Page 1

PORTFOLIO A n to i n e D e b ay e u x ARCHITECTE

1


SOMMAIRE

Contact: antoine.debayeuxgmail.com

2


MAISON URBAINE POUR LA NATURE - TOURNAI

4

TRADUCTION D’UN PAYSAGE EN MAQUETTE

8

ÉCOLE D’ART - BARCELONE

10

LOGEMENTS COLLECTIFS - BRUXELLES

14

MARCHÉ - OSTENDE

18

LOGEMENTS INONDABLES - AMIENS

22

PHOTOGRAPHIES

30

3


MAISON URBAINE POUR LA NATURE Année: BAC1 Prof. Arnd Amand

PARCELLE

POROSITÉ

PROJETS PRÉEXISTANTS

4


Le projet de fin de première année prend pour ambition de nous apprendre à appliquer les outils spatiaux et de représentation à un contexte et à un programme. Prenant place sur une friche du centre historique de la ville de Tournai, le projet entend questionner la place de la végétation au sein du tissu urbain. Il prend la forme d’un équipement public, dont le programme se compose autour d’un potager central, accompagné de sa cuisine, d’un atelier, d’un restaurant, d’une salle polyvalente et d’un logement pour ses stagiaires. L’ilôt existant doit sa porosité à des constructions antérieures, notamment le centre de tri postal, la brasserie ou encore un projet de logement des années 1990. L’implantation de l’équipement prend place au sein de ces passages existants en proposant lui-même une traversée d’ilôt semi-publique s’organisant autour d’une placette. A l’échelle de la parcelle, le projet propose d’en clarifier les limites complexes en prolongant des lignes fortes. Ainsi, au-delà de sa fonction, il apporte une plus-value importante au site en le retissant, tout en usant de peu de masse.. Il apporte également des espaces diversifiés, solutions spatiales spécifiques à chaque usage. Notamment, la typologie du logement intervertit la place du bâti et du jardin par rapport à la rue pour se suspendre dans les airs, en se mettant en relation avec la placette intérieure. De par le dénivelé, la salle polyvalente s’intègre sous l’accès de celui-ci. 5


Par souci de modulabilité, celle-ci peut autant prendre un prolongement abrité sous le logement que sur le jardin principal, à ciel ouvert. Ce jardin privatise la placette centrale semi-publique du projet de la rue, en se placant entre deux. Placé en contrebas du réseau viaire, il sert de vitrine à la fonction du projet. Chaque espace vert contribue ainsi à une fonction spatiale ou sociale différente, que ce soit un point de repère, une mise à distance privatisante ou une énigme attisant la curiosité du passant. Un espace planté d’arbres marque notamment à la fois le début et la fin du parcours, la cime des arbres est en effet visible de la passerelle, tandis que son espace au sol, visible uniquement depuis le restaurant en bout de parcours, semble inaccessible.

6 㔀㔀


7


TRADUCTION D’UN PAYSAGE EN MAQUETTE Année: BAC2 Prof. Mathieu de Paepe, Lydéric Veauvy

L’objectif de ce travail d’expression est de déterminer les caractéristiques d’un paysage afin de les retranscrire en maquette, et d’en faire émerger des idées utiles à une conception architecturale. A la lecture de photographies du paysage choisi par nos soins, les rizières, deux éléments essentiels du paysage émergent: les plans d’eau, et les barrages d’irrigation servant également de parcours à pied. Une grande partie de l’année, elles font état de grands mirroirs lisses posés les uns sur les autres. Leur dessin, adapté à la topographie existante crée un réseau de motifs cassés sur le territoire. La rationalisation de ces motifs permet d’en obtenir des dessins caricaturaux et esthétiques, permettant d’y imaginer les caractéristiques du parcours. Le pavillon inséré permet ainsi la transition entre deux étages, en séparant et mettant en valeur de mirco-espaces de plans d’eau, en contraste avec la grande échelle pré-existante. Il assure cette transition par une structure orientant l’espace vers le haut puis vers le bas de la pente. Au point d’inflexion, le passage à travers la structure, se situe un espace plus intérieur et plus statique, servant de point de repère le long de ce parcours linéaire.

8


9


ÉCOLE D’ART À BARCELONE Année: BAC2 Prof. Mathieu de Paepe, Renaud de la Noue

10


CIRCULATION VERTICALE

Le projet de deuxième année prend deux objectifs pédagogiques. Nous apprendre à manier un programme complexe, et conçevoir par analogie afin d’amener une architecture expressive et identitaire. Le programme de l’école comprend notamment un amphithéâtre, une bibliothèque, des logements pour professeurs invités, des espaces extérieurs assignés à cinq ateliers respectifs, représentant différentes matières dont l’art numérique, la peinture, la sculpture, l’architecture et la photographie. La parcelle se situe au sein du plan Cerdà, à un carrefour de la Carrer de la Marina, joignant l’axe diagonal au Port Olimpic. Barcelone présente l’opportunité de s’inspirer des œuvres naturalistes d’Antonio Gaudi. L’analogie naturelle se met ainsi à la racine du processus de conception, et ce sont les structures spatiales de fourmillères, dont la forme des vides est révélée par l’artiste auteur d’AntillHart qui les comble d’aluminium. Celles-ci inspirent le parcours diversifié de la circulation au sein de l’école. Elle prend la forme d’un vide central creusant la masse, venant chercher différentes vues et prises de lumière à l’extérieur, justifiant des espaces extérieurs associés aux ateliers. Ce caractère caverneux est accentué par le jeu de pli de facade devenant intérieur puis extérieurs, détourant les espaces extérieurs. L’épaisseur donnée à la facade sert à la fois cette expression et la necessité lumineuse due au climat.

