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«SCENES DE RUELLE» MOBILIERS À ACTIONNER Dossier de Communication


Sommaire

Qu’est ce que l’imprevisible ?............................5

Est-ce que la ruelle est un lieu propice aux rencontres ?..................... .............9

Le projet......................................................... 12

Methode de communication........................... 23


C’est un événement spontané ou chacun peut y trouver une satisfaction, un « mieux vivre ensemble ». Le projet se compose de différents meubles (chaises, bancs, tables...). Ils se suspendent aux palissades des ruelles. Événement mêlant à la fois public et privé. Il se veut imprévisible, et vient créer la rencontre en formant à travers le temps des scènes de vie intérieure/ extérieure dans la ruelle, selon les envies des habitants et des passants.


Qu’est-ce que l’imprévisible? Dans une ville l’imprévisible est souvent réduite à cause d’une catégorisation des espaces, ceux-ci sont trop spécifiés et ne permettent plus une action improvisée, spontanée, imprévisible. Pour pouvoir changer cette situation et la comprendre il faut d’abord ce demander: Qu’est ce que l’imprévisible? De cette question, découle une suite de sous questions. Paul Medam nous en donne les réponses dans son livre « Le labirynthe des rencontres».

Qu’est-ce qui permet l’imprévisible?

Dans son texte, Medam nous dit que peu d’entrecroisement, de rapprochement trouvent une raison d’être logique. Ce sont plus des coïncidences imprévisibles. Cela leur confère un caractère imprévisible, approximatif et du même coup ludique et léger. Ce flou qui existe permet une souplesse interstitielle entre les éléments, des espaces de liberté, des marges de tolérance et du fait de l’existence de celles-ci de l’amusement, de l’improvisation. On y tolère mieux l’étrangeté, l’incertitude.

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Quel est le rôle de la ville dans l’im prévisible?

Les citadins ne se contentent pas de se rencontrer dans les villes, ils rencontrent également leur ville. Cette rencontre n’est pas duelle, elle est triangulaire, car la ville se met de la partie, elles s’affirment comme parties prenantes. La ville pose son empreinte sur les

vies sociales qu’elle abrite. Elle in-forme; imprègne et informe, ou du moins elle met en situation. On peut y voir que ce qui est durable se joue avec la ville et que ce qui est éphémère se joue sans qu’elle y mette du sien. Ainsi, on va par ces rencontres de l’éphémère au durable. Prenons l’exemple du trottoir, s’il est serré, deux personnes risquent de se heurter, se fâcheront peut-être, en viendront peutêtre au coup. On peut donc voir que la ville est contraignante par sa morphologie. D’un côté, elle amplifie le jeu : elle multiplie les marges, accroît l’incertitude, suscite l’improvisation… Mais d’un autre, elle ferme le jeu : elle le bloque, l’entrave par ses règles…

Peut-on prévoir l’imprévisible?

Dans les villes, des lieux sont aménagés pour la rencontre. On les conçoit, on les planifie à cette fin pour rendre possible un certain type de rencontre (café, restaurant, parc…). L’imprévisibilité est donc soumise


à un effort de prévision, les incertitudes sont amoindries. Cela réduit les marges de jeu et les espaces de liberté. Cela donne donc des imprévisibles à prévoir.

Quand y a-t iI un échange?

Pour que l’échange soit effectif au terme d’une rencontre, il faut un changement de direction, d’humeur, une séduction, une modification de point de vue, un accroissement d’information… Si rien ne demeure, la rencontre n’est qu’apparente. Et pour une ville pour qu’une rencontre ait lieu, il faut sans doute mille amorces de rencontre. Plus la ville donne lieu à ces agitations aléatoires, plus elles donnent de chance à l’intervention du hasard. (Exemple : grandes villes VS. campagne). Paul Medam propose d’établir une cartographie de ces espaces de rencontre selon le degré d’indétermination qu’ils préservent ou excluent. Il constate que peutêtre découvrirait-on la richesse des espaces vident, puisqu’en somme, s’ils sont vacants, ce n’est pas pour maintenir du vide, mais afin d’accueillir ce qui est possible.

Qu’est-ce qui fait la richesse d’une rencontre?

Dans les villes, des liens se tissent, mais restent souvent inachevés. C’est cette inconclusion qui fait la richesse d’une rencontre. Ce sont les interrogations qui exigent de la rencontre qu’elle ne se conclue pas. Si la personne se livrait sans réserve, il n’y aurait plus de rencontre, car il n’y aurait plus de jeu. La différence donne lieu aux interrogations qui permettent une marge d’incertitude pour accueillir la créativité.

