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ANGLETmagazine FÉVRIER - MARS 2010 N°

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PERSONNES ÂGÉES

Accueillir la dépendance BUDGET 2010

Anglet passe à la vitesse supérieure CONSULTATION CITOYENNE

Les Angloys majoritairement optimistes

AIRE DE JEUX

Jouer tous ensemble DOSSIER

L’arbre dans la ville photo : I. Palé

SAINT-LÉON

PLACE AUX FÊTES 2010

www.anglet.fr

EXPOSITION INGE KRESSER > p. 22

LA SEMAINE INQUIÉTANTE > p. 24

LE PRINTEMPS DES POÈTES > p. 27

PORTRAIT MARTIAL > p. 28


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SOMMAIRE

60 jours à Anglet Éditorial Dans la ville

SOMMAIRE

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2 5 6

Accueillir la dépendance Budget : Anglet passe à la vitesse supérieure En 2010 Anglet investit Agenda 21 : Le diagnostic est arrivé Consultation citoyenne : Les Angloys optimistes Jouer tous ensemble La concertation se poursuit Une vocation élargie Les architectes planchent

Dossier

15

L’arbre dans la ville

Rencontre

20

Partager au Trait d’union

Expression

Directeur de la publication : Jean Espilondo. Direction de la communication : L. Béobide. Rédaction : L. Béobide. N. Lamarque. Ont participé à ce numéro : B. Alter, M. Kirolasale, K. Totorika (traduction basque), X. Cenderent (traduction gascon) Directeur artistique : Ph. Villard / VÉGA. Photos et illustrations : R. Hélin, Photomobile, I. Palé, Balloïde-photo, Ph. Brunet, Fotolia, Y. Volkoff, B. Alter, A. Lanta, Séquence, Dessein de ville. Publicité : Supports Promotion. Impression : Frontère (64). Imprimé sur papier PEFC Gestion Durable des Forêts. Dépôt légal : à parution.

21

Chant des esprits sur les eaux Une nuit à la bibliothèque Signes Jeux L’Affiche, revue murale de poésie Changer d’ère Nicolas Dary et les frères Grasso Patrick Bacqueville et Jean-Marc Montaut Nunzio Collectif AOC & Karin Vyncke Rois sans tête Étoiles de la glace Comed’History Culture et philosophie Berlin, capitale en mouvement À l’université du Temps libre À l’espace gascon Peinture, musique, Espagne : la passion par le film L’art en question… Casse-croûte littéraire Livres papier, livres virtuels et la philosophie Autour de l’exposition Signes Jeux Printemps des poètes Vent du libre Durable, vous avez dit durable ? Assises du logement pour tous Fêtes d’Anglet

Portrait

28

Martial

Tradition

30

Sent Pançard ou San Pantzart, le M. Carnaval

Zoom

32

Tripote et mascagne : Le parler drolatique gascon Les motards du cœur Un Angloy dans le raid Les Genêts fêtent leur 100 ans “De quoi Quintaou est-il le nom ?” Dites-le en images !

Entreprendre

34

Des “Laminak” pour protéger la nature

Sports loisirs

35

À vos baskets Course des sirènes Au pays du hockey

Carnet

36

État civil - Hommages

La ville vous répond Expression de l’opposition

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DANS LA VILLE I

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60 JOURS À ANGLET

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photo : Ph. Brun et - phot obrune t.com

et Ph. Brun photo :

runet.com - photob

60 jours à Anglet

: Ph. photo

com runet. hotob et - p Brun

5/12/09 Tout le monde à l’eau

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Pour le Téléthon, Anglet a réussi à relever le défi de mettre 1 000 surfeurs à l’eau et pas des moindres… Les plus frileux ont réalisé le Paquito géant pour le 3637. Un peu plus de 20 000 euros de dons ont été récoltés.


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12/12/09 Un petit coin d’Allemagne…

omobile : phot photo

Le marché de Noël d’Anglet joue la carte de l’authenticité. Comme le veut une tradition bien établie, le stand allemand constitue une attraction sous le kiosque des Cinq-Cantons. Le marché de Noël d’Anglet est aussi le plus ancien sur la Côte basque puisqu’il fêtait en 2009 sa quatorzième édition !

15/12/09 Nouveaux à Anglet !

photo : R. H élin

Deux cents personnes ont répondu à l’invitation lancée par la Ville, pour découvrir leur mairie et échanger le verre de l’amitié avec les élus. Entre le 1er janvier et le 31 octobre 2009, Anglet a enregistré l’arrivée de 798 nouveaux foyers. Une statistique établie à partir du fichier des changements d’adresse de La Poste.

20/12/09 Le visiteur du solstice d’hiver

om runet.c photob unet : Ph. Br photo

Olentzero, le charbonnier basque venait rendre visite aux enfants, sur sa carriole tirée par un âne. Enfants de l’Ikastola et des écoles bilingues, musiciens et danseurs d’Angeluarrak composaient le cortège, qui s’est déplacé du marché Quintaou jusqu’à la place Lamothe, sous l’œil curieux des chalands.

Près de deux cents connexions en direct pour le (t)chat vidéo du maire réalisé sur le site de la Ville, vidéo consultée plus de deux cents fois depuis. Jean Espilondo, après avoir souhaité ses vœux pour l’année 2010, répondait en direct aux questions des internautes. L’opération sera reconduite. Voir ou revoir : www.anglet.fr

photo : R. Hélin

14/01/10 Voulez-vous (t)chater ?

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ACTION PUBLIQUE

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Éditorial

Anglet, une ville qui compte a tendance se confirme : notre population va dépasser en 2010 les 40 000 habitants. Audelà de la symbolique du chiffre, on peut retenir une idée forte : Anglet devient une ville qui compte, la sixième ville d’Aquitaine.

L

Nous devons saisir cette chance pour valoriser nos atouts et contribuer au rayonnement de notre ville. Aujourd’hui, le pire serait de vouloir figer Anglet dans l’immobilisme. Le “laisser faire” nous amènerait rapidement à devenir une cité exclusivement balnéaire comme il en existe de nombreuses sur le littoral français. Ce n’est ni notre vocation, ni notre volonté. Nous faisons le choix de maîtriser le futur. Nous préparons dès aujourd’hui l’avenir en construisant une ville durable, qui évolue dans le temps en conservant son identité, son caractère collectif et son dynamisme. Les conversations que j’ai quotidiennement avec chacun d’entre vous confirment cette idée traduite par la dernière enquête menée dans le cadre de l’Agenda 21 : les Angloys sont très majoritairement optimistes pour l’avenir de leur commune. Cette confiance est un atout que nous devons conforter : elle n’a de sens que si elle génère un progrès global de la ville, au profit de ses habitants. Tout le monde doit pouvoir trouver durablement sa place à Anglet.

photo : photomobile

Notre croissance va inévitablement se poursuivre dans les années à venir. De par sa situation géographique, sa qualité de vie et son environnement, Anglet est aujourd’hui une ville particulièrement attrayante. J’ai pu le constater lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux habitants où nous avons dénombré plus de mille nouveaux Angloys sur la seule année 2009.

tifs fondamentaux : Renforcer le service aux Angloys ; Impulser la solidarité pour plus de lien social ; Associer qualité de vie et environnement ; Faire le pari de l’intelligence et du dynamisme. C’est une tâche collective que tous ensemble nous mènerons à bien.

Jean Espilondo Maire d’Anglet Conseiller général Anglet-nord maire@ville-anglet.fr

C’est le sens de l’action que nous menons depuis deux ans à la tête de la municipalité, et qui se concrétise dès 2010 dans nos choix budgétaires et nos premières réalisations, guidés par quatre objec5 ANGLET MAGAZINE N° 100


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DANS LA VILLE I

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MAISON DE RETRAITE

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La Ville lance la réalisation d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de quatre-vingts lits sur le site du Maharin. À proximité s’installera une structure d’accueil de jour de vingt places, destinée à recevoir des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Personnes âgées

Accueillir la dépendance a Ville aura bientôt son établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (en clair : une nouvelle maison de retraite). C’est véritablement un besoin identifié sur l’agglomération. Les études réalisées par le Conseil général ont montré la carence importante de lits sur le BAB pour répondre au défi du vieillissement de la population dans les dix prochaines années. Au regard de ces besoins, la Ville avait répondu à l’appel à projet du Conseil général en proposant de réaliser un EHPAD de quatre-vingts lits. Le maire, Jean Espilondo, a fait état de sa “satisfaction” de voir aujourd’hui avancer ce dossier, tout en rappelant les importants besoins recensés pour l’accueil du troisième âge à Anglet, dont la population des plus de 60 ans atteint 28 %. Le projet a franchi en novembre dernier une étape décisive avec la signature conjointe, par le préfet et le président du Conseil général, de l’arrêté d’autorisation sur Anglet. Ce feu vert s’accompagne de l’attribution des premiers financements pour le fonctionnement futur.

L

QUARTIER DU MAHARIN La future maison de retraite se développe sur deux niveaux (rez-de-chaussée et 1er étage). Un noyau central regroupera en son sein tous les locaux de vie des patients et du personnel, et autour deux ailes d’hébergement.

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“Il s’agit de l’avenir de nos anciens et notamment de nos anciens en difficulté” a aussi rappelé le maire. La future maison de retraite d’Anglet sera un établissement habilité à l’aide sociale, et pourra donc accueillir

des personnes à faibles ressources. L’établissement prendra place dans le quartier du Maharin, entre Montbrun et la Butte-aux-Cailles, là même où la Ville envisage la réalisation d’un écoquartier. Le futur EHPAD bénéficiera ainsi d’un environnement privilégié, de zones de promenade pour les hébergés valides permettant la mixité intergénérationnelle. Le bâtiment occupera un peu plus de cinq mille mètres carrés de surface, auxquels il convient d’en ajouter cinq mille autres pour les voiries d’accès, ainsi que les aires de stationnement et de services. Le terrain a été mis, par la Ville, à la disposition de l’Office 64 de l’habitat, en charge de la construction, pour un euro symbolique et sur la base d’un bail emphytéotique de cinquante-cinq ans. La commune retrouvera la pleine propriété du terrain et de l’EHPAD au terme de ce bail. L’investissement de 9,3 millions d’euros est en partie couvert par un emprunt bonifié (1) attribué à l’Office 64. Le Conseil général apportera une subvention de 15 % du total (2). Le fonctionnement futur de l’EHPAD est financé par la Sécurité sociale, et plus précisément par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). L’attribution de ces crédits est décidée par tranche, dans le cadre du Programme interdéparte-


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Illustrations : Séquence

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mental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie (PRIAC), en fonction des enveloppes disponibles et selon une “file d’attente” réglementaire. Pour l’EHPAD d’Anglet, trente lits sont autorisés pour 2011. La Ville est maintenant en attente d’une autorisation pour les cinquante derniers lits. Elle devrait intervenir pour les exercices 2012 ou 2013, ce qui reporte l’ouverture de l’EHPAD à ces échéances. Le futur établissement accueillira quatre-vingt-huit personnes, dont soixante-huit en accueil traditionnel, douze personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer – une aile du bâtiment leur est spécifiquement dédiée –, enfin huit autres en accueil de jour thérapeutique. Le coût des travaux est estimé à 9,3 millions d’euros. L’architecture du bâtiment a été confiée au cabinet Séquence de Toulouse. Le plan compact et fonctionnel s’inscrit dans une démarche à haute qualité environnementale à l’image du futur quartier du Maharin dans lequel il s’inscrira. L’utilisation des matériaux naturels, comme le bois, a été privilégiée. La Ville a opté pour une gestion associative de l’EHPAD confiée à l’Association d’aide aux personnes âgées (ADAPA). Cette association à but non lucratif, habilitée à l’aide sociale, gère des structures similaires à Boucau et Saint-Pierre-d’Irube. Le choix de l’ADAPA permet d’intégrer l’EHPAD du Maharin dans un ensemble associatif disposant d’une bonne assise locale et de la confiance des partenaires financiers (voir entretien). Il permet surtout de coordonner au mieux l’EHPAD et le centre d’accueil de jour pour personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer (voir encadré). Deux conventions entre la Ville et ses partenaires (Office 64 de l’habitat et Association d’aide aux personnes âgées - ADAPA) précisent d’une part les règles de portage du projet, et d’autre part les futures conditions d’admission au sein de l’EHPAD. L.B. (1) Financement PLUS. (2) La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et les Caisses de retraite complémentaire sont également sollicitées.

MALADIE D’ALZHEIMER

UN CENTRE D’ACCUEIL DE JOUR Un centre d’accueil de jour doit s’implanter aux abords immédiats de l’EHPAD, allée de Baribelli, dans le quartier de la Butte-aux-Cailles. Il offrira une capacité de vingt places pour des personnes de 60 ans minimum, souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Son rôle est de prolonger le maintien à domicile des personnes atteintes, avant leur prise en charge définitive dans une institution. Ce projet est mené en partenariat avec l’association Géronto 64 qui avait déposé un dossier, il y a quelques années, mais n’avait pas obtenu l’arrêté conjoint. Un nouveau dossier transmis au Comité régional de l’organisation sociale et médico-sociale (CROSMS) a reçu un avis favorable en juin 2009. Le porteur du projet et futur gestionnaire est l’ADAPA, Géronto 64 assurant la prise en charge des usagers ; une convention ayant été signée à cet effet. La construction de l’accueil de jour est assurée par la SA HLM Coligny.

Entretien Questions à Jacques GERZAIN, photo : photomobile

QUARTIER DE LA BUTTE-AUX-CAILLES L’unité Alzheimer permettra aux patients désorientés de déambuler autour d’un large patio librement accessible, et de sortir de plainpied dans le jardin dédié.

président de l’Association d’aide aux personnes âgées (ADAPA). Anglet Magazine : Pourquoi l’ADAPA a-telle été retenue pour gérer la future maison de retraite d’Anglet ? Jacques GERZAIN : Bien implantée au Pays Basque avec notre siège social actuel à Boucau, (notre futur siège se déplacera dans le cadre de l’opération de Bayonne), nous sommes une association à but non lucratif du secteur médico-social d’intérêt général, habilitée à l’aide sociale, et assumant une mission de service public. Notre association a décidé d’évoluer dans les années 2000, afin de répondre aux enjeux du secteur social et médico-social en pleine mutation, en mettant en commun nos moyens et en mutualisant. Nous avons répondu aux sollicitations des municipalités et aux appels à projets du département : en 2004 à Saint-Pierred’Irube pour “Harriola”, en 2007 à la demande de Bayonne pour la création d’un EHPAD, en 2008, à celle de Mouguerre et de Saint-Pée-sur-Nivelle.

C’est donc tout naturellement avec intérêt que nous avons répondu positivement à la sollicitation d’Anglet pour créer ce projet qui répond aux besoins des Angloys. Je remercie la Ville de la confiance donnée à notre association, et croyez que nous aurons à cœur de mener à bien ce projet et de la faire vivre dans l’intérêt de nos anciens. A.M. : Pourquoi un service de jour pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à proximité ? J.G. : L’opération est issue d’un projet initialement retenu sur Bayonne avec la création d’un EHPAD et de ce service de jour autonome, mais un problème de terrain s’est posé pour ce service. L’ADAPA a donc sollicité Anglet pour cette implantation. La Ville a accepté et mis à disposition de l’opération le terrain nécessaire, ce projet s’intégrant dans sa politique de prise en charge globale de la personne âgée. 7 ANGLET MAGAZINE N° 100


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DANS LA VILLE I

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FINANCES PUBLIQUES

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Fin décembre, le conseil municipal d’Anglet a voté le budget primitif, c’est-à-dire les prévisions de dépenses et de recettes de la collectivité pour l’année 2010. Malgré le contexte national et international difficile, Anglet prépare l’avenir. Entretien avec Guy Mondorge, premier adjoint délégué aux finances.

Budget 2010

photo : Y. Volkoff

Anglet passe à la vitesse supérieure

A.M. : Pouvez-vous nous en dire plus sur les charges de fonctionnement de la Ville ? G.M. : C’est un budget prévu pour “faire tourner la machine”. Notre ville est en croissance rapide, et il faut répondre aux besoins des 39 279 Angloys recensés au 1er janvier 2010. D’autant que nous passerons le cap des 40 000 habitants dans un très proche avenir. Les charges de personnel représentent 18,2 millions d’euros. C’est bien moins que dans des villes de taille comparable. En particulier les effectifs de la mairie d’Anglet sont bien inférieurs à ceux des mairies de nos deux voisines (1). En 2009, nous avons procédé à

A.M. : Quelles incertitudes pèsent sur les recettes de la Ville ? G.M. : On constate un important manque à gagner lié à la baisse des droits de mutation. Cette perte de la moitié des recettes par rapport à 2006 est due à la chute des transactions immobilières dans ce contexte de crise. En outre, dès 2010, la disparition de la taxe professionnelle qui alimentait les ressources de l’agglomération est une source d’inquiétude pour les élus que nous sommes. En effet, une partie de cette taxe était jusqu’ici reversée à la Ville. Nous ignorons encore les modalités définitives de compensation.

photo : balloide-photo

GUY MONDORGE Premierr adjoint, délégué aux finances.

des recrutements indispensables pour assurer la capacité des services à satisfaire les attentes de nos concitoyens, et gérer les grands projets à venir. Nous poursuivrons en 2010. Nous avons aussi pris des mesures sociales à destination des agents. Quant aux subventions à destination des associations, elles progressent de 5 % en soutenant fortement les structures d’accueil de la petite enfance, et en portant l’effort sur le sport et la culture. Nous poursuivrons la maîtrise de nos frais de fonctionnement afin d’autofinancer au maximum les futures dépenses d’investissement. Nous comptons ainsi sur la mise en place progressive de l’Agenda 21, et investissons sur les économies d’énergies pour réduire nos charges.

