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Reportage Le livre sur la place Dossier Dresden 2/2

Le plein de critiques de livres !

Interviews : B. Fantaskey et A. Ferreira Les sĂŠries aux dents longues et plus encore ...


L’édito C’est l’automne ! Vampires & Sorcières a sorti ses habits d’automne pour fêter dignement ce beau mois d’octobre ! En octobre, il y a Halloween ; et Halloween c’est une fête qu’on aime bien et qui nous va bien, à nous amoureux des vampires, sorcières, loups-garous, succubes, fées et autres créatures surnaturelles ! Pour fêter ça, le forum et le blog ont bénéficié d’un petit habillage, histoire de se mettre dans l’ambiance, et tant pis si certains trouvent que c’est trop tôt (il était en ligne le 1er octobre). Alors du coup le Mag’ aussi a revêtu des couleurs de saison, et on vous a préparé beaucoup de bonnes choses dans ce numéro. Comme toujours des news, les sorties, des critiques de livres et de séries, des dossiers, le courrier des lecteur de Némésis (hilarant pour ce numéro), des interviews, des articles et une nouvelle pour clôturer le tout. Comme cette fois-ci vous allez plutôt lire le Mag’ près du feu que sur la plage, faites attention à ne pas vous brûler et surtout faites-vous plaisir en savourant ces quelques pages et pensez à faire plaisir à vos amis en leur faisant découvrir Vampires & Sorcières ! (Ça nous fera très plaisir à nous aussi au passage...) Aller, zou, filez lire ce que l’équipe a préparé avec amour pour vous !

Exécutrice Rédactrice en chef


Sommaire 4 : News 6 : Sorties octobre / novembre / décembre 11 : Le courrier de Némésis 12 : Critique - Démences de Masterton 14 : Critique - Alpha & Oméga de Patricia Briggs 18 : Critique - Hunger Games de Suzanne Collins 21 : Bienvenue à Castelmore ! 22 : Reportage - Le livre sur la place 25 : Critique - Entre ciel et enfer d’Angélique Ferreira 26 : Entrevue avec Angélique Ferreira 28 : Dossier - Les Échappés de l’enfer de Vuk Kovasevic 32 : Ciné tv - Merlin 34 : Ciné tv - Jojo’s Bizarre Adventure 36 : Ciné tv - Les séries aux dents longues 40 : Le dossier Dresden - 2e partie 46 : Interview de Beth Fantaskey 49 : La danse des morts - une nouvelle de Cédric Barthel


Les N Hommage à Jennifer Rardin Jennifer Rardin, l’auteur de la saga Jaz Parks, nous a quitté. Elle est décédée le lundi 20 septembre, à l’âge de 45 ans. Jennifer était quelqu’un de vraiment très gentil et de très accessible pour ses fans. Ses livres étaient originaux et bien ficelés. On se souviendra d’elle avec émotion. Retrouvez l’interview que nous avions fait il y a un an en vous rendant sur le site de Vampires & Sorcières.

L’équipe de V&S s’agrandit ! La grosse actu de Vampires & Sorcières c’est l’arrivée en août/septembre de nombreuses nouvelles recrues pour le site ! Elaura, Choukette, Karen, Madoka, Lyuna et Xylara. L’équipe s’agrandit pour pouvoir être toujours plus proche de vous et vous faire découvrir encore plus de livres !

Le livre sur la place Le 18 septembre a eu lieu Le livre sur la place à Nancy. Pour l’occasion, de nombreux auteurs étaient présents, notamment Fabrice Colin et Pierre Pevel. Deux de nos chroniqueurs étaient «sur la place». (voir page 22)

V&S dans le Dark Mag ! Et voilà V&S a eu droit à un article dans la presse écrite ! Une petite chronique nous est consacrée dans le dernier numéro de Dark Mag dans la rubrique «Le site qui compte». Ça fait drôlement plaisir, notamment parce qu’ils disent plein de gentilles choses et qu’ils ont aimé le dernier numéro de V&S mag ! «Vampires-sorcieres.com se présente comme le site des mordus de lecture, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est réussi. Navigation simple, environnement graphique agréable, chroniques nombreuses, jeuxconcours, réaction des membres, sélection de très beaux fonds d’écrans, en font un site que l’on parcourt avec plaisir et dont le contenu est très réussi. En plus du site, une magazine online de 41 pages (rien que ça!) est en ligne contenant des chroniques de romans, de films et de séries, une interview et même un test psycho assez sympa ! A mettre immédiatement dans vos favoris !»


News ! Alain le Bussy nous à quitté Né en 1947 en Belgique, Alain le Bussy était un auteur prolifique dans le domaine de la SF mais aussi de la fantasy et de l’horreur. Il avait remporté le prix Rosny en 1992 pour son roman Deltas, et avait écrit de nombreux articles sur la SF. Récemment il avait publié La Marque aux éditions Mille Saisons. Alain le Bussy est décédé le 14 octobre à l’âge de 67 ans des suite d’une opération de la gorge.

Charlaine Harris est partout ! Après l’immense succès de True Blood, l’adaptation de sa série de romans vampiriques La Communauté du sud, c’est au tour de Harper Connelly d’être adaptée sur petit écran. Cette fois c’est CBS qui s’occupe du projet avec aux commande pas moins que Ridley et Tony Scott ! Grave Sight racontera donc les aventures d’Harper Connelly, une jeune femme qui est capable de situer les morts et de voir par leurs yeux leur derniers instants de vie, et ce depuis qu’elle a été frappée par la foudre.

True Blood La saison 3 de True Blood est terminée aux Etats-Unis ! Il va falloir attendre encore neuf mois avant de connaître la suite des aventures de Sookie sur le petit écran. Patience... En attendant sachez que Stephen Moyer et Anna Paquin ont convolés en justes noces le 21 août dernier à Malibu.

Locke & Key en images Alors que Dreamworks TV, en partenariat avec la FOX va adapter Locke & Key pour la télé, nous, petits français, allons avoir droit en novembre au premier tome de ce comics de Joe Hill, chez Milady Graphics. Locke & Key narre l’histoire de trois enfants confrontés à une situation immobilière inédite : les portes d’un manoir qu’ils arpentent séparent le corps de l’esprit de ceux qui les franchissent En plusieurs tomes, Joe Hill et son illustrateur Gabriel Rodriguez y racontent des voyages spectraux quelque peu effrayants.


LES SORTIES


S D’OCTOBRE


LES SORTIE

3/11

Captive (Le Cercle secret 2) de L.J. Smith - Blackmoon

Le Secret de l’ange (La Saga des vampires 5) de Mellissa de la Cruz - Albin Michel La Descendante d’Apollon (Le cercle des immortels 5) de Sherrilyn Kenyon - J’ai lu Crépuscule Jeux nocturnes (Le cercle des immortels 6) de Sherrilyn Kenyon - J’ai lu Crépuscule

4/11

Choisie (La Maison de la nuit 3) de PC Cast et Kristin Cast - Pocket Jeunesse

L’Ange noir (Night World 4) de LJ Smith - Michel Lafon Là où j’irai (Si je reste 2) de Gayle Forman - Oh ! éditions

5/11

A Travers le voile (Harper Blaine 1) de Kat Richardson - Eclipse

Boneshaker (Le Siècle mécanique 1) de Cherie Priest - Eclipse Dhampir (Nobles morts) de Barb et JC Hendes Eclipse Druide d’Olivier Peru - Eclipse Guerrière (Les Deux soeurs) de Marie Brennan Eclipse Les Orphelins de Robert Buettner (L’Orphelin 1) Eclipse Tueuse de vampires (Jane Yellowrock 1) de Faith Hunter - Eclipse

9/11

Damnés de Lauren Kate - Bayard

10/11

Une Mort certaine (La communauté du sud 10) de Charlaine Harris - J’ai lu Crépuscule

12/11 Morsure de glace (Vampire Academy

2) de Richelle Mead - Castelmore

Le Roi démon (Les Septs royaumes 1) de Cinda William Chima - Castelmore


ES DE NOVEMBRE

17/11 (Sarah Dearly 19/11 Accro Rowen - Milady

17 Lunes de Margaret Stohl - Blackmoon 2) de Michelle

Froid comme la tombe (Chasseuse de la nuit 3) de Jeaniene Frost - Milady Le Grimoire d’argent (Mercy Thompson 5) de Patricia Briggs - Milady Le Cri du loup (Alpha et Omega 1) de Patricia Briggs - Milady Succubus Shadows (Georgina Kincaid 5) de Richelle Mead - Milady L’Épine dorsale du monde (La Légende de Drizzt 12) de R.A. Salvatore - Milady Dans le Royaume du loup (Drenaï : Waylander II) de David Gemmell - Milady God of War de Matthew Stover & Robert E . Vardeman - Milady Dragons d’une lune disparue (La Guerre des Âmes 3) de Margaret Weis & Tracy Hickman - Milady La Conspiration des fantômes de James Herbert Milady L’Apprentie du magicien (La trilogie du Magicien noir, prequelle) de Trudi Canavan - Bragelonne Cantique (Les Psaumes d’Isaak - tome 2) de Ken Scholes - Bragelonne Peter & max dans l’univers de fables de Bill Willingham - Bragelonne

26/11

La Maîtresse du vent (Les Gardiens des éléments 1) de Rachel Caine - Eclipse

Le Fléau des morts (Le Virus Morningstar) de Z.A. Recht - Eclipse Miséricorde (Les Cavaliers dragon 1) de Jaida Jones et Danielle Bennett - Eclipse Sacrifices divins (Marla Mason 1) de T.A. Pratt Eclipse

Un Hiver de sang (Un Monde sans dieux 1) de Brian Ruckley - Eclipse


LES SORTIES DE DÉCEMBRE

1/12

Prédatrice de la nuit (Le cercle des immortels 7) de Sherrilyn Kenyon J’ai lu Crépuscule Péchés nocturnes (Le cercle des immortels 8) de Sherrilyn Kenyon - J’ai lu Crépuscule Les Secrets d’opale de Maria V. Snyder - Darkiss Sauve mon âme ! de Rachel Vincent - Darkiss

3/12

Rêves d’incube (Anita Blake 12) de Laurell K. Hamilton - Milady - Milady L’Amant révélé (La Confrérie de la dague noire 4) de J.R. Ward - Milady Et pour quelques démons de plus (Rachel Morgan 5) de Kim Harrison - Milady Péchés capitaux (Morgane Kingsley 5) de Jenna Black - Milady La Route du patriarche (Mercenaires 3) de R.A. Salvatore - Milady Imitation par Harvard Lampoon - Castelmore La Porte du chaos (Intégrale) de Louise Cooper Bragelonne La Septième épée de Dave Duncan - Bragelonne

catacombes (Les échappés 15/12 Terminus de l’enfer 6) de Vuk Kovasevic -

Vauvenargues


Chère Némésis, Toi qui sais tout, pourrais-tu me dire qui est le plus fort entre Edward et un hippopotame ? C’est horrible, je n’en dors plus la nuit ! Une fan aux questions existentielles

On pourra toujours en faire une offrande à Diane, quoiqu’elle préfère les topinambours. Tu n’en aurais pas par hasard ? Et que la reine du jour (en l’occurrence moi) t’inspire.

Chère insomniaque,

Pour obtenir ta réponse, il te suffit d’appliquer le théorème de Wimbledon. Soit « y » l’hippopotame et « x » Edward, en calculant l’hypoténuse de f(x) que multiplie le coefficient directeur de « y », on arrive à : = l’âge du capitaine. C’est donc le capitaine le plus fort.

Bonne nuit ! Némésis, math sup‘ les doigts dans le nez.

Chère soeur sorcière !

crédit photo Simon Howden

LE COURRIER DE NÉMÉSIS

Némésis, grande fan de Maïté

Chère Dr Némésis (ah zut c’est pas le bon mag’ !) Chère médiatrice, je sais que la rédactrice en chef de ce magazine est une sorcière et j’aurais voulu savoir si la lecture était sans risque. Est-ce qu’elle ne jette pas des sorts sur les pages pour qu’on ne puisse plus s’arrêter de les lire ? Y a-t-il un rique de me faire ensorceler pour que je passe mes journées sur le forum ? Ce sont des effets que j’ai constatés et je me pose des questions. Merci de votre réponse.

T. Uki Samhain approche à grands pas et j’ai en stock une grande quantité de Chère T, navets et de potirons, parfaits pour faire des lanternes. Serait-il possible d’établir un Mais qui peux-tu bien être, tu me fais penser partenariat entre ma boutique et ton forum pour  à un petit animal…Bref, pour en revenir à ta question, laisse-moi rire…ça y est, c’est fait… La faire de la vente directe ? rédactrice une sorcière ? Et moi je suis Dieu… non mauvais exemple…et moi je suis Lady Gaga Que Diane, la reine de la nuit nous éclaire toutes (non ce n’est pas moi jurée !) ? Aucune crainte à avoir, la seule chose qu’elle fait de mystérieux, et tous ! c’est de louper la cuisson de ses pâtes. Ouais L. de SL je sais, c’est pas croyable, des pâtes !! Tout le monde sait faire cuire des pâtes…mais qu’estce qui m’arrive ??? Mes mains !! Ma peau !!! A l’aide !!!!!!! Chère consoeur, Chers lecteurs, ici la rédactrice de ce magazine, Ne va pas gaspiller tout ça en partenariat pour ne vous inquiétez pas notre amie Némésis va faire des lanternes (en plus j’ai entendu dire que bien, elle avait juste besoin d’assimiler certaines choses…A bientôt… la propriétaire des lieux était une mégère)… Je te propose plutôt (et pas Dingo) de me ramener tout ça chez moi qu’on fasse une bonne soupe, on va se régaler !!