Suite à la lecture de ces deux chapitres et à la compréhension de ce qui est l’imprévisible, nous pouvons nous intéresser aux ruelles de Montréal. Ces lieux sont des lieux de liberté et de bricolage urbain. La marge de manoeuvre est un élément constitutif de la ruelle. On peut considérer ces lieux comme des lieux de hasard et de jeux, ce qui nous permet de nous rapporter au texte et de les définir comme des lieux de souplesse, des espaces de liberté. La ruelle pourrait être définie comme un théâtre dont les scènes seraient celles de la vie quotidienne. Aucune installation ou règle ne définit les scènes qui pourraient s’y produire ce qui fait d’elle un lieu qui permet à l’improvisation. 6


3 degrés de rencontrent s’y retrouvent, 3 dialogies : La première est l’habitant-habitant. On y voit ici les rapports de voisinage entre personnes habitant la ruelle. Ces rencontres sont intéressantes du point de vue humain, car les personnes se connaissant plus ou moins bien ont une certaine intimité, partagent des choses : un coin de potager, la garde de leurs enfants… Ces rencontres ne sont pas les plus propices à déclencher l’imprévisible. En effet, la vie au sein d’un quartier est souvent ponctuée d’habitudes, de cycles, de rituels… L’imprévisibilité pourrait être ponctuée par l’arrivée d’un nouveau voisin, celui-ci ne ferait pas partie des « habitués » et pourrait donc apporter du nouveau. La deuxième est la relation passant-habitant. Cette rencontre est la plus intéressante, car elle permet de se faire rencontrer deux mondes : celui de l’habitant ayant ses habitudes et celui du passant, du curieux. Si l’on s’en réfère à ce qui a été dit avant on peut dire que cette relation permettrait que des liens se tissent et restent inachevés. En effet, ces deux personnages ont chacun des mondes différents et sont étrangers l’un par rapport à l’autre. Or d’après Medam, la richesse d’une rencontre réside justement de l’inconclusion d’une rencontre. Leur monde se rencontre, mais chacun garde son statut propre. La troisième est passant-passant. Cette relation est une relation de flâneur, de curieux. Peu de passants vont avoir une interaction entre eux. Souvent, le flâneur va attendre d’être seul pour regarder à travers les palissades. De plus, peu de flâneurs vont s’arrêter pour faire une activité ensemble ou participer à l’activité de la ruelle.

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Comme nous avons pu l’analyser précédemment, la relation passanthabitant est la plus propice à l’imprévisible. L’intervention de design à faire serait donc une intervention qui serait utilisable par les habitants et les passants en permettant un échange entre eux. La difficulté d’une telle intervention est que ce qui fait l’imprévisible actuellement est l’absence de règles établies. Les usagers sont libres, leurs interactions sont naturelles. La ruelle est un lieu d’apprentissage, d’expérimentation qui est libre. Le fait qu’il y a une marge plus floue d’un point de vue architectural que pour les rues renforce ce caractère de bricolage urbain qui démontre le côté imprévisible.

Comment préserver l’imprévisible? À partir du moment où l’on pose un geste sur la ruelle, perd-on le caractère hasardeux qui engendrer l’imprévisible. On peut voir dans les exemples de Medam que quand une ville est contraignante par sa morphologie elle ferme le jeu. La ruelle perdrait son côté théâtre de l’improvisation pour devenir un théâtre d’activités répétées de la même manière à chaque fois. La réponse formelle d’une telle intention doit donc permettre de la flexibilité suivant les usagers, permettre différents usages ou différentes manières d’utiliser. Elle doit être mobile et doit pouvoir être fonctionnelle dans n’importe quel lieu de la ruelle. Une telle intervention permettrait de préserver l’imprévisible.

La dernière question reste donc :

Quelle est la limite d’une intervention pour préserver l’imprévisible? 8


Est-ce que la ruelle est un lieu propice aux rencontres ?

Dans une ville créer la rencontre n’est pas toujours évident, on vit à grande vitesse passons d’un lieu à un autre sans faire attention aux autres. Pourtant, certains lieux dans la ville où le temps paraît suspendu laissent place à la rencontre Cette réflexion sur la rencontre me pousse à me demander si les ruelles de Montréal seraient un lieu propice aux rencontres. Paul Medam nous en donne les réponses dans son livre « Le labyrinthe des rencontres ». la ville espace programmé « Le cœur de la ville doit rester propre. Pur, policé. Pour qu’il le reste, il n’est que de tenir au loin cette souillure ; cette altération ; cette hybridation ». « Lieu de désillusion ». Au cœur des villes « tout est compté, la quantité d’espace, la tolérance la convivialité, rien n’est là sans raison, il faut alors s’éloigner des centres pour vivre véritablement des rencontres ».

