953 et fermé depuis 2004, se présente comme le sujet idéal en contre-projet aux multisalles, principales responsables du déclin des cinémas indépendants. Le projet propose la création d’un centre cinématographique en établissant de nouvelles interactions tridimensionnelles entre les différents espaces du complexe jusqu’à ce jour totalement indépendants les uns des autres. De par sa taille et son alliance avec Le Central et Le Broadway, deux cinémas voisins également fermés, Le Plaza devient la salle de prestige de la ville tout en offrant une diversification programmatique indispensable. Cet ensemble est complété par deux nouvelles salles de projection en sous-sol, une salle d’exposition, des locaux administratifs ainsi que la réactivation de la brasserie et du bar glacier existants. Ces programmes peuvent fonctionner aussi bien en synergie que de manière autonome. L’objectif principal du projet est de contribuer à l’animation de ce secteur de Genève grâce au renouvellement du Plaza.

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For a long time, cinemas have enjoyed great popularity. Over the past few years however, footfalls in independent cinemas have declined for various reasons. A sociological, economic and architectural approach has enabled us to understand what was at stake in the massive disappearance of cinemas, then to make the choice of one screening room to be salvaged. Because of its architectural and location qualities as well as to its closure since 2004, the Plaza cinema in Geneva, built by architect Marc-Joseph Saugey in 1953, is the ideal subject for a project running counter to the multiplex cinemas that are mostly responsible for the decline of independent cinema houses. The project proposes the creation of a cinema centre by establishing new three-dimensional interactions between the different areas of the complex which were, up to now, completely independent from each other. By its size and its alliance with the Central and the Broadway cinemas, its two neighbours that were also closed down, the Plaza becomes the status cinema in town while offering an indispensable diversity of programming. The set of three is complete with two new projection rooms underground, an exhibition space, administrative premises as well as the reinstatement of the existing bar restaurant and ice-cream parlour. These programs can work in synergy as well as autonomously. The project’s main purpose is to contribute to the liveliness of this area in Geneva, thanks to the refurbishment of the Plaza.

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pauline seigneur année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. christian gilot, prof. roberto gargiani, götz menzel

« architecture potentielle (Jonction Genève) » « C’est qu’il ne faut pas se méprendre : la potentialité est incertaine, mais pas hasardeuse. On sait parfaitement ce qui peut se produire, mais on ignore si cela se produira. » (Jean Lescure, atlas de littérature potentielle). ’fait frais non ? Faut dire qu’on est quasi à la campagne et puis y a l’eau… quand ils ouvrent les vannes en amont, ici, t’as les pieds dans l’eau. J’venais souvent ici avant, y avait moins de constructions, c’était comme des terrains vagues…T’étais déjà venu ? On sait pas trop si c’est une ruine ou un chantier cet endroit, on dirait qu’il y avait quelque chose avant, d’ailleurs j’sais pas vraiment à quoi servent ces murs, peut-être contre l’érosion… En tout cas, ils sont bien utiles, ils simplifient le boulot, faut juste bricoler un peu pour que ça marche. Chacun sa méthode. On fait comme là-bas où y a les bains, les baraques en béton qui sont à cheval, appuyées sur les murs, ça fonctionne bien ! Y a même le zoo du Bois qui utilise des parcelles, tu peux te balader, y a plein d’animaux… En fait tout est à la ville, tu t’arranges avec eux, faut des notions de base et respecter les gabarits…tu t’colles aux autres quand y a des trous dans les parcelles à bâtir, sinon t’es libre, tu peux même d’mander de l’aide à l’école des métiers… bien qu’ils ne s’y connaissent pas trop en kayak. R’gardes on est là, le long de l’Arve, sur l’autre rive y a trop de baigneurs l’été. On a construit le club dans « l’esprit kayak »…marrant, nan ? T’en penses quoi ?

