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FÉVRIER 2018

LE JOURNAL DU CHANTIER DE LA VAPEUR (SUITE ET FIN)

FÉVRIER 2018


VACARME

C’EST PAS BIENTÔT FINI CE VACARME ? LA RÉDAC. Directeur de publication Yann Rivoal, directeur et programmateur de La Vapeur Rédaction en chef Eva-Marie Debas Elsa Girard Graphisme Eva-Marie Debas Elodie Perret Contact contact@lavapeur.com Remerciements À tous ceux qui ont donné de leur temps pour la réussite de ce journal Ce journal a été tiré à 1 500 exemplaires chez I.C.O. 17 rue des Corroyeurs, 21000 Dijon.

SOMMAIRE Yann Rivoal / Rencontre ... 3 Retour sur le chantier / Pourquoi une nouvelle Vapeur ? ... 4 Quoi de neuf à La Vapeur ? ... 5 Une Vapeur à 3 temps ... 6 Les temps forts du chantier ... 7 Les visages de La Vapeur ... 8/9 Les premiers artistes ... 10 Remerciements ... 11

Deux ans qu’on l’attendait ! Celle qui a ouvert ses portes en 1995 sous la forme d’ateliers rock, pour les fermer provisoirement en 2016, s’est refait une beauté. Les questionnements se faisaient de plus en plus pressants : « Elle ré-ouvre quand La Vapeur ? » Après avoir fait le tour des quelques salles de concerts, des bars, des boîtes… Elle commençait à nous manquer. Rassurezvous ! Fini les allers-retours des tractopelles, la nouvelle Vapeur est enfin devant vous, plus ouverte sur le quartier, avec une équipe surmotivée, un projet affiné, et de nouvelles activités. A cette occasion, nous vous avons concocté un quatrième Vacarme, petit dernier d’une lignée lancée par des étudiants en Master Ingénierie des Métiers de l’Information à l’Université de Bourgogne (promo 2016/2017). De changement de rédaction en changement de saisons, ce journal a, avant tout, voulu informer les habitants du quartier (Varennes/Toison d’Or/Joffre) sur cette transformation. On a rencontré, pour vous, ceux qui en sont aux fondations, ceux qui l’ont pensée, cachés derrière du bois brûlé ou dans une cabine de chantier, ceux qui l’ont érigée. « Best-of » des trois premiers, Vacarme 4 questionne cette métamorphose, et vous livre quelques détails sur la suite… Entre vos mains, une année et demi d’aventure, douze pages d’impatience et un projet artistique et culturel en renouvellement. Prenez-en soin ! Retrouvez les trois premiers numéros sur le site de La Vapeur, rubrique chantier.

Pour l'équipe de rédaction, Eva-Marie Debas


FÉVRIER 2018

YANN RIVOAL RENCONTRE

Yann Rivoal est directeur de La Vapeur depuis 2011. Photo Vincent Arbelet

Renverser La Vapeur

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a Vapeur n’est pas qu’une salle de concert. Le projet culturel voulu et défendu par Yann Rivoal et son équipe prouve qu’elle est bien plus que ça. Dans son discours prononcé lors du lancement officiel des travaux le 3 novembre 2016, le directeur affirme que La Vapeur est « une structure qui œuvre pour l’intérêt général ». De façon très pratique, c‘est avant tout proposer un lieu adapté et fonctionnel pour accueillir les artistes et leur public. La Vapeur, passant de 700 à 1200 places afin de « rester une étape incontournable dans le circuit des tournées françaises des grands artistes de l’hexagone et de l’étranger », conforte Dijon dans sa situation géographique idéale. Mais cette transformation radicale est aussi pour l’équipe le moyen de valoriser la transmission et la médiation culturelle. Cette dimension de partage et d’ouverture constitue le socle même du projet initial et devient l’axe principal de la transformation intégrale du site. « Travailler avec des partenaires locaux », explique Yann Rivoal, « est essentiel pour pouvoir garder toute la dimension territoriale

du projet en collaboration avec les collectivités territoriales. La ligne de conduite est simple : travailler avec des gens pour les gens. Les valeurs de proximité et de diversité du public sont d’ailleurs essentielles et sont l’une des raisons pour lesquelles l’équipe a fait le choix de rester attachée au quartier Stalingrad. Outre l’aspect financier, puisqu’une délocalisation dans le centre de Dijon multiplierait le coût des travaux par deux, il existe une raison plus sentimentale et historique. Toujours dans ce besoin de proximité, La Vapeur tient à garder le contact avec son quartier et ses habitants. La volonté d’ouvrir ses portes se retrouve directement représentée au cœur du projet architectural choisi à l’unanimité. L’utilisation de plusieurs matériaux tout en gardant l’esprit industriel propre au site se combine avec le choix de baies vitrées en façade afin de jouer sur la transparence du bâtiment et des activités qu’il renferme.