11


12


13


LOGEMENTS COLLECTIFS À BRUXELLES Année: BAC3 Prof. Catherine Vanhamme, Geert de Groote

14


ETAGE TYPE - R+5

Recherche

v o lu m é t r i q u e

T ra m e

structurelle

F a c ad e s

M o d u l at i o n

privilegiees

d e l a t ra m e

Ce projet de troisième année vise à conçevoir des logements depuis leur volumétrie, leur agencement et usages, jusqu’à leur facade. La parcelle retenue se situe sur le Quai des Péniches de Bruxelles, quartier industriel en pleine reconversion. Celle-ci y fait figure de proue auprès de la future passerelle Picard et des projets de logements adjacents. Le projet s’inspire d’architectures trouvées aux PaysBas, notamment des manifestes de Hans Kolhoff et de Diener&Diener. L’agencement prend ainsi une trame claire, et se constitue de petites entités répondant à l’éclatement des cellules familiales. La volumétrie du projet privilégie les logements sur les facades sud et ouest profitant à la fois de lumière et de vues dégagées. La circulation prend la forme d’une coursive sur la facade nord, donnant une qua-

ETAGE TYPE - R+1

APPARTEMENT TYPE 15


ELEVATION NORD - COURSIVES

ELEVATION SUD

Chaque logement comprend au moins un espace extérieur. Le rez-de-chaussée comprend des commerces, en relation directe avec l’expace public et le quai. Une cavité sur les deuxième et troisième étage permet de ramener une qualité supplémentaire à la coursive par la création d’un expace commun extérieur ainsi que par l’irrigation de la lumière depuis le sud. Un second espace commun intérieur se situe quant à lui au point d’inflexion avec le volume vertical de proue, et peut se prolonger en toit terrasse. 16


De même que pour l’agencement interne et la forme de la circulation, le travail de facade s’inspire des trames claires trouvées chez les architectures hollandaises. Les murs perpendiculaires à la facade sont porteurs, libérant un potentiel d’ouverture en facade autorisant une largeur d’ouverture supérieure, agrandissant visuellement les petites entités. Le parement en briques ainsi que la position du chassis poussée au maximum vers l’intérieur accentuent la perception de masse creusée posée sur un socle. La trame en façade varie elle selon les fonctions internes, amenant de la variétéau sein d’un système clair.

17


MARCHÉ À OSTENDE Année: Master1 Prof. Olivier Bourez, Jérôme de Alzua, Guillaume Vanneste

COMMUNICATION AVEC LE TERRITOIRE

SÉQUENCES D ’ENTRÉE

L’atelier choisi pour la première année de master entend nous apprendre à mener des analyses de grande envergure, afin d’implanter un projet dont la logique traverse toutes les échelles. Notre analyse part du programme, le marché, fonction intemporelle qui existe depuis la nuit des temps. Elle est très publique, et est parcourue, autant par les touristes que par les locaux, par toutes les strates. C’est ainsi que notre lecture d’Oostende se fait à travers l’espace public, alant de pair avec la fonction du projet. Le tissu urbain peut également se lire comme ayantde différentes tâches de densité, séparées par des interstices. 18


MAILLE URBAINE

MAILLE VÉGÉTALE

C’est ce vide, composé de grands axes, de parcs, de canaux, qui à la fois communique avec le territoire et sépare des quartiers d’échelle plus locale. Différents éléments de la ville sont ainsi connectés, les parcs de la ville sont séquencés entre eux et forment une maille verte communiquant avec les polders. Les axes routiers et ferroviaires s’infiltrent dans ces vides pour accéder au centre, formant de puissantes séquences d’entrée, le tramway profite également de ces vides de grande largeur. Le tout forme ainsi des séquences urbaines publiques mêlant plusieurs point forts d’itentité de la ville dont les canaux, les axes royaux et les parcs. 19


INTESTICES 20

EVOLUTION DE LA TRAME


Le projet prend ainsi place sur les quais d’Oostende, en relation directe avec le centre historique et ses fonctions importantes telles que le port, l’hôtel de ville et la gare. L’objectif du projet est de se positionner entre deux séquences d’entrées, dont une se prolonge sur la maille verte à l’ouest, historiquement créée par l’ancienne position du réseau ferroviaire et servant de nos jours d’entrée viaire. L’autre extrêmité se met en relation avec l’entrée de la nouvelle gare qui durant les prochaines années comprendra une nouvelle fonction multimodale entre tramway, bus et train. Le marché devient ainsi un espace public piéton prolongant les interstices existant et servant déjà d’entrée dans la ville. Avec son espace public, il se place linéairement pour accompagner le parcours piéton. La ligne se casse en tenant compte de transversalités, amenant des échelles plus humaines au sein de ce vaste interstice.

