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LA PILOTINE N°001 A/M/J 2015

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SOMMAIRE 05 Editorial: Nouveau cap 06 Paroles: Bon vent à la pilotine

ACTUALITÉS 07

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Sécurité et sûreté maritimes en Afrique

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Zoom des recommandations de la première réunion du haut conseil pour la mer

Semaine de l’emploi: Le PAL y était

CHANTIER

08 Lutte contre le VIH/SIDA: Le Corridor Abidjan-Lagos en perpétuelle action dans la zone portuaire

09 Histoire du PAL 10

Promotion du tourisme au TOGO: Escale du Silver Wind au Port Autonome de Lomé

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Interview Mme Agathe MENSAH, SG A2PL

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Sécurité routière : Les transporteurs et chargeurs à l’école du règlement 14 de l’UEMOA

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AS TOGO PORT

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SEGUCE : l’export maritime désormais opérationnel

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La nouvelle gouvernance de l’action de l’Etat en mer

20 Quand la marine nationale investit davantage dans la surveillance maritime 22

Le 1er Mai au Port Autonome de Lomé dans la gaîté

SÉCURITÉ & SURETÉ 24

La piraterie maritime au XXIe siècle, une réalité.

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Performance du PAL en matière de sécurité maritime

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Un exercice de simulation de risposte aux attaques terroristes au PAL

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Les nouvelles facilités qu’offre l’OTR dans les échanges commerciaux au Port de Lomé

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La culture maraîchère : une forme d’agrobusiness sur le littoral

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La place du Port de Lomé dans la politique de développement du chef de l’Etat

DOSSIER 41

Intégration sous régionale : rôle du Port Autonome de Lomé dans la facilitation des transports en Afrique occidentale

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Le 3e quai du PAL : un joyau pour l’intégration nationale

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Le groupe Bolloré ressuscite le réseau ferroviaire au Togo

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Blueline Togo : un an seulement, mais de grandes réalisations

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Code ISPS: Aperçu théorique

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Agenda / Glossaire

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Contacts utiles

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Jeux

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Humour

La PILOTINE, le trimestriel des acteurs maritimes et portuaires du Togo. Une production Ligne De Mire (LDM) N° 001 Avril-Mai-Juin Directeur de la Publication : Contre-Amiral Fogan Kodjo ADEGNON - Directeur de la Rédaction : Kwamé T. Wili NENE Rédactrice en chef : Kossiwa SEENAM - Conseillers à la rédaction : Ahmed Awèmèwètou AHALADOKO Kakemma / Makpata WASUNGU Infographie : Abel Smalto SENAWO / Rosaline ADELAN - Imprimé en CEE - Tirage : 4500 exemplaires Contacts Rédaction : (+228) 98 70 71 89 / togopilotine@gmail.com Dépôt légal à parution

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NOUVEAU CAP

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e monde économique d’aujourd’hui connaît des évolutions profondes et rapides. Ainsi, dans le domaine vital du transport maritime international, les progrès technologiques ont propulsé sur les océans les navires de la nouvelle génération, caractérisés, entre autres, par une plus grande taille et un système de conditionnement plus exigeant qui requièrent des équipements de pointe. Le Port de Lomé n’est pas resté en marge de ce mouvement. Notre pays a pris la mesure de tous ces défis et s’est engagé en conséquence dans un processus de modernisation des infrastructures portuaires, en vue de permettre au Port de Lomé d’avancer avec une boussole et un cap clairement défini. Les projets de développement en cours du Port de Lomé ont profondément modifié le périmètre des activités de l’établissement, et devraient le transformer en un port de référence dans la sous – région. La construction en son sein d’une darse de 1.050 m de longueur de quai et d’une profondeur de 16,60 m, par Lomé Container Terminal (LCT) ; l’achèvement de la réalisation d’un 3ème quai en eau profonde (15 m sur 450 m de longueur), témoignent d’une nouvelle approche des projets de développement portuaires. Aux mêmes fins s’inscrivent la mise en place du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur, l’engagement du PAL dans la démarche qualité ayant abouti à l’obtention de la certification ISO 9001 version 2008, les travaux d’extension du quai minéralier. A cela s’ajoutent l’efficacité du nouveau dispositif sécuritaire et la capacité de la préfecture maritime à coordonner les opérations de riposte et de sauvetage en cas d’attaque. Autant de mutations et de performances qui lui permettront d’affirmer sa place dans le cercle très fermé des grands ports africains. Il sera l’expression d’une vision à long terme du développement des activités portuaires, faisant l’adhésion et la fierté des togolais dans leur ensemble. Cependant, ces efforts consentis par l’ensemble de la communauté portuaire de Lomé sont parfois, ou très souvent méconnus autant

par l’opinion nationale qu’internationale. C’est ce qui explique la publication de ce nouveau magazine « LA PILOTINE », un magazine d’informations tous azimuts sur le monde portuaire togolais et ses partenaires. Ainsi, « LA PILOTINE » se veut être un trimestriel à destination des acteurs maritimes, sans distinction, afin de leur permettre de faire connaître leurs attributions, leurs spécialités, leurs valeurs et leurs atouts. Dans cette dynamique, il servira également d’arme de séduction du pays dans ses efforts de conquête d’autres marchés portuaires internationaux. Ce premier numéro vous fera voyager sur des vagues calmes d’une mer en eau profonde pour découvrir, entre autres, l’action de l’Etat en mer, et dans la même foulée l’ambition du Chef de l’Etat de faire du secteur maritime et portuaire un puissant levier de développement durable. Il abordera aussi les efforts de la communauté portuaire de Lomé qui s’engage à octroyer au Port de Lomé une visibilité plus accrue en vue d’intensifier le trafic portuaire. La nouvelle revue accordera une place privilégiée à la sécurité maritime, en mettant un accent particulier sur les dispositifs sécuritaires de la plateforme portuaire de Lomé. Pour finir, il montrera le rôle du Port de Lomé dans la facilitation des transports dans la sous-région. Et oui ! C’est une belle opportunité pour nourrir la réflexion et enrichir les points de vue des acteurs maritimes et portuaires. Je compte donc sur l’ensemble d’entre vous pour que LA PILOTINE soit une réussite, grâce à un travail en harmonie et à une parfaite collaboration entre toutes les équipes. Bonne lecture à tous !

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Contre – Amiral Fogan Kodjo ADEGNON Directeur Général du Port Autonome de Lomé

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PAROLES

‘‘BON VENT À LA PILOTINE’’ La Direction commerciale du Port Autonome de Lomé (PAL) se félicite de la publication du magazine LA PILOTINE, nouvel outil de communication du monde portuaire togolais. Qu’il nous souvienne qu’en 1999, « Sirène », le magazine d’informations du PAL a cessé sa parution, laissant un grand vide dans la communauté portuaire togolaise. Pour pallier un tant soit peu cette situation, le PAL édite, depuis 2007, un journal interne : « Togo Port Info ». Cependant, l’attente des usagers du port n’est pas entièrement satisfaite. D’où la nécessité de créer ce nouveau journal qui porte haut les efforts et les ambitions de toute la communauté portuaire. Un bulletin d’informations qui permet à tous les professionnels de l’économie maritime togolaise de promouvoir leur travail, leurs valeurs et leurs atouts. Vous l’avez exigé ! Nous vous offrons

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LA PILOTINE, le trimestriel d’informations à destination des acteurs maritimes et pour les acteurs maritimes. Nous croyons que ce magazine vient à point nommé donner une plus large ouverture aux activités de la zone portuaire tant sur le plan national qu’international. Notre ambition est d’en faire un outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent mieux appréhender la gestion du port et les problématiques de ce secteur de développement économique de notre pays. Dans cette dynamique, nous souhaitons BON VENT à LA PILOTINE, que nous espérons voir naviguer sur tous les océans du monde.

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Kwamé T. Wili NENE Directeur Commercial du PAL Directeur de la Rédaction de LA PILOTINE


ACTUALITÉS

Semaine de l’emploi au Togo LE PAL Y ETAIT

La semaine de l’emploi au Togo, cadre de réflexion et d’échanges sur la problématique de l’emploi, s’est tenue du 23 au 26 mars 2015 au Palais des Congrès de Lomé. Cette 3ème édition, qui était une occasion pour rapprocher davantage l’offre et la demande d’emploi et accroître les possibilités d’insertion des demandeurs d’emplois, avait pour thème, « Quelle formation pour quel emploi? ». Elle a connu une vive participation du Port Autonome de Lomé.

O

rganisée par la Direction Générale de l’Emploi en collaboration avec l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), la semaine de l’emploi vise concrètement à favoriser l’adéquation formation-emploi, une meilleure visibilité des entreprises par l’animation de stands, à informer les primo demandeurs d’emplois sur les opportunités d’emploi au Togo. Il s’agit également de créer des emplois directs et indirects et d’inviter les demandeurs à se lancer dans l’entrepreneuriat. A l’occasion, un programme riche et varié a été élaboré : des conférences-débats sur des thématiques liées à l’emploi, aux visites de stands et entretiens avec les demandeurs d’emploi, en passant par des témoignages des cas de réussite en entrepreneuriat, etc., tout a été fait pour offrir des perspectives sûres et certaines aux jeunes demandeurs d’emploi, histoire de relever le défi de l’emploi au Togo. Le Port Autonome de Lomé n’est pas resté en marge de ce grand rendez-vous, en parrainant l’événement et en offrant sur son stand un cadre d’échanges sur les opportunités d’emploi

dans le secteur portuaire et maritime. Au total 1000 étudiants environ sont passés par le stand du PAL. pour se renseigner sur les opportunités du domaine, notamment le management portuaire et le pilotage, la logistique, le transit, la consignation, etc. Limité actuellement dans le processus de recrutement, du fait de la concession des activités de manutention aux opérateurs privés, le PAL offre des opportunités de stage aux étudiants en fin de formation pour la rédaction des rapports de stage, des mémoires et thèses. Il a donc saisi l’occasion pour les informer sur les démarches à suivre pour bénéficier de ces stages d’études et de recherche. Cependant, la place portuaire de Lomé offre des postes avec des compétences variées, entre autres ingénieurs civils, mécaniciens, informaticiens, agents de communication, juristes, comptables et plus particulièrement dans le management portuaire avec les nouvelles sociétés de manutention et de consignation, mais il faut adresser les demandes à l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE).

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ACTUALITÉS :

LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA Le Corridor Abidjan-Lagos en perpétuelle action dans la zone portuaire

Les populations mobiles de la zone portuaire ont été sensibilisées sur le VIH/SIDA du 25 au 28 mars dernier. Cette action couplée d’un test de dépistage, a été organisée par le Corridor Abidjan-Lagos, afin de renforcer la lutte contre cette pandémie auprès de cette tranche socio-professionnelle très exposée. Durant quatre jours, un accent particulier a été mis sur la protection et les avantages du dépistage.

C

haque année, le Corridor Abidjan-Lagos organise des activités de sensibilisation, par trimestre, sur le VIH/SIDA, pour maintenir constante la lutte contre la maladie. Du 25 au 28 avril, l’exercice a été répété au profit de divers usagers et prestataires du Port de Lomé, notamment des camionneurs, des chauffeurs et leurs apprentis, des chargeurs et la communauté riveraine. A l’occasion, les Pairs éducateurs ont axé leur message sur les moyens de prévention contre la pandémie du siècle, après avoir élucidé les différents voies et moyens de transmission du virus. Ils ont également insisté sur l’usage des préservatifs à défaut de la fidélité et de l’abstinence. Les orateurs ont, en outre, exhorté leurs différentes auditoires à la non stigmatisation des personnes affectées et infectées par le virus. Enfin, les

populations cibles ont été édifiées sur l’importance et les avantages d’un dépistage régulier. Et comme pour joindre l’utile à l’agréable, la rencontre a été couplée d’une séance de dépistage volontaire et anonyme, qui a permis à quelques réticents de connaître leur sérologie. Pour le point focal de la lutte contre le Sida du Corridor Abidjan-Lagos, Mme Akouélé AdanlétéLawson, Directrice du Centre médico-social du Port Autonome de Lomé, la mobilité de la tranche ciblée l’expose énormément. Elle constitue, par conséquent, une perpétuelle source de propagation de la maladie. C’est ce qui explique le choix de cette population, que les initiateurs estiment devoir s’approprier les gestes de prévention, pour préserver leur santé et celle des autres.

SENSIBILISATION SUR EBOLA

L

’épidémie de la fièvre à Virus Ebola, qui est apparue depuis le mois d’Avril 2014 dans certains pays de l’Afrique Occidentale, notamment en Guinée Conakry, en Sierra-Léone, au Libéria et au Mali, continue d’inquiéter et de créer la psychose au sein des populations. Au Togo, où aucun cas n’a été enregistré, la peur et la méfiance ont été aussi générales, même si aujourd’hui la population a baissé la garde. Néanmoins, plusieurs actions et mesures préventives sont mises en place par le gouvernement pour sensibiliser la population en vue d’éviter la propagation de la maladie, si le pays venait à détecter un cas. Le Port de Lomé, qui constitue une entrée importante des personnes sur le territoire togolais, n’est pas resté en marge de cette mobilisation. Les autorités portuaires ont eu des séances d’échanges avec les membres du Comité de gestion de la maladie en vue d’établir les dispositifs et mécanismes efficients de prévention et de lutte contre Ebola.