Vadrouille et éclectisme Bien que passionné par l’univers musical, Yann Rivoal n’a pourtant pas toujours baigné dedans. Breton d’origine, il commence ses études dans un

tout autre domaine par un DUT génie électrique et informatique industriel à Brest. Changement de ville et changement de formation, il poursuit ses études à Angers avec une licence et une maîtrise de Gestion du patrimoine immobilier. En 1992, il noue réellement avec le domaine culturel et musical en devenant le président bénévole de l’association à l’origine du festival - incontournable aujourd’hui - des Vieilles Charrues. Il décide, après avoir travaillé à la SNCF, de s’expatrier outre-Atlantique à Montréal pour de nouvelles expériences en travaillant sur des événements culturels. C’est en 2001, rappelé par l’équipe des Vieilles Charrues, qu’il prend la direction du festival et s’entoure d’une équipe professionnelle. Mais pour Yann Rivoal l’aventure s’arrête en 2008 et il se lance en freelance dans l’accompagnement de projets culturels et musicaux en France et à l’étranger. Trois ans passés, c’est en juillet 2011 qu’il prend les rênes de La Vapeur avec son équipe et l’ambition de la maintenir parmi les salles qui comptent dans le circuit français.

Wadeck Colardelle, pour Vacarme #1


VACARME

UN AN APRÈS RETOUR SUR LE CHANTIER AVEC L'ARCHITECTE Marie-José Barthélémy était apparue dans le premier Vacarme pour nous livrer ses pronostics et ses envies pour la nouvelle Vapeur. Alors, le chantier s’est-il déroulé sans encombres ? L’architecte estelle satisfaite ? Marie-José Barthélémy a fondé l'Office Parisien d'Architecture en 2008. Photo Emmanuelle Violay

La volonté de La Vapeur était d’agrandir la salle et de l’ouvrir sur le quartier, tout en gardant le côté industriel. Comment avezvous travaillé sur le sujet ? Le site a fortement été marqué par l’activité des fonderies Pétolat et c’est une histoire que nous avons essayé de transmettre à travers la forme du bâtiment et les matériaux utilisés. La nouvelle Vapeur est une version augmentée de l’ancien bâtiment, elle est maintenant ouverte sur le quartier, accueillante et généreuse. Quelles sont les particularités de la nouvelle Vapeur ? La nouvelle Vapeur a été pensée comme un petit village, les bâtiments s’articulent autour d’un lieu central : le foyer et le bar, en continuité avec l’espace public par la création du parvis. L’organisation du site va permettre un fonctionnement nouveau, en dehors des

concerts. Le bar sur le parvis pourra être un lieu de rencontres quotidien et le parvis pourra donner lieu à un petit marché pour le quartier par exemple. La générosité du lieu va permettre d’accueillir de nombreux usages non connus à ce jour. Quel a été votre rôle ? En tant qu’architecte et mandataire, j’ai été le chef d’orchestre. J’imagine pour faire construire puis je suis les entreprises présentes. Mais attention, je ne suis pas la seule : l’équipe de maîtrise d’oeuvre est constituée d’architectes, d’ingénieurs, d’acousticiens, de scénographes, de paysagistes, etc. D’où vous est venue l’inspiration ? Du site et de son histoire, combinés à mon imaginaire évidement. Lorsqu’on doit raconter une histoire, on mêle fiction et réalité. J’ai

assisté à de nombreux concerts dans de nombreux lieux, tout cela me nourrit et permet de continuer l’aventure propre au lieu. Comment s’est déroulé le chantier ? Le moment du chantier est un grand moment pour moi car il permet d’échanger autour de la construction. On en sort épuisé mais régénéré et plein de nouvelles idées pour les projets suivants. Malgré la tension due à un délai très serré, c’était une belle aventure. Les ouvriers de ce chantier sont à féliciter pour leur courage et l’amour de leur métier. Etes-vous satisfaite du résultat ? Pas encore. Je dois d’abord voir et écouter le lieu avec les artistes et le public. J’ai hâte d’entendre les premières notes de musique résonner dans la grande salle.