Némésis, que quelqu’un vienne l’aider…


D E M E N C E S de GRAHAM MASTERTON Masterton c’est un écossais fan de films d’horreur. Ceci explique cela, on comprend mieux pourquoi il est connu pour ses nombreux livres d’horreur. Notamment Manitou, Les guerriers de la nuit, ou encore, Le Diable en gris (entre autres). Personnellement, j’ai commencé par Le Diable en gris, et dès les premières pages, j’ai su que ça ne serait pas le seul livre que je lirais de lui. Démences, c’est le deuxième roman de l’auteur sur lequel je me penche, et il est largement à la hauteur ! C’est un livre qui démarre très vite, très fort, et qui nous tient à sa merci jusqu’au bout ! L’histoire, en gros, c’est un mélange de fantastique, d’enquête, de gore, et de suspens. Notre héros, Jack Reed, découvre un soir une immense bâtisse abandonnée au milieu de nulle part, et décide de l’acheter pour en faire un complexe hôtelier. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu, et très vite, notre pauvre Jack se retrouve dépassé par la situation, parce que quelque chose cloche vraiment avec cette baraque en ruine. Pour éviter le spoil, je vous mets le résumé : Tous les pensionnaires de l’asile, de dangereux criminels, avaient brusquement disparu sans laisser de trace. La police ne les avait jamais retrouvés. Comment aurait-on pu imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’ils s’étaient réfugiés à l’intérieur des murs de l’asile ? Il n’y a que les fous pour croire sérieusement à l’efficacité de la magie noire. Et les fous furieux pour s’en servir. Ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir un Masterton, c’est qu’il y a toujours un truc ! Du suspens, des morts, de l’action, des découvertes… Du début à la fin, ce livre reste prenant, surprenant, dérangeant, et surtout captivant ! Certains diront que c’est too much, moi je dis que nous rendre accros en trois lignes, c’est bien joué ! Parce que oui, vous commencez à lire, le décor se plante, et deux phrases plus tard, BOOM. C’est un livre rythmé, sensé malgré la dimension « magie ancienne ». Il suit un fil, l’enquête progresse, et on en redemande ! C’est vraiment bien écrit ! Avec une plume toute particulière. Franchement, en repensant au livre, c’est un film que je revisionne. Vous me direz que c’est comme pour tous les livres, on se crée un univers mental, mais là vraiment, y a un truc en plus, et le livre est écrit pour être mis en film.


Je suis une trouillarde, c’est un fait. Les films qui font peur, je les regarde les yeux fermés et les oreilles bouchées. Là, j’avoue (anonymat je t’aime) j’ai du demander à mon chéri d’être près de moi quand je le lisais tellement j’avais les pétoches. C’est un livre qui vous prend aux tripes. C’est vraiment surréaliste la façon dont tu rentres tout naturellement dans l’histoire, t’es avec le héros tout le temps, et tu finis par regarder derrière toi, même si tu sais que t’es au chaud dans ton lit. Je suis du style à crier « mais va pas voir d’où vient le bruit débiiile !!! » quand je regarde un film, là c’est pareil, et vous vous doutez bien, que Jack y va. A CHAQUE FOIS. Vraiment usant pour les nerfs de se demander ce qui va encore arriver, et à chaque fois, c’est pire que ce qu’on avait imaginé. Le livre allie tous les éléments d’un bon thriller, d’un bon livre d’horreur, et d’un film gore. Les scènes sont bien décrites, pleines de détails qui les ancrent à la réalité. J’applaudis des deux mains la façon dont Masterton plante ses décors et crée l’ambiance. Pas des détails étouffants, plutôt du genre : vous regarder avec Jack ce qui vous entoure, avec angoisse, alors que vous voudriez juste aller voir trois lignes plus loin si rien de vous arrive de face dans la gueule. Beaucoup de rebondissement et d’imprévus. Un livre intense du début à la fin, avec une écriture fluide et prenante. Des personnages attachants. Car oui, Jack est notre héros, mais dans sa mésaventure, il embarque sa femme, son fils, sa maitresse (à lui hein), un hurluberlu de prof de fac, un prêtre et j’en passe ! J’aime beaucoup, pas de doute. Mes bémols ? Bon, au bout du troisième mort en quatre pages, plus rien ne nous étonne ! Et le début est bien meilleur à mon gout que la fin. Un fois le secret découvert, le suspens perd en intensité, et le récit devient plus une course contre la montre. Le héros sait à quoi il a à faire, et il essaye de trouver comment en venir à bout… Au final, je le conseille vivement ! Ce livre crée une bulle autour de vous et ne vous lâche plus tant que la dernière page n’est pas lue. L’aspect froissé et gondolé du mien peut en témoigner ! Même dans le bain je l’ai lu, (paix à son âme ! Que les extrémistes du livre me pardonnent…) En espérant vous avoir donné envie, Bonne lecture à tous ! Lluce


ALPHA & OMEGA de PATRICIA BRIGGS Alpha & Omega (nouvelle parue dans On the Prowl) L’histoire : Suite au coup de fil d’Anna, une jeune louve en apparence soumise, Charles est envoyé par Bran à Chicago pour demander des comptes à l’Alpha local au sujet de l’affaire Alan Frazier.

Souvenez-vous, au cours de L’appel de la lune, Mercy rencontrait un certain Alan MacKenzie Frazier, jeune loup sans attache qui finit très mal et il est aussi mentionné à un moment que Charles est parti à Chicago pour interroger l’un des alphas de la ville ; on nous révèle par la suite comment son enquête se termine. Cette nouvelle revient sur ce passage-là, en étant plus ou moins raccord avec l’autre version mais ça n’est pas bien grave, ça nous permet de faire la connaissance de Charles et surtout d’Anna : les fameux «Alpha et Omega» qui serviront de titre à ce spin-off des Mercy Thompson. Premier changement de taille : l’histoire n’est plus racontée uniquement du point de vue de la femme mais à la fois par lui et par elle. Un peu comme les spin-offs des Cat&Bones de Jeaniene Frost qui sont plus orientés romance. On découvre de l’intérieur une Anna très pauvre avec un boulot qui lui rapporte à peine de quoi vivre. Elle est brimée par la meute, régulièrement violée, apeurée mais possède une force intérieure qui lui permet de survivre sans sombrer dans la dépression. Dès leur rencontre, Charles reconnait pourtant en elle un Omega et pas un loup soumis en bas de l’échelle sociale de la meute. Comme il lui expliquera plus tard, un Omega est une chose rare, un loup qui a un statut à part comme un shaman dans une tribu. Il a un pouvoir apaisant sur les loups et est en mesure d’aider les jeunes après leur transformation. Par défaut, l’Omega n’est pas soumis, il ne ressent pas l’influence des loups plus puissants et dans le cas d’Anna, elle a été contrainte par la force à baisser la tête. Voilà donc dans quel état Charles trouve Anna. Et c’est attendrissant de voir comme il prend tout de suite soin d’elle, prend note de toutes ses réactions et anticipe pour ne pas la mettre mal à l’aise. On n’aurait pas du tout imaginé Charles comme ça en se basant sur les dires de ses proches. D’après les Mercy où on le voit très peu, il a une aura sacrément stricte et sévère. Ici, on le redécouvre complètement et c’est encore une fois un beau personnage que nous offre Patricia Briggs. Il s’avère que l’animal est en fait doté d’humour et est très perceptif. Tout en restant extrêmement dangereux et carré quand il s’agit d’appliquer la loi. Au passage, on en apprend plus


sur Bran et sa défunte femme indienne, mère de Charles, et la tribu des têtes plates. Quant à l’histoire qui amène nos deux personnages à se rencontrer, elle se lit vite et est assez essentielle pour comprendre ce qu’il se passe au début du Cri du loup puisque ce dernier reprend exactement à la fin de la nouvelle et que les personnages et la situation n’y sont pas présentés pour rappel. L’action se déroule extrêmement vite mais est exécutée avec une belle virtuosité. Tout est bien dosé, les personnages sont vivants dès les premières lignes, on a un début et une fin. Court mais efficace et la patte de Briggs est présente à chaque page.

Le Cri du loup L’histoire : Anna n’avait pas idée que les loup-garous existaient jusqu’à cette nuit où elle a survécu à une attaque... et en est devenue un ellemême. Après 3 ans passés au bas de l’échelle sociale de la meute, elle a appris à garder la tête baissée et à ne jamais faire confiance à un mâle dominant. Jusqu’au jour où Charles Cornick, le bras droit et fils du leader des loups-garous nordaméricains, arrive dans sa vie. Charles persiste à dire qu’ Anna est sa compagne ainsi que quelque chose de beaucoup plus rare et de précieux : une Omega. C’est la force intérieure et la présence apaisante d’Anna qui vont se montrer précieuses quand Charles et elle vont partir à la poursuite d’un loup-garou solitaire... une créature habitée par une magie tellement noire qu’elle pourrait mettre en péril le reste de la meute...

Le Cri du loup reprend l’histoire à peine quelques heures après la fin de la nouvelle d’introduction. Charles est encore sous sa forme de loup, blessé. Bran accompagne Anna chez elle pour l’aider pour le grand départ. Il n’y a pas de transition, Anna n’est pas re-présentée, l’origine des blessures de Charles ne sera pas redonnée dans le détail. Il faut donc avoir lu la nouvelle et bien s’en souvenir pour comprendre qui sont les personnages auxquels il est fait référence assez fréquemment et pourquoi Anna est dans cet état de peur permanente et de soumission. De même, il est fortement conseillé d’avoir lu au moins le premier tome des Mercy Thompson puisque le Marrock doit faire face dans les premiers chapitres aux conséquences de la mort de Carter. Samuel qui est assez présent au début fera aussi de nombreuses références à Mercy


alors qu’il est sur le point de retourner à Tri-Cities pour s’installer chez elle. On est en terrain connu. Ou presque. Par le biais de Mercy, on a souvent entendu parler d’Aspen Creek puisque c’est le lieu où elle a grandi et, à part une courte visite, tout reste à découvrir sur la communauté des loups-garous qui y vit. L’autre inconnue du livre qui découle du fait que la nouvelle se déroulait trop vite pour que leur relation se construise et qu’ils apprennent à se connaître, c’est bien sûr de savoir si le couple Charles/Anna qui ne se connaît que depuis quelques jours va tenir le choc. La transition est quelque peu violente pour Anna, malgré la confiance relative qu’elle a en Charles. Comme elle le dit si bien elle-même : une semaine avant elle n’avait jamais entendu parler de Charles, n’avait jamais marché plus d’un mile dans la neige et mettait le couvert dans un restaurant italien. La pauvre va se retrouver parachutée en plein hiver dans le Montana à devoir faire du trekking en pleine forêt à la recherche d’un loup rebelle. Une adaptation qui n’est pas évidente pour lui non plus car, comme dit dès la nouvelle, ce ne sont pas eux qui se sont choisis mais leurs loups respectifs ; ce qui explique la soudaineté de leur relation. C’est bien sûr aussi l’occasion d’en découvrir plus sur les Omegas et de voir quel impact ils ont réellement dans une meute, sachant que Charles est aussi novice qu’Anna sur le sujet et qu’en plus il doit arriver à apprivoiser une femme apeurée par tout et qui n’a qu’une envie : fuir. Heureusement qu’il a de l’humour (surtout quand il s’agit de tendre des perches) et de la persistance. Même s’il se déroule dans le même univers avec des personnages en commun, l’ambiance du Cri du loup diffère assez de celle des Mercy. Déjà, l’histoire est racontée par plusieurs voix et pas seulement celles d’Anna et Charles comme dans la nouvelle. Ça facilite grandement le travail de développement des personnages. On s’attache vraiment très rapidement à tout le monde et on a enfin un bel aperçu de ce qui se déroule dans la tête de Bran (notamment par rapport à son histoire avec Leah qui est particulièrement antipathique et insupportable et avec qui il reste malgré tout). Là où Patricia Briggs est très habile c’est qu’elle fait parler chaque personnage de son point de vue, mais l’action fait qu’ils n’ont jamais l’occasion d’en révéler trop sur eux-même par le biais de leurs réflexions et gardent donc une grande part de mystère. L’histoire d’Asil et de Sarai tient de la légende et Bran en est lui-même une. De quoi vraiment continuer à alimenter la suite sans problème.


Autre aspect qui prend beaucoup plus de poids, avec la présence de Charles notamment, c’est le rapport à la magie. La mère de Charles et compagne de Bran fût un temps, était une shaman. Charles lui-même a hérité de pouvoirs ce qui en fait un loup à part. La propre mère de Bran était une sorcière (et clairement pas une sainte). Asil a eu aussi son lot de problèmes avec les sorcières. C’est vraiment le thème qui imprègne tout ce tome et en fait son originalité. Le changement de décor permet également à Briggs de travailler cette relation avec la nature qu’elle semble affectionner. Coupés de tout à cause de la neige, dans des montagnes où le téléphone ne passe pas forcément, l’homme comme le loup doivent entrer en phase avec leur environnement. Ça crée définitivement une certaine tension du fait qu’on ne sait pas vraiment ce qu’il y a dans les bois. L’ennemi qu’ils affrontent est dangereux et donne des frissons dans le dos qui vont de pair avec le froid ambiant. Les pistes se multiplient autant que les trajets dans la neige où on a peu de repères en tant que lecteurs finalement. Tous ces aspects s’imbriquant les uns dans les autres forment une intrigue solide et prenante où Charles et Anna ne sont pas les seuls à porter l’histoire sur leurs épaules. Un must à découvrir pour les fans de Mercy et/ou de Patricia Briggs.

Quelques mots sur l’adaptation en comics du Cri du loup. Comme pour les Mercy Thompson, Patricia Briggs supervise l’adaptation de sa série Alpha & Omega en comics. Un premier numéro (ou TPB) est sorti le 16 juin 2010 mais la suite prévue pour le 28 juillet n’a jamais vu le jour. Le dessin de Jordan Gunderson a eu peu de succès (et pour cause, les personnages semblent figés, manquent complètement de charisme, les défauts de proportions sont assez flagrants et même la trame de l’histoire semble avoir des soucis.) Résultat : Dynamite cherche actuellement un nouveau dessinateur pour tout reprendre et enchaîner sur la suite. Le premier volume ne sera pas réédité en TPB mais prendra la place de l’ancien dans la version reliée. A noter que Brett Booth a déjà dessiné les couvertures de certains des numéros.

Tan


HUNGER GAMES de SUZANNE COLLINS

Alors que la conclusion de la trilogie est sortie au mois d’août aux USA (a priori juillet 2011 chez nous…) et qu’une adaptation cinématographique est dans les tuyaux, il est temps, pour ceux qui ne l’auraient pas déjà fait, de se pencher sur les deux premiers tomes des Hunger Games. Hunger Games est une série classée « jeunesse », mais ne vous y trompez pas, c’est un récit construit, mature et palpitant, dénué de toute mièvrerie. Les héros sont certes des adolescents, mais le ton et les idées développées auraient dû, à mon humble avis, faire que ce livre trouve sa place en SF adulte… Je sais, je radote, mais ce positionnement décourage sans doute bon nombre de lecteurs potentiels.

