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Diplomes (P.Moya) Vincent Douchet (M.Douchet) Plongées en Albanie (A.Couturaud) Les Courtils (F.Broussolle,T.MarcI.iand) Sauvas-Peyrejal (F.Vasseur) Peyrol de Chadouillet (B.Poignard) Foux du Mas de Banal (P.Bernabé) Grotte de Ia Madeleine(P.Bemabé) Font del Truffe (L.Giordano) Font del Truffe (B.Gauche) Exurgence du Brias (J.M.L,ebel) Emergence de Gourgues (J.M.Lebe1) Event d'Arbois (J.M.Lebe1) Fontaine de la Dhuit (J.M.Lebel)

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Fontaine St Martin (J.M.Lebe1) La Fosse Cormont (J.M.Lebel) Dhuis de Soulaisnes (J.M.Lebe1) Puits de la Dhuis (J.M.Lebe1) Trou Arnaud (F.Poggia) Aven Autran (F.Poggia) Source de Marnade (F.Poggia) St Marcel d'Ardèche (F.Poggia) Grotte des Planches (F.Poggia) Résurgence de Gourdeval (D.Jacquemin) Fontaine de Sichatel (D.Jacquemin) Résurgence du Rupt du Puits (D.J) Rencontre plongée Spéléo Secours (SSF)

STACE IN'I'ERNA'TIONAL DE PLONCEE ÇOUTERRALNE FFS 95 - GONFLAGE


DIPLOMES ou non DLPfiOMES Je viens de tomber sur un compte rendu qui se ternine approximativement par ces mots : "Il va être dur de faire admettre la réglementation américaine en FRANCE ! ! ! ! ! !" Savais tout d'abord beaucoup ri à la lecture de ces aventures, il y a en effet quelques passages franchement trop bons. Mais mon rire c'est transformé en gnmace à la lecture de la dernière ligne que je viens d e vous évoquer. Son auteur a un joli brin de plume etje m'excuse à l'avance car je suis loin de le valoir sur ce point. Venons en au vif du sujet :

leur possesseurs de pouvoir pratiquer la JE VOUS LE DIT TOUT NET :

JE SUIS CONTRE !!! Pourquoi ? c'est très simple : Quel est notre intérêt à créer de tels diplômes ?

N U L Et même en admettant qu'un jour (dans dix mille ans) une telle obligation se fasse sentir, pourquoi vouloir nous aligner sur les américains et leur réglementation pour créer la notre. Là j'espérais que notre ami allait me répondre : mais non je n'ai pas voulu dire cela, j'ai écris au second degré. En fait après lui avoir téléphoné j'ai la confirmation qu'il désirait bien être un peu provocateur Gagné ! Tout d'abord pour être plus clair je vais faire l'état des lieux, quelle est la situation actuellement ? Spéléo : Toute personne désirant plonger un siphon dont l'accès est libre peut le faire. Les problèmes actuels sont uniquement des problèmes de fermeture de trous, indépendants des problèmes de brevets. Mer : Toute personne désirant plonger en mer est libre de le faire. Seule la plongée par l'intermédiaire d'un club est réglementée. L'utilisation des récipients destinés à recevoir du gaz comprimé est réglementée. Pour ceux qui ne possèdent pas de compresseur, il faut s'en tenir à la stricte observation de la loi,

pour les autres, ma foi, qui ont la chance de posséder leur compresseurs, ils font un peu comme cela leur plaît. A noter chez les spéléos "en général" une très grande prudence et souvent plus d'une visite annuelle de leurs blocs . Nous sommes dans une période que j'appellerai de "pionniers", à savoir que nombreux d'entre nous se retrouvent ou se sont retrouvés en situation d'exploration Nous en faisons moins qu'il y a quelques années, bien sûr mais par la force des choses, 11 y a de moins en moins de siphons vierges et ceux qui le sont encore sont durs à atterndre Les spéléos s'adaptent à cette situation et nous voyons fleurir aux quatre coins de l'hexagone (je sais, un hexagone a six coins mais p ne collait pas) des équipes structurées, équipées, avec un ou deux plongeurs "moteurs" et un groupe de Sherpas motivés. Nous relatons leurs très nombreuses explos dans Mo-Plongée. Preuve s'il en faut, que l'esprit "pionnier" dont je parle plus haut est bien une réalité.

A côté de ces équipes, des spéléos pratiquent le tourisme, et mon propos n'est pas de les critiquer (j'en fais partie), bien au contraire, car ce sont des "touristes" qui d'un claquement de doigts, peuvent décrocher leur dévidoir et tirer du fil s'il voient un départ, ou s'intégrer à une équipe d'explo si on leur passe un coup de fil. Formés en stage ou auprès de copains expérimentés ces deux groupes ne demandent rien à personne. Ce sont les représentants de l'esprit spéléo. Ils ont en commun le besoin de découvrir le milieu souterrain, leurs plongées nous permettent d'approfondir nos connaissances sur notre environnement. Qui est demandeur de réglementation ? Les clubs mer qui désirent pouvoir ainsi élargtr leur domaine d'activité. Des vendeurs de plongée qui ne savent pas trop encore comment faire avec ce domaine particulier qu'est la plongée spéléo. Mais cette réglementation ne va pas pouvoir s'appliquer uniquement aux plongeurs, il faut bien comprendre et surtout avoir le courage de le dire : à terme c'est l'accès même aux siphons qui va être réglementé. Les siphons fond de trou seront toujours accessibles aux spéléos, ils ne représentent aucun intérêt mercantile. Seules quelques résurgences de type : grande vasque à


proximité d'une route avec un grand parlang sont visées.

POURQUOI ? pour faire du fric Même si aujourd'hui les arguments ne sont pas avancés, qui peut me jurer que cela ne va pas déraper dans ce sens. Un moniteur dont le salaire dépendra du nombre de ses clients interdira aux spéléos plongeurs l'accès à son trou. Ii achètera sa ou ses vasques, ou en négociera l'accès avec son propriétaire. Nous aurons le choix entre payer ou ne pas plonger. Vous avez entendu parler du gouffre Berger, il faut payer maintenant pour y accéder ! Philippe Brunet demande a ce que nous refusions ce dictât, et il a entièrement raison, vous voyez on y arrive aussi en France, même par des moyens détournés et quelle qu'en soit la "mauvaise" raison, on parle bien de FRIC. Déjà pour passer un brevet de plongée mer, cela coûte du fric. Quand un plongeur passe le deuxième échelon il a déjà dépensé en moyenne 8000 Frs. parfois beaucoup plus.. . Je sais bien que les moniteurs des clubs sont bénévoles, que théoriquement ce n'est pas le diplôme qui est payant, mais les plongées nécessaires pour avoir le niveau, pour passer ces brevets, mais en fui de compte, pour une raison ou une autre, c'est de fric dont on a besoin. Aujourd'hui nous plongeons gratuitement. Demain après avoir cédé sur les brevets nous devrons payer pour accéder à certaines vasques. Et cela je n'en veux pas. Nous constatons certaines dérives dans le passage des brevets en France et aux U.S.A. actuellement : Il semble plus difficile d'obtenir un brevet en atlantique, pas de problème, le candidat profite de ses vacances pour passer les épreuves qui lui manquent en Méditerranée et le tour est joué. En Floride si un moniteur est exigeant avec ses stagiaires et délivre ses diplômes au comptegouttes, il verra ses élèves diminuer. Force lui est de baisser ses exigences pour pouvoir vivre. Certains autres acceptent trop d'élèves et ne peuvent techniquement pas les surveiller tous. Rentabilité, rentabilité. De plus un diplôme ou un brevet comme on voudra bien l'appeler, n'est que l'image de ce que sait une personne à un instant T. Combien ai-je vu de premier ou deuxième échelon arriver en mer après plusieurs mois, voire années

d'interruption, complètement incapable d'effectuer les gestes simples de la plongée mer. Alors en siphon j'ose à peine l'imaginer. Le fait de posséder un papier va-t-il nous protéger en cas de pépin ? Les défenseurs des brevets pensent que le juge regardera si la plongée s'est déroulée conformément aux règles établies pour déterminer la responsabilité de chacun. Je ne suis pas avocat et si l'un ou plusieurs d'entre vous le sont n'hésitez pas à vous manifester pour me dire ce que vous en pensez. Pour ma part je pense qu'un juge aura plutôt tendance à être plus sévère envers un moniteur sensé être "l'homme de l'art", que pour le copain de la victime qui lui n'aurait aucune prérogative "officielle". Intérêt des diplômes : NUL ! Si nous ne nous dépêchons pas de réglementer, cela nous sera imposé par d'autres avec des règles que nous n'auront pas choisies. Les plongeurs nord-américains poussent, par CMAS interposée, pour faire accepter leurs standards au niveau international. La FFESSM affiliée à la CMAS sera peut-être obligée de suivre la règle. Les plongeurs des pays de l'Est, PISKULA entreautres, poussent par UIS interposée, pour réglementer la plongée spéléo. La FFS affiliée a I'UIS sera peut-être obligée de suivre la règle. Alors certains pensent sans doute de bonne foi, qu'il faut créer notre propre réglementation "souple" avant que l'on ne nous en impose une plus dure. Et bien, je suis désolé, je n'y crois pas, imaginons que nous nous mettions d'accord pour un diplôme unique extrêmement facile à obtenir, et qui ne coûte rien (voir ma proposition en fin d'article). Je suis sûr que cela ne satisfera pas les partisans des brevets. Ce n'est pas çà qu'ils veulent au fond d'eux même. Il y a le pognon, je l'ai déjà dit et la reconnaissance. Sai tel brevet, voyez comme je suis grand, a défaut d'être reconnus pour leurs explos, ils le seront pour leur diplômes. Les américains n'ont qu'un but : le bizness, l'argent quoi ! chez eux il faut payer pour plonger, après avoir payé pour passer les brevets. Et comme cela n'est pas suffisant ils ont découpé la plongée spéléo en tranches et à chaque fois il faut un brevet différent. Ii faut être Cave diver pour plonger dans la vasque d'une résurgence. Ii faut être Cavem diver pour pouvoir aller au delà de la zone ou la lumière du jour arrive.


