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Février 2002

Bulletin de liaison de la Commission Plongée de la Fédération Française de Spéléologie Au sommaire de ce numéro :

Page 2 : Editorial - Joëlle Locatelli Page 3 : Grotte de la Balme - Fredo Poggia et Laurent Tarazona Page 5 : -1 15 à Bourg Saint Andéol - Xavier Meniscus Page 7 : Le Castor - P.E.Deseigne, Fred Badier et Yann Chevelot Page 1 O : Cul Froid - P.E. Deseigne

Page 12 : Le Cholet : Les fils d'Ariane - Çaby Hude, Xavier Meniscus, David Bianzani, Stéphane Roussel Page 20 - 2 1 - 22 - 23 : Compte rendu CIA Page 24 - 25 - 26 : Liste des cadres Page 27 : Info Doux de Coly Page 28 : Le Ressel Page 29 - 30 : Bibliographie siphons et plongeurs

Grotte de la POIRELLE M a r c Ferrante Ph. Wohrer P.E. Deseigne

Photo Joël Rimbourd


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Editorial : Joëlle Locatelli En ce début d'année, l'éditorial de ce numéro sera en forme de bilan. Une année rude pour la plongée souterraine, et la commission plongée en particulier. La disparition de Jean Marc LEBEL a consternée notre communauté. lnfo plongée va être cruellement amputé de son principal auteur. Un numéro spécial lui sera consacré prochainement. Je voudrais revenir sur les quelques points marquants cette année : Tout d'abord, le vote injuste à l'assemblée générale du certificat médical obligatoire pour les plongeurs, Je ne conteste pas du tout l'obligation de ce certificat, je suis même pour! Ce qui me choque et a choqué la majorité d'entre vous, c'est que cette obligation soit plus sévère qu'à la FFESSM. Que s'est - il passé ? Une incompréhension entre la Commission médicale et la Commission plongee ? Une incompréhension entre la commission médicale et le médecin du ministère ? Dans tous les cas, nous nous employons à faire modifier ce paragraphe. Le certificat médical devra pouvoir être établi par un médecin du sport ou un médecin agréé de la FFESSM. D'autre part la commission médicale travaille sur un projet de certificat spécifique FFS pour la plongée, car il est anormal d'être assujettie à une règle d'une autre fédération. Alors patience ... Le projet d'alliance avec la FFESSM n'a toujours pas abouti, mais notre DTN travaille toujours sur le projet de convention. Nous espérons vivement que les remous actuels au sein de la FFESSM ne remettront pas en cause ce beau projet, car pour l'instant notre seul point de contact commun est l'enseignement, et encore, pas toujours.. . Tous les projets d'envergure sont réalisés au nom de la FFESSM, par des plongeurs appartenant aux deux fédérations : Pourquoi ? de la (( Fédération du coeur et de celle de I'argent », il semble que seul persiste I'argent. Notre politique fédérale et notre budget ne permettent pas de financer les expéditions en France ou à l'étranger - Que sont les quelques centaines d'euros de la CREl par rapport à un budget expédition entièrement pris en compte : gaz, déplacement, logement, . . . Les stages régionaux se ressentent aussi de ce manque de moyens, puisque nous ne pouvons plus les aider, meme modestement.

Alors pour continuer à travailler, à motiver les plongeurs, il va falloir passer sans doute par une revalorisation de nos budgets ou une redistribution différente. Le bureau de la Co-plongée travaille a présenter des projets au comité directeur fédéral, qui nous le savons, ne manquera pas de nous apporter son soutien. L'accident des Fontanilles a amené une légère confrontation avec le bureau fédéral et le comité directeur, puisque la commission plongée a refusée de se prononcer sur les techniques de plongée employées. Si nous avions pu apporter la vision de ce qu'aurait du être cette plongée, si elle avait été réalisée en cas d'école, nous ne pouvions pas aller plus loin dans le jugement technique, sous peine de voir notre pratique mise <( sous surveillance B. Par exemple : Si nous ne transgressons jamais les règles au niveau de l'école, quel est le plongeur qui peut jurer ne plus jamais plonger au tiers ? Alors cela deviendrait, en cas d'accident une règle non respectée ? Et dans l'accident des Fontanilles, le plongeur de pointe a expose seulement sa vie. Pour entrer dans un autre sujet : lnfo plongée paraît avec beaucoup d'irrégularité - De fait, de moins en moins d'articles arrivent, et nous attendons d'avoir la matière pour boucler un numéro. En effet, la diffusion des explorations se fait maintenant très rapidement sur les listes du Web, et ainsi les articles demandent moins de préparation à leurs auteurs. Nous nous interrogeons sur l'avenir de notre publication, et si il s'avère que le manque d'articles persistent, nous reviendrons à la forme première d'info plongée, avant tout une feuille de liaison administrative entre les plongeurs et pas seulement des récits d'explorations. Ou alors nous suspendrons sa parution . . . Même si quelquefois il y a un peu de morosité dans l'air, le bureau de la CO plongée continue a travailler avec toute la foi qu'induit notre passion. Nous espérons que vous passerez une excellente année, pleines de belles explorations. Après tout, ce qui compte, c'est la plongee souterraine, et pas les problèmes administratifs. Que nous puissions surtout continuer à la pratiquer dans de bonnes conditions, sans accident (vœux pieux) et audelà des bagarres inutiles.. .


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GROTTE DE LA BALME Isère, hiver 2000 - 2001 (Frédéric POGGIA, Laurent TARAZONA) HISTORIQUE Située en Isère entre Crémieu et Ambérieu en Bugey, la grotte de la Balme s'ouvre au-dessus du village du même nom par un porche imposant. Célèbre pour avoir autrefois servi de refuge et de cachette, notamment à Mandrin, le célèbre Brigand, la grotte se visite depuis le début du 20 ème siècle. Sans concrétionnement particulier, La Balme offre cependant à ses visiteurs toute la palette des paysages spéléos : grande salle d'effondrement, cheminement dans des méandres étroits, fontaine de calcite, rivière et lac souterrain. C'est dans les années 50 que le clan des Tritons et l'union rhodanienne de plongée entreprennent l'exploration du siphon terminal. D'abord en apnée puis avec du matériel rudimentaire, ces premiers explorateurs franchiront les 80 premiers mètres du siphon et découvriront la galerie des pas chantants. En 1965, Jochen Hasenmayer reprend les explorations en scaphandre autonome et déroule 825 m dans le siphon, ce qui, à l'époque, représente un véritable exploit en plongée souterraine. En 1976, avec son équipe, Bertrand Léger reprend le Flambeau et sort le S 1 qui mesure 1025 m dont une centaine de mètres de couloirs latéraux donnant dans des cloches d'air (record du monde de plongée souterraine). En 1980, avec Frédéric Poggia, il franchissent le S2 (120 m, -20) et parcourent 500 m de rivière avec arrêt sur S3. Celui-ci est franchi par Bertrand et Fredo (40m, -4), 50 mètres après, ils passent le S4 (lOm, -3) puis arrivent sur le S5. Celui-ci est plongé en 1980. Il se divise en deux branches au départ : la branche de gauche ressortant et donnant sur un S6, puis celle de droite livrant accès à un méandre fossile remontant sur 50 m de développement et recoupant la rivière. Celle ci est alors remontée sur lO0m par Frédo qui s'arrête sur un ressaut, En 1984, lors d'une exploration en solitaire, Frédo franchit le S6 de la branche de gauche mais s'arrete sur une salle sans continuation visible.

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Reprenant alors la branche de droite, il progresse encore de 200 m en remontant la rivière dans un méandre haut et parfois étroit, s'arrêtant sur un ressaut nécessitant une escalade. En 1996, la topographie est levée jusqu'au S5 et une escalade est réalisée dans la salle de la présidente (à 570m dans le SI) livrant l'accès à un affluent avec arrPt sur siphon étroit. Pour la campagne 2000 voir info -plongée n O84/85 pages 22 - 23 et 26

Pâques 2001 Comme l'an passé, nous << remettons le couvert » en janvier 2001 et commençons à acheminer le matériel derrière de premier siphon. Afin de plonger le S6, nous devons stocker 8 bouteilles derrière le SI plus le matériel d'exploration classique. Ce sera chose faite fin janvier après 5 plongées. L'hiver étant encore moins clément que l'an passé, nous devrons attendre fin mars pour avoir des conditions correctes. Entre temps, la grotte a été en ((crue perpétuelle H, ce qui nous oblige à retourner vérifier le matériel avant d'entreprendre la pointe. le' avril 2001. Premier week end de beau temps depuis déjà plusieurs mois ... c'est presque dommage d'aller sous terre ! ! ! A 10h30, nous entrons dans la grotte. Le niveau de l'eau est encore un peu élevé, mais ça ne devrait pas gêner la progression. Après s'être minutieusement préparé, nous nous retrouvons à l'entrée du S1 à 12h30. Juste le temps de raccrocher un petit kit de nourriture et nous plongeons. Tristesse : la visibilité est mauvaise. Tout juste deux mètres. Nous sommes déçus et hésitons un instant. Dans la cloche des 100 mètres, je m'aperçois que j'ai perdu le kit que j'avais raccroché. Décidément, ce n'est pas le jour. Je fais donc demitour, ressort du S 1, replonge et le retrouve collé au plafond à 5 m du départ. Nous voilà repartis vers l'aventure. La visi reste très médiocre, mais nous pouvons progresser avec les propulseurs jusqu'à 570m. A partir de là nous finirons à la palme. A la sortie du S1, nous laissons le Bi 181, grimpons les deux ressauts et nous retrouvons au bord du S2. Le fait d'avoir préparer nos kits pour la suite de I'explo nous fera gagner un temps précieux. A partir de là, nous partons avec un tri dorsal panaché (61, 31 et 21) plus un relais dc 41 pour franchir le S2 (120m, -20).


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En sortant du S2, Fredo pose son sac et va se baigner dans le lac. Mais que fait-il donc, on n'est pas à la plage ici ! ! En fait, alerté par un bruit de cascade, il vient de repérer un affluent actif inconnu. D'habitude, le niveau de l'eau étant moindre, il n'y a pas de cascade et on ne fait pas attention à cette arrivée qui est de plus dans notre dos. Nous voilà donc partis dans de la première plutôt que prévu. Après l'escalade de 3m, nous suivons le cours d'eau dans une galerie de 2x2 en partie comblée par des remplissages d'argile. Au fur et à mesure, nous nous baissons, puis passons à quatre pattes et butons sur un siphon après 60 m de progression. Revenus au S2, nous remettons nos sherpas et reprenons notre progression. Le S2 est suivie de 300 rn de galerie active. Chaotique au départ, elle fait rapidement place à une large rivière calme où la beauté du paysage nous fait oublier nos charges. Nous franchissons le $3, le S4 dans la foulée et, après une magnifique galerie rectiligne de 4x2m nous arrivons devant le S5. Après chacune des deux étroitures, nous installons des morceaux de chambre à air qui nous permettront de les anticiper au retour dans la (( touille B. La sortie du S5 est toujours aussi peu accueillante. Pour éviter de se changer dans la boue, nous avançons dans le méandre et trouvons un endroit propre mais un peu exigu. Nous défaisons donc nos tri pour ne garder que la 31 et la 21 qui nous servirons à plonger le S6. Chose faite, nous repartons vers le fond. Le franchissement de la marmite de géant avec des gros sacs est moins aisé que l'an passé et nous devons nous faire passer les charges. De même, le méandre actif, franchi aisément avec un petit kit devient une véritable corvée. Ce n'est qu'au bout de 200 m que nous quittons le fond du méandre pour continuer en opposition sur de magnifiques banquettes blanches ou la progression devient presque agréable. 11 faut toutefois rester très vigilant. Nous franchissons le terminus de 1984 par une opposition très aérienne et arrivons au S6. Il est 18h30. Frédo va ((jeter un masque >) pour vérifier si ça passe . . . .c'est bon, c'est assez large. Nous préparons donc nos bi, partons à la ((cueillette aux cailloux )) pour lester les sacs et, après avoir repris quelques forces, nous attaquons au S6. Pour la plongée de ce siphon, il faut mettre les palmes 10m avant et avancer sur les genoux