POURQUOI RÉNOVER LA VAPEUR ? Une question à Christine Martin, adjointe au Maire de Dijon, déléguée à la Culture, à l’animation et aux festivals, et Conseillère à Dijon Métropole, déléguée à la Culture ainsi que Présidente de La Vapeur. « Ce bâtiment n’était plus adapté, les espaces de travail étaient exigus. Lorsqu’un équipement culturel a 20 ans, il faut savoir le réinventer » explique Christine Martin. « Cette rénovation permettra d’ouvrir mieux encore La Vapeur sur son quartier, nous souhaitons que les habitants

puissent la fréquenter, elle doit être accueillante pour le public et les musiciens. » Malgré l’extension de la grande salle qui passe à 1200 places, l’intention de l’adjointe reste de proposer un lieu convivial et accessible : « La Vapeur doit permettre à toutes et tous de découvrir des

artistes, la politique tarifaire ne changera pas. C’est une salle à dimension humaine, il faut que chacun se sente le bienvenu, de nouveaux espaces seront notamment dédiés à la médiation et aux rencontres. »

Textes Eva-Marie Debas


FÉVRIER 2018

QUOI DE NEUF À LA VAPEUR ?

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La Vapeur, on la connaît surtout par ses concerts. Pourtant, la programmation musicale n’est pas le seul axe de son projet artistique et culturel, qui inclue également la médiation culturelle et l’action artistique. On a choisi pour vous deux exemples d'actions qui débarquent dans la nouvelle Vapeur...

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Lo-Fi, Stéréo, Hi-fi, l'accompagnement étape par étape

« Jouons! » ensemble Nouveau rendez-vous au programme : "Jouons !" s'intègre dans l’axe de médiation culturelle qui vise à partager les musiques actuelles au plus grand nombre. L’objectif est cette fois-ci de créer un cadre idéal pour permettre à tous (et oui, pas seulement aux enfants) d’avoir une pratique artistique collective ! Plusieurs samedis ou dimanches par semestre, La Vapeur se transformera en véritable lieu de vie. Elle ouvrira ses portes toute la journée, pour des ateliers, des installations sonores, des concerts, des temps de repas partagé, etc. Premiers rendez-vous prévus le samedi 21 avril, sur le thème des musiques électroniques ; et le samedi 5 mai sera consacré à la « voix ». Affaire à suivre…

En décembre dernier, un jury de professionnels des musiques actuelles s’est prononcé après un appel à candidature et a retenu une dizaine de groupes. L’objectif ? Permettre aux artistes locaux d’émerger et/ ou de se professionnaliser, pendant un an, selon leurs niveaux : « Il y a trois dispositifs d’aide graduels : Lo-fi pour les groupes déjà lancés mais amateurs, Stéréo pour un travail un peu plus poussé et Hi-fi pour les groupes presque professionnels » nous explique Etienne Bouzy, responsable de l’action artistique. Concrètement, les groupes accompagnés se verront par exemple proposer des formations personnalisées pour penser leur live, questionner leur image ou optimiser leur travail en répétition. Ces dispositifs sont au coeur de l’action artistique de La Vapeur, au même titre que la location de studios ou encore l’accueil en résidence d’artistes professionnels. Cette année, les groupes Hilldale, Toxic Citizen, Fenc/s, Morning Drops, Blue Orchid et Majora pourront bénéficier de l’accompagnement Lo-Fi, 11 Louder et Falkor de Stéréo et The George Kaplan Conspiracy de Hi-Fi…

Textes Eva-Marie Debas


VACARME

UNE VAPEUR À 3 TEMPS

Septembre 2016 : préparation à la destruction de l'ancien bâtiment. Photo Alexandre Claass

Janvier 2017 : les contours du nouveau bâtiment se dessinent. Photo Alexandre Claass

Septembre 2017 : pose du bois brûlé, technique japonaise encore peu répandue en France. Photo Alexandre Claass