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N’existe-t-il pas justement des lieux qui échappent à ce schéma, lieux résidentiels cachés par la ville, arrière scène, coulisse de la ville. Lieux qui ne sont pas dans les guides touristiques, là où il n’y a pas foules. Pourrait-on alors vivre de véritable rencontre dans la ville? A-t-on vraiment besoin de créer de nouvelles frontières? De s’étendre au-delà des frontières de la ville? Il existe certainement dans les villes des zones périurbaines en centre-ville, lieu à l’abri de l’agitation du centre, qui offre les mêmes atouts que la ban-

lieue. Pour trouver son équilibre, savonsnous vraiment utiliser la ville, pour ce qu’elle est et non pour l’image que l’on s’en fait. Peut-être nous sommes aveuglés par le les façades et le décor, ce que l’on nous montre, et pas assez curieux pour remarqué toutes les possibilités que la ville nous offres. Ces multiples espaces qui échappent à l’espace structuré et rigide de la trame et forment presque une trame négative de la ville. On cherche sans cesse l’éloignement tout en étant « social » le rapprochement ne force il pas la rencontre ? L’obligation de se confronter à l’autre de s’entraider. « Transactionnel Territoire voué à l’approximation. Interstices, dans le tissu urbain, ou il semble que l’hybridation puisse trouver lieu ». les rituels « Rencontre de l’autre rituellement » Les rituels créent la rencontre, il nous rassemble, nous nous reconnaissons, car nous partageons des habitudes communes on par-


tage « une langue, une mémoire, une culture ». Ces rituels forment des entités. Rituelle quotidien, des simples gestes répétés, qui nous force a croisé le regard de personne ayant les mêmes gestes les mêmes habitudes. Ces personnes ont ainsi des points communs. Que ces rituels soient forcés par la prise des transports en commun, ou choisie, ils créent la rencontre. la curiosité La découverte d’un pays, d’une région nous amène parfois à flâner découvrir et rencontrer, pour en apprendre davantage. Cela crée des rencontre multiculturels, des échanges de point de vue, de façons de vivre. « Se lancé dans l’aventure migratoire » c’est forcé le dialogue, allez à la rencontre de l’autre. Aujourd’hui les villes sont de plus en plus cosmopolites, et sont composée de différentes sonorités, différentes saveurs. La ville c’est un métissage de culture, la mondialisation crée la rencontre au cœur des villes elles ouvrent la ville au monde, multiplie les échanges. C’est espace transitoire permettent la tolérance il n’y a pas de jugement ou de compartiment. Chacun peut se l’approprié il appartient à personne. « Le cosmopolite s’exprime ». Les habitants des villes qui se côtois sont comme ses étrangers qui apprennent à vivre dans un milieu nouveau une nouvelle ville, ils finissent par crée une communauté « sécrétée une trame de plus en plus permanente ». Tout comme des étrangers et immigrants, il faut transgresser sa propre ligne de démarcation.

Il existe des espaces péri urbains en centreville les ruelles en font partie, elles créent des communautés au cœur des villes, des espaces de végétations ou les habitants cherches à reproduire une vie de banlieue comme on peut le voir avec les ruelles vertes qui amène répondre à la question « comment rendre plus nos espaces plus vivants au cœur des villes, où comment amener la nature en ville. Ce sont des zones tranquilles loin de l’agitation qui permettent de s’approprier son « morceau » de ville.

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Les habitants on tout les mêmes envies, les mêmes désirs ils ont alors des points commun et forment des entités à travers la ville. Le fait que ces ruelles soient l’arrière-scène de la ville en fait des espaces curieux, différent sans nom ni numérotation à la fois dans la ville et hors de la ville.

La dernière question reste donc :

comment ritualiser les espaces périurbains dans les centre-ville afin de créer la rencontre?