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jusqu'au départ car la boue est omniprésente et on ne peut y tenir debout. On amarre le fil et nous voilà partis. Le siphon est en fait un laminoir de 3 mètres de large et l m de haut dont le fond est tapissé d'argile fluide et où il est impossible d'amarrer le fil. Nous sortons au bout de 10m dans une cloche d'air, amarrons le fi1 et replongeons. Le plafond s'abaisse un peu, mais en se collant bien par terre, ça passe et au bout de 20 m , nous émergeons et entendons le bruit de l'eau. Celle-ci arrive d'un puits en forme d'ellipse (4x2m) et haut de 10m, il est taillé dans la r o ~ h e mère et il n'y a aucune trace d'argile. Par contre, il nous faudra du matériel d'escalade adapté pour franchir cet obsatcle. Le retour du S6 se passe bien sûr sans aucune visibilité, mais sans problème. A sa sortie, nous nous restaurons avec du café chaud et quelques barres énergétiques, puis entamons le retour. La loi de la pesanteur aidant, le méandre passe mieux au retour, mais c'est pas encore ça et l'arrivée au S5 est un réel soulagement. Nous ré équipons nos tri bouteilles et replongeons dans le S5 ou la visibilité est toujours aussi nulle ! ! ! Nous enchaînons le S4, S3: la galerie, le S2, et arrivons au S 1. Nous prenons le temps de déballer nos sacs, mangeons un peu, préparons du matériel à ressortir et nous immergeons dans le S 1. A 570m, nous reprenons les propulseurs, à 400 m les relais de 91, et malgré la (( grève des locos )> vers 300m nous ressortons du S1 à 3H30 le lundi matin après 15 h d'explo. Pentecôte 2001 Suite à notre plongée de Pâques, et afin de profiter de la logistique déjà en place ( derrière le SI, nous avons encore du carbure, du matériel spéléo, nos sherpas.. . ) nous avons décidé de retourner dans la foulée derrière le S6. Pour cela, il nous faudra (< simplement >) ramener les 8 bouteilles stockées derrière le S 1, les regonfler et les ramener avec du matériel d'escalade en plus (cordes, spits, amarrages... ). Quatre plongées nous permettront de venir à bout de ce long travail de préparation. En ce dimanche de pentecôte, nous nous retrouvons donc devant le lac pour une troisième grande explo, le matériel pour le S1 étant porté depuis la veille. Les orages de ce matin nous ont contraint à attendre pour voir l'évolution de la météo, aussi ne nous mettons nous à l'eau qu'à 15h30. Peu importe,


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le ciel était bleu dehors et nous partons l'esprit tranquille, c'est le principal. Notre immersion dans le siphon 1 nous procure toujours le même sentiment de plénitude et c'est toujours à cet instant que nous quittons nos tracas quotidiens pour rentrer dans un autre monde. Ce coup ci, les locos ont été révisés, les batteries sont neuves, et ça se sent ! ! ! A 570m, nous les déposons pour finir calmement à la palme. Derrière le SI, nous prenons nos sacs soigneusement préparés à l'avance et nous partons dans le S2 avec chacun une 41 pour le S2, une 6L pour les S3,§4,§5 et deux 2L pour le fond mais qui seront en sécurité pour doubler la 6L. Derrière le S2, siphons et galeries s'enchaînent (( paisiblement )) jusqu'au S5. Dans ce dernier, la visibilité est bonne et nous permet d'apprécier les dimensions <( honorables » de ce siphon... sans parler de ses deux étroitures (<visqueuses ». Derrière, nous recommençons notre rituel familier : on défait les tri, on prépare les bi 2L pour le fond...tout ça dans une atmosphère très boueuse. Une fois les préparatifs finis, nous partons vers le fond, repassons le méandre aquatique et étroit, re-franchissons le pas d'oppo (( de plus en plus aérien )> du terminus 1984 et arrivons au S6 6 heures après notre départ du S 1. Ici, une plage de boue accueillante nous permet de préparer nos sacs et de faire chauffer de la soupe et du café, ce qui est bien réconfortant. Nous repassons le S6 en amarrant le fil sur des cailloux que nous avions soigneusement (<sanglés )) avec des chambres à air pour remplacer les plombs que nous n'avons pu amener et arrivons à la base du puits entrevu lors de notre dernière explo. Celui-ci est en fait un affluent de la rivière qui arrive par un 7èmesiphon à l'aplomb du puits. Enthousiastes, nous plongeons donc le S7 en espérant déboucher dans la suite de la rivière. Malheureusement, au bout de 20m à -2, ce dernier

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siphon, boueux, devient impénétrable et nous force à rebrousser chemin. Nous entreprenons alors l'escalade du puits. L'escalade est aisée, mais on est «loin de la maison )>. Après un point d'assurage ((psychologique )) à 6 m du sol, j'arrive sur un palier à 18m. De là je distingue une arrivée étroite 15 m plus haut (à faire en artif). Estimant que le jeu n'en vaut pas la chandelle, je plante un spit et redescend rejoindre Frédo L'explo de la Balme semble finie de ce côté, il ne nous reste plus qu'à ressortir. Ce sera chose le lundi matin à 8h30 après 17 h d'explo donc 4h en plongée. Cette explo marque l'atteinte des extrêmes amonts de la Balme à plus de 3 kms de l'entrée, dont plus de 1400m. de siphons. Certes quelques affluents restent à voir, mais les espoirs de développement sont faibles. La balme n'en demeure pas moins une grotte fantastique combinant aussi bien une superbe plongée (le S 1 de 900 m) qu'une fabuleuse explo en fond de trou avec toutes les difficultés de ce genre d'exploration (préparation de la pointe, portage, étroiture en plongée, escalade, opposition... ) Remerciements Pour ces deux campagnes d'explorations, nous tenons à remercier : 9 Pour l'autorisation d'exploration : Monsieur le Maire de la Balme les Grottes, Monsieur JC LUBRANO, Monsieur R. DELUERMOZ, les guides de la grotte. Pour les portages jusqu'au premier 9 siphon :, Bernard AVIGNON et Serge FORUWSKI du B.B.S., Pierre LICHERON, Françoise et Audric POGGIA, Catherine, Véronique et Eric TARAZONA 9 Pour les portages en plongée: David BIANZANI avec l'équipe des pompiers de Grenoble et Christophe LAJOUX. VM/M/N/M////M/N/M/#/M/M/~////N/M/#/#/M/M/N/M/#/#////M////M/Kt/#/M////M/#/M/N/HM"hW/AVH/AVN/A

COMPTE: RENDU - Lieu : BOURG ST ANDEOL Profondeur : -115 ni - Objectif : Prise d'échantillons .-

Avec le CNRS et l'université de Nice et l'initiative de Philippe AUDRA, nous avons organisé cette plongée dans le but de réaliser des

prélèvements de concrétions dans la zone de - 80m à - 1I5m. Philippe conduit actuellement des recherches sur l'origine des réseaux noyés. Participants : MENISCUS Xavier : plongeur de pointe, BIANZANI David, ROUSSEL Stéphane, HUDE Gabriel, GUILLERME Laurent, TARAZONA Laurent, LAJOUX Christophe, LAJOUX Anne Sophie, plongeurs d'assistance Arrivée sur le site du Petit Goul de Bourg St Andéol le matin du 02/12/2001 vers 9H30 nous commençons à installer le matériel et je lance Ies

i I

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premières plongées de portage pour installer les gaz dans le puits, à 700m de l'entrée. Le niveau de l'eau est bas, à 20 cm de la margelle. Nous n'aurons pas de courant et bien sur, beaucoup de visibilité, mais l'eau se chargera vite avec le passage des plongeurs. David descend à - 48m pour installer 2 x 12 L Stéphane descend à - 9m pour installer 2 x 15 L 02. Gaby descend avant le puits, dépose 1 x 12 L, et à - 30m pour installer 1 x 15 1. Laurent G. installe à 400m de l'entrée, une bouteille d'air de sécu. GAZ utilisés : Oxygène pur ( décompression ) - Nitrox 65% ( progression et décompression) Nitrox 40% ( décompression ) - Nitrox 28% ( progression et décompression) - Trimix 20/35 ( progression et décompression) - Trimix 12/59 ( progression ) - Air ( gonflage vêtement ) - Air ( sécu ). A l'arrivée du dernier plongeur d'assistance, je commence à m'habiller et m'équiper de mon bi 20 de mélange fond, et à 13H32 je pars avec mes 2 bouteilles de 15 litres de mélange mon saturant ( Nitrox 65% ) pour effectuer les 700m de galerie. La progression est rendue difficile dans les 200 premiers mètres, par le plafond assez bas et avec mes 2 gros relais sur moi, et la visibilité assez médiocre. Mais je connais cette résurgence par cœur et Gaby m'aide à réaliser cette première partie, et comme à mon habitude, je marche au fond, ce qui me permet de ne pas me fatiguer, de consommer très peu, et surtout, de ne pas trop souffrir de la chaleur, car pour cette plongée profonde, je me suis équipé chaudement. J'arrive tranquillement après 38 rnn de plongée et après avoir consommé 50 bars sur mes 2 bouteilles de Nitrox. Je dépose une de mes bouteilles, pour prendre un Nitrox 28% et j'attends 10 mn pour respecter le run time de mes tables. A t. + 50 rnn, je commence ma descente jusqu'à - 15m et dépose mon deuxième Nitrox 65% pour ma déco future et je passe sur mon Nitrox 28% pour descendre à - 48m. De cette profondeur, je pars avec un Trimix 20135 que je dépose à - 72m. De là, je pars avec mon mélange fond. Je descends très vite dans cette galerie tortueuse et je suis surpris par un bruit assourdissant. Je vérifie mes éclairages, la visibilité est magnifique et tout va bien. Le bruit s'amplifie de plus en plus alors que cela doit être le silence le plus absolu. Mais je comprends très vite d'où cela vient, en passant devant la conduite d'aspiration des eaux de Bourg St Andéol, qui plonge verticalement sur la droite,

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que Bertrand LEGER avait installée dans les années 80. Je continue à descendre très vite et je suis en avance sur mon run time. J'ai prévu de rester 10 mn dans la zone profonde pour effectuer mes prélèvements. A T + 20 mn je suis arrivé à - 1151n avec 5 mn d'avance. Je stoppe, et regarde le puits qui descend verticalement. J'ai plus de 30m de visi. et j'admire ce spectacle, éclairés avec mes puissants phares. Je suis hyper clair grâce à ma PNE de 35m. Je fais vite demi-tour et j'entame la remonté du puits terminal pour effectuer mes prélèvements dans la zone profonde de -1 00m à -80m. Je prends mon temps, grâce à l'avance que j'ai sur mes tables. J'utilise le marteau, que j'ai emmené avec moi et commence à détacher la roche et les concrétions que je trouve en chemin et les range soigneusement dans ma sacoche. Arrivée à -72m je retrouve mon mélange intermédiaire ( il me reste 140 bar dans mon dorsal )et je commence mes paliers à -54m. Je retrouve Laurent T. quelques mètres plus haut et lui fais signe que tout va bien, et à -48m, je passe sur mon Nitrox 28%. Il restera à mes cotés jusqu'à -30m pour récupérer 2 bouteilles et la plaquette ou je donne les infornlations pour la surface. Je continue mes paliers avec mon Nitrox 40%, et 65% à partir de -15m, tout en me restaurant de compotes et de lait concentré. J'entame mes paliers à 1'02, lorsque je retrouve Christophe et sa femme. Je leur fais remonter mon Nitrox 65% en haut du puits, pour mon retour, et je leur donne à ramener mes 2 bouteilles de Nitrox 28% et 40% que je gardais en sécu. Arrivé au palier de 3m, je récupère mes 2 Nitrox 65% et j'entame mon retour sur mes 2 B15 0 2 . J'ai sur moi un total de 6 bouteilles, plus mes gueuses. J'ai enlevé mes palmes, et je marche dans la galerie avec tout mon attirail. Après 300m de progression, je récupère en plus la bouteille sécu., ce qui me fait maintenant 7 bouteilles sur moi au total. Lorsque la galerie commence à rétrécir et que je ne peu plus avancer, chargé comme je suis, je stoppe, et je finis mes paliers à 1'02 en attendant David et Stéphane. Une fois la jonction faite, je leur donne les 2 B15 d'O2 et la 9 L de sécu et nous rentrons ensemble, moi en respirant sur mes 2 15 L de Nitrox 65% non saturant. Je sors après 4H15 de plongée, très peu fatigué, je n'ai absolument pas souffert du froid, et envie d'uriner. Je sors de la vasque et me déséquipe vite, pour montrer à Philippe les échantillons que je lui


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rapporte. Il iile remercie, satisfait de ce que je lui ramène, et rangeons vite le matériel car la nuit et tombée, et nous finirons notre journée à boire un coup dans un bar de Bourg St Andéol, afin de remercier toute l'équipe de leur collaboration, tout en leur racoiltait iila plongée. J'atteilds, maintenant avec impatience, les résultats des analyses des échantillons, que Plîilippe fera dans les semaines qui viennent.

