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Fditorial :C.Locatelli La rubrique du Niphargus Masqué 2 ouvrages siir les siphons: N.Salvayre Stages Notivelle plongée à Hranicka: M.Pauwe1s Vacances roun~aines:J.C.Lalou et Cie Expédition Subiaco 93: C.L~catelli

M P.3 P4 P5 P6 P8 Pl 1

Vouliagmeni 1993: J.J.Bolanz Recherches à Voiiliagmeni: M.Doiichet Fredo 1 nfos Pascal Bernabé 1nfos Un caisson à Montélimar Les Batteries: S.Cesarano & J.F.Mousseau

Stage National 1993 - Photo Marcel KOKEN Le Moniteur Philippe Bigeard aux plises avec un stagiaire récalcitrant

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Ce numéro sort dans les délais, grace aux nombreux articles envoyés régulièrement, merci encore à tous ceux qui font vivre ce bulletin. Ceux q u i n'ont encore pas renouvellé leur abonnement doivent le faire rapidement, car c'est le dernier numéro qui leur est envoyé, notre système informatique les sortant automatiquement au prochain. Ces derniers mois ont été fertiles en évènements, nous nous serions d'ailleurs bien passés de certains. Mais la vie est ainsi faite... Tout d'abord Sheek Exley, qui après avoir réalisé quelques plongées très profondes, d'abord à Naciento Del Mante, au Mexique, puis dernièrement à Bushmangat, en Afrique du Sud, où il avait atteint le fond à 863 pieds!, est mort en tentant les 1000 pieds dans Naciento. Nous pouvons toujours épiloguer sur la folie de certains à vouloir toujours reculer les limites des possibilités humaines, mais ce sont souvent ceux-ci qui font avancer la Connaissance et les techniques, et pour celà, Sheck était hors du commun. C'est une grande perte pour le monde de la plongée souterraine. Deux plongeurs "mer1' se sont encore noyés en explorant une grotte marine près de Cassis, sans aucune connaissance des techniques élémentaires de la plongée souterraine. Cet accident prévisible qui a m v e encore hélas trop souvent malgré les multiples mises en garde effectuées pour ce genre de plongée, est souvent le fait de plongeurs inconscients, souvent menés par un moniteur "mer", pour qui toute forme de plongée ne pose pas de problèmes, puisqu'il détient le savoir. Curieusement, c'est toujours ce dernier qui s'en sort, et qui donne par voix de presse ses opinions contre les sauveteurs qui n'ont pas retiré ses clients vivants du piège dans lequel il les avait entrainé! Plus grave encore, Monsieur Cosquer, qui, depuis qu'il a trouvé s a grotte, s'érige en spécialiste de la plongée souterraine et est aussi certain que ses petits camarades de détenir la vérité, alors qu'il a eu une chance inouïe de ressortir à chaque fois vivant de sa cavité. Etant arrivé le premier sur les lieux de l'accident grace à la radio d e son bateau, il a tiré un fil d'ariane dans la cavité, sans retrouver les plongeurs perdus. II faut dire à sa décharge que c'était peut être la première fois de sa vie qu'il en posait un, et qu'on a beau avoir la science infuse, on ne gagne pas à tous les coups. Bref, il reprochera aux vrais plongeurs spéléos de n'avoir pas trouvé rapidement, dans la "touille" engendrée par les différents passages,

les infortunés plongeurs certainement déjà décédés au moment des recherches, car ils avaient v u "au cinéma?" qu'il fallait vider I'air des bouteilles pour faire une cloche artificielle pour respirer dedans, ce qui est, comme chacun sait, plus facile que respirer de I'air dans son détendeur! Il leur reprochera aussi, utilisant son pouvoir médiatique tout neuf pour les traiter de " Rambo" venant piétiner son jardin particulier (sic), de ne pas les avoir laissé aussi vider des bouteilles un peu partout dans la cavité pour donner de l'air aux victimes! Nous pourrions trouver tout celà très drôle s'il n'y avait pas eu deux morts dans l'histoire. Quand Cosquer annonce à qui veut l'entendre qu'il fallait une alliance de compétences, il oublie de mentionner que les gens qu'il voulait envoyer dans la cavité avaient certainement une parfaite connaissance de la première partie facile, mais qu'ils n'étaient pas compétents et équipés pour aller au-delà. Le responsable technique des secours ne devait en aucun cas laisser plonger ces gens là, ce qu'il a fait. A de rares exceptions près, nous voyons toujours les victimes ou leurs proches, voire les temoins de I'accident reprocher après coup quelque chose aux sauveteurs, que ce soit leur manque de rapidité à intervenir, leur décontraction pendant le secours ( Si,si, il faudrait aussi conserver une attitude dramatique), ou la mise à 1%cart d'éléments jugés incompétents pour la circonstance. Il doivent avoir un faux sentiment de culpabilité (parfois réel) à être resté un acteur passif du drame, et cherchent à se dédouanner sur le premier venu, en l'occurence Ies intervenants du secours. C'est juste un avis personnel, mais je ne suis pas psychiatre, et mon canapé me sert à autre chose qu'aux analyses de l'âme humaine... Une chose plus gaie pour finir: le 6ème Festival Ile de France de Plongée souterraine a eu lieu le 12 mars, dans une ambiance chaleureuse et bien orchestré par Henri Juvenspan. Au programme, un diaporama et des films relativement bien montés par des amateurs de plus en plus compétents. L'invité de marque était Jochen Wasenmayer. toujours plein d e projets grandioses et surtout l'envie de remarcher un jour. Et cette soif de découverte inassouvie qui lui fait construire un sous-marin digne de Tintin, avec toutes les techniques de survie intégrées, des bouteilles accouplées à un système de propulsion, à la traction finale sur un fil d'ariane judicieusement installé. Bravo pour la leçon d e courage!


La

Rubrique

du

Niphargus

Masqué

* Sheck Exley est mort le 5 avril lors d'une plongée au dela de 1000 pieds1305 mètres de profondeur(fond de la cavité estimé à 313m) en compagnie de Jim Bowden au Mexique. Sheck a dépassé Jim à 275 mètres, toujours en descente et n'est pas remonté. Les bulles ont stoppés de crever la surface au bout de 18 min, la femme d'Exley, Mary Ellen Eckhoff, membre de l'expédition a plongé à 85 mètres jusqu'à une corniche susceptible de retenir les bulles. Il n'y en avait pas. Jim Bowden un accident membre de en grotte à

est descendu à 282 mètres et a fait 8.5h de décompression. II a eu de décompression qui a été traité en réimmersion. Un autre l'expédition était Ann Kristovich record féminin de profondeur 169 mètres.

Les premières théories sur la mort de S.Exley incluent une panne d'air, des troubles liés au SNHP, une crise d'hyperoxie ou d'liypoxie. Le corps a été recupéré accidentellement en remontant l a corde utilisée pour la décompression, le corps Ctait emmelé au dela des 305 métres. Etait il déja emmelé au moment de l'accident? La chasse au record va peut ètre s'arréter aux Etats Unis???

* Le Professeur Albert Buhlmann est décedé d'une crise cardiaque le 16 mars dernier à l'age de soixante dix ans. Les travaux du Professeur Bulhamn restent aujourd'hui une référence dans la modélisation des phénomènes de décompression.

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Deux plongeurs spéléo américain brevetés (experimentés?) se sont noyés dans un trou bleu au Bahamas: Zoo Hole. Il semblerait que les plongeurs ont été aspirés par un violent courant. Ce phénomène d'aspiration est liés aux marées. Les courants peuvent atteindre 6-7 noeuds et peuvent ètre aspirants ou refoulants suivant la position dans la grotte et l'amplitude de la marée. Heureusement pas de marée prévue en Méditerranée ...

* L e Niphargus Masqué puise ces infos sur un serveur informatique: Techdiver (mais non ce n'est pas 36 15 ULLA). Ce serveur permet de dialoguer avec des plongeurs "techniques" de tout pays: USA, UK, Autralie, Afrique du Sud, etc. Si vous avez accés au réseau Internet, il suffit d'envoyer un message à "techdiver-request@opal.com" contenant seulement "subscribe votre nom". Ce serveur traite des sujets divers liés à la plongée technique (Spéléo, Mélange, Recycleurs, Décompression, Matériel, Technique spécialisé, Epave, ...). Si vous n'avez pas accès à ce réseau mais avez des questions spécifiques d'intéret général faite passer à Info Plongée-rédaction qui transmettera. Votre question sera soumise et une réponse-synthése sera faite dans le prochain numéro.

.....Malgré son masque le Niphargus Masqué a les yeux grand ouverts et vous tient informé de ce qui ce passe autre part ....


Henri SALVAYRE prépare: 2 ouvrages sur les siphons DANS LES ARTERES DE LA TERRE AU-DELA DES SIPHONS:

fontaines intermittentes, siphon inverse des spéléologues, siphons et lacs temporaires ou d'extravasement. 44 ANNEES DE PLONGEE SOUTERRAINE EN FRANCE: Des "Pieds lourds " aux " Spéléonautes": Les pieds lourds, nus dans les siphons, des grenouilles aux tritons, les spéléonautes. La plongée en France de 1878 à 1994: Nombre et évolution des plongeurs, liste nominative, durée des interventions et secteurs d'intervention, les " vainqueurs des eaux siphonUne avance liée à la technique: Les gaz vitaux, le scaphandre, le "chemin du retour", la lutte contre le froid, le confort des Le prix de la découverte: Les accidents, causes et évolution, "le siphon n'a pas voulu", comment plonger, les secours. L'ASSECHEMENT PAR POMPAGE: Creuser, siphonner, pomper; la méthode, dangers et évènements surprenants. RESULTATS ET OBSERVATIONS A L'ISSUE DES POMPAGES: Spéléologie, morphologie des conduits noyés, hydraulique, réserves d'eau, météorologie souterraine, paléontologie, archéologie, histoire. AINSI FONT ...:Au pays des dragonnières, I'affluent souterrain de la Jonte, un siphon denière une chapelle, le "Gourb", "Boundoulaou", le

TERRANEENS: Font d'Estramar, Font Dame et le "Marais flottant", Port Miou et le fleuve souterrain des romains, le Lez et l'alimentation de Montpellier, la Fontaine de Nîmes. SIPHONS ET SOURCIERS. L E NOM DES SIPHONS. Environ 250 pages, 16 x 24. 40 photos, 60 croquis.