Ii faut être habilité pour utiliser 1'Oxy ou des Surox, encore une habilitation pour descendre à une certaine profondeur, une autre pour utiliser les mélanges, une autre pour utiliser un scooter. C'est simple . pour plonger à Bourg Saint Andéol, il vous les faudra toutes. Que l'on ne vienne pas me dire que cela est bon pour nous ! Comment concrètement faire respecter ces règles, aux états - unis c'est simple, chaque site est la propriété de quelqu'un qui se charge de vous faire payer un droit d'entrée. Les propriétaires n'ont qu'une crainte c'est d'avoir un procès sur les bras en cas de problème, donc vu que les juges de là bas ont décidé une fois pour toute que seul les possesseurs de certains diplômes pouvaient plonger ll font respecter la règle très strictement. Sauf que je connais un moyen de plonger sans diplôme là-bas. C'est de se payer les services d'un cavern instructor ! vous voyez que l'on y reviens encore... le fric. En France ce système n'est pas applicable, je vois mal c o r n e n t les mairies vont placer un garde municipal devant chaque vasque pour vérifier les diplômes des plongeurs. Sauf si les plongeurs payent un droit de plongée. Vous voyez... encore le fric. Et puis il y a la course aux diplômes, c'est une institution aux U.S.A. Vous connaissez peut-être les célèbres neveux de Donald : Riri, Fifi et Loulou ce sont des Castors Juniors, sorte de scouts, ils ont tout plein de badges, chaque badge voulant dire que l'on a réussi une épreuve. Un pour avoir allumé un feu, un pour avoir dormi à la belle étoile sans peur, un pour avoir réussi une marche d'orientation. Etc.. .etc .. Si je comprends un tel plaisir à cet age là, je suis moins sûr de comprendre la motivation des

...

Philippe

auelau'un n'a oas

adultes qui poursuivent la même course aux médailles en chocolat Et bien chez nous il y a des gens qui sont atteint par le même mal la course aux diplômes Sen connais même qui en ont obtenu qui ne leur servent absolument à nen, mais cela fait si bien dans le cadre au dessus de la cheminée Nous avons aussi des écoles qui donnent des diplômes qui ne servent à nen mais là c'est encore un autre vaste problème Non, je ne parle pas du bac, quoique, mais de certaines écoles pnvées de commerce, vous croyez que c'est aussi un problème de fric Comme quoi tout se tient J'ai essayé, sans polémique, de brosser un tableau honnête de la situation et de vous donner mon avis. Ce n'est que mon avis. &intenant je souhaite que vous vous exprimiez sur ce grave sujet qui risque de nous gâcher la vie un jour, allez-y, envoyez vos idées. Pour terminer, cette fois pour de bon, et pour vous montrer que je suis plein de contradictions : Je suis quand même pour un diplôme de plongée spéléo : Le diplôme qui permettrait à son titulaire de plonger dans des résurgences et des grottes sans limite de profondeur ni de distance, en utilisant tous les matériels qui lui plairaient : scooters, recyleurs, relais, appareils photos, caméras, volumes, slips léopard. Tous les gaz dont il aurait envie : Oxy, Surox divers, méi anges. Et pour obtenir ce diplôme il sarait d'en faire la demande sur papier libre a la personne de son choix. Mais là aussi je suis quelque peu provocateur. Philippe MOYA


"Petit Extrême" Depuis ce vendredi matin ou tu es parti sans même me dire au revoir, je revis tout ce que nous avons partagé : notre enfance - entre le plus âgé et le plus jeune d'une série de quatre frères il existe forcément des liens-, nos ressemblances, ou tes derniers séjours à l'hôpital. Quand, en silence, seuls tes yeux conversaient et me disaient combien tu regrettais d'être là, combien tu déplorais de nous infliger cette épreuve... Imbécile ! comme si tu étais coupable d'être ...mourant. Mais surtout je me remémore nos débuts épiques en spéléo. C'est avec toi que je suis allé sous terre pour la première fois et1 1974; en fait je devrais plutôt dire c'est avec toi que je me suis perdu pour la première fois sous terre dans les galeries des carrières de Savonnières (Meuse). Bizarrement nous avons persisté en nous enseignant mutuellemalt les teclmiques alpines, en expliquant a l'autre ce que l'un avait entendu ou lu ici et là. Nous avons même poussé le luxe de persévérer cet auto-enseignement avec autant de bonheur, de heurts, de discorde et d'animation en spéléo-plongée qu'en spéléo classique. Mais depuis 1986, ou tu faisais des accidents de décompression a répétition, et en catimini, pour éviter de faire savoir que la brute épaisse" pouvait être terrassé par une petite bulle de rien du tout, tu avais peu à peu abandonné palmes et descendeurs au profit d'une vie plus pantouflarde. A maintes reprises, j'ai bien essayé de reformer avec toi cette paire qui avait si bien écumé les siphons de la Meuse, du Var, de l'Hérault, du Lot et d'ailleurs, mais en vain. Notre dernière exploration commune, c'était en Novembre 1991, au petit Saint Cassien, là ou nous avions pris tant de plaisir à découvrir la rivière Amont. C'est avec beaucoup de recul que j'ai compris que si tu avais raccroché tes palmes, ce n'était pas par goût mais par nécessité médicale. Aujourd'hui je sais que les "frères Douchet" ne séviront plus dans les siphons et cette idée m'est insupportable. Petit Con, pourquoi as-tu bravé le SIDA, ce défi était perdu d'avance. Marc DOUCHE?T

Vincent au DURZON 1991


PLONGEES DANS LE SUD DE L'ALBANIE (Alain COUTURAUD - SHAG Besançon) Ces plongées ont été réalisées au cours de plusieurs séjours spéléologiques organisés par le Spéléo-club de Marseille, en 1994 et 1995, dans la région de Gjirokastra. Massif de Mali i Gjërë Syri i Zezë (?) (lt(Eil Noir) Mentionné sous le nom de Viroi Gyrokastra par C. Lefoulon ( 1990). 20007,19' 39005,56' 200 carte.dén. : -45 m, dév. : 80 m env.

Situation A quelques de Gjirokastra en direction de Tepelena, la route longe par une digue une étendue d'eau (qui peut être asséchée). L'émergence s e situe en amont, derrière une retenue et des bâtiments qui abritaient les installations de pompage. Description Une large vasque (env. 20 par 40 m) aux eaux claires laisse entrevoir entre les classiques immondices de ce pays une belle profondeur et donc une suite possible. Effectivement, par 20 m, après avoir dépassé des pneus, des d o n t desallemandes d'immatriculation automobiles (merci aux généreux apparaît un conduit en interstrate. La descente continue, dans une visibilité extraordinaire, avec un fond de blocs et de galets, dans une haute galene en diaclase dont le "plafond" est bientôt indiscernable. Le plancher se dérobe vers 3 0 m, fuyant vers des profondeurs noires.. . Noir dessous, noir devant, noir au-dessus.. . Deux parois corrodées filent vers l'inconnu.. .

2x9 1 à 190 b, vêtement humide 5 mm, phare 20 W. paliers aux tables mn à -6 m, mn à m. Fil déséquipé de -45 à -30 m. Remarques Débit estimé à 20 11s le 6/8/95, 10 11s le 18/8/95. Le débit en période de crue doit être conséquent, au vu de la granulométrie des dépôts. C. Lefoulon (1990) mentionne 2 m3/s. Algues filamenteuses dans la zone éclairée, témoignant d'une certaine eutrophisation. Truites en bonne santé et de belle taille vers le fond de la vasque et une anguille aperçue à 30 m (la narcose commence après). une légende est en rapport avec la grotte de Skhoteni (cfinfru). Shpella Skhoteni Mentionnée sous le nom de shpella Vanistra par C. Lefoulon (1990), Vanista cave par J. Baer (1977). 20" 11,OS' E 40°01 ,04' N alt. 2 15 m dév. : 232 m (estimé à 325 m), dén. : -23 m (estimé à -80 m), (partie exondée topographiée en 1995). Situation Cette cavité remarquable se trouve à environ km au SE de Gjirokastra, entre les villages de Goranxia et de Vanistra, dans une petite ,,reculée,,. Une piste y mène, traversant le lit rivière habituellement à sec et suivant ensuite le lit qui vient de la grotte (ou qui y mène..+). Description A l'entrée, un bâtiment délabré abritait l'installation électrique de l'ensemble de pompage. L'eau de cette cavité était en effet

mention n'est faite d'une plongée effective.

C. ToulOumdjian la vasque en 1994mais ne fait aucune tentative, rebuté par les détritus flottants. Le niveau de l'eau était alors, d'après H. Garguilo (communication orale), 25 m plus bas qu'en août 1995. La première plongée paraît donc avoir été réalisée le 18 août 1995 par A. Couturaud. Et si ce n'est pas le cas, l'impression y était, c'est peut-être l'essentiel, surtout quand c'est magnifique ! D'autant qu'une seule plongée était permise lors de ce séjour, par manque de

Une vaste galerie descendante selon un pendage apparent mène à une salle au fond de laquelle se trouve un plan d'eau et les monumentales installations de pompage.

Explorations La grotte est évidemment connue de longue date. Les installations de pompage évoquent le savoir-faire chinois.. . Les Al banais ont d û participer à la main-d'œuvre. J. Baer (1977) la visite, la décrivant comme une "sévère grotte active" que les Albanais ont explorée sur seulement 250 m. Sans vêtement de plongée, il ne peut poursuivre l'investigation


mais pense qu'il s'agit d'un long système ! Le SGCAF renouvelle la visite, en s'arrêtant devant le siphon, qui "aurait été plongé par une équipe polonaise mais apparemment sans grand succès" (Lefoulon, 1990). I a r s du séjour organisé par le SC Marseille en 1994, C. Touloumdjian plonge le siphon, dont le niveau est alors à environ 4 ln sous la plateforme terminale. A -30 m, une galerie horizontale sur une trentaine de mètres aboutit sur un puits de 20 par 15 m. Arrêt à -53 m. F'résence de concrétions à -35 m ! (Garguilo, 1994, et communication orale de C. 'Touloumdjian).

Remarques Cette grotte est annoncée comme pouvant fonctionner en exutoire (Lefoulon, 1990, et propos des autochtones). C'est effectivement l'impression que l'on peut en avoir, par le lit de rivière qui en est issu : affouillement sous le seuil en aval de l'orifice, tuilage des galets qui apparaît dans la coupe des berges en aval. Mais il n'est pas impossible que cette cavité fonctionne également en perte, sous certaines conditions hydrauliques. Des indices vont en ce sens. On raconte qu'une femme est tombée dans la grotte. Ide bidon qu'elle avait avec elle a été retrouvé à 1'CEil Noir à Gjirokastra. On raconte également qu'un homme volait (même dans les légendes ! Ce doit être génétique, ou au moins culturel.. .) des moutons sur le Mali i Gjërë. Il les jetait dans les gouffres pour que sa mère les récupère à une source dans la vallée. Un jour, un berger découvrit son jeu, le tua et le précipita dans un gouffre. La mère retrouva ainsi son fils.. . On peut espérer que cela se passait avant la "loi Martel".