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CASTOR, un animal à la queue plate .... ! Lorsque Fred (Badier) m'a téléphoné pour ine proposer de I'accompagiier dans une plongée à

Tables générée sur Décoplamer : GF 25 & 60 117 mn de décompression Profondeur illaxi : -1 15nl Temps total de plongée : 4H15 Encore un grand merci à toute l'équipe MENISCUS Xavier

la source du Castor, dans les gorges de l'Ardèche, je lui ai dis o~ii,sails iiiên~econsulter les hautes instances familiales quant aux disponibilités printanières, faisant confiailce à leur légendaire tolérance... Tout d'abord progrunnîée début mai, la visite a été reportée à la Peiltecôte. La pluie gonflait le cours des rivières et les plongeurs par la même occasion. Remplis d'optimisine et d'ambition, nous rêvions déjà de sortir le siphon, d'escalader la salle, de trouver une galerie vierge, de découvrir les fabuleuses peintures rupestres. Entre deux songes, nous préparions nos mélanges. Enfin, le jour du départ est venu. Après avoir reinpli la Kangoo avec les blocs, le compresseur, les propulseurs et tout le reste, je quitte l'agitation franciliell11e.


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A peu près au même moment, Yann U Chevolot délaisse le temps de ce weeb end, les alpages helvétiques, pour nous donner un coup de main pour la mise en place de toutes les bouteilles dans la source. Le lendemain, nous voilà tous réunis au bord des gorges. Nous entassons avec soulagement les charges sur le téléphérique du camping des Templiers ! Nous évitons ainsi un portage ((monstrueux ». Tout le matériel est descendu en 5 ou 6 navettes. Enfin nous pouvons charger les canoës pour acheminer en deux voyages l'ensemble des blocs à l'entrée de la source. Cette remontée de l'Ardèche, à contre courant pour atteindre l'entrée présente deux risques majeurs. Le premier, se retourner avec tout le matos et le voir s'enfoncer des les eaux dorées de la rivière. Ensuite, essayez de prendre l'autoroute à contre sens, un jour de départ en vacances... ! Les hordes de kayak nous fonçaient dessus sans aucun égard pour notre

bouteilles. Magique.. . ! Et moi pauvre spéléo de l'âge de pierre, je me traîne avec mon fardeau.. . Enfin le dimanche matin, après une bonne nuit, nous sommes prêts à parcourir les 600 mètres qui nous séparent de notre quête. A l'heure où les nudistes du camping se découvrent, nous enfilons les polaires et les combinaisons étanches. Nous nous harnachons de tous nos accessoires indispensables. C'est parti, la course contre la montre commence. Nous nous sommes fixé 40 minutes maxi pour atteindre le point bas vers -68. Tractés par les propulseurs, nous palmons pour accroître notre vitesse. Nous redécouvrons cette grotte magnifique. La galerie explose de beauté, grande, large, blanche, sublime ! Les images reviennent. La roche claire se détache de la pénombre. L'eau limpide laisse nos éclairages puissants se difîuscr au loin. Notre progression est rythmée par les arrêts

le téléphérique chargement et pour notre aspect pachydermique. Ensuite, nous partons tous les trois déposer et les des blocs de déco, de relais dans la galerie. Soit une douzaine de bouteilles environ, Fred partait un peu plus léger que moi, car équipé de son double recycleUr, il parvient à réduire la taille et le nombre des

incontournables. Fred change d'embout et avec un recycleur cela prend un certain temps. (11 faut bien des inconvénients quand même . . . !). J'en profite pour prendre le large, car avec mon Apollo, je ne tiens pas la distance contre le Zep. NOUSsautons de relais en relais. A chaque fois, j'en profite pour admirer cette merveille de la nature. Fred me double plein pot et je le rejoins quelques instants


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plus tard. Nous entamons le parcours bas, dans la zone des - 50. La progression se ralentit car en plus du bi 20 dorsal, j'emmène deux blocs pour la décompression de l'autre côté. Le mélange ternaire remplit son rôle, c'est « l'effet Dive Cool >) ! Nous abandonnons les propulseurs, suspendus au fil comme du linge à sécher sur la corde. Nous sommes en avance de 5 minutes sur nos prévisions, ça baigne ! Nous entamons la remontée. Nous frôlons le plafond, nous effleurons l'arrête rocheuse. La galerie resplendit de beauté et moi j'éclate de bonheur. Un peu plus loin nous passons au-dessus d'une lame de calcaire, ajourée. La galerie se divise en deux, nous passons dans la partie haute, et nous apercevons le sol en dessous de nous, à travers la << lucanie >). Les dimensions du conduit doublent, triplent peut être.. . Mes yeux émerveillés tournent en tous sens, afin de saisir cette merveille. L'eau toujours aussi limpide nous permet de profiter totalement de ce trésor. Je ressens le même émerveillement du gamin devant une vitrine de Noël. La mâchoire pendouille, le souffle coupé, j'engloutis cette vision féerique. Punaise que c'est beau. Immense, une beauté démesurée, une overdose. Le grand slloot ! Bon il faut redescendre du petit nuage et attaquer les paliers. Nous remontons la pente d'argile et nous rentrons dans un autre nuage, moins poétique, celui de la touille. Ceci dit, avec Cul Froid, je ne crains plus rien de ce côté là. Après l'attente momentanée, nous sortons. Du moins, nous essayons de trouver la sortie. Je butte sur un plafond, très vaste, aux proportions de la galerie. Après un tâtonnement momentané, nous émergeons enfin dans la salle. Ca y est , comme nos glorieux prédécesseurs, nous venons de sortir le Castor. D'autres l'ont fait avant nous, peut importe. Le plaisir reste le même. Nous inspectons la salle, à la recherche de la suite tant attendue. Nous inspectons aussi les abords inondés immédiats. Mais à priori rien ne se révèle à nous. Il s'agit d'une faille aux parois glaiseuses et abruptes. Après 20 minutes à farfouiller de CI de là et devant l'absence de suite

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(adieu galeries vierges, peintures rupestres et sculptures pariétales.. . .) nous décidons de quitter les lieux rendus inhospitaliers par la présence de gaz carbonique. La visibilité jusqu'au point bas a sérieusement diminué. Nos barbotages sur la pente d'argile auraient affecté celle c i ? Ensuite, nous retrouvons l'eau claire, nos propulseurs et nos relais.. . Je profite des derniers moments de plongée pour voler encore des images fabuleuses. Je dérobe ces impressions furtives, d'eau limpide, de bleu profond. La longue litanie des paliers s e déroule lentement et sans surprise. Nous nous posons enfin à 6 mètres et nous attendons sagement la permission de sortir de Monsieur Déco. (Celui qui décompresse plus blanc. .) Ici la grotte ne ressemble en rien à la partie plus éloignée de l'entrée. Les dépôts et les sédiments recouvrent la roche et le sol. Une ambiance sombre et grise règne dans le coin. Un nuage sale nous enveloppe. Nous croisons Yann, il vient aux nouvelles et il va vider la source de toutes les bouteilles que nous lui avons laissées. Le moins possible, bien évidemment. On n'est pas des salops ! Nous ressortons tous, chargé comme des mules, mais si heureux de cette belle ballade souterraine. Nous entassons l'ensemble sur les bords de la source. Et là nous respirons à plein poumons l'air chaud et parfumé de cette soirée de printemps. Le soleil brille encore, le ciel bleu couvre le haut des gorges Des canoës retardataires terminent la descente. Et encore une fois, je déborde de joie et de bonheur devant tant de beauté et de plaisir. Le rêve du Castor se termine mais il en reste encore tellement d'autre.. .Nous ne sommes pas prêts de tous les assouvir et de les réaliser et c'est tant mieux.


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Expédition Nationale FFESSM Conune tout le monde, la perspective de tirer du d'un gainiil à fil ine plonge dans la joie et l'excitatio~~ la veille de son anniversaire. Une plongée de préparation (et d'anniversaire, je viens de vous le dire, 2 ans d'exploration à Cul Froid ...) le jour des feux d'artifices nationaux ine permet de déposer Lin bloc relais à 150 mètres et un autre à 280 mètres de l'entrée. En ce début de plongée, je décolle avec l'aisance d'une superforteresse chargée jusqu'à la gueule. Un bi 20 litres et deux 12 litres, le tout en latéral, vous imaginez l'l~ydrodynamisme! Je retrouve un peu de légèreté après le premier largage, mais l'équilibre est rompu et je bataille dur pour conserver l'assiette. Bon, enfin, je lâche le deuxième colis et il s'écrase dans le coussin d'argile. Une semaine plus tard, le ciel bleu et le soleil embellissent cette journée d'été. Le jour J ! Je prépare toutes ines bouteilles, 2 pour la déco, une pour la sécurité et les 2 vingt litres pour le fond. Six blocs d'un coup ! Si, si, je vous promets, Cul Froid est truffée d'étroit~ires. Sous le poids anonnal de toutes ces bouteilles, le fatlx plancher, juste à l'entrée se dérobe d'sin seul coup ! Trois inètres carrés de cailloux dégringolent d'un étage, un mètre plus bas. Quelle surprise bruyante et troublante ! Le micro cataclysme s'enteild de l'extérieur et un nuage monstrueux d'argile

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s'échappe de l'entrée. Je quitte cet effondreinei~tet je m'enquille le seconde étroiture, avec un soupçon d'inquiétude quant à la solidité de cette grotte. Je dépose un 18 litres d'oxygèile et un 6 litres de sécurité à 6 inètres. Quel panard ! Je ine jette dans le puits, la visibilité est grandiose, au iuoins 5 à 6 mètres. Je dépose un 7 litres de Nitrox 50% à 18 inètres pour la déco et en route vers I'incoliilue et audelà. Soucieux de limiter la casse pour les paliers, je i vite. Je tartine afin de rejoindre le tenniilus a ~ plus négocie les virages au frein à main, je dévale les pentes bille en tête et malgré les étroitures je parviens avec 5 minutes d'avance sur la inoyeiule habituelle ! (Je vous promets j'ai pas pris d'EPO.. . .) Je prends le denlier relais, je m'enquille dans un passage étroit, une faille de 3 à 4 mètres de haut, large d'à peine 80 centimètres. Je frotte, je racle, je me tracte avec les inains, je palme comme une bnite, ça y est, je suis passé ! En dessous, le vide noir, gris antl~racite,à peine perceptible dans le halo laiteux des phares. C'est parti. Je me laisse tomber vers le point bas. Je touche la pente con~poséed'~i11mélange de sable et d'argile. Je glisse au-dessus, léger conune un 747 au décollage. J'abandonne le relais à moins 45, avant un abaissement du plafond. Je passe le point bas et j'arrive enfin au terminus, j'accrocl~emon fil et allez 011 y va ... ! Bien évidem~erit, malgré une (< flottabilité parfaite )), je baigne dans un nuage de brouillard jaunâtre. Je glisse en lévitation sur Lille dune d'argile repérée la dernière fois, persuadé de trouver la suite derrière. Erreur, la paroi s'élève verticale, à perte de vue.. . ! Je vais vers Ia droite et je retrouve le courant. Une voûte s'ouvre au-dessus du sol, là sur la droite. Je m'enfonce dans la galerie et 20 mètres plus loin, je débouche à nouveau dans une grande salle. Et là, je perds à nouveau le courailt. Forcément, j'effectue ~111 tour en bas, au ~zivea~ide l'éternel matelas voluptueux. A priori rien ! ? Bon, je grimpe.. . . ! Je quitte mon alnarrage a inoiils 40 et je remonte lentement le long de la paroi. Moiils 35, rien, moins 30, rien, inoins 28, rien ! Ou du iuoins, un gros nuage ine tombe dessus, lenteiuent mais irrémédiablement. Le plafond ne se trouve certainement pas très loin. J'effectue plusieurs tours dails la salle, 4 x 4 environ. xi de Bon s'ai atteint la profondeur i ~ ~ a a~i-dessus laquelle je ne veux pas aller. J'arrive sur mes


