Issuu on Google+

CONTRIBUTION DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

ASSOCIATION NATIONALE DES ETUDIANTS EN PHARMACIE DE FRANCE 4 avenue Ruysdael 75008 PARIS www.anepf.org – contact@anepf.org Représentée au CNESER et au CNOUS - Nommée à la CPNES et la SCPNEP Membre de la FAGE, de l’IPSF et de l’EPSA


SOMMAIRE

I. INTRODUCTION P3 II. MÉTHODOLOGIE P4 III. PARTICIPATION P5 IV. ATTRACTIVITÉ DE LA FILIÈRE P7 V. ORIENTATION/INFORMATION DES ÉTUDIANTS

P11

VI. PACES P14 VII. ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS DE DFGSP 2 & DFGSP 3

P16

VIII. ORGANISATION DES STAGES P20

1. LE STAGE D’INITIATION P20

2. LE STAGE D’APPLICATION DES ENSEIGNEMENTS COORDONNÉS P23

IX. CONCLUSION P25

ANNEXE 1 P26 ANNEXE 2 P31 ANNEXE 3 P36

2

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


I. INTRODUCTION Suite à la signature du processus de Bologne par la France en 1999, une démarche réflexive a été initiée autour des études de santé et leur statut dérogatoire. A leur tour, elles devaient être réformées et rentrer dans le cadre LMD1.

La première étape fut la généralisation de la PACES2 , à laquelle l’ANEPF était vivement opposée, dans l’ensemble des universités françaises. Elle fut mise en place à la rentrée 2010 suite à la loi du 7 juillet 2009 portant création d’une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants.

Celle-ci fut suivie progressivement de la réforme des années supérieures au-delà de la première année. La filière pharmacie n’a pas été épargnée puisque la sous-commission pharmacie de la CPNES3, à laquelle l’ANEPF était partie prenante, a été chargée de la rédaction des nouveaux arrêtés. Suite à la parution de l’arrêté du 22 mars 2011 relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques, les UFR4 de pharmacie ont pu travailler à la réforme de la deuxième année des études de pharmacie (ou DFGSP 2) pour la rentrée 2011, puis à la réforme de la troisième année des études de pharmacie (ou DFGSP 3) pour la rentrée 2012. Deux ans après la mise en place du DFGSP 2 et un an après le DFGSP 3, l’ANEPF a décidé de tirer un premier bilan de cette réforme. L’objectif de cette présente contribution est double : faire un état des lieux global de la situation sur l’ensemble du territoire et également de proposer plusieurs axes d’amélioration. Il est à noter qu’en 2012, l’ANEPF avait déjà réalisé un sondage à destination des DFGSP 2 mais celui-ci n’avait pas abouti à une publication. Néanmoins, nous reprendrons une partie de ces résultats en comparaison des résultats de l’enquête de cette année.

L’ANEPF

L’Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France (ANEPF) est la seule association représentative des 33 000 étudiants en pharmacie de France. Elle a pour mission la défense des droits et intérêts matériels et moraux des étudiants en pharmacie, d’une voix unique, asyndicale, aconfessionnelle et indépendante politiquement. Elle fédère également les associations locales des 24 facultés de pharmacie et promeut les liens entre les étudiants en pharmacie afin de créer une unité nationale. Enfin, elle forme et informe les étudiants dans les domaines universitaires et professionnels. 1 Licence (3 ans) Master (2 ans) Doctorat (3 ans) 2 Première Année Commune aux Etudes de Santé 3 Commission Pédagogique Nationale des Etudes de Santé 4 Unité de Formation et de Recherche CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

3


II. METHODOLOGIE Nous avons rédigé deux questionnaires (annexes 1 & 2), différents en fonction de l’année d’études. Ceux-ci étaient à destination de l’ensemble des étudiants en pharmacie du DFGSP 2 et DFGSP 3 inscrits dans une UFR de pharmacie en France pour l’année universitaire 2012-2013. Le questionnaire était disponible en ligne du 18 juin 2013 au 18 juillet 2013 initialement et a bénéficié d’une rallonge de 8 jours jusqu’au 26 juillet 2013, soit une durée totale de 39 jours.

La promotion des questionnaires a été faite essentiellement via les mailing lists et réseaux sociaux au niveau national. Localement, les associations ont relayé les questionnaires aux étudiants via leurs mailing lists, les réseaux sociaux et en discutant face à face lorsqu’ils rencontraient les étudiants, même si ce dernier moyen a été limité du fait de la période à laquelle a été lancé le questionnaire puisque de nombreux étudiants avaient terminé leur année universitaire. A noter également que certaines administrations d’UFR ont transmis les questionnaires par mail aux étudiants.