LUTTE CONTRE EBOLA : NE BAISSONS PAS LA GARDE ! Cette année (2015) s’est ouverte sur un ralentissement observé au niveau de l’augmentation des cas recensés dans les trois principaux pays touchés par le virus Ebola. Mais nous ne devons pas baisser pour autant les bras ! Nous devons rester tous vigilants et continuer nos actions de prévention.

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Histoire du PAL L

’histoire du Port Autonome de Lomé symbolise l’ouverture du Togo et son intégration au commerce international. L’histoire de l’industrie maritime et portuaire du Togo remonte au début du vingtième siècle, avec l’édification du premier wharf par les Allemands en 1900. Construit en bois sur des pieux métalliques, cette première jetée fut entièrement dévastée par un incendie puis remplacée en 1904 par un second wharf dont la structure a été cette fois-ci métallique. Cette première aventure maritime posa les jalons d’une vraie ouverture sur les échanges par voie de mer pour Lomé, qui devient dès lors, grâce à un monopole des échanges maritimes, la porte d’entrée du Togo. Endommagé par un raz-demarée en 1911, un troisième wharf à passerelle coudée a été remonté l’année suivante. Encore une fois, le manque de solidité des structures n’a pas supporté une grande tempête en 1924. Face à l’accroissement du trafic à la fin des années 50, et devant l’inadéquation du wharf existant, les dirigeants togolais ne tardèrent pas à décider de doter le pays d’un port en eau profonde. C’est ainsi que par un accord économique et technique signé le 20 juillet 1960 entre la République Fédérale d’Allemagne et la République Togolaise, le Bureau Lackner fut chargé des études de faisabilité qui conclurent à un plan de déploiement par tranches successives en fonction de l’évolution du trafic. La première pierre a été posée le 23 novembre 1962. Les travaux confiés en 1964 à un groupement d’entreprises allemandes ont été totalement achevés en 1968. Le Port Autonome de Lomé fut inauguré solennellement par feu le Général Gnassingbé Eyadema, alors Président de la République Togolaise, le 26 avril 1968. Cependant, son exploitation officielle qui a démarré le 1er mai 1968 mit définitivement fin aux activités du dernier wharf. Le 21 janvier 1967, date marquante dans l’histoire du Port, vit pour la première fois arriver la Birte Hugo Stinnes, son premier bateau à quai.

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PROMOTION DU TOURISME AU TOGO Escale du « Silver Wind » au Port Autonome de Lomé

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Le « Silver Wind », un bateau de croisière battant pavillon américain, a effectué une escale de plusieurs heures le 15 avril 2015 à Lomé, histoire de découvrir la côte togolaise. Un plus dans la promotion du tourisme au Togo.

L

e 15 avril dernier, l’agence de voyage « Transafrica » a accueilli au Port de Lomé, un grand navire de 200 personnes, « Silver Wind » à bord duquel une soixantaine de touristes de différentes nationalités (américaine, australienne, anglaise et allemande) venus découvrir la côte ouest africaine. A leur arrivée au Port de Lomé, ils ont été accueillis par des groupes folkloriques et de ballets avant de prendre le cap pour les destinations prévues. Durant leur séjour à Lomé, ces vacanciers ont visité des sites et des monuments historiques, notamment le marché aux fétiches de Lomé, le musée national, la maison des esclaves à

Agbodrafo, la cascade de Kpalimé. Ils ont aussi pris part aux activités culturelles prévues à cet effet, par « Transafrica » qui coordonne leur passage au Bénin, au Ghana et au Togo. Venus de Sao Tomé et Principe en passant par le Bénin, ces explorateurs vont parcourir 14 pays africains avant de retourner dans leurs pays respectifs. Notons que ce bateau est un véritable hôtel de luxe flottant qui dispose de plusieurs restaurants, de boutiques, d’un spa et d’une piscine. K. S.

Prestation des échassiers à l’arrivée des touristes TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

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INTERVIEW

Mme Agathe MENSAH: SG A2PL

Le 12 août 2014, toute la communauté portuaire était réunie autour de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) pour commémorer ses 20 ans d’existence. Vingt ans de pari tenu et de défi relevé, selon le bilan présenté par la Secrétaire générale, Mme Mensah Adambounou Agathe, à l’occasion. Dans cette interview, elle explique le fondement et le fonctionnement

Etre ensemble pour des prestations de qualité LA PILOTINE : Qu’est ce qui explique la création de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) ?

Centre ont mis en place des Communautés Portuaires pour plus d’efficacité.

Ces mutations du secteur maritime mondial ont amené les experts portuaires à démontrer que la mise en commun des ressources des acteurs d’un port participe fortement à son développement. C’est ainsi qu’apparaît le concept de « Communauté Portuaire » et son importance dans la gestion moderne des ports.

Le PAL s’est également inscrit dans cette dynamique à une période particulière de l’histoire de notre pays, celle des troubles socio- politiques du début des années 90, marquée par une baisse considérable des trafics de navires et de marchandises. Le trafic à destination des pays de l’hinterland était devenu presque inexistant à cause du ralentissement des échanges commerciaux entre le Togo et le reste du monde, portant ainsi un coup dur à l’économie nationale. Face à cette situation, le Port appuyé de tous les acteurs maritimes et portuaires a initié une action d’envergure pour la reprise progressive des activités sur la place portuaire de Lomé.

Les grands ports internationaux ainsi que les ports de l’Afrique de l’Ouest et du

Ainsi naît au sein de tous les acteurs liés à l’exploitation portuaire, un esprit

Mme Mensah Adambounou Agathe: Par le passé, les ports se sont imposés comme des structures indépendantes mais la concurrence entre eux et les modes de transports ont montré l’interdépendance entre les utilisateurs d’un même port.

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communautaire et des idées novatrices pour la promotion du Port de Lomé, surtout en direction des opérateurs économiques des pays du Sahel. C’est dans ce cadre que le 12 Août 1994 l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) vit le jour. Elle regroupe plus d’une quarantaine d’acteurs de la chaîne du transport maritime au Togo, notamment l’autorité portuaire, l’administration douanière, les manutentionnaires, les consignataires, les transitaires, les conducteurs, les transporteurs, la SEGUCE, la SAZOF, les représentations des pays du Sahel. L.P. : Quelles sont alors les véritables missions de l’association ? M.A.A. : Présidée par le Directeur Général du Port Autonome de Lomé, et éperonnée par une Secrétaire générale, l’A2PL vise à :


ACTUALITÉS - Réaliser la promotion du Port de Lomé (au niveau national et international) ; - Organiser régulièrement des missions dans les pays du Sahel ; - Contribuer activement à l’accroissement du trafic du Port de Lomé ; - Etudier toutes les mesures pouvant améliorer la compétitivité de la place portuaire de Lomé ; - Encourager la coopération entre les membres et défendre leurs intérêts ; - Faciliter aux opérateurs Maritimes

et Portuaires la formation professionnelle aux métiers portuaires. L.P. : Quel bilan après 20 ans d’exercice ? M.A.A. : C’est un bilan encourageant, les pionniers de l’association ne se sont pas trompés dans leur vision d’un port attractif et compétitif avec la participation de tous les acteurs. Depuis sa création en 1994, l’A2PL s’est investie dans le développement des activités du Port de Lomé et le renforcement de la coopération entre ses membres. Par diverses actions promotionnelles initiées dans les pays du Sahel, l’A2PL

a su mettre en avant les atouts et potentialités du Port de Lomé. Les différentes missions ont permis à nos partenaires de l’hinterland de renouveler et de pérenniser leur choix de notre Port, comme plateforme de leurs activités nous témoignant ainsi leur fidélité. En vue de relancer les activités de l’A2PL qui ont connu un ralentissement au fil des années, l’association a fait l’objet d’une réorganisation qui a abouti en 2012 à la création d’un poste de Secrétaire Général chargé du bon fonctionnement des activités de l’Association.

naturelles du Port de Lomé font de ce dernier le plus profond de la Côte Ouest africaine pouvant accueillir les navires à fort tirant d’eau, allant au-delà de 16 mètres. Ce précieux atout allié à la disposition d’un grand domaine portuaire a permis au Port de Lomé de s’engager dans d’intenses projets de développement qui vont transformer Lomé en un port de référence dans la sous-région. Dans cette optique, nous avons deux défis majeurs à relever : d’une part, renforcer l’élan des acteurs portuaires à s’approprier et à accompagner les grandes actions de modernisation du Port de Lomé entreprises

L.P. : Quel est le positionnement de votre association par rapport aux autres communautés portuaires ?

par l’Etat Togolais ; d’autre part, consolider l’implication de l’ensemble des membres dans la réalisation des objectifs de l’A2PL.

M.A.A. : L’A2PL entretient de bons rapports avec les autres communautés portuaires et est en partenariat avec plusieurs d’entre elles, comme celles des Ports de Cotonou, Abidjan, San Pedro, Dakar, Douala. En outre, l’idée de fédérer les Communautés Portuaires sœurs de notre sous-région est en réflexion.

L.P. : Mot de fin

L.P. : Vos perspectives d’avenir

M.A.A. : Nous vous remercions d’abord pour l’opportunité que vous nous offrez pour présenter l’A2PL. Nous voudrions également saisir cette occasion pour présenter notre gratitude à l’Etat togolais, aux principaux acteurs de la place portuaire de Lomé, et à tous nos partenaires pour le soutien important qu’ils nous apportent dans la réalisation de notre mission.

M.A.A. : Les conditions nautiques

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Le CNCT en guerre contre la surcharge des véhicules, source de graves accidents de circulation

Sécurité routière Les transporteurs et chargeurs à l’école du règlement 14 de l’UEMOA

Du 16 au 20 mars dernier, le Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT) a sensibilisé les acteurs impliqués dans le transport des marchandises par route sur le thème, « Règlement 14/CM/2005/UEMOA ». L’objectif est de sensibiliser les transporteurs sur les normes des gabarits, poids et charges à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

L

e Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT) a organisé une tournée de sensibilisation à l’endroit des transporteurs et chargeurs sur le règlement 14 de l’UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans l’espace communautaire. Les responsables du CNCT ont rencontré les acteurs impliqués à Lomé, à Atakpamé et à Dapaong du 16 au 20 mars 2015. Ces rencontres visent, d’une part, à faire du transport un secteur dépourvu de risques liés à l’ignorance, à l’incivisme et à l’entêtement des usagers de la route qui mettent la vie des laborieuses populations en danger par les surcharges, malgré l’existence des textes nationaux et communautaires. D’autre part, elles s’inscrivent dans le cadre de la protection et de la sauvegarde des infrastructures routières que l’Etat

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met à la disposition des populations à des coûts très élevés. Ces rencontres, souligne la conseillère spéciale du Directeur Général du CNCT, Mme Solim Aliki, visent à faire du principal usager de la route qu’est le transporteur, un professionnel responsable, soucieux du bon état de son véhicule et des infrastructures routières, support de communication important à l’ère du transport multimodal. Partout où ils sont passés, les échanges ont porté sur quatre (4) communications, notamment « Les principaux axes du Règlement 14/2005/CM/UEMOA », « Le choix des routes, la nature des routes revêtues et leur durée théorique de vie », « Les inconvénients de la surcharge du véhicule gros porteur routier et l’assistance routière du CNCT », « Soutien de l’UNATROT aux communications précédentes et exhortation à l’endroit des transitaires pour la mise en application du Règlement 14 ».

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AS TOGO PORT

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e club AS TOGO PORT de Lomé, est l’équipe de football du Port de Lomé. Il est créé en 1969 par la volonté des employés de la société d’avoir un cadre récréatif et par ricochet d’entretien de leur santé. Il s’agit, entre autres, de cultiver l’harmonie entre les travailleurs et montrer la visibilité de la société à travers le sport

Son actuel président est M. Essoyaba BOUKPESSI. La dernière compétition à laquelle le club a participé est la 12ème édition de la Coupe de la Confédération (CAF). Il a été éliminé par le club Marocain FUS de Rabat en battant celui-ci par 2-1 en match retour après s’être incliné à l’aller par 0 but contre 3.

PALMARÈS DE AS TOGO PORT Monsieur BOUKPESSI Pdt de l’AS TOGO PORT

1996: Accession en Troisième division 1998: Accession en 2e Division 2002: Accession en Première Division avec le titre de Vicechampion de la D2 2006: Vainqueur de la Coupe du Togo 2007: 1ère Participation à la Coupe de la Confédération CAF 2013-2014: Vice-champion du Championnat national de 1ere Division 2015: 2e Participation de la Coupe de la Confédération CAF

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ACTUALITÉS

SEGUCE:

L’export maritime désormais opérationnel

La Société d’Exploitation du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur au Togo (SEGUCE-Togo) a lancé la phase 4 de ses activités concernant l’Export maritime, à l’hôtel Eda Oba à Lomé, le 27 mars dernier en présence de plusieurs acteurs du monde économique et financier, du corps diplomatique et des représentants d’institutions de la République. La mise en œuvre de cette phase marque la généralisation du trafic maritime dudit guichet, en vue de permettre à l’ensemble de la communauté portuaire d’être beaucoup plus efficace.