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cinquième. Je barbotte dans le brouillard, allez je me casse. Je rembobine, l'étiquette 410 mètres rentre dans le bobinot. Je retourne en bas, je coupe le fil et je redescends vers le point bas. Comme d'habitude, mon cocon de coton m'accompagne tout le long du retour. Je traîne les deux relais le plus loin possible. Je récupère les 2 Nitrox et j 'abandonne le 12 litres air à 150 mètres. Je taille la route, plein pot. Je me jette la tête la première dans la faille au niveau du toboggan d'argile. Je calcule ma trajectoire au plus large. Car je me vois mal avec mes 4 blocs, la tête en bas et les pieds en l'air. J'imagine déjà la suée et la grosse colère pour sortir d'un traquenard pareil. Enfin, je passe le point à moins 36. A partir de là, c'est fini. Temps aller et retour, 70 minutes. J'entame la déco. Je remonte doucement. Arrêt à 21 mètres, à 18, à 15, à 12, à 9 et à 6. Et là pendant presque une heure, je médite sur ma pointe de radin. Trente mètres de découverts.. . !Quelle misère ! Tu parles d'un pointeur ! Pacotille ! 70 minutes pour parcourir 800 mètres, 10 mètres minute, tu parles d'une moyenne ! Bon si je veux me trouver des circonstances atténuantes, je peux toujours mettre en avant les ctroitures, les nombreux passages qui raclent, les YoYo, etc... Mais bon quand même. J'oscille comme ça entre la joie d'avoir découvert 30 mètres de plus, deux salles magnifiques, encore une parcelle de terra incognita ! Mais en même temps, la déception de ne pas avoir trouvé la suite, de voir encore une fois la galerie nous prendre pour des wagonnets de montagnes russes, m'exaspèrent.

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Bon, après trois heures dix de plongée dont 100 de paliers, je ressors en pleine forme. Je marche... Vu le profil spécial petite bulle coinceuse, je blinde la déco. Plutôt trois fois plus ! J'exagère 1 Oui, oui, mais je préfère me les peler un peu plus longtemps et reculer l'éventualité d'une visite au caisson. Il est 5 heures du soir, le soleil s'éclate encore dans le ciel bleu. L'Anglin coule peinard. Les petits oiseaux gazouillent, je repense à tout là bas et déjà je regarde la prochaine plongée où je retournerais au fond pour voir encore un peu plus loin comment ce sera. Voilà une belle ballade souterraine et une belle journée d'été. Le lendemain, je replonge peinard pour vider la source des 2 dernières bouteilles. J'emmène un Nikonos et je grille une pellicule. Je ne me fais pas des illusions sur les résultats, mais bon, il faut bien essayer. J'expérimente les joies du fil, de la touille, de le flottabilité, du courant, du flash, de l'appareil.. . . . Avec ça, si je parviens à sortir 2 ou 3 clichés potables, je serais heureux. Bon, bien maintenant, il ne nous reste plus qu'à méditer sur la prochaine pointe. Comment améliorer les gaz, optimiser la déco, etc... Et puis la prochaine fois, je me fendrais peut être d'un peu plus de distance... REMERCIEMENTS : à la FFESSM, au Club Latonniccia de Gif. Vieux Campeur et aux établissements Bulles Maniacs. Aout 200 1


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LA MYSTERIEUSE GROTTE DU CHOLET La grotte du Cliolet se situe au dessus de Saint Laurent en Royans, dans les gorges de Combe Laval. Pour y accéder, nous en~pruiîtons la D239 jusqu'ati inonastère orthodoxe, puis ~111 chemin forestier, accessible uniquement sous autorisation et eii véhicule tout terrain. Une longue inarche nous conduit sur un cl~enlin chaotique, et difficile, avec tout le inatériel de plongée qu'il nous faut emporter a clîaque fois pendant presque une heure, en suivant la rivière du Cliolet jusqu'à son exutoire teiîiporaire, en paroi sud du cirque de Combe Laval, a 25 111 au dessus d'un lac, qui constitue la voie d'accès principal au réseau souterrain de plus de 2 kni connus, to~rjoursde direction plein sud, qui se trouve sous la foret de Lente. Des colorations à la grotte du Brudour, ont inontré la liaison avec le Cholet Les différentes explorations, depuis plus d'un siècle, ont montré le fort potentiel de ce réseau, et du fait, de voie d'accès difficile et un clieininement sous terrain très technique, en plongée, comme en galerie exondées ( cl~eniinée, escalade, puits, opposition, portage), à été très peu exploré, et seul une équipe très aguerrie ont pu si aventurer. Pl~isieurs tentatives infnict~~euses,ces dix dernière années, ainsi que l'historique, le coinpte rendu et la topo détaillée de Maurice CHIRON, nous ont décidé, cet été, à tenter cette expédition. Et pour cela plusieurs sorties devront être réalisées. Le 23 juillet 2001 : Première sortie, pour JO FAVRE, David BIANZANNI, Stéphane ROUSSEL et Xavier MENISCUS pour rééquiper la paroi, en remplaçant la corde, pour monter a la grotte.

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Plus de 3 iieures d'escalade et de travail pour Stéphaile, le griinpeur de la bande, et à JO seront nécessaire pour installer une nouvelle corde et de nouveaux points d'amarrage, pour sécuriser l'accés. NOLISplongeons le S 1 et découvroils une eau très froide ( 5°C ), inais cela n'entame en rien notre motivation, et inalgré nos con~binaisons trop fines, iious réainéiiageons sommairement sa sortie sur 50 111 de puits et de ressauts verticaux, dans le bruit assot~rdissant d'une cascade, par des points ainarrages naturels, grâce à un ilivea~ixd'eau encore très haut, qui sans cela n'aurait pas été possible, et nous entamons notre première exploratioii jusqu'au S3. Nous soinines gelés, inais les escalades qui se succèdent, et la beauté des lieux, nous récl~auffenttrès vite. Nous explorons les moiildres départs, passons plusieurs voûtes mouillantes en apnée, nageons dans des lacs so~lterrains avant de retrouver le fil qui plonge dans les eaux cristalline du S3, mais LI^ incident sur u i ~des détendeurs de Xavier, iious poussent a rebrousser chemin. Nous redescendons jusq~i'au S 1 pnideinment, car tous les amarrages, cordes, et inousquetons sont bien usés, et I~OLIS savons ~t pour nos procl~aiiies qu'il faudra t o ~ rééquiper sorties, et surto~itnous habiller plus clia~ideiizeiit. Le 26 juillet 2001 : Nous équipons la sortie du SI par de nouvelles cordes et de nouveaux points d'amarrages, et pendant que Gaby HUDE fait une Topo du S 1 et de la partie exoridée jusqu'au S3, Stépliaile et Xavier plonge et rééquipent par un nouveau fil le S3. Après 150 in, ils sortent enfin la tête de l'eau, et tout en nageant dans le lac souterrain qui alimente le siphon, nous poussons des cris de joie et nous notis congratulons en pensant que peu de personnes, ont pu voir ce que étions en traiii de découvrir. Malgré les différent récits que nous avions pu lire, c'est toujours uii éi~ierveillement de découvrir un réseau souterrain a~issigraiid. Sur plus de 1,5 km, la rivière souterraine du Cl~oleta sculpté la roche de façon très diverse, et les reliefs et concrétions se succèdeiit très rapideineiit. Nous découvrons successiveineiit des roches très érodées par le passage de I'eau, des laines d'érosions très coupantes ( nos vêtements néoprènes s'en souviennent encore ), des coups de gouges, des i~iarmitesde géant, de la mousse de crue, des dents de coclion~des planchers stalaginitiques, des draperies et


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fistuleuses ; enfin tous ce que le monde Le jour de la pointe Nous sommes le souterrain et l'eau peut créer. samedi 18 août 2001, il est 9 h 25 rnn du matin. Gaby vient de finir sa garde de 24 heures aux Nous avançons en suivant la rivière, pompiers de Valence, et il entame son petit parfois, nous la voyons disparaître sous nos dkjeuner lorsqu'il entend le bruit de moteur du pieds, nous traversons des salles gigantesques ( 4x4 à Stéphane. Après avoir chargé son matériel salle Julie : + de 50 000 m3 ), et des galeries dans son coffre ils partent chercher Xavier, qui plus de 10 m de diamètre, mais parfois nous les attend toujours au même endroit et vers la rampons lors des passage étroits , nous nageons même heure. Depuis quelques semaines nous souvent, nous passons des voûtes mouillants en faisons la même route pour arriver à notre apnée lors cela est nécessaire, et après plusieurs objectif : passer le terminus à POGGIA dans le heures, nous retrouvons enfin le fil à Fredo S4 et voir la suite. POGGIA qui plonge dans les eaux limpides du S4, et fmstrés, nous faisons demi tour, et Après un parcours en tout terrain, nous pensons déjà à l'organisation d'une plongée commençons la marche d'approche qui pour passer le s'annonce terminus. toujours aussi difficile par la Le 30 juillet charge que nous 2001 : David, supportons sur Stéphane et Xavier le dos. Pour continuent le accéder à cette rééquipement des mystérieuse siphon jusqu'au S3, grotte, il nous en prévision du faut suivre le portage des bouteilles cours de la pour le jour de la rivière, pendant pointe. presque une Le 08 août 2001 heure avec tout : Stéphane, Xavier et notre matériel, sa femme Hélène où l'escalade est montent dans la de rigueur et où grotte, toutes les les rochers y bouteilles et le sont très matériel, pour le jour glissants. J, qui approche. Lorsque Le 12 août 2001 nous arrivons au : Gaby, Stéphane et pied du << Cholet Xavier portent, )) nous faisons jusqu'à la salle Julie, tous les 3 notre les 4 bouteilles de 9 habituelle pose litres pour notre future casse-croûte car plongée de la semaine nous savons prochaine et montrent qu'aujourd'hui à Gaby le départ du plus que les S4. Nous aurions pu autres jours plonger ce jour là, faudra Fin du chemin d'accès et arrivée de Gaby Hude au Cholet mais nous avons puiser dans nos préféré ne pas prendre réserves. Après une montée sur corde de 25 de risques, à cause de la fatigue du portage des 4 mètres pour accéder à l'entrée et monter tout le bouteilles sur une telle distance, nous faisons matériel, nous nous équipons de nos donc demi tour une nouv elle fois. combinaisons néourène et de tout notre « attirail Au total plus de 4 heures de Ont n qui nous de faire face à toutes les été nécessaires, dont 28 passées sous terre pour difficultés, arriver à ce jour. Il est 13 heure et nous descendons par MENIScUS Xavier l'échelle dans la vasque de départ, et traversons le SI rapidement malgré l'eau froide (5°C) qui


INFO - PLONGEE IV0 87 nous glace, notre visage protégé par le masque et le détendeur. Pour sortir du S l il nous faut gravir 2 escalades consécutives dans le bruit assourdissant d'une cascade et de la rivière souterraine. Puis une marche dans les rochers et dans l'eau nous mène jusqu'au S2 où nous nageons tout en admirant le plafond éclairé par nos jeux de lumière. Nous continuons notre progression lente mais sûre pour arriver jusqu'au S3. Ce magnifique siphon, large de 3 à 4 mètres et d'une profondeur de 11 mètres nous fait palmer sur plus de 150 mètres pour stopper à notre 1er point de rendez-vous. Au menu : bananes séchées, lait concentré sucré, crème de marron et nous sommes repartis pour plus de 1 km pour rejoindre la salle JULIE où nous attendent les 4x9 litres que nous avions posé précédemment. Notre déplacement est par moment ralenti par la forme des rochers érodés par l'eau et aussi coupants que des lames de couteaux. Dans l'effort nous ne réalisons plus que très pcu d'hommes ont eu la chance de découvrir ses couloirs remplis de stalagmites et de stalactites d'une rare beauté. De plafonds bas décorés par des coulées stalagmitiques, aux marmites remplies de petits cailloux aussi lisses et ronds que des billes, nous continuons notre difficile parcours. Enfin, il est 17 heure, et nous arrivons à la salle JULIE où nous récupérons les bouteilles pour rejoindre le départ du S4 : notre 2ème point de rendez-vous. Nous profitons de ce moment calme pour goûter le thé chaud. Et nous préparons Stéphane avec (< Amour >>. Il est 19 heure et nous savons tous les 3 qu'à partir de ce moment nous sommes proche du but tant convoité. Après un petit repos, Xavier aide Stéphane à s'équiper de manière à lui rendre la tâche plus facile et de lui laisser le temps de se concentrer. Stéphane est à la fois plein d'enthousiasme et de volonté mais il reste méthodique de manière à ne rien oublier qui compromettrait cette plongée. Nous l'accompagnons jusqu'au départ du S4 et d'un geste rapide, il commence à pénétrer dans ce boyau si transparent et attirant avec une cadence de palmage sûre et énergique. Pour Xavier et moi, l'attente sous les couvertures de survies a commencé dans une ambiance humide et silencieuse. Au bout d'lh45 mn, un grand cri de joie traverse nos pensées, Stéphane vient de sortir du $4. Il a déroulé 300 mètres de fil de première et parcourue 150 mètres env. en exondé pour arriver dans une salle bouchée par