4

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


III. PARTICIPATION Grâce à l’investissement et la prise de conscience de chacun, nous avons obtenu des résultats de participation inattendus. En effet, chaque ville était représentée, et nous avons compté 1478 réponses pour les étudiants en DFGSP2 soit un pourcentage de participation théorique de 47,8% et 1122 réponses pour les étudiants en DFGSP 3 soit un pourcentage de participation théorique de 36,3% de participation. Ces pourcentages de participation théoriques sont néanmoins à nuancer du fait du fort taux de redoublement en DFGSP 2 lors de l’année universitaire 2011-2012 ce qui a entraîné une promotion DFGSP 2 2012-2013 importante, et une promotion DFGSP 3 2012-2013 réduite.

Vous retrouverez ci-dessous les pourcentages de participation théorique par ville (nombre de participants ramené au numerus clausus) en fonction de leur année d’études puis sans distinction d’année d’études.

Sondage ANEPF DFGSP2 & DFGSP 3 – Juin 2013

De plus, la répartition des réponses est relativement homogène puisqu’aucune ville ne déséquilibre totalement le questionnaire de par son taux de représentation. Les variations de participation entre les villes sont rééquilibrées par les numerus clausus, puisqu’il semble plus difficile de toucher une proportion importante d’étudiants lorsque ceux-ci sont plus nombreux.

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

5


UFR

Vous trouverez ci-dessous le graphique du taux de représentation de chaque en fonction du taux de participation pour l’ensemble des questionnaires.

Sondage ANEPF DFGSP2 & DFGSP 3 – Juin 2013

« Un total de 2 600 réponses pour les promotions en DFGSP2 et DFGSP 3 »

6

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


IV. ATTRACTIVITE DE LA FILIERE Depuis la mise en place de la PACES, on peut observer que la filière pharmacie est souvent considérée par les étudiants en première année comme la filière de choix par défaut au sein de la PACES, situation nouvelle, puisque la PCEP11 avait toujours été 2 distincte de la PCEM1 comprenant les accès aux filières médecine, odontologie et maïeutique. Il s’agissait là d’une des critiques majeures du projet de loi PACES par l’ANEPF, inquiétude qui s’est vue confortée puisque dans la promotion PACES 2011, un étudiant sur cinq en deuxième année n’avait pas pour premier choix la filière pharmacie. (Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013)

« En 2012, 1/3 des étudiants n’avaient pas pour premier choix pharmacie »

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Pire encore, cette situation s’est dégradée en 2012 où plus d’un tiers des étudiants en deuxième année n’avaient pas pour premier choix la filière pharmacie. En effet, suite à la première année de la PACES, le niveau de recrutement de la filière pharmacie a fortement chuté (Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013), il y a alors eu un appel d’air pour les étudiants ayant peur d’échouer à leur premier choix afin d’assurer leurs arrières en cas d’échec.

Si la filière pharmacie n’était pas votre premier choix, quel était-il ?

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Parmi ces 37% d’étudiants n’ayant pas pour premier choix pharmacie, nous sommes confrontés à près de ¾ d’étudiants ayant échoué au concours de médecine, le quart restant se partageant entre une majorité d’étudiants ayant échoué au concours de dentaire et en plus faible proportion à ceux de kinésithérapie et maïeutique.

1 Premier cycle des études pharmaceutiques 1 2 Premier cycle des études médicales 1 CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

7


A l’heure actuelle, plus d’un étudiant sur 10, inscrit en DFGSP2 pendant l’année universitaire 2012-2013 envisageait une passerelle ou une réorientation. Cette situation est nouvelle dans les études de pharmacie et découle de la mise en place de la PACES. En effet, le choix par défaut entraine la déception des étudiants à l’entrée des études de pharmacie et leur fait alors envisager une réorientation. Cela pose d’importants problèmes puisque d’une part, les passerelles de fin de 3ème année vers un retour en début de deuxième année au sein des études médicales et pharmaceutiques sont prises d’assaut, « à sens unique » (pharmacie vers médecine) par ces étudiants. De plus ces passerelles sont très sélectives et seulement un nombre restreint d’étudiants sera au final accepté pour emprunter ces dernières. L’étudiant nourrit donc un espoir souvent vain, qui aggrave un phénomène restreint pour le moment mais qui commence s’amplifier : celui de l’abandon de la filière pharmacie au cours de la deuxième et troisième année. D’autre part, la régulation démographique des pharmaciens est dépendante du numerus clausus à l’issue de la première année, hors si 10% de ces étudiants souhaitent quitter les études de pharmacie, il y a alors une perte sèche de futurs pharmaciens non-négligeable !