Anglet Magazine : En 2010, comment se présente le budget de la Ville dans ses grandes orientations ? Guy Mondorge : Vous le savez le budget de la commune couvre les besoins tant pour sa gestion quotidienne (les dépenses de fonctionnement) que pour les opérations d’aménagement et d’équipement (les investissements). Il se monte à un peu plus de 54,7 millions d’euros avec 38,3 millions pour la section de fonctionnement et 16,4 millions pour l’investissement. Le budget traduit les projets de la municipalité, et s’inscrit cette année dans une dynamique d’investissement renforcée tout en respectant les grands équilibres financiers.

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A.M. : Ce budget 2010 se veut aussi un budget anticrise ? G.M. : C’est par nos choix en matière d’investissement que nous répondrons le mieux aux besoins des Angloys pour améliorer les services offerts et relancer l’activité. Nous prévoyons d’investir 60 millions d’euros sur les quatre ans à venir qui permettront de soutenir l’activité. Enfin, le logement reste l’une des préoccupations majeures. Pour lutter contre la pénurie de terrains, Anglet opte en 2010 pour des provisions destinées aux acquisitions foncières avec 4,5 millions d’euros soit une augmentation de 160 % par rapport à 2009, où nous avions fait pourtant de très gros efforts. L.B. (1) 500 agents à Anglet contre 800 environ à Bayonne et 650 à Biarritz.


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Avec un total de 14,6 millions d’euros d’investissement réel (une hausse de 40 % par rapport à 2009), la municipalité passe dans la phase active de ses projets.

Financer les projets

En 2010 Anglet investit

Pour redynamiser Anglet, et permettre aux familles de s’y maintenir et s’y loger, le budget consacré aux acquisitions foncières passe à 4,5 millions d’euros, pour constituer en particulier les réserves foncières destinées à la construction de logements sociaux. Plusieurs opérations importantes sont en cours de négociation.

L’ensemble de l’effort représente 4,326 millions d’euros. Les intempéries le démontrent régulièrement, la remise en état de la voirie est un souci permanent. La création et la réparation de la chaussée représentent 1,3 million d’euros avec un important effort sur la voirie privée. Des travaux de liaison cyclable sont programmés entre la mairie et les CinqCantons (300 000 euros).

Illustration : Dessein de ville photo : R. Hélin

De nouveaux équipements sportifs

Aménager les cœurs de quartier

Embellir et conforter le littoral

L’aménagement du littoral d’Anglet a été inscrit au Contrat territorial, pour bénéficier des concours financiers de l’État, de la Région aquitaine, du Département et de la Communauté d’agglomération BAB sur un dossier structurant d’un montant global de 10 millions d’euros. 450 000 euros (dont 150 000 de la Cabab) pour la mise en sécurité des falaises et le confortement des épis. Les premières études vont être lancées sur l’aménagement de la partie sud du littoral (piste piétonne du VVF, promenade des Sources et esplanade YvesBrunaud).

745 000 euros dans les écoles. La Ville s’engage également de façon importante dans les travaux d’accessibilité : 300 000 euros seront investis dans les bâtiments municipaux (mairie, villa Beatrix Enea, El Hogar) pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite.

photo : R. Hélin

Entretenir la voirie

photo : R. Hélin

Du logement pour tous

Les premiers travaux d’aménagement seront lancés sur les places Leclerc et de la Bécasse (1,2 million). Dans les deux cas, ces requalifications visent à embellir l’espace et à dynamiser la vie de quartier.

Faciliter les économies d’énergie et l’accessibilité dans les bâtiments municipaux Les travaux représentent 3 378 100 euros. Afin de limiter les dépenses de consommation d’énergie, d’importants travaux de rénovation et d’isolation thermique sont programmés pour

Les équipements sportifs ne sont pas oubliés puisqu’il est inscrit une dépense de 1,533 million d’euros, qui comprend la construction pour 700 000 euros du gymnase du Redon destiné aux associations qui pratiquent la gymnastique, la poursuite de la rénovation des vestiaires de Girouette (150 000 euros) et l’installation d’un parquet bois destiné à parfaire l’équipement de la salle polyvalente Saint-Jean. Plusieurs opérations significatives sont également programmées sur Lespès (espace multisport), le fronton des Cigales et le fronton place libre de Hardoy).

Des études pour préparer les projets L’ensemble des études représentera 1,3 million d’euros. Ces études et concours lanceront les nouveaux projets et aménagements : refonte des grandes artères angloyes (BAB et RD 810), Sécurisation et embellissement du littoral, nouveau cœur de quartier de la Bécasse, création de l’écoquartier du Maharin, réhabilitation du secteur Montbrun/avenue de l’Empereur, et naissance de l’équipement culturel de Quintaou (300 000 euros) qui verra le jour à côté de la bibliothèque municipale. L.B. 9 ANGLET MAGAZINE N° 100


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DANS LA VILLE

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I DÉVELOPPEMENT DURABLE I

La Ville vient de se doter d’un document important concernant la démarche Agenda 21 : le diagnostic du territoire d’Anglet, issu d’un travail de six mois de collectes et de riches échanges. C’est un portrait de la ville dans les domaines sociaux, économiques et environnementaux, avec ses forces et ses faiblesses. Il permettra de dégager les enjeux de développement durable pour les prochaines années pour Anglet.

Agenda 21 local

Le diagnostic est réalisé investi ces moments privilégiés d’échanges qui éclairent nos choix politiques.” Bernard Marti, adjoint à l’Agenda 21.

ù en est réellement le niveau d’emploi, l’implantation des entreprises ? La situation du logement dans la commune ? Quelles sont les perspectives de développement durable ? Comment se déplace-t-on ? Quelle place pour le patrimoine bâti et naturel ? Quelle culture et quel tourisme, pour qui ? Par quelque bout que nous regardions les choses, la situation interpelle : Anglet a de nombreux atouts, des opportunités à saisir, mais des menaces pèsent sur son développement harmonieux : déplacements individuels, changements climatiques, étalement urbain, pollutions diverses, …

O

Dans le même temps, une étude des pratiques internes a été menée : recensement des actions déjà réalisées dans les services municipaux et analyse des politiques publiques, afin de cerner les marges de progrès possibles sur les thèmes issus du cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable et les Agendas 21 locaux. Ce diagnostic permet de faire émerger les points forts sur lesquels la Ville doit asseoir son développement et d’avoir une vision d’ensemble pour les élus. Ces derniers vont ainsi définir une stratégie locale de développement durable pour pouvoir construire avec la population un programme d’actions. Ce dernier sera bâti grâce aux comités consultatifs thématiques (sur inscription), organisés dès les 15 et 16 avril 2010, et par les “Rendez-vous citoyens” (ouverts à tous) qui permettent d’enrichir cette vision à moyen et long terme avec le vécu et l’expertise des habitants. L.B.

photo : photovega.com

Participer aux comités consultatifs thématiques : www.agenda21.anglet.fr

Le diagnostic du territoire au regard du développement durable est le document de référence qui établit un état des lieux de départ. C’est aussi une démarche partagée qui a associé de nombreux partenaires : élus et techniciens municipaux, et société civile, pour recueillir les données quantitatives ou qualitatives les plus pertinentes (1), enrichie de l’expérience des acteurs locaux (Conseil Régional d’Aquitaine, SMTC, ADEME, AUDAP, CABAB, DIREN, Conseil de développement du Pays Basque…). Parallèlement, un travail de concertation s’est engagé ces derniers mois (sept “Rendez-vous citoyens”, consultation citoyenne de décembre 2009) afin de permettre aux Angloys d’apporter leurs contributions. “Preuve est faite que la population et nos partenaires institutionnels ont 10 ANGLET MAGAZINE N° 100

(1) Cette synthèse de diagnostics prend en compte les statistiques INSEE, les données issues de la démarche Pays basque 2020, celles des services de la Ville ou de ses partenaires comme la CABAB.

PROCHAINS “RENDEZ-VOUS CITOYENS” (ouverts à tous) RESTITUTION DU DIAGNOSTIC L’AGENDA 21 LOCAL : le 17 février à 19 h, à la salle des fêtes. ELABORATION DU PROGRAMME D’ACTIONS DE L’AGENDA 21 LOCAL, À 19 H, À LA SALLE DES FÊTES : - Anglet, ville dynamique ? Le 5 mai. - Anglet, ville sobre ? Le 19 mai. - Anglet, ville nature ? Le 2 juin. - Anglet, ville pour tous ? Le 16 juin.


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DANS LA VILLE I

DÉVELOPPEMENT DURABLE

I

Les résultats de l’enquête réalisée dans le cadre de l’Agenda 21 local montrent que les Angloys sont très attachés à leur environnement, et motivés par le développement durable de leur ville. Un grand merci à tous les participants.

Consultation citoyenne

Les Angloys optimistes u mois de novembre, l’enquête d’Anglet Magazine sur le développement durable, dans le cadre de la démarche Agenda 21 de la Ville, a permis de recueillir 2 236 réponses par retour de courrier ou par Internet, soit un taux de réponses supérieur à 11,5 %. Ces résultats ont été analysés par MT Partenaires, cabinet mandaté par la Ville pour mener la démarche Agenda 21. Ces résultats témoignent d’un vif intérêt de la population pour le développement durable. Les répondants perçoivent à 69 % ce dernier comme “une nouvelle façon de penser et d’agir”.

LES RÉPONDANTS MAJORITAIREMENT OPTIMISTES À la question :”Quand vous pensez au devenir d’Anglet au XXIe siècle, êtes-vous ? Optimiste - Plutôt optimiste - Plutôt pessimiste - Pessimiste... Les Angloys répondent positivement.

Quand ils pensent au devenir d’Anglet, les Angloys sont majoritairement optimistes (75 %). Les principaux motifs de confiance en l’avenir restent la qualité de l’environnement (27,8 %) et la tranquillité et la sécurité publique (20,4 %). Les principaux motifs d’inquiétude restent la difficulté à trouver un travail (27,5 %) et la hausse du prix de l’immobilier (25,1 %). Les priorités d’actions sont de favoriser le développement économique et l’emploi (20,4 %), de préserver les espaces naturels et leur biodiversité (20 %), et 11,9 % souhaitent voir intégrer les risques climatiques. Très favorables aux déplacements doux, 77 % des répondants plébiscitent la navette gratuite de desserte des plages ; 67,1 % sont favorables au prêt de vélos, et 66 % à la création de pistes cyclables. Les initiatives en faveur du logement social sont bien accueillies : 55,3 % sont favorables à la création de logements sociaux, et 54,8 % à la fixation d’un taux de 30 % de logements sociaux dans les grandes opérations immobilières. Quant aux comportements individuels, une marge de progrès existe : 19,8 % des répondants trient leurs déchets, 17,5 % font des économies d’eau, mais ils ne sont que 4,9 % à utiliser les transports en commun quand près de 60% se disent favorables à un bus fréquent sur une voie réservée au transport en commun en site propre. Les principaux freins en matière de développement durable restent le prix (cela “coûte cher” pour 30,2 % des répondants) et le manque de temps pour 21 %. Enfin, 20 % pensent que “seul on ne peut rien faire”.

photo : R. Hélin

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“La mise en place du comité consultatif le 15 avril 2010 constitue certainement une réponse à ce dernier commentaire. Il s’agit d’une instance dans laquelle des citoyens ont la parole pour élaborer le programme d’actions de l’Agenda 21” indique Bernard Marti, adjoint à l’Agenda 21. Les résultats de ce questionnaire seront intégrés au diagnostic. “Je tiens à remercier personnellement tous les Angloys de leur intérêt et de leur forte mobilisation dans cette démarche” a conclu Bernard Marti. L.B. TOUS LES RÉSULTATS EN LIGNE : www.agenda21.anglet.fr RESTITUTION DES RÉSULTATS : “RENDEZ-VOUS CITOYEN” du 17 février, à 19 h, à la salle des fêtes de la mairie.

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INSTALLATIONS I

À la Barre, une nouvelle aire de jeu accueillera tous les enfants, y compris ceux atteints de handicaps moteurs, visuels ou mentaux.

Aire de jeu de La Barre

Jouer tous ensemble es poissons, des dauphins sur l’aire de jeu bleu lagon comme pour rappeler qu’ici on est à quelques mètres de l’Océan. Balançoires à large panier, toboggan, tourniquet, coccinelles et cheval pour glisser, grimper, se balancer, mais aussi couleurs et repères podotactiles, pour la bonne compréhension de l’organisation spatiale du lieu. La nouvelle aire de jeu de La Barre n’est pas tout à fait comme les autres : ses 250 m2 pourront accueillir des enfants souffrant d’un déficit physique ou mental, avec de larges passages pour les fauteuils roulants ou des personnes à mobilité réduite. “Nous voulions mettre en place un pôle de jeux et d’animation ouvert à tous” précise Gérard Cazaux, adjoint aux sports, très impliqué dans les questions d’accessibilité des espaces

photo : R. Hélin

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les installations favorisent la participation de l’enfant par une adaptation ergonomique. “L’enfant a droit à l’initiative, à la liberté de mouvements” précisent les responsables de la société Kazo, société spécialisée qui équipe les communes en aires de jeu. Tous les enfants pourront y trouver l’autonomie, l’assurance et la sécurité : sièges avec dossier de maintien, appuis et assises partout pour faciliter les évolutions de ces enfants en difficulté. “Aider notre fille à progresser sur les défis physiques et la voir jouer au milieu de tous les enfants nous rassure en tant que parents” confient Isabelle et Laurent, parents de Audrey, 7 ans, autiste. “C’est aussi un moyen d’éduquer les enfants à la tolérance et de les sensibiliser à la différence” ajoute l’élu, Gérard Cazaux. Cette aire de jeux accessible à tous préfigure le projet en 2010, d’un nouvel accès “handiplage” à La Barre “pour créer une unité de jeux et de plage sur le même site, et pour qu’Anglet dispose d’un deuxième pôle d’accessibilité et de bains pour handicapés au Nord du littoral, en plus de la plage du VVF” ajoute l’adjoint aux Sports. L’aire de jeux sera praticable en avril. Anglet complétera ainsi la polyvalence de ses installations, ouvertes à tous. L.B.

Ces jeux auront une composante éducative pour permettre aux enfants d’exploiter leurs capacités. Coordination, équilibre, en individuel ou en collectif, 12 ANGLET MAGAZINE N° 100

photo : DR

ludiques et sportifs. Quant au choix du site, il s’est imposé pour sa polyvalence et sa proximité avec les autres aires de jeux et la parc de la roule. “Ici, une famille qui compte deux ou trois enfants, dont un atteint de handicap, peut partager un moment ludique” précis l’élu.

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EN BREF

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La concertation se poursuit

(1) L’animation a été confiée par la Société d’Équipement des Pays de l’Adour (SEPA) au cabinet Res Publica, spécialiste des processus de concertation.

Parc écologique Izadia/Maison de l’environnement et du développement durable

Une vocation élargie

photo : photovega.com

Le parc écologique Izadia d’Anglet ouvre à nouveau ses portes au public du 3 au 7 avril 2010 pour la Semaine du développement durable, puis à partir du 17 avril prochain pour les vacances scolaires et les week-ends. De par sa situation, le parc écologique d’Anglet est un laboratoire naturel qui se prête à merveille à une sensibilisation sur les thèmes consacrés à la nature. Mais désormais il mènera sa mission d’éducation à l’environnement sur l’ensemble des questions, sur le patrimoine naturel angloy. “Il s’agit d’ouvrir Izadia sur l’extérieur, de montrer aux Angloys la richesse des milieux naturels”, explique Georges Daubagna, élu délégué à l’environnement, en énumérant les perspectives de travail : la préservation de la ressource, la qualité des eaux, la gestion des milieux naturels, le plan énergie de la Cabab, etc. La structure nouera des partenariats avec les structures locales (Uppa, le conservatoire botanique national Sud Atlantique, les CPIE…). Symbole de cette mutation, les locaux du parc sont rebaptisés. Ils abritent dorénavant la Maison de l’environnement et du développement durable. Dès le mois d’avril, le bâtiment hébergera, outre l’équipe scientifique et pédagogique du parc, le nouveau service environnement et développement durable de la Ville d’Anglet avec une nouvelle responsable à sa tête, auquel est venue s’ajouter la mission Agenda 21 depuis la fin de l’année 2009, afin de mutualiser les moyens. “Nous souhaitons engager une dynamique de développement durable pour Anglet” précise Bernard Mart, adjoint à l’Agenda 21. À l’entrée du parc, la Maison de l’environnement et du développement durable invite désormais gratuitement le public à découvrir sa scénographie originale et interactive sur les curiosités du parc. Le programme d’animation d’Izadia se poursuit (conférences le 1er mercredi de chaque mois) et permet aux visiteurs d’approfondir leurs connaissances. Les visites de groupes grand public reprennent également dès le 17 avril prochain. Accès au parc et à l’exposition permanente (gratuit) dès le 17 avril. De 10 h 13 h et de 14 h à 17 h 30, du mardi au dimanche (vacances scolaires et weekends). Visites guidées à 14 h 30. Renseignements : 05 59 57 17 48. mèl : contact@izadia.fr