L’action se déroule dans une Amérique postapocalyptique, dans un futur lointain. « Panem » comme ils l’appellent, se compose, à l’origine, du Capitole, organe central qui dirige d’une main de fer 13 districts, chacun spécialisé dans un domaine particulier (industrie forestière, textile, charbon, pêche, agriculture, nucléaire…). Après un premier soulèvement 74 ans avant le début du récit, le 13ème district a été rayé de la carte, « pour l’exemple ». Dans ce régime totalitaire, pour mater tout esprit de rébellion, sont organisés chaque année les « Hunger Games », les jeux de la faim. Le but étant de rappeler la toute puissance du Capitole, et de fustiger chaque année les habitants des districts pour les événements passés. Chaque district désigne deux tributs, un garçon et une fille choisis parmi leurs adolescents de 12 à 18 ans. Ce sont donc 24 candidats qui doivent s’affronter dans « l’arène », un lieu créé de toute pièce et renouvelé chaque année en fonction des désirs des dignitaires du Capitole. Et le terme « arène » n’est pas un hasard, puisque Suzanne Collins va puiser son inspiration dans le mythe du Minotaure, et que les concurrents vont s’opposer dans un combat sans merci, où seul le survivant est proclamé vainqueur. Pour corser l’histoire, s’il n’y a pas assez d’action, les juges peuvent décider de la mise en place de pièges, d’affrontements provoqués entre les candidats et autres évènements (chaleur torride, attaques d’animaux…) ayant pour but de pimenter le jeu. Car ces jeux, retransmis à la télévision (sur une chaine unique, entièrement vouée à la propagande du régime en place, est-il besoin de le préciser ?), sont destinés, en apparence, à amuser les citoyens nantis et blasés du Capitole, qui voient chaque année une source de divertissement dans les Hunger Games. Pour les districts, c’est assister à la peur, la souffrance, la traque, l’agonie, et la mort d’un enfant, d’un frère ou d’une sœur, d’un ami… Et se souvenir qu’on ne se dresse pas contre l’ordre établi sans en subir les lourdes conséquences.


L’histoire nous entraine dans le district 12, où l’on meurt de faim et on manque de tout, et met en scène Katniss, jeune fille de 16 ans, pilier de sa famille suite au décès de son père lors d’un coup de grisou, qui transgresse allégrement la loi en braconnant et en vendant les fruits de ses escapades en forêt. Le jour de la « moisson », ce n’est pas son nom qui est tiré au sort, mais celui de sa petite sœur de 12 ans. Elle va bien évidemment se porter volontaire pour sauver cette dernière d’une mort certaine, vu son jeune âge et son inexpérience. L’auteur nous contera la préparation de Katniss, son évolution au sein du jeu, l’évolution de ses sentiments pour Peeta, le tribut mâle du district 12 fou amoureux d’elle, et pour finir la façon dont elle va sortir vivante des jeux, s’attirant les foudres du Capitole à cette occasion. Le deuxième tome relate le piège qui se referme sur elle. Katniss, à la fin du premier tome a défié sans vraiment en être consciente, le pouvoir en place, acte qui ne peut rester impuni. Malgré elle, elle est devenue l’emblème d’une rébellion qui couvait dans de nombreux districts et n’attendait qu’une étincelle pour s’embraser. J’en reste là pour l’histoire en elle-même, pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui voudraient découvrir les romans. Si l’on y regarde de près, l’histoire en elle-même est très simple, et le sujet déjà traité par des auteurs contemporains, pour ce que j’en ai lu. Certains la comparent à Uglies ou Battle Royale, n’en ayant lu aucun des deux je ne peux me prononcer. Alors, pourquoi un tel engouement ? Je dirais que la réussite de ces romans réside dans la qualité d’écriture de Suzanne Collins. Un style fluide, direct, rythmé, qui donne vie à ses personnages et à leur histoire. Au fil des lignes les héros prennent corps, les paysages se dessinent, et le lecteur est immergé dans leur aventure comme le spectateur l’est dans une émission de téléréalité devant son écran. J’ai rarement été aussi impliquée émotionnellement dans un livre, à trembler et espérer pour les personnages, éprouvant un authentique sentiment de colère et de haine envers le Capitole et le président Snow. Evidemment, l’histoire personnages.

ne

serait

rien

sans

les

Katniss, héroïne malgré elle, qui lutte pour la survie de sa famille dans le district 12, qui se sacrifie par amour pour sa sœur Prim, et qui lutte pour sa survie propre dans l’arène. Intelligente, forte, rusée, mais impulsive et renfrognée, indécise et égoïste, elle va sans le vouloir devenir le symbole de la lutte contre le pouvoir. Un symbole, mais pas un moteur, pas encore… Peeta, amoureux de Katniss depuis l’enfance, il donnerait sa vie pour elle. Intelligent, doux,


compréhensif, ce fils du boulanger du District 12 n’a rien d’un pro de la survie. Mais sa sincérité et sa bonhomie en font un des chouchous du public, et son aura positive se répercutera sur sa « fiancée ». Différents mais complémentaires, chacun comblant les lacunes de l’autre, ils forment un duo attachant, même si l’on peut s’apitoyer sur Peeta qui souffre de cet amour à sens unique. Haymitch, ancien (et seul) gagnant du district, réfugié dans l’alcool, qui sera leur mentor, personnage trouble aux motivations obscures. Gale, ami de Katniss, rebelle qui attend son heure. La liste est encore longue, entre Cinna le styliste, seule personne du Capitole en qui Katniss peut avoir confiance, le Président Snow qui transpire la haine et sent la mort, les « commerçants » de la Plaque, le marché noir du District 12, la petite Rue tellement attachante, les autres tributs… Mais au-delà de l’histoire, Hunger Games est un livre certes divertissant, mais qui fait réfléchir, et nous renvoie à notre propre société. Le lecteur devient voyeur. Dans un premier temps il suit les aventures des héros, sans remettre en question le système. Tuer ou être tués, ils n’ont pas le choix, très bien, on assimile l’information et on espère qu’ils vont s’en sortir. Remettre en cause le système ? Les personnages n’y pensent même pas, le lecteur non plus. Les facettes les plus sombres de l’homme sont évoquées, la fourberie, la mesquinerie, la trahison, l’égoïsme… Bref, ce que nous vivons au quotidien, mais poussées à leur paroxysme. Et puis le second tome arrive, et oui, il y a un espoir, alors on s’y accroche, et on veut en finir avec ce totalitarisme, faire voler en éclat le Capitole, et on aborde le déroulement de l’histoire d’un point de vue différent de celui porté sur le premier opus. Avec en filigrane cette question, incarnée par Katniss, sommes-nous maîtres de notre destin ? Car son personnage est très intéressant sur ce plan. Elle est forte, intelligente, croit pouvoir maitriser son destin, influer le cours des choses, mais au fond, n’est-elle pas qu’une marionnette utilisée par les uns et les autres ? Et puis Hunger Games, c’est un peu un Koh Lanta extrême et trash. Oui, j’exagère, on en est loin. Enfin, quand on voit ce qui se fait dans d’autres pays, ainsi qu’un documentaire récent sur un jeu télévisé fictif dans lequel les candidats envoyaient des décharges à un autre pour gagner de l’argent, on peut quand même s’interroger… Un troisième tome viendra clore cette aventure. J’ai tendance à penser qu’il est un peu prévisible, mais un retournement de situation n’est pas à exclure. Quoiqu’il en soit sur le fond, l’auteure saura à coup sûr nous tenir en haleine au fil des pages, jusqu’au dénouement final… En ce qui me concerne, je l’attends avec impatience. Chani


BIENVENUE À CASTELMORE ! Ce trimestre voit la naissance d’une nouvelle maison d’édition de l’imaginaire, il s’agit de Castelmore, branche jeunesse de Bragelonne. C’est vraiment une bonne nouvelle de voir l’offre se développer et puis c’est également un signe que la France aime l’imaginaire et le fantastique ! Vampires & Sorcières vous propose un petit tour du coté des nouveaux venus pour connaître leur programme et leurs ambitions.

Mais qu’est-ce donc que ce nom ? Ça vous rappelle vaguement quelque chose ? C’est normal. Alexandre Dumas ne doit pas vous être étranger et dans ce cas vous savez que Castelmore est le nom de la seigneurie de D’Artagnan, que le vicomte de Bragelonne est le titre du 3e tome de la trilogie des Trois Mousquetaires et que Milady est un clin d’œil à la belle et dangereuse Milady de Winter. Et voilà nous venons de faire le lien entre Castelmore et Bragelonne. Bragelonne est à n’en pas douter un géant de l’imaginaire en France. En l’espace de 10 ans ils ont su s’imposer et apporter de la fraîcheur dans le paysage éditorial. L’an dernier, ils ont créé le label Milady (et on les remercie) pour promouvoir en France l’urban fantasy (au format poche qui plus est), puis Milady Graphics pour les œuvres graphiques et enfin en cette fin d’année 2010, Castelmore ! Donc Castelmore est une nouvelle maison d’édition, pas un label, spécialisée dans la littérature imaginaire mais pour la jeunesse cette fois-ci. Alors au sommaire de leurs premières parutions il y a de quoi plaire aux jeunes à partir de 12 ans mais aussi aux adultes. Il faut dire que le marché des Jeunes Adultes (YA) est florissant aux EtatsUnis et devrait venir nous frapper de plein fouet très prochainement. Aujourd’hui, Hachette est le leader du segment avec sa collection Black Moon, Harlequin a créé Dark Kiss, et les grandes maisons comme le Masque (MsK), Michel Lafon etc. sortent régulièrement quelques ouvrages pour jeunes adultes. Castelmore arrive donc à point nommé. Castelmore nous promet de belles parutions entre octobre et janvier 2011 : Vampire Academy de Richelle Mead, Le prix de la magie de Kathleen Duey, Démons de Royce Buckingham, les Sept royaumes de Cinda Williams Chima et l’Appel du destin de Fiona McIntosh. On attend avec impatience de connaitre le programme de l’an prochain. Il y aura forcément la suite de Vampire Academy mais personnellement j’ai hâte de voir arriver les Madison Avery de Kim Harrison et les Darkerst Power de Kelley Armstrong ! Exécutrice


LE LIVRE SUR LA PLACE Présentation En 1979, pour sa première édition, ils étaient seulement quelques auteurs venus dédicacer en plein air, rue Héré… Devenu, au fil des années, le premier grand Salon de la rentrée littéraire, le Livre sur la Place fête, du 17 au 19 septembre 2010, sa 32e édition avec Max GALLO comme président. De grands débats, des lectures, un cadre magique. A Nancy se retrouvent toutes celles et ceux pour qui le LIVRE est un élément de bonheur : ▫▫ Les Académiciens Goncourt d’abord : ils ont toujours au cœur le rendez-vous de Nancy auquel ils sont si fidèles. ▫▫ Sous le chapiteau de l’actualité littéraire, installé au cœur de l’élégante place de la Carrière, à quelques pas de la place Stanislas, plus de 450 auteurs se retrouvent ainsi que beaucoup d'éditeurs. C'est une fête du Livre unique, comme en témoignent, sur la vidéo de la page d'accueil du site (http:// www.lelivresurlaplace.fr), tant d'écrivains ambassadeurs de la manifestation. ▫▫ Le public : si fidèle lui aussi. Plus de 130 000 visiteurs en 3 jours ont parcouru en 2010 les allées du Livre sur la Place. Les lecteurs sont venus de tout le Grand Est, du Luxembourg, de Belgique, de Suisse mais aussi de Paris. C’est « l’effet TGV» qui met Nancy à 1h30 de la capitale… ▫▫ Le Livre sur la Place se veut une véritable fête du livre dans toute la ville, dans chaque quartier. Aussi les écrivains se rendent-ils dans les écoles, les collèges, les lycées mais aussi les hôpitaux, les maisons de retraite ou la maison d’arrêt. Partout où le livre peut être joie, rêve et enthousiasme.


Le salon Le premier stand que l’on rencontre sur les lieux est celui de Radio France qui, toute la journée, retransmet ses programmes en direct du salon. Puis, ce sont divers forums de débats ou de lectures qui longent les abords du chemin vers le chapiteau principal, un chemin recouvert de pierres bleues très jolies mais ô combien bruyantes, nous donnant l’envie folle d’arriver au chapiteau au plus vite pour ne plus entendre «cruic cruic» à chaque pas. C’est bien sûr le chapiteau principal qui nous intéresse et les auteurs et illustrateurs qui s’y cachent. Nous savons déjà que Fabrice Colin, auteur de A vos souhaits et Krystel, dessinatrice de la bande-dessinée ASH sont présents. Nous savons aussi qu’il y aura forcément d’autres auteurs qui pourraient attirer notre attention. Dès le matin, les amateurs de littérature sont au rendez-vous mais nous avons encore la possibilité de marcher librement. Houra ! Car ce ne sera bientôt plus le cas, vous verrez plus tard. Nous avançons, croisons Sophie Thalmann, accélerons le pas à la vue des ouvrages régionaux et flânons devant les divers stands d’auteurs inconnus de vos serviteurs, feuilletant par-ci par-là à la découverte d’ouvrages prometteurs. Nous arrivons enfin à l’extrémité du chapiteau, là où la foule est déjà plus oppressante, au stand de La Parenthèse où quelques dessinateurs de renom dont, entre autres, Ceyles, Riff Reb’s, Cromwell, Boulet et Krystel oeuvrent sur leurs dédicaces. Un accueil des plus sympathiques, des dessins d’une beauté incontestable et un moment magique : voir un dessinateur à l’oeuvre, c’est quelque chose.


Ensuite, nous trouvons Fabrice Colin et d’autres auteurs jeunesse sur le stand L’autre rive jeunesse. Nous retenons ceux qui nous intéressent puisque c’est bien là notre but premier, donc Fabrice Colin mais aussi Anne Plichota et Cendrine Wolf, les auteurs de Oksa Pollock, série qui remporte un franc succès depuis sa sortie auprès du public amateur de romans jeunesse. En remontant l’allée vers la sortie, nous croisons Pierre Pevel, très sympathique monsieur qui parle « Facebook » et repartons avec le premier tome des Lames du cardinal dédicacé. Mais ce cher monsieur Pevel a la malchance d’avoir son stand en face de celui ... des frères Bogdanov, qui attirent le monde comme le miel les abeilles. Voilà ce que ça fait de passer à la télé ! Nous mettons donc un certain temps à nous frayer un chemin, non sans avoir pris quelques photos des scientifiques, pour finalement retomber sur le stand des auteurs régionaux qui, cette fois, semblent proposer des choses plus ou moins intéressantes. Dernier auteur dont le nom nous interpelle: Jérôme Camut, auteur de Malhorne, malheureusement absent de son stand, sans doute pour se sustenter, vu l’heure de notre passage. Retenons également, parmi les surprises et choses marrantes, une bande-dessinée qui ferait le bonheur de l’un ou de l’autre de vos serviteurs, Zombies : la divine comédie de Olivier Peru & Sophian Cholet et qui, au vu de la file d’attente pour les dédicaces, remporte un franc succès. Ou encore les éditions Hermaphrodite qui nous ont invité à feuilleter Viva la merda, ouvrage très porté sur le scatostyle, de Jean-Louis Costes. Mais ce périple ne serait pas complet sans l’avis des principaux intéressés : les lecteurs. Catherine, 59 ans, apprécie de flâner au milieu des stands, tentant de dénicher la perle rare pour son mari, féru de polar. Vincent, 34 ans, est venu tout spécialement de Metz, avec un exemplaire du Dernier des mohicans, pour rencontrer Cromwell. Quant à Lola, 13 ans, elle ne repartirait sous aucun prétexte sans les dédicaces des auteurs de Oksa Pollock. Une remarque unanime des nombreux visiteurs nous fait sourire : tous comptent revenir l’année prochaine ! Pour finir, retenons et remercions la gentillesse de certains auteurs et dessinateurs comme Pevel, Krystel et Ceyles pour leur accueil et leur disponibilité.