Syri i Kaltër (I'CEil Bleu) Mentionné sous le nom de Syri i Kultei par C. Lefoulon (1990). 20" 11,65' E: 39"55,85' N alt. 170 m dén. : -55 m Situation La route qui descend du col de Muzine vers Saranda passe devant un barrage réservoir. Une piste emprunte la digue et mène vers le fond du vallon où se situent un ensemble d'exutoires, dont l'CEi1 Bleu. C'est un site bien connu des gens de la région, qui viennent s'y ébattrent en famille les fins de semaine, à l'ombre des arbres centenaires et au milieu des détritus corrélatifs (des Albanais, pas des arbres !). Description L'CEil Bleu est la seule émergence pénétrable de

cet ensemble de sept points de sortie d'eau (d'après Lefoulon, 1990). 11 s'agit d'une belle vasque aux eaux limpides située au pied du versant. La relative exigüité du conduit au départ crée iin violent courant. Le conduit est descendant.. . Explomfion<

En 1990, Iléquipe d u repSre le site : "aucune tentative de plongée n'a été faite. Seule une caméra aurait été introduite au cceur de l'une des résurgences [sic] donnant des images d'une immense conduite forcée." (Lefoulon, 1990). Des Anglais notent l'attrait subaquatique en septembre 1992 (*-, 1992), mais aucune mention n'est faite d'une plongée effective. L ' a i 1 Bleu a été plongé en août 1992 par les Italiens du CS Neretino et du C S Martinese jusqu'à la profondeur de 4 5 m où un vaste méandre constituait la suite, arrêt sur manque d'air (GSN & GSM, 1992, Palmisano, 1993). Touloumdjian vers -55 en aoîit 1994, la cavité est immense et toujours plongeante (Garguilo, 1994).

Remurque~ Exutoire de l ' a i l Bleu : débit estimé à 5 m3ls (618195). Ide débit de basses eaux de l ' a i l Bleu est donné pour 3-4 m3/s, tandis qu'en crue il atteindrait 20 à 25 m31s (Garguilo, 1994).

Massif de Dhembelit Grotte de Kelcyra Situation inconnue (non repérée en 1995), si ce n'est qu'elle se trouverait en rive gauche de la rivière qui emprunte les gorges de Kelcyra, et drainerait donc le massif de Dhembelit. dév. estimé à 260 m, dén. : -63 m (le tout pour la partie en plongée) (Garguilo, 1994). Un porche rejoint une vasque. Ce siphon est plongé par C. Touloumdjian en 1994. Eau trouble, ce qui est inhabituel pour la région et dénoterait une alimentation par perte (communication orale de C. Touloumdjian). Références bibliographiques Baer J. (1977) : Caving in Albania. The british Caver, 67 :12- 14. Garguilo H. (1994) : Expédition francoalbanaise 1994. in Spéléo-Infos, Montagnes Infos, Club Alpin Français, 9, déc. : 20, 1 ph.. Gruppo Speleologico Neretino, Gruppo Speleologico Martinese(l920) : Prime ricerche in Albania. Speleologia, 27 : 98. Lefoulon C. (1990) : Expédition du SGCAF


en Albanie. Scialet, bull. CDS Isère, 19 : 98100, 1 topo. Palmisano P. (1993) : Albania. in "The caving scene.. .". The irilernational Caver, 7 : 40.

*** ( 1992) : Albania. in "The caving scene.. ." The international Caver, 5 : 40.

A. Couturaud (SHAG Besançon)

SYRl I ZEZE (L'CEIL NOIR) (Gjirokastra, ALBANIE) I

LES COURTILS ST DENIS PRES MARTEL ( LOT ) X: 545,43 Y: 292,42 Z: 155m Carte IGN 2136 Est La résurgence est située entre St Denis -PrèsMartel et la Fontaine de Briance, sous un viaduc de la voie ferrée désaffectée. Elle est captée pour l'alimentation d'un lavoir et d'une étable. Une galerie de 1,50m de large pour 2m de haut mène au premier siphon. Ide S1 ( 20m, -3) est plongé le 711 1/93. Il donne accès à une galerie exondée, creusée sur un réseau de diaclases perpendiculaires, qui est reconnue sur 70m environ jusqu'à une voûte mouillante. Une seconde plongée le 3/6/95 permet la poursuite de l'exploration de cet exondé sur un total d'environ 150m jusqu'à un S2 presque totalement envasé, difficilement pénétrable. Une arrivée d'eau en rive gauche est reconnue sur quelques mètres jusqu'à une étroiture siphonnante. L'ensemble de la cavité étant tapissée d'argile, les propriétaires du captage ne souhaitent pas la poursuite des explorations. Francis BROUSSOLLE Thierry MARCHAND

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70m jusqu'au quatrième, diaclase argileuse et plongeante reconnue sur 15m (-4). Côté Peyrejal, dans la branche dite "de Sauvas" quatre siphons (Spl à Sp4) ont été franchis (G.R.P.S. 03/08/1973) pour buter sur une voùte mouillante surmontée d'une trémie.

SAUVAS-PEYREJAL à partir de la

Commune de Saint-André de Cruzières ARDECHE X=745,6

Y=226,3

Z=22 lm

Le 13/09/1892 Gabriel GAUPILLAT suivait et topographiait le conduit jusqu'au S.l de la Goule de Sauvas. Au début des années soixante (1962?), Robert LACROUX réalisait d'audacieuses plongées dans le siphon terminal, pour sortir dans trois cloches d'air sans continuation "Actuellement de nouvelles plongées me conduisent à errer dans une immense salle noyée dont je n'arrive pas à trouver la sortie.. .". Le siphon terminal (Sgl), à 400m de rentrée de cette superbe cavité, fut franchi en 1971 par quatre plongeurs du Groupe Rhodanien de Plongée Souterraine (69). Ils exploraient ensuite 700m de vastes conduits éxondés jusqu'au Sg2 passé lequel ils allaient s'arrêter sur un siphon (le siphon Marie en 1977), puis jonctionner avec la grotte de la Cocalière en 1978, à partir de cette cavité. Juste avant le second siphon, une galerie de moindre importance était également parcourue jusqu'à un nouveau siphon, supposé à juste titre être en rapport avec l'évent de Peyrejal. A la requête du S.C. des Vans, le C.L.P.A. (34) poursuit en 1972 dans cette branche. Un siphon est passé ainsi que cinq voûtes mouillantes suivis de 200m de conduites forcées "typiques de Peyrejal". Arrêt sur un nouveau siphon "la lacune serait de 50m au grand maximum avec l'évent de Peyrejal". Jean-Marie CHAUVET et B.LEGRAND (SC.Vans-07) plongent ce siphon (Sg3: 80m;-7) le 071031198 1, enchaînant avec 15m éxondés avant de trouver un troisième (Sg4: 20m;-1) suivi de

Le 21/02/1983, CHAUVET et MONTANE (S.C.Vans) passent l'obstacle aquatique et chaotique pour buter, après 40m de galeries confortables (4X4m) sur un colmatage de galets, jugé aisément désobstruable. Dans le cadre de l'étude menée sur la cuvette de Saint-André de Cruzières par Michel CHABAUD et dans la suite logique des récentes explorations effectuées sur ce secteur, nous décidons de tenter une nouvelle fois cette jonction entre la goule de Sauvas et l'évent de Peyrejal.

de

Le 09/04/1995, nous nous retrouvons à l'entrée la goule, bénéficiant météo

exceptionellement stable pour la saison. Les 400 premiers mètres, agrémentés d'un P.4 à 150m de l'entrée et d'un ressaut de 3m un peu plus loin (amarrage sur cerclage de tonneau concrétionné), sont rapidement parcourus jusqu'au Sgl. Peu avant ce dernier, nous contemplons la forêt de glands germés qui fait suite à un court laminoir. Quelques pneus encastrés çà et là entre les blocs rappellent la puissance des crues dans ce réseau qui se met en charge quasi-intégralement. Le premier conduit noyé Sgl (35m;-2) est vaste et confortable, ponctué de cloches d'air et peuplé de sympathiques poissons dont certains sont dépigrnentés. Nous le rééquipons pour accèder à une modeste vasque de sortie depuis laquelle il faut consentir une escalade de 2m. Après 50m de progression dans une imposante galerie, certains d'entre nous sont incommodés par le gaz (matières en décomposition?) qui demeure sensible durant environ 150m, jusqu'à une descente au sein d'un chaos de blocs. Les lampes acétylènes poussives éclairent à peine le triste spectacle de spéléos suffocants et souffreteux, peinant à l'effort et lents à la récupération. Puis le conduit devient grandiose et varié, spacieux et esthétique, harmonieusement corrodé. Un départ latéral en rive gauche, non signalé lors des précédentes publications, est reconnu jusqu'à un rétrécissement affecté d'une voûte mouillante. A 700m du S. 1, le conduit est graduellement comblé de galets, et c'est en progressant courbé que nous atteignons le siphon (Sg2: 12m) par lequel on s'oriente vers la grotte de la cocalière.


Quelques mètres avant cette vasque, un conduit bas s'engage vers l'Est. Jean-Marie CHAUVET nous avait parlé d'une conduite forcée de 2x3m, sans difficultés particulières. C'était sans compter avec la puissance des dernières crues et l'alluvionnement considérable des conduits. Il faudra consentir 200m de reptation dans une galerie étriquée (h=lm à 70cm, 1=1,5m) et aquatique, ponctuée de deux voùtes mouillantes. Il n'y a pas de circulation d'air et la présence de végétaux et détritus divers, que l'on souhaiterait anachronique en ces lieux, explique certainement les difficultés respiratoires qui nous affectent à nouveau. A l'entrée du premier siphon de cette branche (Sg3) nous ne sommes plus que deux, bénéficiant de l'aide de Gilles et Régis pour acheminer le matériel. Ici, des flacons pharmaceutiques flottent à la surface de la vasque, remplis de liquides interlopes aux couleurs innéfables.D'autres, brisés, dardent d'inquiétants goulots acérés au travers des galets. Sale ambiance pour les quadrupèdes... La vasque, bordée d'un important talus glaiseux, plonge rapidement vers un sol de galets, Dans la descente, des matières en décomposition d'aspect foliacé s'épanouissent en troublantes volutes et nous accompagnent jusqu'au point bas.

