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TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

LA PILOTINE N°003 octobre 2015

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SOMMAIRE 05

Editorial: Protégeons nos Océans…

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Paroles: : Pour une stratégie commune de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée

français dans le golfe de Guinée et la sécurisation des côtes ouest africaines… 27

ACTUALITÉS

L’accord de lutte contre la pêche non autorisée prend de l’ampleur

VIE PORTUAIRE

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SEGUCE achève son déploiement au Togo

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12ème Foire Internationale de Lomé, le PAL primé meilleur exposant

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Interview DG LCT : Augmenter les capacités et les performances du secteur portuaire au Togo

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1er Congrès Africain des Transports et de la Logistique : Le PAL a participé aux expositions

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Forum sino-africain à Johannesburg : Un pôle industriel chinois à Lomé

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Modernisation de l’outil portuaire au Togo: Les formalités de sortie de marchandises expliquées aux opérateurs économiques

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« Connectez l’Afrique à l’Europe avec LA solution logistique HAROPA »

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Hommage aux marins : Le « Dimanche des Gens de mer » commémoré au Togo

GROUPE GATO, un partenaire au service du commerce maritime international

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Métier de docker en Afrique

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Le PAL renouvelle son engagement pour l’élimination de l’infection au VIH et de la discrimination à l’égard des PVVIH

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Les retraités du PAL sensibilisés à l’hypertension artérielle et au diabète

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Une mission d’information et de sensibilisation du PAL et de l’OTR en tournée dans les pays du sahel

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Pour mieux défendre leurs intérêts, les dockers du Togo créent un nouveau syndicat

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INFOS TOUS AZIMUTS

SÉCURITÉ & SÛRETÉ 20

Sécurité et sûreté maritimes : Le président togolais a présidé une réunion en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New York

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La marine teste ses capacités opérationnelles en application au Code ISPS

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Le sénateur français André Trillard a échangé avec des acteurs de la sécurité maritime au Togo

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Mission corymbe pour la protection des intérêts

DOSSIER 43

La conférence de Lomé sur la sécurité maritime suscite une large adhésion

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La connaissance de la situation maritime, clé de voûte de la lutte contre l’insécurité

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Réunion annuelle du Haut Conseil pour la Mer : De nouvelles perspectives pour une meilleure gouvernance maritime

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Les efforts d’harmonisation du contrat de transport de marchandises par route en zones UEMOA, CEMAC et OHADA

48

Décrets et projets de loi adoptes en conseil des ministres en septembre

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Code ISPS

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Agenda

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Contacts utiles

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Jeux

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Humour

La PILOTINE, le trimestriel des acteurs maritimes et portuaires du Togo. Une production Ligne De Mire (LDM) N° 003 Octobre - Novembre - Décembre Directeur de la Publication : Contre-Amiral Fogan Kodjo ADEGNON - Directeur de la Rédaction : Kwamé T. Wili NENE Rédactrice en chef : Kossiwa SEENAM - Conseillers à la rédaction : Ahmed Awèmèwètou AHALADOKO Kakemma / Makpata WASUNGU Promotion: Mme Agathe Mensah - Infographie : Rosaline ADELAN / Abel Smalto SENAWO - Imprimé en CEE - Tirage : 4500 exemplaires Contacts Rédaction : (+228) 98 70 71 89 / togolapilotine@gmail.com Dépôt légal à parution

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EDITO

PROTÉGEONS NOS OCÉANS…

L

’année qui s’écoule a été particulièrement riche en événements surprenants de tout ordre, et le domaine sécuritaire n’a pas été en reste. Pays en sortie de crise, attaques terroristes, prises d’otage, pollution de l’environnement, piraterie, pêche illicite, … continuent de mobiliser les efforts des dirigeants, et de nouvelles pistes de réflexion sont à l’étude pour contribuer à apporter une réponse globale à des situations exceptionnelles. De la même manière, des thèmes majeurs s’imposent plus que jamais, à certains partenaires, en particulier celui de la sécurité maritime. En quelques années, les activités illicites (piraterie, pêche INN, trafics de tous genres, etc.) ont pris une ampleur sans précédent dans certaines zones, comme c’est le cas le long des côtes africaines, notamment à l’ouest du continent. Cette criminalité maritime constitue une menace pour l’économie mondiale et nécessite, donc, une réponse coordonnée dans le cadre d’un partenariat basé sur l’égalité. Sur la côte orientale africaine, la réponse de la communauté internationale est déjà importante et bien organisée. Dans le golfe de Guinée, la menace s’étire, au nord comme au sud, impliquant progressivement plus d’États côtiers. Dans les deux cas, la réponse que l’on peut proposer s’inscrit dans une double démarche, bilatérale et multinationale. Au large de la Somalie, par exemple, la menace qui s’étend du golfe d’Aden jusqu’au cœur des pays de la Commission de l’Océan Indien (COI) a conduit la communauté internationale à réagir, notamment avec l’opération Atalante. Parallèlement, elle incite les États côtiers locaux, à organiser une réponse collective.

C’est pourquoi nous saluons l’initiative du Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, d’organiser un sommet extraordinaire sur la sécurité maritime et le développement en Afrique, que l’Union Africaine a choisi d’organiser dans la capitale togolaise. Nous espérons que cette rencontre d’envergure permettra de passer du stade des discussions à celui de l’opérationnalisation de la lutte contre la piraterie maritime, qui est, sans nul doute, une parafiscalité du terrorisme et du crime organisé. Ainsi, la sécurité maritime, examinée dans toutes ses dimensions, mérite bien l’attention particulière que lui accorde votre magazine, LA PILOTINE. Car, on ne le dira jamais assez… ! Laissons-nous donc séduire par ce trimestriel d’informations à destination des acteurs maritimes. Un magazine qui donne une plus large ouverture à nos activités, que ce soit sur le plan national qu’international. Le plus difficile dans la rédaction d’un magazine – ceux qui ont eu cette expérience le disent – est l’expression des remerciements. Tant de personnes sont impliquées, à divers degrés, qu’il est impossible d’exprimer toute la reconnaissance de La Pilotine à tous ceux qui nous ont apporté leur soutien, sans oublier un seul. Il faut alors se résoudre à l’idée que le succès de ce numéro traduira la gratitude des promoteurs. Bonne lecture à tous ! F. KAMPERMAN Directeur Général LCT


POUR UNE STRATÉGIE COMMUNE DE LA SÉCURITÉ MARITIME DANS LE GOLFE DE GUINÉE

S

elon le dernier rapport du Bureau Maritime International (IBM), couvrant les neuf premiers mois de l’année 2014, le golfe de Guinée demeure la zone de l’Afrique la plus touchée par la piraterie maritime. Bien que les attaques y aient connu un léger recul, passant de 47 en 2013 à 33 en 2014, les pirates ont ouvert de nouveaux foyers dans la zone. Par exemple, le Ghana, qui n’avait pas enregistré d’attaque en 2013, a déjà connu son quatrième acte de piraterie et de vol à main armée. En outre, depuis le début du mois d’octobre 2014, des attaques dans les eaux nigérianes suggèrent que la piraterie pourrait être utilisée pour financer des activités politiques. Les attaques ont été, en effet, plus fréquentes et plus violentes à l’approche de l’élection présidentielle nigériane de février 2015. Si cette hypothèse était confirmée, il y aurait à craindre pour les autres pays (la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Togo et le Burkina Faso) qui se préparaient, également, à aller aux urnes, estimait M. Barthélemy Blédé, chercheur en sécurité maritime à l’ISS Dakar, au début de l’année en cours. La piraterie dans le golfe de Guinée inclue le vol de pétrole qui en fait une activité « rentable ». Le volume de pétrole volé au Nigéria sur les navires et dans les oléoducs se chiffre à 400.000 barils

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PAROLES

par jour et l’on estime à 7.000 dollars le gain journalier d’un groupe de pirates grâce au commerce du pétrole volé sur les navires, soit environ 3,5 millions de FCFA. La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) est un autre défi en Afrique de l’Ouest et du Centre, où 40% du poisson pêché l’est illégalement. L’Union européenne (UE), qui importe 65% de sa consommation de poisson, a commencé à hausser le ton devant l’immobilisme de certains gouvernements en matière de lutte contre la pêche INN. Le golfe de Guinée est, également, un lieu de trafics illicites de drogues, d’armes et d’êtres humains, ainsi que d’embarquement de passagers clandestins. Conscients de tous ces dangers qui menacent nos pays et nos peuples dans leur existence, ainsi que de l’impérieuse nécessité de mobiliser les moyens à notre disposition, y compris, notamment nos mers et nos océans, les États d’Afrique ont pris la décision à Malabo de tenir, à l’initiative du Togo, une session extraordinaire sur la Sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette Session se tiendra à Lomé, en 2016.Sans nul doute, les réponses apportées à Dakar puis à Lomé permettront d’alimenter le débat et d’identifier des pistes pour une réponse globale aux menaces sécuritaires. Mais quelle est l’aide la mieux appropriée pour soutenir les structures de sûreté /sécurité maritime aux niveaux interrégional, régional et national ? Il s’agit, certes, d’adopter une stratégie de sûreté maritime pour l’ensemble du domaine maritime mondial,

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mais, en attendant, nous pensons, que chaque acteur portuaire au quotidien doit s’investir dans la sécurité maritime au niveau local. Nous y croyons mordicus, c’est pourquoi nous avons créé Ocean and Land Security (OLS) ! Depuis trois ans, donc, nous nous sommes engagés aux côtés des autorités compétentes à travers OLS pour contribuer à la protection maritime dans le Golfe de guinée. Notre vision, est de fournir un cadre commun aux autorités compétentes au niveau national afin de leur permettre d’élaborer leurs politiques de manière cohérente et d’apporter une réponse globale aux menaces et aux risques maritimes. Elle a également pour but de protéger les intérêts maritimes stratégiques du Togo et de définir des solutions en ce sens. Ce cadre fournira le contexte et garantira la cohérence entre les différentes politiques et stratégies maritimes. Il permettra surtout de renforcer sensiblement les liens entre la sécurité intérieure et extérieure de la politique maritime du Togo et la coopération civile et militaire. Et quoi de plus louable que ce nouvel outil de communication du monde portuaire togolais, LA PILOTINE, le trimestriel d’information pour valoriser et vulgariser nos activités ! Nous saluons et accompagnons cette initiative et souhaitons bon vent à LA PILOTINE… M. Prosper Gato K. AMEGNIDO Président Directeur Général GROUPE GATO


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ACTUALITÉS :

SEGUCE

achève son déploiement au Togo La ministre Legzim-Balouki a présidé la cérémonie

Le Guichet Unique est désormais opérationnel à toutes les phases du commerce extérieur au Togo avec le lancement de sa phase aérienne, le 15 décembre, à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé. C’est la ministre chargée du Commerce, Mme Bernadette Legzim-Balouki, qui a présidé la cérémonie en présence du Directeur Général de la Société d’Exploitation du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur au Togo (SEGUCE-Togo), M. Thierry Verdier, du Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), Colonel Gnama Latta, des autorités aéroportuaires et des membres du gouvernement.

A

près le port de Lomé et les frontières terrestres, SEGUCE est opérationnel à l’aéroport depuis le 15 décembre. « Cette phase marque l’ultime étape dans le déploiement du dispositif qui permet d’accélérer les procédures et de sécuriser les recettes de l’Etat à travers une mobilisation optimale de ressources », a confié M. Thierry Verdier, Directeur Général de SEGUCE, qui estime que le Togo est largement en avance dans le processus de mise en place du Guichet Unique du Commerce Extérieur. Cette phase aérienne, accessible 24h/24 et 7j/7, fait usage des technologies de l’information et de la communication pour le partage de l’information et des documents entre les parties prenantes à l’importation, l’exportation, le transit et le contrôle des marchandises. Respectant les normes de facilitation et de sécurisation du commerce international, cette plateforme met, évidemment, un terme aux déplacements inutiles par la facilitation et l’uniformisation des procédures, la dématérialisation des formalités, la réduction des coûts et délais de réalisation des opérations, l’accélération du passage de la marchandise grâce à l’autonomisation des procédures, l’amélioration des relations partenariat public privé. Elle complète ainsi les phases terrestres (Kodjoviakopé, Sanvee Condji et Cinkassé) et maritime (Port autonome de Lomé) et répond aux ambitions du pays

de devenir émergent à l’horizon 2030. Aucun pays du monde, selon la ministre Legzim-Balouki, ne s’est développé sans avoir, significativement, investi dans les réformes économiques. Doter le Togo d’un guichet unique performant, a-t-elle poursuivi, est un projet mobilisateur de tous les acteurs économiques et sociaux et au premier chef, de la communauté du commerce extérieur appelés plus que jamais à être les pionniers. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous attachons une importance particulière au Guichet Unique du Commerce Extérieur qui est appelé à être un véritable moteur de développement du Togo. Avec l’installation de cette phase aérienne, nous répondrons aux attentes des opérateurs économiques tant à l’échelle de toute la nation qu’à celle des différents secteurs d’activités », a-t-elle précisé. L’installation du GUCE, est le fruit du partenariat entre le consortium Bureau Veritas/SOGET (leader mondial des services d’évaluation de conformité et de certification) et le gouvernement togolais. Il permet de favoriser la transparence dans les relations entre les acteurs du commerce et de réduire considérablement les délais de traitement des marchandises. Un ambitieux projet dont l’objectif est de donner un coup de pouce aux réformes économiques.

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ACTUALITÉS :

12ème Foire Internationale de Lomé Le PAL primé meilleur exposant

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Du 20 Novembre au 07 Décembre 2015 s’est tenue la 12ème Edition de la Foire Internationale de Lomé (FIL) sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF-LOME). Le Port Autonome de Lomé (PAL) y a pris part activement, notamment en tant que « Sponsor Bronze » et meilleur exposant.

L

a Foire Internationale de Lomé (FIL) offre une plateforme de promotion annuelle des affaires. Elle vise à donner une valeur additionnelle d’innovation à l’initiative privée. La 12ème édition s’est tenue du 20 Novembre au 07 Décembre 2015 au CETEF à Lomé. Elle a offert un cadre idéal et professionnel bien équipé pour organiser la promotion de la vente de biens et services produits par différentes unités nationales et internationales. C’est aussi une plateforme de recherche et de contraction de nouveaux partenariats d’affaires. Cette foire d’exposition constitue une occasion pour les différents acteurs économiques, hommes d’affaires, industriels et artisans de profiter de l’incontournable carrefour d’affaires qu’est Lomé.

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En prenant part à ce grand évènement économique et commercial, le PAL réaffirme sa vocation de moteur de développement économique du Togo et d’outil d’intégration sous régional. Il s’agissait pour le PAL, notamment dans sa stratégie marketing, d’accompagner sa clientèle dans la quête permanente de la satisfaction en vue de la fidéliser d’une part. Cette exposition lui permet, aussi, d’aller à la rencontre de nouveaux clients, comme ceux des pays du Sahel présents massivement à ce 12ème rendez-vous. Le moment phare de la participation du PAL restera sa promotion entièrement réservée dans l’après-midi du 1er Décembre. Cette activité de promotion a été marquée par une conférence-débat animée par le Directeur Commercial, M. Kwamé T.

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Wili Néné, représentant le Directeur Général. Il a édifié l’assistance par les nouvelles performances de son entreprise, entre autres. Le Directeur du CETEF, M. Johnson Kuéku-Banka a, pour sa part, saisi l’opportunité pour saluer le partenariat exemplaire et légendaire entre son institution et le PAL, qui a été gratifié du trophée du « Prix du meilleur exposant ». Annulée l’année dernière par crainte de la maladie à virus Ebola qui était au plus haut point de sa menace sur les pays de la sous-région ouest africaine, cette 12ème Foire a tenu son pari, grâce aux dispositions prises par les dirigeants togolais qui ont su se mobiliser et lutter pour éviter la propagation de cette maladie sur la terre togolaise.


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ACTUALITÉS :

La délégation togolaise au CATL 2015

1er Congrès Africain des Transports et de la Logistique

Le PAL a participé aux expositions Du 25 au 27 Novembre 2015, le Port Autonome de Lomé (PAL) a participé au 1er Congrès Africain des Transports et de la Logistique à Rabat au Maroc. Il s’est agi pour le port de Lomé de promouvoir davantage ses services au sein de la communauté africaine.

L

e 1er Congrès Africain des Transports et de la Logistique (CATL 2015), s’est tenu, du 25 au 27 novembre 2015 à l’hôtel Sofitel Rabat Jardin des Roses à Rabat au Maroc, autour du thème, « Pour la création d’écosystèmes logistiques régionaux ». Placé sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement vise, principalement, à développer des écosystèmes logistiques régionaux, à promouvoir des modèles économiques de co-développement inter-pays africains et à favoriser l’innovation pour une croissance inclusive. Le CATL 2015 illustre ainsi l’engagement indéfectible de SM le Roi en faveur d’une coopération Sud-Sud solidaire et efficiente. Il traduit, en outre, la volonté affirmée du Souverain d’approfondir davantage les relations bilatérales liant le Maroc à l’Afrique, notamment en matière de logistique et de transport.

