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RÉFLÉCHIR COLLECTIVEMENT LES AGRICULTRICES AU CHANGEMENT AU CŒUR DE LA CULTURE Page 9 CLIMATIQUE

DES ASAVPA NOVATRICES POUR UN RÉSEAU DYNAMIQUE

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ANCEMA - BCMA - FNASAVPA - FNGEDA Numéro 45 - Avril 2012

Trophées 2012 de l’innovation en groupe Page 13

Le Jou Le Journal o rna rnal de de Trame Tram rame numéro ra rame numé num mérro 45 - Avril 2012 - 1

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iSOMMAIRE

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LA PAROLE À…

■ Guy Vasseur, président des Chambres

d’Agriculture : « Les paysans ne sont pas tous ingénieurs, mais tous les agriculteurs sont ingénieux ! » 4 INITIATIVES ■ Asavpa du Grand Ouest – Les salariés LOCALES agricoles du Grand Ouest à Agritechnica ■ FRGeda PACA – Une journée d’échanges sur les projets collectifs agricoles ■ Groupe de formation d’éleveurs laitiers de Corrèze – S’informer pour piloter son entreprise en élevage laitier ■ CEMES - CESAM – De nouveaux tarifs de chantier ■ Asavpa du Tarn – Se former pour repenser sa stratégie de communication ■ Geda des Flandres intérieures – Echanger ses pratiques autour du robot de traite ■ Asavpa de Gironde – Fédérations des groupes de Gironde et du Lot-etGaronne – Rencontre régionale des groupes de développement ■ IGF – Les agricultrices au cœur de la culture en production laitière 10 LA VIE DES ■ FNAsavpa : Des Asavpa novatrices FÉDÉRATIONS pour un réseau dynamique ■ FNGeda – 2012 : des élections en perspective ■ IGF – Prévenir les risques psychosociaux en agriculture 12 FICHE ■ Réfléchir collectivement au changement MÉTHODE climatique 13 TRAME ■ Trophée 2012 de l’innovation en groupe – Des agricultures durables et performantes dans les territoires ■ Les ingénieurs référents Trame au centre des dynamiques collectives 16 REPÉRÉ POUR VOUS

Le Journal de Trame est une publication trimestrielle éditée par Trame. 6, rue de La Rochefoucauld, 75009 Paris Tél : 01 44 95 08 00 - Fax : 01 40 74 03 02 E-Mail : trame@trame.org

www.trame.org Directeur de la publication : F.-X. Delépine Rédacteur en Chef : C. Leschiera Comité de rédaction : S. Gabriel, V. Drocourt, A. Carret Dépôt légal : 2ème trimestre 2012 Réalisation graphique : Tomcat - Rocquencourt Impression : Le Bon Caractère - Tourouvre - ISSN : 1626-7281 Crédits de couverture : Trame – Fotolia

Fête

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Festival

La fête est par nature synonyme de plaisir. C’est un moment hors du temps où la joie l’emporte sur les préoccupations ponctuelles. Une fête se construit toujours à plusieurs. Qui pourrait concevoir une fête en solo ? Ces moments sont justement importants parce qu’ils sont partagés. Une fête réussie est celle où le partage et l’échange apportent un sentiment de bonheur. L’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir partager de tels moments d’unisson dans la joie, des moments qui nous rendent plus forts. C’était à Albi lors des Rencontres internationales des salariés agricoles organisé par les Asavpa . Au delà des moments de fête, ce fut une occasion riche d’échanges entre salariés agricoles, animateurs et agriculteurs présents. Tous les participants ont pu ensuite continuer leurs engagements avec encore plus d’entrain grâce à ce qu’ils ont découvert lors de cet événement. C’est année, la FNGeda se lance dans la fête. Les 29 et 30 novembre, Arras accueillera le Festival national des groupes. Encore un moment spécial pour tous ceux qui croient que l’on est plus fort à plusieurs que seul. Si vous pensez qu’il y a encore des choses à partager entre nous, si vous avez envie de moments de découverte sur nos métiers d’agricultrices et d’agriculteurs, si vous avez l’ouverture d’esprit pour apprendre des autres, alors réservez ces dates. De Fête à Festival, il n’y a qu’un pas ! Et de nos groupes jusqu’à Arras, il ne reste que 7 mois. En attendant, avec le soutien de Trame, la FNGeda organise avec les Chambres d’agriculture les Trophées 2012 de l’innovation en groupe. Inscrivez-vous et parlez en autour de vous. C’est l’occasion de mettre en avant des initiatives nouvelles, innovantes et exemplaires ; le cœur des missions des groupes en somme ! Nous avons la chance dans Trame d’être très différents et complémentaires. C’est notre richesse, une richesse sans cesse renouvelée chaque fois que nous pouvons nous retrouver pour échanger sérieusement dans un cadre convivial. Alors vive l’esprit de la fête et du partage !

Réalisation : TRAME, avec la participation financière du compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural géré par le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche

Fédération Nationale

Karen Serres, présidente de Trame

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iLA PAROLE À…

Guy Vasseur, président des Chambres d’Agriculture

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Les paysans ne sont pas tous ingénieurs, mais tous les agriculteurs sont ingénieux ! » Agriculteur dans le Loir-et-Cher, Guy Vasseur préside les Chambres d’agriculture. Il nous explique dans cette interview tout l’intérêt des groupes d’agriculteurs et d’agricultrices dans le développement agricole, et des collaborations menées avec les Chambres d’agriculture. Guy Vasseur, vous êtes président des Chambres d’agriculture. Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Je suis agriculteur dans le sud du Loir-et-Cher, en Sologne viticole. Je cultive une exploitation de 120 ha en céréales (avoine, millet) et oléagineux (tournesol, colza). Après m’être installé, j’ai rapidement pris des responsabilités dans le syndicalisme, jusqu’à devenir vice-président du CNJA. J’ai aussi été président du GDA de Sambin-Pontlevoy pendant quelques années. J’ai ensuite pris toutes mes responsabilités dans les Chambres d’agriculture : président de la Chambre régionale du Centre de 1989 à 2001, et depuis 1995 de celle du Loir-et-Cher. Quelles sont les priorités des Chambres d’agriculture en matière de développement agricole ? Les Chambres d’agriculture sont à l’écoute des agriculteurs, pour les accompagner, en particulier avec les groupes de développement. Les rôles des Chambres et des Geda se rejoignent : expérimentation, essai, diffusion de l’information… avec deux éléments très importants, la proximité et l’utilité. Les besoins ont changé, mais les agriculteurs ont toujours besoin d’être accompagnés. Il y a 20 ans dans mon groupe, je voulais mettre en avant la gestion, l’économie. Aujourd’hui, il y a de vrais besoins sur la technique, l’innovation.

Conseil individuel, conseil collectif, quelle place pour chacun dans l’accompagnement et l’appui aux agriculteurs ? Je dirais qu’il y a trois types de conseil. Tout d’abord le conseil collectif, avec les groupes d’agriculteurs qui investissent de leur temps, de leur énergie pour échanger et créer des informations qui seront utiles ensuite à tous les agriculteurs du département. Les bases des références sont dans les groupes de développement. Ce conseil collectif se décline à l’échelle de l’exploitation agricole par le conseil individuel. Et puis il y a un troisième niveau qui correspond à la diffusion de l’information, de la réglementation, des résultats d’expérimentation…

Guy Vasseur

En 2011, les groupes de développement du Loir-et-Cher ont adhéré à la FNGeda, via la Chambre d’agriculture. Quel bilan faites-vous de cette reprise de liens avec le réseau national Trame-FNGeda ? Dans le Loir-et-Cher, 50  % des agriculteurs sont adhérents d’un groupe. Tous les groupes conventionnent avec la Chambre d’agriculture pour leurs projets et pour les mises à disposition de conseillers-animateurs. Suite aux dernières élections des Chambres d’agriculture, j’ai mis en place deux  postes de vice-président en charge du suivi des groupes. Il fallait créer plus de liens directs entre professionnels. Dans le Loir-et-Cher, il n’y a pas de Fédération de groupes. Alors c’est la Chambre d’agriculture qui a adhéré à la FNGeda. Trame-FNGeda, c’est un réseau. Et être dans un réseau est un plus, car on n’est pas seul, on peut savoir ce qui se fait ailleurs, bénéficier de compétences d’animation… Tout comme le Geda rompt l’isolement, être dans un réseau crée des liens entre des femmes et des hommes et permet d’échanger.

