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ANGLETmagazine JUIN-JUILLET 2008 N°

TRAVAUX

Montbrun poursuit sa mue FORÊT

Le parcours Vita se refait une santé ÉCOLE

Sur la piste de la prévention routière PLAN LOCAL D’URBANISME

La ville autrement JUMELAGE

www.anglet.fr

CHOCS ESTHETIQUES > p. 22

Photo : L. Masurel, surfeur Y. Martin

Une amitié renouvelée

L’ÉTÉ, LA GLISSE

LUMIERE ENSORCELLEUSE > p. 24

BEACH RUGBY FESTIVAL > p. 31

QUIKSILVER AIR SHOW > p. 32

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I

SOMMAIRE

Dans la ville

SOMMAIRE

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Montbrun poursuit sa mue Le parcours Vita se refait une santé Des digues...brise-lames Des insectes très zélès On se fait une toile ! Des cavaliers pour surveiller Sur la piste de la prévention routière En bref

Dossier

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Plan local d’urbanisme : la ville autrement

Rencontre

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L’Atelier pour tous - Ensemble, c’est tout

Expression

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Chocs esthétiques Lumière ensorcelleuse Anglet 1609, le temps des sorcières Marchés nocturnes Peintures en liberté Festival des chineurs Forum des associations Fête de la mer Fête nationale Cabanas Plages musicales Récitals d’orgue Beethoven en Côte basque Pas de basque Nuit des étoiles Intervilles Anglet-Dax

Portrait

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Nicolas Bachoffer

Sports-loisirs

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Les lundis de la pelote Rendez-vous sur les courts Golf - L’élite des amateurs Tel père, tel fils Défis costauds Rugby des sables Les aventuriers du Pignada Haute volée

Glisse Directeur de la publication : Jean Espilondo. Direction de la communication : L. Béobide. Rédaction : L. Béobide. N.?Lamarque.? Ont participé à ce numéro : B.?Alter, UPPA, B. Périssé. Directeur artistique : Ph. Villard / VÉGA. Photos, illustrations : R. Hélin, O. Digoit, B.Sensamat, I.Palé, L. Masurel, R. Mortier, Photomobile, S.?Belloc, R. Alberich. Publicité : Supports Promotion. Impression : Frontère (64). Dépôt légal : à parution.

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Sur écran géant Coupe de France La nocturne du surf Flower power Oxbow Kid’s Week Surf Tour Les sensations pour tous Respect !

Jumelage

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Une amitié renouvelée

Entreprendre

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Iker Aguirre

Bon à savoir Carnet

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État civil - Hommage

Expression de l’opposition

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I

ACTION PUBLIQUE

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Éditorial

Le devenir d’Anglet se décide ensemble

© O. Digoit

À l’inverse de ceux qui nous ont précédé, j’ai pleinement intégré l’opposition dans la vie municipale. Elle doit bénéficier d’une représentation digne. C’est dans cet esprit républicain qu’un poste de conseiller communautaire et plusieurs délégations extérieures lui ont été réservés. La fonction de Maire exige de transcender les clivages pour impliquer tous les Angloys.

est fait. Le temps de la campagne et de l’installation des adjoints et conseillers délégués est maintenant révolu. Chacun a pris possession de ses nouvelles responsabilités, et les premières actions significatives en faveur du logement ont été prises lors du conseil municipal du 28 avril dernier.

C’

D’autre part, le règlement intérieur du Conseil municipal, voté le 27 mai dernier, a prévu de doter l’opposition de moyens plus conséquents : le local mis à sa disposition sera équipé en matériel informatique, et l’espace réservé à son expression dans le bulletin municipal sera dorénavant intégré dans la brochure, et non relégué sur une feuille volante. Cet esprit d’ouverture et de respect est le reflet de la charte éthique détaillée en préambule, véritable socle de notre action que les conseillers ont unanimement reconnu.

Ma priorité sera d’améliorer votre vie quotidienne. Nous devons pour cela rendre la décision publique plus efficace en nous appuyant sur votre expérience et vos avis. Les affaires angloyes seront dorénavant gérées en associant toutes nos forces vives au débat. 2 ANGLET MAGAZINE N° 92

photo : R. Hélin

Je souhaite que les six années à venir soient celles du renouveau pour Anglet. Un renouveau porté par des politiques innovantes et créatives.


photo : R. Hélin

photo : R. Hélin

Mais je veux aller plus loin, en matière de réactivité, de cohérence et d’efficacité. Nous avons tout à gagner d’une démocratie participative ambitieuse, dans le prolongement de la démocratie représentative. Dans le cadre de sa délégation, le Docteur Bernard Marti sera chargé de la mise en place de l’Agenda 21, qui va aborder, dans un esprit nouveau de développement durable, les problèmes économiques, sociaux, culturels et environnementaux qui se posent à notre ville. Cet outil de gestion économe apportera de nouvelles solutions et rendra la gestion de notre commune plus efficiente et humaine. Une démocratie municipale renforcée et transparente, fidèle à ses principes, une volonté de construire Anglet avec vous et pour vous, telle est notre ambition.

Jean Espilondo Maire d’Anglet Conseiller général Anglet-nord maire@ville-anglet.fr

© B. Sensamat

UNE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE AUX CÔTÉS DE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Pour mieux associer les Angloys aux décisions publiques.

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DANS LA VILLE I

AMÉNAGEMENT

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Après la première phase de travaux engagée mi-septembre 2006, les aménagements se poursuivent autour du carrefour Fine et de l’avenue de Hausquette pour donner une cohérence d’ensemble au quartier. Les travaux démarrent fin août prochain.

Quartier

Montbrun poursuit sa mue a transformation du secteur formé par l’avenue de Montbrun, la rue Henri-Rénéric et la rue de Hausquette, est en marche. Elle fait partie d’un projet d’ensemble conçu par le cabinet d’architecte urbaniste Arpage, et dont la première tranche, commencée en septembre 2006, s’est achevée en 2007 (voir Anglet Magazine no 83) sur l’avenue de Montbrun et celle des Pyrénées. La suite du projet intéresse le carrefour Fine entre l’avenue de Montbrun et la rue de Hausquette ainsi qu’une portion de cette dernière. Cette nouvelle tranche poursuit les mêmes objectifs : renforcer la sécurité et dynamiser le quartier tout en améliorant la qualité de vie des riverains.

Mieux faciliter le partage de l’espace public entre piétons, voitures et circulations douces. La chaussée vouée à la circulation des véhicules verra sa largeur réduite. Cette chaussée “contrainte” diminuera en effet de huit mètres à six mètres pour inciter les automobilistes à lever le pied. La volonté de hiérarchiser l’espace a aussi guidé le choix des matériaux. La chaussée sera traitée en enrobé noir, et l’on pourra stationner le long de la voie sur des places délimitées par des potelets de bois. Le sol des parkings est prévu en enrobé coloré, tout comme les zones de forte fréquentation, devant les commerces (pharmacie, boulangerie…). L’ensemble des trottoirs sera traité en béton désactivé de couleur sable, ainsi que

photo : R. Hélin

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L’AVENUE DE MONTBRUN AUJOURD’HUI

Illustration DR

L’AVENUE DE MONTBRUN APRÈS LES TRAVAUX Un accès aux commerces sécurisé.

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les parkings devant les commerces. Le choix s’est porté sur ce ton, à la fois neutre et contrasté, pour assurer une continuité esthétique avec la partie déjà aménagée.

photo : R. Hélin

Le mobilier urbain et la végétation donneront une ambiance de quartier. Bancs, corbeilles, plots et candélabres seront identiques à ceux mis en place lors de la première tranche. Et bien sûr, la végétation prendra toute sa place, pour adoucir l’espace. En appui des plantations d’arbres (frêne, érables ou tilleuls…), de petites séquences paysagères viendront ponctuer l’espace (au carrefour Montbrun-Hausquette, ou le long de la rue de Hausquette). Elles formeront des “placettes” agrémentées d’un espace engazonné et planté d’arbustes. C’est ainsi que le nouveau visage de Montbrun prendra peu à peu forme. Les travaux démarreront fin août avec l’enfouissement des réseaux, se poursuivront début octobre avec les aménagements de voirie sur l’avenue de Montbrun, et le chantier s’étalera sur l’automne. La rue de Hausquette ne sera traitée qu’en 2009. L.B. LA RUE DE HAUSQUETTE AUJOURD’HUI

LA RUE DE HAUSQUETTE APRÈS LES TRAVAUX Avec placette et espace piétonnier paysager.

EN RÉUNION PUBLIQUE

Illustration DR

La phase 2 du projet d’aménagement qui a déjà fait l’objet d’une information auprès des commerçants, est présentée aux riverains, lors de la réunion publique prévue le 18 juin, à 19 h, à l’école Jean-Jaurès.

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DANS LA VILLE I

ÉQUIPEMENTS SPORTIFS

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Plus de trois kilomètres et quatre plateformes d’agrès pour entretenir sa forme dans la forêt du Pignada, parmi les pins, les chênes liège et les arbousiers. Le parcours Vita fait peau neuve et prend le nom de parcours santé. À découvrir dès la rentrée.

Forêt du Pignada

Le parcours Vita se refait une santé

photo : R. Hélin

LE TRACÉ DU PARCOURS DE SANTÉ En plein cœur de la forêt du Pignada.

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ais où sont donc passés les agrès du parcours Vita ? Disparus les espaliers, les échelles horizontales, les barres fixes et les poutres, autant d’appareils sur lesquels il fallait braver sa peur du vide, exercer sa force et faire preuve de ses talents d’équilibriste.“Vétustes, délabrés, mal scellés au sol, ils étaient devenus dangereux, explique Alain Fourré, responsable du service des sports de la Ville. Les services techniques les ont donc retirés. Le parcours Vita a vécu”. Place, dès la rentrée, à un nouveau parcours ima-

M

giné par le service des sports et l’Office Nationale des Forêts qui veille à la destinée de la forêt du Pignada. Ni Vita, ni du combattant, ni sportif mais santé. Cette nouvelle dénomination n’est pas le fruit du hasard, elle correspond à la volonté de lier sport et santé. “Plus encore, poursuit Gérard Cazaux, adjoint au maire, chargé du sport et des évènements, nous étudions la possibilité de le rendre accessible à des personnes à mobilité réduite. Cette réflexion qui nous tient particulièrement à coeur est menée avec Handisport”.


Pour l’essentiel, le tracé du parcours reste identique à l’ancien mais avec quelques innovations. “Le projet de route forestière et de Défense de la forêt contre l’incendie (DFCI) ainsi que la nouvelle voie verte nous ont conduit à le modifier légèrement au départ et à l’arrivée, prévient Patrick Mousset de l’ONF. La voie verte est déjà très fréquentée. Il ne fallait surtout pas la surcharger. Nous avons donc dévié le tracé. Au départ, il longe la voie verte avant de s’en écarter et, à l’arrivée, il l’évite en contournant la station de relevage”. Mais la véritable nouveauté réside dans sa conception. Finis les agrès tous les 100 mètres qui fragmentaient la course. Quatre plateformes – étirement, renforcement musculaire, équilibre et obstacles – ont été installées au fil du parcours. Des plateformes qui permettent une pratique individuelle mais aussi en groupe qu’il soit familial, amical ou scolaire. Chacune d’entre elles est, en effet, composée de plusieurs agrès pouvant accueillir une dizaine de personnes à la fois. Par exemple, celle dédiée au renforcement musculaire propose plusieurs ateliers : barres fixes, parallèles, soulève-poutre, tables de pompes et abdominaux, notamment. Pas de parcours en kit donc, comme le proposent certaines sociétés, mais un parcours s’adaptant à la configuration du terrain et laissant la vedette à la forêt.

Autre nouveauté, une extension du parcours d’1,1 km pour les accros de la course à pied. Les 2,6 km du parcours sportif n’offrant pas une distance suffisante pour un footing moyen, une boucle supplémentaire fléchée a été créée portant le parcours à 3,7 km de bien-être physique et sylvestre. N.L.

photo : R. Hélin

PLUS ADAPTÉ AUX SPORTIFS Une extension de 1,1 km est prévue pour les accros de la course à pied.

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DANS LA VILLE I

LITTORAL

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Placées ce printemps sur les épis des Sables-d’Or et de Marinella, quatre mille cinq cents tonnes d’enrochement renforcent la défense contre la mer.

Protection du littoral

Des digues… brise-lames […] Impétueuse est la Manche, […] Âpre est la mer de Bretagne, […] Mais le golfe de Gascogne, de Cordouan à Biarritz, est une mer de contradictions, une énigme de combats […]” écrivait déjà Jules Michelet dans son ouvrage La mer en 1861. Dans le sud de l’Aquitaine, la Côte d’Argent reçoit les plus fortes houles du golfe de Gascogne. Son plateau continental, au sud, est décrit par les experts comme un milieu tourmenté lié à la présence proche du canyon sous-marin (gouf ) de

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Capbreton, de ses fortes pentes et de sa faible largeur. De fait, les houles dominantes d’ouest et de nord-ouest conservent toute leur énergie lorsqu’elles atteignent nos côtes. Selon les études, la côte basque reçoit une houle décennale de dix mètres, une houle annuelle de sept mètres et demi, et dix fois dans l’année les vagues peuvent atteindre cinq mètres. L’impact des tempêtes et de la houle est donc l’un des premiers facteurs de l’érosion côtière.


photo : R. Hélin

Face à l’Océan, les épis des plages d’Anglet sont le premier rempart contre ces murs d’eau. Ces épis construits dans les années 1975-1977 (voir ci-contre), cloisonnent aujourd’hui le littoral angloy en différentes portions de plages (oubliée la longue étendue sableuse entre la Chambre d’Amour et La Barre, paysage à jamais disparu des cartes postales anciennes). Depuis trente ans, les digues de béton et de roches résistent aux assauts de la houle, cassent les vagues et freinent les courants traversiers du littoral. Mais ce combat est inégal face à la puissance de l’Océan. En février et mars derniers, les vagues les ont attaqués très fortement. Aux Sables-d’Or et à Marinella, des blocs d’ophite de cinq à huit tonnes ont été ballottés comme de simples petits cailloux, d’autres ont été fracassés ou emportés par les flots. Et voilà nos épis dépouillés de leur armure… À Marinella, la dalle de béton de un mètre qui recouvre les enrochements s’est tout simplement fendue, menaçant le noyau de la digue.

LES TRAVAUX RÉALISÉS AU MOIS DE MAI 2008 4 500 tonnes d’enrochement ont été placées sur les digues de Marinella et des Sables-d’Or.

Des mesures d’urgence pour réparer les “musoirs” des digues des Sables-d’Or et Marinella ont été prises au printemps. Il a fallu placer quatre mille cinq cents tonnes de blocs d’ophite pour reconstituer une carapace d’enrochement digne de ce nom. Ces travaux impressionnants ont été réalisés par une société spécialisée (1) qui avait participé à la construction des épis, au moyen d’une énorme grue de cent tonnes.

Ces grosses réparations, dont la dépense se monte à quelque 450 000 euros HT, ont été réalisées en partenariat avec la Communauté d’agglomération du BAB au titre de la protection, de la mise en valeur du littoral et des berges, une compétence partagée avec les villes membres. L.B. (1) La société René Laporte.