« Un étudiant sur dix souhaite quitter a filière pharmacie après le concours »

Actuellement, la tendance est à la multiplication du nombre de choix de présentation de concours au détriment du choix par motivation. En effet en 2011, ¾ des étudiants ne choisissaient que pharmacie et en 2012, ce chiffre avait subi une baisse de 20%.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

8

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Ce constat se confirme à partir des résultats des étudiants admis au concours de pharmacie. En effet, nous avons pu assister à une augmentation de la moyenne des reçus au concours, les étudiants réussissaient mieux leur tronc commun mais négligeaient l’UE spécifique, non suffisamment discriminante. C’est ainsi qu’en 2012, 20,7% des étudiants reçus au concours de pharmacie n’avaient pas la moyenne (versus 24,5% en 2011), mais dans le même temps la note à l’UE spécialité pharmacie chutait : 24% des étudiants avaient une note inférieure à la moyenne (contre seulement 16,1% en 2011). Actuellement, nous accueillons des étudiants « meilleurs » au concours mais ne disposant pas des bases des enseignements pharmaceutiques, et régulièrement démotivés du fait de leur échec dans leur premier choix. C’est pourquoi, nous sommes favorables à des mesures limitant le choix par défaut des étudiants, la plus évidente consistant en l’augmentation de la discrimination de l’UE spécialité grâce à une hausse du coefficient par exemple.

« Les étudiants réussissent mieux le tronc commun mais négligent l’UE spécifique »

Sondage ANEPF DFGSP 2 et DFGSP 3 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 2 et DFGSP 3 – Juin 2013

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

9


Finalement, le constat de la PACES est un échec. Elle a encouragé les stratégies de choix chez les étudiants en première année au dépend de la motivation et de l’intérêt pour la filière. Les moyens mis en place ne canalisent pas du tout l’hémorragie puisqu’au contraire les phénomènes s’accentuent provoquant à terme une hiérarchisation des professions de santé, nuisible à leur future collaboration.

« La PACES a encouragé les stratégies de choix au dépend de la motivation et de l’intérêt pour la filière »

Si nous conservons le système PACES, il est absolument nécessaire de renforcer l’aspect discriminatoire des UE de spécialité en jouant sur l’augmentation des coefficients et en augmentant le volume horaire de l’UE.

Enfin, se pose alors l’intérêt de la PACES ou de systèmes de mutualisation dans les premières années du cursus puisque l’on se rend compte que ceux-ci n’ont rien apporté aux filières et se sont même montrés particulièrement délétères pour la filière pharmacie. Il serait plus pertinent, afin d’encourager l’interprofessionnalité, d’introduire de la mutualisation avec notamment des cas pratiques plus tard au cours des études lorsque les étudiants ont conscience de leur champ de compétences et peuvent ainsi travailler ensemble dans un seul et unique but : le patient. Les stages pratiques (application des enseignements coordonnés, cinquième année hospitalo-universitaire) et les enseignements à partir du DFASP1 se prêtent à cette interprofessionnalité au sein des études de santé.

« Il est plus pertinent de repousser la mutualisation des enseignements plus tard au cours du cursus quand chacun à conscience de son champs de compétences »

1 Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Pharmaceutiques (grade master, 4 et 5ème année)

10

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


V. ORIENTATION / INFORMATION DES ETUDIANTS

Le premier constat est qu’au moment du choix de la filière pharmacie en PACES, 43% des étudiants ne connaissent pas la richesse des débouchés suite au cursus pharmaceutique hormis les métiers de l’officine.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

D’un point de vue plus précis, seulement 38,6% des étudiants prétendent connaitre les débouchés liés à la filière internat, moins d’un tiers pour les métiers de l’industrie et seulement 16% pour les métiers de la recherche !

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Le constat est alors sans appel : près de 90% des étudiants considèrent que les informations relatives aux études et au métier de la pharmacie ne sont pas suffisantes !