Salle de spectacle

Les architectes planchent On connaît la configuration de la future salle de spectacle de Quintaou : huit cents places modulables, réductible à cinq cents (balcon de trois cents places) et une salle de répétition attenante (cf. Anglet Magazine no 99). Cette future salle sera ouverte sur la ville et l’esplanade du Quintaou, avec un parvis et un hall d’accueil aménagés comme des lieux de vie et de rencontre. Côté programmation, elle sera pluridisciplinaire (théâtre, musique, danse, arts du cirque et de la parole, arts numériques…) accueillant vingt à trente spectacles professionnels par saison et intégrant de façon organisée les pratiques amateurs, avec deux axes forts : le jeune public et le chant choral. Le concours d’architectes pour la conception du bâtiment est en cours. Cinq cabinets sélectionnés parmi plus d’une centaine qui ont fait acte de candidature sont en compétition : Studio Milou (Paris), Patrick Mauger (Paris), François Guibert (Bordeaux), Herault Arnod (Grenoble). Le choix devrait être effectué au mois de mai 2010.

photo : Fotolia

photos : A. Lanta

La démarche implique tous ceux qui sont concernés par l’aménagement du futur écoquartier du Maharin (riverains, associations…). Elle se situe très en amont du projet, puisqu’elle est menée en parallèle à la réflexion des trois cabinets d’architectes urbanistes chargés de la définition du futur écoquartier. Concrètement, cela signifie que ces derniers prendront connaissance des attentes et des souhaits des habitants au fur et à mesure de l’avancement de la concertation. Ainsi, ils pourront en tenir compte, avant de finaliser la mise au point du programme (visage du futur écoquartier, aspects hydrauliques, protection de la flore et de la faune…). Ces discussions publiques sont ouvertes à tous (1). Elles sont organisées pour que la réflexion soit partagée, et qu’elle suive une progression. Au fil des réunions, les débats font apparaître des points d’accord et de divergence entre les participants. Mais, souvent la réflexion avance collectivement. Les deux dernières réunions étaient consacrées aux aspects hydrauliques et environnementaux, puis aux formes urbaines (types de construction à intégrer au site) pour imaginer ensemble les pistes possibles. Respect des zones humides et du lit initial du ruisseau avec mares et étangs (plaines inondables) plutôt que bassin de rétention, préservation de la biodiversité, cheminements doux, réserves d’habitation dans des proportions raisonnables, mixité générationelle et sociale, espaces publics partagés, circultion et stationnement maîtrisés, tels sont les souhaits exprimés par les participants. Une synthèse de cette première étape de la concertation sera réalisée le 16 février 2010. Il en résultera un document écrit, sous la forme d’un bilan de la concertation. Ces éléments de réflexion seront bien sûr récoltés par les élus, qui devront arbitrer et rendre compte de leur choix à la fin de la concertation pour définir le programme en mars 2010. Les équipes d’urbanistes sollicitées pour imaginer l’avenir du Maharin pourront également s’en saisir pour intégrer à leurs réflexions les attentes des Angloys et tenir compte des réticences qui se seront exprimées. Les études de définition s’achèveront au mois de juin. Le cycle des échanges publics reprendra à l’occasion de la présentation par chacune des agences. Prochaines réunions : 15 février, à 18 h 30, à la Maison pour tous : déplacements, services (accès, liens avec les quartiers, services, animation et vie sociale.) 16 février, à 18 h 30, à la salle des fêtes de la mairie : points d’accord et de divergence, prochaines étapes du projet et de la concertation.

En bref…

Écoquartier du Maharin

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PATRIMOINE VIVANT

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Qu’ils soient le long d’une rue, dans un parc, un jardin ou au cœur d’une forêt, les arbres occupent une place singulière dans nos cœurs et notre imaginaire. Utiles, beaux et silencieux, ils participent à la création de nos paysages et à la qualité de nos cadres de vie. Anglet est riche de ce patrimoine vivant, qui est l’objet d’attentions constantes ne souffrant aucun relâchement pour assurer son avenir.

etit inventaire : forêts du Pignada et du Lazaret, bois de chasseurs et catalpas, jardins (Ansbach, André-Lichtenberger, Dechico, des Primevères…), parcs (Belay, Montaury, Baroja, Beatrix Enea, El Hogar), des milliers d’arbres et arbustes d’ornement, des centaines d’arbres d’alignement disséminés le long des voies : au total, cela représente plus de trois cent trente hectares boisés sur la commune. Sans oublier tous les arbres poussant dans les jardins des Angloys. Anglet a un patrimoine vivant exceptionnel, un patrimoine qui structure le paysage urbain, participe à l’image de la ville et concourt à la qualité du cadre de vie. L’arbre occupe une place singulière et privilégié dans nos têtes, nos cœurs et nos paysages. “Parce que ses racines puisent dans le sol et que ses branches s’élèvent dans le ciel, l’arbre est, en tous pays et à travers le temps, le symbole des liens qui s’établissent entre le ciel et la terre, entre le monde d’en bas et celui d’en haut” (1). Parce que, de plus, il invite à la rêverie, à la détente et à la beauté.

Pour autant un arbre vit et meurt. Sa vulnérabilité est immense aussi. Si n’importe qui, armé d’une tronçonneuse, peut le mettre à terre en une demi-heure, le principal danger vient d’un manque de soin. Les arbres ont besoin d’entretien constant, d’être préservés et renouvelés. “C’est tout l’enjeu de la politique de développement durable que nous entendons mener”, a rappelé Georges Daubagna, adjoint à l’environnement, à l’occasion de la réunion d’information avec les associations afin de leur présenter la politique de l’arbre de la Ville d’Anglet. “Notre objectif est une gestion raisonnée de l’arbre, c’est-à-dire respectueuse de la richesse qu’il représente, soucieuse de reconquérir la biodiversité de notre territoire et consciente des contraintes liées à la sécurité publique.” Et Joseph Célan, délégué aux travaux, de poursuivre : “Un objectif qui concerne aussi bien les services municipaux, qui veillent sur le devenir de ce patrimoine, mais aussi chaque citoyen, qu’il soit promeneur ou propriétaire d’un petit coin de verdure. Nous devons aussi prendre en compte l’aménagement de l’espace lié à l’urbanisation. Or, cet aménagement peut entraîner des coupes d’arbres”.

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PATRIMOINE VIVANT Plus de trois cent trente hectares boisés à Anglet.

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Or, la protection de l’arbre, de notre cadre de vie, impose coupes et plantations. Des coupes rendues nécessaires pour assurer la sécurité publique, la responsabilité pénale du maire, des élus et des équipes municipales étant engagée en cas d’accident. Aussi quelles qu’en soient les raisons (tempêtes, maladies, risques pour les riverains, pour leurs toitures ou canalisations), certains arbres doivent être abattus. Mais cette décision n’est pas prise à la légère. “Nous nous appuyons sur l’expertise de l’Office national des forêts, explique Jacques Biscay du service des espaces verts. Après la tempête du 24 janvier 2009, de nombreux arbres ont été fragilisés. Nous avons donc demandé un diagnostic phytosanitaire et de dangerosité de deux cent cinquante arbres dans le parc de Baroja, de la villa Beatrix Enea, dans les jardins de Dechico, de l’église Saint-Léon et au cimetière de Louillot. Résultat : vingt-neuf arbres doivent être abattus. Ce diagnostic est disponible auprès des services municipaux.”

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Quant aux plantations, plus de cinq cents ont été réalisées depuis 2007 par le service des espaces verts : des pins, des chênes, des charmes, des tamaris .... “Nous devons mener un travail de reconquête de la biodiversité en privilégiant les essences locales”,


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insiste Georges Daubagna. Mais cette volonté doit aussi être relayée par les propriétaires. À cet égard, à l’initiative de l’AMIC (2), une brochure reprenant conseils et prescriptions en matière de plantations devrait voir le jour. Un livret des bonnes pratiques, en somme. “Il s’agit de sensibiliser les habitants aux dispositions à mettre en œuvre pour préserver les arbres au sein des parcelles construites, explique l’AMIC. “Nous sommes inquiets de constater, notamment à Chiberta, que nombre de propriétaires ne respectent pas la réglementation pourtant inscrite au PLU (un arbre pour 100 m2 et essences à privilégier).” Souvent par confort : les inconvénients sont peu supportés (aiguilles dans les gouttières, dans les piscines, résines sur les voitures ou les terrasses). Autre axe de sensibilisation, les essences à privilégier : les propriétaires plantent souvent des arbres plus ou moins adaptés au milieu, et disparates. Un travail de sensibilisation qui sera mené dès les prochaines semaines par la nouvelle direction de l’environnement, installée dans les locaux du parc écologique Izadia. N.L.

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(1) Citation tirée de L’urbanisme végétal de Caroline Stefulesco (Éditions Institut pour le développement forestier).

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LES ARBRES EN VILLE Dans les parcs, les aires de jeux, sur les places, le long des voies, les arbres de toutes espèces contribuent à la qualité du cadre de vie.

photo : R. Hélin

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(2) Association pour le maintien de l’habitat individuel à Chiberta.

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RÉUNION AVEC LES ASSOCIATIONS ANGLOYES La gestion de l’arbre dans la ville a été présentée aux associations dans les locauxde la Maison de l’environnment et du développement durable à Izadia.

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Enfonçons une porte ouverte : le massif du Pignada est une forêt. Ni un parc, ni un bois mais une forêt dunaire de près de 220 ha de pins maritimes et de chênes-lièges. Comme toute forêt, elle joue un rôle écologique en stockant le carbone, économique avec la production de bois, et social en répondant aux besoins de la population. Et comme toute forêt, elle doit être entretenue avec des coupes et des plantations pour assurer sa survie.

Pignada

Éclaircies en forêt u boulevard à la simple ruelle desservant les lotissements, les voies urbaines enserrent la forêt du Pignada enclavée dans une agglomération de plus de cent mille habitants. Trois propriétaires – la commune d’Anglet (55,31 ha), le conseil général (115,61 ha) et la congrégation des Servantes de Marie (48,49 ha) – veillent à sa destinée, guidés en cela par un cadre juridique exigeant (1). Une forêt intra-urbaine, donc, où se croisent promeneurs, joggers, cavaliers, ou chasseurs. Ce qui en fait toute sa spécificité. Plus de trois cent dix mille personnes s’y promènent chaque année, soit plus de huit cent cinquante par jour (2). Un habitant sur deux de l’agglomération Bayonne, Biarritz, Anglet s’y rend au moins une fois dans l’année. La forêt du Pignada appartient à la carte du tendre de bien des habitants. Aussi, doitelle sans cesse trouver un point d’équilibre entre la protection de son habitat naturel, un nécessaire rajeunissement et l’accueil de la population. C’est précisément ce que vise l’aménagement forestier de la forêt du Pignada conçu par l’Office national des forêts (ONF). Cet aménagement a fait l’objet d’une délibération du conseil municipal en juillet dernier. Il devrait en être de même pour celui du conseil général en mars prochain. Quant à la congrégation des Servantes de Marie, elle a mandaté l’ONF pour l’élaboration de son futur plan simple de gestion. Trois documents pour une réflexion et un plan d’action à l’unisson.

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photos : R. Hélin

“La forêt du Pignada s’apprête à vivre dans les quinze prochaines années une petite révolution”, constate Christine Besse, responsable de l’unité territoriale Bayonne-Saint-Palais à l’ONF. “Il est, notamment, prévu de procéder à des coupes de pins maritimes vieillissants. En effet, si l’on veut garder la forêt vivante et continuer à en profiter, il faut la rajeunir en abattant les vieux sujets. Or, le public y est peu habitué même si des coupes sécuritaires ont été réalisées suite à la tempête de l’année dernière. Tout l’enjeu est donc de sensibiliser les habitants à l’idée qu’au-delà de leur usage immédiat de la forêt, les coupes garantissent l’avenir du massif.”

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Pour autant, tout se fera progressivement afin d’en limiter l’impact (bruit, circulation des engins, accès restreint). Les coupes concernent 25 ha dans la forêt

départementale soit 21 % de la surface de ce propriétaire et 8 ha dans la forêt communale, soit 16 %. Elles s’étalent sur quinze ans tous les deux ans. Elles se font en futaie par parquet, c’est-à-dire sur une surface restreinte (de 0,5 ha à 5 ha) et sont réparties sur tout le massif. Coup d’envoi, vraisemblablement en 2012, sur la parcelle 15 appartenant au conseil général. “Un tel plan d’action d’ensemble n’était pas pensable, il y a encore quelques années”, rappelle François Esnault, chargé de mission environnement au conseil général. “Il a d’abord fallu mener un travail de longue haleine en acquérant les parcelles d’une multitude de petits propriétaires privés avant de remembrer. Autres démarches menées de front : l’inscription de la forêt dans un cadre réglementaire très protecteur (2) et la stabilisation de ses contours, mettant fin au grignotage. Au terme de ces efforts, il est désormais possible de s’attaquer à la gestion de la forêt, une action indispensable pour sa survie.” Mais revenons à l’aménagement forestier, quelles en sont les préconisations ? Trois lignes directrices s’en dégagent après l’analyse du milieu naturel, du peuplement et des besoins économiques et sociaux : la protection de l’habitat, le renouvellement des pins maritimes trop vieux et l’accueil du public. Premier volet : le maintien de l’habitat naturel, celui de la pineraie de pins maritimes à chênes-lièges. “Dernière forêt du littoral atlantique, le pin maritime y est roi, les chênes-lièges et pédonculés trop rares”, constate Patrick Mousset de l’ONF, en charge de la forêt du Pignada. “Le massif manque donc de diversité. Dès lors l’installation de chênes-lièges et pédonculés va être favorisée en lieu et place de pins maritimes vieillissants, notamment sur les lisières. Ce travail a déjà été accompli sur la lisière Est, celle qui jouxte le quartier Blancpignon”. En effet, si le pin maritime est l’essence la plus adaptée aux conditions dunaires, les chênes-lièges et pédonculés ont un rôle d’accompagnement en sousétage. Ces deux essences vivent en bonne harmonie : le pin a besoin de lumière tandis que les chênes se satisfont d’un ensoleillement moindre. Par ailleurs, la présence de chênes a plus d’un atout : rôle phytosanitaire avec la réduction des parasites, de protection


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À cette volonté de favoriser la biodiversité du massif, s’ajoute le constat du nécessaire rajeunissement du peuplement de pins maritimes. C’est le second volet de l’aménagement forestier. Forêt cathédrale très dense, les pins poussent très haut afin de trouver la lumière, empêchant par-là même les jeunes tiges de s’épanouir. Il y a peu de régénération naturelle. Par ailleurs, trop de pins ont atteint des âges canoniques, près de 110 ans. D’autres sujets sont très affaiblis. D’où la nécessité de les couper afin de permettre aux jeunes pousses de capter la lumière. Pour rajeunir la forêt, plusieurs méthodes sont utilisées. Tout d’abord, la régénération artificielle dans les zones vides. Compte tenu de la petite taille de ces espaces, seuls des feuillus y sont plantés : chêne-liège, chêne pédonculé et arbousier. Les vieux arbres sont abattus. Ensuite, la régénération naturelle. Le sous-bois est débroussaillé en épargnant les feuillus précédemment cités afin que les semis puissent s’épanouir. Là aussi les vieux arbres sont supprimés, puis des coupes d’amélioration permettent de réduire la densité de pins maritimes et de favoriser les tiges à venir. Les chênes-lièges sont conservés et d’autres plantés en lisière, les isolés sont encouragés par un détourage. Les pins gemmés isolés présentant des cavités sont conservés pour la faune. De même pour les arbres morts ou creux. Pour mener à bien ce rajeunissement, il est question d’empierrer la piste forestière existante desservant le cœur du massif. Au fil du temps recouverte de sable et d’aiguilles de pin, cette voie stabilisée permettrait aux camions grumiers de pénétrer la forêt afin d’évacuer le bois coupé et faciliterait l’accès des camions de pompiers en cas d’incendie. À noter que des bornes incendie sont déjà installées tout au long de cette piste. Dernier volet, l’accueil du public. Principal chantier, la mise en place d’une nouvelle signalétique afin de donner une identité visuelle au massif et de permettre de s’orienter plus facilement. Des panneaux d’informations vont être ainsi posés aux entrées principales, sans oublier ceux indiquant les principales directions. Dans le même esprit, un projet de carte des forêts du Pignada et du Lazaret mêlant topographie, histoire, écologie, est en cours. Toujours pour affirmer l’iden-

tité de la forêt, un mobilier en bois a été choisi. Par ailleurs, pour limiter la fréquentation des entrées secondaires, des aires de stationnement vont être installées à proximité des entrées principales. La priorité étant donné au réaménagement du parking Montbrun. Enfin, des barrières en bois délimitent désormais symboliquement les limites de la forêt. Une forêt qui désormais s’affirme pleinement comme telle. N.L. (1) Relevant du régime forestier, conformément aux prescriptions du code forestier. Elle a été classée par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques Espace naturel sensible et sa gestion suit les préconisations du schéma régional d’aménagement des Dunes littorales de Gascogne. Au PLU de la commune, la forêt est classée, en totalité, en zone II ND, Espace boisé Classé. L’arrêté préfectoral du 3 septembre 2003 assure la protection du site par rapport à la nappe phréatique. (2) Selon les derniers chiffres disponibles de 2001, publiés en 2003 (Source : ONF).

COUPES Elles vont s’étaler sur quinze ans, tous les deux ans. Elles concernent 25 ha de la forêt départemantale et 2 ha de la forêt communale.

photos : R. Hélin

contre l’incendie, de brise-vent et paysager. Cette présence favorise aussi la biodiversité en permettant à nombre d’espèces de s’épanouir. Toujours dans l’esprit de maintenir l’habitat naturel, les feuillus ornementaux, mimosa ou érable negundo, plantés dans les années soixante-dix pour des raisons paysagères sont en cours d’élimination. Le robinier, très invasif, sera au minimum contenu, le laurier noble strictement contrôlé.