La FNGeda et les Chambres d’agriculture viennent de lancer ensemble les Trophées 2012 de l’innovation en groupe. Pourquoi ? Ce n’est pas le cas dans tous les départements de France, mais je crois sincèrement et encore au travail des groupes d’agriculteurs. Ces Trophées de l’innovation vont permettre de valoriser le travail des groupes d’agriculteurs et d’agricultrices, mais aussi des conseillers-animateurs qui les accompagnent sur le terrain. Etre technicien agricole, c’est un véritable engagement qu’il faut savoir reconnaître. Du fruit de la rencontre entre la FNGeda et les Chambres d’agriculture, sont nés ces Trophées. J’espère que nous aurons de nombreux dossiers de candidature qui montreront toute la diversité des thèmes traités dans les groupes  : technique, social, environnemental, économique… Montrons que l’agriculture a toujours besoin d’actions de développement agricole et que les groupes d’agriculteurs sont porteurs d’innovation. ■ Propos recueillis par François-Xavier Delépine, directeur de Trame

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iINITIATIVES LOCALES Asavpa du Grand Ouest

Les salariés agricoles du Grand Ouest à Agritechnica Les groupements régionaux des Asavpa ont pour vocation de fédérer les Asavpa d’une même région au sein d’une seule structure. De nombreuses actions sont organisées en commun par différents administrateurs. Ainsi, tous les 2 ans, le groupement régional de Basse-Normandie organise un voyage professionnel à l’étranger. En 2011, il a conduit 37 participants à Agritechnica, le plus grand salon de machinisme agricole. Une première escale professionnelle Notre bus a fait une première escale au salon Agritechnica. Une journée pour visiter environ 40 ha, 2 700 exposants en provenance de 47 pays ! Parmi les nouveautés de l’agroéquipement, la télématique (surveillance des machines à distance) et les tracteurs fonctionnant à l’électricité ou au biogaz sont devenus réalité. Début d’après-midi, visite du stand Claas, 4 500 m2 (2e plus grand stand du salon) pour exposer tout le matériel issu d’une recherche de plus de 75  ans. Un avantgoût de la compétence allemande que nous avons pu vérifier le lendemain en visitant l’usine phare de la marque Claas à Harsewinkel. Séparés en 2 groupes et accompagnés par 2 cadres retraités français de Claas, nous avons sillonné entre les différentes lignes de montage. Une matinée riche d’enseignements sur la marque mais aussi sur la logistique. Suite à cette visite, nous sommes repartis direction Autostadt du groupe Volkswagen à Wolfsburg. 3 sites phares nous ont été ouverts : le musée de l’automobile « Le Zeithaus », «  Le Kundencenter  » 2  espèces d’épi de maïs vitrés contenant 500 véhicules dans chacun d’entre eux sur 20 étages, et le pavillon Audi.

A la découverte de l’agriculture allemande Au programme : découverte de 2 exploitations de la région, un regroupement d’exploitations en agricul-

ture biologique et une exploitation culture et porc. BIOBordeLan, l’exploitation visitée s’est regroupée en 2008 avec 5 autres exploitations pour former une société. Elle produit de la betterave sucrière, carottes, choux, fraises, blé et pommes de terre. L’exploitation possède un local de triage (calibrage des pommes de terre). Nous avons aussi découvert le local de stockage des carottes et des choux. La vente de pommes de terre se fait à 90 % par la grande distribution, les 10 % restants sont vendus sous forme de panier en vente directe. L’exploitation culture et porc : l’exploitation produit du porc à l’engrais et des légumes (pommes de terres, carottes, betteraves sucrières et du blé). L’agriculteur fabrique son aliment à la ferme. L’agriculteur possède un local de stockage à blé et une plate-forme à compost. Un salarié saisonnier est embauché pour le pressage de la paille pendant la période estivale.

Mais aussi des découvertes culturelles… Nous avons achevé notre séjour par la visite de l’ancien camp de concentration de Bergen Belsen. Camp de travailleurs en 1940, il devient un « mouroir » en 1945. Environ 70 000 personnes y ont trouvé la mort entre 1941 et 1945. Parmi les victimes, Anne Franck et sa sœur, Margot Franck.

Un moment d’échanges unique Après 3 jours, il a fallu reprendre le chemin du retour. Nous avons profité des 8 heures de voyage pour faire un bilan de notre séjour. Certains nous ont fait part de leur expérience personnelle car un voyage, ce n’est pas qu’une collecte d’informations, mais c’est surtout un échange. Nous garderons le souvenir d’un voyage court avec des visites variées et le plaisir d’un groupe diversifié, Bretons, Normands et Ligériens. ■ Dominique Lelouvier, administratrice Asavpa de la Manche ■ Cédric Pottier, administrateur Asavpa d’Ille-et-Vilaine

Les salariés agricoles du Grand Ouest ont visité l’usine Claas et découvert de nouvelles technologies qu’ils utiliseront au quotidien dans leur travail.

Claas

Contact Julie Tolmer, animatrice GRAsavpa Basse-Normandie Tél. : 02 33 06 49 21

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FRGeda PACA

Une journée d’échanges sur les projets collectifs agricoles Le 20 janvier 2012, à Oraison, la Fédération régionale des Geda de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec le soutien de la Région, invitait les collectifs agricoles à échanger sur la stratégie collective et la vie des groupes d’agriculteurs. Plus de 60 personnes, agriculteurs (responsables ou adhérents de groupes de développement agricole, d’autres associations agricoles ou rurales, de points de vente collectifs...), animateurs ou conseillers agricoles, étaient présents.

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a FRGeda PACA a laissé une grande place à l’échange dans une ambiance conviviale. Afin de donner le ton, le programme a été présenté par les responsables de la FRGeda sous la forme d’une saynète humoristique. Puis une table ronde a réuni des responsables de 6 groupes d’agriculteurs de la région : marché de producteurs du Ceta du Pays d’Aubagne, Safran Provence, Fleurs d’exception du Pays de Grasse, Terre Varoise Réalité et Promotion, GIE Alpages Queyras et Point de vente collectif Unis Verts Paysans. Chacun a présenté les atouts et contraintes de son groupe et le plan d’action mis en place, ainsi que les résultats obtenus. Frédéric Esmiol, président de la Chambre d’agriculture des Alpes de HauteProvence, et Christophe Castaner, vice-président du Conseil régional, ont apporté leurs éclairages sur les projets de groupe et l’innovation. Après un repas préparé par le Collectif des agriculteurs du Parc du Luberon, les participants ont poursuivi l’échange dans les ateliers, introduits par de nouveaux témoignages, et intitulés : « Faire le point sur le fonctionnement de son collectif », « Travailler en groupe les questions de stratégie » et « Faciliter les relations humaines au sein des collectifs ». Enfin, 3 visites de points de vente collectifs étaient proposées.

Le point de départ des collectifs Pourquoi crée-t-on un groupe d’agriculteurs ? « Installer de nouveaux agriculteurs », « Mieux valoriser les productions », « Trouver de nouveaux débouchés », « Communiquer à plusieurs et se faire connaître »…, ont été quelques unes des raisons évoquées. Une fois créé, le groupe permet «  d’échanger avec d’autres agriculteurs, sur les techniques de production  », « de mettre en commun des compétences », « d’apprendre et se former », et souvent « de faire avancer son projet personnel en même temps que le projet collectif »…

L’importance de la stratégie collective Les différentes expériences montrent l’importance de définir dès le départ les « valeurs du collectif et

Une journée sous le signe des témoignages et de l’échange.