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Le projet Le projet «scènes de ruelle» propose un mobilier de ruelle. Celui-ci est mis à la disposition des habitants et des passants de la ruelle. Appropriable par tous, il permet la rencontre et renforce la dimension appropriable à la ruelle. Chaque objet permet divers usages qui créent des événements spontanés. Le mobilier se range sur la palissade. Celle-ci est précisément le point de rencontre entre le public et le privé. La palissade a une dimension symbolique, surtout dans les ruelles ou le privé se laisse dévoiler, ou il y un certain aspect de voyeurisme. Elle est la ligne de délimitation du privé, mais aussi, et surtout le point de rencontre du public. Lorsqu’ils sont accrochés aux palissades, les différents mobiliers permettent des assises suspendues. Les pieds battant dans le vide ou presque, l’utilisateur est littéralement supporté par la palissade.

Ce dispositif de suspension renforce la dimension symbolique de la clôture. Entre espace public et privé, le projet apporte une nouvelle dimension.

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Élements du projet L’objet Ce mobilier se compose de plusieurs éléments plurifonctionnels : table-but, chaise-étagère, banc-chaise longue. Le banc- chaise longue :

Suspendue à la palissade ce module devient une chaise. Une fois au sol, on peut l’utiliser en chaise longue ou en banc.

La chaise-étagère :

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Suspendue à la palissade ce module devient une étagère. Une fois au sol, on peut l’utiliser en chaise ou en table de jardin.


La table-but de hockey :

Suspendue à la palissade ce module devient une chaise. Une fois au sol, on peut l’utiliser en table ou en but de hockey.

La dimension graphique Lorsqu’il est rangé le long des palissades, les différents éléments présentent une dimension paysagère à la ruelle. Ils la rythment d’une série d’objets rouge qui lui donne une dimension graphique particulière. La palissade ne sera plus considérée comme une limite, mais comme le lieu de rencontre entre le privé et le public.

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La situation, la scène Cette échelle présente l’événement actif. Il y a plusieurs façons de s’approprier la ruelle grâce à ces éléments suivant leur fonction : prendre le soleil, manger, jouer, bavarder… Des marques blanches seront dessinées au sol le jour du vernissage pour inviter les gens à déplacer les objets et à les utilisés. Ces marques sont pensées pour disparaître avec le temps, elles sont comme une amorce sequentiel , un exemple de ce que le mobilier a à offrir. Voici quelques exemples de séquence évenementielle : Le repas entre amis ou en famille :

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LeSalon de ruelle :

Le jeu :

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L’exemple des ruelles vertes Notre projet est une initiative locale. Les gens qui se sentent concerné s’impliquent dans le projet en permettant l’accroche du mobilier sur leur palissade. Ce mobilier pourrait complété l’initiative des ruelles vertes déjà existantes depuis quelques années visant à embellir cette ville parallèle que forment nos ruelles.

Les ruelles vertes : Les citoyens qui désirent faire une demande dans un Écoquartier pour verdir leur ruelle doivent former un comité de cinq ou six résidants. Le rôle de ce comité est de supporter l’Écoquartier dans la mobilisation des résidants riverains et dans l’organisation des travaux. Le comité doit ensuite faire signer une lettre d’appui au projet par le plus grand nombre possible de résidants riverains : au moins 20 résidants doivent appuyer le projet. Les Écoquartiers ne financent pas les ruelles vertes. Ils ont généralement très peu de budgets. Mais ils peuvent aider les résidants à aller chercher du financement auprès des gouvernements. Les ruelles vertes à Montréal ont souvent été financées par le programme ÉcoAction du gouvernement fédéral. Ce qui est le plus coûteux, c’est l’excavation qui doit être faite par des professionnels. (Exemple en 2009, 150 mètres carrés d’excavation, 11 000 $) Avec le prix des matériaux, des plantes, la location de machinerie, le salaire du personnel de l’Écoquartier 17

au projet à temps plein pendant une saison, le budget d’une ruelle verte financée par ÉcoAction peut dépasser 50 000 $. Les résidents riverains n’ont pas à contribuer financièrement. Mais ils doivent s’engager à s’impliquer dans les travaux et surtout dans l’entretien à long terme de la ruelle. Nous pensons que cette façon de faire peut s’appliquer au mobilier de ruelle, car l’intervention est de la même échelle que les ruelles vertes.


La carte des ruelles vertes : Voici une carte qui permet de voir la progression des ruelles vertes, et la mobilisation des habitants de Montréal pour leur ruelle.

