Page 1

NO.021 le 28 octobre 2013 ISSN:2258-7950

Premier colloque International en France sur un écrivain Chinois

suite :page F2

Interview de Madame Jianfen QIAN, fondatrice du « Four QIAN » qui se situe à Wuxi en Chine O rg a n i s é p a r l e s U n i v e r s i t é s d e l a Sorbonne-Nouvelle, de Paris-Diderot et d’Aix-Marseille, le colloque s’est tenu les 18 et 19 octobre 2013 à la SorbonneNouvelle Paris3 et à Paris Diderot Paris7 sur l’œuvre du prix Nobel de Littérature 2012. L’écrivain chinois Mo Yan (1955) a été le centre de toutes les attentions et des débats. Les intervenants renommés et prestigieux qui se sont succédés ont témoigné de l’importance de son œuvre littéraire. Durant ces deux jours Mo Yan a été à l’honneur, ces romans méritaient bien cela. Son œuvre qualifiée d’« imaginaire débordant de subtilités narratives, de beauté de l’écriture »… et Mo Yan « d’écrivain incontournable de ce siècle, particulièrement plébiscité dans notre pays ». La grande qualité de la traduction française a aussi particulièrement été soulignée.

Ce fut un grand colloque international très complet, et ouvert à tous où fans des livres de Mo Yan, simples amateurs, grands curieux, spécialistes et universitaires ont échangé librement. La qualité des participations et des débats a été exceptionnelle, ont participé à ce colloque, professeurs d’Universités, traducteurs et éditeurs de Mo Yan, à l’appui de notre propos, sans être exhaustif nous citerons simplement mesdames et messieurs : Yinde Zhang, de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris3 ; David Der-wei Wang, d’Havard University, USA ; Chen Sihe, de l’Université de Fudan, Shanghai ; Philippe Daros de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris3 ; Isabelle Rabut, d’Inalco ; Nicolas Zufferey de l’Université de Genève ; Cécile Sakaï, de l’Université Paris Diderot Paris7 ; Jin Siyan de l’Université d’Artois ; Annie Bergeret Curien du

CHU TEH CHUN, les chemins de l’abstraction suite :page F3 Exposition à la Pinacothèque de Paris 28, place de la Madeleine. Paris 8e Du 11 octobre 2013 au 16 mars 2014 Moins connu en France que son contemporain ZAO-WOU-KI, CHU TEH CHUN mérite tout autant d’être découvert par le public parisien. La manière dont CHU TEH CHUN montre la nature qui l’entoure prouve à quel point il est libéré de la figuration, il est témoin du monde dans lequel il vit.

CNRS ; Victor Vuilleumier de l’Université Paris Diderot-Paris7 ; Nicoletta Pesaro de l’Université Ca’ Foscari de Venise ; Xu Shuang de l’Université Paris DiderotParis7 ; Noël Dutrait, traducteur, du CNRS et de l’Université Aix-Marseille ; Chantal Chen-Andro, traductrice, de l’Université Paris-Diderot-Paris7 ; Sandrine Marchand de l’Université d’Artois ; Muriel Détrie de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris3 ; Marie Laureillard traductrice, de l’Université Lyon 2 ; Xiaomin GiafferriHuang de l’Université de Nice Sophia Antipolis, Silvia Marijnssen, traductrice ; Anne Sastourné du Seuil ; Philippe Forest, écrivain, de l’Université de Nantes En souhaitant que ce colloque ait les prolongements internationaux qu’il mérite nous attendrons impatiemment le document rendant compte de toutes les contributions. André FERNANDEZ

L’exposition de YAN PEI MING Du 25 octobre 2013 au 23 novembre 2013 7 rue debelleyme 75003 Paris

Vivant entre Dijon, Paris et Shanghai, l'artiste chinois Yan Pei-Ming vient de rejoindre la galerie Ropac, qui met les petits plats dans les grands pour le célébrer, son exposition occupe les trois niveaux de la galerie. Il y présente une suite de grandes peintures et d'aquarelles sur papier et réaffirme son

suite :page F3

intérêt constant pour l'image médiatique et la fresque historique. Utilisant une large et subtile palette de gris, Ming va d'un portrait de Isabelle Huppert à des sujets plus triviaux : scènes d'avions de chasse dans les cieux, chars de guerre comme à la télévision ou crânes à l'humeur fort romantique.