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Le CATL 2015 a fédéré trois évènements majeurs à savoir : Le « Symposium africain sur l’intégration régionale et la facilitation du transport routier », durant lequel s’est tenue l’Assemblée Générale de l’Union Africaine du Transport et de la Logistique (UATL) et une importante réunion ministérielle sur différentes thématiques d’actualité. Le « Groupe d’impulsion économique », qui a vu la signature de plusieurs contrats exécutifs transport et logistique, ainsi que des contrats d’impulsion économique pour la Commission transport et logistique. « Le Salon africain des transports et des infrastructures économiques » a regroupé des professionnels à travers une exposition commerciale, un Forum de discussions international et des rencontres B to B. Plusieurs ministres africains chargés des infrastructures, des transports et de la

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logistique, des délégations diplomatiques, des bailleurs de fonds internationaux (BAD, FADES, BEI, AFD, UE ), des Commissions régionales (CEDEAO, UEMOA, CEMAC, Ligue arabe, UMA ), 30 délégations membres de l’UATL, des fédérations et associations professionnelles, ainsi que des experts, exposants et médias nationaux et internationaux. Au regard des échanges, il ressort que le développement du continent Africain passe par la promotion des échanges et l’intégration économique de ses pays. En effet, il a été relevé que le potentiel du continent reste partiellement exploité bien que celui–ci reste la terre de développement et de croissance de demain. Dans ce sens, une meilleure connectivité et une efficacité logistique sont des prérequis indispensables pour créer des écosystèmes économiques générateurs de valeur ajoutée continentale.


ACTUALITÉS :

Modernisation de l’outil portuaire au Togo Les formalités de sortie de marchandises expliquées aux opérateurs économiques

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C’est autour du thème « Le temps de passage portuaire » que des importateurs, opérateurs économiques et acteurs portuaires ont échangé le 5 novembre dernier, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Il s’est agi de les sensibiliser sur l’accélération des formalités de sortie des marchandises au Port Autonome de Lomé (PAL).

L

e PAL, la CCIT, l’Office Togolais des Recettes (OTR) et la Société d’Exploitation du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur (SEGUCE) ont organisé une rencontre de sensibilisation à l’endroit des opérateurs économiques, des importateurs et autres intervenants au PAL le 5 novembre 2015. L’objectif est d’expliquer à tous ces acteurs, les enjeux des différents outils mis en place pour réduire le temps de passage au PAL, de permettre aux importateurs de multiplier leurs activités, de gagner du temps et de sécuriser leurs marchandises. C’était aussi l’occasion de leur présenter les stratégies, missions et avantages du guichet unique. Créé en octobre 2013, le guichet unique est une plate-forme électronique neutre et ouverte qui couvre le PAL, les ports frontaliers et l’aéroportuaire. Il permet l’échange intelligent et sécurisé, il stimule la croissance économique et accroît les recettes. D’après les explications des organisateurs, les statistiques

révèlent, jusqu’en avril dernier, que les transitaires attendaient, en moyenne 14 jours après le déchargement d’un conteneur, avant d’enregistrer la déclaration en douane. Mais, depuis septembre dernier, ce délai est passé à 6 jours, ce qui demeure toujours élevé selon les animateurs. Il s’agissait donc, d’expliquer aux importateurs les changements survenus au PAL avec la mise en place du guichet unique, pour sortir plus rapidement du port. « Les statistiques confirment, aujourd’hui, que 7% des conteneurs sortent en moins de 2 jours après leur déchargement alors que 50% en sortent en moins de 9 jours », ont-ils révélé. C’est pourquoi, depuis le 10 octobre 2014, le PAL, avec l’OTR, a décidé d’opérer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Et toutes les dispositions sont prises pour l’efficacité de ces nouveaux horaires de travail. Les organisateurs ont, en outre, conseillé tous les acteurs de la chaîne maritime et portuaire de jouer leur partition dans la dynamique de développement dans laquelle ils se sont inscrits.

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ACTUALITÉS :

Gerbe de fleurs en honneur de marins péris en mer

Hommage aux marins

Le « Dimanche des Gens de mer » commémoré au Togo L’apostolat du Foyer des Marins de Lomé, en collaboration avec le Port Autonome de Lomé (PAL), a célébré, en différé, le « Dimanche des gens de mer », le 1er novembre dernier. A l’occasion, une célébration œcuménique a eu lieu en la chapelle Stella Marins, à Lomé, où le président du Comité National du Bien-Etre des Gens de Mer au Togo (CNBEGMT), le rév. père Cyrille A. Kété et le pasteur Henri Elom Sowu, directeur du Foyer des Marins de Lomé, ont successivement prêché l’amour du prochain, gage de la paix sociale. Cette initiative du CNBEGMT a permis de rendre hommage au personnel de la navigation maritime, souvent victime d’injustice sociale, exposé aux intempéries de la nature et à plusieurs autres dangers voire à la mort.

C

omme tous les ans, le Comité National du Bien-Etre des Gens de Mer au Togo (CNBEGMT) a commémoré, en différé, la journée mondiale des gens de mer. C’était le 1er novembre 2015, où les chrétiens de diverses confession ont prié, dans la chapelle Stella Maris du port de Lomé, pour exprimer leur gratitude aux marins en activités ou qui ont péri dans l’exercice de leurs fonctions ou encore exposés aux catastrophes, aux attaques des pirates, aux autres traitements inhumains et dégradants. Il s’est agi, du fait que les acteurs de la navigation maritime rendent un grand service à l’humanité, en dépit des risques qu’ils courent, de dire une prière pour implorer la paix sur leur communauté au Togo et partout dans le monde. Selon les organisateurs, plus de 95 % des marchandises transitent par la mer, mais, ont-ils précisé, leurs transporteurs, les conducteurs de bateaux sont confrontés à plusieurs exactions. Cette journée est destinée à leur rendre hommage, afin de se rappeler du service qu’ils rendent à la communauté. « Les difficultés auxquelles sont confrontés les marins sont légions. Il y en a qui ne connaissent pas leurs droits et se laissent piéger par les armateurs. Parfois, les conditions dans lesquelles ils

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vivent à bord des navires ne sont pas décentes. Ils n’ont pas d’eau potable et certains n’ont même pas à manger. De plus, ils sont menacés par les attaques des pirates, la solitude, les accidents et les intempéries…», ont-ils regretté. Les officiants principaux, le rév. père Cyrille A. Kété et le pasteur Henri Elom Sowu se sont inspirés des passages bibliques tirés de Marc chapitre 12, verset 28 à 34, de Deutéronome, chapitre 6, verset 4 à 9 et de Jean chapitre 3, verset 1 à 3 pour prêcher la paix. « Dieu, le Seigneur est unique, est amour et doit être adoré car, aimer son prochain comme il le recommande vaut mieux que les sacrifices et les offrandes », ont-ils tour à tour laissé entendre. A l’issue de la séance de prières, a eu lieu, un tour en haute mer, pour le dépôt de gerbes de fleurs en l’honneur de marins péris dans l’exercice de leurs fonctions. Le 12 juillet a été décrétée en 2010 par l’Organisation Maritime Internationale (OMI), organisme dépendant de l’ONU, pour rendre hommage à 1,5 million de navigants qui servent à bord des navires de mer.

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Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA

Le PAL renouvelle son engagement pour l’élimination de l’infection au VIH et de la discrimination à l’égard des PVVIH

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a 28ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA a été commémorée le 1er décembre 2015 partout au monde. Au Togo, plusieurs manifestations ont marqué la célébration. Parmi celles-ci, la campagne de sensibilisation et la caravane organisées par le Port Autonome de Lomé (PAL), qui renouvelle son engagement pour l’élimination de cette pandémie et la discrimination à l’égard des personnes vivants avec le VIH (PVVIH). C’est autour du thème, « Zéro nouvelles infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au SIDA » que les premiers responsables du PAL ont sensibilisé les différents acteurs de ce secteur économique sur le fléau. A l’occasion tous les usagers du port, notamment les camionneurs, les transporteurs, les transitaires, les revendeurs, les organisations syndicales, ont été entretenus sur la manifestation de la maladie, les voies de contamination et les mesures de prévention. Les discussions ont, également, porté sur les attitudes face au VIH, la lutte contre la discrimination et la stigmatisation, le soutien aux personnes affectées ou infectées. Dans son intervention, le point focal VIH/SIDA et directrice du centre médico-social du PAL, Mme Adanlété Lawson Akuélé a, au nom du Directeur Général, salué la mobilisation général qui témoigne de l’intérêt que chaque Togolais porte à la

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La communauté internationale observe, chaque 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Comme à l’accoutumée, le Port Autonome de Lomé (PAL) a respecté cette tradition en organisant une campagne de sensibilisation à l’endroit de son personnel et une caravane dans la zone portuaire. Initiée, en partenariat avec le corridor Abidjan-Lagos et la Fédération des ouvriers du transport (ITF-Togo, Afrique de l’Ouest et du Centre), cette rencontre a permis de conscientiser les participants sur les comportements sexuels à adopter, puis de les encourager à la solidarité vis-à-vis des personnes affectées ou infectées par le VIH/SIDA.

lutte contre cette pandémie et son éradication, notamment en milieu professionnel. Pour une meilleure prise en charge médicale, sociale et psychologique des malades, a-t-elle indiqué, le PAL et ses partenaires mènent toujours des activités de sensibilisation de proximité et de masse, comme des séances de dépistage, parce que le port regroupe des travailleurs de divers horizons. Pour le point focal, ces diverses activités menées, avec succès, a permis au port de réaliser des progrès dans la lutte contre le VIH/SIDA. Mme Adanlété Lawson s’est, enfin, réjouie du thème national de cette année, « Eliminons la transmission du VIH de la mère à l’enfant au Togo », qui a-t-elle relevé, interpelle la population à manifester plus d’intérêt, d’amour et de soutien aux PVVIH. « Pour un monde sans SIDA avec un objectif zéro, nous devons également lutter contre les nouvelles infections chez les enfants et mettre un terme à la discrimination et aux violences faites aux femmes », a rappelé Mme Adanlété Lawson. Par ailleurs, le projet « Un camionneur, un condom » a été mis en place en vue de mieux conscientiser et lutter efficacement contre le VIH/SIDA. Et pour l’intégration des malades, le centre médico-social du port de Lomé a opté pour leur prise en charge totale.


ACTUALITÉS :

Journée Mondiale des personnes âgées

Le 1er octobre a été commémorée la Journée Internationale des personnes âgées, couplée de la Journée Mondiale du Cœur, observée le 29 septembre. C’était l’occasion, pour l’Amicale des Retraités du Port Autonome de Lomé (AREPAL) et de l’Association des Personnes Agées Sans Frontière (APASF), de sensibiliser les retraités du PAL à l’hypertension artérielle et au diabète, deux maladies évitables.

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Les retraités du PAL sensibilisés à l’hypertension artérielle et au diabète

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a Journée Internationale des personnes âgées célébrée de par le monde le 1er octobre, a été couplée, cette année, de la 2ème édition de la Journée mondiale du Cœur, commémorée, le 29 septembre. Pour marquer l’évènement, la direction du PAL, en collaboration avec l’Amicale des Retraités du Port Autonome de Lomé (AREPAL) et l’Association des Personnes Agées Sans Frontière (APASF), a convié les retraités de cette institution à une séance de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires, notamment l’hypertension artérielle et le diabète. Deux maladies non transmissibles, évitables qui, constituent un problème de santé publique. Selon les initiateurs, il s’agissait, par cette rencontre, d’attirer l’attention des retraités, véritables viviers, dépositaires de connaissances, de savoir et de savoir-faire, sur ces maladies qui entraînent des complications voire la mort. Il est donc question de « s’intéresser aux problèmes sanitaires des retraités, afin de garantir un bon état de santé à ces bibliothèques de l’humanité », comme l’a indiqué la directrice du centre médico-social du PAL, Mme Adanlété Lawson Akuélé. Pour se faire, l’assistance a été entretenue sur les causes, les symptômes, les complications, ainsi que les règles de

Mme Adanlété Lawson, directrice du centre médico-social du PAL

prévention de ces affections traumatisantes. Le médecin du port, Dr Héléna Allassani Djobokou et le président de l’APASF, Dr Gériatre Patrick Viviti, ont, à cet effet, beaucoup insisté sur les mesures et règles hygiéniques et diététiques indispensables pour prévenir l’hypertension artérielle et le diabète, afin que les retraités puissent maintenir l’équilibre de leur santé et vivre plus longtemps. Ils ont, tour à tour, demandé aux participants, de diminuer leur consommation d’alcool, d’arrêter de fumer, de limiter les apports alimentaires en sel, de surveiller leur poids et de privilégier le sport. Les différents communicateurs les ont, aussi, conseillés de manger moins sucré, moins salé et moins gras pour être à l’abri de ces maladies. Les médecins ont, également, exhorté les retraités de bien prendre soin de bien prendre soin de leur cœur, parce qu’ « il est l’élément moteur de l’organisme et très précieux pour la vie », a souligné Dr Djobokou. A l’issue de la séance de sensibilisation, un électrocardiogramme, un tensiomètre électronique et un oxyomètre ont été offerts au CMS du PAL pour la prise en charge des retraités.

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ACTUALITÉS :

Une mission d’information et de sensibilisation du PAL et de l’OTR en tournée dans les pays du sahel Une mission d’information et de sensibilisation du Port Autonome de Lomé (PAL) et de l’Office Togolais des Recettes (OTR) a séjourné du 07 au 24 septembre 2015 au Burkina Faso, au Niger et au Mali. L’objectif est de rencontrer les opérateurs économiques de ces pays de l’hinterland afin de leur présenter les nouvelles performances du PAL. Il s’est agi de présenter le nouveau corridor togolais avec ses nouvelles routes de contournement, notamment le grand contournement de la ville de Lomé, celui de la Faille d’Alédjo et du col de Défalé. Les nouveaux terminaux à conteneurs : le 3ème quai et Lomé Container Terminal ou la nouvelle darse, ainsi que les nouvelles mesures de facilitation de transit des marchandises, n’étaient pas du reste. La sensibilisation a, également, porté sur les nouveaux horaires de travail au port de Lomé (24h/24 et 7jours/7) afin d’assurer la rapidité des opérations portuaires. C’était l’occasion, pour la délégation d’échanger avec les opérateurs économiques des voies et moyens pouvant permettre d’améliorer les conditions de transit des marchandises en provenance ou à destination de leurs pays respectifs. Par ailleurs, cette mission a été conduite par les premiers responsables des deux institutions, le Contre-Amiral Fogan Kodjo ADEGNON, du PAL et M. Henri GAPERI, de l’OTR.

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Credit photo: PAL

Des opérateurs économiques au Mali

Au Niger, plusieurs hommes et femmes d’affaires étaient au rendez-vous

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LA PILOTINE N°003 octobre 2015 La délégation togolaise à l’étape du Burkina Faso

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ACTUALITÉS :

Pour mieux défendre leurs intérêts,

les dockers du Togo créent un nouveau syndicat Les dockers opérant au Port Autonome de Lomé (PAL) se sont constitués en un nouveau syndicat, le 17 septembre dernier, en vue de mieux défendre leurs droits et intérêts. Dénommé Syndicat des Dockers du Togo (SYDOCKT), il vient en appui aux trois prédécesseurs pour donner une nouvelle vision au docker du Togo.

L

e syndicat des dockers du Togo (SYDOCKT) était en congrès constitutif, le 17 septembre 2015, à la Maison de la Santé à Lomé. Cette assemblée générale a conduit à l’amendement et à l’adoption des statuts et règlement intérieur de l’organisation syndicale. Il s’est agi, également, d’élire un bureau exécutif de dix membres dirigé par un secrétaire général, M. Kouessan Dometo Gbédéssi, pour un mandat de 4 ans non renouvelable. Si on s’en tient à ses propos, le SYDOCKT est créé pour pallier les difficultés de ses prédécesseurs et résoudre les problèmes qui minent se secteur d’activités. Il vise, a relevé M. Gbédéssi, à œuvrer davantage pour que les camarades soient déclarés à la caisse et pour de meilleurs conditions de vie et de travail sur le quai. Il a promis mener à bien cette mission ensemble avec les membres du bureau et de l’organisation. Dans cette optique, il a émis le vœu que l’autorité portuaire et le gouvernement se concertent pour assurer un travail décent à cette frange des travailleurs, sans qui les activités du PAL tourneraient au ralenti. La représentante du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative, Mme Balababadi Dodo

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Kazi, inspectrice du Travail à la Direction générale du Travail, a, pour sa part, relevé l’impact positif de l’amélioration des conditions de travail et la promotion des droits des travailleurs sur le développement et la croissance économique. Le gouvernement, a-t-elle souligné, est conscient de l’importance des enjeux et de l’ampleur des problèmes. C’est pourquoi, a ajouté l’inspectrice du Travail, il est déterminé à associer pleinement les organisations syndicales à la résolution des problèmes sociaux majeurs qui assaillent le monde du travail et à la relance économique du pays. Présente à l’ouverture des travaux, la coordinatrice nationale de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT), Mme Lawson Nadou a évoqué le rôle combien important que jouent les dockers au port de Lomé. Ces hommes vaillants et courageux, a-t-elle rappelé, donnent de leurs corps et de leur sang pour assurer le transit des marchandises des navires accotées vers les magasins dans des conditions optimales de sécurité. Elle a, ensuite, exhorté les congressistes à une analyse méticuleuse de la situation afin de déceler les raisons d’échec des autres syndicats en vue d’envisager des pistes leur permettant d’atteindre leurs objectifs.