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‘Make no mistake about it: potentiality is uncertain, but not a matter of chance. We know perfectly well everything that can happen, but we don’t know whether it will.’ (Jean Lescure, Atlas de littérature potentielle). ‘It’s a bit chilly, isn’t it? We’re practically in the country here, and then there’s the water... when they open up the valves downstream you end up standing in water. I used to come here often when it was less built up—it was more like a waste ground. Have you been here before? Don’t know whether this place is a ruin or a worksite, but it looks like there was something here before. I don’t know what these walls are for, maybe to stop erosion. Anyway, they’re handy because they make the job easier—you just have to make a few adjustments to make things work. Everyone’s got their own method: like over there, where the baths are, there are concrete cabins that straddle and lean against the walls—they’re effective! Some of the plots have even been used for the Bois Zoo and you can wander round and look at the animals. In fact, everything belongs to the authorities ; you can arrange everything with them, you just need some basic knowledge and to comply with the norms... follow the others when there are holes in the building plots ; otherwise you’re free, you can even ask for help from the vocational trade school... even though they don’t really know much about kayaking. Look, here we are near the Arve river—on the other side there are too many bathers in the summer. The club was constructed in ‘kayak style’, funny eh? What do you think of it?

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STÉPHANIE MOREL & FABIAN ROTH année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. FRANZ GRAF, PROF. AURELIO MUTTONI, MICHAEL WYSS, MARTIN BOESCH

« NEXT STOP : GÜTERBAHNHOF ZÜRICH » L’agrandissement du centre-ville de Zurich donne lieu à des reclassements des zones industrielles. Bâtis dans ce qui était à l’époque la périphérie, les bâtiments industriels se trouvent désormais en plein centre-ville. En raison des pressions foncières actuelles, ils sont aujourd’hui contraints d’être détruits. Construite en 1879, l’ancienne gare de triage de Zurich fait face à cette situation. En effet, son classement patrimonial a été abrogé, permettant ainsi sa démolition et la réalisation d’un nouveau centre de justice et de police accueillant la prison cantonale. Situé au centre d’un quartier d’habitation, face au quartier Zurich-West, le bâtiment possède de grandes qualités spatiales, notamment la cour intérieure, à l’origine occupée par les trains de marchandises, ou encore les halles d’expédition et d’envoi au système de distribution unique. Le projet propose de réhabiliter et de transformer la gare de triage en centre de congrès, programme pour lequel un emplacement est actuellement recherché. L’intervention sur l’existant se concentre sur la partie est du site, là où le bâtiment administratif est détruit afin de libérer le rez-de-chaussée et de permettre ainsi la requalification de la cour intérieure en promenade publique à l’échelle de la ville. A l’ouest de la parcelle, une tour accueillant un hôtel répond au vis-à-vis du Kreis 5. Ce projet de réhabilitation démontre qu’il est possible de garder les bâtiments industriels du centre-ville tout en intégrant des espaces attractifs pour la ville et ses habitants.

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The expansion of the city centre in Zürich has led to the reclassification of industrial areas. The industrial buildings, which were originally built on the city’s outskirts, are now in the city centre. The buildings are earmarked for demolition due to land pressure. Built in 1879, the old marshalling yard in Zürich is one such site. The site was in fact stripped of its heritage classification, enabling it to be demolished and replaced by a new police and justice centre, and the cantonal prison. Located in the centre of a residential district, facing the Zürich West district, the building is extremely spacious, particularly the inner courtyard, which originally contained freight trains, and the arrivals and dispatches area with a unique distribution system. The project proposes the renovation and transformation of the marshalling yard into a conference centre, whose location is currently being sought as part of a development programme. The work on the existing building is focusing on the eastern part of the site, where the administrative building has been demolished to open up the ground floor and transform the inner courtyard into a public walkway on a city level. In the western part of the site, a high-rise building housing a hotel complements and faces Kreis 5. This rehabilitation project shows that it is possible to conserve the city centre’s industrial buildings and integrate spaces that enhance the city and are attractive for its inhabitants.

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JEANNE WÉRY & CHRISTOPH HOLZ année PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. DIETER DIETZ, PROF. URS EGG, MARC SCHMIT, DANIEL GANZ