La journée s’est finie par des visites (ici, le point de vente collectif de Peipin). une vision commune », afin de mettre en place une stratégie collective et un plan d’action. Se former à la démarche stratégique facilite ce travail. Les agriculteurs qui l’ont expérimentée soulignent les bénéfices d’une telle formation qui permet de « sortir des idées préconçues et bloquantes et de trouver des solutions  », et d’acquérir des outils pour construire une stratégie, qu’elle soit collective ou personnelle.

« Sortir la tête du guidon » Il est aussi nécessaire de faire le point sur le fonctionnement : « les leaders tiennent-ils bien leur rôle ? Quel est la valeur ajoutée de notre collectif sur son environnement ? Les règles de fonctionnement sontelles établies et partagées ?  ». L’intervention d’une personne extérieure permet de sortir du cadre habituel et de se poser les bonnes questions. « La difficulté est de décider les responsables de participer à ce type de réunion, une fois fait, tout le monde est convaincu ! » La journée a permis aux participants de confronter leurs problèmes, partager leurs réussites et échanger leurs idées. Nombreux sont ceux qui ont exprimé la volonté de maintenir une dynamique d’échange d’expériences et d’information et de développer des Contact actions sur les thèmes traités. ■ Agnès Cathala, ingénieur référent Trame Provence- FRGeda PACA Tél. : 04 42 21 63 31 Alpes-Côte d’Azur Le Journal de Trame numéro 45 - Avril 2012 - 5

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iINITIATIVES LOCALES Groupe de formation d’éleveurs laitiers de Corrèze

S’informer pour piloter son entreprise en élevage laitier Le groupe d’éleveurs laitiers corréziens et le formateur de Trame, en pleine analyse de l’information projetée sur l’écran vidéo.

ean-Pierre Brousse, président de la section laitière de la FDSEA et Philippe Thomas, conseiller animateur de Brive à la Chambre départementale d’agriculture, ont assisté, en 2008, à la journée régionale, organisée par la FRGeda Limousin, sur le thème de la stratégie. Tout en discutant avec les ingénieurs de Trame, ils prennent connaissance d’une formation mise en place dans le Grand Ouest sur le thème de la veille informative. Les objectifs et le contenu de cette formation leur apparaissent pertinents et bien adaptés à leurs questionnements sur le département de la Corrèze.

Une formation déjà expérimentée par Trame dans le Grand Ouest Dans un contexte de prix du lait bas et d’atomisation de l’offre dans le département de la Corrèze, JeanPierre Brousse et Philippe Thomas saisissent alors l’opportunité de mettre en place cette formation avec un groupe d’une dizaine d’éleveurs laitiers. C’est Bertrand de Torcy, spécialisé en stratégie à Trame, qui débute cette formation de 6 jours avec les éleveurs, en février 2011.

Les éleveurs laitiers corréziens « à la pêche » aux informations Lors de la première journée, un temps a été consacré à la mise en place du contrat formateur-participants. Dans ce type de formation, il est particulièrement important par exemple, pour la vie du groupe sur le long terme, que chacun s’engage personnellement à aller chercher l’information. Puis, un temps a été dédié à la présentation de la variété des sources d’informations à disposition. Le groupe d’éleveurs a ensuite listé les différentes informations à chercher selon eux. Chacun s’est engagé à aller les chercher pour les journées suivantes. Durant les trois journées suivantes, les matinées ont été consacrées à la restitution des informations par les participants avec un travail collectif sur le contenu mais aussi sur la façon d’aller chercher l’information et la traiter. Les après-midis étaient dédiés, soit à l’optimisation de la recherche sur Internet, soit à l’intervention de personnes ressources comme Guillaume Mathieu, chargé d’études économiques à la Chambre d’agriculture qui est intervenu sur le marché mondial du lait et les impacts de la future PAC.

Deux éleveurs corréziens, dont Jean-Pierre Brousse à gauche, cherchent de l’information sur Internet.

Trame

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Début 2011, un groupe d’une dizaine d’éleveurs laitiers du département de la Corrèze a fait appel à Trame pour les aider à y voir plus clair en apprenant à mieux s’informer dans un contexte particulièrement changeant depuis plusieurs années. Arrivés début 2012, au terme de cette formation de 6 jours, ils font le point sur ce qu’elle leur a apporté.

L’avant-dernière journée fut consacrée à chercher les variables à suivre pour chaque thématique : par exemple, sur le thème du prix du pétrole, la variable à suivre choisie par le groupe était le prix du baril Brent. La dernière journée a été dédiée à la recherche de pistes permettant à chacun d’atteindre ses objectifs, en fonction de différents scénarios d’évolution de la conjoncture (favorable et/ou défavorable à leurs projets). Pour finir, le groupe a précisé les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour poursuivre cette « veille informative ». ■ Elsa Ebrard, ingénieur référent Trame Limousin Centre

TÉMOIGNAGE D’UN PARTICIPANT Suite à la formation, Jean-Pierre Brousse dresse le bilan. « Cette formation a été très enrichissante en termes de méthodes et de contenus échangés. Au départ, cela dérange un peu nos habitudes de formation parce qu’on a du travail intersession et c’est à nous de définir ce qu’on doit aller chercher. Mais c’est très formateur. Toutefois, je dirais que ce qui a été le plus intéressant, comme souvent, c’est de se retrouver entre pairs et d’échanger sur la conjoncture et sur ce qu’on vit au quotidien. Surtout dans notre département car on est peu nombreux et parfois un peu isolés. Merci donc à Trame et à la Chambre d’agriculture. C’est une expérience à renouveler ».

Contact C P Philippe Thomas Chambre d’agriculture C de la Corrèze d Tél. : 05 55 86 32 33 T

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CEMES - CESAM

De nouveaux tarifs de chantier

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usqu’à présent, deux catalogues de tarifs indicatifs étaient proposés aux adhérents : ■ en Charente : un tarif de prestation tout compris avec la traction, le fioul, la main-d’œuvre et l’outil, ■ en Charente-Maritime : un tarif par matériel avec ou sans main-d’œuvre. Il s’agissait pour l’adhérent d’associer le tracteur et l’outil pour trouver son coût de chantier. Ces deux méthodes donnaient lieu à des écarts de prix importants pour un même chantier selon le lieu. CEMES-CESAM a choisi de proposer un document unique et simple d’utilisation à ses adhérents et a souhaité bénéficier de références nationales. Il s’est dirigé naturellement vers l’Ancema et le BCMA pour se faire épauler.

Une nouvelle méthode de calcul L’Ancema, via le BCMA, propose de calculer un coût de chantier global qui prend en compte le temps de travail de l’adhérent. Ainsi, on obtient un coût de chantier identique avec un matériel surpuissant ou avec un matériel dimensionné pour le chantier. Cette approche simplifie la tarification d’un chantier, aussi bien pour l’offreur que pour le demandeur. Dans le même temps, le BCMA a lancé le SimCoGUIDE, un nouvel outil sur Internet pour chiffrer de façon très précise le coût d’un chantier en CEMES-CESAM propose désormais aux agriculteurs des fonction des caractéristiques de son matériel. Fendt

Le conseil d’administration du CEMES-CESAM 16, en 2011, a décidé d’harmoniser ses tarifs de chantier, sur son secteur géographique, avec l’appui du BCMA. Ces nouveaux tarifs seront remis et expliqués aux adhérents à l’occasion de l’assemblée générale de mars 2012.

tarifs harmonisés.