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INFOS TOUS AZIMUTS « Oceania Insignia », le quatrième navire de grande capacité, accosté, en espace de 2 mois, au Port Autonome de Lomé a été accueilli, le 13 décembre 2015. Ce bateau de croisière, en transit au Togo, avait à bord, 515 touristes de nationalités américaines et européennes. C’étaient l’occasion, pour ces derniers, de découvrir certains attraits touristiques du Togo .

Le Chef du Gouvernement, M. Komi Selom Klassou, a présidé une séance de travail sur la sécurité maritime avec une délégation des ministères français de la Défense et des Affaires étrangères, conduite par le vice-amiral d’escadre, M. du Ché, directeur général-adjoint des relations internationales et de la stratégie de la défense. Les échanges ont porté sur la préparation du prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique.

Le Premier ministre, M. Komi Selom Klassou a reçu une forte délégation du ministère de la Défense allemande, conduite par son vice-ministre, Dr Ralf Brauksiepe, le 18 novembre dernier à la Primature. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale dans divers secteurs d’activités et surtout de la sécurité maritime dans la région du Golfe de Guinée. « Nous savons que c’est un sujet d’importance (sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, ndlr) pour le Togo et l’Afrique en général, mais aussi pour mon pays… », a indiqué Dr Brauksiepe.

La Société d’Exploitation du Guichet Unique du Commerce Extérieur (SEGUCE-Togo) a, désormais, un nouveau Directeur Général, c’est M. Thierry Verdier. Il succède à M. Olivier Lederer qui l’a présenté au Premier ministre le 14 septembre dernier à la Primature. Le DG sortant a saisi l’occasion pour faire le point des avancées de la finalisation de la mise en place des structures de SEGUCE-Togo dans le pays.

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) a dévoilé les grandes articulations du déroulement de la journée économique du Togo à Milan, lors d’une conférence de presse le 22 octobre 2015. C’était pour permettre à l’opinion publique de comprendre la participation du Togo à ce grand rendez-vous du donner et du recevoir. En effet, le Togo a eu droit à une journée économique le 24 septembre à l’exposition de Milan, « Expo Milano 2015 » qui a pris fin en octobre dernier. selon les organisateurs, la participation du Togo est de permettre aux opérateurs économiques, de densifier et de diversifier leurs réseaux d’affaires. Au cours de cette exposition, une présentation des opportunités d’investissement au Togo, la signature d’un protocole d’accord et des accords de partenariats ont eu lieu, entre autres. C’est pourquoi le président de la CCIT, M. Germain Essohouna Mèba a invité les entreprises togolaises à se rapprocher de son institution pour bénéficier des retombées de ces rencontres. Cette manifestation qui a connu la participation d’environ 150 opérateurs économiques venus du Togo, d’Italie, de Suisse, de France, d’Allemagne avait pour thème : « Nourrir la planète, Energie pour la planète, Energie pour la vie ».

12 au 16 octobre 2015, l’Union Européenne (UE) au Togo a accueilli une Conférence des délégations de l’UE en Afrique de l’Ouest et Centrale (CODELAOC). Les quinze délégations de l’UE ont, durant 5 jours, débattu des thèmes centraux comme la gouvernance, la sécurité et la migration. Par rapport à la sécurité, ils ont planché sur la nécessité d’une vision d’ensemble sur les menaces et l’appui de l’UE à la stratégie du Golfe de Guinée. Dans ce cadre, les participants à la conférence ont effectué une visite à la préfecture maritime le 14 octobre. L’objectif est de s’enquérir de l’avancée du projet CRIMGO que l’UE finance au Togo. Ce projet fait référence à la lutte contre la criminalité maritime, en termes de formation, d’exercices et de coopération sous régionale.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

Sécurité et sureté maritime

Le président togolais préside une réunion en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New York

Credit photo: Louis VINCENT

Le Président de la République Togolaise, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé a présidé, le 26 septembre dernier au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, une réunion organisée en partenariat avec le Royaume des Pays-Bas sur la sûreté maritime et la sécurité dans la mise en œuvre du programme de développement post-2015. Cette réunion montre l’engagement sans faille du chef de l’Etat aux côtés de ses pairs pour une sûreté des routes maritimes. C’était en présence des Présidents du Sénégal et du Bénin, du Premier ministre béninois M. Lionel Zinsou, des ministres des Affaires Etrangères de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, du vice-président de la Commission de l’Union Africaine, des représentants de la France, des Etats-Unis et de l’Union Européenne, etc.

Le Président Faure Gnassingbé attentif aux…

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n ouvrant les débats, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a brièvement rappelé la problématique de la sûreté maritime par un historique des actes de piraterie dans les golfes d’Aden et de guinée. Fléau jugulé au large de la Somalie, a indiqué le président togolais, la piraterie maritime s’est déplacée dans le Golfe de Guinée,

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les trafiquants ont changé de région, mais la menace reste la même. Cette activité criminelle fait perdre chaque année au minimum 7 milliards de dollars aux pays du Golfe de Guinée, a-t-il précisé. Selon Faure Gnassingbé, 35 à 40 tonnes de drogue par an (essentiellement de la cocaïne) étaient acheminées par les trafiquants vers les côtes africaines avant d’être réexpédiés

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SÉCURITÉ & SURETÉ

par voie maritime vers l’Europe. A cela, il faut ajouter le trafic d’armes qui alimente le terrorisme sur le continent. « 92% du trafic mondial s’effectue par la mer, il est inconcevable que l’insécurité persiste en Afrique ou ailleurs », a martelé le chef de l’Etat togolais, qui a relevé l’impossibilité d’une surveillance individuelle de l’espace maritime africain, appelant de ses vœux à une coopération renforcée. Après avoir énuméré les axes prioritaires à prendre en compte dans le cadre des discussions relatives à la sûreté maritime (lutte contre la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale et les problèmes migratoires), le président togolais a rappelé que les efforts consentis par les uns et les autres devraient nécessairement converger vers l’amélioration des conditions de vie des populations. Co-organisateur de la rencontre, le ministre néerlandais des Affaires Etrangères, M. Bert Koenders a poursuivi dans le sens du Président togolais pour rappeler l’importance de l’initiative

La conférence de Lomé suscite une plus large adhésion Le président sénégalais, SEM Macky Sall, a tenu, pour sa part, à féliciter son homologue togolais pour l’organisation de la rencontre. « Nous devons faire des efforts pour renforcer les équipements de la marine, mettre en place des forces spéciales », a-t-il plaidé. Il a réclamé une attention particulière pour les accords de pêche (notamment avec l’Union Européenne) pour qu’ils soient à l’avenir plus équilibrés. M. Macky Sall a, enfin, salué l’initiative du Togo d’organiser en 2016 un sommet sur la sécurité maritime. Soutien également très appuyé par le vice-président de la Commission de l’Union africaine, M. Erastus Mwencha. Le Vice-président de l’Union africaine, le Premier ministre béninois, les représentants du Cameroun, de Madagascar, de la France, de l’Union européenne, sont également intervenus pour soutenir le prochain sommet qui se tiendra à Lomé au Togo. Pour M. Lionel Zinsou, Premier ministre béninois la piraterie maritime était la parafiscalité du terrorisme et du crime organisé. Il a mis en garde contre des mafias qui deviennent plus fortes que les Etats car plus riches. « La conférence de Lomé constitue un rendez-vous crucial afin d’élaborer une stratégie pour mettre un terme à l’insécurité maritime. Le menace est très importante même si elle semble invisible aux yeux de l’opinion publique internationale », a déclaré le Premier ministre béninois. Il a suggéré aux pays de la région de mutualiser leurs efforts et d’échanger leurs informations, seul moyen d’être plus forts que les trafiquants. Dans ce combat, le Togo et ses voisins peuvent compter sur l’appui de la France, a indiqué Mme Marie-Hélène Maysounave, représentante spéciale chargée de la lutte internationale contre la piraterie maritime au ministère français des Affaires étrangères.« Le Cameroun, qui avait abrité la première conférence sur ce thème, encourage le Togo à prendre le relais », a souligné, pour sa part, le chef de la diplomatie camerounaise M. Pierre Moukoko Mbonjo. Le président Faure Essozimna Gnassingbé s’est félicité de la qualité des débats qui viendront enrichir les discussions lors du prochain sommet. Il a, par après, poursuivi des contacts bilatéraux en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, (où il a prononcé un brillant discours axé sur les défis à relever par le Togo en matière de développement durable. Ndlr) sur la thématique de la sûreté maritime et du développement en Afrique.

… explications de M. Koenders (extrême droite)

togolaise. « Les eaux africaines sont d’une importance capitale pour l’économie mondiale », a-t-il déclaré avant de livrer un plaidoyer en faveur de la mise en place de solutions globales pour lutter contre l’insécurité maritime. M. Bert Koenders a émis le souhait que le prochain sommet de Lomé soit l’occasion de passer du stade des discussions à celui de l’opérationnalisation de la lutte contre les criminels.

Notons par ailleurs, qu’alors que les autorités togolaises ont annoncé le report du sommet (initialement prévu pour novembre 2015) en raison de problèmes logistiques, on s’est aperçu lors des discussions de New York que la mobilisation n’a jamais été aussi forte autour de cette thématique. On peut donc dire sans se tromper, que le report de cette rencontre d’envergure lui donne davantage de crédibilité !

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SÉCURITÉ & SURETÉ

La marine teste ses capacités opérationnelles en application au Code ISPS

Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sûreté et de sécurité du Port Autonome de Lomé (PAL), et conformément aux recommandations du Code International pour la Sûreté des Navires et des Installations Portuaires (Code ISPS), la préfecture maritime a initié, le 29 octobre, le 11 novembre et le 29 décembre 2015, des exercices qui ont regroupé les acteurs en charge de la sécurité et de la sûreté maritime. Ces simulations visent à tester les capacités opérationnelles de la Marine nationale et à rassurer davantage les opérateurs économiques sur la capacité de l’Etat à sécuriser les eaux nationales et à garantir la sécurité au sein du port.

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a grande pluie de l’après-midi du 29 octobre dernier, n’a pas empêché la préfecture maritime à procéder à son exercice de simulation de gestion de crise maritime dénommé « Neno 2015-4 », qui s’est déroulé dans les eaux sous juridiction togolaise. Initié, avec l’appui de la coopération française, cet exercice a permis de tester les capacités opérationnelles de la Marine et des administrations togolaises face à une crise de sécurité maritime. Ceci en vue d’améliorer le niveau opérationnel des différentes entités des domaines de sécurité et de sûreté maritimes de manières, à être en mesure, de répondre efficacement face à une menace réelle.

Description de l’exercice La simulation a porté sur un cas de figure où le « Fish Hunter », un navire battant pavillon Maltais, a été repéré en action de pêche illicite à 14 nautiques de la côte togolaise. Le préfet Maritime saisi, convoque la cellule de crise et demande aux Forces Armées de conduire un contrôle du navire. Les opérations de contrôle menées révèlent que le navire était en pêche illicite, transporte des clandestins et de la drogue à bord. Malheureusement, au cours du détournement dudit navire vers le Port, un incendie s’est déclenché à bord. Une mission d’assistance est immédiatement intervenue pour secourir les membres de l’équipage. A l’issue de l’opération de secourisme, le Préfet Maritime, le Capitaine de Vaisseau Kwassivi Vinyo Adzoh s’est réjoui

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de la réussite de cet exercice qui, selon lui, permet d’affiner les comportements à adopter en cas de réelle menace. Il a, néanmoins, relevé quelques défaillances liées à la météo et à la logistique. Aussi a-t-il exhorté tous les acteurs impliqués dans la protection maritime à plus de vigilance, car, a-t-il souligné, combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est une priorité sur toute la côte atlantique de l’Afrique, où elle contribue à la surpêche avec des effets négatifs sur les économies de ces pays. Le préfet maritime a, ensuite, encouragé les acteurs impliqués à se préparer pour les exercices de plusieurs jours, qu’il faut réussir quel que soit le temps qu’il fait. Il a, pour finir, remercié le président de la République, chef des armées, Faure Essozimna Gnassingbé pour cette décision stratégique, permettant d’améliorer et de renforcer les capacités opérationnelles de la Marine nationale et partant d’assurer la sécurité maritime. Le Commandant Nouette, de la marine française, a quant à lui, salué cette initiative, qui a favorisé le partage d’expérience et d’informations en la matière. Satisfait, il a félicité la Préfecture Maritime pour la performance de la coordination des opérations, malgré « le petit bémol lié à la météo et à la coordination du Bénin ». Il a émis le vœu de la création d’une unité d’assistance de navire en détresse dans un proche futur.

Un navire en fuite après collision avec un autre… Le scénario de résolution de crise maritime qui s’est tenu à la base marine à Lomé le 11 novembre 2015, est organisé avec l’appui des entraîneurs de Marital Route

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Des exercices de simulation d’intervention en mer


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of the Golfe of Guinnea (CRIMGO). Second du genre au cours du 3ème trimestre 2015, cet entrainement a consisté à sécuriser les blessés à la suite d’une collision entre les navires Uranus et Sao Tomé. Mercredi, 11 novembre 2015, il est 7h 54mn, une collision survient entre les navires Uranus et Sao Tomé à 12,6km au Sud-Est du Port Autonome de Lomé (PAL). Suite à ce choc, le navire Sao Tomé a pris la fuite vers le Bénin alors qu’Uranus signale une voie d’eau et une fuite de gasoil et des blessés à bord. Il demande assistance. La marine togolaise s’est, instantanément, lancée dans l’action. Des moyens nautiques et aériens, notamment deux patrouilleurs, une sentinelle, deux remorqueurs, un defender et un king air sont engagés dans la zone pour assister le navire en détresse, lutter contre la pollution et localiser le navire en fuite. La convocation de la cellule de crise par le préfet maritime, le Capitaine de Vaisseau Kwassivi Vinyo Adzoh, et la projection des différentes équipes opérationnelles ont permis de secourir les personnes en danger, de conduire le navire sinistré à quai pour la suite des investigations et de maîtriser la pollution. Grâce à l’efficacité de la coopération entre les autorités togolaises et béninoises, le navire fugitif a été intercepté par les forces navales du Bénin et conduit aux côtes togolaises pour une prise en charge. L’exercice de simulation a été un succès ! D’après le préfet maritime, cet entrainement s’inscrit dans la résolution d’un délit de fuite d’un navire vers un pays voisin. Il vise la mise en place des mesures juridiques de coopération entre Etats pour contraindre les malfaiteurs de tout genre.