« SOMPASAARI MUISTI, MÉMOIRE DES ÎLES ENSEVELIES » La mémoire de Sompasaari propose une vision imaginaire de Helsinki et déroule un fil narratif retraçant les événements exceptionnels survenus dans la péninsule industrielle de Sompasaari entre 1956 et une date indéterminée d’ici à une centaine d’années. Sur le site de l’ancien port septentrional de Helsinki, il y avait autrefois deux îles qui furent rasées pendant la phase d’extension de la ville, afin de récupérer des terres – une grande part de Helsinki étant un établissement artificiel bâti sur d’anciens espaces naturels. Les strates accumulées tout au long de ce processus sont apparues pour la première fois en 1960 sous forme d’organismes déformés, porteurs de mutations qui leur ont permis de survivre dans les eaux polluées du port. Cinquante ans plus tard, le port a à nouveau été transformé et les îles se réveillent. Les machines ne sont plus au service des urbanistes et des promoteurs mais se mettent à construire un paysage mutant, rapportant sur la terre ferme les pierres qui constituaient autrefois les îles. Au bout de quelques décennies, les cicatrices du paysage se referment, un dialogue s’est engagé avec le plan d’urbanisme partiellement réalisé et de nouvelles machines recommencent à construire. Ces étranges machines sont également des objets mutants qui assemblent une, puis de plus en plus de structures primitives, pour enfin couvrir la péninsule d’un maillage de structures. Cellesci portent en elles le souvenir des maisons qui se dressaient jadis sur les îles, formant à travers la transformation de ce qui a été enseveli une ossature, une enveloppe et un programme d’occupation.

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Sompasaari archive proposes an imaginary vision of Helsinki, developing a narrative that traces the development of unusual events on the industrial peninsula of Sompasaari from 1956 to an unknown date some hundred years in the future. The site left behind by Helsinki’s northern harbour is hiding the story of two islands that were milled down to reclaim land during the industrial expansion of the city, making much of Helsinki an artificial settlement on the ancient wilderness. The layers accumulated during the process first reappear in 1960 in the form of strangely deformed organisms, carrying mutations that eventually promote the survival of life in the polluted port. Fifty years later the harbour is transformed again, and the islands are waking up. Machines stop working in favour of masterplan and promoters. Instead they start to construct a mutated landscape, moving the rocks that once constituted the islands back onto land. Decades later the scars on the landscape are healing, a dialogue with the partially constructed masterplan has happened, and new machines are starting to construct again. They also carry the mysterious anomaly, assembling first one, then more and more primitive structures, finally casting a web of structures over the peninsula. These structures also carry the memory of houses that once existed on the islands, forming structure, skin and program through the mutation of what was buried.

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FINALISTES/SHORTLIST

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archizoom

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Exposition BestOf en 2012 134


Archizoom à l’EPFL est une plateforme d’échanges pour des expositions et des conférences sur l’architecture ouverte à tous les publics. Inscrit au sein d’un contexte académique exceptionnel dans la faculté ENAC (Environnement Naturel, Architectural et Construit), Archizoom profite de recherches et de compétences scientifiques de haute qualité au bénéfice d’un rayonnement international. Tournée vers de nouvelles interactions entre art, science et ingénierie, la programmation se veut pluridisciplinaire et participe au débat sur l’environnement construit et son rapport à la société. Archizoom is the exhibition space and public programme of the ENAC Faculty at EPFL in Lausanne, Switzerland. It produces and hosts exhibitions, lectures, and events related to architecture suitable for both an expert and general audience. EPFL’s academic excellence and creative outlook provides Archizoom with multidisciplinary competences, allowing it to be a centre of interaction for art, science and engineering. Archizoom keeps you up-to-date with the role of architecture in contemporary society, inviting visitors to explore humans’ relationship with their environment.

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CONFéRENCES / LECTURE SERIES

YONA FRIEDMAN GENESIS OF A VISION

4 octobre 2012 Working in Mumbai RAHUL MEHROTRA, architecte, Boston & Mumbai

19 septembre 2012 The Erratic Universe of Yona Friedman MANUEL ORAZI, historien de l’architecture et éditeur, Macerata, Italie

12 octobre 2012 Secondary school with passive ventilation system, Gando, Burkina Faso DIÉBÉDO FRANCIS KÉRÉ, architecte, Berlin Remise du Global Holcim Award Gold 2012 30 octobre 2012 Beauté : défi et service Débat avec FRANCISCO MANGADO, GONÇALO BYRNE, IGNACIO DAHL ROCHA, LLÁTZER MOIX, et l’ASAR, association des étudiants d’architecture 12 novembre 2012 Pour une histoire culturelle de la construction antoine picon, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, Paris 13 mars 2013 Happy Street JOHN KÖRMELING, architecte & artiste, Amsterdam 20 mars 2013 It works because we try OLAFUR ELIASSON, artiste, Berlin 27 mai 2013 ARCHIGRAM sir peter cook, architecte, Londres