Les défaites de la vie conduisent aux grandes victoires.

L'amour pour la peinture sur porcelaine

L’écrivain Mo Yan « au croisement du local et de l’universel »

La ville de Wuxi est près du lac Taihu, elle se trouve dans la province du Jiangsu. C'est une ville culturelle qui a plus de 3000 ans d'histoire. Le charme du lac Taihu et l'héritage historique, ont cultivé brillamment le raffinement du « Four QIAN ». Ainsi au niveau de la peinture sur porcelaine, le Four QIAN est une merveilleuse référence de l'art contemporain chinois. Le 30 octobre, Jianfen QIAN, la fondatrice de Four QIAN, directrice générale de l'entreprise de culturelle de Wuxihailing, exposera une vingtaine de ses œuvres de porcelaine fine dans la salle Carus du Musée du Louvre et elle raconte sa passion pour la peinture sur porcelaine. Une passion pour la peinture à l'encre sur porcelaine La porcelaine blanche à décor bleu est unique dans l'art chinois, car le style traditionnel de la peinture sur porcelaine blanche à décor bleu s'appuie sur une technologie évoluée. Elle apparait à la fin de la dynastie Qing, les lettrés dessinaient et prenaient la porcelaine comme le papier se débarrassant des modèles traditionnels. Dès lors, la peinture sur porcelaine entra dans une nouvelle époque avec la création pastel -, expression directe de l'esprit.

Horoscope Une photo une histoire Opéra Chinois « En compagnie des immortels » 8ème édition du Festival du Cinéma Chinois de Paris CHIFRA : Exposition France-Chine « Aux origines de la création » L’exposition de YU ZHAO

F2 F2 F2 F2 F3 F3


F2 www.franceqw.com

Culture

Horoscope 2013

le 28 octobre 2013 Responsable de rédaction: Ilnur ILHAM Correcteur: André FERNANDEZ

UNE PHOTO UNE HISTOIRE

Rat :Pendant l’année du Serpent, vous aurez intérêt à anticiper, à biaiser, à faire avec les gens. Il y aura peut-être de la nouveauté dans l’air, côté professionnel. Côté cœur, il faudra tenir compte des besoins de l’autre avant les vôtres. Bœuf : Côté professionnel, évitez surtout de jouer les petits chefs, d’imposer vos décisions. Si vous ne vous sentez plus épanouie au travail comme dans vos amours, il est peut-être temps d’en prendre conscience et de fermer une (ou plusieurs) porte(s). Tigre :se montrer plus coopératif ne veut pas dire se laisser faire mais ça vous reposera un peu de vos coups de griffes légendaires… et intempestifs. Côté cœur, c’est le moment de faire des projets avec votre partenaire. Lapin : Côté cœur, la stabilité de vos liens et de vos émotions pourrait laisser à désirer mais on ne peut pas assurer sur tous les fronts. Dragon :En bref, vous êtes sur une bonne lancée : pas la peine d’en rajouter! Il n’y a pas que le travail dans la vie : il est peut-être temps de calmer vos grandes ambitions et d’améliorer votre qualité de vie, de profiter des petits bonheurs du quotidien, de vos amis, de votre famille et de vos amours… Serpent:Profiter du meilleur et s’arranger du pire : quelle belle philosophie de vie ! Idem, côté cœur : ouvrez-le pour accueillir les petits (et grands) bonheurs mais s’il y a des déceptions ou un retournement de situation, posez-vous les bonnes questions ! Cheval :Cette année du Serpent pourra donc vous déstabiliser en diverses occasions, mais ditesvous bien que vous possédez tous les arguments pour faire avec certains changements ou trouver des solutions aux problèmes inopinés. Chèvre :Un peu de patience de temps en temps, un coup de pouce du destin (qui tombe à pic) et voilà que votre vie s’égaye comme par magie. Côté cœur, vive la séduction et les petits coups de coeur ! Pourquoi se prendre la tête alors que la vie est si courte ? Profitez donc de l’instant sans trop penser au lendemain. Singe :Cette année du Serpent vous poussera à effectuer un petit bilan : qu’est-ce qui a trop duré, qui vous empêche d’évoluer, quels sont les choix que vous ne pouvez pas regretter ? De vraies affinités, plus de sincérité : l’amour, c’est aussi une épaule qui vous aide à aller de l’avant et quand les deux font bien la paire, le sentiment est un atout précieux. Coq: L’année du Serpent adore les tournants, les idées originales et les innovations judicieuses. Côté cœur, les concessions ne risquent pas d’être votre tasse de thé. Ce n’est pas une année pour vous laisser enfermer dans une relation trop exclusive… Chien :Chassez le pessimisme d’un revers de patte et gambadez joyeusement pour voir ! Ecoutez davantage votre petite voie intérieure, laissez parler votre cœur et vous verrez que les transformations peuvent aussi se dérouler en douceur ! Côté cœur, la chaleur de votre niche pourra quelquefois se révéler étouffante. Cochon :Ouvrez votre cœur et laissez-vous conduire par votre petite voix intérieure ! Ecoutez vos désirs et prenez davantage de plaisir à ce que vous faites (et entreprenez) ! Côté cœur, on vous sentira plus généreuse mais aussi plus jouisseuse. Pas question de vous priver de ces joies du corps et de l’ensemble des plaisirs que vous savez goûter savamment.