L

a mise en place et l’exploitation du guichet unique dans les activités commerciales au Port de Lomé s’est définitivement généralisée, avec le lancement des activités de la « phase Export maritime » du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUCE), le 27 mars 2015 à Lomé. Elle vise à instaurer un environnement dématérialisé, beaucoup plus favorable à la compétitivité des opérateurs économiques. Selon le représentant du Ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, M. Bamana Baroma, le lancement de cette phase s’inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement pour soutenir une croissance durable, notamment en visant les réformes, pour stabiliser le cadre macro-économique, promouvoir la gouvernance, améliorer l’efficacité de l’Etat, lutter contre la corruption et améliorer le climat des affaires. C’est pourquoi, il a signé un contrat avec le consortium «Bureau VERITAS SOGET» pour la mise en place du GUCE au Togo. Ce dispositif permet

de dématérialiser et de simplifier les procédures, avec une célérité dans les formalités à remplir. En outre, a rappelé M. Bamana, avec le guichet unique les métiers des différents acteurs ne changent pas, mais il y a simplification des formalités pour l’entrée, le transit et la sortie des marchandises. Pour le Directeur Général de SEGUCE-Togo, M. Olivier Lederer, à travers cette généralisation, qui finalise la phase maritime du guichet unique, il s’agit de faire du Port de Lomé un véritable hub de transbordement et d’import de transit pour le trafic commercial de la sous-région ouest africaine. Reste à faire face, désormais, à la phase concernant le trafic des frontières et le trafic aéroportuaire. Notons que, la phase 1 (importation des conteneurs) a été lancée en juillet 2014, la phase 2 (dégroupage, dépotage, transfert MAD et roulier) et la phase 3 (vrac et conventionnel) sont opérationnelles depuis novembre 2014.

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La nouvelle gouvernance de l’action de l’État en mer La mer est un vaste domaine où l’organisation et la coordination des interventions de l’Etat sont requises eu égard aux enjeux et intérêts dans le monde maritime. C’est dans ce sens que le décret n° 2014-113/ PR du 30 avril 2014, en créant l’Organisme National chargé de l’Action de l’Etat en Mer (ONAEM), offre un cadre institutionnel adapté aux opérations complexes comme celles relatives aux actions de l’Etat en mer. L’ONAEM est une structure administrative placée sous l’autorité du Président de la République. Il est la seule structure nationale, située au niveau plus élevé, investie de prérogatives de coordination des administrations publiques intervenant en mer. Elle a pour mission de renforcer l’action des administrations publiques et de coordonner les efforts intersectoriels dans le but de préserver les intérêts maritimes du Togo, notamment par :

- la lutte contre les rejets illicites en mer ; - la protection du milieu marin ; - la lutte contre l’immigration illégale ; - la surveillance et le contrôle de l’exploitation des ressources halieutiques.

- la sécurité maritime et le sauvetage en mer ; - la sûreté maritime et portuaire ; - la lutte contre la piraterie et les trafics illicites ;

- le Haut Conseil pour la Mer présidé par le chef de l’Etat ; - un conseiller pour la mer ;

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L’ONAEM est composé des organes ci-après :

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ACTUALITÉS - la préfecture maritime. Le Haut Conseil pour la Mer (HCM) Présidé par le Chef de l’Etat, le Haut Conseil pour la Mer est chargé de : - définir les orientations de la politique maritime du Togo ; - proposer les priorités de l’action du gouvernement dans l’espace maritime, notamment en matière économique, environnementale et sécuritaire ; - coordonner l’action des différents départements ministériels ; - déterminer les plans d’action et schémas directeurs en la matière ; - aider à l’identification et à l’acquisition des moyens nécessaires à la réalisation des objectifs fixés ; - veiller à l’application par les différents ministères et institutions des orientations ou décisions prises.

Le préfet maritime est le représentant de l’Etat en ce qui concerne la mise en œuvre de l’action de l’Etat en mer. Il exerce, dans la limite de ses responsabilités, les attributions dévolues aux ministres ayant des attributions en mer. Le préfet maritime a autorité dans tous les domaines où s’exerce l’action de l’Etat en mer. Cependant, les ministres ne sont pas pour autant dessaisis de leurs attributions en mer. Ils les exercent soit : - au niveau politique à travers le HCM ; - au niveau technique à travers la conférence maritime ou la réunion du comité de coordination dans lesquelles ils sont représentés. Mais, les aspects pratiques et opérationnels de l’action de l’Etat en mer reviennent au préfet maritime, qui a autorité de police administrative générale en mer, notamment le

Le HCM est destinataire des rapports des missions de contrôle et d’évaluation en matière de politique maritime. Le HCM se réunit, une fois par an, sur convocation du Président de la République et, à chaque fois que de besoin. Le HCM est composé, outre le Président de la République et le Premier ministre, de tous les ministres exerçant des attributions en mer (cf. art.5 du décret n°2014-113/PR du 30 avril 2014 relatif à l’action de l’Etat en mer) Le Conseiller pour la mer (Cpmer) Placé sous l’autorité du Président de la République, le Conseiller pour la Mer anime et coordonne, conformément aux orientations définies par le HCM, les travaux d’élaboration des politiques conduites au titre de l’action de l’Etat en mer. Il est garant de la cohérence de ces politiques et de leur application par les administrations ou par le préfet maritime. Le Conseiller pour la mer est le point focal de l’Etat, au niveau international, pour des questions interministérielles relatives au domaine maritime. La préfecture maritime La préfecture maritime est la cheville ouvrière de l’action de l’Etat en mer. C’est un organe d’animation et de coordination opérationnelle. Elle est dirigée par un préfet maritime nommé parmi les officiers supérieurs ou généraux de la marine nationale.

maintien de l’ordre public. La police judiciaire est aussi sous sa responsabilité. En cas de crise et/ou de menaces graves, le préfet maritime assure, en relation avec les administrations intéressées, la mise en œuvre des plans d’action d’urgence. Les administrations mettent également à sa disposition les informations d’intérêt maritime dont ils disposent. La réforme de l’action de l’Etat en mer est : - économique car elle privilégie la mutualisation des moyens dont ceux de la marine nationale ; - adaptée aux exigences sécuritaires de l’heure et à l’orientation stratégique des Etats tant au niveau régional qu’au niveau international.

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AFACHAWO Kouété Chargé des questions juridiques au SGG

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ACTUALITÉS :

Le RPB 33, nouveau patrouilleur de la marine nationale

Quand la marine nationale investit davantage dans la surveillance maritime

L

es actes de piraterie ou de brigandage en mer montrent une vulnérabilité des côtes africaines, notamment le Golfe de Guinée.

Pour répondre à ces menaces, mais également au trafic illicite, la pêche illégale, notre pays, conformément aux recommandations du Haut Conseil pour la Mer, investit dans l’acquisition des nouveaux moyens nautiques en vue de mieux assurer sa mission de sauvegarde maritime. C’est un besoin réel malgré l’existence de la coopération dans les eaux internationales. C’est dans cette perspective que le Togo a reçu, en avril dernier, l’un des patrouilleurs, le RPB 33, commandé à un chantier naval français. Le nouveau RPB 33 est construit en CVR renforcé, gage de solidité et de confort acoustique et vibratoire. Sa carène en

Longueur HT 32,54 mètres Longueur HT 32,54 mètres Longueur de flottaison mètres Longueur de flottaison 29.7529.75 mètres Largeur HT 6,530 mètres Largeur HT 6,530 mètres mètre TirantTirant d’eaud’eau 1,9001,900 mètre Coque & pont/superstructures CVR/aluminium Coque & pont/superstructures CVR/aluminium Motorisation 2 x 1.100 Motorisation 2 x 1.100 HP HP Propulsion 2 x hélices en lignes d’arbre Propulsion 2 x hélices en lignes d’arbre Production électrique x 40 kVA Production électrique 2 x 402 kVA

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V à double bouchain lui confère un comportement marin souverain par mer formée. La carène est optimisée des vitesses de patrouille rapide et de poursuite allant de 25 à 30 nœuds. Il combine de nombreux atouts rendant son utilisation très opérationnelle. Son annexe semi-rigide est intégrée dans un radier, ce qui favorise la mise en œuvre et la récupération très rapides, jusqu’à un état de Mer 4. Sa plateforme d’hélitreuillage permet l’accueil et l’évacuation de personnes en toute sécurité. Le RPB 33 est dérivé de la vedette de surveillance de type RPB 20, construite à 60 exemplaires, en service dans la gendarmerie maritime française (24 unités) et dans des administrations maritimes de 9 pays étrangers.

Autonomie NM 15 nœuds Autonomie 1.5001.500 NM @ 15@ nœuds Vitesse de 28/30 nœuds Vitesse maximaxi de 28/30 nœuds Plateforme plongeurs Plateforme plongeurs Passerelle panoramique Passerelle panoramique Embarcation semi-rigide rapide de 6.30 Embarcation semi-rigide rapide de 6.30 m enm en radierradier 1 canon 20 (option) mm (option) 1 canon de 20de mm 2 x mm 12,7 guns mm guns (option) 2 x 12,7 (option) Equipage 10 personnes à 17 personnes (selon version) Equipage de 10de à 17 (selon version)

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LE 1er MAI au Port

Autonome de Lomé dans la gaîté

La fête s’est déroulée dans une bonne ambiance en présence du Directeur Général, le Contre-Amiral Fogan Kodjo Adégnon et du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. John Aglo. Pour la présidente des délégués permanents du PAL, Mme Akossiwa Manavi Anika, outre le sens festif de cette journée internationale des travailleurs, c’est aussi un moment de partage et d’échange sur les conditions de vie et de travail du personnel. Le personnel s’est réjoui et a salué cette initiative de la direction après avoir remis le cahier des charges au Directeur Général, dans l’espoir d’une suite probante comme promis par ce dernier.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

La Piraterie maritime au XXIème siècle, une réalité ! Depuis l’antiquité, la piraterie a fait peser une menace constante sur la liberté des mers. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui car le droit international de la mer (la convention Montego Bay) s’applique, y compris dans les eaux internationales. À ce titre, la piraterie est traitée de façon spécifique, comme un péril particulier qui engage la responsabilité de tous les États. Mais alors, qu’est-ce que la piraterie et quelles en sont les conséquences ?

L

a piraterie maritime est un phénomène très ancien, qui connaît une évolution sinusoïdale selon la capacité des États riverains à contrôler l’activité de la population sur ses côtes. Ce fléau est essentiellement une activité crapuleuse et opportuniste de bandes organisées en quête de gain facile en zone de grande pauvreté. Dans le Golfe de Guinée comme

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ailleurs, notamment au Nigeria par exemple, les causes de la piraterie sont tristement banales : précarité, chômage, corruption, prévarication, népotisme… Celle-ci n’est en fait qu’une branche d’activité des entités criminelles qui pratiquent principalement le captage clandestin et illicite de pétrole, ainsi que les prises d’otages (notamment d’expatriés) avec

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SÉCURITÉ & SURETÉ

demandes de rançon. Malgré leur habillage politique, ces enlèvements relèvent bien d’activités criminelles de gangs à tendance mafieuse et sont encouragés par la corruption régnante. Dés lors, la piraterie est dépourvue de lien avec le terrorisme. Il s’agit de simples bandits, même si certaines grandes puissances occidentales auraient souhaité pouvoir rattacher leurs activités au terrorisme afin de les combattre plus directement. Qu’il s’agisse de groupes de petits voyous ou de factions plus organisées, les pirates ont pour but l’enrichissement frauduleux et non l’instauration de la

terreur. Néanmoins, dès lors que la piraterie génère un afflux de ressources important, elle devient une source de financement qui pourrait finir par intéresser les mouvements terroristes.