10 octobre 2012 Yona Friedman and the Ghost of Utopia JUAN MIGUEL HERNÁNDEZ LEÓN, architecte et président du cercle des Beaux-Arts de Madrid 17 octobre 2012 Just what is it that makes Friedman so appealing ? Hier et aujourd’hui DOMINIQUE ROUILLARD, historienne de l’art, professeure à l’École nationale supérieure d’architeture Paris-Malaquais

jonas dahlberg hall of mirrors 20 février 2013 An imagined city Conférence inaugurale de l’exposition jonas dahlberg, artiste, Stockholm

pier luigi nervi, l’architecture comme défi 17 avril 2013 Conférence inaugurale de l’exposition sergio poretti, architecte, Rome 24 avril 2013 Entre ingénierie et architecture, chantier et images Manuel cresciani,architecte, Newcastle claudio greco, architecte et ingénieur civil, Rome 1er mai 2013 Shell Structures by 3 Spanish Masters peppa cassinello, professeure titulaire, Université Madrid Riccardo Morandi (1902-1989) engineer MARZIA MARANDOLA, chercheuse, Université La Sapienzia, Rome 8 mai 2013 Robert Maillart Aurelio Muttoni, ingénieur, professeur EPFL Eladio Dieste : Birth and roots of an art of constructing with bricks MARIO A. CHIORINO, ingénieur, professeur émérite DISEG, Turin

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1 : Diébédo Francis Kéré 2 : Peter Cook 3 : Olafur Eliasson 4 : Rahul Mehrotra

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Exposition du 20 septembre au 1er décembre 2012

YONA FRIEDMAN GENESIS OF A VISION

YONA FRIEDMAN GENESIS OF A VISION

« …Je ne me sens ni utopiste, ni architecte, ni écrivain, mais toutes ces choses ensemble car elles se complètent toutes les unes les autres et il est impossible de les séparer. » Yona Friedman

“…I do not feel like a utopian, nor an architect, nor a writer, but rather all these things together as they complete each other and it is impossible to separate them.” Yona Friedman

Genesis of a vision présente le développement du processus créatif de Yona Friedman, architecte et artiste d’origine hongroise, auteur notamment des Utopies réalisables. Durant toute la seconde moitié du XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, ses idées avant-gardistes ont exploré une nouvelle conception de la ville et des modes de vie en marge de l’architecture mainstream. L’exposition est organisée sur la base d’un programme réalisé par Yona Friedman pour l’espace Archizoom, intitulé La dilution de l’architecture. Elle traite de ses grands thèmes de prédilection : l’architecture mobile, la ville spatiale, l’agriculture urbaine, les villes réseaux, l’autoplanification et la remise en question du rôle de l’architecte. Au centre de l’espace, une installation vidéo reproduit une conversation avec Yona Friedman sur la genèse de sa vision, dans l’ambiance très particulière et foisonnante de son appartement parisien. En parallèle, différents théoriciens de l’architecture analysent cette pensée créative et philosophique dans son contexte historique et actuel.

Genesis of a Vision presents the development of Yona Friedman’s creative pursuits, the Hungarian architect, artist, and author of  Utopies Réalisables (Feasible Utopias). His avantgarde ideas explored new conceptions of the city and ways of life existing on the fringes of “mainstream” architecture, from the second half of the 20th century to today. The exhibition is based on a programme created for Archizoom by Yona Friedman, entitled The Dilution of Architecture. It covers its emblematic themes: mobile architecture, the spatial city, urban agriculture, network cities, autoplanification, and the role of the architect. At the centre of the space, a video installation showcases an interview with Yona Friedman on the genesis of his vision conducted in the very particular and gainful atmosphere of his Parisian apartment. In parallel, various architecture thinkers analyse his creative and philosophical approach within its historical context, as well as within present-day developments.

