Page 1

REPUBLIQUE FRANCAISE PROCES VERBAL de la séance du CONSEIL MUNICIPAL réuni en session publique ordinaire le 11 octobre 2016 à 18 h 30 sous la Présidence de M. Gérard DUCLOS, Maire de Lectoure en application des dispositions de l’article L.2121.25 du Code Général des Collectivités Territoriales

Etaient présents : Mmes Sylvie ACHE, Paulette BOUE, MM. Denis CASTAGNET, Christian CHICARD, Mmes Sylvie COLAS, Juliane FAGET, M. Bernard FRAISSIGNES, Mmes Pascale GIBILY, Laëtitia LAFFARGUE, Marie-Hélène LAGARDERE, M. Patrick MARCONATO, Mmes Martine MAZERES, Cécile MELLAN, MM. Pierre-Luc PELLICER, Arnaud PICCHETTI, Gérard ROCHEREUL, Jean-Jacques TOSCA, Mme Marie-Ange VENZAL, formant la majorité des membres en exercice Excusés ou absents : M. Claude DUMAS Mme Hélène MARTI Mme Andrée ANTICHAN M. Daniel GOBATTO M. Claude BOURSE Mme Joëlle PORTELLO M. Philippe BUSSI Mme Eugénia DOUMECQ Après avoir procédé à l’appel des Conseillers et proclamé la validité de la séance, M. le Maire donne lecture à l’Assemblée des procurations reçues : M. Claude DUMAS à M. Gérard DUCLOS Mme Hélène MARTI à Mme Martine MAZERES Mme Andrée ANTICHAN à M. Christian CHICARD M. Daniel GOBATTO à M. Gérard ROCHEREUL M. Claude BOURSE à M. Patrick MARCONATO Mme Joëlle PORTELLO à Mme Cécile MELLAN M. Philippe BUSSI à M. Pierre-Luc PELLICER Mme Eugénia DOUMECQ à Mme Marie-Ange VENZAL

Mme Laëtitia LAFFARGUE est désignée comme secrétaire de séance.

Télétransmis au Contrôle de Légalité le :

1


Points sur les mesures de revitalisation et d’accompagnement suite à la fermeture de la Base Intermarché Point sur l’activité de la Société Denjean Logistique Intervenants : -

Monsieur Jean-Charles JOBART, Sous-Préfet de Condom

-

Monsieur Olivier DAMON, Directeur logistique en charge de la revitalisation économique et sociale – IMT LAI

-

Monsieur Claude SOUMET, Directeur Général – Denjean Logistique

Gérard DUCLOS : « Le quorum est atteint et nous pouvons donc commencer. Il y a quelques temps, j’avais souhaité que l’on parle ici de la Base Intermarché. Vous m’aviez posé des questions à ce sujet. J’avais demandé aussi à Monsieur Soumet qui est donc le Directeur du Groupe Denjean sur cette Base, de nous faire le point après la mi- année. Je salue aussi Monsieur le Directeur de la Communauté de Communes, merci d’être là, Jean-Christophe Ferrer. Et vous vous étiez engagé à venir pour que nous puissions savoir où en était l’occupation de la Base et que vous fassiez le point. J’ai eu le plaisir d’assister à de nombreuses Commissions de revitalisation, à la Préfecture du Gers et votre présence, Monsieur le Sous-Préfet, témoigne ici de l’engagement de l’Etat parce que nous avons vécu à Lectoure des drames. Je pense à l’Usine Violan, avec des personnes qui sont venues ici emporter une usine, qui nous ont méprisés. Là, nous avons travaillé. Je comprends que tout le monde ne puisse pas être satisfait, moi-même, je ne l’ai pas toujours été. Mais j’ai bien compris que nous n’avions à moment donné, plus que la solution de continuer comme l’avait dit un Préfet, « c’est dans la seringue, il faut finir l’injection » et elle est parfois douloureuse. Néanmoins, j’ai assisté à des Commissions de travail, où il y a eu des engagements, où il y a eu des faits qui ont été expliqués, des actions qui ont été expliquées et il était normal, me semble-t-il, que les Lectourois et en particulier 2


les Elus de Lectoure, l’entendent et je vous remercie, Monsieur DAMON, d’avoir bien voulu venir le faire ce soir. Donc je vais vous donner, à moins que Monsieur le Sous– Préfet, vous désiriez intervenir tout de suite ? On le fera ensuite dans la conversation ? » Jean-Charles JOBART : « Oui, oui, très bien » Gérard DUCLOS : « D’accord. Donc, Monsieur DAMON, je vous donne la parole pour que vous nous expliquez ce qu’a été cette convention de revitalisation et ce que depuis 3 ans, nous avons fait et combien de temps encore cela va durer »

Olivier DAMON : « Merci, Monsieur le Maire. Bonjour à toutes et à tous. Donc, je vais exprimer et re balayer effectivement, ce qui a pu être fait à la fois sur la convention de revitalisation, mais également sur le reclassement des salariés du site. Donc pour démarrer, et n’hésitez pas à poser des questions au fur et à mesure parce que maintenant, ça fait 3 ans qu’on baigne dans cette convention, mais s’il y avait des choses qui n’étaient pas suffisamment claires, n’hésitez pas à m’interrompre pour me poser des questions et demander des précisions. Donc, suite à l’annonce qui a été faite au mois de juin sur la fermeture annoncée de la Base, en parallèle des mesures de reclassement des salariés qui sont mises en place, on a engagé avec la Direction Générale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, donc au niveau national, tout d’abord une convention cadre puisqu’il y avait plusieurs sites qui étaient concernés par les premières annonces, dont le site de Lectoure. Et dans un deuxième temps, nous avons signé avec le Préfet du Gers, une des déclinaisons locales de cette convention cadre. Donc, il y avait à la fois une convention chapeau qui valait pour tous les sites de France et des déclinaisons site par site, eu égard de leurs spécificités. La spécificité sur le territoire de Lectoure qui était clairement quand même le site le plus impacté, a été de tenir compte aussi d’emplois induits et pas uniquement des emplois qui étaient supprimés sur le site. C’est ce qui a amené un objectif de compensation d’emplois de 263 créations d’emplois qui devaient être compensées par des CDI ou des CDD de plus de 6 mois. Pour ce faire, a été mise en place une contribution de pratiquement 1,5 million d’euros, 1 499 805 € très précisément, pour accompagner différents types d’actions. 3


Donc, on avait fait une sorte de budget prévisionnel pour chacune de ces actions, mais la convention prévoyait dès le départ, la possibilité d’équilibrer en fonction de la réalité des choses et de l’avancement de chacune de ces actions : c’est ce qu’on appelle la fongibilité des budgets, c’est-à-dire la possibilité de ré équilibrer les différents budgets. Et on le verra par la suite, on a été amené à utiliser cette caractéristique. Et puis donc, les 3 types d’actions qui avaient été retenues au titre de la convention avec chaque fois des objectifs parce que là aussi, ça a pu bouger au fil du temps. 1- Notre objectif principal est ce qu’on avait appelé l’axe prioritaire : c’était la reconversion du site avec un objectif initial de 70 emplois. Et j’insiste sur le mot objectif parce que soit dans la presse ou dans des discussions, on a pu entendre parfois parler de promesses ou d’engagements. Là-dessus, ce n’était pas un engagement, c’était un objectif que l’on s’était fixé. 2- Le 2ème axe qu’on appelle prioritaire, est l’appui aux entreprises en création ou en développement sur le territoire, donc là avec un objectif important de 171 emplois. 3- Et puis, suite aux échanges de départ avec les Services de l’Etat, on avait mis une enveloppe et un axe sur la structuration de projets territoriaux, avec un objectif initial de 22 emplois. Donc cette convention, c’est écrit en haut, a été signée le 11 octobre 2013. Donc on arrive aujourd’hui même, à la date d’échéance des 3 années. Elle était prévue pour 3 ans avec la possibilité de la prolonger par un avenant de 6 mois. Donc, même si c’est quelque chose que je décris un peu plus loin, on a d’ores et déjà avec les Services de l’Etat, prévu de la prolonger de 6 mois. S’il n’y a pas de questions, on va dérouler. Je vais essayer d’aller un peu plus vite.

Donc là vous avez sur cette image, le territoire sur lequel s’est appliquée cette convention. Ça veut dire que s’il y a un projet d’accompagnement qui n’était pas sur ce territoire-là, par défaut, il ne pouvait pas être éligible, sauf décision expresse en Comité, ce qui a été parfois proposé. Et donc, on a les 3 intercommunalités, de la Lomagne Gersoise, de la Ténarèze et des Bastides de Lomagne qui faisaient partie du territoire prioritaire. 4


Donc l’axe 1, l’axe prioritaire qui était la reconversion du site, il y a eu plusieurs phases

Tout d’abord on a regardé ce que l’on pouvait faire du site, c’est-à-dire sa vocation, qui jusqu’à présent était une vocation de logistique. Mais on a regardé si on pouvait le reconvertir sur d’autres possibilités industrielles ou autres. Donc on a procédé à plusieurs études. On a mis en place des outils pour pouvoir assurer la prospection conjointement à un groupe de travail technique. Et puis on a lancé la prospection et l’analyse de projets.

5


Donc parmi les outils principaux, on avait une sorte de plaquette, on va dire marquetée que l’on avait réalisée conjointement avec Midi Pyrénées Expansion, qui existait sous forme papier et sous forme dématérialisée, qui a été utilisée notamment pour faire ce qu’on appelle des e-mailing, c’est-à-dire donner l’information sur le territoire de Midi Pyrénées, et même sur le territoire national, que le site de Lectoure avec ces caractéristiques principales, allait être mis à disposition. Et puis ça, c’est un document, on va dire de 2 pages et puis à côté de cela, un document beaucoup plus complet et précis d’une trentaine de pages qui lui, décrivait, donc ce qu’on appelle le dossier technique, par le menu, les spécificités du site de Lectoure.