DEPUIS LES ANNÉES SOIXANTE

© photovega.com

Les vagues d’Anglet sont chères au cœur des surfeurs. Celles de La Barre venaient se briser sur ce haut-fond permanent, bloquant au passage le trafic portuaire pour former une vague mythique dont on parlait jusqu’à Hawaii…. Les premières générations de surfeurs, les Barland, Henebutte, Moraiz et frères de Rosnay ne s’y étaient pas trompés. Destinée à protéger l’entrée du port de Bayonne en 1963-1965, la construction de la digue nord de l’Adour (à Boucau) en modifia le profil, ce qui n’empêcha pas les premiers championnats du monde de surf de se produire à La Barre en 1968. Au sud d’Anglet, les marées d’équinoxe de 1963, les tempêtes de 1965, 1966, 1968 et 1972, les durs hivers de 1973 et 1974 attaquèrent la seule défense frontale, le mur de quai de la Chambre d’Amour. L’hiver de 1975 aura raison de la piscine et de ses “cabanas”, l’hôtel Marinella étant déjà englouti sous les flots malgré les enrochements latéraux installés devant le VVF, les Sables-d’Or, et Marinella en 1974. Le District BAB de l’époque a alors confié au Laboratoire central hydraulique de France une étude sur le modèle réduit de la côte angloye qui a conduit à la création, de 1975 à 1977, de six épis perpendiculaires au littoral pour stabiliser la côte. La digue sud (aux Cavaliers) a été construite en 1977. Tous ces ouvrages ont eu une incidence positive, même si le profil des plages s’est peu à peu modifié avec un creusement dans leur partie centrale. Régulièrement, celles-ci ont été rengraissées par du sable dragué dans l’Adour.

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DANS LA VILLE I

ENVIRONNEMENT

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Un combat sans merci est livré contre pucerons, cochenilles et aleurodes dans les serres de la Ville. Sans pesticides mais avec des insectes élevés pour devenir de dévoués auxiliaires des jardiniers. Preuve que la nature elle-même, pour peu qu’un coup de pouce lui soit donné, est capable de faire la police elle-même. Une lutte biologique qui relègue les pesticides sur les étagères.

Serres

Des insectes très zélés éraniums-lierres, lantanas, ficoïdes, santoline, verveine et sauge, des milliers de plants en pots dessinent un parterre au strict ordonnancement, tapisserie impeccable sous la verrière de la serre. On est loin du fouillis poétique d’un jardin de curé. Là, Sylvie Aguirre et Jacques Biscay, techniciens horticoles chargés de la production florale de la Ville, prodiguent quantité de soins patients aux jeunes pousses avant qu’elles n’embellissent les massifs de la ville. Très vite, le regard s’attarde sur de curieux sachets en papier blanc, pas plus grands qu’un paquet de mouchoirs, à l’effigie d’une bestiole sommairement esquissée. “Ils contiennent des milliers d’insectes microscopiques capables de s’attaquer à ceux qui ravagent les plantes, comme les pucerons, les cochenilles, les thrips et les aleurodes”, explique Jacques Biscay. Ces insectes, baptisés “auxiliaires”, sont l’arme verte de la Ville. Ils rendent obsolète l’arsenal chimique, toxique, polluant, dont l’usage intensif empoisonne la terre.

photos : R. Hélin

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JACQUES BISCAY, TECHNICIEN HORTICOLE DE LA VILLE

Depuis près d’un an, la Ville entend protéger ses plantes en serres contre les insectes et les maladies grâce à la lutte biologique, et projette d’étendre ce dispositif aux espaces verts. Il s’agit, selon la définition de l’INRA, d’utiliser des organismes vivants pour empêcher ou réduire les pertes et dommages causés par des organismes nuisibles aux productions végétales. “Sa vocation est d’être une alternative au tout chimique, poursuit Jacques Biscay. Cette lutte raisonnée fait appel aux pesticides en dernier recours et tient compte des seuils de tolérance, seuils de nuisibilité pour les plantes. Nous cherchons à combiner de façon équilibrée les moyens biologiques et chimiques, c’est-à-dire l’action des insectes auxiliaires et l’emploi de pesticides les moins toxiques pour l’environnement”. Bien sûr, parmi les zélés combattants des envahisseurs des serres, il y a la redoutable coccinelle, dévoreuse de pucerons, mais aussi l’aphibank, le thripex ou le chrysopa, par exemple. Des insectes que les techniciens horticoles de la Ville apprennent à

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manipuler. “C’est une remise en question de nos pratiques, une nouvelle approche que nous avons initiée tant il nous semblait indispensable d’agir pour l’environnement”, rappelle Jacques Biscay. Fini donc les gants, les combinaisons et autres masques de protection : les jardiniers de la Ville se transforment en entomologistes, secondés par une société spécialisée. “Nous avons établi ensemble un plan de lutte annuelle”, commente Guy Peigneguy, responsable des espaces verts de la Ville. “Tous les quinze jours, nous recevons de leurs laboratoires des levures, des bactéries ou des insectes. Chaque semaine, un ou des ravageurs sont ciblés. Quant au coût, il est d’environ 1 000 euros pour le traitement de mille six cents mètre carrés de serre”. Un coût, certes, supérieur aux traitements traditionnels, mais qui n’a pas de prix pour la planète. N.L.


On se fait une toile ! L’Office de tourisme angloy investit la toile avec un nouveau site web et un graphisme semblable à ses nouvelles brochures, inspiré de l’univers du cinéma.

photo : R. Hélin

L’Office de tourisme d’Anglet a lancé en 2008 sa nouvelle gamme de brochures lui permettant d’aller à la conquête des touristes pour les saisons à venir. Signe particulier : une identité graphique qui privilégie l’originalité et la surprise, en vantant les attraits touristiques d’Anglet en référence au cinéma. Les visiteurs sont invités à entrer dans une histoire. Les couvertures des brochures se présentent comme des affiches, comme autant de clins d’œil à certains films cultes : Fenêtre sur Anglet pour le guide des hébergements, ou Promenons nous à Anglet pour le guide des activités. Sortir des codes traditionnels pour donner une personnalité bien différenciée à Anglet par rapport aux cités touristiques voisines, en jouant sur le registre de l’émotion, voilà l’idée ! Complément de ce nouveau look : le nouveau site Internet qui en adopte l’esprit, mais offre de nouvelles fonctionnalités comme un accès direct à la centrale de réservation ou la vente en ligne depuis la page d’accueil. Le site se veut aussi très interactif, puisque les internautes pourront déposer des contributions, leurs photos de vacances, ou participer à des jeux concours et afficher les actualités sur leurs propres pages grâce aux fameux flux RSS. Enfin, les professionnels y trouvent leur propre espace ainsi que la présentation de la salle des congrès de la Chambre d’Amour. Ce petit bijou technologique a été réalisé par deux agences : Inoxia (Bordeaux) pour le graphisme et Oréalys (Toulouse) pour le développement technique. Le projet a été subventionné à hauteur de 40 % par la région Aquitaine et le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques (1). L.B. (1) Subventions respectives de 15 000 et 10 000 euros.

Protection du Pignada

Des cavaliers pour surveiller Chaque été, depuis quelques années, les cavaliers verts de la Ville sillonnent le massif du Pignada sur leurs montures appartenant au Club Hippique. Un troisième cavaliers viendra renforcer l’effectif en 2008.?Leur mission ? Protéger le milieu et prévenir les comportements à risque des utilisateurs. Les actes de malveillance, plus promptement signalés, font ainsi l’objet d’interventions plus rapides qui empêchent des dégradations importantes de la forêt. La forêt étant aussi propriété départementale, cette mesure est prise en partenariat avec le Conseil général des PyrénéesAtlantiques qui apporte son soutien financier. L.B. photo : R. Hélin

…en bref…

Tourisme

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I

DANS LA VILLE I

ÉDUCATION À LA SÉCURITÉ

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Sous la houlette de la police municipale, les élèves des écoles d’Anglet s’élancent à vélo dans leur cour d’école transformée, pour l’occasion, en piste de sécurité routière. Les prémices de leur éducation à la route.

Écoles

Sur la piste de la prévention routière la prévention routière pour Anglet. “Chaque année, près de six cent cinquante élèves des classes de CM1, CM2 et CE2 (s’ils sont en classe avec des CM1) suivent cette formation organisée par la police municipale.” Une formation qu’il dispense avec Véronique Micots, elle aussi agent de police municipale. Au programme : la théorie (les règles à respecter en tant que piéton, conducteur de cycle et passager en voiture) et des épreuves pratiques. Les cours d’école se transforment alors en pistes de sécurité routière, vaste terrain d’expérimentation des apprentis conducteurs. Respect de la signalisation et des autres usagers, slaloms, déplacements de plot, esquives d’obstacles sur la voie et en hauteur, freinages précis, la piste devient parfois une piste aux étoiles. “Pour beaucoup, déplacer un plot de la main droite et le reposer de la main gauche à un endroit précis tient de l’exploit, constate Brahim Fangari. Certains ne savent pas non plus tenir leur guidon d’une main. Difficile dès lors de tendre le bras pour prévenir de son intention de tourner”.

lus de cent soixante-dix enfants âgés de 6 à 9 ans et près de trois cents de 10 à 12 ans ont été victimes d’un accident à vélo, selon les chiffres de 2006 publiés par l’association de Prévention routière. Plus que jamais l’éducation routière est à l’ordre du jour. Elle s’inscrit à Anglet dans le cadre de l’action menée par le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance présidé par le maire. Une éducation commencée dès le plus jeune âge, et au cours de laquelle les enfants doivent apprendre les règles essentielles du code de la route, à manœuvrer leur vélo mais aussi, et surtout, à maîtriser leur comportement. “Savoir faire du vélo, ce n’est pas seulement une question d’équilibre”, explique Gérard Planchon, formateur à la Prévention routière. “C’est aussi maîtriser complètement son deux-roues et découvrir la circulation. Et cela s’apprend” (1). Cela s’apprend avec ses parents et à l’école.

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photo : R. Hélin

SORTIE EXPÉRIMENTALE SUR LES PISTES CYCLABLES D’ANGLET Encadrée par la police municipale, la sortie à vélo de la classe de CE2 de l’école Évariste-Galois a permis de mettre en pratique les règles de sécurité.

Si l’éducation routière est obligatoire, les ateliers de prévention sont à l’initiative des collectivités territoriales depuis que la police nationale s’est déchargée de cette fonction. “Depuis trois ans, des ateliers sont menés dans les dix écoles de la ville”, explique Brahim Fangari, agent de police municipale et responsable de 12 ANGLET MAGAZINE N° 92

Mais la maîtrise du code de la route et du vélo seraient vaines sans maîtrise de soi. “Les programmes de formation ne doivent pas donner le sentiment que la tâche du conducteur se réduit essentiellement au maniement du véhicule. Sinon, on crée un terrain défavorable à l’émergence d’un comportement de sécurité au volant”, insiste Emmanuel Renard, directeur de l’éducation à l’association Prévention routière (1) au sujet de la conduite automobile, mais dont les propos peuvent s’appliquer au vélo. Une dimension essentielle de la sécurité routière que les agents de la police municipale ont à cœur de transmettre aux enfants. À l’issue de la formation, le meilleur conducteur est retenu pour représenter l’école au challenge départemental organisé par la Prévention routière et reçoit un diplôme. Aux autres une attestation de participation est remise, qui ne doit pas être confondue avec l’APER, l’attestation de prévention d’éducation routière délivrée par l’enseignant. Autant de jalons d’un comportement responsable sur la route. N.L. (1) Circuler autrement mai/juin 2008, revue de l’association Prévention routière.


…en bref…

Sables-d’Or

Illustration Mairie d’Anglet

Un bâtiment technique L’an dernier le littoral a fait peau neuve avec la nouvelle salle des Congrès, les espaces publics repensés aux Sables-d’Or et, dernièrement, le bâtiment qui abrite la concession “Le Petit Resto” qui s’est refait un nouveau look. Il restait à trouver un emplacement pour loger des sanitaires publics, des locaux techniques et des vestiaires pour le personnel d’entretien du littoral. Cet agencement a pu être réalisé entre les Sables-d’Or et Marinella, en lieu et place du petit local technique servant au bassin d’infiltration du ruisseau Barbot. Ces locaux sont installés dans un bâtiment conçu et réalisé par les services techniques municipaux sur une centaine de mètres carrés. Pour s’intégrer dans l’environnement, la construction a une faible hauteur au faîtage, des clins en façade, et elle est garnie de plantations pour s’insérer dans les coulées vertes de l’avenue des Goélands.

Sens unique à Chassin La mise à sens unique de la rue de Chassin s’est concrétisée ce printemps. Le projet présenté lors de la réunion d’information des riverains en décembre 2006, expérimenté en 2007, comprend la mise en sens unique de la rue de Chassin (du sud vers le nord) et de la rue de Plantecoude (du nord vers le sud), le maintien du double sens sur la rue André-Brousse jusqu’au rond-point des Cinq-Cantons, et l’aménagement d’un mini-giratoire avec anneau central franchissable au niveau du carrefour des rues Brousse, Château-d’Eau, Lamigotte et Chassin. Les travaux définitifs ont commencé le 21 avril et s’étaleront sur dix mois. On en rappelle ici les objectifs : pacifier les conditions de circulation, améliorer le confort et la sécurité des piétons, organiser le stationnement et l’accès aux commerces et, enfin, embellir l’espace public. Ces travaux se dérouleront selon les phases suivantes : assainissement (renforcement du réseau pluvial), eau potable (reprise de la canalisation principale et des anciens branchements particuliers), mise en souterrain des réseaux aériens, et restructuration de l’espace.

photo : R. Hélin

Les travaux ont démarré

Allée des Cèdres

photo : R. Hélin

Une voirie améliorée La petite allée des Cèdres au cœur d’Anglet Saint-Jean reste une voie privée. Mais la présence de certains services publics à proximité (Maison pour tous, villa Beatrix Enea) et la construction de la résidence “Roland-Barthes”, dédiée au logement étudiant avec soixante-seize chambres et quatre-vingt-seize emplacements de stationnements, augurent une augmentation de la fréquentation. La rue est actuellement en travaux. Les réseaux d’eaux usées et pluviales ont été restructurés. Les travaux de voirie sont en cours ce mois de juin. La chaussée et les trottoirs sont repris et dix-neuf places de stationnement en enclave doivent être créées. Pour ralentir la vitesse, un effet de chicane est prévu. Si les riverains peuvent circuler dans les deux sens, l’allée des Cèdres reste une impasse, l’accès par l’avenue de Bayonne sera donc interdit par des bornes et barrières qui ne permettront que le passage des piétons et des cyclistes.

Avenue de l’Adour

Des jeux de rue photos DR

Ce n’est pas pour déplaire aux riverains ou aux cyclistes de passage qui veulent faire une petite pause, en compagnie des enfants. Les nouveaux jeux de rue ont investi l’avenue de l’Adour ce printemps : tourniquet, jeux à ressort, toboggan avec à proximité une petite aire de pétanque, trois tables de pique-nique, un petit parking à vélos et des bancs. Cet espace a été aménagé pour parfaire à la restructuration de l’avenue réalisée par la Communauté d’agglomération et la Ville, sur un délaissé de terrain, arboré et ombragé, géré par la Chambre de commerce et d’industrie qui a donné une autorisation d’occupation.

La sculpture orphie

photo : R. Hélin

Version nocturne La sculpture de Claude Viseux, dont l’atelier est installé à Blancpignon, s’élève depuis quelques mois au centre du rond-point de la rue Rénéric et de l’avenue de l’Adour. L’œuvre inspirée de l’orphie, poisson de mer à la longue mâchoire effilée, conçue en métal rouge et noir par l’artiste, est désormais mise en valeur la nuit. L’aménagement paysager a été traité avec simplicité et légèreté afin que l’œuvre de Claude Viseux devienne le symbole de l’entrée du quartier de Blancpignon. L’esprit d’ouverture vers l’Adour a été conservé, avec un revêtement de galets blancs. Les bordures métalliques galvanisées ont été préférées à du béton classique. Le faisceau d’un spot encastré dans la sculpture lui donne du relief en faisant ressortir ses lignes, tandis que des plots lumineux sur le pourtour l’éclairent en entier. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise SDEL avec la participation du Centre technique municipal. L.B. 13 ANGLET MAGAZINE N° 92


© I. Palé

DOSSIER

PLAN LOCAL D’URBANISME

LA VILLE AUTREMENT 15 ANGLET MAGAZINE N° 92


L’actuel plan local d’urbanisme d’Anglet (PLU) va être modifié puis révisé. Deux démarches lancées simultanément pour traduire et servir de cadre à la nouvelle volonté politique de développement urbain, portée par la nouvelle équipe municipale. Explications.