Les effets du fléau Les conséquences de la piraterie sont variables. Dans le golfe d’Aden par exemple, 2008 a été une grande année pour la piraterie puisque les attaques ont rapporté plus de 30 millions de dollars de rançon, selon un rapport de Piracy Reporting Center. En outre, de 330 millions de dollars de rançon auraient été versés entre 2005 et 2012 aux pirates agissant au large de la Somalie et de la Corne de l’Afrique, selon un rapport publié par la Banque mondiale. C’est beaucoup si l’on rapporte ces chiffres au budget de certains pays en voie de développement. La piraterie a également des conséquences importantes sur le coût des assurances maritimes. Selon un rapport du Bussiness Monitor International, le montant des primes d’assurance pour les navires transitant par la zone à risque a été multiplié par dix (10), classant désormais, cette dernière en zone de guerre. Il est, cependant, difficile de disposer d’une évaluation générale de la hausse du coût des assurances car il existe plusieurs marchés avec leur propre appréciation du risque. En outre, les éventuelles surprimes applicables ne font pas l’objet de publication officielle pour des raisons de concurrence, les taux des surprimes étant fonction, outre l’appréciation du risque proprement dite, de la situation particulière de chaque armateur. Par ailleurs, depuis quelques mois, la « Lloyd’s » de Londres, première bourse mondiale d’assurance, s’est donc adaptée en proposant des polices spéciales pour le risque de piraterie qui comprennent le remboursement de la rançon, le paiement des frais légaux ou l’acheminement de l’argent aux ravisseurs. Mais ces polices ne semblent s’appliquer qu’au-delà de la zone des 500 mille et les armateurs doivent se protéger contre le manque à gagner dû à l’immobilisation de leur navire. Dans le golfe de Guinée en particulier, les attaques des « pirates » ont un effet négatif indéniable sur les activités pétrolières nigérianes puisqu’elles ont entraîné une baisse de 25 % de la production nationale. La route maritime Asie/Moyen Orient – Europe, l’une des routes les plus fréquentées au monde pour l’approvisionnement

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de l’Europe, n’est pas épargnée par les méfaits de la piraterie. Cette route traverse quatre détroits internationaux : Malacca, Bab el Mandeb, Gibraltar et le pas de Calais (Dover Strait). Dans le contexte actuel de la piraterie, le détroit de Bab el Mandeb et le golfe d’Aden constituent aujourd’hui les maillons faibles de l’approvisionnement de l’Europe. Pour le moment, rares sont les armateurs à faire le choix d’un déroutage par le sud de l’Afrique (le cap de Bonne Espérance). En effet, le passage par Bab el Mandeb plutôt que par le cap de Bonne Espérance permet un gain de temps de 14 jours sur un voyage entre le golfe Persique et l’Europe et une économie en carburant de l’ordre de 800 000 à 2,7 millions de dollars pour un navire de dernière génération. Néanmoins, dans un contexte de crise économique et de baisse des prix du carburant, qui rend les jours supplémentaires en mer moins pénalisants, le choix du contournement pourrait bien finir par s’imposer, ne serait-ce que pour répondre à la pression des équipages. D’ores et déjà, plusieurs compagnies maritimes, notamment la compagnie norvégienne Odfjell, qui possède une flotte importante de pétroliers, ou le groupe danois AP Moller Maersk, plus gros propriétaire de navires en Europe, ont annoncé avoir suspendu ou envisagé de suspendre la route de Suez au profit du cap de Bonne Espérance pour tout ou partie de leur flotte. Une telle évolution aurait nécessairement des conséquences pour le canal de Suez, qui représente pour l’Égypte, un atout stratégique majeur et une source vitale de revenus. Ce qui explique ses inquiétudes face à la montée de la piraterie dans le golfe d’Aden en une période où le ralentissement de l’activité économique aurait déjà généré une baisse importante du trafic et donc des ressources tirées du canal de Suez… Devant les conséquences du fléau, notre pays se dote progressivement d’un cadre juridique et institutionnel adapté en vue de mieux assurer sa mission de sauvegarde maritime. Ekoué KOUEVIDJIN,

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A

u cours de ces dernières années, la sécurité des frontières maritimes a pris plus d’importance dans l’agenda sécuritaire global. Et pour cause, une combinaison d’anciennes et de nouvelles menaces qui est entrée en jeu, telles que les trafics illicites des armes légères, des stupéfiants et des personnes, la piraterie et le terrorisme. Devant une telle menace, une institution d’envergure comme le Port Autonome de Lomé ne peut être compétitive que si elle dispose de mesures sécuritaires de qualité adéquate. Là-dessus, les performances du PAL ne sont plus à démontrer. Les indices de surveillance et/ou de contrôle sont édifiants. Notons par exemple que, depuis plus de 10 ans, le Port de Lomé enregistre « Zéro attaque à quai », depuis 2013, « aucune attaque au mouillage ». Concernant le vol, les dispositions sont prises pour un « niveau de tolérance zéro », aussi les contrôles sont-ils très strictes à l’entrée comme à la sortie du port. Le port des badges sur tout l’espace portuaire, les Scanners des conteneurs GANTRY HCV, le système de vidéo surveillance et l’acquisition de deux patrouilleurs de type RPB 33 ne sont pas du reste. D’ailleurs, cette performance a même été saluée par l’Union Africaine, qui a félicité le gouvernement et la marine togolaise pour leurs « efforts et actions vigoureuses contre les pirates qui sévissent dans le Golfe de Guinée, sans oublier l’acquisition du matériel de défense maritime et la formation du personnel », lors de la réunion ministérielle sur la sécurité et la sûreté maritimes tenue les 8 et 26

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Un exercice de simulation de riposte aux attaques terroristes au PAL en application au Code ISPS Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sûreté et de sécurité du Port Autonome de Lomé (PAL), et conformément aux recommandations du Code International pour la Sûreté des Navires et des Installations Portuaires (Code ISPS), le Port de Lomé a initié, le 31 mars 2015, un exercice d’envergure qui a regroupé l’ensemble des administrations et des acteurs en charge de la sécurité et de la sûreté portuaires. Il vise à rassurer davantage les opérateurs économiques sur la capacité de l’Etat à garantir la sécurité au sein du port.

L

es questions de sécurité maritime ont pris beaucoup d’importance ces dernières années avec, notamment la piraterie et les trafics illicites. C’est en vue de protéger les ports et les navires contre toute forme d’insécurité, que la communauté internationale a adopté le Code ISPS. Ce code recommande le déploiement de certains dispositifs sécuritaires dans les ports et exige qu’un exercice

de simulation de riposte en cas d’attaque soit organisé tous les quinze mois. Le 31 mars dernier, le PAL s’est prêté à ce jeu, en vue de revoir la copie des mesures déployées et parvenir à maîtriser la situation en cas d’attaque. Il s’agit, en fait, de renforcer les capacités des différents acteurs impliqués en vue de leur permettre d’être plus performants et plus exigeants dans l’application des normes de sûreté portuaire.

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SÉCURITÉ & SÛRETÉ

Evacuation du Commandant du PAL, Mr ASSIOBO (civière) blessé par les terroristes au cours de l’exercice

Des terroristes mis hors d’état de nuire

Description de l’exercice La simulation de riposte d’attaque a porté sur un cas de figure où un navire et les installations du port ont été attaqués. Le navire commercial transportait des armes et était en quai. C’est alors qu’un groupe de personnes armées à bord de deux embarcations menace de le faire appareiller ou au besoin de le faire exploser. De l’autre côté, c’est le commandant qui est pris en otage après l’attaque du port par un groupe de terroristes. Face à cette situation, le Directeur Général du port saisit le Préfet Maritime qui convoque immédiatement une cellule de crise pour mesurer l’ampleur de la menace afin de définir un plan d’action d’urgence pour venir à bout des assaillants. Le dispositif mis en branle, les pirates ont été maîtrisés et le navire libéré. De même, les assaillants ont été désarmés et le commandant délivré. A l’issue de l’opération de sauvetage, le Préfet Maritime, le Capitaine de Vaisseau Vinyo Adzoh s’est réjoui de la réussite de cet exercice qui, selon lui, permet d’affiner les comportements à adopter en cas de menace qu’elle soit maritime ou terrestre pour maîtriser la situation. Aussi a-t-il exhorté tous les acteurs impliqués dans la protection portuaire à plus de vigilance, car, a-t-il souligné, lorsqu’un navire et/ou un port est attaqué, c’est qu’il y a une défaillance à un niveau du dispositif sécuritaire. « Cet exercice est de nature à rassurer les opérateurs économiques sur la capacité de l’Etat à garantir la sécurité

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au sein du Port de Lomé », a renchéri le Préfet Maritime. Le président de l’Association des Armateurs et des Consignataires du Togo (NAVI-TOGO), M. Dogbo Auguste a, quant à lui, félicité la Préfecture Maritime pour la performance de la coordination des opérations. Les armateurs qui arrivent au Togo, a-t-il dit, peuvent être rassurés de leur sécurité.

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SÉCURITÉ & SÛRETÉ

Sécurité et Sûreté maritimes en Afrique Un sommet international attendu en novembre prochain à Lomé

Le Togo organisera le 7 novembre prochain, en partenariat avec l’Union Africaine, une conférence internationale sur la sécurité et la sûreté maritimes. Première du genre dans la sous-région, elle permettra aux participants de mutualiser leurs efforts pour relever les défis face aux enjeux de sécurité des personnes et des biens en mer.

«

Sécurité maritime et développement en Afrique » sera le thème principal du sommet de l’Union Africaine (UA) que Lomé s’apprête à abriter en novembre 2015. Près de 5.000 personnes sont attendues, notamment des chefs d’Etat, des ministres et des experts internationaux qui viendront de tous les horizons du monde. Cette grande rencontre, réaffirme la volonté des chefs d’Etats africains de faire de l’espace maritime, le levier principal du développement socio-économique du continent, conformément à la Stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050 (Stratégie AIM 2050). En effet, l’enjeu de la piraterie en mer est avant tout un enjeu financier majeur pour les nations africaines, car les routes commerciales sont essentiellement maritimes pour le vieux continent. Elles doivent donc être sûres afin que

les exportations et importations africaines ne s’y perdent pas. Le choix porté sur le Togo, pour accueillir cette conférence de grande ampleur, s’explique par le fait que le pays avait inscrit, à l’ordre du jour de la 23ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de l’UA, tenue à Malabo (Guinée Equatoriale), le point sur la piraterie maritime. De plus, le Togo a créé un Haut Conseil pour la Mer, qui dispose d’un préfet Maritime. Ce dernier doit mener, avec tous les acteurs impliqués, des actions pour lutter efficacement contre la piraterie dans les eaux territoriales des pays à façade maritime du Golfe de Guinée. Plusieurs rencontres préparatoires se tiennent en prélude au Sommet de Lomé, notamment celles de Bruxelles et des Seychelles.

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Le Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE sur le nouveau patrouilleur de la marine nationale

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SÉCURITÉ & SÛRETÉ

ZOOM

des recommandations de la première réunion du Haut Conseil pour la Mer, tenue en septembre 2014

La première réunion du Haut Conseil pour la Mer (HCM) s’est tenue à Lomé, le 18 septembre 2014, dans la salle de réunion du Palais de la présidence, sous la houlette du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. Elle visait l’implication de toutes les structures concernées par l’action de l’Etat en mer dans la mise en place des structures et le fonctionnement de la nouvelle organisation et les échanges sur les grands défis actuels du secteur maritime au Togo. Zoom avant sur les points de discussion de cette réunion qui portent essentiellement sur : la gouvernance, l’économie, l’environnement, la sécurité et la sûreté puis l’acquisition des moyens maritimes.

L

e secteur maritime, qui constitue un maillon clé du développement de notre pays, affronte de nombreux enjeux sociaux, économiques, environnementaux, énergétique, etc. La récente réforme du secteur opérée par le décret n°2014-113/PR du 30 avril 2014, relatif à l’action de l’Etat en mer, a créé un Haut Conseil pour la Mer ayant pour mission de définir les grandes orientations de la politique maritime du Togo. C’est dans ce cadre que se situe la présente réunion.

LA GOUVERNANCE • Expression de la souveraineté du Togo en mer Le Haut Conseil pour la Mer a décidé de mettre sur pied un groupe de travail piloté par le conseiller pour la mer en vue de rédiger une loi générale qui récapitulerait les différentes expressions de souveraineté du Togo en mer et examiner en priorité des projets de code de la marine marchande et de loi portant réglementation de la pêche et de l’aquaculture au Togo, afin d’en contrôler leur transversalité.

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SÉCURITÉ & SÛRETÉ

•Mode de financement de l’action de l’Etat en mer Le Haut Conseil pour la Mer a décidé que tous les crédits autonomes des administrations impliquées soient mis à la disposition de la préfecture maritime, conformément à l’esprit du décret n° 2014-113/PR du 30 avril 2014 relatif à l’action de l’Etat en mer. Il a, par ailleurs, instruit le conseiller pour la mer de rechercher, en collaboration avec le ministre chargé des finances, de nouvelles sources de financement de l’action de l’Etat en mer, ainsi que leur mode de gestion. • Coordination de l’action des partenaires régionaux et internationaux. Le Haut conseil a décidé des mesures destinées à faciliter la coordination de l’action des partenaires régionaux et internationaux. Il s’agit, entre autres de : - la création d’un groupe de travail piloté par le ministère des affaires étrangères ayant pour mission de rédiger un document de portée stratégique afin de donner aux partenaires une meilleure lisibilité sur nos attentes et besoins ; - la désignation d’un point focal unique en relais du ministère des affaires étrangères, pour le domaine maritime, afin de recenser toutes les propositions émanant des pays ou instances internationales ; - la création d’une mission permanente auprès de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), à l’instar des autres pays comme le Nicaragua, le Libéria, le Ghana, le Cameroun ou le Nigéria,pour participer aux réunions de décision de cette organisation.

marine marchande qui sera chargé de mieux contrôler les conditions d’immatriculation et l’activité des navires battant pavillon togolais. Selon le Haut conseil, le pavillon togolais devra avoir une stratégie de promotion de l’emploi des jeunes aux métiers de la mer en s’impliquant activement dans la création de centres de formation des gens de la mer, de la logistique et des transports. La maîtrise de la flotte de commerce est nécessaire pour la satisfaction des besoins de transport maritime du Togo en vue de garantir la sécurité des navires et de la navigation et un attrait plus intense du Port Autonome de Lomé.