Curateur : Nader Seraj

Curator : Nader Seraj

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Exposition du 21 février au 23 maRS 2013

JONAS DAHLBERG HALL OF MIRRORS

JONAS DAHLBERG HALL OF MIRRORS

LA MAQUETTE MISE EN SCÈNE

THE MODEL ON STAGE

Qu’il travaille sur des installations, des vidéos ou tout autre moyen d’expression, Jonas Dahlberg place le concept de spatialité au cœur de son œuvre. Il aborde l’architecture comme un espace politique qui détermine autant le regard que nous portons sur nous-mêmes que notre perception physique et mentale du monde extérieur. Pour tourner ces vidéos, il construit des maquettes d’architecture miniaturisées qu’il filme selon des techniques expérimentales. L’artiste ne cherche aucunement à dissimuler les procédés de réalisation de ses œuvres, qui sont pourtant aussi convaincantes que de véritables films tournés en décor réel grandeur nature. Or, le fait même qu’il s’agisse d’un simulacre leur confère une atmosphère énigmatique qui accentue la vocation fictive de leur propos narratif. Ces vidéos n’en sont pas moins de vrais films montrant des objets bien réels. « Tout en étant uniques, les maquettes représentent autre chose, explique l’artiste. Leur existence même se situe dans un no man’s land entre espace, objet et image. » Ce no man’s land est également le territoire dans lequel se déploie le récit fictionnel, et un terrain sur lequel se retrouvent des cinéastes narratifs, des écrivains et des artistes comme Dahlberg, qui donne à voir les espaces interstitiels des maquettes d’architecture.

Whether Dahlberg is working in installation, film or any other medium, spatiality is of central importance. Architecture is addressed as a political place that influences how we understand ourselves, and how the body and mind experience the outside world. The videos are created by building miniaturized architectural sets that are filmed using experimental methods. While Dahlberg makes no effort to hide the process behind his piece, it remains convincing as a real film of an existing full scale environment. However, the fact that it isn’t endows it with a strangeness that helps its narrative proposition’s fictional vocation. At the same time, it is of course also a real film of a real object. As the artist puts it: “Models are unique, yet represent something else at the same time. They exist in the no man’s land between space, object, and image.” This no man’s land is also the territory where fictional narrative happens, and the common ground between narrative filmmakers, writers, and an artist like Dahlberg, recording what can be seen through holes in architectural models.

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Exposition du 18 AVRIL AU 22 JUIN 2013

PIER LUIGI NERVI L'ARCHITECTURE COMME DÉFI

PIER LUIGI NERVI ARCHITECTURE AS CHALLENGE

Cette exposition consacrée à la carrière de Pier Luigi Nervi (1891-1979), figure emblématique de l’ingénierie, est l’occasion de valoriser la pluridisciplinarité de la Faculté Environnement Naturel, Architectural et Construit (ENAC) d’une part, et d’ouvrir une discussion sur l’évolution de l’architecture influencée par le travail des ingénieurs-concepteurs d’autre part. Pier Luigi Nervi, l’architecture comme défi est la première exposition d’envergure consacrée à la totalité de sa carrière. Par des maquettes de bâtiments, des dessins inédits, des photographies et des films, elle apporte différents éclairages sur Nervi et identifie les répercussions que son œuvre a eues sur la culture d’aujourd’hui. Toute son existence a été consacrée à la recherche d’innovations technologiques et au développement des matériaux. Au milieu des années 1940, il développe le ferro-cemento, un matériau solide et léger, composé de couches de mailles d’acier mélangées avec du béton. Cette innovation a rendu possible la complexité et la beauté de bâtiments qui lui ont procuré une renommée mondiale. Trois études récentes sur l’œuvre de Nervi réalisées par les étudiants de l’ENAC sont présentées dans l’exposition. Ces recherches sont des réponses actuelles aux innovations de l’ingénieur Nervi, qui trente ans après sa mort n’a rien perdu de sa contemporanéité hors norme.

This exhibition dedicated to the career and work of the iconic engineer Pier Luigi Nervi (1891-1979) provides the opportunity to promote the ENAC’s interdisciplinarity and highlight engineerdesigners’ influence on the evolution of architecture. Pier Luigi Nervi, Architecture as Challenge is the first major retrospective on his career. A new light is shone on Nervi that brings to the fore the influence his work had on contemporary culture through a collection of architecture models, as-of-now unpublished drawings, photographs and films. Nervi devoted himself to researching innovative technologies and the creation of new materials. He developed ‘ferro-cemento’ in the mid-1940s, a light yet solid material composed of steel meshes embedded in concrete. This breakthrough rendered possible the complexity and beauty of his world-renowned buildings. Three recent studies on Nervi’s work by ENAC students are included in the exhibition. These pieces of research are contemporary reactions to the innovations of the engineer Pier Luigi Nervi, who thirty years after his death has not lost any of his exceptional relevance.