SIPHONS DES RIVIERES SOUTERRAINES DE FRANCE: Inventaire national* des siphons à partir des publications: 1300 siphons sur 57 départements; la description est faite par département avec: - Une introduction par département sur: Situation et appartenance géographique des massifs calcaires du département considéré; éléments sur la géologie: âge des calcaires, pétrographie,structure et fracturation. Hydrogéologie: bassin versant de rattachement, réseaux souterrains dominants. Enumération des groupes et des plongeurs ayant travaillé sur les siphons du département. - Un inventaire alphabétique avec:Nom, commune, région naturelle, description: nombre de siphons, caractéristiques, nature de l'arrêt de l'exploration, incidents, plongeurs, bibliographie, avec des coupes et des plans des siphons publiés. * Arrêté fin 93 Environ 300 pages, 21x2'7. 1 0 0 croquis, 30 photos. CONCLUSION ET BIBLIOGRAPHIE GENERALE RESERVATION: Si ces ouvrages vous intéressent, vous pouvez les réserver à mon adresse: H.SALVAYRE Route de Thuir - 66170 - MILLAS Tél: 68 57 34 92 168 57 13 69 Fax: 68 57 37 73 PRIX D'IMPRESSION + LE PORT AVERTISSEMENT:

Si vous êtes d'accord, veuillez m'écrire en me précisant: Je suis d'accord pour relire l'inventaire du départernent ...................... Je peux fournir les photographies N&B suivantes: ............................. Toutes ces participations figureront dans l'ouvrage, je rembourserai les frais d'expédition. MERCI D'AVANCE.


STAGE NATIONAL ESPINIERES 94: Il reste encore quelques places pour le stage national 94, ceux qui n'ont pas encore renvoyé leur dossier doivent le faire avant la fin juin, dernier délai. Nous remercions les stagiaires qui nous ont fait parvenir des photos des moments épiques du stage précédent, notamment Gérald Grauer (Suisse) qui a fourni l'illustration luxueuse du rapport de stage, et Marcel Koken (Hollande), qui nous a fourni de très belles photos sur "l'épisode des singes", dont vous avez un exemple en première page.

STAGE RHONE-ALPES 94 Ce stage qui connait toujours un vif succès, avec sa formule de 4 jours ,pour l'Ascension, s'est déroulé cette année encore à Belleydoux, dans un beau décor jurassien. 13 stagiaires venus de tout Rhône-Alpes, mais aussi d'ailleurs ( Montpellier, St Jean de Luz), avec un encadrement en

la décontraction et la bonne humeur.

ANNEE 19594 - INFO- PI,OK(iEE N0(6 - P 5


HRANIC

NOUVELLE

Michel PAUWELS ( E.S.C.M., C.R.A.F. )

Le gouffre de Hranice se situe en République Tchèque, à environ 8ûKm au nord de Brno. II se présente comme une vaste doline de 65m de profondeur, dont le fond est occupé par un lac d'eau tiède d'origine thermale. La température agréable de I'eau (16 à 17") et les bulles de CO2 dégagées suffisent à démontrer cette origine, qui laisse présager une profondeur peu commune. Des sondages ont touché quelque chose à 175m et 265m, et la géologie locale permet de penser que I'eau provient d'une profondeur d e 5 à 600m, peut-être plus. De quoi faire rêver un plongeur spéléo... En 1981, deux plongeurs tchèques ( L.Benyesek, Fr.Travenec ) atteignaient déjà la profondeur respectable de -llOm, au cours d'une plongée aux mélanges qui a dû leur laisser des souvenirs épiques. Par la suite, le gouffre n'a pas cessé d'exciter les imaginations, tout en étant confortablement aménagé pour servir de base d'entrainement aux plongeurs spéléos de la région. Une première plongée de reconnaissance m'avait déjà permis, à Paques 92, d'atteindre la cote del3Om, arrêt sur autonomie (Cf. "REGARDS", revue de l'Union Belge de Spéléologie, N012-1993). L'objectif 1993 était d'atteindre cette fois la profondeur de 150m, limite autorisée par les tables dont je dispose actuellement. Les 24 et 2 5 juillet 93, une équipe belgo-tchèque composée de plongeurs et spéléos des clubs "Labyrint" de Brno et "Hranicky Kras" d'Olomouc", plus Marc Van Espen (S.C.U.C.L) et moi-même s'activait à descendre dans la doline, puis à mettre à I'eau l'imposant matériel rassemblé pour la circonstance. Le 25, à midi, je m'enfonçais enfin dans l'eau pétillante pour une plongée qui devait durer 7H.30. Au long de la corde mise en place, les bouteilles de palier s'égrenaient comme un chapelet dans une visibilité parfaite. A partir d e 60m, passé le dernier relais, il n'y a plus que l'attrait d'un fil de sonde qui s'enfonce à perte de vue... Jusqu'à -80m, un phare puissant permet de dis-

tinguer la paroi opposée à une quinzaine de mètres. Ensuite, le gouffre s'ouvre en entonnoir inversé et il ne reste plus qu'une sensation de verticalité absolue. Seules les indications du profondimètre permettent d'avoir conscience de la progression, et la cote 1OOm est atteinte et dépassée sans encombres. A -150m, il me reste encore un peu de temps par rapport au timing prévu et j'en profite pour tâcher de discerner quelque chose, une paroi, un redan ... en pure perte. Pourtant, quelque chose a arrêté la sonde un jour à -170 et nos amis tchèques aimeraient tant savoir quoi. Serait-ce le fond, ou un simple palier? Tandis que l'Aladin (profondimètre électronique) commence à débloquer, et que les craquements des batteries qui implosent doucement me rappellent à l'ordre, j'essaie encore de gagner quelques mètres en équarquillant les yeux, Aussi loin que porte le phare dans cette eau limpide, il n'y a rien ! Arrêt à -155m, de toute manière imposé par les tables. Remerciements: Cette opération a bénéficié du soutien de la Firme D.S.M. (Diving Surfing Marine), du SCUCL (Spéléo Club de l'université de Louvain), du GBRS (Groupe Belge de Recherches Subaquatiques), de Jean Pierre Bastin et de la commission plongée de l'Union Belge de Spéléologie. Michael Piskula et son épouse nous ont offert une riche hospitalité à Brno, et les plongeurs des clubs tchèques ( parmi lesquels les deux protagonistes des premières tentatives) nous ont filé un sacré coup de main! Que tous soient ici remerciés ( à l'exception bien entendu de la malveillante personne à l'esprit tordu qui m'a refilé un ustensile foireux destiné en principe à me garder au sec sous ma combi,. .)

* E.S.C.M.: Equipe Spéléo du Centre et d e Mons * C.R.A.F. : Centre de recherches Archéologiques et Fluviales


HRANICKA PROPAST (Hranice - R��publique Tchèque) Croquis d'exploration (d'après FR. TRAVENEC, compléments M. PAUWELS) juillet 1993 /'

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Echelle de décompressm

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- I l 0 (L

BENYESEK, FR TRAVENEC, 1981)

- 130 (M. PAUWELS, 1992) -134 (actrhrnite de fa sonde)

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- 155 (M. PAUWELS, 1993)

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Annexe : Liste des plongées spéléo réalisées à ce jour (31112193) au-delà de 150m 1- Naciento del rio Mante (Mexique) 2- Bushrnansgat (Afrique du Sud)

3- Fontaine de Vaucluse (France)

3- Naciento del rio Mante (Mexique) 4- Hranicka propast (République Tchèque)

5- Fontaine de Vaucluse (France)

-264m (S.Exley, USA, 199?) -264m (S.Exley, USA, 1993) -205m (J.Hasenmayer, Deutschland, 1981) -1951x1 (S.Exley, USA, 1987) -155m (M.Pauwels, Belgique, 1993) Sondé à -265m - 153m (C.Touloumdjian, France, 1981) Sondé à -3 15m (Télénaute)

D'après Pat Génuite ( "Spéléo" N014, octobre, novembre, décembre 1993), et infos personnelles.

ANNEF: 19% - IWO- PLONGEE N

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V acances roumaines Jean-Jacques Bolanz, Didier Cailhol & Jean-Claude Lalou

Après une virée de reconnaissance (baptisée «Expédition Dracucula») à Pâques, l'été dernier a vu trois plongeurs (2 Suisses et 1 Franc-comtois) retourner en Roumanie pendant trois semaines. Nous vous présentons brièvement les résultats objectifs de l'épopée «Scufundatores Dacienses 932. On trouvera tous les détails souhaités dans l'article complet qui paraîtra prochainement dans la revue suisse Stalactite (et probablement en Roumanie, en version sous-titrée) : organisation de l'expé, présentation géologique et géographique, accès aux différents secteurs, description des cavités et des plongées, perspectives d'avenir, bibliographie. Nous avons bénéficié principalement de l'appui de deux spéléos roumains, Gigi Frâtilâ et Simina Sibu, et d'un Isérois égaré en Roumanie, Thierry Guérin. L'une des plongées a été réalisée en collaboration avec un plongeur parisien du MAPS, Yannick Guennec.

Monts Bihor Tentative de jonction entre la pestera Pepii et la pestera Coltului depuis le fond de Pepii en direction présumée de Coltului. 100 mètres explorés avec point bas à -25 dans un siphon dont les parois sont recouvertes de plusieurs décimètres de rnondmilch : très blanc et très touiileux (fig. 1). Arrêt (provisoire) sur étroiture.. .

Fig. 1 :Pestera Pepii, topo perspective au 111000

Plongée interrompue par une avalanche de sable à l'amont de Coltului (à revoir). Exploration étroite et à tâtons de pestera Cu Oase en se faufilant dans l'éboulis noyé de l'entrée. Explo et topo de Cotetsul Dobrechtilor, en collaboration avec Yannick Guennec : 300 mètres topographiés, avec point bas à -50, remontée à -19 et arrêt (pour cette année) à la base d'un puits remontant à -67 (fig. 2).

Fig. 2 :Cotetsul Dobrechtilor, topo perspective au 111000


Premier contact avec Izbucul Tauz : bref siphon avec point bas à -13, salle émergée, second siphon topographié jusqu'à -32 quasiment sans visibilité (fig. 3). t e s tchécoslovaques y auraient atteint -70 en 1988.A reprendre un jour où l'eau sera un peu plus claire.. .