 

 

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Faire une demande

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Étape 1 : Démarrage du projet par le comité de ruelle

- Création du comité de ruelle : minimum de 3 propriétaires riverains responsables de la gestion communautaire du projet. - Mobilisation des résidants riverains : recueillir les signatures, incluant les adresses et les numéros de téléphone, de 30 % des propriétaires riverains favorables au projet. - Transmission par le comité de ruelle, de son intérêt à l’élaboration d’un projet de mobilier de ruelle aux responsables du programme Écoquartier.

Étape 2 : Participation de l’Écoquartier au processus

Chaque arrondissement à son propre programme Écoquartier. - Validation de la faisabilité du projet par un représentant du programme : vérification du dossier, évaluation des besoins en terme de mobilier par nombre de personnes habitantes de la ruelle. - L’Écoquartier fait une demande de subvention au gouvernement. - L’Écoquartier passe commande auprès des designers.

Étape 3 : Fabrication du mobilier par les designers

- Fabrication du mobilier par les designers. Transmission des plans du mobilier à une usine. - Livraison du mobilier au comité de ruelle et à l’Écoquartier.

Étape 4 : Mise en place du mobilier par le comité de ruelle et par l’Écoquartier.

— Inspection du mobilier par l’Écoquartier, renvoi si défectueux. — Installation de la signalisation par les designers. — L’Écoquartier et le comité de ruelle organisent un vernissage. Lors de celui-ci le mobilier est présenté aux habitants.

On pourrait imaginer que le mobilier puisse se greffer à l’organisme des ruelles vertes, en effet, les gens s’investissent pour leur ruelle et seront plus apte à s’investir pour le mobilier. Les ruelles vertes sont de plus, plus propices à l’événement et à ce que les gens investissent la ruelle. 20


Une idendité propre au projet Le projet sera comme pour les ruelles vertes identifié à chaque entrée de la ruelle par un panneau qui annonce le projet et ainsi identifie la ruelle comme une ruelle Occupé et investie par ces habitants.

Le vernissage Lors du vernissage, des traces seront dessinées sur le sol évoquant des scène de vie et présentant les différentes opportunités que donne le mobilier. Les traces sont pensées pour s’effacer avec le temps pour laisser place aux envies des habitants.

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Méthode de communication

À qui s’adresse le projet?

Le projet s’adresse aux habitants et aux passants d’une ruelle. Événement dans la ruelle en tout temps, pas d’organisation contrôlée, événement spontané.

Comment cela influe-t-elle sur la communication du projet?

La communication doit se faire en deux temps:

1) Cibler les habitants des ruelles pour leur donner envie de faire la demande pour avoir un mobilier dans leur ruelle. 2) Cibler les habitants et passants lors du vernissage pour leur proposer et leur montrer les différents types d’utilisation du mobilier et les inviter à se les approprier.

Par quelles voies le projet est-il communiqué?

Le projet se veut à échelle de quartier, le journal de quartier semble donc être le meilleur outil de propagande. Une fois la machine lancée, faire des articles dans les journaux, magazines… ainsi qu’au journal télévisé pour montrer ce nouveau mobilier ainsi que l’implication de ses usagers dans la réussite de celui-ci (comme les ruelles vertes)

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Quelle forme a la communication?

Approche sensible, au plus près des usagers.

Le dépliant «mode d’emploi» déposé dans la boite aux lettres. Directement en contact avec l’habitant des ruelles, il propose le mobilier et explique le projet se l’approprier.

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Approche à plus grande échelle

L’affiche, dans les journaux de quartiers et magazines.

www.scenesderuelle.com / eco quartier / ville de montréal

La mise en place d’un site web viendra complété notre méthode de communication. Les informations pourront également se trouver sur les sites web des éco-quartiers et de la ville de Montréal. 24


La ruelle est un lieu déjà appropriable par ses habitants, nous espérons avec notre projet apporter une nouvelle dimension, un nouveau visage à la ruelle. Dans un premier temps, l’événement viendrait créer une dimension graphique et esthétique à la ruelle. Dans un second temps, ce projet pourrait dans le futur redonner de l’importance à ces lieux en marge «coulisse de la ville» et en faire des espaces de «scène de vie» à part entière, sans pour autant modifier la spontanéité et la dimension imprévisible qui les caractérisent. Notre projet permet la rencontre, les palissades ne seraient plus considérées comme des limites, mais comme la rencontre entre les passants et les habitants.

Le projet suspend la limite entre le public et le privé le temps de multiple évènements. Prenez part à l’activation de ces lieux en marge de la ville.

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CONTACT

WWW.SCENESDERUELLE.COM DESIGNERS :SOPHIE GRIGNARD ANNE-CHARLOTTE VOISIN


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