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LE J O U R N AL D E L A FI LI È R E AQ UAC O LE FR AN C O P H O N E

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SOMMAIRE

Avec un salon 'nouvelle formule' et des cours à la hausse, la profession semble se renforcer. Si cette année 2006 se révèle satisfaisante, surtout comparée aux 3-4 dernières années, il faut cependant continuer à travailler et à mettre en valeur notre production, encore et toujours, afin de nous assurer un avenir prometteur.

titre P. Trintignac

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Francophonie

Titre

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Sanitaire

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Amont/Aval

Des problématiques demeurent : la difficulté de l'accès au littoral qui limite l'essor de la filière marine, les 15 jours d'anoxie dans les Dombes fin juillet qui vont très certainement pénaliser les résultats de la pêche qui se déroule actuellement ou encore cette Directive Cadre Européenne qui présage de nouvelles contraintes, sanitaires notamment… A chaque difficulté correspond néanmoins des solutions. Pour la filière aquacole, les solutions sont toujours les mêmes : développer, avoir une interprofession toujours plus forte pour nous accompagner et nous défendre, nous fédérer autour de projets et d'outils permettant de faire évoluer nos structures de production. Dans ce cadre, le futur développement des Groupements de Défense Sanitaire au niveau national aura très certainement un rôle important à jouer. Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d'année.

Titre Publi-reportage

Le Rédacteur en chef

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Les Hommes

Titre

PROCHAIN NUMÉRO

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JANVIER

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Abonnement Petites annonces

2007 AQUAFILIA - Directeur de la publication : Cédric AUDOR Siège : 4 rue du Général Jacquey 40 000 MONT DE MARSAN Tél : 05 58 75 50 92 Fax : 05 58 75 20 01 Mobile : 06 19 76 47 52 Régie publicitaire : 05 58 75 50 92 Aquafilia N°17 - Octobre/Novembre 2006 - Prix public au numéro : 8€50 Abonnement annuel : 61€ Graphisme : Ésens - Impression : DDBZ Impression Dépôt légal : à parution - ISSN : 1766-5930- CPPAP : 1206 T 85726 - Tirage : 450 exemplaires AUCUNE REPRODUCTION, MÊME PARTIELLE, AUTRE QUE CELLES PRÉVUES À L'ARTICLE 41 DE LA LOI DU 11 MARS 1957, SANS AUTORISATION ÉCRITE.

AQUAFILIA : SARL de Presse au capital de 2000€ - SIRET : 452 350 457 00027 - APE : 744B Crédit photo : Aquafilia - Photos non contractuelles - Aquafilia AquaFilia décline toute responsabilité quant aux messages des annonceurs publicitaires et ne pourra en aucun cas être tenu responsable de ces derniers.

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2 NOVEMBRE 2006 : CONSEIL D'ADMINISTRATION ET ASSEMBLEE GENERALE DE L'UNPSA

C'est à Paris, le 2 novembre dernier, Bernard Breton, que se sont tenus le Président de l’UNPSA C o n s e i l d'Administration et l'Assemblée Générale de l'UNPSA (Union Nationale de Prévention Sanitaire Aquacole) au siège de l'Union Nationale de la Pêche en France. Organisme national à vocation technique et informative, l'UNPSA a pour objectif de partager son expérience et ses compétences aux GDS qui seront prochainement créés. C'est la raison pour laquelle le Conseil d'Administration a validé la reprise de la lettre d'information 'L'Officiel de l'UNPSA' sous forme de courrier électronique. Ce nouvel outil de communication mettra en valeur les dossiers techniques et réglementaires sur lesquels l'UNPSA sera amené à travailler. Aujourd'hui, seuls les GDS d'Aquitaine, du Nord Pas-deCalais/Picardie, de Poitou Charentes et du Puy-de-Dôme adhèrent à l'UNPSA. Cette structure s'inscrit comme un intermédiaire entre les acteurs de la production aquacole et ceux de la pêche loisir.

HERVE COUDERT (C.H.F.) RENTRE DANS LE CAPITAL D'AQUARIONAUTE

AQUANORD RACHETE AQUASTREAM

Après avoir racheté la société C.H.F. (Compagnie de l'Hydraulique et de la Filtration) en 2002, Hervé Coudert vient de rentrer dans le capital d'Aquarionaute (élevage de poisson d’aquarium).

L'équipe du Service des Publications scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle vient d'annoncer la parution d'un nouvel ouvrage :

'Nous sommes spécialistes des circuits fermés en aquaculture comme en aquariologie. Cette nouvelle orientation s'inscrit donc dans la stratégie de développement de l'entreprise' déclare Hervé Coudert. Il ajoute que 'l'essor de C.H.F. est maintenant obligatoirement lié au renforcement de la présence de la société sur le territoire national et à une ouverture sur l'international'. C'est déjà chose faite pour ce deuxième objectif car Hervé Coudert est aujourd'hui en contact pour être missionné sur des chantiers à l'étranger. Si ces projets se transforment véritablement en contrats, C.H.F s'appuiera sur la mise en place d'un réseau de compétences et de contacts pour finaliser cette phase de son évolution. Plus d’informations : www.aquarionaute.com www.chf-international.com

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Atlas of Crayfish in Europe Auteurs : Catherine Souty-Grosset, David M. Holdich, Pierre Y. Noël, Julian D. Reynolds & Patrick Haffner La première partie de l'ouvrage présente la systématique et la phylogénie des écrevisses, la seconde décrit les habitats et les menaces, la troisième fait le point des connaissances actuelles sur les espèces d'écrevisses indigènes (5), non indigènes (7) et non indigènes récemment découvertes (3). La quatrième partie est consacrée à la pathologie. La cinquième décrit la conservation et la gestion, incluant éducation et législation. La partie finale attire l'attention sur la perte des populations indigènes. Grâce à cet atlas des informations de base seront ainsi disponibles en Europe, à la fois pour les

a équipé son site internet www.aquafilia.fr d’un système de paiement en ligne sécurisé. Vous pouvez désormais vous abonner ou vous réabonner par carte bleue via notre site. Plus sûr, plus rapide et totalement sécurisé, n’hésitez pas à vous en servir.

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décisionnaires et le grand public. Une bibliographie, un glossaire, la liste des noms communs et une clé de détermination des espèces complètent le volume ont déjà été choisies : Prix de vente : 29 € T.T.C Pour plus de renseignements sur cet ouvrage : Service des publications scientifiques & diffusion du Muséum national d'Histoire naturelle, 57 rue Cuvier, F-75231 Paris cedex 05, France Tél. 01 40 79 48 05 Fax. 01 40 79 38 40 e-mail: diff.pub@mnhn.fr http://www.mnhn.fr/publication/

LES GAGNANTS DU CONCOURS AQUAFILIA LYON 2006

Lors du salon de septembre 'Aujourd'hui l'Aquaculture' à Lyon, AquaFilia a mis en place un jeuconcours destiné aux professionnels et aux étudiants de la filière. Gratuit et sans obligation d'achat, ce jeuconcours avec tirage au sort permettait aux professionnels de gagner des bons d'achats valables sur du matériel, et pour les étudiants, des livres sur l'aquaculture. Le tirage au sort effectué le 3 octobre a consacré les gagnants suivants : • CATEGORIE 'PROFESSIONNELS' : 1er : Jean-Francis Huber, Pisciculture de Lorraine : 1 bon d'achat de 360€ H.T valable chez C.H.F + 1 an d'abonnement à AquaFilia. 2ème : Philippe Relot, Société Relot Frères : 1 bon d'achat de 240€ H.T valable chez C.H.F + 1 an d'abonnement à AquaFilia. 3ème : David Benhaim, Intechmer : 1 bon d'achat de 120€ H.T chez C.H.F + 1 an d'abonnement à AquaFilia. • CATEGORIE 'ETUDIANTS' : 1er : Loïc Camus, LPA du Morvan : 3 ouvrages sur l'aquaculture de la

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collection Tec & Doc Lavoisier. 2ème : Carl Hernandez, Nancy : 2 ouvrages sur l'aquaculture de la collection Tec & Doc Lavoisier. 3ème gagnant : Stéphanie Montmayeul, LEGTA de Poisy : 1 ouvrage sur l'aquaculture de la collection Tec & Doc Lavoisier.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COMMISSION EUROPEENNE BRUXELLES - 24 OCTOBRE 2006

La Commission Européenne se réjouit de l'adoption une nouvelle réglementation sur la santé des poissons d'élevage. Markos Kyprianou, le Commissaire chargé de la santé et la protection des consommateurs, s'est déclaré satisfait de l'adoption, lors du Conseil des ministres de l'agriculture, d'une nouvelle directive sur la santé des poissons et des coquillages d'élevage, ainsi que sur le contrôle des maladies dans le secteur de l'aquaculture. Cette directive, proposée par la Commission l'an dernier (voir IP/05/1062), vise à améliorer la santé des animaux issus de l'aquaculture dans l'Union Européenne en renforçant la législation actuelle par l'introduction d'une série de nouvelles mesures, qui mettent notamment davantage l'accent sur la prévention des maladies à tous les stades de la chaîne de production. En établissant des règles communautaires claires et harmonisées, cette nouvelle législation devrait stimuler la compétitivité du secteur européen de l'aquaculture dont la production annuelle atteint une valeur de 2,6 milliards d'euros. Elle devrait aussi favoriser une augmentation des échanges des produits de la pêche. Markos Kyprianou s'est dit 'particulièrement content du soutien

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massif apporté par les États membres à cette directive, à laquelle ont également contribué le Parlement et de nombreuses parties prenantes. Ce nouveau texte contribuera à façonner l'avenir du secteur européen de l'aquaculture. Il sera également garant de la confiance des consommateurs dans la sécurité et l'intégrité des fruits de mer élevés dans l'Union Européenne'. Une meilleure prévention des maladies La nouvelle directive répond à la nécessité d'actualiser la législation concernant la santé des animaux aquatiques au regard des évolutions dans l'aquaculture, de l'expérience internationale et des connaissances scientifiques. Un de ses principaux objectifs est d'assurer une meilleure prévention des maladies en renforçant les contrôles tout au long de la chaîne de production. Anticiper et prévenir les maladies plutôt que de les traiter lorsqu'elles surviennent, devrait permettre d'atténuer les pertes économiques et minimiser les restrictions des échanges commerciaux. La directive vise également à garantir que les exploitations piscicoles indemnes de maladies soient protégées contre l'introduction d'agents pathogènes et qu'aucune nouvelle maladie touchant les animaux aquatiques d'élevage n'entre dans l'Union. Une approche plus souple La directive adoptée aujourd'hui autorise une plus grande souplesse dans l'application des règles communautaires sur la santé des animaux issus de l'aquaculture. Bien qu'elle impose des normes rigoureuses concernant la santé des poissons et des coquillages d'élevage, aucune méthode spécifique n'est fixée pour les respecter. S'agissant de prévenir et de contenir les maladies, cette approche permet

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d'opter pour des solutions régionales ou locales, tandis que les États membres devront veiller à l'application du texte et réaliser les contrôles correspondants. Ils devront également établir des plans nationaux de contrôle et d'éradication des maladies des animaux aquatiques, ainsi que des plans d'urgence en cas d'apparition d'un foyer de maladie. Aide financière La directive adoptée permettra au Fonds Européen pour la Pêche d'apporter une contribution financière à l'éradication des maladies. Ces aides constituent un soutien pour les États membres et les exploitants du secteur lorsque des mesures contraignantes doivent être prises pour éradiquer des maladies, qui peuvent aller de l'élimination de populations à l'interdiction de mouvements, en passant par des programmes à long terme visant à éradiquer des maladies moins graves. Pour en savoir plus: http://ec.europa.eu/food/animal/live animals/aquaculture/index_en.htm

LYCEE DE POISY

Le Bac Professionnel Productions aquacoles du LEGTA de Poisy s'est doté d'une section sportive scolaire de plongée. L'objectif est de permettre aux élèves de pouvoir valider les niveaux 1 et 2 de la FFESSM. Cela permettra également à ces futurs diplômés de s'ouvrir peut-être plus facilement les portes de l'aquaculture marine dans leur recherche d'emploi.