Fig. 3 :Izbucul Tauz, coupe au 1JlOOO

Padurea Craiului Visite à la tristement célèbre Izbuc Izbîndis (qui a vu la mort d'un des meilleurs plongeurs roumains il y a dix ans) et à la grotte supérieure du même nom. Fond apparent à -40 (150 mètres parcourus) en faible visibilité et sans possibilité de topo. Seconde tentative dix jours plus tard : on n'y voit plus rien. Topo et jonction avec pestera de la Izbîndis un jour où l'eau sera moins trouble.. .

Mehedinti Fin de vacances à la source dtIsverna;nous ne sommes plus que deux, alternativement plongeur et porteur l'un de l'autre, ce qui nous limite à des incursions «légères». Dans ces conditions un peu restrictives mais en eau presque limpide, plongée et topo des siphons Galben et Negru. Dans ce dernier, 415 mètres de fil sont déroulés; l'épuisement des trois dévidoirs sera la cause du retour. Après deux points bas à -41 et -44, entre lesquels on remonte presque jusqu'à déboucher, terminus 93 dans une diaclase remontante à -30 (fig. 4 & 5, dont la partie jusqu'au siphon Galben est empruntée à «Pesteri din Romani*, paru en 1984). Suitefs) l'été prochain.. .

Fig. 4 : Source df1sverna,topo perspective des siphons au lJ2000

ANNEE 1YW - INFO- PLONGEE NO66 - P 9


EXPEDITION SUBIACO 93 Christian LOCATELLI - SDN O PROVINCE D E R O M E ( ITALIE )

HISTORIQW:

EXPLORATION 1993:

La grotte dfInfernilio, située dans la vallée d e llAniene, à une dizaine de kilomètres en amont de la ville de Subiaco, est connue d e très longue date. Elle fonctionne en source intermittente, en plein de Ilexurgence 'Oom plus bas, impénétrable, et qui alimente une pisciculture.

E t é 93:

Les spéléos locaux avaient réussi à court circuiter le premier siphon, long d'une vingtaine d e mètres, par un passage supérieur, qui s e poursuit au dessus du deuxième siphon, par des cheminées devenant peu à peu impénétrables. En 1987, des plongeurs romains, Luigi Ciocca et Matte' Diana, plongent le S2, à grand renfort de publicité et de télévision, et annoncent à leur sortie avoir parcouru celui-ci sur 1400m, à une profondeur de -20m, sans ressortir et ainsi réalisé un "record du monde"! (sic). Ils publient même leurs résultats dans la très sérieuse revue "OGGI NATURE" N03, Mars 19@9 avec photos de à arborant 'Omme un 15L et un bi avec réserve 2XlOL. Ils annoncent froidement avoir parcouru 2800m (aller et retour , ça nous en 40mn à -20m de moyenne, avec 3000L dfair,ce qui est un vrai record si on veut avoir une petite marge d e sécurité! Début 1991, Jean Jacques Bolanz et Luigi Casati, aidés de nombreux porteurs locaux, plongent le S2 avec de grosses bouteilles et d e s propulseurs...p Our ressortir au bout d e 370m, 2Om après l'arrêt des romains qui n'étaient pas sortis, certainement impressionnées par la muraille terminale et avaient vraisemblablement caché leur échec en mettant la barre très haut, d u moins à leur idée! Et6 91, une expédition est mise sur pied par la et J.J.Bolanz de progresser dans ce système. Le siphon est refranchi e t un équipement est réalisé pour atteindre le S4, qui sera sorti par J.J.Bolanz après 20m . Des accidents mineurs ne permettront pas de poursuivre audelà , mais les contacts fructueux avec les clubs locaux 'Ont Pemettre de poursuivre tion entreprise ainsi qu'une action plus vaste sur l'ensemble du système.

ANNEE 1'9%

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Une expédition mise au point par la S D N 0 (Oyonnax) et I'ASSC (St Claude), monte son camp près de la cavité. La toute sert de base au matériel de plongée , aux stations de charge des accus et de gonflage. Avec l'aide des spéléos locaux, les incursions dans la grotte se font à un rythme régulier. L'eau étant plus basse de 4m par rapport à 91, le siphon est désamorçé et ne constitue qu'une vasque profonde, rapidement équipée en

Par contre, la mise à dans le S2 est épique, et au vu du peu de consommation d'air des équipes, les bouteilles de 7L seront les seules employées. Denière le S4, la rivière coulant dans un canyon profond est franchie, un passage remontant escaladé conduit au dessus S5, qui est passé par Philippe Buiré après 20m à Derrière, de vastes galeries dans lesquelles la rivière s'écoule par endroits, arrivent sur une vaste salle de 30m de long, 20m de large et 30m de haut, au bout de laquelle une cascade sortant d'une haute diaclase chute de 4m dans une vasque. Bruno Maurice escalade la cascade et découvre derrière une vasque donnant sur un S6, que nous ne pourrons pas plonger faute d e temps. Les parties découvertes sont topographiées, à l'exception de petites galeries annexes derrière le

S5. Au plafond de la grande salle, une grosse galerie fossile est entrevue, et après report sommaire sur le terrain, les spéléos italiens indiquent une petite grotte qu'ils avaient commençé à désobstruer sans espoir. Celle-ci comporte un beau courant d'air, et après starnéune courte désobstruction , la Jiore. Clest malheureusement le demier jour et la première sera pour plus tard!

INFO- 1'1,ONGEI: NO66 - F' 11


A N N E 1994 - INFO- I'L,ONGF:E 5'66

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Jean Jacques BOLANZ

Lors de cette quatrième expédition à Vouliagmeni, les faits marquants ont été les suivants:

La préparation d e l'expédition a été sérieusement compliquée par des difficultés adnninistratives pour obtenir la permission de plonger, difficultés liées à un changement de politique au Service d e Paléantropologiespéléologie du Ministère de la Culture à Athènes, Les permissions ont du être présentées par le canal de 1'Ecole Suisse d'Archéologie auprès du Ministère de la Culture. Cette procédure est bien plus compliquée que par le passé. Le Service d'Archéologie Sous - Marine du même Ministère qui a eu vent notre projet de topographier Vouliagmeni est intervenu, s'étonnant que la permission n'ait pas été demandée à leur service... L'équipe de plongée comprenait Vassili Giannopoulos (VG) et Lakis, deux Grecs, Didier Cailhol (D C) et Jean Louis Camus (J-L C), deux Français, et Jean Jacques Bolanz (J-J B), Suisse. Idéalement, elle aurait dû compter un troisième plongeur pouvant travailler en profondeur en plus de J-L C et J-J B. Dix jours avant l'arrivée de l'expédition,deux plongeurs grecs se sont noyés . C'était de jeunes militaires plongeant pour leur plaisir dans la partie principale de Vouliagmeni. Inutile de spécifier qu'il s'agissait une fois de plus de plongeurs mer, mal équipés et non formés pour la plongée en siphons. Kostas, un plongeur local qui se prétend spéléo s'est imposé pour les rechercher et devant son impuissance à fait appel à F. Le Guen qui a amené avec lui M. Douchet et P Bolagno. Aucun d'entre eux ne connaissait la cavité. Les trois plongeurs ont fini par retrouver les deux cadavres, pas bien loin de l'entrée, l'un au plafond à 18 m et l'autre au fond à 50 m. Le dernier a été ressorti le jour même de notre arrivée. Cette péripétie nous a empêché de plonger pendant les deux premiers jours et les nombreux fils posés pour la recherche n'ont pas facilité la tâche. Découvertes: Une nouvelle galerie, la GALERIE DE LA CONFUSION, a été découverte. C'est la galerie la plus à droite qui part depuis le rétrécissement à - 35m. On pensait suivre la GALERIE AUX STALACTITES quand elle a été découverte et topographiée par J-L C. Elle fait 147 m de

longueur avec un point bas final à 74 m. Un nouveau trajet a été trouvé qui a permis de rejoindre la GALERIE AU BONHEUR DES DEVIDOIRS qui était déjà la plus longue galerie connue avec ses 291 m aboutissant sur un fond à - 87m. Est-ce un nouveau trajet dans la même galerie ou une galerie parallèle que nous avons trouvé ? Le doute subsiste. Continuant l'exploration au plafond, nous avons découvert et topographié 200 m d e plus, atteignant ainsi la distance de 500 m, à - 65 m, toujours au plafond d'une énorme galerie dont le fond se situe quelque 20 m plus bas. Là aussi un doute subsiste quand à savoir s'il s'agit d'une ou de deux galeries. En effet, il est encore difficile d'assurer que les 62 m découverts et topographiés par J-L C sont la gauche de la galerie principale ou une galerie parallèle. Une énorme galerie partant vers la droite, la GALERIE DU MAIRE, à été aperçue à 370 m de l'entrée. Au total, 640 mètres de première topographiée. La topographie des petites grottes entourant le lac de Vouliagmeni a été effectuée e n grande partie par DC. VG a retopographié la GALERIE DU GIRATOIRE qui se trouve à gauche dans la vasque d'entrée. L'accent a été mis sur la topographie plus que sur la découverte, afin d'être en mesure de publier les résultats des quatre campagnes de recherches s'échelonnant de 1987 à 1993. C'est ainsi que la topographie du tour du lac a été complétée et toutes les jonctions vérifiées. Grâce à la diligence de VG et de Sisi, nous avons pu nous procurer un plan au 11500 du lac de Vouliagmeni, un plan au 115000 ainsi qu'un plan au 1/5a) de la commune de Vouliagmeni

Les conditions matérielles ont é t é bien supérieures à celles des expéditions précédantes, le maire de Vouliagmeni nous ayant offert l'hébergement gratuit dans un hôtel trop luxueux de Vouliagmeni. Cela a évité les trajets deux fois par jour depuis le centre d'Athènes où habite Vassili. Le Ministère de la Culture a payé l'oxygène et l'hélium, et Vassili et Sisi ont très (trop) souvent offert des repas ou d'autres contributions matérielles. Le gérant du lac nous a mis un petit local à disposition pour notre matériel de plongée, allant même jusqu'à y faire installer une prise triphasée pour l e compresseur.