21


LOGEMENTS INONDABLES À AMIENS Année: Master2 Prof. Christian Gilot, Guillaume Vanneste, Adrien Verschuere, Arnd Amand

22


Ce projet fait dans le cadre du travail de fin d’études a dans le cursus l’objectif de prouver la capacité à faire un lien entre une réflexion très théorique et une conception architecturale. L’eau en est ici le centre. En effet, le rapport aux lits naturels des fleuves est historiquement frontal. Naturellement, la structure de ceux-ci comprend une zone humide absorbant les surplus d’eau urant les périodes de forte précipitation, en plus d’un riche écosystème. Depuis l’Antiquité, la nature des villes est quant à elle telle qu’elle absorbe tout cours d’eau et tout terrain utilisable lors de sa densification. Dans la plupart des cas, la zone humide est alors asséchée, asceptisée par la canalisation du fleuve adjacent.

ECOTONE

Cette stratégie inscrite dans les gènes des villes est une catastrophe à la fois environnementale de par la réduction de l’écotone en une ligne, et pécunière lors des inondations dues aux typologies érigées n’étant pas adaptées aux caractéristiques réelles de leur terrain. L’idée directrice du projet sera donc de revaloriser l’écotone, notamment par davantage de porosité du tissu urbain et de son sol, une surrélévation des constructions, une indépendance vis-à-vis du réseau viaire au profit d’une plus forte communication avec le réseau hydrographique.

ZONES HUMIDES 23


Les Hortillonnages d’Amiens sont un cas rare de zone humide conservée au sein d’un tissu urbain dense. Historiquement utilisé pour la culture maraîchère, ses sols fertiles furent les greniers de la ville. Ceux-ci ont toutefois été considérablement réduits depuis le Moyen-Age, successivement par des maisons indivduelles de rangée, puis par des industries, notamment textiles, rachetant les longueurs de jardin ainsi que certaines parcelles maraîchères restantes.

24


25


PLAN R+1

PLAN REZ

COUPE TRANSVERSALE

26


Le projet se place le long de la rue de Verdun, dont le bras d’eau historiquement comblé est remis à l’air libre afin de repousser les limites de l’écotone vers l’intérieur du tissu urbain et de redonner une qualité plus naturelle à cet axe. Il prend place au point d’inflexion entre le milieu urbain et les Hortillonages, où il se rend capable de redonner une porosité spatiale et visuelle entre les deux milieux, en donnant une percée semi-publique à travers les façades de maisons de rangée. En plus de logements, ce parcours aboutit côté fleuve sur des embarcations et belvédères afin de revaloriser ce qui apparait par le biais des maisons mitoyennes comme une facade arrière. Une ferme et son restaurant est inclu sur la parcelle la plus vaste afin de redonner aux sols maraîchers leur valeur initiale, ainsi qu’une certaine indépendance du quartier vis-à-vis de la nourriture.

27


PLAN R+1 - USAGES

PLAN REZ - USAGES

28


Les logements se placent le long de canaux préexistants faisant lien entre le bras enterré de la rue de Verdun et les Hortillonnages. Leurs volumes prennent de petites surfaces afin de permettre une bonne dimension des espaces semi public et de leur porosité visuelle et spatiale entre les deux milieux. Ceci évite également le phénomène de l’étalement urbain, étanchéifiant les sols. Surélevés de un mètre et demi par rapport au niveau normal de l’eau, les logements échapperont aux pires crues de la Somme telles que celle de 2001. Les logements frontaux possèdent une entrée à hauteur de rue. En cas de crue ce sont les terrasses face aux Hortillonages qui seront utilisées via un système de passerelles inspiré de celles présentes au sein des cultures maraîchères.

29


PHOTOGRAPHIES

Depuis les études d’architecture, la photographie est pour moi devenue un important vecteur d’expression, notamment pour immortaliser mes voyages et visites architecturales. Comme pour le dessin à main levée, j’aime à séléctionner les informations afin d’exprimer au mieux une idée, une histoire, une intention volumétrique.’exprimer au mieux une histoire, une intention d’architecture.

Entrée de la Valette, Renzo Piano, Malte. 30


MusĂŠe du Louvre, SANAA, Lens.

Rijksmuseum, Cruz y Ortiz Arquitectos, Amsterdam.

31


32

B R A S I L I A

S Ã O

P A U L O


P

O

R

T

O

B A R C E L O N E

33


antoine.debayeux@gmail.com 34

FR - Portfolio - Antoine Debayeux  

Contact: antoine.debayeux@gmail.com

FR - Portfolio - Antoine Debayeux  

Contact: antoine.debayeux@gmail.com

Advertisement