FÉVRIER 2018

28 avril 2016 : emménagement de l'équipe dans les bureaux temporaires à l'Hôtel Bouchu dit d'Esterno. Photo Eva-Marie Debas

2 avril 2016 : un graffeur mélancolique à la fermeture de La Vapeur. Photo Philippe Malet

3 novembre 2016 : pose de la première pierre du nouveau bâtiment. Photo Valéry Choplain

5 février 2018 : dernier vestige d'un chantier qui se clôt... Photo Eva-Marie Debas

LES TEMPS FORTS DU CHANTIER

16 septembre 2017 : un beau présage pour La Vapeur lors du Chantier Ouvert #2. Photo Philippe Malet


VACARME

LES VISAGES DE NN

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Photos Eva-Marie Debas, Zoé Theurel, Emmanuelle Violay - Textes Eva-Marie Debas

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Vous en avez rencontré certains dans les trois premiers Vacarme... On vous présente également les nouveaux arrivants. Bienvenue dans l'équipe !

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LA VAPEUR #4

FÉVRIER 2018

ÉTIENNE

Responsable de l’action artistique

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Fort d’expériences dans son domaine, et après 5 ans passés à La Cartonnerie (Scène de Musiques Actuelles) à Reims, Etienne débarque à Dijon en juin 2017. Son rôle : superviser l’un des trois axes du projet de La Vapeur, l’action artistique. A savoir tout ce que La Vapeur fait pour et avec les musiciens. De l’accompagnement des artistes, en passant par la location de studios de répétition, l’accueil en résidence, la formation technique et théorique… Il aide les groupes locaux à comprendre, s’insérer, et évoluer dans le secteur des musiques actuelles. Egalement détenteur d’un label de musiques électroniques, Highlife recordings, cela lui permet de rester en phase avec un secteur bouleversé par le numérique : « Notre façon de vivre et de consommer la musique a changé. Aujourd’hui, tout va plus vite et tout le monde peut faire de la musique. Il faut être plus créatif pour se démarquer. »

STELLA

Médiatrice culturelle Après des études en géographie et différents postes dans le secteur culturel, Stella devient chargée de développement de l’association Kogümi en 2014. Elle rencontre alors l’équipe de La Vapeur qui la recontacte en juin dernier, au départ de Anne Chevalme, précédente médiatrice culturelle, pour reprendre son poste. Sa mission : partager les musiques populaires au plus grand nombre, notamment à travers l’organisation d’ateliers de découverte et de pratique musicale. Avec le nouveau bâtiment, le projet évolue : « L’idée est de transformer La Vapeur en lieu de vie, on repense les activités, on en crée de nouvelles… » Une tâche facilitée par l’apparition de la nouvelle salle d’activités : « C’est rare qu’une salle de concerts donne autant de place à la médiation » s’enthousiasme la nouvelle venue.

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AURORE & SIMON Cuistots pour La Vapeur

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Nouveau lieu, nouveaux chefs ! Le festival GéNéRiQ marque pour Aurore et Simon le début de leur aventure à La Vapeur, qu’ils poursuivront en cuisinant pour les artistes sur toute la saison 2018. Mais le catering ne sera pas leur seule activité puisqu’ils sont aussi chefs de la restauration à la Péniche Cancale. Là-bas, ils préparent poisson le midi, plateaux au bistrot et plats du monde les soirs de concerts. A deux en cuisine et dans la vie, le couple a commencé « à la maison en proposant chaque mardi soir, à une liste d’amis proches, des plats à récupérer dans un tupp ». Ils ont rencontré un tel succès qu’ils ont alors décidé « d’être aux fourneaux à plein temps ». Très attachés à l’idée d’une cuisine locale, ils travaillent en circuit court et connaissent personnellement tous leurs fournisseurs. On les reconnaît souvent au nom de « So Fish », mais ils prévoient bien plus que du poisson pour donner de l’énergie à ceux qui vous feront vibrer !