Ces deux avancées permettront aux adhérents : ■ d’avoir un coût moyen de chantier en se référant

aux tarifs indicatifs CEMES-CESAM 2012, ■ ou d’avoir un coût précis via le SimCoGUIDE. Ce travail est un bel exemple de collaboration entre les Cercles d’échanges et avec la tête de réseau. Il aboutit à un résultat concerté et cohérent, où les idées de chacun ont été débattues et prises en Contact compte. CEMES-CESAM ■ Julien Primault, animateur Tél. : 05 46 02 94 94

Asavpa du Tarn

Se former pour repenser sa stratégie de communication

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rganisme agricole, l’Asavpa du Tarn s’est posé la question de la diffusion de son image. Partant de sa spécificité liée aux salariés agricoles, cette association a souhaité ajuster sa valeur ajoutée pour apporter le plus qui lui permettra de répondre aux demandes exprimées de son environnement.

Une bonne stratégie de communication Actualiser ses outils de communication, c’est d’abord avoir une cohérence avec son projet associatif, puis développer un plan de communication en se fixant des objectifs et en se donnant des moyens. Une 1re session de formation a eu lieu en octobre 2011. Les administrateurs ont défini les axes du plan d’actions. Ce travail de départ les a amenés vers le

public cible. Ponctuée de plusieurs ateliers, cette formation a donné des clés aux administrateurs pour situer le contexte, travailler sur le message spécifique et prendre conscience de l’importance des mots.

Définir une stratégie collective L’Asavpa s’est retrouvée pour la 2ème session intitulée « Définir une stratégie de communication collective ». Le groupe a identifié 2 publics cibles et son message «  Du lien, de l’action pour valoriser des femmes et des hommes salariés agricoles  ». Virginie Drocourt, de Trame, a ensuite présenté différents supports de communication. Cette journée a aussi amené les participants à se mettre en situation de jeux de rôle pour rédiger un cahier des charges et choisir une agence de communication.

Asavpa du Tarn

Communiquer est essentiel pour promouvoir son association. Cela demande d’acquérir des notions indispensables à l’élaboration d’une stratégie de communication. C’est le pari que s’est lancé l’Asavpa du Tarn : se former pour repenser collectivement sa stratégie de communication.

Les administrateurs se forment pour définir collectivement leur stratégie de communication.

Un travail de groupe En engageant ce travail, l’Asavpa du Tarn se donne tous les moyens pour réussir son changement et être fin prête pour réaliser et diffuser ses nouveaux outils. Contact Une nouvelle image pour cultiver sa valeur ajoutée ! Asavpa du Tarn Tél : 05 63 48 83 83 ■ Virginie Drocourt, animatrice de la FNAsavpa Le Journal de Trame numéro 45 - Avril 2012 - 7

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iINITIATIVES LOCALES Geda des Flandres intérieures

Echanger ses pratiques autour du robot de traite

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e plus en plus de robots de traite sont mis en place chaque année dans les élevages de la région. Manque de main-d’œuvre, volonté de diminuer le travail d’astreinte ou encore goût prononcé pour les nouvelles technologies sont autant de motivations qui expliquent son développement. Mais être précurseur en utilisant un robot est souvent synonyme de changements de pratiques. Les éleveurs passant à la traite robotisée peuvent ainsi avoir l’impression d’être démunis ou isolés face à une technique pas encore si répandue que cela. Les réunions du groupe sont l’occasion pour eux de partager leurs pratiques, leur savoir-faire avec le robot, mais aussi les soucis du quotidien. Cela leur

Chaque sujet technique est une occasion de se comparer et de s’entraider, peu importe la marque et le modèle du robot utilisé. Lely

Le premier groupe thématique « Robot » de la région a vu le jour en décembre 2010 dans les Geda des Flandres intérieures (basés à Hazebrouck) avec 16 éleveurs. Le but est de répondre à un besoin d’échanges fortement ressenti chez certains éleveurs. Si certains d’entre eux étaient déjà actifs dans les groupes de développement locaux, d’autres ont intégré ce groupe thématique et ainsi découvert l’ensemble des services disponibles pour les adhérents.

permet également d’identifier des pistes de progrès, parfois sur des thèmes communs à la traite conventionnelle (alimentation, choix des concentrés, qualité du lait…), ou encore sur des thèmes spécifiques au robot de traite (coûts de maintenance, pâturage avec un robot, organisation du travail…). Le groupe se réunit 2 à 3 fois par an, les premières réunions ont permis de faire un tour d’horizon des différentes rations de chacun, ou encore de visiter une des exploitations qui pratique le pâturage. La diversité des origines et des systèmes permet à chacun de s’enrichir. Enfin, ce groupe permet aussi aux éleveurs disposant d’une installation robotisée récente ou en cours d’installation, d’échanger leurs appréhensions, se rassurer, et tenir compte des difficultés rencontrées par les autres membres ayant plus de recul sur la technique. ■ Source : Clé des champs – n°2 – février 2012

Contact Geda des Flandres intérieures Gauthier Deram, président Tél. : 06 08 22 25 82

Asavpa de Gironde – Fédérations des groupes de Gironde et du Lot-et-Garonne

Rencontre régionale des groupes de développement Le 9 février 2012 s’est tenue à Buzet (Lot-etGaronne) une rencontre régionale des groupes de développement, organisée par la Fédération des groupes du Lot-et-Garonne avec l’Asavpa Gironde et la Fédération des groupes féminins de Gironde.

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ivers groupes d’agriculteurs et agricultrices, Cercle d’échanges agricoles et associations de salariés agricoles de la région et d’ailleurs ont fait le déplacement pour échanger sur les outils d’accompagnement au changement.

LES TÉMOIGNAGES DE LA JOURNÉE • S’adapter au changement en devenant acteur de son avenir : l’exemple du coaching auprès des viticulteurs de Buzet – Chambre d’agriculture du Lotet-Garonne. • Salariés et agriculteurs : travailler ensemble sur l’exploitation - Michel Marcoul - Asavpa du Tarn. • Le remplacement en agriculture, un service utile pour mener des changements – Service de remplacement du Lot-et-Garonne.

Les exploitations agricoles doivent aujourd’hui s’adapter à un environnement changeant (crises, adaptations aux demandes de l’environnement, évolution des métiers…). Agriculteurs et salariés, acteurs de ces changements, ont pour cela besoin d’outils de réflexion. Les organisateurs de la journée sont convaincus que le collectif peut être un levier pour accompagner ces changements.

Le collectif : levier pour accompagner le changement Cette journée basée sur des témoignages et échanges se voulait initiatrice de nouvelles idées pour des projets dans les groupes de salariés et p d’agriculteurs. Les débats ont confirmé l’importance d du rôle des groupes pour sensibiliser et amener les d personnes vers un accompagnement humain des p projets professionnels ou personnels. Les groupes p eux-mêmes pourraient profiter d’un accompagnent e aau changement pour s’adapter à un environnement ssocioprofessionnel qui évolue et à des besoins nouContact vveaux de leurs adhérents. Lucie Pavard ■ Lucie Pavard, ingénieur référent Trame - PoitouTél. : 06 89 90 24 22 Charentes - Aquitaine - Midi-Pyrénées C

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IGF

Les agricultrices au cœur de la culture A l’occasion de la journée internationale de la femme, les 7 et 8 mars, 120 agricultrices de toute la France étaient réunies dans l’Ain pour des journées d’échanges agri-culturelles.

Le « plus » du groupe Nathalie Manigand, présidente du Gedaf Bresse-Val de Saône, a souligné l’importance de la vie de réseau pour échanger entre agricultrices de toute la France. « Faire partie d’un Gedaf, c’est rencontrer d’autres agricultrices, échanger, suivre des formations, parler de notre métier… Dans notre Gedaf, nous formons une belle équipe. Les agricultrices ne faisant pas partie d’un groupe peuvent parfois se sentir seules, pas toujours comprises. Or quand on est avec des personnes qui font la même chose que nous, c’est plus facile ».

Sans agricultrices, pas d’agriculture Culture, égalité des droits entre les hommes et les femmes, réunions techniques…, dans toute la France, des groupes d’agricultrices donnent une vision positive de l’agriculture. En parallèle de leur vie de femme et de mère, elles participent activement

Les groupes présents ont présenté leurs livres lors de temps de forum.