L’élaboration du plan local d’urbanisme d’Anglet, actuellement en application, date de 2003. À l’époque cette révision visait, entre autres, à remplacer les anciens plans d’occupation des sols d’Anglet et de Chiberta, deux POS qu’il fallait réunir en un seul document, suite à la loi SRU. Après un an de procédure, le PLU d’Anglet avait été approuvé le 30 juillet 2004 par la Communauté d’agglomération du BAB – cette dernière est, en effet, compétente pour mener les démarches réglementaires concernant l’élaboration et les adaptations des PLU intéressant les trois communes du BAB. Cinq ans après, la Communauté d’agglomération est saisie par le Conseil municipal d’Anglet pour engager la modification et la révision du PLU d’Anglet, pour adapter cet outil aux enjeux de demain, et tout particulièrement à celui du logement.

ans une délibération du 28 avril dernier, le conseil municipal a pris une importante décision : engager la modification et la révision de l’actuel plan local d’urbanisme d’Anglet. Un plan local d’urbanisme (PLU) est un document majeur pour une ville. Héritier des anciens plans d’occupation des sols qui déterminaient pour chaque parcelle les possibilités de construire, le PLU est aujourd’hui beaucoup plus que cela, depuis que la loi Solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) l’a orienté vers de nouveaux principes de gestion économe et équilibrée des sols. Le PLU est un document prospectif, dans lequel le projet urbain de la commune est clairement affiché dans son projet d’aménagement et de développement durable (PADD), clé de voûte du PLU. Ce dernier assure également la traduction juridique du projet en réglementant les droits à construire sur le territoire communal, qui sert ensuite de référence à tous les postulants à la construction ou à l’aménagement.

© I. Palé

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Un PLU repose sur un projet d’aménagement et de développement durable (PADD). La nouvelle majorité, par la voix de son adjoint délégué à l’urbanisme JeanPierre Voisin, partage pour l’essentiel les orientations de l’actuel PADD. Ce dernier, présenté le 19 mars 2003 au conseil municipal, reposait sur certaines orientations : dynamiser le développement résidentiel et social, poursuivre et conforter le développement économique, valoriser le cadre de vie, renforcer le niveau des équipements publics, protéger les paysages, etc. Toutefois, c’est sur les aspects concrets du règlement que le désaccord s’était fait entendre en son temps : “les principes énoncés sont généreux, mais les outils mis en œuvre ne permettent en aucun cas d’atteindre les objectifs énoncés” déclarait déjà Jean-Pierre Voisin, s’exprimant au nom de l’opposition (Journal Sud Ouest du 4 avril 2004). La critique sur les insuffisances du PLU s’appuyait notamment sur les observations du préfet qui relevait à l’époque des “insuffisances dans le descriptif des moyens à mettre en œuvre pour le développement du logement social et une réglementation des hauteurs et des densités trop contraignantes pour la production sociale en accession et locative”. La phase d’enquête publique avait suscité la mobilisation des associations de quartier angloyes, le commissaire enquêteur avait conclu à un avis favorable assorti de nombreuses réserves, levées par la suite, avant l’adoption définitive du PLU en juillet 2004. Aujourd’hui, même constat : le PLU a des insuffisances et se doit aussi d’évoluer pour s’adapter aux besoins de la ville (voir entretien).


DOSSIER LA VILLE AUTREMENT

LE PLAN DE ZONAGE DE L’ACTUEL PLU La cartographie, actuellement divisée en quatre grandes zones, connaîtra des évolutions pour mieux répondre aux besoins de logements.

PETIT LEXIQUE PLU : plan local d’urbanisme. Il se compose de documents écrits et cartographiques (rapport de présentation, projet d’aménagement et de développement durable, PADD, documents graphiques, règlement écrit, annexes). PADD : projet d’aménagement et de développement durable. Pièce maîtresse du PLU, ce document exprime le projet urbain, les choix retenus pour l’ensemble de la commune. Il fait partie des pièces du dossier. Modification du PLU : possible sur un PLU en cours de validité à condition de ne pas porter atteinte à l’esprit du PADD, ne pas réduire un espace boisé classé, une zone agricole ou une zone naturelle et forestière, ou une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, des paysages ou des milieux naturels, et ne pas comporter de risques de nuisance. Révision du PLU : traduction d’une volonté de changer le projet communal. Voir ci-dessous. Agenda 21 : Démarche dans laquelle les pratiques et actions et politiques de la Ville sont appréciées et décidées avec la population au regard du développement durable, et qui doit aboutir à un programme d’actions de développement durable pour le XXIe siècle à l’échelle locale, au croisement de politiques environnementales, sociales et économiques.

Quatre ans plus tard, en engageant la modification et la révision du PLU, la nouvelle majorité veut donc se donner les moyens d’atteindre les objectifs de l’article L 121-1 du Code de l’urbanisme. Selon le texte, le PLU détermine les conditions permettant “d’assurer l’équilibre entre le renouvellement urbain et un développement urbain maîtrisé, le développement de l’espace rural, d’une part, et la préservation des espaces naturels”. Il vise aussi à “assurer la diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale en prévoyant les capacités de construction pour satisfaire les besoins en matière d’habitat et d’activités […], à avoir une gestion économe et équilibrée des espaces ; […] assurer la maîtrise des déplacements, la préservation des milieux, la réduction des nuisances et la prévention des risques naturels”. En conclusion, la Ville lance une vaste réflexion collective et concertée, dans laquelle chacun est impliqué. Ce PLU, on le voit, est un enjeu majeur pour Anglet, puisqu’il anticipera son organisation, sa croissance, ses aménagements, la maîtrise du foncier… En un mot, au travers de ses choix, l’avenir de ses habitants. L.B.

LES GRANDES ÉTAPES DE LA RÉVISION DU PLU D’ANGLET Délibération en conseil municipal (et de l’organisme intercommunal, engageant la procédure, ici la CABAB) - Notification de cette délibération aux préfet, conseil général, conseil régional, chambres consulaires… Engagement des études et phase de concertation - Débat relatif aux orientations du PADD en conseil municipal. Arrêt du projet par délibération du conseil municipal et de l’organe délibérant de l’établissement public intercommunal (CABAB). Phase de consultation : transmission pour avis au préfet et aux personnes publiques associées. Enquête publique : désignation d’un commissaire enquêteur qui rédigera un rapport de conclusions motivées. Approbation : délibération du conseil municipal (ou de l’organisme intercommunal, engageant la procédure, c’est-à-dire la CABAB) après prise en compte le cas échéant des observations et avis.

(1) Loi du 13 décembre 2000.

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ENTRETIEN

Jean-Pierre Voisin Adjoint au maire, délégué au développement urbain, à l’urbanisme et aux travaux.

photo : R. Hélin

“Développer Anglet en préservant son identité” Anglet Magazine : La demande de modification et de révision du PLU est l’un des premiers actes de la nouvelle municipalité… Quel est son objectif ? Jean-Pierre Voisin : Réviser le PLU sert à mettre en œuvre une politique. Une révision régulière est en outre nécessaire car le contexte et les problématiques de la commune évoluent rapidement. Dans son état actuel, le PLU ne prend pas assez en compte la diversité et l’identité de nos quartiers. L’absence de choix clairs sur la majeure partie du territoire angloy a conduit a des effets négatifs : gaspillage du foncier, banalisation des architectures, difficultés sur certaines parcelles. Il faut donc avoir un regard plus fin, “zoomer” pour agir à l’échelon “micro-local” afin de préserver cette diversité et cette identité angloyes qui font notre richesse. Notre ville doit pouvoir garder son âme et se développer. D’autre part, notre patrimoine bâti remarquable doit être protégé et intégré au PLU, sans pour autant figer les choses. Enfin Anglet doit pouvoir grandir pour devenir “Anglet pour tous” et pas seulement une ville pour les plus favorisés. La construction de logements doit permettre l’accession sociale à la propriété et préserver la mixité sociale dans nos quartiers.

© balloïde-photo

A.M. : Vous insistez particulièrement sur cet aspect de “logement pour tous”. J.-P. V. : Oui, car nos concitoyens doivent pouvoir continuer à vivre dans leur ville, où ils travaillent et ont leurs habitudes. Il faut éviter l’exode des jeunes, pénalisés par le prix de plus en plus élevé des logements. Anglet n’a pas vocation à vivre uniquement pendant la saison estivale. Le logement dit social s’adresse à la grande majorité des Angloys. Si le revenu mensuel net de votre foyer fiscal est inférieur à 3 602 euros, pour une famille avec deux enfants, vous pouvez prétendre à un appartement HLM. On le voit avec ces revenus plafond, ce ne sont pas des logements pour pauvres ou précaires, mais destinés à tous, vous et vos enfants peut-être. Malheureusement aujourd’hui Anglet manque de ces logements pour tous. Notre volonté : rattraper le retard accumulé depuis des années. 18 ANGLET MAGAZINE N° 92

A.M. : Pourquoi partir simultanément sur une modification et une révision du PLU ? J.-P. V. : La procédure de modification, plus simple et plus rapide, va nous permettre d’imposer un pourcentage de logements sociaux réglementaire dans les opérations de logements collectifs. Cela contribuera à améliorer les choses, même si l’on ne répond pas à tous les besoins par ce moyen. Elle nous permettra de répondre aux spécificités du quartier de la Chambre d’Amour en matière de constructibilité. Enfin, elle va nous permettre de cibler des terrains mis en emplacements réservés pour réaliser de futurs programmes de logements sociaux. Parallèlement, nous engageons une procédure de révision du PLU, plus longue, pour reconsidérer l’ensemble des éléments déterminants tels que le PADD, les règlements, etc. A.M. : La future révision du PLU d’Anglet tiendrat-elle compte des autres outils de planification urbaine tels que le schéma de cohérence territoriale (SCOT) ou le plan de déplacements urbains (PDU) ? J.-P. V. : Quand on travaille sur la ville, on se préoccupe aussi de ce qui fait la ville, ses commerces, ses services, ses équipements publics et, bien sûr, les déplacements. Un chiffre est édifiant : 87 % des déplacements dans notre ville se font en voiture, seulement 2 % par les transports en commun ! Tout une réflexion reste à conduire en cohérence avec le futur plan de déplacements urbains et il faudra changer nos comportements. Pour que vive la ville, pour éviter une asphyxie programmée, il faudra à terme dans nos rues moins de voitures et plus de bus ! Le PLU s’inscrira dans cette logique de développement durable. A.M. : La démarche prochaine d’Agenda 21 intéressera-t-elle la révision du PLU ? J.-P. V. : Bien sûr. Nous sommes même au cœur du sujet. Tout d’abord, la démarche de révision du PLU intègre un certain nombre de préoccupations écologiques, comme les eaux de ruissellement ou les voiries adaptées aux circulations dites “douces ”, à pied ou à vélo. Les principes du développement durable qui guident un Agenda 21 doivent être mis en œuvre de manière globale et transversale, idem pour le PLU. Enfin, un Agenda 21 est une méthode qui repose sur une démarche participative. Or, toute la phase d’élaboration du PLU doit permettre aux gens de s’impliquer sur le devenir de leur ville. Grâce à la participation des citoyens, les arbitrages des élus tiendront mieux compte des réalités du terrain. Les décisions sont toujours meilleures lorsqu’elles s’appuient sur le vécu de nos concitoyens.


DOSSIER LA VILLE AUTREMENT

Parc immobilier

Des logements pour tous À la faveur de la loi portant engagement national sur le logement (ENL), Anglet vient de voter deux mesures pour lutter contre la rétention foncière des terrains, et remettre sur le marché des logements vacants.

Deux nouvelles mesures ont été votées par la nouvelle majorité. Jean-Pierre Voisin, l’élu angloy délégué à l’urbanisme, présentait le dispositif en ces termes lors de la séance du conseil municipal : “en instaurant ces deux taxes, nous poursuivons un seul but : réduire les tensions qui se sont traduites par une hausse considérable du prix des logements pour la population”. “Nous voulons faire baisser la spéculation en augmentant l’offre.” Quelles sont ces deux mesures ? Dans son article 24, le texte de loi donne la possibilité aux Villes de majorer la valeur locative cadastrale sur les terrains constructibles qui restent non bâtis. Or, contrairement à une idée reçue, il y a des terrains constructibles aujourd’hui disponibles sur Anglet : trente-quatre hectares environ. Par cette disposition, il s’agit d’inciter les propriétaires à mettre leur bien sur le marché pour faire baisser la pression sur les prix. La taxe sur les terrains non bâtis ne s’applique pas aux terrains inférieurs à 1 000 m2, aux parcelles supportant une construction passible de la taxe d’habitation ou de terrains classés depuis moins d’un an dans les zones urbaines du PLU. Elle a donc été adoptée le 28 avril dernier par le conseil municipal. L’article 47 offre aux communes la possibilité d’assujettir des logements vacants à la taxe d’habitation. Elle ne concerne que les locaux vides depuis plus de cinq ans. Pour les propriétaires qui choisiront de rénover pour louer, les dispositifs d’aide des opérations d’améliorations de l’habitat (OPAH) du PACT, déjà en vigueur sur Anglet, pourront s’appliquer pour les propriétaires les plus modestes. “Ce sera du gagnantgagnant !” avait annoncé l’élu avant le vote. “D’autant

plus que les ressources nouvelles engendrées par ces deux mesures, permettront à la Ville d’investir dans le logement social, avec une hausse de la taxe d’habitation, payée par tous, bien inférieure à l’inflation” précise Jean-Pierre Voisin.

La loi du 13 juillet 2006 “Engagement national pour le logement”, dite loi Borloo, est le volet législatif du Pacte national pour le logement, qui vise à relancer la construction de logements. Elle comporte une série de dispositifs pour faciliter la construction de nouveaux logements sociaux, aider les collectivités locales à construire, favoriser l’accession sociale à la propriété pour les revenus les plus modestes, encourager le développement du logement locatif privé intermédiaire et social… C’est dans le premier chapitre de mesures pour faciliter la construction de nouveaux logements sociaux que figure le rééquilibrage de la fiscalité locale en faveur du logement, à savoir la possibilité pour les communes de taxer les plus-values nées de la constructibilité de terrains auparavant non-constructibles, ou de taxer la rétention de terrains constructibles par une majoration de la valeur locative cadastrale. L.B.

photo : R. Hélin

La loi Engagement national pour le logement (ENL)

photo : R. Hélin

Le manque de foncier est la cause première de la difficulté de développer le parc social de logements. Bien des communes, dont Anglet, n’atteignent pas le seuil légal des 20 % fixé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) et payent une amende annuelle pour ce manquement (1). Mais, aujourd’hui, le logement est devenu la priorité de la nouvelle équipe municipale, préoccupation que l’on retrouve au niveau national. La loi ENL, dite loi Borloo (voir encadré) témoigne de cette nécessité. Et surtout, elle donne les moyens aux collectivités locales de s’impliquer avec des outils réglementaires et fiscaux. La Ville avait eu recours partiellement à ce texte en septembre 2006. Les dispositions de l’article 26 avaient permis de taxer les plus-values sur les terrains devenus constructibles et vendus pour la première fois… Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (voir ci-dessous). Mais la loi offre d’autres possibilités, que se sont appropriées les élus angloys, pour lutter contre la rareté foncière.

