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BILAN PERSPECTIVES INNOVER INVESTIR S’APPUYER SUR LES TERRITOIRES DES AGGLOMÉRATIONS OFFENSIVES S’APPUYER SUR LES HOMMES NORD / PAS-DE-CALAIS / OISE / AISNE /ARDENNES // EDITION 2013


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4/5 AVANT-PROPOS Bilan 2012 w Une année de crise

Perspectives 2013 w L’export, une chance pour le PME

6/25 INNOVER

Zoom sur des entreprises exemplaires w Le Domaine de la Motte 6/7 w Le Greta mise sur les composites 8 w Zone d’activité

Moulin Leblanc 10 w Vendôme Fermetures 11 w Fleury Michon 12 w Adrianor 14 w Actipôle 18 w Toyota Onnaing 20 w Port Fluvial Hautmont 22 w Renault Douai 24

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INVESTIR

L’initiative des banques w Accompagner pendant la crise

32/36 S’APPUYER SUR

LES TERRITOIRES CCI Grand Lille w Des ateliers pour devenir patron 32

CCI Grand Hainaut w L’innovation pour résister à la crise 33

Aéroport Beauvais-Tillé w Les avions dopent l’économie locale 34

Créapole à Vervins w Pépinière d’entreprises 36


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En collaboration avec les journaux :

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37/43 DES

AGGLOMÉRATIONS OFFENSIVES Com. d’agglomération du Cambrésis w Une image nouvelle et innovante 37 Val Métropole w Filière d’excellence pour garantir l’avenir 38 AMVS w Un soutien accru 39 CAD w Quant le Douaisis plait aux entreprises 40 Le Beauvaisis w Comment le tissu économique du Beauvaisis résiste à la crise 42

44/52 S’APPUYER SUR LES HOMMES

Formation et management w Les défis de la CMA de Valenciennes 44 Greta Laon-Hirson-Chauny w Un partenaire important des entreprises locales 45 AML Systems w Un équipementier en forte croissance 46 Séminaires d’entreprises w A Hirson, se retrouver à du bon 47 Le coaching w Un atout pour les managers en temps de crise 48

EDITÉ PAR L’Observateur s.a.s. Rue Robert Bichet 59440 Avesnes s/Helpe. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Jean-Pierre De Kerraoul RÉALISATION André Bobronski CONCEPTION PUBLICITÉ StudioPrépresse RÉGIE PUBLICITAIRE Propublic tél. 03 27 56 12 12 RÉDACTION Gauthier Clausse, Matthias Dormigny, Laurent Goudet, Aurélie Hochard, Saïd Khaced, Yannick Lefrère, Virginie Menvielle, Benoît Taquet, Ismène Vidal. IMPRESSION SAS Imprimerie LEONCE DEPREZ Zone Industrielle 62620 Ruitz


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Rester performant durant la crise

Avant-propos

BILAN 2012 Une année de crise

LES POINTS ESSENTIELS : l Une crise commencée en 2009. l Une activité toujours en baisse l Des trésoreries dégradées l Des emplois détruits

Les grosses PME mieux à la crise

2012 restera, pour les acteurs du monde économique, une année noire, une année à oublier. Les défaillances se multiplient, les trésoreries sont de plus en plus tendues, les investissements sont à l’arrêt. De l’aveu même du président de la chambre de commerce Grand Lille, les chefs d’entreprise n’ont plus aucune visibilité. Et, à ce jour, rien n’indique que la situation peut s’inverser dans les mois à venir. Et pourtant... Philippe Hourdain ne mâche pas ses mots. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie, patron d’une PME d’une cinquantaine de salariés, sait de quoi il parle, et cela donne froid dans le dos. « La situation économique n’est pas bonne dans la région. Les entreprises n’ont plus aucune visibilité, aucune perspective à court et moyen terme. Cette crise, qui a commencé en 2009 est terrible, on n’en voit pas la fin. Une forme de déséspérance est en train de s’installer », explique-t-il. Cette déclaration recouvre une réalité objective : l’économie régionale est à l’arrêt depuis des mois. Et depuis 2009, jamais les entre4

preneurs n’ont été autant inquiets. 2012 n’a été que la confirmation des fragilités du tissu économique avec son cortège de plans sociaux et de destruction d’emplois. L’hémorragie se poursuit donc. La région est particulièrement

Ainsi le Nord-Pas-de-Calais occupe le 15 ème rang régional en terme de variations d’emploi en 2012. Une analyse de la CCI, par zone, montre qu’en 2012 toutes les zones à l’exception de celle de Lille enregistrent des évolutions négatives.

« Cette crise qui a commencé en 2009 est terrible »

Pour deux zones : Dunkerque et Saint-Omer, les baisses d’emploi sont moins prononcées qu’en moyenne régionale. En revanche, les villes d’Arras et Cambrai sont à la traîne. Pourtant, Philippe Hourdain croit en un rebond possible pour les entreprises. Certaines d’entre elles sont offensives et comptent quelques succès. Et les collectivités territoriales prennent des initiatives.

marquée par la chute de l’emploi puisqu’elle enregistre à elle seule, en 2012, 15 000 pertes d’emplois soit 16 % des pertes nationales.

r ésis tent

En 2012, tous les entrepreneurs dans l’ensemble des secteurs ont senti les effets de la crise. « Cela va mal surtout dans le BTP, les commerces, les cafés, les restaurants, les hôtels, les services à domicile », confirme Philippe Hourdain. Et de poursuivre : « Je vois tous les chefs d’entreprise se battre comme des chiens pour sauver leur entreprise. Beaucoup d’entre eux sont à la limite du dépôt de bilan avec des chiffres en baisse depuis des années et une trésorerie très basse. » D’après la Chambre de commerce et d’industrie Grand Lille, seules les entreprises intermédiaires et les grosses PME résistent le mieux à la crise. En revanche, les toutes petites entreprises n’ont souvent pas les ressources humaines et financières pour faire face. « Et souvent, nous observons que les chefs d’entreprise ont beaucoup de mal à se tourner vers la banque, assure Philippe Hourdain. Il faut savoir convaincre un banquier. » En sachant que le besoin de trésorerie est la deuxième difficulté rencontrée par les entreprises. Pas moins de 69 % des dirigeants d’entreprise déplorent le durcissement des conditions d’accès au crédit de trésorerie proposés par les banques.


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PERSPECTIVES 2013 : L’export, une chance pour les PME La région Nord-Pas-de-Calais a frôlé la récession en 2012. Qu’en sera-t-il de 2013 ? Une chose est sûre, cette année ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Lors du premier trimestre 2013, et d’après les résultats d’une étude menée par la CCI Grand Lille, le climat des affaires s’est de nouveau détérioré. Le solde d’opinions sur le chiffre d’affaires tombe dans le rouge et 37 % des entreprises jugent leurs performances mauvaises. Pourtant des solutions existent pour développer son entreprise : l’export notamment. Comment résister à la crise pour que 2013 ne ressemble pas à 2012 ? Le président de la CCI Grand Lille a quelques conseils à donner. « Les patrons de petites entreprises sont trop souvent seuls. Il faut rompre avec cet isolement et demander de l’aide quand cela est nécessaire. les chefs d’entreprise doivent s’inscrire dans nos clubs pour échanger, c’est important », explique Philippe Hourdain. Mais, face à l’urgence de la situation économique, la CCI Grand Lille a décidé d’aider les entreprises en prêtant de l’argent. Une enveloppe de 100 000 euros est destinée aux entreprises de la région. De l’argent frais accordé sous forme de prêts. De plus, la chambre de commerce et d’industrie est également capable d’apporter des conseils notamment financiers aux entrepreneurs par des consultants spécialisés dont le travail est de se rendre sur le terrain. Leur rôle est de sensibiliser les patrons à être vigilant sur la gestion de leur entreprise en suivant quelques indicateurs clés.

« Il faut rompre avec cet isolement et demander de l’aide. » Il est tout de même intéressant de noter que dans ce

Philippe Hourdain, Président CCI Grand Lille

contexte morose, certaines entreprises vont bien, voire très bien. Ainsi au premier trimestre 2013, 1 entreprise sur 4 considère son niveau d’activité comme bon ou très bon en région. Il y a toujours des entreprises qui fonctionnent bien y compris dans des secteurs d’activité déprimés comme le commerce de détail. Il faut savoir

que 24 000 personnes ont créé leur entreprise en 2012. Une chose est sûre, les entreprises qui ont compris les enjeux d’Internet. Et celles qui exportent sont beaucoup mieux armées pour bien s’en sortir.

Une lueur d’espoir av ant l’été ? La crise de l’économie régionale v a-t-elle se poursuivre ? Selon une récente enquête régionale, les dirigeants n’anticipent pas une plus forte dégradation de leur chiffre d’affaires pour le trimestre à v enir. Même si le solde d’opinion sur l’activ ité dev rait rester dans le rouge, la situation dev rait quelque peu s’améliorer.

CHANTIERS 2013 l Se préparer à la troisième révolution industrielle, adopter une véritable stratégie sur le Web, telles sont les recommandations des spécialistes de la CCI. l Bien connaître son marché et ses exigences, voici l’une des clés de la réussite. Trop d’entreprises sont en décalage avec leur marché ce qui n’est pas tenable dans une période difficile. 5


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INNOVER

RENSEIGNEMENTS l Tél. 03 24 53 54 73 Base de loisirs 08380 Signy-le-Petit campingprehugon@wanadoo.fr

DOMAINE DE LA MOTTE À SIGNY-LE-PETIT UN LIEU PAISIBLE ET DYNAMIQUE

R

epris en 2006 par Barbara Macra, le Domaine de la Motte a tout pour plaire. Ce site est aujourd’hui capable d’accueillir entreprises, associations et particuliers en répondant à toutes leurs exigences.