L’AMÉNAGEMENT FORESTIER : IMAGINER L’AVENIR Si le régime forestier donne le cadre général de la mise en œuvre de la gestion forestière durable, l’aménagement forestier est le plan de gestion établi pour une durée de 10 à 20 ans. Il s’appuie sur une analyse du milieu naturel (biodiversité, peuplements forestiers, faune, risques) et de celle des besoins économiques et sociaux (protection des milieux et paysages, récolte de bois, accueil du public, chasse, pêche, conservation d’éléments culturels). Des synthèses fixent les objectifs à poursuivre (production, protection, accueil du public) débouchant sur un programme d’actions ou plan de gestion : programme de coupes et règles de culture, programme des travaux d’entretien et investissement. D’après L’élu forestier, guide à l’usage des communes (ONF). 19 ANGLET MAGAZINE N° 100


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RENCONTRE

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RELATION PARENT-ENFANT

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Lieu d’accueil parent-enfant, l’association Trait d’union conventionnée par la caisse des allocations familiales et le conseil général vient d’ouvrir une permanence au centre social de Quintaou, un lieu convivial et ludique propice à la pause. Depuis plus de dix ans, elle rassure les parents et les accompagne dans leur rôle afin de consolider le lien qui les unit à leurs enfants. Elle s’attache aussi à les initier à une vie culturelle afin de les sortir de leur isolement.

Relation parent-enfant

Partager au Trait d’union rait d’union : “signe typographique, en forme de petit trait horizontal servant de liaison entre des éléments composés. Au sens figuré, personne qui sert d’intermédiaire, de pont entre deux êtres”. Extraite du dictionnaire, cette définition va comme un gant au lieu d’accompagnement parentenfant (jusqu’à l’âge de 6 ans) qui vient d’ouvrir ses portes à Anglet, au centre social Quintaou.

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Fruit du constat qu’il n’est pas si facile d’être parent, l’association Trait d’union est née en 1996 autour d’une équipe de professionnels de la petite enfance (éducateurs spécialisés, pédiatre, médecin de la Protection maternelle infantile, puéricultrice) désireux de conforter les liens d’attachement entre parent et enfant. Signe que ce besoin est fort, des lieux comme celui qui vient d’ouvrir à Anglet existent déjà à Bayonne, Biarritz, Hendaye et Tarnos. En 2008, quatre cent quarante familles ont été ainsi accueillies avec leurs six cent trois enfants. “Il s’agit d’aider les parents à devenir pleinement parents, insiste d’emblée Élisabeth Cazes, éducatrice spécialisée au Trait d’union depuis les débuts de l’aventure. Cet accompagnement n’a pas vocation à se pérenniser, il s’efface au fil du temps”.

photos : R. Hélin

ELISABETH CAZES ET MARIE JOLY Elles accueillent parents et enfants tous les jeudis matins.

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Mais quelles en sont les bases ? Le service est ouvert à toutes les familles, fonctionne selon les principes de la libre adhésion, de l’anonymat et de la mixité sociale et culturelle. Il est gratuit. “Fixés dès le lancement du Trait d’union, nous y sommes très attachés, commente Caroline Damestoy, responsable de l’association auprès de son président le docteur Bernard Contraires. Avant tout, l’accueil est individualisé, chaque parent est reçu et accompagné vers le groupe avec une attention bienveillante. Ils viennent de leur propre initiative, sans rendez-vous, au rythme qui leur convient”. C’est un lieu où s’exprime plus d’une demande : conseils sur les apprentissages, socialisation de l’enfant avant son entrée en collectivité (crèche, école), besoin d’écoute et de réassurance ou encore rompre avec l’isolement.

Un coin lecture avec de confortables canapés colorés, un atelier de peinture, une vaste salle pour s’ébattre et une autre aux tapis épais pour les plus petits, le Trait d’union est un espace tout doux pour les enfants. “C’est un lieu convivial et chaleureux où les mères viennent prendre tout simplement du temps avec leur enfant, commente Marie Joly, éducatrice spécialisée. Bien souvent, les parents arrivent pleins de doute et d’angoisse sur leurs propres compétences : est-ce que je fais bien ? Ils trouvent ici un lieu de sérénité, sans jugement, où ils peuvent déposer leurs inquiétudes. Comme cette maman qui s’inquiète de voir son enfant ne pas se mettre aux quatre pattes ou cette autre qui a du mal à vivre une séparation qui se profile. Bien souvent, il suffit de rassurer et de poser quelques réajustements. En aucun cas, nous ne nous posons en thérapeutes”. Si le Trait d’union pose un petit trait horizontal entre parent et enfant, il le pose aussi entre les parents et l’extérieur. Loin de leur famille ou sans relais, les parents isolés trouvent au Trait d’union un point d’ancrage. “D’où cette idée maîtresse de l’association : l’ouverture vers la cité, explique Élisabeth Cazes. Être parent, c’est aussi être citoyen. Bien souvent, ils ne font pas le pas d’aller vers l’extérieur, de se rendre, tout simplement, à la bibliothèque, par exemple. Ils n’osent pas ou n’y pensent pas. À Anglet, la proximité de la bibliothèque, des lieux d’exposition et des Écuries de Baroja est très prometteuse. Il s’agit de donner un coup de pouce pour donner envie de découvrir le monde avec ses enfants. C’est là tout notre travail.”N.L.

TRAIT D’UNION : CENTRE SOCIAL DE QUINTAOU, ALLÉE DE QUINTAOU. PERMANENCE LE JEUDI, DE 9 H À 12 H. PARKING RÉSERVÉ. INFORMATIONS AU 05 59 59 53 95.


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Chant des esprits sur les eaux

ARTS

Une nuit à la bibliothèque Signes Jeux

EXPOSITIONS

L’Affiche, revue murale de poésie CONCERTS

Changer d’ère Nicolas Dary et les frères Grasso

FÊTES

Patrick Bacqueville et Jean-Marc Montaut Nunzio

ACTUALITÉS

Collectif AOC & Karin Vyncke Rois sans tête Étoiles de la glace Comed’History Culture et philosophie Berlin, capitale en mouvement À l’université du Temps libre À l’espace gascon Peinture, musique, Espagne : la passion par le film L’art en question… Casse-croûte littéraire Livres papier, livres virtuels et la philosophie Autour de l’exposition Signes Jeux Printemps des poètes Vent du libre Durable, vous avez dit durable ? Assises du logement pour tous Fêtes d’Anglet 21 ANGLET MAGAZINE N° 100


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Inge Kresser peint l’eau : Cascades en soie ondulant sur de vertigineuses hauteurs et des aquarelles aux formats généreux ou discrets laissant deviner le souffle d’un fleuve ou le murmure de la mer. Des textes poétiques, de Michel Butor et d’elle-même, s’y glissent. Elle crée aussi des livres d’artistes où mots et peinture dialoguent amoureusement pour mieux réinventer le monde. La bibliothèque municipale présente son œuvre du 17 avril au 17 juin. Une exposition qui s’inscrit dans la thématique déclinée par la bibliothèque tout au long de cette année : Visages inconnus du livre.

Inge Kresser

Chant des esprits sur les eaux

photos : DR

Anglet Magazine : L’eau, la soie et les mots semblent s’entrelacer dans vos œuvres… Inge Kresser : Je suis si habitée par l’eau que cascades, mers, ruisseaux jaillissent sous mon pinceau presque malgré moi. L’eau a baigné toute mon enfance. Mon père, professeur d’hydrologie à l’Université de Vienne, nous emmenait explorer les différents cours d’eau d’Europe comme le Danube qui m’a inspiré une série de peintures avec mes poèmes. Plus tard, je me suis mise à voyager vers mes propres destinations : vers la mer du Nord, sourde, bleu et noir, la Méditerranée ample et joyeuse, vers l’Atlantique où se brisent les vagues. L’eau m’a toujours émue : les lacs silencieux, les cascades mêlant le blanc et le noir dans leurs mouvements turquoise, l’eau changeante gris-vert légèrement bleuté du Danube. La soie aussi est liée à des souvenirs d’enfance. Ceux passés parmi les ballots de soie entreposés dans la maison de mon grand-père qui en faisait commerce. Très tôt, je me suis amusée à en faire des collages. Des années plus tard, j’y suis revenue tout naturellement en travaillant ces grandes bandes de soie sur le thème de l’eau. Je les ai baptisées Cascades : ces œuvres mêlent ces deux souvenirs d’enfance. S’y fondent aussi les mots de Michel Butor et les miens. Je suis si attirée par les mots et leur graphisme.

INGE KRESSER DANS SON ATELIER Les couleurs deviennent mouvement.

A.M. : À travers votre travail, que cherchez-vous ? I.K. : Tout le sens de mon travail est tourné vers l’autre, vers ce qui va l’aider à vivre et à le mettre en paix. Or, 22 ANGLET MAGAZINE N° 100

l’élan de vie vibre sous le mouvement et les couleurs. Je ne veux pour autant les saisir, ce sont eux qui me saisissent. Le mouvement, je cherche à l’insuffler à ma peinture et à celui qui la regarde. Le regard n’a pas de point d’accroche, il est alors pris dans un va-et-vient incessant invitant celui qui contemple à se laisser emporter par l’eau, à se laisser aller comme on se laisse aller dans les vagues. Ce qui m’intéresse, c’est donc de sentir cette mouvance et de la faire goûter aux autres. C’est vrai pour les Cascades, ces longues bandes de soie, comme pour les aquarelles qu’elles soient de grands ou de petits formats. Les couleurs, je m’en imprègne au cours de mes voyages. Je cherche le bleu de la mer du Nord, les rouges du pays catalan, les verts de Toscane, le blanc de la neige en Europe centrale. Elles se mêlent aux méandres de mon âme et de mon corps. Et dans le grand silence de l’atelier, je les réinvente, je les fais résonner ensemble jusqu’à ce qu’elles se répondent et qu’elles deviennent mouvement. A.M. : Vous créez aussi des livres d’artistes… I.K. : Le livre d’artiste est une œuvre d’art en soi. Souvent, il conserve un lien étroit avec le livre par la forme ou le texte parce que l’artiste écrit lui-même ou s’associe à un écrivain ou à un artisan du livre. Pour ma part, j’ai mené plusieurs expériences. Dans ma série sur le Danube, ou dans celle sur les jardins avec les poètes Denise Gellini et Jep Gouzy, les mots précèdent la peinture. Avec Michel Butor, nous avons inversé le processus. J’ai peint quatre séries de paysage : les littoraux du Pays basque, de la Gironde, des Landes et Charente-Maritime. À partir de ces peintures, Michel Butor a imaginé des textes se lovant dans les paysages : des mots gravissent des coteaux, d’autres se devinent sur la grève. Mots et peintures s’unissent alors. N.L. BIBLIOTHÈQUE. 12, RUE ALBERT-LE-BARILLIER. INFORMATIONS AU 05 59 52 17 55.


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CASCADES Soie, encre.

INGE KRESSER Inge Kresser est née en 1950 à Vienne, en Autriche. Après ses études et quelques années de voyage, elle s’installe en France dans le Languedoc puis en Aquitaine, à deux pas de Pau. Depuis longtemps familiarisée avec la soie comme support de peinture, elle approfondit et affine ces techniques pour aboutir à ce qu’elle nomme “Cascades” : des bandes de soie teintes et peintes en rythmes, entrelacées, qui forment des grands formats de plusieurs mètres de hauteur. Parallèlement, elle écrit des poèmes, réalise aquarelles, collages, livres d’artistes, calendriers et illustrations de textes. Elle fut commissaire de l’exposition 32 artistes avec Michel Butor à Lacommande (64). Elle expose ses œuvres en France et à l’étranger et participe à de nombreuses manifestations artistiques.

UNE MER Aquarelle.

LIVRE D’ARTISTE Michel Butor et Inge kresser, Le jardin marin.

MICHEL BUTOR Ecrivain avec qui Inge Kresser collabore pour les Livres d’artistes et ses Cascades.

AUTOUR DE L’EXPOSITION “Rencontre avec Michel Butor”, regards croisés entre Michel Butor et Inge Kresser autour de livres d’artistes, le 17 juin à la bibliothèque. Un dialogue exceptionnel entre l’écrivain et l’artiste sur le thème du livre d’artiste. Le vendredi 28 mai, visite de l’exposition avec lecture de quelques textes. Le samedi 29 mai, Inge Kresser anime une initiation à la fabrication d’un livre d’artiste dans le cadre de l’atelier Livres singuliers proposé chaque mois par la bibliothèque. 23 ANGLET MAGAZINE N° 100


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LECTURES

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Inquiétante bibliothèque, en cette première semaine d’avril. Une semaine pour s’amuser à avoir peur au fil de lectures noctambules, puisées dans les romans noirs comme dans la littérature fantastique.

Lectures angoissantes

Une nuit à la bibliothèque a bibliothèque est plongée dans le noir. Pourtant la fébrilité est palpable : des éclats de lumière et de musique s’échappent des verrières, une équipée patiente devant ses portes en ce 1er avril, à l’heure où plus d’un s’installe devant son poste de télévision. Cette équipée, une trentaine de personnes, n’attend ni poisson d’avril ni quelque célébrité littéraire, mais le frisson littéraire. Au fil d’une déambulation, à la lumière d’une lampe torche, qui les mènera parmi les méandres des rayonnages, sur la passerelle aux allures de vigie, dans les bureaux aux formes alambiquées, jusqu’aux magasins du sous-sol aux entrées dérobées. Et voilà qu’au détour d’une étagère où livres et revues guettent le visiteur surgit une voix chaude et envoûtante : “Je dors – longtemps – deux ou trois heures – puis un rêve – non – un cauchemar m’étreint. Je sens bien que je suis couché et que je dors… je le sens et je le sais… et je sens aussi que quelqu’un s’approche de moi, me regarde, me palpe, monte sur mon lit, s’agenouille sur ma poitrine, me prend le cou entre ses mains et serre… serre… de toute sa force pour m’étrangler” (1). Cette voix, c’est celle de l’un des comédiens du Théâtre des Chimères. Car c’est à une plongée dans un imaginaire peuplé de lectures inquiétantes qu’invite la bibliothèque et la compagnie théâtrale. “L’idée de ces lectures nocturnes est de faire sortir les textes de leur réserve, de les faire découvrir d’une façon inédite, explique François Rosfelter, directeur de la bibliothèque. Or, son architecture, avec ses multiples extensions, ses très hauts plafonds et ses verrières, se prête à des lectures déroutantes et mystérieuses”. Roman noir américain, policier, littérature fantastique, science-fiction mais aussi classiques, il y a plus d’une raison de s’amuser à avoir peur. “De La reine des pommes de Chester Himes à L’Échiquier du mal de

photos : DR

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FRISSON LITTÉRAIRE Une invitation du Théâtre des Chimères et de la bibliothèque.

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Dan Simmons en passant par Démons et merveilles d’Howard Philips Lovekraft Phillips Lovecraft et Le Horla de Guy de Maupassant, nous allons réveiller la peur du loup qui sommeille chez la plupart d’entre nous, commente Jean-Marie Broucaret du Théâtre des Chimères. Ces textes sont rarement lus, mais ils font pleinement ressentir le pouvoir évocateur des mots.” Un pouvoir évocateur soutenu par la musique et la projection d’extraits de films. Clou de cette déambulation : une scène de GrandGuignol, du nom de ce théâtre parisien très populaire où se sont succédé, de 1897 à 1963, des divertissements mêlant scènes d’horreur et macabres ainsi que saynètes pour le plus grand plaisir et frisson du public. Cette semaine inquiétante n’est pas le fruit du hasard, elle est celui de la collaboration entre la bibliothèque et le Théâtre des Chimères. Voilà déjà dix ans que cette compagnie intervient à la bibliothèque à travers des lectures, à des occasions aussi différentes que les Casse-croûte littéraires, le Théâtre d’écrivain ou encore Les Belles Latinas. “Si la lecture n’est pas un travail théâtral à proprement dit, les troupes théâtrales ont une approche très riche des textes, constate François Rosfelter. La lecture est une tout autre façon de découvrir un texte et le public y est attaché. C’est précisément ce travail que nous entendons poursuivre avec le Théâtre des Chimères”.N.L. (1) Extrait Le Horla de Guy de Maupassant

LECTURES NOCTAMBULES-SEMAINE INQUIÉTANTE, LES 1ER, 2, 3, 8 ET 9 AVRIL, À 20 H 30. BIBLIOTHÈQUE. 12, RUE ALBERT-LE-BARILLIER. INFORMATIONS AU 05 59 52 17 55.