EN SAVOIR PLUS www.logement.gouv.fr (1) Au 1er janvier 2007, Anglet avait 9,20 % de logements sociaux (1 645 logements pour 17 871 résidences principales).

LE CONSEIL MUNICIPAL A DÉLIBÉRÉ TROIS FOIS SUR LE DISPOSITIF BORLOO… Le 28 septembre 2006 : Une taxe forfaitaire (10 % des 2/3 du prix de cession) a été instituée sur la cession des terrains nus rendus constructibles du fait de leur classement dans le PLU (art. 26 de la loi du 13 juillet 2006). La décision s’applique depuis le 1er janvier 2007. Le 28 avril 2008 : Il est désormais possible d’assujettir à la taxe d’habitation des logements vides depuis plus de cinq ans. La mesure entre en vigueur le 1er janvier 2009. Le 28 avril 2008 : Il est désormais possible de majorer la valeur locative cadastrale des terrains constructibles d’une valeur forfaitaire de 2 euros par mètre carré. Cette mesure ne s’applique pas sur les parcelles inférieures à 1 000 m2, sur les parcelles construites, ou classées depuis moins d’un an en zone urbanisée. La mesure entre en vigueur le 1er janvier 2009.

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RENCONTRE

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ATELIER

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Une belle adresse. Dans le domaine de Notre-Dame-du-Refuge, à deux pas du couvent des Bernardines, l’Atelier pour tous a installé ses locaux dans l’une des maisons de la congrégation. Marinette Routy est aux manettes de cette association récente qui multiplie les activités : dessin, musique, confection de meubles en carton, ou encore jardinage. Avec un credo : que l’Atelier pour tous devienne un réflexe pour tous ceux qui se sentent seuls.

L’Atelier pour tous

photo : R. Hélin

Ensemble, c’est tout

MARINETTE ROUTY Créatrice de l’Atelier pour tous, un lieu chaleureux pour pratiquer des activités manuelles ou artistiques.

Anglet Magazine : Pouvez-vous présenter L’Atelier pour tous ? Marinette Routy : Cet atelier ouvre ses portes tous les après-midi, de 14 h à 19 h. Plus d’une activité y est proposée : dessin, peinture, musique, tricot, couture, confection de vitrines miniatures, de meubles en carton, informatique et jardinage. Il y a même une initiation à la langue des signes et au braille. Une salle est dédiée à chaque activité. Bien souvent, les idées de nouvelles activités viennent des élèves eux-mêmes. Par exemple, le jardinage. Nous avons un vaste jardin dans lequel nous aimons nous détendre. Pourquoi ne pas l’embellir, y cultiver fleurs, tomates, radis et salades ? Aujourd’hui, je cherche un professeur de modelage et de mosaïque. L’atelier dessin expose ses créations lors de manifestations comme Peintures en liberté, sur la place des Cinq-Cantons. L’Atelier pour tous a aussi participé à la journée handicap et culture à Biarritz. A.M. : Quelle est votre spécificité ? M.R : Les groupes ne dépassent pas les cinq personnes. Les leçons de musique et d’informatique sont des cours particuliers. Je suis tout particulièrement attachée à la qualité de la relation et de l’apprentissage. Le professeur doit avoir le temps de s’occuper de chaque participant et de nouer une relation de confiance. Chacun doit se sentir entouré. Personne ne reste seul. Pour cette raison, nous sommes toujours trois à l’Atelier : le professeur de l’activité et deux personnes chargées de l’accueil. A.M. : Pourquoi avoir voulu préciser “pour tous” ? M.R. : C’est le cœur du projet et sa très grande richesse. J’ai voulu que cet atelier soit ouvert à tous. C’est-à-dire qu’il accueille aussi des personnes malentendantes, sourdes ou malvoyantes. Sans oublier celles qui souffrent de solitude. L’Atelier pour tous est un lieu chaleureux où vous pouvez passer prendre un café et discuter en toute simplicité. L’endroit se prête à la convivialité. En effet, nous louons à la congrégation des servantes de Marie et des Bernardines une maison avec un vaste jardin à deux pas du couvent, du cimetière aux tombes de sable ornées d’une croix de

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coquilles Saint-Jacques, et du magasin de primeurs des Sœurs. Ces lieux dégagent une grande sérénité propice au partage. Je crois profondément qu’une présence, un sourire, peuvent faire du bien à l’autre, cet autre que je ne connais pas, qui est différent, mais que je choisis de rencontrer tout simplement. A.M. : Comment est né cet atelier ? M.R. : C’est une aventure de RMIste ! Éducatrice de formation, j’ai été en poste longtemps dans un établissement accueillant des élèves de la 6è au baccalauréat, un établissement lié à Notre-Dame-de-Salérans (Hautes-Alpes). Puis, j’ai été responsable de l’hôtellerie de la maison d’accueil de cette institution. À la suite d’un sérieux problème de santé, j’ai dû démissionner. Je suis revenue vivre au Pays basque dont je suis originaire. Je me suis retrouvée au RMI. J’ai décidé d’apprendre la langue des signes, une formation financée par l’ANPE. Je voulais monter un projet pour des sourds, mais je me suis rendu compte qu’ils n’étaient pas les seuls à souffrir de solitude. Je l’ai donc élargi à toutes les personnes qui cherchent à ne pas se replier sur elles-mêmes qu’elles aient ou pas un handicap. Résultat : l’Atelier pour tous est un lieu de brassage formidable où se côtoient des personnes de tous horizons. Pour favoriser les échanges avec les malentendants, j’enseigne gratuitement la langue des signes. Aujourd’hui, je suis salariée à mi-temps de cette association. Je suis dans le droit fil de mes engagements, moi qui n’ai cessé tout au long de ma vie de me tourner vers les autres, que ce soit à la Croix-Rouge ou à Amitié et Espérance. N.L. L’ATELIER POUR TOUS : 102, AVENUE DE MONTBRUN. TÉL. 06 86 94 85 13. E-MAIL. : latelier.pourtous@yahoo.fr TOUS LES APRÈS-MIDI DE 14 H À 19 H ET LE SAMEDI À PARTIR DE 10 H. COTISATION ANNUELLE : 11 EUROS. TARIFS : UN ATELIER 4 EUROS. PAR MOIS : 15 EUROS. TARIF DÉGRESSIF POUR PLUSIEURS ATELIERS. DEMI-TARIF POUR LES PERSONNES BÉNÉFICIANT DES MINIMA SOCIAUX.


Chocs esthétiques Lumière ensorcelleuse Anglet 1609, le temps des sorcières

ARTS EXPOSITIONS CONCERTS

Marchés nocturnes

FÊTES

Peintures en liberté

ACTUALITÉS

Festival des chineurs Forum des associations Fête de la mer Fête nationale Cabanas Plages musicales Récitals d’orgue Beethoven en Côte basque Pas de basque Nuit des étoiles Intervilles Anglet-Dax 21 ANGLET MAGAZINE N° 92


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EXPRESSION

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JUMELAGE ANGLET-ANSBACH

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À l’occasion du quarantième anniversaire du jumelage d’Anglet et Ansbach, en Bavière, la galerie Georges-Pompidou accueille les peintures de l’Allemand Peter Casagrande, artiste contemporain inspiré. À la villa Beatrix Enea sont accrochées des gravures d’autres grands noms : Max Ernst, Hans Bellmer, Paul Wunderlich, Peter Klasen, Dorothea Tanning et Georges Visat. Des œuvres issues de collections Visat et privées.

Artistes allemands

Chocs esthétiques a galerie Georges-Pompidou est à la mesure des tableaux de Peter Casagrande, des huiles sur toile de grand format “qui naissent lors d’un processus de peinture effréné. De nombreuses couches se superposant par des larges plages de couleurs.” (1)

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Peter Casagrande est né en 1946, en Bavière. Il vit et travaille à Munich et en Italie. Son œuvre est ainsi commentée par Laurence Izern, directrice de la galerie Protée à Paris : “Il a toujours voulu saisir l’espace, grimper dans ses volutes en tourbillons, se nouer aux courants ascendants, s’éclabousser de poussières d’étoiles, se perdre dans cette immensité avalée goulûment. Car l’espace, objet de son désir, est fait pour être conquis, non pour être contemplé. […] Casagrande est dans cette tradition conquérante du romantisme allemand. Pour l’œuvre à venir, il mobilise sa force physique, les formats de huit mètres excitent sa convoitise. Il y a dans sa pratique de la peinture, du chorégraphe dont les arabesques tracent de fougueuses écritures, de l’artificier audacieux qui déclenche et maîtrise les explosions colorées, orages cosmiques qui dilatent l’espace de la toile, de l’amant qui la flatte avec rudesse dans ses

photos DR

PETER CASAGRANDE Sans titre

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transparences raffinées qui font filer les errances et accentuer les mouvances de champs lourds de matière picturale. Casagrande déploie une dépense paroxystique d’énergie pour traquer la beauté, celle qui est au cœur de toute création et de la vie naissante, peut-être est-elle l’antidote qui voile, le temps de l’œuvre, l’angoisse face au sens incompréhensible du monde.” Autre lieu, autre approche de l’art. À la villa Beatrix Enea, sont présentées des gravures de Max Ernst, Hans Bellmer, Paul Wunderlich, Peter Klasen et Dorothea Tanning, le plus grand nombre appartenant à la collection Georges Visat (1910-2001). Célèbre graveur et éditeur de livres d’art, Georges Visat édite les gravures signées de Max Ernst, Matta, Bellmer, Alechinsky, Magritte… Parallèlement à ses activités de graveur et d’éditeur, il reprend ses recherches picturales qu’il avait abandonnées et s’y consacre pleinement dans les années soixante-dix. Magnifique occasion donc d’approcher l’œuvre de Max Ernst (1891-1976) et de s’inscrire dans le contexte d’un travail de mémoire puisque Max Ernst et Hans Bellmer, artistes juifs, ont été internés au camp des Milles en 1940. Artiste majeur du XXe siècle, Max Ernst se consacre à la peinture dès 1910. Il s’initie à l’expressionnisme allemand et fonde le mouvement Dada à Cologne, bientôt rejoint par Arp. Il crée alors ses collages réalisés à partir de gravures, de vieux catalogues et d’illustrations. Installé à Paris, il participe au mouvement surréaliste. Frottage, empreintes, grattage, dripping (écoulement par oscillation), il multiplie les recherches sur les techniques susceptibles de favoriser l’imaginaire et les images inconscientes. Luimême situe son œuvre “au-delà de la peinture” tant il élargit le champ assigné jusqu’alors à l’expression plastique. Les œuvres accrochées à la villa Beatrix Enea rappellent deux thèmes chers à Max Ernst : le cercle et les oiseaux. Mariée à Max Ernst, Dorothea Tanning est né en 1910 aux États-Unis. Elle découvre le surréalisme à l’occasion de l’exposition “Fantastic-art Dada, sur-


GEORGES VISAT Vol au vent, 34/45

HANS BELLMER Les Mains Briques, HC

realism” de 1936 qui oriente définitivement son expression artistique. Ses sujets de prédilection sont les fantasmes de la femme et l’enfance devant les plaisirs coupables. D’érotisme, il est aussi question avec Hans Bellmer (1902-1975), auteur d’une riche œuvre subversive de sculptures-objets, photographies, peintures et dessins. Il mène une réflexion inédite sur le corps à travers sa provocante poupée grandeur nature, faisant de cet objet fétiche une création de référence pour l’expression érotique contemporaine. Autre œuvre présentée, celle de Paul Wunderlich. Peintre, sculpteur, graveur, lithographe, il vit actuellement à Hambourg. Il modèle les formes par tout un jeu d’ombres sur des compositions presque monochromes, et décrit des personnages féminins légèrement voilés ou parfois quelque peu dévêtus, à la ligne très étirée, évoluant dans des décors étranges, presque désertiques que ne hantent que de mystérieuses silhouettes d’hommes ou d’animaux. Le corps féminin, l’œuvre de Peter Klasen s’en saisit aussi. Mais il est morcelé, tiré d’affiches publicitaires, une constante de son œuvre jusqu’en 1973. Il est le pionnier de la figuration narrative. Puis il poursuit le repérage de l’iconographie urbaine et cherche à en dévoiler la face cachée. Le regard aigu qu’il porte sur le monde est un témoignage de notre environnement urbain et social. N.L.

DOROTHEA TANNING Lithographie

PAUL WUNDERLICH Femme au fauteuil, 1/XX

(1) Revue Azart, n° 29. GALERIE GEORGES-POMPIDOU, DU 28 JUIN AU 6 SEPTEMBRE. VILLA BEATRIX ENEA, DU 28 JUIN AU 21 SEPTEMBRE. RUE ALBERT-LE-BARILLIER. DU MARDI AU SAMEDI, DE 10 H À 12 H ET DE 14 H À 19 H. ENTRÉE LIBRE. INFORMATIONS AU SERVICE DES AFFAIRES CULTURELLES, AU 05 59 58 35 60.

PETER KLASEN Ampoule 100 watts, 3/99

MAX ERNST Oiseaux en péril

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EXPRESSION

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SPECTACLE

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En lumière, musique et pyrotechnie, le spectacle du 19 juillet évoque 1609. Année de terreur où Pierre de Lancre, alors conseiller au Parlement de Bordeaux, traque la sorcellerie au Pays basque.

Son, lumière et pyrotechnie

Lumière ensorcelleuse

© L. Masurel

n une vingtaine de tableaux, le public, installé sur la plage de Marinella ou à ses abords, découvre le terrible périple de Pierre de Lancre, conseiller au Parlement de Bordeaux, qui poursuivit d’hypothétiques sorcières et sorciers à Anglet et au Pays basque en 1609. Tout au long de la représentation, les effets pyrotechniques et les jeux de lumière s’enchaînent, portés par la musique : Fandango arin arin (Patxi eta Batbiru), Le Bâtard de Dieu (Gilles Tinayre), Le nom de la rose (James Horner) ou Le Roi Arthur (Hans Zimmer). Daniel Szabo, le concepteur du spectacle, n’en est pas à son coup d’essai. Ses précédentes créations (“Le

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fabuleux destin de Georges Guynemer”, “Le Bal de Chiberta” et “La légende de la Chambre d’Amour”), ont enflammé Anglet, Royan, Paris et Londres. Sa volonté de toujours surprendre le conduit à utiliser des technologies dernier cri, lui permettant de laisser libre cours à son imagination. Autour de lui, il fédère artificiers, éclairagistes et techniciens du son pour mieux créer la féerie. N.L LE 19 JUILLET, À 22 H 45. PLAGE DE MARINELLA. ACCÈS LIBRE. INFORMATIONS À L’OFFICE DE TOURISME AU 05 59 03 77 01 et www.anglet-tourisme.com


Le spectacle “An 1609, le temps des sorcières” s’inspire d’une page d’histoire du Pays basque pendant laquelle, de juillet à novembre 1609, Pierre de Lancre, alors conseiller au Parlement de Bordeaux, installe son tribunal, de paroisse en paroisse, pour y juger de prétendues sorcières et sorciers.

Il était une fois...

“Anglet 1609, le temps des sorcières” n juillet 1609, Pierre de Lancre, conseiller au Parlement de Bordeaux, débarque au Pays basque à la tête d’une commission nommée par Henri IV pour “purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l’emprise des démons” (1). Très vite, la terreur s’installe : il suffit d’une simple dénonciation pour être inculpé. En quelques mois, il parcourt une trentaine de paroisses, entend des centaines de personnes, et en fait brûler une cinquantaine.