Le Domaine de la Motte ou le camping vert. Ce site, situé en pleine nature, est à la sortie de Signy-lePetit. Après avoir traversé une route boisée, les visiteurs peuvent découvrir un lieu accueillant et dynamique. Toute l’équipe du Domaine accueille entreprises, associations et particuliers tout au long de l’année. Ce site est capable de satisfaire les besoins de tous. « Nous pouvons accueillir tout le monde : les entreprises, les associations et les particuliers » Barbara Macra, la propriétaire du site et Nathalie Gardan, la directrice présentent le site : « Le Domaine regroupe plusieurs choses. On a des emplacements de campings, des mobil’homes, des gîtes et des châlets. S’ajoutent à cela la piscine, l’espace détente, les deux salles de réception et un restaurant. À proximité, les promeneurs accèdent à cinq chemins de randonnées et un parcours de santé. » Les activités ne s’arrêtent pas là. « On n’a pas de limite ». Le Domaine de la Motte est capable d’accueillir des entreprises ou associations lors de leur séminaire. « Le site ne s’arrête pas aux vacanciers, nous accueillons souvent des entreprises ou associations pour des séminaires» raconte Barbara avant d’ajouter «Le site fonctionne fort, il y a beaucoup d’activités. Autant en week-end qu’en semaine. » Le Domaine est habitué à recevoir des étrangers : « Le plus souvent, se sont des Anglais, Hollandais et Belges. Mais les trois quarts des visiteurs sont des Français. Ils viennent principalement de la région 6

parisienne et du Nord-Est », explique Barbara. Une réputation qui dépasse donc nos frontières. Des projets ? L’équipe du site ne cesse de se moderniser. Pour ce faire, les animations changent d’une année à l’autre. Toujours à la recherche d’innovations, le Domaine ne se refuse rien : « L’année passée, un professionnel de la caméra cachée est venu pour accueillir les vacanciers. Faisant des farces aux visiteurs, on pouvait, tous les dimanches regarder les caméras cachées. C’était un succès. », raconte Nathalie. Afin d’améliorer le séjour des visiteurs, l’équipe du Domaine de la Motte a de nombeux projets. « On souhaiterait faire une piscine extérieure. Nous en avons une couverte, mais l’été, c’est plus agréable d’être à l’extérieur. », ajoute la directrice. De nouvelles animations sont également à l’ordre du jour pour cette année : de nouveaux pédalos, des boules pour marcher sur l’eau, des kartings à pédales pour les promenades. S’ajoutent à cela, les demandes des clients : « Malgré les animations prévues, on reste à l’écoute des clients. Souvent, ils souhaitent faire des tournois, des jeux ou autres animations. Dans ce cas, on leur réserve une soirée durant laquelle on met en place leur activité. », souligne Nathalie. La clé de la réussite Aujourd’hui, le Domaine de la Motte n’a plus rien à prouver. Nathalie raconte : « Nous sommes toujours à l’écoute des clients, nous faisons des questionnaires aussi. Les remarques permettent l’amélioration du

Domaine. Un exemple, les parents nous ont fait remarquer que l’aire de jeux des enfants est trop petite. Nous allons donc réaliser une aire de jeux plus moderne est plus grande. Elle sera prête pour cet été ». De plus, l’équipe insiste sur la diversité : « c’est important de ne pas toujours proposer les mêmes activités. On renouvelle tous les ans. Bien sûr, on garde les animations dites traditionnelles du camping telles que le loto », ajoute Barbara. Le secret de la réussite ne s’arrête pas à la diversité des activités. L’équipe sait aussi rebondir rapidement face aux imprévus : « On s’adapte aux exigences et aux imprévus. Grâce à nos nombreux prestataires, on peut s’adapter sur n’importe quelle situation. Si les clients souhaitent un feu d’artifice, ils l’auront. », explique la directrice. « Le bouche à oreille est la meilleure communication qu’on puisse avoir » Toutes les personnes qui viennent au domaine sont satisfaites : « Nous avons un livre d’or. Les gens nous font part de leurs remarques. Nous recevons aussi beaucoup de mails de remerciements », explique Nathalie. La directrice reçoit en moyenne trois mails par jour pour des réservations pour des soirées, des hébergements ou les deux. « Aujourd’hui, nous affichons complet 28 semaines par an. Nous sommes vraiment contents », souligne la directrice. La moyenne actuelle est de 17 semaines par an. La propriétaire tient à ajouter : « nous avons beaucoup de monde, le site est grand et s’agrandira certainement

par la suite. Cependant, je souhaite que le domaine reste convivial et familial. C’est important. » On l’aura compris, le domaine n’a plus rien à prouver quant à sa capacité à accueillir. Avec des retours positifs, le bouche à oreille est devenu sa meilleure publicité. De nombreux clients confient qu’ils ont entendu parler du Domaine par des amis. « C’est la meilleure communication », sourit Barbara. Passer de 3 à 5 étoiles D’une année à l’autre, le camping a gagné deux étoiles. Aujourd’hui, avec ses cinq étoiles et ses 70 % de clients fidélisés, le Domaine de la Motte a de quoi être fier. Pour celles et ceux qui ne sont pas encore convaincus, le Domaine vous invite à venir découvrir par vous-même les lieux, l’ambiance et les animations. Le site et toute l’équipe vous accueillent tous les jours.

Des séminaires pour les entreprises et les associations Le Domaine de la Motte sait accueillir. De nombreuses entreprises et associations y viennent pour leur séminaire. La capacité de couchage est un atout pour le site (200 à 300 personnes). S’ajoutent à cela les deux belles salles de réception. De deux tailles différentes, les locaux sont décorés avec soin par les employés du Domaine en fonction des demandes des organismes. « Souvent, on revoit les chefs d’entreprises revenir. Certains font leur séminaire tous les ans chez nous », souligne la directrice, Nathalie Gardan. De part leur travail et leur écoute, l’équipe du Domaine a su fidéliser ses clients et convaincre les nouveaux visiteurs.


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INNOVER - communiqué

ACTUALITÉ l L'Europe impulse le projet +Composites et dynamise ainsi les entreprises industrielles qui cherchent à innover et à répondre à la concurrence mondiale. Aux côtés des fonds européens, la participation financière de la Région Picardie permet au Greta de proposer des formations en direction des salariés et de les accompagner pour mettre en valeur les compétences acquises.

LE GRETA MISE SUR LES COMPOSITES UN SUPERBE SAUT TECHNOLOGIQUE

U

n matériau composite est un assemblage d’au moins deux composants. Le nouveau matériau ainsi constitué possède des propriétés que les composants seuls ne possèdent pas. Ce phénomène, qui permet d’améliorer la qualité de la matière (légèreté, rigidité à l’effort...), explique l’utilisation croissante des composites dans différents secteurs industriels.

L’équipe du GRETA de LaonHirson-Chauny (*) s’est fortement investie dans la réalisation de formations dédiées aux matériaux composites. Au lycée Jean-Macé de Chauny, les formateurs du GRETA (Pascal Labre, Eric Waymel, Lionel Lemaire, également professeurs de plasturgie) sont, quant à eux, devenus les experts de la formation sur les composites. Parallèlement, le projet Transnational d’innovation +Composites a été initié sur le plan de la formation par la Délégation académique à la formation continue (DAFCO) en la personne de Jean-Jacques

Stoter, délégué académique. A préciser que ce projet pilote a été cofinancé par l’Europe dans le cadre du dispositif Interreg IV NWE Nord Ouest Europe et la

“Une utilisation croissante dans les industries“

les entreprises (PME et PMI), et à favoriser les mutations des matériaux traditionnels vers les composites. (*) : l’équipe du GRETA est emmenée par Jean-Louis Valentin, directeur général du GRETA LHC; M. Tabary, président du GRETA LHC; M. Coin , proviseur du lycée Jean-Macé de Chauny; Benoît Boulet, conseiller en formation continue du GRETA LHC, et elle est appuyée sur le plan technique par Nicole Lambour, conseiller en formation continue à la DAFCO.

Région Picardie, porté par le Centre de recherche public Henri Tudor, à Luxembourg. Et pas moins de 12 partenaires de régions différentes sont unis à travers ce projet qui vise notamment à renforcer l’innovation et le transfert de technologie dans

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UN PROJET QUI A DÉMARRÉ EN 2010 DES OUTILS POUR LES ENTREPRISES Depuis 2010, date de démarrage de ce projet, des outils spécifiques sont mis à disposition des entreprises pour les aider à effectuer ce saut technologique vers les composites. Ce projet prendra fin en juin 2014. Voici les outils à disposition des entreprises : un site Internet “www.pluscomposites.eu” qui propose une plateforme de veille technologique, une plateforme de e-Learning spécifique aux composites, un forum d’affaires ou business club

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187 entreprises sont membres de la plateforme +Composites Voici le volume des activités déployées au 13 février 2013 : - 187 entreprises sont membres de la plateforme +Composites créée dans le cadre du projet, et sont issues de 17 régions dont 47 sont picardes. - 414 membres sont inscrits sur la plateforme et la visitent régulièrement pour y lire des articles spécialisées, avoir une information sur les événementiels, identifier les contacts d’experts (centres de recherches), chercher des formations. - 504 contributions sont en ligne, réalisées par les acteurs de consortium. - en moyenne, sont comptabilisées 513 connexions/mois. - 4 modules de formation conçus par le GRETA en ligne, dont 1 module e-learning. Des exemples d’entreprises picardes investies dans le projet +Composites : - les plateformes technologiques partenaires du pôle régional ITRANS, UPTEX, Agrocomposites, Industrilab - les entreprises Plastic Omnium, Deceuninck SA, PL composites font partie des 60 entreprises rencontrées conjointement par le GRETA LHC et la CCI de l’Aisne en 2011 et 2012.


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INNOVER

MOULIN LEBLANC VICTIME DE SON SUCCÈS À CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

L

a zone d’activités Moulin Leblanc est une zone stratégique pour les entreprises. Mais le manque de place empêche l’expansion de cette zone malgrès une localisation idéale.

La ville de Charleville-Mézières compte à l’heure actuelle six zones d’activités industrielles et artisanales ainsi qu’une zone commerciale. Parmi toutes ces zones se trouve la zone d’activités du Moulin Le Blanc située face au pôle universitaire de Haute Technologie à proximité de l’échangeur du même nom. D’une superficie totale de 15 hectares cette zone regroupe des entreprises de tous genres. Certaines ont une vocation industrielle, d’autres artisanale mais aussi commerciale. C’est pourquoi, le nombre total d’entreprises se trouvant dans la zone d’activités Moulin Le Blanc regroupe vingt-quatre sociétés. Ses acteurs économiques ne sont autre que le Conseil général des Ardennes, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, la Chambre des métiers des Ardennes ainsi que la Préfecture des Ardennes, de part leur lien 10

direct avec les entreprises.

Une situation géographique idéale pour les entreprises. Implantée depuis dix ans et demi dans la zone Moulin Le Blanc, l’entreprise MBS Douane ne voit que du positif dans cette localisation. En effet, Jean-Emmanuel Pierre, gérant le dit lui-même : « l’activité de cette structure étant une agence de douane, cette dernière se doit d’être proche d’une administration. Le bureau de douane se trouvant à proximité, le choix d’emplacement de MBS Douane est bien pensé. » Et ce ne sont pas les seuls à avoir choisi Moulin Leblanc à l’instar de son concurrent Alloin transports. Cyrielle Rogissart, adjoint au manager du Buffalo Grill situé

dans la zone d’activités Moulin Le Blanc ne se cache pas de dire que « c’est un choix stratégique. Nous sommes à proximité de l’autoroute et c’est un atout ». Cette décision heureuse fonctionne plutôt bien puisque depuis 1994, Buffalo grill n’a pas souhaité déménager. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, la concurrence n’existe pas entre le Piratier ou encore la Pataterie se trouvant qui se trouvent dans cette même zone. Le seul concurrent qui puisse exister à l’heure actuelle serait le restaurant qui ouvrira prochainement à Carrefour, dans la zone de la Croisette.

Six zones d’activités implantées à Charlevilles. Mais à l’heure actuelle, l’expansion de cette zone devient com-

pliquée. Et ce n’est pas le fait de ne pas vouloir le faire au contraire. La raison est simple, dans cette zone communautaire, il n’y a plus de chantier disponible. La seule parcelle libre qui demeure, appartient à une entreprise d’ordre privé. Cœur d’Ardenne, gestionnaire de cette zone a tout de même essayé de racheter cette parcelle, en vain. Les entreprises actuelles ne risquent donc pas de voir d’autres entreprises s’implanter pour le moment et peuvent donc bénéficier de cette stratégie de localisation pour développer leur entreprise.