6


On avait défini une stratégie sur plusieurs leviers, plusieurs axes là-aussi. On a des unités de production, on le voit d’ailleurs au travers des publicités en ce moment, que l’on peut voir. Donc la spécificité, c’est que l’on est également le Groupement Intermarché, un industriel. Donc on continue en grande proximité avec eux, ça a permis sur d’autres sites de trouver des solutions. En l’occurrence, pour ce qui est du site de Lectoure, ça n’a pas abouti, mais on a procédé à de très nombreux échanges. Avec nos principaux fournisseurs aussi, que l’on continue à rencontrer, donc on a un lien évidemment commercial avec tous les industriels, mais eux aussi, font parfois évoluer leur logistique. Donc, on avait échangé avec eux sur des opportunités éventuelles de reprise du site. Le 3ème axe avec les prestataires et les interlocuteurs naturels, donc des logisticiens, des clubs d’entreprises, des clubs de logisticiens auxquels on appartient, là-aussi qui permettait de donner de l’information et d’échanger sur tout l’intérêt de venir éventuellement sur le site. Et là pour le coup, dans ces prestataires, notamment logistiques, il y avait le Groupe Denjean qui a été sollicité comme d’autres, comme à l’époque, c’était encore Dentressangle qui est devenu XPO Logistics, STEF que l’on connait aussi, qui est sur Agen, qui est un spécialiste du frais et qui est venu visiter le site par exemple, mais voilà. Le 4ème axe, c’est un axe immobilier directement. Donc là, on a fait appel à des commercialisateurs spécialisés en immobilier industriel ou logistique en lien avec l’ensemble des acteurs locaux, donc sur les différents niveaux, Midi Pyrénées Expansion (qui ne s’appelle plus comme ça d’ailleurs maintenant) qui est l’entité régionale, avec l’entité départementale, avec la CCI, avec les différentes Communautés de Communes, et notamment avec la Lomagne Gersoise qui est la Communauté de Communes du territoire présent. Et puis on a fait appel, parce qu’on estimait ne pas savoir et pouvoir tout faire aussi, on s’est fait accompagner de cabinets extérieurs qui ont eux-aussi procédé à des recherches sur le territoire, sur le territoire local et également à l’étranger puisqu’on est allé chercher des projets notamment en Espagne en ce qui concerne Lectoure.

L’ensemble de ces différents axes ont amené à faire de très nombreux envois, plus de 6 000 envois de plaquettes, c’est ce que je montrais précédemment, une centaine 7


de contacts directs, 30 rendez-vous physiques, 5 salons professionnels et l’ensemble de tous ces contacts ont débouché sur 19 visites de prospects sur le site. Ces 19 visites sont des concurrents à l’enseigne Intermarché qui sont venus. Ce sont des logisticiens, ce sont des industriels. Donc, ça a été quelque chose d’assez important, parce que comme je m’occupe, comme le disait Monsieur Duclos, de ce projet-là de reconversion mais pour l’ensemble du territoire, je peux avoir des visions de ce qui se passe ailleurs. On a eu quand même beaucoup plus de visites de sites, il y a eu un attrait quand même sur le site de Lectoure. Pour autant, ça n’a pas débouché non plus sur des choses « vraiment intéressantes », puisqu’on a eu en tout et pour tout sur ces 19 visites, 4 prospects qui nous ont dit : je suis vraiment à l’issue de la visite, intéressé et pour lesquels on a engagé des échanges, des discussions d’antan alors plus ou moins importantes pour certains d’entre eux. Alors, pour certains, ça a été plus de 6 à 8 mois de discussions qui ont entraîné des analyses du site de manière approfondie, je vais y revenir un peu plus loin.

Notamment, le Cabinet Qualiconsult qui nous a fait des chiffrages suite à un prospect qui était intéressé mais qui pour son activité nécessitait de retransformer totalement le site. Donc une retransformation en pleine hauteur, c’est-à-dire pour exploiter l’intégralité du bâtiment et puis à température ambiante qui nécessitait le démontage complet de tout ce qui en fait sa caractéristique, c’est-à-dire les parois frigo. Je ne l’ai pas précisé en entrée, mais je pense qu’ici, tout le monde sait que sur le site, on faisait des produits frais et des produits surgelés et donc, on a fait une étude de transformation complète du bâtiment. Sans rentrer plus dans les détails, on parlait pour cette transformation de plusieurs millions d’euros de travaux nécessaires. Donc, on a fait des études de compatibilité, tout un tas de chiffrages, je vais aller un peu plus vite là-dessus. Et au fur et à mesure de l’avancement de ces études, quand ces études-là n’aboutissaient pas en tous cas et que le prospect disait : en l’état de ces résultats, j’abandonne la piste de reprise du site, on réactivait tout un tas de nouvelles pistes ou d’anciennes pistes qu’on réactivait au fur et à mesure. Et puis, fort heureusement pour nous, sur tous ces échanges-là, il y a eu un des prospects avec lesquels on avait fait d’ailleurs des visites tôt - fin de la 1ère année de la convention - et qui au fil du temps a évolué et qui a permis donc la venue de 8


l’Entreprise Denjean sur le site et donc je vais laisser la parole à Claude SOUMET, Directeur Général qui va vous décrire tout ça » Gérard DUCLOS : « Sylvie » Sylvie COLAS : « Je voulais savoir à quel moment on pourra poser des questions ? » Gérard DUCLOS : « Quand on veut » Olivier DAMON : « Quand vous voulez » Sylvie COLAS : « Quand on veut, donc on peut déjà s’arrêter sur … » Gérard DUCLOS : « Oui bien sûr » Sylvie COLAS : « Je vous remercie et je remercie Monsieur le Sous-Préfet d’être venu, on est très honoré de sa présence aujourd’hui en Conseil Municipal de Lectoure et aussi nos interlocuteurs. C’est très bien d’attacher de l’importance à cette Commune. Alors la 1ère question que j’avais, c’était quel était le lien avec l’Intercommunalité ici puisqu’en fait, on est à la Mairie de Lectoure mais j’avais cru comprendre que le site d’activité et notamment les Galis, c’était maintenant de la compétence de la Communauté de Communes. Donc je m’étonnais un petit peu de l’ordre du jour d’aujourd’hui sur cette question en Conseil Municipal et pourquoi on n’avait pas eu une réunion publique globale avec tous les partenaires de façon à ce que tout le monde puisse aussi poser des questions, même si la réunion est publique aujourd’hui. Donc je ne sais pas si Gérard peut me répondre, ou a quelque chose à dire parce que j’ai cru comprendre que le partenaire, c’était surtout la Communauté de Communes dans le lien, dans la transaction de l’activité ou du reclassement » Gérard DUCLOS : « Je vous remercie de cette excellente question, ma chère amie, le but, c’est tout simplement la transparence, je l’ai dit en commençant. Moi, mon souhait, c’est que les Lectourois soient informés et on commence par informer les Elus. Cette Commission de Revitalisation a été pour moi le moment, même si je le dis parce que je fais partie ici des survivants et je suis avec Jean-Jacques, je pense … Claude n’étant pas là, et Pierre-Luc, nous étions là à la naissance et dans les discussions avec le Groupe ITM quand il est venu à Lectoure, nous étions Adjoints de Robert à cette époque-là, donc ça a été très douloureux pour nous et très difficile, mais il y a un moment où il faut comprendre dans la vie hélas, que les choses évoluent et qu’il faut savoir proposer. Et là, il y a des propositions qui ont été faites et puis, on va en faire d’autres, on va le voir à mesure que l’on va avancer. Alors il me semblait qu’il était normal de réunir le Conseil Municipal de Lectoure pour que les Elus aient l’information que moi, j’avais pu recevoir, assistant à ces réunions. La Communauté de Communes est ici représentée par son Premier Vice-Président, Adjoint au Maire à Lectoure, Denis, puisque Jean-Louis ne pouvait pas être là ce soir et par son Directeur, Jean-Christophe. Monsieur le Sous –Préfet, en accord avec moi-même, j’ai souhaité que la Communauté de Communes soit représentée, je ne sais pas Sylvie si on peut t’apporter quelques autres arguments ? » Sylvie COLAS : « Non, c’est très bien » Gérard DUCLOS : « Mais voilà la réponse, à moins que Monsieur le Sous-Préfet veuille rajouter quelque chose » Jean-Charles JOBART : « Alors évidemment que la Communauté de Communes est compétente au premier chef en matière économique mais c’est quand même une fermeture qui s’est faite sur le territoire de la Commune de Lectoure et ce sont évidemment les Lectourois qui ont été au premier poste de ce choc économique et social. Donc quand Monsieur le Maire m’a proposé de faire un récapitulatif de tout ce qui avait été entrepris, devant le Conseil Municipal, ça me semblait être évident parmi les sujets qui intéressent un Conseil Municipal et les Elus d’une Commune au titre de ce qui se passe sur leur territoire. Moi, je trouvais ça relativement légitime, j’ai donc accepté l’invitation et d’y répondre favorablement » Sylvie COLAS : « Je peux continuer sur une question, alors ? » Gérard DUCLOS : « Oui, vas-y » Sylvie COLAS : « Justement, Monsieur Damon, on a parlé du périmètre, alors est ce qu’entre le début de la convention et les 3 ans d’application de la convention, est-ce 9