Pour plus d'informations, prendre contact avec Maud Bainvel : Tél : 04.50.46.38.19 e-mail : maudbainvel@poisy.org

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COMMUNIQUE DU FAFSEA

AquaFilia vous donne désormais rendez-vous avec le FAFSEA afin de vous orienter et de vous guider dans vos besoins de formations. Cette nouvelle rubrique est destinée essentiellement à la présentation du FAFSEA, créé en 1972 par les partenaires sociaux de l'agriculture (convention du 23 novembre 1972). C'est l'OPCA (1) et l'OPACIF (2) les fonds de formation des salariés de l'agriculture et des activités annexes. A ce titre, il est habilité à collecter les cotisations des entreprises employeurs de main-d'oeuvre de son champ de compétences, pour financer la formation professionnelle de leurs salariés. Par convention de délégation, le FAFSEA est également agréé pour collecter la taxe d'apprentissage. Au-delà du champ initial que représente la production agricole (3), de nombreux autres secteurs et branches ont adhéré par voie conventionnelle au FAFSEA (4). Sont ainsi concernées par le FAFSEA quelques 160 000 entreprises employant près d'1,2 millions de salariés (soit 372 000 emplois Équivalent Temps Plein) répartis sur l'ensemble du territoire métropolitain et d'Outre-mer. 97% de ces entreprises ont moins de 10 salariés. Sur le plan national, le FAFSEA est piloté par les représentants des employeurs et des salariés réunis au sein d'un Conseil d'administration

paritaire et d'un Bureau. Les politiques de formation et les ressources financières mutualisées sont gérées localement par 25 Commissions Paritaires Régionales (CPR). Parallèlement, la réalité des besoins de chaque branche professionnelle est prise en compte dans les sections professionnelles administrées par des Commissions Paritaires Nationales. L'action des partenaires sociaux est relayée dans les 22 délégations régionales par 124 collaborateurs du FAFSEA (délégués régionaux, conseillers formation et assistants régionaux) dont les missions essentielles sont le conseil personnalisé aux projets de formation et le développement d'une offre de formation diversifiée avec, entre autres, l'élaboration du guide régional de formation. En 2006, le FAFSEA a collecté 135.16 millions d'euros de cotisation. 93% ayant été réinvestis dans les différents dispositifs de formation (5). Plus de 110 000 salariés ont bénéficié de formation en 2005, ce qui correspond à plus de 3.6 millions d'heures de formation financées. (1) Fonds National d'Assurance Formation des Exploitations et des Entreprises Agricoles. (2) Organisme Paritaire Collecteur Agréé au titre du plan de formation, de la professionnalisation et du droit individuel à la formation (DIF). (3) Organisme Paritaire Agréé pour la collecte des congés individuels de formation (CIF). (4) cultures légumières, maraîchage, horticulture, pépinières, cultures fruitières, viticulture, cultures et élevage associés, cultures de céréales, cultures industrielles, élevage de gros animaux, élevage de petits animaux (dont la pisciculture), champignonnières, entreprises de rouissage-teillage de lin, coopératives d'utilisation de matériel agricole (CUMA), entrepreneurs des territoires (travaux agricoles et forestiers), services de remplacement, groupement d'employeurs, entreprises du paysage, office national des forêts, sylviculture, gemmage, centres équestres, haras, sociétés d'élevage et d'entraînement des chevaux de courses, sociétés du pari mutuel et services communs des sociétés de courses, parcs zoologiques, aquaculture, marais salants, gardeschasse, gardes-pêche, jardiniers, gardes forestiers, maisons de Champagne, entreprises de champagnisation, entreprises de commerce en gros de boissons alcooliques autres que les bières, entreprises de l'industrie du Cognac et du négoce des vins, ainsi que les exploitants de bois et scierie. (5) ces dispositifs seront développés dans un prochain article d'AquaFilia.

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REPORTAGE

LA FILIERE TRUITE EN BRETAGNE : QUELS ENJEUX POUR LA DURABILITE DE L'ACTIVITE ?

Le développement durable est aujourd'hui une préoccupation majeure pour de nombreuses activités. Ce concept, défini depuis 1987 (Rapport Brundtland), peut être appréhendé à travers des dimensions économique, environnementale et sociale. D'autres notions peuvent aussi être considérées. C'est le cas de la gouvernance (Conférence de Rio, 1991). L'aquaculture est une activité à la croissance forte dont la place commence à être reconnue au vu de la diminution des ressources halieutiques. Présente à travers le monde entier, elle se décline en de nombreux modèles très variés. Dans ce contexte, il paraît logique que l'aquaculture s'inscrive dans une démarche de développement durable.

Le projet EVAD ou comment déterminer des indicateurs de durabilité en aquaculture Les informations présentées ici ont été recueillies dans le cadre du projet EVAD (Évaluation de l'Aquaculture Durable) qui regroupe l'INRA, l'IFREMER (Institut Français de la Recherche pour l'Exploitation de la Mer), le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l'Université de Montpellier 1. L'objectif de ce projet, programmé sur 3 ans, est de proposer une méthode générique d'analyse des facteurs du développement durable en aquaculture. Afin de définir des indicateurs de durabilité, 5 secteurs ont été étudiés : la Bretagne, la Méditerranée, le Cameroun, l'Indonésie et les Philippines.

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Les acteurs de la filière aquacole bretonne se sont engagés dans le projet EVAD en répondant à de multiples enquêtes dont le but commun était de déterminer le fonctionnement des exploitations mais aussi de voir quelle était la perception du développement durable et de ses enjeux pour la profession. Les personnes ayant participé à ces enquêtes appartenaient à l'ensemble de la filière, qu'elle soit marchande (producteurs, transformateurs…) ou nonmarchande (associations, syndicats, administration…). On peut les regrouper de la façon suivante :

ENQUETE SUR LA FILIERE ENQUETE SUR LA FILIERE MARCHANDE NON MARCHANDE

•Fournisseurs Aliment, Le Gouessant, Biomar Matériel COFA Oxygène Air Liquide •Transformateurs Aquadis et Bretagne Truite •Santé des élevages Vétérinaire •Producteurs

•Groupes de pression Eaux et Rivières de Bretagne, AAPPMA de l'Elorn, SMED •Administrations DDAF 29, DDAF 22, DDSV 22, DDSV 29, Conseil Général du Finistère, Conseil Régional •Santé des élevages GDS •Scientifiques : INRA, SYSAAF •Satellites Agence de l'Eau LoireBretagne, CSP, CAD

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Trois thèmes de questions ont été abordés : l'évolution de la filière dans le passé et les enjeux des années à venir, les effets et fonctions de la pisciculture, et les représentations du développement durable et de son application actuelle ou future. Une première analyse des résultats a permis d'appréhender la manière dont les acteurs de la filière se représentent l'évolution de la pisciculture bretonne, le développement durable et les objectifs à poursuivre pour atteindre la durabilité de la profession.

L'historique de la pisciculture bretonne vu par ses acteurs

Suite à ces difficultés, la filière bretonne a fait face à des regroupements de sites et à une certaine concentration des entreprises. La profession a alors vécu une évolution en terme de technicité, de maîtrise des rejets, de qualité de produit et de nombreux efforts ont été faits pour répondre aux attentes environnementales : progrès sur l'aliment, les filtres, l'oxygénation, la sélection ou la vaccination. Ces améliorations ont fait que le secteur aquacole breton est aujourd'hui dynamique et pointu, avec une demande en plein essor qui relance la production.

La filière bretonne a connu de nombreuses mutations au cours de ces dix dernières années. Elle est passée de l'âge d'or à la récession, traversant une crise provoquée par des facteurs économiques et administratifs. Durant cette période, la production et le nombre de sites ont été divisés par deux. La prise en compte de l'environnement dans les activités économiques a provoqué un durcissement de la réglementation. Les renouvellements d'autorisation ont parfois été si contraignants Au cours des 10 dernières qu'ils ont conduit à des Essai de définition du années, la production et le fermetures de site. développement Le manque de communication nombre de sites ont été divisés entre les exploitants a, quant à durable par 2 en Bretagne. Aujourd’hui lui, entraîné un manque de la production et relancée et cohésion empêchant la défense A la question 'Qu'est-ce que le le secteur est dynamique. développement de la profession face à durable ?', de l'administration. multiples réponses ont été formulées. Elles peuvent être regroupées en cinq catégories comme le De son côté, le marché de la truite a connu des problèmes montre le graphique ci-dessus. liés à la surproduction et à sa mauvaise image, le produit étant devenu banalisé. La demande comme les prix ont Le fait de participer au développement durable signifie ainsi accusé une forte baisse, entraînant alors un pour plus d'un tiers des acteurs de la filière une possibilité fléchissement de la production et là aussi des fermetures de d'allier une activité économiquement rentable au respect structures. La reprise des sites ne s'est pas faite sans soucis. de l'environnement. Cela signifie donc pour beaucoup qu'il Les marges étant faibles et les outils coûteux, de moins en est envisageable de pérenniser une activité économique via moins de repreneurs se présentaient. le développement durable.

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17 % des acteurs consultés connaissent et/ou ont mentionné l'approche tridimensionnelle du développement durable définie lors de la Conférence de Rio. De nombreux d'acteurs restent néanmoins dubitatifs devant ce concept. Pour certains, il ne serait qu'un effet de mode et pour d'autres, un concept trop confus pour être réellement applicable. Des efforts doivent donc encore être poursuivis en matière de communication pour que ce concept devienne une réalité concrète pour la profession.

réglementations, il devient un objectif crucial pour assurer la continuité de l'activité piscicole sur rivière en Bretagne.