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INNOVER - communiqué l Depuis 6 ans, l’entreprise a beaucoup évolué. l Une quarantaine de salariés dynamiques et volontaires y travaillent.

ATLANTEM / VENDÔME FERMETURES, UNE ÉQUIPE QUI A SU S’ADAPTER AUX ÉVOLUTIONS DE L’ENTREPRISE

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epuis mai 2009, Vendôme Fermetures (Atlantem - site de Boué, 02) évolue chaque année. Cette capacité à innover et à évoluer est le fruit du travail d’une équipe à la fois dynamique et volontaire.

Une quarantaine de salariés produisent entre 24 000 à 25 000 menuiseries PVC par an ! La clientèle, principalement composée d’artisans auxquels s’ajoutent quelques entreprises importantes du BTP, se trouvent essentiellement dans le Nord - Pas-de-Calais, la Picardie et la région parisienne. Vendôme Fermetures avec une force commerciale

présente sur le territoire national est également sollicitée pour des chantiers dans la France entière. «Nos produits haut de gamme répondent parfaitement au marché, ainsi qu’aux nouvelles normes explique Emmanuel Bartecheky, directeur du site de Boué. Ceci est le résultat de la contribution des équipes sur le terrain».

Pour couronner le tout, Vendôme Fermetures / Atlantem mène une réflexion autour d’un projet d’aggrandissement. Propriétaire d’un terrain contigü à l’unité de production, cette dynamique société exprime ainsi sa capacité à innover et à s’engager dans un processus d’amélioration continue de ses services.

l Les produits : des menuiseries PVC haut de gamme.

VENDÔME FERMETURES - rue de Bergues - 02450 Boué - Tel : 03.23.60.32.18 - Fax : 03.23.60.02.88 - www.vendome-fermetures.fr

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INNOVER

ACTUALITÉ DE L’ENTREPRISE l Après un an et demi de travaux, débutés en 2011, le nouveau site industriel de Fleury Michon a démarré son activité en novembre 2012 avec une soixantaine de salariés.

FLEURY MICHON À CAMBRAI : UNE IMPLANTATION STRATÉGIQUE

E

tre au plus près de ses clients : c’est dans cette optique que Fleury Michon, l’un des fleurons de l’industrie agroalimentaire française, a décidé de s’implanter sur la zone Actipôle à Tilloy-lez-Cambrai. « Paris et le Nord Pas-de-Calais représentent 40% des ventes », indiquait en effet le directeur du site cambrésien, Christian Gourlay, lors de son ouverture en novembre 2012. Jusqu’alors, le groupe fondé en 1905 possédait en effet sept unités de production mais une seule hors de son berceau vendéen, à Plélan-le-Grand, en Bretagne. Sur un terrain de 11 hectares offrant des possibilités d’extensions futures, dans la zone Actipôle à Tilloy-lez-Cambrai, Fleury Michon a choisi d’ouvrir sa huitième unité de production en France. Et c’est la Société d’innovation culinaire, appartenant à ce groupe, qui s’y est implantée. 18 millions d’euros ont été investis par Fleury Michon pour intégrer ce site, situé au cœur d’un dense réseau autoroutier (A1, A2, A26). Une zone qui permet de desservir facilement — et de façon moins onéreuse — la région Nord-Pas-de-Calais, l’Île

de France, mais également l’étranger avec le Bénélux et l’Angleterre notamment. Ce nouveau site industriel a

150 emplois prévus à terme sur le site de Tilloy aussi pour vocation de désengorger les équipements vendéens qui « étaient presque arrivés à saturation », indique Christian Gourlay, le directeur de la Société d’innovation culinaire (SIC), la filiale de Fleury Michon qui détient l’usine cambrésienne. « La production, qui

était quasi exclusivement locale, en Vendée, posait des problèmes logistiques, ajoute Christian Gourlay, les coûts des déplacements étaient trop chers et il était impératif que nous nous rapprochions de nos consommateurs. » L’activité du site cambrésien a démarré avec une soixantaine de salariés et 150 d’emplois sont prévus à terme au total. Ils sont 90 à ce jour. Cette nouvelle unité de production est spécialisée dans la fabrication de charcuterie de porc et de volaille libre-service.

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EN CHIFFRES 3 750 SALARIÉS RÉPARTIS SUR 15 SITES Fleury Michon est l’un des principaux leaders français en matière de production de charcuterie de porc et volaille libre service. La marque est présente dans plus de 75% des foyers français. Le groupe comptait 3 750 salariés répartis dans 15 sites de production. Huit d’entre eux sont présents en France dont six en Vendée. Les autres sites sont situés à l’étranger : au Canada, en Slovénie, en Espagne mais également quatre usines en Italie.

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Une histoire de plus de 100 ans en quelques dates clé - 1905 : Un charcutier traiteur (Félix Fleury) et un négociant en viande (Lucien Michon), d’origines vendéennes, s’associent pour créer l’entreprise familiale Fleury Michon. - 1934 : Installation à Pouzauges. Les produits Fleury Michon sont alors vendus chez les grossistes, charcutiers détaillants et au rayon coupe des grandes surfaces naissantes. - Années 50 : Fleury Michon invente la cuisson lente du jambon sous vide. - 1964 : Fleury Michon est l’un des premiers charcutiers à décliner son offre en frais préemballé. - 1974 : Fleury Michon crée les plats cuisinés frais, cuits lentement sous vide à basse température. - 1997 : Fleury Michon est élue Marque du Siècle, catégorie Charcuterie, par un sondage BVA - 2000 : Introduction en Bourse, tout en restant majoritairement familial. Reformulation de tous les produits pour supprimer les additifs et limiter le sel et le gras. - 2004 : Introduction en restauration hors-domicile : catering et plateaux-repas Room Saveurs. En parallèle, investissements industriels historiques en France (sites en Vendée). - 2010 : Signature charte PNNS (Programme National Nutrition Santé). - 2011/2012 : Construction du nouveau site de production à Cambrai.


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aCCESSIBILITÉ 2015 : C’EST DEMaIN ! - COMMuNIquÉ

Céline Mafrans

DIAGNOSTICS, CONSEILS, RÉALISATION ET SUIVI DES TRAVAUX

Design et conseils pour une parfaite mise aux normes

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epuis maintenant trois ans, Céline Mafrans propose aux professionnels des solutions d’aménagements. Du simple conseil, jusqu’à la réalisation des travaux en passant par le diagnostic, elle tente d’allier l’esthétisme, la fonctionnalité et l’accessibilité.

Diplômée en art appliqué, et forte d'une expérience de sept ans en agence d'architecture, en 2010, Céline Mafrans se lance dans un autre défi, celui de monter son cabinet d’architecture pour les particuliers et les professionnels. À la tête de la société Intérieures située à Boiry-Sainte-Rictrude, la spécialité de Céline Mafrans est d’associer design, matériaux innovants et accessibilité. Formée pour aménager les établissements recevant du public (ERP), Céline Mafrans apporte son expertise aux chefs d’entreprise. Chaque dirigeant de PME, commerces, restaurants, ou les professions libérales savent bien que d'ici le 1er janvier 2015, tous les lieux accueillant du public devront être accessibles aux personnes à mobilités réduites. Autant s’y mettre dès maintenant, et puis il serait dommage de perdre des clients à cause de locaux inadaptés. « La loi impose qu’en 2015, tous les ERP soient aux conformes

aux normes pour accueillir des personnes à mobilité réduite, que ce soit les personnes en fauteuil roulant, atteint de cécité, les personnes âgées… ».

“Du conseil à la mission complète“ Cependant, il n’est pas toujours évident de déterminer quels types d’aménagements doivent être réalisés obligatoirement. Pour cela, l’architecte d’intérieur se déplace chez le client. « Nous proposons d’abord du conseil et l’établissement du diagnostic selon les catégories qui dépend du nombre de personnes accueillies ». En clair, du cabinet médical, du salon de coiffure, au bureau, en passant par la salle de réception, les boutiques ou les restaurants, Céline Mafrans détermine, les besoins d’aménagements, aide à l’élaboration du dossier. « Nous proposons les dossiers de mises aux normes pour les commissions d’accessibilité de la

Commission Départementale de Sécurité et d'Accessibilité. Mais ce n'est pas tout ! Sa mission peut aller plus loin, jusqu’au choix des matériaux, la consultation des entreprises en charge des travaux, l’organisation et le suivi du chantier. » C’est la mission complète. Architecte d’intérieur de formation oblige, le souci de l’esthétisme ne la quitte jamais. « Les produits sont adaptés, et il y a un réel effort en terme d’esthétique, notamment pour les couleurs ou la forme des matériaux.»

Ce que dit la loi : Les professionnels ainsi que les libéraux ont jusqu'au 1er janvier 2015 pour mettre leurs locaux en conformité avec la loi Handicap du 11 février 2005. Celle-ci prévoit que tous les établissements recevant du public (ERP), ainsi que tous les services qui y sont proposés, soient accessibles aux personnes handicapées. À partir de 2015, toute personne à mobilité réduite devra donc pouvoir librement circuler en ville, prendre les moyens de transport, aller au restaurant, au cinéma, chez son coiffeur, son médecin ou son dentiste et accéder à son lieu de travail... La mise en conformité avec cette loi impose, de la part des professionnels libéraux, des aménagements importants de leurs locaux, comme l’installation de rampes. Ils doivent s’en préoccuper au plus vite afin d’être prêts pour le 1er janvier 2015. Céline Mafrans peut vous aider. Contact : Celine Mafrans 7 ter rue de Ficheux 62175 Boiry Sainte Rictrude (à 7 km d’Arras) Tél. 03.21.51.31.32 Mobile : 06.75.05.75.32 contact@interieures.fr www.interieures.fr

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INNOVER

ADRIANOR DOUBLE SA SUPERFICIE l Adrianor, implanté à Tilloy-les-Mofflaines, va doubler sa superficie. D’ici 2014, le centre d’expertise alimentaire alliera recherche appliquée et rercherche fondamentale et agroalimentaire.

ADRIANOR L’EXPERTISE AGROALIMENTAIRE

A

drianor, basé à Tilloy-les-Mofflaines, est un centre technique spécialisé dans la conception et le développement de produits industriels alimentaires. Depuis 1990, l’association conduit des projets de recherche appliquée, des missions de conseil et anime des formations spécifiques. Son expertise s’est développée dans le domaine des additifs et des ingrédients alimentaires. En doublant sa superficie, le centre va s’adosser à la recherche fondamentale. Adrianor, structure spécialisée dans le soutien aux entreprises agroalimentaires, double sa superficie. Cet agrandissement est un enjeu de taille pour l’Association pour le développement de la recherche appliquée aux industries agroalimentaires des régions du Nord (Adrianor). En effet, la structure a fait le choix de renforcer son activité de proximité basée sur sa connaissance du terrain et son savoir-faire à des fins d’assistance du tissu agroalimentaire. Principalement des petites et moyennes entreprises et de très petites entreprises n’ayant pas les moyens de s’offrir un service de recherche et développe-

ment. Cette extension permettra également le renforcement du Master Technologies alimentaires avancées délivré par l’Université d’Artois, en accueillant des étudiants.