que ce périmètre a changé ? J’avais cru comprendre qu’on allait jusqu’à Gimont pour le reclassement ou est-ce que c’est …. » Olivier DAMON : « Non » Sylvie COLAS : « Non, c’est resté sur les trois Intercommunalités ? » Olivier DAMON : « Alors, vous avez raison juste sur un point, il a évolué mais parce qu’en fait, la structure des Intercommunalités ont elles-mêmes changé il y a un an et demi ou deux ans. Alors, je ne sais plus comment dans votre jargon… » Jean-Charles JOBART : « Quand les Bastides de Lomagne se sont étendues, évidemment, on a repris le périmètre des Bastides de Lomagne » Olivier DAMON : « Voilà » Jean-Charles JOBART : « Mais ça s’est étendu à Cologne par exemple » Sylvie COLAS : « Voilà » Olivier DAMON : « Mais on est resté sur ce qu’on avait défini dès le départ, c’est-àdire que c’était quand même sur ce périmètre-là. Dans la convention initiale, il était prévu, si jamais il y avait un déficit de projet sur ce territoire qu’on a donc appelé prioritaire, de pouvoir l’étendre à l’ensemble même du Département du Gers. C’est ce que prévoyait la convention. Jusqu’à présent, on a toujours eu des projets, donc on n’a pas eu à solliciter cette caractéristique de la convention » Sylvie COLAS : « Alors, est ce que vous pourriez nous donner des chiffres sur le reclassement des personnes, c’est à dire, combien de personnes… ? » Gérard DUCLOS : « Ça va venir » Jean-Charles JOBART : « Ça va venir, ne vous inquiétez pas » Gérard DUCLOS : « Ce n’est pas fini ! » Olivier DAMON : « On en est à la page 10 et il y en a 30 » Sylvie COLAS : « On n’a pas le document » Olivier DAMON : « Donc, ça viendra après » Gérard DUCLOS : « 33 même ! » Jean-Charles JOBART : « Oui, mais la dernière, c’est pour dire au revoir ! » Claude SOUMET : « Bonsoir à tous ceux que je n’ai pas salué tout à l’heure. Pour poursuivre, je vais juste avoir 3 diapositives pour présenter dans le cadre de la reconversion qui était un des objectifs prioritaires du Groupement dans lequel on s’est inscrit, la reprise de l’activité sur ce site, pour que ce site continue son activité dans sa destination, dans ce cadre-là logistique. Juste deux mots, Denjean Logistique, PME, origine ariégeoise donc on sait ce que c’est que des territoires et des origines rurales et locales. Monsieur Denjean est toujours à la tête de cette Entreprise-là et dans le cadre de notre développement, la logistique a été créée par Monsieur Denjean et son équipe en 2001, moi je ne l’ai rejoint que 2 ans plus tard. Dans le cadre de ce développement aujourd’hui, on exploite 125 000 m² et effectivement, on avait pris date avec le Groupement dès l’annonce de la fermeture du site de Lectoure et puis les choses avancent petit à petit, et nous-mêmes, nous avions d’autres projets qui ont fait qu’en particulier, un nouvel entrepôt que l’on a construit en périphérie toulousaine qui s’est retrouvé en 2015 - ça c’était une bonne nouvelle pour nous - plus rapidement plein que ce que nous avions prévu dans notre plan de développement. Et donc, dans notre souhait de continuer à nous diversifier, à développer notre activité sur le territoire et à offrir une palette complète de services, à investir donc un entrepôt frigorifique, mais personnellement moi, j’avais travaillé pendant 18 ans dans l’industrie agro-alimentaire, dans les produits frais donc ça me faisait plaisir de rajeunir de quelques années et de revenir dans un secteur que je connaissais.

10


Donc, c’est comme ça que nous avons repris depuis … alors on dit le 1 er janvier parce qu’officiellement, c’était le 1er janvier, mais officieusement, on a démarré dès le mois de décembre parce que ça faisait partie des plaisirs du commerce avec un premier client - puisque tout ça, ça se prépare et les actions ne commencent pas au 1er janvier - mais en fait on a été amené à anticiper une démarche commerciale, avec deux objectifs, je l’ai dit. Le 1er, c’était de recréer de l’activité tout de suite puisque l’activité s’est terminée fin octobre. Donc nous avons mis en place et on avait réfléchi au préalable, aux actions qui étaient pour certaines temporaires, et puis l’objectif principal et on s’y inscrit en plein, avec des premiers éléments concrets dans cette stratégie-là, de trouver des activités pérennes sur ce site qui nous permettront donc de maintenir l’activité dans la durée, en tous cas, c’est ce que nous nous attachons à faire, voilà.

11


Un bilan commercial puisqu’aujourd’hui dans nos métiers de la prestation de services, mais c’est valable pour tout le monde, nous vivons pour et par nos clients et derrière, c’est bien l’activité et les clients qui par conséquence, font que nous ne sommes là que pour et que par et grâce à nos clients. - Donc la première société avec qui nous avons démarré un peu plus vite que ce que nous avions imaginé, c’est la Société Panalog, pour un stockage de pains surgelés. - Ensuite, nous avons démarré ce qui n’était pas complètement la vocation du site puisque nous avons eu des produits à température ambiante, donc avec un de nos clients Leroy Merlin puisque je vous ai dit que nos sites toulousains ou ariégeois étaient pleins, donc on a pu rebondir rapidement en mettant de l’activité sur le site dès le mois de janvier - Ça s’est poursuivi à partir du mois de février avec un de nos clients aussi qui est un e-commerçant. Donc e-commerçant, ça veut dire que nous préparons des commandes qui sont destinées à tout le territoire national. - Et puis depuis le mois de septembre, nous avons géré et nous gérons à l’heure actuelle pour le compte d’Intermarché - Intermarché est un de nos clients principaux pour lequel nous avons exploité différents sites sur la région toulousaine et aujourd’hui à Montauban - une activité de gestion de produits en activité surgelés. - Donc voilà les 4 axes d’activité que j’appelle des activités d’amorçage, même si l’activité Intermarché Gel va se prolonger pendant 18 mois, le temps de la durée de travaux. C’est quelque chose que nous faisons actuellement sur notre site de Monbartier, dans le cadre de la réorganisation, nous gérons à la fois des dossiers de longue durée pour le Groupement Intermarché, mais aussi des activités plus ponctuelles, que ce soient des activités promotionnelles ou d’autres activités aujourd’hui on gère aussi pour le site de Castet qui est en travaux, une activité qu’on appelle plats cuisinés dans notre jargon. - Ce qui nous a fait plaisir aussi, c’est de pouvoir nous inscrire dans un territoire que nous ne connaissions pas et qu’on a commencé à appréhender : alors, une Société qui s’appelle SAS Vanderhave, beaucoup plus connue par les agriculteurs de la région puisque c’est un leader mondial de la production entre autres de semences de betteraves. - Et on a, le malheur des uns fait parfois un petit peu le bonheur des autres, l’hiver a été particulièrement doux et j’ai tout appris sur ce qu’était la production du planchon de betteraves et comme ça, on a pu mettre en place ce qui ne devait être qu’une option, j’allais dire ponctuelle, pour passer un hiver trop clément et aujourd’hui, on est en train de travailler pour un dossier avec cette même Société à partir de novembre, pour un dossier pérenne. Ce qui montre bien que des actions tactiques ponctuelles peuvent derrière, se traduire par des actions de plus grande envergure. On a appris à se connaître, on les a dépannés. Le travail qui a été fait par les équipes de Lectoure avec la réactivité et des choses qui ont été un peu mises au pied levé parce qu’il y avait le feu pour les agriculteurs, entre guillemets, parce qu’il faisait trop chaud. Et si on a un peu contribué à sauver la saison, on en est contents et derrière, ça se traduit par une collaboration de plus longue durée que l’on va mettre en place à partir du mois de novembre. - Même chose, même si c’est anecdotique, on est dans un milieu avec de l’agroindustrie, de la réfrigération de lentilles. Alors, ce ne sont pas des milliers de palettes, ça ne représente pas des dizaines d’emplois, mais ce sont des activités où c’est aussi… si je vous disais le bilan économique de ce genre d’opérations, on est plus dans le service et ça nous fait plaisir de pouvoir contribuer à faire, même si c’est symbolique, ce genre de petites activités. - Fleurons de Lomagne : là on est dans une activité beaucoup plus structurée, beaucoup plus importante. On va les accompagner cette année sur leur pic d’activité de fin d’année avec la préparation de tous les colis qu’ils sont amenés à faire et surtout derrière, l’expédition sur la France entière de leurs produits. - Et puis ça, ça a été un des premiers succès, un vrai dossier d’envergure : depuis le mois de juillet, nous avons signé un contrat de 3 ans pour les semences Monsanto, 12


pour l’usine qui est à Carcassonne, à Trèbes exactement. Et pour la division, pour être très précis, je ne suis pas un spécialiste non plus de la semence de maïs comme de la semence de betteraves, de colza ou de soja, mais il y a deux phases. Il y a toute une phase avec 7 à 8 générations et puis la dernière phase, avec ce qu’on appelle classiquement le maïs de semence. Et nous travaillons pour l’usine qui travaille sur les 8 phases. Donc, un travail à la fois très pointu où ils demandent des qualités de conservation de leurs produits. On est dans de la recherche, j’allais dire, fondamentale puisqu’ils travaillent sur les prochaines générations de semences dans les 5 ou 10 ou 15 prochaines années. Et la qualité du site de Lectoure, parce qu’on a effectivement un site qui a des atouts techniques, ça aurait été dommage de le démonter, il a une situation géographique qu’il faut savoir compenser et trouver les clients adaptés. Mais aujourd’hui, on a un atout qui nous a permis de proposer cette activité-là et sur lequel nous avons décidé d’investir 280 000 €, ce qui traduit bien la volonté de notre entreprise de s’inscrire dans la durée dans la gestion de ce site - Et aujourd’hui on travaille sur d’autres dossiers pour continuer cette démarche commerciale, pour que ces activités, petit à petit, on les pérennise au fur et à mesure de l’évolution du périmètre d’activité. Voilà donc, au niveau commercial, je ne sais pas si après, il y aura des questions. Après je peux parler de l’emploi, ce qui est la diapositive suivante.