L’ENVIRONNEMENT MARIN • Amélioration de la prise en compte globale de la pollution due aux rejets et effluents dans le milieu marin La lutte contre la pollution due aux rejets et effluents dans le milieu marin a amené le Haut Conseil pour la Mer à préconiser les mesures suivantes : - la mise en place d’un groupe de travail interministériel, piloté par le ministère de l’environnement à l’effet de proposer des solutions destinées à lutter contre la pollution marine

• Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA) sur la sécurité maritime et le développement économique Le Haut conseil a instruit les ministres impliqués dans l’action de l’Etat en mer de tout mettre en œuvre pour l’organisation et le succès de cette conférence qui se tiendra à Lomé en novembre 2015.

L’ÉCONOMIE MARITIME • Définition et reconnaissance des eaux sous juridiction nationale Le Haut conseil a exigé que les ressources financières et les moyens humains soient mis à la disposition de la commission de pilotage du dossier d’extension du plateau continental afin de réaliser les études scientifiques nécessaires à l’élaboration du dossier définitif du Togo qui sera déposé à la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC) au plus tard en 2019. • Amélioration du contrôle de la flotte de navires de commerce togolaise, Le Haut conseil recommande d’envisager la modification des dispositions contractuelles d’immatriculation de navires sous pavillon togolais, conformément aux recommandations de l’OMI. Tout ceci, dans une approche graduelle, consistant dans un premier temps, à une radiation immédiate de tous les armateurs impliqués dans divers actes délictueux et, par la suite, à la mise en place d’un système de contrôle strict et effectif sur les navires battant pavillon togolais. Le Haut conseil a également instruit la création d’un Conseil national des armateurs sous pavillon togolais ou Conseil supérieur de la

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SÉCURITÉ & SÛRETÉ

d’origine industrielle et tellurique ; - l’acquisition d’un aéronef de surveillance maritime; - la mise en place d’un système légal et règlementaire visant à empêcher et sanctionner les pollutions volontaires. • Lutte contre l’érosion côtière Le Haut conseil a fait le constat selon lequel la lutte contre l’érosion côtière constitue un vaste chantier dans lequel les efforts entrepris doivent se poursuivre en vue de lutter contre la pauvreté, d’assurer la sécurité aux populations et de freiner la perte de milliers d’hectares de la superficie du littoral au profit de la mer. Les recommandations suivantes ont été faites sur ce point : - poursuivre l’étude technico – économique, environnementale et sociale pour les mesures à court, moyen et long terme de lutte contre l’érosion côtière ;

- mobiliser des financements pour la construction des ouvrages de protection de côte ; - maintenir la coopération avec le Bénin pour la protection de la zone transfrontalière ; - appuyer les populations vulnérables de la zone côtière par la création d’activités génératrices de revenus; - rendre opérationnelle la police environnementale pour le suivi de l’application des textes d’interdiction du prélèvement du sable et du gravier marins sur tout le littoral du Togo ; - construire un nouveau port de pêche qui a moins d’impact sur la côte ; - mettre à contribution les sociétés portuaires dont les appuis financiers à la construction d’ouvrages de protection constitueront un levier dans la recherche de financements auprès des partenaires.

LA SECURITE ET LA SÛRETE MARITIMES L’exercice de la souveraineté implique le devoir d’assurer la sécurité et la sûreté des navires dans les eaux sous la juridiction nationale. A cet effet, le Haut conseil a pris les mesures suivantes : - doter le pays (à Lomé et à Kpémé) d’une tour de surveillance maritime équipée de moyens de détection et de communication modernes ; - intensifier les patrouilles maritimes et aériennes sur les routes d’approche de Lomé avec la création de routes de la mer recommandées et sécurisées ; - la création d’un centre maritime unique composé de la Préfecture maritime, des locaux du Conseiller pour la mer, y compris le secrétariat pour la mer.

L’ACQUISITION DES MOYENS MARITIMES Il est apparu nécessaire pour le Haut conseil que la liste des missions maritimes à accomplir en mer, pour l’ensemble des corps et administrations, soit déclinée en moyens maritimes, types et durées d’emploi, ainsi que les périodes d’entretien. L’aspect relatif au maintien en condition opérationnelle de ces moyens et aux ingrédients nécessaires à leur utilisation doivent, cependant, être pris en compte dans cette étude. L’acquisition de nouveaux moyens ou de services (abonnement satellites,..) doit être anticipée. Des études doivent être d’ores et déjà conduites afin de prévoir le remplacement à moyen terme du patrouilleur Kara, la construction de sémaphores, l’extension de la base navale et l’acquisition d’un aéronef pour la surveillance maritime. AFACHAWO Kouété

Chargé des questions juridiques au SGG

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CHANTIERS

Les nouvelles facilités qu’offre l’OTR dans les échanges commerciaux au Port de Lomé Dans le cadre de la mondialisation des échanges commerciaux, pour optimiser la collecte des recettes douanières et faciliter le processus de dédouanement des marchandises, la douane togolaise est aujourd’hui intégrée au sein de l’Office Togolaise des Recettes (OTR), un organisme public regroupant les impôts et la douane pour plus d’efficacité. L’OTR devient ainsi un acteur incontournable dans les activités portuaires.

L

’OTR, mise en service en 2014 par l’État togolais, est une institution publique qui rassemble en son sein la direction générale des douanes et celle des impôts. Ayant pour mission première de recouvrer les impôts, taxes et droits de douanes pour le compte de l’État togolais, l’Office Togolais des Recettes souhaite également moderniser ses services en facilitant les procédures de déclaration douanière. Pour ce faire, l’OTR a adopté un nouveau code des douanes et a mis en place une nouvelle procédure de dédouanement : la déclaration en

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douane unique. Cette nouvelle procédure offre entre autres un atout majeur aux acteurs utilisant les services de la douane. Cet atout, c’est la rapidité de traitement des dossiers de déclaration en douane. En effet, un nouveau système de sélectivité basé sur des critères précis, permet désormais aux déclarants en douanes de voir près de 40% de leurs dossiers immédiatement traités et validés en circuit vert. Dès qu’ils payent les droits de douane et taxes dûs, leurs marchandises bénéficient d’une main levée et peuvent être immédiatement

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CHANTIERS

enlevées, ce qui offre à ces acteurs ou aux importateurs un gain de temps considérable, surtout lorsqu’on connaît la valeur du temps dans les échanges commerciaux. Ce nouveau système est conforme aux recommandations de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et permet de réduire le taux des dossiers de déclarations orientées vers le circuit rouge. En cette performance de l’OTR, il faut reconnaître aussi l’efficacité de sa collaboration avec la Société de Gestion du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur au Togo (SEGUCE) qui offre une plateforme technologique très performante pour gérer tous les mouvements des marchandises en temps réel. Vers une meilleure gestion des parcs MAD au Port de Lomé Un des chevaux de bataille de l’OTR est le contrôle des Magasins et Aires de Dédouanement(MAD) dans la zone portuaire. Fidèle à sa mission de réformer et de moderniser les systèmes de collecte de recettes fiscales et douanières, l’OTR a mis en place un comité de gestion des magasins et aires de dédouanement de la zone portuaire. Ce comité est chargé d’opérer plusieurs réformes dans ce secteur afin d’assurer une gestion plus efficace des marchandises au sein des parcs MAD, la modernisation et l’optimisation des revenus

issus de ces derniers. Entre autres, on note l’informatisation de la gestion de ces magasins et aires de dédouanement qui aura pour conséquence la maîtrise des rotations des marchandises au sein de chaque MAD, l’optimisation de la sécurité dans le processus de réception des marchandises et la possibilité à la douane et aux gestionnaires des MAD d’uniformiser le contrôle du stock et sa ventilation dans lesdits parcs. Cette réforme se fera grâce à une étroite collaboration entre l’OTR, le Port Autonome de Lomé et le SEGUCE. Sur le plan organisationnel, l’OTR à travers le comité voudrait redéfinir les rôles et les responsabilités des acteurs intervenant dans la gestion et le contrôle des parcs MAD. Désormais, la douane se chargera de contrôler et de surveiller les MAD tandis que le service de navigation s’occupera du côté gestion. Avec la mise en service du 3ème quai et l’accroissement des flux commerciaux que cela engendre, les réformes de l’OTR et son effort de modernisation contribuent énormément à une meilleure fluidité dans le traitement administratif lié aux transactions commerciales, et à l’optimisation de la collecte des recettes douanières du secteur portuaire.

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Sanctus Djadoo

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CHANTIERS

La culture maraîchère Une forme d’agrobusiness sur le littoral

Une partie de l’interface maritime togolaise est exploitée pour la culture maraîchère, qui approvisionne la capitale en légumes frais. Cette activité génératrice de revenu permet à qui s’y met de sortir de l’engrenage du besoin.

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es digues du port de Lomé ont provoqué de vastes atterrissements sableux favorables à la culture maraîchère. Le long du littoral, l’on peut apercevoir des jardins soigneusement travaillés et binés. Munis d’outils traditionnels à l’instar des houes, binettes, arrosoirs, seaux et tuyaux flexibles, de braves hommes, femmes et jeunes s’occupent de ces espaces pour sortir de terre divers légumes tels que la laitue, la carotte, le chou, la tomate, l’aubergine, le corète potagère ou adémè, Gboma, piment, oignon, betterave rouge, poivron, etc. Grâce à une douzaine d’années d’expérience en moyenne et à des connaissances acquises sur le tas, ces maraîchers, dont certains sont ouvriers au Port de Lomé, approvisionnent la capitale en légumes frais, mais ils s’activent également pour briser l’engrenage de la pauvreté. « Depuis la mort de mon mari, je m’occupe de la scolarité de nos 7 enfants par le fruit de cette activité laborieuse. C’est mieux que de faire du trottoir, d’être mendiant ou pire de s’expatrier ! », confie Mme Iwassa G. Le jardinage, explique avec emphase M. Hubert T., c’est de l’arrosage. « C’est pour cela que nous utilisons les tuyaux flexibles pour couvrir toutes les parcelles cultivées, étant donné que les puits sont parfois éloignés... C’est notre plus grande difficulté » ajoute-t-il. L’importance de notre activité, souligne

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sa compagne Améyo, dépend largement de la disponibilité d’un point d’eau fiable. « C’est pourquoi nous sollicitons les pouvoirs publics pour améliorer l’approvisionnement en eau des jardins et installer, si possible, le système d’arrosage ‘‘ goutte à goutte’’ », a renchéri Mme Améyo. En effet, les puits tarissent dès le courant mars, rendant les conditions de travail plus rudes, et les charges d’exploitations excessives. Cependant, la capacité de ce système d’arrosage à prolonger le maraîchage jusqu’en juin, période où les légumes sont rares et chers, leur permettrait de mieux ravitailler la population, et c’est le panier de la ménagère qui en serait plus garni. La préoccupation de sa consœur Da Vodou par contre, c’est comment organiser un jardin potager au profit des jeunes scolaires de familles pauvres pour l’amélioration de leur condition de vie ? Somme toute, l’activité de ces braves personnes est à saluer, puisqu’elle permet d’une part d’augmenter les ressources alimentaires ; d’autre part d’améliorer les conditions économiques locales ; enfin et surtout elle donne la possibilité de rester au pays avec des conditions d’existence plus satisfaisantes et supportables pour ceux qui s’y mettent réellement.

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Ferdinand S.


CHANTIERS

La place du Port de Lomé dans la politique de développement du Chef de l’Etat Le PAL occupe une place stratégique dans le nouveau quinquennat du Président de la République

La crise sociopolitique, que le pays a connue, a été caractérisée par de multiples hésitations et ambiguïtés, préjudiciables à l’économie du pays. Heureusement, depuis son arrivée au pouvoir en 2005, et grâce à son esprit d’ouverture politique, Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République a, en dix (10) ans, balisé la voie du développement. Aujourd’hui, quelle est la place du Port de Lomé dans sa politique de développement ?