PAGE No 14 des grands blocs (Trémie S4 420 mètres env.) Pour continuer cette aventure avant de faire demi tour, Xavier retourne plonger dans le S4 pour rééquiper le fil sectionné au retour de Stéphane et fait demi tour après avoir parcouru 250 m env. Puis vers 22 heure nous commençons à rebrousser chemin, et nous déposons 2x9 litres dans la salle JULIE et gardons les 2 autres de façon à ce que Gaby plonge un siphon situé après le S3 (40m de fil + 60 m de galerie voir +++) susceptible de rejoindre la galerie principale. Ce n'est qu'à 4 h 30 mn du matin que nous sortons à l'air libre le corps épuisé mais l'esprit remplie d'images et de bonheur, pour finalement arriver sur Valence vers 6 heure du matin pour nous coucher, vidés. Nous retournerons chercher les 2 dernières bouteilles et déséquiper, un mois plus tard, avec David. Nous continuerons pendant plusieurs mois nos explorations par le dessus, par la forêt de Lente, où de nombreux scialets, et grottes sont susceptibles de communiquer avec le collecteur principal du Cholet Ce n'est que le commencement de la compréhension du bassm d'alimentation du plateau de la forêt de Lente TPST : 16 heures - Distance totale parcourue sous terre : + de 5 Km - 350 m de fil déroulé. Gabriel HUDE La plongée du S4 Après un repos de quelques minutes et un thé chaud soigneusement préparé par Gaby et Xavier, je m'équipe lentement, concentré sur ma plongée, et à ce que je vais trouver après les 250 mètres de Frédo. Je suis prêt, Xavier et Gaby me donne un dernier coup de main, pour m'avancer avec mes 4 X 9 litres, et je pars dans le 54, avec 2 bouteilles en dorsal et 2 en ventrale. Gaby prend une dernière photo. Motivé et la rage au ventre, je m'engage dans le siphon tant espéré, et je me rends compte que ceci et l'aboutissement de plusieurs jours de travail. C'est grand, presque circulaire ( 6 m par 4 m ), je suis bien. Le froid de l'eau ( 5"c ) ne me gêne en rien. Mon volume est très appréciable, malgré quelques infiltrations sur l'un de mes bottillons. Je suis le fil de Frédo, tout en contemplant le décor, avec une visibilité d'environ 15 mètres. Je me régale... ..A environ 150 mètres du départ du S4, le fil de Poggia et coupé, je m'en doutais, mais cette surprise reste amère. Mon dévidoir, sur lequel est enroulé 330 mètres de fil métré, rentre en action. La jonction des deux fils fût rapide, et me voilà reparti dans cette faille ( 10 par 2 m ). En dessous se trouve


INFO --PLONGEE No87 - -un ressaut de 8 mètres et au dessus une cloche d'air ( " Cloche LISA " :L=25 m, 1= 2 m, H= 3 m ), j'en profite pour la visiter, la tête hors de l'eau, je fais un tour d'horizon à 360°, mais rien me débouche, ce n'ai pas la suite. Je replonge, le dévidoir reprend sa fonction, mais de temps en temps, le fils vient se prendre dans la robinetterie de mes bouteilles relais, je positive.. . .Ze n Arrivé à un point bas, -17 m, à 300 m du départ, me voilà face à une grenouille terrestre. Je doute, et en la regardant bien, je me demande par où a-t-elle bien Pu arriver jusqu 'ici. Cela annoncerait il la fin du Cholet, vais je déboucher à la surface ? Je reprends ma plongée, à 400 m du départ du S4, je me trouve devant une faille qui remonte. A 450 m au dessus de moi, le miroir. Une poussée d'adrénaline me pousse à accrocher le fil autour d'un bloc et à sortir. Devant moi, un couloir aquatique d'une trentaine de mètres. Je nage jusqu'à avoir pied et sort péniblement de l'eau pour progresser sur un plancher percé de marmites d'érosions. Je pose mon scaphandre juste après un petit lac peu profond. Derrière, je découvre une galerie ( " Galerie de la Grenouille " : 6 m par 5 m ) d'une longueur de 100 mètres. Une trémie obstrue mon parcours ; avec déception, je ne trouve aucun passage à travers les blocs. En redescendant, je vois sur la gauche un petit boyau ( 1,50 m X 1 m ). En y entrant, de la mousse de crue attire mon regard. Je décide de continuer par là. Je progresse sur une dizaine de mètres, ça continue ! Mais il est temps de faire demi tour, car cela fait bientôt 1 h 30 que je suis parti, Xavier et Gaby doivent m'attendre impatiemment, dans le froid et l'humidité de la galerie post S4. Ce passage me laisse perplexe.

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Cela est il la fin du S4 et la fin du Cholet ? J'en doute. Le retour ce passe sans trop de problème, content de cette première et aussi de retrouver Xavier et Gaby autour d'un thé chaud, qui m'assaillent de questions. Trop Heureux, Xavier retourne plonger le S4 pour rabouter le fil, cassé

Stéphane Roussel lors de mon retour, que je n'ai pus raccrocher, avec deux de mes bouteilles à moitiés pleines. Je tiens a remercier Gaby, Xavier et David pour leur portage et leur soutien moral, sans eux, le première n'aurait pas pu être envisagée ainsi que JO et le club spéléo des pompiers de Grenoble pour leur aide matériel. Stéphane Roussel Pour tous contacts : Xavier.meniscus@wanadoo.fr

Emergence de Goule Noire Commune de Reneurel, Isère Carte IGN 3235 OT - TOP 25 Autrans X :848,40 - Y : 3313,02 - Z :680 m Dénivellation : + 100 m, Développement : 1500 m

Une première sortie et un plâtre Après la résurgence du Cholet et quelques tentatives sur le plateau de la forêt de Lente, qui n'ont pas abouti, notamment au scialet des Satyres, nous avons decidé, pour fêter


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la création de notre association (( !es fils d' Ariane )) ( comme père et fils ), de pprter notre attention sur l'émergence de Goule Noire, située sous le pont du même nom, dans les gorges de la Bourne, dans le Vercors. Cette émergence possède un débit d'étiage annuel de 0,3 m3/s, un débit moyen de 1,5 m31s. et des crues pouvant atteindre 34 m3/s. Elle est, du point de vue hydrologique, la seconde du Vercors, après Bournillon ( voir page 5 1 de <( Spéléo dans le

David Bianzani Vercors » éditsud. C'est encore Fredo Poggia qui détient, depuis 1988, le terminus dans le S5 arrêt sur autonomie, à 220 m, prof. -17 m Une première plongée a été effectuée en reconnaissance, par Stéphane ROUSSEL, David BIANZANI et Laurent YLLA en fin d'année 2001 jusqu'au départ du S2. La progression se fait à l'intérieur de diaclases, inclinées et verticales. Il est décidé d'y revenir plus tard, pour équiper en corde, les passages difficiles. Nous nous retrouvons en ce jour du 05 janvier 2002, avec Stéphane, Laurent, Gaby HUDE et Xavier MENISCUS, en l'absence de David, parti en voyage de noce au Mexique, plonger dans les eaux chaude des Cenotes, au Mexique. Car aujourd'hui il fait très froid, au moins 10 degrés en dessous de O et il nous faut une certain dose de courage, ou de folie, pour nous déshabiller et enfiler nos combinaisons en Néoprène gelées. Mais nous savons, qu'à 1' intérieur il fera plus chaud. Avec ce temps sec et

froid, le niveau des eaux est relativement bas, et nous commençons notre plongée dans le premier siphon, long d'une soixantaine de mètres. Nous sommes partis en léger, avec chacun, un bi 4 litres. Je comprends tout de suite d'où viens le nom de Goule Noire, du fait de la couleur très sombre de la roche. Des la sortie du S1, je me rends compte de l'étroitesse du milieu, et j'envie certains d'entre nous, qui sont équipés à l'anglaise. Avec Steph, nous installons des cordes dans les diaclases verticales, pour pouvoir atteindre le S2, dans le bruit de cascades d'eau qui coulent autour de nous. Une fois tous les 4 arrivés, en haut, nous faisons attention à un puits vertical, où s'engouffre l'eau, qui coule du y S2. Nous installons une main courante, pour le franchir. là, nous De commençons notre progression en plongée. Steph part devant avec un dévidoir et je le suis pour accrocher le fil derrière lui. Suivrons plus tard Gaby et Laurent, le temps de rééquiper le S2 et S3, car le fil de Fredo a été complètement arraché par la puissance des eaux. De nombreux points d'amarrages naturels facilitent notre progression. Par 2 fois, le fil s'emmêle dans le dévidoir, et à mi chemin, dans le S3, nous changeons de touret, le premier étant vide. Tout cela prend du temps, et nos petites bouteilles se vident rapidement à la profondeur de -14 m. Mais, après avoir déroulé 150 m, dans le S2 et S3, nous sortons enfin la tête hors de l'eau, et découvrons une grande galerie et un mur d'eau devant nous. Nous décidons de déposer nos bouteilles, et de continuer jusqu'au départ du S4. La roche est toujours aussi glissante et noire et l'escalade de la cascade en est rendue plus difficile, surtout en 1' absence de corde. Nous savons qu'il faudra revenir, pour en


INFO - PLONGEE No 87 installer une, le jour de la pointe. Nous montons comme nous pouvons, avec l'eau de la cascade qui nous tombe dessus. Nous sommes obligés de garder nos masques de plongée sur les yeux, pour réussir à voir quelque chose. A mi chemin, nous rentrons dans une nouvelle diaclase, et Steph continu seul l'escalade pour apercevoir plus haut, le départ du S4. Mais il commence à ce faire tard, et nous rebroussons chemin. Le retour see fait plus rapidement et je profite un peu plus du site en -plongée, n'étant plus concentré sur la pose du fil. Je prends même un peu de temps pour explorer un peu plus les siphons 2 et 3. En sortie du S2, il nous faut toujours, faire attention au puits vertical et nous commençons la descente de la diaclase. Et c'est là que les choses ce gâtent. Je passe le dernier, et commence ma descente. Gaby étant parti sur la droite, Laurent sur la gauche, je décide de passer par le milieu. Là, est mon erreur. Arrivé en bas, je me retrouve les pieds dans le vide, à un mètre du sol, sans aucune prise pour me tenir. Je cherche désespérément un appuis où poser mes pieds, et demande aux autres de me donner un coup de main, mais dans le bruit des cascades d'eau, personne ne m'entends, et avec le poids des bouteilles et des plombs, je finis par lâcher prise, sur un sol qui n' était pas tout à fait plat. .. A la réception, j'ai senti une vive douleur me transpercer la cheville droite. Mon pied venait de rentrer dans une petite marmite de géant. Sur le coup, personne ne fit attention à mes cris de douleur, et très vite, je pris conscience de la gravité de ma blessure, surtout à l'endroit où nous nous trouvions. Je n'arrivais plus à poser le pied par terre. Je savais, que j' avais au moins une grosse entorse, et que maintenant, il me fallait continuer, dans ces conditions douloureuses. -

PAGE No 17 Avec l'aide de Gaby, je continue difficilement sur le chemin du retour, me reposant souvent, épuisé par la douleur qui me transperce la cheville, mais je sais qu'il me faut rentrer le plus vite possible, avant que ma cheville ne se refroidisse trop. Dans ces moments là, on ne fait plus attention à sa combinaison, et qu'il est bon de se faire glisser sur la roche dans les passages étroits ! Il ne me tarde qu'une seule chose en cet instant, c'est de retrouver I'eau du SI, pour me débarrasser de

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Xavier Meniscus l'apesanteur, et sortir. La plongée fÙt plutôt un repos pour moi, et en sortant la tête de I'eau, je retrouve Steph et Laurent, partis devant, qui plaisantent sur le temps qu'il m'a fallut pour rentrer. Je leurs apprends ce qui m'est arrivé et très vite, ils s'organisent, pour assurer rna sortie et me ramener aux voitures, plus haut sur la route. Une fois Gaby sorti avec le reste du matériel, que je n' ai pus prendre avec moi, ils se répartissent mes charges, et nous remontons péniblement, j'appréhende le moment ou il va falloir se déshabiller car il fait toujours aussi froid dehors et il me faudra retirer mes chaussures et ma Néoprène avec ma cheville qui me fait de plus en plus mal et que je ni arrive plus à bouger. Finalement, tout cela ce passe plutôt vite et bien, et nous rentrons sur Valence rapidement, pour que je puisse passer des radios qui montreront une belle entorse, qu'il me faudra plâtrer.