Exposition produite par l’Association Pier Luigi Nervi Research and Knowledge Management Project, en coopération avec le Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (CIVA) de Bruxelles, le MAXXI de Rome et le CSAC de Parme.

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Merci aux architectes, aux entreprises et aux institutions qui soutiennent la publication de cet ouvrage.

Thank-you to the architects, companies and institutions that have given their support to this publication.

bureaux d’architecture Partenaires De l’Édition best of 2012 - 2013

Bauart Architectes et Urbanistes SA Crêt-Taconnet 17, 2002 Neuchâtel neuchatel@bauart.ch

Bernard huser ARCHITECTE Route de la Sallaz 27, 1071 Rivaz bernard.huser@hispeed.ch

bonnard woeffray Clos Donroux 1, 1870 Monthey 1 bw@bwarch.ch

UELI BRAUEN + DORIS WÄLCHLI ARCHITECTES Place de l’Europe 8, 1003 Lausanne mail@bw-arch.ch

État de vaud Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPaL) Place de la Riponne 10, 1014 Lausanne

farra & zoumboulakis sàrl Avenue de l’Avant-Poste 5, 1005 Lausanne info@farralakis.ch

group8 Philibert-de-Sauvage 37, 1219 Châtelaine info@group8.ch

RICHTER • DAHL ROCHA & ASSOCIÉS SA Avenue Dapples 54, 1006 Lausanne architectes@rdr.ch

URBAPLAN Avenue de Montchoisi 21, 1006 Lausanne lausanne@urbaplan.ch

VERNET HOGGE ARCHITECTES SA Avenue de Tivoli 60, 1007 Lausanne info@vernethogge.ch 152


La Fédération des Architectes Suisses (FAS) rassemble plus de 900 membres, dont près de 800 membres ordinaires. Les membres ordinaires sont “en règle générale des architectes indépendants ayant accompli des prestations dignes d’intérêt dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire”. Ils sont en droit d’utiliser la dénomination professionnelle « Architecte FAS » FAS Fédération des Architectes Suisses Section romande Jeanne Della Casa, Alexandre Blanc, présidents Tel. +41 21 311 95 27 www.bsa-fas.ch

art. 1 des statuts • la fas réunit des architectes qui, conscients de leur responsabilité, suivent d’un oeil critique l’évolution de l’environnement bâti et s’emploient à réaliser des œuvres de qualité dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. • La FAS se soucie de l’image professionnelle de l’architecte. elle encourage la formation, la formation continue et la recherche. • La FAS fait connaître la profession de l’architecte et le rôle qu’il joue dans la société. • En défendant ses objectifs, la FAS fait valoir son influence sur l’opinion publique et les autorités.

Bâtissons l’avenir ensemble. Inspirée par le bâtiment de son Siège social construit par l’architecte suisse Jean Tschumi, la Vaudoise Assurances souhaite contribuer au développement harmonieux du territoire bâti. Elle accompagne et assure les maîtres d’ouvrage et les professionnels du bâtiment dans toutes les phases de leurs projets. Présente à travers ses 90 agences sur le territoire suisse, la compagnie offre ainsi des solutions personnalisées en matière d’assurances travaux de construction, responsabilité civile et garantie de construction. Vaudoise Assurances Avenue de Cour 41 Place de Milan 1007 Lausanne Tél 021 618 80 80 www.vaudoise.ch

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La communication, quasi sans limite. Depuis 1997, Makro Art AG s’est imposée comme le leader de l’impression numérique grand format en Suisse. L’imposant parc de machines de la société compte des imprimantes d’une largeur d’impression comprise entre 150 et 500 cm, et grâce aux différents systèmes d’impression, Makro Art sait tout faire, de la simple affiche publicitaire jusqu’aux caissons lumineux à LED ultrasophistiqués ! Nos produits innovants, notre service de conseil ultra-compétent et l’expérience de nos techniciens nous permettent d’imposer en permanence de nouveaux standards sur le marché en pleine croissance de l’impression numérique grand format.