NOTRE EQUIPE Directeur de publication Editeur en Chef

Ming DONG Su Yi

(Pages Chinoises);

Ilnur ILHAM

(Pages Françaises);

Journalistes Stagiaire Mise en page Publicité Conseillers français Distribution:

ECMD

Haifen QIAN Qianqian ZHANG YongYuan TAO;Shanshan SUN Nan LI André FERNANDEZ; Ninouche DARPHIN Jing Shi JIANG; Tian Ya; Pan Yun

34 Avenue des Champs Elysées 75008 TEL / +33(0)9 50 71 89 11 FAX / +33(0)1 42 25 25 98 MAIL / ecmdpress@gmail.com

8ème édition du Festival du cinéma chinois de Paris

Photo:Ouvriers gravant les épitaphes sur le marbre des tombes

Opéra Chinois

« En compagnie des immortels »

Informations Pratiques LA PAGODE 57 bis, rue de Babylone 75007 Paris Métro : Saint-François-Xavier Du 30 octobre au 5 novembre 2013 Tarif spécial festival : Carte de 5 places à 25euros et carte de 10 places à 40 euros Tous les films sont en version originale soustitrée en français, ou en version française, sauf i n d i c a t i o n V. O . S . T. A (sous-titrée en anglais)

Dans le cadre du festival des Opéras Chinois, nous avons pu assister au Théâtre Montfort jeudi 24 octobre à la présentation de la pièce « En compagnie des immortels ». du Théâtre Huangmei (province du Anhui). Il s’agit d’une pièce traditionnelle du théâtre chinois dont les personnages sont des immortels célestes. L’histoire est simple, gaie mais aussi triste : « Qi Xiannü abhorre la vie triste au Palais du ciel, malgré les strictes réglementations elle s'enfuit seule vers le monde des humains. Sous l'Acacia du lettré elle rencontre Dong Yong pour lequel elle éprouve de la sympathie qui se transformera en sentiments profonds, avant l’union du mariage. Dong Yong travaille comme ouvrier de longue durée chez la famille Fu, Qi Xiannü l’y suit. En une nuit elle tisse dix pièces de soieries réduisant pour son mari la durée de travail longue de trois ans à cent jours, en effet ce dernier était contraint pour rembourser la dette qu’il avait contracté pour payer les funérailles de son père, à être «esclave » de la famille Fu. Sur la route à la fin de ce travail, les deux amoureux chantent joyeux et sourient, rêvant à une vie meilleure. Cependant selon le décret de l'empereur Yu les deux époux devront être séparés. Qinü de son sang écrit: "Au printemps prochain en la douceur où les fleurs éclosent, échangeons l'enfant sous l'Acacia du lettré". La pièce se termine avec cette définitive séparation. Le jeu des acteurs était formidable, les spectateurs l’ont bien reconnu, ils ont applaudi longuement les artistes. Cette pièce très représentative du théâtre chinois a été très bien réalisée, il faut dire aussi que pour le public français tout a été facilité par un excellent sous-titrage.