Le siphon est bas (h=lm), partiellement alluvionné. 11 accuse, dans sa partie terminale, de brusques variations de profondeur à la faveur d'impréssionnantes pente de galets amoncellés. L'interstice entre la voûte et les blocs autorise tout juste le passage du plongeur, léger sur les palmes, l'humilité est de rigeur ! Par endroits, des branches enchevêtrées barrent le passage, éléments rapportés attestant de la puissance des crues. Des lambeaux de fil gisent çà et là, dérisoires pelotes sur lesquelles se sont agglutinées des feuilles, formant d'antipathiques guirlandes. Après 75m de progression à ce régime (point bas -7), on émerge dans une courte galerie gazée (10m) pour rejoindre le Sg4 dans lequel le fil est demeuré intact. Après 20m à -1, il s'enfile subitement dans un colmatage de galets. Sur la gauche, un tricounis de branchages interdit l'accès à une modeste surface, passée laquelle le Sg5 avait été vu sur 15m. Impossible de progresser au-delà sans une désobstruction subaquatique engagée ou un acrobatique décapelage.

Modestes dans nos petites palmes, nous battons en retraite, déçus d'avoir été stoppés si près du but. Retour rapide jusqu'au Sg2, par un conduit embrumé- et gazé à souhait, pour retrouver Gilles endormi dans les grandes galeries et amorcer le retour vers la sortie. La jonction n'aura pas été pour cette fois, mais demeure un objectif réaliste, dans la mesure où le hiatus entre les deux cavités est de l'ordre de quelques dizaines de mètres. Il faudra réitérer les tentatives après les crues importantes dont le pouvoir de remaniement demeure un élément aux effets imprévisibles (comblage ou déblaiment). Des modifications d'ampleur égale avaient déjà été constatées par J.M. CHAWET côté Peyrejal. Ayant fait une reconnaissance dans des conduits confortables jusqu'aux siphons (Sp2), il avait dù, le jour de la pointe, ramper sur les galets rapportés qui avaient comblé le conduit presqu'intégralement. Plongeurs: Christian BAGARRE, Régis BRAHIC, Thierry GINESTE, Gilles LORENTE, Philippe MOYA, Frank VASSEUR, David WOLOZAN. Merci à Michel CI-IABAUD et Maurice LAURES pour les données bibliographiques.

BIBLIOGRAPHIE: 1. DE MALBOSC: 1881 "Notice sur les grottes du bas-Vivarais" 2. MARTEL E.A.: 1894 "Les abîmes" P.126-131. 3. LACROUX R.: 1969 "Plongées souterraines" Spelunca 4' série No1, P. 10-19. 4. SPELUNCA Nol 1970 (P.60), NO3 1972 (P.73-77), NO3 1973 (P.92-93). 5 . CAUM0NT.D.: 1973 "Secton spéléo du C.L.P.A." Bul. F.S.H. N03, P.27-38. 6. CI3ABAUD.M: 1973 Bull. C.D.S. Ardèche NOS, P.49-52. 7. CHABAUD.M: 1974 SPELUNCA No1, P.26. 8. BOUGN0L.H.: 1979 "Le réseau event de peyrejal" SIPHON 79, P.36-40. 9. CHAUVET J.M.: 1982 Bull. C.D.S. Ardèche No17 10. CHAUVET J.M.: 1982 INFO-PLONGEE NO34

Frank VASSEUR, dit "le petit LE GUEN de l'Hérault".


Grotte de la COCALERE

Goule de SAUVAS

O

500m.

Aven de la COCALIERE

Grotte de la COTEPATIERE


débouche dans une petite salle sans suite évidente (-95m). Remontée lente et 3h30 de paliers, avec plein de visites : Pascal, Hervé, Ludo ...et Argon qui tient toujours aussi chaud ! Sortie après un peu plus de 4 heures de plongée, en forme, car le lendemain on enchaîne avec le Foux du Mas de Banal.

iaNdBOQ8 IEM@mdPQiGNAR@ Plongée au Peyrol (Perraou) de ChadouiUet (07) : Durant l'Hiver, Benoît Poinard a exploré une quarantaine de mètres, dans une jolie cavité, entre -50 (400 mètres de l'entrée, terminus Frank Vasseur) et -76, dans un beau puits subvertical, vu vers -85 sur une galerie qui semble horizontale. 3 heures de plongée dont 2 heures de paliers Surox/Oxy. Explo en cours. Plongeur de soutien : Pascal Bernabé.

En 4 jours les "gros nains" ont encore frappé en réalisant 2 explos profondes dans l'Hérault. Plongée de Benoît Poignard aux Cent Fonts : Le 14, Ben, Hervé et Frank ont installé toute la déco (7 blocs surox et Oxy entre -40 et -9)(Hem, hem remarque Philippe Moya). Le 15 Pascal et Ludovic les ont rejoint pour la pointe. Départ de Ben en bi-20 de trimix 50115, sur le Surox 40%, passage sur l'air à -35 et sur le trimix à -60, au puit terminal. Descente au fond de celui-ci à -90, où il découvre un touret (le fil s'arrête là), posé sur une dalle.

Ii déroule avec ce dernier 15 mètres jusqu'à une étroiture entre de gros blocs (93m.). Il la franchit palmes en avant et

Foux du Mas de Banal Le 16, tout le monde a bien travaillé. Nous avons descendus (l'eau a baissé de 8 mètres par rapport à la précédente pointe) toute la décompression (9 blocs d'air, surox 40% et 50%,02) ainsi que les trois blocs de trimix (bi 20 et relais). Frank, Ludo et Fred ont tout installé entre -60 et -6 et reéquipé jusqu'à -80 et à 16 heures nous sommes déjà installés sur une terrasse ensoleillée, dégustant une bière (enfin quelques unes.. .). Le 17, à midi, je capelle le bi 20 et pars sur un 40% d'02 échangé à -30 avec de l'air, puis passage sue le trimix à -60. A cause des portages de la veille, la visibilité est mauvaise. Je progresse donc lentement, ne reconnaissant même pas les lieux. Au terminus, ce jour à -95m, j'amarre et cherche la suite en remontant le talus aperçu la dernière fois et redescend vite juste derrière. Je trouve alors, tout à fait par hasard, la suite vers le bas en me faufilant entre de gros blocs. Çà s'agrandit et je finis par déboucher dans un énorme volume que nous nommerons le "grand aquifère" : gigantesque puits ou salle sondant vers les abysses ? La visibilité y est bien meilleure (6 à 7 m), je rejoins la seule paroi que je peux apercevoir et la suis en me laissant doucement glisser jusqu'à - 116m. où je trouve un beau becquet auquel j'attache mon fil. En dessous, çà descend toujours, au delà des - 120m et sur les côtés : rien. Je remonte alors lentement, mauvaise visibilité dans la zone des -100, et j'entame ma décompression. C'est parti pour un peu plus de 4 h 30 de paliers agréables et chauds


grâce à l'argon...et les visites de Hervé, Ben, et Frank toujours aussi affectueux.

- 2 cheminées explorées dans le S2 (Philippe Rebatel et Benoît Poignard)

Sortie après 5 h 12 de plongée et 50 mètres de galeries explorées entre -95 et 116m Le matériel est déjà rangé : les copains ont encore assuré ! Une bonne bière, puis retour rapide sur Toulouse.

- 200 mètres de galeries explorées dans le

Cette magnifique cavité o f i e de belles ~er'l'ectives 'ex~loration et 1' "grand aquifère" 'que de d e s c e n ~ e encore longteqs (et nous avec)*..exploration en cours. Un grand merci pour leur e£Eicacité à : Ludovic Giordino, Hervé Levano, Benoît Poignard, Frédéric 'Swierscinsky, Frank et Eric Vasseur ainsi qu'à Super Margot pour sa visite éclair. Merci aux commissions plongée souterraine du comité FFBSSM interrégional Midi PyrénéesLanguedoc Roussillon et du CDS de l'Hérault pour leur aide financière. Grotte de la Madeleine (81)

L'exploration de cette belle zone noyée continue. En 1994, une série de plongées a permis de réaliser un intéressant travail dans cette cavité :

S2 entre -40 et -57 (Wo Plongée n067)

- Une topo réalisée jusqu'à 350 mètres de l'entrée du S2. Entre Noël 94 et le jour de l'an, avec ~ ~nousd installons ~ , tranquillement tout le rnaté-iel dans le ~2 : 5 blocs en déco (Surox 40% et 60%, Oxy), 4 x 20 litres de t e et propulseur. Le lendemain Philippe nous rejoins pour la pointe. Passage du S1 en bi-71., puis capelage du bi-20 et départ en propulseur sur un 60 % d'O2, échangé à -18 avec 40% 802, lui même échangé à -30 avec les deux relais trimix. Je rejoins rapidement mon terminus précédent à -57, où j'abandonne le propulseur et commence à explorer une belle galerie (=4x3), au sol excessivement glaiseux, mais une bonne visi (=IOEL).

- Equipement du seuil rocheux, dans la

Comme dans tout le S2, un décrochement me fait régulièrement descendre de quelques mètres. Je me retrouve ainsi dans les -65 m., équipant soigneusement en plafond. Après 110 mètres, à -67, je stoppe mon fil (moi aussi !), à 560 mètres de l'entrée du S2 : au delà, çà semble continuer "tel quel", apparemment à l'horizontale...

salle entre S I et S2 avec cordes et étriers d'escalade (passage laborieux en basses eaux).

Demi-tour dans une jolie touille, qui ne me quittera plus jusqu'à ...la sortie de la caverne !

- Mesure de CO2 entre SI et S2 (jusqu'à

Je retrouve quand même le propulseur, qui me ramène aux paliers (quand ce n'est pas l'inverse).

- Rééquipement du S1 (1 10m.,-9) et des 200 premiers mètres du S2 (-35) en corde (zone de portage et de déco très touillée pendant le retour et les paliers, délicats).

3%...)

- Analyse d'eau, en collaboration avec le labo d'Albi. Les explorations suivantes ont déjà été menées :

- 2 escalades dans la salle entre S1/S2 (10 mètres par Ludovic Giordano.

3 heures de décompression avec les visites de Philippe et Ludo et sortie du S2 après 4 heures de plongée. (TPST = 5 h.) Explo en cours, bien sûr. Plongeurs : Pascal Bernabé, Ludovic Giordano, Philippe Rebatel. Remerciements au CDS du Tarn pour son aide riancière et matérielle.


Je décide donc de plonger à l'anglaise car Bernard s'était arrêté sur une fàille remontante et étroite. J'ai eu suffisamment d'air pour pallier à un débit continu sur un de mes relais que j'ai abandonné à Fred à la sortie du S11. A ce moment là, je ne suis enquillé dans le S12 laissant Fred à son escalade.