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L'existence d'une interprofession forte et soudée est le deuxième point important évoqué par les personnes interrogées (33%), que ce soit pour défendre les intérêts de la filière auprès des pouvoirs publics que pour renforcer la communication et la cohésion entre les membres de la profession. Cette interprofession existe déjà. Il suffit d'en renforcer le rôle, les missions et les moyens pour répondre aux besoins de la filière.

Au regard de ces résultats, l'économie et L'amélioration de l'image du l'environnement semblent être produit est un enjeu qui fédère considérés comme faisant partie 30% des personnes interrogées. intégrante du développement Cet enjeu a une vocation durable, la dimension sociale Le maintien des effluents, essentiellement économique car il étant en revanche bien souvent une préoccupation majeure est directement lié à la négligée. Pour que la filière pour la filière commercialisation des produits. La piscicole bretonne soit perçue par truite par exemple semble encore tous comme s'inscrivant dans le souffrir d'une mauvaise image développement durable, il est auprès des consommateurs. important de savoir quelles difficultés il lui reste à surmonter, quelles améliorations Dans les mêmes proportions, les professionnels se peuvent être apportées et quelles qualités doivent être prononcent pour l'optimisation de la charge en bassin renforcées… en fonction de la saison, un enjeu à vocation plus environnementale… Cela signifie que la biomasse dans les bassins Les principaux enjeux d'exploitation serait fonction du débit d'eau en entrée. Il du développement durable est intéressant de constater que c'est là un objectif primordial pour le groupe d'acteurs 'Administration'. en Bretagne A l'issue des diverses enquêtes et entretiens, huit enjeux ont été répertoriés comme étant des éléments déterminants pour assurer l'avenir de la profession sur le territoire breton. La maîtrise des effluents a été mentionnée par le plus grand nombre des participants aux enquêtes (40%). Le contrôle de l'impact des piscicultures sur l'environnement apparaît donc comme la préoccupation majeure de la filière, et ce, quels que soient les profils des personnes interrogées. Cet enjeu étant synonyme de conformité aux

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La communication avec les consommateurs reste une priorité pour beaucoup, la promotion du produit et l'amélioration de l'image de la production ayant particulièrement été citées (27%), surtout par le groupe 'Transformateurs'. Enfin, la gouvernance regroupe 23% des personnes interrogées, ce qui implique un meilleur dialogue avec l'administration, cet enjeu recueillant le même suffrage que la préoccupation économique concernant le coût de l'aliment, premier poste de dépense des exploitations.

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les conséquences de l'application de la Directive Cadre sur l'Eau sur les exploitations. Ces deux enjeux sont liés puisque la profession a l'intention de faire entendre sa voix sur cette nouvelle réglementation.

Conclusion

En étudiant la répartition par dimension des enjeux cités (59 au total), on s'aperçoit que l'économie est la dimension la plus plébiscitée par les personnes interrogées. Ce constat n'est pas étonnant. La préoccupation majeure d'une entreprise est d'abord d'exister et d'être rentable avant d'envisager tout type de procédure de développement durable. Et avec des contraintes réglementaires de plus en plus lourdes, cette inquiétude quant à l'avenir immédiat semble justifiée… Pourtant, un enjeu environnemental est particulièrement pris en compte par les professionnels : la maîtrise des effluents piscicoles.

La notion d'aquaculture durable est appréhendée par la filière bretonne comme le maintien d'une activité économique rentable, dont les marges permettent de réaliser des investissements dans la maîtrise des effluents piscicoles. Cette activité pérenne permet de maintenir en activité une filière dynamique sur le territoire breton, cette filière entretenant de bonnes relations avec l'administration. Néanmoins, une question se pose : le schéma actuel de la production piscicole bretonne est-il le plus adapté pour répondre à de tels enjeux ? Il peut être intéressant d'étudier d'autres modèles tels que ceux mentionnés lors des entretiens par certains acteurs de la filière. Quatre idées ont ainsi été retenues : une adaptation des techniques d'élevage en circuit fermé (comme utilisées au Danemark), une production plus faible mais mieux valorisée, une production plus industrielle mais intégrée ou encore un changement d'orientation vers d'autres territoires et espèces. Il reviendra aux acteurs de la filière de déterminer si ces orientations doivent être suivies ou non.

Cette donnée peut facilement être reliée aux préoccupations économiques car c'est entre autres, à la condition que les producteurs dégagent assez de marge pour réaliser des investissements, que des solutions de dépollution pourront être envisagées. Malgré sa faible représentativité, la dimension sociale de la durabilité est cependant bien considérée. La gouvernance est quant à elle la dimension la moins évoquée par les personnes interrogées. Les principaux facteurs de durabilité liés à la gouvernance sont le dialogue avec l'administration et

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REPÉERTOIRE DES SIGLES UTILISÉS

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•AAPPMA : Association Agréée pour la Pêche et Protection des Milieux Aquatiques. •CAD : Côtes d'Armor Développement. •COFA : Coopérative Française de l'Aquaculture. •CSP : Conseil Supérieur de la Pêche. •DDAF : Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt. •DDSV : Direction Départementale des Services Vétérinaires. •GDS : Groupement de Défense Sanitaire. •INRA : Institut National de la Recherche Agronomique. •SMED : Syndicat Mixte de l'Elorn et de la rivière de Daoulas. •STEB : Syndicat de la Truite d'Elevage Bretonne. •SYSAAF : Syndicat des Sélectionneurs Avicoles et Aquacoles Français.

Toute l’année… Une production sur eau de source à la disposition des amateurs de qualité !

Les Piscicultures BELLET Elevage indemne de maladies légalement contagieuses Contrôle sanitaire n° CS 0160002 Adhérent au Groupement Sanitaire du Poitou-Charentes Agrément sanitaire Européen du 08 Novembre 1995 Adhérent à la Charte des Salmonidés de repeuplement n° 040

Truitelles Arc-en-Ciel tout femelles ou stériles pour élevage et repeuplement Moyennes et Grosses truites Arc-en-Ciel saumonées stériles

Truites Arc-en-Ciel portions blanches et saumonées Ombles de fontaine

Farios à points rouges (truitelles et portions) Poissons spéciaux pour parcours de pêche ( Gold – Truites Bleues - Tiger - Poissons Trophées ) Livraisons en vivant par nos soins dans toute la France 11 rue du Moulin du Roy, 16600 TOUVRE - FRANCE Tél. 05.45.68.79.44. - Fax. 05.45.68.82.36. Site Internet : www.pisciculture-bellet.com E. mail : yann.bellet@wanadoo.fr

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INSTITUT TECHNIQUE DE L’AVICULTURE - SERVICE TECHNIQUE DE L’AQUACULTURE

LES AMENDEMENTS EN ÉTANGS PISCICOLES

Production

La production piscicole en étang repose sur trois facteurs déterminants et limitants. Ces facteurs doivent nécessairement être appréhendés pour qui souhaite une production plus intensive. Il s'agit de : • la capacité de production du milieu (avec à la base la production primaire)

• La disponibilité en oxygéne dissous du milieu • La capacité d'auto-épuration du milieu Ces trois facteurs sont étroitement liés au cycle biologique de l'étang schématisé par la chaîne trophique ci dessous :

Source : Cemagref (d’après Arrignon 1991)

Les amendements, un moyen de stimuler la production primaire La production primaire d'un étang correspond à la quantité de matière vivante produite par l'écosystème (cf. chaîne trophique ci-dessus). Une partie plus ou moins importante constitue la nourriture naturelle disponible pour les poissons, son importance variant en fonction d'un certain

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nombre d'éléments climatiques, géographiques, saisonniers etc… L'exploitation de la production primaire conduit à la production piscicole. La production primaire d'un étang peut être améliorée par des amendements (ou fertilisation minérale et/ou organique). Ces apports ont pour but de stimuler la production de différents sujets (phytoplancton ou zooplancton) du cycle de l'étang, selon le schéma suivant :

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…Production L'efficacité du chaulage varie selon la période à laquelle il est mis en place. La plus grande efficacité de ces apports se révèle en début de saison, lorsque le cycle biologique se met en route, ou encore avant la remise en eau. L'augmentation des teneurs dans l'eau sera progressive. Les apports de calcium peuvent se faire en pleine eau sous différentes formes : ■

A l'aide de carbonates de calcium CaCO3 (calcaire broyé (craie), coccolite…). 100kg à 1T/ha sont alors nécessaires. Les produits à base de carbonates de calcium agissent lentement et nécessitent plusieurs apports.

Avec de la chaux vive ou oxyde de calcium CaO. Dans ce cas, 200 à 400kg/ha sont indispensables. Egalement utilisée sur assec pour assainir les vases et le fond d'un étang, la chaux vive doit néanmoins être manipulée avec la plus grande prudence, le risque de brûlures étant important. Avec de la chaux éteinte ou hydroxyde de calcium (Ca(OH)2). 200 à 400kg/ha sont alors indiqués. Moins soluble que la chaux vive, la chaux éteinte peut aussi être apportée en pleine eau, ses effets étant alors plus lents.

Production

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Source : ITAVI 2006, d'après D. VALLOD.

Les limites de l'augmentation de la capacité de production du milieu via des pratiques d'amendements sont étroitement liées à la disponibilité en oxygène dissous et à la capacité d'auto-épuration du milieu. ■

Nota Bene : une autre possibilité d'améliorer la production primaire ou de s'en détacher consiste en un apport plus ou moins important d'aliment pour poissons (céréales ou aliments composés).

Les amendements calciques (aussi appelés 'chaulages') Les amendements calciques visent à augmenter la productivité du milieu. Le calcium est un facteur de base dans la production d'un étang. A eux seuls, des apports de calcium conjugués à une fertilisation organique peuvent permettre d'améliorer la productivité naturelle du milieu d'un facteur de 3 à 5 dans le cas d'eaux très 'douces' (< à 10mg de CaCO3/l) afin d'obtenir des teneurs favorisant la productivité naturelle (plus de 30mg de CaCO3/l). Les apports de calcium réduisent néanmoins la solubilité du phosphore. Il est donc essentiel de ne pas effectuer d'apports simultanés de calcium et de phosphore.

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Production

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Au-delà de 60 à 80 mg/l de CaCO3, et selon la richesse en calcium de l'eau de remplissage, seules des doses d'entretien sont nécessaires. Les apports calciques seront raisonnés selon le pH : ■ pH<5 = apport nécessaire ; ■ pH de 5 à 7 = apport envisageable ; ■ pH de 7 à 9 = apport non indispensable ; ■ pH> 9 = apport à proscrire, sauf sous forme de CaCO3.

L'apport des éléments minéraux Les éléments minéraux tels que le phosphore et l'azote sont indispensables au fonctionnement de 'l'écosystème étang'. Ce sont eux qui permettent la production primaire (phytoplancton) et éventuellement secondaire (zooplancton…). Le phytoplancton est considéré comme 'le facteur décisif'. • Le phosphore

Des apports réguliers (au printemps et en été notamment) permettent de faire disparaître une accumulation éventuelle de vase organique en stimulant sa minéralisation. Ils permettent aussi de stabiliser le pH, ils interviennent dans la floculation des matières en suspension et ils augmentent l'efficacité des amendements organiques.