ANNEE 1994 - 1NI;C)- I'I,ONGEI< N0C6- P 13


Condensé incomplet d e s 4 expéditions de 1987 à 1993 SItuaGon générale:

La commune de Vouliagmeni est située à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Athènes, un peu après l'aéroport, sur la route du cap Sounion. Située en bord de mer, elle compte 3300 habitants et vit essentiellement du tourisme, avec un nombre impressionnant d'hôtels dont certains luxueux. Le lac d'où partent les siphons de Vouliagmeni est situé un peu en dehors de la localité, direction est. Sa température étant de 23 degrés, et la beauté du site en ont fait un lieu de baignade pour la bourgeoisie athénienne qui vient s'y baigner toute l'année. Les prix pratiqués sont tout sauf populaires. Le lac en forme de banane épaissie a 140 m de longueur et 55 m de largeur. Sa partie la plus proche se trouve à 60 m, la plus éloignée à 145 m du bord de la mer, à laquelle il n'est pas relié visiblement. Il n'y a guère que la route reliant le cap Sounion à Athènes qui passe entre deux. Un deuxième petit lac se trouve dans la cuvette formée par un gigantesque effondrement, à l'est du lac de Vouliagmeni proprement dit. L'effondrement de forme ovoïde mesure 210 m par 160 m dans ses plus grandes dimensions. Les falaises dominent le site sur trois côtés mesurant de 5 à 40 m de hauteur. Elles sont très déchiquetées et trouées comme un gruyère. Il y a peu de végétation sur les pentes en dessus des falaises et encore aucune constructions. La seule grotte connue, la grotte de Vouliagmeni, est située à environ 400 m du centre de l'effondrement, presque 100 m plus haut. hserjiption des siphons 7 siphons ont des départs situés sur le pourtour du lac, en rive nord et est. Un ensemble de 5 siphons utilise une zone d'entrée commune au nord-est du lac se séparant à 35 m de profondeur, à 47 m de l'entrée. Cet ensemble constitue l'axe principal du réseau, allant tous dans la direction nord-nord-est, c'est à dire vers le village de Vouliagmeni. LA GALERIE A U B O N H E U R DES DEVIDOIRS a été explorée et topogaphiée sur 500 m. C'est la plus longue e t elle semble constituer l'axe principal du réseau. Le point de départ se situe dans l a vasque d'entrée commune aux 5 siphons dont le fond à - 15 m compte bien 300 m2 de blocs effondrés et entassés les uns sur les autres. 5 passages constitués par des interstices entre de gros blocs et la paroi en place permettent l'accès ,à 35 m, à une salle gigantesques dont le plafond se situe par endroits à - 1 8 rn et le fond à - 60 .

Elle doit avoir une surface avoisinant les 3000 m2. (Les avis divergent entre 2'000 m2 et 6'000 m2, une des difficultés étant d'apprécier où commencent les galeries et où finit la salle.) L,e fond est couvert de blocs d'effondrement dont certains ont plus de 15 m de hauteur. Une couche de 10 cm de poussière impalpable couvre tous ces blocs et également toutes les anfractuosités des parois et du plafond. La visibilité à l'aller de la première exploration atteint 25 à 30 m pour diminuer pour les explorations suivantes à 20 m à l'aller. Au retour, il est quelquefois impératif de tenir la ficelle, tellement la visibilité peut diminuer par la poussière qui tombe du plafond. Il faut également signaler que la mer, en particulier les fortes marées basses ont une importante influence sur la visibilité de l'entrée de la grotte jusqu'à 3 5 m de profondeur. L'exploration de la galerie AU BONHEUR DES DEVIDOIRS s'est poursuivie au plafond, dès I'étroiture d'entrée à -35. II y a peu de chose à en dire, si ce n'est le gigantisme de cette galerie dont on n'aperçoit pas le fond, sauf à 423 m de l'entrée, où le sommet d'un éboulis atteint - 65 m, la hauteur "habituelle du plafond de la galerie, et où le plafond est 20 m plus haut. Un peu avant, à 333 m, il est possible que la galerie se divise en deux, ou qu'il y ait une deuxième galerie à gauche de la galerie AU BONHEUR DES DEVIDOIRS. A 373 m se trouve l e départ à droite de la GALEFUE DU MAIRE, qui n'a pas été explorée, mais dont I'entrée fait bien 10 m de large par 20 m de haut. Description des environs: La température du lac est de 23 degrés et l'eau du siphon est de 26 degrés. Cette température n'est pas homogène, nous avons repéré plusieurs point d'entrée de l'eau chaude soit dans les siphons, soit dans le lac, surtout près de la rive ouest. Il est également à noter qu'à 300 m. à vol d'oiseau, dans une crique, à 15 m. du bord se trouve une perte sous marine très dangereuse à explorer. Après quelque accidents mortels, I'entrée à - 30, (de tête) a été barrée par une énorme grille de 4m par 5m. On peut passer sur l e côté. Le courant est tel que lorsqu'on est accroché à la grille, on flotte parfaitement horizontal. J'ai fait une tentative avec corde et jumar et une deuxième cordelette halée par Didier et JeanLouis. Après 15 m., les parois se resserrent dans un tournant et j'ai eu toutes les peines du monde à ressortir. La rumeur qui court qu'elle aurait été explorée sur 50 m, par des plongeurs locaux me parait très peu probable, à moins que le courant ne se calme à certaines saisons ...,ce qui ne parait pas être le cas. Personne ne sait où disparaissent les 4-5 m3 par seconde qui s'y engouffrent. Enfin, plus intéressant, une grotte, la grotte de Vouliagmeni, est située au dessus


du parcours des siphons. Très chaude, elle a été explorée et topographiée par P. Deriaz qui a même fait une première plongée dans le siphon terminal. Seule manque encore la topo de surface, mais elle est très probablement en relation avec les siphons de Vouliagmeni.

En guise de conclusion II faut considérer ce rapport comme un rapport intermédiaire faisant le point sur les explorations en cours. L'accident de 1993, le fait que les sauveteurs ne disposaient dlaucun plan nous ont poussé à publier ceux-ci plus tôt que prévu. ~i~~ l*équipecontinue les explorations et une publication plus complète et détaillée est en préparation.

Un article sur les siphons de Vouliagmeni a été commis par Kostas (*) dans la trop iuxueuse revue UIS de plongée. Nous n'avons pas répondu à ce tissu d'informations erronées, mais cela n'ajoute rien au crédit de la rédaction de la revue d'avoir accepté un article avec un contenu proche de zéro ou "piraté" de nos explorations. Ce rapport remet donc les pendules de Vouliagmeni à l'heure. (*) Kostas a été renvoyé de l''unique stage de plongée spéléo qui a ét6 organisé en Grèce, plus aucun cadre n'acceptant de plonger avec lui, et son comportement hors siphon laissant beaucoup à désirer. Plus tard, il a inondé les plongeurs du monde entier d'offres de collaboration, ce qui cxplique quelques collaborations étranges et éphèmères.

ANNEE 1'994 - INFO- PLONGEE NO66 - P 15


Lac

iagmeni

Grèce

Nrn

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

Au bonheur des dévidoirs Siphon du maire Parcours du compromis Siphon Jijibo Siphon aux stalactites Siphon de la confusion Giratoire Vadja Siphon Luica Siphon de la grille Siphon des américains Siphon de l'horloge Siphon du parking Siphon du canyon Siphon du tonneau Parcours 1992 Parcours 1993

Plan au 1 Echelle

Topo: J.J. Boianz 1993, V. Giannopoulos, A. Prélaz, J.L.Camus, D.Cailho1


V.93.12.2000/82/-1 bytoporobot ....................... .............. _._ .O+(0/1) ..... ...... .... .... -...........-. -.-.-..--...--

Lac de Vouliagmeni Grèce

Projection 3 D au 1 12000 Echelle

1

2 3 4 5 7 8 10 11 15 16

Au bonheur des dévidoirs Siphon du maire Parcours du compromis Siphon Jijibo Siphon aux stalactites Giratoire à Vadja Siphon Luica Siphon des américains Siphon de l'horloge Parcours 1992 Parcours 1993

O 10 20

50

100 m

Topo: J.J. Bolanz 1993, V. Giannopoulos, A. Prélaz, J.L.Camus, D.Cailhol

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Hercule Cl30 de Grèce Air-Force, rien de moi~is,nous est &rété pour le mercredi matin. Parti Athènes au petit jour. l'avion passe à Pans dans la matinée pour ramasser Francis et ses petites affaires avant de faire un crochet par Marignane pour nous embarquer. Une grève de la sécurité italienne des aéroports différera notre départ à 16 heures. Malgré notre volumineux matériel, à trois nous nous sentons très petits dans la soute de ce gigantesque cargo des airs. L'équipage militaire s'efforce de nous rendre le voyage agréable et joue les stewards en nous proposant régulièrement de partager leur spartiate et indigeste ration. VOULIAGMENI LAKE GRECE Lundi 4 octobre 1993 dans la soirée.

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Allô ! Marc Douchet ? ... C'est Francis Leguen à l'appareil ! Francis m'explique brièvement qu'il cherche à fornier une petite équipe de plongeurs susceptibles d'illtewenir profondément dans un siphon de Grèce ou 2 militaires sont portés disparus depuis une semaine. Lui-même a été sollicité par l'intermédiaire de l'antenne grecque de Planète Bleue. En attendant confirmation d'un éventuel départ, Patrick Bolagno et moi-tnê me préparons le matériel pour une série de plongées profondes. Toute la journée du mardi téléphone et fax chauffent entre Pans, Marseille et Athènes. Finalement un

Nous arrivons à la nuit tombée à Athènes et sommes inimédiateinent pris en charge par une armada militaire. Nous traversons en convoi nulitaire la campagne électorale Athènes, qui a elle seule vaut le voyage, pour arriver à quelques 20 km de t'aéroport dans la petite ville balnéaire de Vouliagmeni, et plus précisément à Vouliagmeni-Lake. Imaginez une petite mer ferrnée, à quelques pâtés de maisons de la vraie. Cette immense vasque de 170 m sur 50, est bordée d'un coté par des falaises et de l'autre par des terrasses de restaurants ou des chaises longues abondamment garnies. Dans un passé très proche, les vertus controversées de l'eau de Vouliagmeni Lake étaient exploitées, comme l'atteste le grand bâtiment de cure thermale qui nous servira de local tecliriique. Pendant que nous mettons notre matériel en place, on nous infonne que le Plongeur Local est actuellement dans le siphon.

