__MAIN_TEXT__
feature-image

Page 1

L’APPEL DU LARGE


www.aplr.fr

EDITO par Alain Garcia

Nous avons pu tenir notre AG fin Mars dans de très bonnes conditions sanitaires. Merci à tous ceux qui ont pu se déplacer. Quelques jours après, nous étions à nouveau confinés. L’année écoulée a été marquée par les conséquences de la pandémie avec des annulations d’ateliers et de manifestations, dont malheureusement le Grand Pavois et la limitation à notre littoral pour nos projets de croisières. Le début d’année 2021 reste marqué par ces restrictions ; l’effort de tous, protections masques, couvre feu et surtout vaccination nous permettent d’espérer une amélioration pour le début de cet été. Nous avons programmé pour cette année des activités variées qui se dérouleront en fonction de la pandémie et des consignes gouvernementales. Le confinement se termine début Mai, suivi par le maintien du couvre feu jusqu’à fin juin progressivement élargi. Le couvre feu en ce qui concerne nos déplacements en mer ne repose sur aucune base scientifique ou épidémiologique. Au large dans nos bateaux avec un équipage familial ou amical, on ne risque en mer ni de contaminer ni d’être contaminé ; cette position est purement administrative, et teintée d’un souci d’uniformité. Nous allons être confrontés à l’installation d’un parc éolien de plusieurs centaines de Km2 dans un premier temps au large de l’ile d’Oléron, qui semble avoir pour ambition de s’étendre du Sud Bretagne à l’embouchure de la Gironde. En tant qu’association de plaisanciers, notre vocation est de garantir la liberté de navigation en tous temps aux navigateurs : c’est pourquoi nous souhaitons que ces implantations soient le plus au large possible afin d’aménager un couloir de navigation sûr entre ces installations et le littoral. Nous demandons par ailleurs que ce parc soit parfaitement sécurisé par balisage de jour et de nuit, signaux électroniques −AIS par exemple− etc. Un débat publique va être mis en place ; nous y répondrons dans ce sens. En tant que citoyen, chacun pourra s’exprimer sur la pertinence de ces projets ; à mes yeux deux problématiques majeures se posent : - impact environnemental : site natura 2000, parc naturel marin, impact sur la biodiversité, la courantologie et le régime des vents etc. - bien fondé économique : coût d’installation très élevé ; rentabilité apparemment faible, coût de la maintenance, durée de vie estimée à 20 ans… C’est donc à chacun en tant que citoyen de s’exprimer sur ces projets. Nous avons été récemment mis en cause comme pollueur par un petit homme vert. Non la plaisance ne pollue pas : c’était la position de J.-L. Borloo alors ministre de l’environnement. La pollution liée à la plaisance est estimée à moins de 1 % de la pollution de la mer. Des efforts sont continus en ce sens : amélioration des moteurs, des anti foulings, généralisation des réservoirs à eaux noires, etc. Il est temps que ces polémiques stériles cessent. Nous pouvons espérer que l’été verra disparaitre toutes ces contraintes et que nous pourrons répondre à l’appel du large avec de belles croisières à la clef, de nouvelles réunions conviviales et le déroulement du Grand Pavois entre autres. À tous, bien cordialement 

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

3


www.aplr.fr

SOMMAIRE

EDITO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 LA VIE DE L’ASSOCIATION Compte rendu de l’Assemblée Générale 2021 . . . . 5 ECHOS DE LA MER ET DU PORT

PARTAGE DE SAVOIRS « Cuisine d’à bord » Cécile Briaud-Richard restaurant « La pierrevue » . 24 « Un peu d’histoire » les Minimes . . . . . . . . . . . . . 26

Conseil portuaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Compte rendu du conseil portuaire du 7 avril 2021 Un nom, un visage, une fonction Ludovic Boucard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Le retour de notre champion . . . . . . . . . . . . . . . . 21

« De la technique » Support de panneau solaire sur balcon . . . . . . . . . . 27 « Sérieux s’abstenir » Sur l’album du Capitaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Tout s’explique ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 L  ES ANNONCES DE NOS ADHÉRENTS

. . . . . . . . . . . . . . .

BULLETIN D’ADHÉSION

. . . . . . . . . . . . .

29 30

Photo de couverture : Patrick Giré

Dessin : Patrice Beslay

PROGRAMME PRÉVISIONNEL DES ACTIVITÉS 2021 Dates avril à octobre

Objet D’AVRIL À OCTOBRE Au bon vouloir du temps – sorties journée ou week-end

Animateurs M.-F. Gould

MAI 2021 Samedi 22 mai Du 27 au 30 mai

Samedi 5 juin

Vide bateau - 8h

Jean-Marie Maisonneuve

M’Yeu en mai. Briefing la veille du départ En fonction des conditions météo, escale possible à l’aller ou au retour aux Sables d’Olonne. Séjour découverte de l’île. JUIN 2021 Tour de l’Île d’Aix. Briefing au local de l’Association, mouillage pour le déjeuner et retour dans l’après-midi. Si la situation le permet dîner sous les tivolis devant le local de l’Association.

Du 4 au 20 juin

Croisière Golfe du Morbihan + Îles des Glénans avec escale le long de la route

Du 9 au 13 juin

Semaine du Nautisme

Samedi 26 juin

Tour de Ré en partenariat avec la SRR.

Dates à préciser

Croisière Bretagne Sud

Du 3 au 11 juillet

Croisière Bretagne sud. Deux groupes : les + de 8 m accompagnés par Jean-Michel Durce et les - de 8 m accompagnés par Gérard Bruneau.

Du 23 au 31 juillet

Croisière Royan

Bruce Jenner

M.-F. Gould Bruce Jenner

JUILLET 2021 Jean-Marie Maisonneuve Jean-Michel Durce Gérard Bruneau M.-F. Gould SEPTEMBRE 2021 Du 1er au 20 septembre Croisière en Bretagne, itinéraire à confirmer

Jean-Michel Durce

Rallye de Saint Martin de Ré. Briefing au local de l’Association. Du 4 au 5 ou du 18 au 19 septembre Navigation pour une arrivée à marée haute. Du 28 sept. au 3 oct.

Le Grand Pavois

Du 8 au 10 octobre

Fête du Thon à Yeu

OCTOBRE 2021

4

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

Bruce Jenner


LA VIE DE L’ASSOCIATION

COMPTE RENDU ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 27 MARS 2021 Les « questions diverses » n’ayant pu trouver de réponses en séance seront instruites en Conseil d’Administration et les réponses communiquées aux intéressés.

PRÉAMBULE À L’ASSEMBLÉE Alain GARCIA remercie les adhérents présents et explique la difficulté d’organisation de cette Assemblée Générale. Il rappelle la limitation réglementaire du nombre de participants présents. Avant de rentrer dans le vif du sujet il souligne deux événements qui ont marqué la vie de l’association : 1/ Le départ de Stéphanie, secrétaire de l’APLR depuis de nombreuses années, remplacée depuis le 1er décembre par Marine LOZANO. 2/ Le départ d’Albert et Odette TEL. Alain GARCIA rappelle le rôle joué par Albert en tant qu’administrateur avec l’engagement constant de sa femme Odette durant toutes ces années.

Photo © Patrick Giré

Un bouquet de fleurs ainsi qu’une caisse de vin leur sont offerts, avec de chaleureux remerciements. Patrick GIRE leur remet « 2 Croissants d’or » en souvenir des croissants qu’ils ont distribués à tous les participants des rallyes, le dimanche matin, avec beaucoup de précaution pour ne pas les réveiller ! Avec 247 adhérents présents ou représentés le quorum étant atteint, Le Président déclare l’ouverture de l’Assemblée Générale 2021.

ORDRE DU JOUR : • Accueil des nouveaux adhérents • Election de 5 membres au CA • Rapport moral 2020 et approbation du rapport moral • Rapport financier des comptes 2020 et du budget 2021 • Rapport du vérificateur aux comptes et approbation des comptes et du budget • Vote sur le montant de la cotisation 2022

• Orientations et actions pour 2021 • Échanges avec la Régie du Port de Plaisance

1 - ACCUEIL DES NOUVEAUX ADHÉRENTS Le pot d’accueil des nouveaux adhérents et reporté à plus tard en raison des restrictions sanitaires. 2 - ÉLECTION DE 5 MEMBRES CONSEIL D’ADMINISTRATION Les administrateurs sortants se représentent. Albert Tel ayant démissionné, Johnny STEPHANT est proposé pour le remplacer. RÉSULTATS DES ÉLECTIONS 247 votants. Sont élus ou réélus au Conseil d’administration : Jean-Michel Durce, Alain Garcia, Bruce Jenner, Christian Riffaud et Johnny Stephant. 3 - RAPPORT MORAL par Alain GARCIA Le Président souligne l’implication de toute l’équipe grâce à un bel échange d’expériences, d’initiatives sur les sorties, l’animation d’ateliers et de travaux pratiques variés. Les administrateurs sont aussi engagés dans des actions régionales et nationales qui permettent d’échanger avec les autorités administratives à tous niveaux. Rappel du rôle de l’APLR auprès de ses adhérents. Il s’agit de : - vous défendre en entretenant des relations régulières avec la régie du Port, et en participant activement aux activités de l’UNAP-CM et de la FNPAM. - vous perfectionner en proposant des actions de formation à travers les ateliers, les conférences ... - vous proposer des activités en organisant des croisières côtières et hauturières en flottille, des sorties en mer dans les pertuis, des visites de chantier, des sorties à terre à caractère convivial. - vous faciliter la navigation avec la bourse des équipiers en ligne sur le site. - vous informer en mettant à votre disposition la revue « le Vent des Pertuis » 3 fois par an, et le site internet www.aplr.fr. Alain Garcia précise qu’en 2020 nous étions 850 adhérents, voileux, pêcheurs, motoristes et équipiers. Il s’agit de la plus grosse association de Plaisanciers de France. Notre poids est considérable visà-vis des gestionnaires et des élus de la ville. Et encore une fois, nous ne sommes pas là pour faire la

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

5


LA VIE DE L’ASSOCIATION

guerre à nos gestionnaires mais pour négocier, faire valoir notre point de vue, échanger des expériences, organiser des manifestations. C’est cela qui permet à l’Association de vivre et d’être partagée par beaucoup d’entre vous. De nombreux adhérents sont hors territoire et ont du mal à participer aux ateliers ; nous entendons bien la demande d’organiser des ateliers l’été mais beaucoup d’entre nous naviguent donc ce n’est pas simple d’y répondre. Nous verrons s’il est possible de décaler certaines manifestations ou ateliers. Le Secrétariat Rappel sur le changement des horaires, l’accueil est du lundi au vendredi de 10h00 à 12h30 et de 13h30 à 16h00. Marine est en charge de la gestion du ficher des adhérents, des inscriptions aux activités, du local, de la boutique, de l’accueil, de la diffusion des informations ainsi que des relations avec les partenaires comme la Capitainerie, les assurances MADER … CLUPP – Comité Local des Usagers Permanents du Port L’APLR présentait 5 candidats. Alain Garcia ne s’est pas présenté car déjà membre du conseil d’administration. Ont été élus  : François Bertout, Jean-Jacques Coudray, Jean-Michel Durce, Patrick Giré, Bruce Jenner et François Chabeau (CNLF). Les actions de l’APLR en 2020 : Alain GARCIA remercie les adhérents pour leurs réponses au questionnaire mis en ligne. Globalement, les adhérents sont satisfaits de l’APLR. Toute l’équipe s’implique et donne son maximum. Chaque fois que nous sommes saisis d’un problème, nous faisons remonter les demandes des adhérents. Ce n’est pas toujours suivi d’effet mais dans l’ensemble nous sommes écoutés. Le contact reste bon. En particulier, Il a été proposé et décidé de ne pas augmenter la redevance d’amarrage pour 2021. Les sorties et ateliers Toutes les sorties ont eu du succès comme Marans, animée par Gérard Bruneau avec 21 bateaux, ainsi que Marennes et Boyardville organisées par Marie-Françoise Gould avec 11 et 5 bateaux, les sorties pêche avec 20 bateaux. Concernant Un Violon sur le Sable, la partie musicale a été annulée, mais la sortie Royan a eu lieu avec 15 bateaux. De nombreux sorties ont été organisés malgré les restrictions sanitaires mais la saison a dû être écourtée. Le projet de visiter le Pays basque et sa gastronomie a dû être annulé. Le vide-bateau peut être envisagé, le Port ne s’y oppose pas mais la date en est différée. Il est ouvert à tous les

6

plaisanciers et se déroulera en extérieur. Cet événement est très attendu par les plaisanciers. Le Vent des Pertuis : une publication toujours appréciée d’après vos réponses au sondage réalisé.