Le Gedaf Bresse-Val de Saône a joué « Tombouctou ou rien du tout », une pièce de théâtre conçue, montée et jouée par ses soins.

C. Leschiera

l’initiative des groupes de développement agricole féminin du département, et avec le soutien de Trame – IGF, ces agricultrices ont présenté livres, blogs, pièces de théâtre qu’elles ont conçus. Ces activités culturelles leur ont permis de s’affirmer, d’acquérir de nouvelles compétences, d’être mieux reconnues. « Nous avons baptisé ces rencontres Pêlemêle d’artistes car beaucoup de groupes d’agricultrices ont réalisé des actions culturelles avec l’écriture d’un livre, la mise en scène d’une pièce de théâtre, la conception d’une exposition… Ces rencontres ont permis de découvrir de nombreuses réalisations, de poser des questions, d’obtenir des réponses d’autres collègues de toute la France. Et ce dans un seul but : communiquer ! » a expliqué Mireille Besson, présidente de la FDGeda de l’Ain.

C. Leschiera

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à la vie des entreprises agricoles et des territoires ruraux. Durant ces deux jours, des générations différentes d’agricultrices se sont côtoyées. Les plus anciennes se sont battues pour obtenir une reconnaissance de leur place et acquérir un statut. Les plus jeunes veulent encore faire bouger les choses et faire évoluer leur métier, mais aussi la vision qu’en a la société. Toutes les responsables de groupes féminins présentes ont parlé de l’importance de communiquer pour expliquer la place des agricultrices, accéder à une reconnaissance et à une légitimité dans le métier, et se construire une identité. Les supports de communication sont nombreux : expositions, portes-ouvertes, blogs, films… Reste à choisir le mieux adapté à la cible qu’on veut toucher. Et Karen Serres, présidente de Trame, de conclure : « Quand on communique, c’est qu’on est fier de son métier et qu’on a envie d’échanger avec les autres, des agricultrices, des agriculteurs, mais aussi le grand public. Si l’agriculture devenait unisexe, elle perdrait en qualité, en diversité, en beauté ». ■ Christophe Leschiera, Trame

AGRICULTRICES MORBIHANNAISES Le 8 mars, les agricultrices des GVA du Morbihan organisaient aussi une journée d’échanges sur la place qu’elle joue dans la vie des exploitations agricoles. Des saynètes et des témoignages ont mis en lumière des parcours de vie, de femmes, d’agricultrices. Alice Barthez, sociologue, a retracé tout le parcours parcouru par les femmes en agriculture. Par des récits, des expériences de vie, elle s’est penchée sur l’évolution des rapports familiaux dans le monde agricole, et a apporté son analyse sur l’évolution du métier, sur la place des différents travailleurs à la croisée entre vie professionnelle et vie privée, dans un milieu où ces deux domaines interfèrent tant.

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Contact Antoine Carret, animateur IGF, Trame Tél. : 04 72 72 49 95 Le Journal de Trame numéro 45 - Avril 2012 - 9

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iLA VIE DES FÉDÉRATIONS Fédération Nationale

Des Asavpa novatrices pour un réseau dynamique Dans la vie d’un groupe, il y a des hauts, des bas auxquels il faut faire face. Pour cela, il est nécessaire de se remettre en question. C’est ce que fait la FNAsavpa au travers de son groupe de travail « Adapter les Asavpa à notre temps ». Basé sur les méthodes de travail de « l’Accompagnement du changement », ce travail vise à insuffler un nouveau souffle au réseau.

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Des Asavpa novatrices pour un réseau dynamique Au premier abord, on serait tenté de dire que cela doit s’appliquer aux Asavpa qui ressentent certaines difficultés, pour leur donner les moyens (informations, formations des membres…) de reprendre confiance et de continuer. La réponse n’est pas si catégorique que cela, car il y a un mot important dans la phrase : Réseau. Appartenir à un réseau, c’est sûrement être plus fort pour être reconnu, mais c’est aussi « adhérer » à des idées proposées, portées, défendues par le groupe auquel on se dit appartenir. Ce réseau, doit pouvoir véhiculer une image cohérente. Il ne faut pas oublier que nous travaillons avec des partenaires qui mettent à notre disposition des moyens humains et financiers. Et aujourd’hui, ils nous font savoir qu’ils souhaitent fortement que nous recentrions nos actions en direction des salariés agricoles autour du développement agricole. « Si nous sommes convaincus que l’Asavpa est un outil moderne, il faut l’adapter à notre temps ».

Adapter les Asavpa à notre temps S’adapter à notre temps, c’est ce que les Asavpa devront prendre comme orientation dans les mois à venir. S’adapter, ce n’est pas renier, renoncer, subir. La richesse suprême, c’est de construire cette adaptation en étant acteurs, en partant des constats posés cidessus, positifs ou négatifs, en analysant bien le monde dans lequel nous sommes et

les buts que l’on veut atteindre. Pour aider à cette réflexion, la FNAsavpa a mis en place un groupe de travail composé d’animateurs et d’administrateurs d’Asavpa, accompagné par des ingénieurs de Trame. Trame, ce sigle nous rappelle que nous appartenons à un réseau, qui nous donne la force et les moyens de mener cette réflexion. Nous ne sommes pas seuls dans le monde agricole. Nous devons réfléchir en ayant cette dimension d’un environnement socioprofessionnel dans lequel nous devons composer pour exister pleinement.

Un renouveau attendu Adaptation, changement, développement…, des mots qui peuvent faire peur. Peur de devoir nous remettre en cause, de perdre une identité, un projet, des acquis… Oui, si nous sommes passifs. Mais au contraire, nous serons grandis de bâtir notre devenir. Cette construction ne va pas se faire seulement à travers le groupe de travail. Les Asavpa doivent se mobiliser pour participer à cette réflexion. La réussite se fera ensemble pour avoir notre place d’acteurs du monde agricole, et pour être satisfaits de notre place, choisissons-la, c’est une chance pour les Asavpa de demain. ■ Joseph Alexandre, administrateur de la FNAsavpa

Contact FNAsavpa Tél. : 01 44 95 08 20

C. Leschiera

es différentes actions menées par la FNAsavpa, ces dernières années, ont permis de faire un constat : les Asavpa ne vivent pas toutes de la même façon et certaines sont en perte de vitesse. Malgré tout, on sent la volonté du réseau de se relancer. Mais comment ? La FNAsavpa a donc décidé de créer un groupe de travail « Adapter les Asavpa à notre temps ». Le nombre d’adhérents diminuent et malgré des relances, cela ne bouge pas. Malgré un programme d’activités qui tient la route, il y a peu de participants et certaines actions sont annulées. L’animateur mis à disposition voit son temps de travail diminuer pour l’Asavpa. Un des partenaires financiers fait savoir que son soutien ne pourra plus être à la même hauteur que l’année dernière. Et dans ce même tour de table, il y a des Asavpa ou FRAsavpa qui ont des moyens humains et financiers et qui réalisent des actions qui peuvent paraître un peu loin des fondements des créations des Asavpa, le développement agricole. Néanmoins, ces Asavpa donnent la

sensation de bien fonctionner.

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FNGEDA

2012 : des élections en perspective Roland Berthelier, président de la FNGeda passera la main…

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arallèlement, la FNGeda propose de vous rejoindre en détachant, chez vous un administrateur national lorsque vous organisez un événement (journée à thème, journée d’échanges, assemblée générale…) ou lorsque vous conduisez une réflexion de fond pour les groupes plus fragiles. Cela permettra d’être à votre écoute et de vous apporter le soutien du national. La FNGeda prendra en charge les frais de déplacement de cet administrateur national. 2012, année élective… qui conduira à élire un nouveau conseil d’administration… et un nouveau président. Ce n’est un secret pour personne : je ne renouvelle pas mon mandat de président de la FNGeda, un nouveau président doit se mettre sur les rangs.