A propos de TRUFFE... Deux expéditions en 1979 et 1980 avaient permis à CHOUQUET, VERGIER et PENEZ d'atteindre le Il0 siphon dans lequel ils s'étaient arrêtés à -4m sans trouver la suite. Puis, pendant 14 ans, Font del Truffe provoqua le plaisir des plongées dominicales. Printemps 94, une expédition organisée par le CMS m'a permis de franchir le 11" siphon, 120 mètres plus loin, accompagné de Bernard GAUCHE. Il est fort probable qu'un défaut d'éclairage n'avait pas permis à nos prédécesseurs de voir le départ. J'étais donc ressorti dans une petite vasque aux parois lisses. Un conduit fossile partait quelques mètres en dessous mais même Bernard ne se sentit pas d'attaque. Nous avions donc repéré le départ du S 12 avant de rentrer (cf courrier d'information nOl du CIAS et Info-Plongée n030) Automne 94, deux expés ont permis de progresser de 160 mètres, SWIERCINSKY Fred de 40 mètres dans le S 12 puis Bernard GAUCHE de 120m. C'est en mai 95 après un pré-portage au S 6 que nous avons décidé de pousser l'exploration. Cette fois ci Fred a pris du matériel pour escalader le fossile du S 11 et moi suffisamment d'air pour partir au fond. Le niveau d'eau étant maxi (encore plus qu'en 94), nous avons été un peu juste pour atteindre le S 10 avec un bi 71. depuis le S 6. Sans problème nous y sommes en 5 H., 5 H 30. Frank avec ses bouteilles sur le dos et deux autres sous les bras a bien allégé nos efforts...

Le scaphandre à l'anglaise est très vite devenu gênant, m'obligeant à poursuivre ma progression à l'égyptienne ; progression volontairement lente aiin de repérer d'éventuels départs ('je m'étais muni d'un petit phare 20 W sur le casque : j'avais l'impression d'être à Versailles ! ! Je déhanbulais au milieu de failles très profondes ou très hautes, mais impénétrables en suivant le fil de Bernard. A -30m je trouve son amarrage au pied d'une diaclase, en effet impénétrable avec des bouteilles dorsales. J'attache mon fil et décide d'y remonter équipé à l'anglaise. Après quelques mètres (7 mètres) la faille était si étroite que j'ai été contraint de faire marche amère et non sans difliculté. La touille qui descendait peu à peu laisse penser que le haut de la faille est colmatée. De toute façons il n'est plus possible de passer. Au retour, j'en profite pour m'avancer à deux reprises dans des diverticules rétrécissants laissant quand même le passage des cinq doigts de la main !!!... Je retrouve Fred à la sortie du S 11, le niveau de l'eau étant très haut il aura fallu un spit et un étrier pour atteindre le fossile, mais celui-ci est colmaté par de l'argile. Décidément, peu de chances de poursuivre la progression de Font del Truffe. Nous retrouvons Franck et Pascal encore étourdis de leurs rêves enchanteurs... Après un gavage au miel, crème de marron et Isostar, pour alléger mes crampes, nous rentrons avec une visi correcte et à bon pas. Un autre stop au S6 pour un casse croûte jambon et riz au lait (on ne se refuse rien!). Heure de sortie 3 h. (du mat). Durée de I'expé = 14 heures.


dessus. Un relais pour SI et S2, relais 7 pour S3, S4, S5. Nos chers collègues font suivre nos réserves d'air au fur et à mesure. Chacun a un bi 7 ou 91 sur les dos, un relais pour S1 et S2, et une bouteille pour la ointe. Devant S5 rassemblement de la troupe Certains attendront là D'autres, franchissent le S5 qui est un conduit régulier de 3m de diamètre, dont les parois d'argile contrastent avec le beau rocher dénué de sédiments des premiers siphons

Compte-rendu d'expédition Ascension 1994: un temps de chien (TerreNeuve, bien sur). La Finou était programmée depuis plusieurs mois. Savais tout préparé en conséquence: bi-151, bi-10... et surtout le mental pour ...Le mercredi soir, il pleut pendant tout mon voyage vers le Lot. En passant à Montvalent, je n'y tiens pas et je m'arrête à 2 heures du matin à La Finou. Dans l'obscurité,je distingue un grand fleuve sortant de la vasque et se joignant à la Dordogne. Des cascatelles tombent de la falaise au-dessus, levant mes dernières illusions. Arrivé chez Lasvaud, j'informe Jean-Mi qui me fait partager un breuvage détonnant dont il a le secret. Jeudi. Tergiversations d'une équipe désorientée. Il y a là Eric Morin, Eric Hagège, JeanMichel Roux, Ludovic Giordano, Jean-Pierre Stéfanato, Gilles Jolit, Laurent Rouchette. JeanClaude Collette nous rejoindra un peu plus tard. Tout le monde sent qu'il n'y a qu'une source à plonger avec un tel temps : Font del Truffe. Mais il faut que les désirs cristallisent et cela prend un peu de temps. Ce n'est qu'en milieu d'après-midi que nous sommes devant la vasque qui a pris quelques rondeurs par rapport à celles que nous lui connaissons durant l'été. Mais tous n'ont pas le goût de l'eau, et, Eric, Laurent et Jean-Michel optent pour les fonds de bistrot pendant que nous, les inconditionnels, prenons prétexte d'aller chercher quelques bouteilles que Fred et Ludovic ont baigné depuis plusieurs mois, pour retrouver quelques motivations. L'objectif est vite atteint et j'en profite pour faire une reconnaissance jusqu'au S6 ce qui me donne quelques envies. Repas chez Mme LASVAUD. Les choses s'organisent. Vendredi. Nous attaquons. L'objectif est imprécis. Qui est déjà allé au fond et sur quel obstacle ont-ils buté? Pourtant il y en a du monde qui visite Font del Truffe! Qu'importe. Nous y allons, au fond. Départ. Ludovic et moi, sommes prévus pour la dernière extrémité. Pour iiioi, c'est bi-101 sur le dos de l'entrée à la sortie, comme s'il m'était collé

S6 les choses sérieuses commencent La donne est faite ; l'équipe joue ses deux dernières cartes. Je récupère mes 2 relais 91 et je descends dans une belle vasque surmontant un puits, disséqué par une laine rocheuse verticale, qui donne accès à un beau conduit régulier. Nous émergeons. Devant nous un ressaut. Sans hésiter, j'attaque avec mes 4 bouteilles. Je vieillis. Mais non, si on compte cela fait au moins 60 kg, pensais-je en pestant. Après cet effort, on se laisse glisser sur une pente rocheuse (savonneuse?) qui nous conduit dans un lac. Ludovic me lance : "c'est le S7, il est très court, tu vas voir". Et je le vois plonger. Suspicieux, je me mets simplement à nager. 30 mètres plus loin, le plongeur émerge de ce qu'il croit être un siphon et confirme: "tu as vu,clest très court" ! En fait, S7 est un peu plus loin, mais c'est vrai qu'il n'est pas long. Entre S7 et S8, les choses changent un peu. 11 s'agit d'un long corridor, nécessitant de progresser pliés en deux. Le haut niveau de l'eau va nous permettre de limiter nos efforts. Je suis devant, et face à une bifurcation, je prends à droite la galerie la plus large. Je progresse facilement et j'attends mon compagnon un peu plus loin devant S8. Et j'attends, j'attends. Finalement j'entends des cognements qui n'en finissent pas: la branche de gauche est manifestement plus étroite. Et c'est reparti. S8, S9, s'enchaînent sans qu'il y ait besoin de ressortir de l'eau. Entre S9 et SI0 la progression est facile et courte. SI0 est court et peu profond. A sa sortie, coule une jolie cascade, issue d'un petit canyon. Le passage se fait en opposition à 2 ou 3 mètres au dessus du torrent. Je laisse les 91 dans la vasque, et après 50 mètres, nous atteignons Sll. La galerie de ce dernier siphon, descend assez rapidement avec vers -20 mètres un rétrécissement horizontal. La descente s'arrête à - 31, profondeur qui se maintient sur 50 mètres. Par la suite, on progresse entre -15m et -20m. Tout d'un coup, après une centaine de mètres, on bute sur un grand mur: c'est l'une des parois d'une grande faille coupant transversalement la galerie. Le fil en place, remonte, mais tout de suite je réalise que c'est peut-être regrettable car la base du puits m'apparaît très large. Nous suivons le fil. Il nous conduit dans la faille qui


effectivement, se rétrécit au fur et à mesure de notre ascension. Bientôt de l'argile nous tombe dessus tandis que cela devient très étroit. Le fil est attaché à -4111, accompagné d'un deuxième bout sans utilité évidente. Je comprends ce qui a bloqué la suite de l'exploration. J'invite Ludovic à amarrer son dévidoir (ou plutôt, celui de StéQ. Il a tout compris et nous redescendons en nous dirigeant vers la partie droite de la faille, c'est à dire en rive gauche. Nous suivons ainsi l'axe de la faille, dans laquelle cela continue sans difficulté (galerie de 2 m de diamètre). Désormais, il n'y a plus de vieux fil devant nous. Au bout de 100 mètres, nous ressortons dans une cloche. Je sens qu'il doit y avoir mieux et nous reprenons la plongée. Effectivement, 20 mètres plus loin nous ressortons pour de bon. Mais nous sommes dans un lac aux parois argileuses et verticales. Au dessus, à 3-4 mètres part une galerie fossile. La suite n'est pas là: elle est au-dessous de nous, dans l'eau, à 5 ou 6 mètres de fond. Un conduit de 2m X 2m, tortueux, se développe horizontalement. Nous y parcourons quelques mètres mais nous décidons de rentrer car en fin d'autonomie d'air. Retour sans histoire pour moi. Les siphons s'enchaînent et au S6 je retrouve Stef et Eric H. On attend. .. on attend Ludo qui était derrière moi jusque devant le S6. Finalement il ressort bouteilles vides. On saura plus tard qu'il faisait des exercices d'emmêlage dans le fil avec une variante consistant à changer de détendeur pour équiper la seule bouteille où il lui restait de l'air ! Avec l'aide de tous, nous ressortons l'ensemble du matériel au sein duquel quelques bouteilles font d'étranges et lourds glouglou : cherchez l'espiègle. En fin de journée, la zone entre S4 et S3 apparaît bien revêche, malgré nos genouillères souvent éprises de liberté. S2 et SI sont dans une touille effroyable, digne de La Finou mais finalement nous émergeons entre 21h30 et 23 heures, ce qui représente 11 à 12 heures pour une expédition rondement menée.