Alain GARCIA remercie Jean-Claude TOULLER qui a réalisé le VdP pendant des années. Aujourd’hui c’est une équipe coordonnée par Patrick GIRE qui a repris le flambeau avec François BERTOUT et Jean-Jacques COUDRAY. Intervention de Patrick Giré Le VDP existe grâce à la participation de tous, lorsque nous intégrons des articles ou des compte rendus de sorties ou d’ateliers. L’APLR est très attachée à cette publication et au partage d’expérience qu’elle représente. Je lance un appel à toutes les bonnes volontés pour nous aider à enrichir le VDP Le dernier numéro a vu la création de nouvelles rubriques dont nous sommes très fiers : - « Cuisine d’A Bord », avec le parrainage de Christopher COUTANCEAU. La recette donnée dans ce numéro, a bien été testée. Facile à réaliser et excellente. - « Sur l’Album du Capitaine » de Jean-Jacques COUDRAY (sur le modèle de l’Album de la Comtesse du Canard enchaîné), là aussi si vous souhaitez contribuer, nous sommes preneurs de bonnes idées. Si des dessinateurs se sentent inspirés nous les accueillerons avec plaisir. - «  Technique et astuces ». Nos adhérents ont trouvé des astuces faciles à mettre en œuvre. C’est ce type de contribution que chacun d’entre vous peut apporter pour l’intérêt de tous. « Les échos du Port et de la mer », nous présentons une personne du Port pas toujours connue. Le site internet www.aplr.fr est à votre disposition pour vous informer en temps réel.. Il est mis à jour régulièrement par Jean-Jacques COUDRAY, Jean-Michel DURCE et Marine LOZANO. Participation à l’UNAP CM et à la FNPAM Intervention de François DOUCHET Président de l’UNAP-CM L’UNAP-CM (UNion des Associations des Plaisanciers de la Charente maritime) a été créée en 2001. Elle représente plus de 2 200 plaisanciers et regroupe plus de 20 associations de

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


LA VIE DE L’ASSOCIATION

Charente Maritime. Elle porte la voix des plaisanciers dans toutes les instances de gestion de notre environnement marin. Par ailleurs, elle s’est regroupée avec les autres associations des façades atlantique et méditerranée pour former la FNPAM (Fédération Nationale des Associations des Plaisanciers de l’Atlantique et de la Méditerranée) qui intervient sur des sujets généraux au niveau national. L’APLR a 8 administrateurs à l’UNAP-CM et la FNPAM dont 2 présidences. ACTIONS UNAP-CM et FNPAM en 2020 : - Assurer la représentation des plaisanciers : • auprès des commissions nautiques locales, dans lesquelles sont traités les aspects de sécurité et les éventuels conflits d’usage dans l’espace de navigation. A ce sujet, le conflit sur les filières de la Malconche n’est toujours pas jugé (Conseil d’Etat), • du parc naturel marin, dont le plan de gestion a été adopté. Mais l’organisme a été en stand-by en 2020. • du Conseil Maritime de Façade Sud Atlantique, avec les comités de dragage et le suivi de gestion des sédiments, les questions relatives à l’éolien sur Oléron, celles relatives aux filières. - Améliorer cette représentation, notamment au niveau de la gestion des ports de Plaisance, militer afin d’obtenir une meilleure représentativité des plaisanciers dans les conseils portuaires en demandant que les membres du CLUPP disposent de voix délibératives.

activités sont en baisse, la raison principale étant les annulations dues à la Covid, mais restent intéressantes grâces aux activités organisées. Par ailleurs dans la mesure où les dîners, rallyes et les regroupements n’ont pu être organisés les dépenses sont moindres en comparaison des années passées. Le budget est donc équilibré. Remarque sur les cotisations patronales et salariales à l’URSSAF : Aucun versement n’a été fait sur plusieurs mois de l’année, sans que nous sachions si nous devrons régulariser cette année. Les cotisations représentent 12 000 €. Cette somme est provisionnée et figure dans les comptes.. Pour fin 2020, nos réserves étaient de 33 326 €. Ressources

Alain Garcia donne quelques précisions sur la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP) organisme national créé il y a 5 ans lors de la tentative conduite par quelques parlementaires afin de faire payer les mouillages. La CNP a vocation à défendre, représenter et promouvoir les métiers de la filière nautique française en France et à l’international. Elle regroupe la FIN (Fédération des Industries nautiques), les fédérations des Ports de Plaisance, les fédérations sportives et la FNPP et FNPAM L’intérêt de cette confédération c’est le dialogue avec l’Etat qui a créé un Comité Ministériel «Plaisance et Nautisme» auquel la CNP participe et qui permet de nombreux échanges sur les problèmes généraux qui concernent la plaisance, notamment la sécurité, l’environnement avec l’extension des aires marines protégées et la crainte qu’une grande partie du littoral soit confisquée pour des raisons écologiques. Nous restons vigilants et tentons de définir cette extension ! Approbation du rapport moral Contre 0 – abstention 0 – Le rapport moral est approuvé Le Président remercie les votants et précise que c’est encourageant.

Emplois

4 - RAPPORT FINANCIER 2020 par Blake GOULD Trésorier Le total des adhésions pour 2020 est de 846, en croissance de 50 par rapport à 2019. Les ressources concernant les

5 - RAPPORT DU VÉRIFICATEUR AUX COMPTES par Gérard Quesnel La vérification des comptes a eu lieu fin janvier. Il a été constaté que tout était conforme précisant que la comptabilité est particulièrement bien tenue. Les pièces sont parfaitement numérotées et lorsqu’on rapproche l’ensemble des recettes avec les relevés de compte bancaire, DAT, compte courant et Livret A, on tombe juste, au centime près. Conclusions : «  en considération des éléments mis à ma disposition, le constat que j’ai effectué et les réponses qui ont été données à mes questions, je considère que les comptes 2020 pour l’APLR sont conformes et sincères. Rien ne s’oppose pour que vous puissiez approuver ces comptes. Les réserves s’élèvent à 33 000 €. C’est un peu moins que le fonctionnement mais compte tenu du volume ce n’est pas un problème. »

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

7


LA VIE DE L’ASSOCIATION

Approbation des comptes 2020 : Contre 0 – Abstention 0 – Les comptes 2020 sont approuvés Budget prévisionnel 2021 Les ressources : concernant les cotisations, par prudence nous nous basons sur 800 adhérents. Pour les activités nous espérons une saison plus dynamique.

Le but n’est pas de faire du bénéfice mais d’offrir un service aux adhérents et d’équilibrer le budget. L’objectif 2021 est de préserver les réserves, sauf si les cotisations URSSAF sont prélevées, mais nous espérons pouvoir étaler cette dépense sur les 2 années à venir. Pour les emplois : nous espérons moins d’effet COVID et une bonne reprise des activités. Marine LOZANO est embauchée pour 100h/mois afin d’ouvrir le bureau le mercredi. Blake Gould remercie Jean-Michel Durce pour son aide ainsi que tous les membres du bureau. Vote du budget 2021 : Contre 0 – Abstention 0 Le Président propose que la cotisation 2022 soit maintenue à 58 € contre 0 – abstention 0 – La cotisation à 58 € pour 2022 est approuvée.

6 - ORIENTATIONS ET ACTIONS 2021 Tarification du port : Le tarif reste stable pour 2021. Nous rappelons que la ville met à disposition du port les équipements portuaires moyennant une redevance annuelle de l’ordre de 400 000 € pour 2021, et qui sera renégociée en 2022. Pour le moment, il semble que la municipalité, ne souhaite pas l’augmenter. Les dragages représentent une part importante des dépenses. Ils sont effectués régulièrement. L’envasement du Bassin des Tamaris est plus rapide que prévu. Des études universitaires sont faites pour essayer d’améliorer la situation. L’idée de fermer sous la passerelle Mandela est à l’étude. Le budget de dragage est très important car des sédiments toxiques ont été enlevés l’an dernier, notamment dans le bassin des chalutiers. Ces déchets coûtent très chers puisqu’il faut les décanter avec un coût de transport important.

Le conseil portuaire sera informé des investissements à prévoir. On note une volonté incontestable du Port de fournir des services de qualité. C’est un des premiers ports d’Europe. Les activités 2021. - Les ateliers continuent (Pêche, moteur, logiciels, winch…). - Les Croisières. Nous maintenons nos prévisions en espérant que tout pourra se faire. Les croisières en Bretagne sont programmées à partir du 4 juin et Bretagne Nord en Août. Toutes ces dates se trouveront sur le site et le VDP. Première sortie de l’année Tour d’Aix. Consiste à partir de La Rochelle et prendre un mouillage à Aix en fonction du vent, de déjeuner à bord et de rentrer dans l’après-midi. C’est une navigation audacieuse ! Certains adhérents ont fait part de leur difficulté à participer à nos actions en raison de leur activité professionnelle. Nous proposons donc une croisière sur une durée courte (1 semaine), du samedi au dimanche. En plus nous mènerons une croisière de bateaux moins rapides de façon à avoir 2 croisières en parallèle avec des points de regroupements. La date prévue est début juillet pour éviter que les ports soient encombrés. Nous espérons un grand succès. Alain Garcia souligne l’initiative intéressante afin que tout un chacun puisse participer. - Les visites. Les visites Incidence Sails sont très intéressantes et appréciées : 3 ont déjà eu lieu. - Le Grand Pavois. Tout le monde espère qu’il aura bien lieu cette année. L’organisme qui gère cet événement est très inquiet quant à ses ressources. L’APLR souhaite de tout cœur que cette manifestation ait lieu. - Les sorties : les traditionnelles sont déjà programmées.