1000 agriculteurs attendus pour le Festival Le Nord-Pas de Calais a été retenu pour recevoir le

A. Boulet

2012 est une année importante pour la FNGeda. D’abord par ce que c’est une année élective avec la désignation, dans vos départements, de nouveaux administrateurs nationaux. Un courrier avec quelques consignes à respecter vient d’être adressé aux FDGeda pour désigner « la bonne personne » qui vous représentera au national. Le lien entre les départements, les régions et le national sera ainsi « raffermi ».

Festival national des Groupes à Arras qui aura lieu les 29 et 30 novembre 2012. 20 circuits de visites thématiques vous seront proposés par les groupes et autres structures collectives du Nord-Pas de Calais. Organisez vos délégations…, nous attendons 1 000 participants. Le lendemain de l’assemblée générale de la FNGeda, administrateurs sortants et nouveaux entrants seront invités à participer aux prévisites des 20 circuits thématiques. Chaque administrateur aura la responsabilité d’un circuit et validera la proposition faîte par le groupe invitant, assurant ainsi une cohérence entre le local et le national. Beau programme. Je compte sur votre mobilisation. ■ Roland Berthelier, président de la FNGeda

L’assemblée générale de la FNGeda aura lieu le jeudi 28 juin à Arras dans le Pas-de-Calais.

Contact FNGeda Tél. : 01 44 95 08 21

IGF

Prévenir les risques psychosociaux en agriculture De gauche à droite : Sophie Willemetz et Charlotte Becot (Pas-de-Calais), Véronique Camus (Gironde), membres de l’IGF.

Fait marquant de l’année, l’IGF s’est engagé dans un travail avec la Caisse Centrale de MSA sur la question du suicide en agriculture (risques psychosociaux). l a été remarqué que lorsque les groupes féminins organisent des formations à la gestion du stress ou toute autre formation dont la finalité est de limiter les risques psychosociaux, les dames se désolent de ne pas réussir à faire venir les messieurs. Lors d’une rencontre entre la CCMSA et l’IGF, cette question a été soulevée et une réflexion conduite ensemble. La CCMSA a engagé une consultante, Josiane Voisin qui, après un échange avec l’IGF, a débuté un travail d’audit par entretien, dans 5 départements « pilotes » : l’Allier, le Pas-de-Calais, les Ardennes, l’Ille-et-Vilaine et la Gironde, avec l’appui des groupes féminins de ces départements et en collaboration avec leur MSA. Après cet audit et sa restitution, des formations seront à bâtir (2e semestre 2012), en sollicitant le soutien

C. Leschiera

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de VIVEA (ingénierie de formation), ce parcours de formation type pourra ensuite être décliné dans les départements par les groupes. ■ Sophie Willemetz, présidente de l’IGF

Ne perdez pas de vue que l’année élective FNGeda permet aussi de renouveler les mandats des administratrices de vos départements à l’IGF. Avis aux volontaires !

Contact Antoine Carret, animateur de l’IGF Tél. : 04 72 72 49 95

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iFICHE MÉTHODE

Réfléchir collectivement au changement climatique Le projet Climaster a permis, à travers une démarche prospective, de faire travailler des groupes d’agriculteurs du Grand Ouest sur des pistes d’adaptation au changement climatique de leur système d’exploitation.

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limaster est un programme de recherche de l’Inra dans le Grand Ouest. Mobilisant chercheurs, groupes de développement (Trame, Ceta 35, Cedapa  22), Chambres d’agriculture…, il avait pour but d’analyser l’évolution du climat et la capacité d’adaptation des systèmes (notamment des pratiques agricoles). Pour mettre les agriculteurs en situation de décideurs du futur de leur exploitation, Trame a conçu une nouvelle méthode d’animation et de réflexion prospective en groupe.

Un cadre de travail favorisant l’implication de tous Le 1er point clé est de fixer un cadre de travail qui favorise l’implication de tous, ce qui veut dire que la parole des agriculteurs a autant de valeur que celle des personnes ressources. Un tour de table permet de récolter les représentations spontanées des participants : « Agriculture et Changement climatique  : quelles questions cela vous pose ? » Certains ont des idées bien arrêtées sur le sujet, d’autres sont en attente. Tous portent des questions, sur les causes du changement climatique, la meilleure manière de s’y adapter ou les liens avec les enjeux globaux et locaux. La synthèse réalisée permet de formuler le problème à traiter autour duquel le groupe va désormais avancer.

et Contraintes retenus par les participants.

Des résultats de recherche Ensuite, un expert présente des informations simples sur le sujet. Cette domestication des données permet de présenter des éléments simples et faciles à interpréter : ■ Informations générales sur Météo, Climat et contexte des travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). ■ Précipitations et températures  : données passées et scénarios régionalisés du GIEC à 50 et 100 ans. ■ Réactions prévisibles du milieu naturel aux aléas climatiques  : sécheresse, froid, érosion, etc. ■ Conséquences possibles pour l’agriculture  : migration d’espèces, jours disponibles, rendements, etc.

Les pistes d’adaptation Arrive la séquence de construction de pistes prometteuses pour l’avenir. Par petits groupes, il est demandé de sélectionner un atout, une menace, une opportunité et une contrainte. Puis, à chaque intersection, de se poser la question : « Quoi faire ? Quelle est la piste d’action envisageable pour l’avenir ? ». Exemple : l’augmentation des températures printanières et automnales est une opportunité. La production de melons actuellement sur l’exploitation est un atout. La vente des melons localement aux touristes plus longtemps dans l’année est la piste formulée. En mettant en commun la production de chaque sous-groupe, on obtient un nombre important de pistes d’adaptation des systèmes en place, voire des changements plus radicaux des systèmes.

La qualification des informations La parole est redonnée aux participants à partir de la question : « Parmi toutes ces informations, lesquelles constituent une Opportunité pour vos exploitations ? Lesquelles de ces informations constituent une Menace  ?  ». Pour compléter cette séquence, les agriculteurs sont invités à porter un regard évaluatif sur leur exploitation : « Quels Atouts possèdent vos exploitations pour faire face à ces changements ? Quelles sont les Contraintes ? ». Après un temps de réflexion individuel, l’animateur note sur un schéma les Atouts

En conclusion Cette méthode de réflexion prospective a été mise au point par Trame pour aider des agriculteurs à imaginer les futurs de leur exploitation dans un environnement économique et politique en mouvement. Le futur n’est pas écrit et reste à construire avec les acteurs concernés, qui plus est, quand ceuxci sont volontaires. Depuis la fin du projet Climaster, cette méthode a été utilisée avec succès dans des groupes CETA en Ille-et-Vilaine et avec les GVA de l’Orne. ■ Philippe Desnos, ingénieur référent Trame Grand Ouest

Une méthode nouvelle pour mettre les agriculteurs en situation de sélectionner et traiter eux-mêmes les informations pertinentes pour leur exploitation (ici, un groupe en Charente-Maritime).

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iACTUALITÉS

TROPHÉES 2012 DE L’INNOVATION EN GROUPE

Des agricultures durables et performantes dans les territoires La Fédération nationale des groupes d’études de développement agricole (FNGeda) et les Chambres d’agriculture organisent pour la première fois les Trophées de l’innovation en groupe.

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ourrir 7 milliards d’habitants sur la planète en 2050, préserver les ressources naturelles et la biodiversité, protéger l’environnement…, l’agriculture est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis. Pour les relever tout en améliorant leurs performances, les exploitants agricoles ont sans cesse besoin d’innover et d’explorer de nouvelles voies de production et de diversification. Il faut réinventer une agriculture qui concilie performance économique et performance environnementale : les pratiques de demain ne seront pas les pratiques d’hier. A côté des travaux de l’Inra, des instituts techniques, des organisations professionnelles agricoles, dans les groupes de développement des «  agriculteurs chercheurs  » inventent l’agriculture de demain.