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AGENDA

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L’agenda EXPOSITIONS

Signes Jeux Une exposition conçue pour les enfants autour du travail d’Anne Bertier. Chacun de ses livres est une invitation ludique, un voyage imaginaire parmi les chiffres et les lettres. Il s’en dégage un plaisir évident du jeu, un goût tout particulier pour la musicalité de la langue. Ses livres présentent des abécédaires et des livres à compter invitant les enfants à décaler leur regard, à jouer avec leur imagination. Cette exposition, imaginée par la médiathèque de Roubaix avec la complicité de la scénographe Nabil Boutros, immerge les enfants dans cet univers graphique exceptionnel grâce à des modules d’animation interactifs et originaux. Le temps d’une exposition, lettres et chiffres deviennent la matière d’un formidable terrain de jeu où se mêlent écriture, géométrie, dessin et rêverie. Du 16 février au 8 avril. Bibliothèque municipale. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

L’Affiche, revue murale de poésie Aventure éditoriale originale, L’Affiche, revue murale de poésie, publie une page unique dédiée à un poète et à un artiste contemporains. Le texte littéraire et le geste plastique se mêlent, composant ainsi une œuvre singulière. En raison de son format d’affiche Abribus, L’Affiche s’impose au passant, l’interpelle comme une enseigne ou un manifeste, jouant avec l’espace. Éditée par les éditions Le Bleu du ciel, l’Affiche murale fête ses vingt ans et fait paraître son dernier numéro, le soixante-dixième. Du 3 au 25 mars. Bibliothèque municipale. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

Changer d’ère Sortir de la spirale du “toujours plus” de matières premières, d’énergie ou de produits et apprendre à mieux consommer, telles sont les propositions de l’exposition “Changer d’ère” de la Cité des sciences et de l’industrie. Elle apporte des éléments de réponse pour améliorer et préserver l’environnement tout en conservant la qualité de vie de chacun. Elle remet ainsi en cause certaines habitudes, invite à de nouveaux usages et incite à se poser les bonnes questions en matière de consommation. Une nécessité au regard d’un constat alarmant : l’empreinte environnementale des populations occidentales ne cesse d’augmenter. Dans le cadre de la Semaine du développement durable à Anglet. En partenariat avec Lacq Odyssée et CCSTI des Pays de l’Adour Du 30 mars au 17 avril. Bibliothèque municipale. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

MUSIQUE

Nicolas Dary et les frères Grasso C’est au saxophone alto que Nicolas Dary commence à faire parler de lui alors qu’il jouait au sein du Michel Pastre BigBand. Vite repéré, il travaille dans l’orchestre de Dee Dee Bridgewater. Plus tard, il rencontre le pianiste Barry Harris à New York ; une rencontre décisive. Il revient à Baroja avec deux jeunes et talentueux musiciens italiens, Luigi et Pasquale Grasso, saxophone alto et guitare, rencontrés en 2002. Depuis, ils se retrouvent pour jouer ensemble, comme au Caveau de la Huchette à Paris en décembre 2008 et à Anglet. Ces deux concerts passionneront les amateurs de jazz et fascineront tous les mélomanes. Un spectacle de la Scène nationale. Les 24 et 25 février. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. 20 h. Plein tarif : 15 euros. Jeune : 8 euros. Informations 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr.

Patrick Bacqueville et Jean-Marc Montaut Tous deux membres des Pink Turtle, “créateurs des plus grands succès de la pop music”, Patrick Bacqueville et Jean-Marc Montaut sont surtout deux formidables musiciens de jazz. Ils font partie du gratin des meilleurs jazzmen européens. Le succès de leurs participations aux groupes des Gigolos et de Pink Turtle, aux frontières du jazz, de la variété et de l’humour, masque trop souvent leurs grandes qualités de jazzmen. Pris par d’incessantes tournées, les réunir l’espace de deux soirées, afin de leur permettre de célébrer en public leur passion indéfectible pour le jazz, relève du tour de force. Assurément, le dialogue ne manquera pas de saveur. Un spectacle de la Scène nationale. Les 28 et 29 avril. 20 h. Placement libre. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. Plein tarif : 15 euros. Carte saison jeune et enfant : 8 euros. Informations au 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr

THÉÂTRE

Nunzio Nunzio est l’histoire d’une amitié d’une grande pudeur, celle de deux hommes veillant l’un sur l’autre. Nunzio, le doux, a besoin de Pino, le sombre, pour traverser la vie, la ville, le sexe et l’autorité… Ce sont deux équilibristes maladroits sur le fil de la vie, se tenant la main pour ne pas tomber et surtout ne plus être seuls. Cette pièce n’est pas sans évoquer l’œuvre de Pinter ou de Beckett. L’écriture est limpide et simple, mais une grande profondeur palpite entre les lignes, l’impossible à dire, les attitudes, les gestes, les regards d’un duo à la fois comique, touchant et tendre. Œuvre de l’auteur sicilien Spiro Scimone, né en 1964 à Messine, Nunzio a été écrite en 1993. Par Tam Tam théâtre. Avec les comédiens Christian Lucas et Christian Abart. Mise en scène Thierry Lutz. Un spectacle de la Scène nationale Du 13 au 16 avril. 20 h. Placement libre. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. Plein tarif : 15 euros. Carte saison jeune et enfant : 8 euros. Informations au 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr 25 ANGLET MAGAZINE N° 100


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L’agenda CIRQUE

CONFÉRENCES

Collectif AOC & Karin Vyncke

Culture et philosophie

Trapèze, corde, portés acrobatiques, trampoline, mâts chinois… des numéros à couper le souffle, tout en poésie, présentés dans un superbe chapiteau de six cents places. Véritable compagnie de cirque, le Collectif AOC présente sa création 2009. Sortis du Centre national des Arts du cirque en 2000, neuf jeunes artistes créent le collectif AOC et un premier spectacle, la Syncope du 7, qui devient pendant plusieurs saisons le symbole de ce que le cirque pouvait produire de plus innovant. Pour ce nouveau spectacle, c’est sous la direction artistique de la chorégraphe Karin Vyncke qu’AOC développe un travail où l’énergie crée l’émotion et où l’image fait sens. Ils délaissent la scène pour la piste et la toile d’un impressionnant chapiteau de couleur orange… Vertige assuré ! Un spectacle de la Scène nationale. Du 9 au 11 mars. 20 h 30. Proximité carrefour Bernain. Plein tarif : 24 euros. Carte saison jeune et enfant : 15 euros. Informations au 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr

Madame Margueritte avec la compagnie Mecanica (le 16 mars), À quoi sert la culture ? (le 30 mars) et Écrire comme peindre ou sculpter avec une urgence et une longue patience avec Colette Nys-Mazure (le 20 avril) : le cycle de réflexion sur le lien entre culture et philosophie imaginé par Christophe Lamoure se poursuit dans le cadre des Mardis de Baroja. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. 20 h. Entrée libre. Contact intervenant : crilulo@tele2.fr

SPECTACLES

Rois sans tête Le Roi sans tête est un spectacle tout public où vidéo, théâtre et musique s’entrelacent avec humour et poésie pour faire rire, rêver et réfléchir. Il raconte l’histoire d’un roi sans tête, emprisonné qui charge son fidèle valet d’aller lui chercher une tête au Pays des Têtes… Grâce à des prouesses techniques et à une mise en scène très originale, trois caméras captent simultanément le jeu des acteurs en incrustation sur fond bleu et les décors, présents sur trois plateaux différents. Le spectateur peut à la fois suivre l’action et le tournage de cette fable burlesque, où les images s’entrelacent avec humour et poésie. Si les plus jeunes s’intéresseront à la magie du conte, les plus grands apprécieront les prouesses techniques de l’envers du décor. Un spectacle familial où le lyrisme de Guignol rejoint la folie numérique. “Un soupçon de suspense, un gros bol d’humour et un dispositif technique impressionnant : la recette de la troupe Astuce et Compagnie est explosive” (Pulsomatic, 2006). Dans le cadre des fêtes d’Anglet. Le 10 mars. 15 h 30. Espace de l’Océan. Chambre d’Amour. Entrée libre.

Étoiles de la glace Prouesses techniques, jeux de lumière et chorégraphies éblouissantes, les Étoiles de la glace reviennent à Anglet avec un show inédit évoquant l’histoire du cinéma : du muet au fantastique, en passant par le péplum et le western, sans oublier Charlie Chaplin et les étoiles de Cinecitta, du cinéma français, d’Hollywood ou Bollywood, Avec les plus grandes stars du patinage mondial et notamment les couples : Fiona Zaldua et Dimitry Sukhanov (champion du monde) ainsi que Ruslan Goncharov et Anastasia Gorshkova (podium olympique). Le 6 mars. 16 h et 20 h 30. Patinoire de La Barre. Tarifs : 35 euros, enfants (moins de 12 ans) : 20 euros. Informations au 0 892 350 205.

Comed’History À travers les plus grands tubes des comédies musicales françaises, la troupe des Années Boum vous invite à revivre Notre-Dame de Paris, Roméo et Juliette, Ali Baba, Cléopâtre, Le Roi lion, West Side Story, Chorus Line, New York et tant d’autres classiques de la comédie musicale. Un spectacle interprété en direct où se mêlent danses et chansons. Après avoir été joué près d’un mois dans la capitale, Anglet est la première étape de cette nouvelle tournée des Années Boum. Dans le cadre des fêtes d’Anglet. Le 14 mars. 15 h 30. Salle Saint-Jean. 9, avenue de Brindos. Entrée : 10 euros. Réservation à l’Office de tourisme au 05 59 03 77 01.

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Berlin, capitale en mouvement Plus de vingt ans après la chute du mur, Berlin continue d’être un territoire en projets. Comme s’il n’en avait jamais été autrement, il remplit sa fonction de capitale de l’Allemagne réunifiée. En dix ans, gouvernements et ministères y ont installé sièges et ambassades, des quartiers entiers ont été créés, de nombreux bâtiments construits, restaurés et réhabilités, changeant considérablement le visage de cette “ville verte”. Avec Caroline Mazel, architecte, responsable de Médiarchi, enseignante à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux. Dans le cadre des rencontres de Médiarchi, visant à donner une vision des grands courants de l’architecture et de l’urbanisme contemporains Le 14 avril à 18 h 30. Bibliothèque. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

À l’université du Temps libre Au programme : Du royaume d’Ourartou au conflit du Karabakh : Arménie, 3 000 ans d’histoire, par Philippe Der Khatchadourian, cofondateur de l’association Agur Arménie, le 9 mars à 17 h 30. Par Pierre Bidart, professeur à Bordeaux III, La question religieuse aujourd’hui, le 16 mars à 17 h 30. Un peuple de statues aux racines des arbres : à propos des jardins romains, par Henri Lavagne d’Ortigue, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, le 23 mars à 17 h 30. Vous avez dit moderne, une introduction à l’art du XXe siècle, par Claudine Riou, historienne d’art, le 6 avril à 17 h 30. Émile Zola, par Hugues Menès, conférencier, le 13 avril à 17 h 30. Club Belambra, Chambre d’Amour. Informations au 05 59 57 00 37 ou www.utlanglet.fr

À l’espace gascon Henri Crouzet, par Pierre Laforie, de l’association “Mémoire en Marensin”. Il évoque ce brillant ingénieur des Ponts et Chaussées, dont la carrière s’est entièrement déroulée dans les Landes. Par ses travaux et ses écrits, il est considéré comme l’un des principaux précurseurs de la loi du 19 juin 1857 transformant profondément le pays landais. Le 10 mars à 18 h 30. Le littoral landais par les cartes anciennes, par Jean-Jacques Taillentou, professeur d’histoire-géographie, de l’association “Mémoire en Marensin” et de la société de Borda. À l’aide d’une vidéo commentée, il relate l’évolution de la cartographie du littoral landais au cours des siècles. Le 14 avril à 18 h 30. Espace gascon. Domaine de Baroja. 19, rue des QuatreCantons. Informations au 05 59 03 34 78.


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RENCONTRES

Peinture, musique, Espagne : la passion par le film Un cycle de rencontres animé par Michel Dieuzaide. Photographe et réalisateur, il nous donne à voir des univers passionnants, aux sensibilités et aux imaginaires d’une grande diversité, s’en tenant toujours à une neutralité nécessaire sans se départir d’une émotion sincère. Le 16 février : Olivier Debré, le rideau du français (52 mn). Le 23 mars : Merci M. Cordier (52 mn) et Petite suite exotique (18 mn). Le 6 avril : Humair solitaire solidaire (52 mn) et Pierre Tal-Coat : l’atelier ouvert (25 mn). Dans le cadre des Mardis de Baroja. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. 20 h. Entrée libre. Informations au 05 59 58 35 60.

L’art en question… Le cycle de rencontres d’Inge Kresser et Christiane Giraud sur le thème de “Image et texte” se poursuit aujourd’hui avec : Livres d’artiste – Illustrations avec Denise Gellini, Patricia MartinDefrennes et Marianne Walter (le 2 mars) et Philippe Herbet, photographe (le 27 avril). Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. 18 h 30. Entrée libre. Informations au 05 59 58 35 60.

l’espace blanc du papier pris comme une couleur à part entière. Elle s’attache à l’épure des formes, jouant des pleins, des vides, dégageant des formes géométriques et fantastiques. Le 27 mars. 10 h 30. Bibliothèque. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

Printemps des poètes L’heure est à la poésie ce printemps à Anglet. Paseo grande est un récital de poésie et de musique, avec Olivier Deck, André Velter, Patrice Cazals, Aziz Fayet et Jesus Aured, le 12 mars à 20 h. L’ange mal garé mêle rencontres, lectures, exposition et projections de vidéos, le 19 mars : dans l’après-midi, présentation du livre L’ange mal garé et des eaux-fortes de Carmelo Zagari, exposition de livres, affiches, projection de Je sens le doute s’installer, Les périphéries du large et L’oiseau a besoin. À partir de 18 h 30, intervention de Didier Vergnaud, directeur des éditions Le Bleu du ciel, sur la situation de la poésie contemporaine, les 20 ans de l’Affiche (revue murale de poésie) et les éditions Le Bleu du ciel. À 20 h, L’ange mal garé : texte, lecture et conception de Didier Arnaudet, avec une action-peinture de Carmelo Zagari, une proposition musicale de Laurentx Etxemendi, une intervention de Beñat Achiary et la participation d’un comédien. Le 26 mars, à 20 h, Xabaltx, chants et lectures poétiques. Autre manifestation, l’exposition Les 20 ans de l’Affiche, revue murale de poésie qui se tient à la bibliothèque (voir rubrique exposition). Les passants pourront découvrir quelques affiches originales sur le mobilier urbain de la ville. Écuries de Baroja. 19, rue des Quatre-Cantons. Informations au service des Affaires culturelles au 05 59 58 35 60

Vent du libre Libres, gratuits, performants, couvrant tous les domaines : Internet, vidéo, son, bureautique, jeux, création artistique… Venez découvrir les logiciels libres et plonger dans l’univers du libre qui s’étend bien audelà de l’informatique. À l’occasion des deuxièmes rencontres des acteurs et utilisateurs de logiciels libres.Ouvert à tous. Le 10 avril de 10 h à 18 h. Bibliothèque. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

Casse-croûte littéraire

Durable, vous avez dit durable ?

Rendez-vous littéraire à la pause repas. Lectures de textes par le Théâtre des Chimères. Laissez vos coups de cœur, vos suggestions, si vous souhaitez les entendre lus par les comédiens. Le 2 mars. Bibliothèque. 12, rue Albert-le-Barillier. 12 h 30. Informations au 05 59 52 17 55.

À partir d’exemples liés à la mobilité, à la consommation et à l’habitat, cette rencontre-débat avec Bruno Charlier, maître de conférences au département de géographie de l’UPPA, est l’occasion de mettre en perspective les enjeux du développement durable et la façon dont ils sont traités. Partenaires : Lacq Odyssée, CCSTI des Pays de l’Adour. Le 7 avril à 18 h 30. Parc écologique Izadia. Informations au 05 59 52 17 55.

Livres papier, livres virtuels et la philosophie

Assises du logement pour tous

L’avènement du numérique est parfois vécu comme une menace annonçant une possible disparition du livre, du support “papier”. Platon voyait au contraire dans l’expansion de l’écrit la fin de la civilisation, de la mémoire vive. Des textes ésotériques réservés aux seuls initiés aux livres de poche à emporter partout, les métamorphoses du statut du livre et de l’écrit ne manquent pas de faire surgir nombre d’interrogations philosophiques. Avec Christophe Puyou, professeur de philosophie, chargé de cours à Bordeaux III. Le 18 mars. 18 h 30. Bibliothèque. 12, rue Albert-le-Barillier. Informations au 05 59 52 17 55.

Autour de l’exposition Signes Jeux Visite de l’exposition “Signes Jeux” et discussion avec Anne Bertier, l’illustratrice qui a inspiré l’exposition du même nom. Le mouvement est essentiel dans son travail : silhouettes en ombres chinoises ou tracés de lettres. Elle accorde une grande importance aux couleurs : rouge de Chine, indigo, noir et

Une journée de rencontres sur le logement pour tous autour de deux tables rondes : l’une consacrée à un état des lieux à Anglet, l’autre sur le logement des jeunes de moins de 30 ans. Et aussi une exposition préparée par les élèves du lycée Sainte-Anne. Une rencontre organisée par l’Association pour la valorisation du logement social (AVSL) en partenariat avec le lycée Sainte-Anne et l’ISA-BTP de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Le 7 avril. L’après-midi. Salle des fêtes. FESTIVITÉS

Fêtes d’Anglet Anglet fête la Saint-Léon du 5 au 14 mars. Au programme, des festivités incontournables : cracade (6 mars, 20 h, espace de l’Océan), messe solennelle et vin d’honneur (7 mars, 10 h, église Saint-Léon et 12 h 15, salle des fêtes de la mairie), l’après-midi dance’s party (15 h 30, Espace de l’Océan), les cimaises libres (du 12 au 14 mars, Espace de l’Océan), soirée cidrerie (13 mars, 19 h, salle Saint-Jean), le défilé de San Pançard (14 mars, 14 h 30, promenade de La Barre). Sans oublier les concerts, les spectacles (Le Roi sans tête et Comed’History, avec la troupe des Années Boum), les conférences, l’exposition photos et la course des sirènes (voir les rubriques agenda et sports et loisirs). Et bien sûr les attractions foraines à La Barre. Un programme imaginé par le comité des fêtes et les associations, avec le soutien de la Ville. Tout le programme sur www.anglet.fr Réservations cracade, soirée cidrerie, et Comed’History à l’Office de tourisme au 05 59 03 77 01. 27 ANGLET MAGAZINE N° 100


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PORTRAIT

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Martial Guitare, flûte, piano, jonglage, chansons et sketches : l’artiste a du talent et tout juste 20 ans. Sa vie c’est la scène… Je suis programmé pour ça” s’excuse-t-il d’un sourire, l’œil brun de velours venant accrocher son interlocuteur avec la candeur et la séduction de ses 20 ans,. “Quand je suis allée le voir au Colisée avant que nous commencions à travailler ensemble et qu’il est entré sur scène, j’ai fait : WAOUH !!!” avoue Claire Vidal, directrice artistique de l’Arta Théâtre. “Il a une présence, un charisme et un potentiel énorme…” Natif de Toulouse, Martial a fait du théâtre à l’école, mais ce qui reste une expérience expressive chez la plupart des collégiens devient, pour lui, le prétexte pour trouver sa main d’auteur et pour mettre son pied à l’étrier. Arrivé à Bayonne à 17 ans (son père y est muté) il boude un peu ses études en ES.