25 ans aux services des architectes. 1000 bureaux d’architecte en Suisse Romande sont équipés du logiciel BIM ARCHICAD et font confiance aux services d’ABVENT. La société commercialise les logiciels ARTLANTIS pour le calcul d’images réalistes et d’animation, SketchUp le modeleur 3D facile et DELTAproject l’outil de gestion de la construction. Les clients bénéficient d’une palette de services complète : assistance téléphonique, prêt de logiciel, assurances, formation et coaching périodique. Certifiée EDUQUA, ABVENT est présente avec ses logiciels dans 18 écoles professionnelles en Suisse romande. ABVENT Champ de la Vigne 7 1470 Estavayer-le-Lac Tél +41 26 663 93 50 www.abvent.ch

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Nous conseillons. Nous mesurons. Nous organisons la mise en page. Nous imprimons. Nous confectionnons. Nous installons. Nos techniques de production modernes, nos solutions créatives ainsi que la qualité suisse feront de vos projets de communication des spectacles en grand format : c’est ça, le greatertainment ! MAKRO ART AG Bureau de la Suisse romande Johny Glauser Chemin Neuf 57 1028 Préverenges Tél +41 21 803 29 30 www.makroart.ch/fr

Construire pour une bonne qualité de vie. Quelque soit le type d’ouvrage, ceux-ci doivent répondre aux plus hauts standards de qualité. Pour la réalisation des parties d’ouvrages en béton, les coffrages ainsi que les échafaudages sont nécessaires. Le défi que nous nous sommes lancés consiste à créer une synergie en vous proposant les deux gammes de produits. En effet, avec Conrad Kern SA, vous trouvez coffrages et échafaudages chez un unique fournisseur. CONRAD KERN SA Succursale Ecublens Chemin Champs-Courbes 12 1024 Ecublens Tél +41 21 694 33 77 www.conradkern.ch


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bureaux d’architecture EN soutien Au BestOf 2012-2013 Butikofer de oliveira vernay sàrl, Avenue d’Echallens 22, 1004 Lausanne Desarzens François-Xavier atelier d’architecture Sàrl, Fauvette 6, 1110 Morges Dolci architectes, Rue du Collège 20, 1400 Cheseaux-Noreaz Jean-Baptiste Ferrari S.A., Av de Benjamin-Constant 1, 1003 Lausanne Glauser Georges-André, Calèves 50, 1260 Nyon Metrailler Paul-Alain, Rond-Point Paradis 29, 3960 Sierre Atelier d’architecture Mikulas S.À.R.L., Route de Semsales 16, 1613 Maracon Vd Neoarchitecture, Pré-du-Marché 23, 1004 Lausanne frundgallina architectes, Rue du plan 3, 2000 Neuchâtel LRS Architectes S.À.R.L., Rue des Pâquis 35, 1201 Genève Meige Roland, Chemin des Molards 18, 1295 Tannay Monnard Stephan, Vieux-Grenadiers 8, 1205 Genève Chessex Alain, Rue du Port 11 bis, 1815 Clarens Mondada Frigerio Blanc, Rue de la Grotte 6, 1003 Lausanne Sironi S.A. Architectes, Rue Auguste-Cuenin 8, 2900 Porrentruy Revaz Alexandre, Place Centrale 6, 1920 Martigny Niculescu Dan, Rue de la Bossière 14, 1197 Prangins Ville de Vevey, Direction Architecture & Infrastructure, Rue du Simplon 16, 1800 Vevey AND ONE S.A., Chemin des Pontets 3, 1212 Grand-Lancy Ville de Genève, Direction du patrimoine bâti, Rue du Stand 25, 1204 Genève Lorenz Paul, Ruelle du Chapitre 3, 1950 Sion SD Ingénierie Jura S.A., Route de Bâle 25, 2800 Delémont Bender Léonard, rue de la Poste 12, 1920 Martigny de Rham architectes, Avenue de Rumine 7, 1005 Lausanne Veuve Léopold, La Cergne 6, 1808 Monts-de-Corsier Alberti Florian, Quartier de la Prairie 7, 1400 Yverdon-les-Bains YOCA Concept S.A., Chemin de la Barme 21B, 1868 Collombey Dix8, Rue Pierre-Péquignat 18, 2900 Porrentruy Baumgartner Diserens Leroux, Rue du Collège 10, 1580 Avenches Renggli Architectes, Général-Guisan 19, 3960 Sierre MVT architectes S.A., Rue Babylon 2bis, 1227 Carouge Atelier 4 architectes S.A., Rue Pré-Fleuri 5, 1950 Sion