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Sous forme de PO4 (orthophosphate), le phosphore favorise le développement du phytoplancton. Sa croissance est optimale avec un apport qui se situe entre 0,2 et 0,5mg de PO4/L. Une correction par fertilisation peut être nécessaire sous ces valeurs mais il est délicat d'intervenir lorsque le rapport azote/phosphore est égal à 5/8. Un risque existe en effet de déséquilibrer rapidement ce rapport et de

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…Production provoquer une dystrophisation plus ou moins marquée du milieu. La menace de développement de cyanobactéries est alors réelle. Le rapport PO4/Nt (azote total) doit donc être compris entre 1/4 et 1/8. Une carence en phosphore peut cependant être compensée par un apport de superphosphate P2O5 (anhydride de phosphate). La majorité des apports est absorbée par les sédiments avec un phénomène important de relargage en cas de déficit en oxygène dissous. Les apports doivent donc être effectués de façon fractionnée en combinant phosphore et azote, mais il convient de les faire en dehors des périodes d'apports de calcium car celui-ci diminue la solubilité du phosphore.

Production Production MARINE

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• L'azote L'azote est utilisé par la végétation aquatique sous forme NO3 (nitrate) et NH4 (ammoniac). L'optimum semble se situer entre 0,8 et 3mg/L en Nt (azote total). Une correction par fertilisation, via des apports fractionnés, peut être nécessaire sous ces valeurs. Une carence en azote peut être compensée par un apport d'ammonitrate à 33-35% en N, à raison de 100 à 200kg/ha. L'azote ammoniacal (NH3) est toxique pour le poisson s'il atteint le seuil de 0,5mg/l et les nitrites (NO2) sont fortement toxiques. La teneur en NO2 est cependant toujours relativement faible car il s'agit d'une forme intermédiaire de nitrates (NO3). Pour trouver le bon dosage, il est donc nécessaire d'effectuer un suivi des différentes formes de l'azote : NH4, NO2 et NO3. Nota Bene : des engrais complets existent. Ils permettent de

Différents types de fumiers peuvent être utilisés : bovins, volailles, porcs… Leur utilisation reste cependant marginale et occasionnelle. Un rapport carbone / azote inférieur à 10 (haute teneur en azote) améliore la minéralisation et favorise le développement des algues et du gros zooplancton. Il est préférable de débuter des apports un mois après la fertilisation minérale.

compenser les carences en N et P sous forme liquide, par exemple à 14% en N et 48% en P205 (anhydride de phosphate).

L'apport des éléments organiques : la fumure Du fait de la décomposition de la matière organique et du relargage des éléments minéraux, la fertilisation organique a des effets différés dans le temps.

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L'efficacité de la fumure organique est liée à sa composition, à la fréquence des apports et à la température. Des apports fractionnés sont indispensables. Un étang supportera difficilement des apports isolés supérieurs à 60kg de matière sèche par hectare, sans risque d'anoxie. Les apports peuvent se faire en eau ou sur assec (dépôts sur les bordures). Tous les apports ou amendements nécessitent une excellente connaissance des teneurs initiales de l'eau de

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l'étang. Les dosages sont ensuite précis, la quantité d'éléments à apporter étant déterminée par litre, par mètre cube ou pour l'ensemble de l'étang et ce, en fonction des teneurs initiales de l'eau de l'étang.

BIBLIOGRAPHIE

• BACHASSON B. 1997

Production

Après un amendement, un suivi est primordial. Il convient d'observer 'les réactions de l'étang', d'affiner ses connaissances de l'écosystème et d'apporter les actions correctives nécessaires en évitant de déséquilibrer le milieu.

Mise en valeur des étangs - Lavoisier TEC et DOC, Paris, 176 p. • MARCEL J. 1996 Production Piscicole Maîtrisée en plans d'eau - ITAVI, Paris, 73 p. • SCHLUMBERGER O. 2002 Mémento de la pisciculture d'étangs, 4ème édition. • CEMAGREF, 237p.

Tous les apports ont des effets complexes et multiples (directs ou indirects) sur l'écosystème «étang».

• BARBE J. CAMUS C. et SCHLUMBERGER O. 1991 Facteurs de production piscicole en étangs et gestion. • Echo-Système n°21. ITAVI / ACTA, 25p.

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Fiche Technique Une fiche technique de FOX France Oxygénation (29 800 Saint Urbain) et Aquafilia

CALCULER LE DÉBIT D’UNE POMPE DE RELEVAGE : 2 MÉTHODES POSSIBLES La méthode générale A partir de la hauteur de relevage Hp, on utilise la formule suivante:

ou en formule approchée avec

Méthode par la mesure de la chute d'eau On mesure Ls, Hs et D, le diamètre intérieur de la canalisation de refoulement puis on applique la formule suivante :

N.B : toutes les mesures sont exprimées en mètres - le tuyau de refoulement est plein et horizontal. Pour les autres cas, contactez Fox France Oxygénation.

Une astuce pour économiser de l'énergie… Pour diminuer la hauteur Hp et réduire ainsi la puissance consommée, ajoutez si possible un coude au refoulement de la pompe (coude grand rayon au même diamètre que le refoulement de la pompe). En effet la puissance est proportionnelle à la hauteur effective de relevage. La perte de charge du coude sera négligeable.

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Fiche Aquaculture Recherche… ✂

COMPORTEMENT INDIVIDUEL DES BARS VIS-A-VIS DES DISTRIBUTEURS D’ALIMENTS À LA DEMANDE 203-2006 SYSTÈMES D’ÉLEVAGES Une bonne connaissance des rythmes et des comportements alimentaires des poissons d'élevage permet de faire coïncider au mieux la période de distribution de l'aliment avec le rythme biologique du poisson et de réduire ainsi les pertes alimentaires. De nombreux systèmes d'alimentation 'à la demande' ont été testés sur le bar. Les expériences menées ont montré que ce poisson avait une grande capacité à utiliser ces systèmes et une grande adaptabilité au mode d'action du déclencheur (tirer, pousser ou mordre). Des comportements individuels très différents vis-à-vis de ces dispositifs ont cependant été remarqués. Dans certains cas, seuls quelques poissons fournissent l'aliment nécessaire à tous. Cette donnée importante est à prendre en considération. Le marquage individuel des bars par 'PIT tag' et la mise en place d'une antenne de détection de ces marques autour de la tige du déclencheur du distributeur d'aliment ont permis à un ordinateur d'enregistrer l'identité du poisson, son action sur le déclencheur et la distribution de la récompense (de 50 à 100 granulés par action efficace). Cette récompense était un compromis entre une minimisation des déchets et une optimisation de la ration distribuée au groupe de poissons. Les granulés non ingérés étaient récupérés et comptés. Une première expérience (expérience 1) a permis de suivre 48 bars d'un poids moyen initial de 299g durant 55 jours. Une seconde expérience (expérience 2) a réuni dans un autre élevage 49 bars d'un poids moyen initial de 157g durant 69 jours. Un système d'enregistrement vidéo permettait de vérifier la fiabilité des données enregistrées par l'ordinateur et d'observer le comportement des poissons. Dans les deux expériences, la taille des bassins était d'1m3, la température de l'eau de 21°C et la photopériode de 16 heures de lumière pour 8 heures d'obscurité. Les activités enregistrées au niveau du déclencheur ont été associées à 95% avec la détection simultanée d'une marque. Chaque poisson a été détecté au moins une fois par l'antenne, mais seulement 67% (expérience 1) et 74% (expérience 2) des poissons ont actionné le déclencheur. Par ailleurs deux individus de l'expérience 1 et un unique individu de l'expérience 2 totalisent à eux seuls, respectivement 82% (43+39) et 77% des déclenchements. Ces trois individus 'fortement déclencheurs' ne présentent pourtant pas un taux de croissance final plus élevé que les autres ou un comportement agressif plus important. Ce sont au contraire les individus n'ayant jamais actionné le déclencheur (17

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individus pour expérience 1 et 19 pour l'expérience 2) qui présentent un taux de croissance (expérience 1) ou un poids moyen final (expé.2) supérieur aux autres poissons. Le comportement des individus est un paramètre important à considérer lors des études nutritionnelles menées avec des distributeurs d'aliment à la demande. En effet, si les individus 'fortement déclencheurs' sont enlevés d'un bassin lors des répartitions ou tris, les conséquences peuvent être considérables sur tout le lot de poissons.

En savoir plus : Denis COVES IFREMER Chemin de Maguelone 34250 PALAVAS LES FLOTS Tél : 04 67 13 04 13 Fax : 04 67 13 04 58 e-mail : denis.coves@ifremer.fr Sources : Covès, D., Beauchaud, M., Attia, J., Dutto, G., Bouchut, C., Bégout, ML., 2006, Long-term monitoring of individual fish triggering activity on a self-feeding system : an example using European sea bass (Dicentrarchus labrax). Aquaculture, 253, 385-392.ologie cardiaque chez la truite arc-en-cie

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Description détaillée de la maladie du sommeil de la

truite arc-en-ciel

208-2006 NUTRITION

Effet d'un apport d'acides nucléiques sur la croissance et l'excrétion azotée des jeunes dorades 207-2006 REPRODUCTION Sexe ratio des descendances du tilapia rouge de Floride 206-2006 BIOLOGIE Culture et cryoconservation de cellules somatiques de poisson à partir d'explants de nageoire 205-2006 QUALITE Méthode non destructive d'évaluation des taux de sel et d'eau dans les filets de saumon par mesure d'impédance 204-2006 SYSTEMES D'ELEVAGE Conséquences d'un traitement antibiotique curatif dans un système intégré d'aquaculture marine 203-2006 SYSTEMES D'ELEVAGE Comportement individuel des bars vis-àvis des distributeurs d'aliment à la demande 202-2006 PATHOLOGIE La base des nageoires, principale porte d'entrée du virus de la Nécrose Hématopoïétique Infectieuse 201-2006 NUTRITION Effet des glucides alimentaires sur la croissance et le métabolisme intermédiaire des bars juvéniles 200-2006 GENETIQUE Simulation de l'effet de différents plans de croisement sur la préservation de la variabilité génétique 199-2006 BIOLOGIE Le système latéral, organe sensoriel majeur, n'intervient pas dans le comportement alimentaire nocturne du bar 198-2006 REPRODUCTION Effets de la photopériode sur les performances reproductives de la perche commune

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RÉDACTEUR : MOUNIR CHIHEB EXPERT CONSULTANT PÊCHE & AQUACULTURE EN ALGÉRIE.