S’adosser à la recherche fondamentale Apprentissage théorique et pratique via l’accompagnement d’un professeur seront possibles sur le site. Deux enseignants chercheurs seront présents au sein de la structure. Adrianor, en plus d'être centre de ressources en recherche appliquée, sou-

haite grâce à cet agrandissement et l'accueil des étudiants s'adosser à la recherche fondamentale agroalimentaire. La Communauté urbaine d’Arras est maître d’ouvrage de l’extension du bâtiment d’Adrianor dont elle est propriétaire. Audelà de soutenir la filière agroalimentaire, le projet s’intègre dans la politique de développement de l’innovation au sein des entreprises agroalimentaires sur le territoire régional, portée conjointement par la CUA et la Communauté d’agglomération de Cambrai dans le cadre du Pôle d’excellence agroalimentaire. Un enjeu de taille pour les deux territoires.

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ADRIANOR FORME À L’INTERNE ET À L’EXTERNE

Adrianor propose des formations qui s’adaptent à différents publics : opérateur, encadrement de proximité, direction technique. Elles se réalisent en intra ou interentreprises. L’Adrianor développe des modules de formation spécifiques à la demande des entreprises. Les formations intra-entreprises sont animées dans le cadre de mise à niveau en vue de certifications, l’accueil des intérimaires. Les formations interentreprises peuvent porter sur la formation « Audit interne » ou « Texturants » organisée avec l’Adria Développement.

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Une charte de déontologie établie à destination des entreprises clientes n Elle fournit à ses clients des services à un niveau de qualité et de professionnalisme habituellement garantie par les Centres de Ressources Technologiques et prend toutes les dispositions pour maintenir cette qualité. n Elle renouvelle et enrichit son patrimoine technologique, notamment auprès des laboratoires de recherche et des réseaux technologiques de manière à fournir à ses clients des compétences actualisées en permanence. n Adrianor ne laisse pas une PME/PMI sans recours s’il ne lui est pas possible de répondre à son besoin et l’adresse à d’autres partenaires technologiques susceptibles de la prendre en charge. n Elle garde secret le sujet des études, les travaux, les résultats de ses travaux et, plus généralement les informations qu’elle pourra recueillir à l’occasion de ses contacts avec une entreprise, même en dehors de toute situation contractuelle, sauf si celle-ci l’a autorisée par écrit à en faire état.


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ACTUALITÉ DE L’ENTREPRISE l RENSON, FLEURY MICHON : les deux dernières entreprises en date qui ont choisi la position stratégique de Cambrai et d’Actipôle pour poursuivre leur croissance à l’international.

ACTIPÔLE AU CROISEMENT DES AUTOROUTES

C

’est une zone d’activités idéalement située, bordant l’autoroute A2 sur l’axe BruxellesParis. Actipôle s’étend sur 180 hectares et accueille actuellement 26 entreprises. Une majorité de PME dans des secteurs d’activité variés tels que l’automobile, l’agroalimentaire, l’imprimerie, les textiles techniques, la mécanique, le transport-logisitique ou les services... 1 500 emplois y sont recensés, un chiffre qui pourrait passer à 2 000 dans 3 ans.

Le succès rencontré par le parc d’activités Actipôle de l’A2 a été tel, depuis sa création au début des années 1990, que deux collectivités - la Communauté d’agglomération du Cambrésis (CAC) et la Communauté de communes de l’Ouest Cambrésis (CCOC) - ont décidé en 2009 de l’étendre de 88 hectares. Aujourd’hui, il ne reste que 30 ha disponibles sur une surface totale de 180 hectares. Localisée sur quatre communes, Raillencourt-Sainte-Olle, Saillylez-Cambrai, Sancourt et Tilloylez-Cambrai, la zone Actipôle possède de nombreux atouts :

elle se trouve à proximité immédiate du croisement des autoroutes A2 (Bruxelles-Paris) et A26 (Calais - Reims -

Une position stratégique pour livrer facilement tous les grands pays d’Europe Strasbourg). Elle possède une qualité de desserte exceptionnelle et une position stratégique pour livrer facilement tous les grands pays d'Europe.

En outre, Actipôle peut s’enorgueillir d’accueillir douze entreprises industrielles qui, à elles seules et dans des secteurs d’activités variés, représentent 1000 emplois. Le secteur de la logistique et du transport n’est pas en reste avec pas moins de six sociétés installées sur Actipôle pour un total de 420 emplois. Enfin, le secteur tertiaire génère sur la zone d’activités cambrésienne une centaine d’emplois. En 2013, la CAC va investir deux millions d’euros pour équiper les entreprises de la zone d’activités du très haut débit.

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L’EXEMPLE SOLECO-FLORETTE A CHOISI ACTIPÔLE En 2002, le leader européen de la salade en sachet, Soleco-Florette, avait décidé d’implanter une usine sur la zone Actipôle pour assurer son développement en France, au Benelux et en Allemagne. Près de 28 millions d’euros avaient été investis et 150 emplois créés. Et pourquoi à Cambrai et Actipôle ? « On voulait une proximité avec les clients étrangers, ONT RÉPONDU SES DIRIGEANTS, tout en restant en France, pour une meilleure connaissance culturelle et pour la sécurité alimentaire. Nous avons une usine à la campagne mais proche de l’autoroute. »

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Les 26 entreprises implantées : - 3M France : produits adhésifs. - Boisdenghien : Transports. - Cereplas : Textiles médicaux et chirurgicaux. - C-Log/Morgan : Distribution des produits de prêt-à-porter. - Citra : Logistique et transports. - Columbia Sportswear Company : Distribution d’articles de sports. - Comptoir de la Festivité : Feux d'artifice. Devos Vandenhove : Maintenance industrielle. - EDHD : Maintenance hydraulique et électro-diesel. - First Stop : Pneus et entretiens. - Fleury Michon : Fabrication de jambon de porc et de volailles. - Gabet DD : Démolition, désamiantage et curage de bâtiments. - Grupo Antolin : Injection de pièces plastiques pour l’automobile. - Hertz Equipement : Location matériel BTP. - Houtch : Transports et logistique. - Imprimerie Lenglet - Lely Center : Distribution équipements laitiers. - LIDL : Plateforme logistique. - Life Plastic : Plasturgie alimentaire - Thermoformage. - Renson International : pompes et réservoirs agricoles. - Royal Canin : Alimentation canine. - Sipa : Menuiserie PVC. - Soco System : Matériel d'emballage. - Florette : Production de salade. - Trophées de France : trophées. - GLDS : produits d’espaces verts.


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COMMANDES SUPPLEMENTAIRES l Pour faire face à des commandes supplémentaires, l’usine d’Onnaing a dû rallonger, début avril, le temps de travail par équipe durant deux semaines. 87 % de la production sont destinées à l’exportation dont 64 % pour la seule Yaris Hybride.

L’ENTREPRISE TOYOTA D’ONNAING A RÉSISTÉ À LA CRISE

A

partir de la mi-mai, la maison-mère Toyota compte affecter une partie de la production de son usine d'Onnaing, près de Valenciennes, au marché nord-américain. Quelques 25 000 modèles essence de sa citadine Yaris seront assemblés pour les Etats-Unis, le Canada et Porto Rico. Depuis le début de cette année, 18 000 exemplaires de ce petit véhicule, actuellement fabriqué au Japon, ont été immatriculés aux Etats-Unis. Sur le site d’Onnaing où étaient déjà fabriquées les trois versions (essence, diesel et hybride) de la Yaris, une autre chaîne a été créée pour honorer les commandes en provenance du marché nord-américain. Un responsable de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) parle d’une « nouvelle voiture » puisqu’il a fallu « s’adapter au goût américain ». Cette version de la Yaris a nécessité la pose de 500 pièces différentes pour se conformer aux normes nord-américaines. A titre d’illustration, les renforts ne se trouvent pas aux mêmes

endroits que sur les Yaris fabriquées pour le marché européen.

« La Yaris Hybride se vend très bien. » Le secret de la réussite de TMMF tient là : une capacité à s’adapter à une demande de plus en plus diversifiée au milieu d’un marché de l’automobile fortement déprimé, notamment en Europe. Toyota a résisté à la crise grâce à une vision rationnelle : les décideurs de la grande firme automobile nippone ont délocalisé la pro-

duction de la Yaris en France car ils avaient estimé, à raison, que cela n’entraînerait pas de coûts supplémentaires. Cette grande proximité avec le marché européen a permis à Toyota de prendre une longueur d’avance sur la concurrence. Aujourd’hui, le site valenciennois emploie 3 000 travailleurs en CDI. Il ne connaît pas la crise puisqu’il doit, sans cesse, faire face à une demande croissante. Un chiffre révélateur : depuis son ouverture, 1 300 000 véhicules ont été produits sur le site d’Onnaing.

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L’ÉCHO DES SALARIÉS TOUS SOUDÉS POUR SAUVER L’EMPLOI A part deux conflits majeurs en 2009 et en 2011, le climat social est relativement apaisé à TMMF. Le dialogue est permanent entre les syndicats et le patronat. Ici, il n’y a pas la culture de la tension permanente. Le président japonais de TMMF s’implique directement lorsqu’il s’agit de régler telle ou telle question liée aux relations sociales. L’usine tourne bien, avec un très bon carnet de commandes, et une majorité de salariés accepte de travailler plus...

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La Toyota Way, une expérience de management à suivre De l’avis de tous, Toyota a participé, dans une bonne mesure, au redécollage économique du Valenciennois. A TMMF, on se montre fier d’avoir participé à ce redressement : au démarrage de l’activité à l’usine d’Onnaing en 2001, on recensait 23 % de chômeurs dans la région. Un taux ramené à 14 % aujourd’hui. « Ce n’est pas Toyota qui a réglé tout ça, mais on y a contribué », entend-on à TMMF. 10 % de la production automobile française est réalisée ici à Onnaing. La Yaris Hybride est la première voiture à obtenir le label Origine France Garantie. Tout ceci a été rendu possible grâce à l’expérience originale tentée par le constructeur automobile nippon : la Toyota un mode de Way , management et une référence en matière de production automob i l e , v o i re i n d u s t r i e l l e . C e t t e méthode tend vers l’amélioration permanente du processus de production par l’implication du personnel dans un cercle de qualité. Cela développe un « bon état d’esprit » : les problèmes liées à la production sont réglés en équipe avec une approche rigoureuse. Ce principe s’appuie sur le comportement d’ensemble des équipes de production. Ce management de proximité, à l’écoute des salariés, aboutit à un système de production efficace et qui fait autorité dans le monde de l’automobile.


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UN PORT FLUVIAL À HAUTMONT l Une ouverture du port est prévue au mois de février ou de mars 2014. Ce sont environ 600 000 m3 de terre qui vont être creusés. C’est l’entreprise Montaron qui sera le mandataire du groupement constitué des entreprises Bouygues Travaux Public Région France (TPRF) et Degaie.