LA BOURSE DES ÉQUIPIERS L’APLR a investi dans un logiciel performant, il serait bon que tout le monde en profite. Le but est de maximiser l’interactivité entre équipiers et propriétaires, qu’un maximum de propriétaires déclare sur cette plateforme leurs besoins et que les équipiers précisent leurs disponibilités. Clairement il faut que les équipiers s’enregistrent. Même si l’année a été peu active en raison des restrictions, il est impératif que cette année, la BDE devienne un outil qui fonctionne comme d’autres bourses sur Internet. SEMAINE DU NAUTISME par Bruce Jenner La ville est impliquée et tient beaucoup à cet événement (20e édition) qui est une des plus grandes manifestations nautiques et qui se tiendra du 9 au 13 juin : on prévoit 5000 baptêmes sur 80 bateaux dont 15 APLR. Elle se déroule sur le Vieux Port. Un village est installé, et sera complété par 2 autres, sur les quais pour occuper le Port.

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

9


LA VIE DE L’ASSOCIATION

Le but de cette manifestation est d’offrir des baptêmes aux gens qui n’ont pas l’occasion de naviguer (6 p/ bateau). L’APLR organise « la matinée de la sécurité ». On percute une survie sur le quai, on tire des fumigènes. Cette manifestation est très animée. Le Port met à disposition des gilets pour les baptêmes. Le carburant est offert. Appel aux skippers et propriétaires qui remplissent un calendrier en fonction de leurs disponibilités. Sur chaque bateau 1 skipper + 1 équipiers. Les «  Amis du Musée maritime » mettent à disposition des équipiers si besoin. L’APLR n’est pas représentée à l’image de ce qu’elle est sur le plan d’eau. «  On compte sur vous pour être plus représentatifs. »

QUESTIONS DES ADHÉRENTS réponses d’Alain Garcia Questions sur l’environnement Ne laissons pas l’environnement aux autres. La Plaisance est totalement concernée par l’environnement : il y a des articles un peu agressifs sur la Plaisance, sur notre pollution. Il y a quelques années le ministre Mr Borloo disait que la plaisance ne polluait pas : en effet la pollution par la plaisance est de moins de 1%. On voit les antifoulings de plus en plus écologiques et de moins en moins efficaces. On voit se développer la collecte des eaux noires. On nous parle maintenant d’eaux grises sans nous dire à quoi cela correspond. On nous incite à utiliser des détergents bio, ce qui est tout à fait sain et souhaitable. Il ne faut pas non plus qu’on se laisse enfermer dans des contraintes qui seraient insurmontables. Par contre collecter les déchets me paraît essentiel. Quand on navigue au large on voit dériver des plastiques : c’est un vrai problème. Des efforts continuent d’être faits. Pour les eaux grises, il nous faut une étude scientifique plus sérieuse.

Questions sur les darses de manutention. Plusieurs questions relèvent du Port (voir ci-après) Questions relatives au confinement : Peut-on faire un mouillage ? Actuellement on peut naviguer de 6h00 à 19h00. On peut considérer que le bateau est notre domicile et qu’on reste sur notre bateau. Il ne faut pas être au mouillage, car considéré comme en navigation.

10

Est-ce qu’on peut aller d’un port à un autre ? Les ports accueillent sans problème, il faut appeler le Port qui vous accueille avant 18h00. Intervention Marie-Françoise Gould Pour les croisières « Au bon vouloir du Temps » mail envoyé une semaine avant en fonction de la météo. L’an passé, des croisières ont été réalisées sur la Gironde et sur tous les ports environnants. C’est idéal pour ceux qui ne connaissent pas les Pertuis et permet de connaître d’autres navigateurs. Intervention de Allain Loïc - Nouvel adhérent Autrefois il y avait une compétition autour des arts culinaires sur bateau, la « San Pelegrino Team Cup ». Il fallait faire la cuisine en mer ou à quai. Les plats étaient jugés à l’arrivée et partagés. Alain Garcia trouve l’idée très bonne. Surtout qu’on est parrainé par Christopher Coutanceau ! La sortie « m’yeu en mai » est de 4 jours. Cette sortie peut se faire avec escale intermédiaire.

7. - ÉCHANGES AVEC LA RÉGIE DU PORT Alain Garcia souhaite la bienvenue à Christian Marbach Président du Port et Patrice Bernier Maître de Port Principal pour répondre aux questions de nos adhérents, en l’absence de Bertrand Moquay Directeur et Mme Léonidas 1ère adjointe au Maire, excusés Dragage devant la darse de manutention Jusqu’à présent, une partie seulement était draguée pour être clapée car le reste est hors autorisation préfectorale en raison de la présence de contaminants dans les sédiments accumulés au fil des années. Une opération exceptionnelle a été réalisée en décembre où 4 000m3 ont été retirés et transférés pour traitement sur la zone de la Repentie. La darse offrant ainsi des profondeurs d’eau facilitant les rendez-vous à toute heure. Places de parking : Au Bout Blanc, il y a beaucoup moins de places de parking que de places de Port. Le ratio est de 500 places pour 1700 bateaux, par manque de foncier. Chacun doit avoir accès à son bateau pour charger / décharger. Il n’y aura donc jamais assez de places. Bout Blanc. Mr Marbach relève les nombreuses questions concernant les parkings notamment  concernant les camping-cars au Bout Blanc La borne est forcée régulièrement par les véhicules. Après un choc violent, le système doit être changé. Nous avons modifié le système. Il sera mis en place en avril. Pour l’accès des camping-cars c’est une question qui est officiellement posée par les représentants des plaisanciers au CLUPP qui a validé quelques principes. - Un seul macaron par véhicule pour limiter l’utilisation. - Camping-cars autorisés s’ils appartiennent à des plaisanciers. On ne peut pas interdire l’accès d’un camping-car s’il appartient à un plaisancier. Des places spéciales camping-car ont été dessinées au sol, côté Bout blanc au début du bâtiment afin d’éviter qu’ils prennent 2 à 4 places de voitures.

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


LA VIE DE L’ASSOCIATION

Des camping-cars ont été identifiés sans macaron. Grâce aux codes d’accès des badges on a identifié les utilisateurs. Les cartes ont été désactivées et ces véhicules n’ont plus accès. On effectue plus d’opération de sûreté de jour en lien étroit avec la police municipale et la police nationale pour intervenir sur site Alain Garcia précise que le Port n’a pas pouvoir de Police sur le stationnement et n’a qu’un pouvoir de signalement à la police nationale. Mr Marbach précise que les agents sont assermentés, habilités par la Préfecture à rédiger des constats, mais pas de PV. Nous informons les contrevenants et transmettons aux services de police, ce qui rend la procédure extrêmement longue. On ne peut pas faire intervenir la fourrière comme sur la voie publique même si un véhicule reste plus de 7 jours sur la même place C’est arrivé au Lazaret après 3 mois  : la procédure est obligatoire sinon elle est illégale. Le propriétaire du camping-car en location au Lazaret, va devoir s’expliquer devant la justice. La difficulté est d’identifier si les véhicules appartiennent aux plaisanciers ou pas, d’où la nécessité du macaron Bâtiment Du bout blanc L’idée était de faire un bâtiment de services de qualité Sur le plan architectural on y est arrivé sauf que entre le 1er permis de construire et ce qui est construit, l’état est intervenu pour réduire la surface du bâtiment pour ne pas attirer une clientèle extérieure, la zone étant inondable, même si le bâtiment a déjà été relevé d’un mètre cinquante. Il y a deux ans après appel à candidature pour le restaurant, 2 candidatures sérieuses ont été repoussées car leur projet prévoyait d’organiser des festivités pour attirer la clientèle : Aucun plaisancier n’aurait apprécié la musique les weekends ! Nous avons relancé l’appel à candidature avec un seul candidat, très sérieux, et avec le Covid et le confinement la personne s’est retirée immédiatement. Puis avec les élections municipales, le conseil d’administration a changé, il a donc été décidé de refaire un appel à candidature. Avec

la situation sanitaire nous prenons le temps de bien choisir. La sélection se fera ensuite. Les travaux de finition du bâtiment devraient démarrer fin d’année pour une ouverture au printemps 2022. Question : Il y avait également un local avec laverie ? Qu’y aura-t-il dans ce local ? Pas de laverie car une laverie est installée à 200 m  ; l’espace servira au restaurant pour stock et vestiaires. Par contre il y aura une petite épicerie avec plats à emporter qui ouvrira vers avril. Manutention A l’AG  2020, le représentant du Port s’était engagé à ce qu’un système soit mis en place cette saison pour les sangles de levage ne tâchent plus les coques de nos bateaux. Question qui est revenue 5 fois. Un système a été acheté et testé ; trop lourd et trop difficile à mettre en œuvre il a été abandonné. Aujourd’hui on n’a pas encore trouvé le système de remplacement. Droit de reprendre les manutentions à l’issue du 1er confinement ? Sur ce thème, le Port était en contact tous les jours avec les services de l’état sur l’interprétation des textes. Beaucoup d’hésitations sur les informations. Les réponses ont été systématiquement validées par la Préfecture. Nous avons mis en place une « Foire aux questions » sur le site internet et diffusé par mail les arrêtés. L’administration n’a pas toujours pu répondre en temps réel sur toutes les questions. Nos interlocuteurs habituels ont changé puisque ce sont les Préfets territoriaux et non plus les Préfets maritimes qui décident des règles de navigation.

Capacité de manutention limitée Il y a, un problème de surface à terre, on pourrait multiplier le nombre d’engins et même faire une darse supplémentaire ça ne changerait pas grand-chose. On ne saurait pas où mettre les bateaux à caréner. Le prix et le fait de remettre à l’eau le lendemain ? Le prix de la place à terre ? Etre un peu cher est volontaire pour augmenter la rotation des bateaux. Aujourd’hui il y a 2 mois de délais pour un grutage. La saison démarre à partir de janvier, il faut prendre son RV le plus tôt possible.