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LE DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE EN ALGÉRIE

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En Algérie, la consommation de poissons et de fruits de mer frais est de l'ordre de 4.7kg/hab./an. Ce chiffre est très largement inférieur à la moyenne mondiale de 13,4kg/ hab./an et reste en dessous des préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé qui préconise 6,2kg/hab./an. 99,7% des produits proviennent de la pêche côtière artisanale, les 0,3% restants étant issus de la pêche en eau douce pratiquée dans les barrages (carpe et barbeau essentiellement). Malgré un très grand potentiel et des débuts prometteurs dans les années 1980, l'aquaculture était jusqu'à il y a peu, inexistante en Algérie, l'unique organisme public en charge du développement de l'aquaculture à l'époque du socialisme et du post socialisme n'ayant pas assuré la charge qui lui incombait… La mytiliculture et l'ostréiculture ont été les toutes premières activités aquacoles initiées en Algérie vers la fin des années 1970 / début 1980. Elles ont été développées dans le lac Mellah, l'unique lac saumâtre de la région d'El Kala. Afin de suppléer aux apports de la pêche, l'état algérien a mis sur pied pour 2001/2005 diverses actions visant le développement de l'aquaculture dans le cadre de son programme de réformes économiques et sociales nommé 'Programme de Soutien à la Relance Economique' (le P.S.R.E.). Ce programme avait comme objectif de soutenir la transition du pays d'une économie centralisée et planifiée vers une économie de marché, en mettant en œuvre une stratégie axée sur la promotion de l'investissement privé national et étranger, la promotion de l'emploi et le développement durable. Les actions menées en faveur du développement aquacole ont ainsi été menées sous la tutelle du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques et ont comporté 2 volets : • La mise en place d'un fonds d'aides et de mesures incitatives en direction des investisseurs privés, • La réalisation d'actions et d'infrastructures publiques financées à 100% par l'Etat.

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Une politique incitative propice aux investissements privés Depuis 2002, le soutien à l'investissement dans un projet aquacole est réel. Il varie cependant selon sa zone d'implantation. Du nord au sud, la prise en charge de l'Etat est en effet différente, passant de 40% de la valeur d'un projet situé dans le nord, à 60% dans les régions intérieures et à 80% pour un projet situé dans le sud du pays. Des mesures incitatives complètent ce dispositif d'accompagnement de l'activité : exonération de T.V.A., réduction des droits de douanes à 5% pour l'importation des équipements, des alevins (naissains), des géniteurs et de l'aliment, et d'autres réductions fiscales et parafiscales d'importance (exonération d'impôts ou de taxe sur l'activité industrielle et commerciale par exemples). L'apport personnel des investisseurs potentiels est de 10% minimum de la valeur du projet finalisé, le reste pouvant faire l'objet d'un crédit bancaire. Grâce à ces diverses aides et mesures incitatives mais grâce aussi à la vulgarisation du programme de développement de la pêche et de l'aquaculture (le P.N.D.A.), beaucoup d'algériens se sont engagés dans la création de fermes aquacoles. Le premier Salon International de la Pêche et de l'Aquaculture (le S.I.P.A.) organisé à Alger en mars-avril 2003 a marqué l'avancée de la filière en Algérie. Ce salon s'est révélé un excellent moyen de démontrer les potentialités aquacoles du pays et de communiquer très largement sur le programme de développement en cours. Il s'est également présenté comme un important point de rencontres entre l'administration centrale, les administrations locales, les investisseurs potentiels, les bureaux d'études et la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R.), l'unique banque chargée de la gestion du Fond National de Développement de la Pêche et de l'Aquaculture (F.N.D.P.A.). Néanmoins, seules 3 entreprises étrangères et 2 entreprises locales représentaient la 'filière' véritablement aquacole du pays… L'Algérie offre pourtant des potentialités intéressantes pour le développement de l'activité aquacole : des potentialités

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…Francophonie naturelles significatives sur tout le territoire (littoral et régions intérieures), des sites naturels et artificiels propices à l'implantation de fermes aquacoles et des ressources hydriques considérables dont la quasi-totalité reste inexploitée (eau souterraine et eau géothermale), plus particulièrement dans le sud du pays. Le SIPA a vraiment été un événement annonciateur du développement de l'aquaculture en Algérie, de nombreux investisseurs ayant montré un intérêt particulier pour la conchyliculture et l'élevage de poissons marins. En matière d'aquaculture, le sud de l'Algérie est très largement avantagé. 3 facteurs expliquent ce phénomène : ■ le taux de 80% de prise en charge par l'Etat offert aux investisseurs pour une installation dans cette zone, ■ l'abondance en eau douce et la disponibilité en terrains, ■ l'opération 'Tilapia' menée par le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Cette opération a consisté à importer des Tilapias d'Egypte (Oréochromis niloticus) après avoir découvert ce poisson et ses aptitudes à l'élevage. Une opération de sensibilisation a ainsi été menée par le Centre National de Développement de la Pêche et de l'Aquaculture (C.N.D.P.A.) qui a distribué les premiers individus à divers agriculteurs pour les élever à titre d'essai. Le succès a été immédiat, les agriculteurs 'pilote' décidant alors d'aller plus loin en créant des fermes d'élevage dans le cadre du nouveau dispositif d'aides. Au nord du pays, d'autres idées ont permis l'émergence de fermes aquacoles sur le littoral, les investisseurs en provenance de l'ouest du pays ayant été les plus motivés. La loi littorale a néanmoins freiné un certain nombre de projets de création de ferme car selon les Wilayas (= l'équivalent de nos 'départements') elle a diversement été interprétée. De plus, l'aquaculture étant une équation quasi inconnue pour les directions départementales de l'environnement, ces dernières n'ont pas forcément appuyé les projets d'implantation. La disponibilité de nombreux sites potentiels en aquaculture dans des zones classées en Zones d'Extensions Touristiques (Z.E.T.) n'a pas non plus aidé les investisseurs qui se sont retrouvés devant de multiples tracasseries administratives. Ce ne fut donc une surprise pour personne de voir que la première grande ferme en Algérie à être inaugurée le 19 juillet

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2006 par le Président de la République, est une ferme de production de Tilapias d'une capacité de 1000 tonnes / an située en plein désert au centre du pays, dans la région de Ouargla. Cette ferme, dédiée à un élevage intensif dans des bassins en béton, utilise une technologie espagnole. Elle est dotée d'une écloserie in-situ de 5 millions d'alevins et d'une unité de filetage et de conditionnement sous-vide de Tilapias. Cette structure, qui emploie aujourd'hui 189 personnes, s'étend sur 5ha et se compose de 30 bassins de grossissement. Une seconde ferme de production de Tilapias d'une capacité de 450 tonnes/an vient d'être inaugurée en octobre 2006 par le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques dans la région de Ghardaïa au centre du pays. La 3ème ferme à être entrée en activité est située à Ain S'Khouna dans la wilaya de Saïda (nord-ouest du pays), dans une zone reconnue pour l'abondance de ses sources d'eau chaude. Elle aussi est entièrement dédiée à la production de Tilapias, avec une capacité annuelle de 200 tonnes/an dans des étangs. Les deux dernières fermes évoquées ont été ensemencées d'alevins de Tilapias ramenés spécialement d'Egypte par avion cargo. En aquaculture marine, 3 projets ont vu le jour et sont aujourd'hui en activité. Il s'agit de 3 établissements conchylicoles d'une capacité unitaire de 50 tonnes / an situés dans la région est d'Alger, dans la région ouest de la Wilaya de Tipaza et dans la Wilaya de Tlemcen. La filière de sub-surface est la technique utilisée pour l'élevage des moules et des huîtres plates. Deux élevages s'annoncent également en devenir en matière de développement aquacole. C'est l'élevage du loup de mer et de la daurade en bassins ou en cages

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flottantes. Pas moins de 6 fermes d'élevage sont aujourd'hui en cours de construction, quatre d'entre elles sont implantées dans l'Oranie et 2 en Kabylie. La plus aboutie est une ferme implantée sur le site 'Rachgoun' dans la wilaya de Ain Témouchent. Elle ouvrira en novembre pour produire 600 tonnes de loups de mer et de daurades dans des bassins en béton. Egalement très avancée dans sa construction, une autre ferme implantée sur le site d'Azeffoun dans la wilaya de Tizi Ouzou, produira du loup de mer et de la daurade en cages flottantes et en bassins en dur. La ferme 'Tafna', située dans la région de l'embouchure de l'oued du même nom (Wilaya de Ain Témouchent), est elle-aussi sur le point de commencer sa production. Sur une superficie de 4ha, elle produira 1000 tonnes / an de loups de mer et de daurades en bassins. Dotée d'une écloserie moderne de 5 millions d'alevins / an, elle est actuellement constituée de 50 bassins de pré-grossissement et de 64 bassins pour le grossissement. 140 emplois sont prévus sur ce site. Si l'on considère la totalité des projets en cours, la production marine sera dans les années à venir de l'ordre de 4200 tonnes/an en loups de mer et en daurades. Pour la pisciculture en eau douce, elle devrait être de l'ordre de 2450 tonnes/an et pour la conchyliculture de 150 tonnes/an.

L'engagement de l'Etat via les fonds publics En matière d'investissement, l'Etat finance à 100% un certain nombre d'infrastructures. Il est également engagé financièrement dans la formation des ingénieurs, des techniciens et des agents techniques spécialisés dans l'aquaculture, dans la recherche appliquée, dans les études et dans la vulgarisation des techniques aquacoles. Depuis plusieurs années, quelques universités du pays forment les ingénieurs aquacoles. C'est le cas de l'Université d'Annaba, de l'Université d'Alger, de l'Institut des Sciences de la Mer et de l'Aménagement du Littoral et tout récemment de l'Université de Ouargla qui forme des ingénieurs en pisciculture d'eau douce. Les Instituts Technologiques de la Pêche et de l'Aquaculture d'Alger et de Collo (Wilaya de Skikda), forment pour leur part des techniciens supérieurs en

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aquaculture. Les écoles de pêche de Béni-Saf (Wilaya de Ain Témouchent) et d'El Kala (Wilaya d'El Tarf) sont quant à elles en charge de la formation des techniciens et agents en aquaculture. Signe d'un certain renouveau et d'une prise en compte de la filière, plusieurs écoles de pêche vont être réhabilitées en étant reconstruites en dur alors que c'était jusqu'alors de simples préfabriqués en fin de vie… Un établissement de démonstration des techniques conchylicoles va bientôt voir le jour sur le site de l'ex-vivier de Bou Ismail (Wilaya de Tipaza). Il jouera en fait un double rôle de vulgarisation et d'apprentissage pour les futurs promoteursconchyliculteurs et stagiaires des différents établissements de formation. Il est à noter qu'en marge de ces projets financés par l'état algérien, une ferme pilote d'élevage de loups de mer et de daurades avec une écloserie intégrée va être financée par des fonds espagnols dans le cadre d'une coopération bilatérale. Côté études, un recensement des sites potentiellement aptes au développement de projets aquacoles a récemment été réalisé par un bureau d'études allemand. 286 sites potentiels ont ainsi été identifiés dont 100 favorables au développement de l'aquaculture marine et 186 à la pisciculture dulçaquicole.