LE PORT FLUVIAL D’HAUTMONT INVESTIR EN CENTRE-VILLE

L

e projet occupe les esprits des élus hautmontois depuis quelques années. Ambition : construire un port dans le centre-ville qui sera accompagné de nombreux équipements. Le site sera ainsi complétement refiguré. En ligne de mire, un cadre de vie rehaussé, le développement d’activités touristiques qui viendront greffer à cette réalisation. La commune tourne la page de l’ère industrielle. Construire un port en plein centre-ville, le projet peut paraître ambitieux et novateur. La commune d’Hautmont est en train de relever le défi. Ce projet a germé dans les esprits depuis de nombreuses années. C’est Daniel Devins, premier adjoint au maire, qui a eu le premier cette idée. Rapidement, il en a fait part aux élus hautmontois, dont le maire, Joël Wilmotte. D’ailleurs, comme le rappelle souvent ce dernier : « On considère maintenant Daniel Devins comme le capitaine du port. Ce projet, c’est le sien, c’est le nôtre avec

lui, c’est avant tout le sien ». Après des années de préparation et de réflexion, une étape a été franchie le 14 février 2013.

Une étape franchie le 14 février avec la première pelletée Ce jour-là a été effectuée la première pelletée du chantier, qui donnait ainsi, de façon plus concrète, vie au projet. Pour Hautmont, marquée par l’ère industrielle dans le passé, ce port, c’est aussi une volonté affichée de se tourner vers le tou-

risme. Pour Odile Hazebroucq, membre du comité de pilotage, ce port était une évidence : « C’est peut-être grâce à l’eau que l’avenir d’Hautmont pourra se faire. Aujourd’hui, on est dans une nouvelle ère qui commence. Hier, c’était le feu, aujourd’hui c’est l’eau ». Le port suscite de nombreuses espérances. 69 emplacements sont prévus. Il est donc logique que la première étape du chantier, le 14 février dernier, ait été réalisée en présence de nombreux invités qui ont eu l’occasion, entre autres, d’assister à un feu d’artifices. Le feu et l’eau…

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VOIES NAVIGABLES DE FRANCE «C’EST IMPORTANT D’AVOIR UN PORT» Voies Navigables de France (VNF) accompagne ce projet hautmontois. Pour Jean-Pierre Defresnes, le directeur territorial, « le but de VNF est d’encourager la construction de ports de plaisance. Sur la Sambre, il n’y en avait pas. Pour la plaisance, c’est important d’avoir un port. ». Ce genre de tourisme est par exemple particulièrement répandu chez les Belges, les Anglais et les Néerlandais.

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Pas un mais deux ports ! Le paysage d’Hautmont sera donc composé dans les prochains mois d’un port fluvial. La commune et la communauté de communes de Sambre Avesnois (CCSA) ont nourri un autre projet, qui va de paire avec le premier : la construction d’un port à sec. Le genre d’équipements qui fait généralement défaut et que les plaisanciers recherchent souvent. Le port à sec sera implanté à quelques encablures du port fluvial. Sur une ancienne friche de 15 000 m 2 Une ancienne friche industrielle va être rénovée grâce à ce projet. Le port à sec verra le jour sur l’emplacement des anciennes halles STPS. Elle sera d’une superficie de 15 000 m2. « On a une friche, des halles industrielles en bordure d’eau qui offrent la possibilité de faire du multimodale. On a la voie ferrée à côté, on a la route, on a la Sambre », autant d’atouts mis en valeur par le maire, Joël Wilmotte. A terme, ce sont 200 bateaux qui pourront être stockés dans le port à sec. En relation av ec le ly cée Placide-Courtoy Celui-ci permettra d’effectuer du stockage industriel et des connections avec le lycée Placide-Courtoy tout proche permettront la mise en place d’activités dans l’établissement.


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ACTUALITÉ DE L’ENTREPRISE l Renault Douai cherche à mieux travailler avec ses fournisseurs. Avec l’arrivée des nouveaux modèles haut de gamme, Renault Douai reçoit régulièrement des entreprises pour échanger afin de garantir la meilleure qualité possible.

RENAULT DOUAI DES FOURNISSEURS PARTENAIRES

C

’est une petite révolution aux enjeux économiques et industriels considérables. Avec l’arrivée de plusieurs nouveaux modèles à Renault Douai, la direction a décidé de remettre à plat ses méthodes de travail avec ses nombreux partenaires. Car, il faut le savoir, 75 % des pièces qui composent les véhicules de la gamme Scènic sont construites par d’autres entreprises qui sont parfois des fournisseurs très anciens du constructeur automobile.

Quelle va être la politique de sous-traitance de Renault Douai dans les années à venir ? L’usine Georges Besse va-t-elle toujours commander des pièces à l’extérieur ou au contraire souhaite-telle réintégrer une partie de sa production ? Avec l’arrivée des nouveaux modèles haut de gamme, tous les observateurs du monde du secteur automobile se posent ces questions essentielles. Les enjeux en terme de développement économique et d’emplois sont considérables pour le Nord-pas de Calais. Rappelons que le secteur automobile fait travailler des milliers personnes en région. C’est l’avenir d’une filière industrielle qui se joue à travers les choix de la direction de Renault. Si pendant de longues années, Renault Douai construisait la majeure partie de ses pièces dans sa propre usine, le constructeur a décidé de se lancer dans une politique d’externalisation. Aujourd’hui le travail des 4 800

agents de l’usine consiste surtout à assembler des pièces livrées de l’extérieur.

Pour le véhicule qui doit remplacer l’Espace, 230 fournisseurs ont été choisis. Depuis quelques années et le lancement de la production de la gamme Scènic, 75 % des pièces viennent de l’extérieur. Les exemples sont innombrables : les sièges construits par Faurécia, les tableaux de bord de chez SAS Cockpit, mais aussi les boucliers arrières, les panneaux de portes, tout le câblage, le matériel d’insonorisation, le plafonnier constitué de mousse. Au total, pas moins 4 800 pièces nécessaires à la construction d’un modèle sont construites à l’extérieur et livrées à l’usine Georges Besse chaque jour.

D’où viennent ces pièces. Essentiellement de France pour 80 %, dont 40 % de la région Nord-Pas-de-Calais. Il n’empêche que Renault Douai continue de construire des pièces stratégiques, Renault Douai fabrique ses propres boites de vitesse, ses moteurs et ses pots d’échappement. Qu’en sera-t-il avec l’arrivée des quatre nouveaux modèles haut de gamme qui doivent être construits à Renault Douai dans les années à venir. Même si le secret est bien gardé encore par la direction de l’usine, il semble de Renault Douai, dans un souci de qualité, souhaite réintégrer une partie des pièces jusqu’alors externalisées. On sait déjà que les tableaux de bord ne seront plus sous traités. Renault Douai a lourdement investi dans son usine pour réintégrer cette production. Pour le véhicule qui doit remplacer l’Espace, quelques 230 fournisseurs ont d’ores et déjà été choisis (dont 90 nouveaux).

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Une stratégie globale d’achat Les stratégies d’achat sont au centre des enjeux pour une grande entreprise comme Renault. Depuis 2001, la marque au losange a décidé d’adopter une stratégie commune avec Nissan. En clair, les commandes sont prises en commun ce qui permet au groupe de mieux peser dans les négociations et ainsi réaliser des économies d’échelle dans les achats des pièces. Cette plate-forme d’achat est devenue stratégique pour les groupes automobiles surtout lorsque l’on sait que 70% des pièces sont aujourd’hui achetées en commun et que ces pièces représentent près de 75 % d’un seul et même véhicule. Dorénavant tous les choix techniques, toutes les nouvelles technologies choisies par Renault Douai prennent en compte cette réalité économique. Mais le constructeur veut aller plus loin dans ces rapports avec ses fournisseurs. Renault veut en effet travailler avec des partenaires locaux afin d’économiser les coûts logistiques. Cette politique est menée depuis plusieurs années. La preuve, aujourd’hui : 2 % des pièces fournies à Renault Douai viennent de l’étranger. Un chiffre à comparer aux 95 % des pièces qui sont construites en France et en Europe. Renault cherche également des fournisseurs synchrones avec seulement deux heures de décalage avec la charge de production des lignes de l’usine.


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INVESTIR

L’initiative des banques

Accompagner pendant la crise

C

rise ne signifie pas arrêt de la vie économique. Et la Caisse d’Épargne Nord France Europe l’a bien compris. Au-delà d’un soutien financier direct, la banque s’engage et soutient la création d’entreprise par l’investissement financière via les plates-formes d’aide à la création. A l’autre bout de la «chaîne», la Caisse d’Épargne soutient aussi une belle initiative, celle entreprise par Bruno Delcampe, fondateur de SOS Entrepreneur. Chaque année, la Caisse d’Épargne Nord France Europe investit beaucoup dans des actions philanthropiques et souhaite demeurer le partenaire du développement local. Ces deux volontés sont liées notamment dans le domaine de l’entreprenariat. Banque impliquée dans sa région, la Caisse d’Épargne soutient la création d’entreprise en abondant les plates-formes d’aide à la création à l’image de Nord Actif, Sambre-Avesnois Initiative ou encore du réseau Entreprendre. Ces structures mettent en place des prêts auprès des entrepreneurs qui créent ou agrandissent leur entreprise, à des conditions particulières. Cela leur permet de boucler leur plan de financement. Le mon28

tant annuel global dédié à ces plates-formes d’accompagnement s’élève à 400 000 euros et il s’agit bien là de don et non de crédit effectué par l’Écureuil. Au-delà de ces dons, la Caisse

« On a tout intérêt à contribuer à la création d’entreprises. » d’Épargne poursuit son engagement en participant aux comités d’octroi pour apporter un regard de professionnel sur la construction des dossiers des entrepreneurs. Cela permet à la banque d’être en prise directe avec ceux qui font l’économie dans la région. Le souhait étant de contribuer au développe-

ment de l’activité économique. « On a tout intérêt à contribuer à la création d’entreprises », souligne le président du directoire. Toujours dans le domaine de la création d’entreprises, la banque a passé des accords avec la Chambre des métiers et de l’artisanat, s’engageant ainsi à avoir un regard sur les dossiers présentés par les entrepreneurs et les accompagner au mieux. Et afin de poursuivre cet accompagnement une fois la création passée, certains entrepreneurs peuvent ne pas répondre aux critères habituels de financement, le micro-crédit professionnel de la Caisse d’Epargne Nord France Europe peut alors constituer une réponse appropriée. A.H.

ALAIN DENIZOT, PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DE LA CAISSE D'EPARGNE NORD FRANCE EUROPE

Si l’on prête souvent aux banques la réputation de soutenir ceux qui ont les moyens, la Caisse d’Épargne a prouvé le contraire en mettant en place un mécénat pour SOS Entrepreneur. Cette association créée dans la région par Bruno Delcampe, qui a lui-même été entrepreneur, a pour objectif de permettre à tous les entrepreneurs de petites et moyennes entreprises (PME) en grande difficulté de rebondir. Interv ention dans les huit heures suiv ant l’appel Ainsi, par un numéro d’urgence, l’association intervient dans les huit heures suivant l’appel, établit un diagnostic et accompagne. L’association travaille en réseau avec les réseaux sources cités cicontre (réseau Entreprendre, réseau Alliance…) et dispose d’un fonds de solidarité permettant d’octroyer des bourses de solidarité aux entrepreneurs en situation de crise. « Etre capable de créer des solutions » Et aujourd’hui, la Caisse d’Épargne Nord France Europe est la seule banque à accompagner l’association. « Il faut créer, mais aussi être vigilant pendant la vie de l’entreprise. Il faut aussi être capable de trouver, créer des solutions quand ça ne va plus. » A.H. Le site de l’association soutenue : www.sos-entrepreneur.org.