Test du plan d’évacuation de l’installation portuaire N° 0001 L’exercice de sûreté de l’installation portuaire N° 0001 a eu lieu le 29 décembre au PAL. La cellule de réflexion réunie à la capitainerie a mené à bien cet exercice qui a duré près de 2 heures. Mardi, 29 décembre 2015, il est 9h 50mn, un accident survient à la sortie du poste Nord-Est (NE) du PAL avec risque d’incendie. Aussitôt informés, les pompiers se sont mis dans l’action. Mise en route du camion incendie vers le lieu du sinistre, identification des véhicules positionnés au NE avec fermeture dudit poste, mise en place du dispositif de déroutement, évacuation des camions, etc. La cellule de réflexion et la projection des différentes équipes opérationnelles ont permis de mener à bien cet exercice qui vise à tester le plan d’évacuation des camions gros porteurs de la porte Nord-Est vers la porte principale. C’était aussi l’occasion d’expérimenter l’efficacité de la coordination du flux des camions par tous les acteurs impliqués dans les formalités de sortie des marchandises en consommation permettant d’éviter le blocage de la circulation terrestre du trafic portuaire.Selon les organisateurs, l’exercice s’est déroulé dans de bonnes conditions, malgré quelques difficultés rencontrées. C’est pourquoi des recommandations ont été faites afin de se préparer pour d’éventuelles situations. « Les opérations ont été menées avec succès. Les chauffeurs et apprentis ont collaboré efficacement avec les agents de l’ESCAM et les gardes de sûreté portuaire chargé de donner des indications relatives au déroutement », a confié M. Ayessi Affo, PFSO, qui a exhorté tous les acteurs impliqués dans la protection et la sûreté maritimes à plus de vigilance.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

Credit photo: INTERNET

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Le sénateur français André Trillard a échangé avec des acteurs de la sécurité maritime au Togo

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u 7 au 9 septembre 2015, le sénateur français de la Loire-Atlantique et secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du sénat, M. André Trillard a effectué une visite de travail au Togo. L’objectif était de s’informer sur la mission Corymbe, qui a effectué une escale à Lomé du 4 au 8 septembre courant, de la frégate de surveillance « Germinal ». Il était, également, question de se renseigner sur les problématiques de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, notamment celles auxquelles est confronté le Togo. Au terme de sa visite, il a effectué une séance de travail, le 9 septembre, avec le ministre conseiller pour la mer, M. Stanislas Bamouni Baba et le préfet maritime, le Capitaine de Vaisseau Kwassivi Vinyo Adzoh. A l’occasion, le sénateur français satisfait de sa mission au Togo, a félicité le pays pour ce bel exemple qu’il donne à travers ces efforts dans la promotion de la sécurité maritime. « Le chef d’état-major de la marine française m’a dit que le pays où tu dois aller parce que les efforts magnifiques

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sont en train d’être faits et il y a un développement avec un potentiel important, c’est le Togo. Les raisons de ma visite sont importantes parce que Lomé mérite d’être connue, aujourd’hui. Car, on a à la fois la sécurité, la confiance, les investissements et les projets. Vous êtes sur une voie qui me permet de dire que le Togo est un modèle, un exemple raricime », a relevé M. Trillard. Pour avoir visité le port entièrement, du bout de la darse au port de pêche, le sénateur a apprécié sa forme et son importance, qui donnent déjà « une idée très convenable du PAL. C’est magnifique », a-t-il souligné. Il a, pour finir, promis remonter aux autorités françaises l’estime qu’il a pour le travail qui y est fait, mais aussi, la confiance aux autorités locales, le président de la République, en particulier. Le ministre Baba a, quant à lui, exprimé sa gratitude à l’hôte français pour ces compliments qui prouve, non seulement, que le Togo est sur la bonne voie, mais va surtout les encourager à faire davantage. Il a, en outre, salué la vivacité et la pertinence de la coopération française dans ce domaine, puis émis le vœu qu’elle soit pérenne pour la sécurité des routes maritimes.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

Mission corymbe pour la protection des intérêts français dans le golfe de Guinée et la sécurisation des côtes ouest africaines…

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Dispositif naval mis en place, depuis 1990, par la Marine nationale française, la Mission Corymbe vise à assurer la présence permanente d’un bâtiment, au moins, dans le Golfe de Guinée et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest. Ceci relève de sa diplomatie navale et souligne l’intérêt que porte la France pour la sécurité dans cette zone du continent noir.

Exercice franco-italien lors de la Corymbe 2014

À

l’origine, ce dispositif a été conçu pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, notamment ceux liés à l’exploitation pétrolière. Corymbe relève ainsi d’une logique de puissance militaire, en complément du dispositif militaire français déployé en Afrique occidentale, constitué par les Éléments français au Gabon (EFG) et les Éléments français au Sénégal (EFS).

Dans ce cadre, on peut distinguer trois (3) principales missions : -

Pré-positionnement « Resevac » (Opération d’évacuation de ressortissants). La Marine nationale se tient prête à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l’Ouest.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

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Soutien des forces françaises pré-positionnées avec, par exemple, des entraînements communs avec l’armée de terre et l’armée de l’air à Dakar. Lutte contre la piraterie et le brigandage

Le dispositif relève, en outre, de la diplomatie navale française et souligne l’intérêt que porte la France pour la situation des pays bordant le golfe de Guinée. Le renforcement des liens avec ces nations s’exprime par l’organisation de rencontres officielles à bord des bâtiments, par des manœuvres conjointes avec les marines des pays limitrophes, par des actions de formation de leurs marins, d’aide aux populations.À de multiples reprises, le dispositif a connu une montée en puissance lié à la déstabilisation de certains pays de l’Afrique occidental. À partir de 2004 et la guerre civile en Côte d’Ivoire, les bâtiments ont plus particulièrement soutenus les militaires français dans le cadre de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Zone de déploiement Les bâtiments en mission dans cette zone se déploient de la frontière nord du Sénégal à la frontière sud de l’Angola en passant notamment par les eaux de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Togo, du Nigéria, du Cameroun, du Gabon ou encore des îles de Sao Tomé-et-Principe.En place depuis 1990, la mission Corymbe est l’une des missions des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Elle est destinée à compléter le dispositif pré-positionné en Afrique occidentale. Outre leur mission de présence dans une zone où les intérêts français sont nombreux, les navires de la Marine nationale déployés effectuent des actions de coopération bilatérale avec les pays côtiers, dans le cadre de la lutte contre les trafics et les actes de piraterie. Ils sont en mesure d’apporter un soutien rapide en cas de besoin, au même titre que les forces pré-positionnées dans la région. Le 128ème mandat de la mission Corymbe assuré par le Siroco et le commandant Bouan cette année Le 21 avril 2015, la mission du Transport de Chalands de Débarquement (TCD) Siroco, engagé avec l’aviso Commandant Bouan, a pris fin, près de trois mois après son déploiement dans le golfe de Guinée, dans le cadre du 128ème mandatdel’opérationCorymbe.

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Au cours de ce déploiement, le Siroco, a conduit des manœuvres logistiques au profit des forces françaises pré-positionnées en Afrique occidentale, grâce à ses capacités d’emport et à la batellerie de sa flottille amphibie. Ainsi, escorté par le Commandant Bouan, il a notamment embarqué entre Dakar et Libreville des véhicules destinés au programme français de coopération, dans le cadre du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP).La coopération régionale, fil rouge de l’opération Corymbe, a été marquée par la conduite d’entraînements communs menés par le Siroco et le Commandant Bouan avec les marines européennes patrouillant dans le golfe de Guinée (frégate portugaise Bartolomeu Dias et patrouilleur espagnol Vencedora). De nombreux exercices ont été menés avec les marines de la sous-région (Sénégal, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana), dont l’objectif était de leur permettre d’assurer la sécurité des zones d’intérêt économiques exclusives de leurs pays respectifs. L’opération Corymbe visant également à accompagner la montée en puissance des marines locales, le Siroco a ainsi accueilli plus de soixante-dix élèves de l’Ecole Nationale à Vocation Régionale (ENVR) de Bata en Guinée Équatoriale pour une corvette d’instruction de dix jours au profit de militaires de quatorze Etats africains.Du reste, durant le déploiement, le Siroco et son escorte ont également été appelés à patrouiller à proximité des très nombreuses platesformes pétrolières qui parsèment les zones économiques exclusives des États côtiers du golfe de Guinée. Cette zone, première région pétrolifère d’Afrique, fait l’objet de menaces liées à la piraterie. Corymbe 128 constituait le dixième déploiement du Siroco dans le golfe de Guinée depuis son admission au service actif en 1998, mais également sa dernière opération avant d’être retiré du service actif au deuxième semestre 2015. Le Commandant Bouan et le Siroco ont honoré le 128ème mandat de l’opération Corymbe qui permet, depuis 25 ans, une quasi permanence des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. L’aviso Commandant l’Herminier prendra la relève des bâtiments pour assurer la 129ème Corymbe.

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(Source : Marine nationale française)


SÉCURITÉ & SURETÉ

L’accord de lutte contre la pêche non autorisée prend de l’ampleur

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A mesure que de plus en plus de pays ratifient l’accord international visant à lutter contre la pêche illégale, l’intérêt croît pour la mise en application de cet instrument.

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n estime que la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN) priverait l’économie mondiale de 10 à 23 milliards de dollars, sans compter son impact sur l’aménagement des stocks halieutiques, soit une double préoccupation à l’échelle internationale. Pour affronter ce problème, la FAO a négocié l’adoption en

2009 par ses Etats membres de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non règlementée. L’accord entre en vigueur lorsque 25 pays ont déposé leur instrument de ratification. A ce jour, l’accord compte 12 pays, le dernier en date étant l’Islande en juin dernier. Deux autres états sont en voie de ¬¬les rejoindre.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

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n estime que la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN) priverait l’économie mondiale de 10 à 23 milliards de dollars, sans compter son impact sur l’aménagement des stocks halieutiques, soit une double préoccupation à l’échelle internationale. Pour affronter ce problème, la FAO a négocié l’adoption en 2009 par ses Etats membres de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non règlementée. L’accord entre en vigueur lorsque 25 pays ont déposé leur instrument de ratification. A ce jour, l’accord compte 12 pays, le dernier en date étant l’Islande en juin dernier. Deux autres états sont en voie de ¬¬les rejoindre. On entend par « mesures du ressort de l’Etat du port » les mesures servant à détecter la pêche illégale lorsque les navires entrent au port. L’Accord encourage la collaboration entre pêcheurs, autorité du port, garde-côtes et marines pour renforcer les inspections et les procédures de contrôle aux ports et sur les bateaux. A noter qu’il permet également aux états d’empêcher les débarquements de prises illicites, indépendamment du pavillon que les navires arborent. « L’Accord a pour but d’harmoniser les contrôles dans les ports afin d’empêcher les captures de poisson illégales de pénétrer sur les marchés internationaux via les ports », a expliqué M. Blaise Kuemlangan, chef du Service Droit et développement de la FAO. « L’habileté à repousser les navires participant à la pêche illicite réduira sensiblement les possibilités de vente de leur poisson, avec pour conséquence une baisse de la pêche illégale dans le monde », a-t-il ajouté. L’Accord permettra de mieux se conformer au Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable (1995), qui s’attache à promouvoir la durabilité du secteur à long terme.

La pêche illicite, qui englobe aussi bien la pêche sans autorisation que la récolte d’espèces protégées, l’utilisation de matériel de pêche illégal et la non observation des quotas, pourrait s’élever à 26 millions de tonnes de fruits de mer par an, soit plus de 15% de la production mondiale totale. En dehors des dégâts économiques qu’elle occasionne, elle constitue une menace pour la biodiversité locale et la sécurité alimentaire de nombreux pays.

Un atelier pour les pays côtiers d’Afrique Pour aider les pays à renforcer leurs capacités de mise en application de l’Accord, la FAO a convoqué une série d’ateliers dans toutes les régions du monde. Le sixième de la série, financé par le Gouvernement de Norvège et couvrant l’Afrique de l’Ouest, s’est déroulé du 20 au 24 juillet à Praia (Cap-Vert). Cinquante participants de 16 pays côtiers africains ont participé, aux côtés d’experts de l’Union européenne, de l’Organisation maritime internationale, de la Commission des pêches de l’Atlantique du Nord-Est, de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, de la Conférence ministérielle COMHAFAT sur la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l’océan Atlantique, du « Pew Charitable Trust » et du WWF. « Combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est une priorité sur toute la côte atlantique de l’Afrique, où elle contribue à la surpêche avec des effets négatifs sur les économies de ces pays », a déclaré M. Remi Nono Womdim, représentant de la FAO au Cap-Vert. Le Gabon, le Mozambique et les Seychelles sont les seuls pays locaux à avoir ratifié l’Accord, mais plusieurs autres sont en passe de conclure le processus. « De nombreux pays de la région ont la volonté d’affronter la pêche illicite

Pêche illicite : le Togo retiré de la liste noire européenne

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ans le cadre de sa lutte contre les activités de la pêche illicite à l’échelle mondiale, la Commission européenne a proposé, le 15 octobre 2014, d’interdire les importations des produits de la pêche en provenance du Sri Lanka afin de s’attaquer aux bénéfices commerciaux découlant de cette activité illicite. Cette décision a été prise après quatre années de dialogue approfondi avec le pays, à l’issue duquel celui-ci n’a pas pu démontrer qu’il lutte suffisamment contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN). En revanche, la Commission a confirmé aujourd’hui que le Belize, les Fidji, le Panama, le Togo et le Vanuatu, qui avaient reçu des avertissements en même temps que le Sri Lanka, ont pris 28

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avec succès des mesures visant à lutter contre les activités de pêche illicite. En conséquence, la Commission propose de lever les mesures commerciales prises à l’encontre du Belize en mars de cette année. La Commission a annoncé la fin des mesures à l’encontre du Belize, des Fidji, du Panama, du Togo et du Vanuatu qui avaient tous reçu un avertissement formel en novembre 2012. Ces pays ont pris des mesures concrètes pour remédier aux lacunes constatées et montré une volonté de parachever les réformes structurelles afin de lutter contre la pêche illicite.

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SÉCURITÉ & SURETÉ

INTERVIEW

LOME CONTAINER TERMINAL SA Augmenter les capacités et les performances du secteur portuaire au Togo

De nationalité néerlandaise, M. Fred Kamperman est le Directeur Général de LCT SA. Après près de 5 ans de carrière en mer, il travaille depuis une quarantaine d’années sur les Terminaux de part le monde. Il nous parle, ici, de son entreprise et de l’impact de ses activités sur l’économie nationale.

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MÉTIERVIE DE PORT

PORTUAIRE

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omé Container Terminal a signé une convention avec l’État togolais, pour une concession de 35 ans, afin de réaliser un projet comprenant la conception, le financement, la construction, la gestion et l’exploitation d’un terminal privé au port de Lomé : c’est le terminal de transbordement de la société anonyme Lomé Container Terminal (LCT SA), communément appelé LCT. Avec ses 1050 m de quai et une capacité de 2,2 millions d’EVP par an, le terminal de transbordement de LCT, construit sur 53 hectares est l’unique terminal à conteneurs pour le transbordement en Afrique de l’ouest à accueillir des navires de dernières générations. Construit sur l’espace entre le PAL et l’hôtel Sarakawa, cette plateforme a comme principale vocation le transbordement, mais elle traite également les conteneurs à l’import pour le Togo et les pays de la sous-région. Estimé à 325 millions d’Euros (environ 212.875.000.000 francs CFA) ce projet permet, à ce titre, de faire du port de Lomé un port commercial international performant pouvant accueillir des navires porte-conteneurs de grande dimension et favorise une activité de transbordement vers les plates formes voisines et les pays de l’Hinterland.