Ce fut un salon agréable mais... manquant un peu de fantastique ! Cédric et Xylara


Entre ciel et enfer d’Angélique Ferreira Résumé :

Nous sommes en Enfer, Caïn le premier homme à avoir été transformé en démon, se satisfait de sa condition d’éternel prisonnier en ce lieu. Lucifer, le maître des démons, lui donne une mission. En effet, le dernier slayer, ou sorcier assassin de démons, en mourant, a su léguer ses pouvoirs à son héritier. Caïn doit donc retrouver le dernier chasseur et corrompre son âme pour qu’enfin les démons soient libres d’accomplir leurs forfaits. Celui-ci accepte de mauvaise grâce. Pendant ce temps, sur Terre, Julie Constance, artiste peintre, jeune femme fragile psychologiquement, depuis un évènement tragique de sa petite enfance, ne se doute pas que son père, lui a légué un bien lourd fardeau. Sa rencontre avec un bel et mystérieux inconnu va remettre en cause sa destinée…

Avis : Au départ je pensais à une histoire assez banale, un démon qui rencontre une jeune femme et doit la séduire, on se doute de la fin de l’histoire. Cependant, même si l’amour est la constante de ce récit, celui-ci est très prenant, une fois commencé on ne peut plus s’arrêter. Les personnages sont bien campés, Caïn est très beau et ténébreux, Lucifer (dit « Lulu » pour les intimes) révèle une facette de sa personnalité inattendue pour un démon. Sa femme, Lilith, est le personnage que j’ai le plus apprécié : haute en couleur et une très forte personnalité. Même si ce n’est pas le personnage principal, elle restera pour moi celle qui m’a marquée le plus dans ce récit. Reste l’héroïne, Julie, l’héritière, un peu froide, qui ne s’anime vraiment qu’en milieu de l’histoire ; sa meilleure amie, même très peu évoquée, reflète une plus forte personnalité. Pour l’histoire en elle-même, elle est bien construite avec quelques scènes violentes ou érotiques mais jamais gratuites. Elles sont utiles au récit, s’intègrent parfaitement, et nous sommes au pays des démons après tout… Le suspense se maintient durant toute l’intrigue, des personnages intéressants font leur apparition tout au long du récit. Bref, j’ai été agréablement surprise par ce livre, j’ai hâte de découvrir le deuxième tome prévu pour Juin 2012. Un seul petit bémol, la fin est un peu trop rapide mais l’histoire n’en pâtit heureusement pas. Madoka


ENTREVUE AVEC ANGÉLIQUE FERREIRA

L’actualité d’Angélique est assez chargée. Son roman Entre ciel et enfer vient de bénéficier d’un second tirage. Son autre série Clio Kelly va bientôt sortir aux Éditions du Petit Caveau. Sans compter les différentes anthologies auxquelles elle participe. Voici une petite entrevue avec la jeune auteur. En tout premier lieu, peux-tu nous faire une petite présentation de ton roman, et nous dire comment t’est venue l’idée de cette histoire ? Entre ciel et enfer raconte l’histoire de Caïn, Démon des Enfers, et de Julie, héritière malgré elle d’une grande organisation de chasseurs. Alors que leurs destins se croisent, ils se sentent inexplicablement attirés l’un par l’autre sans savoir que chacun d’eux est la proie de l’autre. L’histoire m’est venue d’un rêve, je rêvais d’un immense aquarium où avait lieu une exposition de requins, mêlée à une exposition d’art. Au début je ne voyais que Caïn cherchant avec inquiétude une jeune femme, je savais qu’il était un démon et qu’il avait cependant peur pour la vie de cette humaine. La dernière image que j’eus d’eux était de les voir s’embrasser sous un arbre. Puis je me suis réveillée. J’ai alors couché ce passage dans l’un de mes carnets et l’ai mis de côté quelques temps avant de commencer la rédaction du roman. Ton roman est sorti aux Éditions Cauchemars, et c’est le tout premier de leur catalogue. Est-ce une pression supplémentaire ? Pour être honnête oui ! J’étais terriblement inquiète et pas facile à vivre (rire). Il m’arrivait même d’avoir des crises de larmes, mais ce n’était pas tant pour moi que je m’inquiétais mais pour les Éditions Cauchemars. J’étais leur premier roman, et j’avais une peur bleue de les décevoir. Malgré les paroles réconfortantes de mon éditeur qui m’a vraiment été d’un grand soutien. Il éprouvait plus de confiance dans le roman que moi-même. Une série qui change de personnages à chaque tome mais qui conserve son univers est plus compliquée à écrire qu’une série où l’on retrouve toujours les mêmes protagonistes, comment penses-tu te renouveler à chaque tome ? Je ne saurais dire si c’est plus facile mais je pense que oui ; pour Enfer je ne suis pas obligée de me rappeler la foule de détails et de descriptions que j’ai écrit dans le tome précédent, contrairement à Clio. L’univers est toujours plus facile à décrire que les personnages, car tout change tout le temps mais en même temps tout reste fixe. Pour ce qui est de se renouveler, je tente à chaque fois de créer une action différente, des personnages qui ne ressemblent pas aux autres, et il faut avouer que c’est toujours très difficile. C’est pour cela que je me laisse guider par les personnages eux même. La romance paranormale est déjà très répandue aux USA et commence à réellement percer en France avec des séries qui touchent plus de monde que ne le faisait Harlequin dans le temps, en quoi le Cycle des Enfers diffère-t-il de ce que l’on a déjà vu ? Je pense qu’il se différencie déjà par le fait de se passer en France, la plupart de mes textes se passent dans notre pays car j’y suis très attachée. Nous connaissons déjà par cœur l’Amérique via les romans parus aux


USA, je pense donc que la France a de quoi se défendre et qu’il est toujours bon de la présenter. Puis dans la série Enfer je suis portée surtout sur les religions. Généralement on retrouve la plupart du temps des vampires, loups-garous donc je souhaitais me lancer sur un registre différent. N’as-tu pas peur que le côté religieux du roman ne fasse parler ? Quand même, on a souvent vu que toucher à la Bible pour la mettre dans une fiction (de ce genre qui plus est) peut entraîner quelques mauvaises remarques. Je pense qu’il est grand temps de briser le tabou qui entoure les religions, que ce soit pour la Bible, le Coran ou la Torah. Mes textes sont avant tout de la fiction. Pour citer un autre texte où il est dit que le Christ avait épousé Marie-Madeleine et avait eu un enfant, je trouve que ça ne changerait rien que ce soit vrai ou pas. Les religions doivent avant tout servir de baume pour le cœur et être messagères d’espoir. Tu décris Caïn comme plus que beau, c’est la perfection faite homme, je pense que toutes les lectrices de Vampires & Sorcières voudraient savoir si cet homme existe réellement, t’es-tu inspirée d’une personne réelle ? Ah la question qui tue ! Caïn existe bel et bien en effet, je conseille à toutes les lectrices de regarder l’homme qu’elles aiment et elles constateront sans la moindre hésitation qu’il est là, à leurs côtés (rire). Pour ma part oui, je me suis bien inspirée d’une personne à qui je rends par ailleurs hommage à la fin du roman. Des personnages que tu as créés, si tu devais n’en choisir qu’un, lequel serait ton préféré et pourquoi ? Toujours en restant sur Enfer sans compter mes autres textes, sans hésitation Lucifer ! J’adore son côté « ferme-la et fais ce que je te dis ! » Je me prends souvent de terribles crises de fou rire lorsque je dois écrire une scène où il apparaît. Je ne voulais pas d’un Seigneur des Enfers « classique » et c’est ce qui me plait chez lui. J’aime son sens de l’humour qui ne fait rire que lui, cependant si j’en fais la plupart du temps un être qui ne se prend pas souvent au sérieux, il peut se montrer terriblement froid et cruel. Nous avons tous deux un côté froid et sombre, que nous dissimulons derrière un sourire. Au commencement, savais-tu où tu allais emmener tes personnages, ou bien fais-tu évoluer l’histoire au fil de l’écriture ? J’avais une petite idée de ce que je voulais, mais très vague, la seule scène qui avait été pré-écrite entièrement était cette fameuse scène de l’aquarium. J’ai commencé à choisir mes personnages, (certains sont venus ensuite au fur et à mesure que j’écrivais. Et d’autres qui avaient été pré-écrits sont complètement passés à la trappe.) Ensuite c’est venu au fur et à mesure que j’écrivais. Je ne désirais pas trop planifier à l’avance car je savais que c’était le meilleur moyen de tomber dans le cliché. Clio Kelly sort bientôt aux Éditions du Petit Caveau, ce n’est pas trop compliqué de passer d’un univers à l’autre ? Non car Clio a été écrit il y a bien longtemps, le roman est chez le Petit Caveau depuis octobre 2008. L’histoire a commencé fin 2003 l’univers de Clio est donc plus construit que celui d’Enfer. Cependant, si vous faites bien attention, vous verrez qu’il y a un petit clin d’œil dans Enfer à Clio. Dans chacun de mes textes je fais un petit clin d’œil à un autre, chacun ayant un univers différent mais en même temps terriblement proche. Propos recueillis par Chani et Cédric


LES ÉCHAPPÉS DE L’ENFER

Auteur : Vuk Kovasevic Narrateur / Personnage principal: Vuk Evitez donc de laisser traîner ce genre Kovasevic de livres chez vous au regard de tous, car sait-on jamais qui pourrait bien Titre : Les échappés de l’enfer venir à l’improviste vous faire un petit Editions : Vauvenargues Gerard de « coucou ». Villiers (Poche) Si cette personne est votre tante Tome 1 : Le vampire de Belgrade (17 de 50 ans, certes elle sera un peu mars 2010) choquée par vos goûts mais le sera certainement moins que votre neveu Tome 2 : Aliens ! (17 mars 2010) Tome 3 : Bons baisers du purgatoire (9 de 8 ans qui suce encore son pouce et regarde les pokémon. juin 2010) Pour vous donner une idée et vous préparer à ce qui va suivre, voici Tome 5 : Gargouilles (prévu le 6 quelques avertissements tirés des octobre 2010) livres : Tome 4 : Incubus (18 août 2010)

« Le personnage principal de cette histoire peut paraître raciste, Avertissement : homophobe et sanguinaire. Ce n’est Avant de vous livrer plus en détail les pas tout à fait faux : l’auteur a vécu secrets de ces livres, j’aimerais mettre ces aventures, qu’il prend grand plaisir en garde nos lecteurs les plus jeunes. à narrer ici ». En effet certains mots, expressions, « Tu n’aimes vraiment pas les scènes et autres jeux de mots peuvent avertissements ? choquer. Tu trépignes à l’idée de les lire ? Arrête L’auteur étant conscient de ce fait, de te faire du mal, et tourne la page. il nous en fait part avec une page Dernière sommation.» d’avertissement.


L’auteur : Vuk Kovasevic

http://plume-libre.com/index. php?option=com_content&task=vie J’ai recherché comme vous pouvez w&id=970&Itemid=0 vous en douter à savoir qui était ce fameux Vuk. Après plusieurs heures Histoire : à suer à grosses gouttes devant Chose encore étonnante de la part mon ordinateur de l’auteur, il nous donne les grandes je me suis rendu lignes des livres en nous racontant compte que ce l’histoire presque complète de son nom était un nom héros. Vous retrouverez d’ailleurs ce récit d’emprunt. J’ai donc essayé au tout début du livre juste après les d’en savoir plus, avertissements. de dénicher l’indiscrétion quant à l’identité secrète de notre auteur. J’ai fini par tomber sur un site qui prétend que Monsieur Vuk Kovasevic serait en réalité Monsieur Jean – Luc Bizien.

L’auteur a préféré les remettre à chaque tome au cas ou vous auriez oublié un passage et que vous voudriez vous en rappeler.

Le Héros « Vuk » :

Ecrivain de 47 ans, français d’origine Dès les premières pages on se cambodgienne, auteur de romans demande si on ne lirait pas le de genre polar et fantasy. roman d’une personne récemment Il a remporté en 2002 à Gérardmer échappée d’un hôpital psychiatrique Fantastic’Arts le prix du roman tellement le ton de l’histoire, la d’aventure pour La mort en prime vulgarité et les descriptions sanglantes sont monnaie courante. time aux Editions Le Masque. Je n’ai malheureusement aucune certitude que cet homme a véritablement écrit ces romans, il se peut que je me sois carrément trompé dans mes recherches ou que mes sources ne soient pas exactes. Néanmoins rien ne vous empêche de jeter un œil aux livres de Monsieur Bizien qui je pense sont intéressants. Dans mes recherches je suis aussi tombé sur une interview qu’a donné Vuk au site plume-libre.com, je vous incite à aller la lire, elle vous donnera une meilleure idée de l’auteur ainsi que sur sa façon de s’exprimer et sa façon d’écrire.

C’est d’ailleurs ce qui fait le « charme » de ce livre car en aucun cas il ne ressemble à un autre. Comme vous l’aurez compris dans ce roman il est question de vampire. Ici la romance d’un vampire aimant une humaine est carrément bannie, l’extermination serait le mot le plus juste. Vuk, personnage attachant, vulgaire, au caractère bien trempé, aux opinions bien définies, aux goûts musicaux très arrêtés (Motörhead, groupe de heavy métal britannique) ainsi qu’à la répartie hors du commun, vous fera plus d’une fois mourir de rire devant votre livre


(petit conseil : évitez de manger ou boire en même temps que vous lisez, ce serait bête de mourir étouffé ou alors de tacher un livre si précieux).

entre Echappés de l’Enfer. Mais les vampires ne sont pas invincibles : on m’a enseigné les méthodes radicales et je les applique. Ils sont immortels... Militaire Serbe, connu pour son passé mais j’ai tout mon temps. Parce que, et ses penchants violents, il va faire comme le dit la chanson, « Crime is on irruption dans ce monde surnaturel au my side» ... fur et à mesure des pages. Ne croyant Comme je le disais précédemment, ce à l’existence de ce genre de monstre livre très particulier mais au combien il restera assez sceptique jusqu’à ce intéressant, nous transporte, nous fait qu’il voit la vérité en face. rire, nous donne envie de tout casser. Beaucoup de combats au corps à Dans l’ensemble je trouve ce livre corps, d’artillerie lourde et de sang magnifique, assurément pour moi un sont au rendez vous. des meilleurs livres que j’ai eu entre les Au fil des tomes, plusieurs autres mains. personnages viendront donner du fil à Ce livre révèle notre côté obscur, le retordre mais aussi de l’aide à Vuk. côté méchant de tout un chacun, Le livre se différencie aussi sur les celui qu’on aurait aimé être dans une vampires ; certes ils ont toujours des autre vie. dents longues et s’abreuvent de sang. La seule différence évidente est l’apparition d’une hiérarchie qui part du plus simple serviteur humain au grand maître vampire.