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TOUS ACTEURS AU SERVICE DES JEUNES ENTREPRENEURS

L

a Caisse d’Epargne Nord France Europe soutient Nord Actif et Pas-de-Calais Actif qui œuvrent dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Exemple avec Pas-de-Calais Actif.

La Caisse d’Epargne n’est pas une simple banque. Sa mission, ses valeurs, vont bien au-delà du simple accord de prêt. La Caisse d’Epargne Nord France Europe accompagne des jeunes entrepreneurs de la région Nord-Pas de Calais au travers des structures partenaires. C’est le cas de Pasde-Calais Actif, un groupement d’intérêt public basé à Lens. Son directeur, Ludovic Canon témoigne. L’Observateur : Quelle est la nature de votre intervention auprès des jeunes entrepreneurs de la région ? Ludovic Canon : Nous aidons les jeunes chefs d’entreprise à accéder aux crédits bancaires dans de bonnes conditions et à des taux raisonnables. C’est une aide précieuse car l’une des difficultés du créateur d’entreprise est de convaincre les banquiers de la pertinence de son dossier. Cela demande un vrai savoirfaire. Pas-de-Calais Actif est là pour ça. Comment se traduit votre intervention dans la réalité ? Nous pouvons garantir jusqu’à 80 % d’un crédit, nous sommes

aussi capables d’accorder des avances remboursables. Notre rôle est d’être un facilitateur, nous apportons notre expertise, notre culture du monde de l’entreprise et notre connaissance des banques. Il s’agit donc d’assurer des taux raisonnables mais aussi de limiter les recours aux cautions solidaires afin de pérenniser les projets.

nique et financière du projet d’entreprise. Nous regardons si le projet est viable, nous analysons la pertinence économique et financière du projet et les études de marché. Nous prenons aussi en compte la personnalité et les compétences du porteur du projet. Ensuite la décision est prise au sein de notre conseil d’administration.

Finalement quelle est la finalité des Pas-de-Calais Actif ? L’emploi bien sûr ! L’idée est d’aider des personnes en difficulté qui cherchent à se réinsérer dans la vie active en créant leur propre emploi. Donc nous sommes très attentifs aux porteurs de projets qui bénéficient des minima sociaux ou qui sont titulaires du RSA par exemple. Au total, 35 % des porteurs de projets que nous aidons sont des femmes et 27 % ont moins de 30 ans. Quelque 166 000 euros de subventions ont été accordés en 2012 pour les bénéficiaires du RSA. La Caisse d’Epargne est notre partenaire historique et privilégié. Près de 40 % des dossiers sont financés grâce à la Caisse d’Epargne. Résultat : 827 emplois ont été créés ou consolidés à travers notre action.

Comment sélectionnez-vous les entreprises que vous allez soutenir ? En majorité, ce sont les banques qui viennent nous solliciter et nous soumettre tel ou tel projet. Ensuite, nous constituons un dossier complet comprenant une analyse juridique mais aussi tech-

La Caisse d’Epargne soutient SOS-Entrepreneurs Aider une entreprise à se développer, c’est bien. Apporter une aide concrète à des chefs d’entreprise au bord de la cessation de paiement c’est encore mieux. Les chefs d’entreprise, quand rien ne va plus, sont souvent seuls et ne savent plus vers qui se tourner. Depuis mars 2011, l’association SOS-Entrepreneurs comble ce vide en région NordPas de Calais. Grâce à Bruno Delcampe, son fondateur, qui a luimême vécu l’épreuve de la cessation de paiement pour sa propre PME, SOS-Entrepreneurs est capable de répondre tous les jours à des chefs d’entreprises en détresse. « Dans un premier temps, nous sommes capables de proposer une écoute avec des conseils concrets » explique Bruno Delcampe. Mais l’association va plus loin encore en détachant un chargé d’affaires capable de venir dans les entreprises afin d’établir des diagnostics complets de la situation. Avec des conseils souvent précieux sur les procédures liées à la loi de sauvegarde. La Caisse d’Epargne finance un fonds de solidarité sous forme de prêts d’honneur. Au total, 3657 appels de détresse ont été traités, 621 diagnostics réalisés pour 134 redressements comprenant 1 608 salariés. 29


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INVESTIR

GAUTHIER MAZURE, DIRECTEUR DE L’AGENCE ENTREPRISES HAINAUT SAMBRE

I

l est parfois difficile de trouver l’expertise bancaire dont on a besoin lorsque l’on est entrepreneur. La Banque Populaire du Nord a la solution en main. Une expertise visible et matérialisée par ses Agences dédiées à l’entreprise. Et en temps de crise, les compétences des agents spécialisés sont d’autant plus indispensables que les chefs d’entreprise peuvent être confrontés à des difficultés plus prononcées. Explications par Gauthier Mazure, directeur d’une Agence Entreprises.

La Banque Populaire du Nord est une banque généraliste, qui offre ses conseils aux particuliers comme aux entrepreneurs. Elle se targue aussi d’être une banque régionale, qui, pour être pérenne, « fait de la collecte locale pour du prêt local », explique Gauthier Mazure. Un tissu local justement composé d’entreprises, qui sont des structures touchées de plein fouet par la crise. Ainsi, en plus des services que la Banque Populaire offre depuis dix ans via ses ”Agences Entreprises“, les conseillers ont constaté les effets de cette crise sur leurs clients et ont dû apporter des solutions pour les aider. « La crise a eu deux effets : les clients sont impactés par le ralentissement économique et nous avons eu un impact bancaire avec les évolutions des normes. » Concrètement, la banque a dû revoir à la hausse son pourcentage de fonds propres afin d’assurer sans difficulté les prêts proposés aux clients. Il faut rappeler que la Banque Populaire est une banque coopérative, où les clients sont des sociétaires et non des actionnaires. « Il nous a fallu collecter plus d’argent, pour continuer à en 30

prêter. Ainsi, on finance l’économie locale. »

Pour être pérenne, la Banque Populaire du Nord “fait de la collecte locale pour du prêt local“ Au-delà de ce financement, la crise a entraîné un accompagnement accru de la clientèle. « Nous participons à des salons, nous communiquons beaucoup. Nous avons aussi réalisé une convention [Sherpa] avec des experts comptables. Cela contribue à avoir des dossiers montés avec des analyses qui nous permettent de mieux comprendre les besoins. On essaye d’avoir des signaux avant que le client soit en difficulté. » Cet accompagnement est d’autant apprécié des clients que ceux-ci, avec la crise, n’ont plus la marge de manœuvre qu’ils détenaient il y a encore quelques années. Pour palier au problème de trésorerie, la banque peut proposer des assurances crédit si le client est défaillant et/ou une

mobilisation du poste client qui se traduit par une avance de fonds. Pour cela, la banque a signé un partenariat avec l’organisme Oseo. Autre effet pervers de la crise pour les entreprises : la perte d’une clientèle historique. « Il faut alors que les entreprises trouvent de nouvelles ressources. Dans ce cas, la banque l’accompagne pour financer des machines. Le banquier peut aussi orienter le client dans ses démarches », détaille Gauthier Mazure. Malgré des temps pas toujours propices à la création, puisque les porteurs de projets doutent beaucoup plus qu’avant, la Banque populaire soutient les projets qu’elle estime solides, même s’il n’y a pas de richesse de départ. « On fait du crédit, mais pas pour de la garantie. On regarde d’abord à qui on prête, ce que l’on finance puis si ce qui va être généré est suffisant pour que l’opération se rembourse sans problème. Si les clients n’ont pas assez d’apport, on les met en lien avec des structures comme l’institut de recherche pour le développement (IRD) qui a un fonds local avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI). On envoie aussi

L’Agence Entreprises Hainaut Sambre est installée au cœur de Valenciennes. Composée d’un directeur, de deux conseillers, d’une assistante et d’un contrat en alternance, l’agence couvre un secteur qui s’étend d’Orchies à Fourmies. Les conseillers travaillent avec des entreprises enregistrant un chiffre d’affaires compris entre 1,5 M et 25 M €. « Nous conseillons des clients qui font, pour certains, de l’international. Cela impose des contraintes d’expertise plus importantes. » L’agence entreprise est une spécificité développée depuis dix ans par la Banque populaire. Banque Populaire Agence Entreprises Hainaut Sambre 12-14 avenue Georges Clémenceau 59 300 Valenciennes vers Finorpa, ou encore le réseau Entreprendre… » « La banque vit en distribuant du crédit. Si on ne prête pas, on ne peut pas continuer. En temps de crise, on est plus regardant au vu des difficultés. Mais notre rôle de conseiller est amplifié », termine le directeur. A.H.


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S’appuyER SuR LES TERRITOIRES

CCI Grand Lille

POINTS FORTS

Des ateliers pour devenir patron

l Toute au long de l’année, la CCI œuvre sur le terrain grâce à 8 conseillers territoriaux qui se rendent auprès des entrepreneurs du Douaisis. A travers plusieurs clubs, les chefs d’entreprise peuvent échanger leur expérience.

CHANTIERS 2013 l Parmi les objectifs de la CCI Grand Lille, il est question de mieux maîtriser les dépenses pour favoriser l’investissement de proximité. l La CCI veut augmenter le nombre de conseillers habilités à travailler auprès des PME.

Maintenir la proximité. C’est l’une des grandes priorités de la Chambre de commerce et d’industrie Grand Lille. Dans le Douaisis, l’Agence territoriale essaye de répondre aux besoins des entrepreneurs à travers des événements qui leur sont directement destinés. Le 11 avril dernier, elle recevait 15 chefs d’entreprises pour les aider à se professionnaliser. Calculer sa propre rémunération, maîtriser le droit social, évaluer la couverture sociale de son entreprise, pouvoir présenter son activité en trois minutes, certains chefs d’entreprises de PME en sont parfois incapables. « Les chefs ont besoin de se professionnaliser et de rompre l’isolement dont certains sont victimes, » explique Franck

Feron, de la CCI Grand Lille à

« Des créateurs de PME ont besoin de se perfectionner. » Douai. C’est pourquoi le 11 avril dernier, 15 chefs d’entreprises du Douaisis ont été invités par la CCI à travailler dans le cadre

d’ateliers et de tests. « Etre patron est un vrai métier rappelle Franck Feron. Mais les créateurs de PME ont parfois des profils de techniciens ou de commerciaux. Ils ont besoin de se perfectionner sur les fondamentaux en terme de développement commercial ou de gestion des ressources humaines. »

ADRESSE : CCI Grand Lille 100 rue Pierre Dubois BP 90659 59506 Douai Cedex COORDONNEES INFOS : tel : 03 20 63 77 77 SITE : www.grand-lille.cci.fr

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l S’impliquer davantage dans les pôles de compétitivité et les pôles d’excellence l Les chambres consulaires veulent s’impliquer dans le domaine de la formation en alternance et l’ouvrir à de nouvelles filières qui ont du mal à recruter. l La CCI est sur le point de bâtir une communication régionalisée sur les métiers en tension afin de les rendre plus attractifs. l Les CCI comptent militer pour que les collectivités mettent en place un plan de développement numérique, cohérent et intégrant les zones d’activités. Elles s’impliqueront dans les projets d’université numérique transfrontalière. l La CCI souhaite encourager le mécénat financier ou de compétences.