L

es résultats des efforts déployés, au cours des dernières décennies, par les gouvernements successifs, sous l’impulsion du Président de la République, ont permis de placer l’économie sur le sentier de croissance avec une baisse de l’incidence de la pauvreté au niveau national qui est passée de 61,7% en 2006 à 58,7% en 2011, soit une baisse de 3 points en cinq (5) ans. Ceci s’explique par la stabilité politique et la paix sociale retrouvée qui ont créé un cadre favorable à une meilleure gouvernance des affaires publiques, à la reprise de la coopération internationale et à un allègement substantiel de la dette extérieure. Pour assurer la pérennité de l’essor économique, le gouvernement cherche à asseoir les bases de la croissance sur des pôles de développement mieux répartis à travers le

territoire national et à consolider l’intégration économique sous régionale du Togo par la réalisation effective du concept stratégique du corridor de développement. Ce dernier est une initiative d’expansion économique par laquelle le Togo entend optimiser sa position géostratégique dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest pour mieux réussir son intégration dans l’économie mondiale. Il a pour point de départ l’avantage comparatif que présente le Togo d’être le seul pays de la sous-région qui dispose d’un port en eau profonde. Il se nourrit de l’ambition légitime de faire du PAL et de la plateforme (hub) des divers services qui peuvent y être développés, une cheville ouvrière du développement et des échanges en Afrique de l’Ouest.

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CHANTIERS

Le corridor de développent peut être, en effet, considéré comme un ensemble d’éléments physiques et non physiques que, à un moment donné, les pouvoirs publics décident d’organiser, de manière à développer des activités synergiques, générant des biens et services sur une zone située entre deux points précis. Au Togo, il s’agira de bâtir un corridor nord-sud et de faire des régions traversées par ce corridor des zones économiques dynamiques, prospères et attractives, tout en comblant les écarts de richesse par rapport à d’autres régions du pays. L’impact de cette initiative sera multisectoriel et s’intéressera au développement des activités industrielles, minières, touristiques et des services de logistique. La modernisation du PAL, en particulier le quai minéralier, la mise à un niveau conséquent de l’exploitation du gisement de fer de Bassar et la construction d’une ligne moderne de chemin de fer Lomé-Cinkassé en vue de l’acheminement au PAL des minerais de fer et le transport des marchandises destinées aux pays de l’hinterland constitueraient les actions d’encrage du corridor de développement du Togo. L’ambition est de transformer l’économie togolaise par la mise en valeur de ses potentialités minières, couplée avec des infrastructures de transport modernes (Port, Aéroport, Routes)

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qui desserviront aussi bien le territoire national que les pays enclavés du sahel ; cette activité générant un trafic très important de minerais, de conteneurs, d’hydrocarbures et de véhicules avec le PAL. D’autres actions, notamment, dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des télécommunications seront, par la suite, réalisées en vue de la densification de ce corridor. Pour le financement de cette ambitieuse initiative, le Togo cherche à attirer fortement les investissements directs étrangers et de la diaspora à travers un mécanisme de partenariat publicprivé (PPP) qui permettra de tirer avantage des capitaux et de l’expertise du secteur privé, tout en s’assurant de la sauvegarde des intérêts nationaux. La concrétisation de cette ambition se fera à travers l’opérationnalisation de la société holding d’Etat dotée d’organes qui garantissent une gouvernance efficiente. Telle est la place stratégique qui revient au Port Autonome de Lomé dans le développement de notre pays et tout l’enjeu du prochain quinquennat de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

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A.K.


DOSSIERS

Intégration sous régionale RÔLE DU PORT AUTONOME DE LOMÉ DANS LA FACILITATION DES TRANSPORTS EN AFRIQUE OCCIDENTALE Le Port Autonome de Lomé (PAL), au fil des réformes et des investissements, se modernise d’année en année pour s’octroyer une place de choix dans le transport maritime et continuer de servir de débouché aux pays du sahel en l’occurrence.

L

es échanges commerciaux internationaux constituent un facteur majeur de croissance et de développement économique. A l’instar des échanges entre individus, le commerce entre nations permet à chacun de produire et de travailler plus efficacement en orientant ses efforts et ses ressources vers les domaines qu’il maîtrise le mieux. De la sorte, un partage des rôles s’effectue

rapide des innovations et du savoir-faire à travers la circulation de produits de différentes origines, diffusion qui peut permettre l’amélioration de la production et de la productivité dans chaque pays.

aboutissant à une meilleure utilisation des ressources productives de chaque pays qui permet d’augmenter la richesse nationale et par voie de conséquence la richesse mondiale ; à une réduction des coûts d’achat des biens non produits dans l’économie domestique et acquis auprès de fournisseurs étrangers; à une multiplication et une diversification des opportunités pour les entreprises et les consommateurs; à une diffusion plus

constaté aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. La croissance des échanges commerciaux internationaux ainsi que la mondialisation sont à l’origine d’une demande croissante pour les services de transport, de transbordement et d’entreposage. Cette demande est davantage importante pour le transport et les services maritimes. En effet, selon l’OCDE, les marchandises transportées par voie maritime représentent plus de

Les échanges commerciaux internationaux sont en progression quasi-continue. Ils ont progressé environ deux fois plus vite que la croissance économique mondiale, phénomène

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80 % du commerce mondial et occupent une place encore plus importante dans les échanges des pays en développement. Les pays ayant des frontières maritimes cherchent à utiliser à bon escient les avantages que leur procurent leur positionnement géographique en construisant des ports et en développant le transport maritime et les services portuaires.

Le Togo est un pays situé sur la côte de l’Afrique de l’Ouest. Il appartient à un espace économique assez large constitué par la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont il est membre. Il a une population estimée à 7.154.237 habitants et une superficie de 56.785 km². Il est géographiquement bien positionné pour tirer profit de sa logistique maritime et des services portuaires. Outre son accès à la mer pour ses besoins propres LA PILOTINE N°001 A/M/J 2015

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DOSSIERS en matière de flux d’importation et d’exportation, le Togo constitue un passage important pour les pays enclavés de l’hinterland voisins que sont le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Il est aussi limitrophe du Bénin, qui partage une longue frontière avec le Nigeria, pays le plus peuplé de l’Afrique.

Nigeria et aux pays sans littoral de la sous-région (Niger, Burkina Faso, Mali, Tchad) le font bénéficier sur le plan économique d’un vaste hinterland. Le Togo est donc un pays de transit.

Le PAL, carrefour des échanges commerciaux

Bref son site, sa situation et la volonté politique du Chef de l’Etat de faire du secteur un levier de développement durable du pays, offre au Port de Lomé une condition confortable et favorable à son essor.

Situé entre 6°28 de latitude Nord et 1°17 de longitude Est, le Port Autonome de Lomé se trouve à 5 Km du centre de la capitale togolaise, entre la grande route internationale Ghana-Togo-Bénin et l’Océan Atlantique. Port en eau profonde à accumulation de sable, le PAL a le grand avantage de fournir aux navires un plan d’eau abrité pouvant leur permettre d’effectuer des opérations d’embarquement et de débarquement dans d’excellentes conditions. D’une part, sa position géographique lui offre un avantage indéniable. En effet, le Port de Lomé se révèle être le débouché à la mer le plus proche, le couloir d’accès le plus rapide, le moins accidenté pour desservir des pays sans littoral tels que le Mali, le Burkina-Faso, le Niger, le Tchad. Les échanges commerciaux du Togo avec l’extérieur sont effectués à plus de 90% par voie maritime, parce qu’il existe des atouts considérables à cet effet : Ses conditions nautiques naturelles font de lui, le port le plus profond de la côte ouest africaine pouvant accueillir les navires à fort tirant d’eau allant au-delà de 16 m ; l’existence d’installations portuaires opérationnelles (port en eau directement ouvert sur la mer, quais linéaires permettant une adaptation compte tenu de la longueur des navires, etc.) ; un plan de sûreté et de sécurité élaboré dans le cadre de la mise en conformité du Port de Lomé avec le Code ISPS (Code International pour la sûreté des Navires et des Installations Portuaires) ; l’existence d’un plan de zoning et de circulation visant une meilleure organisation de l’espace portuaire validé par l’ensemble de la communauté portuaire et le vaste marché constitué, notamment par les voisins du Ghana, du Bénin et du Nigeria sont autant d’atouts qui favorisent la libre circulation dans la sous-région. Partant les barrières linguistiques sont levées, et les échanges plus fructueux. D’autre part, le port dispose d’une Communauté portuaire regroupant l’ensemble des opérateurs au sein de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) et une ouverture des opérations de manutention des conteneurs aux opérateurs privés ; l’implication des opérateurs privés dans les activités auxiliaires du secteur maritime et portuaire (transit, consignation, etc.) ; l’existence de voies bitumées de desserte nord-sud des capitales des pays sans littoral tels le Niger, le Burkina Faso, le Mali, etc. de même que l’existence d’un chemin de fer utile au transport des marchandises vers les pays de l’hinterland sont des conditions favorables qui font du PAL, un véritable carrefour des échanges commerciaux de l’Afrique de l’Ouest. Le développement du partenariat public-privé dans la construction et l’exploitation d’installations portuaires couplée de la volonté politique affirmée de faire du port de Lomé un pôle de croissance pour la construction d’un Togo émergent, ne sont pas du reste. En outre l’ouverture des représentations du Port de Lomé au Niger et au Burkina Faso et sa situation géographique par rapport au

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Des données très encourageantes

Aussi enregistre-t-il chaque année une progression nette tant au niveau du trafic des navires qu’à celui des marchandises et le transit à l’intérieur du pays vers les pays enclavés du sahel. En plus, la percée commerciale des pays asiatiques et la croissance des échanges par voie maritime ces dix dernières années ont contribué à une hausse significative du trafic sur le port de Lomé. De 2000 à 2011, le trafic portuaire est passé de 2.655.433 tonnes à 8.248.393 tonnes soit une croissance annuelle de 6% contre une chute moyenne annuelle de 0,1% pour la période de 1980 à 2000. Pour donner une réponse à cet essor et faire du Togo un véritable port de transbordement en Afrique occidentale et un port d’éclatement de la sous-région, le Togo s’est engagé, depuis 2011, dans un processus de modernisation de ses infrastructures portuaires. C’est fort de cette conviction qu’il a pris sur lui d’investir dans la construction d’un 3e quai adossé à un terminal à conteneurs entièrement informatisé et désormais équipé de deux (2) portiques de quai. Les six (6) grues mobiles déjà opérationnelles permettront d’accélérer la cadence et de traiter simultanément au moins quatre (4) navires. C’est un atout de taille car dans tous les domaines touchant à la vie économique, le temps est une ressource particulièrement précieuse. En se donnant, grâce au 3e quai, la possibilité d’accueillir des navires de nouvelle génération, pouvant transporter au moins 7000 conteneurs de 20 pieds, le Togo s’est résolument positionné comme une destination de choix pour les grands armateurs internationaux. Le 3e quai devient ainsi un précieux outil de repositionnement économique. Il fait, par ailleurs, du Port Autonome de Lomé, le maillon essentiel du projet de corridor de développement, cher au Président de la République, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE. A cela, s’ajoutent la mise en place du Guichet Unique, l’engagement du PAL dans la démarche qualité ayant abouti à l’obtention de la certification ISO 9001 version 2008. Ces lourds investissements se sont accompagnés d’une nouvelle gouvernance, l’Organisme National chargé de l’Action de l’Etat en Mer (ONAEM) dont la mission générale est de renforcer l’action des administrations publiques et de coordonner les efforts intersectoriels dans le but de préserver les intérêts maritimes du Togo. La préfecture maritime est la cheville ouvrière de cet organisme en matière de sécurité et de sûreté maritimes. Un si impressionnant progrès confirme le PAL dans son rôle de port de transbordement et d’outil d’intégration sous régionale.

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DOSSIERS

Le 3ème quai du PAL,

un joyau pour l’intégration sous régionale

Dans le souci de faire du secteur des transports un véritable levier de développement durable, le gouvernement sous la houlette du président Faure Gnassingbé, a entrepris des travaux d’agrandissement et de rénovation du Port Autonome de Lomé (PAL). Parmi ces nouvelles installations, le 3ème occupe une place privilégiée.

L

e chef de l’Etat togolais, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, et le président du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, ont inauguré le 14 octobre 2014 le 3ème quai et les portiques de quai du terminal à conteneurs du PAL, en présence des chefs d’Etat Thomas Yayi BONI du Benin et Mahamadou ISSOUFOU du Niger. Les travaux de Togo Terminal, débutés en mars 2011, ont abouti à la construction d’un 3ème quai long de 450 mètres et profond de 15 mètres, portant à 920 mètres la longueur des quais. De ce fait, il peut accueillir des portes conteneurs de 3ème génération. Le terminal à conteneurs, entièrement informatisé, est équipé de deux portiques de quai de dernière génération. Ces équipements s’ajoutent aux 6 grues mobiles qui permettent d’opérer simultanément 4 navires. D’un coût total de 300 milliards de f CFA, ce joyau est offert au Togo par le Groupe Bolloré qui vise, d’une part, à accroître la compétitivité et l’attractivité dudit port ; d’autre part à positionner le PAL comme la principale porte d’entrée pour les pays de l’hinterland. Par cet « ouvrage merveilleux», il s’agit, spécifiquement, de faire du Port de Lomé un outil d’intégration dans la sous-région ; un dispositif qui permettra au Togo d’enregistrer des projets porteurs pour les autres pays de la sous-région. Togo Terminal va aussi accroître ses capacités de stockage avec la mise à disposition de 38 hectares de terre-pleins. Cette aire sera dotée de portiques de parc modernes. L’objectif est de traiter jusqu’à 1,2 million de conteneurs par an. Pour la réalisation de ces projets, Togo Terminal a mis en place une politique de transfert de compétences et de formations pour ses collaborateurs.