-

Mme Lasvaud nous attend encore pour un dîner sans chandelles. Dans la nuit il tombera des cordes, mais le lendemain un grand soleil nous fait fête. Tout en séchant notre matériel, nous prenons un air étonné lorsque quelques plongeurs s'inquiètent de ne pas avoir pu faire de photos dans Font del TmEe la veille. Depuis, j'ai pu enfin prendre connaissance du compte-rendu de nos prédécesseurs : Info-plongée (n030, 1981). Tout est désormais limpide : " En octobre 79, 20 heures d'exploration nous avaient permis de porter le développement de la branche active à 3000 metres environ, dont 1715 metres de siphons. Nous nous étions arrêtés dans le S 11 à -6, après passage à -30. Le 12 août (1980), nous faisons une autre tentative: arrêt à -4 dans SI 1 sans pouvoir

trouver la suite qui pourtant nous semblait évidente. TPST: 12 heures. Plongeurs : J.C. Chouquet, F.Vergier, et P.Penez " Que d'Illustres ! Je suis assez satisfait de notre ballade !

FONT del TRUFFE (suite) Le 30 octobre 1994. Même scénario : trop d'eau pour La Finou, nous allons à Font Del T d . Nous sommes moins nombreux (J.L Siriex, J.P. Stéfanato, L. Roucliette, G.Jolit ,B.Gauche) et un seul plongeur est prévu pour la pointe. Jean-Luc m'accompagne jusqu'au SIO, puis je plonge dans le SI 1 équipé d'une bonne réserve d'air. Je passe au bas de l'ancien terminus marqué par le croisement de faille et je parviens bientôt dans le petit lac délimité par de hautes parois de glaise, qui sépare S11 de S12. J'attaque SI2 dont l'entrée circulaire de 2 m de diamètre, est située au fond du lac vers -8 m. Les premiers quarante mètres ont été équipés par F. Swierczyinsky une semaine auparavant. J'amarre mon fil et je continue dans un conduit d'1,5 m de diamètre, peu profond, à -10 m, qui se dirige dans le sens opposé à la sortie de S11, comme si nous revenions sur nos pas. Bientôt, je parviens en haut d'une diaclase qui part vers ma droite et qui plonge. J'y descends. Ce n'est pas très large mais cela se fait sans dficultés. Je parviens dans le fond de la faille à -32 m. La suite est en remontant dans une nouvelle faille, perpendiculaire, beaucoup plus étroite. Je parcours quelques mètres puis je suis contraint de renoncer, coincé entre les parois, avec des nuages d'argile qui me tombent dessus. Je rembobine jusqu'à trouver un bon amarrage, à 90m de mon départ. S12 est désormais connu sur un peu plus de 130 metres. Décidément, la fracturation de cette zone est très complexe, donnant une impression de zébrures taillées à la hache. Au retour j'explore quelques diverticules Puis j'essaie d'escalader les parois du lac Sll-S12, mais c'est impossible sans spit de s'élever de plus de quelques mètres en raison de l'argile et de la verticalité. Par ailleurs au bas du terminus des " anciens " je vérifie que l'autre partie de la faille est colmatée. Sortie sans incident. J'ai passé 1 h 30 au delà de S10. Avec Jean-Luc, nous sommes restés 6h30 derrière S5. Tout le monde est dehors (avec toutes les bouteilles), après 14h30 d'une expédition "Tip Top ".

Bernard GAUCHE


Info-Plongée n057 p. 10 M. Coche, S. Guignard, J-M. Lebel

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Grotte Emgence du Brias Tournemire - Aveyron Les explorations récentes ont été concentrées sur la branche sud. Cependant (cf.[lI) "il est certain que le courant majeur provient du siphon 5" et "le terminus est matérialisé par une diaclase très étroite en haut de laquelle se voit, à travers une fissure, un miroir annonçant le franchissement théorique de ce bouchon d'eau". La topo du siphon enfin restait a faire. 14/8/92. Steff reconnaît le S5 (270m.-7) à 450 m. de l'entrée : quelques lames seules empêchent d'émerger. Pendant ce temps je repère le portage vers le S2 en aval du lac 2 proche du S5 : étroit ! Au retour je plonge le S1 sur 35 m. jusqu'à une patte d'oie. La sedion inférieure au mètre se divise en deux. 18/8/93. Je débute la désobstruction à la massette burin au terminus du S5 (bi 61. + relais 4 1. laissé a l'étroiture des 120 m.). Déséquipement du fil d'Ariane au retour. 29/12/93. Mano et moi rééquipons le S5 et poursuivons la désobstruction. Topographe au retour. 6/8/94. SteE termine la désobstmction et sort la tête, les bouteilles à la main. L'exondé est une fissure se poursuivant sur quelques mètres de chaque côté, IMPENETRABLE.. . Pendant ce temps, j'explore le S2 en mono 4 1. (pas de place pour deux).

-2

sp/on

[l] bulletin du SCC 1986 n03 (topo et synthèse) Spélunca n051 p.5

Emertrence temporaire de Gourpues Crégols - Lot Objet de nombreuses tentatives dans le passé, l'éboulis d'entrée dans la vasque ne permet pas toujours le passage. Elle aurait été vue sur 40 mètres à -8. [l] ou 20 mètres -6 [2] ? 2 1/8/94. Le passage est bien ouvert pour 2x6 1. à l'anglaise. La visibilité est très bonne mais la touille tombe très vite du plafond. Equi~ementde la galerie principale (1x2 m. de large) sur 40 m. -3,5m. Arrêt sur suite étroite cumulée à la touille. Au retour équipement d'un départ rive droite étroit sur 20 mètres. Retour en palme arrière dans la purée de poix. Continuation possible mais demi-tour non garanti...

Event d'Arbois Près de la Foux d'Arbois (Miramas ?) Au porche 7x3 m. succède une galerie basse de plafond qui conduit après une centaine de mètres à un ressaut de 4 mètres puis à la baignoire. On parvient au siphon très clair mais peu vaste. Il aurait été reconnu par Pierre, en ...bi 12 litres ! Je le trouve déjà étroit en 2x6 à l'anglaise. Après 3 m; une étroiture oblige à baisser le casque. La touille s'installe a chaque arrêt. Quelques mètres plus loin je descends un puits de 6 mètres et de 1,5 de diamètre. A -10 mètres environ (profondimètre illisible) le puits est colmaté. J'ai eu juste le temps d'apercevoir un départ pénétrable par une truite. Retour en admirant deux ronds de boue jaunâtre sur le masque, en marquant une pause d'une minute pour retrouver le l'étroiture.

passage

exact

à

Pierre Wypyzinski, J.M. Lebel 3014194


(passage de larges véhicules agricoles) et prenez soin de la cloture. .. sinon nous n'y plongerons pas longtemps ! Fontaine Saint Nlartin Chamovilley (Meuse)

Fontaine de la Dhuit Roches Bettaincourt (52) Explorée sur 400 mètres par B. Léger, J.L. Camus et J. de Schryver en 1971 jusqu'à une trémie. La topo restait à faire. Equipement d'un départ argileux et étroit à 30 mètres de l'entrée rive droite sur 10 mètres. Un éboulement obstrue Ie passage. Visiteurs éventuels : se garer correctement

Petite vasque en front de falaise en bordure de Marne. D'après un riverain, des plongeurs seraient venu il y a une dizaine d'année. Plusieurs séances de désobstruction furent nécessaire pour ouvrir le passage, qui n'a cependant rien d'un hall de gare. 13/4/94. En décapelé de bi 4 l., j'équipe sur 45 mètres une jolie petite galerie très érodée et au sol sableux et argileux. Arrêt sur abaissement de la voûte. Visibilité nulle au retour. A noter un certain nombre d'effondrement et de pertes (dont certaines sont très récentes) sur le plateau sus-jacent au Nord, de 500m. a 1 km. de la source.

La fosse Cormont Soulaisnes-Dhuys (Aube)

Fosse CORMONT - Soulaisnes - Dhuys - Photo Isabelle Lebel.

Exutoire temporaire/cheminée d'équilibre sur le réseau noyé résurgeant à Soulaisnes, la fosse se présente comme un entonnoir de vingt mètres de diamètre au fond d'une vallée sèche. En hautes eau elle peut fonctionner en exurgence ou bien en perte selon qu'elle alimente ou absorbe le ruisseau temporaire du rû des vignes. A l'étiage l'entonnoir aux pentes argileuses ne laisse voir au fond qu'une vasque d'eau croupie de quatre mètres de diamètre. Selon le niveau et la turbidité, on peut distinguer sous ou hors de l'eau l'amorce d'une galerie. 14/5/95. Première reconnaissance. La descente dans l'argile ainsi que la mise à l'eau au milieu des branchages pourrissants n'est pas triste. Sous l'eau par contre, l'entrée serait presque accueillante : les dimensions sont confortables (3 mètres de


large sur 1,50 de haut). L'argle a fait place au gravier, la voûte est d'un beau calcaire ocre. A quelques mètres, un rétrécissement oblige a baisser le casque. La galerie se relève ensuite pour buter à -5 mètres sur une véritable étroiture : l'éboulis en pente rejoint la voûte, ne laissant qu'une vingtaine de centimètres d'espace. D'après les renseignements de diverses personnes de la commune, et le fil d ' h a n e retrouvé en place, il s'agit du terme des explorations précédentes (5 à 8 ans d'ici). 26/5/95. Installation d'une main courante et d'un ponton de mise à l'eau, une corde est pitonnée jusqu'à l'étroiture : le luxe ! Une heure de désobstruction au.. .faitout et la voie est libre. 27/5/95. Le passage de l'étroiture désobstruée se fait sans dificultés mais l'enthousiasme retombe vite : la galerie en forme de laminoir ne se relève pas. Le plafond reste entre trente et quarante centimètres seulement du sol, on se sent à l'étroit. La progression se fait plus en reptation qu'à la palme, et oblige à décoincer divers ustensiles de l'équipement comme les flexibles. Après cinq mètres de ce régime, je préfère vérifier le chemin du retour. Le demi-tour se fait laborieusement mais le trajet de retour jusqu'à l'étroiture est sans problème, notamment de turbidité comme je le craignais. Aussi, après un coup d'oeil à mon stock d'air, je repars pousser un peu plus loin. Je gagne encore cinq mètres mais le plafond reste désespérément bas. A poursuivre avec des bouteilles bien g o d é e s (petites les bouteilles. ..), et du temps devant soi (mince le plongeur.. .).

Dhuys de Souiaisnes Résurgence importante des pertes de la Bierne et de la Blaise (jusqu'à 8 m3ls en crue, débit moyen de 890 11s) elle est aménagée en bassin et était utilisée par un moulin. Le fond, à cinq mètres, est un amalgame de pierraille, de sable et d'argile. Les arrivées d'eau diffuses sont matérialisées par des volutes de sable. Le gnfTon le plus important, correspondant aux remous bien visibles en surface, filtre à travers les pierres avec un courant tres sensible.