EMMANUELLE

Après quinze années dans la gestion de projets culturels, Emmanuelle rejoint l’équipe en novembre dernier. A raison de deux jours par semaine en freelance, elle débute l’activité du mécénat de La Vapeur avec comme objectif de « lier des forces vives autour d’un projet qui me tient à coeur ». Mais le mécénat, c’est quoi ? « Un don financier, en nature, ou en compétences, d’une entreprise extérieure qui a tout intérêt à se placer à coté d’un projet qu’elle soutient » nous explique-t-elle. Différent du partenariat, plus mercantile, le mécénat permet le déploiement et la visibilité d’un projet culturel. Emmanuelle nous livre sa méthode : « Je prends d’abord contact avec les grands voisins de La Vapeur, puis je cherche d’autres entreprises qui pourraient vouloir supporter le projet. C’est d’autant plus intéressant avec le nouveau bâtiment. »

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Chef de projet mécénat et partenariat

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VACARME

“LA SCÈNE EST L’ENDROIT LE PLUS STABLE DE MA VIE”

De gauche à droite : Ira Elliot, Daniel Lorca, Matthew Caws et Doug Gillard. Photo Bernie de Chant

Ils étaient passés par La Vapeur en 1998 puis en 2008. Daniel Lorca, le bassiste, avait alors un plâtre au pied. Dix ans plus tard, le groupe de rock américain à la réputation mondiale revient, et inaugure la nouvelle Vapeur. Dijon - New-York : rencontre avec Matthew Caws, chanteur du groupe Nada Surf. Salut Nada Surf ! Qu’est-ce que ça vous fait d’être le premier groupe à jouer dans la nouvelle salle de concerts ? On est les premiers ? Génial ! Je vais essayer de me rappeler de ne pas m'appuyer contre un mur au cas où j'aurais de la peinture sur ma chemise. Je vous ai vu jouer ici même il y a dix ans… Qu’est-ce qui a changé depuis ? Mes cheveux sont gris maintenant, mais j’aime les concerts plus que jamais. Au cours de notre carrière, j’ai déménagé tellement de fois, eu tellement de relations amoureuses… Mais aujourd’hui je suis marié et heureux ! La scène est presque l’endroit le plus stable de ma vie, où j’aime vraiment être. Un changement intéressant pour un enfant timide. En 2016, 20 ans après la création du groupe, vous revenez en force avec l’album « You know who you are ». Pourquoi n’avoir sorti aucun disque en 4 ans ? Il n'y a pas de bonnes raisons mais c’était un bon moment pour faire un petit « break » avec le groupe. J'ai fait un album en duo avec Juliana Hatfiel, on s’appelait « Minor Alps ».

Allez voir notre clip pour la chanson « Waiting for you », il y a une personnalité française accidentellement célèbre dedans ! Sinon, je rêve toujours de faire des albums plus rapidement et je travaille toujours à faire de ce rêve une réalité. Souhaitez-moi bonne chance !

certaine curiosité, cela m’a convaincu !

Vous fêtez cette année les 15 ans de votre album « Let Go », sorti en 2002. L’occasion pour vous de sortir un nouvel album avec les mêmes titres, cette fois-ci interprétés par d’autres artistes. Est-ce un cadeau pour vos fans ?

Il n’y a pas de première partie, donc on va jouer deux concerts : un pour l’album Let Go, et l’autre avec un ensemble de hits, et quelques surprises pour les fans de longue date ! Always Love et Popular seront là.

Est-ce que vous allez interpréter uniquement cet album sur scène ou aussi vos titres les plus populaires tels que Always Love et Popular ?

Quels sont vos plans pour l’avenir ? Ce nouvel album s’appelle « Standing at the gates : the song of Nada Surf’s let go ». Chaque chanson est interprétée par un artiste différent. J'espère que les fans vont aimer ! Quand notre manager nous l’a proposé, je ne voulais pas le faire. Quel groupe organise son propre album hommage ? Mais il nous a expliqué que ce serait caritatif : la moitié des profits vont à l’Union américaine pour les libertés civiles, une organisation qui fait un travail important pour protéger les droits civiques des citoyens, plus crucial que jamais pour l’administration problématique de notre gouvernement. L’autre moitié va à Pablove, une organisation qui aide les enfants atteints du cancer. Combiné à une

Ma femme et moi venons d’avoir un enfant, ça m’a pris beaucoup de temps et apporté beaucoup de joie, mais je suis également très agité en terme de création. Je suis toujours en train d’écrire des petits airs, chanter… Le futur est comme le passé, on se demande comment vivre et parfois on le retranscrit en musique.