Critique : Les échappés de l’enfer Tome 1 Le vampire de Belgrade. Résumé :

La note d’humour est bien présente et arrive dans des moments impromptus mais est ô combien délicieuse.

Le vampire de Belgrade donne tout de suite le ton. Vuk, militaire de son actif, homme très violent dont tout le monde a peur, va se retrouver un jour confronté à un nosfératus (vampire). Heureusement pour lui il n’y laissera pas la vie même s’il en sortira de justesse. Il rencontre alors à plusieurs reprises un homme ô combien mystérieux qui va l’aider et le conforter dans le choix de sa nouvelle vie.

Il finira par convaincre Vuk de le former et de le suivre dans sa guerre contre Vous y croyez, aux les immortels aux dents longues. vampires ? Non, probablement pas. Il y a encore quelques années, je pensais dur comme fer que ces saletés n’existaient pas. Jusqu’à ce que j’en croise un. Et puis un autre... Les rues de Belgrade, ravagées par la guerre, sont devenues le théâtre d’un nouveau combat. Une guerre souterraine, larvée. Un règlement de compte


Critique : Les échappés de l’enfer Tome 2 Aliens ! Résumé : Le quotidien de chasseur de monstres est parfois compliqué. Surtout quand, au hasard des combats, on a été contaminé. Voilà ce que je suis devenu : une créature capable de régénérer, un hybride dangereux. Un lycaon. Qu’il faudra un jour éliminer. Heureusement, j’ai gagné un sursis auprès de mes employeurs : quelque chose sévit dans les rues de Paris. Quelque chose d’effroyable, que personne ne semble pouvoir arrêter. Alors j’ai pris les armes et je suis allé à la rencontre de la créature. Je l’ai traquée, je l’ai trouvée... Et j’ai crié. CRIÉ. Aliens !

(nouveau personnage ô combien charismatique et psychopathe à la fois. Il vous fera mourir de rire par sa répartie et ses allusions ô combien savoureuses. Il ajoutera du piment dans ce tome qui n’en manque déjà pas). Une femme va aussi faire son apparition dans ce tome, elle sera au cœur de ce deuxième tome et apportera à cette histoire le côté romantique et féminin même si vous l’aurez compris notre héros n’est pas un cœur tendre. Cette histoire-ci, comme la précédente, vous emmènera dans les profondeurs de l’enfer et qui mieux que Vuk avec son sang froid à toute épreuve pour nous montrer le chemin.

Conclusion :

Je le rappelle une nouvelle fois, livre à ne pas mettre entre toutes les mains. J’espère que ce dossier aura pu vous inciter à l’acheter, si comme moi vous aimez ce genre de livres très second degré qui vous fera j’en suis certain passer un très bon moment (livre On retrouve dans ce second tome, relaxant après une mauvaise journée). Vuk fidèle à lui-même, toujours aussi Pour ceux qui hésitent encore, je peux violent, drôle et imprévisible. le comprendre, le contenu du livre Une seule chose a changé et reste quand même assez particulier, pas des moindres : il est devenu certaines personnes sensibles auront malencontreusement un des monstres du mal à le lire, je le comprends qu’il pourchasse. Heureusement pour totalement. lui ses employeurs le laissent en paix Si toutefois vous avez l’occasion pour le moment. de l’apercevoir dans votre librairie De toute manière Vuk n’a pas trop le préférée, ne vous gênez pas et lisez-en temps d’y penser. Il pourchasse dans quelques pages, cela vous donnera la capitale un monstre qui dépasse peut être envie de l’acheter. totalement l’imagination. Employé pour l’occasion par Bonne lecture et comme dis Takakura, chef des Lycaons du Vuk : Rock’n roll ! secteur, accompagné par Maximus, Romain


MERLIN

Merlin est une série télévisée britannique créée par Julian Jones, Jake Michie, Johnny Capps et Julian Murphy et diffusée depuis le 20 septembre 2008 sur BBC One, la chaîne publique britannique. La série est diffusée en France depuis le 11 avril 2009 sur Canal+ Family et depuis septembre 2009 sur NRJ12. La série raconte la jeunesse du mythique magicien Merlin dans le royaume de Camelot et sa relation avec le Prince Arthur. Envoyé par sa mère pour parfaire son éducation auprès de Gaïus, le médecin de Camelot, il est chargé par le Grand Dragon emprisonné sous le château de protéger le futur souverain. Merlin doit cacher ses pouvoirs en cette ère de terreur contre les sorciers, voulue par Uther Pendragon. La série est composées de 2 saisons de 13 épisodes chacune. Elle est renouvelée par BBC One pour une 3ème saison. Le casting repose sur des jeunes acteurs pas très connus, mais également sur un acteur connu pour son rôle de Rupert Giles dans Buffy contre les vampires, Anthony Stewart Head qui interprète Uther Pendragon. Les créateurs, influencés par la série Smallville, ont délibérément choisi de raconter la vie de Merlin en remodelant les légendes arthuriennes. De nombreux personnages arthuriens apparaissent durant les deux saisons tels que Lancelot du Lac, Morgause ou bien Mordred.


Les inconditionnels des légendes arthuriennes pourraient être choqués par cette série sur quelques détails : Arthur et Merlin sont du même âge. Or Merlin, dans la légende, est plus âgé qu’Arthur et l’aide par sa sagesse à trouver le Graal. Guenièvre est la servante de Morgane, fille d’un forgeron nommé Tom et d’origine africaine. Or, toujours dans la légende, elle est la fille de Léodagan, roi de Carmélide. Arthur

vit

au

château

de

Camelot avec son père Uther. Or, Arthur est censé être le fils illégitime de Uther et Camelot n’existait pas du temps de Uther. Mordred est apprenti druide, enfant à l’époque de la série. Or, il est le fils d’Arthur et de Morgause (ou parfois Morgane) dans la légende. Morgane est la sœur cadette de Morgause et la sœur adoptive d’Arthur. Or, elle est la demi-sœur d’Arthur et sœur de Morgause dans la légende

L’avis de Thomas : BBC One, à qui on doit Doctor Who, Torchwood, Robin Hood et Spooks, nous offre une excellente série fantastique comme on les aime. Les effets numériques sont plutôt réussis. Les histoires allient humour, romance, fantastique et aventure. Le jeu d’acteur est juste ce qu’il faut. La réalisation est assez vive même si pour certains épisodes, elle est un peu molle mais reste malgré tout sympa. Les décors intérieurs sont bien faits et les décors extérieurs sont très bien. A noter que le château est celui de Pierrefonds dans l’Oise, près de Compiègne. Je vous recommande vivement cette série. Thomas


JOJO’S BIZARRE ADVENTURE

Série d'animation japonaise 13×30' Genre: fantastique, horreur Public visé: 12 et + Note : 2,5/5

Résumé Alors que le jeune Jôtarô Kuûjô voit apparaître chez lui un étrange pouvoir appelé le STAND, il reçoit la visite de son grand-père Joseph Joestar qui lui révèle qu'il n'est pas le seul à avoir un tel pouvoir. Un démon du nom de Dio a autrefois pris possession du corps de Jonathan Joestar, son grand-père, et obtenu ainsi ce pouvoir. De ce fait, toute la descendance de Jonathan, incluant Joseph, Jôtarô et Holly la mère de ce dernier ont ainsi eu chacun un STAND. Mais Holly n'arrive à maîtriser son STAND qui la tue petit à petit. Jôtarô et Joseph partent alors pour l'Egypte pour traquer et vaincre Dio. Ils sont accompagnés dans leur périple d'autres utilisateurs de STAND et ignorent que Dio a des complices qu'ils vont devoir vaincre durant leur périple.

Personnages Jôtarô est sorti de prison par son grand-père Joseph qui comprend les déboires que connaît actuellement son petit-fils. En effet, Jojo vient de découvrir en lui un pouvoir étrange : le STAND. Entité puissante, le STAND fait entièrement partie de son porteur. C'est en quelque sorte l'âme de la personne qui s'exprime à la demande du “maître”. Jojo est un personnage peu charismatique et peu expressif. Son physique est démesurément musclé (comme tous les autres personnages d'ailleurs) et sa force ne vient pas suffisamment de son cerveau. J'ai beaucoup aimé le personnage du grand-père (Joseph), attachant et intelligent dont l'objectif est beaucoup plus motivé que celui de Jojo. En effet, il veut combattre Dio pour sauver sa fille Holly dont la vie ne tient qu'à un fil. Je pense qu'il aurait dû être le personnage principal. Avdol est également un protagoniste intéressant. Son STAND de feu est plutôt impressionnant ; malgré tout, sa sagesse n'est pas assez mise en avant. Polnareff le français est insupportable et ridicule. Ses excès de colère ne profitent pas à l'intrigue et desservent cruellement le personnage. Son STAND


est cependant sympathique, mais son côté chevaleresque n'est pas repris dans les attitudes du personnage ce qui est bien dommage. Le dernier personnage du groupe, Kakyoin, est très certainement l'accompagnateur le plus agréable. Son STAND reptilien revêt une certaine originalité. Dommage cependant que Polnareff soit plus mis en avant que lui.

Intrigue et univers A l'inverse de beaucoup d'autres séries japonaises, celle-ci est assez simple à comprendre dès le début. Le démon Dio a pris possession du corps du grandpère de Jojo et sème la terreur autour de lui. Pourquoi ? Grosse question qu'on se pose tout au long des épisodes, car on ne sait pas vraiment ce que souhaite Dio. La série est un véritable road-movie dans lequel Jojo et ses acolytes partent à la recherche du monstre qui tue peu à peu Holly. Lorsqu'on découvre enfin Dio, le démon nous est présenté comme un homme de savoir qui possède de nombreux favoris à ses ordres (sous-entendant très clairement une homosexualité). Il faut savoir que la série est assez violente et certaines séquences peuvent choquer. De plus, certaines effusions de sang ne sont pas du tout nécessaires ! Un épisode cependant manie bien l'horreur avec des zombies contrôlés par une voyante. Jusqu'à l'épisode 8, l'intrigue est plutôt sympathique et l'animation réussie. Le changement de réalisateur par la suite marque une nette différence de qualité visuelle. Le rythme de l'histoire ralentit également et la fin est très prévisible. Le fameux combat final préparé depuis le début est mou et peu spectaculaire.

Les + - l’idée du STAND

Les – - pas assez de travail sur l’horreur

- les personnages de Kakyoin et Avdol - le personnage de Polnareff - épisodes «The mist of vengeance» - un côté bodybuilder trop appuyé et «Justice» - animation bâclée à partir de l’épisode 8 - effusions de sang non justifiées - fin prévisible Arwen


LES SÉRIES AUX DENTS LONGUES ! Avec la forte popularité des deux séries télé incontournables du moment sur les vampires que sont True Blood (HBO) et The Vampire Diaries (CW), on s’est dit à la rédaction qu’une petit topo sur les différents shows marquants de ces dernières décennies était de mise. Pour commencer : rapide petit clin d’œil à Dark Shadows qui date des années 60, compte (attention les yeux !) 1225 épisodes et dont on reparlera sans doute beaucoup quand sortira le film basé sur la série de Tim Burton car j’avoue, c’est un peu vieux et surtout trop long pour que j’ai eu le courage de me pencher sur la question. Plus frais dans les mémoires, c’est dans les années 90 qu’apparaissent plusieurs séries pas toutes réussies mais dont certaines sont devenues cultes. En 1990 pile-poil, Dracula : The Series fait une apparition timide et ne survivra pas plus d’une saison. On y retrouve Mia Kirshner que les fans de The L Word connaissent bien. Dans la foulée, Forever Knight en 1992 aura un succès un peu plus probant avec 3 saisons et 70 épisodes. Juste au moment de son arrêt en 1996, c’est la série Kindred The Embraced qui prend sa place dans le paysage télévisé. Basée sur le jeu de rôle Kindred: The Masquerade et produite par Aaron Spelling (le papa de Beverly Hills et de Melrose Place, si si), elle s’interrompra malheureusement au bout de 8 épisodes... à la mort de l’acteur principal, Mark Frankel. En 1998, Channel 4, la chaîne anglaise, diffuse une mini-série en 6 épisodes intitulée Ultraviolet où l’on retrouve au casting un certain... Stephen Moyer. Ces séries n’ont eu que très peu d’impact en France mais ont tout de même trouvé un public outre-Atlantique. Bien sûr, impossible de parler des années 90 sans parler de Buffy qui a laissé une empreinte importante, en France comme ailleurs. Qui n’a jamais vu un épisode de Buffy ou d’Angel ? Tout le monde connaît Spike, Willow et peutêtre même Drusila. A mon sens, cette série est un peu kitch mais elle a au moins eu le mérite de révéler des acteurs qui aujourd’hui sont bien connus comme Alyson Hannigan ou David Boreanaz. (Je suis consciente que je ne vais pas me faire des ami(e)s en disant ça mais


j’assume.) Pendant les années 2000 c’est l’explosion des séries de vampires mais encore une fois toutes ne sont pas bonnes. Parmi les mauvaises on peut citer Blade the series (2006), rejeton peu populaire des films ou encore Demons (2009), série britannique très décevante. Je n’ai pas vu Blade the series mais pour Demons j’aurais définitivement mieux fait de m’abstenir ! C’est particulièrement mauvais, mal joué, les effets spéciaux sont minables et même le scénario laisse à désirer. Puis depuis ces dernières années on a vu débarquer toute une flopée d’adaptations de séries littéraires. C’est le cas de Blood Ties en 2006 qui est l’adaptation des romans Vicki Nelson de Tanya Huff. Cette série était vraiment sympa mais n’a pas eu de chance en arrivant un peu trop tôt par rapport à la vague que l’on connaît aujourd’hui ; du coup elle n’a eu droit qu’à deux saisons assez courtes et, comme c’est souvent le cas lors des annulations, à une fin pourrie qui a laissé bien sûr les fans sur les dents et qui laisse tout en suspens ! Et c’est bien dommage ! C’est également le sort qui a été réservé à la série Moonlight en 2007, interrompue juste au moment où ça devenait enfin intéressant. J’arrive enfin aux deux séries les plus récentes et qui valent vraiment le détour dont je parlais au tout début : Vampire Diaries et True Blood, toutes deux adaptées de romans. Ces deux séries sont destinées à des publics différents. Ce qu’il faut retenir c’est que True Blood ose tout ! Que se soit dans le sexe, la violence, la nudité ou encore la drogue. Quand je dis que True Blood ose tout, il suffit de jeter un œil du côté des images de promo, je pense notamment à la dernière couverture de Rolling Stone Magazine (ci-contre) où Anna Paquin, Alexander Skarsgård et Stephen Moyer posent tous les trois nus, couverts de sang et dans une position assez suggestive. Bref, True Blood c’est un show HBO et c’est pour adulte. C’est sans concession et il vaut mieux regarder


lorsque les enfants sont couchés ! D’ailleurs c’est assez étonnant de voir cette série repousser les limites à l’extrême alors que les livres de Charlaine Harris sont quant à eux assez sobres. Certes Sookie finit souvent à l’hôpital et il y a certaines scènes assez sanglantes mais le sexe en revanche est beaucoup moins explicite. La série permet par ailleurs de développer des personnages qui sont secondaires dans les livres à cause de la narration à la première personne centrée sur Sookie et je trouve que c’est plutôt une bonne chose. En ce qui concerne The Vampire Diaries, c’est très différent. A première vue ça pourrait faire penser à Twilight, inondés comme nous sommes par la saga de Stephenie Meyer. Mais ne vous y trompez pas, cette série est adaptée de la saga littéraire du même nom, écrite par LJ Smith en 1991, soit bien avant que Meyer nous ponde des vampires qui brillent au soleil ! La série télé est destinée à un public de jeunes adultes et nous propose un savant mélange de sexe, de violence et de mystère qui pimente énormément l’intrigue. Ajoutez à tout cela le côté magique des vampires, sorcières et autres loups-garous et vous obtenez un show bien ficelé. Il parait que la série télé est meilleure que les livres car elle est plus agressive, plus sombre que l’œuvre dont elle est adaptée. Pour ma part je n’ai pas lu les livres mais j’adore la série. Si vous êtes tentés par une petite session « vampire », revoici la liste des séries sus-mentionnées et plus encore. Bon visionnage ! Ecrit à quatre mains par Tan et Exécutrice ▫▫ Dracula the series (1990), ▫▫ Forever Knight (19921996), ▫▫ Kindred, the embraced (1996), ▫▫ Buffy contre les vampires (1997), ▫▫ Ultraviolet (1998), ▫▫ Angel (1999), ▫▫ Vampire High (2001), ▫▫ Blade la série (2006),