La Vasque


En attendant qu'il refasse surface, les autorités militaires nous amènent dans un luxueux hôtel des alentours en prenant soin de nous ouvrir un compte illimité à la table du restaurant. Un peu après 23 h (heure locale), un coup de fil me sort des rê ves d'un célibataire occasionnel. Le Roi (appelons-le "K" pour ne pas lui prêter tort, car c'est tout de même un personnage haut en couleur et très sympatliique) est Quelques minutes enfin là et désire nous entretenir. plus tard, nous nous retrouvons tous dans un petit salon cossu de l'hôtel. Là, nous attendent "K" et sa cour de dignitaires militaires. Après de longues mais néanmoins chaleureuses politesses protocolaires, le Roi par interprète interposé, nous conte la fabuleuse histoire de Vouliagmeni- Spring. Quelques Coca et piaffements plus tard, après être passés par "Jheanne Jhak Bolainse" et sa galerie, nous ne savons rien, ni des faits, ni des résultats, ni du réseau, nous apprenons seulement que l'eau est chaude et saiée, et qu'un suisse a osé plonger dans une des innombrables galeries pour y faire de l'exploration. Vers 2 h du "mat", le Roiplongeur promulgue le programme de la journée du lendemain : "Vers 16 h, je plongerai avec Francis et Alex (un plongeur grec de son équipe) pour... (la fin de la phrase n'a pas été comprise certainement à cause des interprètes)". Puis, magnanime,le Roi se tournant vers nous ajoute : "Dès que je serai sorti, la vasque sera à VOUS." Sur ce, "Kuet son armée se retirent. Déjà fa révolution grondait dans les lignes françaises au nom de l'efficacité. Avant de courir nous jeter dans nos lits respectifs, nous faisons un bref conciliabule. Par bride, nous étions arrivés à savoir qu'un corps avait été aperçu puis perdu lors de la première plongée des spéléo grecs. La zone non balisée se situerait entre 150 et 300 m depuis l'entrée et la profondeur maximale serait inférieure à 65 m.

qui n'ont pas jugé bon de l'attendre et de lui montrer la bonne entrée du réseau. En résumé, Francis part dans une autre branche sans jamais rencontrer iin plongeur, qu'il soit mort ou vivant. Une fois informés du résultat stérile de la plongée de la première palanquée, Bobo et moi optons pour une plongée de reconnaissance. A une bonne centaine de mètres depuis l'entrée, nous tombons sur un étalage étrange. Là, jonchés par moins 55 mètres de fond, un "Zeep" de fabrication locale découpé dans une bouteille industrielle (l350), et, plus surprenant encore, pour les lieux, une civière et un sac mortuaire. Le site avait, été semble-t-il, judicieusement choisi pour conditionner les corps des disparus. Bonjour les paliers ! Malgré les toiles de fil tissées tout azimut par nos prédécesseurs, la topographie des lieux semble nettement plus claire que ne le laissait supposer les explications du roi "K". Toutefois, nous sommes déçus par la relative mauvaise visibilité de I'eau au regard du gigantisme des galeries (de 10 à 20 n~de section). Au briefing du soir, agacés par le peu de résultats obtenus alors que nous sommes dans le bain depuis 3 jours, nous tentons un coup d'Etat en douceur pour détrôner le Roi "K". Cela se passe sans difficulté, l'armée prenant notre parti, lassée elle aussi d'une semaine de vaines recherches. Premières exigences du Triumvirat français : annuler les interdictions de plonger sur le site pendant le week-end, optimiser le temps en multipliant le nombre de plongées journalières. Vendredi 8

Jeudi 7,

9 heures.

Pour nous mettre en forme, nous nous jetons sur un buflet pantagruélique au restaurant de l'hôtel. Bien calés pour la journée, nous sommes décidés à être le plus efficace possible, malgré les directives bizarres des autorités. C'est ainsi que nous passons la journée d'attente imposée par le Roi "KM à préparer des bouteilles de mélanges (trirnix et surox). Vers 16 h, au milieu d'une cohue de journalistes, 11 arrive enfin. II se prépare méthodiquement, calmement sous une pluie de flashs, à la manière d'un chirurgien. "Gants, masque !" A ces mots, ses assistants s'appliquent à lui passer ou lui entïler l'instrument désiré. Pendant ce temps, Francis marine dans son volume (température extérieure 30°, température de I'eau 28"). Au dernier briefing, Francis doit suivre "Ku en plaçant un fil de couleur vive depuis l'entrée jusqu'au secteur où le corps a été entrevu. Le résultat est légèrement diffèrent. "K" et son lieutenant AIex partent faire une eniéme plongée quelque part dans Vouliagmeni. Francis qui suit à quelques mètres, cherche en vain ses équipiers

A notre grande surprise, Alex, plus pragmatique, nous apprend dans les méandres de la conversation, qu'ils ont préalablement trouvé un gant, une bouteille et une palme, et qu'ils ont sorti le tout sans penser à matérialiser les lieux exacts de découverte. Guidés par "KI' et Alex, nous commençons par rééquiper le siphon avec un fil propre, puis nous lâchons une bouée dans le secteur supposé de la bouteille découverte (-50). C'est à ce moment-là qu'une pluie de papier "Sopalin" tombe du plafond. Francis, d'un oeil avisé, nous dit avoir cru reconnaître du tissu organique. Quelle idée !

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Ce soir là, nous avons la certitude d'avoir enfin progressé dans notre entreprise. En optant pour une recherche méthodique, la découverte des corps est imminente.

ANNEF, 1994 - INFO- I'1,ONGEE Noa - 1' 19


Samedi 9 Un peu avant 9 heures, Bobo et moi soriiriies a l'eau avec un bi-20 litres bien gotiflé. agrériieiité d'tine petite giclette. Nous remontoiis à tâtons le long du bout de la bouée larguée la veille. De plus en plus de "Sopalin" flottent ça et là. Vers riioiiis 20 111, a q~ielquesmètres du ballon, nous trouvons les 2 corps en inêriie teriips, bloqués "en plafond". Patrick attrape une palnte qui lui reste dans les mains, quant à iiioi, je passe une corde autour du bras de celui que je crois être le deusiènie disparu pour le faire descendre dans une zone claire, soit vers -40 (nous nous apercevrons plus tard que la palme et le bras appartiennent au même plongeur). Péniblement et en unissant nos efîorts, nous réussissons a le descendre malgré sa faible densité et a l'attacher sur le fil. Qiiand I'eau devient plus claire, nous comprenons d'où vieririerit les "Sopalin". Le plongeur n'a ni cagoule, ni pantalon, ni casque, ni gilet; en revanche, son profondi~nétreest bloqué a -65 In. La "charge" que nous transportons n'est plus humaine. L'eau chaude et la riche faune de Vouliagmeni l'ont transformée en un iiianiiequin grimé pour le tournage d'un film d'liorreiir. Bizarrement, le côté outrancier de sa décomposition nous rassure tant nous sommes loin de la norrrialité. Dans l'aprés niidi, nous revenons le chercher avec du lest pour le déposer vers moins 10 daris le puits d'entrée, eri espérant que les militaires pourront le prendre en charge. Innocemment, ceux-ci nous demandent comment nous

procéderions si nous étions à leur place pour le sortir. Bref. vers 19 heures, nous le ramenons à la surface. Pendant ce temps, Francis est coiidaiilné a faire une iioiivelle plongée en compagnie dit roi déchu. Ils fouillent iiiétliodiqueiiietit la voûte. Une certitude : le deuxième disparu n'est pas "en plafond" dans le secteur du ballon. Dinianclie 10 Nous essayons la technique du fil à plomb après avoir utilisé avec succés celle du "fil a bouée". A l'aploriib de la zone de la palme, nous larguons un lest. Celui-ci s'arrête à -50 niètres au sommet d'un énorme bloc. Bobo descend jusqu'à -60 en le coritourriant et voit le deuxième corps. Il estime sa proforide~irentre 70 et -80. N'ayant pas la "denrée" adéquate dans les bouteilles, nous ressortons pour donner les indicatioris à ilne autre équipe. Dans la foulée et seul, Francis part avec uri niélange trimix, pour remonter le corps de la zone profonde. Mais une mauvaise comprélie~isionde nos esplicatiotis fe conduit dans une zone différente et Francis ne peut le localiser. Dès que nous sommes avertis du résultat, nous nous remettons à I'eau dans le but d'attacher le corps avec un "bout" et le relier sans conteste au fil d'Ariane. 11 est en fait à -71 m, en meilleur état de conservation que le premier quoique dans la même tenue. Nous sommes à l'air et nous ne nous éteriiisons pas. Au retour, nous faisons un petit coucou à Francis attablé a -12 avec Doris.

Bobo assiste Leguen dans sa préparation

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1' 20


Un peu avant midi, devant la sempiternelle Greckçalad/Souvlaki (seule couleur locaie de la cuisine internationale du restaurant du lac), nous racontons à JeanJacques Bolanz, qui arrive pour une campagne de plongée d'exploration, nos déboires avec ce fameux Roi déchu.

Quand nous établissons notre rapport aux militaires, nous leur expliquons que le corps est localisé, qu'il n'a plus aucune chance de se perdre. Deux solutions s'offrent a eux :

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soit "Kt' va le chercher immédiatenlent, s'il s'en sent capable, - soit nous "assurons'' en attendant sagement le leridemain matin.

Mardi 12. Retour en avion de ligne en première classe, avec une envie effrénée de retourner en Grèce pour organiser des explorations dans un pays au potentiel élevé surtout au niveau des résurgences sous-marines.

"K" croit bon de redorer son blason en se chargeant de l'opération. Dés qu'il en finit avec la meute de journalistes, il s'immerge, poussant même le luxe à faire des ronds dans I'eau sous l'oeil des projecteurs, pour faire joli devant les caméras de télévision. Mais au lieu de descendre a -70 pour chercher le corps, il essaye en vain de le tracter depuis -50, ce qui lui fera dire que le corps pèse au moins 35 kg négatif. Bref, chou blanc, comme le pronostiquait Francis. Lundi 11,8 heures 45. Bobo, Francis et moi allons chercher le corps. Avec 3 à 4 litres dans la bouée, nous l'équilibrons parfaite-

ment. Une fois arrivés dans la zone de palier, "K" et les siens nous délestent prestement du corps pour nous aider (ou pour revendiquer une part active dans l'opération).