« Près de 9 étudiants sur 10 considèrent ne pas avoir suffisamment d’informations sur la filière pharmacie »

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

11


Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Alors même que nous luttons contre les choix par défaut des étudiants à l’entrée du cursus, ces résultats prouvent une méconnaissance importante de la filière et de ses débouchés par les étudiants en PACES. Il est donc nécessaire de travailler sur cet aspect afin de revaloriser la filière pharmacie et afin que les étudiants ne subissent plus passivement l’orientation dans la filière pharmacie mais s’engagent activement dans cette voie. Les étudiants sont unanimes : près de 9 sur 10 estiment qu’ils sont plus réceptifs pour recevoir des informations sur l’orientation dans la filière pharmacie au lycée, et ¾ entre la première et la terminale.

« Près de 9 étudiants sur 10 considèrent que le lycée est le meilleur moment pour leur donner des informations sur les études et les métiers de la Pharmacie »

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Les moyens que les étudiants souhaitent voir utilisés sont en grande majorité les interventions d’étudiants, suivi d’intervention de professionnels et enfin des supports vidéo. Il est donc nécessaire d’axer la communication autour de la filière grâce à ces 3 outils, les autres moyens ne sont pas à négliger mais sont jugés secondaires par les étudiants

12

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Il est alors intéressant de se pencher sur les « points forts » de notre filière, ceux qui ont décidé les étudiants à rejoindre le cursus de pharmacie. L’argument le plus important, selon les étudiants, correspond à la richesse et la diversité des débouchés relatifs à la pharmacie. L’unicité du diplôme permettant de travailler dans des domaines très diversifiés est à préserver et à mettre en valeur ! Cette diversité assure une attractivité des métiers, puisque chacun pourra trouver un emploi dans lequel il s’épanouit en fonction de ses affinités, son caractère, ses compétences… De plus, le contenu de nos études, largement pluridisciplinaires, alternant théorie et travaux pratiques, à la frontière entre les « sciences dures » et les « sciences de la vie » est un atout pour tout étudiant, dans la continuité d’une terminale scientifique.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Finalement, les résultats sont alarmants et doivent être corrigés rapidement. Il est plus que nécessaire d’augmenter la visibilité de nos études et des débouchés auprès des futurs étudiants. Les actions à mener en priorité sont sur les lycéens de première et terminale à partir d’intervention d’étudiants et de professionnels. Les métiers liés à l’officine sont connus mais la recherche, la pharmacie hospitalière, la biologie médicale, l’industrie sont des domaines à populariser. Enfin, on peut imaginer une nouvelle campagne de communication autour d’un spot vidéo afin d’informer les étudiants des nombreuses débouchés que présente notre filière. Enfin, un exemple de collaboration tout à fait intéressant est à montrer du côté de Bordeaux. En effet, voilà quasi deux ans qu’à été signé une convention de partenariat entre l’Académie de Bordeaux, l’UFR des Sciences Pharmaceutiques et le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens. Celle-ci a pour but la collaboration des ces trois acteurs dans le but d’informer les jeunes et les personnels de l’Education Nationale sur les différents métiers et cursus de la pharmacie, cible qui, on l’a vue, semble être la plus pertinente. Même si actuellement cette convention n’est pas exploitée pleinement, elle a le mérite d’être une première et pourra à l’avenir être utilisé de façon optimale. Il semble donc intéressant que l’ensemble de ces acteurs répartis sur le territoire national mettent en place ce genre d’outil afin de faciliter l’accès aux lycéens et dynamiser l’information autour des métiers et des cursus de la pharmacie. CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

13


VI. PACES La PACES, depuis sa mise en place, a été très décriée, notamment par les étudiants en pharmacie. Les résultats suivants ne font que confirmer nos craintes, et nous inquiètent plus particulièrement quant à la possibilité d’expérimentations de système type « licence santé ». Tout d’abord, le constat est le même depuis l’ancienne PCEP 1, 2/3 des étudiants reçus ont redoublé leur première année. C’est un constat récurrent au sein de nos études, mais on est en droit de se poser la question, quel est l’intérêt, pour cette part trop nombreuse d’étudiants, de redoubler leur PACES, alors que cette année est pédagogiquement inintéressante.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Cela se confirme, puisque près de 2/3 des étudiants jugent les enseignements en PACES insuffisants pour aborder une DFGSP 2. La PACES n’est pas adaptée à la poursuite des études de pharmacie, elle ne fournit pas les bases nécessaires pour le bon déroulement du cursus pharmaceutique, au-delà du fait que plus d’un tiers des étudiants trouvent l’année de PACES inintéressante. A l’heure actuelle, cette situation est délicate puisque certains établissements, dans le cadre de la loi pour l’enseignement supérieur, envisagent des expérimentations qui repousseraient d’un à deux ans, en plus de la PACES, la spécialisation et les enseignements pharmaceutiques. Nous ne pouvons imposer aux étudiants en pharmacie de telles conditions !