INFO - PLONGEE No 87

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INFO - PLONGEE No87 PLONGEES A LA RIVIERE SOUTERWINE DE VAL SUZON Jean-François BALACEY, ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DE COTE-D'OR Cela fait déjà plusieurs années que nous avons terminé nos plongées à la rivière souterraine de VAL SUZON sans avoir publié. Aussi, pour éviter I'oubli de nos travaux et, peut être, relancer l'exploration, il m'a paru utile de résumer ces découvertes. La rivière souterraine de VAL SUZON, appellation courante dc la grotte de ROCHECHEVRE, est située sur la commune de PRENOIS, à quelques centaines de mètres du village de VAL SUZON. En 1961, deux individuels entreprennent la désobstruction des blocs qui encombrent le fond du vaste porche, un des plus grand du départerncnt de la COTE-D'OR. Ils débouchent dans une rivière qu'ils indiquent au Spéléo-Club de DIJON (SCD) qui parcourt 2540m jusqu'à un siphon, le lac CASTIN. En 1971, l'ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DE COTED'OR (ASCO) découvre la galerie de la cascade disparue et atteint le terminus actuel, un siphon à 1800 m de l'entrée. En 1973, I'ASCO parcourt la galerie de septembre noir, étroite rivière active. La grotte atteint 4312 m. Le §CD plonge le lac CASTIN puis en 1979 l'étroit siphon terminal sur une vingtaine de mètres. La cavité retombe ensuite dans l'oubli. D'une visite solitaire, en septembre 1973, j'avais gardé le vague souvenir que le terminus de la galerie est du réseau d'octobre était un siphon ou un passage bas à désobstruer. Des contacts avec le §CD avaient montré qu'il n'avait pas été franchi. Seul le siphon terminal avait été plongé sans déboucher. Aussi je décide mes collègues et, le 15 septembre 1991, nous voici à 5 devant l'obstacle qui se révèle n'être qu'une simple voûte mouillante, vite franchie. Arrêt 170 m plus loin sur un siphon reconnu sur 15 m. Le 09 août 1992, l'équipe est forte de 7 personnes. 2 plongeurs de soutien aident 2 plongeurs de pointe qui passent une série de sept courts siphons et s'arrêtent faute d'air dans un S8, plus vaste et plus profond. Le 30 août 1992, 7 personnes sont à nouveau réunies. Pour réduire le poids des sacs, seuls Seb et Jef vont au terminus. Là, Jef trouve une cheminée puis s'arrête à un point bas étroit (-7 m). Le retour donne lieu à quelques sueurs froides car son coéquipier sera temporairement perdu... Il nous apparaît alors que nous avons atteint notre limite car aller au delà nécessiterait un portage de bouteilles 7 1, plus lourdes et plus encombrantes que nos 4 1 et difficilement compatibles avec le gabarit

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des galeries, larges de 60 cm parfois. Nous contactons alors notre ami Jean-François DUTZ, plongeur émérite. En juillet 1994, avec quelques amis et pompiers, il atteint notre terminus sans dépasser le passage bas qui m'avait arrêté. Plus tard, il me dira avoir regretté que nous ne l'ayons pas assez averti du caractère étroit de la partie découverte. En effet, le portage est pénible et le matériel souffre autant que les hommes. Mais DUTZ est persévérant et, une semaine plus tard, il revient en technique anglaise et franchit l'obstacle. II parcourt 20 m de galerie exondée, passe une chicane et se retrouve face à un nouveau siphon qu'il plonge. Hélas, la galerie se pince sous l'eau et, même à l'égyptienne, ça ne passe pas. Il semble que ce soit terminé de ce côté et que le point final soit proche de celui atteint par le plongeur du §CD. La découverte est donc de 270 m de galeries étroites en diaclase, dont 100 m noyées avec deux étroitures dont une élargie (voir la topographie jointe). La grotte de Rochechèvre développe donc 4705 m. Les perspectives de découverte restent les siphons terminaux de la galerie de la cascade disparue, même si le plongeur qui les a tenté était d'un bon niveau, car cela reste la seule voie pour découvrir l'origine de la rivière. Autre possibilité, désobstruer le fond du gouffre du Creux Percé, à PASQUES, sans doute la t6e de réseau. Le réseau de la glacière semble plus favorable que les laminoirs boueux des réseaux PIOT. Bon courage, car bien des spéléos ont essayés ces 50 dernières années.. . La visite de rivière souterraine de VAL SüZON ravira les amateurs de randonnée aquatique. Seule la fin de l'été ou une autre période de grande sécheresse permet de franchir la voûte basse à 80 m de l'entrée. Ensuite, en néoprène complète, la visite jusqu'au lac CASTIN (1600 m de I'entrée) est une belle course, défilé de roches corrodées et de marmites, suite de diaclases avec bassins où l'immersion est fréquente, l'argile assez rare,. On trouvera des descriptions détaillées dans les références suivantes : « topoguide spéléo en Côte-d'Or )>, ASCO 18-1991 p.106-107, ((guide pratique de la spéléologie en Côte-d'Or D, supplément à Sous le plancher, 1987 p.70-71 et (( grottes et canyons » de Pierre MINVIELLE, 1977 p. 156-157. Ces ouvrages peuvent être obtenus via « Le bouquineur )) 95 rue Jean-Jacques ROUSSEAU 21000 DIJON (03 80 66 50 84). Participants aux explorations ASCO de 1991-92 : Laurent GARNIER (RHINOLOPHES), Vincent GIRAUDET, Rémi PATAILLE, .Ji' RENARD, Yannick, Florent PATAILLE (plongeur), Cosimo TORRE (plongeur), Sébastien VERGER (plongeur), Jef BALACEY(p1ongeur).


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COMMISSION INTERFEDERALE D'AGREMENT FEDERATION FRANÇAISE D'ETUDES ET SPORTS SOUS - MARINS FEDERATION FRANCAISE DE SPELEOLOGIE

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COMPTE RENDU DE LA REUNION C.I.A. - 27 JANVIER 2002

Présents : Philippe BOMPA, Franck AUBER, Daniel NOUAILLAC, Patrick BOLAGNO, Christian LOCATELLI, Philippe BIGEARD, Jean - Pierre STEFANATO, Nelly BOUCHER, Marc STATICELLI, Serge GILLY, Frank VASSEUR, Patrick MUGNIER, Christophe DEPIN, Alain GERMAIN, Philippe BRUNET, Jean - Michel HAUTAVOINE, Marc DOUCHET, Serge CESARANO, Yannick GUIVARCH, Michel PHILIPS, Claude TOULOUMDJIAN, Joëlle LOCATELLI. Absents excusés : Marc BELTRAMI, Laurent MESTRE, Philippe MOYA

Avec l'accord de l'ensemble des présents, les différents points de l'ordre du jour ont été abordés dans un ordre différent de celui de la convocation.

1 - Rajouter un critère « éthique » pour les agréments de cadre : - Proposition de modifications du document de la CIA concernant les brevets de cadre. (2emepartie du Référentiel formation Plongée souterraine ). Marc DOUCHET fait la lecture du document final qui a circulé par me1 et qui a été revu et corrigé par différents cadres. (Cf en annexe) Ce texte qui ajoute un critère sur l'éthique fédérale à la nomination des cadres est adopté à l'unanimité. La remise à jour du Référentiel concernant les conditions d'agrément des cadres sera faite par Nelly BOUCHER.

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2 Spéléo Secours Français : présence de Frédo POGGIA à 16h00 pour le remplacement du poste de CTN plongée. Nous apprenons maintenant que Fred POGGlA ne se déplacera pas pour 16h00 comme prévu. - Proposition à la C.I.A. du schéma secours élaboré en réunion de travail du 26 janvier 2002 à Lyon. Jean-Pierre STEFANATO présente le schéma existant et pointe les différents dysfonctionnements liés aux secours plongée. La proposition est faite aux membres de la CIA de défendre la paternité complète de la gestion des secours en plongée par les plongeurs.

Proposition : Cadre du nouveau dispositif : Cette proposition consiste à remplacer le CT plongée national, par un groupe de conseillers techniques plongée compétents à l'échelon national. - Par ailleurs, cette proposition appelle une nouvelle définition des rôles des Conseillers Techniques Départementaux et des Conseillers Techniques Plongée.

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Cible et compétences : Ce groupe serait composé d'une dizaine de personnes motivées dont l'expertise et les compétences sont reconnues et possédant du fait de leur engagement dans des expéditions plongée souterraines le savoir-faire nécessaire en secours plongée. - Leurs compétences devront être élargies à la pratique des secours en général et devront intégrer le sens du relationnel et de la diplomatie - Une disponibilité évidente sera demandée

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Sur le terrain : Une cellule complète devra, pour chaque secours, être activée : Directeur de plongée, responsable matériel, responsable de la main courante, secrétaire ...

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Les conventions départementales secours ne pouvant être modifiées pour assurer la désignation des CTPN, l'intérêt est de tendre à travailler en accord avec les CTD, sur un même plan, chacun dans sa spécificité . Réorganisation : nomination des Conseillers Technique Plongée Nationaux Les CTPN seront issus probablement des CPIR, (ce qui ne signifie pas que tous les CPIR deviendront systématiquement CTPN) qui disparaîtront ensuite. La répartition géographique sera notamment revue. Ce schéma sera présenté aux responsables du S.S.F. lors d'une prochaine réunion prévue le 6 février.2002. Joëlle et Christian LOCATELLI seront les représentants et interlocuteurs pour la CIA.

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3 Point sur les jours d'encadrement 2001 et sur le renouvellement des agréments de cadre pour I'année 2002 : - Bilan des jours d'encadrement validation des moniteurs et initiateurs : Encore cette année, le constat est fait sur l'absence de certains rapports de stages. La validation des iours d'encadrement devant se faire au vu de ces rapports ; I'année prochaine les journées d'encadrement non-consignées sur un rapport ne seront plus validées. Les cadres moniteurs et initiateurs ayant satisfait au nombre de jours d'encadrement pour I'année 2001, sont reconduits pour I'année 2002.

Quelques cadres ne sont pas agréés pour 2002. Ils leur appartient d'encadrer en 2002 pour retrouver leur statut de moniteur ou d'initiateur. - Mise à jour des listes des moniteurs et initiateurs agréés pour 2002 par Michel PHlLlPS - Cf. liste jointe Agrément de Patrick MUGNIER : Les différents dysfonctionnements techniques, pédagogiques et déontologiques dans les stages de PATRICK MUGNIER sont les suivants : - utilisation du label stage pour préparer et réaliser des expéditions (Bourg ST Andéol) - envoi de stagiaires seuls en siphon pour faire du portage de bouteilles en vue de réaliser une expédition personnelle (Bourg ST Andéol). - Non-respect des contenus de stages tels qu'ils sont définis au titre du Référentiel Formation Enseignement de la plongée souterraine - Manquement aux règles d'éthiques fédérales notamment concernant le respect pour les travaux des autres plongeurs (Font Vive - Les Fontanilles) Patrick MUGNIER ne conteste en aucune manière les faits énoncés. RI


Eu égard à ces nombreux dysfonctionnements et au compontement général de Patrick MUGNIER notamment au niveau de l'éthique fédérale, l'unanimité des membres présents de la CIA juge qire Patrick MUGNIER n'entre plus dans les critères d'encadrement et décide ne pas renouveler son agrément de moniteur. Les stages de Patrick MUGNIER, annoncés dès novembre pour le calendrier 2002 sont placés, par décision du bureau de la F.F.S., sous tutelle de I'Ecole Française de Plongée Souterraine.