Les groupes d’agriculteurs, des innovateurs Depuis les années 1950, les groupes d’agriculteurs sont un maillon fort du développement agricole. Geda, Ceta, groupes d’agricultrices sont à l’initiative d’innovations qui ont changé et qui changeront encore la face de l’agriculture française. Pilotées par des agriculteurs, accompagnées par des conseillers, ces structures constituent des ancrages de terrain pour expérimenter de nouveaux outils, pour élaborer de nouveaux itinéraires techniques, pour se lancer dans des projets de diversification.

Créer et favoriser collectivement l’innovation En regardant par dessus la haie de son voisin, en échangeant ses pratiques avec d’autres collègues, ces agriculteurs retrouvent une autonomie de décision. Se confronter à d’autres agriculteurs conduit aussi à cultiver son propre esprit critique. Les groupes d’agriculteurs sont aujourd’hui de véritables laboratoires de l’innovation. Les défis à relever redonnent toute leur place au travail et à la réflexion collective en agriculture.

De droite à gauche, Karen Serres, présidente de Trame ; Guy Vasseur, président des Chambres d’agriculture et Roland Berthelier, président de la FNGeda, lors du lancement des Trophées de l’innovation en groupe à l’occasion du Salon de l’agriculture. Les groupes d’agriculteurs, des innovateurs Les groupes d’agriculteurs et d’agricultrices mènent à bien de nombreux projets innovants : nouveaux produits, services ou circuits de commercialisation et nouvelles techniques de production entre autres. Des projets qui contribuent ainsi à soutenir une agriculture durable et performante dans les territoires et à relever les défis de l’agriculture française. A travers cette initiative, la FNGeda et les Chambres d’agriculture souhaitent saluer la collaboration entre les groupes d’agriculteurs et d’agricultrices, les conseillers et les animateurs.

4 thématiques Quatre thématiques sont prévues : ■ «  Innover dans les produits  »  : nouveaux produits, services ou ateliers de production. ■ « Innover dans les techniques de production » : itinéraires techniques, utilisation des intrants… ■ « Innover dans l’organisation » : organisa-

TÉLÉCHARGEZ LE DOSSIER DE CANDIDATURE SUR WWW.FNGEDA.ORG Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site Internet de la FNGeda : www.fngeda.org et sur celui des Chambres d’agriculture : www.chambres-agriculture.fr

tion du travail et emploi, circuits de commercialisation, modes de gestion des outils de production (machines, bâtiments, cheptel, assolements…). ■ « Innover dans les territoires  »  : foncier, qualité de l’eau, biodiversité, climat, énergie, prospective territoriale, tourisme, patrimoine, culture…

La proclamation des résultats lors du Festival des groupes à Arras Après une sélection régionale puis nationale, les Chambres d’agriculture et la FNGeda remettront en commun les prix le 30  novembre  2012 à Arras, à l’occasion du Festival national des groupes organisé par la FNGeda et Trame. ■ Christophe Leschiera, Trame

VOUS AVEZ DES QUESTIONS, VOUS SOUHAITEZ DÉPOSER VOTRE CANDIDATURE Prenez contact avec Antoine Carret, animateur de FNGeda (Tél. : 06 82 81 01 93 -a.carret@trame.org) ou avec votre ingénieur référent. Ils pourront vous accompagner et vous guider dans la rédaction de votre dossier. Le Journal de Trame numéro 45 - Avril 2012 - 13

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iACTUALITÉS

Les ingénieurs référents Trame au centre des dynamiques collectives La réforme de Trame s’est notamment matérialisée par une nouvelle organisation des réseaux et la mise en place de comités de pilotage en grandes régions. Ils ont permis d’axer le travail des ingénieurs référents sur des thématiques concrètes et des projets ciblés. Ils ont aussi contribué au décloisonnement des réseaux Geda, Asavpa et Cercles d’échanges. Exemples de projets accompagnés et réalisés en 2011.

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ans une période où les actifs agricoles vivent de nombreuses incertitudes et doivent trouver des moyens de s’adapter, les comités de pilotage des ingénieurs référents sont des lieux supplémentaires d’écoute des besoins des agricultrices, des agriculteurs et des salariés agricoles. Ils permettent d’imaginer de nouvelles actions.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon Agnès Cathala, en lien avec Thierry Pons, est venue en appui à de nombreux groupes d’agriculteurs : ■ Diagnostic de fonctionnement du syndicat des producteurs de châtaignes du Var. ■ Appui à l’association Safran Provence dans la définition de son projet, puis préparation et animation d’une formation sur la stratégie collective et individuelle. ■ Réunion avec le président du Ceta d’Eyguières pour l’aider à clarifier ses questions sur l’exercice de sa responsabilité. ■ Rencontre du point de vente collectif de Saint-Maximin pour clarifier sa demande et mise en place d’une formation sur les relations entre associés.

Témoignages d’agricultrices et de salariées agricoles sur leurs métiers durant le SITEVI de Montpellier. ■ Rencontre de représentants des groupes du Var pour le projet de relance de la FDGeda. ■ Rencontre de la présidente puis de l’animateur de l’Afvma de Vaucluse pour faire le point sur la structure. ■ Préparation d’une journée d’échanges sur les initiatives collectives agricoles en région PACA (réalisée en janvier 2012) avec près de 70  agriculteurs et conseillers  : témoignages de 10  collectifs différents dans une table ronde et des ateliers, visites de 3 points de vente collectifs. ■ Communication  : création d’un nouveau site sur pardessuslahaie.net. L’ingénieur référent a également apporté son appui à la FRAsavpa PACA pour le montage d’un dossier de demande de subvention au Conseil régional. Ce type d’appui se situe dans la logique de Trame d’aider les réseaux à trouver les moyens de leur action.

En Centre et Limousin Elsa Ebrard a animé une formation des administrateurs de l’Asavpa d’Eure-et-Loir, a apporté un appui logistique à la FRAsavpa Centre pour l’organisation de son concours de taille et aidé la FRAsavpa à définir ses ac-

Conférence sur l’élevage laitier organisé par la FRGeda Bretagne durant le SPACE.

tions pour 2012. L’appui à l’Asavpa du Loiret s’est traduit par l’organisation d’une formation de deux jours sur l’accompagnement au changement. Côté Geda, l’ingénieur référent a notamment aidé les groupes du Loir-et-Cher à clarifier leurs attentes par rapport à la journée départementale «  Fertilité des sols et techniques culturales innovantes » ; a conçu et animé la journée régionale Limousin sur «  Concevoir les systèmes de production de demain  ». Avec la FDGeda de l’Indre, la réflexion sur le machinisme a pu être amorcée en 2011 et se poursuivra en 2012.

En Midi-Pyrénées, Aquitaine et PoitouCharentes Lucie Pavard a animé et appuyé l’équipe organisatrice d’Aquitaine pour la conception d’une journée régionale des groupes et Asavpa. La préparation d’une telle journée a permis aux professionnels d’échanger sur des problématiques communes à des salariés agricoles et des agriculteurs. Avec Adrien Boulet, chargé de mission à Trame, elle a aussi apporté son appui pour une intervention sur l’Agriculture Ecologiquement Intensive lors de l’AG de la Fédération des groupes féminins de la Gironde. Il en ressort des éléments de réflexion, des idées, des demandes d’approfondissement qui offrent au GDAF une visibilité des besoins et demandes de leurs adhérents et leur environnement. Ceci recentre le GDAF sur son projet professionnel et ouvre des perspectives.