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Ce sont surtout des femmes. Sous la torture, elles avouent leur dévotion à la déesse-mère Mari, ou l’utilisation de plantes aux vertus médicinales, humbles pratiques ancestrales. En guise de vérification, Pierre de Lancre s’assure alors qu’elles portent “la marque du diable”, gravée en forme de patte de crapaud dans le blanc de l’œil. Cible privilégiée du conseiller : la benoîte. Le plus souvent une jeune fille ou une veuve, elle a la garde des clés de l’église, entretient l’autel, les linges sacrés, et les ornements sacerdotaux. Elle sonne les cloches pour les offices et pour détourner les orages et la grêle. La benoîte s’engage par contrat à servir l’Église. Ces fonctions pourraient être une survivance des diaconesses de l’Église primitive. Mais Pierre de Lancre n’y voit qu’une manifestation du mal. Elles seraient les auxiliaires zélées du malin : “Elles circulent dans l’église à travers les bancs des hommes pour recueillir les aumônes” (1) et “s’approchent de trop des prêtres libertins” (1). Des prêtres qu’il ne manque pas de poursuivre aussi. Bertrand d’Echaux, évêque de Bayonne, homme de confiance d’Henri IV, favorise alors leur évasion et intervient auprès du roi. À Anglet et dans tout le Labourd, la résistance s’organise aussi. Le retour prématuré de Terre-Neuve de cinq ou six mille

pêcheurs, aver tis que leurs femmes, mères, parentes ou sœurs étaient emprisonnées, torturées et brûlées, change la donne. Leur fureur calme les ardeurs du conseiller. Les témoins et les suspects sont cachés dans les grottes et certains accusés sont même poignardés sur les charrettes qui les transportent afin qu’ils ne dénoncent personne. Pierre de Lancre est rappelé à Bordeaux. Dès son retour, il entreprend la rédaction de son Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons, s’appuyant sur ses propres souvenirs et les minutes des interrogatoires et des jugements. Un récit de son enquête criminelle qui jette les bases de l’anthropologie du Pays basque pendant trois siècles. Pays de marge, “la lisière de trois royaumes France, Navarre et Espagne”, de montagne et “de mélange de trois langues français, basque et espagnol”, mais aussi de marins fréquentant les esprits malins de contrées lointaines : autant de raisons qui expliquent, selon lui, la présence de la sorcellerie au Pays basque, sans oublier le sens de la fête et l’amour de la danse. Persuadé d’agir pour le bien public et de l’existence d’un complot satanique contre le Royaume de France, le conseiller du Parlement persiste, en 1613, dans sa lettre au chancelier Sillery : “II est aussi mal aisé d’exterminer tout à fait par la voie de Justice les sorciers de notre frontière de Labourd et de certains autres endroits de la Guyenne, qu’à mesurer l’air et le vent qui les transporte au sabbat, ou bien encore de faire voler les montagnes dans lesquelles ils habitent”. N.L

(AU CENTRE) LE CONSEILLER PIERRE DE LANCRE Planche de Pablo Tillac, extraite de Les sorçières de Zuggaramurdi, illustré par Pablo Tillac, présenté par Claude Dendaletche. Les Éditions Aubéron.

(1) Pierre de Lancre, Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie, 1612

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L’agenda ANIMATIONS

FÊTES

Fête de la mer La mer est à la fête les 5 et 6 juillet au port de plaisance. Le Yacht-Club Adour-Atlantique (YCAA) et l’Amicale des marins et marins anciens combattants d’Anglet (AMMAC) organisent plus d’une animation : puces de mer, courses de trainières (samedi à 17 h), sorties bateau sur l’Adour, soirée plancha. Dimanche : commémoration du souvenir. Une messe sera donnée à 10 h 30 devant la capitainerie, suivie de la bénédiction des bateaux du port et du jet d’une gerbe en mer. Les 5 et 6 juillet. Port de plaisance de Brise-Lames. Accès libre.

© L. Masurel

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Marchés nocturnes

Tous les vendredis soir en juillet et août, producteurs, commerçants et artisans installent leurs étals en bord de plage. Ils vous invitent à profiter de la douceur estivale, tout en découvrant leurs produits avec le coucher de soleil pour toile de fond. Sous le signe de la convivialité et du bien-vivre. Le vendredi, en juillet et août, kiosque des Sables-d’Or, de 19 h à minuit. Informations : Office de tourisme, au 05 59 03 77 01. Site : www.anglettourisme.com

Fête nationale Pas de fête nationale sans feu d’artifice, sans flonflons et lampions. Au kiosque colonial, le trio Combo reprend les succès des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, tandis qu’au kiosque sud (face au café Zéphyr), la musique est aussi au rendez-vous. Des artistes de rue animent le promenoir tout au long de la soirée. Bouquet final avec le feu d’artifice, tiré depuis la digue de Marinella. Le 13 juillet, dès 21 h aux Sables-d’Or. Feu d’artifice à partir de 22 h 30. Informations : Office de tourisme au 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com

Peintures en liberté

© L. Masurel

La place des Cinq-Cantons se transforme en galerie à ciel ouvert. Huiles, aquarelles et pastels : des peintres amateurs présentent leurs œuvres figuratives et abstraites. Assurément, vous trouverez un petit coup de cœur à accrocher. Les 27 juillet et 24 août, en journée. Place des Cinq-Cantons. Informations : Office de tourisme, au 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com

Pour les passionnés de la chine, les collectionneurs ou les amateurs de curiosités, le festival des chineurs est le rendez-vous de l’été sur la Côte basque. Une centaine d’exposants professionnels proposent un foisonnement d’antiquités ou d’objets insolites, kitsch ou tendance, dans les allées ombragées de Quintaou. Du 5 au 6 août, en journée. Esplanade de Quintaou.

Cabanas

photo : R. Hélin

Forum des associations

Le temps d’un week-end, les associations d’Anglet montent leur stand pour mieux présenter leurs activités. Cette année, un accent tout particulier est mis sur le développement durable. Qu’elles soient sportives, culturelles, liées au loisir, à l’environnement, à la solidarité ou à la santé, il y a plus d’une association à découvrir en cette rentrée. Entrée libre. Du 6 au 7 septembre. Complexe sportif El Hogar - rue de Hausquette. Informations au 05 59 57 10 90. 26 ANGLET MAGAZINE N° 92

On ne présente plus les Cabanas, la grande fête des associations sportives d’Anglet, organisée par le service des sports de la Ville. Entre amis ou en famille, plus de trois mille personnes sont attendues chaque soir dans le village de tentes dressées entre les plages des Cavaliers et de La Barre. Un lieu unique pour se retrouver autour d’un verre, dîner, chanter et danser. Les associations sont aux fourneaux pour vous régaler de taloa, paella, ventrèche et autres spécialités. De quoi se régaler avant de s’élancer sur la piste de danse. Le 8, dès 19 h : Yo, groupe antillais ; et à 21 h : Alma Flamenca. Le 9 août, à 19 h : Cel 3, groupe de musique irlandaise ; et à 21 h : Xitoak, groupe rock. Ces soirées sont clôturées par une animation du DJ “Oncle Arthur” jusqu’à 2 h. Les 8 et 9 août, à partir de 19 h. Entre les Cavaliers et La Barre. © L. Masurel

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Festival des chineurs


MUSIQUE

Plages musicales

Pas de basque

Récitals d’orgue e

Ouverture de la XIX Académie d’Orgue d’Anglet, avec le récital d’orgue de son fondateur Raphaël Tambyeff. Pour le quarantième anniversaire du jumelage avec la ville d’Ansbach, des œuvres de compositeurs allemands ont été choisies : Bach, Buxtehude, Krieger, Pachelbel et Walther. Les musiciens français ne sont pas oubliés : François Couperin, A.-P.-F. Boëly, Didier Matry et DominiqueA. Rivolta. Toujours en l’église Saint-Léon d’Anglet, le 28 août, les participants de l’Académie joueront pour le concert de clôture. Les 18 et 28 août, à 21 h. Église Saint-Léon 4, rue de Casaubieilh. Entrée gratuite.

Beethoven en Côte basque Le festival Musique en Côte basque commémore la venue de Napoléon Ier à Bayonne, et choisit pour thème Beethoven. Pourquoi ? Il est le contemporain de Napoléon, la figure marquante de la musique à ce moment-là, et se pose en anti-despote, en miroir inversé de l’Empereur. Pourtant, Bonaparte est le dédicataire de sa 3e symphonie “Eroïca”, dédicace déchirée lorsqu’il se proclama empereur. Beethoven se dresse alors devant Napoléon, allant jusqu’à composer une fantaisie célébrant la victoire de Wellington à Vitoria lors de la déroute des Français fuyant l’Espagne. Musique en Côte basque propose un parcours dans l’univers du compositeur avec, à Anglet, le Quatuor n° 4 pour piano et cordes joué par le Quatuor Amati et Abdel Raman El Bacha. Le 9 septembre, à 21 h. Église Saint-Léon, rue de Casaubieilh. Tarifs : de 18 à 36 euros. Réservations par téléphone au 05 59 26 03 16 et site : www.musiquecotebasque.asso.fr

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© L. Masurel

Des concerts en plein air rythment les soirées d’été du littoral d’Anglet. Du kiosque sud au kiosque colonial, tout le promenoir de la Chambre d’Amour devient une vaste salle à ciel ouvert, avec des concerts gratuits ainsi que des jongleurs, des clowns, des acrobates et des contorsionnistes. En juillet, le 9 : Double Jack et Cherry Wood ; le 16 : La Fabrique à swing et Hors piste ; le 23 : Argileak et Los Hernandez ; le 30 : Sueno milonga et Terra boa. En août, le 6 : Mephisto et Klaxon ; le 13 : Candelas et Ken n’ze barbizz ; le 20 : Big band et Gladys ; le 27 : Victor & Fly amigos et Brushing brother. Les 9, 16, 23, 30 juillet ainsi que les 6, 13, 20 et 27 août. Kiosques des Sables-d’Or. Accès libre. Informations : Office de tourisme au 05 59 03 77 01.

DANSE

Fandango, danse des arceaux (arku), des petites épées (ezpata), du chef mort au combat (txontxonglio), sans oublier les mutxikoak, ikurrinari (danse du drapeau) et les merveilleuses danses de Soule (danse du verre ou zalmatzain), toute la richesse de la danse basque est à la grotte de la Chambre d’Amour cet été. Les danseurs du groupe Angeluarrak s’élancent au son des gaïtas, txistus, accordéons et tambourins, défendant une danse basque vivante et actuelle. Dès les premiers pas esquissés, le public est conquis par leur élégance et leur technicité. Les 10 et 24 juillet, à 21 h 30. Jardin de la grotte à la Chambre d’Amour. Accès libre. Informations : Office de tourisme, au 05 59 03 77 01. Site : www.anglettourisme.com

ASTRONOMIE

Nuit des étoiles Depuis sa création en 1991, l’esprit de la “Nuit des étoiles” reste le même : le ciel est à tous. Le comprendre, c’est mieux percevoir notre place dans l’univers et mieux saisir les enjeux de la préservation de la planète Terre. Dès le matin, l’atelier “La montre aux étoiles” est proposé. À la fin du Moyen Âge, les Arabes ont inventé un cadran aux étoiles, qu’ils ont appelé nocturlabe. À l’aide de la Grande Ourse et de l’étoile Polaire, cet instrument permet de connaître l’heure la nuit. Plus tard, dès le coucher du soleil, les animateurs de la Société d’astronomie populaire Côte basque plantent télescopes et autres lunettes sur l’esplanade de la bibliothèque, initient à la lecture du ciel et racontent les mythes et légendes de la nuit. Le 8 août. De 10 h à 12 h : atelier. À partir de 21 h : observation de la voûte étoilée. Bibliothèque municipale - 12, rue Albert-le-Barillier. Réservation au 05 59 52 17 55.

DIVERTISSEMENT

Intervilles Anglet-Dax Mur des champions, tournette, vachettes (dont la fameuse Rosa) et tartes à la crème, Anglet et Dax s’affrontent dans les arènes landaises, le 14 juillet prochain, à l’occasion du célèbre jeu télévisé, Intervilles. En direct, quarante-cinq athlètes des clubs sportifs de la ville et une dizaine d’enfants défendent les couleurs angloyes. Une formidable occasion de faire connaître Anglet aux six coins de l’hexagone. Un écran géant devrait être installé à la Chambre d’Amour pour suivre l’événement. Le 14 juillet, sur France 3, à 20 h 30. 27 ANGLET MAGAZINE N° 92


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PORTRAIT

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NICOLAS BACHOFFER

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L’homme est puissant. Il marche devant, mouille son maillot et vient de planter le drapeau du Pays basque au sommet du Kilimandjaro. Il avance avec le désir, chevillé au corps, de bousculer et de changer le regard sur le handicap. Portrait d’un premier de cordée.

Nicolas

© photomobile

Bachoffer 28 ANGLET MAGAZINE N° 92


Pour l’intégration, pour la socialisation, pour l’accomplissement de sa vie, le sport a toujours été son tremplin majeur. Il enchaîne les titres : champion de France de natation par équipe en 1987 ; meilleur marqueur du championnat de France de basket en 1993 ; vainqueur du marathon du Médoc en 1995 ; champion du monde de triathlon handisport 1998-1999 ; entraîneur de l’équipe régionale de basket-ball d’Aquitaine (handisport) ; vice-président d’Handisport Pays basque depuis une vingtaine d’années et, depuis un an – de cela il en est très fier –, entraîneur de l’équipe féminine de basket Anglet-Côte basque. “J’ai toujours eu envie de sortir du milieu dans lequel j’étais.” Il travaille à l’Office d’HLM, Agence Adour Côte basque depuis vingt ans. Cette agence gère le quotidien d’environ quatre mille logements de Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Saint-Martin-de-Seignanx… “À l’Office, c’est du travail relationnel très concret. Je touche la vie telle qu’elle est, je peux aider les gens…” Ce choix d’être ouvert, de sortir du carcan “handicap”, il l’a senti très tôt pour franchir, pour dépasser, pour être au-delà des limites que la maladie lui imposait… Qui n’a pas rencontré dans sa vie, une personne handicapée remontant le moral d’un bien portant et lui donnant de l’énergie pour repartir ? Nicolas est mesuré “Nous n’avons pas constamment

photo DR

Et c’est ainsi que, poursuivant son objectif de transmettre une autre image du handicap, Nicolas a participé à une expédition vers le Kilimandjaro (du 13 septembre au 8 octobre 2007) avec une marche d’approche de dix jours dans la brousse puis une ascension d’une semaine pour atteindre le plus haut sommet d’Afrique : 5 897 mètres. Le film est à couper le souffle — déjà que l’oxygène est rare ! – non par la beauté de la savane qui s’apparente souvent à une plaine rocailleuse et austère, mais par les portraits de ces différents aventuriers (quatre femmes et six hommes) qui tous repoussent leurs limites. On les voit avancer, les pieds butant sur les broussailles, les yeux aveugles cherchant à décoder le paysage, les mains accrochées et les jambes lancées en avant. Véritables “Indiana Jones”, ils ont franchi des ravins avec des cordes, fait du canoë côtoyant les hippopotames… Ils souffrent, tombent, se relèvent, s’engueulent, rigolent… Rien d’un chemin de croix mais plutôt une marche solidaire, comique et grave, époustouflante de volonté et de courage. La moitié atteindra le sommet (comme pour les valides) dont Nicolas. On le voit planter un drapeau et entonner un chant basque. “Par rapport au handicap et au caractère, chacun et chacune est arrivé là où il devait arriver.” Pour lui, “le Kili” ce fut une étape comme une autre. “Arriver en haut c’est bien, mais il faut que cela soit un tremplin de discussion avec les valides…” Nicolas se rend dans les écoles d’Anglet avec son club de basket, apporte des fauteuils roulants, les jeunes les essayent. Des questions arrivent très vite “souffrez- vous ? est-ce dur de conduire ? travaillezvous ? Nous discutons. Il y a des pays dans lesquels les personnes handicapées ont une vie meilleure comme la Suède, la Norvège…” Nicolas ne cache pas ses inquiétudes pour l’avenir. “ tre handicapé coûte très cher. Autant je suis positif pour l’intégration, autant pour la vie quotidienne, beaucoup moins. On dit aux personnes handicapées de rester à la maison. Une infirmière vient les coucher à 20 h 30. Vous croyez que la vie s’arrête à cette heure-là ?” Prochain tremplin pour Nicolas : Saint-Jacques-de-Compostelle en fauteuil, avec l’arrivée le jour d’Herri Urrats, à Saint-Pée-surNivelle… “En trois semaines, c’est possible…”. B.A.