« 2/3 des étudiants jugent les enseignements de PACES inadaptés pour poursuivre leurs études de pharmacie »

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

14

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Enfin, il est un point à ne pas oublier en PACES : la forte inégalité des étudiants face aux écoles privés de préparation au concours. En effet, 96% des étudiants ont suivi une formation parallèle et complémentaire au concours afin d’augmenter leurs chances d’être reçus.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

« 96% des étudiants suivent une formation parallèle complémentaire à la PACES dont 7/10 suivent au moins le tutorat »

Néanmoins, parmi ces 96% d’étudiants, près de 7 étudiants sur 10 ont suivi le tutorat proposé par la faculté et les enseignants en collaboration avec les étudiants tuteurs. Il est donc possible de se féliciter du travail accompli même si le chemin reste encore long afin que l’ensemble des étudiants suivent de façon assidue le tutorat gratuit et n’aient pas besoin de s’inscrire dans des préparations privées particulièrement onéreuses, ce qui est encore le cas pour 2/3 des étudiants reçus.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

15


VII. ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS DE DFGSP 2 ET DFGSP 3 Le principal constat qui ressort des questions portant sur les étudiants de 2ème et 3ème année est la densité des programmes et des emplois du temps ; ceci ayant des conséquences sur leurs résultats et leur ressenti global de l’année et des enseignements. En DFGSP2, pour plus de 4 étudiants sur 10, les emplois du temps sont surchargés alors qu’ils sortent d’une première année sanctionnée par un concours et sont donc habitués à un travail régulier. Dans certaines facultés, les deux semestres ne sont pas équilibrés puisque ¼ des étudiants interrogés déclarent trouver leur emploi du temps déséquilibré. Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Pour les 3èmes années, l’amélioration est minime, on constate que 2/3 des étudiants trouvent leur emploi du temps surchargé ou déséquilibré.

Cette situation est due à une première année vidée de ses enseignements pharmaceutiques qui sont rattrapés en 2ème et 3ème années. Tant que nous resterons dans un système de PACES ou de 1er cycle commun aux études de santé, faisant abstraction des enseignements pharmaceutiques, il ne sera pas possible de rééquilibrer les années suivantes nécessaires pour rattraper les lacunes acquises. En revanche, il est important de continuer à travailler dans les commissions pédagogiques des différentes facultés sur l’équilibre entre les semestres et entre la formation pratique et théorique pour que la charge de travail de l’étudiant soit homogène tout au long de l’année.

De plus, il apparaît que pour près de la moitié des 2èmes années interrogés, le contenu des enseignements n’est pas satisfaisant et ne correspond pas à leurs attentes. Ces résultats peuvent s’expliquer à la fois par les emplois de temps très chargés qui ne permettent pas à l’étudiant de s’épanouir et de profiter des connaissances qui lui sont apportées et à la fois par le caractère fondamental des enseignements, qui s’est retrouvé accentué avec la mise en place de la PACES et l’obligation de rattraper en 2ème année des notions générales qui n’étaient plus abordées en première année.

16

« La réforme et la PACES ont entrainé des années surchargées pour les étudiants et de fait difficile à suivre » CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

En 3ème année, la part des étudiants satisfaits par le contenu des enseignements délivrés augmente pour atteindre 7 étudiants sur 10. Ceci peut-être dû à la présence en 3ème année des enseignements coordonnés qui amènent l’étudiant au cœur de ses études de pharmacie.

En accord avec les résultats précédents, le nombre d’étudiants qui se sont trouvés en difficulté en 2ème et 3ème années est important. Cette année, 2/3 des DFGSP 2 interrogés déclaraient avoir rencontré des difficultés, ce qui est supérieur à l’année précédente où 56% des étudiants présentaient des difficultés et 55% ont été à la seconde session.

« En 2012-2013, 2/3 des DFGSP 2 ont rencontré des difficultés au cours de leur année »

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

17


Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Les étudiants ayant fait part de leurs difficultés mettent principalement en cause les programmes trop denses et les lacunes dues à la PACES et son manque d’enseignement pharmaceutique.