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S’appuyER SuR LES TERRITOIRES

CCI Grand Hainaut

L’innovation pour résister à la crise

POINTS FORTS l Fonds Grand Hainaut Expansion de 2 millions € l 1 250 projets soutenus en 2012 l 11,5 millions € d’aides mobilisées l 41 contrats de développement déposés

CHANTIERS 2013

Francis Aldebert

L

’avantage concurrentiel du Grand Hainaut repose sur ses entreprises, base de son développement, ses grands groupes internationaux, ses PME et sur des secteurs innovants. Le président de la CCI Grand Hainaut, Francis Aldebert, trace les grands axes de ce qui s’apparente à un vrai plan de sortie de crise de la région. Le Grand Hainaut tient le haut du pavé en matière de création d’entreprises, « même en cette période morose », s’énorgueillit le président de la CCI. Il cite volontiers, en guise d’illustration, des entreprises « qui marchent très bien » à l’instar de Toyota, Vallourec Mannesmann, Alstom... « Il y a ici une réelle culture de l’entreprenariat » , assure Francis Aldebert qui s’at-

telle, en ces temps de crise, à mettre en œuvre des solutions idoines pour que les entreprises rebondissent et que le chômage régresse.

15 dossiers au profit de la création d’entreprise Le Fonds Grand Hainaut Expansion, doté de 2 millions

d’euros, a déjà engagé 15 dossiers d’investissement au profit de la création et du développement d’entreprises. Ce dispositif peut être complété par la mise en place d’un fonds de garantie. En parallèle, la CCI poursuit une politique « hardie » sur le terrain de la formation tous azimuts tout en gardant un œil « vigilant » sur les grands chantiers du futur...

ADRESSE : 3, avenue du sénateur Girard, BP 80577, 59308 Valenciennes Cédex. www.grandhainaut.cci.fr. T. 03 27 513 513 F. 03 27 513 210 SITES : Avesnes : 3, rue Charles de Gaulle -BP 52- 59362 Avesnes-sur-Helpe Feignies : Cité de l’Entreprise -Reflets- 95 rue de Neuf-Mesnil - BP 1159750 Feignies CEDEX Cambrai : 5 place de la République -BP 367- 59407 Cambrai CEDEX

l La Serre numérique sur les rives créatives de l’Escaut à Valenciennes/Anzin, un projet d’un montant global de plus de 30 millions €. Les écoles de création numérique sont regroupées sous le sigle Rubika, une SAS dont l’actionnaire unique est la CCI Grand Hainaut. La Serre numérique s’implantera sur un espace de 20 ha dédié à la création d’entreprises de la filière. l Le terminal à conteneurs de Bruay Saint-Saulve sur l’Escaut qui sortira de terre en 2013. L’investissement de 10 millions € de ce terminal est mené par le syndicat Docks Seine Nord Europe Escaut. l Implantation de l’Institut de recherche et de technologie Railenium sur le Technopôle de Valenciennes. La CCI a dès l’origine adhéré et soutenu le projet. l Les zones franches urbaines en Grand Hainaut comprennent Néoval, Denaisis développement et Maubeuge/Louvroil. Ces zones franches, en pleine expansion, ont déjà accueilli plus de 1 500 établissements et plus de 4 500 emplois ont été créés. C’est sur le site de Néoval que s’implantera, notamment, la future Serre numérique. 33


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S’appuyER SuR LES TERRITOIRES

POINTS FORTS

Aéroport de Beauvais-Tillé

l «50 vols en plus correspondent à un emploi créé dans le Beauvaisis»

Les avions dopent l’économie locale

A

vec quasiment 4 millions de passagers, l’aéroport de Beauvais-Tillé fait aujourd’hui partie des dix plus gros aéroports français. Un développement à la vitesse grand V qui a, aujourd’hui, un véritable impact sur l’économie locale et notamment sur l’emploi.

« C’est l’un des plus gros succès

de l’aviation en France et l’aéroport continue son développement avec des nouvelles routes, des nouveaux services, des nouvelles lignes. » Venant de Michel O’Leary, le fantasque PDG de la compagnie low-cost Ryanair, le compliment n’est pas vain. Il est surtout fondé. Avec 3 862 562 passagers pour 26 356 mouvements en 2012, le site isarien géré par le Syndicat mixte de l’aéroport de Beauvais-Tillé (qui rassemble des représentants du Département, de la Région Picardie et de l’agglomération du Beauvaisis) caracole à la neuvième place des aéroports français. Et l’arrivée d’une nouvelle compagnie Jetairfly Maroc qui rejoint Ryanair, Wizz Air, Blue Air et Air Moldova conforte un peu plus la montée en puissance de la structure. 34

Les élus locaux et régionaux l’ont d’ailleurs bien compris en tirant partie des retombées de l’aéroport. En février 2013, une étude réalisée par le bureau d’études

1 150 emplois dans le Beauvaisis sont issus du développement de l’aéroport spécialisées dans le domaine aéroportuaire (BIPE) a démontré que l’aéroport dynamisait l’économie locale et régionale. Sur les 257 millions d’euros de recettes générées par l’aéroport en France, 65 millions d’euros profitent à l’économie picarde, soit 0,4 % du PIB de l’Oise. Et surtout, le développement de l’aéroport qui regroupe aujourd’hui 25 entre-

prises et six secteurs d’activités a contribué à créer 1 150 emplois intégrés au tissu local économique du Beauvaisis. Conscientes de ce poids, les collectivités ont donc décidé de continuer à accompagner ce développement. Après la réfection de la piste en 2009, la construction du Terminal 2 en 2010, les travaux de modernisation vont se succéder sur et à l’extérieur du site, en 2013. Parmi les chantiers marquants, le conseil général s’attaque à la refonte de l’accès à l’aéroport de Beauvais-Tillé. La voie actuelle (RD 203) qui mène à la plate-forme sera améliorée et une autre desserte aéroportuaire sera créée. Avec en plus la création d’un espace dédié aux transports en commun, taxis et loueurs de voitures, l’aéroport aura une desserte à la mesure de son succès actuel.

l 870 personnes travaillent sur le site au quotidien (sûreté, gestion de la plate-forme, commerces, restauration, douanes, tour de contrôle, police de l’air et des contrôles...). En plus, 3 900 autres emplois interagissent avec l’aéroport (chantiers et prestations, diverses, tourisme...). l L’étude du BIPE révèle que sur les 3,8 millions de passagers, 8% profitent de leur arrivée à l’aéroport pour visiter Beauvais, l’Oise ou la Picardie. L’idée est de continuer cette progression, en captant 12% d’ici à 2014. l Preuve que l’aéroport joue sur le tissu économique, l’étude du BIPE a déterminé que plus il y a de rotations d’avions, plus l’emploi se développe. Depuis 15 ans, 50 mouvements supplémentaires correspondent à la création d’une entreprise dans la zone d’emploi de Beauvais.


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S’appuyER SuR LES TERRITOIRES

Créapole à Vervins

Une florissante pépinière d’entreprises

POINTS FORTS l proximité de la RN2 l montants de loyer peu élevés l journées de formation l services en commun

EN BREF l Créapole héberge également le siège du Pays de Thiérache et de la Mission locale l Un comité de sélection, composé notamment de représentants de la CCI, de la communauté de communes, de la METS ou encore d’Aisne Développement sélectionne les candidats.

N

euf entreprises et quatre structures territoriales sont installées à la pépinière d’entreprises du Pays de Thiérache. En plus de l’offre immobilière, les créateurs d’entreprise y bénéficient d’une multitude de services et de formations.

Propriété de la Communauté de communes de la Thiérache du centre, et animée par la CCI de l’Aisne, la pépinière d’entreprises “Créapole” a été créée sous l’impulsion de Jean-Pierre Balligand, ex-député-maire de Vervins. Deux millions d’euros, dont 1M€ de subventions, auront été nécessaires à la réalisation de cette structure qui comprend 23 cellules, représen-

tant 1 240 m2, et un bâtiment industriel de 790 m2.

“Un accueil convivial et un vrai suivi“ Des services mutualisés, des salles de réunion, de restauration, une cafétéria et un secrétariat ont pour vocation d’accom-

pagner les jeunes entreprises qui bénéficient d’un bail précaire de 23 mois, renouvelable une seule fois. Actuellement, ce ne sont pas moins de 54 salariés qui travaillent au sein des neuf entreprises et des quatre structures territoriales installées au Créapole de Vervins.

Créapole ZAE Intercommunale - 02140 Vervins Tel : 03.23.58.23.17 Locaux tertiaires : 35,09 € le m2 par an. Locaux industriels : 24,03 € le m2 par an.

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l Un atelier-relais de 800 m2 va être prochainement construit à proximité de Créapole. Celui-ci abritera deux ou trois cellules, dont une qui sera occupée par le centre de distribution de la Poste. l Une Hollandaise a récemment décidé de s’installer au Créapole de Vervins afin d’y proposer des conseils en onglerie. Séduite par la région, cette ressortissante étrangère possède également une maison de campagne près de Vervins. l Pour accueillir les créateurs, il existe trois ateliers-relais, à Vervins, au Nouvion-en-Thiérache et à Sains-Richaumont.


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DES aggLOMÉRaTIONS OffENSIVES

Communauté d’agglomération du Cambrésis

«Une image nouvelle et innovante» François-Xavier Villain

T

rente-trois communes et 68 770 habitants. Depuis le 1er janvier dernier, la Communauté d’agglomération du Cambrésis s’est agrandie, réforme des intercommunalités oblige. Une fusion qui est « une source d’ardeur nouvelle » pour son président, François-Xavier Villain. La preuve : 2013 verra se poursuivre ou se conclure des dossiers « passionnants. »

Passionnant comme ce dossier cher à la jeunesse du Cambrésis : un nouveau département de musiques actuelles va voir le jour à Cambrai. Toujours dans le domaine culturel, le Cambrésis va se donner « une vraie ambition » avec le projet de future médiathèque

d’agglomération qui avance doucement mais sûrement du côté de l’ancien collège des

« Continuer de doter notre territoire de nouvelles entreprises » Jésuites à Cambrai, un bâtiment de haute tenue architecturale. C’est aussi et surtout dans le domaine économique que la CAC se veut « enthousiaste » : le pôle Gare est un dossier désormais sur les rails à Cambrai, qui va développer l’offre tertiaire et de formation du Cambrésis. Un projet de 30M€ avec un nouveau bâtiment de Pôle Emploi, un centre de formation de la CCI, un autre du pôle d’excellence agroalimentaire, et des bureaux... Sur 310

hectares de l’ancienne base militaire de Niergnies, les travaux vont là aussi débuter pour l’aménagement d’un parcours de golf de 18 trous sur 50 hectares et un parc photovoltaïque de 80 hectares et une zone de loisirs aériens de 40 hectares. Tandis qu’au même endroit, un projet de centrale de production d’hydrogène est à l’étude. Un futur espace écologique qui « va contribuer à donner une image nouvelle et innovante à notre territoire », insiste François-Xavier Villain. Autre dossier jugé « stratégique » par le président de la CAC : la livraison des nouvelles zones d’activités de Marcoing et d’Escaudoeuvres afin de « continuer, comme à Iwuy et à Actipôle, de doter notre territoire de nouvelles entreprises ».