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de l’énergie à revendre… C’est aussi une image positive que nous voulons donner. Autant ce monde a joué sur la compassion, autant les handicapés d’aujourd’hui souhaitent montrer autre chose, séduire.”

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À quelques jours près, le vaccin allait arriver, le virus est passé avant…”. Il dit cela avec un léger sourire comme s’il avait appris à se moquer du destin inscrit dans sa substantifique moelle. À 9 mois, au Sénégal où son père est professeur dans le bâtiment, Nicolas Bachoffer contracte la poliomyélite. À 8 ans, il arrive à Saint-Jean-Pied-de-Port. Nous sommes dans les années soixante-dix, “un petit blond aux yeux bleus, boiteux, cela ne passe pas inaperçu… cela devient très vite le vilain petit canard… Là, j’ai vraiment senti que j’étais différent des autres…”. Et l’on connaît toute la tendresse à l’état brut qui s’épanouit dans les cours d’école : coups de poing et mots affûtés… Les difficultés commencent mais son existence aussi. C’est maintenant ou jamais. Sa force intérieure va se bâtir là, sans aucun cadeau. Mais avec les meilleurs parents du monde qui le poussent à aller de l’avant, à ne jamais s’enfermer, à suivre un cursus normal, à se confronter avec les autres, les bien portants… Et pourtant c’eût été facile de ne pas oser… “À cette époque, de nombreuses personnes handicapées se trouvaient dans des centres de rééducation, au mieux enfermées chez elles. Mes parents ne m’ont pas laissé le choix, ils m’ont lancé dans la vie de tous les jours…” Quand il joue au rugby, le certificat médical lui faisant défaut, ses copains lui disent de venir quand il n’y a pas de visite médicale. Les entraîneurs ferment les yeux. Mais Nicolas les oblige à les rouvrir, il est présent, très présent avec la rage au ventre et l’envie d’en découdre. “Je me suis dit tu as un handicap : à toi de voir ce que tu veux faire, pour moi la vie était dehors, avec les copains, je faisais en sorte de ne pas trop me rendre compte.” Faire les courses, aller à la piscine ont été des épreuves et des défis : “Les plus gênés s’en vont, moi j’assume… mais on n’est jamais blindé !”.

SUR LE KILIMANDJARO L’expédition a nécessité une marche d’approche de dix jours et une ascension d’une semaine pour atteindre le plus haut sommet d’Afrique.

HANDISPORT PAYS-BASQUE : (ASSOCIATION SPORTIVE POUR HANDICAPÉS PHYSIQUES) – 7, RUE DE VENISE - SILAB VENISE – ANGLET TÉL. 05 59 23 69 78. 29 ANGLET MAGAZINE N° 92


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SPORT/LOISIRS

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RENCONTRES / MANIFESTATIONS

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Tournois d’été

Les lundis de la pelote

© L. Masurel

Pala corta et chistera joko garbi : connaisseurs et estivants se serrent sur les gradins du mur à gauche de El Hogar à l’occasion du tournoi estival de pelote. Avant les parties, une initiation à l’histoire et aux règles est prévue afin que les néophytes puissent pleinement apprécier le jeu. Les 7, 21 et 28 juillet, à 21 h (initiation à 20 h 30). Mur à gauche El Hogar - 54, rue de Hausquette. Tarifs : 6 euros, gratuit pour les moins de 14 ans. Informations : Office de tourisme au 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com

Open de tennis Ville d’Anglet L’Open de tennis Ville d’Anglet est l’un des tout premiers rendez-vous de la saison estivale sur la Côte basque. La réputation de ce grand tournoi hors catégorie n’est plus à démontrer. Un cadre verdoyant, un accueil convivial et des joueurs de haut niveau, cette grande fête annuelle du tennis est organisée par l’Anglet-Olympique. Du poussin au plus de 55 ans, les joueurs, en simple dames ou simple messieurs, mobilisent toute leur énergie et exercent pleinement leur talent. Premières balles le 7 juillet, et finales le 24 juillet. Et pour la troisième année, le club organise l’Open de tennis féminin. Open de tennis Ville d’Anglet, du 7 au 24 juillet, au centre sportif El Hogar. Open de tennis féminin, du 29 août au 21 septembre. Inscriptions au 05 59 63 90 30.

photo : R. Hélin

Rendez-vous sur les courts

Golf

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L’élite des amateurs Comme chaque été, la crème des amateurs se disputent le grand prix d’Anglet Chiberta en individuel et par équipe. Un tournoi élevé au rang des grands prix “Élite” de France par la Fédération française de golf, et organisé par l’Association sportive du golf de Chiberta. Dans le cadre de cette compétition, le challenge international de la Ville, où chaque pays, ligue ou club peut engager une équipe féminine ou masculine, attire les meilleurs joueurs d’Angleterre, d’Écosse, de Suède, du Danemark, d’Espagne et de France. Ce challenge se joue par équipe de trois joueurs sur trente-six trous avec cumul des deux meilleurs scores chaque jour. Il permet de se classer au niveau mondial. Quant au tournoi fédéral, il se joue en simple sur soixante-douze trous avec classement sur addition des quatre jours. Rendez-vous sur les greens. Tournoi ouvert au public. Du 9 au 13 juillet, au golf de Chiberta. Renseignements au 05 59 52 51 00.

Tels pères, tels fils Des golfeurs en équipe, réunis par le lien paternel, sont attendus sur les greens de Chiberta. Le tournoi “Pères et fils”, inspiré de l’exemple britannique, fêtera son vingtième sur le parcours angloy. Organisée par Bob Hope, membre du club de Chiberta depuis près cinquante ans, la compétition accueillera une soixantaine d’équipes “dans une atmosphère formidable” selon son concepteur. Elle se joue sur trois jours, sans condition d’âge. Tous les papas et fistons golfeurs y sont les bienvenus. Les 19 et 21 août, au golf de Chiberta. Renseignements au 05 59 52 51 00.

Force basque

© L. Masurel

Défis costauds

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Les hercules du Pays basque s’affrontent au tir à la corde (soka tira), au lever de bottes de paille (lasto altxari), au lever d’enclume (ingudea) et de charrette (orga joko) ou encore à la coupe de bois verticale à la hache ou à la tronçonneuse. Clou du spectacle, ils soulèvent des pierres de plus de 205 kg et les hissent sur leurs épaules. Des prouesses sportives, mais aussi une tradition séculaire née des travaux quotidiens de la ferme. Avec les Napurrak d’Espelette, l’une des plus belles équipes du Pays basque. Les 17 juillet et 7 août, à partir de 21 h. Kiosque des Sables-d’Or. Informations : Office de tourisme 1, avenue de la Chambre-d’Amour. Tél. 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com


Anglet Beach Rugby Festival

Rugby des sables

photo DR

© L. Masurel

“Je cours, je passe, le ballon vole, je feinte et je plonge dans le sable chaud” : le ballon ovale quitte la pelouse des stades pour la plage des Sables-d’Or. Anglet Beach Rugby Festival est la grande fête estivale du rugby, parrainée par des champions : Nicolas Brusque (2005), Jean-Michel Gonzales (2006) ou Serge Betsen (2007). Un événement sportif et convivial pour tous. Pas de plaquage, le beach rugby privilégie la vitesse de jeu. Cinq contre cinq sur un terrain de 38 mètres x 40 mètres, il faut jouer vite et juste pour surprendre et déborder ses adversaires. Pour faciliter la fluidité et la rapidité, le jeu au pied est interdit. Six trophées sont à conquérir : entreprises, international, VIP, féminin, jeunes et enfants. Des ateliers d’initiation sont d’ailleurs proposés à ces derniers. Sans oublier le village, ses concerts, ses animations et son exposition de dessins humoristiques sur le thème du rugby. Du 25 au 27 juillet. Plage des Sables-d’Or. Informations : Office de tourisme - 1, avenue de la Chambre-d’Amour. Tél. 05 59 03 77 01. Sites : www.angletbeachrugbyfestival.com et www.anglet-tourisme.com

Chasse au trésor

Les Aventuriers du Pignada

photo : R. Hélin

Parcours d’orientation ludique encadré par un moniteur diplômé d’État, les Aventuriers du Pignada proposent la recherche d’un trésor, boussole et carte en main. Une façon insolite de sillonner la forêt du Pignada. Au-delà du grand bol d’air et de la chasse au trésor, les aventuriers en apprennent beaucoup sur la faune et la flore. À vos boussoles ! Le trésor est à portée de main : un animal, un arbre ou une plante. Pour le découvrir, vous allez parcourir trois kilomètres. À votre rythme. Les 2, 9, 16, 23 et 30 juillet ainsi que les 6, 13, 20 et 27 août, à 10 h et 15 h. Départ face à la Maison forestière - avenue de Montbrun. Informations et inscriptions : Office de tourisme au 05 59 03 77 01. Tarifs : 15 euros par famille (6 personnes maxi) ou 6 euros par personne en individuel.

Anglet Femina Beach

© R. Alberich

Haute volée Plage des Sables-d’Or, les 23 et 24 août prochains, la crème des “beacheuses” mondiales dispute le Femina Beach Volley d’Anglet, un tournoi de haute volée opposant la France et l’Espagne. Tout auréolées de leurs palmarès, elles sont prêtes à en découdre sur le sable de la Côte basque. Ces athlètes allient souplesse, endurance, grâce et combativité. “Boom”, “Chuck”, “Lip“,“Spade”, si le jargon du beach volley semble obscur, les règles sont pourtant simples. Les matchs opposent deux équipes de deux joueuses, séparées par un filet, sur un terrain carré de 8 mètres de côté, recouvert de sable. Un point est marqué à chaque ballon joué et chaque équipe dispose de trois contacts pour l’envoyer dans le camp adverse. Plus original, le joueur qui ne sert pas met ses mains dans le dos pour indiquer à son partenaire quelle stratégie adopter. “C’est un sport très visuel qui réclame une condition physique à toute épreuve. C’est vraiment difficile d’évoluer sur le sable. Son principal atout est de véhiculer une image saine, fun et dynamique”, explique Pierre Chabaud, l’organisateur du Femina Beach Volley d’Anglet. Voilà déjà huit ans qu’il partage sa passion, en France et à l’étranger, en organisant des exhibitions. Les 23 et 24 août. Plage des Sables-d’Or. N.L. 31 ANGLET MAGAZINE N° 92


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GLISSE

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SPECTACLES / COMPÉTITIONS I

Surf

Sur écran géant La nuit Glissimages, le ciné 100 % glisse, offre les meilleurs films de glisse pour tous ceux qui rêvent de spots mythiques, d’exploits impossibles et de paradis lointains. Le jardin de la Chambre d’Amour se transforme en salle de cinéma en plein air. Les 15, 22, 29 juillet, et les 5, 12, 19 et 26 août, à partir de 22 h. Plage des Sables-d’Or. Informations : Office de tourisme au 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com

Bodysurf

Coupe de France

© S. Belloc

Anglet attend la coupe de France de bodysurf, organisée par la Fédération française de surf, ce sport très visuel qui consiste à surfer les vagues sans aucun autre équipement qu’une paire de palmes. À ce niveau, c’est comme un vol gracieux à la surface de l’eau, qui procure un maximum de sensations et de plaisir pour le compétiteur et de spectacle pour le public. Pour la Coupe de France 2008, les meilleurs bodysurfeurs français représentant l’ensemble des Ligues de la FFS seront au rendez-vous dans les catégories Espoir, Open et Ondine. La jeune garde du bodysurf made in “Anglet Surf-Club” est aussi mobilisée. Le 27 juillet, à la plage du Club.

Quiksilver air show

© L. Masurel

Radical et aérien sont les mots d’ordre de cette compétition organisée à la nuit tombée, et où les meilleurs surfeurs se disputent les vagues et les airs. Avec des “air 360”, des ollies et des figures new school souvent inspirées du skate, les têtes d’affiche du surf laissent libre cours à leur créativité pour inventer des manœuvres spectaculaires. Des figures de haut vol, éclairées par des ballons gonflés à l’hélium, de puissants projecteurs et des jeux de lumière et de laser. Le 14 août, à partir de 15 h : projections de films de surf sur écran géant. À 19 h : concerts. À 21 h : compétition de surf en nocturne. Plage des Sables-d’Or.

© L. Masurel

La nocturne du surf

OP Royal Single Trophee © L. Masurel

Flower power

© L. Masurel

Le Flower power est de retour : cols pelle à tarte, perruques fluo, “pattes d’éph” et esprit libertaire, l’OP Royal Single Trophee se veut décalé et festif. Cette manifestation est réservée aux planches de surf des années soixante-dix, et plus particulièrement aux “Single Fin”, ces planches à une seule dérive autorisant une conduite et des courbes plus amples que les planches modernes et demandant une glisse plus coulée et moins agressive. Bien entendu, la fête ne serait pas complète sans animations et concerts. Les 13 et 14 septembre. Plage de Marinella. N.L.

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Junior

Oxbow Kid’s Week Surf Tour

@ R. Mortier

La “Oxbow Kid’s Week” réunit les jeunes fans de sports de glisse. Cette rencontre est devenue un véritable centre de détection de jeunes talents en surf, ski freestyle et snowboard. Ceux-ci rêvent d’imiter leurs ainés, comme David Livet, Stéphane Routin, Florent Cuviller, Marie Martinod, Laurent Favre, Duane de Soto, Dan Ross, Kai Lenni, pro riders du Team Oxbow. De nombreux champions sont d’ailleurs issus de cette filière. Cet événement est organisé sur les différents spots de France et d’Europe en deux sessions : l’une en ski freestyle et snowboard, l’autre en surf. Cette dernière débute le 17 juillet à Sarautz (Espagne) pour poursuivre sa tournée des plages à Anglet, le 22 juillet à Marinella et s’achever en septembre à Newquay (Angleterre). Chaque “kid” inscrit peut s’exprimer sur l’eau (l’inscription est gratuite sur www.kids-week.com) et attirer l’attention des juges (les riders pros du team Oxbow) afin de décrocher le précieux sésame… En effet, à chaque étape, l’un d’entre eux sera sélectionné pour participer à un surf trip de rêve au Maroc. Les jeunes gagnants (un Français, un Anglais et un Espagnol) seront coachés par les pros du team Oxbow, les Hawaiiens Duane de Soto et Kai Lenni en tête, sans oublier Charly Terneau et les autres jeunes pousses du team. En marge du contest, le vice-champion du monde de longboard Antoine Delpero, du team Oxbow, sensibilisera les jeunes à l’esprit “waterman” au travers d’une animation de longboard et de stand up paddle. Le 22 juillet, plage de Marinella. Inscriptions sur www.kids-week.com

Handiglisse

photo DR

Les sensations pour tous L’Aquitaine est la terre d’accueil des sports de glisse, mais le rôle joué par notre région n’est pas uniquement réduit à la performance et à l’élitisme, il contribue aussi à améliorer l’accès à la pratique pour ceux qui ont déficiences physiques et/ou psychiques. Anglet, par ses structures reste pionnière dans le développement de l’accessibilité : depuis plus de dix ans s’y sont développés des programmes d’initiation au surf réservés à toutes formes de déficiences. La majorité des initiatives novatrices y ont été élaborées et contribuent au renforcement du projet national en fédérant les clubs de surf de métropole et des Dom-Tom. Les actions prioritaires sont la formation, la recherche & développement, l’accueil de tous les publics, la participation à des conférences et expositions. Soutenu par la Direction régionale et départementale de la Jeunesse et des Sports, sous la houlette d’Alain Meunier, le Comité régional d’Aquitaine de surf (CRAS), dont le siège social est au Centre sportif Haitz Pean, organise et coordonne de nouveaux projets. Cette année une équipe d’étudiants en Master Management et ingénierie des sports de glisse de l’université Bordeaux II, localisé sur la Côte Basque, “planche” (en relation avec Rip Curl) sur un nouveau modèle de combinaison. Deux stagiaires STAPS ont pour objectifs principaux de renforcer les liens de partenariat avec les Fédérations françaises de sports adaptés et handisport et de formaliser le label spécifique à cette activité. Plusieurs initiations et des journées de découverte sont proposées cet été, pour les publics handicapés avec le Service sport intégration et développement (SSID) du Conseil général des Landes ou le Foyer résidence — Tarnos Océan. Enfin, un programme de formation est proposé aux éducateurs sportifs et spécialisés. Car on ne peut découvrir aux autres les joies de la glisse, sans bien connaître les pathologies concernées. Sachant que pour faire surfer une personne handicapée, il faut trois personnes valides. Contact : permanence du CRAS au 06 69 50 66 61. ANH surf Accès au 06 30 98 42 19. B.P.