Enfin 25% des étudiants reconnaissent un manque de travail personnel. On remarque aussi qu’une partie des difficultés est liée à un manque de bonne méthode de travail, ce qui est vraisemblablement dû à une mauvaise adaptation à la 2ème année après une PACES dont la réussite est basée sur le bachotage. En 3ème année, on constate une légère amélioration avec la moitié des étudiants qui déclarent avoir rencontré des difficultés en 3ème année.

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Ceci étant très probablement majoritairement dû à des programmes et des emplois du temps encore une fois trop chargés.

La réforme prévoyait la mise en place d’UE « projet professionnel » au cours de la 3ème année. A quelques mois du choix d’orientation, on constate que plus d’un quart des étudiants en fin de 3ème année n’ont pas de projet professionnel défini. Or, cette UE n’a pas été mise en place dans toutes les facultés, il apparaît donc nécessaire d’insister sur sa mise en place et dans un même temps de favoriser les initiatives étudiantes comme les forums des métiers pharmaceutiques ayant pour but de favoriser le choix d’orientation des étudiants.

Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Enfin les étudiants ont été interrogés sur l’ambiance au sein de leurs promotions. En DFGSP 2, 9 étudiants sur 10 sont satisfaits de l’ambiance entre les étudiants et seuls 2.2% des étudiants pensent que l’ambiance ne permet pas de bonnes conditions de travail (NPBCT). Ces résultats sont similaires pour la DFGSP 3.

18

« A la veille de leur orientation, plus d’un quart des étudiants n’ont toujours pas de projet professionnel »

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Sondage ANEPF DFGSP 2 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

En conclusion, suite à la mise en place de la réforme, les DFGSP 2 et DFGSP 3 présentent des programmes surchargés et il ressort un besoin des étudiants d’un rééquilibrage, autant sur l’année que sur la part des enseignements théoriques et des travaux pratiques. Ces rythmes infernaux sont également les conséquences de la PACES qui n’est pas adaptée au reste du cursus des futurs pharmaciens. Pour cela, l’augmentation des enseignements spécifiques à la filière pharmacie en première année est nécessaire, et il faudra veiller à ne pas empirer la situation avec les expérimentations de « licences santé » que souhaitent mettre en place certains établissements dans le cadre de la loi pour l’enseignement supérieur et la recherche de juillet 2013.

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

19


VIII. ORGANISATION DES STAGES L’enquête sur les stages résulte de l’interrogation des étudiants en DFGSP3, car ces derniers ont le recul nécessaire pour donner leur ressenti sur le stage d’initiation et sur les stages d’enseignements coordonnés introduits par la réforme.

1. LE STAGE D’INITIATION

Le stage d’initiation permet d’apporter une approche pratique du métier de pharmacien d’officine et en particulier à « l’initiation à la connaissance et délivrance du médicament ». Ces deux principes sont à la base de tout acte pharmaceutique, en plus des missions de santé publique auxquelles l’officinal contribue quotidiennement.

L’Arrêté du 22 mars 2011 relatif au régime des études en vue de l’obtention du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques précise que : Un stage officinal d’initiation obligatoire, d’une durée de six semaines, à temps complet, en une ou deux périodes, avant le début du cinquième semestre, dans une même officine ouverte au public doit être effectué.

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Ce premier graphique montre que malgré les textes stipulant la possibilité de fractionner le stage sur deux périodes, seulement 10% des étudiants font ce choix lorsque la faculté le permet. Pourtant cette dernière solution permet de faire une partie du stage avec un bagage de connaissances plus important à la sortie de la 2° année. Il est aussi intéressant pour les étudiants de pouvoir marquer une pause entre ces deux périodes. La stagiaire peut ainsi tirer un premier bilan, faire ressortir avec du recul ce qui a fonctionné ou non et échangé avec son maître de stage afin de corriger le tir pour optimiser le déroulement de la seconde période de stage.

20

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Nous constatons, d’après ces graphiques, qu’un étudiant sur quatre ne s’est pas senti encadré au cours de son stage. L’encadrement par le maître de stage est un élément essentiel à la réussite du stage, surtout dans le cadre de découverte dans lequel l’étudiant est placé. Il faut que l’équipe officinale, en collaboration avec le maître de stage, accompagne l’étudiant au maximum durant cette période cruciale d’apprentissage. Cela passe par la préparation de la venue du stagiaire, mais également par l’étudiant lui-même qui doit être acteur et non spectateur au sein de l’officine.