La pêche continentale et les lacs En Algérie, il existe une activité para-aquacole que l'on nomme 'la pêche continentale'. Sa relation à l'aquaculture vient du fait qu'il faut ensemencer les barrages et les plans d'eau avec des espèces d'eau douce constituées essentiellement de carpes importées de Hongrie au stade d'alevin. Dans le but de mettre fin à l'importation d'alevins nécessaires à ce type d'activité, le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques a prévu la mise en place de 3 écloseries de poissons d'eau douce. Deux écloseries financées par l'Etat seront implantées dans les Wilayas de Sétif et de Sidi bel Abbés. La troisième doit constituer un investissement privé dans le cadre de la concession octroyée sur le lac Oubeira à El Kala.

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Les deux seuls lacs dédiés à l'aquaculture, le lac Mellah (eau saumâtre) et le lac Oubeira (eau douce), situés tous deux dans la région d'El kala sont longtemps restés en jachère. Ils ont vu leur statut évoluer en juin dernier. Suite à de nombreux contentieux lors de leur mise à prix il y a 2 ans, ces deux lacs ont été attribués pour 25 ans à deux concessionnaires. Ces derniers sont aujourd'hui obligés de respecter un cahier des charges très rigoureux pour chacun des lacs s'ils souhaitent les aménager. Le respect et la préservation de l'environnement sont les principaux critères de ces cahiers des charges. Cette particularité vient du fait qu'ils sont considérés comme des milieux extrêmement fragiles dans une région classée en zone humide et qu'ils font partie des milieux protégés répertoriés dans le cadre de la convention RAM SAR. Pour réaliser des investissements et des aménagements en adéquation avec un objectif de production est autorisé à exploiter les ressources biologiques du lac (poissons euryhalins, crustacés et palourdes) mais selon des quotas bien définis. Parmi les futurs investissements à réaliser on peut noter les aménagements suivants : ■ Tables de cultures des moules et des huîtres (conchyliculture) ■ Etangs d'élevage de crevettes, ■ Ecloserie de crevettes, ■ Ecloserie de bivalves (huîtres et palourdes) ■ Aménagement de parcs à palourdes Le concessionnaire du lac Oubeira doit de son côté, investir dans la pisciculture en eau douce tout en exploitant les

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richesses biologiques du lac dans les limites des quotas dictés (mulets, barbeaux, anguilles…). Il est tenu de réaliser une écloserie de poissons d'eau douce avec un centre d'alevinage et des infrastructures de mareyage.

En conclusion… Francophonie

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Pour répondre à la demande sans cesse croissante des consommateurs en matière de poissons et dans le souci de contribuer à assurer la sécurité alimentaire des générations futures, l'Etat algérien a pris en considération les filières 'Pêche' et 'Aquaculture' dans le deuxième volet de son 'Plan de Soutien à la Relance Economique' : le 'Plan de Consolidation de la Relance Economique' (P.C.R.E.) mis en place pour les années 2005-2009. Parmi les nombreuses modifications apportées au premier programme, une des nouveautés consiste à augmenter l'apport personnel minimal des investisseurs, le faisant ainsi passer de 10 à 30% du montant global de l'investissement. Jugée injuste et peu incitative par les promoteurs, cette mesure peut avoir de lourdes incidences sur l'évolution de l'investissement en matière d'aquaculture…Pour compléter ce dispositif, le Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques a récemment engagé une étude pour identifier les besoins des secteurs 'pêche' et 'aquaculture' à l'horizon 2025 (investissement, formation et diverses actions à entreprendre en adéquation avec les ressources et moyens disponibles). Il est évident que les besoins en matière d'investissement aquacole sont considérables, surtout si l'on se réfère aux données suivantes :

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Les recommandations de l'O.M.S qui préconisent un ratio important de consommation de protéines d'origine marine et dulçaquicole, L'évolution de l'aquaculture dans le monde entier, où elle remplace peu à peu la pêche côtière et océanique du fait de la surexploitation et de la pollution des mers, Le rapport de la F.A.O. qui indique que la production aquacole se développe partout dans le monde pour arriver à la moitié de la production fournie par la pêche (en tonnes).

Francophonie

En Algérie, la pêche produit 23,5 fois plus que ce qui va être produit par l'aquaculture (160.000* contre 6.800 tonnes). Pour l'Etat algérien, ces données sont un véritable dilemme : choisir d'investir dans la pêche ou d'investir dans l'aquaculture. Cela se révèle d'autant plus vrai quand on sait que les stocks halieutiques des côtes algériennes ne sont pas significatifs par rapport à d'autres pays et qu'il existe un réel manque de moyens et d'infrastructures pour une pêche professionnelle compétitive et aux normes. L'effort d'investissements devra donc forcément se faire sur les deux activités dans les prochains programmes. Le choix des priorités s'impose, surtout lorsqu'on sait que l'aquaculture n'a bénéficié que d'environ 27 % du montant total de l'enveloppe réservée à la filière dans le cadre du P.S.R.E. de 2001-2005.

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L'Algérie essaye aujourd'hui de rattraper un retard qu'elle a accumulé depuis plusieurs années en matière de développement aquacole. Même si les investissements en cours sont considérables le défi à relever reste énorme. En effet, si l'objectif à court terme est d'approvisionner le marché local, à moyen terme il sera plutôt question d'être concurrentiel et compétitif et de maîtriser toutes les technologies et obligations sanitaires. Le moyen le plus sûr d'assurer cette compétitivité est de bénéficier de transfert de technologies et de départements Recherche & Développement à la pointe. Dans le cas contraire, ce seront les produits aquacoles en provenance de l'étranger qui seront plus accessibles aux algériens.

Plus d'information : CHIHEB Mounir Biologiste Marin Expert consultant en pêche & Aquaculture AQUAPECHE Algérie. Tel : + 213 71 65 68 15 E.Mail : aquapechealgerie@yahoo.fr

*Estimation du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques. **P.S.R.E. & P.C.R.E. : plans quinquennaux de développement initiés par l'Etat. P.S.R.E. 2001-2005 / P.C.R.E. 2005-2009.

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…Sanitaire

RÉDACTEUR : DR MARC MORAND, ANCIEN DIRECTEUR DU LABORATOIRE DÉPARTEMENTAL D’ANALYSES DU JURA.

LA VIRÉMIE PRINTANIÈRE DE LA CARPE Chaque printemps, de nombreux exploitants d'étangs déplorent des mortalités de carpes. Selon les années, les mortalités sont plus ou moins importantes et frappent aussi bien les C1 que les autres classes d'âge. En général, elles se révèlent catastrophiques pour les C1 et sont moins graves chez les sujets plus âgés. Il est classique d'expliquer ces mortalités en incriminant la Virémie Printanière de la Carpe (ou VPC), mais il est rare que le diagnostic vi-rologique soit véritablement réalisé. En effet, les producteurs ne souhaitent pas forcément en supporter les frais puisqu'ils se disent que de toutes façons, il n'existe pas de traitement pour arrêter ces mortalités… L'impact réel de la virémie printanière dans les zones d'étangs est en fait mal évalué alors que la maladie est une réalité bien connue en tant que maladie virale sévissant chez la carpe commune.

Caractéristiques de la V.P.C. La virémie printanière est une maladie infectieuse, contagieuse et inoculable de la Carpe (Cyprinus carpio). Elle est due à la multiplication d'un virus spécifique du groupe des rhabdovirus. Elle se caractérise : ■ cliniquement, par de la mélanose, de l'exophtalmie, des oedèmes, de l'ascite, évoluant vers la mort. Elle entraîne alors une mortalité élevée. ■ anatomiquement, par des hémorragies, des oedèmes et des foyers de nécrose microscopique. La VPC a été identifiée en temps que maladie virale en 1971 par Fijan en Yougoslavie. En fait, la VPC n'est rien d'autre que la forme aiguë de 'l'hydropisie infectieuse', la forme lente étant alors reconnue comme une maladie bactérienne dénommée 'érythrodermatite' des cyprinidés. La VPC a été observée en Europe Continentale mais il est probable qu'elle sévisse partout où les carpes sont élevées. Il n'existe cependant pas de recensement exhaustif des cas cliniques avec diagnostic expérimental univoque. Seule la Grande Bretagne possède le statut indemne de VPC.

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L'étiologie •Cause déterminante La cause déterminante de la V.P.C. est un virus du groupe des rhabdovirus proche d'une autre maladie identifiée chez le brocheton, mais elle aussi mal connue : la rhabdovirose du brocheton (PFR, Pike Fry Rhabdovirus). Comme les autres rhabdovirus de poissons, ce virus se multiplie dans le cytoplasme cellulaire et produit des bourgeonnements sur la surface de la membrane cellulaire. Son action est lytique et nécrotique mais thermodépendante, car associée à la présence d'interféron, produit par les cellules lorsque la température est supérieure à 15°C environ. La multiplication virale est alors inhibée. Ce rhabdovirus a pu être isolé dans d'autres espèces de poissons (le silure de façon expérimentale, les carpes chinoises, etc). En laboratoire, il est assez facile à cultiver sur des lignées cellulaires classiques (FHM, RTG2, EPC, etc…) et l'effet cytopathogène apparaît en 1 à 10 jours. Il survit dans l'eau pendant plusieurs semaines dans la mesure où cette eau contient de la matière organique (les fonds d'étangs par exemple), mais il peut être détruit à 99% en 15 minutes à une température de 45°C.

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•Causes prédisposantes La contamination est assurée par tous les porteurs de virus, animés ou inertes, qui sont ou ont été en contact avec des animaux malades : eau, matériel (cuves de transport, filets, épuisettes, tables de tri etc…), manipulateurs, mais aussi les animaux vecteurs inoculateurs (argules, sangsues etc...). Le virus reste à l'extérieur de l'œuf. Le réceptivité des carpes est fonction de l'âge. Les C1 apparaissent plus sensibles que les sujets plus âgés, mais la contamination d'un cheptel sain peut se traduire par l'évolution de la maladie sur toutes les classes d'âge présentes, même les géniteurs. Chez ces derniers, les mortalités sont plus lentes à se manifester, mais le total des pertes peut atteindre celui des C1 en plusieurs semaines.