LA PILOTINE: Parlez nous, sommairement, de Lomé Container Terminal (LCT)? Fred Kamperman : LCT SA est une société de droit togolais appartenant au Groupe Terminal Investment Limited (TIL), basé en Hollande et qui exploite plus de 27 terminaux de par le monde, et à China Merchant basé en Chine, un holding propriétaire également de plusieurs terminaux de par le monde. L.P. : Vous avez entrepris de grands travaux pour la construction d’un terminal de transbordement à Lomé. Quelle est la vocation de ce terminal ? F.K. : Sur la côte Ouest de l’Afrique, il n’y avait pas de terminal ayant la capacité de recevoir de grands navires avec la possibilité de transborder leur cargaison sur des navires plus petits, en raison de contraintes comme le manque d’eau profonde, l’absence d’équipements et d’infrastructures adéquats en termes de parc et de quai. LCT est le premier terminal de transbordement sur la côte Ouest africaine en mesure de recevoir des navires de grande capacité venant de l’Extrême-Orient. Des navires qui déchargent des conteneurs qui sont repris par d’autres qui les distribuent le long de la côte ouest-africaine et dans le sens contraire, des navires qui ramènent des conteneurs à charger sur les d’autres à destination de l’Extrême-Orient. Ceci a été mis en place avec le concours de MSC, partie prenante de ce projet, et qui fait accoster des navires de dernières générations, de très grandes capacités (337m/ 9200 TEU) à LCT. Nos équipements modernes, notamment les 06 portiques de navires, des STS (Ship To Shore) et une flotte de portiques de parc (eRTG : electrical Rubber Tired Gantries), des élévateurs de conteneurs vides (Empty handlers), des élévateurs de conteneurs pleins (reach stackers), des remorqueurs d’attelage (terminal tractors, trailers)… Un système informatique moderne de gestion de Terminal (le

TOS : Terminal Operating System) et un personnel qualifié capable d’assurer des performances et des niveaux de productivité nécessaire pour faire fonctionner un terminal de cette envergure (capacité : 2,2 Millions de conteneurs par an). L.P. : Quel est le bénéfice pour le Togo en termes d’emploi et de recettes ? F.K. : L’impact de nos activités est très positif sur l’économie togolaise et il le sera davantage les années à venir. En effet, le transbordement entraine d’autres activités auxiliaires comme le développement des parcs de distribution, des entrepôts pour le stockage des produits livrés; toutes ces activités qui attireront naturellement plus d’investissements étrangers. Le concept de transbordement fera accroitre le nombre de navires qui accosteront à Lomé, ce qui génèrera plus de revenus pour l’Administration portuaire de Lomé. En matière d’emploi, LCT a actuellement un effectif de près de 500 personnes. Nombre qui va croître dans un proche avenir, lorsque de nouveaux équipements seront livrés. Et si nous partons du fait qu’un emploi direct entraine 6 à 10 emplois indirects, vous voyez facilement l’impact sur l’économie nationale. Le terminal vient de recevoir 10 nouveaux portiques (Ertg) qui sont assemblés sur place et seront tous opérationnels en Janvier/Février 2016 (22 e-RTG total). En février 2016 nous allons recevoir 3 nouveaux portiques (9 STS total) de toute dernière génération, qui sont encore plus grandes que celles que nous avons déjà... Tout cela augmentera la capacité du Terminal, et donc davantage d’emplois et de revenus pour la population. Ces équipements feront de notre terminal l’un des plus modernes du continent. L.P. : Quelle est votre position sur le marché ? F.K. : Nous sommes dans une dynamique qui profite aux

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VIE PORTUAIRE utilisateurs du Port et la synergie d’action de tous les acteurs du secteur permet d’accroître les capacités et les performances de la place portuaire du Togo. Regardez, des terminaux sont construits, de plus en plus, de par le monde actuellement. Et parfois de multiples terminaux sont érigés dans un même port. Prenez l’exemple des ports de Rotterdam, d’Anvers et bien d’autres ! Ils sont en perpétuel concurrence les uns avec les autres, mais il s’agit toujours d’une concurrence saine, vu qu’ici et ailleurs il y a assez de marchandises et de potentiel pour tous les acteurs. Cette situation est un atout pour le pays qui voit sa place portuaire très active. Et le Togo de part son dynamisme (sur tous les plans) et au vu de tout ce qui est mis en œuvre pour le développement socio-économique du pays ne peut que bénéficier de son secteur portuaire très actif. L.P. : Vous avez signé, le 15 octobre 2012 à Lomé, un protocole d’accord avec la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). En quoi consiste-t-elle réellement ? F.K. : C’est un accord pour la fourniture du courant électrique à LCT et cela est déjà opérationnel. Les aspects techniques du contrat portent sur la couverture de tous les équipements et toutes les infrastructures de la société. L.P. : Quel message avez-vous à l’endroit de vos employés et de vos partenaires ? F.K. : D’abord j’ai une pensée pour le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé et le gouvernement togolais,

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pour l’appui qu’ils nous accordent et grâce auquel ce projet est aujourd’hui viable. J’ai, également, une pensée pour les partenaires au développement qui nous ont fait confiance. Une pensée à l’endroit du personnel de LCT parce qu’« il n’y a de richesse que les hommes ». Nous avons commencé cette aventure avec quelques membres du personnel de LCT en 2012 et relevé de nombreux défis. Je les remercie tous et les exhorte à continuer davantage, à toujours travailler en équipe afin d’atteindre notre ultime objectif, celui de devenir le meilleur terminal de transbordement en Afrique. Notre ambition est de servir non seulement le Togo, mais aussi la sous-région en mettant à la disposition de tous, des infrastructures et des outils techniques de hautes performances. Qu’il me souvienne le début de cette aventure ! Ce jour où debout sur la plage au milieu de toutes ces mangroves, j’eus la vision d’un terminal à conteneurs de premier ordre, à cet endroit… Ce jour-là, ceux qui étaient présents se souviendront tous de ce que j’ai dit : « ce terminal deviendra La Perle d’Afrique ». Je suis maintenant fier de dire que ce rêve est vraiment devenu réalité et tout le monde peut contempler la beauté de ce projet. Je suis heureux et suis pleinement reconnaissant d’avoir travaillé pour ce nouveau terminal qui est un exemple pour l’Afrique entière. Un projet qui démontre qu’il est possible de construire un terminal de dernière génération, pouvant fonctionner sur les standards internationaux en Afrique. LCT est sur la voie du développement et rien d’autre et nous allons continuer là-dessus !!

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Credit photo: Louis VINCENT

Forum sino-africain à Johannesburg Un pôle industriel chinois à Lomé

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n marge du forum, le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, a échangé avec les officiels de Pékin présents à cette rencontre le 3 décembre. Les discussions ont été particulièrement denses. Le leader chinois a d’abord salué la qualité de la relation politique et économique avec Lomé et s’est engagé à renforcer la coopération dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture, des routes et de la santé. Le N° 1 chinois a émis le vœu d’implanter un pôle industriel attractif au PAL. La Chine envisage également créer au Togo, une usine d’assemblage de voitures et développer l’agriculture locale. L’idée est de faciliter l’implantation d’entreprises chinoises créatrices de main d’œuvre. « Le gouvernement encouragera et soutiendra les entreprises chinoises à investir

Le président Faure Essozimna Gnassingbé a participé le 4 décembre 2015 à Johannesburg en Afrique du sud, aux travaux du forum sur la coopération sino-africaine. A la veille de cette rencontre, il s’est entretenu avec son homologue chinois, SEM Xi Jinping, qui a indiqué que son pays pourrait développer un pôle industriel, situé à proximité du Port Autonome de Lomé (PAL).

au Togo dans le domaine des matériaux de construction, du textile, de la production alimentaire et de l’assemblage automobile. Nous souhaitons aider ce pays à développer sa propre industrie », a précisé M. Xi Jinping. Enfin la Chine s’est engagée à soutenir le Togo pour l’organisation du prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime. « La question de la sécurité dans l’espace CEDEAO est cruciale et mon pays est prêt à assister le Togo et les Etats de la région », a indiqué le président chinois. Par ailleurs, Beijing a déjà fourni une assistance technique et financière aux autorités togolaises dans le cadre de ce sommet organisé par l’Union Africaine et qui se déroulera en 2016 dans la capitale togolaise.

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VIE PORTUAIRE

Transport maritime

« Connectez l’Afrique à l’Europe avec LA solution logistique HAROPA » Une délégation du groupe HAROPA a effectué une tournée promotionnelle dans quelque pays de la côte ouest africaine en octobre dernier. Partout où ils sont passés, le message était le même : « Connectez l’Afrique à l’Europe avec LA solution logistique HAROPA ». Le 7 octobre 2015, à l’hôtel Sancta Maria à Lomé, les responsables de ce groupe d’intérêt économique ont organisé un « Business event » pour présenter leurs prestations aux différents acteurs de la plate-forme portuaire, des importateurs, des opérateurs économiques et des représentants des pays de l’hinterland. C’était en présence du Directeur général du Port Autonome de Lomé (PAL).

L

’alliance des ports du Havre, Rouen et Paris (HAROPA) est, désormais, installée au Togo. L’objectif de la présence sur la côte occidentale d’Afrique, notamment à Lomé est de connecter le continent africain à l’Europe par le transport maritime et la logistique. En effet, les dirigeants du groupe des ports du Havre, Rouen et Paris (HAROPA) ont, dans la soirée du 7 octobre 2015, présenté les offres de transport et de logistique aux acteurs maritimes et portuaires togolais, après une activité similaire au Bénin voisin. A cette séance, le Directeur Général du PAL, le Contre-Amiral Fogan Kodjo ADEGNON, après avoir rappelé les différentes mutations qu’a subies son institution dans la recherche de l’excellence, ses dernières années, a salué la visite de HAROPA, qui leur fait honneur.

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Les responsables de l’alliance des ports du Havre, Rouen et Paris, quant à eux, ont, d’abord, loué les multiples efforts pour plus de compétitivité au sein de la plate-forme portuaire togolais. Ils ont réitéré leur disponibilité à mettre leur expertise au service des acteurs portuaires de Lomé en vue d’optimiser davantage leurs performances. Ensuite, dans la présentation du groupe et ses opportunités

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MÉTIERVIE DE PORT

PORTUAIRE

Credit photo: LDM

aux opérateurs économiques et aux acteurs de la plate-forme portuaire, les responsables de HAROPA ont exposé les atouts qu’offrent les ports complémentaires du Havre, de Rouen et de Paris à travers la présentation d’une situation géographique exceptionnelle, des capacités d’accueil de premier plan, des connexions terrestres multimodales, des solutions logistiques performantes, des facilités douanières et une bonne politique environnementale. Selon le Directeur Commercial et Marketing de HAROPA, M. Hervé CORNEDE, le groupe dispose de plusieurs avantages. En effet, le GIE HAROPA, a-t-il relevé, est une entité à part entière qui permet aux trois ports de mettre en commun leurs fonctions les plus importantes dans la compétition internationale qui les oppose aux ports d’Europe du Nord : développement commercial, qualité de services du réseau vers l’hinterland (arrière-pays par rapport à un fleuve, une côte), communication, stratégie. Outre la coordination des investissements, des aménagements et des politiques environnementales, les 3 ports, associés dans le domaine de la promotion depuis 2009, proposent une offre commerciale commune en France comme à l’international (SITL, Intermodal Sao Paulo, TL China, Transport Logistic Munich…). De ce fait, c’est un potentiel partenaire doté d’une expérience et des moyens réels pour réaliser les objectifs des ports de l’Afrique. « 5ème ensemble portuaire nord-européen, HAROPA réunit les ports du Havre, Rouen et Paris. Touchant 600 ports dans le monde, il est connecté à tous les continents. Il dessert un vaste hinterland dont le cœur se situe sur la vallée de la Seine et la région parisienne qui forment le plus grand bassin de consommation français. Partenaire de près de 10 ports normands et franciliens, HAROPA, hub à «guichet unique », constitue aujourd’hui en France un système de transport et de logistique en mesure de proposer une offre de service globale de bout en bout », a-t-il relevé. HAROPA, ajoute M. CORNEDE, dispose sur l’Afrique d’une offre maritime de premier plan : - transit-times compétitifs : 7 jours sur Dakar et 11 jours sur Abidjan, - 1 départ / arrivée navire chaque jour sur l’Afrique de l’Ouest, - 32 compagnies maritimes disposant d’une flotte de porte-conteneurs, rouliers ou Multipurpose, proposent leurs services réguliers sur l’Afrique, dont 21 sur la COA. - plus de 580 offres commerciales sur l’Afrique à partir des terminaux de HAROPA - 67 ports africains desservis dont 35 sur la COA.

M. Hervé Cornède, Directeur Commercial et Marketing de HAROPA

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VIE PORTUAIRE

La réduction des coûts et des heures avec plus de proximité, de fréquence et de sécurité ne sont pas des moindres. Enfin, pour les responsables du groupe, « HAROPA se veut aujourd’hui plus dynamique de relais des échanges entre l’Europe et l’Afrique. Un dispositif en matière de la protection de l’environnement est mis en place. HAROPA dispose de 4 terminaux dédiés à la réception des véhicules neufs et d’occasion destinés pour l’Afrique de l’Ouest et de

7 compagnies maritimes ». La délégation s’est, ensuite, dirigée vers le Ghana pour, certainement, la même mission, « créer un cadre de collaboration entre HAROPA et les ports du pays (ndlr) en vue de trouver des solutions idoines aux défis auxquels ils sont confrontés », comme l’a affirmé, M. Nicolas OCCIS, Président de HAROPA, Directeur Général du Grand Port Maritime de Rouen.

SEM FRANÇOIS HOLLANDE INAUGURE LE CMA CGM BOUGAINVILLE, LE PLUS GRAND PORTE-CONTENEURS AU MONDE BATTANT PAVILLON FRANÇAIS

L

e groupe CMA CGM, troisième armement mondial, a choisi HAROPA - Port du Havre pour l’inauguration de son nouveau navire amiral, « CMA CGM Bougainville », en présence exceptionnelle du Président français, SEM François Hollande. C’était le 6 octobre dernier, cinq mois après le baptême (toujours au Havre) de son sister-ship « CMA CGM Kerguelen ». Cette escale confirme les atouts uniques dont HAROPA, premier système portuaire français formé des ports du Havre, de Rouen et Paris, dispose pour l’accueil des armements et de leurs géants des mers. Un succès pour le Havre François Hollande a salué le « succès pour Le Havre, port en plein essor, 5eme port nord-européen et 1er port français pour le commerce extérieur qui gagne des part de marché

et est en croissance continue depuis 2011 ». Le Président de la République a également rappelé la réussite de tout un territoire et de l’ensemble HAROPA : « le Grand Paris est relié à la mer par Le Havre et c’est ainsi que nous pouvons doter notre pays de cette dimension maritime », poursuivant : «nous voulons qu’il y ait un axe majeur entre Paris et Le Havre par des infrastructures de transport et des investissements dans les structures portuaires ». Rappelant que l’Hexagone dispose du deuxième domaine maritime du monde grâce à ses possessions d’outremer, François Hollande a ainsi conclu : «c’est un grand jour pour la France capable d’avoir une grande ambition maritime, toujours conquérante ; elle peut faire non seulement le tour du monde comme Bougainville mais elle peut être aussi la première au monde».

HAROPA – Trafic maritime 2014 AFRIQUE DE L’OUEST

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MÉTIERVIE DE PORT

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GROUPE GATO, Un partenaire au service du commerce international

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ociété de transport et logistique, d’agence maritime et d’affrètement, commissionnaire en douane agréé, GROUPE GATO SHIPPING & LOGISTICS (2G) SAU est créé, à Lomé, dans les années 1990. Il dispose d’un personnel jeune et dynamique répartis dans ses différents bureaux, au Togo et dans ses succursales (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Ghana et bureau de liaison en France), dans le but d’établir un lien solide et efficace entre les différentes opérations du commerce étranger et dans le transport maritime international. Son Président Directeur Général est M. Prosper Gato K. AMEGNIDO.

VISION La vision de GROUPE GATO SHIPPING & LOGISTICS (2G) SAU est de satisfaire sa clientèle, en apportant la solution adéquate à toutes leurs difficultés liées au commerce international quels que soient ces exigences, et ceci avec beaucoup de professionnalisme.

LA SOLUTION Grâce à sa maîtrise des moyens logistiques, 2G SAU est en mesure d’assister ses clients quel que soit le terme de sa vente et/ou achat (départ usine, FCA, DAP, CFR, CIF, etc.) et de leur proposer le mode d’expédition adéquat (express, routier, aérien et maritime) à des prix concurrentiels. Il assure le groupage de l’ensemble des matériels provenant de différents constructeurs ou destiné à de différents acheteurs, en choisissant le moyen qui saura optimiser les coûts. Il est spécialisé dans la consultation en matière de techniques, réglementation et législation, portuaires et aéroportuaires, transport et logistique, livraison des pièces de rechange aux navires à quai et en rade, livraison FCL/LCL, l’assistance et la consignation des navires au Port de Lomé. Il maîtrise, également, toute la chaîne d’exportation, emballage, manutention, transport, douane, entre autres ; et assure à l’importation, une livraison effective dans le respect des règles de l’art : • Positionnement / enlèvement à domicile,

• • • • •

Prise en charge en nos entrepôts ou à quai dans le port de départ, Réexportation directe sur les villes de l’hinterland, Livraison « door to door » quel que soit le départ et la destination, Emballage et marquage des colis confiés, arrimage et calage dans les conteneurs, Gestion du fret (maritime et aérien) avec une rotation régulière des navires et aéronefs.

FORCES ET ATOUTS • Représentant officiel de Panalpina au Togo et au Burkina-Faso ; • Membre de la Fédération Internationale des Associations de Transitaires et Assimilés (FIATA), de l’Union Professionnelle des Agréés en Douanes (UPRAD) et de l’A2PL (Alliance pour la Promotion du Port de Lomé); • Gère des Magasins et Aires de Dédouanement (M.A.D.) et des Magasins et Aires d’Exportation (M.A.E.) des régimes économiques et suspensifs, un parc de 30.000 m² clôturé pour véhicules et autres marchandises en location au PAL, un magasin couvert sous douane d’une capacité de 25 TEU (Zone portuaire) géré avec le concours de la douane, un magasin de 1000 m² en location ; • Dispose des camions en propre, des équipements de manutention et de stockage, 02 Forklifts de 7 tonnes, une pilotine pouvant transporter 08 à 12 personnes, un remorqueur de 1000 cv de 26m/08m. GROUPE GATO SHIPPING & LOGISTICS (2G) SAU intervient aussi dans le préfinancement, la communication et la livraison et bénéfice par ailleurs dans tous les ports où il est installé de l’appui inconditionnel des autorités compétentes afin de mieux défendre les intérêts de ses clients et particulièrement les intérêts de Port Autonome de Lomé.

PERSPECTIVE D’AVENIR La manutention portuaire au TOGO.

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VIE PORTUAIRE

Métier de docker en Afrique

Le docker est un ouvrier portuaire, très rarement une ouvrière, qui charge et décharge tout type de marchandise à bord des navires arrivant au port. Ces opérations mettent en œuvre différents équipements mécaniques et requièrent le respect de nombreuses règles de sécurité.