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

11


LA VIE DE L’ASSOCIATION

L’an passé la saison qui s’arrête habituellement fin juin ou fin juillet, s’est arrêtée quasiment fin Août. Questions sur les responsabilités au moment des manutentions. Le règlement de Police portuaire date de 2016 et une nouvelle version devrait paraître à la fin de l’année pour une mise à jour des nouveaux supports et la mise en conformité avec la réglementation nationale transférée dans le code des transports. Sur les manutentions, plusieurs chapitres sont définis et téléchargeables sur le site internet du Port. Le Port a 100% de responsabilité au moment de la mise à l’eau. Par contre au moment de la mise à terre la responsabilité du Port commence dès que vous avez placé les sangles. Pour les bateaux particuliers, le Port conseille de fournir un plan détaillé d’emplacement des sangles, le service grutage sera alors responsable du bateau. Responsabilité sur les compensations des fautes graves de manutention? Si des dégâts sont occasionnés par des tiers, un choc entre 2 bateaux le Port facture 100% des frais d’occupation du domaine portuaire. Les assurances remboursent systématiquement en cas de faute d’un tiers ou du Port. Si le Port est responsable d’une dégradation sur le plateau que ce soit lors d’un remorquage, d’un déplacement ou d’une manutention, le Port est assuré. Même si on facture les prestations engendrées par la manutention et le stationnement sur le terre-plein, l’assurance du Port, rembourse. Pour la réservation sur Internet – Problème de logiciel actuel. La réflexion est en cours pour changer de logiciel avec des accès internet et des fonctionnalités avancées Aujourd’hui, pour éviter les déplacements à la capitainerie une douzaine de formulaires sont en ligne. Points positifs : beaucoup ont témoigné un avis positif sur l’accueil, la gentillesse. Un nouveau local plus accueillant est acheté pour le service de manutention en face du bureau actuel. Le local actuel permettra l’agrandissement de l’atelier technique. Liste d’attente et attributions des places (obscure/passe-droit…) Pas de passe-droit, le Port peut en apporter la preuve car il publie les rangs des personnes inscrites en liste d’attente. Chacun peut à tout moment consulter son rang sur «l’espace client » du site. Il y a 2 rangs : le rang général toutes catégories confondues (1100 inscrits) et le rang par catégories (le plus important) Plus le bateau est gros, plus l’attente est longue C’est une commission qui attribue les places : Il n’y a pas de possibilités de triche. Si y a un doute sur l’attribution d’une place, venir à la capitainerie avec le numéro et on trouvera la traçabilité. C’est totalement transparent. Récupération de la place suite à un changement de bateau ? Impossible. On ne peut pas récupérer l’ancienne place

du bateau, il faut passer par la liste d’attente sauf si vous achetez un bateau + grand, et que vous êtes titulaire d’un contrat annuel, alors vous êtes dans une autre catégorie, celle d’un changement de place. La place à côté de la mienne a été attribuée à un bateau trop grand ? Les critères d’attribution des places permettent d’optimiser les emplacements chaque fois qu’il y a un bateau qui part, on remet un bateau au maximum de la capacité d’accueil de la place. Définition des places ? Les longueurs de bateau sont proportionnelles à la largeur de la darse. Avec une darse de 35 mètres on a un bateau de 10 mètres max. On laisse un recul de 1.5 fois la longueur du bateau, 1.7 pour petits bateaux, 1.25 pour des bateaux de + de 10 mètres. Critères actuels pour les bateaux: la largeur prise en compte c’est 1/3 de la longueur + 60 cm. Questions sur la sûreté Pour quelle raison les pontons des bateaux en attente de place ne sont pas sécurisés. Pour l’instant les pontons visiteurs, de 1 à 7 ne sont pas sécurisés pour plusieurs raisons. L’accès sur ces espaces est compliqué à gérer, les bateaux tournent en permanences sur des courtes durées. Il y aussi les manifestations nautiques, les régates, les entraînements On compte 120 manifestations nautiques par an, le Grand Pavois et de nombreux événements. La sûreté est un point important sur le Port Concernant les « marginaux » vivant sur leurs bateaux, la moitié d’entre eux sont sous tutelle ou curatelle  : tout est payé, les bateaux sont assurés, ils ont des contrats sauf ceux qui sont en visiteurs. Le Port n’est pas habitué à gérer cette population. Nous avons peu de prise face à des personnes qui ne sont pas très confinées, pas très respectueuses des règles, qui ont beaucoup d’animaux (3 à 4 chiens par bateau), et ça crée des nuisances. Pour les chiens, des nouveaux distributeurs de sacs ont été installés, des affiches pour rappeler les règles  ; une brigade de la ville, la police de l’environnement, des gardes champêtres municipaux interviennent. Nous essayons d’être toujours présents car avec un lien plus régulier, la situation s’améliore. Le port essaie d’intervenir en amont. A chaque anomalie, on déplace systématiquement le bateau à la capitainerie, pour le surveiller jour et nuit. Le Port met une petite pression et ça fonctionne. Le Port s’appuie sur l’aide d’associations extérieures, qui font pression sur le risque de suppression des aides, y compris pour les animaux,

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

13


Concessionaire Yamaha Marine • Moteurs neufs et d'occasion • Réparation et entretien des moteurs hors-bords • Carénage, nettoyage, antifouling, hivernage • Bateaux neufs Pacific Craft et Capelli Tempest • Dépôt-vente (sous conditions) • Location de bateaux (permis côtier) Aunis Motonautic, 27 quai Marillac, ZA Les Minimes

17000 La Rochelle - Tél. : 05 46 44 23 06

contact@aunismotonautic.fr - aunismotonautic.fr Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h


LA VIE DE L’ASSOCIATION

La mise en place de ce service de sûreté de jour est expérimentée depuis le 1er confinement. (1 jour / semaine depuis 2 ans) : les statistiques du Port sont intégrées à celle de la Mairie. Le commissaire de La Rochelle intervient pour donner des conseils aux différents professionnels. Mise en place de potentielles caméras ? Les lieux sont déjà définis : le Port avance sur le sujet, avec les services spécialisés dans ce domaine. Sur la sûreté en général c’est 650 interventions / an dont 340 intrusions sur des bâtiments, pontons ou bateaux. Chiffres identiques pour 2021. Il y en moyenne 3 noyés / an, tous bassins confondus, 5 incendies de bateaux et 7 bateaux qui coulent. Le Port fait plusieurs campagnes, sur l’importance des échelles pour les laisser libres d’accès. C’est le système le plus efficace en cas de chute à l’eau. Le Port réalise des exercices incendie tous les 6 mois avec les pompiers car nous intervenons en général 10 min avant leur arrivée. Les agents sont là 24h/24 et dans ces cas là, ils retirent les bateaux autour pour éviter la propagation. Mois de préavis lorsqu’on laisse sa place ? Le propriétaire qui laisse sa place, s’il anticipe en déclarant la vente du bateau un mois avant sa date souhaitée de résiliation n’aura aucun frais. Ce système est de nouveau en réflexion et a priori on va revenir au système précédent, qui prévoyait des frais de gestion d’un douzième de la place du Port (cela avait été transformé en 1 mois de préavis). Cela revient presque au même. Lorsqu’une place est libre on la propose presque tout de suite à quelqu’un d’autre. La commission d’attribution des places a la liste des places vides et fait des propositions à des plaisanciers qui ne prennent pas forcément cette place tout de suite. A la fin du délai, il faut la proposer à une autre personne. Comptez-vous responsabiliser les loueurs de bateaux pour le week-end à quai ? On doit intervenir sans arrêt pour baisser la musique … On appelle la sécurité. C’est compliqué pour tout le monde. C’est un vrai problème que l’on connait depuis quelques temps, même si c’est vendeur pour le tourisme, on réfléchit à faire un ponton dédié aux professionnels et loueurs. Le Port pourrait être amené à mettre ces bateaux tous ensemble malgré la difficulté de regrouper des bateaux de tailles différentes... Aujourd’hui nous n’avons pas encore les réponses. En attendant nous avons mis en place une obligation pour les propriétaires de signaler la location de leurs bateaux et

de s’assurer, avec des règles écrites à respecter. Une plaquette, prochainement sera distribuée, à tous les loueurs qui doivent se déclarer. Y sont répertoriées toutes les règles de courtoisie et de sécurité. Pas de privatisation des espaces publics du ponton. Interdiction de rouler à vélo, à trottinette … Les sites de locations sont régulièrement regardés. Pour toute de déclaration de nuisances sonores il y a intervention, puis un courrier avec menace de résiliation de contrat. Quand un éclairage de ponton ne fonctionne pas ? Patrice Bernier rappelle qu’il y a 15 kms de pontons à surveiller et compte sur tous pour signaler les dysfonctionnements à la Capitainerie. Concernant les incivilités des voisins, un cahier est mis à la disposition à la Capitainerie, pour avoir une trace écrite. Les travaux des sanitaires du Lazaret ? Ils sont prévus. Les travaux devraient démarrer en 2021. Mais le fait que le port soit un espace d’expérimentation du dispositif « La Rochelle Territoire Zéro Carbonne » change le calendrier pour intégrer au projet une ambition forte en la matière. Abandon du contrat Trans Europe Marina ? Trans Europe Marina est repris par une entreprise qui a décidé d’exploiter les données personnelles des propriétaires pour un usage commercial. L’entreprise propose un contrat non conforme aux règles fixées sur La Rochelle. Toutes les informations seront sur le site du Port. Quand la station de lavage sera remise en service ? L’eau est de très mauvaise qualité, très chargée et les filtres se bouchent en permanence. La station est régulièrement en panne et coûte une fortune. Une réflexion est en cours pour améliorer le système et un partenariat avec une startup prévoit de mettre en place un suivi en direct du bon fonctionnement pour y intervenir dès qu’il y a un problème. Les bulletins météo ne sont plus fiables ? Le port n’intervient pas sur la qualité des prévisions. L’affichage (+ de 35 points) dans chaque bâtiment est assez chronophage. Il nous faut trouver un matériel suffisamment solide avec écrans qui permettraient un affichage en temps réel à chaque passerelle.

Alain Garcia remercie les participants et leur donne rendez-vous aux prochains évènements

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

15


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

ELECTIONS DES REPRÉSENTANTS DU COMITÉ LOCAL DES USAGERS PERMANENTS DU PORT L’intégralité des résultats est consultable sur le site du port, rubrique « Actualités » En dépit d’une faible participation générale, vos candidats ont été élus : Titulaires : JJ Coudray, F Bertout, B Jenner Suppléants : JM Durce, P Gire, F Chabeau (Notre collègue

et ami du CNLR) Soyez-en remerciés. Ces six élus seront nommés prochainement représentants des plaisanciers au Conseil Portuaire par arrêté du Maire. Dans l’attente de la parution de l’arrêté municipal, c’est l’ancien Conseil Portuaire qui s’est réuni autour des écrans le 7 avril pour examiner les comptes de l’année 2020.

CONSEIL PORTUAIRE DU 7 AVRIL L’intégralité des documents fournis est consultable au bureau de l’association. Compte rendu annuel d’activité (exercice 2020) par B Moquay, directeur En dépit de la crise sanitaire qui a impacté le programme initial, un certain nombre de dossiers ont pu être menés à terme ou avancer : Acquisition ou réalisation de nouveaux équipements, réalisation de travaux d’aménagement ou rénovation dont la seconde phase de la campagne triennale de pose d’anodes.