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Sanitaire…

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Un facteur majeur dans l'apparition de la VPC est la température. Il apparaît que la période hivernale, avec des températures inférieures à 15°C pendant plusieurs semaines, fragilise les carpes. C'est lors de l'élévation printanière de la température que la présence du virus se révèle. D'autres facteurs sont à prendre en compte tels que l'état physiologique et pathologique des poissons, et le stress imposé par les manipulations telles que le surpeuplement ou les transports suivis de déversements expéditifs. Dans ce dernier cas, la température de l'eau doit être considérée mais pas seulement. Il faut aussi étudier la qualité physico-chimique de l'eau, la présence de carpes d'une autre origine de statut sanitaire inconnu etc… Le virus peut être présent depuis plusieurs années, mais en l'absence de facteurs aggravants, il ne se manifeste pas jusqu'à l'arrivée de poissons 'naïfs' (n'ayant jamais été en contact avec le virus) qui subiront et provoqueront des mortalités importantes. L'inverse est aussi possible lorsque dans un cheptel sain on introduit des carpes porteuses inapparentes mais contaminantes. On imagine ainsi les difficultés induites dans la gestion sanitaire des chaînes d'étangs, même si un groupement de défense sanitaire se constitue.

polypnée (respiration accélérée), puis rapidement apparition d'hémorragies, d'oedèmes, d'exophtalmie, d'ascite (un liquide d'épanchement dans la cavité viscérale) et de mélanose (peau assombrie). Si l'étang ou le bassin est traversé par un courant d'eau, les carpes malades après quelques efforts pour remonter vers l'eau riche en oxygène, se laissent entraîner par le courant. ■ 4ème et dernière phase : c'est la phase terminale. Elle s'installe après 2 à 4 semaines. Les mortalités diminuent, les symptômes et lésions régressent, mais il est possible de constater encore de discrets signes nerveux évoquant le tournis, une mélanose, une légère exophtalmie et/ou quelques hémorragies. Peu à peu tout rentre dans l'ordre et les rescapés peuvent sembler en bonne santé. Ces sujets rescapés restent porteurs du virus et sont potentiellement excréteurs donc dangereux car contaminants. Les mortalités dues à une VPC peuvent at-teindre 50 à 90% d'un élevage en 2-3 semaines et même 100% pour les C1.

Signes cliniques ou 'symptômes' Il est pratique de décrire 4 phases dans l'expression clinique de la VPC, mais il faut être conscient que ces phases se déroulant dans un étang, leur observation est difficile. De plus, elles sont fonction des changements de température et de l'âge des poissons, donc de leur taille. De plus, les poissons peuvent être régulièrement éliminés par toutes sortes de prédateurs et les mortalités passent alors inaperçues… ■

1ère phase : c'est l'incubation. Elle dure 8 à 15 jours lors d'une inoculation expérimentale. ■ 2ème phase : c'est la phase de début. Elle se traduit par des mortalités rapides, en quelques heures. Les lésions et signes cliniques sont très discrets voire absents : inappétence, signes nerveux, rares hémorragies. Cette phase dure 3 à 5 jours. ■ 3ème phase : c'est la phase d'état. Elle permet l'observation de signes caractéristiques : inappétence, alternance de prostration/excitation,

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…Sanitaire Types de lésions Les lésions externes sont principalement la mélanose généralisée, l'exophtalmie (bilatérale, le plus souvent) et les hémorragies visibles sur la peau, dans les nageoires, dans les yeux et sur les branchies qui sont parfois lysées même avant la mort du sujet. Chez les carpes qui résistent, il n'est pas rare de voir apparaître des ulcères dans l'évolution des foyers hémorragiques cutanés. Les lésions internes sont des hémorragies sur tous les organes : muscles, tube digestif, rate, rein, foie, graisse viscérale, gonades. Les lésions microscopiques de lyse et la nécrose du rein perturbent l'excrétion urinaire et entraînent de la rétention de liquide dans l'organisme. Cette rétention se traduit par des oedèmes généralisés à l'origine de l'exophtalmie, de l'ascite et de l'hypertrophie de la rate et du rein qui, à la coupe, apparaissent littéralement liquéfiés dans la fin de la phase d'état.

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RÉDACTEUR : ARMAND LAUTRAITE, VÉTÉRINAIRE AUQUACOLE

Diagnostic et 'traitement'… Pour apprécier les lésions et leur évolution, il est indispensable de disposer d'une dizaine de sujets malades, vivants si possible. L'examen clinique et nécropsique permet de rechercher les lésions sur plusieurs sujets afin d'orienter le diagnostic. Le diagnostic clinique n'est pas univoque même s'il est fondé sur l'épidémiologie (saison, température), l'observation des signes et des lésions décrits ci-dessus. Il est nécessaire de faire le diagnostic différentiel des autres sources de mortalités : ■ l'érythrodermatite, une maladie bactérienne sévissant à la même époque mais d'évolution plus lente et associée à des ulcères cutanés, ■ les intoxications chez les très jeunes individus, l'herpès 1 de la carpe, les maladies parasitaires externes, mais aussi les chocs thermiques et osmotiques, surtout lors de transferts effectués au printemps.

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Pour qu'une VPC soit formalisée, le diagnostic expérimental est indispensable. En France, la méthode pratiquée actuellement est la culture sur lignées cellulaires incubées à 20°C environ. Lors d'une VPC, l'effet pathogène apparaît en 2 ou 3 jours, mais parfois la quantité de virus présent dans les poissons soumis à examen peut être peu importante et il faut parfois 8 à 10 jours avant de voir apparaître cet effet. Ensuite, il faut identifier le virus isolé, ce qui peut nécessiter un délai supplémentaire d'une semaine. D'autres méthodes très fiables ont été développées par les chercheurs, mais leur prix de revient est assez élevé (PCR, ELISA, IFAT etc…).Lorsqu'un élevage est atteint, le pronostic est plutôt sombre car la mortalité peut être élevée, surtout lors de la hausse des températures au printemps. Par ailleurs, il n'existe aujourd'hui aucun traitement contre les virus de poissons.

Sanitaire… développement commercial d'un tel produit pour longtemps encore, si ce n'est définitivement... Prophylaxie sanitaire Elle consiste à essayer d'éradiquer la maladie dans chaque foyer détecté. Elle est la seule technique prophylactique envisageable dans le cas de la VPC avec : ■ soit des mesures réglementaires qui tiennent compte des particularités des étangs* ; ■ soit des mesures de lutte collectives et volontaires (par le biais de groupements de défense sanitaire aquacole) ; ■ soit des mesures individuelles, au sein de l'exploitation et à l'initiative de l'exploitant, en fonction de ses structures (chaînes d'étangs, existence d'un laboratoire d'incubation, nombre d'exploitants dans la région, nature des échanges entre exploitants etc…). * en espérant que le résultat ne soit pas comparable à celui obtenu chez les salmonidés : seuls arrivent aux laboratoires les prélèvements en provenance d'exploitations agréées. Toutes les autres mortalités font l'objet d'une automédication. Les pisciculteurs ont trop peur que les mortalités soient le fait de l'une ou l'autre des maladies réputées contagieuses…

Prophylaxie •Prophylaxie médicale Aucun vaccin contre la VPC n'est commercialisé à ce jour. Sur le plan technique, un vaccin efficace est réalisable mais les modalités de son administration et de son utilisation seraient délicates. De plus, la conjonction d'un marché trop restreint et des exigences réglementaires très lourdes empêcherait le

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…Sanitaire LA DIRECTIVE EUROPÉENNE, LA VPC ET LES PRODUCTEURS la VPC dans la nouvelle Directive Européenne. À l'heure où sont rédigées ces lignes, une Directive Une telle suppression est encore possible (il suffit de Européenne vient d'être adoptée le 24 octobre 2006. Elle édicte modifier une annexe de la directive) et acceptable si un dossier de nouvelles dispositions en matière sanitaire aquacole. argumenté est présenté prochainement à la Commission Encore non parue au Journal Officiel de l'Union Européenne, Européenne et validé par le 'comité permanent de la chaîne elle comporte de nombreuses nouveautés pour essayer de alimentaire et de la santé animale'. corriger au mieux les imperfections, manques, erreurs Les participants à ce colloque estiment que l'impact (errances) du dispositif actuellement en vigueur (directive économique négatif de la VPC sur la production aquacole 91/67 modifiée). En fait, c'est une refonte complète du européenne sera dû bien plus aux conséquences dispositif dont il s'agit. Nous reviendrons dans les colonnes réglementaires de la classification de cette maladie qu'à ses d'Aquafilia sur la présentation et les conséquences de ce conséquences biologiques et zootechniques. nouveau texte qui n'entrera sans doute pas en application avant début 2008. La transcription en droit national doit être Le caractère enzootique de la antérieure au 1er mai 2008. La maladie et les pertes supportables législation dérivée (décisions européennes) et la transcription en Le souhait des producteurs qu'elle provoque, les coûts droit français (sous la forme d'arrêtés et des experts vétérinaires disproportionnés du dépistage et de la lutte, les difficultés voire ministériels) ne sont bien est de rejeter toute l'impossibilité d'éradication ainsi évidemment pas encore rédigées ou règlementation spécifique que l'incompatibilité du système initiées. Il est donc prématuré d'entrer dans les détails de sur la VPC dans la nouvelle proposé avec l'organisation de la filière au niveau européen ont été l'application de cette directive. directive européenne évoqués par les représentants Toutefois, en lien avec l'article allemands, tchèques et autrichiens précédent, on peut signaler parmi les pour appuyer leur demande. Les producteurs français de nouveautés, l'apparition de la VPC dans la liste des maladies poissons d'étang avaient déjà émis des réserves analogues en réglementées. Et ce, malgré les remarques formulées 2005 (relayées par la F.F.A.). De plus, l'ensemble des principalement par la F.F.A. lors des consultations de la F.E.A.P. protagonistes rappelle que les dispositions de l'article 43 de la par la Commission Européenne en 2004 et 2005, pendant la directive donneront la possibilité aux états membres rédaction du projet de directive. indemnes de VPC qui le souhaiteront de protéger leur statut sanitaire. Certaines parties de cette argumentation rappellent L'ajout de la VPC à la liste des maladies réglementées a 'un peu' le problème de la NHI en salmoniculture… suscité une vive réaction de plusieurs états membres de l'Union Européenne qui ont organisé du 6 au 8 septembre 2006 L'affaire est donc à suivre et ce, d'autant plus que certains un colloque à Weitra en Autriche sur l'opportunité de ne états membres plus occidentaux soutiennent au contraire le surtout pas légiférer sur cette maladie de la carpe. Ce colloque maintien de la VPC dans les maladies réglementées, et que la réunissait essentiellement des représentants des principaux commission elle-même souhaitait faire de cette directive pays producteurs de carpes d'Europe continentale unique un texte adapté à l'ensemble des productions (producteurs, scientifiques, fonctionnaires, techniciens…). Le aquacoles (poissons, mollusques, crustacés en production souhait des producteurs et des experts vétérinaires présents à intensive ou extensive). ce colloque est de rejeter toute réglementation spécifique sur

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REPORTAGE

Les Hommes…

RENCONTRES INTERPROFESSIONNELLES DE LYON Les 28 et 29 septembre derniers s'est tenue à Lyon la première édition des Rencontres Interprofessionnelles 'Aujourd'hui l'aquaculture'. Marquant du même coup l'abandon du salon de Bordeaux qui ne satisfaisait plus la filière, cette nouvelle formule avait comme objectif de proposer un concept différent, mis en place spécifiquement pour répondre au mieux aux attentes des professionnels.