▫▫ ▫▫ ▫▫ ▫▫ ▫▫

Blood Ties (2006), Moonlight (2007), True Blood (2008), Young Dracula (2008), Being Human (2008 pour la version anglaise et 2010 pour le remake américain), ▫▫ Demons (2009), ▫▫ The Vampire Diaries (2009), ▫▫ The Gates (2010).


LES DOSSIERS DRESDEN (Deuxième partie)

11 autres épisodes de cette saison, nous retrouverons des histoires variées et pleines de références aux romans, bien évidemment. Nous aurons droit à une agréable rencontre avec Bianca (cf. Avis de Tempête), à une intrigue qui tourne autour du 3ème œil (cf. Avis de Tempête) ou encore le gardien Morgan et l’ancienne Mai en personnages récurants.

DRESDEN, ENQUETES PARALLELES

Les intrigues sont fidèles à l’univers dans le sens où le cheminement de l’intrigue s’y passe comme dans les romans. Nous sommes face à une vraie enquête et Harry, bien qu’utilisant souvent la magie, continuera d’enquête de manière plus ou moins naturelle à base d’interrogatoire ou de fouille de lieux. On ne peut donc vraiment pas dire que la série n’est pas fidèle à l’esprit du roman, même si beaucoup de différences sont à noter et, sachant que les adaptations de romans sont souvent victimes des comparaisons, je vais le faire de suite pour éviter que d’autres ne viennent descendre l’intérêt de cette série qui mérite le coup d’œil et plus encore.

Dresden en images et en son, 11 épisodes.

On se retrouve comme promis dans le dernier numéro, pour la suite du dossier des Dossiers Dresden. Cette partie sera riche en critiques, puisque vous aurez droit à celles des tomes Tombeau ouvert et Fée d’hiver, mais aussi à celles du comics Welcome to the Jungle et de la série télévisée sur laquelle vous verrez, j’avais beaucoup à dire. Nous passerons également brièvement par la case jeux de rôle papier. Bon dossier à vous !

Créée par Hans Beimler et Robert Wolfe et diffusée en 2007 aux USA, la série télé adaptée de l’univers des Dossiers Dresden n’a pas eu le succès mérité et ne compte donc, à son compteur, qu’une seule et unique saison. Nous retrouvons Paul Blackthorne dans le rôle du mage, Valerie Cruz dans celui du lieutenant Murphy et Terrence Mann jouant l’excellent Bob. On retrouve aussi quelques guests dont Kim Coates (Sons of Anarchy) ou encore Claudia Black (Stargate SG-1). La série suit les différentes enquêtes du duo Dresden/Murphy, comme vous vous en doutez, et n’est donc pas l’adaptation en 12 épisodes d’un seul des romans comme cela peut être le cas pour d’autres séries adaptées (notamment Flashword). De plus, seul un des romans est réellement adapté en un épisode, mais nous reviendrons dessus plus tard car il a une importance capitale. Pour les

Évidemment, comme souvent dans les adaptations, c’est d’ordre physique que l’on trouvera les premières différences. La production choisissant souvent des acteurs sans ressemblance avec les personnages : Morgan est noir, Murphy n’est pas blonde et Bob est... bah « physiquement là » justement puisque joué par l’excellent Terrence Mann. On note par contre un Harry très Harry et une Bianca très Bianca. Ensuite, les différences au niveau des personnages tiennent à leurs relations entre eux. Morgan par exemple, au début de la série, se trouve être plutôt complice avec Harry, contrairement aux romans. Murphy et Dresden ne sont, pour le moment que deux personnes qui travaillent ensemble avant de voir leur relation évoluer en amitié au fil des épisodes. Le comportement de certains personnages risque aussi d’être pris en grippe par les détracteurs, notamment Bob qui n’est plus tout fait comme dans le roman. Il n’est que peu pervers et est,


dans la série, un personnage mystérieux et attachant avec un flegme britannique (alors que l’acteur est du Kentucky) séduisant. L’histoire personnelle de chaque personnage est également adaptée différemment, et cela, j’en suis ravi, car ça évite le spoil pour ceux qui commenceraient par la série (c’est un choix). C’est ce qui en fait une série propre, un récit d’un monde parallèle ou alternatif aux romans qu’il faut regarder en oubliant un peu ces derniers pour en apprécier la teneur. Teneur très appréciable d’ailleurs. Car au fil des épisodes, leurs histoires vont prendre de l’ampleur et dans la deuxième partie de la saison, le côté émotion et humoristique sera à son paroxysme. Enfin, pour en finir avec les différences, c’est au niveau des décors et autres objets présents qu’on les trouvera. Le labo d’Harry n’étant, par exemple, pas sous une trappe, sa voiture n’étant pas sa coccinelle bleue mais une Jeep, etc... Ces différences ne feront que plus ressortir les références directes à la série : La Blanche Confrérie, l’Ordre Rouge et Noir des vampires (appelés Cours dans les romans), entre autres. Les références seront nombreuses tout au long de la série, n’espérez cependant pas en apprendre plus sur le passé d’Harry ou autre, vu que, comme je l’ai dit, leurs histoires personnelles ne sont pas celles des romans, pour exemple : Justin est l’oncle de Harry. On va conclure sur ces 11 épisodes et passer à ce qui est en même temps l’ombre au tableau mais aussi une réussite totale : Storm Front. Donc on se retrouve avec une série extrêmement sympa à regarder si on n’a pas lu les livres, une série sur le surnaturel presque classique. Presque parce que les scénaristes ont ce petit truc que Butcher a : trouver des choses originales (et bien entendu, souvent piochées directement chez Butcher lui-même dans les romans). Et une série qui devient vite excellente si on est fan des romans et si l’on n’est pas de ceux qui déchaînent leur haine gratuite sur les adaptations qui ne sont pas la copie fidèle, ce

grâce aux références et à l’ambiance plutôt respectée de l’univers Dresden avec des épisodes réellement prenants, surtout les derniers. Le tout porté par une bande son assez funky aux lignes de basse tout simplement géniales. Que demander de plus ?

Storm Front, l’épisode 8... mais pas vraiment. L’ombre au tableau qui vaut cependant le détour, nous y venons : Storm Front (Avis de Tempête (pour le roman) ou Magie Noir (pour l’épisode)). Quelle ne fût pas ma surprise lorsque, pendant le générique, au moment où, habituellement, se trouve écrit Based on the novels by Jim Butcher je vois écrit, pour cette épisode 8 : Based on the novel « Storm Front » by Jim Butcher, comprenant alors que j’arrivais à l’épisode que j’attendais le plus (je savais qu’il y avait cette « vraie » adaptation pour un épisode). Hors, quelle ne fût pas ma surprise, toute aussi grande, c’est certain, de voir que cet épisode tranchait radicalement avec le reste de la série. Explications : nous avons là à faire à une vraie adaptation, le soucis c’est que c’est n’est clairement pas l’épisode 8 de la série. L’appartement de Dresden est le même que dans les romans, le labo par la trappe, le cercle de cuivre, même l’entrée on la reconnaît. On y retrouve Mister (qui n’est pas si gros dans la série) et Bob n’y fait même pas une petite apparition. Nous retrouvons également Susan. Alors certes, le seul point qui fait que l’épisode en question n’a rien à faire là est le changement d’appartement. Mais le soucis, c’est que nous ne reverrons plus jamais Susan ni Mister dans les suivants, voilà l’ombre au tableau, c’est un épisode complètement à part de la série, même s’ils ont réussi, côté scénario à intégrer des faits antérieurs (en rapport notamment avec Bianca) dans cet épisode. Reste qu’avec le décor différent et Susan qui ne réapparaît plus, on a


là un épisode qui aurait été un superbe pilote ; ce qui était le plan d’origine si des soucis de production n’avait pas tout perturbé et transformé un quasi-téléfilm de 2h en épisode à la durée standard. Au final c’est l’épisode 3 qui servira de pilote. Ceci expliquant cela. Comme je vous l’ai dit, c’est également l’un des meilleurs épisodes de la saison et le plus surprenant. Déjà parce qu’il est l’adaptation du roman, même si le 3ème œil en est absent car il avait été l’objet d’un épisode précédent. On retrouve les grandes lignes du livre, les cœurs explosés et même des noms que nous connaissons, en plus de Bianca et Susan, on fait tilt aux noms de Victor, de Jennifer ou de Tommi, entre autres. Objet qui n’a pas changé dans cet épisode par contre, la Jeep, or on a le droit à un énorme clin d’œil puisque Dresden bosse sur une coccinelle bleue dans une scène. Donc ombre au tableau : cassure avec l’avant et l’après dans la série. Le point fort : adaptation d’un roman précis. Alors voilà ce que je conseille de faire à nos lecteurs : Si votre cas est : ▫▫ Vous n’avez pas tellement envie de voir la série mais êtes fan des romans : je vous conseille cet épisode. ▫▫ Vous avez envie de vous faire la série : commencez par cet épisode 8 puis passez au vrai début. Ou alors, regardezle à la fin. Mais ne le placez pas dans la continuité, vous seriez surpris, voire déçu du choix fait par la production. Épisode excellent. Série excellente dont certains épisodes sortent vraiment du lot, notamment dans les derniers avec un huis clos génial.

DIRECTION FAERIE Tombeau ouvert, SOS fantômes.

Tombeau ouvert démarre fort. Contrairement au premier tome ou même au second où l’on pouvait voir Harry papoter, ce tome démarre directement avec de l’action brute et... un nouveau personnage. Michael Carpenter, un Chevalier, main armé du Seigneur. Les deux comparses vont neutraliser un fantôme dans un hôpital car depuis quelques jours, c’est l’invasion ectoplasmique. Le mage et son compagnon finiront par comprendre que toute cette agitation spectrale cache un événement plus important. Jim Butcher nous offre donc la joie de connaître Michael qui est un personnage auquel on ne peut que s’attacher. Mais il n’est pas le seul nouveau personnage qui aura son importance dans ce tome (et dans les suivants) puisqu’on découvre également une Sidhe (magnifique) qui a un lien très important avec Harry Dresden, ou encore des vampires presque sympathiques. On avance encore dans la vie privée de Harry, continuant ainsi le voyage commencé dans le deuxième tome et je salue le courage de l’auteur qui n’a pas peur de faire du mal à ses personnages car, dans ce tome, la vie de l’un des principaux protagonistes va changer radicalement. Le côté fantaisie urbaine est palpable, on rencontrera plus de créatures farfelues dans ce tome dont un dragon, et les habitants d’Outremonde seront également mis en avant, les vampires aussi, notamment avec l’arrivée dans l’histoire du principe des cours et leurs particularités (faisant qu’il existe plusieurs sortes de vampires). Les


scènes d’action continuent leur boulot comme il se doit et l’humour est toujours aussi bon. Les chapitres prennent de l’ampleur car Butcher va plus au fond des choses, détail qu’il peaufinera encore dans le tome suivant, mais nous y arrivons, car l’évolution vers la fantaisie urbaine n’est plus à nier dans le tome 4.

Fée d’hiver, Harry aux pays des merveilles Difficile d’être précis sur le début de ce tome sans spoiler la fin de Tombeau ouvert, c’est pourquoi je vais introduire cette critique ainsi : à cause de ce qu’a fait Harry à la fin de Tombeau ouvert, il va être contraint d’accepter de bosser pour les fées. Plus particulièrement pour Mab, Reine de l’Air et des Ténèbres, Reine en titre de la Cour d’Hiver. Celle-ci attend de lui qu’il retrouve l’assassin du Chevalier de l’Été et surtout, quelque chose qu’on lui a volé au moment du meurtre (dont la police de Chicago ne s’occupe plus, ayant conclu à l’accident). Derrière cette demande se cache quelque chose de bien plus fort qu’une simple preuve pour innocenter Mab dans cette affaire. Quelque chose qui dépasse tout entendement, quelque chose dont même Harry se demandera comment s’en sortir. Cette fois, plus que sa vie, c’est le sort du monde qui est en jeu. Comme vous avez pu le comprendre, les événements de ce tome sont des plus importants pour l’avenir du monde, mais aussi pour la suite des aventures d’Harry. On se retrouve plongé dans un monde de fées directement en Faërie et en plein dans des intrigues Sidhe, remplies de complots et de politique, ce qui rend ce tome bien plus complexe que les précédents, sans non plus le rendre plus difficile et moins agréable à la lecture. Comme je l’ai dit précédemment, Butcher creuse plus profond et va au fond des choses, dans la forme et dans le fond. Car en plus de nous offrir une histoire complexe dans le monde des Sidhe (avec cette intrigue superbement ficelée), il nous propose de nous plonger un peu plus dans la tête d’Harry en nous détaillant plus ses pensées et son ressenti qu’avant. Plus approfondi tant sur l’écriture que sur ce qu’il raconte, Jim Butcher monte en

puissance. Comme sa série. Avec une intrigue Sidhe se passant en partie dans leur monde, on peut s’attendre à une ribambelle de personnages, et on a raison ! Déjà, nous nous retrouvons avec une variété énorme de différentes races magiques, allant des plus traditionnelles aux plus originales. On retrouve notamment des créatures qu’il serait ridicule de trouver dans un autre livre de fantaisie urbaine, mais pas dans un Butcher. L’auteur est tellement créatif que même les créatures traditionnelles vont se différencier dans leur anatomie par rapport aux autres séries du genre, comme c’était déjà le cas des vampires dans Avis de Tempête. On retrouvera donc, pêle-mêle du côté des personnages secondaires : une goule, un ogre, un centaure et bien d’autres et notamment des changelins (personnages n’ayant encore pas choisi leur côté : humain/fée) du côté des principaux .

découvrir.