En Bretagne, Pays de la Loire et BasseNormandie Le comité de pilotage de Philippe Desnos a permis de dégager : ■ Une volonté commune inter-réseaux de travailler sur le renouvellement des respon14 - Le Journal de Trame numéro 45 - Avril 2012

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sables, une formation commune sur le dialogue employeurs / salariés, l’AEI. ■ Des décisions particulières comme celles d’envisager le recrutement commun d’un animateur entre la FDGeda et l’Asavpa d’Illeet-Vilaine  ; de travailler à un catalogue de formation unique dans la Manche pour salariés et chefs d’exploitation. ■ Des points qui pourraient donner matière à une action commune pour favoriser la participation des salariés aux actions des groupes de développement. Tous ces points n’ont pas pu être mis à œuvre en  2011. Mais l’ingénieur référent a contribué à de nombreuses autres actions de développement dans sa région. Exemples : ■ Appui à l’émergence d’un projet «  Diagnostic éparpillement parcellaire  » par le GVA de Ploërmel. ■ Suivi du démarrage du réseau Ecophyto (1 groupe FRGeda Bretagne + FDCeta  d’Illeet-Vilaine). ■ Partenariats des Groupes de Bretagne avec la FRAB pour un Salon Bio. ■ Aide à la structuration régionale des groupes de Normandie.

En Nord-Pas de Calais, ChampagneArdenne, Picardie et Haute-Normandie Concernant le renouvellement des administrateurs, Solène Dumont a débuté un accompagnement de la FDGeda de la Marne, en lien avec la Chambre d’agriculture. Un accompagnement important a été fait pour les groupes du Nord et du Pas-deCalais qui veulent s’organiser pour mieux travailler ensemble dans la logique de regroupement des deux  Chambres départementales d’agriculture. Le travail sur les relations employeurs salariés n’a pas vraiment débuté. C’est un sujet important à travailler en 2012.

Journée d’échanges et d’information sur l’AEI en Limousin. En Rhône-Alpes et Auvergne Des contacts ont été pris dans le Cantal en 2011. Des agricultrices de groupes ont pu grâce à l’ingénieur référent, Antoine Carret, rencontrer des agricultrices des groupes de l’Allier. C’est un travail à poursuivre. Dans l’Allier, des liens plus étroits se renouent entre DFAM 03, la FDGeda et la FDCeta. Le savoir-faire de l’ingénieur référent est précieux pour faciliter ces démarches. Les groupes féminins de l’Ain se sont mobilisés avec l’appui d’Antoine Carret pour accueillir, début  2012, toutes les agricultrices

Formation de responsables de collectifs avec la FRGeda PACA.

Journée technique et tours de plaine avec les groupes de développement du Loir-et-Cher.

des groupes qui, en France, ont mené des actions culturelles.

En Alsace, Lorraine, Franche-Comté et Bourgogne Le comité de pilotage a favorisé l’intervention de Loan Royer-Jérôme auprès de : ■ l’Asavpa  de la Nièvre pour mobiliser les responsables et organiser une journée de formation pour faire le bilan et définir le plan d’action de l’association, ■ la FRGeda Franche-Comté pour organiser un voyage régional d’étude en Suisse et démarrer un groupe régional sur le thème de l’AEI  ; pour organiser une formation de responsables sur « les groupes du futur » et une formation «  Université d’automne des groupes », ■ la FDGeda du Jura avec la relance du GVA Petite Montagne. Le projet de mettre en place un groupe ou réseau d’échange sur «  AEI – Intrants minimums » mené par la FRGeda a eu pour résultats la mobilisation de 65 agriculteurs du et hors réseau Geda, ainsi que des agriculteurs suisses avec qui l’échange continue sur 2012. Suite à ce voyage, la FRGeda a décidé de lancer un observatoire des expériences économes et autonomes (recueil d’expériences) et en 2012 un groupe « Intrants minimums ». François-Xavier Delépine, directeur de Trame

Contact Trame Tél : 01 44 95 08 20 ■ Les actions citées dans cet article sont des exemples et ne correspondent pas à la totalité des projets accompagnés en 2011.

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FNGEDA Y Allez au SPACE

et rencontrez les Groupes d’Ille-et-Vilaine En 2010, des Francs-Comtois ont été accueillis par les groupes d’Ille-et-Vilaine à l’occasion du SPACE. Cette initiative a permis de nombreux échanges. Le SPACE 2012 aura lieu à Rennes du 11 au 14 septembre. Les groupes d’Ille-et-Vilaine vous propose un programme comprenant des visites d’exploitation, un hébergement à la ferme… et bien sûr une visite du SPACE. Le SPACE prend à sa charge 50 % de votre déplacement (en transport en commun). ■ Pour plus d’information, contacter :

• Philippe Desnos, ingénieur référent Trame Bretagne - Basse-Normandie - Pays de la Loire - Tél. : 06 82 81 01 95

• Charles Lepretre, administrateur FNGeda – Tél. : 06 79 37 19 25 • www.pardessuslahaie.net/frgedabretagne • www.pardessuslahaie.net/frgeda-paysde-la-loire

Y « En un tour de main » Sept agricultrices viennent de publier un livre de recettes qui valorise les produits de leur ferme (lait, crème, œufs, volailles, porc, bœuf). De la cuisine simple, bonne, intemporelle et peu onéreuse. Classées par saison, ces 35 recettes n’oublient ni les galettes, ni les crêpes ou les bouchées apéritives. Un livre qui parlera aux étudiants, aux parents qui veulent initier leurs enfants à la cuisine savoureuse et locale en oubliant fast-food et surgelés. Largement illustré, il propose un format chevalet bien pratique pour cuisiner.

1 000 AGRICULTEURS ATTENDUS POUR LE FESTIVAL DES GROUPES 2012 La FNGeda, avec le soutien de Trame, organise, à Arras les 23 et 30 novembre 2012, le Festival national des groupes. S’appuyant sur la diversité de l’agriculture locale, les Geda du Nord-Pas de Calais préparent des circuits de visites pour couvrir les thèmes agricoles d’actualité. Ils sont très heureux d’accueillir leurs collègues de groupes de développement de toute la France. Cet événement du réseau FNGeda vise à développer et dynamiser le réseau des groupes de développement agricole (du local au national), en favorisant les échanges et alimentant les réflexions des agriculteurs venant de la France entière. AU PROGRAMME • Jeudi 29 novembre : à 13 h, départ pour une journée de circuits. Une vingtaine de circuits thématiques sera proposée, s’appuyant sur des visites d’exploitations et des témoignages d’expériences remarquables : échanges techniques pour les éleveurs et céréaliers (autonomie fourragère, diversification des assolements, optimisation des agroéquipements, Ecophyto 2018…) ; enjeux de territoire (Parcs Naturels, périurbain, la demande de circuits courts…) ; ou encore énergie et méthanisation, adaptations aux changements climatiques, relations humaines au sein des exploitations…

■ En vente à La Maison de l’Agriculture de Rennes - 8,50 € l’exemplaire (+ 2,30 € de port) • Geda Ille-et-Vilaine - Marie Thérèse Daniel – Tél. : 02 23 48 25 49 fdgeda35@orange.fr

A LIRE Y Un guide pour favoriser

la création d’activités agrirurales AFIP, FNCivam, InterAfocg, GAEC et Sociétés, Services de remplacement France, Trame et MRJC viennent de publier un recueil d’expériences pour « Favoriser la création d’activités agrirurales ». Celui-ci a pour but de faire un focus sur la notion d’activités agrirurales, comme enjeu fondamental pour le renforcement du territoire et du tissu rural. Quatorze expériences de terrain présentent des initiatives locales permettant la valorisation des ressources locales, le développement du lien social ou encore l’accompagnement à la création d’activité. Ces récits mettent en avant les motivations des acteurs, la place de l’accompagnement par des structures locales et l’intégration de ces projets dans le territoire. Un document de synthèse propose, sur la base de ces 14 expériences, une analyse des facteurs de réussites et points de vigilance pour favoriser et essaimer ces initiatives.

• Vendredi 30 novembre : retour à Arras pour un après-midi en séance plénière, puis des espaces forums/ateliers pour finir par une soirée de gala.

En savoir plus et découvrir tout le programme : www.fngeda.org

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Journal de Trame n°45  

Toutes les informations des réseaux de Trame.

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