Donc, en termes d’emplois, dès le mois de janvier, nous avons recruté 10 CDI, 100 % anciens salariés d’Intermarché. Ensuite de mars à août 2016, nous avons fait des recrutements ponctuels de CDD et d’intérimaires, en fonction des surcroîts ponctuels d’activité à la fois sur notre site, on a joué les synergies, entre Lectoure et aussi notre site de Monbartier, en mettant à disposition un véhicule pour les personnes qui pouvaient être amenées à travailler ponctuellement ou régulièrement sur Monbartier. Et puis en septembre, nous avons recruté 14 CDD longue durée. On est aussi avec des intérimaires qui seront amenés sûrement à voir leur contrat évoluer dès qu’on aura pris la pleine mesure de l’activité avec sur ces 14 ou 17 personnes, 12 personnes qui sont d’anciens salariés ITM et ça a été un peu notre surprise puisque quand on a re procédé aux offres d’emplois au mois d’août et au mois de septembre, on n’a pas été submergés de demandes et quand on a expliqué qu’effectivement ce 13


que l’on proposait, c’était du travail à température négative, du travail en horaire posté, on n’a pas réussi à pourvoir tous les postes et Dieu sait si pourtant, c’était une priorité, j’allais dire plus que morale entre nous avec le Groupement, à pourvoir tous les postes par d’anciens salariés comme on l’aurait souhaité le faire. Voilà aujourd’hui le bilan de ces 9 ou 10 premiers mois d’activité sur le site. Nous sommes au rendez-vous de la qualité de services auprès de nos clients. Ça a été quelque chose d’important en terme de gestion du changement, de passer d’une logistique intégrée quand on travaille depuis de nombreuses années pour une même organisation, et j’avoue qu’on a un peu secoué l’équipe parce qu’on leur a fait voir différents produits auxquels ils n’étaient pas habitués et différents types d’activité. Le e-commerce, ce n’est pas pareil que la grande distribution, la distribution spécialisée. L’activité semences, ils avaient déjà un peu été habitués au préalable. En tout cas, on a apprécié l’investissement des équipes, le savoir-faire qu’ils nous ont apportés et qui nous a permis d’apporter une qualité de service à nos clients et c’est ce qui est important pour nous en tant que prestataire de services » Jean-Charles JOBART : « J’aimerais juste faire 3 remarques rapides sur l’installation du Groupe Denjean. Tout d’abord dire qu’on a eu beaucoup de chance. On a eu beaucoup de chance que l’Entreprise Denjean se propose et reprenne ce site. On a vu qu’ITM a fait quand même beaucoup de démarches pour trouver des repreneurs et que ce n’était pas si évident que cela et on peut être heureux qu’un repreneur se soit manifesté dans la bonne période. Alors c’est vrai que je crois que la convention au départ, visait 70 emplois sur site. Le Groupe Denjean s’était engagé à la base, sur 40 emplois, c’était mieux que rien. C’était déjà quelque chose de formidable, en sachant en plus que le groupe Denjean a vraiment joué le jeu. C’est un Groupe qui est à vocation économique, mais ils ont moralement joué le jeu social d’essayer au maximum de reprendre des anciens salariés de la Base ITM. Donc on a vraiment été sur un partenaire fiable, honnête, qui s’est engagé et au-delà de ce à quoi il était obligé. Et simplement pour dire par exemple que Monsieur Denjean nous avait annoncé au milieu de l’année, cette année que les 40 emplois, il ne les referait pas dans la période de revitalisation et que ça serait plutôt une trentaine. Et là aussi, on peut être très reconnaissant à Monsieur Denjean de cette transparence, de cette honnêteté. Parce que des crédits qui étaient prévus pour la reprise de la Base peuvent être du coup rebasculés sur d’autres opérations, de soutien à projet que nous allons maintenant vous exposer. C’est à dire qu’avec Denjean, nous avons eu un partenaire qui s’est manifesté au bon moment, qui a joué le jeu social et qui en plus avec nous, joue l’honnêteté et la transparence. Donc on peut toujours avoir le regret de ne pas avoir été à la hauteur de nos ambitions, mais il faut aujourd’hui qu’on mesure quand même la chance d’avoir ce Groupe sur ce site » Gérard DUCLOS : « Et pas une friche industrielle » Olivier DAMON : « Pour compléter les deux propos, juste avant de vous redonner la parole, pardon, mais parce que comme je le disais tout à l’heure, j’ai maintenant une vision aussi plus large. Et au mois de juillet, je me suis exprimé auprès du Comité Central de l’Entreprise, au CCE de la logistique et je leur ai dit : « Effectivement sur les premières conventions, on s’était mis un objectif que l’on pensait raisonnable et atteignable de 70 par exemple pour Lectoure. Je leur ai dit très clairement : aujourd’hui avec 3 ans de recul par rapport à l’ensemble des dossiers de revitalisation que l’on fait, dont Lectoure, la cible qu’on se donne, c’est 30 à 50 emplois parce que c’est réellement ce qu’on peut trouver. On va revitaliser un site à Narbonne, il y aura 15 emplois au démarrage. Donc, on essaie toujours de viser évidemment plus. Si on avait pu l’atteindre, on aurait été extrêmement évidemment satisfait, mais il ne faut pas voir que le verre à moitié vide, l’important c’est qu’il y a un verre avec de l’eau dedans. C’est à dire qu’effectivement, il n’y a pas de friche industrielle, qu’il y a de l’emploi, comme le disait Claude SOUMET, il y a aussi des gens qui apprennent à se connaître, il y a des choses qui vont s’agréger sans doute dans le futur et le plus compliqué et le plus difficile, c’est de réamorcer une pompe. Donc, malgré tout, entre l’arrêt d’activité directement par nous et la reprise d’activité, 14


il y a eu à peine 2 mois finalement, même si ça a redémarré très doucement, on est passé d’un site qui tournait avec beaucoup de personnel avec un redémarrage d’activités, mais ça a pu se faire et je pense que c’est déjà un point important » Sylvie COLAS : « Simplement, je rappelle quand même qu’il y avait plus de 260 emplois sur le site d’Intermarché. Vous parliez de la reprise du site, Monsieur le Sous-Préfet, mais ce n’est pas la reprise du site des Etablissements Denjean, c’est une partie, si j’ai bien compris, des locaux. Ce n’est pas l’intégralité du site » Olivier DAMON : « Si, c’est tout le site » Sylvie COLAS : « Il y a 10 CDI sur l’ensemble de l’intégralité du site, alors qu’il y en avait 260 préalablement, je ne sais pas le bilan … ou je n’ai rien compris. Re expliquez-moi exactement » Olivier DAMON : « Alors je me suis sans doute mal exprimé donc je vais reprendre. Il y avait effectivement un grand nombre d’emplois, ce sont des activités qui n’ont rien à voir avec ce qu’il y avait précédemment. On a recherché, on ne va pas refaire toute la présentation mais, je l’ai dit et c’est vrai. Il y a eu des concurrents qui sont venus visiter et des personnes qui ont un besoin de personnel aussi important que le nôtre, ça ne pouvait être que nos concurrents. En logistique, à partir du moment où on ne fait plus ce que l’on appelle de la préparation de commandes au quotidien pour des dizaines de magasins, on passe d’un ratio de 10 à 1. Quand il y a 300 emplois sur un site, le besoin derrière d’une logistique autre, c’est 30. C’est pour ça que comme je le disais aux Elus du personnel en CCE, le vrai objectif aujourd’hui qu’on a requalifié parce que ce sont les 3 ans d’expérience, on peut toujours espérer plus. Je ne fais jamais de promesses, je ne prends que des engagements, c’est-à-dire ce que je peux tenir. Aujourd’hui je pense que prendre un engagement de 30 personnes sur un site, c’est ce que l’on peut tenir, voilà, ça c’est la réalité des choses. Alors derrière, on a commencé, le site a redémarré par Denjean avec 10. A aujourd’hui, il y a 24 plus des intérimaires, donc on est entre 25 et 30 salariés sur le site. Voilà à aujourd’hui. Le site de Lectoure quand il a ouvert, je n’étais pas parmi les personnes, mais de mémoire, ou ce que j’ai pu lire dans les archives, il y avait 150 ou 160 salariés. Donc à la fin, on a fini avec effectivement 243 CDI plus des CDD, plus des intérimaires. L’été, il y avait plus de 300 personnes à l’instant T. C’est la réalité. Mais entre l’ouverture du site et ça, il y a eu 20 ans. Donc j’espère que ça démarre avec 30 et que dans 5 ans, il y en aura 60 et que dans 20 ans, il y en aura 200. Mais c’était une gageure et pour moi l’objectif n’était pas atteignable même si on a essayé de le poursuivre, de dire il y avait 250 salariés et on redémarrait et on retrouvait quelqu’un avec 250 salariés. Comme je disais, si quelqu’un avait pu me l’amener, soyez certains que j’aurais été content de le recevoir, de lui faire visiter le site et de conclure dans les meilleurs délais » Jean-Charles JOBART : « Ensuite pour répondre à la question, il me semble que c’est l’ensemble du site qui a été repris par Denjean. Ce n’est pas une reprise partielle du site, et après évidemment, on a été sur un équivalent de 263 emplois supprimés, mais ce que l’on vous présente là, c’est uniquement le 1er axe de la convention de revitalisation. Après, il y a toute l’aide aux projets de création d’emplois qu’on va vous exposer maintenant. Donc voilà, ce n’est pas la seule compensation. Sylvie COLAS : « Bien sûr, j’ai bien compris, mais de toute façon, Monsieur DAMON nous a bien expliqué que dans une vocation logistique, ce site n’emploiera jamais beaucoup de monde puisqu’il faut moins de monde dans cette activité, par rapport à des commerces de gros, d’expédition, comme il y avait sur un statut d’entreprise de la GMS, et donc ça veut dire aussi que vous n’avez pas souhaité qu’un de vos concurrents s’installe d’une certaine manière, c’est ça, qu’il y ait un de vos concurrents, lui confier cet outil, c’était un outil qui était fait pour de la grande distribution et en fait, il ne sera jamais vendu, ça restera toujours la propriété d’Intermarché » Olivier DAMON : « Je m’exprime décidément très mal, donc je vais essayer de mieux formuler encore. Nous avons deux concurrents qui sont venus visiter le site pour 15


