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MONSIEUR TOUSSAINT

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Et quelquefois j’ai comme une grande idée

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de

Ken Kesey

Traduit de l’anglais (États Unis) par Antoine Cazé LE LIVRE : Alors

que la grève installée à Wakonda étrangle cette petite ville forestière de l’Oregon, un clan de bûcherons, les Stampers, bravent l’autorité du syndicat, la vindicte populaire et la violence d’une nature à la beauté sans limite. Mené par Henry, le patriarche incontrôlable, et son fils, l’indestructible Hank, les Stampers serrent les rang… Mais c’est sans compter sur le retour, après des années d’absence, de Lee, le cadet introverti et toujours plongé dans les livres, dont le seul dessein est d’assouvir une vengeance. Au-delà des rivalités et des amitiés, de la haine et de l’amour, Ken Elton Kesey (1935-2001), auteur légendaire de Vol au-dessus d’un nid de coucou, réussit à bâtir un roman époustouflant qui nous entraîne aux fondements des relations humaines. C’est Faulkner. C’est Dos Passos. C’est Truman Capote et Tom Wolfe. C’est un chef-d’œuvre.

L’AUTEUR : Suivre

roman 800 pages / 24 euros [parution 3 octobre 2013] « Après Vol au-dessus d’un nid de coucou, Kesey donne une fois de plus vie à des personnages inoubliables. Pénétrer dans Et quelquefois j’ai comme une grande idée, c’est pénétrer dans le monde fou et fascinant d’une famille elle-même folle et fascinante, au quotidien exaltant et à l’attachement forcené à la vie. On y retrouve ce don exceptionnel pour la comédie et une écriture tout simplement sensationnelle. Lorsque Kesey décrit le vol d’oies du Canada au-dessus des bois, on est presque en mesure de les voir ; lorsqu’il évoque l’odeur de l’herbe et le goût des fraises, on sent, on goûte et on ressent. » — San Francisco Chronicle « Une immense réussite. Avec pour arrièreplan l’environnement moite et rude d’une communauté de bûcherons de l’Oregon, ce livre laisse échapper halètements, souffles, cris, hurlements… Impossible de ne pas admirer la vigueur de Kesey et sa maîtrise prodigue de la langue. Quant à la capacité de l’auteur à créer des personnages, elle est époustouflante. » — The Cleveland Plain

dans ses zigzags la fulgurante trajectoire de Ken Elton Kesey entre 1960 et 1967, c’est voir se dérouler à toute vitesse les années soixante aux États-Unis, leurs extravagances, leur fantastique dynamisme, leurs naïvetés, et aussi leurs inquiétantes dérives. Né en 1935 dans le Colorado, le bouillonant Ken Kesey a grandi dans le Nord-Ouest, en Oregon, où son père monte, au lendemain de la guerre, une coopérative laitière assez prospère. Athlétique, avec un vague air de Paul Newman en plus musculeux et trapu, c’est un spécialiste de la lutte gréco-romaine, discipline dans laquelle il a failli être sélectionné pour les Jeux Olympiques de 1960. Il arrive dans la baie de San Francisco en 1956, avec une bourse pour l’université Stanford. L’hôpital pour anciens combattants de Menlo Park recrute des cobayes rémunérés pour des expériences de drogues « psychomimétiques ». Ken Kesey découvre les hallucinogènes : le LSD, le peyotl, la mescaline. Il écrit le roman qui va le rendre célèbre, Vol au-dessus d’un nid de coucou (1962). Avec l’argent de son succès, il achète, près de La Honda, une maison, où il termine son second roman, qu’il estime être son chef-d’œuvre, Et quelquefois j’ai comme une grande idée, qui parait en 1964.