Surf

RESPECT ! “Respecte les autres surfeurs et tu seras respecté”, est le préambule d’un panneau en forme de planche de surf, installé aux Cavaliers, avec le soutien de la marque Oxbow, lors des derniers championnats du monde de longboard. Sur une face figurent les règles de bonne conduite, illustrées par de petits dessins, pour comprendre quelle que soit sa langue. Il a été conçu par Nat Young – à l’oreille des surfeurs, ce nom raisonne comme une légende – soucieux de collaborer avec la Ville pour informer le public aux règles de priorités de la glisse. Le double champion du monde est bien plus qu’une star australienne des années soixante. “L’animal”, comme il était surnommé, à cause de son style sur l’eau, fait partie des pionniers. À ce titre, il transmet aux nouvelles générations l’expérience d’un ancien. Comme à Margaret River en Australie ou ailleurs en Californie ou Hawaii, Anglet accueille ce panneau, assorti du message : “de la part de surfeurs” pour promouvoir ces règles de sécurité, bénéfiques à tous. L.B. 33 ANGLET MAGAZINE N° 92


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ALBUM

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JUMELAGE

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Le quarantième anniversaire du jumelage Anglet/Ansbach a été l’occasion de jeter les bases de nouvelles fondations à Anglet. La délégation angloye est attendue du 8 au 12 juillet à Ansbach. Retour en images sur les manifestations angloyes.

Anniversaire Jumelage Anglet-Ansbach

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Une amitié renouvelée

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1 - MOMENT D’ÉMOTION : Les chœurs du Windsbacher Knabenchor en petite formation ont résonné en l’église Sainte-Marie pour la messe solennelle du jumelage. 2 - UN SERMENT RENOUVELÉ : La séance extraordinaire du conseil du jumelage, le 11 mai dernier, a permis de renouveler le serment d’amitié qui lie les deux cités depuis quarante ans. Le conseil municipal par la voix de l’adjoint délégué, Guy Mondorge, a pris l’engagement de : “poursuivre, rénover, et approfondir nos relations, afin d’adapter notre jumelage aux nouvelles nécessités du XXIe siècle”. Voté à l’unanimité. 3 - DES PROJETS FUTURS : À la tête de la délégation allemande, la nouvelle maire de la cité franconienne a coprésidé symboliquement la séance avec Jean Espilondo, maire d’Anglet. Un hommage a été rendu par les deux édiles aux pères bâtisseurs du jumelage : “leur idée s’inscrivait dans le grand mouvement de réconciliation et d’amitié franco-allemande” a rappelé le maire. Mais les deux élus souhaitent se tourner vers l’avenir en menant des projets communs, tournés vers la solidarité entre les peuples : “n’y a-t-il pas là l’occasion d’associer nos efforts citoyens, d’engager la jeunesse de nos deux villes au-delà de notre cadre initial ?” a lancé le maire d’Anglet. “Nous souscrivons pleinement à votre idée” a répondu son homologue allemande. 4 - LE TRADITIONNEL ÉCHANGE DE CADEAUX : Pour Anglet, une œuvre sur papier représentant la façade du château des Margraves d’Ansbach. Pour Ansbach, une gouache de Charles Carrère, artiste Angloy mis à l’honneur dans la ville franconienne. 5 - PHOTOS INÉDITES : Le regard croisé de deux artistes photographes était offert aux amateurs. Une Française, Martine Mougin, et un Américain vivant en Allemagne, Jim Albright ont braqué leurs objectifs, à Ansbach pour l’une, et Anglet pour l’autre. 6/7 - UNE MAIADE AUX COULEURS DE L’EUROPE : Le traditionnel mai gascon fut dressé en l’honneur des municipalités d’Anglet et d’Ansbach. 8 - TOUS FRÈRES ! : Le jumelage, c’est aussi la rencontre des jeunes générations. 9 - PAUSE MUSICALE : À la Chambre d’Amour, le public a découvert l’extrême qualité musicale du Jugendblasorchester, ensemble instrumental de jeunes exécutants, sous la direction de Michael Barender. De Haendel, aux musiques de films, en passant par les Beatles ou la bossanova… 10 - CONCERT POUR LES PLUS PETITS : Cent cinquante jeunes Angloys du CLSH, de 3 et 15 ans, ont pu écouter jouer le Jugendblasorchester dans le hall des Écuries de Baroja.

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ENTREPRENDRE

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“Étudiant, j’aurais payé pour m’assurer un travail comme ça !” C’est le credo de ce jeune chef d’entreprise passionné, formé sur le campus BAB de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA).

Iker Aguirre

32 ans, rider-chef d’entreprise Appelle-moi dans dix minutes, je suis en pleine séance de shooting avec des riders à Barèges.” Voilà Iker, 32 ans, un léger accent basque espagnol, un phrasé au débit mitraillette. Très tôt, il a pratiqué tous les sports de glisse. “Ça a été dur de convaincre les autres que ma passion pour le surf et le snowboard était bien plus qu’une excuse pour sécher les cours.” Lui, il a toujours pensé vivre de sa passion. “Dès la fac, je me suis rendu compte qu’il existait des vides dans la communication et la stratégie marketing des marques de glisse.” Après ses études d’économie internationale à l’UPPA (Bayonne) Iker réalise un stage de fin d’études aux USA chez Avalanche Snowboards. Là-bas, il remarque qu’il fait partie de cette première génération de consommateurs passionnés, bercée par l’univers de la glisse. “J’avais fait des études de marketing, j’adorais la glisse, j’étais au courant des tendances, alors que les fondateurs étaient parfois dépassés par rapport à nous, les pratiquants.” Il comprend l’importance de ses deux atouts. Son stage terminé, il acquiert une première expérience chez Hoff en créant le département marketing de la marque de distribution de matériel de glisse en Europe.

LE SUIVI DES ÉTUDIANTS À L’UPPA L’Université de Pau et des Pays de l’Adour accueille cette année 11 300 étudiants, dont 2 500 sur la Côte basque dans ses deux facultés et l’IUT (AngletMontaury et Bayonne). L’Observatoire des étudiants suit le devenir des diplômés, au travers d’enquêtes d’insertion professionnelle et d’annuaires d’anciens étudiants. Dans le cadre de la démarche qualité engagée pour les formations de l’UPPA, ce réseau d’anciens est utilisé pour aider les étudiants à s’orienter, à construire et démarrer leur projet professionnel. Après la licence économiegestion, la constitution du réseau d’anciens est désormais lancée pour la licence physiquechimie d’Anglet, engagée dans la démarche qualité en janvier 2008. Pour plus d’infos : www.univ-pau.fr 36 ANGLET MAGAZINE N° 92

Iker est ambitieux et, en bon businessman, il sent les choses. Deux ans après, il crée une société de consulting, “Think European Consulting”. Il observe que certaines marques ont besoin d’aide pour communiquer avec les jeunes riders. Il faut tout gérer, des relations presse à la création de sites Internet, de la publicité à l’organisation d’événements, en passant par les séances photos et les tournages vidéo. “C’était les années dorées, le marché avait une croissance annuelle de 30 à 40 %. Au début, on faisait un peu de tout car les entreprises étaient en demande. Puis elles se sont structurées, ont grossi jusqu’à être cotées en bourse. Maintenant, elles font appel à nous pour des missions plus stratégiques de conseil et développement”. Sa société est aujourd’hui spécialisée dans le conseil aux entreprises américaines de la glisse qui souhaitent s’implanter en Europe. Sans cesse à l’affût de tendances, il a fondé Ho5park il y a cinq ans. “On développe des infrastructures free-

photo : R. Hélin

style : snowpark, bike park pour les stations de ski.” Il a ainsi équipé Méribel, Cauterets, Gourette… Il propose également aux stations d’optimiser ces infrastructures en les utilisant comme outils de communication pour des marques. “On a trois départements : le technique qui développe les infrastructures, le département multimédia qui gère graphisme, vidéo, photos, sites Internet, et enfin le département spécialisé dans le conseil, le plus rémunérateur.” Iker gère une dizaine d’employés. Ses journées sont parfois très longues, mais il ne se plaint jamais. “J’ai l’impression de vivre dans une brochure d’agence de voyages ou dans un magazine ! Étudiant j’aurais payé pour m’assurer un travail comme ça !” NSI MARKETING & CONSULTING SARL : ZA MAIGNON LES ARCHES 1 - 2, ROUTE DE PITOYS - 64600 ANGLET http://www.ho5park.com


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PATRIMOINE AQUATIQUE Rivières du bassin de l’Adour, eaux souterraines, qualité, milieux naturels et marins : découvrez toute la richesse du patrimoine aquatique des PyrénéesAtlantiques sur : www.bassinadour.univ-pau.fr. Ce site est l’une des initiatives du département des Pyrénées-Atlantiques dans le cadre de sa participation à l’exposition internationale de Saragosse, du 14 juin au 14 septembre 2008, dont le thème est l’eau et le développement durable. Il a été conçu par le Conseil général et l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, avec la participation de l’Observatoire de l’eau du bassin de l’Adour. DON DU SANG Tout au long de l’été, des collectes de sang sont organisées. Un geste de solidarité envers les cinq cent mille malades qui ont recours aux produits sanguins, chaque année, en France, à l’occasion d’opérations chirurgicales, du traitement de maladies hématologiques et de cancers, d’accouchements et de greffes. Pas plus douloureux qu’un vaccin, le don du sang dure une dizaine de minutes. Il est sans risque. Le matériel de prélèvement (aiguille, tube et poche) est stérile et à usage unique. Plus que jamais la mobilisation est nécessaire. Collectes le 13 août, de 7 h 30 à 11 h 30, et le 14 août, de 15 h 30 à 19 h 30, à la Maison pour tous 6, rue Albert-le-Barillier. Le 8 août dans l’après-midi (à confirmer), et le 9 août le matin au Centre commercial BAB2. DROITS CAF Dans un souci de simplification administrative, la déclaration de revenus que vous adressez au service des impôts va aussi permettre à la Caf de calculer vos droits aux prestations. Il n’y a plus de déclaration de ressources Caf à remplir. Même si vous n’êtes pas imposable, faites votre déclaration de revenus pour bénéficier du calcul automatique de vos droits par la Caf. Vos droits seront maintenus à l’identique, du 1er janvier au 31 décembre 2008, sauf si vous signalez un changement de situation familiale ou professionnelle.

Informations : www.caf.fr et www.caf-cplusimple.fr VACANCES 2008-2009 Le calendrier des vacances scolaires 2008-2009 des écoles d’Anglet prévoit la prochaine rentrée le mardi 2 septembre 2008. Les vacances de Toussain s’étaleront du vendredi 24 octobre 2008 après la classe au jeudi 6 novembre 2008 au matin. Celles de Noël seront du vendredi 19 décembre 2008 après la classe au lundi 5 janvier 2009 au matin ; hiver, du vendredi 13 février 2009 après la classe au lundi 2 mars 2009 au matin. Celles de printemps, du vendredi 11 avril 2009 après la classe au lundi 27 avril 2009 au matin. Les vacances d’été : jeudi 2 juillet 2009 après la classe. TRANSPORT À PAMPELUNE Du 6 au 14 juillet, l’association Energy’s Pays basque organise des bus pour se rendre aux fêtes de Pampelune. Départs tous les soirs et retours au petit matin. Tarif : 20 euros. Les inscriptions sont obligatoires et les permanences se tiennent au BIJ. Se renseigner : Energy’s 05 59 23 50 14 / 06 82 02 51 98 ou BIJ 05 59 58 26 50. LOGEMENTS ÉTUDIANTS Service de mise en relation entre propriétaires et étudiants : le BIJ tient un fichier de logements meublés pour l’année scolaire 2008-2009. Si vous êtes propriétaire et souhaitez louer de septembre à juin à un étudiant, contactez le BIJ – 6, rue Albert-leBarillier. Tél. : 05 59 58 26 50. CENTRE DES IMPÔTS Le centre des impôts d’Anglet devient l’interlocuteur unique des particuliers pour les impôts d’État et locaux : taxe foncière et d’habitation. Une nouvelle organisation qui s’inscrit dans une démarche de modernisation et de simplification des services aux usagers. À savoir aussi : l’ouverture d’un site Internet www.cadastre.gouv.fr permettant de consulter gratuitement les 600 000 feuilles de plan cadastral couvrant l’ensemble du territoire.