Puits de la Dhuys Puits aménagé dans sa partie supérieure, située à une trentaine de mètres de la résurgence de la Dhuys, il est en communication évidente avec celle-ci : les niveaux baissent simultanément à l'ouverture des vannes du bassin de la Dhuys. 14/5/95. A deux mètres de profondeur on quitte le conduit artificiel du puits (de diamètre 1,50 mètre environ) pour atteindre le fond un mètre plus bas. Une petite galerie s'ouvre alors horizontalement butant aussitôt sur une droiture. Une désobstruction à la pointerolle et massette permet d'agrandir le passage en quelques minutes. On accède alors à une petite salle tres basse (2 mètres par 0,50). La suite est une galerie descendante minuscule encombrée de pierres, impénétrable. D. Dalponte (USAN), D. Prat (ASDUN), J.M. Lebel, 7 rue du Cl Clinchant 54000 Nancy Union Spéléologque de l'Agglomération Nancéenne Bibliographie : notice de 1'ANDRA. Région de Soulaisnes. Aube. J.L. Kaelin.

Par manque de place, certains articles de fond n'ont pas été publiés dans ce nurnéro, que leurs auteurs veuillent bien nous excuser, le prochain ne tardera pas!


P5. C'est en fait le même puits, d'où une mise à I'eau peu confortable effectuée sur corde. Je m'arrêtais à -12 dans le S2, argileux et étroit, sur un pincement plongeant ; mais au-delà, la diaclase semblait s'élargir.

Trou ARNAUD - Drôme.

- Pierre Morénas, du Spéléo Club Mottois m'a invité à reprendre les plongées du siphon terminal de cette cavité, qui totalisent plus de 2 kms de galeries. - Patrick Penez avait exploré ce siphon. Il revient plusieurs années après pour compléter l'exploration, et découvre une importante branche amont à -26. Il parvient à -62, arrêt sur rien. - Olivier Isler prend la relève. Après avoir rééquipé le siphon, il remonte une trentaine de mètres après le terminus de Patrick, jusqu'à un carrefour à -30. 11 délaisse la cheminée et s'engage dans une galerie horizontale qui, très vite, plonge à -45'. 11 stoppe à -45 à 450 m de l'entrée du siphon, après une progression de 75 m. - Grâce à un niveau plus bas de 8 mètres, j'émerge au sommet de la cheminée et m'aperçois qu'elle est sans continuation. Je repars aussitôt sans faire de paliers, vers le terminus d'olivier Isler et avance d'une quarantaine de mètres dans une vaste salle déclive qui s'agrandit, tout en plongeant fortement. Arrêt à -57 par rapport au niveau normal du siphon et à 490 m du départ. La poursuite de l'exploration de cette salle devrait être entreprise par le plafond, car lors de la descente par le toboggan très argileux, l'eau se charge d'argile très rapidement.

- Plongée de 2h30 dont 1h30 de paliers airloxy L'aven AUTRAN (-670) -Vaucluse. A la cote -618, en 81, Fred Vergier plongeait le S 1 long de 100 m à - 10. Il devait s'arrêter sur un puits de 15 m dans lequel se jette toute la rivière, après avoir exploré près de 300 m de galeries de belles dimensions, mais très argileuses. Deux mois plus tard, je descend tant bien que mal le P l 5 bien arrosé, et plonge le S2 après avoir descendu un

- Ayant maîtrisé la technique de plongée à l'anglaise depuis quelques années, je franchis l'obstacle, pour m'arrêter cette fois à -22 sur hyper touille et stress "étroiture suppositoire" à repasser même à l'anglaise. Au vu des importantes mises en charge que l'on trouve déjà 60 m plus haut dans le gouffre, je ne crois pas que l'on puisse plonger encore beaucoup plus bas ; à moins que ... - Le niveau d'eau étant descendu dans le P5 mètres qui en faisait IO ce jour-là, le gouffre a franchi la cote -670. - L'explo plongée a durée 21 heures.Merci à tous les clubs pour leur participation. En particulier ceux d'Aix en Provence, Vienne, Grenoble. Merci aussi et encore à Arlette et Alain Wadel

Source de MARNA.DE - Gard.

- Suite à l'article de Frédéric Badier dans le dernier Info, il est intéressant de préciser l'historique de l'exploration depuis son origme de cette superbe grotte. Cela permet de mieux cerner ce réseau, et les motivations de chacun de ses explorateurs.

- Dans les années 55, le premier plongeur fut R. Lacroux. Ii reconnaissait les premiers mètres de la diaclase d'entrée, mais en se dirigeant vers la partie haute plus ou moins exondée où la diaclase se pince. Dès lors, le maire de la commune de Montclus entrepris le pompage du siphon, avec le secret espoir de déboucher sur une cavité du style de celle d'Orgnac, toute proche. En quelques jours I'eau n'avait baissé que de quelques centimètres.

-

En 76, des amis viennois spéléos m'indiquaient cette résurgence, idéale pour apprendre à plonger. Ainsi, je découvrais au pied de la diaclase, à -30, très mal lesté, une vaste galerie impressionnante, se dirigeant en plein vers l'amont. Puis avec Fred Vergier, jeune plongeur aussi à l'époque, nous avancions de 150 mètres supplémentaires grâce à des 12 litres de location, et des "aquaflashs" (anciennes petites lampes jaunes bien pratiques mais pas très éblouissantes).

- En 79, avec Bertrand Léger, nous franchissions le S1 et le S2 pour nous arrêter sur le S3. Juste après Fred Verger et Patrick Penez exploraient ce siphon sur 150 m, et devaient continuer le samedi suivant. Mais dès le vendredi soir, avec Bertrand,


G R O T T E 1lE5 PLAN CH LI ARBOIS - JURA ,. n


nous nous enfoncions à 250 m de l'entrée du S3, jusqu'à -60 dans le puits terminal sans trouver la suite. (Réf Info n031). Au petit matin Fred et Patrick n'avaient plus qu'à nous amener les croissants à la sortie du trou. Malgré tout, avec Bertrand, nous décidions d'explorer tous les départs du puits terminal entrevus vers -30. C'est lors de l'une de ces explos, que j'ai vraiment failli perdre la vie dans le S 1, en plongeant avec l'un des vieux volumes de Bertrand, bien trop ample pour moi Après m'être collé au plafond de la galerie à 10 par les pieds remplis d'air, j'ai du, pour redescendre à -30 afin de retrouver le fil, tailler dans le volume à grands coups de couteau. Heureusement que Bertrand réussit à me retrouver et m'aider à ressortir, car, cloué au sol, je n'avais finalement aucun repère pour me diriger entre l'amont et l'aval, et plus qu'une palme pour avancer. Heureusement que nous avions beaucoup de bouteilles pleines pour la pointe dans le S3, car après avoir palmé (surtout pour Bertrand) sur 150 m ensemble la main dans la main jusqu'à la sortie, il nous restait à peine de quoi finir nos paliers.. .

ressauts à escalader en mixte, dans chacune des deux branches. Exploration au retour d'une petite galerie noyée qui communique certainement avec la vasque siphonnante située 50 m avant le siphon terminal.

- En hiver 81, je reprenais seul l'exploration de ces galeries annexes, aidé entre autres par Jean-Marie Chauvet. Bertrand lui était pris pour d'autres plongées, et Mamade ne l'intéressait plus beaucoup. Lors de ma dernière pointe, j'ai dû attendre 6 heures avant de replonger le SI, car j'étais remonté jusqu'à -20 dans une diaclase après avoir franchi, ce que nous croyions être avec Bertrand, la base du puits à -60.

- Celui-ci mesure 290 m, profondeur -10, et continue. Exploration du S I jusqu'à -38 -vu à -45. L'ultime expédition aura duré 19 heures. Un grand merci entre autres à Arlette et Alain Wadel, maîtres d'oeuvre de ces explorations plongées à St Marcel.

- Si le N6 n'a posé aucun problème, en revanche il m'a fallu être tenace, pour explorer les siphons terminaux du N15 bis : - chute dans salle de bains le jour J, d'où problème vertébral

- chute de sac d'un équipier dans un P l 8 - niveau d'eau bien trop haut pour atteindre le terminus - porteurs perdus sur la route, Finalement, la cinquième sortie fut la bonne. Il faut dire aussi que les 314 des 750 mètres de ce réseau, s'explorent à genoux, quand ce n'est pas à plat ventre.

- Le S1 avait été plongé par Patrice Lapierre sur une centaine de mètres -point bas -3 1. Une branche remontante le conduisit sur un réseau fossile long de 250 m -Arrêt sur S2.

Grotte des Planches - Jura.

-

C'est en fait Charly Chouquet qui découvrait dans les années 85, la véritable suite du réseau, plus bas, jusqu'à -72.

- En 92, j'avais l'envie de descendre à l'air, encore un peu plus bas. Malheureusement, c'est lors d'une banale plongée de préparation que Guy Peigney se noya dans le S I sans d'ailleurs que personne en découvre la cause. - La suite, nous la connaissons. Bravo Fred! Plon~éesà Saint-Marcel d1Ardèche-Ardèche. Deux réseaux, le N6 et le N15 bis ont été repris en plongée, totalisant plus d'l km de siphon découvert. - Le N6 est situé à environ -175 et à 2 heures de l'entrée par Despeysse. Christian Sabatier avait plongé dans le siphon terminal, vaste tube en conduite forcée, sur 150 m. En une plongée, 750 m de galeries supplémentaires ont été explorés dont 500 m de siphon en deux branches. Arrêt sur

Au-delà du siphon terminal de cette superbe cavité, 2845 mètres de galeries et siphons ont été découverts en deux explos. (Réf Info n055). 260 mètres dans le S1 (-33) ont été déroulés audelà du puits terminal atteint en 73. Un réseau fossile important chemine le long de l'actif à partir du S2, situé à 500 m du S I . L'actif et le fossile butent tous deux en amont au même endroit, sur une énorme faille, point de départ du S3, situé à 400 m du S2. Une ultime explo en solo me permit de franchir le S3 (100 -12) et de m'arrêter dans le S4 (150 -1 l), dans des galeries noyées peu profondes, étroites et argileuses, sans suite apparente. Le temps très incertain durant la nuit de ce raid de 4 heures, m'obligeait à renoncer à une escalade en mixte pour atteindre un éventuel fossile avant le S4. Au total 3215 mètres de galeries ont été découverts dont 545 m de siphons.