L'amour pour la peinture sur porcelaine

Au cours du 20ème siècle, durant les années 80, une innovation vit le jour, la peinture sur porcelaine blanche à décor bleu. Les nouveaux lettrés utilisèrent l'encre en créant un effet flou correspond à leur goût littéraire. Cela eu pour résultat une merveilleuse beauté combinant les charmes de la porcelaine et de la peinture. Jianfen Gian le dit, elle ne sait pas dessiner mais cela ne l'empêche pas d'être passionnée par la peinture à l'encre sur porcelaine ; dans le même temps son intention est d'inviter des peintres connus pour dessiner à la main sur la porcelaine toutes les caractéristiques culturelles locales de la ville Wuxi. En 2011, un premier lot de peinture sur porcelaine est né : " cinq personnes âgées admirant la lune " ; « un petit ventre rond et la bouche fine », sont des expressions naturelles et décontractées ; "le Lotus clair", le lotus est dessiné à grands traits avec les feuilles lotus, tout est vif sous l'encre ; ou encore, "la prune et la pierre coloriées ", où la prune en vis à vis avec la pierre offre un fort effet décoratif. Chaque œuvre est une communion entre le peintre et la nature, légère comme le vent, claire comme la lune, les fleurs, les montagnes, les végétations... Chaque peintre interprète avec sa propre sensibilité tous ces éléments uniques. Les tentatives de Jianfen QIAN obtiennent une vague d'admiration dans la ville de peinture qu’est Wuxi, Les louanges de Qian Shaowu, sculpteur connu né à Wuxi célèbre la peinture sur porcelaine de Wuxi avec des termes élogieux "emprunter une fournaise de feu, « l'expression brumes du lac », et avec « les sensibilités artistiques la création d'une nouvelle sphère esthétique" . La complexe coutume du Bol Jianfen QIAN nous dit “ à l’origine la porcelaine, c’était le bol de la maison, à l'époque sous ce bol de la maison il était gravé un mot « QIAN » c'était le bien important de la famille. Ensuite, j’ai été passionnée par les porcelaines européennes de luxe, telles que les porcelaines Meissen、Bernardaud qui étaient tellement raffinées et limpides et vraiment agréables à contempler. Jianfen ajoute “si je pouvais obtenir une porcelaine

objet d’art avec une utilisation quotidienne, ce serait la plus belle des réussites » Au moment où la peinture sur porcelaine des lettrés de Wuxi est en train s'épanouir, Jianfen QIAN ouvre une voie nouvelle concernant les porcelaines sur mesure. Elle dit “comme une porcelaine de la famille', et spécialement pour le mariage. Etant donné que le mariage est un événement important pour réunir deux famille, si dans la nouvelle famille, la couple utilise la porcelaine qui est marquée à leur nom conjoint, ne pensez vous pas que se soit une chose particulièrement intéressante ?Cette voie pour travail sur mesure est en cours, elle est particulièrement appréciée par le public.Cette peinture sur porcelaine doit devenir une nouvelle spécialité de Wuxi. Les spécialités sont déjà très riches à Wuxi, telles les figurines d'argile de Huishan, les théières Yixing, la belle broderie, ainsi que la sculpture en bambou, etc. La peinture en porcelaine incarne également et fortement les éléments de Wuxi, il est aussi possible d’y développer une nouvelle spécialité ''Jianfen QIAN dit : ''dès que l'individu mentionne une marque connue de porcelaine, c'est toujours la porcelaine de Jindezhen, évidement l'influence de la capitale de la porcelaine est importante, mais en fait, beaucoup d'autres marques de porcelaine existent, comme celle du « four SHEN » nommé par son nom de lieu « four FROID » qui est un nom de la personne, tous ces fours représentent des caractéristiques locales, des personnalités, et des artistes. C'est aussi l'objectif de « four QIAN ». Pour la poursuite de notre développement, nous allons explorer simultanément deux voies : la première étant la recherche innovatrice d’une préforme céramique, le pigment céramique et l'eau d’émaux afin de mettre en évidence le langage qui s’exprime dans le corps de la céramique ; la seconde concernant le langage artistique sur la porcelaine. Nous désirons prolonger le langage traditionnel à l'encre par une variété de techniques artistiques. De la sorte nous nous efforcerons de transcender à la fois la mode, la science et la technique humaine. »