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4 Nomination des nouveaux moniteurs et initiateurs pour 2002 Les nouveaux cadres sont nommés pour l'enseignement : - Nouveaux moniteurs : Patrick BOLAGNO - Christian MORE - Serge GlLLY - Nouveaux initiateurs : Pierre BOUE - Jean - Marc BELIN - Gérald BEYRAND Medhi DIGQUTH - Eric JULIEN - Francis BQRNEAT - Nicolas BROSSELIN

Sont refusés pour cette année : - Renaud BOUTINON pour absence de dossier - Pierre - Eric DESSEIGNE : pour absence de dossier et conformément à l'avis de la CIA au manquement à I'éthique fédérale. A eux de présenter leur dossier suffisamment tôt avant la prochaine C.1.A

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5 Le sujet est abordé de la publicité des stages sur les listes du WEB, dans les magasins et les piscines de quelques régions. II est rappelé que I'objectif des stages reste la prévention. Les stages doivent s'adresser aux plongeurs qui en font la démarche. Faire du recrutement à tout prix ne peux n'est pas l'objectif de la communauté plongée souterraine. La lecture est faite du courrier signé par Pierre BOUDINET et Christophe DEPIN qui s'inquiètent de cette publicité et de l'accroissement du nombre de stages.

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Ci Bans le but de pratiquer une harmonisation des documents de stage entre les deux fédérations : demande d'agrément, rapport de stage ..., Michel Philips présente un nouveau document. Ce document est à rapprocher de celui de la FFS déjà existant et ayant fait ses preuves depuis 1991. Michel Philips se charge de compiler ce travail et de faire une proposition.

s Rappel divers concernant les stages et leur organisation Comme il avait déjà été rappelé, les stages bi-fédéraux. ne sont pas (( légaux ». En effet' un stage ne peut être réalisé sous une seule entité (F.F.E.S.S.M ou F.F.S.). Par contre, il est possible d'y accueillir des stagiaires des deux fédérations. A charge pour eux de prendre la licence de la tutelle organisatrice (licence-assurance passager). Lorsque la convention entre les deux fédérations sera réalisée (comme prévue-depuis février 2001) ce problème sera résolu. I

- L'organisateur administratif d'un stage ne peut être que sous le label d'une seule fédération - L'organisateur administratif d'un stage n'est pas forcément un moniteur - Le directeur d'un stage doit toujours être un moniteur même s'il n'est pas l'organisateur administratif - un moniteur doit toujours être présent sur chaque site de plongée - Les initiateurs-stagiaires doivent toujours plonger sous la surveillance d'un moniteur - Un cadre pour un stagiaire à encadrer


- Le référentiel Enseignement de la plongée souterraine doit être respecté. Le Référentiel Enseignement va être modifié et réajusté notamment en ce qui concerne les brevets fédéraux.. Toute modifications complémentaires à apporter sont à envoyer à Nelly BOUCHER qui se chargera de la remise à jour. Le document sera approuvé à la prochaine CIA. P Propositions de modifications à transmettre avant le 30 avril 2002, par me1 à nellyboucher@aol.com)

r Certificat médical Les plongeurs doivent désormais remettre un certificat médical annuel à leurs clubs de spéléo. (responsabilité de chaque président de club). Il appartient au responsable d'un stage de plongée souterraine, quelque soit son entité, de vérifier que chaque cadre possède un certificat médical à jour. Cette vérification est évidemment obligatoire pour les stagiaires en formation, depuis toujours. 7 - Questions diverses i Equivalence CMAS : - Une fois encore, nous interpellons Claude TOULOUMDJIAN sur le mode de délivrance des équivalences CMAS pour les cadres en plongée souterraine Français. Lorsque nous organisons des stages à I'étranger ou encadrons des plongeurs à I'étranger, il conviendrait de présenter un document ou label officiel. - En janvier 2000, plusieurs cadres avaient fait la demande écrite auprès de Claude TOULOUMDJIAN, accompagné d'un chèque pour obtenir la carte CMAS. Seulement quelques moniteurs ont reçu leurs cartes ; les autres attendent toujours.

- Philippe BRUNET, moniteur de plongée souterraine depuis 1991, doit prochainement encadrer des formations au Mexique et en Grèce, réitère sa demande auprès de Claude TOULOUMDJIAN. Ce dernier répond qu'il refuse de délivrer la carte CMAS à Philippe BRUNET, pour des raisons personnelles. - II rajoute qu'il délivrera des équivalences CMAS, seulement si nous acceptons de mettre en place des brevets de plongée souterraine en France. - Alain GERMAIN prend alors la parole pour confirmer que le label CMAS est une équivalence de fait avec un diplôme fédéral, qui permet d'obtenir une carte CMAS, moyennant 35 F. II rajoute que cette délivrance n'est nullement assujettie à une obligation de délivrance d'un quelconque diplôme plongée souterraine en France, puisqu'il n'existe pas de brevets de plongeurs souterrain à la FFESSM. Un courrier sera envoyé par Joëlle LOCATELLI au Président de la CMAS en Italie, avec copie à M. Roland BLANC, Président de la F.F.E.S.S.M. afin de préciser le contentieux qui dure depuis maintenant plusieurs années avec Claude TOULOUMDJIAN en ce qui concerne les attributions des carte CMAS de moniteur plongée souterraine. La réponse permettra de repréciser les modalités concernant :

- 1) l'attribution de carte par la CMAS - 2) la politique fédérale F.F.E.S.S.M. en matière de brevets et d'équivalence CMAS En souhaitant que de cette façon le problème soit réglé de façon définitive. Aucune autre question à l'ordre du jour, la séance est levée à 17 heures.


INFO - PLONGEE No87 AOMITSteslR-IMTERFEDEMLED'AGREMEWT

MONITEURS AGREEÇ POUR 2002

13005 MARSEILLE

compagnons@wanado


10600 LA CHAPELLE ST LUC


INITIATEURS AGREES POUR 2002


INFO - PLONGEE -- - ---- No87

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Quelques informations sur l'exploration de la Doux de Coly. La Doux de Coly est le plus long siphon connu en Europe, ceci depuis 1984. Résumé des explorations. 1972. PJ. Debras atteint 352 m (performance remarquable pour l'époque). 1981. Claude Magnin et moi nous relayons et Claude stoppe à 1750 m. 1984. Claude atteins 2630 m, puis je stoppe à 3100 m. (toutes les plongées sont réalisées en circuit ouvert). 1991. Stop à 4055 m. J'utilise le RI 2000 (recycleur à 3 circuits séparés) 1998. Je progresse de 250 m (4300 m) en ayant déroulé plus de 1150 m de fil d'Ariane. Août 2001. Plongée de Reinhard BUCHALY et Michael WALDBRENNER. Ils réussissent à atteindre 5000 m. Tout d'abord, un grand bravo à Reinhard et Michael pour leur remarquable plongée. La Doux de Coly continue donc et ce n'est pas fini ... Je suis très heureux de voir que la difficile plongée de 1998 qui m'avait permis de trouver la suite de la cavité a donné sur une suite aussi prometteuse. La plongée de Reinhard et Michael est décrite avec beaucoup de détails et de manière attrayante dans le website www.tekyk.dkldoux. Je me permets pourtant de relever une erreur dans la page welcome. L'affirmation :<< al1 dives were directed using the DIR- philosophy developped by the floridian cave diving team WKPP >> est inexacte. En réalité, Ies plongées furent inspirées par une philosophie intermédiaire entre celle du DIR développée par le WKPP et de la redondance en rebreather développée par moi-même. L'analyse de leur plongée montre en effet que : - Ils emportaient chacun 2 x 20 1 en bouteilles dorsales destinées à un retour en circuit ouvert. De plus ils plongeaient à 2. C'est la philosophie du DIR,

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- Au delà de 800 m, ils ne disposaient d'aucune bouteilles secours et utilisaient chacun 2 rebreathers. Cela correspond directement à ma philosophie. Il paraît évident que la redondance en rebreather, pourtant combattue énergiquement par le WKPP, a été déterminante dans le succès de leur plongée. Pour suivre à la lettre la philosophie du DIR, Reinhard et Michael auraient du partir avec 1 seul rebreather, leur sécurité étant assurée par le dépôt de bouteilles secours jusqu'à au moins 3000 m. Irréalisable sans une forte équipe de soutien. Pour ma part, je suis fier de constater qu'après 11 ans d'existence, ma philosophie de la redondance en recycleur commence enfin à apparaître dans le milieu de la plongée extrême. Même s'il ne s'agit encore que d'une redondance partielle, l'idée fait son chemin, En Europe avec Reinhard et Michael et en Australie avec David Apperley. Je terminerai par ce constat : si Reinhard et Michael décident à l'avenir de franchir l'étape de la redondance totale en rebreather (en utilisant en plus un petit recycleur ventral secours), ils auront à eux deux une quadruple redondance, alors que, en solo, j'en disposais de trois. Avec une telle configuration, le risque d'accident devient infime. Voilà ce que j'écrivais sur les forums français et américains, suite au Website de Reinhard et Michael. Ceux qui Ie liront (ou l'ont déjà lu) verront qu'il y a une première mondiale, à ma connaissance : utiliser une source, très bien ciblée pour cela, pour promouvoir une idéologie (et non philosophie !), soit le DIR (Doing It Right). Je pense pour ma part qu'il est urgent que les plongeurs Européens se serrent les coudes, sous peine de se voir tôt ou tard submergé par cette idéologie prônées par ceux qui croient détenir LA VENTE ! Comme je l'ai déjà dit sur Aquanaute, je suis prêt à soutenir tout grand projet d'une équipe regroupant les meilleurs plongeurs Européens pour 2003 à la Doux de Coly ! Alors ... Rêvons que l'humain ne succombera pas sous le rouleau compresseur du DIR (Doing It Rich ! !), car c'est parce que Reinhard et Michael disposaient de moyens financiers exceptionnels qu'ils ont réussi, non à cause d'une quelconque méthode miracle, tout plongeur l'aura compris. Olivier Isler


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chaque mélange (trimix ou nitrox) pouvant être connecté rapidement sous l'eau au recycleur.