Dépenses en hausse : Electricité +4% (Fourniture de courant revendue au chantier de réfection du pont) Entretien portique 150 tonnes (Changement des pneus pour 80 k€). Enlèvement des déchets + 15% Contribution économique territoriale + 9%. Autres impôts (dont taxe de séjour sans séjour) +24% Redevance d’occupation du domaine public +4%. Convention de mise à disposition du domaine portuaire +2%. Le total des sommes reversées à la ville est de 1 890 k€ en 2020

Les capacités du port actuelles :

Impôts sur les bénéfices (Liés aux résultats) +43%

Bassin des Minimes : 4278 postes annuels + 275 postes visiteurs

Les charges de personnel sont constantes

Vieux port, havre d’échouage : 121 postes annuels + 12 p. visiteurs. Bassin à flot :117 postes annuels Ancien bassin des chalutiers  : 74 postes annuels + 38 postes visiteurs Avant-port : 3 postes annuels + 1 poste visiteurs Total : 4593 postes annuels + 326 postes visiteurs soit 4919 postes d’amarrage Présentation des comptes d’exploitation 2020 comparés à 2019, en k€ Recettes en baisse en 2020  : Recettes d’escales (Absence des étrangers) -9%. Les manutentions (certaines n’ont pu être réalisées en dépit de l’allongement de la période de carénage). Les ventes de carburant -16%. Les revenus d’immeubles non affectés à l’activité -37% Recette en hausse : Forfaits mensuels (La liste d’attente regonfle) +50% Autres produits exceptionnels (pénalités diverses) +315% Dépenses en baisse  : Fournitures -50%. Achat carburants -19%. Dragages -30% à 2 143 k€

Questions diverses Qu’en est-il de la démission du port de l’organisation « Trans Europe Marina » ? BM : Nous avons choisi de quitter cette organisation car : Elle ne nous apportait que 4 bateaux étrangers en plus par an, en moyenne. Elle a été vendue à un opérateur domicilié en Israël. La nouvelle formule était intégralement digitale mais ne pouvait fonctionner que depuis un seul poste. Le prestataire exigeait que l’intégralité du fichier client lui soit fourni. Lors de la dernière réunion, nous avions évoqué la possibilité d’entamer une négociation avec les responsables de l’organisation du tourisme de la CA, où en est-on ? Mme Léonidas : Nous n’avons pas avancé sur le dossier mais ne le perdons pas de vue. Patrice Bernier nous fait part des dernières précisions qu’il a pu obtenir de la Préfecture concernant les règles de navigation en période de confinement : voir sur le site du port. Jean-Jacques Coudray

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

17


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

UN NOM, UN VISAGE, UNE FONCTION LUDOVIC BOUCARD C’est aujourd’hui Ludovic Boucard, responsable des services manutention du port, qui accepte de se livrer et répondre à nos questions. VDP : Merci de nous accueillir en cette période chargée. Le but de cette interview est de vous faire mieux connaître de nos adhérents en mettant un visage et une histoire sur votre nom. Tout d’abord, comment définissez-vous votre mission ? C’est d’abord la planification, l’organisation, régler les problèmes qu’on peut rencontrer et gérer l’équipe de manutention. Nous avons huit grutiers et une secrétaire à l’année, viennent s’ajouter en haute saison trois intérimaires : deux assurant principalement le calage des bateaux sur ber et une secrétaire car en cette période, nous sommes submergés d’appels sur nos deux lignes téléphoniques. Il faut aussi gérer les rendez-vous, s’occuper des règlements clients, deux secrétaires ne sont pas de trop. Cela me permet d’être sur le terrain, au contact des clients, des professionnels, de répondre aux questions qui se posent, trouver des solutions et assurer le service client. La manutention, ça consiste en quoi exactement ? Ici, c’est la sortie, la mise sur bers des bateaux et leur remise à l’eau. Nous disposons aussi d’une remorque automotrice hydraulique télécommandée pour déplacer les catamarans sur le plateau nautique et nous réalisons des chargements ou déchargements de bateaux sur remorque pour les professionnels qui les rentrent par la suite dans leurs chantiers. Est-ce votre équipe qui s’occupe de l’entretien des engins de manutention ? Suivant les travaux, nous faisons intervenir les entreprises. Sinon, nous avons à l’atelier un mécanicien et un hydraulicien qui s’occupent de l’entretien des machines. L’hiver, nous nous occupons de l’entretien sur la zone technique, sur nos bers, nous donnons aussi un coup de main sur les machines, peinture, graissages ou autres.

ensuite envie de changer de mode de vie et suis revenu à la Rochelle, dont je suis originaire. Je suis entré au port en 1995, ça fera 26 ans cet été, j’ai donc eu l’occasion de connaitre toutes les directions. J’ai été embauché directement au grutage, j’y ai exercé les diverses fonctions jusqu’à l’année dernière, où on m’a proposé le poste de Chef de service. Qu’est-ce qui vous plaît ou vous déplaît dans votre activité ? J’aime avoir à manager une équipe, c’est complétement différent de ce que je faisais avant. Est-ce que quelque chose me déplaît ? Ça fait peu de temps que j’ai ce poste, j’aime ce que je fais, les contacts avec les clients et les professionnels, rien ne me chagrine, je m’entends bien avec la direction et l’équipe, je me sens à l’aise. Les clients vous voient peu sur votre fonction actuelle ? Depuis 26 ans, j’ai connu beaucoup de plaisanciers. C’est vrai que dans mes nouvelles fonctions on me voit moins. A côté de ça, je pratique la voile en temps qu’équipier au poste de N°1 sur un Sun Fast 32 avec lequel je régate, je suis adhérent au CNLR où je rencontre aussi des clients. Vous étiez tout à l’heure sur le plateau nautique avec un engin de 150 tonnes. C’est une manutention particulière ? C’est un engin qui permet de soulever des grands bateaux, jusqu’à 8,50 m de largeur et 28 m de long environ. C’est un engin accessible uniquement via des professionnels, qui doivent être là pour s’assurer du bon positionnement des bateaux. Un élévateur de 150 tonnes est-il rentabilisé compte tenu de la taille moyenne des bateaux à la Rochelle ? Nous disposons aujourd’hui de deux élévateurs de 10 T, un de 50 T et celui de 150 T, avec lesquels nous effectuons environ 40 grutages par jour actuellement. En année

Comment êtes-vous arrivé là, quel est votre parcours ? J’ai d’abord été dans la Marine Nationale, électronicien en armement et plongeur de bord pendant cinq ans sur une frégate anti-aérienne (Jean Bart) puis anti-sous-marine (Tourville). J’ai été basé à Cherbourg, Lorient, Brest, Toulon et j’ai navigué sur toutes les mers du monde. J’ai eu

18

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

pleine, nous effectuons 6500 à 6800 manutentions, dont 80% pour des bateaux de une à dix tonnes. Avec l’élévateur de 150T nous réalisons 900 manutentions par an et 600 avec l’élévateur 50T suivant les années. Indépendamment de ces grosses machines, nous avons également une grue automotrice de 30 T, utilisée pour manutentionner les bateaux, réaliser des mâtages et démâtages, la pose de moteurs, de groupes électrogènes. Comment fonctionne le planning ? Nous utilisons un logiciel pour gérer les rendez-vous de sortie et de remise à l’eau. Nous gérons également les aléas tels qu’une remise à l’eau décalée suite à problème technique, ce qui n’est pas toujours évident. Nous avons aujourd’hui deux mois de réservations. Quels problèmes rencontrez-vous avec les clients ?

Certains clients se plaignent des horaires de la manutention, peut-on envisager de les allonger ? Le service manutention fonctionne de 8h à 12 h et de 14 à 18h du lundi au samedi. Faut-il faire plus ? On est déjà huit, 8 h par jours car nos horaires sont annualisés. Il faut comprendre que 8 h sur les machines c’est assez dur, ça demande une attention constante, sur une zone ouverte, avec les promeneurs, les cyclistes, les voitures, c’est un stress constant. En outre, c’est 8 h dehors, avec le vent, les intempéries ou la chaleur. En plus de cela, le fait d’allonger les plages horaires n’agrandirait pas les terrepleins disponibles alors que nous manquons déjà parfois de place. Après au quotidien, il nous arrive de déborder des horaires en cas de nécessité. À propos des flux de circulation, qui ne facilitent pas votre tâche, y aurait-il une solution pour les faciliter ?

Certains sont un peu anxieux, ce qui est compréhensible. Ce n’est pas une manipulation classique, il suffit que les conditions météo soient un peu venteuses pour ne pas se sentir rassuré. Notre rôle est de mettre en confiance, rassurer, détendre, en règle générale ça se passe bien. Nous aidons le client à placer son bateau dans la darse et lui demandons de valider l’emplacement des sangles. Il quitte ensuite le bateau dont nous prenons alors la responsabilité.

C‘est compliqué. L’idéal serait de les dévier, en utilisant notamment les nouvelles pistes de l’avenue Crépeau. Nous essayons de le faire, notamment avec les marquages au sol et la signalisation, mais c’est difficile compte tenu de l’organisation de la zone, avec les magasins, les ships, les professionnels. L’important est que, malgré les difficultés, nous n’avons jamais eu à déplorer d’accidents sérieux.

En fonction de quels critères faites-vous entrer les bateaux dans la darse en marche avant ou arrière ?

Il faut planifier les carénages assez longtemps à l’avance, venir «rassurés» et faire confiance à l’équipe. Il faut bien penser à avoir des amarres installées à l’avant et à l’arrière du bateau. C’est évident, mais quand on les laisse à poste au catway, on peut l’oublier. Il est préférable aussi d’avoir des pare battages pour entrer dans la darse, même s’il faut les enlever une fois que le bateau est en place. On peut gruter jusqu’à 34 nds établis, mais il faut mieux éviter, car c’est plus risqué pour le bateau, dans ces circonstances mieux vaut être nombreux pour manœuvrer le bateau. Mais dans tous les cas seul le grutier prendra la décision de réaliser la manutention s’il estime que les conditions de sécurités sont réunies.

Ça dépend de deux critères : la machine qu’on utilise et la longueur du bateau. Lorsque nous utilisons la machine à 4 roues, qui a une poutre transversale, si le bateau dépasse 11 m et a un grand tirant d’eau, l’étai vient cogner contre la poutre s’il est entré en marche avant. Nous avons régulièrement des remontées de nos adhérents qui se plaignent des traces laissées sur les coques par les sangles. C’est un vrai problème et on essaie de trouver des solutions. Maintenant, les professionnels viennent tous avec des protections, des «moquettes», c’est une méthode efficace. De notre côté, nous étudions diverses solutions. L’idéal serait d’avoir des protections que nous pourrions mettre à disposition des clients, mais c’est compliqué car ils devraient les installer avant de quitter leur place. On pourrait aussi envisager de fabriquer des sortes de kits de protection à prêter ou à vendre. Nous sommes bien conscients qu’il faut trouver une solution. Une autre possibilité consisterait à nettoyer les sangles avec un coup de karcher entre chaque levage. Nous le faisons déjà lorsqu’elles sont très sales. Toutes ces idées sont à l’étude.

Quel message souhaitez-vous faire passer à nos adhérents, qui sont aussi vos clients ?

Vous allez avoir un nouveau local ? Oui, ça devrait se faire à la fin de l’année. Nous aurons plus de place, une installation plus confortable, pour nous et pour la réception des clients. Ça sera mieux pour tout le monde. Il nous reste à vous remercier pour le temps que vous nous avez consacré et vous dire à bientôt … sur l’eau ! Propos recueillis par François Bertout et Patrick Giré - photo Patrick Giré

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

19


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

LE RETOUR DE NOTRE CHAMPION Yannick Bestaven a accepté de nous recevoir dans les locaux de du team voile « Maître CoQ  » sur le plateau nautique. Nous lui avons succinctement présenté l’APLR et lui avons dit combien nous avions tous suivi et admiré son Vendée Globe. Puis, il s’est prêté au jeu des questions réponses avec beaucoup de gentillesse et de spontanéité. Qu’il en soit ici remercié.