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n Afrique et d’ailleurs dans la plupart des pays, le terme « docker » n’a pas la même connotation. Un docker, au port autonome de Cotonou par exemple, est considéré comme un ouvrier qui, grâce à sa puissance et sa capacité physique, pourra charger et décharger des colis. Pour le commun des mortels, exercer le métier de docker au Port Autonome de Cotonou (PAC), c’est exécuter uniquement des tâches de subalterne. Les dockers sont donc vus comme étant des vils individus sans qualifications négociant leur force physique contre des pièces sonnantes. Toutefois, la notion, sur le plan juridique, est très précise. En droit béninois, « un docker est, tout employé d’une entreprise de manutention exerçant une fonction ou occupant un poste de treuilliste, de conducteur d’engin ou de camion, de chef d’équipe ou de pointeur ». Ces ouvriers dockers, dans la plupart des ports sont classés en deux catégories : les professionnels et les occasionnels. Les dockers professionnels, dans les ports ouest africains, sont le plus souvent des employés permanents des sociétés de manutention. Les occasionnels quant à eux, sont sollicités pour l’exécution des tâches ponctuelles en cas d’un flux important de trafic. Ils sont employés pour les déchargements et chargements et parfois pour les pointages des marchandises. Au Bénin, le secteur de manutention portuaire, était jusqu’au début des années 1990, le monopole d’Etat. Au PAC, cette activité était confiée à l’Office Béninoise des Manutentions Portuaires (OBEMAP), actuelle SOBEMAP, un office d’Etat qui n’employait que des fonctionnaires. Le recrutement des agents publics se fait par voie de concours directs organisés par le ministère en charge du travail et de la fonction publique. Mais avec la libéralisation du secteur, l’embauche des dockers est

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placée sous la responsabilité de chaque société de manutention opérant dans le port. Le bureau de chaque société, au même titre que les autres employeurs, opère le recrutement des ouvriers dockers dont il a besoin et tient obligatoirement un registre des personnes qu’il emploie ; lequel registre est exploité par l’inspection du travail ou l’administration fiscale dans l’exercice de leurs fonctions. Au PAC, les ouvriers dockers professionnels sont, le plus souvent, recrutés sur la base d’un contrat écrit, verbal ou tacite à durée indéterminée et sont soumis au régime de sécurité sociale des agents permanents de l’Etat. Quant aux ouvriers dockers occasionnels, souvent oubliés, ils constituent des manœuvres ordinaires qualifiés de « finish and I go », qui se font recruter au jour le jour. En réalité, toute personne après consultation du médecin du bureau d’embauche, peut devenir docker et exécuter des opérations de manutention. Ils bénéficient le plus souvent d’un contrat à durée déterminée parfois limité à quelques masses horaires ou à quelques jours ; le temps d’accomplir le surplus de travail que les professionnels ne peuvent faire. Ces différentes catégories de dockers dans la plupart des ports ouest africains, principalement au port de Cotonou, sont sans qualifications préalables et découvrent le métier de la manutention sur le terrain. Mais avec l’évolution des méthodes de manutention et l’introduction de nouvelles techniques dans le secteur, la « seule énergie physique excessive » de ces ouvriers ne peut produire un meilleur rendement pour accroître la productivité des ports, d’où la nécessité de leur spécialisation dans l’accomplissement des contrats de manutention.

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DOSSIERS

LA CONFERENCE

DE LOME SUR LA SECURITE MARITIME SUSCITE UNE LARGE ADHESION

Les préparatifs, pour la réussite du sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique, continuent avec ardeur. Prévu au premier trimestre de l’an prochain à Lomé, ce sommet entend apporter des réponses panafricaines appropriées aux problèmes de l’insécurité maritime, à travers la mobilisation et la conjugaison des efforts et des moyens pour enrayer le fléau. Le gouvernement togolais s’active afin de faire de ce rêve une réalité probante. Il bénéficie de l’appui de plusieurs personnalités ! La preuve, …

ILS ONT DIT... SEM Xi Jinping, Chef d’Etat Chinois, « La question de la sécurité dans la région CEDEAO est cruciale et mon pays est prêt à assister le Togo (pour l’organisation du prochain sommet de Lomé sur la sécurité maritime, ndlr) et les Etats de la région ».

SEM Dénis Sassou N’Guesso, Chef d’Etat Congolais, « La CEDEAO et la CEAC ont une stratégie commune... Nous nous sommes retrouvés il y a quelques années à Yaoundé au Cameroun et nous avons bâti une stratégie commune que nous essayons de mettre en œuvre à travers un centre d’observatoire de la sécurité maritime basé au Port de Pointe Noire. Donc, s’il y a une réunion ici (Lomé, ndlr), nous serons en première ligne ».

M. Smail Chergui, commissaire paix et sécurité de l’U.A., « …Nous allons travailler étroitement avec les autorités du Togo pour, évidemment, faire en sorte que le sommet sorte avec des décisions attendues par les Africains puisque c’est un sujet extrêmement important ».

M. Lionel Zinsou, Premier ministre béninois, « La conférence de Lomé constitue un rendez-vous crucial afin d’élaborer une stratégie pour mettre un terme à l’insécurité maritime. Le menace est très importante même si elle semble invisible aux yeux de l’opinion publique internationale ».

M. Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, « … La sécurité maritime c’est aussi une condition majeure du développement de l’Afrique, singulièrement des pays riverains mais aussi des pays enclavés. La sécurité maritime est essentielle pour l’activité économique mais elle est aussi essentielle pour la sécurité physique pour lutter contre le terrorisme. Cela suppose un renforcement des moyens mais aussi une bonne coordination. La France a fait savoir au Premier ministre qu’elle était prête à soutenir le Togo dans l’organisation du futur sommet de Lomé sur la sécurité maritime ».

Bert Koenders, ministre néerlandais des Affaires étrangères, « … Je suis heureux que le Togo et ses partenaires africains aient la volonté de trouver des solutions à ce problème complexe lors du sommet de Lomé. Je félicite et soutien le Togo pour cette initiative. Les Pays-Bas ont une vieille tradition maritime. En outre, le Togo est le premier partenaire économique des Pays-Bas en Afrique… ».

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MÉTIER DE PORT

DOSSIERS

M. Massakazu Hamachi, viceministre parlementaire pour les Affaires étrangères du Japon, « … Nous avons beaucoup d’expériences dans le domaine de la sécurité maritime. Donc, à partir d’aujourd’hui, nous allons étudier la manière de coopération avec le Togo ».

M. Olivier Darasson, président de la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique (CEIS), « … La sécurité maritime autour du Togo c’est aussi la sécurité de tout le continent africain et par conséquent comment aujourd’hui mieux l’analyser, concevoir, réfléchir peut-être dans un cadre qui ressemble un peu au forum de Dakar (ndlr : 2ème forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique), mais lié sur la problématique de sécurité maritime… Maintenant, nous allons réfléchir ensemble sur ce que peut être le futur, une réflexion commune au profit, naturellement, du développement de l’économie maritime navale et portuaire du Togo ».

TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

M. Jean-Yves Le Bouillonnec, député français, « … La France soutient l’initiative du gouvernement togolais. S’agissant des parlementaires, nous veillerons à ce que le souhait de cette volonté soit relayé ».

LA PILOTINE N°003 octobre 2015

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DOSSIERS

La connaissance de la situation maritime, clé de voûte de la lutte contre l’insécurité La connaissance de la situation maritime, parfois appelée connaissance du domaine maritime est la compréhension effective de tout ce qui, dans les mers et les océans, pourrait avoir une incidence sur la sécurité, la sûreté ou l’environnement en mer. La connaissance de la situation maritime est une composante cruciale de la défense maritime en profondeur et un facteur critique du maintien de la sécurité des transports maritimes commerciaux, de la pêche et d’autres utilisations licites de la mer.

La connaissance de la situation maritime simplifie l’environnement complexe et ambigu du monde de la sécurité maritime en réalisant des objectifs stratégiques suivants : i) accroître la transparence dans le domaine maritime afin de détecter, contrecarrer et vaincre les menaces ; ii) permettre de prendre des décisions et de répondre avec dynamisme, exactitude et confiance à toute la gamme des menaces maritimes ; iii) appuyer l’application intégrale des lois pour assurer la liberté de navigation et la circulation efficace du commerce licite. L’instauration d’une connaissance de la situation maritime dépend de la capacité à surveiller les activités de façon à pouvoir repérer les tendances et discerner les anomalies. Il faut recueillir, rassembler et analyser les données et recourir à une intégration informatisée, ainsi qu’à des algorithmes d’analyse pour traiter des flux de données disparates. Ceci aide les responsables chargés des décisions opérationnelles à anticiper les menaces et à les neutraliser. Toutefois, les Etats côtiers doivent s’abstenir, au motif d’une connaissance de la situation maritime, d’entraver ou de réduire la liberté de navigation ou d’autres libertés, notamment le droit de passage inoffensif, le droit de passage en transit. Trois outils fondamentaux participent à la connaissance de la situation maritime. 1- Systèmes d’identification automatique (SIA) Le chapitre V de la convention SOLAS (Sécurité de la navigation)

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LA PILOTINE N°002 N°003 juillet octobre 2015 2015

a été révisé pour obliger tous les navires de 300 TJB ou plus ou qui transportent au moins 12 passagers pendant des voyages internationaux à se doter d’un système d’identification automatique (SIA). Ils peuvent ainsi transmettre aux navires équipés de ce même système ou à des stations côtières des informations telles le nom du navire, ses dimensions, son cap, sa vitesse, son prochain port d’escale et sa cargaison. Le SIA est un système d’émission-réception en visibilité directe utilisant les fréquences VHF maritimes, et sa portée ne dépassent donc généralement pas une soixantaine de kilomètres. Le SIA représente donc un instrument crucial contribuant au renforcement de la connaissance de la situation maritime. Toutefois, utiliser un SIA dans certaines zones peut susciter des préoccupations de sécurité étant donné que tout le monde peut recevoir les données, y compris les pirates ou les terroristes. C’est pour cette raison qu’en novembre 2003, l’Assemblée de l’OMI a adopté la résolution A.956(23) qui permet au commandant d’un navire de débrancher le SIA quand il estime que la diffusion des données du SIA met le navire en danger. 2- Identification et suivi des navires à grande distance (LRIT) En mai 2006, un amendement au chapitre V de la convention SOLAS a rendu obligatoire l’usage de dispositifs automatiques d’identification et de suivi des navires à grande distance (LRIT) à bord des navires de 300 TJB ou plus pendant les voyages internationaux, ce qui comprend les navires à passagers, les navires de charges, les engins à grande vitesse et les unités mobiles de forage au large. Le système LRIT est un système satellitaire mondial d’identification des navires plus sûr que le SIA.

TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

Credit photo: INTERNET

L

a connaissance de la situation maritime dépend de l’échange d’informations entre les diverses entités du secteur public et du secteur privé ayant des intérêts maritimes. L’objectif du renforcement de la connaissance de la situation maritime est de créer un environnement dans lequel les partenaires peuvent adhérer à l’objectif commun de mener des activités licites en mer et le réaliser.


MÉTIER DE PORT

DOSSIERS

Le LRIT communique aux autorités gouvernementales l’emplacement et des données d’identification des navires battant leur pavillon, pénétrant dans leurs ports, ainsi des navires passant à une distance ne dépassant pas 1000 miles marins de leurs côtes, mais qui n’entrent pas dans un port. Les navires envoient périodiquement des rapports de position aux centres des données LRIT nationaux, régionaux ou internationaux coopérants. Ces centres transmettent des données aux gouvernements signataires de la convention SOLAS, autorisés à les recevoir officiellement. Un opérateur de données internationales sert de « répartiteur » des données entre les centres de données. La LRIT assure une surveillance mondiale fiable et pérenne de la circulation maritime aux fin de détecter, d’identifier et de classifier les navires. C’est un système conçu uniquement pour la sécurité. 3- Système d’information sur la sécurité et la sûreté maritimes

émergeants ou les doter de la capacité de détecter, suivre, identifier, présenter et partager les informations sur les navires des pavillons coopérants afin de rendre possibles les opérations de sûreté et de sécurité maritimes par l’intermédiaire des flux de données de SIA. L’établissement d’un échange ouvert des données de SIA était fondé sur plusieurs principes fondamentaux pour permettre à tous les pays participants d’en bénéficier, et notamment :

- -

il est ouvert à tous les gouvernements disposer à échanger les données de SIA ; le partage des informations provenant de votre SIA vous permet d’obtenir à votre tour une image mondiale des SIA ; les seules données partagées sont des données non classées ; la communication des données est un simple échange, sans cession de propriété.

On compte actuellement plus de 70 pays participants, la couverture s’étendant sur plus de 386 700 km de littoral à travers le monde.

Le MSSIS a été créé pour aider les partenaires maritimes

(Source : Guide d’introduction à la sécurité maritime et à la justice pénale pour le Golfe de Guinée, Avril 2015)

Credit photo: INTERNET

Le 31 décembre 2003, l’OMI a rendu obligatoire la transmission des données de SIA pour tous les navires de plus 300 TJB effectuant un voyage international, tous les navires de charge de 500 TJB ou plus et tous les navires à passagers quelle que soit leur jauge.

TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

LA LAPILOTINE PILOTINE N°003 N°002octobre juillet 2015 2015

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DOSSIERS

Réunion annuelle du Haut Conseil pour la Mer

De nouvelles perspectives pour une meilleure gouvernance maritime

Le Palais de la Présidence de la République Togolaise a abrité, le 18 septembre dernier, la réunion annuelle du Haut Conseil pour la Mer (HCM). Il s’est agi de faire le point sur la mise en œuvre des orientations de la 1ère réunion du HCM et d’énoncer les axes prioritaires du projet de stratégie nationale pour la mer et le littoral maritime togolais. C’est le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, président du HCM qui a présidé les travaux qui, ont connu la participation des membres du gouvernement, des partenaires au développement et des acteurs de l’action de l’Etat en mer.

F

aisant le point des activités menées, depuis un an, le ministre conseiller pour la mer, M. Stanislas Bamouni Baba a noté beaucoup d’avancées, notamment la prise de plusieurs décrets et de lois liés à la piraterie maritime. Il a cité, également, la création de la préfecture maritime et l’acquisition d’un patrouilleur de longue portée, entre autres. Le ministre Baba a relevé, cependant, des difficultés relatives à l’insuffisance du personnel pour améliorer la coordination de l’Action de l’Etat en Mer (AEM), le problème des eaux usées, etc. Plusieurs communications relatives aux domaines de la gouvernance maritime, de l’économie, de l’environnement, de la sécurité et de la sûreté en mer ont, ensuite, fait l’objet de cette 2ème réunion du HCM. Les discussions ont, aussi, porté sur l’état des lieux de la lutte contre l’érosion côtière, de la délimitation des frontières maritimes et le point sur le dispositif de sécurité portuaire et maritime. C’était, également, l’occasion de suggérer la création d’un nouveau comité national d’hydrographie, d’océanographie et de la cartographie, la construction d’un centre et d’une tour de surveillance maritime, la réorientation des pêcheurs artisanaux pour éviter la pêche dans les zones de mouillage par la création d’un Dispositif de concentration des poissons (DCP),

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LA PILOTINE N°002 N°003 juillet octobre 2015 2015

la création d’activités de substitution aux trafics illicites autour du Lac Togo, la création d’infrastructures dédiées au retraitement des huiles, boues, hydrocarbures usagés des navires, etc. Au cours des travaux, le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé a félicité les membres du HCM et tous les acteurs impliqués qui œuvrent depuis l’installation de cette institution, parce qu’ils travaillent avec des dispositifs insuffisants et imparfaits. A cet effet, notre cadre législatif et réglementaire, a précisé le chef de l’Etat, doit être amélioré et renforcé. C’est pourquoi il a donné des instructions pour que le Premier ministre soit impliqué aux questions relatives à l’armement de la préfecture maritime et au renforcement des compétences manquantes des administrations de l’AEM. Le président de la République a, aussi, demandé qu’une expertise nationale soit réalisé pour permettre la mise en œuvre des textes législatifs et réglementaires. En outre, le chef de l’Etat a demandé que des dispositions soit prises par la Marine nationale et la préfecture maritime, en vue d’améliorer la qualité des patrouilles et du partage d’informations de l’AEM avec les pays voisins.

TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

Par ailleurs, le président Faure Gnassingbé a demandé que le projet de stratégie nationale pour la mer et le littoral, soit rapidement adopté par le gouvernement et que les administrations concernées contribuent à sa mise en œuvre. Toutefois, il a sollicité la contribution des partenaires et du secteur privé à l’amélioration éventuelle de ladite stratégie avant son adoption. Le Premier ministre, Komi Selom Klassou a, quant à lui, décliné cette nouvelle stratégie en cinq axes prioritaires : renforcement de la gouvernance maritime, développement d’une économie bleue, protection durable de l’environnement marin, promotion de la recherche et sensibilisation dans la connaissance du domaine maritime et développement d’une coopération internationale dynamique et diversifiée. Les partenaires techniques et financiers présents à la rencontre ont réitéré leur volonté de soutenir le Togo dans cette politique maritime. A l’issue des travaux, un communiqué final a été présenté par le ministre conseiller pour la mer, M. Stanislas Bamouni Baba.