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DOSSIERS

Le Groupe Bolloré ressuscite le réseau ferroviaire au Togo Le Groupe Bolloré a rénové la gare des chemins de fer puis créé un centre dénommé Bluezone, un site autonome en énergie grâce aux batteries Lithium-MétalPolymère (LMP) sise à Cacavéli. Ces deux réalisations marquent une fois encore l’engagement du groupe français à accompagner le Togo dans son émergence.

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lueline, c’est à travers ce réseau ferroviaire que le groupe Français Bolloré Africa Logistics a réussi à faire siffler de nouveau les trains sur les rails du Togo. Ce projet ferroviaire Lomé-Cotonou-NiameyOuagadougou-Abidjan vise à rénover et embellir la gare de Lomé qui, devrait être reliée à celle de Cotonou (155km). Sa liaison jusqu’à Blitta (localité située à 276 km au Nord de Lomé) en direction du Burkina Faso, l’un des points majeurs de la liaison ferrée de l’ouest africain, sera modernisée. Grâce à ce projet qui, selon le président du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré, est présent dans 55 pays dont 46 sur le vieux continent, «Lomé, la capitale togolaise fera ainsi partie intégrante de l’une des plus importantes voies ferroviaires traversant le Togo, le Benin, le Niger, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire », a-t-il souligné lors de l’inauguration le 26 avril 2014. Dans la même foulée, le groupe Bolloré a également inauguré un espace baptisé

Bluezone. C’est un centre de plus de deux hectares disposant d’une batterie dénommée « Lithyum Metal Polymère» qui permet de stocker l’électricité produite par le soleil à chaque instant, afin de la restituer la nuit ou pendant les périodes de pluie. Cette batterie transforme l’énergie intermittente en une énergie permanente, infinie et totalement écologique.

une plateforme multifonctionnelle de transformation de produits agricoles et de cantine. Les populations bénéficiaires de ce projet, à part la réhabilitation et l’embellissement de la gare, profitent des services innovants, notamment un accès plus facile à l’eau potable, et à l’internet, de l’énergie qui va permettre aux artisans et petits producteurs de se développer.

La Bluezone du Groupe Bolloré

Depuis sa création, différentes activités sont programmées dont le grand concert offert par Togo Terminal pour le passage à l’an 2015, le concert de sensibilisation « Stop Ebola », des festivals national et international, etc. Le Togo a le privilège d’accueillir la première Bluezone du groupe Bolloré en Afrique.

La Bluezone est un concept développé autour de la batterie LMP, batterie dont l’application la plus connue est « Autolib ». Cette batterie est adaptée aux conditions africaines en vue de la création des zones entièrement indépendantes en énergie, eau et Internet. Ouvert au public, le centre de la Bluezone de Cacavéli dispose d’un centre informatique de recherche, d’une grande salle de réunion entièrement disponible gratuitement,

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Par ailleurs, au Togo, Bolloré Africa Logistics a su développer une expertise complète, à la fois dans le domaine portuaire, dans la gestion du terminal à conteneurs du port de Lomé, et dans les transports des commodities.

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Blueline Togo : Un an seulement, mais de grandes réalisations ! Acteur du développement économique et social de l’Afrique, le Groupe Bolloré a initié un ambitieux projet destiné à relancer le transport ferroviaire et à réduire la fracture énergétique au Togo. Un an après, les résultats sont positifs, vue l’adhésion des populations togolaises à ce projet innovant.

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avril 20014 – 26 avril 2015, une année déjà qu’ont eu lieu l’inauguration de la Bluezone de Cacaveli et le lancement de la Blueline Togo à la gare Centrale de Lomé par le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé et M. Vincent Bolloré, PDG du Groupe éponyme. Souhaitée par les autorités togolaises, la Blueline au Togo a suscité beaucoup d’engouement et d’espoir car le projet marque le renouveau des chemins de fer au Togo. Il ouvre également la voie à l’émergence par les nouvelles technologies, notamment l’usage des batteries LMP (Lithium Métal Polymère) du Groupe Bolloré. En une année, les premiers éléments de la renaissance du chemin de fer sont la gare complètement rénovée, les nouveaux wagons acquis et les travaux entamés sur la voie (renouvellement des rails et des traverses). des travaux pour lesquels, le groupe a renforcé les

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compétences des équipes locales. Des experts du groupe ont formés des togolais aux nouvelles techniques et appareillages de voies. Un transfert de compétences qui profite au Togo. La Bluezone de Cacavéli de son côté est devenue un centre d’utilité publique de premier ordre. Elle a accueilli en 2014 des centaines d’activités nationales et internationales, à l’instar des ateliers de formation et de sensibilisation, des journées d’échanges, des forums, des festivals, des théâtres et concerts. Des évènements menés à l’abri de toute pénurie énergétique grâce à la technologie Blue : combinaison panneaux photovoltaïuqes et les batteries LMP du groupe installée sur le site. Selon les responsables, 39.742 personnes environ ont fréquenté ce lieu depuis son ouverture. Fort de cet engouement et face aux nombreuses sollicitations, de nouvelles

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DOSSIERS

bluezones sont en projet. Des habitants de divers quartiers de Lomé et des villes de l’intérieur pourront profiter dans les jours et mois à venir de cette technologie. Blueline Togo peut donc affirmer avec fierté avoir relevé un grand défi : celui d’avoir accompli de nombreuses missions solidaires destinées à accompagner la population dans son quotidien à travers une aide et un soutien inconditionnels.

L’engagement Bolloré L’objectif du Groupe est de développer un programme de chemin de fer pour relier Lomé à la boucle ferroviaire ouest africaine mais aussi de créer, tout au long de cette nouvelle ligne ferroviaire, des espaces de vie à l’usage des togolais. Autonomes en énergie, éclairés, connectés à Internet et alimentés en eau potable, ces espaces novateurs ont vocation à devenir de véritables pôles de développement

pour les communautés togolaises. Il leur sera proposé des services gratuits en continu, pour leur permettre de se former à l’artisanat, d’étudier, de développer une activité professionnelle. Autant de perspectives qui permettront d’améliorer la qualité de vie des populations locales et de favoriser l’épanouissement des jeunes. Afin de proposer des espaces de vie fiables et fonctionnels, le Groupe Bolloré recourt à une solution énergétique totalement innovante. Dans un Togo où les infrastructures énergétiques sont limitées, produire, stocker et distribuer de l’électricité constitue un véritable défi. C’est pourquoi le Groupe développe un système énergétique innovant et unique au monde. Grâce à des batteries de stockage LMP (Lithium Métal Polymère) reliées à des panneaux solaires, les pôles d’activité Togolais sont alimentés, de jour comme de nuit, par une électricité propre, inépuisable et gratuite.

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Si ces lieux de vie connectés offrent aux utilisateurs la possibilité d’accéder aux nouvelles technologies, leur intérêt dépasse le cadre du simple divertissement. Grâce à un dispositif de partenariat avec les instances publiques, des associations, des universités et certains médias, ces espaces innovants se veulent de hauts-lieux éducatifs appelés à jouer un rôle déterminant dans l’avenir de la jeunesse togolaise. Cette initiative du Groupe Bolloré s’inscrit dans le cadre d’une politique globale de développement à l’égard de l’Afrique. En effet, chaque année depuis plus de 50 ans, le Groupe Bolloré, porté par une vision à long terme, investit pas moins de 300 millions d’euros dans les infrastructures portuaires, ferroviaires et la logistique.

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CODE ISPS

APERÇU THÉORIQUE L’activité maritime constitue le cœur du commerce international. Son poids est tel qu’après les attentats du 11 septembre 2001, il était inconcevable de ne pas l’intégrer dans la politique globale de sûreté alors mise en place. Dès novembre 2001, lors de sa 22e session, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) demande à deux de ses comités de s’atteler à la création de normes de sûreté visant les navires et les ports. Puis, suite à la Conférence diplomatique, qui s’est tenue du 9 au 13 décembre 2002 au siège de l’OMI à Londres, un certain nombre d’amendements à l’annexe de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer telle que modifiée, dite Convention SOLAS de 1974, a été adoptée. Les mesures qui ont le plus révolutionné le secteur maritime concernent la mise en place du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires, le Code ISPS. Devant l’urgence de la situation, la procédure de l’amendement tacite a été utilisée. La règle d’adoption a été la suivante : plus d’un tiers des gouvernements contractants à la Convention, ou des gouvernements contractants dont les flottes marchandes représentaient au moins 50% du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce, devaient manifester leur opposition avant le 1er janvier 2004. Le Code ISPS est entré en vigueur le 48

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jeudi 1er juillet 2004, soit à peine 18 mois après sa conception. Il relève de la sûreté maritime, à savoir la protection des navires contre les pratiques criminelles pouvant survenir en mer – à ne pas confondre avec la sécurité maritime, c’est-à-dire la prévention des risques d’origine naturelle ou provoqués par la navigation maritime (échouements, incendies, explosions) –. Cette législation est toutefois très orientée vers le terrorisme maritime et n’aborde que peu ou pas les autres problématiques liées à la sûreté maritime telles que la piraterie, les passagers clandestins, le trafic de stupéfiants par mer, alors qu’elles sont pourtant nettement concrètes. Ce Code est composé de deux (2) parties. Une première automatiquement obligatoire et la deuxième n’étant pas directement exécutoire selon la volonté de l’OMI. L’un de ses éléments novateurs réside en ce qu’il concerne également les installations portuaires, alors que toutes les législations précédentes ne se référaient qu’au navire, ce qui s’explique, notamment par le fait que le port est considéré comme l’un des maillons les plus sensibles de la chaîne logistique et que les conséquences d’un acte terroriste dirigé contre un port dépasseraient physiquement les limites de l’enceinte portuaire.

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Le Code ISPS repose sur le principe de la gestion de risques qui doit prendre en compte deux (2) facteurs fondamentaux : la vulnérabilité de la cible et les conséquences d’une attaque de cette cible. Son but primordial est donc d’anticiper et d’atténuer au maximum les menaces pesant sur le transport maritime, sachant que le risque zéro est malheureusement utopique. Le point essentiel de ces nouvelles règles est que ce n’est que de la prévention alors qu’auparavant la lutte contre le terrorisme s’orientait plutôt vers la répression. Ici, l’objectif est d’agir en amont, notamment pour éviter qu’une interruption sérieuse du commerce mondial due à des actes de malveillance ne se produise. Cette nouvelle réglementation a concerné au 1er juillet 2004 quelques 60 000 navires et 20 000 installations portuaires dans le monde entier. Comme l’explique le préambule du Code ISPS, la menace s’intensifie, la seule réponse sensée est donc une réduction de la vulnérabilité du monde maritime, ce qui correspond à l’apparition de ce Code. Aussi aborderons-nous dans la prochaine parution, l’état actuel de la menace afin d’évaluer pourquoi ces mesures étaient nécessaires. Rendez-vous donc dans LA PILOTINE N°2 !