La scène lui fait de l’œil et il veut en découdre autrement avec la vie. C’est un jour dans sa chambre qu’il a l’idée de mélanger dans un même spectacle sketches, poèmes drôles et 28 ANGLET MAGAZINE N° 100

chansons burlesques. Il écrit “Martial enfonce le clou”. le texte s’affine, des musiciens l’accompagnent : Thibault à la guitare, Nouhem à la batterie, Barthélemy aux percussions et au saxophone, et Léo à la basse. Le groupe gravit les échelons petit à petit jusqu’à la scène de la Luna Negra à Bayonne (16 juin 2007). C’est avec quelques changements de musiciens et de textes que Martial s’y reproduit l’année d’après (5 juin 2008) avant d’écrire son deuxième et nouveau spectacle “Martial remet une couche”. Le groupe se reforme donc pour quelques dates en Pays basque avant de se dire adieu le 13 juin 2009 à la Luna Negra. “Pourquoi se quitter ? Eh bien tout simplement pour faciliter les choses : c’était beaucoup de technique, beaucoup de frais et l’impossibilité financière de sortir de l’agglomération bayonnaise.” Il faut dire qu’à la Luna Martial a rencontré le producteur Thierry Duchadeuil (“Artist and Co Productions”) qui le soutient et croit en lui.

Martial va donc continuer en solo. Le jeune humoriste adapte son spectacle pour le jouer seul sur scène. Guitare, flûte traversière, piano, jonglage… De juin à octobre 2009, il travaille d’arrache-pied et enchaîne les répétitions avec Claire Vidal, metteur en scène du spectacle. Ils se sont rencontrés à la Luna Negra et la correspondance entre les deux artistes fut immédiate. “Malgré son jeune âge son envie de FAIRE est extraordinaire, sa capacité de travail énorme… C’est un perfectionniste qui a le souci du détail. Comme il veut du rythme, il veut aller trop vite alors je lui fais travailler sa diction…”. Claire l’aide à épanouir ce sixième sens, ce sens artistique qu’une bonne fée semble avoir déposé dans son “youpala”. Comme c’est un inquiet, elle l’encourage, le rassure et essaye de lui apprendre à profiter du moment où il est sur scène. “C’est un peu comme une mère, je sais quand ça va ou pas” explique-t-il. À chaque fois qu’il joue, il l’appelle après le spectacle pour lui faire part


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de ses impressions. Martial fait partie de l’Arta Théâtre : “Je suis dans cette troupe pour partager. Depuis que je suis seul sur scène, je sens l’importance d’échanger avec d’autres comédiens”. Créé il y a dix ans par Marie-Lise Hodet et un groupe d’amis, l’Arta Théâtre d’Anglet (1) regroupe aujourd’hui dix-huit comédiens. Claire Vidal, directrice artistique, a notamment animé “le Ring d’impro” à la Luna Negra durant trois ans. La troupe joue aussi pour le Téléthon, pour des associations caritatives… “l’Arta c’est un vivier… je souhaite que tout le monde ait sa place, chacun écrit, apporte sa pierre à l’édifice mais je préfère que l’on reste au stade artisanal” Le registre des créations est principalement l’humour : “Duos du quotidien” ; “Delir’yhommes… très minces ou pas ? !”. Sur ce dernier spectacle Martial a créé la musique des chansons, il accompagne Marie-Lise et Claire sur scène. Le jeune artiste joue dans différentes villes en France. En un mois il s’est produit quinze fois, et le début de l’année 2010 est prometteur (2). Sur un plateau d’humour, à Lyon, il fut l’un des deux artistes sélectionnés en coup de cœur devant cent trente personnes. Il y a pris

confiance. “Il bouge, contacte les salles, va mettre les affiches, joue gratuitement parfois…” précise Claire. Il tourne aussi des clips et assure la programmation de la Péniche de Bayonne en invitant des artistes de Bordeaux, de Lyon, de Lille… Moult activités en rapport avec le monde du spectacle… Ses modèles ? “Coluche car il écrivait des chansons, Elie Kakou… Devos…” Martial a de l’élégance sur scène. Sa tenue, costume noir cravate et converses blanches, est esthétique. Il l’a voulue ainsi. Son inspiration, il la puise dans la vie de tous les jours : nos comportements étranges avec le téléphone portable, au cinéma, à la SNCF. Il se moque sur scène des sosies de Claude François mais travaille son émotion avec un SDF laissé-pour-compte. Son ode au “pet”, savamment rimée, est un moment de réel plaisir littéraire… “Je me voyais déjà en haut de l’affiche…” n’est pas prétentieux. On y lit son enthousiasme et un furieux désir d’arriver loin et haut. “Mon rêve est d’arriver au niveau de Gad”. Avec son regard lucide et pertinent, Claire a confiance en lui “C’est un artiste complet et je sais ce qu’il peut faire, je sais qu’il peut aller encore très loin…”. B.A.

(1) ARTA Théâtre – Tél. 05 47 64 11 64. (2) 20 janvier, à la péniche du pianiste à Lille.

21, 22, 23, 27, 28, 29 ET 30 JANVIER, AU CITRON BLEU À TOULOUSE. 4, 11, 18 ET 25 FÉVRIER, À L’ATELIER 53 DE MÉRIGNAC. SITE : www.humour-martial.com

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TRADITION

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CULTURE D’ICI – CARNAVAL

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Qu’on le nomme San Pançar, Sent Pençard, ou San Pantzart, c’est un personnage traditionnel du carnaval gascon ou basque. La Gascogne et le Pays basque ont gardé ces fêtes issues des anciens rites ruraux qui célèbrent la venue du printemps.

Coutume

Sent Pançard ou San Pantzart, le Monsieur Carnaval es manifestations les plus importantes du carnaval se déroulaient autrefois durant les “trois jours gras”, c’est-à-dire pendant les trois jours précédant le mercredi des Cendres. Le mot lui-même vient du latin médiéval “carnelevare” qui signifie enlever ou retirer la viande (les catholiques ne mangeant pas de viande durant les quarante jours du Carême précédant Pâques). Le Carême fut pendant des siècles un jeûne strict, et la consommation de tout aliment carné ou graisseux était interdite. Mais à la veille de ces jours de pénitence et d’abstinence, les populations se livraient à des festins. Dans les fermes c’est la période de la “pélèra” (mise à mort du cochon et cuisine de ses viandes, donc abondance de victuailles…). Le carnaval apparaît donc comme l’opposition du Carême : l’un ne saurait exister sans l’autre. Le carnaval c’est aussi des défilés avec des personnages dont le rôle est bien déterminé par la tradition. Ils ont pour vocation non pas de s’amuser, mais de faire revivre ces anciens rites païens dans lesquels la venue du printemps marque un moment très important : celui du renouveau de la nature.

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En Gascogne, San Pançard ou Sent Pançard est un personnage important. Traduisez un “saint ventru-pansu”, personnage veule, particulièrement goulu. La coutume veut que l’on fabrique un Sent Pançard de paille et de papier qui symbolise les besoins des hommes et leurs désirs. On rejette alors l’hiver, on exorcise les dangers et les difficultés à venir. Sent Pançard est pris en chasse et court jusqu’à son procès où avocats de l’accusation et de la défense s’opposent, arbitrés par le juge. Mais rien n’y fait, à l’unanimité et sous les vivats de la foule, la sentence est terrible : la crémation en place publique ! Le Sent Pançard s’enflamme doucement puis une grande flamme jaillit, et en quelques minutes le mannequin est réduit en cendres avec tous nos malheurs… On retrouve le personnage dans les provinces de Soule et du Labourd pour le carnaval basque (Ihauteri). “Le mercredi des Cendres, on faisait Pantzart, un épouvantail que l’on chargeait de poudre de mine”, raconte Totte Doyhenart. “On le promenait sur un chariot, puis on le brûlait sur la place du village. Tous les acteurs dansaient moneinak (sauts) autour du personnage pétaradant. 30 ANGLET MAGAZINE N° 100

Ensuite, c’était le repas, mais il fallait faire maigre, on mangeait de la morue.” Si le défilé labourdin garde une certaine discrétion, en revanche les carnavals comme ceux de Lantz, d’Ituren et de Zubieta ont acquis une réputation qui leur attire, après ethnologues et chercheurs, une immense foule de visiteurs. L.B. SAN PANTZART (BASQUE) : 21 FÉVRIER, DÉFILÉ AVEC LES ÉCOLES BILINGUES, L’IKASTOLA, MUSICIENS ET DANSEURS D’ANGELUARRAK. DÉPART À 10 H 30 DE LA MAIRIE, JUSQU’À LA PLACE LAMOTHE (PROCÈS DE SAN PANTZART ET MUTXIKO). SENT PANÇARD (GASCON) : DÉFILÉ ET JUGEMENT, LE 14 MARS, À 14 H 30. ESPLANADE DE LA BARRE

Sent Pençard lo Mossu Carnaval Que l’aperan San Pançar o Sent Pançard. Qu’es lo personatge tradicionau deu carnaval gascon e basco. La Gasconha e lo Pais basco qu’an guardat aquestes hestas venidas deus vielhs rites ruraus qui celebran la vinuda deu printemps. Las manifestacions las mei granas deu canaval se dénaban d’autecops pendant los tres jorns precedent lo dimèrcs cierrós. Lo mot medish que vin deu latin medievau “carnelevare” qui vou diser tirar o tornar a tirar la carn (los Catolics ne minjan pas carn pendant los quarentas jorns deu Quaresma avan Pasca). Lo Quaresma qu’a estat pendant sègles un dejoada estrict e lo consumiment de tot aliment carnat o greishós qu’era defendut. Mes a la velha d’aquestes jorns de peniténcia e d’abstinéncia, las populacions qu’ hasevan hartèrassas. Dens las bòrdas qu’es lo temps deu pèla porc (la tualha deu porc e la cosina de las carns dab donc abonde de vitalhas …) Lo carnaval qu’es donc l’oposicion deu Quaresma : l’un ne poiré existir shens l’aute. Lo Carnaval qu’es tabei passacarrèras dab personatges dab ròtles plan determinats per la tradicion. Qu’an per vocacion non pas de divertirse, mes de har viver aquestes ancians rites pagans per los quaus la vinuda deu printemps que marca ua pausa hort importana : lo deu reviton de la natura.


dimèrcs cierrós qu’hasevan Pantzart, un òmi de palha qu’era cargat de prova de mina ”, que conda lo Totte Doyhenart. “Qu’era pasejat sus un carriòt, puish qu’era cremat sus la plaça deu vilatge. Tots los actors que dansavan “moneinak” (sauts) a l’entorn deu personatge petarrant. Après qu’era lo repaish, mes que caleva har magre, que minjavan molua.” Si la passejada labordina e guarda ua forma de discrecion, au contrari lo carnavals de Lantz, d’Ituren e de Zubieta qu’an pres ua reputacion qui atiran los etnològues e cercaires, e tabei ua immensa horrera de visitaires.

Sent Pençard edo San Pantzart, Ihauterietako jauntxoa

negua baztertzen da, geroko lanjerrak eta zailtasunak uxatuz. Jendea Sent Pençard-en atzetik ibili eta hura korrika doa bere auziraino. Horretan prokuradoreak eta abokatuak elkarren aurka daude, epailea akusazioaren eta defentsaren arteko oreka mantentzen saiatzen delarik. Baina alferrik ! Jendea oihuka ari dela, aho batez emandako epaia ikaragarria da : San Pençard erreko da herriko plazan ! Gero, sua ematen zaio eta bat-batean, sugar handi bat jalgitzen da. Zenbait minuturen buruan, panpina errauts meta bat besterik ez da… Desagertu da, gure zorigaitz guziekin batera… Zuberoa eta Lapurdiko ihauterietan ere pertsonaia bera aurkitzen da. “Hausterre egunean Pantzart, bolboraz bete txorimaloa egiten zen”, kontatzen du Totte Doyhenart-ek. “Gurdi batean eraman eta herriko plazan erretzen zen. Jokalari guziek moneinak (jauziak) dantzatzen zituzten zartatzen ari zen pertsonaiaren inguruan. Gero otordua zen, baina mehe egin behar zen. Beraz jendeak bakailaua jaten zuen. ” Lapurdiko desfilea isilka iragaten bada, Nafarroako ihauteriek aldiz – Lantz, Ituren eta Zubietakoek bereziki – ospe handia dute : etnologo eta ikertzaileen interesa piztu ondotik, bisitari ugari erakartzen dituzte gaur egun. San Pantzart (euskal ihauterietakoa) : otsailaren 21ean, eskola elebidun eta ikastolarekiko ibilaldia, Angeluarrak taldeko musikari eta dantzariek lagundurik. Abiatzea 10:30ean herriko etxetik, Lamothe plazaraino (San Pantzarten auzia eta mutxikoak). Sant Pançard (gaskoia) : desfile eta epaiketa, martxoaren 14an, 14 :30ean. Barrako zabaldegian.

Izen desberdinak baditu ere, hala nola San Pançar, Sent Pençard, edo San Pantzart, euskal edo gaskoi ihauterietako ohiko pertsonaia bat da. Gaskoniak eta Euskal Herriak laborantzako erritu zaharretatik etorri besta horiek atxiki dituzte, udaberriaren etorrera ospatzeko gisan. Lehen, Ihauterietako ekitaldi nagusienak “hiru egun gizenetan” iragaten ziren, hau da, Hausterre eguna aurreko hiru egunetan. “Carnaval” hitza bera erdi aroko latinezko “carnelevare” hitzetik dator, haragia kentzea erran nahi duena (katolikoek ez baitute haragirik jaten Bazko aurreko Garizumako berrogei egunetan). Hainbat mendez, Garizuma barau zorrotza zen eta kari horretara debekatua zen haragi zein janari koipetsua jatea. Baina penitentzia eta haragi-uzte egun horien bezperan, jendeak banketeak egiten zituen. Baserrietan, « pélèra »-ren garaia zen (zerriaren hiltzeak eta zerrikiaren prestatzeak jateko ugari ekartzen zuten…). Beraz, Ihauteriak Garizumaren aurkakotzat agertzen dira : biak bereiztezinak dira. Bestalde, Ihauteriek eskaintzen dituzten desfileetan, pertsonaia bakoitzak ohiturak eman dion betekizun berezi bat dauka. Pertsonaia horien helburua ez da dibertitzea baizik eta erritu pagano zahar horiek biziaraztea, horietan udaberriaren etorrera garrantzi handiko une bat baita : izadiaren berpiztearen unea. Gaskonian, San Pançard edo Sent Pençard pertsonaia nagusia da. Izenaren esanahia honako hau da : “Santu Tripa-handi”, pertsonaia makala, sabelkoia. Ohituraren arabera, San Pançard lastoz eta paperez egiten da, gizakien beharrak eta desioak sinbolizatzeko. Horren bidez

San Pantzart (basco) : 21 de Gewer, passejada dab las escolas bilinguas, ikastola, musicaires, dansaires. Debute a 10 h 30 a la mairetat enta la plaça Lamothe, jutjament, mutxiko. Sent Pançard (gascon) : passejada e jutjament, lo 14 de març, a 14 h 30. esplanada de La Barre.

San Pantzart (basco) : 21 de Gewer, passejada dab las escolas bilinguas, ikastola, musicaires, dansaires. Debute a 10 h 30 a la mairetat enta la plaça Lamothe, jutjament, mutxiko. Sent Pançard (gascon) : passejada e jutjament, lo 14 de març, a 14 h 30. esplanada de La Barre.

photo : photovega.com

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En Gasconha, San Pançard o Sent Pançard qu’es un personatge important. Arreviratz un “Sent pamparrut, pansut ”, personatge flaunhac, especiaument artanéro. La costuma qui vòu e fabrican un Sent Pançard heit de palha e de papèr simbolizant los besohns deus òmis e los lors desirs. Que regitan l’ivèrn, qu’exorcizan los dangèrs e los trebucs a viner. Sent Pançard qu’es persegut e cor enta lo son procès o los avocats de l’acusacion e de la defensa s’oposan arbitrats per lo jutge. Mes non hè arrei, a l’unanimitat e dab los viscas de la horrera, la sentencia qu’es terribla : la cremacion sus la plaça grana ! Lo Sent Pançard que s’ahueca tot doç puish ua grana eslama qu’esguita, e en quauques minutas l’òmi de palha qu’es embrasat dab tots los nòstes malors … Qu’arretroban lo personatge dens las províncias de “Soule” e deu “Labourd” per lo carnaval basco (Ihauteri). “ Lo

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Édition

Tripote et mascagne : Le parler drolatique gascon Le nouveau dictionnaire drolatique du parler gascon d’Alain Paraillous est savoureux. Où l’on s’aperçoit que le parler gascon est dans nos bouches, que nombre d’expressions et de prononciations sont des survivances du gascon et qu’elles sont nôtres sans nous en rendre compte. Petite mise en bouche ; an-nnée, avoinée, bigne, blaguer, avoir dans les trente-ans, chocolatine, clumer, cluquer, couillonner, escagassé, esquinter, être en nage, mouquire, donne-me-le, une bêtise crasse, rudby, zlip et bien d’autres trouvailles qui font tout le charme du “parler gascon”. Autant de perles illustrées par les dessins désopilants de Jean Duverdier. Alain Paraillous, professeur de lettres, invite donc à savourer cette langue entendue dans la bouche de chez ses grands-parents et celle de ses élèves d’un collège rural du Sud-Ouest. Et à goûter cet accent du Sud-Ouest avant qu’il ne s’évanouisse.