Au vu de votre histoire, de votre palmarès qui s’est beaucoup étoffé sur Arcachon, on peut se demander comment vous êtes arrivé à la Rochelle ? J’étais déjà orienté course au large, avec une mini- transat que je préparais à Arcachon. Je suis arrivé à la Rochelle en 98, pour préparer la mini-transat 99. J’étais ingénieur au ministère de l’équipement à Paris et membre de l’équipe de France de voile. Il y a eu un rapprochement de sportifs de haut niveau à la Rochelle, qui est plus propice qu’Arcachon pour préparer les courses au large. Qu’est-ce qui vous a amené au Vendée Globe ? Ce n’est pas une course banale. Même quand on est familiarisé avec les courses solitaires transatlantique, quand on part pour un tour du monde, on a du mal à réaliser que ça va durer plus de 80 jours, et qu’on va passer les trois océans. C’est une chose dont on ne se rend pas compte, heureusement, car ça ferait tourner la tête. C’est une course, mais je l’ai toujours interprétée comme un voyage, géographique et personnel, voyage intérieur, ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve dans la solitude pendant 80 jours. C’est fort au niveau sportif, c’est de la régate, mais c’est aussi très fort au niveau personnel, j’ai beaucoup appris. C’est de la régate, c’est également physiquement éprouvant Effectivement, c’est une course d’endurance, comme un marathon, et même si ce n’est pas vraiment une course

en solitaire, grâce à l’équipe à terre, il y a toujours des problèmes à gérer sur le bateau, il y a toujours quelque chose à faire, et on n’a pas le choix, il faut trouver des solutions pour continuer. Dans les mêmes conditions, au large de la Rochelle, je serais rentré. J’ai beaucoup appris sur moi-même. Quels types de problèmes avez-vous rencontré ? De toutes sortes : ça peut être une drisse qui casse - ce n’est pas compliqué, mais il faut monter en haut du mâtproblèmes de voiles, désalinisateur en panne, winchs, on n’a pas le choix, on est obligé de se surpasser constamment, particulièrement sur ces bateaux. On ne peut pas maîtriser tous les problèmes techniques et l’appui des spécialistes de l’équipe est fondamental pour analyser les pannes, trouver les solutions, même si, au final, c’est moi qui les mets en œuvre. Bien que l’on parle de course sans assistance, l’équipe est là et il faut le dire et la mettre en avant. Par rapport aux premiers Vendée Globe, les choses ont beaucoup évolué. Les skippers communiquent beaucoup entre eux sur WhatsApp, et c’est top car ça nous permet de nous entraider, depuis les conseils pour réparer un hook jusqu’au demi-tour pour assister Kevin. Cette notion de solidarité est importante, s’il y a un message à passer aux jeunes, c’est bien celui-là, il ne faut pas que les enjeux de la compétition priment sur la solidarité entre coureurs. Indépendamment de la relation entre skippers, on constate que la communication à terre est de plus en plus importante, jusqu’à imposer une pression qui n’existait pas auparavant. Qu’en est-il de l’impression de solitude dans ces conditions ? On se sent seul à bord, mais c’est vrai que cette communication avec l’équipe ou la direction de course est un soutien. Cependant elle fait aussi que l’on se sent observé en temps réel. On peut se demander si ça n’impose pas une pression qui accentue la compétition et conduit à une augmentation des performances. Au départ de la course, les skippers se sont engagés à fournir trois vidéos de deux minutes par semaine, on fait en outre des vidéos en direct. C’est aussi pour cela que le Vendée Globe a une telle couverture médiatique.

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

21


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

Quand on fait une traversée de dix ou vingt jours on arrive complètement rincés. Comment faites-vous pour tenir plus de quatre-vingt jours ? J’ai fait une grosse préparation physique en amont, endurance, gainage etc... La course s’est bien passée et au retour à terre je n’ai pas eu de problème particulier pour la récupération. Pendant la course, il faut savoir gérer ses efforts pour ne pas se mettre dans le rouge. Dormir beaucoup, même par tranches d’une heure. Se forcer à se reposer. Ça ne s’apprend pas. Pour ma part, j’ai fait un stage à l’hôpital pour connaitre mes cadences de sommeil et j’ai constaté que je fais un cycle complet en une heure. C’est surtout l’expérience qui compte, la connaissance de soi est importante. L’IMOCA n’est pas un bon endroit pour dormir, même attaché, on y subit constamment des accélérations et décélérations brutales, lorsque le bateau atterrit après avoir volé sur son foil. C’est en plus extrêmement bruyant.

Hugo Boss était un bateau neuf, surement pas assez éprouvé. Ces bateaux méritent d’être testés et validés. Le cas de PRB est différent. Le bateau avait été construit pour Vincent Riou, il était déjà extrêmement léger, et a été modifié pour remplacer les dérives par des foils immenses non prévus au départ. Ça a dû engendrer des contraintes énormes qui peuvent expliquer la rupture. Par la suite, il faudra surement limiter la taille des foils et prévoir les renforts structurels nécessaires. Ceci étant dit, on parle beaucoup plus des problèmes techniques, on les filme, on les voit à la télé, mais il n’y en a pas plus que dans les éditions précédentes. Nous n’avons pas entendu parler de problèmes d’hydro générateurs. Non, tous les concurrents en ont été satisfaits. Pour ma part, j’avais embarqué 250 litres de gas-oil, et n’en ai utilisé que 90. Je faisais tourner le moteur pour sécher mes affaires ! La prochaine fois, je mettrai un chauffage ! Parce que vous allez recommencer ? J’en ai envie, j’ai tellement couru après ça, fais la course aux sponsors. En 2008, ça a été trop court, j’ai tout cassé, là je gagne et je souhaite retrouver l’adrénaline, mettre en pratique tout ce que j’ai appris pendant ce tour du monde. Vous êtes rentré depuis un mois, êtes-vous toujours dans l’état d’esprit de savourer la victoire ou êtesvous déjà passé à autre chose ?

Quels ont été pour vous les moments les plus forts de cette course ? En négatif, la nuit pour chercher Kevin a été un moment émotionnellement difficile, dur à vivre sur l’eau, nous pensions ne pas le ramener. En positif, c’est le passage du Cap Horn qui a été une vraie libération. Je ne l’ai pas vu, car je l’ai passé très au sud mais le passage de sa longitude a été un moment très fort, avec l’impression de rentrer à la maison d’autant plus que je sortais d’une période difficile ; c’était la guerre, de Noël à début janvier. Le passage dans les mers du sud avait été particulièrement compliqué, avec des transitions fortes, entre près et pétole. Ça m’a d’ailleurs arrangé puisque ces transitions m’ont permis de revenir sur le groupe de tête. Pendant cette course, on a beaucoup vu des problèmes techniques  : voiles déchirées, foils cassés, problèmes hydrauliques, voire structures qui lâchaient sur Hugo Boss et le délaminage de Yes we Cam jusqu’à la rupture de PRB.

22

C’est difficile de se reprogrammer pour passer à autre chose. Je suis très sollicité, avec un plan média énorme, je passe peu de temps à la Rochelle. Mais je construis demain avec mon équipe et mes partenaires. Par rapport à notre activité de plaisanciers, quelles retombées peut apporter le VG ? Enorme  : si aujourd’hui vous utilisez des pilotes automatiques, des enrouleurs des hydro générateurs, c’est grâce à la course au large. Même en matière de sécurité. Par exemple, l’accident qui est arrivé à Kevin va nous servir à tous, nous poser des questions, telles que mettre des VHF dans les radeaux de survies. Nous poussons les expériences à fond en course, puis essayons de les banaliser pour les adapter à la croisière. Par exemple, les premiers hydro générateurs que j’ai développés étaient uniquement destinés aux IMOCA, alors qu’aujourd’hui 80% de la production va à la croisière. Ce sont des appareils beaucoup plus simples - sans pas variable - mais qui peuvent exister parce que nous avons commencé par la course. Ça vous tente la course à l’ancienne ?

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


ÉCHOS DU PORT ET DE LA MER

C’est tentant, mais un peu long.

4 à 5 sont à l’écoute du bateau 24/24.

Et les records ?

Cette victoire va-t-elle apporter quelque chose à la Rochelle ?

J’aime la compétition, et je préfère la course contre les autres, la régate plus que la chasse aux records. Nous avons l’impression que vous avez pris des options de route parfois très différentes par rapport aux autres, surtout sur la fin. J’ai pris la route qui me semblait la plus adéquate compte tenu de mon bateau et de mon matériel. J’ai toujours aimé les problèmes de stratégie météo, je les ai toujours travaillés, et avec les conditions météo de ce Vendée, les blocages et retour par l’arrière, je me suis vraiment éclaté en météo. J’ai pris de bonnes options, dans le sud en restant près de la zone des glaces où j’ai fait de multiples empannages. C’est dur, un empannage avec un IMOCA c’est 30 minutes d’effort intense, mais dans la tête je savais qu’il fallait empanner, je ne réfléchissais pas plus et c’est comme ça que j’ai fait l’écart sur Charlie Dalin. De même l’option Cap Horn, où je reprends 450 miles aux autres avant de tout perdre… Comment vit-on la remontada des suiveurs quand on est bloqué soi-même ? C’est hyper dur. Je savais par les fichiers météo que j’allais être bloqué et perdre mon avance. J’aurais pu limiter la casse en acceptant de tout perdre plus tôt, mais je n’ai pas accepté. Du coup j’ai tenté de multiples options notamment le long du Brésil et je repars avec 150 miles de retard là où j’aurais pu être au même niveau. C’est dur de ne plus avancer alors que les autres tirent des bords très longs à 18 ou 20 nœuds. Mais je ne pouvais rien faire. Ça fait partie de notre sport, je dis que c’est un ascenseur émotionnel car dans la journée on passe par tous les états, au top quand on reçoit un bon classement, en bas si on a un problème.

J’espère ! On pense tous au pôle course au large. Ça avance ? Il y a déjà des belles choses à la Rochelle, en Mini, en Figaro, en IRC également avec les Trans quadras. Le mot pôle est un peu ambitieux. Ce que je vise c’est d’abord les infrastructures, qui à la Rochelle rendent les choses compliquées pour nos IMOCA. On ne peut pas s’entrainer tous les jours, il y a l’ écluse à passer, un bassin à flot, et je milite depuis longtemps pour qu’on développe quelque chose à Chef-de-Baie / la Pallice. C’est en train d’évoluer, on va certainement avoir un ponton d’accueil à Chef-de Baie. On ne peut pas se vanter d’être le plus grand port de l’Atlantique et ne pas pouvoir accueillir à toute heure de grosses unités. Quand je suis revenu du Brésil après la Jacques Vabre, je suis arrivé avec une demi-heure de retard sur la marée et j’ai dû tourner dans le Pertuis toute la journée, où on a pris la plus grosse branlée de la course. A Saint-Malo il y a au moins une tonne pour s’amarrer en attendant, ici non ! Avoir déjà un ponton d’accueil au port de pêche serait une bonne amélioration. Nous avons des bonnes relations avec les pêcheurs, qui ont une certaine estime pour notre activité. En outre, on leur explique qu’avoir nos bateaux dans leur port peut attirer des visiteurs et leur permettre de développer leurs activités. On pourrait mettre une dizaine d’IMOCA au port de pêche, et ça pourrait attirer des activités aujourd’hui aux Sables. Et pour les plaisanciers, ce serait plaisant d’avoir les IMOCA qui s’entrainent sur leur plan d’eau. Aujourd’hui, rien ne freine ce projet. J’espère avoir un ponton adapté pour le mois de juin, pour mes propres entrainements.

La remontée de l’Atlantique est dure ?

Quel message auriez-vous pour les plaisanciers ?

Oui, quand on passe le Cap Horn, on a l’impression d’avoir fait le plus dur. J’étais en tête et la plupart des coureurs qui l’on passé en tête ont gagné le VG. Je la voyais belle, mais 2 jours après j’ai perdu mon avance et il restait 3 semaines de mer.