l’acheter. J’avais fait valider et ça a été dans la presse, ça a été dit, je le redis, ça peut être inscrit à tous les comptes rendus que vous voulez. Intermarché n’avait aucun souci sur le site de Lectoure, à le vendre, à le céder à un concurrent. Donc, ce que vous avez dit tout à l’heure, je m’en mets en faux vraiment de manière ferme. La 2ème chose, c’est que l’on n’a pas à vocation à garder le site, au contraire, donc notre volonté première était de vendre à un repreneur. Par contre, on était vigilant à ce qu’il y ait de l’emploi en compensation. C’est-à-dire que ça ne soit pas une reprise… J’ai eu des personnes dans les 100 et quelques contacts que j’ai pu avoir qui me demandaient… en fait il fallait leur donner le site, que je leur redonne des sous sans qu’ils me garantissent de l’emploi derrière. Ça, j’en ai eu. Très clairement par exemple, ceux-là, ça a été non assez rapidement. Mais pour le reste, il y a eu tout un tas de figures différentes. Encore une fois, il y a eu des dossiers que l’on a traités, c’est à dire passer des réunions, voire des dizaines de réunions à regarder comment on pouvait au mieux aboutir pour qu’ils nous remettent de l’emploi et qu’ils nous reprennent le site. Est-ce que c’est plus clair ? » Sylvie COLAS : « Oui, oui je comprends qu’effectivement il n’y aura jamais beaucoup plus de 20 CDI sur ce site pour l’instant » Olivier DAMON : « Je n’ai pas de boule de cristal, donc je ne pense pas ce que vous dites. Ce que je vous dis, c’est qu’aujourd’hui, 11 octobre 2016, il y a sur le site 10 CDI, et 14 CDD. C’est déjà plus que 20 » Gérard DUCLOS : « Jean-Jacques TOSCA » Jean-Jacques TOSCA : « Moi, je voulais demander quel est la proportion du site actuellement utilisé par l’Entreprise Denjean » Claude SOUMET : « Alors aujourd’hui dans le site, on est logisticiens pour répondre aussi à Madame et à vous, Monsieur, il y a toute une partie, et ça faisait partie des emplois, avec près de 1 000 m² de bureaux administratifs, qu’effectivement aujourd’hui, on n’a pas vocation à utiliser et ça fait partie des réflexions que l’on a partagées. Je regarde aussi la Communauté de Communes avec qui on a échangé. Si demain, il y avait un co-locataire pour partager parce qu’il y avait une activité administrative que nous n’exploitons pas et que nous n’exploiterons pas, ça c’est clair parce qu’on est logisticien et qu’on n’a pas de besoins en terme d’administratifs. Voilà cette partie-là, on ne l’utilise pas et on ne l’utilisera a priori pas dans la durée. Sur le reste de l’entrepôt, aujourd’hui on est en phase vous l’avez vu, d’évolution sur le dossier. On en utilise à peu près 50 % en terme d’activité, mais nous sommes aujourd’hui, pour être précis, c’est nous qui avons la possibilité d’en utiliser 100 %. On a la possibilité et c’est bien notre ambition, de l’utiliser à 100 %. Donc aujourd’hui on a pour ambition d’utiliser à 100 % le site, je mets de côté toute la partie administrative et donc les emplois qui étaient attachés à cette activité là pour essayer de comparer des choses comparables. Et pour répondre à votre question Madame, je ne sais pas moi aujourd’hui de quoi l’avenir est fait, et dans nos métiers de la logistique, on a aujourd’hui des activités, c’est pour cela qu’on en parle et c’est pour cela qu’on a initié certains éléments sur le e-commerce en particulier, qui sont des activités fortement consommatrices de main d’œuvre parce qu’on est en préparation fine, donc schématiquement, qui ressemble un peu à la grande distribution et où la situation relativement excentrée de Lectoure est moins catastrophique dans des activités sur une approche nationale parce que quand vous êtes à Lectoure, c’est-à-dire à Agen, vous êtes à peu près au milieu de la France comme quand vous êtes à Marseille, à Dijon, à Lille ou à Paris. Donc vous pouvez distribuer dans toute la France de la même façon. Je rappelle que ce qu’on appelait avant le e-commerce qui s’appelait la vente par correspondance, se mettait au Centre de la France, et c’était la Région Lilloise. Donc c’était aussi une région très centrale… les 3 Suisses, la Redoute, Quelle, toute la vente par correspondance que nous avons tous connus, les catalogues venaient de Lille. Donc aujourd’hui, c’est un axe où on peut être sur une forte consommation, des axes de forte consommation et si on trouve des clients importants dans ce domaine-là et qu’on puisse les amener ici et que vous voyez que y compris dans le e-commerce, il y a des approches sur le 16


frais, ça fait partie des axes stratégiques qui sont plus difficiles, qui sont nouveaux aujourd’hui à mettre en place, mais qui commencent à se mettre en place. Et ce n’est pas un hasard si Amazon a commencé à mettre un entrepôt frais aux portes de Paris, qui a fait le buzz, même si ça n’a pas plu à tout le monde, cet été. On peut avoir des activités qui prennent peu de surfaces et qui consomment pas mal d’activités en terme de ressources humaines ; a contrario, on peut avoir des activités où effectivement, on va avoir du stockage de longue durée, et qui seront… et la semence est aussi dans ce cadre-là, donc on a un mix à trouver … La semence je mettrais un petit bémol parce qu’on va avoir des allers-retours et on va avoir quand même un stockage proportionnellement de longue durée et donc moins générateur de main d’œuvre. Donc dire que demain, on est sûrs de ce qui va se passer, moi je ne le suis pas et je suis bien plus prudent de part ce qui peut se passer sur notre environnement client. C’est juste 15 ans d’expérience dans mes métiers qui me font dire que la prudence est de mise de ce côté-là » Gérard DUCLOS : « Merci, Monsieur SOUMET. Je crois qu’il faut qu’on passe maintenant au soutien à l’activité économique locale avec l’axe 2, c’est ça Monsieur DAMON ? » Olivier DAMON : « Tout à fait »

Olivier DAMON : « Donc comme le disait Monsieur le Sous-Préfet, on vient de parler beaucoup et longuement de l‘axe 1. L’axe 2, c’est le soutien à l’activité économique locale avec pour rappel, un objectif au départ de plus de 170 emplois sur cet axe.

17


Un objectif initial de 170 et pour aller sur le bas de la diapositive, on voit qu’à aujourd’hui, on a soutenu la création de 209 emplois, donc on a été au-delà de l’objectif initial parce qu’on a refondu les différentes enveloppes. Donc, deux outils principaux pour accompagner ce soutien : - Un fonds de prêt avec un partenaire, le Crédit Agricole, un taux bonifié, pour reprendre le terme qu’on utilise, très proche de 0, avec 0,2 %, sans garantie du dirigeant, sans hypothèque et sans affectation. Donc ça veut dire que ces sommes-là peuvent être affectées au besoin de trésorerie, qui est un besoin important des entreprises aujourd’hui. - Le deuxième outil, c’est la subvention qui était initialement à hauteur de 204 000 € et qui a été portée à 376 000 € aujourd’hui par plusieurs avenants : elle permet, sur le principe de base pour la création d’un emploi en CDI à l’issue de la période d’essai et quand le salarié est confirmé au poste, de donner une subvention de 3 000 €, si le projet est éligible et validé en Comité d’engagement. Après ça, différents types de sommes peuvent être allouées en fonction du projet, mais là je donne le cadre général. - Et puis, le troisième outil, c’est un fond d’expertises sur un accompagnement au besoin. En fait, il y avait des entreprises qui avaient par exemple besoin de refondre ou de créer un site internet parce qu’ils n’en n’avaient pas, on aidait à ce qu’il y ait un expert extérieur qui aide l’entreprise à créer ce site. Donc ça, c’est une action à hauteur de 5 000 € par accompagnement. Vous avez l’ensemble des 14 comités d’engagement, dont le 1er a eu lieu en avril 2014 et le dernier, il y a quelques jours, à la Sous-Préfecture de Condom. Je vous laisse lire, je ne vais évidemment pas balayer l’ensemble de mes chiffres qui sont portés dessus mais, on voit que ce sont des sommes quand même importantes qui ont été allouées. On a eu plus de 71 projets validés, donc 209 emplois créés.