Au printemps de la même année, sa vie va complétement changer de direction. Kesey et sa bande de « Joyeux Lurons » – les Merry Pranksters – achètent un vieux bus de ramassage scolaire, le peinturlurent de toutes les couleurs, l’équipent de haut-parleurs, et prennent la route de l’Est. Au volant, une vieille connaissance : Neal Cassady, l’ancien compagnon de bourlingue de Kerouac. On refait Sur la route, mais dans l’autre sens. Ou plutôt, on s’en repasse le film. Le bus traverse le continent jusqu’à New York, où se tient alors l’Exposition Universelle. Le film Magic Trip, disponible depuis seulement 2012, en est le surprenant résultat. « Et quelquefois j’ai comme une grande idée, un grand livre dans tous les sens du terme, qui capte l’atmosphère d’une Amérique d’après-guerre (de Corée) comme aucun autre bouquin auparavant. Kesey nous présente dans cette œuvre riche des gens qui perpétuent un mode de vie passé, au-delà des associations de parents, des pubs pour la bière ou encore de l’immense aura de l’époque. » — The New York Times Book Review « Avec son premier roman, Kesey a prouvé qu’il était un grand écrivain, à la fois inventif et ambitieux – des qualités qui s’avèrent encore plus manifestes dans Et quelquefois j’ai comme une grande idée. L’auteur y développe un récit fascinant par le biais d’une technique tout aussi fascinante : le changement rapide de points de vue, stratégie expérimentée par de nombreux romanciers, dont certains ont même tenté de mélanger passé et présent. Selon moi, Kesey est celui qui est allé le plus loin dans l’expérimentation, et l’utilisation de cette technique lui permet d’atteindre son but : suggérer la complexité de la vie et l’absence de vérité absolue. » — Saturday Review « Un roman plein de vie et de relief. Kesey est un grand auteur qui possède son propre mode d’expression. Quiconque s’intéresse aux trésors de la littérature américaine devrait avoir envie de le lire. » — Chicago Tribune « Le lecteur ferait mieux d’enfiler un cachenez et un ciré avant d’entamer la lecture de ce roman : l’Oregon est un territoire froid et humide, et Kesey un auteur au réalisme saisissant ! Il se révèle à la fois poète et paysan, aussi riche et vorace que peuvent l’être la rivière et les bois. » — Los Angeles Times

À leur retour, la maison de La Honda devient le lieu de rendez-vous de toute la culture qu’on commence à appeler « psychédélique ». Tom Wolfe racontera ses aventures dans Acid Test, que Gus Van Sant (grand admirateur de Kesey) a le projet d’adapter au cinéma. Trop jeune pour être un beatnik, trop vieux pour être un hippie, Ken Kesey était l’embryon d’une contre-culture anticonsumériste, totalement libre, ouvert d’esprit et tentant par tous les moyens de se connecter au monde entier pour en prendre la véritable mesure. « Je pense que Et quelquefois j’ai comme une grande idée est la meilleure œuvre que j’aie jamais écrite. L’écriture de ce roman a été tellement différente de celle de Vol audessus d’un nid de coucou, où il me semblait parfois devoir combler les trous. Idée est, à mon avis, une grande œuvre. Les gens me demandent parfois pourquoi je n’écris pas autre chose de ce style et je leur réponds que je ne peux tout simplement pas. Je ne peux plus contenir tout ça à la fois dans ma tête. Pour Idée, j’écrivais jusqu’à 30 heures d’affilées – il faut être jeune pour y parvenir.» — Ken Kesey ***

Pour accompagner la sortie de ce livre nous avons mis en ligne un centre de ressources à propos de Ken Kesey, où nous avons traduit des documents inédits sur lui : http://tinyurl.com/kenkesey Nous allons également éditer un livret de 16 pages réunissant les meilleurs documents sur Et quelquefois j’ai comme une grande idée et sur Ken Kesey. Nous avons également convaincu Stock de remettre en place Vol au-dessus d’un nid de coucou et Points de faire de même avec Acid Test.


Et quelquefois j'ai comme une grande idée, Ken Kesey  

Et quelquefois j'ai comme une grande idée, Ken Kesey, éditions Toussaint Louverture, Agence Anne & Arnaud

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