Je fais moi-même beaucoup de plaisance à côté de la course. J’adore voyager en bateau en famille. Chaque année j’essaie de faire de belles croisières, aux Caraïbes j’aime aussi beaucoup les Iles Vierges.

Comment on résiste ? On trouve toujours des ressources et des objectifs. Les mers du sud sont passées, on revient en terrain connu, ça motive, les températures remontent. Je me mets toujours des objectifs immédiats, sans penser à l’arrivée aux Sables. Votre équipe est derrière vous. C’est important ? Oui, l’équipe compte 8 à 12 personnes selon les moments,

Je leur dis «naviguez, c’est la meilleure façon de profiter de la vie». Propos recueillis par François Bertout, Jean-Jacques Coudray, Patrick Giré Photos : Fabrice Vincent, François Bertout, Patrick Giré

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

23


PARTAGE DE SAVOIRS

CUISINE D’À BORD RENCONTRE AVEC CÉCILE BRIAUD-RICHARD, CHEFFE DU RESTAURANT LA PIERREVUE Bonjour Cheffe, nous vous remercions de nous accueillir dans votre maison à Saint Rogatien, « dans les terres ». Qu’elles on été les raisons de ce choix ? S’installer près de La Rochelle était une évidence, puisque j’y ai vécu mon enfance, - mes parents y étaient agriculteurs et mon mari a toujours apprécié la région. Nous souhaitions nous installer en dehors de La Rochelle et trouver un lieu qui associe le restaurant et notre habitation, pour être proche de nos enfants que nous avions un peu délaissés pendant près de 16 ans quand nous étions installés aux Antilles. Après de longues recherches, nous avons trouvé cette ferme abandonnée depuis plus de dix ans et nous l’avons rénovée et mise aux normes pour recevoir du public. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi le nom  « la Pierrevue » ? A la fin des travaux, quand nous avons refait la façade du bâtiment principal, nous n’avions pas encore trouvé le nom du restaurant. Pour nous il était évident que nous devions garder la pierre apparente  et nous avons appris que l’enduit qui laisse apparaître les pierres s’appelle « enduit à pierre vue » : le nom était tout trouvé ! Comment vivez-vous cette période de fermeture ? On a fait des plats à emporter pour la Saint Valentin et Pâques ; expérience intéressante pour l’équipe qui a pu se retrouver, et pour la mise au point de plats pour lesquels nos clients ne devaient pas avoir de problème de réchauffe et de dressage. Nous avons fait pas mal de recherche sur les contenants adaptés à ces contraintes. C’est dur pour nous mais plus encore pour nos fournisseurs, et puis l’Etat nous aide bien. Aux Caraïbes nous avons vécu plusieurs cyclones, c’est autrement plus difficile à vivre. Après avoir passé plus de 16 ans aux Caraïbes ont pourrait imaginer que vous aviez gardé dans votre cuisine cette influence exotique : en fait ce n’est pas le cas. Pourriez-vous nous dire pourquoi ? Nous nous sommes installés à St Martin, côté français avec une clientèle française et internationale, notamment

24

nord américaine, qui venait au restaurant trouver une cuisine gastronomique comme nous l’avions apprise dans nos parcours professionnels - vous pouvez trouver l’historique sur le site du restaurant - et donc une cuisine essentiellement française. Bien sûr nous avons utilisé les produits des iles et fait une cuisine « fusion  » entre les deux cultures. Même si à St Martin il y a peu de pêche professionnelle et de production de fruits et légumes par manque d’eau. On a fait des associations de saveurs qui bousculaient un peu les habitudes, à l’époque, avec une ouverture créative. J’ai quand même gardé quelques recettes de là-bas, comme le tourteau en cannelloni de mangues gélifié et salsa ananas . Nous sommes installés dans les terres, pas loin de La  Rochelle et des ports et donc notre démarche est «  entre-deux  »  ; j’utilise dans la même proportion les produits de la mer et de la terre ; dans mon enfance j’ai toujours vu à la maison du poisson comme des viandes, et bien sûr les légumes du jardin. Comment vous mettez au point vos recettes ? Ce qui m’intéresse c’est de mettre en valeur les produits avec les garnitures - ce sont elles qui révèlent le produit, en y apportant une certaine complexité avec des recettes que vous ne faites pas à la maison, ni sur un bateau ! Les recettes créatives viennent avec l’expérience, les envies, les textures et bien sûr les produits  ; ce qui m’anime, c’est le produit, et sa saisonnalité ; c’est pour cela que la carte change six fois dans l’année. Par exemple, à la saison, j’aime mettre en valeurs les fleurs de courgettes avec les crevettes de la ferme des baleines (sur l’ile de ré) : c’est extraordinaire ! Pour réaliser un plat, je pars d’une idée aboutie à 80% et la

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


PARTAGE DE SAVOIRS

teste avec mon équipe qui ajoute une touche personnelle, afin que chacun se sente impliqué. Quelle recette vous auriez envie de partager avec nos plaisanciers ? Je vais vous parler du merlu, poisson de pêche très local avec un bon rapport qualité-prix, pas suffisamment mis en valeur dans les restaurants. Dans ma cuisine il y a une certaine simplicité, mais avec un côté créatif en y associant des coquillages par exemple. Ce qui est intéressant en plus du produit, c’est le jus qu’il va rendre à la cuisson. L’astuce que je vous donnerais , quand vous faites des palourdes ou des moules c’est de garder leurs jus dans votre réfrigérateur, ou congélateur pour l’utiliser plus tard. Il donnera une touche particulière pour vos préparations. En y ajoutant une algue, comme la laitue de mer, émulsionnée avec de l’huile d’olive, un beurre frais , ou directement avec un beurre aux algues vous donnerez à votre dos de merlu une complexité même si c’est simple à faire  : c’est magique  ! Accompagné d’une poêlée de pommes de terre de l’ile de ré dans lesquelles vous ajoutez au dernier moment des salicornes juste blanchies - pas salées- et bien sûr les coquillages décortiqués ou non . On trouve là une ambiance iodée avec un petit croquant de salicorne. Si vous êtes en cuisine et suffisamment aguerri,

vous pouvez faire des petits gnocchis de pommes de terre dans lequel vous ajoutez des algues hachées pour ajouter ce côté iodé. Le merlu j’aime bien le « contiser » afin de lui ajouter un signe de noblesse : Vous préparez un beurre d’algues que vous mettez dans une poche à douille pour faires des « tubes » de 5 mn de diamètre et 8 cm de long , que vous congelez. Ainsi, vous pouvez les insérez dans la chair du merlu. A la cuisson ( sur la peau , puis quelques minutes au four), le beurre va fondre et parfumer ainsi votre poisson. Si vous le faites chez vous , ou sur un bateau muni d’une plancha, vous ajoutez le beurre d’algues en fin de cuisson afin de faciliter la recette et vous trouverez ces même saveurs intéressantes. Pour donner d’autres saveurs moins marines, vous pouvez utiliser de la verveine citronnelle à la place des algues. (ne pas confondre avec la mélisse) et parfumer les coquillages avec du thym citron dans la cuisson. Propos recueillis le 7 avril par François Bertout, Jean-Jacques Coudray, Patrick Giré Photos : Cécile Briaud-Richard et Patrick Giré Plus de photos sur le site : www.lapierrevue.fr

Cécile Briaud-Richard Après l’école hôtelière de La Rochelle, elle débute au « Martinez » à Cannes puis à « l’hôtel de Crillon » à Paris avec Christian Constant et Christophe Felder en pâtisserie, puis au « Carré des feuillans » avec Alain Dutournier (2 étoiles au Michelin ) « Le goût, les saveurs, l’équilibre des associations restent mes lignes conductrices »

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

25


PARTAGE DE SAVOIRS

UN PEU D’HISTOIRE

Histoire du Port de Plaisance (suite) La Rochelle les Minimes La tour Richelieu

Elle fut construite en 1860 sur l ’extrémité de la digue afin de baliser l ’entrée du chenal menant au port, elle a été détruite par un bateau anglais le 21 Janvier 1914

Années 60 les Minimes et la ville en bois

La tour actuelle de forme tronconique fut édifiée en 1915. La pointe des Minimes, anciennement Coureilles, doit son nom à un couvent des frères Minimes construit après le siège de La Rochelle. En 1804 la construction d’un lazaret fut envisagée. Un lazaret était un établissement destiné à retenir en quarantaine les équipages de bateaux risquant d’être porteurs de maladies contagieuses. 1860 vit la création de la Société des Régates Rochelaises et les premières régates furent organisées la même année.

Les Minimes 2008

Avec l’essor du tourisme, dans les années 60, le « yachting » devint « la plaisance » les installations portuaires rochelaises devenues insuffisantes, les élus envisagèrent la construction d’un port aux Minimes, le projet débute en 1966 et les travaux sont confiés à l ’entreprise Truchetet Transini en 1970. malgré les retards liés aux estimations de la nature des fonds, la zone des travaux étant principalement marécageuse. Le port pouvait accueillir 400 bateaux en 1972, 750 en 1973. cette année là connaît la première édition du Grand Pavois. La petite plage du Lazaret fut ensablée en 1978 (100 000 m3) le bassin Marillac fut déroché , la capitainerie ouverte en 1979.

I

Les années 80, c ’est la création de l ’école de voile, du club house, de la zone artisanale et des commerces.

maquette du projet d ’extension du port Le projet d ’extension du port des Minimes est envisagé au début des années 2000, il a donné lieu à un gigantesque chantier de 2011 à 2014, la superficie du port de 50 hectares a été accrue de 15 hectares. Avec 1100 places supplémentaires, la capacité du port a été portée à 5000 places, actuellement c ’est le plus grand port de la façade atlantique. La fréquentation du Grand Pavois en 2019 était de 76 000 visiteurs. Le port accueille un grand nombre d ’événements nautiques, c ’est un quartier dynamique à proximité du centre ville, il est animé autour de ses restaurants et ses commerces. Il abrite de beaux musées comme celui des automates, l ’aquarium ainsi que le musée maritime. Le quartier des Minimes dispose d ’un tissu associatif très actif et particulièrement varié. La passerelle piétonne NelsonMandela relie l ’allée des Tamaris à la digue du nouveau monde qui offre des nouvelles possibilités de balades elle a été inaugurée en octobre 2014.

I

le port des Minimes fin 2014

Commerces plaisance pêche distraction plage, sport à chacun son son activité La Rochelle les Minimes bénéficie d ’un patrimoine naturel et historique le campus en bord de mer offre un cadre de travail idéal.