Un million d’euros sur les prêts a été accordé, donc le Crédit Agricole a validé l’ensemble de ces projets accompagnés. Je vous laisse voir les autres sommes. Donc ce sont des sommes quand même très conséquentes et qui reflètent le travail conjoint des intercommunalités et évidement en premier lieu de la Lomagne Gersoise, mais pas seulement, de l’ensemble des participants à différents moments : 18


la Chambre des Métiers a eu au démarrage, un apport important. Et l’ensemble des interlocuteurs ont tous contribué à ce que ces chiffres que l’on considère comme satisfaisants, aient pu être réalisés puisqu’en 2 ans et demi, on voit qu’on a eu un certain nombre d’emplois conséquent » Gérard DUCLOS : « Monsieur le Sous-Préfet » Jean-Charles JOBART : « Juste, sur toutes ces aides : alors évidemment, il y a d’un côté toujours une opportunité, il y a des gens qui avaient sans doute un projet dans la poche et qui d’un seul coup, voyant la convention de revitalisation et les aides financières arriver, ont dit : « Je vais en profiter » et qui, donc, ont sollicité cette enveloppe. Il y a aussi sans doute, des projets qui n’auraient pas vu le jour sans cette enveloppe. Des gens qui auraient continué à hésiter, ou qui même, ne se seraient jamais posé la question de créer leur propre activité. Donc, on a des cas extrêmement divers, et il faut dire que chaque dossier est analysé notamment par la Banque Publique d’Investissement qui fait un diagnostic sur le sérieux de chaque projet qui est proposé. Alors ceux-ci sont très divers. Alors, moi j’aime bien les choses un peu concrètes, donc simplement par exemple, lors du Comité du 5 novembre : - un ancien salarié d’ITM qui va créer sur Lectoure son activité de photographe, ça c’est typique de ce que l’on peut soutenir ; - autre exemple sur Lectoure : « Bio d’ici », une boutique qui va ouvrir Rue Nationale pour vendre des produits bio et de proximité ; - autre exemple, vous allez voir quand même qu’on a des choses très différentes, sur Pergain-Taillac, donc pas très loin non plus, le soutien au « multiple service rural » qui vient d’être créé au centre du village puisque la boulangerie a fermé. A la place, on met un commerce qui fait à la fois pizzeria, dépôt de pain, relais poste, tout ce que l’on peut trouver dans un multiple rural, donc vous voyez qu’on peut avoir des choses très différentes. - j’ai encore pris par exemple, ça c’est le Comité d’engagement du 28 janvier 2016, sur Lectoure, une entreprise de menuiserie, et là par exemple, on soutient la création de 3 emplois, - autre exemple, je ne vais pas en faire 15, un commerce pour le bricolage, à nouveau à Lectoure, toujours au Comité de janvier, et là on accompagne la création de 5 emplois, sur ce commerce de proximité bricolage. Tout ça, ça peut vous montrer à la fois, la diversité des projets, à la fois individuels, à la fois des groupes de commerce… oui Madame… » Sylvie COLAS : « Justement, je crois que vous prenez un très bon exemple par rapport à l’entreprise de bricolage, c’est-à-dire qu’effectivement, on a créé sur Lectoure, un Bricomarché, si c’est celui-là auquel vous faites allusion, peut-être pas » Jean- Charles JOBART : « Si, c’était le Bricomarché » Sylvie COLAS : « Voilà, mais on a fermé aussi Camozzi à Lectoure, vous voyez. Donc moi, j’ai un petit peu de mal sur les 209 emplois soutenus, ça veut bien dire ça : soutenus » Jean-Charles JOBART : « Soutenus, c’est bien ce que je dis » Sylvie COLAS : « Ce n’est pas créés. C’est-à-dire qu’à un moment où Camozzi ferme … » Jean-Charles JOBART : « Alors attention, il ne faut pas non plus totalement nier, c’est ce que je vous ai dit, j’ai essayé d’être quand même relativement objectif » Sylvie COLAS : « Voilà » Jean-Charles JOBART : « Il y a de l’opportunisme parfois sur certains projets, il y en a d’autres qui n’auraient jamais vu le jour » Sylvie COLAS : « Tout à fait, mais … » Jean-Charles JOBART : « Donc, on ne peut pas dire que tout est artificiel, ce n’est pas vrai » Sylvie COLAS : « Non, mais … » 19


Jean-Charles JOBART : « et on peut être content d’avoir eu l’accompagnement sur ces 209 emplois » Sylvie COLAS : « J’entends bien mais … » Jean-Charles JOBART : « Alors ensuite, qu’il y ait d’autres entreprises qui périclitent pendant que d’autres se créent, ça c’est la vie économique de n’importe quel territoire. Je n’irai pas dire que parce que la convention de revitalisation a soutenu tel projet, tel autre entreprise est morte. Ce n’est pas comme ça que l’on peut raisonner sur un territoire économique. Par contre, ce qui est vrai, c’est que ces 209 emplois créés sur le territoire prouvent que le territoire de la Lomagne est économiquement actif et dynamique et qu’il y a encore une vague de fonds de dynamique économique sur ce territoire et ça c’est plutôt optimiste à faire comme constat » Sylvie COLAS : « Je crois que ce qu’il y a surtout, on le voit, beaucoup de gens ont créé leur autoentreprise ou ont essayé de s’installer puisque ne pouvant plus travailler, ayant leur maison ici, ce sont des gens ancrés au territoire, ils ont bien été obligés de trouver une solution. Donc j’aimerais moi, que la perspective aille plus loin. C’est-à-dire qu’on aille dans les 3 ans, dans les 5 ans à venir, qu’est-ce qu’il va rester de tout cela et aussi… » Jean-Charles JOBART : « C’est bien pour ça que par exemple, nous avons des analyses de la BPI qui regarde aussi le sérieux des projets qui nous sont proposés » Sylvie COLAS : « Mais nous, ce qui nous manque, Monsieur le Sous-Préfet, c’est de l’emploi ici. C’est-à-dire que là, on a fait que palier aux emplois qui allaient d’une manière ou d’une autre plus ou moins se créer ici, on n’a pas de renouvellement, pas d’emploi » Jean-Charles JOBART : « Pas certain, absolument pas certain ce que vous dites, je le redis » Sylvie COLAS : « On n’a pas de renouvellement d’emplois, nos enfants cherchent du travail, ça, c’est une réalité. Il y a 6 millions de chômeurs en France, ça, on ne peut l’occulter » Jean-Charles JOBART : « Moi, je refuse d’entendre la phrase qui dit que ces 209 emplois auraient été créés de toute façon. Ça, ce n’est pas vrai. Et il y a des projets qui ont émergé et qui ont pu voir le jour uniquement parce qu’il y a cette convention de revitalisation qui existe » Sylvie COLAS : « Enfin, quand vous donnez 3 000 € pour un CDI, qu’un CDI, ça vous coûte 30 000 € par an pour un an, je vous assure, pour une entreprise, c’est qu’elle avait besoin d’avoir un salarié, qu’elle avait de la productivité, de l’activité, c’est la raison pour laquelle elle a pris son CDI. Ce ne sont pas les 3 000 € de prime pour la revitalisation » Jean-Charles JOBART : « Pas seulement et là, c’est caricatural » Sylvie COLAS : « Moi, il me semble que quand même, notre territoire de toute façon, a un effondrement de son activité du fait que la Base n’existe plus, ça on ne peut pas le nier ça, on ne peut pas le nier » Jean-Charles JOBART : « Ça d’accord, cette Base n’existe plus, c’est un choc social, on est tous d’accord, on le déplore. On a une convention de revitalisation pour essayer au maximum de recréer de l’emploi et de l’activité économique sur ce territoire. Donc maintenant, il faut essayer de faire avec et de la solliciter au maximum pour avoir les meilleurs résultats possibles. On peut toujours déplorer, oui. Mais on ne va pas pleurer éternellement sur la fermeture de cette Base. Maintenant, elle est fermée, voilà. Qu’est-ce que l’on fait pour redynamiser et recréer de l’emploi. L’outil premier qui existe, ce sont ces conventions de revitalisation et je pense sincèrement que le travail qu’ITM a fait, avec la Banque Publique d’Investissement, avec la Préfecture, avec les Services de l’Etat a été extrêmement honnête et très positif. Et je vous dis, je suis persuadé qu’il y a parmi ces 209 emplois soutenus et non pas créés, on n’a jamais été malhonnête sur les termes employés, je suis sûr qu’il y en a certains qui n’auraient jamais vu le jour sans la convention de revitalisation. Ça, ça me parait être une évidence » 20


Gérard DUCLOS : « Alors, nous allons continuer parce que le débat est forcément intéressant et je disais en commençant, pour avoir vécu la suppression de 27 emplois à l’usine Violan et le pillage d’une entreprise, je trouve qu’ici, même si on peut dire et on est tous d’accord que ce n’est pas suffisant, mais on a au moins, fait quelque chose, ce sont 3 ans de travail qui sont positifs sur notre territoire et à mon sens, et c’était un peu ce que vous laissiez sous-entendre, ce n’est que le début parce qu’on va continuer. Donc, puisqu’on continue, allez-y, Monsieur DAMON » Olivier DAMON : « Donc, on le voit de toute façon, les moyens quand même ont été importants et les résultats le sont aussi. Et juste parce que vous suggériez que ce n’était que des emplois de salariés créés, non. Il y en a effectivement dedans, mais c’est loin d’être la majorité, on pourra y revenir si vous le souhaitez après en détail.