BON À SAVOIR

Centre des impôts d’Anglet : 11, rue Vauban - BP 11 64109 Bayonne cedex. Tél. : 05 59 44 66 33. Accueil : tous les jours, de 8 h 45 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 15. BABY-SITTING Besoin d’une baby-sitter pour garder vos enfants, ponctuellement ou régulièrement ? Le BIJ propose un service de mise en relation avec des baby-sitters qui assurent les gardes à domicile. Informations au BIJ, au 05 59 58 26 50. ANIMAUX ASSISTANCE EUROPE Le premier lundi de chaque mois, l’association Animaux assistance Europe tient une permanence à la Maison pour tous. Sans rendez-vous, vous pourrez poser toutes vos questions concernant les chiens et les chats. Maison pour tous : 6, rue Albertle-Barillier. Contact : Joëlle Turcat au 06 25 63 61 92. CONTRE LES ABANDONS À l’approche des vacances, chiens et chats sont abandonnés en grand nombre. Aussi la SPA lance une campagne nationale sur le thème “Les abandonner, c’est pas cool”. Il existe presque toujours une solution alternative à l’abandon. La confédération des SPA propose des informations pour organiser vos déplacements avec votre compagnon : liste des formalités sanitaires pour l’étranger, des plages et campings ou des hôtels acceptant les animaux. Informations au 04 78 38 71 85 et www.spa-France.asso.fr CARTE AQUITAINE ÉTUDIANT La carte Aquitaine étudiant permet aux étudiants aquitains qui poursuivent des études supérieures en Aquitaine, ou dans une région limitrophe, de bénéficier de 50 % de réduction sur le prix du billet de train entre leur domicile et leur lieu d’études. Le dossier de demande est à retirer au Bureau d’information jeunesse – 6, rue Albert-le-Barillier. Tél. : 05 59 58 26 50. BOURSES MUNICIPALES La Ville peut octroyer des bourses aux étudiants d’Anglet poursuivant

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INFOS PRATIQUES

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des études supérieures. Le dossier de demande est à retirer au Bureau d’information jeunesse (BIJ). Le BIJ distribue également les dossiers des bourses du Conseil général. BIJ - 6, rue Albert-le-Barillier. Tél. : 05 59 58 26 50. PLAN CANICULE 2008 Le dispositif de veille et d’alerte en matière de prévention des risques liés à la canicule continue. Le Centre communal d’action sociale met en place la procédure d’inscription volontaire sur le registre des personnes fragiles domiciliées à Anglet, susceptibles de nécessiter l’intervention des services sociaux et sanitaires en cas de déclenchement du plan d’alerte et d’urgence. Les personnes recensées l’an passé sont maintenues automatiquement et peuvent faire la modification des éléments les concernant, ou même demander leur radiation du fichier. Ce dispositif concerne les personnes de 65 ans et plus, résidant à leur domicile ; celles de plus de 60 ans reconnues inaptes au travail, résidant à leur domicile ; les adultes handicapés bénéficiant soit de l’allocation “adulte handicapé”, de l’allocation compensatrice pour tierce personne, de la carte d’invalidité, de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ou d’une pension d’invalidité, et résidant à leur domicile. Les personnes peuvent s’inscrire directement (ou par l’intermédiaire de leur représentant légal ou d’un tiers) par courrier, en remplissant une fiche d’inscription mise à la disposition dans les services municipaux, ou par téléphone. CCAS - Mairie - BP 303 - 64603 Anglet CEDEX. Par téléphone au 05 59 58 72 72, de 8 h 30 à 11 h 30. Renseignements : du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h, de 13 h à 17 h, (13 h à 16 h le vendredi) au 05 59 58 35 52. INSCRIPTION UNIVERSITAIRE Du 7 au 25 juillet 2008 aura lieu la première session d'inscriptions à l'UFR Sciences et techniques d'Anglet Montaury. Information au 05 59 57 44 00 ou au 05 59 57 44 01 ou scolarite.sciences-anglet@univ-pau.fr 37 ANGLET MAGAZINE N° 92


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CARNET

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NAISSANCES - MARIAGES - DÉCÈS

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NAISSANCES MARS : LISA CURUTCHET • THIBAUD BERNADET-LEGER • KEYLIAN SZCZUPAKOWSKI • ALYSSON CURUTCHET. AVRIL : ANAELLE ITURRALDE • PAUL VENANT • WILLIAM TARIS • LOUISE LABISCARRE • ROMAIN LARRE • NOÉMIE LOUDOT-BILBAO • INÈS FAURÉ. MAI : NAHIA JOIN--GAMOY • XANA MALLET • CHLOÉ GESTAS • LÉA PETITOT-PUYOU • NATHAN FORTUMEAU • AMAÏA DAUGA.

MARIAGES AVRIL : ALEXANDRE DARTIGALONGUE ET ANNE-CHARLOTTE DE LAJUDIE • SERGE PENNES ET CORINNE CANO-BOURGEOIS • XAVIER DAVAL ET NATHALIE ESCUTARY • EMMANUEL RIVAIN ET STÉPHANIE HOURCADE • CHRISTIAN APPÉRÉ ET ANASTASIA AZEEVA • GUY ARIBAUD ET MARIE-CHRISTINE MALFAIT • CHRISTOPHE LE CORRE ET VÉRONIQUE LEROUX. MAI : CÉDRIC PÉROT ET AUDE MEUNIER • PIERRE-MICHEL BARRY ET LAURE GOURGUE • CÉDRIC LOPEZ ET MARIE CORBOLIOU • DAVID BABIN ET JENNIFER RENAUD • JEAN-MARIE NÉROU ET MARIE-THÉRÈSE HALSOUET • ALAIN DORIN ET MAÏTÉ CHAUNU • ERWAN LHERMITTE ET JULIE RIVAS • NICOLAS ALQUIE ET DOROTHÉE LABORDE • GILLES TARAYRE ET SYLVIE D’ARCANGELA • GILLES LAMOURELLE ET FABIENNE LASSALLE • FRÉDÉRIC BILBAO ET KARINE FOURNILLON • MARC LARRÉGNESTE ET DELPHINE POMATTO.

DÉCÈS AVRIL : JEAN CALLES, 79 ANS • GILBERTE MAUDRY VVE CHEROUVRIER, 85 ANS. MAI : JEAN SARRAZIN, 87 ANS • MICHEL GALZAGORRI, 89 ANS • LOUIS SEGUIN, 83 ANS • PIERRE ETCHEBÈS, 82 ANS • MARIE EDMOND HIRIBARREN, 93 ANS • ROGER LAFORGUE, 72 ANS • RENÉ GALTIER, 89 ANS • ANNE MARIE BAYLE VVE ORTET, 85 ANS.

Honneur Bernard Baudouin, le président d’Handisport Pays Basque, a reçu la médaille d’or du ministère de la Jeunesse et des Sports, la troisième de sa carrière – dans le passé, il avait déjà reçu les médailles de bronze et d’argent. Cette distinction vient couronner les mérites de son parcours. Bernard Baudouin fut l’initiateur du sport pour les handicapés en Aquitaine, l’un des créateurs de la première association handisport au Pays Basque. Il est à l’origine de la section basketball créée en 1981. Il a aussi, dans le temps, participé aux championnats départementaux, régionaux et nationaux de natation jusqu’en 1986, avant de se mettre au basket. Le président d’Handisport Pays Basque est aussi président du comité départemental handisport depuis quinze ans, et membre éminemment respecté du comité régional. Il est aujourd’hui le responsable local de l’opération “bouchons d’amour”. Au nom de la Ville, l’adjoint au sport Gérard Cazaux, l’a chaleureusement félicité et lui a remis une illustration de Jean Duverdier.

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© M. Darriet

Une médaille d’or


EXPRESSION DE L’OPPOSITION Le groupe “Vivons Anglet naturellement” est composé de neuf conseillers municipaux. (UMP, UDF-Modem, ass. Angeluzain) Michel Ithurbide Jacques Veunac Nicole Darrasse Patrick Chasseriaud Claude Olive Marie-Hélène Cazaux Muriel Lecouturier Florence Lasserre-David Anthony Bleuze

DÉLÉGATION DU SERVICE PUBLIC D’EAU POTABLE Nous prenons acte de la décision de municipalité de poursuivre le mode de gestion de l’eau potable en affermage. Nous notons avec une certaine satisfaction que l’audit réalisé n’a rien montré d’anormal mais, seulement, que la situation avait évolué et que le contrat signé depuis février 1983 pouvait être plus favorable à la Ville. En maintenant ce mode de gestion dont la délibération explique pourquoi il doit être préféré au mode de gestion en régie, ce ne sont pas les deux lignes sur une éventuelle remise en cause du mode de gestion pendant la procédure de DSP qui changeront la donne : les candidats sauront se servir de ces arguments pour enterrer la régie. Pendant six ans, les attaques violentes et infondées (nous le constatons aujourd’hui) de Mme Borda, avec le soutien de ses colistiers alors dans l’opposition, ce “caillassage” de notre gestion du service public d’eau potable a été au premier rang de leurs préoccupations. C’était l’occasion d’ouvrir un procès en suspicion, en “collusion”, en “incompétence, en soumission devant le grand capital”. Qu’il était doux dans ces cas-là d’être dans l’opposition. Aujourd’hui la real-politik l’emporte. Ensemble, nous avons voté cette délibération.

DE L’EAU MOINS CHÈRE… Aujourd’hui la municipalité nous dit qu’elle a négocié avec le fermier des conditions très avantageuses pour les consommateurs d’eau que nous sommes… L’audit du contrat a montré qu’il existait un certain nombre de marges de manœuvres, un plus grand nombre d’abonnés, une durée de contrat qui a permis au délégataire des gains de productivité significatifs, aidé par le progrès technique, d’où une maîtrise réelle de l’évolution des charges. Le besoin de renouvellement des installations s’est avéré inférieur et enfin, le délégataire a prélevé un peu plus d’eau dans les ressources de la Ville, limitant ainsi les achats extérieurs, en particulier au Syndicat Mixte de l’Usine de la Nive (SMUN).

Tout ceci permet, aujourd’hui, en fin de délégation de service public, et avant la mise en concurrence, de négocier facilement prix et obligations avec le fermier actuel. Si nous ne pouvons que nous réjouir pour les Angloys de cette baisse annoncée, nous ne laisserons pas dire qu’il s’agissait là d’une simple volonté politique, mais que les circonstances ont permis une nouvelle négociation dont on peut espérer que les conditions dureront avec le prochain délégataire…

ARRIVEE DU MOTEUR DU LAMINOIR La société italienne Beltrame vient d’acheminer le moteur du laminoir qui verra le jour sur le site de l’ancienne usine Socadour à Tarnos. Cette arrivée aussi discrète qu’imprévue a été annoncée alors même que l’enquête publique n’a pas démarré officiellement. Face aux nuisances sonores et à la pollution déjà engendrées par les Aciéries de l’Atlantique, l’ancienne municipalité avait décidé de créer un comité de vigilance qui suivrait l’évolution de cette nouvelle installation et saisirait les autorités compétentes en cas de menace pour la santé et le cadre de vie de nos concitoyens. L’activité sidérurgique se caractérise par des émissions polluantes très élevées. Les laminoirs émettent des poussières contenant des métaux, des dioxydes de soufre et d’azote, des composés organiques volatils et des dioxines. Certes des emplois sont en jeu, et l’activité économique du port est à prendre en compte, mais le bien-être et la sécurité des habitants de Blancpignon et de Chiberta sont encore plus importants à nos yeux ! Le silence de la nouvelle majorité sur ce dossier porté par le Conseil général PS des Landes nous inquiète. Nous avons donc décidé de saisir le Maire afin qu’il défende les intérêts des riverains des quartiers concernés et ceux des usagers du littoral car nos plages sont également menacées de fermeture du fait de la pollution de l’Adour.

Sur ce sujet, participez à notre sondage sur le site :

www.vivonsangletnaturellement.com 39 ANGLET MAGAZINE N° 92


BON POINT POUR LA GESTION DE LA COMMUNE DURANT LA DERNIERE MANDATURE La Chambre régionale des comptes d’Aquitaine a rendu son rapport sur la période 2001-2005. Le premier paragraphe nous apprend que la commune a connu, entre 1997 et 2001, une progression des charges de gestion, expliquée notamment par une augmentation des charges de personnel de 34 %. Parallèlement, les produits n’augmentèrent pas du fait que les taxes directes d’habitation et foncières ne subirent pas de hausse pendant quatre ans du fait de la seule décision de la commune. En 2001, un “effet de ciseaux” se profilait très rapidement. Il fallait donc agir pour redresser une situation financière menacée : il fallait à l’époque seize années d’excédent de fonctionnement pour rembourser le capital de la dette, il en en faut aujourd’hui à peine un peu plus de quatre ans. La Chambre régionale des comptes a constaté une très nette amélioration de la situation pendant la période 2001-2005. Pour pouvoir bien gérer une commune il faut commencer par limiter les charges – ceci est essentiel ; c’est ce qui fut fait puisque ces dernières n’ont augmenté que de 14,5 % pour cette période. Les recettes ont augmenté en même temps de 21,2 % soit + 4,9 % par an. Nous avons été amenés à agir ainsi pour pouvoir redresser la situation et reconstituer des marges de manœuvre, dans la perspective des investissements futurs de la commune. La Cour régionale des comptes constate par ailleurs la diminution de la dette qui était de 31, 427 millions d’euros en 2001 et qui passe à 28,157 millions d’euros en 2005. Elle constate également que l’excédent brut de fonctionnement passe de 5,174 millions d’euros en 2001 à 7, 696 millions d’euros en 2005, ce qui laisse apparaître de réelles marges de manœuvre pour pouvoir investir et rembourser les annuités de la dette. Résultats de cette bonne gestion : la Ville a investi sur ses propres deniers un peu plus de 56 millions d’euros pendant la dernière mandature ; certains grands travaux menés par la Communauté d’agglomération ont nécessité le paiement de la moitié de certains d’entre eux. Notre gestion rigoureuse nous a conduit à laisser à la gauche une situation financière excellente ; nous espérons que l’actuelle majorité saura apprécier ; nous observerons avec intérêt ce qu’elle en fera ! Les impôts de la commune sont aujourd’hui à peine plus élevés que ceux de Biarritz et moins élevés que ceux de Bayonne malgré une dotation globale versée par l’État inférieure de moitié (soit de 4,5 millions d’euros) à celle Bayonne, et inférieure de 2 millions d’euros à celle de Biarritz. Nous en connaissons les causes, et nous avons constaté ensemble, avec regret, que ni les gouvernements de gauche, ni ceux de droite ont réparé cette injustice qui touche un grand nombre de communes en France. En conclusion, nous observerons avec intérêt les rapports qui seront effectués par cette même Cour régionale des comptes et qui concerneront la gestion de l’actuelle majorité, à savoir dans quatre à cinq ans. 40 ANGLET MAGAZINE N° 92

UN ENTERREMENT DE PREMIERE CLASSE ! Nous sommes étonnés d’apprendre par la presse la décision de l’adjointe communiste à la culture d’enterrer la salle Bovero de 600 places, dédiée à la musique, au chant choral et au spectacle vivant, pouvant accueillir des conférences mais aussi vouée aux associations angloyes qui en ont tant besoin. Conçu et signé par l’un des meilleurs architectes de France, soutenu par la DRAC, ce projet éminemment communautaire est enterré “à la va-vite”. Trois années de travail, plus de 600 000 euros engagés, une véritable réalisation architecturale, cet outil culturel moderne et performant va disparaître devant “l’oukase” de l’adjointe à la culture, sans concertation de la population… Où est l’Agenda 21 ?

DERNIERE NOUVELLE… Dans un autre organe de presse, Madame Borda ne parle plus de la maison des associations du programme de la gauche mais de la création d’un auditorium de 500 places modulables destiné… aux répétitions et à la diffusion culturelle. Devant ce cafouillage, nous attendons avec intérêt l’avis du Maire qui a promis la construction d’une salle dans trois ans. Les travaux de la salle culturelle Bovero, auraient dû commencer en septembre…

PAS D’ÉLUS POUR LA MESSE DU 8 MAI Alors que les cérémonies de l’armistice de 1945 sont traditionnellement précédées d’une messe à l’église Saint-Léon d’Anglet, la municipalité n’avait envoyé aucun de ses membres à cette célébration, seule l’opposition étant présente. Si nous ne remettons pas en cause la liberté de culte et la séparation de l’église et de l’État, il est dommage que le Monsieur le curé de la paroisse n’ait pas été informé de cette décision, cela aurait évité à l’assistance venue nombreuse d’attendre en vain l’arrivée des élus de la majorité.

DÉPART AU SEIN DE NOTRE GROUPE Mlle Marine BAZE qui poursuivait ses études d’avocate par un master à HEC Paris va intégrer dans les prochaines semaines un grand cabinet d’avocat international. Son éloignement géographique ne lui permettant plus d’assurer convenablement son mandat, celle-ci a remis sa démission au maire. Nous la félicitons pour ce début de carrière prometteur et la retrouverons le moment venu à nos côtés. C’est maintenant Anthony BLEUZE, figurant en position suivante sur notre liste, qui siège au conseil municipal.

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ANGLET magazine n°92 - Juin-Juillet 2008