Une bonne planification et organisation du stage est par exemple un élément du bon déroulement des 6 semaines. Les objectifs à atteindre doivent être fixés en commun accord avec le stagiaire et le maître de stage, une ligne de conduite claire permettra à l’étudiant d’atteindre les buts fixés tout en se faisant aider par le maître de stage.

Autre chiffre encore, d’après ces résultats, près de la moitié des étudiants ont servi au comptoir lors du stage d’initiation. Cependant, ce stage a pour vocation de faire découvrir le monde de la pharmacie d’officine à l’étudiant, y compris la dispensation des médicaments. Ces résultats sont particulièrement interpelants à côté des précédents où ¼ des étudiants ne se sentaient pas encadrés. En effet, le stage officinal d’initiation n’a pas pour but final la dispensation de médicament ! Cette dispensation doit se faire de façon accompagnée, c’est à dire que l’étudiant est spectateur de l’acte pharmaceutique mais le maître de stage doit faire en sorte d’aider au maximum l’étudiant à appréhender cette délivrance et la façon générale de procéder.

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Les résultats ci-dessus sont évoquant : près d’un tiers des étudiants ne voient pas d’intérêt au stage officinal d’initiation et ce chiffre est conforté par le fait que six étudiants sur dix n’ont pas envie d’entamer une carrière en officine à l’issue de ce dernier. Même si ce résultat est à mettre en relief avec le fait qu’un certain nombre d’étudiants ont déjà un projet de carrière autre que l’officine, cela prouve que ce stage n’est peut être pas abordé de la bonne manière, ne montrant pas de façon concrète à l’étudiant l’exercice du pharmacien d’officine au quotidien. CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

21


L’exemple le plus récurrent est celui où le stagiaire se retrouve à ranger des boîtes de médicaments tout le long de son stage, même si cette dernière activité est un élément essentiel de l’apprentissage, elle ne doit pas occuper la majeure partie du temps du stagiaire. Ainsi, afin de réaliser un stage efficace et constructif, il est important que l’étudiant et son responsable se fixent des objectifs clairs et précis : découvrir le fonctionnement de l’officine, initiation à la dispensation du médicament, des posologies, à la reconnaissance des produits ou encore à la législation. C’est en s’impliquant et en travaillant en coordination avec l’équipe officinale que le stagiaire remplira ces objectifs, s’intégrera et tirera le meilleur de son stage.

22

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


2. LE STAGE D’APPLICATION DES ENSEIGNEMENTS COORDONNES Arrêté relatif au diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques : Art. 7. – Les enseignements sont organisés par objectifs pédagogiques et en partie de façon intégrée, sous forme d’unités d’enseignement articulées entre elles en cohérence avec les objectifs de la formation. Au cours des deux derniers semestres, l’étudiant doit accomplir une formation d’application d’une durée maximale de deux semaines ayant pour objectif la mise en pratique d’enseignements thématiques.

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Nous voyons que 60% des étudiants ont eu un stage d’application des enseignements coordonnés d’une durée d’une semaine. Ce chiffre est le strict minimum puisque la plupart des facultés choisissent d’effectuer leur stage d’application en deux parties : Une semaine en DFGSP3 et une semaine en DFASP 1 afin d’aborder un maximum de thématiques différentes réparties sur ces deux années d’études. Il est important pour l’étudiant d’assimiler progressivement les connaissances acquises en cours puis de les restituer lors du stage d’application. Deux périodes d’une semaine en 3ème année permettent à l’étudiant d’avoir du recul sur ces enseignements, et de mettre en pratique leur connaissance suivant une progression logique au cours de leurs études. Les thématiques vues pendant ces deux années auront été approfondies, diversifiées et porteront sur les pathologies et la prise en charge du patient par le pharmacien, ce qui répond à un des objectifs premiers de ce stage : participer à un stage d‘application, permettant une utilisation concrète des connaissances acquises à la faculté. Il est à noter que les 4% d’étudiants n’ayant pas de stage d’application en troisième année sont les étudiants montpelliérains. Ceci est contraire à l’arrêté relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques, et il est nécessaire que l’UFR se mette en conformité avec la loi, l’intérêt des stages d’applications étant réel au sein de la formation des futurs pharmaciens. Théoriquement les objectifs du stage sont : - de permettre à tous les étudiants d’appliquer en situation réelle les connaissances acquises au cours des enseignements coordonnés de 3ème et de 4ème année sur les pathologies et les classes thérapeutiques - de travailler sur des ordonnances préalablement sélectionnées par le maitre de stage en rapport avec le thème du stage - de recevoir une formation sur la dispensation de ces ordonnances CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