LE LINCOLN 14, rue Lincoln - 75008 Paris Métro: George V ou Franklin Roosevelt Du 6 au 12 novembre 2013 Tarification : Carte du cinéma Lincoln de 5 places à 30€ Tous les films sont en version originale sous-titrée en français, ou en version française, sauf indication VOSTA (V.O. sous-titrée en anglais) MAX LINDER 24, boulevard Poissonière - 75009 Paris Métro : Saint-Lazare, Havre-Caumartin Les 29 octobre et 14 novembre 2013 LES 5 CAUMARTIN 101, rue Saint Lazare - 75009 Paris Métro : Saint-Lazare, Havre-Caumartin Les 6 et 7 novembre 2013 LES 7 PARNASSIENS 98, Boulevard du Montparnasse 75014 Paris Métro : Vanvin Le 6 novembre 2013

suite de la page F1

Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui.


le 28 octobre 2013 Responsable de rédaction: Ilnur ILHAM Correcteur: André FERNANDEZ

CHIFRA

Exposition·Culture

www.franceqw.com

L’EXPOSITION CHINE-FRANCE

F3

L’exposition de YU ZHAO Sous le haut patronage du Président de la République Française, l’Exposition CHIFRA FRANCE-CHINE) s’est tenue du 22 au 28 octobre dans un pavillon spécialement aménagé pour la circonstance aux CHAMPS ELYSEES à PARIS, elle était coordonnée par le directeur du Namoc à Pékin (Musée d'Art national de Chine), FAN Dian, avec le soutien du Ministère de la culture de la RP de Chine. Elle a réuni une quarantaine d'artistes chinois, tels que YANG Feiyun, GUO Runwen, CHAO Ge, ou encore HONG Ling et français tels que Pierre SOULAGES et Yan PEI MING.….En avant première, pourrait-on dire, elle a été organisée à

la faveur du 50ème anniversaire de la reconnaissance de la Chine par la France, en l’honneur de ce moment historique. CHIFRA contribue ainsi, à lancer un pont nouveau entre la Chine et la France pour les artistes de ces deux grandes civilisations. Elle est le coup d'envoi d'un cycle d'expositions internationales. Ce projet d'envergure a été créé sur l'impulsion d'une collectionneuse de Pékin, DENG Xihong, mue par le désir de montrer trois générations d'artistes chinois, de premier plan. En effet les artistes qu'elle soutient, tiennent une place de première importance dans le panorama culturel chinois, L’exposition qui s’est tenu sur les Champs Elysées a rencontré un franc succès auprès du public parisien, concrétisant encore un peu mieux l’expression de l’amitié FrancoChinoise. André FERNANDEZ

CHU TEH CHUN, les chemins de l’abstraction suite de la page F1

Sa peinture puisant dans la tradition chinoise exprime le fond de son cœur d’artiste et révèle dans le mouvement une perpétuelle évolution de couleurs et de formes. Cette peinture est en correspondance avec l’esprit et la poésie du monde chinois. CHU TEH CHUN mêle les influences occidentales et chinoises, il exprime par ses abstractions et jeux de lumière, ses émotions, ses

sentiments, ses perceptions de la nature. Il faut voir l’exposition de l’artiste incomparable qu’est CHU TEH CHUN pour ressentir et comprendre avec l’apothéose de couleurs, de mouvements et de symboles, la beauté intérieure de ce grand peintre de la nature, empruntant les chemins de l’abstraction.

L’exposition de YAN PEI MING Peintre historique, Ming met en scène par le ballet de ses images la célébrité ou la violence du monde. Son œuvre s’expose dans le monde entier. Son cœur est à Dijon, ainsi que son atelier, jamais il ne cache son amour pour “sa” ville, qui l’a adopté au début des années 80, alors qu’arrivant de Shanghai, où il était né 20 ans plus tôt. Portraitiste surdoué de Mao il est venu intégrer l’école des Beaux-Arts. Yan Pei-Ming devenu un artiste international, parcourt aujourd’hui le monde depuis Dijon. Ancien pensionnaire de la villa Médicis, il est le premier peintre vivant à avoir exposé au Louvre, dans la salle Denon… face à la Joconde. C’était en 2009, il y avait accroché « Les funérailles de Mona Lisa » , un immense triptyque en noir et blanc. Les œuvres de Ming, souvent monumentales, sont toujours bichromes, autour de quatre couleurs : le noir, le gris, le blanc et le vermillon. Ce qui l’intéresse, c’est l’homme universel Sa façon de peindre est incroyable, très physique, presque sportive, à grands coups de brosses il jette sur la toile la matière. Il est entièrement absorbé par une forme de lutte contre le temps pour que le travail soit suite de la page F1

