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psychiatrique(s)/psychologique(s) particulière(s) (comme l’Hospital Anxiety Depression Scale [HADS] pour l’anxiété et la dépression, ou l’Adult ADHD Self-Report Scale-Version 1.1 [ASRS-v1.1] pour le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité par exemple). Ces différents outils peuvent être remplis par le soigné (on parle alors d’auto-questionnaires), par un tiers - souvent un soignant - (on parle d’hétéro-questionnaires) ou par les deux [5]. Concernant les problématiques addictologiques, l’utilisation d’outils composites, comme la MATE (Measurements in the Addictions for Triage and Evaluation) peut être intéressante [6]. L’avantage de ce genre d’outils composites en addictologie est qu’ils associent des instruments d’évaluation addictologique classiques, mesurant par exemple le « craving » ou les signes de dépendance, des outils de dépistages médicaux (somatique et psychiatrique) et des mesures du fonctionnement social par les soignants avec une évaluation du sujet par lui-même, notamment en matière de fonctionnement social et relationnel [6]. Ce genre d’outils peut donc être utile pour estimer le besoin en soins d’un patient donné dans ces différentes dimensions tout en explorant les éléments de la personnalité ou l’entourage du sujet qui peuvent jouer un rôle aussi bien positif que négatif sur son rétablissement dans une optique d’approche motivationnelle [6]. Outre essayer de limiter l’impact de la subjectivité du patient et/ ou du soignant sur l’évaluation de certains symptômes, l’utilisation d’outils d’évaluation et de dépistage cliniques validés peut avoir les avantages suivants [3,4] : aider le patient à mettre des mots sur les difficultés rencontrées, faciliter le suivi de l’évolution d’une symptomatologie/dimension notamment au décours d’interventions, permettre le dépistage de troubles légers pouvant parfois passer inaperçus au gré du contenu des entretiens ouverts (comme le dépistage des déficits cognitifs chez les patients souffrant de schizophrénie ou de trouble affectif bipolaire une fois la symptomatologie psychiatrique stabilisée par exemple), aider le soignant à écarter un diagnostic différentiel, et également permettre d’aborder de manière indirecte certaines dimensions que le patient peut être initialement réticent à aborder.

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L’avantage de ce genre d’outils composites en addictologie est qu’ils associent des instruments d’évaluation addictologique classiques, mesurant par exemple le « craving » ou les signes de dépendance, des outils de dépistages médicaux (somatique et psychiatrique) et des mesures du fonctionnement social par les soignants avec une évaluation du sujet par luimême, notamment en matière de fonctionnement social et relationnel .

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Rapport d'activités 2016 de la Fondation Phénix  

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