Mais si nous avons passé une semaine de vacances particulièrement agréable, quoique particulière en Grèce, si nous nous sommes amusés de la démesure de l'intendance militaire du pays, si la bonne humeur était constante dans le camp français, au bout du compte, il ne faut pas l'oublier, deux jeunes plongeurs, non entraînés et surtout non équipés pour la plongée souterraine, profonde de surcroît, ont payé de leur vie leurs multiples imprudences. La distance de fil déroulé pour aller au lieu de l'accident était inférieure à 150 m. Marc DOUCHET

reconnaissance ont été effectuées. Arrêt à 340 m -65. (Paliers à I'oxy).

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Par une galerie argileuse et sinistre d'une centaine de mètres, on débouche à -50 sur une énorme conduite forcée propre et sympa, qui descend lentement suivant le pendage. Vu à 70. Mais la jonction n'est pas là car on s'éloigne du Cosa Nostra Loch.

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- La dernière pointe a duré moins d'lh 30 en BRÜNNECKER- Autriche - Massif d u Tennenaebirae (réaion de

Salzburq).

- Cette expédition hivernale, organisée par les Furets Jaunes de Seyssins (38) et parrainée par la F.F.S., visait l'exploration du siphon terminal de la résurgence du Brünnecker, maillon inférieur du système. La jonction avec le Cosa Nostra Loch, dont la profondeur actuelle est de -1265, augmenterait la dénivellation de 279 m Situé à +200 environ, ce siphon avait été reconnu par des Belges et des Tchèques sur 150 ou 200 m, vu à -50. Lors de notre raid 93, trois plongées à l'air dont une de

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raison d'un givrage de détendeur principal. En plus d'être en fond de trou (plutôt en haut : +ZOO), ces plongées se caractérisent par le fait que le siphon se situe à plus de 700 m d'altitude et la température de I'eau entre 5 et 6 degrés. La fonte des neiges a bien moins dynamisé l'expédition hivernale 94. Rendez-vous est pris pour l'an prochain.

- Actifs participants :

- Phili~oeAUDRA (F.J.S.1 - serge CAILLAULT (G.s:M. de Fontaine) - Bruno DUCLUZAUX (G.S. Vulcain de Lyon)

- Mathias ECHEVIN (F.J.S.) - Christophe GAUCHON (F.J.S.) - Samuel KELLER (Individuel Drômois) - Jean-Pierre MERlC (F.J.S.)

ANNEE 1994 - INI.0- l'L.OXGEii Sa<<>- 1' 21


- Thierry MILLET (F.J.S.) - René PAREIN (F.J.S.) - Nicolas RENOUS (Individuel Drômois)

- David WOLOZAN (A.D.E.K.S. Grenoble).

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Nous avons eu de la chance tous les deux, d'autant plus que, si cela m'était arrivé à l'aller, nous n'avions pas un brin de corde pour que je puisse regagner le fond du méandre en rappel. Raison de plus pour toujours emmener de la corde derrière siphons.

BAUME DU PECHER Branche de droite ARDECHE.

- La Baume du Pécher demeure l'une des plus belles rivières souterraines ardéchoises. Elle s'avère être une bonne cavité d'initiation à la plongée.

LES CUVES DE SASSENAGE : Siphon terminal de l'affluent de Saint-Nizier l + 382 m ISERE.

Divisée en deux branches, 2600 m de réseau au parcours aquatique et facile se développent avec une douzaine de siphons sur une longueur de 750 m environ.

Situe à + 382 m et à près de 4 km de l'entrée des Cuves, le siphon avait été franchi par un plongeur parisien : F. Schubel en octobre 1970. Après 300 m de galeries, un deuxième siphon arrêtait la progression. En juillet 1974, au cours d'une expédition commune de deux clubs grenoblois : le S.G.C.A.F. et le F.L.T., J.-L. Camus et P. Dupille trouvaient cette voûte mouillante désamorcée. Ils s'arrêtaient au-delà, dans une petite salle colmatée par de l'argile et presqu'entièrement ennoyée. II restait à voir, à 3, un départ étroit et argileux. Pour la petite histoire, j'ai participé au portage, lors de cette exploration, je n'avais pas encore le goût de plonger spéléo oblige. Par contre, en juin 93, j'explorais à l'anglaise et en débourrant à la palme, ce minable départ long d'une dizaine de mètres. Arrêt sur ras le bol et colmatage. T.P.S.T. : une quinzaine d'heures. Exploration organisée par le club A.S.E.L. d'Uriage et avec l'aide de nombreux clubs et individuels de divers horizons.

- La branche de gauche (Info no 55) bute sur un magnifique siphon (200 m -34) qui s'achève sur une faille impénétrable.

- La branche de droite, plus intime, se termine par un siphon qui a été exploré par B. Legrand sur 55 m jusqu'à une trémie argileuse à -25. II m'a fallu trois plongées à I'anglaise pour entrevoir et explorer une suite dans la trémie. Arrêt sur nouveau rétrécissement.

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EVENT DE VEYRIERES Lunas Monts de I'Escandoraue LOZERE. L'article publié par Frank Vasseur dans I'lnfo no 61, m'a rappelé une anecdote lors de la dernière pointe que nous avions réalisée avec P. Penez dans la galerie principale. Nous avions remonté l'actif sur 1250 m au-delà de la zone des siphons d'entrée lorsqu'une cascade de quelques mètres stoppa notre progression. Je réussis à la shunter par le haut du méandre dans lequel l'oppo était rendue bien facile grâce à de larges banquettes constituées d'agrégats fossilisés. Je débouchai alors au pied d'une vaste salle d'au moins 10 m de diamètre, d'où jaillit, à plus de 20 m de haut, la cascade, terminus de la cavité. Lorsque je revins, une bonne partie des banquettes sur lesquelles je venais de prendre appui pour passer au sommet du méandre, s'effondrait pour se fracasser, une douzaine de mhtres plus bas, pres de Patrick, qui n'avait pu me rejoindre à cause d'une récente ablation de verrue plantaire.

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Note de l'auteur : Ce genre d'explo sans première ne m'a pas enlevé le goût de plonger. Et d'ailleurs j'ai lu quelque part : "quand on est jeune c'est pour la vie"......

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TROU SOUFFLEUR Affluent de 1'Ar~enteur ( -585 1 -Saint Christol VAUCLUSE.

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Cet affluent magnifique débouche dans l'actif du réseau du Trou Souffleur vers -585. On l'atteint par un réseau fossile depuis le traditionnel bivouac de la vaste galerie amont du Trou Souffleur. Une série de cascades conduisent au S i situé à 502 : 30 m -2. 170 mètres de galeries parcourues par une jolie rivière précèdent le S2 vers -487. C'est Bruno Fromento de l'Association Spéléologique de Nîmes qui a exploré cette partie du réseau


depuis le SI, ainsi que le S2 jusqu'à 90 m. A Pâques 93, en une exploration de 23 heures, 215 m de premières ont été effectuées. Le 5 2 mesure 175 m -10. II sort dans une vaste diaclase haute d'au moins 30 m et longue d'une quarantaine de m. De gros blocs coincés en hauteur la rendent encore plus impressionnante. Cette importante fracture correspond en tous points à celle qui termine I'Aven Joly sur trémie (-465). Une escalade d'une dizaine de mètres en libre et artif me conduit au départ d'une galerie transversale aperçue depuis la vasque du S3, mais sans suite. Enfin, 80 m de petit méandre, situé en étage inférieur par rapport à la fracture, précède un siphon laminoir qui pourrait peut-être se franchir à l'anglaise. L'actif qui en sort correspond aussi, en débit, à celui du Joly. Le Trou Souffleur et I'Aven Joly ne doivent former qu'un seul et même réseau mais la jonction reste à réaliser. Avec leur précieuse collaboration : Serge Caillault, Christophe Hémery, Yves Le Masson, René Parein, Alain et Arlette Wadel.

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SALGAS TARN. Située au pied des Causses Méjean, cette grotte résurgence a été désobstruée et explorée par l'Association Spéléologique Nîmoise. Les deux premiers siphons, très courts, ont été l'un vidangé et l'autre pompé. Le siphon terminal, situé à 250 m de l'entrée et à -15, a été plongé par Bruno Fromento, puis Mathias Rosello sur 250 m -16. Une cinquantaine de metres seulement ont été rajoutés. Arrêt à -25, dans une conduite forcée de plus en plus étroite descendant en pente douce. Ce siphon a peu d'intérêt. II est plutôt étroit, et surtout englué d'argile du sol au plafond.

AVEN SAINTJOSEPH Saint-Vallier-de-Thiey ALPES MARITIMES. Située sur le plateau de Saint-Vailier-de-Thiey au nord de Grasse, cette cavité a été découverte et désobstruée dans les années 80 par un spéléologue local : Christian Mellot. Seul, il dynamite puis franchit les premiers

méandres, et descend les puits dont un splendide de 70 m. Un réseau fossile le conduit alors sur l'une des plus belles rivières des Alpes Maritimes de 10 litres/seconde de débit. II s'arrête en aval sur un très joli siphon, à -145. - En trois plongées, 1750 m de galeries actives ont été découvertes au delà. Cote atteinte -240. La première plongée me permet le débourrage à la palme, à la main, au descendeur, etc..., d'une étroiture de graviers à -5 et à une quinzaine de mètres de l'entrée du siphon. Au bout d'une demi-heure, le passage est assez grand pour continuer à l'anglaise; mais je n'ai plus assez d'air pour négocier ce passage en eau trouble en toute sécurité. Deuxième plongée trois semaines plus tard. T.P.S.T.: 12 heures dont 5 heures derrière siphon. Au-delà du S I , long de 45 m, -5, j'explore 250 m de belle galerie active agrémentée de cascades profondes de quelques metres, jusqu'au S2, vaste et sinistre à cause d'importantes traces de mise en charge. En remontant chercher mon matos, j'explore 400 m d'affluents. A ma grande surprise le S2 n'est long que d'une vingtaine de mètres et peu profond. Au-delà, le même type de galerie active large de 5 à 6 m et haute d'autant, me conduit à -190 sur un S3 très court que je franchis d'emblée en apnée. Mes bouteilles sont loin derrière moi et ce siphon ressemble plutôt à une voûte rasante. Je m'arrête au-delà, après avoir parcouru 200 m de galerie fossile, en haut d'un P25 avec 10 m de corde à la main.... Lors de ma troisième exploration ( avec beaucoup de corde qui ne me servira pas beaucoup), je descend ce puits qui débouche sur une énorme salle circulaire bouchée par l'argile et les blocs... L'actif, au débit d'environ 15 litres/seconde, coule en sous-écoulement. D'un côté de la salle, une conduite forcée fossile d'une dizaine de mètres de diamètre précède 15 m de ressauts argileux. Arrêt à -240 sur petit siphon glaiseux, au pied d'une zone de décantation et de mise en charge haute de 15 m. T.P.S.T.: 14 heures dont 5h 30 derrière siphon. Grand merci pour leur(s) attente@) au

et

: Serge Caillault, Alain Gomez, il les arion, Christian Mellot, Gaston Millo, Magalie Pataine, ThoITlas Rouland, Alain et Ariette wadel.