Solidarité

Les motards du cœur

photo : DR

C’est la vingtième édition des motards du cœur en vue de collecter des denrées alimentaires pour le Restau du cœur d’Anglet. L’année dernière, treize tonnes avaient été ainsi engrangées permettant de couvrir les besoins en repas de ce restau du cœur pendant deux mois. Trois clubs, BABSL, Dassault et FFMC64, unissent leurs efforts pour la collecte du samedi 6 mars dans les grandes surfaces de l’agglomération. Celle du samedi 13 mars démarre de la place Quintaou et les conduit sur les routes du Labourd et de Basse-Navarre afin de récupérer les dons recueillis par des supermarchés. Plus de six cents personnes avaient participé à la précédente édition. Une balade ouverte à tous les motards. Seule condition : apporter un don. Les 6 et 13 mars. Départ place Quintaou, 8 h 30. Informations : www.motoclubabsl.com.

Raid 4L Trophy

photo : DR

Un Angloy dans le raid Pierre-Louis Certain participe à la treizième édition du 4L Trophy, du 18 au 28 février. Soutenu dans son périple par la Ville et, notamment, par le service jeunesse et action éducative, il représente la ville d’Anglet. Étudiant à Bordeaux, à l’École nationale supérieure de chimie, biologie et physique, cet Angloy est accompagné d’un camarade de promotion représentant la ville de Nouméa. Au programme de cette aventure humaine avant d’être sportive, un parcours de Bordeaux à Marrakech en passant par le désert du grand Sud marocain fait de montagnes, de dunes, d’oueds, de cours d’eau, et de sable. Dans son coffre, aménagé pour le raid, Pierre-Louis Certain emporte 50 kg de vêtements et de fournitures scolaires pour les enfants marocains, dont la distribution dans les écoles est gérée par l’association “Les enfants du désert”. Une aventure humanitaire qui motive aussi le jeune homme. Au total, ce sont près de mille voitures qui participent cette année à ce raid, soit deux mille étudiants.

Anniversaire

Les Genêts fêtent leur 100 ans Après le Comité des fêtes en 2008, l’année 2010 est celle du centenaire des jaunes et verts. Les Genêts c’est un peu la marque de fabrique angloye. C’est d’abord un lieu : “Choisy”, cher au cœur des membres et des supporters. Les Genêts, c’est ensuite une vraie famille, des générations de bénévoles qui transmettent aux jeunes un esprit et des valeurs. Cet anniversaire donnera lieu à de nombreuses manifestations étalées sur un semestre entier. Pour commencer, “La journée des 100 ans” se déroulera le 11 avril, avec la messe, le dépôt de gerbes, la réception en mairie et le repas. L’association souhaite réunir anciens et nouveaux adhérents et lance déjà un appel pour tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à la vie du “Patro” et qu’ils réservent sur leur agenda cette date qui restera dans les annales. D’autres temps forts sont prévus pour le patronage avec les journées organisées par chaque section. Le 8 mai, Dantzari Ttiki devrait réunir un millier de participants. Les 19 et 20 juin, un tournoi de foot benjamins-poussins s’adressera à tous les clubs locaux. Huit cents jeunes sportifs seront invités. Le 4 juillet, la journée de la banda aura lieu à l’Espace de l’océan où, là aussi, il sera fait appel aux anciens. Le 31 juillet devrait laisser place à un grand meeting aérien avec venue de la patrouille de France. Enfin, un concert en octobre clôturera en chansons cette année du centenaire qui se veut populaire et festive. 32 ANGLET MAGAZINE N° 100


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Documentaire

“De quoi Quintaou est-il le nom ?” Un documentaire présente à travers le regard du réalisateur Raoul Sangla, de retour au pays natal, un lieu emblématique : le marché de Quintaou. Le documentaire est un voyage, chargé d’amour et de respect pour les personnages et les lieux, raconté avec le langage dont le réalisateur est passé maître : le plan séquence.

photos : B. Alter

Très prochainement la chaîne locale TVPI présentera De quoi Quintaou est-il le nom ?, le film de Raoul Sangla tourné au printemps 2009. Le réalisateur avait ainsi tenu la promesse faite à des amis d’enfance des Cinq-Cantons et de la Chambre d’Amour : Robert Lagareste, Jean Caliot, Jeanine Nieva et même son cousin Henri Miremont qui avait été, en son temps, l’apprenti de Pierre Sangla, dit PiPiou, plâtrier de son état et père de Raoul. Dans “l’Agora” de la ville, le réalisateur arpentait, caméra au poing, micro tendu, oreille attentive, verbe chaleureux…Simple visite de courtoisie ou retour aux sources ? Il confiait en marchant : “Je n’ai pas de nostalgie à revenir ici, à revisiter mon territoire d’enfance, c’est juste une traversée…”. En visionnant ce film de quatre-vingts minutes on voit au Quintaou une pluie très serrée, mais un cadre qui ne l’était pas. Raoul Sangla relance, fixe ces zones sensibles des êtres où les mots se cherchent, où les visages nous regardent. Les acteurs de la réalité deviennent leurs propres interprètes. Sa façon de filmer est le plan-séquence qui accueille tous les incidents, les aspérités, les aléas, les maladresses du cheminant. Il reste fidèle à une prise de vues qui ressemble à une prise de vie-vérité, un cadre ouvert à toutes les surprises. Iconoclaste Raoul Sangla ! Il tient à montrer les coulisses tout autant que le plateau. Il faut prêter attention quand cet homme vous filme : mobile, agile, habile… il y a du Cyrano sous son béret. À la fin, des réponses s’ébauchent : alors, de quoi Quintaou serait-il le nom ? Celui de l’attelage de l’espace et du temps, de la mémoire d’une enfance et d’un révélateur du présent ? De ces instants croisés sur une place gasconne ? Celui d’un léger déplacement, d’un esthétique passage ? Ou, finalement, celui de Raoul Sangla, caméra en tête, fin poète et qui, au marché ou ailleurs, veut toujours nous offrir de nouvelles voies de passage…? B.A. Diffusion sur TVPI : les vendredi 5 mars (18 h), samedi 6 mars (21 h) et dimanche 7 mars (19 h).

Anglet, ville durable ?

Dites-le en images ! La Semaine du développement durable, organisée sous l’égide du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, se déroule du 1er au 7 avril 2010. Cette nouvelle édition sera l’occasion de valoriser les changements de comportements déjà observés, derrière un seul mot d’ordre national : “Passez au durable, ça marche !”. Mesures pérennes et/ou initiatives quotidiennes, marquant ce changement de comportement en faveur du développement durable, seront ainsi mises à l’honneur. Dans le cadre de l’Agenda 21 d’Anglet, tous les Angloys (jeunes et adultes) sont invités à s’exprimer par la photographie sur la ville et le développement durable et sur leurs pratiques au quotidien. Au vu du récent diagnostic élaboré dans le cadre de l’Agenda 21, les quatre thèmes proposés sont : Anglet, ville pour tous ? Au travers du patrimoine, de la culture, du sport, des loisirs, de la solidarité, de l’éducation, de l’intégration et des relations internationales. Anglet, ville nature ? Un regard sur la biodiversité, la qualité de l’environnement (eau, air, déchets, bruit…), les risques naturels et technologiques, les espaces naturels et paysagers… Anglet, ville sobre ? Au travers des énergies, des ressources et des déplacements. Anglet, ville dynamique ? Au regard du tourisme, de l’économie, de l’emploi, ou des formations supérieures. Regards portés sur la ville et ses habitants, les photographies légendées d’une phrase participeront à illustrer la démarche de l’Agenda 21. “ Le reportage photographique citoyen est, pour nous, une nouvelle forme de consultation” explique Bernard Marti, adjoint à l’Agenda 21. Les contributions seront projetées pendant de la Semaine du développement durable, dans la Maison de l’environnement et du développement durable de La Barre. Une vingtaine d’entre elles, jugées particulièrement originales et représentatives par le comité consultatif de l’Agenda 21, y seront exposées. En pratique : Les participants sont invités à transmettre un maximum de deux photographies numériques légendées par thème avant le 15 mars 2010 Informations sur le site : www.agenda21.anglet.fr 33 ANGLET MAGAZINE N° 100


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ENTREPRENDRE

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SENSIBILISATION

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C’est aux laminak, petits génies d’apparence humaine de la mythologie basque toujours prêts à rendre service aux hommes, qu’une association a emprunté le nom. Elle s’attache à sensibiliser les petits comme les grands à la préservation des écosystèmes marin et terrestre à travers des activités ludiques. En un mot à découvrir la nature pour mieux la protéger. Une interview de Françoise Mouesca, la présidente de Laminak.

Environnement

Des “Laminak” pour protéger la nature Anglet Magazine : Enseignants, chercheurs, comptables, et bien d’autres horizons professionnels, rien ne semblait prédestiner les membres de Laminak à l’éducation à l’environnement… Françoise Mouesca : Sauf nos convictions, elles sont si fortes… Et nous avons su nous entourer. L’association Laminak est née de discussions à bâtons rompus entre copains sur la nécessité grandissante de préserver l’environnement. Bien sûr, nous nous appliquions déjà à trier ou à faire notre compost, mais il était devenu évident qu’il fallait aller plus loin. D’où l’idée de créer une association l’année dernière, afin de sensibiliser les enfants comme les adultes à la richesse de l’environnement et à sa préservation. Trois orientations se sont vite imposées à nous : l’éducation à l’environnement, le loisir vert et les études concernant la qualité de l’eau. Pour mener à bien ces projets, l’association a recruté trois animateurs vacataires titulaires d’un master en dynamique des écosystèmes aquatiques. Deux d’entre eux sont aussi guides de pêche.

photoS : R. Hélin

FRANÇOISE MOUESCA (AU CENTRE) La présidente entourée des deux animateurs scientifiques, Élodie et Stéphane.

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A.M. : Précisément, que proposez-vous en direction des enfants ? F.M. : Des ateliers dans les écoles et des sorties sur le terrain. C’est notre spécificité. En effet, à la différence d’autres structures, nous nous déplaçons dans les établissements scolaires et organisons des sorties ; par exemple sur l’estran, aux sources de la Nive, ou dans un jardin. Sur l’estran, les enfants s’initient à la pêche no kill pendant laquelle ils apprennent les techniques de pêche à la main en ne blessant pas les poissons, et les observent avant de les relâcher. Plus de deux mille cinq cents élèves, en primaire ou dans le secondaire, ont participé à nos ateliers en 2008. Nous nous attachons à proposer des thèmes liés aux programmes scolaires et travaillons en relation avec les enseignants. Par exemple, en primaire, nous proposons des ateliers autour des quatre saisons ou du cycle de l’eau avec toutes sortes d’expériences et de jeux. Autres collaborations : à des salons comme celui d’Éco-vie et de l’Océan durable

ou dans le cadre de partenariats comme avec le musée de la Mer, avec lequel nous organisons des visites suivies d’une sortie autour de la pêche à pied. A.M. : Et le loisir vert ? F.M. : Nous proposons des sorties sur un bateau, avec un guide de pêche diplômé, pour les entreprises, en famille ou entre amis. Par exemple, la dernière a conduit un groupe de salariés d’une petite entreprise sur l’Adour. Au cours de la balade, après une évocation historique du fleuve et l’observation d’oiseaux, une partie de pêche no kill a été organisée, suivie, une fois à terre, d’une découverte botanique. Le tout s’est terminé dans un restaurant au bord de l’Adour. Voilà le type de loisir vert que nous pouvons mettre en place. A.M. : Comment imaginez-vous l’avenir ? F.M. : Bien entendu, nous allons développer des projets avec les écoles. Mais nous voulons poursuivre aussi des études scientifiques comme celle que nous avons menée à la demande du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agissait d’un inventaire piscicole et botanique d’un lac. Aujourd’hui, nous travaillons sur un projet expérimental dans le domaine marin.

ASSOCIATION LAMINAK 16, RUE MARYSE-BASTIÉ PARC D’ACTIVITÉS DE MAIGNON - ANGLET INFORMATIONS : www.laminak-association.com ET 06 59 66 36 95


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SPORTS ET LOISIRS

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RENCONTRES/MANIFESTATIONS

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Sport’J et seniors

À vos baskets

photos : R. Hélin

Le service des sports propose plus d’une activité aux jeunes et aux seniors. Pendant les vacances, du 1er au 5 mars, les jeunes âgés de 6 à 13 ans peuvent s’adonner, sans être exhaustif, à la pelote, au volley-ball, au basket, au badminton, au tennis, mais aussi s’initier à la jonglerie, l’orientation, l’acrosport, aux jeux de lutte et au kenpo kai. Et encore au cerf-volant, l’escrime, l’équitation et la boxe. Pour les seniors (deux groupes de 55 à 64 ans et de 65 à 75 ans), au programme du 8 au 19 mars : pétéca, swin golf, tir à l’arc, tennis de table, palla tamburello, net volley, bowling, marche d’orientation, équitation, danse ou encore escrime. Autant d’occasions de découvrir, de s’initier, de jouer ensemble, sans esprit de compétition et de pratiquer des activités sportives, adaptées aux capacités physiques. L’encadrement est assuré par des éducateurs sportifs diplômés d’État. Inscriptions au centre Haitz Pean, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Informations au 05 59 03 06 45. Pour les jeunes, inscriptions à partir du 17 février. De 1 à 2 euros la séance. Pour les seniors, s’informer au 05 59 03 06 45 pour les dates d’inscriptions. De 2,5 à 4 euros la séance. Pour les jeunes comme pour les seniors, un certificat médical est demandé.

Itsas laminen korrika

photo : DR

Course pédestre féminine de 7 km, Itsas laminen korrika attend plus de 300 participantes sur sa boucle empruntant à l’aller la piste cyclable et longeant les plages d’Anglet au retour. Une course inscrite au calendrier des courses à pied hors stade du CDCHS 64 et où les enfants sont les bienvenus sur un parcours adapté. Mais la course des sirènes n’a pas seulement une vocation sportive. Elle vise aussi à inciter les femmes à faire du sport, à collecter des fonds pour la scolarisation des enfants handicapés (l’intégralité du montant des inscriptions étant reversée à l’association integrazio batzordea) et à partager un petit moment festif (mutxiko, vente de talo, tirage au sort de cadeaux). Le 7 mars. Départ à 10 h 30. 11 h 45, course des enfants. Plage de La Barre. Inscriptions Promosport et Curves (Anglet), Peytavin (Bayonne), 5 euros jusqu’au samedi 6 mars et sur place le jour même, à partir de 8 h 30, 9 euros. Informations : http://itsaslaminenkorrika.blogspot.com

Hormadi - Benjamins

Au pays du hockey

photo : M. Kirolasale

photo : Ph. Brunet - photobrunet.com

Course des sirènes

Du 22 février au 4 mars, une quinzaine de jeunes benjamins du club de hockey sur glace de l’Anglet Hormadi Amateur se rendent à Mirabel, ville du Québec, province francophone du Canada. Les jeunes hockeyeurs basques partent en quête des origines du hockey, l’espace de dix jours. Au programme : matches face à des équipes de la même catégorie, appelée “Pee Wee” au Québec, les moins de 13 ans, découverte du hockey sur un canal gelé, promenade en forêt patins aux pieds, et visite des cabanes à sucre dans lesquelles les Canadiens produisent leur fameux sirop d’érable, ainsi que des villes de Québec et Montréal. Le clou du voyage est sans nul doute la visite de l’Arena de Montréal, la patinoire dans laquelle se jouent les matches des Canadiens de Montréal, équipe jouant en Ligue nationale nord-américaine (NHL). Logée dans des familles canadiennes, la délégation angloye d’une trentaine de personnes, enfants, accompagnateurs et parents-touristes, part ainsi vivre le “rêve canadien”. www.anglethormadi.fr 35 ANGLET MAGAZINE N° 100


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CARNET

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NAISSANCES - MARIAGES - DÉCÈS

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NAISSANCES SEPTEMBRE : EVAN GONZALEZ • MATTEO PLACÉ--CASTILLO LECCA • SAMUEL ACEDO. OCTOBRE : LINA KHAOUTI • VINCENT PALÉ • TIA BAUDOUIN • THALIA TAHON--SCHWEITZER • SACHA GARRABOS • JUDITH LAGRANGE • BAPTISTE GRAVÉ • INÈS COUDERC • EMIE CHAIGNIER • JOSEPH BONTEMPS. NOVEMBRE : LISA DUSSARRAT • CLÉMENCE ROQUEBERT • ELORRI LAFFITTE-DELEURENCE • LUNA MENTA-RODRIGUEZ • GATIEN LABADIE • EMILE WILBOIS • CARLA DOS SANTOS DIAS. ARTHUR DE GROC • LOUIS YVART - ROVIRA • ELAIA DACOSTA. DÉCEMBRE : LÉO GOBBI • MATHILDE MARTIN • LILOU URQUIDI--TANON DE CRAYER • NAÉ PRIEUR • ALICIA BONNET. JANVIER : MÉLINA CELADON--CHOUBRAC • SHANA PIETTE • OIHAN CLAUSELL • JUSTIN BAYLE • LÉNY CANTERO • ROXANE ETCHEVERRY • ANTTON EYHERAGARAY • YANN LEBRETON • THOMAS DATCHARRY • JULIAN GAPIN.