MÉTIER DE PORT

DOSSIERS

Voici en intégralité le communiqué final... 1. La réunion annuelle du Haut Conseil pour la mer s’est tenue

12. Après l’intervention du Chef de l’Etat, la réunion du Haut

RELATIVEMENT A L’ENVIRONNEMENT, LE HAUT CONSEIL

à Lomé, le 18 septembre 2015, au Palais de la Présidence de la

conseil s’est poursuivie conformément à l’agenda.

A DECIDE:

République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur

13. Les sujets ayant fait l’objet de discussion lors de la réunion

23. Concernant la lutte contre l’érosion côtière, qu’une commission

Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

ont été portés successivement par les différents ministres et

conduite par le ministère de l’enseignement supérieur et le ministère

2. Ont pris part à cette réunion, les ministres membres de droit du

responsables des administrations publiques, aux membres du

de l’environnement évalue sans délai l’efficacité de la technologie

Haut Conseil pour la mer, les personnes ressources représentant

Haut conseil.

utilisée actuellement contre l’érosion côtière et qu’elle fasse des

les différents acteurs du secteur maritime et les ambassadeurs

14. Ces sujets sont repartis dans les grands domaines ci-après

recommandations au gouvernement pour la suite des travaux ;

des Etats partenaires du Togo pour l’Organisme national chargé

: i) gouvernance ii) économie iii) environnement iv) sécurité

24. Que le gouvernement recherche la possibilité de la tenue d’une

de l’Action de l’Etat en Mer (ONAEM).

et la sûreté.

réunion périodique sur cette problématique entre les Etats voisins

3. La réunion a démarré à 09 heures selon l’agenda par le

du Golfe de Guinée victimes du phénomène de l’érosion côtière.

mot introductif du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

RELATIVEMENT A LA GOUVERNANCE, LE HAUT CONSEIL

25. Concernant la création d’infrastructures portuaires de traitement

Monsieur Sélom Komi KLASSOU. Dans son intervention, il a relevé

A DECIDE :

des effluents et déchets d’hydrocarbures pour résoudre le problème

l’importance du cadre de décision et d’incitation politique de la

15. Concernant le dossier sur la délimitation des frontières maritimes

de dégazage et déversement en mer, qu’une étude soit menée

réforme du secteur maritime qu’est le Haut conseil pour la mer.

du Togo, que les membres de la nouvelle commission accélèrent

afin de s’assurer de la viabilité économique de ce projet.

4. Rappelant les défis et enjeux du secteur maritime, le Premier

la constitution des dossiers afin que le délai de 2019, relatif au

26. Concernant la création d’une zone maritime protégée, qu’une

Ministre a invité les administrations à un travail coordonné afin

dépôt du dossier définitif sur le plateau continental étendu (350

étude soit menée afin d’identifier les zones sur le littoral, en mer,

de lutter contre les fléaux maritimes qui se posent au niveau

nautiques) du Togo soit respecté.

dans les lagunes ou les lacs dont la gestion environnementale

national, régional et continental.

16. Concernant l’élaboration d’un schéma directeur des moyens

nécessiterait d’être organisée selon le concept des zones marines

5. La seconde intervention liminaire a été celle du conseiller pour

maritimes, que le groupe de travail en charge de l’élaboration du

protégées.

la mer du Président de la République, qui a présenté le résumé de

schéma directeur s’assure que la durée de validité de celui-ci ainsi

la mise en œuvre des orientations issues de la première réunion.

que le coût financier du matériel pris en compte, sont déterminés

RELATIVEMENT A LA SECURITE ET LA SURETE, LE HAUT

6. La troisième intervention liminaire a été celle de Monsieur le

en cohérence avec l’état final recherché, notamment la cohérence

CONSEIL A DECIDE :

Premier Ministre sur les axes stratégiques prioritaires contenus

des moyens et les économies financières, sans pour autant être

27. Concernant la plateforme des solutions pour la sureté et la

dans le projet de stratégie nationale pour la mer et le littoral

un frein à l’acquisition du matériel de fonctionnement courant ;

sécurité en mer en vue du développement des activités maritime

en cours d’élaboration.

17. Et que le gouvernement explore la possibilité d’impliquer les

et portuaire et l’appui aux actions de sauvetage du littoral au

7. Dans sa communication, il a relevé 15 actions réparties sous

partenaires dans l’acquisition de ces moyens dans un souci de

Togo, qu’un groupe de travail de haut niveau soit mis en place par

cinq (5) axes prioritaires contenues dans la stratégie nationale

complémentarité et de synergie pour la sécurisation du trafic

le Haut conseil pour l’analyse de ce document dont le contenu

maritime pour le littoral et la mer qui sont : I- Renforcer la

maritime et des installations portuaires.

semble retenir l’attention, afin que des propositions concrètes

gouvernance maritime II- Développer une « économie bleue »

18. Concernant la création d’un nouveau Comité National

soient faites dans ce sens.

III- Protéger durablement l’environnement marin IV- Promouvoir la

Hydrographique, que le projet de création dudit comité soit

28. A la suite des échanges qui s’en sont suivis, le Haut conseil a,

recherche et la sensibilisation dans la connaissance du domaine

soumis au plus tôt au gouvernement.

une fois encore noté avec satisfaction l’engagement des partenaires

maritime V-Développer une coopération internationale dynamique

19. Concernant la construction d’un centre maritime et d’une

du Togo pour l’action de l’Etat en mer, à apporter leur soutien

et diversifiée

tour de surveillance, que le ministre des infrastructures et des

pour lutter contre tous les actes illicites en mer à travers leurs

8. Réagissant aux deux interventions liminaires, notamment

transports, le ministre des finances et le conseiller pour la mer

appuis respectifs en matériel et formations adéquats.

celle du conseiller pour la mer sur le rapport de la mise en

recherchent en urgence les financements nécessaires pour la

œuvre des orientations de la réunion du Haut conseil 2014 et

construction dudit centre en dehors du plan d’investissement

INTERVENTION DES PARTENAIRES

celle de Monsieur le Premier Ministre, le Chef de l’Etat, a donné

pour l’acquisition des autres moyens maritimes.

Partenaires présents à la réunion et ayant intervenus notamment,

les instructions ci-après :

l’Union Européenne et la France ont tour à tour exprimé leurs

9. Relativement au résumé du rapport général : Le chef de l’Etat

RELATIVEMENT A L’ECONOMIE, LE HAUT CONSEIL A DECIDE :

soutien à la politique de réforme engagée par le Chef de l’Etat

a instruit que le Premier Ministre soit impliqué aux questions

20. Concernant la réorientation des pêcheurs artisanaux pour

dans le secteur maritime à travers le Haut conseil pour la mer. Ils

relatives à l’armement de la préfecture maritime et au renforcement

éviter la pêche dans la zone de mouillage par la création d’un

ont exprimé leur soutien en vue de renforcement de la sécurité

des compétences manquantes des administrations de l’Action

dispositif de concentration de poissons, qu’une étude de faisabilité

maritime sur les côtes togolaises et dans le Golfe de Guinée

de l’Etat en Mer ainsi qu’à l’expertise nationale pour la mise en

soit réalisée et soumise à l’approbation du gouvernement.

notamment, par un appui aux alliances intra et inter régionaux,

œuvre des textes législatifs et règlementaires.

21. Concernant la contribution à la sécurité maritime dans

aux fonctionnements du centre interrégional de Yaoundé en vue

10. En outre, il a demandé que des dispositions soient prises par

l’organisation des populations riveraines (pêcheurs et agriculteurs)

de son opérationnalité à la coopération policière et judiciaire

la marine nationale et la préfecture maritime afin d’améliorer la

autour des activités économiques viables pour lutter contre le

et à la fluidité de l’information entre pays du Golfe de Guinée

qualité des patrouilles et du partage d’informations entre les

trafic illicite, qu’il est important pour une bonne réussite de ce

et entre ceux- ci et l’Union Européenne. Ils ont enfin promis

administrations de l’AEM et les pays voisins.

projet de reconvertir les auteurs du trafic illicite de carburant

d’apporter leur soutien à l’amélioration du projet de stratégie

11. Relativement au projet de stratégie nationale maritime pour

et autres produits dans la zone du Lac Togo, de trouver une

nationale pour la mer et le littoral et exprimé leurs félicitations

la mer et le littoral, Le Chef de l’Etat a demandé que ladite

solution au manque de carburant dans les zones concernées.

au Chef de l’Etat et aux membres du Haut conseil pour la mer.

stratégie soit adoptée rapidement par le gouvernement et que les

De mini stations d’essence doivent être créées afin d’assurer

29. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur

administrations concernées contribuent à sa mise en œuvre. Il a en

l’approvisionnement de ce produit aux populations ; 22. Que la

Faure Essozimna GNASSINGBE, remercie les partenaires présents

outre sollicité la contribution des partenaires et du secteur privé

Délégation à l’Organisation du Secteur Informel DOSI en relation

pour leur contribution à cette lutte.

à l’amélioration éventuelle du projet de stratégie nationale pour

avec le Haut conseil, fasse les études préalables nécessaires à

la mer et le littoral, avant son approbation par le gouvernement.

la valorisation économique de la zone ciblée.

TRIMESTRIEL DES INFORMATIONS PORTUAIRES

Fait à Lomé, le 18 septembre 2015

LA PILOTINE N°003 octobre 2015

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DOSSIERS

LES EFFORTS D’HARMONISATION DU CONTRAT DE TRANSPORT DE MARCHANDISES PAR ROUTE EN ZONES UEMOA, CEMAC, ET OHADA Le contrat de transport routier, est une convention portant sur le transport international de marchandises par route. Elle a été ratifiée le 19 mai 1956 à Genève et entrée en vigueur le 2 juillet 1961. Il est au centre des transports routiers de marchandises, qui représentent en moyenne 90% des transports intérieurs en Afrique. Cette réalité explique l’intérêt que les communautés sous-régionales ont à fixer le cadre juridique harmonisé de ce mode de transport. Cependant, beaucoup reste à faire.

Si les règles constituant ce qu’il est convenu d’appeler la « coordination des transports routiers » (conditions d’exercice de la profession de transporteur routier de marchandises, Règles applicables au transit routier de marchandises, Documents de transport, etc.) existent à importance presque égale dans les zones CEMAC et UEMOA, force est de relever que la CEMAC est en avance sur la question. Toutefois, avec l’adhésion des Etats membres de l’UEMOA/CEDEOA et de la CEMAC à l’OHADA, l’équilibre entre ces zones a été rétabli depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2004, de l’Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route (AUCTMR). Au plan pratique, la coexistence de Conventions spécifiques à chacun de ces ensembles communautaires ne facilite pas la visibilité du droit applicable au contrat de transport routier de marchandises. Par exemple, les conventions CEMAC et l’Acte uniforme OHADA rentrent en conflit lorsqu’il s’agit de déterminer le droit applicable à un transport entre deux Etats dont l’un est de l’UEMOA et l’autre de la CEMAC, ou dont les deux sont membres de la CEMAC. Cette réalité vaut aussi bien pour un transport routier de bout en bout que pour un transport routier superposé ou combiné. Il y a donc à ce niveau des solutions politico-institutionnelles et juridiques à trouver. Au plan théorique, l’arrivée du droit OHADA vient unifier le régime juridique applicable aux contrats de transport de marchandises par route, en précisant les conditions de validité, les obligations

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LA PILOTINE N°003 octobre 2015

respectives du transporteur et de ses cocontractants à toutes les étapes du déplacement routier des marchandises, les fondements de la responsabilité des différentes parties au contrat et les règles applicables à la mise en œuvre de la responsabilité du transporteur et de ses préposés. Encore qu’à ce niveau, l’identification du contrat de transport routier de marchandises que prétend régir ce droit uniforme est, à la limite, périlleuse. Suggérer des précisions dans ce sens ne serait pas superflu. Par ailleurs, la définition même du contrat de transport de marchandises par route n’est pas sans équivoque. Dans une approche ouverte, le droit des transports OHADA en a proposé une que les règles CEMAC ET UEMOA s’efforcent depuis toujours de restreindre, l’enjeu étant de réserver cette qualification aux seuls contrats conclus par des transporteurs professionnels. Or, si la pratique du droit commercial permet d’y inclure les transporteurs de fait, le phénomène, mieux, la gangrène que constituent les transports clandestins en Afrique ne rend pas efficiente cette solution. L’exclusion de ces derniers de la sphère juridique des transporteurs ne ferait qu’accentuer le questionnement sur les travers de la concurrence dans le secteur des transports routiers de marchandises en Afrique. Là encore, des mesures efficaces doivent être prises pour sécuriser juridiquement ces transactions. En aval, et sur un plan tout aussi pratique, se retrouve l’épineuse question de la résolution du contentieux du contrat de transport. Au-delà des parties au

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litige, se posent des questions relatives à la preuve et aux mécanismes utilisés pour solutionner les litiges. Sur ce dernier point, la pratique récurrente de la transaction en cas de survenance d’un litige ne permet pas d’apprécier avec aisance, à ce jour, l’effectivité et l’efficacité des règles juridiques prévues pour régir le contrat de transport routier de marchandises. La sécurité judiciaire n’en sort forcément pas grandie, car transaction ne rime pas toujours avec équité ou équilibre contractuel. En outre, bien qu’apparaissant principalement en cas de litige, la question de la preuve innerve tout le contrat de transport routier de marchandises. Ici, la lettre de voiture (LV) constitue légalement le moyen de preuve par excellence, la preuve préconstituée. Par conséquent, les exigences relatives à son établissement et à sa recevabilité en tant que moyen de preuve doivent être respectées. La pratique ne suit pourtant pas, le contrat de transport étant consensuel par essence. Et lorsque certains professionnels s’y efforcent, certaines mentions font parfois défaut. Peut-on, dès lors, à l’ère du numérique, penser à la dématérialisation de la LV? La proposition par le législateur des contrats-types et des modèles de LV serait, à y croire, une solution à préconiser pour que le transport routier devienne en Afrique le « puissant facteur de progrès » qu’il est ailleurs …

Yao BAMAZI BAKINAM Directeur Technique au Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT)


DECRETS ET PROJETS DE LOI ADOPTES EN CONSEIL DES MINISTRES EN SEPTEMBRE

 Le conseil des ministres s’est tenu, le 9 septembre 2015, à la présidence de la République, sous la conduite de son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République. Au cours des travaux, le conseil a examiné en première lecture un projet de loi, adopté un projet de loi et un décret, puis écouté deux communications. Votre magazine vous présente ici celle qui concerne votre secteur, en l’occurrence, le décret portant création de la Commission Nationale des Frontières Maritimes (CNFM). La maîtrise des frontières terrestres et maritimes du Togo est devenue un enjeu capital pour notre pays. Plusieurs textes régissent la matière et le projet de décret vise à harmoniser l’ensemble des textes existants. Le projet de décret permet de garantir une synergie des compétences susceptibles de rendre plus efficaces les différents travaux devant conduire aux négociations pour une délimitation conventionnelle et consensuelle des frontières maritimes du Togo et le dépôt du dossier relatif à l’extension du plateau continental jusqu’à 200 miles marins et son extension jusqu’à 350 miles marins. Le décret crée une Commission Nationale des Frontières Maritimes dénommée CNFM rattaché à la présidence de

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LA PILOTINE N°003 octobre 2015

En conseil des ministres les 9 et 17 septembre 2015 : Création d’une Commission Nationale des Frontières Maritimes et ratification du protocole de 2005 relatif à la convention internationale pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime, etc.

la République.  Il ressort des travaux du conseil des ministres tenu, le 17 septembre, à la présidence de la République, sous la conduite de son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République, l’examen de 9 projets de loi, l’adoption de 8 et l’écoute de deux communications. Nous nous intéresserons, ici, aux 6 projets de loi concernant le secteur maritime. La première information que votre magazine veut partager avec vous porte sur la ratification du protocole de 2005 relatif à la convention internationale pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime. Ce protocole est venu renforcer et compléter la Convention pour la répression des actes illicites contre la sécurité maritime, signé en 1988 et dont l’objectif est de développer la coopération internationale dans le domaine de la prévention, la poursuite et la répression des actes illicites dirigés contre la sécurité maritime. Il faut noter que ce protocole élargit le domaine de compétence des Etats signataires en y incluant la lutte contre les actes terroristes. En demandant la ratification dudit protocole, le conseil des ministres entend doter notre pays d’un cadre juridique lui permettant d’élargir ses compétences pour mieux