Claude Touloumdjian (CRPS) porte le terminus à 90.

CDS 81 FFESSM : Commission Plongée Souterraine Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon Club ESDRS

Foux du Mas de BANAL Historique : Dès 1899, E.A. Martel mentionne la cavité. En septembre 1932. Robert de Joly explore la galerie exondée annexe étroite et sonde le puits noyé / L\

\-VI.

Le 20 août 1983, Alain Pouyet (CLPA) reconnaît le siphon sur 30m. (-10). La même année, Daniel Baraille (CABUS) pousse jusqu'à 150m. (-50). Le 10/5/1984 et le 29/9/1985, Domiriique Goujon et Rémi Lucas (GSFRM) prolongent la cavité à 190m. (-72) puis jusqu'à -8lm. Peu après,

-

Description : L'entrée est dédoublée par il11 pont rocheux qu'il faut descendre (R2) pour accéder à la salle où l'on trouve un plan d'eau calme. (Un petit réseau débute par une lucarne dans la paroi gauche). En période de hautes eaux le siphon débute par un puit diaclase (largeur 2m.), profond de lOm., suivi d'un ressaut donnant dans la galerie descendante (30m.) et débouchant sur le grand puits (25m.). 11 est précédé d'une dune argileuse qu'il faut éviter de toucher sous peine de voir ses particules se mettre immédiatement en suspension, diminuant la visibilité (moins de 50 cm.). Une fracture fait suite (largeur = 2,51n.), et plonge à -55. Une petite galerie ( 2x1 m.) se poursuit sur 10 m., puis un R2 donne sur le puit suivant qui passe à -65m. sous un bloc. Le conduit plonge ensuite régulièrement (pente à 30") entrecoupé de légers ressauts, puis la pente s'adoucit. Enfin, au niveau du point bas (en hautes eaux -103 m.), la galerie "s'horizontalise" sur quelques mètres avant d'amorcer une remontée par une forte pente. A ce niveau les dimensions sont plus importantes (h : 4m. 1 : 3n1.) et le conduit ascendant semble donner sur un volume plus important. (vue à -95m.). Présence à ce niveau de gros blocs.

Départ de Pascal aidé de Frédéric

plioto Claude Vialla


ANNEB 19% - IhTC)- PLONGEE NO66 - 1' 25


Karstoloaie La caverne se développe dans le Titoniqiie et sert d'exutoire aux eaux collectées sur la colline du bois del Pous (bois de Sauzet). Et fonctionne en regard sur l'aquifère Iocal. La cavité devient émissive en période de hautes eaux. (historique, description et karstologie d'après Frank Vasseur) Canip de Noël 1993 (26112 - 29/12 : (Le niveau est de 1lm. supérieur à celui de l'étiage) 26/12/93 : Frank, Bruno et Christian équipent les puits avec des cordes destinées à recevoir les nombreuses bouteilles de décompression en vue des plongées profondes. 27/12/93 : Mise en place des blocs pour la déco sur les cordes entre -40 et -6. Fred Badier reconnaît la cavité jusqu'à -72. 28/12/93 : le' plongée profonde. Fred part avec un bi-201. dorsal de Trimix et un relais surox qu'il abandonne pendant la descente. A partir de -62, il rééquipe en fil neuf et métré, passe sous le bloc tête la première (si,si!) et descend la galerie dans une pente douce. Il dépasse le terminus de Claude Touloumdjian et explore la caverne jusqu'à -99, où il dépose le dévidoir et entame une remontée lente et sans histoire. ler palier à -40 et 3 heures de décompression. Plongée de 3 h 27. 29/12/93 : 2è plongée profonde. Je m'immerge à mon tour avec un bi-201. dorsal (mélange fond) et un relais surox 40% échangé à -40 avec une 101. (Trimix : 21% O2 150% HE) déposée à -70. Je pars alors sur le bi-dorsal, passe sous le bloc (moi aussi tête la première, non mais !) suit la belle galerie (3x3m.) au calcaire clair et aux formes découpées. A -99, je retrouve (avec émotion) le dévidoir posé la veille par Fred, et déroule dans une galerie plus haute, dont la pente s'adoucit progressivement, pour devenir horizontale à -103. Cela s'agrandit (3x4m.). La roche est très propre et abrasive. Je stoppe près d'un gros bloc. Tamarre le fil (noeud de huit ou de chaise ?) au pied d'une pente raide et ascendante (et zut, moi qui voulait descendre !). Au delà à portée de 50W., le conduit remonte régulièrement, dans un volume plus grand (Salle ?). Vu vers -95m. Je quitte ce bel endroit et entame une remontée lente. Je récupére mon relais trimix à -70, une 91. air à -55, à -50 je fais un petit stop et premier palier à -45, où Frank m'attend. A partir de -35 et jusqu'à -3, paliers effectués dans une belle touille, comme pour Fred la veille. Visites successives (et bienvenues) de Fred, et Christian. Décompression de 3h15'. Plongée de 3h55'. Les deux plongées profondes ont été réalisées avec des mélanges ternaires (0, : 15%, HE : 53%, N2: 32%et0,: 13% H E : 59%,N2 : 28%)).

L

La décompression a été effectuée avec 4 surox différents : 40%, 50%, 65%, et 70% d'O, (entre -40 et -15) et l'O, a été pris à -12. A partir du palmier de -40, et de l'argon a été injecté dans les vêtements, nous offrant un excellent confort thermique, durant tout le temps de décompression. Un nouveau camp d'exploration est prévu très prochainement afin de remonter la galerie. L'équipe : -Plongeurs : Fred Badier (GSPCCDF-Pans) Pascal Barnabé (ESDRS-CDS du Tarn. CRLMD-FFESSM) Christian Deit (Roussillon Evasion-Perpignan). Philippe Griffet (SDNO) Gilles Lorente (Céladon Montpellier) Bruno Naranjo (Céladon Montpellier) Fank Vasseur (Céladon Montpellier) -Participants : Marion Bernabé Marc Bernard (GSR-Nîmes) Claude et Serge Gilly (GSR-Nîmes) Eric Ravel ( Plongée évasion - Montpellier) Jean Luc Riga1 (CRAS-Pignan) Claude Vialla (CDS 34) xxxxx xxxxxxx @oussillon Evasion-Perpignan) Remerciements pour : - le Comité Régional Languedoc-Roussillon Midi Pyrénées de la FFESSM pour sa participation financière. - les CDS du Tarn et de l'Hérault (Claude Viala). - l'Association Céladon. - Les propriétaires de la cavité.

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Bibliographie : -1NFO-PLONGEE n046, p.7 (GSFlIM 1986). -Dossier Céladon n04 (Mars 1994).

Gouffre du TERREFORT (Ariège - Serronais)

Situation : Sur la commune de Cadarcet, à 170m. au nord-est de la ferme de Terrefort, vaste trou circulaire d'effondrement (10m. de diamètre). Karstologie : Contact Gargasien et Thanétien (calcaires sub-récifaux et à milioles). Historique : Casteret aurait désobstrué la chatiére au fond de la salle en 1935 (?). En 1955, les anglais, lors de l'expédition internationale de Labouche, plongent le siphon sur 70m., sous la conduite du docteur Davis, de l'université

ANNEE 19PI - INFO- 1'1,ONGEE N 0 < i - P 26


d'Oxford. Le 20 juillet 1979, Patrick Barthas plonge le siphon sur 130m. Description : Gouffre-perte se situant en amont du système de la rivière souterraine de Labouiche (= 4 km.). Après une succession de plans inclinés et un P10, on arrive dans une salle au bas de laquelle se trouve un petit plan d'eau siphonnant à son extrémité. Suit une série de petits siphons entrecoupés de salles hautes (une dizaine de mètres),(4 à 5 siphons selon le niveau d'eau). Les 28 février, 21 et 28 mars 1993, une série de plongées permet d'explorer la cavité jusqu'à 240m. du début de la zone noyée. Au delà du précédent terminus, à 2 courts siphons, succèdent 2 siphons sensiblement plus longs (40m.) et plus vastes (h : 3 ; 1 : 5m.) que les autres. La visibilité y est malheureusement souvent mauvaise (50cm. à 2m.) des l'aller. Pr ésence d'une étroiture dans le S.8. Après ce S.8, où les bords peu visibles restent à fouiller, on débouche dans une vaste salle. De la gauche provient un ruisseau impénétrable ; mais après avoir escaladé une partie de la pente argileuse, on retombe sur la gauche sur un actif qui doit se mettre en charge lorsque la perte fonctionne. Arrêt sur un siphon / regard

assez étroit qui peu s'envisager à l'anglaise. ( à revoir lors d'une prochaine exploration ). Une continuation pourrait faire rêver à une hypothétique jonction ( éventuellement, peutêtre ) avec le légendaire collecteur amont de la rivière Labouiche. (II reste tout de même encore un peu de chemin). Plongeur : Pascal Bernabé. Valeureux spéléos ayant aidé au portage lors des plongées (qu'ils en soient remerciés) : Armengau Gérard, Bernabé Denis, Calvet Jean-Paul, lmbert Serge, Souriau Paul, Stéfanato Jean-Pierre. Bibliographie : "Inventaire spéléo du Seronais" Musée Spéléo Revel. CDS 81 et 09.

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Résurgence pérenne du BAYLOU M5 commune de Dourgne - Tarn Le ruisseau de Melzic surgit en partie de la résurgence du Baylou (trou M5 La Montagnarié, Dourgne 8 1). Reprise des explorations le 20 février 1992, dans cette petite résurgence de la Montagne Noire.