MARIAGES NOVEMBRE : JULIEN ALDON ET VÉRONIQUE MENDY • PIERRE LACROIX ET MARIE-HÉLÈNE RAMES • THIERRY SALDOU ET JIA WU. DÉCEMBRE : GILLES GIRARDI ET IRYNA BEZNOSYUK • JEAN FERRÉ ET ISABELLE LAPORTE • JEAN LAMBERT ET AXELLE BAUDRY • JEAN-PIERRE AJAX

ET

CHRISTINE LARCEBEAU • JEAN-MARC BAFFOGNE

ET

CELESTINA NGOUATIO ANGÜE

MANGUE. JANVIER : GILLES LE HINGRAT ET CATHERINE LAGRANGE • XAVIER RICAUD ET LAETITIA SAINT PÉ • JAVIER IÑARREA RECARTE ET CHRISTINE MORTALENA.

Nécrologie

Marcelle Daguerre

DÉCÈS NOVEMBRE : HENRI AYHERRA, 86 ANS • MICHEL GOURGUES, 79 ANS • ANDRÉ PLANE, 82 ANS • LOUIS LALANNE, 90 ANS • JEAN LAFAURIE, 97 ANS • AGNÈS PUECH ÉP. MAROTTE, 67 ANS.

DÉCEMBRE : RAYMONDE GAILLARD VVE LOPEZ, 84

Marcelle Daguerre qui avait fêté son centième anniversaire le 25 novembre dernier au quartier Fontaine-Laborde est décédée en décembre. Marcelle Daguerre est née à Courbevoie en 1909. Après avoir mené une vie professionnelle à Paris dans l’hôtellerie, elle avait pris une retraite méritée à Anglet dont son époux est originaire. À ses enfant, petits-enfants et arrières petitsenfants Anglet Magazine présente ses sincères condoléances.

ANS

• GUY BEAUCOURT, 90

ANS

• AURÉLIE MAÏTIA, 89

ANS

GABRIEL BESSAGUET, 90 ANS • SUZANNE LESAGE VVE FOSSEY, 99 ANS _LAURENT LAMAISON, 87 ANS • MARIE MENDISCO VVE LARRABURU, 99 ANS • GINETTE JUNKER VVE SAUZER, 91 ANS • MARIA-JESUS URBANEJA Y VALBUENA, 85 ANS

• ENCARNACION ESPINOSA CASTRO VVE VAQUERO HURTADO, 84 ANS • LOUIS KAMP, 91 ANS _YVES CARROT, 94

ANS.

JANVIER : THÉRÈZE SOULOU VVE GALHARRETBORDE, 87 ANS • PAULE DUCHÉNOIS VVE RENAUX, 96 ANS • BERNARD OYHAMBERRY, 67 ANS • GERMAINE MONGUILLOT, 81 ANS _ANDRÉE BOUDOUSSE VVE BIDOUZE, 91 ANS • HENRIETTE DIBARBOURE ÉP. COFFEC, 69 ANS • JEANNE CRUTCHET VVE MERLE, 95 ANS.

Nécrologie

Henri Lasseougue : Adishatz Emblématique, incontournable, grande figure locale… les hommages ne manquent pas tant Henri Lasseougue a marqué la vie angloye. Décédé à l’âge de 82 ans, le 27 décembre dernier, il incarna un certain esprit angloy. Sa joie de vivre, sa verve, sa générosité et son profond humanisme, il les mit au service des autres et de ses passions. Pendant quarante ans, de 1962 à 2002, il assura la présidence du comité des fêtes et n’hésita pas à en animer les manifestations avec faconde et humour. Il était aussi le fondateur de la confrérie de la Garbure angloye. Ses passions allaient aussi au théâtre, à travers la troupe du Patronage, et au gascon. Pendant plusieurs années, il anima une émission sur Radio France Pays basque (France Bleu, aujourd’hui) où il régalait ses auditeurs d’histoires gasconnes. À ses proches, Anglet Magazine présente ses sincères condoléances.

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QUESTIONS/RÉPONSES

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DANS LES FAITS

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La Ville vous répond… Pourquoi la Ville installe-t-elle des défibrillateurs dans les espaces sportifs ? Chaque année en France, cinquante mille personnes décèdent d’un arrêt cardiaque faute d’une intervention rapide (dans les 5 mn) et efficace. Sans cette prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals. L’intervention dans les toutes premières minutes des témoins de la scène, avant l’arrivée des secours, est aussi déterminante pour éviter des séquelles graves à la victime. Chaque minute perdue, ce sont 10 % de chances de survie en moins. Aujourd’hui, il est possible d’améliorer ce taux si les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatisés externes (DAE). La prévention n’est plus seulement un comportement individuel, c’est aussi un acte solidaire et citoyen. Depuis le décret du 4 mai 2007, le public est autorisé à utiliser des défibrillateurs automatisés externes (DAE) alors que jusqu’ici, seuls les secours pouvaient le faire. La piscine municipale était déjà équipée d’un DAE ainsi que neuf postes MNS depuis deux ans. Fin 2009, deux nouveaux bâtiments municipaux de catégorie 1 (Salle Saint-Jean et patinoire) ont été équipés. Ces DAE sont installés dans les halls d’entrée, visibles et accessibles, y compris de l’extérieur. Le budget alloué en 2009 est de cinq mille euros pour deux défibrillateurs (achat de matériel, des boîtiers, signalétique associée). Cette somme comprend également la formation du personnel, la maintenance et l’assurance dégradation. En 2010, un nouvel appareil devrait être acquis pour le site sportif Haitz Pean.

Les indemnités des élus vont-elles augmenter de 15 % en 2010 ? Non. Les indemnités par élu n’ont pas augmenté. C’est l’enveloppe globale des indemnités de l’ensemble des élus qui a évolué proportionnellement au nombre d’adjoints. En effet, lors de la précédente mandature, entre 2001 et 2008, le nombre d’adjoints au maire est passé de dix à huit. L’enveloppe destinée à l’indemnité des élus a donc diminué en conséquence. La nouvelle municipalité élue en 2008 compte aujourd’hui onze adjoints, comme il est réglementairement prévu. L’augmentation de l’enveloppe est donc la stricte application de la loi. Le montant des indemnités est encadré par la loi du 27 février 2002 (art. 78 à 83). Trois éléments entrent en compte dans leur calcul : - la valeur du point d’indice. - l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la Fonction publique. - le taux d’indemnité, voté en conseil municipal, et appliqué au produit des deux chiffres précédents. Conformément à cette loi, le conseil municipal a voté une enveloppe de la même importance que celles de Bayonne et Biarritz.

Se garer, quelles sont les règles de bonne conduite ? Sur le trottoir, le passage protégé, les ronds-points, les places pour handicapés, les arrêts d’autobus et même les pistes cyclables, près de quatre mille infractions au stationnement ont été verbalisées par la police municipale d’Anglet en 2009, dont trois mille cinq cents l’été. Des amendes allant de 11 à 135 euros. Petit rappel pour bien se garer. À Anglet, la règle générale est celle du stationnement semi-mensuel. Du 1er au 15, il faut stationner du côté impair de la rue, du 16 au 31, du côté pair. Une règle qui prévaut en l’absence de marquage au sol. Autre principe, celui du stationnement en zone bleue. Il est temporaire afin de limiter les “voitures ventouses” sur les parkings des écoles, notamment. Le disque, à retirer à l’accueil de la mairie, indique l’heure maximale de stationnement après avoir précisé celle d’arrivée. Petite particularité amenée à disparaître, le stationnement à cheval sur le trottoir sur un petit tronçon de la RN 810, du carrefour Saint-Jean à l’aéroport. Les problèmes et les aménagements liés au stationnement sont débattus au sein de la commission administration générale. Précisément, ces aménagements comme les tracés au sol, la signalétique, les barrières anti-franchissement ou encore la création de parking, participent à supprimer le flou et à imposer des contraintes limitant par là-même les possibilités d’infraction.

Pourquoi la ligne budgétaire “Fêtes et cérémonies” augmente-t-elle en 2010 ? L’intitulé de cette ligne budgétaire est trompeur, mais les règles de la comptabilité des communes imposent une telle imputation. Il ne s’agit pas de frais de réceptions et de cocktails mais d’achats de spectacles qui seront présentés en préfiguration de la prochaine salle culturelle qui ouvrira à Quintaou en 2013. Cette augmentation de 195 % représente 0,05 % du montant global du budget 2010. Elle correspond à la volonté de la municipalité d’enrichir et de diversifier l’offre culturelle sur Anglet. Ainsi, dès l’automne prochain, un chapiteau sera installé dans le parc du château de Baroja pour abriter la saison culturelle et les spectacles des associations angloyes. Sur l’ensemble de l’année, La Ville accueillera une quarantaine de spectacles, parmi lesquels un festival “Jeune public” à la fin septembre, une soirée événement de pose de la première pierre de la salle culturelle puis une programmation mensuelle. En bref, conformément aux engagements de la municipalité, il s’agit de conforter le budget de la culture à Anglet, pour offrir une programmation accessible au grand public, et particulièrement aux familles. 38 ANGLET MAGAZINE N° 100


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EXPRESSION DE L’OPPOSITION Le groupe “Vivons Anglet naturellement” est composé de neuf conseillers municipaux. (UMP, UDF-Modem, ass. Angeluzain) Michel Ithurbide Jacques Veunac Nicole Darrasse Patrick Chasseriaud Claude Olive Marie-Hélène Cazaux Muriel Lecouturier Florence Lasserre-David Anthony Bleuze Chers Angloyes et Angloys, Toute l’équipe de “Vivons Anglet Naturellement” vous souhaite une bonne année 2010. Soyez assurés que cette année encore l’opposition municipale restera à l’écoute de ses concitoyens, sera vigilante à tous les dossiers pouvant impacter le cadre et la qualité de vie de notre ville, et interviendra dès que vos intérêts seront menacés.

Qui n’en finit plus d’éditer des bulletins de propagande locaux pour fustiger l’opposition municipale en l’accusant d’être responsable de tous les errements de la politique menée par Jean ESPILONDO.

Bonne année aussi :

Il est un peu étonnant qu’une majorité municipale ait si peu de choses à dire sur ses projets, sur son bilan qu’elle continue à attaquer sans cesse le camp adverse pour justifier les dossiers mal engagés, les retards pris dans les travaux, les financements refusés, voire le refus de la population.

À JEAN ESPILONDO Qui pour la présentation de ses deuxièmes vœux en qualité de Maire n’a pas hésité une seconde à fustiger l’action des équipes municipales qui se sont succédé jusqu’à son élection pour justifier le nombre important d’embauches de fonctionnaires depuis son arrivée. Faute de pouvoir dénoncer des caisses vides laissées par les précédentes municipalités, M. ESPILONDO s’en est donc pris à la gestion de notre ville pourtant primée à de nombreuses reprises par les magazines spécialisés. Nous lui souhaitons pour notre part qu’il obtienne des résultats aussi bons que les nôtres et lui conseillons de commencer par la voirie et les espaces publics dans un état désastreux jamais vu en trente ans.

AU PS ANGLOY

Nous lui souhaitons, au bout de deux ans, de pouvoir enfin assumer ses responsabilités et de ne plus se comporter comme “l’opposition de l’opposition” car les Angloys l’attendent sur son seul bilan.

AU PORT DE BAYONNE Qui, après le début des travaux d’implantation du premier laminoir, a obtenu l’avis favorable de la Mairie d’Anglet pour l’extension de la société Agriva. Seule ombre au tableau, cette société appartient au même groupe que la société Fertiladour située quelques mètres plus loin, très connue à Boucau pour avoir contaminé les terrains de cette ville, et dont l’activité ne semble pas étrangère à l’apparition de pathologies cancéreuses chez des employés.

À JEAN-PIERRE ROUX, CONSEILLER MUNICIPAL Qui, à l’occasion de l’une de ses sorties habituelles au Conseil municipal, a traité les élus de l’opposition municipale de “vampires qui sucent le sang des Angloys”. Après les attaques outrancières contre des personnes décédées, après les diffamations publiques sur des personnes absentes, M. ROUX puise aujourd’hui sans complexe dans le registre de “l’horreur” pour exprimer sa haine contre les représentants de près de la moitié des Angloys. Nous lui souhaitons en tout cas d’intervenir avec plus de modération et d’impartialité dans ses propos comme dans ses actions. Les Angloys n’ont certainement pas mérité de tels experts en dérapage…

Nous souhaitons donc aux industries du Port de Bayonne de faire preuve de plus de transparence, de respect de l’environnement, et à la Ville d’Anglet de veiller à la sécurité, la santé publique et à la tranquillité de ses concitoyens.

AU CHRONOBUS Pour lequel nous avions demandé un moratoire afin que nous fassions les travaux nécessaires à une bonne circulation automobile sur la RD 810 et les voies adjacentes. La majorité municipale nous a alors affirmé qu’il ne fallait pas revenir en arrière et que les travaux arriveraient très vite. Mais six mois après, la situation sur l’ex-RN10 est toujours la même, tout 39 ANGLET MAGAZINE N° 100


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juste si l’on se rappelle le temps où l’on pouvait rejoindre Bayonne en 5 minutes et où les rues parallèles n’étaient pas systématiquement bloquées par de nouveaux flots de circulation.

En ce qui concerne les autres charges, je constate que les indemnités accordées au Maire et aux adjoints augmentent de près de 15 %, et leurs frais de mission de 14 %.

Nous souhaitons donc au Chronobus qu’il transporte (enfin !) un peu plus de passagers, et surtout que la Ville intervienne auprès de la CABAB pour que des travaux d’aménagements importants soient enfin entrepris.

Quant au train de vie de la mairie, il explose avec la ligne “Fêtes et cérémonies” qui augmente de près de 300 %, des frais d’accueil d’artistes de 24 %, des frais de réception de 21,5 %, des frais de déplacements, hors transport collectif, de 12,7 %

À LA MAISON DE RETRAITE ET À LA MAISON DE LA SOLIDARITÉ

Monsieur le Maire, j’avais compris que la Ville devait faire des économies.

À l’occasion de la lecture du dernier bulletin d’information du parti socialiste, nous avons appris que l’opposition municipale “manœuvrait” (???) pour faire capoter les projets de Maison de retraite au Maharin et de Maison de la solidarité dans l’ancien local de France Télécom, à la Butte-aux-Cailles.

Je pensais aussi que la Ville montrerait l’exemple en ces temps de crise.

Faut-il rappeler à M. ESPILONDO qu’il s’agit là de deux projets conçus par l’ancienne municipalité menée par Robert VILLENAVE, que leur validation comme leur financement a été obtenu par notre équipe, et que nous avons toujours apporté notre soutien à ces projets ?

Vous ne les avez toutefois pas oubliés car la ligne consacrée aux contributions directes, c’est-à-dire nos trois taxes augmente dans le même temps de près de 5 %, tandis que nos entreprises locales participent pleinement à l’équilibre de notre budget avec une augmentation de 500 % de la taxe sur les panneaux publicitaires.

Dès lors pourquoi ces accusations ? Est-ce parce que nous avons posé des questions sur le choix de l’opérateur privé qui gèrera la Maison de retraite qui n’a fait l’objet d’aucun appel d’offres ? Est-ce parce que la Maison de la solidarité a pris beaucoup de retard et que pour l’expliquer il vaut mieux s’en prendre à l’opposition plutôt qu’au laxisme de la majorité municipale ? Un peu de dignité et de responsabilité, pour notre part nous continuerons à soutenir ces deux projets qui doivent aboutir au plus vite pour le bien-être des Angloys. Nous leur souhaitons donc tous nos vœux de réussite et un accompagnement politique à la hauteur des enjeux.

INTERVENTION DE CLAUDE OLIVE SUR LE BUDGET PRIMITIF 2010 DE LA MAJORITÉ SOCIALISTE-COMMUNISTE-VERT. Monsieur le Maire, Je ne ferai pas de long discours sur ce budget, notre ami Michel Ithurbide l’a, je le sais, épluché au centime près.

Il n’en est rien, les chiffres traduisent ce constat amer et les angloys apprécieront.

Voilà pour le fonctionnement, juste un mot sur l’investissement. Il traduit je l’ai dit votre politique mais tout de même plus d’1,3 millions d’euros de frais d’études, j’espère pour les Angloys que vos projets aboutiront. Le plus gros investissement prévu cette année concerne pour près d’1 millions d’euros, achat du terrain compris, la construction d’un gymnase pour répondre au besoin d’une association. Le second marque le début de la rénovation de la place Leclerc, aux Cinq-Cantons pour 800 000 euros qui coutera au final plus de 2,5 millions d’euros. Ce n’était pas selon nous les investissements qu’attendaient les Angloys. De plus, je constate que l’emprunt, si le budget est exécuté augmentera de près de 8 millions d’euros.

Ce budget n’est pas notre budget, il répond à une logique qui n’est pas la nôtre, il propose des investissements qui correspondent à votre politique.

Cet emprunt alors qu’aucun de vos grands projets n’est inscrit à ce budget nous inquiète car il signe le début du fort endettement que vous préparez à notre ville. C’est pourquoi, et ce n’est pas une surprise, nous ne voterons pas ce budget.

J’ai tout de même relevé quelques chiffres qui méritent de s’y attarder : Les charges de personnels augmentent de près d’un million et demi soit 8,5 % ce qui confirme nos craintes sur la dérive des dépenses de fonctionnement et notamment en matière d’embauches.

Contact : opposition-anglet@live.fr

Je note en outre que l’augmentation atteint les 18 % lorsqu’il s’agit de personnels non titulaires, vous nous avez pourtant longtemps reproché d’avoir recours à ce type d’emplois. 40 ANGLET MAGAZINE N° 100

Bureau de l’opposition Hôtel de ville - Rue Amédée Dufourg - 64600 Anglet Tél. : 05 59 58 35 35


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