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Linea architecture & design, Chemin Frank-Thomas 26 ter, 1208 Genève Atelier d’architecture Roulin & Vianu, Vieux-Chemin-de-Bernex 8, 1233 Bernex Ville de Pully, Direction de l’urbanisme et de l’environnement, Ch. de la Damataire 13, 1009 Pully Jenny Architectes S.A., Rue du Lac 35, 1800 Vevey Lopreno Architectes S.A., Chemin Franck-Thomas 26ter, 1208 Genève Bureau d’Ingénieurs Civils Pierre-Marie FORNAGE S.A., Avenue des Alpes 3, 1870 Monthey Sermet Gross Architectes S.A., Avenue de Menthon 19, 1005 Lausanne Verzone Woods Architectes, Route de Flendruz 20, 1659 Rougemont PATERR S.à.r.l., Chemin de la Fin du Clos 38, 1616 Attalens Von der Mühll Valérie, Rue des Fontaines 52, 1274 Signy Joseph Cordonier Atelier D’Architecture, Chemin du Dailly 1, 1978 Lens MICHAELE E FRANCESCO BARBELLI Architetti, Piazzetta dei Riformati 1, 6600 Locarno Architecture SALUS S.A., Rue Jardinière 59, 2300 La Chaux-de-Fonds Atelier MARCH S.A., Chemin Frank-Thomas 24, 1208 Genève Franzetti Joseph Architecte, Impasse des Cerisiers 4, 1908 Riddes Lateltin et Monnerat Architectes S.A., Route Neuve 7A, 1700 Fribourg Catherine Prelaz Architecte, En Chatagnis 4, 1143 Apples atelier d’architecture m, Rue Centrale 115, 2503 Bienne Y. Pauchard & B. Schouwey S.A., Pré de la Cour 25, 1564 Domdidier Georges Edouard Berthoud, Chemin Colladon 28, CP 38, 1211 Genève 19 Tridimensions architectes, Rue de la Coulouvrenière 29, 1204 Genève Atelier d’architecture Jacques Bugna, Route de Malagnou 28, CP 11, 1211 Genève 17 Yves Golay Architecte, Chemin des Charmilles 4, 1004 Lausanne ARCHITRAM, Av. de la Piscine 26, 2020 Renens LUSCHER ARCHITECTES, Bd de Grancy 37, 1006 Lausanne AMOS ARCHITECTES, Rue de la Servette 93, 1202 Genève

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Chaque année, plus de 300 projets sont réalisés par des étudiants de la section d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Si la quantité d’idées et de ressources générées dans ce lieu d’enseignement et de recherche est considérable, ces travaux ont pourtant des difficultés à en franchir les portes. Publié par Archizoom, l’ouvrage présente 39 travaux d’étudiants qui ont été sélectionnés par un jury de professionnels. Une occasion de dresser un panorama sur la diversité qui caractérise l’enseignement de l’architecture à l’EPFL.

Every year, more than 300 projects are undertaken by students in the Architecture Department of the École Polytechnique Fédérale in Lausanne (Switzerland). A considerable number of ideas and resources are developed in this education and research centre, but these projects have difficulty in obtaining recognition extra muros. Published by Archizoom, the catalogue presents 39 student projects selected by a jury of practising architects—the book highlights the range and diversity of the EPFL’s courses in architecture.

ARCHIZOOM - EPFL Faculté de l’Environnement Naturel, Architectural et Construit ENAC Bâtiment SG - Station 15 1015 Lausanne Switzerland Tel +41 21 693 32 31 http://archizoom.epfl.ch Distribution CH: Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), www.ppur.org International: Idea Books, www.ideabooks.nl

ISBN 978-2-88915-045-8

BestOf Architecture EPFL 2013  

"BestOf Architectural Design" seeks to promote the most successful students’ projects that stimulate and enhance the overall production with...

BestOf Architecture EPFL 2013  

"BestOf Architectural Design" seeks to promote the most successful students’ projects that stimulate and enhance the overall production with...

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