Pascal Bernabé prêt à partir photo Pltiilippe Thomas

l\NNIJE 19'94

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INFO- PJ,ONGEE N066- 1> 27


Lors d'une plongée de reconnaissarice, après quelques mètres en décapelé, la progression est stoppée par une sévère étroiture, iiifra~icliissable, mais derrière laquelle le siphon seriible s'élargir. Donc les2312 et 813 1992, séa~icesde désobstruction sub-aquatique à la micro charge, efficace, puisque le 8 ça racle, mais ça passe. Pascal Beniabé passe le siphon (loin., -1, avec une cloche, mais une étroiture qui reste limite) et après une courte escalade (3m.) progresse d'environ une soixaritaine de mètres dans un réseau en baïonnette, où la galerie en diaclase est peu large (1 à 2m.), mais haute 12m. à certains endroits, voir pluS.Le 14/3/92 Pascal Bernabé et Marc Barbaste replongent. Ça "queute" au bout d'une centaine de mètres, mais 20m. avant le terminus, uri affluent part sur une dizaine de mètres, puis s'élargit derrière une diaclase trop étroite (pour I'itistant). La suite: donc, si il en a une, passera par là, après désobstruction, à moins qu'une escalade donne des résultats par le haut de la diaclase. Porteurs et désobstruction :ESDRS, Denis Bernabé, Stéphane Marty. Plongeurs et désobstruction sub-aquatique Pascal Bernabé et Fred Maksud. Topographie et exploration post-siphon Pascal Bernabé et Marc Barbaste.

Depuis le moi de mai, un caisson privé est à la disposition des plongeurs à ROCHEMAURE (07) en face de Montélimar (26). Raymond FARGIER, plongeur professionnel et pompier volontaire vient d'acquérir un caisson hyperbare à deux places avec sas, qui permet de recomprimer un plongeur ayant fait un bend et une autre personne, puis de laisser entrer un docteur et sortir cette tierce personne sans décomprimer le plongeur. Le caisson est équipé des tous derniers perfectionnements : Oxy sec ou humidifié avec assistance respiratoire ou pas, petit sas pour médicaments et petit matériel, interphone, extincteur spécial caisson hyperbare... Ce caisson est à la disposition de tout plongeur qui (malheureusement) aurait un accident de plongée dans la région de Montélimar. Pour cela, il sunit avant toute plongée importante dans ce secteur, de téléphoner à Raymond FARGIER pour le mettre en préalerte. En cas de plongée le Dimanche ; appeler le samedi pour obtenir le numéro où le joindre le lendemain. Il est même possible pour de très grosses plongées profondes du style Goul de la Tannerie ou Thaïs de

Bibliographie :"Inventaire Spéléo du Tarn", J.P. Calvet p.41-42.

Aven GIRAS Cette cavité au nom évocateur (non surfait !) se situe dans les Pyrénées, aux confins de l'Ariège et de l'Aude. Si la première partie, plutôt verticale, est belle jusqu'à l'immense salle, en revanche le portage devient ensuite carrément pénible jusqu'au siphon (-130 1 2km. et nécessite près de 5 heures d'efforts (boue, méandres, ressauts .....et boue). Le siphon est une diaclase étroite où il faut décapeler dès le départ, le casque passant juste. Puis çà s'élargit un peu (@=lm.) et çà descend régulièrement. J'ai oublié de préciser qu'il pleut depuis lu sieurs iours. La visi. est nulle des le déoart et je stoppe à -8, après avoir reconnu environ une vingtaine de mètres (à tâtons) en décapelé. A revoir avec de l'eau claire. TPST=i2 heures. Porteurs : Clubs du Plantaurel, ESDRS (CDS 81) et Philippe Griffet (Lyon). Plongeur : Pascal Bernabé.

déplacer le caisson qui est monté sur remorque et de l'installer sur place. Se renseigner à ce moment là auprès de Raymond. Vous allez me dire :"Mais qu'est-ce que cela cache ? c'est trop beau !", et bien rien du tout ! Raymond est un bénévole comme on en fait plus beaucoup qui est prêt à donner de son temps et de son matériel pour soulager la souffrance d'un plongeur, et c'est tout. Vous avez donc le choix, en cas de bend, soit d'appeler les pornpiers qui vous transporterons vers le caisson public le plus proche (Lyon, Marseille ou Montpellier), soit de vous rendre chez Raymond qui vous recomprimera dans son caisson selon les procédures applicables aux plongeurs professionnels. Tous en se mettant en relation avec un médecin hyperbare qui le guidera par téléphone et qui viendra sur place si le besoin s'en faisait sentir. J'espère que les plongeurs qui feront appel à Raymond seront responsables et corrects afin que nous puissions encore longtemps profiter de ses services.


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Dans la revue SiFON paraissenf souvent des arficles techniques forts interressants. C'est le cas de plusieurs excellents artrcles ayant pour sujet les batteries au plottzb, de Serge CESARANO et Jean-François MO USSEAU. Avec le consentetnent de Serge et l'ait?zable autorisation de Christine Thotnas rédactrice de SIFON,, vous trouverez ci après un résunré très ittiparfait que j'ai réalisé de ces articles. Je vous invite à contacter les auteurs si le sujet vous intéresse. PhiEzppe MOYA

Les Batteries (résumé) Une batterie au plomb est coIistituée d'éléments montés en série. Chaque élimelit, lorsqu'il est chargé, présente une tension de 2,27 volts. Ce qui nous donne 6,81 volts pour 3 éléments et 13,62 volts pour 6 éléments (correspondant aux: tensions nominales de 6 V et 12 V).

On considère qu'un élément est déchargé (ou à 100 % de décharge) lorsque sa tension est de 1.75 Volt (et non 0 Volt COnlItle On pourrait le croire). La quantité d'énergie que l'on va pouvoir "tirer" d'un accu chargé va dépendre du temps d'utilisation et de l'intensité du Courant u m ~ ~ m m (ené Ampère).

TABLEAU TEMPSmU'TENSITWCAPACiTE POUR UN ACCU 12Vj6.5Ah

(Tension d'arrêt à 1.75 V par élément, soit 10.5 V pour une batterie de 12 V) Les batteries au plomb ne supportent pas d'être déchargées totalement car les électrodes finissent par se sulfater. I I est donc impératif d'arrêter la décharge à 1.75 volt par élément, soit 10.5 volts pour un accu de 12 volts, et de recharger immédiatement l'accu. Un accu laissé déchargé trop longtemps (quelques semaines), est un accu "mort". Au mieux, si sa tension n'est pas trop inférieure aux " 10 volts fatidiques", on pourra peut-être le recharger, mais sa capacité sera définitivement diminuée. NIVEAU DE DECHARGE Reste xaintenant à savoir qüel c ~ t le pourcentage de décharge de l'accu que l'on vient d'utiliser ; en effet, cette information sera nécessaire

Ainsi, un accu est considéré a 100% de décharge lorsque la tension à ses bornes est encore de 10.5 Volts et non de O Volt. 2.

Le calcul

Cette méthode apparemment plus laborieuse est en fait celle que l'on utilise le plus couramment.

pour établir le temps de recharge afin d'éviter une surcharge qui provoquera un échauffement et diminuera la durée de vie de la batterie. On rechargera donc moins longtemps un accu peu utilisé qu'un autre complètement vidé (10.5 VoIts). Pour cela, il y a deux solutions : La mesure ou le calcul. 1.

La mesure

Elle nécessite l'usage d'un contrôleur de tension précis (voltmètre électronique). Le tableau suivant donne le pourcentage de décharge en fonction de la tension présente aux bornes de l'accu lorsque l'anipoule n'est pas connectée (tension a vide) :

Prenons en exemple une ampoule de 12V - 5OW. Elle va en Ampères un courant de : 50W / 12V = 4.16 A (P=UI => 1 =Plu). Nous avons vu que l'accu de 6.5 Ah théorique n'était alors que de 4.2 Ah ; il va donc être vidé en 4.2 Ah / 4.16A # 1 heure. De même, pour une ampoule de 12V - 20W, la capacité réelle étant de 5.3 Ah, ceci nous amènera à une intensité de 20W / 12V = 1.67 A et une autonomie de 5.3 Ah / 1.67 A = 3.17 heures, soit un peu plus de 3h.


Toutefois, un moyen très simple pour limiter le courant peut être utilisé : II suffit de brancher en série une ampoule standard automobile de 12V / 21W (type feu stop arrière). On essaiera d'abord en connectant une seule ampoule : si elle brille comme une ampoule de lampe de poche, le courant débité est de l'ordre de 1 A (vous pouvez le vérifier avec un ampère~nètrebranché en série). Si par contre le filament rougit à peine, le courant sera de l'ordre de 0,6 A ; il suffit de monter une deuxième ampoule 12V / 21W en parallèle avec la première. Les deux ampoules vont à peine s'éclairer, mais le courant débité sera alors limité à 1 A. Les ampoules servent de fusible en cas d'inversion de branchement de la batterie. Ce montage peut être reproduit pour charger simultanément 3 ou 4 batteries. Dans ce cas, il convient de rajouter une diode pour éviter aux batteries qui sont plus chargées de se vicier dans les autres lorsque l'on éteint le chargeur.

- La recharge d'un accumulateur au plomb s'effectue avec un courant dont la tension doit être constante et ne doit pas dépasser 2,4 volts par élément , à une température ambiante de 20°C. Si la température augmente, le temps de charge doit être plus faible (de l'ordre de 10 % entre 25" et 40"). - Les accumulateurs au plomb ne doivent jamais rester ou être stockés déchargés. Dans le cas d'un accu déchargé, la tension minimale ne doit pas tomber en dessous de 1,75 V par élément (10,5 V pour une batterie de 12 volts), sinon des dommages irréversibles peuvent affecter l'accu. - Le courant maximum de charge sans dommages ne doit pas dépasser 0,3 x CA où CA est la capacité nominale de l'accu (soit 1,8 A pour une batterie de 6Ah).

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Capacité nominale : 6,5 Ah Voltage nominal : 12 V Courant de charge max : 1,95 A Dimensions (hxLxl) : 95x150~65 Poids réel = 2,5 kg Poids apparent = Poids réel Poids d'Archimède = 1 3 kg

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Les personnes qui désirent plus de renseignements sur la réalisation pratique du chargeur, ou qui désirent des adresses pour l'achat des composants peuvent nous contacter. Caractéristiques générales des accumulateurs au plomb :

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La tension nominale d'un accumulateur au plomb est de 2 volts par élément.

Cl Serge CESARANO et Jean-François MOUSSEAU


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