SYSTEME SOUTERRAIN DE LA RESIJRGENCE DE GOURDEVAL

(SOYES - 2 5 ) En 1992, les travaux dans la résurgence de Gourdeval sont officialisés (cf.Spélunca N04711992; Echo des profondeurs); il n'est donc sans doute pas inutile de refaire le point au vu de la récente découverte, plutôt problématique. Comme le montre l'historique, pendant 4 ans, c'est à deux que nous nous acharnons sur la désobstruction de la trémie immergée à -9m. Combien de fois avons nous eu de déceptions où, d'une saison à l'autre, notre travail se trouvait anéanti par les crues qui sont sévères dans ce collecteur. Il nous a fallu imaginer une kyrielle d e techniques pour arriver à quelque chose d'efficace. Face à ces difficultés, qui à notre sens devenaient lourdes à deux, nous décidons d'inviter un club pour partager nos travaux et c'est à l'A.S.C.O.de Dijon que revient ce privilège puisque cette association oeuvre depuis près de vingt ans dans les grandes cavités de Bournois, Haut les Bois, Pourpevelle. Pas besoin de relater les dernières découvertes, c'est déjà fait et le résultat est là (cf.Spélunca N057/1995; Echo des profondeurs). Avec eux, du jour au lendemain tout va changer. Les travaux avancent avec une rapidité exemplaire et j'en profite pour rendre ici à cette équipe un hommage digne de leur sympathie et de leur efficacité. Le 14 août 1994, un grand jour pour nous: nous découvrons la suite tant convoitée, celle dont nous avions rêvé depuis longtemps ( pardonnez moi, mais je suis en droit d'estimer que ce peu est énorme...) Après avoir dégagé les derniers blocs de 100 à 300 Kg chacun, nous explorons une belle galerie ébouleuse (5x4111) qui plonge à 45" et nous mène à -26m, à une étroiture formée par un abaissement soudain de la voûte avec des blocs amassés là. Le lendemain, nous forçons ce passage. La suite dépasse nos espérances: nous descendons à 34m, toujours dans les mêmes conditions, et nous voilà dans une galerie estimée à 4m de large en moyenne où parfois le plafond est indiscernable. L'orientation s'organise ainsi: dès l'entrée jusqu'à -26, la galerie plonge suivant un azimut de 240°, puis au-delà elle appuie vers le nord pour rapidement à -34 se retrouver à 260". Depuis, nous ne perdons pas la moindre occasion de pousser une pointe dans c e vaste conduit mais hélas, trop souvent ce maudit pas-

sage de -26 nous réserve de facheuses surprises: la galerie d'entrée très instable bouge en soutirage à la suite de la moindre crue et l'exploration devient très risquée; ce qui d'ailleurs ne fait que compromettre nos pointes mais oblige plutôt à revoir à chaque fois le problème de sécurité dans le franchissement de ce passage critique, et bien sûr désobstruer en conséquence. Un handicap supplémentaire est la visibilité car depuis notre première, celle-ci n'excède plus 2m à l'aller (nulle au retour). On comprend bien que l'esprit des plongeurs ne peut être tranquille lorsqu'ils sont engagés dans leur plongée. La barre est forcément plaçée très haute. Le 15 août 1995, arrêt à -36m, à 200m de l'entrée. A ce point, Gourdeval nous joue un nouveau tour à sa façon: la galerie vire brusquement à 210" (!?) alors que la logique voudrait que notre axe dominant soit plein nord. Nous avons parfois la sensation de tourner en rond ou mieux, de nous ballader dans un je ne sais quel surcreusement de la galerie. Peut-être faut-il rechercher l'espace confortable (et clair) en remontant parmi des gros blocs au point 70? Il ne nous resterait alors plus qu'à espérer reprendre la bonne direction, celle qui nous conduirait vers les extrêmes amonts, sur le secteur de Moulin Brûlé et du Grand Bois à Uzelle. Nos prochaines explorations dans cette énigmatique résurgence vont être savamment préparées et, hors saison propice à la plongée, nous allons aussi orienter nos investigations sur une perte ( le Trou du Tacot), située à 1Km en amont à vol d'oiseau. Ce trou prometteur au courant d'air aspirant devrait nous permettre, qui sait, de découvrir une portion d'exondé et en tout cas d'élucider le mystère de ce collecteur. Actuellement, 21 phénomènes ont été recensés (bulletins Hadès NO811994 et Sous le Plancher N09/1994) Une campagne de colorations est envisagée courant % et, afin de réaliser une étude scientifique poussée sur ce vaste système souterrain, je suis à la recherche d'un étudiant ( pourquoi pas ), dans le cadre d'une thèse de fin d'étude par exemple. Me contacter si intéressé ( l'appel est lancé, pas sérieux s'abstenir). Dominique JACQUEMIN Cercle Lorrain de Recherches Spéléologiques 10, Square Paille Maille "Pontiffroy" 57000 METZ


Dominique JACQUEMIN (CLRS) Jean François DUSZ, Gérald VOISEMBERT, Cosimo TORRE, Florent PATAILLE (ASCO) En surface: Rémy PATAILLE, Jen Yves RENARD, Jean François BALACEY ... (ASCO) Mario DE SOUZA, Bernard LE GUERC'H, Philippe VALLET (CLRS) FONTAINE DE SICHATEL

X: 802,980 - Y: 1113,460 - 2 : 175m Cette émergence temporaire est située au pied d'une falaise formant un cirque rocheux, haut de plus de 20m, à la sortie Est du village, au lieu dit " La Castille". II s'agit donc d'une belle vasque, imposante pour la région, aux parois abruptes et profondes de 3m environ. Son flanc nord, coté falaise est une roche extrêmement travaillée par les eaux. Au moment des crues, l'eau bouillonne d'abord jaunâtre puis ensuite se stabilise claire pendant

de gravats tombés de cette falaise instable. En revanche, le niveau d'eau claire est bien visible sous les blocs. Deux séances de désobstruction nous ont permis de dégager une voûte plongeante qui semble être le départ d'une galerie mais il y a encore plus d'un mètre cube de cailloux à retirer. Une nouvelle séance de désobstruction devrait nous permettre de mieux nous rendre compte si il y a une possibilité d'exploration. Travaux en cours.

RESURGENCE DU RUPT DU PUITS Robert- Espagne Carte IGN 1/25000 St Dizier 30 15 Est X: 797,450 - Y: 1119,800 - 2: 155m L'entrée du siphon est actuellement impénétrable car obstruée par des blocs et des objets hétéroclites de toutes sortes. En commun accord avec la commission scientifique de la Ligue Lorraine de Spéléologie, 2 plongeurs de la région K et L ont commençé un nettoyage et une désobstruction dans la vasque, dans le but de replonger ce long siphon et, afin d'y repérer des arrivées secondaires pour justifier cette considérable différence de température entre l'amont et la sortie aval. A ce sujet, des appareils de mesure doivent être posés par cette commission et le projet d'un siphon école est envisageable. Rappelons tout de même que ce dernier n'a plus été refranchi depuis les années 70 ( S1=97m; S2-91m; S3=68m et S4-259m). D.JACQUEMIN et J.PIOTROWSK1.

de désobstruction. ....


A N N E E 1995 -

I N F O - PLONCEE N o 70

-

1'30

RENCONTRE PLONGEE SPELEO-SECOURS du

SUD-OUEST

18-19 novembre 1995 dans le LOT e S.S.F. organise une réunion pour les sensibilisés aux problèmes de secours-plongée, et aussi pour les C.T. désireux de parfaire leur formation dans ce domaine.

L plongeurs

THEMES ABORDES : e

@

e

- Problèmes liés aux secours-plongée - siphon et post-siphon. - Différentes techniques de plongée en secours (à l'anglaise, désobstruction, etc. .). - Maniement de la civière plongée avec la présence des plongeurs de Dijon. - Mise à jour et état des lieux des listes plongeurs et matériels. - Recensement des siphons.

ANIMATEURS :

- Les Correspondants Plongeurs Inter-Régions : Hubert Foucart, Bernard Gauche, Eric Hagège, Michel Lauga, Jean-Pierre Stéfanato. - Jacques Michel : chargé de mission au S.S.F. - Frédo Poggia : Conseiller Technique National, chargé de la plongée Spéléo Secours au S.S.F. LIEU DE RENCONTRlE et NEBERGEMENT :

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Gîte VERTIGE à Tour de Faure (à 30km de Cahors environ). - Cette réunion devant s'autofinancer, il sera demandé à chacun le prix coûtant du séjour, repas et nuitée : environ 260F. - Arrivée possible dès le vendredi soir.

A MEDITER...

Les nombreux accidents en plongée souterraine, pour la plupart mortels, de 95, nous rappellent ceux des années 60-70. La Russie, la Slovénie et surtout l'Italie cet été, subissent aussi cette série noire. Pourtant les plongeurs aujourd'hui ne sont pas plus nombreux - ils se renouvellent - mais avec de puissants acquis techniques et psychologiques hérités de leurs prédécesseurs. Les risques et les enjeux se sont déplacés et ne sont plus les mêmes ; il appartient à chacun de nous de savoir les évaluer et les maîtriser. C'est, depuis longtemps, la finalité des stages de plongée souterraine qui permettent aussi aux débutants de s'imprégner des notions de base indispensables à notre activité. Une analyse approfondie de ces accidents semble délicate, mais j'attire l'attention sur le cas, en juin dernier, de l'espagnol ressorti vivant, grâce au S.S.F. du siphon de 1'Event de Foussoubie en Ardèche. Il venait en France pour réaliser la traversée de la Goule à la résurgence ; belle explo, agrémentée de quelques kilomètres de galeries et siphons peu connus. Mais pour tout renseignement il n'avait que le livre "Spéléo Sportive en Ardèche", avec la topo format "mouchoir de poche". Chacun sait que ces livres vulgarisent nos beaux gouBes et grottes de France, mais ne permettent pas d'en faire 1' exploration en toute sécurité, à moins d'avoir une chance extraordinaire. Ce qui d'ailleurs fut le cas de notre espagnol, malgré une suite d'erreurs techniques en plongée.

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES :

Alain DEBOTH 4, Impasse des Myosotis 19000 TULLE té1 : 55-20-26-17

I

Frédo P o m a

1

ANNEG 1995 - INFO-PLQNGEE NO70 - FQB


SPELEO SECOURS ERANCABS E ~ ~ i p eSSF : en

A: Ile d e France 8: Bourgogne C: Rhone Alpes 0 : Provence Corse E: Languedoc -Roussillon F: Midi-Pyreners G: Aquitarne H: Bretagne Pays-de-Loire J: Basse-Norm~naie Haute-Normandie K: Nord-Pas-de-Calais Picardie Champocne Prce--.es L: Lorraine P: Franche-ComtĂŠ R: Alsace 5: Poitou-Charentes T: Cote-d'azur

J~i;vie: 1995


IP70