Joël Sagot 26

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


PARTAGE DE SAVOIRS

DE LA TECHNIQUE SUPPORT SUR BALCON POUR PANNEAU SOLAIRE 50W Préambule : Ayant décidé de m’équiper d’un panneau solaire rigide de 50W, j’ai rapidement trouvé mon bonheur chez un accastilleur local, mais grande déception pour les systèmes de fixation. Un panneau de 0.5mX0.5m se fixe sur le balcon arrière avec quelque chose de léger en termes de masse, d’encombrement et doit avoir une bonne aptitude à l’orientation instantanée sans recours à quelque outil que ce soit. Aucune de ces caractéristiques ne se rencontre sur les produits Plastimo ou Unifix. J’ai imaginé la solution qui exclu les faiblesses des fournitures catalogues du genre fixation sur balcon par pincement de cadènes en U qui finit par basculer à l’usage et inox sur inox = corrosion à terme. Les degrés de liberté de mouvement recherchés doivent rejoindre les lignes de GdG du panneau pour éviter que la force du vent ne modifie l’orientation de façon inopinée. Fort de cette analyse j’ai décidé de réaliser avec les moyens du marin bricoleur le support répondant au mieux à mon besoin autour des points suivants : - Rotation 360° autour d’un axe vertical - Inclinaison ± 90° / à l’horizontale - Platine encastrée sur jonction tube balcon en « T »

Vue d’ensemble de l’installation assurant rotation verticale à 360° et horizontale à ± 90°

Platine prise sur balcon : réalisée en contre-plaqué marine, ajusté à la jonction en «  T  » des tubes inox. La platine bois est ajustée sans jeu sur la jonction et garantit une bonne tenue de l’ensemble quelques soient les conditions météo rencontrées en navigation. Maintient en place par couvercle vissé. Rotation 360° : assurée par 2 filoirs plastiques agrandis à Ø22mm par reperçage avec mêche-bois + tube alu Ø22mm (manche de balais) avec son embout d’extrémité basse en plastique en vue d’y insérer entre cuir et chair 2 vis permettant de limiter le déplacement en translation du tube. La rotation du tube dans le filoir assure une légère friction qui permet un frein à la rotation La platine de liaison “panneau solaire / tube “  en partie haute, a été réalisée en reprenant le même principe de conception. Nous le détaillerons dans le prochain numéro 

Texte et photos Jean-François Dougère

Platine d’encastrement

Platine vue par l’arrière

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

27


PARTAGE DE SAVOIRS

SÉRIEUX S’ABSTENIR SUR L’ALBUM DU CAPITAINE SÉCURITÉ

PRISE EN MAIN

Les mousses ayant écarté les riches, le capitaine les mit en garde contre les chutes qui abiment la rate et peuvent même tordre l’humérus.

La skippeuse qui désirait voir de près mon bon bateau, me fit mander à bord. Origines de citations dans le N° 161 : 2 pièces, Cap, Mdc

Origines de citations dans le N° 161 : 3 pièces, Cap, Adc TOUT S’EXPLIQUE Je parie que tu ne sais pas faire un tour complet dans le canal !!!

Tiens ma bière !!!

A S S O C I AT I O N D E S P L A I S A N C I E R S D E L A R O C H E L L E ( A P L R ) Siège Social Quai du Lazaret - 17000 LA ROCHELLE - Tél. 05 46 44 48 61 (rép.) - www.aplr.fr E-mail : aplr17.asso@gmail.com Secrétariat : 10h-16h du Lundi au Vendredi Permanences administrateurs le samedi de 10 heures à midi. Membres du bureau Président : Alain Garcia • Vice-président : Bruce Jenner Secrétaire Générale : Marie-Claude Poirier • Secrétaire général adjoint : Jean-Jacques Coudray Trésorier : Blake Gould • Trésorier adjoint : Jean-Michel Durce • Conseil Juridique : François Bertout Administrateurs Gérard Bruneau • René Le Cavorzin • Patrick Giré • Jean-Marie Maisonneuve Jean Piveteau • Christian Riffaud • Joël Sagot • Johnny Stephant L’A.P.L.R. Créée en janvier 1976 et régie par la loi du 1er juillet 1901, elle regroupe les plaisanciers pour défendre leurs intérêts, les sensibiliser et les former à la sécurité en mer, développer les relations entre eux et contribuer à l’animation du port et de la plaisance. LE JOURNAL Publication périodique de l’A.P.L.R. • ISSN : 1162 - 1699 dépôt légal : 3e trimestre 1991 N° SIRET : 353 791 601 00027 - NAF 9499Z. Le journal est envoyé aux adhérents de l’A.P.L.R., abonnement compris dans la cotisation annuelle de 58 €. Les informations contenues dans le bulletin sont libres et engagent les signataires des articles. Elles engagent l’Association sans signature. La publicité engage l’annonceur. Directeur de la publication Alain Garcia Rédacteur en chef Patrick Giré • Comité de rédaction : François Bertout et Jean-Jacques Coudray Rédaction des articles François Bertout • Jean-Jacques Coudray • Jean-François Dougère • Alain Garcia Patrick Giré • Marine Lozano • Marie-Claude Poirier • Joël Sagot Régie publicitaire La Régie d’IRO - ZI - Rue Pasteur - 17185 Périgny cedex - Tél. : 05 46 30 09 10 - regie@iro-imprimeur.com Conception et réalisation Agence IROKWA - La Rochelle - agence-irokwa.com Impression IRO - Tél. : 05 46 30 29 29 - contact@iro-imprimeur.com Tirage 1500 exemplaires (ISSN : 1162 1699)

28

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


LES ANNONCES DE NOS ADHÉRENTS

MISES À JOUR LE 26 AVRIL 2021 Service gratuit pour nos adhérents (navires et équipements nautiques). Merci de nous prévenir si votre annonce n’est plus à jour. VOILIERS : • ATTALIA 32 DL (1983) 28 000 € - 06 19 29 65 98 • B2 MARINE longueur 6.60 (1988) 3 500 € - 06 79 32 78 35 •C  AP NORD (1964) 19 900 € à débattre - 06 29 72 56 65 • DUFOUR 39 Version «Exclusif» 88 000 € - 06 08 40 81 96 • EVASION 32 (1978) 7 000 € à débattre - 06 80 23 24 25 • EVASION 32 (1978) 28 000 € - 06 68 93 19 18 • FANTASIA 27 7 (1987) 16 000 € - 06 08 16 77 85 • FEELING 9 60 (1987) 20 000 € à débattre 06 23 17 50 47/09 53 21 90 62 • FIRST 285 de (1989) 22 500 € à débattre - 06 41 57 35 47 • IDYLLE 880 (1983) 15 000 € - 07 67 59 65 37 • SUN ODYSSEY 30i Option dériveur (2009) 45 000 € - 06 42 31 62 22 BATEAUX MOTEURS : • ZODIAC – MACK II (2007) 4 500€ à débattre – 06 22 32 62 43 DIVERS : • 2 vélos alu ultra pliants et légers STRIDA 190€ chacun - 06 89 45 30 51 • Livres d’art femmes du monde de TITOUAN LAMAZO 2 Volumes dédicaces  - 60€ - 06 63 30 40 94 • 2 moulinets neufs OKUMA 2 cannes neuves RON THOMPSON DIALEX • ANNEXE FROZEN BOAT (2 PERS) 300 € - 06 74 67 70 51 • ANNEXE HIGHFIELD EL200 + Moteur HONDA 2,3 cv 900 € - 0613792255 • Annexe Plastimo Fond gonflable 230B (pour 3/4 personnes) +49 17 35 86 14 90 • Annexe SEACLONIC 185 2 pers - 100 € - 06 89 45 30 51

• Antifouling Yatchtcare 2,5l 119€ - 06 67 32 06 83 • Combi Hansen tech CO2 jamais utilisée tailleXXL - 400 € - 06 17 10 96 12 • Coude échappement pour moteur Yanmar 40cv 4jh 350€-06 17 50 64 19 • Ecran répétiteur de navigation 10 pouces 150 € - 06 17 50 64 19 • Gennaker tissus CZ Surface 60m2 Prix vente 1 500 € - 07 86 07 42 26 • Génois Hydranet 15m2 350 € - 06 83 46 91 96 • Girouette anémomètre – Raymarine 190 € - 06 72 86 23 71 • Hélice 3 pales ALU 200 € à débattre - 06 99 04 35 35 • Hélice bipale repliable MaxProp+2 anodes 63 neuves -390 €- 06 79 54 41 90 • Moteur SUZUKI 2 3CV, bon état - 250 € à débattre – 06 22 73 79 69 • Passerelle+main courante Long dépliée 2,10m - 220€ - 06 13 79 22 55 • Spi asymétrique + chaussette 97 m² 1 500€ - 06 17 50 64 19 • Spi symétrique + chaussette 100m² 1 400€ - 06 17 50 64 19 • LOMBARDINI LDW2204M (2009) Pour pièces en l’état 2 500 € -06 95 20 45 34 RECHERCHE : • Moteur hors-bord 50cv occasion 06 16 27 32 28 • Voilier Taille entre 8 et 9,5 m – Même ancien 05 49 22 85 18 • Éléments de bateau HS ou USES pour déco jardin 07 85 27 81 87 DONNE : • Gilet pour chien (15 kg max) Bon état sauf 2 boucles – 06 12 40 33 42

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE

29


BULLETIN D’ADHÉSION

ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE Digue du Lazaret 17000 La Rochelle - Tél. : 05 46 44 48 61 Site Web: www.aplr.fr - E-mail: aplr17.asso@gmail.com

.

NOM :.......................................................................................... Prénom : ...................................

Photo

Année de naissance : ..........

Propriétaire

Equipier

Adresse : ................................................................................................................. ................................................................................................................................... Code Postal :...................................... Ville : ........................................................ N° Tél Fixe : ....................................... N° Portable : ......................... ................... Adresse email: ......................................................................................................... PROPRIETAIRE:

Nom du bateau : ………………………………………….

Constructeur : .............................................. Longueur : ……………………

Voilier

Moteur

Modèle : ........................................................

Largeur : ……………………

Assurance : ……………………… Ponton N° : …………….

Tirant d’eau : ………. Place N° : ……………

Propriétaire accueillant des équipiers :

Oui

Non

Intéressé par sortie pêche :

Oui

Non

Cotisation annuelle 2021 : Adhérent 58 € Donateur 150 € Bienfaiteur 500 € Payée par : Espèces Chèque N° : …………………… Virement IBAN : FR76 1170 6440 2642 1428 7300 054

Date et signature : Si vous rejoignez notre Association sur les recommandations d’un adhérent, merci de préciser ses nom et prénom : …………………………………………………………………….

Le montant de la cotisation annuelle « adhérent 2020 » est de 58€ . Elle permet de bénéficier de : Le montant de la cotisation annuelle « adhérent 2021 » est de 58 . Elle permet de bénéficier de : L’abonnement à la revue « LE VENT DES PERTUIS » (3 N° par an) et le pavillon au Grand Pavois. • Deuxinvitations de l’APLR. aux invitations activités, sorties groupées et conférences. • Participation  Deux au Grand Pavois.  Participation aux activités, sorties conférences. et moteur, et manœuvres de port et réglages de voiles. • Perfectionnement : préparation de croisières voilegroupées  Perfectionnement : préparation de croisières voile et moteur, manœuvres de port et groupe risques pour vos bateaux à tarif préférentiel auprès de A.M.T.M. • Une assurance réglages detous voiles. (Assurances MADER et Transports Maritimes), nautisme. auprès des Assurances  Une assurance groupe pour vosspécialisée bateaux àdans tariflepréférentiel MADER et Transports Maritimes, spécialisées dans nautisme. • Des réductions sur vos achats auprès de certains de nos partenaires etleannonceurs.  Des réductions sur vos achats auprès de certains de nos partenaires.

30

VDP N° 162 • ASSOCIATION DES PLAISANCIERS DE LA ROCHELLE


Profile for APLR

VDP n°162  

Advertisement
Advertisement

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded