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Le Sommaire

ACTUROUTES - La Revue

Magazine N°02, Mai 2016 May 2016

Axe routier reliant le Kenya à la Tanzanie: Important prêt de la Bad ................................... P.12 Tanzanie : Inauguration du plus grand pont suspendu............................................................. P.12 La Jonction

Energie : Quel éclairage pour les routes africaines ?...… P.13 Energy: Which lighting for the African roads? ........... P.14 Maintenance et développement: Le péage, l'avenir des routes ?.................................................... P.16-17 Maintenance and development: The toll, the future of roads?....................................................... P.18-19

Abonnement: 60.000 F Cfa / an - 100$/an - 100 €/an Subscription: 60.000 F Cfa / year - 100$/year - 100 €/year L’Editoroute

The Editorial of Barthélemy KOUAME............... P.4 L’Editorial de Barthélemy KOUAME....…........... P.5 La Grande Avenue

Zambie: Routes, mobilité et tourisme …..................... P.6-7 Zambia: Roads, mobility and tourism ... ........ P.8-9 1er Forum Transports de la BAD: Pour l’intégration et l’ouverture sur le monde................................. P.10 Evasion

The Africa Road Builders: Une cérémonie pour accélérer les transports et la construction des routes................................................................... P.11 Petites blagues sur le péage................................ P.11 Les brèves

Place Entreprises

Transport ferroviaire : le projet fou de Bolloré ........ P.20 RDC : Quand les femmes mettent la science au service de la sécurité routière............................. P.21 DR of Congo: When women put the science in the service of road safety ....................................... P.21

Transport aérien : Dernier atterrissage pour Sénégal Airlines, Air Sénégal SA prêt à décoller......................... P.22 One Way, Tribunes et Opinions

Carlos Lopes: «Il faut maîtriser les statistiques africaines»......................................................... P.23 Déblayage

Routes: Alassane Ouattara maintient le cap.. P.24-25 Ethiopie : Le rêve réalisé du premier tramway .... P.26 Ethiopia: The realized dream of the first tramway P.26 Le Panneau

Agenda des événements ..................................... P.27

Fonds Africa50 : Nouveau Directeur Général........... P.12

ACT URO UT ES - La Re v u e L e M a g a z i n e i n t e rn a ti o n a l d e s g ra n d s t r av a u x e t d e l a m o b i l i té . e s t é di t é p a r REELCO M Ad m i n i s t ra t i on - Ré da c tio n -Se rv i ce com me rc i a l : Ab i d j a n -Coc o d y (Cô t e d ’ I v oi re). 0 1 BP 3 3 7 8 Ab i d j an 01 . Té l : (+ 2 2 5 ) 2 2 5 0 2 11 5 / 0 7 9 82 4 5 7 Di re c t e u r G é né ra l : Barthé l e m y KO UAM E Di re c t e u r de s ré da c ti on s: Cél e s ti n KO UADIO - Ré da c te ur e n c hef : KO NE So un g a l o Si te w e b : www. a c t u ro u t es . i n fo / e -m a il : i n fo @ a c tu ro u t e s .i n fo Le Magazine international des grands travaux et de la mobilité

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We need energy to move

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nergy, transport and roads. Indispensable components of a same vital organ for Africa.

L’Editoroute

tion, we are not surprised knowing that the road and the transport kill in Africa. The report of the WHO (World Health Organization) gives figures that challenge Africa “The road accidents entail 1,25 million deaths a year approximately... The road accidents are the first cause of death at the young people from 15 to 29 years old. 90 % of the deaths on roads arise in low-income countries or intermediary which possess approximately half of the world park of vehicles”. To meet durably the challenge will be needed more precise and "mastered" figures. It is the fight of Carlos Lopes, the Executive Secretary of the United Nations Economic Commission for Africa. The Annual Meetings 2016 of AfDB (23-27 may) secured about “The energy and

In Africa at least 40 % people live at least from a passable road. Practicability is not only the bitumen or other coating. This is not the absence of elephant nests….. too big climate change” have everyfor potholes. It is also the lighthing to find solutions. It is a ting. To see where the tires are wish and one of the contribuput, where we go and how we tions in the realization of this go. wish is « The Africa Road Yet Africa, which “enjoys unBuilders» To show and limited potential in solar reencourage Africa to build sources, wind, hydroelectric more roads and feasible and geo-thermal“ according transport. So that Africa to the AfDB President, Akinmoves permanently and wumi Adesina, has no energy. durably in the light. The Continent suffers from a serious energy deficit according to the institution. Barthélemy KOUAME “53 % of the total number of barthelek@acturoutes.info people having no access to the electricity in the world live in Africa”, it specifies moreover. No need to say that most of the roads and the transport, in Africa are in the dark. “In Africa, the consumption of electricity per capita is 181 kWh on average against approximately 13 000 kWh in the United States and more than 6 500 kWh in Europe”. What a gap! The energy is needed to move. In any point of view. Whatever is the transport which we With the Prime Minister of Côte d'Ivoire, Daniel Kablan Duncan, and the Ivorian Minister of Roads, Patrick Achi just started flipping borrow. Or even on foot. In Through the first issue of the magazine " ACTUROUTES - La Revue ". absence of this filled condi-

On My Way !

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On a besoin d’énergie pour bouger

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nergie, route et transports. Des composantes indispensables d’un même organe vital pour l’Afrique.

En Afrique, au moins 40% des personnes vivent à au moins 2km d’une route praticable. La praticabilité, ce n’est pas seulement le bitume ou tout autre revêtement. Ce n’est pas l’absence de nids d’éléphants…trop gros pour des poules. C’est aussi l’éclairage. Pour voir où on met les pneus, où on va et comment on va. Or l’Afrique, qui « jouit d'un potentiel illimité en ressources solaires, éoliennes, hydroélectriques et géothermiques » selon le président de la BAD, Akinwumi Adesina, n’a pas d’énergie. Le continent souffre d’un grave déficit énergétique, selon l’institution. « 53 % du nombre total de personnes n’ayant pas accès à l’électricité dans le monde vivent en Afrique », précise-t-elle d’ailleurs. Pas besoin de dire que la plupart des routes et transports, en Afrique, sont dans le noir. « En Afrique, la consommation d’électricité par habitant est de 181 kWh en moyenne, contre 13 000 kWh environ aux États unis et plus de 6 500 kWh en Europe ». Quel gap ! Il faut de l’énergie pour bouger. A tout point de vue. Quel que soit le transport qu’on emprunte. Ou même à pied. En l’absence de cette condition remplie, on n’est pas surpris de savoir que la route et les trans-

ports tuent en Afrique. Le rapport de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) donne des chiffres qui interpellent l’Afrique : « les accidents de la route entraînent 1,25 million de décès par an environ…Les accidents de la route sont la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. 90% des décès sur les routes surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui possèdent environ la moitié du parc mondial de véhicules ». Pour relever durablement le défi, il faudra des chiffres plus précis et « maitrisés ». C’est le combat de Carlos Lopes, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique. Les Assemblées Annuelles 2016 de la BAD (2327 mai), fixées autour de « l’énergie et des changements climatiques », ont tout pour

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trouver des solutions. C’est un vœu et l’une des contributions à la réalisation de ce vœu est « The Africa Road Builders ». Pour montrer et encourager l’Afrique à bâtir plus de routes et de transports praticables. Afin que l’Afrique bouge définitivement et durablement dans la lumière. Barthélemy KOUAME barthelek@acturoutes.info

Sur Ma Route !

Avec le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, et le Ministre ivoirien en charge des routes, Patrick Achi, nous feuilletions le tout premier numéro du magazine « ACTUROUTES - La Revue ».

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La Grande Avenue

Zambie

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Routes, mobilité et tourisme …

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Les grands axes revêtus sont généralement en bon état.

ays d’Afrique australe sans accès à la mer, la Zambie dispose d'impressionnants atouts touristiques qui en font une destination très prisée malgré un réseau routier qui laisse plutôt à désirer.

« Si les grands axes routiers sont praticables, une part importante du réseau est constitué de pistes et de routes mal entretenues. Les grands axes goudronnées sont généralement en bon état. Mais certains tronçons d’autoroutes sont en très mauvais état. Les routes de terre sont très cahoteuses voire impraticables surtout après de fortes pluies». C’est le constat fait par nombre d’observateurs de ce pays d'une superficie de 752 614

km2 dont la population est estimée a environ 15 500 000 habitants. Les autorités zambiennes semblent du reste avoir pris la pleine mesure de cette situation. En effet, l’Agence Zambienne de développement du réseau routier (RDA) a annoncé le 21 septembre 2015 avoir signé un contrat de 492 millions de dollars US avec la compagnie chinoise China Henan international corporation pour la réalisation et le renouvellement d'infrastructures routières dans la province du Copperbelt, la ceinture du cuivre. L'accord porte sur 406 km de routes urbaines. Outils de développement par excellence, les routes constituent donc selon toute vraisemblance, une des priorités de ce pays minier traversé par le fleuve Zambèze et qui dispose d’impor-

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tants atouts touristiques lui donnant un attrait particulier. Considéré a tort ou à raison comme la Mecque du safari, la Zambie, frontalier de l’Angola, du Malawi, de la Tanzanie, la République démocratique du Congo, de la Namibie, pour ne citer que

ces pays, ne manque vraiment pas d’attraits ni d’arguments touristiques. Le pays compte en effet de nombreux parcs nationaux propices pour les safari comme ceux de la Lwanga-sud, de la plaine de la Liuva, de la réserve de la Kafue aux mains de propriétaires privés, etc. Au nombre de ce potentiel touristique, on peut également citer les nombreuses chutes d'eau que les visiteurs viennent admirer. Il s'agit de Kassanga FAlls, des chutes de Cahvunu, de Ngambwe Rapids, de Womder Gorge etc. N°02.Mai 2016

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Un tourisme vrai, la mobilité se construit

ais si la Zambie est connue pour son imposant gisement de cuivre et ces safari et autres parcs, ce pays anglophone l’est surtout pour les Chutes Victoria, l’une des sept merveilles naturelles du monde et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

des lignes aériennes intérieures reliant la Capitale Lusaka aux principales villes de la Zambie. Les vols sont assurés par des compagnies charters locales. Le réseau ferroviaire peu confortable selon les observateurs n’est pas néanmoins à négliger et la Zambie est traversée par trois lignes de chemin de fer : Livingstone-

Les chutes Victoria, l’une des sept merveilles naturelles du monde.

Même si le réseau routier laisse quelque peu à désirer, il ne demeure pas moins que tous les grands axes sont desservis par des autobus publics ordinaires et des bus express 15% plus chers mais plus rapides. Par ailleurs, plusieurs compagnies privées proposent des bus confortables sur de grands itinéraires, par exemple entre Lusaka et Livingstone. Ils sont toutefois 25% plus chers que les bus ordinaires. Le touriste peut aussi utiliser

Lusaka, Lusaka-Copperbelt et Kapiri Mposhi jusqu’à la Tanzanie. « Les trains nationaux sont lents, peu fiables et extrêmement inconfortables. La plupart des compartiments n’ont ni lumière ni verrou, selon plusieurs témoignages. Le transport ferroviaire en Zambie repose sur un réseau à voie unique», indique ton à propos du transport ferroviaire dans ce pays gâté par la nature. Peu développé, ce réseau, géré

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par deux compagnies en l'occurrence la Zambia railways et la Tazara, est secondé par de nombreuses lignes de mini bus ou taxi brousse qui permettent de remédier également à la lenteur des bus sur les routes cahoteuses. Le touriste en mal d'exotisme ou de sensation fortes peut aussi louer des pirogues ou embarquer dans le ferry «Mv Liemba», construit en 1914 en Allemagne et qui, malgré deux naufrages, a toujours de beaux jours devant

lui. Ce ferry sur le lac Tanganyka, permet notamment de faire la jonction entre la Tanzanie et la Zambie. Au total, on peut retenir que les autorités font tout pour rattraper le retard en matière de route. L’agence pour le développement des routes (RDA) exécute de nombreux projets pour traduire cette volonté sur le terrain.

KONE Soungalo k.soungalo@acturoutes.info

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Zambia

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Roads, mobility and tourism ...

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The main areas covered are generally in good condition.

outhern African country without access to the sea, Zambia has impressive tourist attractions that make it a popular destination despite of the road quality.

“If the road main trunk roads are feasible, an important part of the network is constituted by runways and by badly maintained roads.The tarred main trunk roads are generally in good condition. But certain sections of highways are in very poor condition. Land routes are very bumpy even impracticable especially after of heavy rain.” It is the report made by number of observers of this country of a surface of

752 614 km2 the population of which is estimated has approximately 15 500 000 in habitants. The Zambian authorities besides seem to have taken the full measure of this situation. Indeed, The Zambia Development Agency road network (Road Development Agency / RDA) announced on September 21st, 2015 to have signed a contract of 492 million US dollars with the Chinese company international China Henan corporation for the realization and the renewal of road infrastructures in the province of Copperbelt. The agreement would concern 406 km of urban roads. Tools of archetypal development, roads thus constitute apparently now, one of the

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priorities of this country crossed by the river Zambezi and which arranges important tourist assets giving him particular attraction. Considered rightly or wrongly as Mecca of the safari, Zambia, border zone of Angola, Malawi, Tanzania, Democratic Republic of Congo, and Namibia to quote only these countries, do not really miss attractions nor tourist arguments. T he country indeed counts numerous convenient national parks for safari as those of Lwanga-sud, the plain of Liuva, reserve of Kafue belongs to owners and so one. Among this tourist potential we can also quote the numerous waterfalls which the visitors come to admire. It is about Kassanga N°02.Mai 2016

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Falls, about falls of Cahvunu, about Ngambwe Rapids, about WomderGorge and so one. ut Zambia is especially known for the falls Victoria, One of the seven natural marvels of the world and a site of the UNESCO world heritage. Even if the road network is not so good all the main trunk roads are

The flights are assured by companies charter flights local. The sparsely comfortable railroad network according to the observers is not nevertheless has to neglect and Zambia is crossed by three railroad lines Livingstone-Lusaka, Lusaka-Copperbelt and Kapiri Mposhi to Tanzania. “The national trains are

Victoria Falls, one of seven natural wonders of the world.

harmed by ordinary public buses and express buses 15 % more expensive but faster . Besides, several private companies propose comfortable buses on major routes, for example between Lusaka and Livingstone and so one. They are however 25 % more expensive than the ordinary buses. The tourist can also use internal air connections binding the Capital Lusaka with the main cities of Zambia.

slows not very reliable and extremely uncomfortable. Most of the compartments have neither light nor bolt. The rail transportation in Zambia bases on a singletrack network”, says some about the rail in this country blessed by nature. Not very developed, this network, managed by two companies, Zambia railways and Tazara, is assisted by numerous lines of mini bus or taxi-bush which allow to

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remedy also the slowness of buses on the bumpy roads. The tourist in lack of exoticism either of thrills can also rent canoe or embark on the ferry “Mv Liemba " built in 1914 in Germany and which, in spite of two wrecks, always has beautiful days in front of it. This ferry on the lake Tanganyka, allows in particular to make the junction

between Tanzania and Zambia. Overall, we can say that the authorities are doing everything to catch up on road. Roads Development Agency (RDA) runs many projects to translate this commitment in the field. KONE Soungalo k.soungalo@acturoutes.info

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1er Forum Transports de la BAD ACTUROUTES - La Revue

La Grande Avenue

Pour l’intégration et l’ouverture sur le monde

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L’Afrique manque de route praticable. La BAD et son Président tentent d’apporter une solution.

n constat implacable : « L’Afrique a les coûts de transport parmi les plus élevés au monde pour les marchandises comme pour les passagers.

Pour les pays africains, il est souvent plus facile et moins cher de commercer avec le reste du monde qu’entre eux. Le défi de développement du secteur du transport est aussi celui de l’inclusion sociale puisque près de 40% des Africains vivent à plus de 2km d’une route praticable toute l’année ». Ce tableau est celui dressé par la Banque Africaine de développement (BAD). Pour contribuer à changer la donne, l’institution a organisé du 26 au 27 novembre 2015 un forum sur les transports en Afrique. Une grande première. Au siège de la banque à Abidjan, ont été réunis des experts venus de divers horizons du continent. « Des représentants de gouverne-

ments et d’organisations internationales, des bailleurs de fonds, des universitaires et de grandes figures du secteur privé pour débattre des défis auxquels l’Afrique fait face dans le secteur du transport ». Outre l’intégration régionale, qui ne doit pas se faire au détriment de l’ouverture sur le reste du monde, les participants ont débattus de plusieurs autres questions : l’innovation dans les modes de financement des projets, le transport urbain pas toujours bien maitrisé, la durabilité des infrastructures et des systèmes. Il a été également abordé la question de la sécurité routière, comprise comme « un besoin d’engagement ». En effet, en Afrique, les accidents de la route sont tout aussi meurtriers que la guerre et les maladies. Les objectifs de ce rendez-vous ont-ils été atteints ? On attend de voir, mais en attendant, il convient de noter que, depuis 2008, la BAD a « contribué à la construction et à la remise en

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état de 25 000 kilomètres de routes, au profit de plus de 10 millions de personnes ». B. KOUAME barthelek@acturoutes.info

T o ut e l ’ a c t u a l i t é v u e pa r d e s

www.mapresseperso.com jo u r n a l i st e s i n d é pe n d a n t s.

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Evasion

The Africa Road Builders ACTUROUTES - La Revue

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Une cérémonie pour accélérer les transports et la construction des routes

CTUROUTES débarque en Zambie. La plateforme de services dédiés à la route, basée en Côte d’Ivoire, inaugure « The Africa Road Builders (ARB) ». Cette cérémonie de distinction initiée pour les grands acteurs de la route et des transports en Afrique.

L’événement qui se tient le 25 mai 2016 a pour cadre les allées des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (BAD), à Lusaka. L’occasion ne pouvait pas mieux tomber aux yeux du Commissaire Général de ce rendez-vous continental. « L’Afrique fait de gros efforts pour rattraper son retard en matière d’infrastructures routières. L’engagement des Etats doit être valorisé », explique Barthélémy Kouamé. La BAD, à travers le Fonds Africa 50, est quant à elle à l’avant-garde du financement des infrastructures sur le continent avec un capital initial de 3 milliards de dollars. Plus de 30 milliards de dollars ont été investis dans une cinquantaine de projets

.

d’infrastructures au cours des six dernières années. 15 personnalités dont 5 Chefs d’Etat et des institutions ont été retenus par le jury composé d’experts internationaux. De nombreux partenaires soutiennent l’initiative.

Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

Petites blagues sur le péage

Un jeune homme en pleine tentative de drague arrête une jeune fille et lui dit : « bonjour Mademoiselle ! vous êtes jolie comme le nouveau pont à péage ! ». Et la jeune fille de répondre, un large sourire aux lèvres : « donc vous allez payer pour me parler ? »

.

Le Président Zambien, Edgar Lungu, fait partie des nominés de la 1ère édition.

Cinq jeunes hommes arrivent au péage à bord d’une Audi Quattro où ils sont contrôlés par la gendarmerie. Le gendarme lance au conducteur: vous savez pourquoi je vous arrête messieurs? -Heuu, non du tout qu’est ce qu’il se passe? -Le gendarme très sérieux et sûr de lui: Vous êtes cinq! Et vous roulez dans une Audi Quattro. Le conducteur étonné et légèrement moqueur

: Écoutez, le nom de la voiture n’a rien à voir avec le nombre d’occupants. Nous avons le droit d’être à cinq. -Pas question, vous êtes dans une Audi QUATTRO, vous devez être quatre occupants maximum! Si l’un de vous ne descend pas, je ne vous laisse pas passer. Le conducteur qui commence à s’énerver: Je vous dis que le terme QUATTRO a un rapport avec les quatre roues motrices, ça n’a rien avoir avec le nombre de places assises enfin! Le gendarme toujours imperturbable : Pas question ! Je ne vous laisse pas passer tant que l’un de vous ne descend pas du véhicule. Le conducteur excédé: Fini la plaisanterie! Vous êtes un incapable! Faites venir votre supérieur que je puisse régler le

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problème avec lui! Le gendarme : Ce n’est pas possible. -Et pourquoi ça, où est-il? -Il est occupé avec deux personnes dans une Fiat UNO.

Un gouvernement annonce la baisse des péages sur une autoroute de 300 km pour les voitures électriques ? « Un geste écologique, un geste pour le climat », commente le porte-parole. « Mais une voiture électriques a entre 100 et 150 km maximum d’autonomie et aucun moyen de recharger n’existe sur l’autoroute. Autant ne pas bouger de chez soi… », rétorque un journaliste. « Vous comprenez donc Monsieur le journaliste que ce sera zéro pollution » ! N°02.Mai 2016

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Fonds Africa50 : Nouveau Directeur général

Les Brèves

ce projet devraient durer jusqu'en 2019 et devraient faciliter le commerce entre la Tanzanie et le Kenya. « Il réduira les coûts du transport et facilitera l’acheminement des produits vers les centres de consommation » indique-t-on à la BAD.

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Tanzanie : Inauguration du plus grand pont suspendu

e pont suspendu inauguré le 19 avril dernier à Dar Es Salam en Tanzanie est le fruit d'un projet chinois et le plus grand ouvrage de ce genre en Afrique de l’est. Du moins selon les observateurs. e 06 avril 2016, le Camerounais ChinaRailway construction Engineering Alain Ebobisse a été nommé nou- group et China Railway Major Bridge Engiveau directeur général du Fonds neering group avaient décroché ensemble en Africa 50 dont l’Assemblée géné- 2012 le contrat pour la construction de ce rale constitutive a eu lieu le 29 juillet 2015 à viaduc à six voies et long de 680 mètres, pour Casablanca au Maroc. La Banque Africaine un coût de 135 millions de dollars US. de Développement (BAD) et 20 pays africains dont le Benin, le Togo, la Cote d’Ivoire, le Nigeria, le Niger, le Cameroun, le Congo y ont souscrit pour un capital social de 830 millions de dollars américains. C'est une plate forme d’investissement panafricaine entièrement dédiée aux infrastructures. Considéré comme une étape majeure pour le financement et le développement des infrastructures en Afrique, le fonds a pour principale raison d’être : « de mobiliser l’épargne a long terme des investisseurs africains et non africains en vue de financer des projets d’infrastructures commercialement viables à - Africa50 Fund: New General Manager Mr Alain Ebobisse was appointed new CEO of travers l’Afrique ».

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Axe routier reliant le Kenya à la Tanzanie: Important prêt de la Bad

28 millions de dollars, c’est le montant de l'important prêt de la BAD destiné à la réhabilitation de 172 kilomètres de routes entre les villes de Ahero, située près du port Kenyan de Kisumo, sur le lac Victoria et Isebania près de la frontière avec la Tanzanie. Les travaux de

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the Africa 50 Fund.

- Road linking Kenya to Tanzania: Important AfDB loan 228 million dollars for the rehabilitation of 172 km of roads between Kenya and Tanzania.

- Tanzania: Inauguration of the largest suspension bridge The largest suspension bridge has six lanes and along 680 meters. The cost is 135 million US dollars. N°02.Mai 2016

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La Jonction

Energie

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Quel éclairage pour les routes africaines?

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La question de l’électricité bute sur des contraintes quand il s’agit d’en faire un usage public comme l’éclairage des voies de circulation.

a Banque africaine de développement (BAD) a décidé de faire du secteur de l’énergie, notamment de l’électricité, l’une des priorités pour tirer les États du continent vers le haut. « C’est vraiment l’électrification de l’Afrique qui est la priorité », déclare le patron de l’institution, Akimwumi Adesina. L’un des baromètres du niveau d’accessibilité de cette ressource est l’éclairage public. Bien que saisi dans toute son importance, la question de l’électricité bute sur des contraintes quand il s’agit d’en faire un usage public comme l’éclairage des voies de circulation. Contraintes qui s’expriment en termes de quantité d’approvisionnement et de source de financement. L’électricité n’est pas en Afrique la chose la mieux partagée. Environ 645 millions d’Africains sont privés de courant, soit la moitié de la

population du continent. Les États s’orientent alors de plus en plus vers l’énergie solaire. Au Kenya, un nouveau projet pilote d'éclairage public fonctionnant à l'énergie solaire LED a été lancé par Philips et le Kenyan Urban Roads Authority à Nairobi. Il a le potentiel pour générer jusqu'à 100% d'économies d'énergie, s’il est répliqué à travers tout le pays. Le Niger compte faire pareil sur le projet d'aménagement et de bitumage de la route Maradi-Madarounfa- Frontière Nigeria longue

de plus de 96 km. Tout près, une richesse semble pourtant inexploitée, au point de susciter la colère du Président de la BAD. « Si l’on exploitait la potentialité de 44 gigawatts du barrage d’Inga, en RD Congo, nous

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réglerions un tiers de tous les besoins en électricité de l’Afrique ». Concernant les sources de financement de l’éclairage public, plusieurs pays ont fait le choix de céder la commercialisation de l’électricité à des opérateurs privés. Dans le contrat, ces investisseurs ont à charge l’installation et l’entretien des infrastructures de l’éclairage public. En Côte d’Ivoire, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) révèle une facture de 350 million de FCFA par an pour l’entretien des installations. Des experts réunis récemment au Maroc recommandent que l’éclairage public soit confié aux collectivités locales. La rationalisation des dépenses locales induirait une rationalisation des dépenses énergétiques, en l’occurrence une réduction de la facture énergétique sans impacts notoires sur la qualité de service ni sur la disponibilité des ressources d’électricité.

Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

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La Jonction

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Energy

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Which lighting for the African roads?

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The issue of electricity abuts constraints when it comes to make public use such as lighting taxiways. he African energy. In Kenya, a new pilot electricity of Africa. D e v e l o p m e n t project of street lighting Concerning the sources of Bank (AfDB) working in the solar energy funding of the street lighting, decided to make LED was launched by Philips several countries chose to give of the sector of the energy, and the Kenyan Urban Roads up the marketing of the electriin particular the Authority in Nairobi. It has the city to private operators. In the contract, these investors have electricity, one of the potential to generate until 100 in responsibility the installapriorities to pull the states % of energy savings, if it is tion and the maintenance of of the continent upward. answered through the infrastructures of the street “It is really the electrifica- all the country. lighting. In Côte d’Ivoire, the tion of Africa that is the Niger has to do the same on the Ivorian Company of Electricity priority” declare the proposed development and as- (CIE) reveals an invoice of 350 boss of the institution, phalting of the road Maradi - million FCFA a year for the of the Akimwumi Adesina. . Madarounfa - Nigeria border maintenance One of the barometers of the long over 96 km. Very close by, installations. level of accessibility of this a wealth seems nevertheless Experts in a meeting, recently resource is the street lighting. unexploited, in the point to in Morocco recommend that Although seized in all its arouse the anger of the Presi- the street lighting is entrusted to local authorities. The ratioimportance, the question of the nalization of the local spending electricity stumbles over would infer a rationalization of constraints when it comes to energy expenditure, in this make a public use as the particular case a reduction of lighting of traffic lanes. Forced the energy bill without who express themselves in notorious impacts on the terms of quantity of supply and quality of service nor on the source of funding. availability of the resources of electricity. . The electricity is not in Africa the best shared thing. About 645 million Africans are dent of the AfDB : ” If we deprived of electric power that exploited the potentiality of 44 Célestin KOUADIO . is half of the population of the gigawatts of Inga's dam, in DR c.kouadio@acturoutes.info

continent. States turn then more and more to the solar

of Congo, we would settle a third party of all the needs in

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Maintenance et développement ACTUROUTES - La Revue

La Jonction

Le péage, l'avenir des routes ?

D'

Les tarifs appliqués au poste de péage d'Attingué sur l’autoroute du nord entre Yamoussoukro et Abidjan (Côte d’Ivoire), ne sont pas du goût de tous les usagers.

apparition p l u t ô t récente voire très récente dans certains pays, le péage est devenu un phénomène à la mode, bien ancré dans les mœurs malgré quelques grincements de dents des automobilistes.

Comment construire plus de ponts ou de routes bitumées et entretenir le réseau routier existant, c’est l’équation cornélienne à laquelle doivent faire face la majorité des États africains quelle que soit leur taille. Aujourd'hui le péage est devenu la panacée au grand dam de la population peu habituée à s’acquitter d'un droit de passage. Côte d'Ivoire, Togo, Sénégal, Ghana, Burkina Faso sont autant de

pays de la sous-région qui ont adopté le péage comme moyen de réhabilitation ou de développement du réseau routier. « C’est vrai la route précède le développement mais l'entretien de la route nécessite d’énormes moyens que nous sommes obligés de mobiliser par une levée de fonds que constitue le péage » déclarait en mai 2014 M Siandou Fofana Directeur Général du Fonds d’entretien routier (FER) en Côte d’Ivoire. C’était au moment où le débat tant sur l’opportunité que les tarifs à appliquer sur le poste de péage d'Attingue sur l’autoroute du nord, entre Yamoussoukro et Abidjan, battait son plein. Cette autoroute de 230 km réalisée avec le concours de bailleurs de fonds internationaux a coûté très cher. Le prolongement de

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ladite autoroute de Singrobo à Yamoussoukro soit 86 km a coûté la bagatelle de 137 milliards de F CFA. C'est tout dire. Une fois le joyau livré à la circulation, il faut bien rembourser les bailleurs et autres partenaires et aussi trouver les ressources nécessaires à l'entretien. « Les recettes prévisionnelles de janvier à décembre 2014 étaient de 7,6 milliards F Cfa. Mais en 6 mois nous avons réalisé 4,4 milliards F Cfa versés au budget du FER» indiquait en son temps le Ministre Aboudrahamane Cissé. Le pont Henri Konan Bédié mis en service le 02 janvier 2015 et dont le partenaire privé chargé de l’exploitation et de la maintenance est SOCOPRIM, comporte également des postes à péage. N°02.Mai 2016

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a raison est toujours la même : Il faut bien d'une manière ou d'une autre faire face au coût de réalisation du projet. Dans le cadre d'une concession, le partenaire exploite et se fait rembourser pendant un nombre d’années prédéfinis. D'un pays à l’autre, le péage prend de plus en plus de proportions en qualité d'outils de gestion et de développement des infrastructures ou du réseau routier même si les tarifs différent d'un pays à l'autre. Ainsi, si en Côte d'Ivoire et au Sénégal il faut débourser par véhicule personnel respectivement 1250 f et 1400 f, à certains postes de péage, d’autres pays appliquent des tarifs plutôt bas. Au Ghana par exemple les véhicules personnels et les poids lourds ne paient que 300f à chacun des 4 postes de péage. Au Togo, il ne faut débourser que 300 f pour les véhicules personnels sur l'axe Benin -Togo long de 190 km.

Aujourd'hui, on paie partout ou presque «pour l'utilisation du goudron» comme disent les burkinabé. «Le péage permet d’entrevoir le financement de l’entretien routier» déclarait en ce sens en juin 2010 le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique du Burkina. Ces propos ne sont guère différents de ceux du directeur du FER du Togo qui affirmait que « le péage va fournir des recettes additionnelles en vue de la réhabilitation du tissu routier du pays ». Le Togo pour sa part entend donner une véritable dimension au péage. A ce titre, la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), s'est rendu en 2015 en Afrique du Sud auprès de l’agence nationale sud-africaine des routes (SANRAL). Cette structure qui veut être l'un des leaders mondiaux dans la construction et la gestion des routes ambitionne d'atteindre 35000 km de routes bitumées dont 15% de routes à péage en 2020 contre

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La Jonction

21.451 km actuellement. Au Sénégal, pays qui a inauguré en août 2013 l'autoroute à péage d'un coût de 380 milliards F Cfa reliant Dakar à Diamniadio pour une concession de 30 ans, le péage prend beaucoup de proportions. En effet la Chine a accordé en juin 2015 un prêt de 416 milliards de F Cfa pour le financement de l'autoroute à péage reliant Touba au centre à Thiès à l'est. Au total, partout en Afrique c'est le branle-bas ou l’effervescence pour la nouvelle panacée, le péage, pour construire ou réhabiliter le réseau routier vieillissant voire quasi inexistant. Et c'est l’automobiliste qui en fera forcément les frais. Pourvu que tous les axes ne deviennent pas payants ou que les mairies dans les différentes localités ne s'en mêlent pas non plus pour les même raisons. Koné Soungalo k.soungalo@acturoutes.info

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Maintenance and development

La Jonction

The toll, the future of roads ?

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Tariffs applied at the toll booth of Attinguié on the northern motorway between Yamoussoukro and Abidjan (Côte d’Ivoire), are not to the liking of all users.

f rather recent appearance even very recent in certain countries, the toll nevertheless became a fashionable phenomenon, anchored well in the customs in spite of some motorists gnashing of teeth. How to build more bridges or asphalted roads and to maintain the existing road network, it is the Cornelian equation which the majority of the African States have to face whatever is the size. Today the toll became the panacea to the great displeasure of the population been little used to settle a right of way. Ivory Coast, Togo, Senegal, Ghana, Burkina Faso are so many countries of the subregion which adopted the toll

as the way of rehabilitation or development of the road network. "It is true the road precedes the development but the maintenance of the road require enormous ways that we are obliged to mobilize by a fund raising which establishes the toll" declared in May, 2014 M Siandou Fofana managing director of the Fund of road maintenance (IRON) in Ivory Coast. It was as the debate so much on the opportunity as the price lists to be applied to the toll booth of Attingue on the highway of the North between Yamoussoukro and Abidjan, was going full swing. This 230 km highway made with the cooperation of international investors was very expensive. The continuation of the aforementioned highway of Singrobo to Yamoussoukro is 86

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km cost the trinket of 137 billion F CFA. One need say no more. Once the jewel was delivered to the traffic, it is necessary to pay off the lessors and other partners and also to find the resources necessary for the maintenance. "The projected recipes from January till December, 2014 were 7,6 billions F Cfa. But in 6 months we made 4,4 billions F Cfa paid in the budget of the IRON. "Indicated at the appropriate time Secretary Aboudrahamane Cissé. Henri Konan Bédié bridge put into service on January 2nd, 2015 and the private partner of which loads with the exploitation and with the maintenance is SOCOPRIM, also contain toll posts. The reason is always the same: it is necessary somehow or other to face cost of design of the project. Within the framework of a N°02.Mai 2016

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concession, the partner exploits and is paid off during a number of years predefined. f a country in other, the toll takes more and more proportions as management tools and as development of infrastructures or road network even if price lists different from a country in other. So, if in Cote d’Ivoire and Senegal it is necessary to pay out by personal vehicle respectively 1250 f and 1400 f, in certain toll booths, other countries apply price lists rather low. In Ghana for example the personal vehicles and the heavy trucks pay only 300f to each of 4 toll booths. In Togo, you should pay out only 300 f for the personal vehicles on the axis Benin - Togo 190 km long. Today, we pay everywhere or almost "for the use of the tar" as say the inhabitants of Burkina-Faso. "The toll al-

lows to glimpse the financing of the maintenance long-distance truck driver" declared this way in June, 2010 the Managing director of the Treasury and the Public accounting of Burkina. These words are not hardly different from those of the director of the IRON of Togo which asserted that "the toll is going to supply additional recipes with the aim of the rehabilitation of strap long-distance truck driver of the country". Togo for its part intends to give a true dimension to the toll. As such, the autonomous Company of financing of the road maintenance (SAFER), went in 2015 in South Africa with the South African National Roads Agency Ltd (SANRAL). This structure which wants to be one of the world leaders in the construction and the management of roads aspires to reach 35000 km of asphalted roads among which 15 % of toll roads in 2020 against 21 451 km at

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La Jonction

present. In Senegal, country which inaugurated in August, 2013 the toll highway of a cost of 380 billions F Cfa connecting Dakar with Diamniadio for a concession of 30 years, the toll takes many proportions. Indeed China granted in June, 2015 a loan of 416 billion F Cfa for the financing of the toll highway connecting Touba with the center to Thiès in the East. All in all, everywhere in Africa it is the commotion or the excitement for the new panacea, the toll, to build or rehabilitate the road network aging even almost non-existent. And it is the motorist who will necessarily pay the price for it. If all axes do not become paying or if city halls in the various localities do not get involved in it either for them even reasons. Koné Soungalo

k.soungalo@acturoutes.info

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Transport ferroviaire ACTUROUTES - La Revue

Le projet fou de Bollore

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Place Entreprises

Le projet fou de chemin de fer de Bollore, traversant 5 pays ouest africain coûtera environ 1637 milliard de F Cfa

ne ligne de chemin fer traversant 5 pays ouest africains , c'est le projet titanesque ou pharaonique dans lequel s'est lancé depuis quelques années Bolloré

Appétit gargantuesque ou projet parfois à la limite de la démesure ? Quoi qu'on dise, Bolloré aime bien les grandes choses. Et le chemin de fer du nom de « blue line » qui doit traverser la côte d'Ivoire, le Niger, le Burkina, le Benin et le Togo n'en est qu'une autre illustration. Selon le Président de Bolloré Africa Railways une filiale du groupe Bolloré, Le financement de ce gigantesque projet nécessite environ 1637 milliards F CFA. Et contrairement aux rumeurs qui faisaient croire que le groupe voulait procéder à une levée de fonds sur le marché financier au travers d'une introduction en bourse, il n’en sera rien. Du moins selon les dernières déclarations de M Bolloré lui-même. Il entend garder le contrôle total de cette boucle ferroviaire ouest africaine entamée en 2013 et dont les travaux devraient durer huit ans. L'ensemble du réseau devrait faire 3000 km dont 1200 km de voies nouvelles apprend on de source proche de

l’initiateur du projet qui a de la suite dans les idées et qui devrait être le premier bénéficiaire de ce lourd investissement. En effet le groupe Bolloré gère les concessions portuaires à conteneurs d'Abidjan de Cotonou et de Lomé, trois des cinq pays que traversera cette blue line. Il a donc intérêt a favoriser l’interaction ou interconnexion entre les rail et les ports. Certains experts affirment du reste en ce sens que cette ligne permettra à Bolloré de drainer le trafic minier du Niger et du Burkina et que le transport de marchandises et de minerais représenterait 90 % du chiffre d'affaires de son projet fou. « Sur les transports de longue distance et de masse, le train est plus compétitif que la route en termes de coût et de délai » affirment par ailleurs ces experts. Si certains tronçons sont achevés comme c’est le cas des 143 km entre les villes nigériennes de Niamey et Dosso et qu’en septembre 2015 a démarré la réhabilitation de 1000 km de lignes entre Ouagadougou et Abidjan, ce projet qui entend offrir un « débouché maritime stratégique à des pays enclavés comme le Mali, le Niger et le Burkina » rencontre de plus en plus de difficultés entravant le déroulement normal du calendrier

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des travaux. A titre d’exemple, le 5 novembre 2015, la justice béninoise a ordonné l’arrêt des travaux du chemin de fer et une procédure arbitrale internationale a été lancée par le bureau d’études français Geftarail et sa filiale basée au Niger Africa Rail. Le 19 novembre c’était au tour de la cour d’appel de Cotonou d’imposer à Bolloré une cessation de tous travaux entrepris. Et cela dans le cadre d'une procédure lancée par le groupe Petrolin de Samuel Dossou-Aworet. Par ailleurs, certaines concessions n'ont toujours pas été renouvelées. C’est le cas de la concession des chemins de fer détenue par Bolloré via sa filiale Sitarail en Côte d'Ivoire et au Burkina. C’e serait aussi le cas de la concession allant de Niamey au Burkina. Du moins selon nos sources. Ce sont autant de contraintes qui pendent comme une épée de damoclès et menacent le projet présenté par les initiateurs comme l’artère fémorale de l’Afrique de l’ouest. Ils gardent d'ailleurs le sourire et ne sont nullement ébranlés par cette cascade de plaintes ou toute cette agitation. Kone Soungalo k.soungalo@acturoutes.info

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Place Entreprises

RD Congo

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Quand les femmes mettent la science au service de la sécurité routière a RD Congo a fait son entrée dans le trio de tête du classement des pays africains en matière de sécurité routière. Un rapport de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, publié en juillet 2015 à Addis-Abeba (Ethiopie) place le pays en 3e position après le Ghana et le Nigeria. Les efforts du gouvernement en matière de sensibilisation à la sécurité routière y sont pour beaucoup. Mais l’apparition de robots chargés de réguler la circulation à Kinshasa a eu l’effet d’un Joker dans une partie de jeu de cartes. Ces machines autonomes disséminés sur différents carrefours

DR of Congo

kinois sont dévoués à réguler le trafic et à sécuriser le passage des piétons. Elles sont aussi dotées de cameras de surveillance servant à transmettre à la police les cas d’infractions en vue d’une sanction contre les automobilistes indélicats. Il aura fallu pour cela du cran de la part d’un groupe de femmes. Mis en service en 2013 ces robots « roulage intelligent » sont sortis des laboratoires de Women Technology, une sorte d’incubateur pour les femmes ingénieures de la RDC. La conceptrice des robots, Thérèse Izay Kirongozi, considère que cette innovation « made in Congo » permettra de vendre l’intelligence locale en Europe et

aux Etats-Unis. Grâce à des applications androïdes qu’elle à mise au point, la dame a fait un saut dans le monde des personnes influentes en RD Congo.

Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

When women put the science in the service of the road safety

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R of Congo made its entry to the trio of head of the ranking of the African countries regarding road safety. A report of the Economic Commission of United Nations for Africa, published in July, 2015 in Addis Abeba (Ethiopia) places the country in 3rd position after Ghana and Nigeria.

The efforts of the government regarding raising awareness to the road safety are for many there. But the appearance of robots asked to regulate the traffic in Kinshasa had the effect of a Joker in a part of card game. These stand-alone machines scattered over various crossroads from Kinshasa are dedicated to regulate traffic and safe passage of pedestrians. They are also endowed of will be on drugs of surveillance serving to transmit to the police the cases of breaches with the aim of a penalty against the tactless motorists. It have been made by a group of women. Put into service in 2013 these robots "intelligent rol-

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ling" went out of laboratories of Women Technology, a kind of incubator for women engineers of the DR of Congo. The designer of robots, Thérèse Izay Kirongozi, considers that this innovation "made in Congo" will allow to sell the local intelligence in Europe and in the United States. With applications androids that she in development, the lady popped over to the world of the influential people in DR of Congo. Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

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Place Entreprises

Dernier atterrissage pour Sénégal Airlines ACTUROUTES - La Revue

Air Sénégal S.A prêt à décoller

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Sénégal Airlines, désormais clouée au sol par une très lourde dette.

e Sénégal s’apprête à tenter pour la troisième fois, en quinze ans, de se maintenir en vol avec une flotte et une compagnie compétitives. Pourvu que Air Sénégal SA ne connaisse pas le même sort que les précédentes et défuntes compagnies.

Air Sénégal S.A, créé le 13 avril 2016 avec un capital initial de 40 milliards F Cfa, avec des objectifs ambitieux en termes de « développement, de qualité de service et de sécurité aérienne », serait le futur fleuron des airs qui va remplacer Sénégal Airlines. Si nombre d’observateurs ne voient dans cette nouvelle compagnie qu'une autre au destin semblable à celui de celles qui l'ont précédé, les autorités sénégalaises, pour

leur part, ont plutôt bon espoir que cette fois sera la bonne. «Notre compagnie met en avant ses valeurs d’efficacité, de transparence, de professionnalisme. Autant de qualités pour en faire une des meilleures compagnies au monde» soutiennent ils. Dans leur entendement, Air Sénégal SA dont le capital sera porté à 100 milliards F CFA, devrait être différente à bien des points de vue de Sénégal Airlines. Cette compagnie est désormais clouée au sol sans avion et plombée par une lourde dette cumulée estimée à 65 milliards F CFa dont 24 milliards pour 2011, la première année d’exploitation. «Elle n'avait plus d'avions et n'a pas pu remplir les conditions nécessaires pour que l’autorité de régulation de l'aviation civile puisse renouveler son permis d’exploitation aérienne arrivé à

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expiration le 2 avril 2016 » apprend t-on de source proche des autorités sénégalaises. Compte tenu de cette situation, l'Etat sénégalais a décidé de mettre fin à la convention de concession des droits de trafic le liant à Sénégal Airlines dont il détenait pourtant 36% des parts et qui a été créé en novembre 2009. De janvier 2011, date du premier vol au 2 avril 2016 date de cessation des activités de Sénégal Airlines créé sur les cendres de Air Sénégal international, cela fait cinq ans. L’envol de cette deuxième compagnie qui comptait 229 employés et desservait 13 destinations intérieures et régionales en Afrique en 2013, n'aura duré que 5 ans. Le premier vol de Air Sénégal S.A qui devrait prendre à son compte le personnel de la défunte compagnie, est prévu début 2017 sur le nouvel aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Vœux pieux ou ambition démesurée ? Difficile de le dire. Toujours est-il que les autorités sénégalaises croient dur comme fer en leur projet et les partenaires privés se bousculent pour être à bord de cette compagnie à peine portée sur les baptismaux. Koné Soungalo

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One Way

Tribunes & Opinions

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Carlos Lopes

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«Il faut maîtriser les statistiques africaines»

arlos Lopes fait partie de ces dirigeants qui ont le franc-parler. Dérangeants ou sonneurs d’alertes ? Ces derniers ont en tous cas le mérite d’éveiller les consciences trop conservatrices. Dans une Afrique où le décompte en tous genres n’est pas une priorité, ce Bissau-guinéen d’origine, «citoyen du monde» aujourd’hui, prône «la maitrise des statistiques». Pour et dans les routes comme les transports, cela compte. Le leader s’en explique dans un entretien dont un extrait figure cidessous. Vous voulez « rendre les chiffres intelligents », c’est-à-dire donner un sens incontestable aux instruments de mesures. L’Indice de l’intégration régionale, en cours d’élaboration, permet-il d’innover ?

Je me suis rendu compte que si on veut véritablement changer le discours sur l’Afrique, il faut maîtriser les chiffres. Tant pour les données macroéconomiques que démographiques, nous disposons d’énormément de projections. Mais, pour une partie d’entre elles, tout l’appareil statistique devient susceptible de fausses interprétations, de prévisions erronées, dénuées de véritable sens... Les

raisons pour lesquelles nous avons tellement de déficiences statistiques se trouvent naturellement, entre autres éléments, dans l’appareil institutionnel des Etats. D’autre part, les indicateurs

conçus pour d’autres parties du monde ne reflètent pas forcément la réalité de l’Afrique. Beaucoup projettent ainsi des chiffres dont la crédibilité fait accepter toutes sortes d’analyses, lesquelles ne sont pas fondées sur la même qualité et la même fiabilité que les données d’autres régions du monde. Ainsi tout n’est pas comparable ! Je vous donne juste un exemple, le plus frappant. On dit généralement que la croissance africaine de ces quinze dernières années pourrait être remise en cause parce que les chiffres ne sont pas totalement fiables. C’est une thèse qui est répandue parmi un certain nombre d’analystes. A lire à cet égard, un essai sur la qualité des statistiques du continent : Poor Numbers, de Morten Jerven. Il entretient et justifie la question « peut-on

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croire à cette croissance ? ».

D’autant plus que beaucoup d’Etats essaient de manipuler les chiffres. Le doute est donc légitime…

Il faut savoir que seulement douze pays en Afrique tiennent des statistiques de comptes nationaux à jour, voisins des standards internationaux. Seuls une vingtaine de pays disposent d’un recensement de population qui ne dépasse pas dix ans. Sur ces bases, on pourrait donc effectivement donner crédit à ce doute. Pourtant, chaque fois que l’on procède à une révision des comptes nationaux pour les adapter aux meilleurs standards, on met à jour une sous-estimation. Il n’y a jamais de surestimation, au contraire ! Cela s’explique, car les nouveaux standards permettent d’avoir beaucoup plus de connaissance sur l’économie informelle – partout dans le monde, pas seulement en Afrique. C’est le cas par exemple des comptes nationaux de l’Italie qui ont été révisés pour inclure la contribution de la mafia et des prostituées. Et cela ne fait pas rire les gens ! Mais quand il s’agit de l’Afrique, on a des doutes. Voilà juste une petite démonstration du fait que nous devons vraiment maîtriser les chiffres… Source : Le Monde.fr

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Déblayage

Routes

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Alassane Ouattara maintient le cap

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Après le pont HKB, le Président Ouattara pense de plus en plus à d’autres projets notamment le 5ème pont entre le Plateau et Yopougon (Côte d’Ivoire).

bidjan. Entre Y o p o u g o n (nord) et le Plateau (sud), le trajet par la route devient de plus en plus éprouvant en raison de la persistance des bouchons. Beaucoup d’usagers rêvent déjà du pont qui sera construit entre ces deux cités au dessus de la baie lagunaire de Mossikro et qui croisera le boulevard de la Paix à la hauteur de Boribana. L’ouvrage comprend une voie express de 7,5km et un échangeur de 1,45km

Ce projet est baptisé le 5e pont d’Abidjan et est inclus dans le Programme national de développement (PND 2012-2015). Le gouvernement a promis que 2016 ne passera pas sans le premier coup de pioche pour la réalisation de l’ouvrage. Après le 3e pont, le 4e devait

être une passerelle bâtie entre Yopougon et l’Île Boulay mais il a été mis en veilleuse en raison du peu d’intérêt qu’il vaut en termes d’urgence pour les populations, selon des sources proches de la Direction générale de l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE).

Le 5e pont a toutes les chances d’être le projet routier majeur à se concrétiser avant 2020 marquant le terme du second mandat du Président Alassane Ouattara.

Il permettra de couronner un parcours présidentiel jonché de réalisations exceptionnelles sur le terrain des infrastructures de transport qui valent au Chef de l’Etat des surnoms et surtout le titre de « bâtisseur ». Plusieurs ouvrages en témoignent éloquemment: le pont Henri Konan Bédié, l’autoroute Singrobo-Yamoussoukro, l’autoroute Abidjan – Grand Bassam

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Le pont Henri Konan Bédié Présenté comme le 3e pont aux côtés des ponts Houphouët-Boigny et De Gaulle, l’ouvrage permet une nouvelle connexion entre les zone Nord et Sud de la capitale économique ivoirienne avec l’avantage d’offrir une liaison directe avec le boulevard Giscard d’Estaing menant à l’aéroport d’Abidjan. Plus qu’une solution à l’engorgement du trafic, l’ouvrage se projette comme la concrétisation de longues tractations entre les autorités ivoiriennes et le groupe français Bouygues ayant remporté l’appel d’offres attenant au projet. « Il symbolise la confiance retrouvée dans notre pays. Un signal fort de la relance de notre économie qui est un vecteur de l’accélération de la croissance », avait déclaré le président à l’inauguration de l’ouvrage. Près de 200 milliards de FCFA ont été investis dans l’édifice N°02.Mai 2016

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dont la passerelle longue de 1,5 km en 2x3 voies réalise à ce jour un trafic journalier de 70 000 véhicules. Battant en brèche les premières voix qui jugeaient « exorbitants » les tarifs du péage.

L’autoroute Singrobo-Yamoussoukro A l’origine, le premier président de la Côte d’Ivoire indépendante, Félix Houphouët-Boigny, avait l’idée de relier Abidjan et les limites du Nord de la Côte d’Ivoire. Mais en raison de contingences économiques, le chantier entamé en 1975 s’est arrêté à Singrobo à environ un peu plus de 80 kilomètres de sa ville natale Yamoussoukro. Le projet du prolongement de l’autoroute de Singrobo à Yamoussoukro (86 kms) a été repris par les gouvernements successifs avec une entame concrète en 2007. L’ensemble se présente désormais comme une connexion autoroutière de plus de 230 km entre Abidjan et Yamoussoukro, donnant un coup d’accélérateur aux échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les pays situés à sa frontière nord. Il a coûté plus de 130 milliards

de FCFA à l’Etat ivoirien appuyé par des bailleurs de fonds internationaux dont la Banque Islamique de Développement (BID), le Fonds Saoudien de Développement (FSD), la Banque Arabe de Développement Economique de l’Afrique (BADEA).

L’autoroute Abidjan – Grand Bassam Il est apparu dans la dynamique des réalisations. De toutes les oeuvres annoncées par l’administration Ouattara,

Déblayage

l’autoroute de Bassam est celle qui aura beaucoup surpris. Le tracé ayant été fait en dehors de l’ancienne route (toujours pratiquée) a contribué à instaurer le projet dans l’oublie pour les populations. Le respect des calendriers de réalisation a amplifié la surprise. L’autoroute Abidjan – Grand Bassam, c’est 2 fois 3 voies, longues d’une dizaine de kilomètres. Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

Les embouteillages sont de plus en plus fréquents entre Yopougon et le Plateau. Les automobilistes désespèrent pesque.

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Calendrier éditorial 15 juin: Banques commerciales, la logique de la croissance 15 juillet (juillet ( juillet août): Focus sur les placements financiers septembre 15 sept embre : Infrastructures PPP en Afrique 15 octobre octobre : Benchmark des Bourses des valeurs mobilières en Afrique

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Déblayage

Ethiopie

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Le rêve réalisé du premier tramway

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epuis septembre 2015, les citoyens d’AddisAbeba partagent le quotidien avec le tramway dénommé Addis Ababa Light Railway. Ce train ultra-moderne parcourt 34 kilomètres ralliant le nord et le sud de la capitale afin de convoyer 60 mille passagers par jour pour un tarif de moins d'un demidollar, subventionné par l’Etat. Financé par la Chine à 85%, ce projet est le premier service de train entièrement électrifiée en Afrique sub-saharienne. Il a coûté plus de 470 millions de dollars. Ce qui pourra diminuer les embouteillages dans la capitale. Pour de nombreux observateur, l’avènement de ce «serpent d’acier» est le symbole d’une révolution à deux niveaux. Au plan économique

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Ethiopia

Le pays a réservé un accueil chaleureux au 1er tramway d’Afrique, au sud du Sahara

l’investissement a permis au pays de gagner une part dans l’offensive chinoise qui vise un partenariat gagnant-gagnant avec l’Afrique. Lors d’un voyage en Ethiopie en mai 2014, le premier ministre chinois Li Keqiang avait réaffirmé l’intention d’étendre la coopération avec l'Afrique dans les domaines de la construction des routes, des chemins de fer,

des télécommunications, des réseaux électriques et d'autres infrastructures. Au niveau énergétique, le gouvernement a mis en place un système de ligne électrique spécialement dédié au tramway montrant la forte potentialité du pays dans ce secteur.

Celestin Kouadio c.kouadio@acturoutes.info

The realized dream of the first tramway

ince September, 2015, the citizens of Addis Abeba share the daily life with the tramway called Addis Ababa Light Railway. The train of white-blue-green color runs 34 km rallying the north and south of the capital to convey 60,000 passengers per day at a cost of less than half a dollar, subsidized by the state. Financed by China in 85 %, this project is the first service of train completely electrified in sub-Saharan Africa. He cost more than 470 million dollars. Which can decrease the bottlings in the capital. For many observers, the advent of this "iron snake" is the symbol of a two level revolution. In the economic plan the investment allowed the country to win

The country reserved a warm welcome to the first tramway of the south of Sahara

a part in the Chinese offensive which aims at a win-win partnership with Africa. During a journey in Ethiopia in May, 2014, Chinese Prime Minister Li Keqiang had reaffirmed the intention to widen the cooperation with Africa in the domains of the construction of roads, railroads, telecommunications, electricity networks and

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other infrastructures. At the energy level, the government set up a system of electric line specially dedicated to the tramway showing the strong potentiality of the country in this sector.

Celestin Kouadio c.kouadio@acturoutes.info

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Salon des transports publics 2016 Du 14 au 16 juin à Paris

Appelé encore salon européen de la mobilité, c'est le rendez vous incontournable de tous les acteurs du transport public et de la mobilité durable en Europe. Il est le reconnu comme l’événement leader du secteur et rassemble à Paris des professionnels di transport urbain, interurbain et régional venus de 58 pays. Avec les trophées de l'innovation du transport public et le parcours innovation, le salon valorise les meilleures avancées dans le secteur. Il constitue des lors un vivier d’opportunités pour rencontrer des partenaires dans un secteur en pleine expansion.

Mondial de l’automobile Du 10 au 16 octobre Organisé à Paris, c’est l'un des rendez vous majeurs parmi les salons automobiles du monde. Il se déroule tous les deux ans au parc des expositions de la porte de Versailles. En 2016 il permettra aux visiteurs de connaître les derniers développements effectués par les constructeurs en matière de véhicule propre.

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Panneau

Salon du transport et de la logistique 14 au 16 juin à Shangai

Ce salon biennal international des produits, technologies et services du transport et de la logistique est la déclinaison chinoise du salon Messe Munchen qui regroupe chaque année à Munich (Allemagne) un peu plus de 30 000 exposants et enregistre plus de deux millions de visiteurs. En 2014 la version chinoise a attire plus de 4100 délégués à son programme de conférences et près de 17000 visiteurs de 69 pays.

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