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Avant-propos, La ville du futur, un imaginaire, une utopie, un rêve, que l’on dessine depuis plus d’un siècle. Des artistes, des illustrateurs, des dessinateurs, des architectes, n’ont cessé de nous donner leur vision. Nous devons considérer ces métaphores comme nécessaires à notre approche du futur, elles nous donnent à voir ,à rêver. Toutes ces oeuvres, participent à la création de romans, films, bandes dessinées... . De nombreux réalisateurs se sont inspirés de ces oeuvres pour la création de leurs longs métrages, tout en y intégrant des visuels, des images qui leurs sont propres. En effet, ce thème est de plus en plus présent aujourd’hui et parfois, la limite entre fiction et réalité est infime. Les changements de notre société, par exemple le changement climatique, nous conduisent à imaginer des villes du futur de plus en plus abouties et proches de nous. Tandis que certains auteurs nous proposent des scénarios totalement incroyables et très loin de notre réalité, d’autres nous plongent dans des visions très proches de notre vie d’aujourd’hui. Dès lors la question se pose: les auteurs imaginent-ils la ville du futur par des aspects négatifs ou positifs ? La ville est-elle idéale ? Ou une métaphore anarchique ? Le choix d’étudier la ville du futur à travers l’oeuvre de Schuiten et Peeters paraît pertinent pour la compréhension de ce thème et de cette recherche. Leurs complémentarité laisse paraître un travail précis et réaliste. En effet, François Schuiten, imagine et dessine les villes, tandis que Benoît Peeters imagine le scénario et la société de ces villes (l’un est architecte et l’autre sociologue). Leurs références architecturales nous placent aussi dans une réalité, car ce sont des styles que nous avons déjà vus, ce qui nous plonge plus profondément dans les histoires. Ils considèrent l’utopie comme indissociable de leur oeuvre.

«il faut renouer avec l’enthousiasme, le goût de la vision, de la projection» François Schuiten

Dans le Point Références datant de mars-avril 20151, on apprend comment les utopies ont changé le monde. L’utopie est devenue un genre littéraire à part, inventé au XVIe siècle par Thomas More. La magie de l’avenir, voilà comment nous pouvons résumer ce genre. Longtemps restée un rêve idéaliste, car trop souvent associée à la littérature, elle semble devenir de plus en plus réelle. Cette sensation est notamment due à l’application de ce genre dans le dessin. Ce qui permet une immersion beaucoup plus large. Le rêve de ces artistes est mis en scène pour la première fois dans des journaux à la fin du XIXe siècle, particulièrement aux États-Unis. 1:

Le Point Références, mars-avril 2015, hors-série, Utopies: changer le monde, les grands textes expliqués.

ARCHITECTURE, TERRITOIRE & SOCIÉTÉ

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Mémoire de fin d'études. Gonçalves Anthony. ENSAT 2015-2016  

Mémoire de fin d'études. Gonçalves Anthony. ENSAT 2015-2016  

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