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MÉTIER DE PORT

DOSSIERS

protéger les navires battant ou non pavillon togolais sur nos côtes, dans nos eaux territoriales et en haute mer. La ratification du protocole de 1973 relatif à l’intervention en haute mer en cas de pollution par des substances autres que les hydrocarbures est le 2ème projet de loi, relatif au secteur maritime, adopté le 17 septembre 2015. Il vise à mieux protéger notre environnement marin, en dotant notre pays des outils juridiques qui étendent son domaine de compétence aux accidents de mer, causés par des substances chimiques autres que les hydrocarbures. Le texte, dont la ratification est sollicitée, complète en effet la Convention de 1969 dont l’application se limitait uniquement aux accidents entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures. Avec le développement du transport maritime et la diversification des cargaisons, notre pays a besoin de ratifier le protocole de 1973, afin de mieux protéger le milieu marin et la santé humaine en cas de catastrophes liés, notamment à des substances chimiques autres que les hydrocarbures. Le 3ème projet de loi adopté par le Conseil des ministres de ce jour, autorise la ratification de l’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, signée le 22 novembre 2009. Cet accord international, adoptée le 22 novembre 2009 dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a pour objet de renforcer l’arsenal juridique international de lutte contre la pêche illicite. Il établit des normes minimales auxquelles les Etats doivent se conformer dans le domaine du contrôle portuaire des navires de pêche. Il prévoit, en particulier, l’interdiction de l’accès aux ports ou l’utilisation de leurs installations pour les navires ayant pris part à des activités de pêche illicite, ainsi qu’un partage des informations relatives à ces navires. Il pose également des exigences de base pour la conduite des inspections portuaires et la formation des inspecteurs. Cet accord représente une avancée significative dans les mesures prises par la communauté internationale pour contrecarrer et éliminer la pêche illicite à tous les stades, depuis l’immatriculation des navires jusqu’à la commercialisation du poisson. Il permettra à notre pays de renforcer les mesures de conservation à long terme de nos ressources marines biologiques.

nos côtes ou pour tout autre intérêt national, une pollution ou une menace de pollution par les hydrocarbures. L’enjeu est la protection des intérêts des populations contre les conséquences d’un accident en mer, entraînant un risque de pollution de l’espace marin et du littoral. Au cours de ses travaux, le conseil de ministres de ce jour a, également, autorisé la ratification du protocole de 2003 à la convention internationale de 1992 portant création d’un fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures. Avec ce projet de loi, le gouvernement sera à l’avenir, en mesure de garantir une meilleure indemnisation pour toutes les victimes de pollution marine par les hydrocarbures, notamment grâce aux cotisations qui seront versées par les importateurs de pétrole. Cette mesure est rendue nécessaire par l’accroissement des risques de déversement des hydrocarbures dans nos espaces maritimes liés à la présence accrue des navires pétroliers qui font, régulièrement, leur transbordement dans les eaux togolaises. Le dernier projet de loi adopté par le Conseil des ministres, en ce jour, autorise la ratification de la Convention de la convention internationale sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires. Signée le 5 octobre 2001 à Londres, cette convention a pour objectif d’interdire les peintures appliquées sur la surface des navires pour éviter l’accumulation d’organismes indésirables. Malheureusement, ces peintures comportent des substances nuisibles à l’environnement marin et le présent projet de loi permettra de les supprimer ou, au moins, de limiter leur utilisation.

Le 4ème projet de loi adopté, le 17 septembre, approuve la ratification de la convention internationale sur l’intervention en haute mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures, signée le 29 novembre 1969 à Bruxelles. En autorisant la ratification de cette convention internationale, le Conseil des ministres entend doter l’Etat des moyens juridiques qui lui permettront de prendre en haute mer, en cas d’accident, les mesures nécessaires pour prévenir, atténuer ou éliminer les dangers que pourraient présenter pour

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LA PILOTINE N°003 octobre 2015

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CODE ISPS

LES MESURES DU CODE ISPS À BORD DES NAVIRES

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rois innovations majeures ont été introduites dans la convention SOLAS suite à la réunion de décembre 2002, entraînant diverses modifications à bord du navire. Ces nouvelles mesures tendent toutes vers un même but, à savoir la prévention de tout acte illicite sur le navire par l’identification et la protection de celui-ci. Tout d’abord, depuis le 1er juillet 2003, tous les navires à passagers et les gros pétroliers doivent être équipés de systèmes d’identification automatique (SIA ou AIS pour Automatic Identification System). Les autres navires du commerce international devant en être équipés d’ici à décembre 2004. De tels systèmes d’identification ont pour but de fournir des renseignements non seulement sur le lieu où se trouvent les navires mais également sur leur destination et leur provenance. Une traçabilité physique des navires se met donc en place. Ces dispositions sont contenues dans la règle 19 du chapitre V modifié de la Convention SOLAS. Ensuite, un numéro unique d’identification devient obligatoire pour chaque navire. La règle 3 du chapitre XI-1 de la Convention SOLAS énonce que tous les navires doivent posséder un numéro unique d’identification, celui-ci devant être permanent, nettement visible et distinct de toute autre marque inscrite sur la coque.

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Ce numéro d’identification est obligatoire pour tous les navires construits après le 1er juillet 2004 ; pour tous les autres navires, le numéro d’identification doit être apposé au plus tard à la date de la première mise en cale sèche du navire prévue après le 1er juillet 2004. Enfin, le navire doit posséder un système d’alerte de sûreté (SSAS). La règle 6 du nouveau chapitre XI-2 dispose que tous les navires construits après le 1er juillet 2004 doivent en être équipés, tandis que les navires préexistants – navires à passagers, cargos rapides, navires-citernes transportant des produits chimiques, pétroliers et méthaniers de plus de 500tb devront en être équipés « au plus tard à la date de la première visite de l’installation radioélectrique qui a lieu après le 1er juillet 2004 ». Ce SSAS permet au navire dont la sûreté est menacée de transmettre son alerte en toute confidentialité à une autorité compétente désignée par l’administration du pavillon. Le SSAS ne transmet cette alerte à aucun autre navire et ne donne pas non plus l’alarme à bord du navire. L’alarme est transmise uniquement à l’autorité compétente, charge ensuite à elle d’en « informer immédiatement l’Etat (ou les Etats) à proximité duquel (ou desquels) le navire est actuellement exploité »

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GG ll oosss asi rae i r e L’AMARRAGE -----------------------------------------------------------------L’amarrage d’un navire est la dernière phase d’une manœuvre d’accostage. L’amarrage consiste à le maintenir contre un quai ou un ponton, à l’aide d’aussières (ou amarres), longs cordages de diamètres variables selon la taille du navire, capelées d’une part au quai sur des bittes ou des anneaux, et d’autre part sur le navire, à l’avant et à l’arrière. AMARRAGE CLASSIQUE: L’amarrage est accompli à quai par des lamaneurs, sur le navire par les marins du bord. Une touline appelée aussi lance-amarres (cordage fin lesté d’une boule) est d’abord envoyée vers le quai, à l’extrémité de laquelle est amarré l’œil du cordage lui-même. Une fois le cordage capelé sur un bollard, il est raidi grâce à des treuils guindeaux ou cabestans sur le pont du navire. Pour un navire de grand tonnage, il ne faut pas moins d’une douzaine d’aussières pour le maintenir à quai ; un petit voilier a besoin de deux à six amarres. COURANT MARIN --------------------------------------------------------------------Un courant marin est un mouvement d’eau de mer régulier, continu et cyclique. Ce type de mouvement est dû aux effets combinés du vent, de la force de Coriolis, et de différences de température, densité et salinité ; ainsi qu’évidemment aux contours des continents mais aussi aux reliefs de profondeur et à l’interaction entre courants. Du point de vue quantitatif, un courant marin est caractérisé par sa vitesse et son débit, mais également par sa température et bien entendu son sens de direction. BRISE MARINE : Vent venant de la mer. MILLE MARIN : Unité de distance valant 1 852 mètres. AVOIR LE PIED MARIN --------------------------------------------------------------------C’est réussir à garder son équilibre sur un bateau. L’origine de l’expression : Le pied symbolise ce qui permet à l’homme de tenir en équilibre sur le sol. Cette expression signifie qu’il permet aussi à certains plus qu’à d’autres d’être à l’aise sur des surfaces en mouvement, telle que sur un bateau tanguant sous les flots. « Avoir le pied marin » correspond donc à « garder son équilibre sur un bateau ». MAL DE MER --------------------------------------------------------------------Le mal de mer est un phénomène fréquent et bénin, lié avant tout à un problème d’équilibre. C’est un malaise général du à une discordance entre ce que l’œil voit et ce que notre

centre de l’équilibre ressent. L’un des signes majeurs est le vomissement tout au long de la traversée. Des sueurs et une soudaine lividité sont autant de symptômes. TRANSBORDEMENT --------------------------------------------------------------------Action de transborder. C’est-à-dire, action de transférer un chargement d’un navire à un autre, éventuellement avec mise à quai intermédiaire. Le transbordement est, donc un système qui permet aux navires de grandes tailles de décharger des conteneurs qui seront réacheminés par des bateaux de petites tailles pour les destinations finales qui ne disposent pas de port en eau profonde. Et vice versa. RADE --------------------------------------------------------------------Entrée de mer dans la terre naturelle ou artificielle, à l’abri du vent, qui permet un bon mouillage des bateaux. DARSE OU DARCE --------------------------------------------------------------------Une darse est un bassin rectangulaire destiné principalement à l’accostage des cargos. Dans les grandes zones portuaires industrielles, les darses sont séparées par des môles (jetée) ou des traverses, et implantées en épi par rapport au chenal d’accès. Un Bassin portuaire désigne un ensemble de darses. NAVIGATEUR MARIN --------------------------------------------------------------------En mer, le navigateur est la personne chargée de la navigation, c’est-à-dire de l’ensemble des tâches permettant de déterminer la position du bateau et la route à suivre. Près des côtes, le navigateur doit souvent être attentif à la sécurité du bateau en se fixant des zones de navigation fonction des hauts fonds, de l’état de la marée, des chenaux à suivre. En haute mer, il a un grand rôle dans la prévision à long terme afin de prendre les meilleures décisions possibles en fonction de la météo. Le terme navigateur est aussi utilisé pour désigner toute personne voyageant en haute mer, en solitaire ou comme marin professionnel, et en particulier pour la pratique sportive(Skipper). MARIN (profession) Un marin est une personne dont la profession est de naviguer sur les mers et les océans. Il existe plusieurs types de professions maritimes utilisant le terme « marin » : marin pêcheur, marin du commerce, marin d’Etat, marin à la plaisance.

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CONTACTS UTILES PORT AUTONOME DE LOME DIRECTION GÉNÉRALE BP : 1225 Lomé Togo Tél : +228 22 23 77 00/22 23 77 77/22 23 78 00 Fax : +228 22 27 26 27 / 22 27 02 48 togoport@togoport.tg - www.togoport.tg

CAPITAINERIE DU PORT Tél. +228 22 27 04 57 - Fax. +228 22 27 41 69 REPRÉSENTATION DU PAL AU BURKINA FASO Tél +226 50 50 56 60/50 30 16 47 Mob : +226 79 03 06 55 - Fax : +226 50 30 17 47 REPRÉSENTATION DU PAL AU NIGER BP 1038 Niamey Niger Tél : +227 20 74 03 26/21 79 48 73 Mob : +227 96 96 48 73 - Fax : +227 20 74 03 27

COMMUNAUTE PORTUAIRE Alliance pour la Promotion du Port de Lomé (A2PL) Tél : +228 22 44 98 74

LOME MULTIPURPOSE TERMINAL Tél : +228 22 23 73 86 Fax : +228 22 23 73 77 LOME CONTAINER TERMINAL SA Route A3 d’Akodesséwa Boîte Postale : 09 B.P. : 9103 Lomé – Togo Tel : +228 22 23 76 80/22 53 70 25/26 Mail : LCT_INFO@lct-togo.com OTOCI Tél : +228 22 71 75 76/22 71 41 24 Fax : +228 22 71 75 97 52

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SOCIÉTÉ D’EXPLOITATION DU GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTÉRIEUR (SEGUCE) Tél : +228 22 23 90 00/22 20 69 20 support@segucetogo.tg - www.segucetogo.tg REPRÉSENTATIONS DES PAYS DU SAHEL AU TOGO CONSEIL BURKINABÉ DES CHARGEURS (CBC) Tél. +228 22 27 62 70 - Fax : +228 22 27 02 79 CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF) Tél. +228 22 27 32 06 - Fax +228 22 27 01 57 CONSEIL NIGÉRIEN DES UTILISATEURS DES TRANSPORTS PUBLICS (CNUT) Tél. +228 22 27 56 60 - Fax : +228 22 27 00 58

REPRÉSENTATION DU PAL AU MALI Tél: +223 20 23 29 10 / 66 74 33 66 Fax : +223 20 22 85 23

MANUPORT Tél : + 228 22 27 93 59 Fax : +228 22 27 93 06

EXPO AUTO Tél : +228 22 27 04 75 - Fax : +228 22 27 04 76

GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTÉRIEUR

DIRECTION COMMERCIALE Tél. +228 22 27 02 96 Fax. +228 22 27 02 96 /22 27 26 27

MANUTENTIONNAIRES TOGO TERMINALS Tél : +228 22 23 73 50 Fax : +228 22 27 86 52/22 27 01 34

UNIPORT Tél : +228 22 20 23 27 Fax : +228 22 22 30 46

LA NIGÉRIENNE DE TRANSIT (NITRA) Tél. +228 22 27 05 69 - Fax: +228 22 27 67 51 ENTREPÔTS MALIENS AU TOGO (EMATO) Tél. +228 22 27 48 40 +228 2 23 77 00 Poste 45 41 - Fax : +228 22 27 48 40 AUTRES PARTENAIRES CABINET INROS LACKNER AG Bureau de Lomé Tél : +228 22 27 06 92 +228 22 23 77 00 Poste 45 11 COTECNA (SOCIÉTÉ D’ADMINISTRATION DU SCANNER) Tél. +228 22 27 46 26 - Fax. +228 22 71 31 89 CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU TOGO (CCIT) Tél. +228 22 21 70 65 - Fax. +228 22 21 47 30 OFFICE TOGOLAIS DES RECETTES (OTR) BUREAU DES DOUANES DU PORT DE LOME Tél. +228 22 27 24 34 / 22 27 24 35 / 22 27 24 36 Fax. +228 22 27 02 48 UNION NATIONALE DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DU TOGO (UNATROT) Tél : +228 22 23 77 43 / 22 27 47 42 Poste 45 43

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JEUX

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HUMOUR BLAGUES SUR LES FRANÇAIS Un Américain demande à un Japonais : -Si la fin du monde était annoncée pour le mois prochain, que souhaiterais-tu avant ? Le Japonais lui répond : -Sans aucune hésitation devenir Français -Et pourquoi donc ? lui dit l’Américain. Et le Japonais répond : -Parce qu’ils retardent de 20 ans.

BEAU BATEAU

AU CINÉMA L’ouvreuse du cinéma met en garde le couple qui est venu à la séance avec son bébé : - Si l’enfant pleure, vous devrez quitter la salle. Bien sûr, on vous remboursera ! Une demi-heure après le début du film, le mari se penche vers sa femme : - Qu’en penses-tu ? - Ce film est archinul ! - T’as raison, secoue donc le petit.

AU SUPERMARCHÉ Dans un supermarché, deux gars se choquent frontalement avec leurs caddies. Indigne, l’un des deux réclame: - Hé! Vous ne pouvez pas faire attention? - Excusez-moi, je ne vous ai pas vu. Je cherchais ma femme. 54

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- Tiens! Quelle coïncidence! Moi aussi, je cherche la mienne! Et elle est comment, votre femme? - Eh bien, elle est grande, brune, les yeux d’un bleu très profond, des jambes extrêmement bien faites, une poitrine généreuse, des lèvres charnues. Elle porte un tailleur noir très serre et décolleté, un petit peu trop peut-être, et un chemisier transparent. Et la vôtre, comment est-elle? - Oh, laissez tomber! Allons trouver la vôtre...!

Un père et son fils sont sur la plage. - Oh papa, regarde le beau bateau - Fils, ce n’est pas un bateau mais c’est un yacht - Ah oui, et comment ça s’écrit? - Heu..., attend ..., non c’est toi qui a raison, c’est un bateau

CHEZ LE DOCTEUR - C’est grave docteur ? - J’ai une mauvaise nouvelle pour vous, vous avez un cancer. - On peut le guérir ? - J’ai bien peur que non... - Aie aie aie aie !! Que dois-je faire docteur? - Essayez les bains de boue... - Ca va guérir mon cancer ? - Ah ça non, mais ça vous habituera à la terre...

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