23


Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Le commentaire d’ordonnance semble être un objectif rempli pour la grande majorité des stagiaires même si encore 18% des étudiants n’en ont pas réalisés. Dans le cadre de ce stage, les étudiants ont la volonté de découvrir ou approfondir leur expérience autour d’une pathologie au comptoir, ainsi il est dommageable de voir que seulement un peu plus de la moitié des étudiants ont eu la possibilité de participer à des délivrances d’ordonnances en lien avec l’enseignement thématique. L’analyse de l’ordonnance à tête reposée dans le « back office », et la dispensation au comptoir en compagnie du maître de stage, sont deux éléments indissociables du stage d’application et répondent à un besoin d’acquisition de compétences au comptoir par l’étudiant. Si cet aspect là n’est pas amélioré, l’avantage d’un stage par rapport à un enseignement de commentaire d’ordonnance dispensé à la faculté paraît limité.

« Au cours des stages d’enseignements coordonnés, encore 45% des étudiants n’ont pas délivré d’ordonnances en rapport avec le thème du stage »

Sondage ANEPF DFGSP 3 – Juin 2013

Ces chiffres montrent que six étudiants sur dix trouvent que ce stage est pertinent pour leurs études, et pour la majorité comme vu plus haut, ceci n’est encore que la première partie de leur stage. Ainsi on voit déjà que même si le schéma et déroulement de ces stages doit encore être amélioré, le concept général séduit les étudiants ce qui doit nous encourager à poursuivre les pistes d’améliorations.

Mieux faire le lien entre la théorie et la pratique, mieux préparer la venue du stagiaire, sensibiliser sur les objectifs à atteindre notamment sur la dispensation accompagnée au comptoir sont autant de pistes à explorer pour améliorer l’expérience et l’implication du stagiaire et celle du maître de stage.

24

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


IX. CONCLUSION

A travers cette enquête de l’ANEPF, menée sur un panel de 2 600 étudiants en pharmacie en deuxième et troisième année, nous avons pu constater que la réforme de nos études ne s’est pas faite non sans mal. La première année de nos études pose toujours de nombreux problèmes, toujours non-résolus à ce jour. Pire encore, celle-ci a des répercussions directes sur les étudiants pour la suite de leur cursus et engendre de nombreuses difficultés autant pour les étudiants que pour l’organisation universitaire.

Les deuxième et troisième années pâtissent de cette PACES alors que le fond de leur réforme est bon : décloisonner les disciplines et favoriser les enseignements coordonnées afin que l’étudiant aborde la pathologie et la prise en charge avec une vision globale. Il apparaît donc nécessaire de réformer nationalement la PACES, ce que nos établissements s’apprêtent à faire sous peu avec la possibilité donnée par la loi pour l’enseignement supérieur et la recherche de juillet 2013 d’expérimenter des nouveaux modes de recrutement dans les études de santé. Cette réforme est importante, mais ne devra pas empirer la situation existante et voir fleurir des projets qui repousseraient encore les enseignements spécifiques de nos études ainsi que la professionnalisation via les travaux pratiques et les stages. Localement, il sera nécessaire d’agir progressivement pour adapter les DFGSP 2 et 3 afin que celles-ci puissent être abordables pour les étudiants, et remédier au taux d’échec important que l’on trouve au cours de ce premier cycle fortement inhabituel.

Enfin, l’ensemble des acteurs de la pharmacie devra se réunir afin de travailler communément à la promotion et revalorisation de la filière pharmacie. Cela passera par une information et une aide à l’orientation importante directement auprès des lycéens sur la diversité des métiers liés à la pharmacie en cassant ainsi l’image négative qu’a actuellement l’opinion publique du pharmacien et suscitant des vocations parmi les futurs étudiants.  

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

25


ANNEXE 1

26

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

27


28

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

29


30

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


ANNEXE 2

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

31


32

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

33


34

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

35


ANNEXE 3

36

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

37


38

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

39


40

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

41


42

CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE


CONTRIBUTION ANEPF DE LA PACES AU DIPLÔME DE FORMATION GENERALE DANS LES ETUDES DE PHARMACIE

43


L'anepf tire un bilan mitige de la mise en place du diplome de formation general en sciences pharmac