21


Sur le 3ème axe qu’on appelle « appui à la restructuration de projets territoriaux » donc initialement, on avait prévu une enveloppe de 103 000 € pour financer 3 types d’actions et finalement on s’est aperçu sur la 1 ère année, on a vu qu’il y avait un besoin pour accompagner les jeunes de moins de 26 ans de la Mission Locale mais qu’en cours, de fin 2014 ou en 2015, il y a eu des nouvelles actions de la part de l’Etat qui venaient en fait proposer la même chose voire qui étaient plus intéressant que ce qu’on avait mis dans la convention. Et donc, on a réutilisé ces sommes-là pour accompagner des projets qui eux, nécessitaient des moyens immédiatement. C’est ce qu’évoquait Monsieur le SousPréfet, donc on a soutenu là aussi, l’embauche de 12 jeunes. On ne peut pas prouver que ça ne serait pas fait si on n’avait pas été là, vous ne pourrez pas nous prouver le contraire non plus. Donc toujours est-il que l’on a toujours été au plus proche des besoins et qu’on a utilisé à ce moment-là, les enveloppes pour répondre à des cas concrets et des projets qui étaient étudiés » Jean-Charles JOBART : « Ce qui est intéressant aussi, c’est la fongibilité des différentes enveloppes, c’est à dire qu’on voit que Denjean va créer moins d’emplois que prévu : l’argent qui lui était consacré peut aller sur du soutien à projet. Il peut également aller sur du soutien pour des projets territoriaux. Si par exemple, une Communauté de Communes nous repropose un projet de développement économique territorial particulièrement intéressant, on pourrait très bien imaginer à nouveau, abonder l’enveloppe n°3 pour un projet. On a aussi une souplesse par avenant qui nous permet à chaque fois de réajuster les soutiens que nous proposons. Et alors, sur la structuration des projets territoriaux, j’ai une question pour ITM pour le coup. Il avait été question, alors moi je n’étais pas là, vous savez, moi, je ne suis là que depuis 4 mois, mais ce n’est pas grave… » Gérard DUCLOS : « Mais on a l’impression que vous êtes là tout le temps finalement ! » Jean-Charles JOBART : « J’essaie de m’acculturer doucement. J’avais compris qu’il était question aussi pour les entreprises du bassin, de les aider au référencement au sein du Groupe Intermarché. Par exemple, Fleurons de Lomagne, ou Ethiquable, des gens comme ça » Olivier DAMON: « Alors effectivement, on a été sollicités, enfin, j’ai été sollicité au départ par Monsieur Vall de Fleurance sur cet aspect-là. J’avais pris personnellement l’engagement d’assurer la mise en relation entre notre enseigne et ses fournisseurs. Alors pour certains, comme Ethiquable que vous avez évoqué, ils étaient déjà dans notre circuit mais sur d’autres aspects. Le point à date là-dessus, c’est qu’ils ont tous été reçus par de différentes entités, - soit au niveau régional et donc c’était sur notre site de Bressols à côté de Montauban, - soit au niveau national pour certains d’entre eux et donc, ils sont tous rentrés avec plus ou moins de références, dans le référencement Intermarché. Donc les Fleurons de Lomagne vont faire des opérations de fin d’année notamment, qui pour le coup vont aussi… donc il y a un cercle ici vertueux qui s’opère. Les Fleurons de Lomagne nous ont d’ailleurs en partie, dans tous les dossiers qu’on a pu voir, les Fleurons de Lomagne ont présenté des dossiers, ont embauché des anciens salariés de la Base, ont pu bénéficier des moyens de la convention, ont pu bénéficier d’autres outils en recrutant des salariés, finalement vont donner du travail à l’entreprise Denjean et ont un référencement avec le Groupement Intermarché. Donc voilà, donc ça c’est l’idéal, ça ne marche pas toujours aussi bien, mais on a fonctionné comme ça. Et donc, certains sont sur des référencements nationaux et d’autres sont sur des référencements locaux » Jean-Charles JOBART : « Là, je pose une remarque à titre particulier : vous pourrez me donner personnellement un petit peu, la formation des différents produits et des différentes entreprises qui ont pu être référencées pour savoir où on en est ? Ça serait bien, merci » 22


Gérard DUCLOS : « L’avancement à date »

Olivier DAMON : « L’avancement à date, c’était les 14, on a vu, un Comité sur l’ensemble des projets par rapport aux chiffres qu’on a vu tout à l’heure. Pour les 3 axes, on a eu 85 projets, pour l’ensemble des 3 axes, on est à aujourd’hui sur 245 créations d’emplois soutenus » Jean-Charles JOBART : «sur un objectif de 263 ? » Olivier DAMON: « de 263. Donc clairement, il manque 18 emplois à date, c’est pour cela qu’on prolonge notamment de 6 mois et normalement déjà, dans les projets qui sont prévus, il y aura déjà une douzaine d’emplois pour le prochain Comité qui devrait avoir lieu avant la fin de l’année » Jean-Charles JOBART: « En sachant aussi que l’enveloppe sera consommée intégralement » Olivier DAMON: «Oui » Jean-Charles JOBART: « C’est-à-dire que si on dépasse les objectifs, on continue quand même à dépenser le fond jusqu’à ce qu’il soit épuisé. Le but n’est pas de s’arrêter une fois qu’on a atteint 263 et qu’Intermarché reparte avec les billes 23


restantes. Ils se sont engagés sur une enveloppe et ils maintiennent leur engagement de dépenser jusqu’au bout pour le territoire »

Olivier DAMON: « Tout à fait. De la même manière pour que ce soit clair, ce sont des questions qui ont été posées sur certains Comités de suivi, comme on l’a vu sur la reconversion du site, on avait un objectif de 70. On est redescendu à 30. On ne s’exonère pas des 40 emplois différenciés, de toutes façons, on les a déjà, et en fait, on va les accompagner par d’autres moyens, mais l’objectif initial de 263 reste l’objectif final. Tout cela pour montrer qu’on a dépensé et c’est normal puisqu’on a accompagné déjà 245 emplois, une forte proportion des différentes enveloppes, qu’il en reste et qu’effectivement, comme vient de le souligner Monsieur le Sous-Préfet, tout sera consommé pour accompagner le maximum.

24


La fin de la convention, donc à date : on avait commencé le 11, donc elle s’est terminée le 10 et aujourd’hui, ça fait un an. On prolonge encore une fois, jusqu’au 10 avril, cette convention, ce qui devrait nous permettre de faire sans doute 3 Comités d’engagement. Encore une fois, les Comités d’engagement, ce sont les Comités qui valident les projets qui génèrent les emplois soutenus. Il y aura sans doute à confirmer mais d’ici la fin de l’année, un Comité de Suivi en Préfecture à Auch et puis évidemment en avril, une fois que tout le travail sera terminé, un Comité de clôture qui donnera l’ensemble des informations sur la consommation de l’enveloppe globale au travers des différents emplois et donc, avec tous ces chiffres remis à jour. Un point sur le Plan de sauvegarde de l’Emploi

25


Tout à l’heure Madame, vous me demandiez ce qui avait été fait. Donc, 1er élément sur ce qui a été fait entre le mois de février 2013, c’est-à-dire le moment où s’est mis en place l’accompagnement par un Cabinet extérieur qui s’appelle BPI Groupe qui a accompagné et qui accompagne toujours, le reclassement des différents salariés. Donc, cette phase s’est mise en place en février suite à une négociation là-aussi nationale avec les partenaires sociaux. Et puis le 1 er novembre 2015, date à laquelle les salariés ont été licenciés.

Sur cette période qui a duré 2 ans et demi, 252 salariés étaient concernés. Il y a eu 251 salariés rencontrés par le Cabinet à multiples reprises puisqu’ils ont réalisé 2 326 entretiens. Notamment au démarrage de l’accompagnement, il y avait en moyenne sur site, 6 consultants quasiment toute la semaine qui alternaient pour réaliser tous ces entretiens. Ça fait donc une moyenne de 9 entretiens par salariés, c’est quand même important. Il y a eu ce qu’on appelait des parcours passeport individualisés, donc pour chaque salarié, c’est un atelier qui a été mis en place uniquement sur 2013 pour 83 salariés. Des ateliers collectifs pour savoir rédiger un 26


curriculum vitae, pour savoir se préparer à des entretiens de recrutement. Il y avait un consultant dédié à la création d’entreprise, il y a eu, de mémoire, une quinzaine de salariés qui ont souhaité effectivement se mettre à leur compte, ou monter leur entreprise, ça peut être des entreprises d’agriculture aussi, des salariés ont repris une entreprise familiale, etc…. On voit une quinzaine de dossiers sur 250 salariés et sur la quinzaine, il y a eu une petite dizaine qui a été accompagnée au travers de la convention. Voilà les chiffres. Toujours est-il que 177 salariés ont suivi ces ateliers collectifs. Il y a eu 18 sessions. Et on voit l’importance qu’on avait mis sur l’aspect formation puisqu’il y a eu plus de 45 000 heures de formations réalisées pour les salariés qui en demandaient, avec une mise de fond de 591 000 €, uniquement pour les coûts de formation, sans compter que pendant ce temps-là, les salariés étaient payés évidemment. Donc, si on devait rajouter les salaires à cela, puisqu’il a fallu les remplacer en plus, le coût direct serait évidemment plus important. Donc, on voit qu’il y a eu des moyens extrêmement importants mis sur cet aspect-là.

L’ensemble de ces ateliers, de ces formations ont permis à 103 salariés de bénéficier de ce qu’on appelle un départ anticipé qui se cristallisait aussi par des moyens financiers puisqu’il y avait des primes aux départs anticipés aussi. Ça a permis 23 créations d’entreprises au final, 41 CDI, 6 projets personnels, 19 CDD de plus de 6 mois, 12 intérim choisi. Tout n’a pas été non plus un long fleuve tranquille puisque qu’il y a quand même eu 17 salariés qui étaient partis et qui ont réintégré le PSE, en gros moitié-moitié. Moitié du fait du salarié ou moitié du fait de l’employeur qui ne renouvelait pas la période d’essai. Donc, c’était une possibilité sur cette période-là, pour les salariés, d’aller essayer un nouvel emploi, mais ils avaient toujours la possibilité de revenir, d’être réintégrés au sein de l’entreprise et de bénéficier de l’accompagnement ou de retrouver leur travail.

27


Il y a eu un grand nombre d’offres d’emploi, avec un cas de figure tout à fait différent, parfois du fait du salarié, parfois du fait de l’entreprise, tout un tas de cas de figures extrêmement divers et variés, mais beaucoup d’offres proposées et quand même un certain nombre de réussites.