+ Pépite en première partie et Kemical Kem en DJ set.

Propos recueillis par Eva-Marie Debas


MERCI !

FÉVRIER 2018

La Vapeur, maître d’ouvrage pour les travaux de rénovation et d’extension du bâtiment remercie sincèrement l’ensemble des personnes, services, entreprises, partenaires qui ont oeuvré à l’ouverture de la nouvelle Vapeur, à la réussite du chantier et qui vont ainsi contribuer à la nouvelle aventure du 42 avenue de Stalingrad ! Les partenaires financiers ayant permis la réalisation des travaux : la Ville de Dijon, Dijon Métropole, l’Etat, la Région Bourgogne Franche-Comté et le soutien exceptionnel de Suez. L’architecte Marie-José Barthélémy, l’équipe de l’Office Parisien d’Architecture et l’équipe de maîtrise d’oeuvre : BETOM Ingénierie (BET structures, fluides, économiste), Cap Terre (BET HQE), Land’Act (paysagiste), Peutz & Associés (BET acoustique), Architecture Sophie Thomas (scénographie). REALIS MOE pour le pilotage des travaux. L'APAVE, bureau de contrôle. Alpes Contrôles, coordonnateur sécurité. Les entreprises, leurs dirigeants, leurs bureaux-d’études, les dessinateurs, les services administratifs, les conducteurs d’opération, les chefs d’équipes, les compagnons : GCM

(désamiantage), SR Construction (démolition, gros oeuvre), Framatec (charpentes métalliques), Soprema (couverture, étanchéité), Sacet (murs bois), Boudier (menuiseries extérieures, serrureries), BEI (bardages), Baffy  et Pacotte & Mignotte (cloisons, doublage, faux-plafond,s peinture, menuiserie bois), SIA Revêtements (revêtements de sol et muraux), Jean Aller et Duc & Préneuf Bourgogne (VRD, espaces verts),  KLEIN (chauffage, ventilation, plomberie), SNEF (électricité), CFA (ascenseurs), Lagoona et BC Caire (scénographie), ainsi que leurs sous-traitants. Le Maire de Dijon et Président de Dijon Métropole, François Rebsamen ; les élus de la Ville de Dijon et de Dijon Métropole et notamment Christine Martin, adjointe au Maire de Dijon, déléguée à la Culture, à l'Animation et aux Festivals et Conseillère à Dijon Métropole, déléguée à la Culture et Présidente du Conseil d'Administration de La Vapeur ; la Directrice de Cabinet du Maire de Dijon et ses équipes, notamment le

Cabinet et la Direction de la Communication ; le Directeur Général des Services et ses équipes, la Directrice Générale des Services Techniques et ses équipes ; notamment la Direction des Bâtiments ; la Direction des Paysages et Espaces Publics ; la Directrice Générale Déléguée aux Ressources et Services et ses équipes, notamment la Direction des Finances, la Direction de la Commande publique, la Direction du Système d’informations, la Direction des Assurances ; le Directeur Général Délégué à la Cohésion Sociale et ses équipes, notamment la Direction de la Culture ; le Directeur Général Délégué à l’Urbanisme et l’Environnement et ses équipes, notamment le Service du Droit des Sols. L’assistant à la maîtrise d’oeuvre pour la phase de conception du projet, Alphaville et Michel Martin conseil. Les membres du jury de concours et des commissions d’appel d’offres.

Photo Eva-Marie Debas


Dijon

Tricky Camille Modeselektor Lomepal Ibeyi Rone Girls In Hawaii Wire Bagarre Nathan Fake Di-Meh / Makala / Slimka Concrete Knives Chloé Eddy de Pretto Lysistrata Wire Maud Geffray Tshegue Altin Gün Les Filles de Illighadad Abstrackt Keal Agram Malik Djoudi Nervous conditions Ulrika Spacek …

lavapeur .com

Janv. Fév. Mars

Illustration : Zeloot • Conception graphique : Trafik.fr • Impression EstImprim • 2018

Scène de musiques actuelles

Vacarme #4 - février 2018  

Journal du chantier de La Vapeur, quatrième et dernier numéro ! Directeur de publication : Yann Rivoal, directeur et programmateur de La Vap...

Vacarme #4 - février 2018  

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