Agendas 26 AVRIL 2015 47ème anniversaire du Port Autonome de Lomé Informations : www.togoport.tg 28 AU 30 MAI 2015 DUBLIN, IRLANDE : Rencontres de l’Association Internationale Villes et Ports (AIVP) Thème : Working waterfront : Une mixité ville-port en marche Waterfront, un espace tourné vers l’économie maritime, un espace de culture maritime et portuaire, un espace d’innovations vertes, un espace inscrit dans son territoire. Comment

tirer parti de ces multiples facettes ? Quelles stratégies mettre en place ? Quelles solutions ont été concrètement adoptées ? Informations : www.aivp.org

29 JUIN AU 02 JUILLET 2015 À ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE : 37ème Conseil Annuel de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC)

1ER AU 5 JUIN 2015 À HAMBOURG, ALLEMAGNE 29ème Conférence de l’International Association of Ports and Habours (IAPH) – Association Internationale des Ports et Rades Thème central: SmartPort Informations: www.iaphworldports.org

13ÈME TABLE RONDE DES DIRECTEURS GÉNÉRAUX DES PORTS MEMBRES DE L’AGPAOC : THÈME CENTRAL : Les coûts de passage portuaire : quelle responsabilité des différents acteurs Informations : www.portabidjan.ci

Glossaire RADE Grand bassin naturel, ayant issue vers la mer, où les navires trouvent des mouillages sûrs. MOUILLAGE Emplacement délimité sur une rade où les navires viennent mouiller leur ancre. Un navire au mouillage est soit en attente de place à quai, soit quand il n’y a pas d’infrastructures portuaires, ou encore un navire prêt à effectuer ses opérations de manutention. SÉMAPHORES Vient du grec « sema » : signe et « phoros » : qui porte. À sa création en 1806 par Louis Jacob sous Napoléon Ier, le sémaphore était un poste de défense établi sur la côte, chargé de surveiller les approches maritimes et de signaler par signaux optiques toute activité ennemie. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les sémaphores sont avec leur capacité télégraphique conçus comme un canal de communication, le seul pour l’époque en tout point de la côte entre les navires et la terre, notamment les armateurs. D’ailleurs, les sémaphores étaient des bureaux télégraphiques à part entière. Aujourd’hui, le sémaphore est un poste de surveillance en bord de côte qui assure des missions diversifiées qui vont de l’assistance à la navigation jusqu’à la surveillance du territoire en passant par la régulation du trafic maritime et de la pêche. DARSE Une darse est un bassin rectangulaire destiné principalement à l’accostage des cargos. Dans les grandes zones portuaires industrielles, les darses sont séparées par des môles (jetée) ou des traverses, et implantées en épi par rapport au chenal d’accès. PILOTINE Encore appelé « bateaupilote », la pilotine est un bateau

rapide qui est utilisé pour transporter le pilote à bord des navires qui arrivent ou quittent le port. Ce navire appartient à la station de pilotage du port concerné. Il peut être construit spécialement pour effectuer ce travail. Dans les petits ports, ces bateaux peuvent également servir occasionnellement de bateau de service de lamanage. LAMANAGE Le lamanage désigne des opérations d’assistance à l’amarrage, au désamarrage des navires lors de leur arrivée, départ ou également de leur mouvement (changement de poste à quai) à l’intérieur des ports. Le personnel dans le port chargé du lamanage sont des lamaneurs qui sont des marins spécialisés. APPAREILLER Se dit en parlant d’un navire qui quitte son mouillage ou son poste d’amarrage et fait route vers la mer. Dans la marine marchande, un navire ne démarre pas; il appareille ou bien il prend route, se met en route ou largue ses amarres. Le terme appareiller peut également s’employer en navigation intérieure, mais il sous-entend une notion de départ pour un long voyage. AMARRAGE Amarrage (mooring ou making fast), il consiste à relier de manière fixe un navire à un quai ou un poste terrestre ou un autre navire en utilisant des cordages. AUSSIÈRE Une aussière ou haussière est un gros cordage employé pour l’amarrage et le remorquage de navires. Elles sont traditionnellement faites de trois torons « commis » entre eux, ce qui signifie « réunies en spirale les uns autour des autres ». La qualité d’une aussière est principalement sa résistance, mais d’autres facteurs sont également importants : l’élasticité, le poids, la maniabilité.

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CONTACTS UTILES PORT AUTONOME DE LOME

UNIPORT Tél : +228 22 20 23 27 Fax : +228 22 22 30 46

DIRECTION GÉNÉRALE BP : 1225 Lomé Togo Tél : +228 22 23 77 00/22 23 77 77/22 23 78 00 Fax : +228 22 27 26 27 / 22 27 02 48 togoport@togoport.tg - www.togoport.tg

EXPO AUTO Tél : +228 22 27 04 75 - Fax : +228 22 27 04 76

GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTÉRIEUR

DIRECTION COMMERCIALE Tél. +228 22 27 02 96 Fax. +228 22 27 02 96 /22 27 26 27

SOCIÉTÉ D’EXPLOITATION DU GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTÉRIEUR (SEGUCE) Tél : +228 22 23 90 00/22 20 69 20 support@segucetogo.tg - www.segucetogo.tg

CAPITAINERIE DU PORT Tél. +228 22 27 04 57 - Fax. +228 22 27 41 69

REPRÉSENTATIONS DES PAYS DU SAHEL AU TOGO

REPRÉSENTATION DU PAL AU BURKINA FASO Tél +226 50 50 56 60/50 30 16 47 Mob : +226 79 03 06 55 - Fax : +226 50 30 17 47

CONSEIL BURKINABÉ DES CHARGEURS (CBC) Tél. +228 22 27 62 70 - Fax : +228 22 27 02 79

REPRÉSENTATION DU PAL AU NIGER BP 1038 Niamey Niger Tél : +227 20 74 03 26/21 79 48 73 Mob : +227 96 96 48 73 - Fax : +227 20 74 03 27

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF) Tél. +228 22 27 32 06 - Fax +228 22 27 01 57 CONSEIL NIGÉRIEN DES UTILISATEURS DES TRANSPORTS PUBLICS (CNUT) Tél. +228 22 27 56 60 - Fax : +228 22 27 00 58

REPRÉSENTATION DU PAL AU MALI Tél: +223 20 23 29 10 / 66 74 33 66 Fax : +223 20 22 85 23 COMMUNAUTE PORTUAIRE Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) Tél : +228 22 44 98 74 MANUTENTIONNAIRES TOGO TERMINALS Tél : +228 22 23 73 50 Fax : +228 22 27 86 52/22 27 01 34 MANUPORT Tél : + 228 22 27 93 59 Fax : +228 22 27 93 06 LOME MULTIPURPOSE TERMINAL Tél : +228 22 23 73 86 Fax : +228 22 23 73 77 LOME CONTAINER TERMINAL SA Route A3 d’Akodesséwa Boîte Postale : 09 B.P. : 9103 Lomé – Togo Tel : +228 22 23 76 80/22 53 70 25/26 Mail : LCT_INFO@lct-togo.com OTOCI Tél : +228 22 71 75 76/22 71 41 24 Fax : +228 22 71 75 97

LA NIGÉRIENNE DE TRANSIT (NITRA) Tél. +228 22 27 05 69 - Fax: +228 22 27 67 51 ENTREPÔTS MALIENS AU TOGO (EMATO) Tél. +228 22 27 48 40 +228 2 23 77 00 Poste 45 41 - Fax : +228 22 27 48 40 AUTRES PARTENAIRES CABINET INROS LACKNER AG Bureau de Lomé Tél : +228 22 27 06 92 +228 22 23 77 00 Poste 45 11 COTECNA (SOCIÉTÉ D’ADMINISTRATION DU SCANNER) Tél. +228 22 27 46 26 - Fax. +228 22 71 31 89 CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU TOGO (CCIT) Tél. +228 22 21 70 65 - Fax. +228 22 21 47 30 OFFICE TOGOLAIS DES RECETTES (OTR) BUREAU DES DOUANES DU PORT DE LOME Tél. +228 22 27 24 34 / 22 27 24 35 / 22 27 24 36 Fax. +228 22 27 02 48

UNION NATIONALE DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DU TOGO (UNATROT) N°001 A/M/J 2015 TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES Tél : +228 22 23LA 77PILOTINE 43 / 22 27 47 42 Poste 4551 43


JEUX MoTS CroiSÉS 1 Horizontalement 1. Va-nu-pieds. 2. Oiseaux coureurs. 3. Assignées en justice. 4. Diminutif d‘un prénom. Colorât. 5. Refus. 6. Il est retenu contre son gré. A qui mieux mieux (à l’). 7. Vase funéraire. Textuel. 8. Adjectif possessif. Malfaçon d’une pièce entraînant sa mise au rebut. Petit cours d’eau. 9.Troublée. Sans originalité. 10. Les lâcher, c’est tout abandonner. Pièce de bois servant d’appui dans les charpentes.

Verticalement

Solution en page 66

I. Revêtir de pierres. II. Les premiers temps du mariage, lorsqu’elle est de miel. Elabore par des manœuvres cachées. III. Etoffe de soie et de coton à grosses côtes. Article indéfini. IV. Eclat de voix. Jus de fruits cuits avec du sucre qui se solidifie en refroidissant. V. Légèrement mouillé. VI. Tranchant et pointu. Large cuvette pour le bain. VII. Ville d’Allemagne. Tours d’une rainure en spirale. VIII. Croquis. Drame lyrique japonais. IX. Sur une peau d’âne. Qui est provoqué par germe microbien. X. Vestibule de l’oreille interne.

Paroli Remplissez la grille lesmots. dix mots. Remplissez la grille avecavec les dix Remplissez la grille avec les dix mots. La solution se lit dans les cases La solution s'affiche les cases à gauche en haut à droite. La solution s'affiche dansdans les cases gris,gris, d’end’en bas àbas gauche à en àhaut à droite. orange, de bas en haut: elle ne donne pas forcément un mot.

VALEUR TOTALE DES GAINS 300 FRANCS

A NAANTAAT SAESSE S C HCAH IASI IS EI RE R D EDRERR IREI RE ER E E GERG IRSI OS IORI R E PE IPMI EMRE IREI E I LI LL EL TE TTRT ER E I ETlaSE S T IRTdans M EMTERRayez grille tous les DSE TdeSlaETliste. SE S M OMDOEmots Ils peuvent se P APRA IRGI OGTOET E croiser et se lire T YTsens: EYSE S T RT IRTenI Ttous

A gagner, 3 bons d’achat Migros d’une valeur de 100 francs chacun!

COMMENT pARTICIpER

Mots Mélangés T T

PAIN POUF dimanche 30.06.2013, à minuit RAMENER CLUB Le recours juridique est exclu. Aucune correspondance RECEVOIR COTON ne sera échangée au sujet du concours. FAIRE Pas de verse-REMETTRE ment en espèces. Concourir au moyen FILS d’un logiciel deREVENIR participation automatisé est exclu. SENTIMENT JOUE SENTIR LAINE | No 26, 24 TOUR MANQUER JuIN 2013 | Migros Magazine | MAQUILLAGE CHARGER

DéLAI DE pARTICIpATIONCHAUD

de haut en bas et vice versa, Solution: Solution: de droite à gauche et inversement ainsi qu’en diagonale.

Solution en page 66

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52 I I C CM M L LH HO O

Téléphone: composez le 0901 591 903 (Fr. 1.–/appel depuis le réseau fixe). SMS: envoyez MMF3 suivi de la solution, vos nom et adresse au 920 (Fr. 1.–/SMS). Exemple: MMF3 AHESR LA LISTE DE MOTS Pierre Lexemple Rue Lexemple 22 8000 Modèleville Carte postale (courrier A): Migros Magazine, paroli, MERE APPARTENIR case postale, 8074 Zurich NAITRE BOUCHE Internet: www.migrosmagazine.ch/motsfleches OBTENIR BOULANGERIE

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HUMOUR LE MOUTON DE TABASKI

Un père achète un mouton quelques semaines avant la Tabaski. Le mouton se familiarise rapidement avec la famille à tel point qu’il s’oublie et se prend pour un membre de la famille. Le jour de la fête, il était tout triste. Le père de famille lui demanda : ‘’qu’est-ce qui te rend triste? Le mouton lui répondit ceci: «tous les voisins ont acheté leur mouton sauf nous».

ACCIDENT DE VOITURE

Un homme vient de se faire renverser par une auto. Le conducteur sort de l’auto et dit: - Vous êtes bien chanceux on est juste devant le bureau d’un médecin - Oui ! Sauf que le médecin c’est moi !

DES JUMEAUX VOLEURS

DOUA et BAHI sont jumeaux. Les deux décident d’aller voler des mangues chez le voisin .Une fois sur les lieux, DOUA grimpe sur l’arbre. Malheureusement, le voisin arrive, attrape BAHI et le frappe. Mais les jumeaux n’arrêtent pas le vol. Et à chaque fois, le voisin frappe BAHI. Un jour, BAHI se rebelle et dit à DOUA: ‘’c’est foutaise! Pourquoi c’est moi qu’on frappe à chaque fois? Aujourd’hui, c’est moi qui monte sur le manguier.’’

10 minutes plus tard, le voisin arrive et dit: ‘’j’ai trop frappé celui qui est à terre. Aujourd’hui, je vais frapper celui qui est sur le manguier. Aah quelle poisse pour BAHI!

METIER D’AVENIR

Deux élèves réfléchissent sur leur avenir. L’un demande à l’autre : « Qu’aimerais-tu faire plus tard comme métier ? ». « Moi, dans ma future carrière, tout le monde se mettra en rang pour m’attendre et on sera très enchanté de me voir apparaître ». « Génial ! Tu seras donc quelqu’un de très important, alors ! Mais c’est dans quelle branche ? ». « Chauffeur de bus ! »

UN BILLET DE 10.000

Un homme marche derrière un fou et juste devant se trouve un billet de 10 000 FCFA. Le fou ramasse le billet. L’homme dit au fou : s’il vous plaît, ce que vous avez en main, c’est ma carte d’identité. Le fou répond : même si je suis fou, je ne suis pas bête. Vous dites que c’est votre carte ? C’est quoi votre nom ? L’homme répond : Banque centrale de l’Afrique de l’ouest. Le fou demande encore : quel est votre Age ? L’homme répond : 10 000. Le fou cria : aaaaaahhhhh ! C’est vraiment ta carte d’identité ; tiens.

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La passion de l’efficacité Tél. : (228) 22 23 77 00 / 22 23 77 77/ 22 23 78 00 / 22 27 47 42 togoport@togoport.tg / www.togoport.tg

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