28


Le 31 octobre 2015, ça a été la fin de ce qu’on appelait cet espace emploi et on a procédé au licenciement des salariés qui restaient sur le site et qui avaient refusé le transfert sur le nouveau site de Montbartier parce que même si vous connaissez tous, la situation, certes on a fermé le site mais on en a ouvert un autre à 75 kilomètres d’ici. Donc ça n’a pas été une fermeture non plus, on n’est pas parti en Inde délocaliser une activité. On reste sur le territoire français, on reste sur le territoire de Midi-Pyrénées, mais évidemment, comme vous le savez, on a quitté la Commune de Lectoure et le Gers. Donc, il y a eu deux phases de licenciement, puisqu’on a des salariés qui sont protégés et qui eux font l’objet d’une procédure spécifique avec une demande d’autorisation de licenciement auprès de la DIRECCTE. 5 sont actuellement sur une procédure de réintégration suite à une action qu’ils ont engagée auprès du Tribunal Administratif de Pau. Toujours est-il qu’au global, si on fait l’ensemble de l’addition, ça fait 104 salariés qui ont été en tout cas concernés par un licenciement qui est effectif ou pas encore. En fonction de l’évolution de cette procédure, on peut considérer ça différemment. Sur ces 104 salariés concernés, 102 ont demandé à adhérer à ce qu’on appelle le congé de reclassement. Donc, c’était une nouvelle période, un nouveau dispositif. Pendant ce congé de reclassement, les salariés sont quasiment payés intégralement par Intermarché toujours. Ils ont l’obligation d’avoir une démarche active de recherche d’emploi. Ils bénéficient toujours de l’accompagnement du Cabinet BPI Group et donc, ils ne s’inscrivent pas à Pôle Emploi, c’est-à-dire que ça leur garantit sur toute cette période-là, leurs droits qui ne se déclenchent qu’à l’issue de la fin du congé de reclassement, et 2 salariés n’avaient pas souhaité y adhérer. 33 salariés avaient accepté le transfert sur le site de Montbartier et 2 autres avaient demandé un transfert sur d’autres sites dont un qui a souhaité finalement revenir sur sa décision en cours de route.

29


A partir du 1er novembre 2015, on est rentré sur une autre phase qui s’appelait l’Espace Emploi. L’espace Emploi, c’est toujours l’accompagnement par BPI Group, soit au travers du congé de reclassement, soit par un accompagnement simple.

A aujourd’hui ou presque, c’est-à-dire à fin septembre 2016, - 59 salariés sur les 104 concernés sont sortis du congé de reclassement - 3, en plus de ces 59, sont sortis du congé pour inaction parce qu’encore une fois, il faut avoir une démarche active 30


-

19 sont sur des suspensions du congé de reclassement, * 4 d’entre eux pour suivre des formations, * 14 d’entre eux pour des contrats de travail de courte durée c’est-à-dire de moins de 6 mois, soit en CDD, soit en intérim, donc ils font des missions et à ce moment-là, ça suspend ce fameux congé qui dure 9 mois - et en autre accompagnement, ce sont les salariés qui ne sont pas sortis pour avoir retrouvé du travail et qui sont donc toujours suivis par BPI en prospection active pour retrouver un emploi ou une formation. Donc on va dire que sur la centaine de salariés, il y en a en gros, les deux tiers qui ont trouvé une solution pérenne et en gros, sur le dernier tiers, c’est moitié-moitié, soit qu’ils ont des solutions pas complètement abouties, de formations et de contrats de travail, mais ils n’ont plus de travail, et on sait que ce qui est important, c’est de mettre un pied dans l’entreprise, et d’un petit contrat là aussi, ça peut évoluer ou pas, vers un CDD plus long ou vers un CDI. Je vous remercie de votre écoute » Gérard DUCLOS : « Mais nous, on vous remercie de votre présentation, Monsieur Damon. Est-ce qu’il y a des questions peut être ? Ou des remarques à ce momentlà ? Monsieur le Sous-Préfet, vous avez une remarque à faire ? Non. Je vais conclure alors. Merci Monsieur Soumet de votre présence. Merci à vous Monsieur Damon, je vais oser le dire, d’avoir eu le courage de venir et je pense que c’était bien d’afficher ici cette clarté, même si je le redis, et ça transparaît dans les échanges qu’il y a eus, on peut tous regretter certaines choses, mais je crois que dans la vie, on ne peut jamais refuser l’évolution du monde dans lequel on vit. Simplement, il faut avoir la volonté de l’accompagner. Et cette volonté de l’accompagner, nous l’avons ici et il y aura d’autres projets qui arrivent très vite et très bientôt avec de la création d’emplois. Et je crois que ces projets-là et en particulier un, auquel je pense très fort et je pense que nous nous comprenons tous, il faudra que nous soyons unanimes pour le soutenir, parce que lorsqu’on présente dans une Cité comme la nôtre, la possibilité de créer 40 emplois, la possibilité d’avoir une animation permanente de notre Cité, on ne peut pas s’opposer à ce projet. Il faut que nous soyons les porte-paroles de ce projet-là, car il y a 43 personnes qui ont encore besoin que nous nous occupions d’elles et nous le ferons. Je vous remercie beaucoup. Je vous remercie Monsieur le Sous-Préfet… Pardon, une question Sylvie ? » Sylvie COLAS : « Simplement, je crois qu’il faudrait aussi retenir de cette histoire dramatique d’Intermarché, parce que c’est quand même un drame humain localement, que dorénavant aussi, quand on veut avoir des projets et j’insiste auprès des collectivités notamment, de penser à ce que ces projets soient ancrés au territoire. C’est bien de faire venir des entreprises, mais quand, pour un rien, elles peuvent partir et pour une raison surtout économique, elles peuvent partir, on sait combien, ou purement politique parfois, on sait combien c’est fragile et que l’économie va aller dans ce sens, avec la mondialisation, où c’est toujours moins cher, on ira toujours s’expatrier ailleurs. Donc, je crois qu’il faut retenir ça, si on veut développer des entreprises, développons des entreprises qui ont un lien avec ce territoire et moi, je pense toujours à notre agriculture bien sûr » Gérard DUCLOS : « Alors je conclurai. Donc que tout le monde demande la parole, parce qu’il y a des choses que je ne peux quand même laisser dire ayant comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a bientôt 30 ans, été là auprès d’amis qui sont morts et je sais combien Jean-Pierre Joseph s’est investi et quand je lui ai fermé les yeux, je pensais encore à ça, je ne peux pas tout à fait te laisser dire tout ça, Sylvie, car on avait pensé à beaucoup de choses. Maintenant il y a l’évolution d’une société que tu connais parfaitement, mais je connais ton combat et je le respecte » 31


Olivier DAMON : « Juste 2 choses quand même. Même si on peut regretter que l’aventure n’ait pas duré plus de 20 ans, elle a duré malgré tout, plus de 20 ans quand même et pendant ce temps-là, ça a quand même amené de l’emploi etc… C’est une génération quand même qui a pu travailler à la Base, quoi qu’on en pense. En tout ça, c’est mon avis et je me permets de le donner. Et les Mousquetaires ne quittent pas le territoire non plus puisque l’Intermarché s’est délocalisé, il a grossi, il embauche encore avec des difficultés que j’ai partagées avec son Directeur. Effectivement, on a vu, on a pu accompagner au travers de la convention, le Bricomarché, ça a permis aussi de reclasser des salariés. Au départ ils étaient 5, ils ne sont plus que 2 aujourd’hui, c’est dommageable mais c’est ainsi. Et le Groupement souhaite dès le début 2018 normalement, l’ouverture d’un magasin NETTO, l’enseigne hard discount du Groupement des Mousquetaires. Donc, on voit bien que le Groupement des Mousquetaires au travers de ce qu’on disait précédemment avec des fournisseurs locaux que ce soit sur Fleurance ou sur le territoire, on les accompagne, ce n’est pas grâce à nous qu’ils vivent, mais ça permet d’accompagner. Certes la Base a fermé, c’est une réalité, on ne reviendra pas sur les choix, mais c’est ainsi. Mais en tout cas, le Groupement des Mousquetaires continue à être présent sur le Gers et sur le Lectourois, continue à le renforcer et continue à faire de l’emploi aussi. Pas dans la même mesure, mais ça reste et je crois qu’il est prévu une dizaine d’emplois au travers du NETTO, donc ça sera 10 emplois de plus d’ici un an et demi par le biais des Mousquetaires. Donc on est bien ancrés sur le territoire, me semble-t-il » Gérard DUCLOS : « Merci. Sur ces bonnes paroles puisque j’ai compris le message qu’il fallait continuer à travailler, on va s’unir pour ensemble faire avancer ce territoire. Merci à l’Etat de nous accompagner, Monsieur le Sous-Préfet. Bonne soirée et je salue les amis présents ici et on ne vous oublie pas parce qu’on sait que ce n’est pas facile. Merci de votre présence en tous cas. »

La séance est levée à 19h50.

Le Maire,

Gérard DUCLOS

32


Claude DUMAS

……………………………………

Martine MAZERES

……………………………………

Pierre-Luc PELLICER

……………………………………

Hélène MARTI

……………………………………

Denis CASTAGNET

……………………………………

Andrée ANTICHAN

……………………………………

Jean-Jacques TOSCA

……………………………………

Juliane FAGET

……………………………………

Pascale GIBILY

……………………………………

Patrick MARCONATO

……………………………………

Paulette BOUE

……………………………………

Daniel GOBATTO

……………………………………

Sylvie ACHE

……………………………………

Christian CHICARD

……………………………………

33


Marie-Hélène LAGARDERE ……………………………………

Claude BOURSE

……………………………………

Cécile MELLAN

……………………………………

Gérard ROCHEREUL

……………………………………

Joëlle PORTELLO

……………………………………

Philippe BUSSI

……………………………………

Laetitia LAFFARGUE

……………………………………

Sylvie COLAS

……………………………………

Eugénia DOUMECQ

……………………………………

Arnaud PICCHETTI

……………………………………

Marie-Ange VENZAL

……………………………………

Bernard FRAISSIGNES

……………………………………

34

Conseil municipal informatif du 11 octobre 2016  
Conseil municipal informatif du 11 octobre 2016  
Advertisement