Depuis 1998 Rick Stanton et Jason Mallison (Cave Diving Group Anglais) ont mené une série d'explorations dans la résurgence du Ressel, explorée alors jusque 1950m en 1990 par Olivier Isler handicapé de son triple recycleur (RI2000) l'ayant empêché de sortir de l'eau et de pousser son exploration au-delà du S 1. En 1998 Rrck et Jason sortent le S I mais se retrouvent dans une cavité riche en dioxyde de carbone, non propice pour la ballade en bi20 sur le dos. Un shunt est trouvé vers le S2 évitant donc de sortir le S1. Puis s'enfileront S3, S4, et enfin S5 arrêté a 290 m par manque de fil ! ceci portant le total a 3200m. 1999 ajouta 570m de plus dans le S5 a -1Om. L'année 2000 fut celle du recycleur modifié ! )) un Buddy Inspiration pour Jason, et Cis Lunar Mark N pour Rrck, les recycleurs n'ayant rien de nouveau pour ces 2 gaillards ayant participés en 1998 a l'expédition Wakulla 2 de Bill Stones sur Cis Lunar. (<

Redondance et sécurité maximum furent de rigueur, et une semaine de pose de 20 litres (Hélène Rider, Stuart Morrison, Duncan Clemens, Abigail Joybes) et de scooter (600m par Fred Pinna) de sécurité jusque 950m (Jérôme Meynié) s'imposa. Des tubes secs (fait maison) remplis de nourriture, sac de couchage, sofnoline (pour les recycleurs) furent de même déposés à 950m. L'habitat (poubelle communale 2 places inversée et nettoyée !) fut mise en place a l'entrée, avec bi50 d'oxy et petit recycleur fait maison par Rick. Manque de chance la veille du départ un bal populaire se tenait lieu au camping, les heures de sommeil furent donc comptées ! ce fut hélas un départ sous la pluie, après le long check-up imposé par les recycleurs. Air a -52m jusque 900m, puis passage sur bi 20 trimix (pour la zone profonde -81m du S1) et bi 20 nitrox de déco pour sortir le S 1-S2. Remarque

3 heures de déco et abandon des quatre bi 20 (utile pour le retour). Recycleurs reconnecté au bouteilles d'air pour la suite de l'exploration. Camp établi entre S2 et S3, après 5 heures de traversé, nourriture et nuit de sommeil (non étoilées !) furent nécessaire, détail technique : si l'atmosphere est pauvre en 0 2 (analysé par I'ordi du recycleur : 17%) et que donc le camping gas ne marche pas, aidez-vous des bouteilles nitrox ! Lendemain matin, changement du sofnoline et des bouteilles 0 2 des recycleurs, ah oui : petit dej à l'anglaise : spageth bol0 ! ! S3 puis 350m de canal à la nage jusque S4 et finalement cavité sèche à escalader (recycleurs pesants) pendant une heure pour atteindre le S5. Jason partant 40 minutes avant Rick' partageant la mise en place du fil. Deux heures de palmage s'en suivirent à contre-courant (due aux chutes de pluie incessantes en surface), avec 700m de nouvelle ligne ajoutée ! Rick rejoignant Jason dans une cloche d'air aux parois boueuse. Jason commença le chemin du retour mais indiqua à Rick un passage via un petit tunnel. Rick avança alors de 75 mètres avec arrêt sur éboulis rocheux (de la taille d'une voiture) de -25m a -12m, quelques étroits passages apparaissaient, espoir futurs ? Retour au camp S2-S3 et une nuit bien mérité de sommeil ! avec poulet-curry et spageth bolo ! Le courant les aida sur le chemin du retour, et la décompression ne fut que de 2h112 calculée par leur ordinateur trimix le VR3 aimablement prêté par Kevin Gurr (Phoenix Oceaneering). 50 heures sous terre furent gratifiées d'un chaleureux comité d'accueil et d'un buffet régional p o u m très gentiment par André Grimal. Un espoir d'explorations futures persiste, à la condition d'une redondance de recycleurs et de leur parfaite fiabilité. Traduction de Jérôme Meynier


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Fontaine de Vaucluse, France Bushmansgat, Afrique du Sud Zacaton, Mexique Crveno Jezero, Yougoslavie Hranicka ~ b ~ s s , ~ é ~ u bTchèque li~ue Nacimiento del Rio Mante, Mexique Kauhako Crater, Hawaï USA Deans Bluehole, Floride USA Chimney Cave Hurghada, Egypte Goul de la Tannerie France Divie Jezero, Yougoslavie Le Bouillant (Touvre) France The Abyss Lighthousereef, Belize Cenote Sabak - Ha, Mexique Port Miou, France Red Snapper Sink, Floride USA Fontaine de Lussac, France Source de la Chaudanne, Suisse Goul du Pont, France Fontaine des Chartreux, France Source du Diable, France Lake Guinas, Namibie Green Banana Sink, Floride USA Lighthousereefbluehole, Belize Sorgente Elefante bianco, Italie Cenote Xkolak Yucatan Mexique Source de la Marnade The Pit,Yucatan, Mexique Mystery Sink, Floride USA Sorgente del Molino, Italie Cenote Ucil, Yucatan, Mexique Sorgente Gorgazzo, Italie Le Ragas, France Foux de Mas de Banal, France Font d'Estramar, France Source de St. Antoine, France Diepolder 2 USA Floride Source de la Bueges, France Amberjackhole, Floride USA Source de Glavas, Yougoslavie Izvir Mrzlek, Yougoslavie Resurgence de Mili, Grèce Boiling Hole, Bahamas USA Su Cologone, Italien Sinoia Cave Zimbabwe Grotte de Motiers Suisse Olhos de Agua Alviela, Portugal Notre Dame des Anges, France Great North Road, Bahamas USA Auteur : Oliver Knab Im Tiergarten 50 CH-8055 Zürich Switzerland

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Info Plongee 45, p. 11 + 12 Die Iangste Hohle der Schwabischen Alb, p. 16 Destination Discovery November 1994 NSS News, May 2000, p. 141 - 149 Pestery Scufundate, 1987, p. 162 Stalactite 1990, Nr. 1 Advance Diver Magazine 6, p. 16 Underwater Speleology, Volume 19, Nr. 6, p. 6 - 12 NSS News, April2000, p. 109 Info Plongee 86, p. 20 - 22 Info Plongee 86, p. 18 + 19 Info Plongee 57, p. 16 NACD 1997, Winter Issue, p. 6 - 9 Underwater Speleology, Volume 27, Nr. 1, p. 6 - 11 Info Plongee 62, p. 3 Underwater Speleology, Volume 18, Nr. 4, p. 5 + 6 Info Plongee 75, p. 15 + 16 Info Plongee 5 1, p. 29 Info Plongee 46, p. 3 - 5 Info Plongee 79, p. 12 - 14 Info Plongee 74, p. 15 + 16 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Underwater Speleology, Volume 2 1, Nr. 5, p.6 - 13 J. Y. Cousteau, Calypso 1973, p. 171 Stalactite 1987, Nr. 1, p. 47 Underwater Speleology, Volume 27, Nr. 1, p. 6 - 11 Info Plongee 75, p. 5 - 7 Imersed Volume 5, Nr. 3, p. 30 - 40 Underwater Speleology, Volume 13, Nr. 1 Info Plongee 73, p. 9 + 10 Underwater Speleology, Volume 27, Nr. 1, p 6 - 11 Stalactite 1987, Nr. 1, p. 47 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Info Plongee 70, p. 12 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Underwater Speleology, MayIJune 199 1, Vol 18, #3, p.7-12 Info Plongee 72, p. 2 + 3 Underwater Speleology, SeptlOct 1993, p. 17 Info Plongee 86, p. 29 Info Plongee 77, p. 11 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Info Plongee 57, p. 9 The Darkness Beckons 1991, p. 259 + 260 Reflector 311985, p. 8 Stalactite 1990, Nr. 1, p. 56 Stalactite 1990, Nr. 1, p.65 The Darkness Beckons 1991, p. 279


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PAGE-No30 à la date du 1.6.2001

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Fontaine de Vaucluse, France Bushmansgat, Afrique du Sud Zacaton, Mexique Crveno Jezero, Yougoslavie Hranicka Abyss,République Tchèque Nacimiento del Rio Mante, Mexique Kauhako Crater, Hawaï USA Deans Bluehole, Florida USA Chimney Cave Hurghada, Egypte Goul de la Tannerie France Divie Jezero, Yougoslavie Le Bouillant (Touvre) France The Abyss Lighthousereef, Belize Cenote Sabak - Ha, Mexique Port Miou, France Red Snapper Sink, Florida USA Fontaine de Lussac, France Source de la Chaudanne, Suisse Goul du Pont, France Fontaine des Chartreux, France Source du Diable, France Lake Guinas, Namibie Green Banana Sink, Florida USA Lighthousereefbluehole, Belize Sorgente Elefante bianco, Italie Cenote Xkolak Yucatan Mexique Source de la Marnade The Pit,Yucatan, Mexique Mystery Sink, Florida USA Sorgente del Molino, Italie Cenote Ucil, Yucatan, Mexique Sorgente Gorgazzo, Italie Le Ragas, France Foux de Mas de Banal, France Font d'Estramar, France Source de St. Antoine, France Diepolder 2 USA Floride

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Source de la Bueges, France Amberjackhole, Florida USA Source de Glavas, Yougoslavie Izvir Mrzlek, Yougoslavie Resurgence de Mili, Griechenland Boiling Hole, Bahamas USA Su Cologone, Italie Sinoia Cave Zimbabwe Grotte de Motiers Suisse Olhos de Agua Alviela, Portugal Notre Dame des Anges, France Great North Road, Bahamas USA

- 315 m 1 - 1033 ft - 283 m / - 928,4 ft

- 278,9 m l - 915 ft - 270 m / - 885,8 ft - 267 m / - 876 ft - 264 m / - 867 ft -248 m i - 8 1 4 f t

- 202,I m l - 6 6 3 ft - 190,5 m 1 - 625 ft - 190 m / -623,3 ft - 160 m / 524,9 ft

- 148 m / -485,5 ft

- 147,8 m / - 485 ft - 147,2 m / - 483 fi - 147 m / - 482,3 ft

- 146,9 m 1-482 fi

- 142 m /465,9 ft - 140 m / -459,3 ft - 140 m / - 459,3 fi - 138 m l - 4 5 2 , 7 f i - 137 m / - 449,5 fi - 132m/-433ft - 128,3 m / - 421 ft - 1 2 5 m l - 4 1 0 , l ft - 122 m / - 400,2 fi - 121 m l - 3 9 7 f t - 121 m l - 3 9 7 f t - 119ml-391ft - 118,9m/390ft - 118 ml378,l ft - 117,9m/-387ft - 117mI-383,8fi - 117 m 1- 383,8 ft - 116mI-380,6ft - 115 m l - 3 7 7 , 3 fi - 112 m l - 367,4 ft - 111 m l - 3 6 4 , 2 f t - 111 m l - 364,2ft - 110,9m/-364ft - 110mi-360,9ft - 108 m 1 - 354,3 ft - 105 m / - 344,5 ft - 104 m / - 341,2 ft - 104 m l - 341,2ft

- 102,l m 1335 ft - 102 m 1 - 334,6 ft - 101 m l - 331,4 ft - 100 m / - 328 fi

- 100m/-328ft

Les profondeurs sont données en mètres et en pieds, Les formules de conversion utilisées sont les suivantes: 3,2808 x (profondeur en mètres) = profondeur en pieds 0,3048 x (profondeur en pieds) = profondeur en mètres

Telenaute F N. Gomes J. Bowden (Lotung) (Lotung) S. Exley (Lotung) J King (Lotung) P. Mugnier L . Casati O. Isler A. W Matthes A. W. Matthes M. Douchet J. King L. Giordano C. Brandt J. Schneider L. Giordano / B Poinard L. Casati B. Scheun C Bowen / F. Richardson A. Falco / A. Laban J.J. Bolanz A. Matthes / A. Pitkin F. Badier D. Lins / St Bogarts (Lotung) J.J. Bolanz A. Matthes J.J. Bolanz J.J. Bolanz P. Bernabe C. Touloumdjan J.J Bolanz D. Clesi, L. Green, J King, G. Watkins M Douchet C. Bowen (Div. CS 1 Y) T. Vrhovec J.J. Bolanz S. Exley P. Jolivet / O Isler R. Nyman, 1.Robertson, B. Walt J.J Bolanz P. Jolivet P . Jolivet / C. Touloumdjan S. Clough / R. Palmer ,


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INFO - PLONGEE No87

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27 janvier 2002 concernant la validation des cadres moniteurs et initiateurs plongée souterraiiie et la délivrance des agréments s'y afférent pour l'année 2002, il ressort un certain nombre d'éléments qui remettent en cause l'agrément de Patrick MUGNIER en tant que moniteur plongée souterraine. A cet effet, L9Ecole Française de Plongée Souterraine prononce I'exclusion de Patrick MUGNIER de l'enseignement plongée souterraine et lui retire l'agrément de cadre moniteur plongée souterraine délivré par la Fédération Française de Spéléologie.

II convient de préciser que 19EFPSse désengage de toute action que Patrick MUGNIER pourrait engager à son compte et qui de ce fait demeurerait des actions strictement personnelles. Cette décision est portée à la connaissance de Patrick MUGNIER.

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Elle est par ailleurs portée à la connaissance des fédérations de tutelles de la CIA à savoir la Fédération Française de Spéléologie et la Fédération Française d9Etudesde Sports Sous Marins.

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Ce numéro 87 d'lNFO - PLQNGEE a été tiré a 380 exemplaires Rédaction : Philippe MOYA Responsable de la publication : Joëlle LOCATELLI Nous remercions tous les auteurs pour leurs collaborations

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