Un concept, de nouvelles orientations Le salon 'Aujourd'hui l'aquaculture' est né du constat que la filière aquacole française ne peut plus générer des salons professionnels aussi importants qu'à la fin des années 1980. Son concept a donc été mis en place pour essayer de freiner la déperdition d'intérêt et de fréquentation que connaissait Bordeaux Aquaculture.

Les Hommes

L'organisation d'Aujourd'hui l'aquaculture' s'est ainsi mise en place selon 3 orientations majeures : ■ L'implantation géographique de la manifestation :

L'accès aux conférences et aux forums est inclus dans le tarif d'entrée déjà abordable du salon. Cela permet de proposer à tous les visiteurs des prestations 'plus' : accès à l'information et à la formation par exemples. Une prise en charge par le syndicat de la région concernée : Le syndicat professionnel de la région qui accueille la manifestation prend en charge son organisation (en l'occurrence l'ADAPRA à Lyon).

Côté visiteurs, le système mis en place avec entrée payante ou prépayée a permis d'avoir un décompte précis de la fréquentation. 1041 professionnels ont ainsi visité le salon dont 272 élèves et 120 personnes qui tenaient les stands exposants.

■ Un tarif d'entrée 'tout inclus' :

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Premiers constats Un constat s'entend sur la base des chiffres suivants : la fréquentation 'exposants' et la fréquentation 'visiteurs'. Côté exposants, 64 avaient fait le déplacement. Un chiffre encourageant si l'on considère la dernière édition de Bordeaux Aquaculture qui n'en avait compté que 38 et qui n'avait notamment pas réussi à fédérer autour de son projet des structures comme les établissements de formations ou de transformations qui étaient bien présents cette année. Cette réussite est sans aucun doute liée au fait que les espaces stands étaient proposés à des tarifs abordables.

Le site du nouveau rendez-vous n'est plus le même. Il est désormais itinérant en fonction des années, ceci permettant à chaque région d'être mise en valeur et qu'aucune d'entre elles ne soit privilégiée.

Ce concept intéressant diffère légèrement de ceux qui sont actuellement en place pour les grands salons européens ou mondiaux. L'objectif était ici cependant différent de ce type d'événements car 'Aujourd'hui l'aquaculture' avait l'ambition de refidéliser les acteurs de la filière.

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…Les hommes Comparer ces chiffres avec la dernière édition de Bordeaux Aquaculture 2004 est difficile. En 2004, AquaFilia avait été chargé de la réalisation du guide programme du salon. 3500 exemplaires avaient été imprimés à la demande des organisateurs et seuls 1300 numéros ont été distribués par les organisateurs. Ces chiffres ne donnent en rien une représentation fidèle du nombre de visiteurs mais ils permettent de se faire une idée de la fréquentation.

L'avis de professionnels

Quel est votre avis sur cette question ? A.F : Les professionnels ont certes besoin de se réunir mais la mise en place d'une partie exposants tous les ans serait à mon avis une erreur. Notre filière n'a pas les moyens aujourd'hui d'assurer une telle fréquence. De nombreux salons à l'étranger sont déjà prévus pour 2007. Si les salons français sont trop rapprochés, nous ne pourrons pas être présents partout. Il nous faudra donc faire des choix et forcément nous priver de communication sur certains évènements. L'organisation de telles manifestations une fois tous les deux ans me semble un bon principe. Restons sur ces bases.

Interview Aubert FAIVRE Export manager FAIVRE SARL AquaFilia : En tant qu'exposant, que pensez-vous de ce salon de Lyon ? Aubert FAIVRE : Nous sommes très satisfaits de cette édition. Alors que Bordeaux Aquaculture était devenu un rendez-vous qui nous coûtait très cher avec des tarifs de location de stands devenu trop élevés pour la profession, les organisateurs ont cette fois compris qu'il fallait revoir ces tarifs à la baisse. C'est essentiel pour notre filière car bon nombre de structures n'avaient plus la possibilité de s'engager sur leur propre salon national. La hausse du nombre de stands a été flagrante sur l'édition lyonnaise et je pense qu'elle a induit une fréquentation elle aussi plus importante. Ces bases doivent être maintenues par la suite. AquaFilia : Etes-vous satisfait de la fréquentation de ce salon ? A.F : Tout à fait. Nous avons rencontré tous nos clients et c'est bien là l'objectif de ce type de manifestation. Nombreux ont été les producteurs qui ont fait le déplacement. Une observation toutefois : les visiteurs des pays limitrophes (Belgique, Suisse etc..) qui n'étaient pourtant pas très éloignés du site d'exposition n'ont pas été très présents. C'est dommage. AquaFilia : Une édition 2007 des Journées Techniques de l'Aquaculture est envisagée. Les organisateurs ne savent pas encore si une partie exposition/stands sera en place ou si seuls les conférences et les forums auront lieu.

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Interview Isabelle BICHET Conseillère formation FAFSEA Aquafilia : Le FAFSEA était pour la première fois exposant au salon de l'aquaculture de Lyon. Que pensez-vous de cette édition ? Isabelle BICHET : C'était effectivement une première pour nous. Nous avions déjà été en contact avec l'ADAPRA sur des projets de formations à destination des professionnels. Ne connaissant pas votre filière, ce salon a été important pour nous. Il nous a permis de prendre contact avec la réalité de votre profession et de mieux cerner vos besoins et vos attentes. C'était très constructif. A.F : Si une prochaine édition venait à se mettre en place, souhaiteriez-vous y participer ? I.B. : Bien sûr. Comme nous l'avons déjà dit à l'ADAPRA, nous souhaitons avant tout être partenaires de votre activité, et ce, dans le long terme. Nous avons été heureux de participer au salon de Lyon cette année et nous espérons pouvoir de nouveau être partenaire des prochaines éditions.

Les hommes

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Quelques nuances… A entendre la plupart des professionnels présents lors de ces rencontres, que ce soit en tant qu'exposants ou visiteurs, les avis sont globalement positifs sur cette manifestation.

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Les hommes…

Si les résultats 'd'Aujourd'hui Aquaculture' semblent satisfaisants, la réunion bilan de la manifestation nous dira prochainement si dans le détail, ces résultats se révèlent véritablement à la hauteur des espérances des organisateurs et des professionnels. Nous reviendrons sur ce bilan dans un prochain numéro.

Les hommes

Ces propos sont cependant à nuancer compte tenu de ce qui a pu aussi nous être rapporté. Les organisateurs devront tenir compte de ces observations dans la mise en place de la future édition. Les forums organisés autour du hall d'exposition semblent avoir pâti de ce positionnement. Le manque de séparation physique réelle ainsi que le bruit induit par les visiteurs et les exposants semblent avoir provoqué une certaine gêne lors des forums. Pour certains d'entre eux d'ailleurs, nombre de spectateurs sont restés debout. Si cette formule de forums, au demeurant intéressante, doit être renouvelée, il sera donc nécessaire de porter plus attention à ces points afin de les mettre définitivement en valeur.

Une couverture presse plus importante que ce qu'elle n'a été, aurait également été souhaitable. Certes, la Presse Quotidienne Régionale et France 3 région sont venus assurer des reportages, mais excepté le mensuel 'Le Marché', aucun média de dimension nationale n'a couvert l'événement. Il est vrai que la difficulté de susciter l'intérêt des journalistes n'est pas nouvelle et que notre profession y a déjà été confrontée à maintes reprises. Il est devenu maintenant nécessaire d'arriver à communiquer au niveau national sur notre filière, sur la qualité et sur l'importance de son travail. Un premier pas a été fait avec les déjeuners presse 'Portes ouvertes / Fête du poisson du 1er avril'. Persévérer dans ce sens est indispensable, tout comme la mise en place et l'entretien d'un réseau presse propre à faire la promotion de nos métiers et de nos produits au niveau national.

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N°17

20/11/06

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OFFRE D’EMPLOI Pisciculture du nord de la France recherche technicien d'élevage qualifié (niv. 4 de la convention collective du personnel des élevages aquacoles). Expérience indispensable de plusieurs années en élevage de truites (alevinage et grossissement). Qualités recherchées : autonomie, sens de l'organisation et disponibilité ; des compétences en maintenance et /ou le permis poids lourds serait un plus. Poste impliquant des périodes d'astreintes. Poste évolutif pour candidat ambitieux. Adresser C.V et lettre de motivation à AquaFilia sous la référence OEnv06 qui transmettra.

Société d'élevage d'esturgeons située dans le sud ouest recherche : un cadre expérimenté, spécialiste en aquaculture. Missions : assister le directeur d'exploitation dans le suivi des dossiers techniques. Développer des projets de grossissement en France et à l'étranger. Gérer les achats. Compétences requises : aptitudes relationnelles, maîtrise de l'anglais indispensable et mobilité géographique. Formation Bac +2 à Bac +4. Adresser CV et lettre de motivation manuscrite à : STURGEON SCEA, 21 rue de la gare 33450 SAINT SULPICE ET CAMEYRAC e-mail : info@Kaviar.com

Petites annonces

Ecloserie de Guyenne recherche 2 ouvriers piscicoles en CDD pour la saison de reproduction de janvier à mai-juin 2007. Adresser C.V et lettre de motivation à : SAEG - 5 chemin des peupliers - 33660 SAINT SEURIN SUR L'ISLE e-mail : arnaudmalledant.saeg@wanadoo.fr

RECHERCHE SITE DE PRODUCTION Professionnel recherche pisciculture sur source à reprendre. Faire proposition au 06.19.96.21.31

RECHERCHE DE PARTENAIRES Etudiantes en école préparatoire Agro recherchent informations, documentation et expériences de professionnels concernant la prolifération des chlorelles et ses influences sur les écosystèmes. Prendre contact avec Céline GUIBERT : Tél : 06.83.25.14.85 e-mail : celine_924@hotmail.com

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Société d'élevage d'esturgeons située dans le Sud-Ouest recherche un technicien aquacole. Missions : adjoint du responsable du site d'un élevage en circuit fermé. Compétences requises : 3 à 5 ans d'expériences dans le grossissement de poissons en systèmes intensifs. Formation Bac +2 Adresser CV et lettre de motivation manuscrite à : STURGEON SCEA 21 rue de la gare 33450 SAINT SULPICE ET CAMEYRAC e-mail : info@Kaviar.com

RECHERCHE D’EMPLOI Jeune diplômé de Madagascar, possédant terrains importants, cherche partenaires financiers pour démarrer projets d'élevages aquacoles. Contact : bonheurc@yahoo.fr Tél : (00261) 32 42 657 92

Jeune diplômé en Aquaculture de crevettes cherche emploi. Contact : fernand@univ-mahajanga.mg

N°17 - Octobre /Novembre 2006

AquaFilia N°17  

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