« Aux origines de la création »

Nous avons pu voir YU ZHAO, ses œuvres, la rencontrer et parler avec elle. Sa technique est surprenante il s’agit d’un mélange le jaune d’œuf avec des pigments, une technique inspirée de l’art des icônes, qui rend la peinture très lumineuse, et permet la superposition de glacis. Inspiré au départ des « jeux d’encre » de la peinture chinoise, YU ZHAO a vite emprunté les sentiers de la création, avec ses recherches de « paysages abstraits » à l’aide de l’encre et des couleurs éclaboussées. Sa peintures est un mélange de gestes calligraphiques et d’impressions, un peu comme la sérigraphie. Elle nous dit encore « J’ai beaucoup appris avec la danse contemporaine, elle m’a permis de comprendre que les gestes sont en continuité philosophique, YU rejoint ainsi, de toute évidence la culture classique chinoise (arts martiaux, médecine, etc.). Concernant les supports utilisés, nous comprenons qu’elle « aime travailler sur des formats longs, empruntés à ces grands panneaux avec des sentences calligraphiées qu’on voit dans les anciennes maisons et les temples en Chine. Ce format accentue le côté lisible de l’image. » Les tableaux le YU ZHAO bien qu’ils aient un caractère abstrait évoquent la nature, les paysages, la végétation, les animaux. Elle dit très simplement qu’elle découvre ses tableaux « je donne à voir, des paysages jamais vus, jamais inventés et j’ai l’impression que ce sont des images cachées existant dans une dimension invisible. Mes tableaux ont tous un titre, je le leur donne après la réalisation »…« Avant de peindre, je me concentre sur une émotion, un souvenir, avec ma peinture gestuelle, ces « paysages intérieurs » se déversent sur le papier, sur la toile, pour devenir des formes étranges qui m’étonnent moi-même, et me parlent, les titres viennent

à ce moment-là. Pour moi, la pratique de la peinture est un exercice méditatif, où l’on apprend la loi de la nature, la loi de la vie. Les recherches de YU ZHAO sont sans aucun sans doute, une tentative de synthèse de la peinture chinoise et de la peinture européenne. Les souvenirs d’enfance sont primordiaux chez cette artiste « Je ne travaille pas au chevalet, mais plutôt à plat, parfois par terre. Un jour je me suis rendu compte que, enfant, j’adorais jouer avec la terre, observer les formes de la boue, les écoulements de l’eau, etc. Avec la peinture je revis ces moments de contemplation, de bonheur. Enfin YU nous confit : « Toutefois, je ne pense pas faire ce genre de peinture toute ma vie, il faut continuer à évoluer.» Au regard de la sensibilité exprimé par ces œuvres, nous sommes convaincu que cette évolution connaitra de grands succès, déjà les réalisations exposées nous permettent de l’affirmer.

fini rapidement, comme s’il voulait projeter l’image de son âme au tableau, le plus rapidement possible. Car Ming ne s’intéresse pas au personnage précis qu’il jette sur la toile. Ce qui l’intéresse, c’est l’homme universel, ce qu’il y a d’invisible en lui. Un visage, ce n’est pas un personnage précis, il est totalement autonome, comme un antiportrait. De Dubaï à Pékin, de New York à Monaco, de Shanghai à Paris, les œuvres de Ming s’exposent et s’arrachent dans le monde entier (atteignant des prix dépassant parfois le million de dollars). Il a attendu 2005 pour accrocher sa première exposition à Dijon. Vingt-cinq ans après son arrivée en Bourgogne, elle avait pour nom « Hommage à mon père, Dijon-Shangaï ».

Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.

André FERNANDEZ


F4

www.franceqw.com

广告

※ Une vie sans émotion est une vie perdue.

2013年 10月 28日

Lepont n21 web fr  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you