On retrouve en plus des nouveaux personnages, des anciens d’autres tomes qu’on prend plaisir à revoir, notamment l’excellent Tut-Tut (cf. Avis de Tempête), petit fée de 15 cm (qui se prendrait sûrement le bec avec un certain Jenks (Rachel Morgan)) et les Alphas (cf. Lune Fauve) mais aussi... un personnage que l’on n’avait pas vu avant (mais qui ne nous est pas inconnu) et qui est d’une importance capitale pour Harry. Ce personnage-ci, il va falloir lire le livre pour le

La politique des Cours Sidhe, ainsi (et surtout) que le côté hiérarchique, est réellement très sympathique. Nous avons donc une lignée que nous allons appeler « royale » des deux côtés (Été/Hiver), cette lignée est composée de 3 reines : la Demoiselle (future reine), la Reine en titre et la Mère (ancienne reine). C’est dans la première catégorie que vous trouverez mon coup de cœur au niveau des personnages arrivant dans ce tome puisque Maeve, Demoiselle de l’Hiver est géniale. Enfin, avant de conclure avec ce tome excellent, je dois dire que c’est peut-être le premier Dossiers Dresden, voire même le premier livre


de fantaisie urbaine, qui fait passer un message important malgré le genre catalogué lecture de gare. Car très clairement, l’auteur nous parle écologie à travers ce tome. Même si la fin de Tombeau ouvert pouvait aussi comporter le message « l’amour malgré les différences  », c’était la fin. Cette fois-ci, la trame principale tourne autour de cela. Un tome à la hauteur des attentes puisque, d’ouvrage en ouvrage Jim Butcher s’améliore et améliore son univers et ses personnages, les rendant de plus en plus attachants et intéressants et également plus riches. D’ailleurs, quelques intrigues sur certains personnages restent en suspens à la fin et j’ai hâte d’en savoir plus. Fée d’hiver ne fait que confirmer ce que je dis depuis la première partie du dossier, les Dossiers Dresden est une série à lire, incontestablement. Pour son humour, sa richesse et sa facilité d’approche. Pour son univers, ses personnages et l’aventure qu’elle nous propose. N’hésitez plus, commencez. Dépêchez-vous ! Le tome 5, Suaire Froid est ressorti en poche il y a peu !

Welcome to the Jungle, Harry en image

Chicago comme une « jungle ». Mais aussi est surtout bien sûr parce qu’il a un rapport très important avec les animaux et que l’histoire débute au zoo. Et oui, un meurtre a eu lieu dans l’enceinte et Murphy fait appel à Harry alors qu’il est déjà lui-même aux prises avec un Bloody Bones. Les indices font penser que le tueur ne serait autre que Moe, un gorille. Vous comprenez mieux pourquoi on fait appel à Harry ? Un gorille sort de son enclos, tue un homme et retourne dans son enclos. Harry va évidemment trouver un rapport magique à tout ça, sinon, ça s’appellerait Columbo, tout simplement. Voilà pour l’histoire. Étant un comics, il y a plus de risques de tout gâcher en allant trop loin dans les détails alors je m’arrête là et vous donne mon avis sur ce... petit bijou. Côté scénario, ne vous attendez cependant pas à sa meilleure aventure si vous avez déjà lu les tomes 3 et 4. Mais si vous n’avez lu que le premier roman, vous vous laisserez largement emporter par l’intrigue très Dresdienne. Et c’est là qu’on est content, puisque tout ce qu’on aime dans la narration de Butcher dans ses romans, on le retrouve dans Welcome to the Jungle. Un cheminement d’enquête pure avec ce qu’il faut de magie et d’action pour nous tenir en haleine. Question intrigue même, je dis certes qu’elle est peut-être moins bonne que Fée d’Hiver, mais ô combien bonne en soi. Le dénouement, l’univers et les idées de génie de Butcher font que, même en comics, Dresden reste une histoire purement originale, évitant les choses déjà vues dans d’autres récits de fantaisie urbaine.

Si les Guns N’ Roses ont quitté la scène au bout de 20 minutes il y a peu, ce n’est pas Harry Dresden qui va abandonner sa mission avant la fin. Quitte à risquer sa peau. C’est mis en image par Ardian Syaf et il s’agit d’une histoire totalement inédite en roman et écrite par Jim Butcher en personne. Le titre de ce récit fait certes référence à Guns N’ Roses, mais il est aussi tout trouvé pour le rapport à l’histoire, Harry Dresden désignant

L’histoire se déroule avant Avis de Tempête, mais je ne peux évidemment que conseiller de lire au moins ce premier roman avant d’entrer dans ce comics, car le plaisir ne peut être qu’accru. Retrouver des personnages que l’on a appris à connaître en roman, c’est le pied. On y découvre même la coccinelle bleue, encore entièrement bleue. Graphiquement, le style d’Ardian Syaf est plutôt classique et je pense que c’est ce qu’il faut à un récit comme du Dresden. Je visualiserais très mal des choses plus artistiques comme le fait notre ami Jae Lee sur un récit de ce genre. On se dit bien sûr que Brett Booth aurait été encore plus appréciable, mais patience, il arrivera plus tard sur la série


(reparti depuis...). On note encore, côté graphique la couverture qui, elle, n’est pas de Syaf mais de McGrath (couvertures des romans) et qu’on retrouve à la fin les covers des 5 numéros présents dans le recueil, toutes de Syaf et les 5 variant covers, toutes de McGrath. Mais pas que ! Parce qu’en plus de ces couvertures (procédé déjà très vu dans le monde du comics), on a également des croquis superbes et de petites bios des personnages. Ainsi que, et là, c’est pour moi un vrai cadeau de la part de Milady (ou de Dabel Brothers), 2 dessins colorisés tirés d’Avis de Tempête et un autre croqué... de Fée d’Hiver ? Là par contre, je me permets le doute vu qu’à cette époque, on en était encore loin en version comics d’arriver à Fée d’Hiver, mais vous verrez, si vous avez lu le roman, que cela est difficilement contestable. Bref, Welcome to the Jungle est une perle de comics à posséder absolument si l’on est fan du Mage... ou de comics, car l’histoire est agréable de toute façon.

RPG & CONCLUSION

Nous finirons ce dossier Dresden avec un objet qui n’est pas encore paru en France contrairement à tout le reste, qui ne paraîtra d’ailleurs peut-être jamais en France : les livres de RPG. Le Role Playing Game. Le jeu de rôle papier. Tout le monde connaît Donjons & Dragons, Warhammer ou Warhammer 40000 qui sont les trois plus connus de ce genre en France. Le principe est simple, vous contrôlez de petites figurines ou représentez simplement un personnage (suivant le jeu) et devez combattre à l’aide de dés spéciaux et noter vos dégâts sur votre fiche personnage. Et bien les Dossiers Dresden ont eu droit à cela. Vous pouvez donc incarner Harry, Murphy ou encore Michael grâce aux deux livres déjà existants : Our Story et Our World. Malheureusement,

il n’y a que peu de chances de les voir arriver en France un jour, comme je vous l’ai dit et, a moins d’être bilingue, vous ne vous contenterez que de lire les aventures de notre mage préféré plutôt que de les vivre !

C’en est fini du dossier sur les Dossiers de notre ami Harry Dresden. Je vous promets que je ne vous en parlerez plus jusqu’à l’année prochaine, avec sûrement une critique du tome 6, premier inédit en France depuis plus de 2 ans. Je prie pour que Milady nous sorte un jour les adaptations comics des romans, mais pour le moment, rien n’est prévu. Dresden c’est un homme attachant, un univers riche et varié, une série de fantaisie urbaine qui se démarque des autres, une aventure unique qu’on prend un malin plaisir à suivre, un conte dont on veut la suite à chaque fin de tome. Dresden c’est simplement la série à lire absolument, qu’on soit ou non amateur de fantaisie urbaine. Et par pitié, ne vous arrêtez pas au premier si vous le trouvez trop simpliste et trop axé sur le polar, ce dossier vous aura bien démontré que Dresden c’est une série allant crescendo et que sa richesse au niveau de la fantaisie urbaine, arrive en douceur, ce qui nous permet de nous plonger dedans sans trop de brusquerie.

Merci M. Butcher.

Cédric


ENTRETIEN AVEC

V&S : Pourquoi avez-vous choisi l’histoire du Dr Jekyll et de Mr Hyde comme point de départ pour Alchimie ?

BF : En fait, la phrase « Jekel aime Hyde » (titre en vo) est apparue dans ma tête un beau jour, et je l’ai tellement aimée que j’ai couru vérifier sur mon ordinateur si ce titre avait déjà été utilisé pour un livre. Heureusement il ne l’avait pas été et j’ai donc commencé à imaginer l’histoire d’une jeune fille très timide et d’un garçon mystérieux qui apprennent qu’ils partagent une dangereuse connexion avec le vieux roman. Bien-sûr en France le titre est différent, mais je pense que le thème principal, que chacun a à déterminer s’il est fondamentalement « bon » ou « mauvais », est universel. V&S : Alchimie est un livre beaucoup plus sombre que Comment se débarrasser d’un vampire amoureux. Il y a des thèmes très difficiles comme la mort, le meurtre, la dépression etc. Était-ce difficile d’écrire sur ces sujets ? BF : J’adore rire et c’est vrai que j’ai beaucoup ri en écrivant Comment se débarrasser d’un vampire amoureux. Mais si l’histoire me semble plus sombre, comme ce fut le cas pour Alchimie, ça ne me dérange pas d’explorer ce genre de thèmes et d’émotions. Ils font aussi partie de la vie. De plus je pense que le côté très protecteur de l’histoire entre Jill et Tristan, ainsi que leur intense histoire d’amour, aide à nuancer les moments les plus difficiles du roman. Ceci étant, je suis en train d’écrire la suite de l’histoire de Jessica et Lucius et j’avoue que c’était amusant d’écrire une histoire beaucoup plus légère, avec beaucoup d’humour et de rires. (Je me suis parfois retrouvée à rire toute seule devant les nouvelles lettres de Lucius.) Je pense que le léger et le sombre sont aussi bien l’un que l’autre. V&S : Alchimie est écrit à la première personne mais vous passez d’un


BETH FANTASKEY

personnage à l’autre. Pourquoi de pas avoir écrit le livre à la troisième personne ? BF : Tous les jours je reçois des emails de filles qui me disent : « J’avais l’impression d’être Jessica » ou « J’avais vraiment le sentiment d’être Jill en lisant votre livre ». Je pense que si les lecteurs arrivent à s’identifier autant dans les personnages, c’est en partie grâce à l’utilisation de la première personne. Pour moi, la troisième personne, bien que formidable, garde le lecteur à une certaine distance des personnages et de l’histoire. Lorsque je lis un livre écrit à la première personne, j’ai l’impression de faire partie de l‘action et des émotions. C’est ce genre d’expérience que j’ai envie de faire ressentir aux gens qui lisent mes livres. Donc, même s’il aurait été plus simple d’écrire Alchimie à la troisième personne, j’ai choisi de le faire à la première personne et j’espère que les lecteurs ont aimé ! V&S : Êtes-vous en train de travailler sur la suite de Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ? BF : Oui, la suite est prévue pour l’an prochain aux Etats-Unis. J’espère qu’il sortira aussi en France mais je ne sais pas si c’est prévu ou pas. V&S : Il y a eu des rumeurs sur une éventuelle adaptation au cinéma pour Comment se débarrasser d’un vampire amoureux. Ce n’est qu’une rumeur ou y-a-t-il bel et bien quelque chose de prévu ? BF : Ce ne sont que des rumeurs et je ne sais pas du tout d’où elles arrivent. Probablement de lecteurs enthousiastes, ce qui est plutôt sympa. Quoi qu’il en soit il n’y a aucun plan pour une adaptation. (Et ce n’est de toute façon pas de mon ressort puisque je n’ai pas de droits sur un quelconque film)


V&S : C’est votre second livre. Votre succès a-t-il changé quelque chose à votre vie ? Pas du tout ! La plupart des gens que je rencontre tous les jours ne savent même pas ce que je fais dans la vie. Je vis toujours dans la même maison, dans notre petite ville, j’amène mes enfants tous les jours à l’école, et je fais toujours la lessive et la cuisine. Rien n’a changé sauf que je reçois de super messages de la part des lecteurs, et donc je sais que j’ai rendu des gens heureux. Et c’est déjà une chose formidable ! V&S : Dans notre premier entretien, je n’avais pas pensé à vous demander qui sont vos auteurs favoris et vos influences. Donc, qui sont-ils ? BF : Mes auteurs préférés sont Charles Dickens et Alexandre Dumas. Je suis particulièrement influencée par Dumas. J’adore son utilisation de cliffhangers, les drames qu’il arrive à créer ; et surtout ses héros torturés, sombres mais drôles. Le comte de Monte Cristo est mon personnage préféré dans toute la littérature. V&S : Quel genre de livres lisez-vous quand vous n’êtes pas en train d’écrire ? BF : Je ne lis pas beaucoup de fiction en fait. J’aime lire les histoires sur des choses improbables comme le fabuleux livre E=MC2 qui traite de comment cette équation a changé le monde moderne. Le prochain livre sur ma liste s’appelle The Disappearing Spoon: And Other True Tales of Madness, Love, and the History of the World from the Periodic Table of the Elements. Je n’ai pas un esprit très scientifique ou mathématique mais je suis attirée par ce genre de sujets. V&S : Vos deux premiers livres sont vraiment très populaires en France. Aurons-nous le plaisir de vous voir dans notre beau pays un jour ? BF : Je ne suis pas venue en France depuis plus de dix ans et j’adorerais revenir. Un jour peut-être !


LA DANSE DES MORTS

Laissez-moi vous conter une histoire à vous glacer le sang. Cela s’est passé il n’y a pas si longtemps. J’étais dans les marais. J’avais bu un verre avec des amis mais je n’étais pas saoul, alors prenez ce que je vais vous conter comme des faits réels et vécus, ne me prenez pas pour un fou, s’il vous plaît, car j’ai besoin qu’on me croit. J’ai besoin d’en parler. Il faisait nuit, une nuit comme j’aime en voir. Le ciel était dégagé et les étoiles brillaient toutes par centaines de millier. L’air était agréable et le bruit de quelques insectes me chatouillait délicatement les oreilles. J’étais bien, je ne pensais à rien, je ne voulais rien. Simplement profiter de cette nuit douce et agréable après une soirée à se foutre de la vie avec mes amis. Malgré l’alcool, j’étais très conscient et l’éclairage du clair de lune était suffisant. Cependant, je n’ai pas remarqué une chose essentielle. Une présence que j’aurais dû sentir. Un être qui m’épiait sûrement tapi dans quelques ombres alentours.

En parler me fait froid dans le dos, mais cela doit sortir un jour.

Quand je pris conscience de ce fait, de ce regard invisible posé sur moi, je sentis mon sang se glacer et mes poils se hérisser sur ma nuque et mes bras. Mon cœur se mit à battre plus vite, plus fort. Pris tout à coup d’une peur panique, je tombai à genoux m’enfonçant dans la boue. Je sentis l’air si agréable devenir glacial et les insectes se taire, comme conscient de ce qui allait arriver. Je priai Dieu rapidement pour qu’il me protège, mais cela n’empêcha pas ce qui allait suivre. Toujours à genoux, je sentis quelque chose fondre sur moi de derrière les arbres. La chose me percuta violemment et je tombai complètement au sol. Avant même que je ne puisse me relever, la chose m’empoigna et me releva brusquement. Je la regardai pour tenter de voir ses traits, elle semblait humaine, mais je ne pus distinguer son visage caché par une capuche blanche. Elle ne me lâcha pas le bras et m’attira vers l’ouest. Elle marchait vite et j’eus du mal à la suivre car mes jambes tremblaient. Je tentai alors d’établir le contact une fois que la panique s’était un peu atténuée.

- Qui êtes-vous ? fis-je.

Aucune réponse ne me vint.

- Dites-moi où vous m'emmenez !

Elle se contenta de tirer plus fort sur mon bras. Je tentai alors de peser de tout mon poids mais elle continua de me traîner sur le sol. Sans même ralentir un peu. Je voyais le paysage passer devant mes yeux à vive allure et continuai vainement les prières de salut dans ma tête.


Lorsqu'enfin la chose s'arrêta, nous nous retrouvâmes dans un endroit perdu. Un endroit différent de celui duquel nous venions. Il était désolé, dévasté. Maudit. Là, d'autres personnes en long manteau encapuchonné de noir et blanc attendaient. Elles étaient disposées en rond, toutes agglutinées autour d’un cercle de feu immense qui éclairait le lieu maudit. Je cessai de prier. Non pas parce que je me sentais perdu, mais parce qu’au contraire, un nouveau sentiment était venu en moi, celui de la béatitude. J’étais soudain bien. Par quel magie cela était possible ? Alors que j’ignorais qui ils étaient, ce qu’ils voulaient de moi, que j’étais terrifié deux minutes plus tôt ? M’avaient-ils maudit ? M’avaient-ils damné ? Toujours est-il que l’un des encapuchonnés blancs me fit signe de les rejoindre. Il me montra le feu et je compris ce qu’il attendait de moi. Il voulait que je pénètre dans le cercle. Que je traverse les flammes hautes comme une maison pour me retrouver au centre.

- Je dois... je dois y aller ?

J'avais peur. Mais je voulais tellement y aller. Je voulais tellement être parmi eux. La lune nous regardait mais le temps semblait avoir perdu toute consistance. Je me redressai et la chose qui m'avait agressée s'écarta. Deux autres encapuchonnés de noir vinrent m'entourer et chacun me prit un bras et me firent avancer lentement vers les flammes. Je sentis la chaleur, mais lorsque ma peau toucha le feu, je ne ressentis aucune douleur. Je vis mes vêtements brûler et tomber en lambeaux, je vis mes chaussures fondre et se détruire me laissant pieds nus, mais je ne ressentis ni souffrance, ni brûlure. Lorsque je fus au centre du cercle de feu, entièrement nu, je sentis une sensation de béatitude plus forte encore monter en moi. Je me sentis en transe. Je sentis des forces surnaturelles dans chaque partie de mon cœur. Une puissance, une jouissance immense. Cette transe était plus forte que n’importe quelle drogue, je sentis mon esprit s’envoler. Qu’allaient-ils faire de lui, qu’allaient-ils faire à mon âme ? Les silhouettes qui m’entouraient se mirent à chanter dans une langue que je ne connaissais pas, une langue sûrement perdue depuis des millénaires. Ils se mirent aussi à se balancer de gauche à droite, comme pour une danse étrangement langoureuse, macabrement sensuelle. Et je sentis mon corps commencer le même genre de mouvement, cette même danse. La lumière du feu jetait sur eux des lueurs morbides et je pus voir les yeux de certains. Ils avaient quelque chose de mort, il n’y avait plus de vie dans ces regards perdus. Je n’eus pas le temps de voir plus que cela, car à ce moment même, la transe augmentait et leurs danses comme la mienne devinrent plus intenses. Je levai les bras au ciel et tournai comme un dératé en hurlant des phrases qui, pour moi, ne voulaient rien dire.


Après une dizaine, une vingtaine ou une trentaine de tours sur moi-même et des cris à m’en détruire la gorge, je réussis néanmoins à ralentir et je distinguai à nouveau les personnages qui m’entouraient. Je vis que certains d’entre eux commençaient à ôter leurs longs manteaux de cérémonie, et ce que je vis alors me terrifia, mais ne me fis pas partir du cercle de flamme. La peau de certains des hommes et femmes qui m’entouraient était en décomposition. Celle d’autres était inexistante, la chair sèche à l’air libre et les os apparents. Ces créatures continuèrent leur danse autour du feu. Je pris conscience de ce qu’ils étaient, des morts-vivants. Je pris même, et là j’ignore comment, conscience qu’ils venaient tout droit de l’enfer. Pourtant, je dansais encore, plus vite, plus fort, plus en transe encore. Je vis la scène. Je la vis de l’extérieur, je flottais dans les airs. Était-ce une expérience de mort imminente ? Je me voyais pourtant danser comme un fou, comme un damné. J’ignore même qui j’étais alors, si j’étais le corps dansant au milieu du feu et des morts ou si j’étais cet esprit flottant et riant au dessus de moi. Hurlant des choses et d’autres.

- Tu n'es plus ! me hurlaient-ils.

Et je compris que je n'étais aucun des deux, mais les deux. Et mon esprit regarda mon corps de mort-vivant danser avec mes nouveaux frères, avec mes nouvelles sœurs. Entouré d'eux, dansant dans ce cercle de Mort. Puis vint l'heure où mon esprit et mon corps mort dûrent se rejoindre. L'âme damnée et l'enveloppe ne faisant plus qu'un. Après cela, j'ignorais complètement si j'étais vivant ou mort. Si j'avais rêvé mon esprit quittant mon corps. Mais lorsque les morts m'attrapèrent pour m'emmener avec eux dans leur enfer, je compris ce qui m'arrivait et sorti de ma transe, réalisant que je devais fuir cet endroit, fuir ces monstres ! Mes prières précédentes avaient dû être entendues car un événement allait me permettre de tenter un fuite. Un des morts-vivants s’attaqua subitement à un de ses semblables, j’ignore encore la raison de l’altercation mais cela mit le bazar dans leur morte tribu et je profitai de leur nouvelle distraction pour m’enfuir. Comme dans une nouvelle transe, créée par l’instinct de survie cette fois, je courus comme un fou à travers les herbes, je sentis le vent me pousser, m’aider à fuir. Je me sentis pousser des ailes et eus l’impression que je pourrais m’envoler si je continuais à aller plus vite. Mes yeux n’avaient que la lune pour se repérer et je ne voulais pas risquer un regard en arrière, de peur de voir ces monstres à ma poursuite, de peur de heurter un obstacle qui me ralentirait. Mais malgré ces précautions, mon pied se prit dans une racine et je tombai. Je sentis alors le sol trembler et j’eus du mal à me remettre debout. Je tournai sur moi-même et tentai de percer la nuit de mes yeux appeurés. Je ne vis aucun de ces monstres sur mes traces. Mais le sol qui tremblait de plus en plus me fit tomber à nouveau.


Je me retrouvai à quatre pattes et, juste sous mon visage, je vis le sol se fendre en deux. Une lumière aveuglante sortait en rayon de la fissure naissante. Je sentis mon coeur accélérer dans ma poitrine et des perles de sueur couler le long de mon front. L’une des gouttes tomba dans la fisure et la lumière devint plus claire l’espace de deux secondes, comme si elle s’en était nourri. La terre tremblait toujours et la fissure grandissait. La peur et le tremblement m’empêchèrent de me relever mais je reculai sur les fesses pour m’éloigner de la fissure. Je tournai la tête et vis que la fissure s’étendait en cercle autour de moi, et plus elle grandissait, plus j’étais pris au piège. Lorsque le sol s’arrêta de trembler, la lumière qui sortait de la fissure m’entourait comme une prison. L’espace entre mon petit cercle et la vraie terre ferme était bien trop grand pour imaginer sauter. Mon coeur se calma peu après les tremblements. Mais je sursautai lorsque des flammes de plus de trois mètres jaillirent de la fissure, tout autour de moi. Je ne voyais plus ce qui se trouvait derrière les flammes. Mon coeur ne voulu plus se calmer et je crus bientôt tomber inconscient. Je crus que mon coeur aller s’arrêter et que j’allais mourir de peur. Mais il resta stable à cette surprenante vitesse. La chaleur des flammes n’allaient pas tarder à devenir insupportable. Je ne voulais plus être là, je voulais me réveiller de ce cauchemar, car cela devait en être un. Je ne comprenait toujours pas ce qu’il se passait et j’étais à me demander si je m’en sortirais vivant quand des silhouettes sortirent des flammes. Les morts étaient de retour et je n’avais plus d’échappatoire. J’ignorais si j’étais encore protégé par le feu comme lors de mon arrivée dans leur cercle rituel ou si, ma transe disparue, m’avait redonné ma vraie nature humaine. Je ne pouvais risquer de sauter au travers des flammes, je risquais de toute façon de tomber dans la fissure et mourir brûlé au fond du gouffre. Mais il fallait que je fuisse, je ne pouvais pas les laisser m’emporter en enfer. Je me laissai tomber à genoux alors que les morts approchaient. Lentement et confiants, ils venaient vers moi ; leurs machoires décharnées habillées d’un semblant de sourire à base de dents noires restantes. Je joignis mes mains droites et fermes. J’avais du mal à croire à ce qui m’arrivait, mais si cela m’arrivait, je me disais alors que Dieu existait peutêtre aussi. Si le Mal est là, le Bien doit être quelque part. Je priai. Et ce de toutes mes forces. Mon âme qu’ils avaient souillée était peut-être encore suffisamment pure pour que Dieu veuille la sauver. L’un des morts arriva à ma hauteur et me posa une main squelettique sur l’épaule. Je me retins d’ouvrir les yeux pour me concentrer sur ma prière, sur le salut de mon âme. Je priai Dieu de me sortir de là, de renvoyer ces créatures en enfer et de sauver son enfant, sa brebis égarée. Je sentis les doigts morts mais puissants appuyer de plus en plus fort.


Puis une voix.

Elle ne venait pas de l’un des morts, ni de celui qui me touchait, ni de ses semblables. Elle était dans ma tête. Le feu purificateur me disait la voix. Je ne compris pas ce qu’elle voulait dire. Devais-je pousser les morts dans le feu ? Alors que c’était de là qu’ils venaient ? Je me relevai lentement, la main du cadavre toujours sur l’épaule. Il hocha la tête comme pour me dire que je faisais le bon choix. Mais j’attrapai son poignet et le repoussai de toutes mes forces. Un cri de surprise aiguë me brisa les tympans et je sentis du sang couler de mes oreilles. Les autres cadavres avancèrent plus rapidement vers moi mais je courai tout droit en slalomant entre eux. Un autre cria et je faillis perdre l’équilibre tant la douleur dans mes oreilles était intense. Alors, en me signant une ultime fois, je sautai à travers les flammes. Je ressentis une douleur énorme, les flammes me mangeaient la peau et je sentis mon corps chuter. Une chute interminable pendant que les flammes me consumaient.

Enfin, je touchai le sol.

Je ne sentis plus rien et ouvris les yeux. Je ne pourrais dire où je me trouvais car je ne voyais rien d’autre que du blanc partout, comme si j’étais dans une chambre d’hôpital vide et dont je ne distinguais pas les coins. J’eus l’impression d’être à nouveau piégé, plus par des flammes, mais par le néant infini de tout ce blanc. Me croyant mort, je criai et courus à nouveau tout droit, espérant trouver un bout à ce vide. Ce que je fis en me heurtant à quelque chose de mou qui me fit tomber en arrière. Je regardai la paroie que j’avais percutée et vis une sorte de mur couvert de petits coussins moelleux. C’était un mur capitonné.

J’entendis une porte s’ouvrir et un homme grand, vêtu de blanc entra.

Et bien Monsieur Jones, fit-il. Vous êtes agité ce matin. Il s’approcha de moi, une seringue à la main. Je compris alors ce qu’il se passait. J’étais... fou ? Non, je sais ce que j’ai vécu. C’était un souvenir, pas une illusion ou un rêve. Ce qui m’avait amené dans cette pièce avait vraiment eu lieu. Je n’étais pas fou, seul mon entourage croyait cela ! Moi, je sais ce que j’ai vu cette nuit-là, dans les marais. Nouvelle écrite par Cédric Barthel


CRÉD Equipe Rédaction : Exécutrice, Tan, Cédric, Romain, Arwen, Lluce, Némésis, Thomas, Chani, Madoka, Xylara, Arcantane. Réalisation : Exécutrice Relecture et correction : Tan, Exécutrice, Kame Utilitaires : Word 2007, Adobe InDesign CS5, Adobe Photoshop CS5 Crédits photos : Milady, Bragelonne, J’ai Lu, HBO, JC Lattès, Hachette, éditions Cauchemars, Petit Caveau, City Editions, Daniel Dos Santos, Dreamworks, visuels Vampires & Sorcières (2010) Toutes les images sont la propriété de leurs auteurs, si vous n’avez pas été cités et que votre travail est présent dans ce mag, veuillez nous le signaler à : executrice@vampires-sorcieres.fr

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Vampires & Sorcières Mag' #5 octobre 2010  

Vampires & Sorcières Mag' est le fanzine du site www.vampires-sorcieres.fr. Ce numéro est le 5, spécial automne ou vous trouverez comme touj...