LES DERNIERS (BONS COUPS) DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION DU CAMBRÉSIS l Au 1er janvier 2013, la CAC a fusionné avec la Communauté de communes de la Vallée de Vinchy, la Communauté de communes de l’Enclave et celle des Hauts du Cambrésis à l’exception de la commune de Bantouzelle. l La CAC a soutenu le projet d’extension du sous-traitant automobile Gestamp à Gouzeaucourt, qui va engendrer la création de 52 emplois. l La CAC a décidé d’accorder depuis 2007 une enveloppe globale de 1,8 million d’euros pour aider ses plus petites communes à réaliser des travaux. Cette solidarité avec les communes rurales s’est soldée en 2012 par 22 projets aboutis pour un montant global de 433 000 euros.

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DES aggLOMÉRaTIONS OffENSIVES

Val Métropole

Filières d’excellence : pour garantir l’avenir

Zone

GRANDS TRAVAUX

L

a présidente de Valenciennes Métropole, Valérie Létard, est catégorique : « Nous avons fait le choix de mener des projets qui continuent à améliorer l’attractivité et l’image de notre territoire ». L’Agglo a déjà construit le stade du Hainaut, le Boulon et le tramway, et s’engage dans une série de grands travaux aux côtés de partenaires telle que la CCI pour attirer encore plus d’investisseurs et d’investissements. Cette politique «résolue» pours u i v i e p a r Va l M é t r o p o l e apporte déjà ses premiers fruits. Sur l’emplacement de la future Serre numérique sur les rives de l’Escaut, KTM Advance, leader national dans le domaine du Serious Game, va recruter plus de 100 salariés. La nouvelle plate-forme logistique d’Oxylane-Decathlon permettra la création de 250 emplois. Enfin les trois écoles du Groupe RUBIKA inventent l’économie de

demain : la création numérique.

« Nos projets permettent de maintenir l’emploi » A Sevelnord, Val Métropole a réussi à maintenir l’activité industrielle sur ce site de production automobile. Avec Toyota, c’est dans le Valenciennois que le « Made in

France » retrouve une nouvelle vigueur avec l’exportation de la Yaris hybride vers le marché nord-américain. Sur le Techopôle TRANSALLEY, 200 chercheurs s’apprêtent à intégrer le futur centre de recherche de pointe dans le domaine de la technologie. L’innovation sera « l’essence de la compétitivité de nos entreprises et du développement de l’emploi industriel », conclut Valérie Létard.

l Technopôle TRANSALLEY, LE site d’excellence en matière de transports et de mobilité. Il ouvrira ses portes dans quelques mois avec dans ses murs l’institut de recherche technologique RAILENIUM. l Le projet du Parc des rives créatives à Anzin est bien engagé et les travaux de la Serre numérique sont en cours pour une ouverture en septembre 2014. l Réalisation d’une nouvelle voirie pour améliorer la desserte de Bombardier à Crespin pour un montant de 2,5 millions d’euros d’investissement. l Port à conteneurs de BruaySaint Saulve pour un montant d’investissement de 10 millions d’euros avec la CCI.

Valérie Létard 38

l Le désenvasement du canal Condé Pomeroeul qui permettra de gagner un jour de navigation sur l’Escaut.


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DES aggLOMÉRaTIONS OffENSIVES

Agglomération Maubeuge-Val de Sambre

Un soutien accru

DES COUPS DE POUCE BÉNÉFIQUES Zone des Grévaux

L

e développement économique était autrefois une compétence de l’État. Une compétence reprise volontairement par la région Nord-Pas-de-Calais, qui l’a elle-même redistribuée aux agglomérations. Créative cities, l’agglomération Maubeuge-Val de Sambre,compte vingttrois communes abritant de nombreuses entreprises. Christophe Di Pompeo, vice-président à l’agglo, en charge du développement économique revient sur les actions engagées par la collectivité en faveur des entreprises. L’Agglomération MaubeugeVal de Sambre dispose de zones d’activités et industrielles. « L’agglo est à l’origine de la création et de la gestion de ces zones. Il y en a plusieurs sur le territoire et aujourd’hui, il n’y a quasiment plus de place. Il faut dire qu’elles sont bien entretenues, belles et inscrites dans des programmes environnementaux », décrit Christophe Di Pompeo. Une partie est classée en zone franche, ce qui induit des avantages comme la baisse des charges patronales ou l’exonération fiscale d’une partie des

bénéfices ; cela à la condition qu’une personne sur deux de l’entreprise soit issue d’une zone urbaine sensible. Ces parcs d’entreprises ont été classés zone franche pour la première fois en 2004. Depuis, cela a permis la création de 980 emplois.

“L’Agglo se doit de préserver les entreprises.“ À cela s’ajoute l’aide à l’investissement. L’Agglo Maubeuge-Val de Sambre a été la première du Nord-Pas-de-Calais à en bénéficier. Cela encourage les entrepreneurs à se lancer ou à étendre leur activité. Ainsi, l’aide à l’installation offerte par l’Agglo est conjointe avec la Région. « Si on met 100 000 €, la Région mettra autant. En contrepartie, une convention est signée pourtant sur le nombre d’emplois assu-

rés », explique le vice-président. Pour mieux connaître les outils proposés par la collectivité, l’agglo a ouvert un guichet unique, qui permet aux entrepreneurs de connaître les dispositifs d’aide proposés. En matière de création, l’agglo ne s’est pas arrêtée là et a soutenu la mise en place d’une couveuse d’entreprises, « que nous finançons à hauteur de 20 à 30 000 € par an », indique Christophe Di Pompeo. Le choix de l’intercommunalité, on l’aura compris, est de pousser vers le haut le monde de l’entreprise. « Nous avons un tissu d’entreprises performantes, mais un taux de chômage élevé et une population très jeune. L’agglo se doit de soutenir les entreprises pour mieux préserver l’emploi, car de nombreuses familles vivent de ça », conclut l’élu. A.H.

l De bonnes conditions d’installation Même si les zones industrielles sont déjà bien occupées, il reste environ 500 ha disponibles, déjà viabilisés, à 12 € le m2. l Prêt Maubeuge Créative cities. Créé il y a deux ans, ce prêt est destiné aux catégories d’entreprises qui ne peuvent bénéficier d’aucune aide comme les très petites entreprises (TPE) ou les artisans. Il faut qu’elles existent depuis au moins deux ans et compte moins de dix salariés. Il s’agit d’aider une entreprise qui souhaite faire un investissement productif avec un objectif de création d’emplois. Ce prêt à taux zéro peut être personnel ou pour la société et peut s’élever jusqu’à 20 000 €. l Aide financière direct Les collectivités peuvent apporter un soutien direct sous forme de subventions. C’est le cas d’une aide de 1M€ apportée par l’agglo et autant par la Région pour péréniser l’emploi à MCA. »

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DES aggLOMÉRaTIONS OffENSIVES

CAD

« Quand le Douaisis plait aux entreprises »

EN DEUX MOTS

S

ur les 20 zones et parcs d’activités de la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD), bon nombre affichent complet. Le dernier exemple en date, le parc de Lauwin-Planque qui accueille le géant Amazon. Comment expliquer que la CAD attire les entreprises ? Elle a un secret : elle ne sous-traite pas la prospective. Elle dispose de son propre service de développement économique et accompagne les entreprises avant et après leur implantation.

Elles étaient 18 à lorgner sur Amazon. 18 communautés d’agglomération à vouloir le géant sur leurs terres. Et c’est finalement la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) qui remporte le jeu, et à la clé des centaines d’emplois. A l’image d’Amazon, nombre d’entreprises ont opté pour la CAD. Comment l’expliquer ? Le secret de la CAD est simple. Elle applique les devises de son président Christian Poiret,

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ancien chef d’entreprise. La première : « Il faut gérer la CAD comme une entreprise. » La

“Il faut gérer la CAD comme une entreprise. “ seconde : « Il faut chouchouter les chefs d’entreprise. » Alors que nombre de collectivités sous-traitent la tâche de rabattre des entreprises, la CAD dis-

pose de son propre service de développement économique. Sept chargés de mission gèrent ainsi les 20 zones de l’agglomération. Sept personnes au service des entreprises implantées ou souhaitant s’y implanter. Si bien qu’aujourd’hui, nombre de zones affichent complet. Et la CAD ne le cache pas, si un “Amazon bis” fait son apparition, elle ne sait pas encore si elle pourra l’accueillir.

l Chaque grande zone d’activités de la CAD se trouve à proximité d’un grand axe routier, une position stratétique proche de tout mais loin des embouteillages de la métropole lilloise. l La CAD veut accompagner les entreprises pour faciliter leur implantation. Elle va jusqu’à mobiliser les services de l’Etat afin d’accélerer les procédures administratives : permis de construire, fouilles, normes environnement... Et ce, en particulier pour les entreprises étrangères. l La CAD accompagne l’entreprise après son implantation, notamment en l’aidant dans le recrutement de son personnel.


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DES aggLOMÉRaTIONS OffENSIVES

Le Beauvaisis

Comment le tissu économique du

Caroline Cayeux, maire de Beauvais et présidente de la CAB.

S

i le Beauvaisis enregistre le plus faible taux de chômage de Picardie - en dessous de la moyenne nationale - c’est qu’il a su fédérer les énergies de tous les acteurs sociaux-économiques, dans une dynamique locale portée par une vision volontariste et de long terme. Les investissements publics favorisent l’implantation et l’essor d’entreprises privées - des « jeunes pousses » jusqu’aux filiales de grands groupes internationaux qui contribuent, ensemble, à la création d’emplois et au développement d’un territoire en mouvement. Aux quelques 600 PME et PMI qui irriguent le tissu économique du Beauvaisis s’ajoutent quelques grands noms tels que Nestlé, Givenchy, Michelin, Spontex, AGCO, Isagri ou encore Solabia, dans des secteurs aussi variés que la mécanique, la métallurgie, l’agro-alimentaire, la chimie verte, les biotechnologies, la cosmétique, la pharmacie, l’électronique ou la logistique. Cette diversité, tant dans les domaines d’activité que dans la dimension des entreprises, offre des opportunités de développement renforcées par une très bonne desserte du territoire, en particulier grâce à l’aéroport de Beauvais-Tillé qui assure son ouverture à l’international. Plusieurs dispositifs, tels que pépinière et hôtel d’entreprises,

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éco parc (en création), zone franche urbaine ou encore parc d’activité économique assurent des conditions favorables (foncier à prix compétitif, réseaux performants, etc.) à tous les types d’entreprises. Mais, pour séduire les entrepreneurs, la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis (CAB) et la ville de Beauvais ne se contentent pas de leur proposer des conditions logistiques et financières attractives; elles appuient également la recherche et l’innovation, grâce à leur implication dans deux pôles de compétitivité mondiaux (IAR Industrie et Agro-ressources et I-Trans) auxquels participent, pour la France, les régions de Picardie et de Champagne-Ardennes. Ces réseaux de veille technologique internationaux constituent un outil précieux pour les secteurs


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e du Beauvaisis résiste à la crise de l’agro-alimentaire, des agroressources et du transport. Dans le cadre de la "Stratégie régionale de l’innovation en Picardie", il a été estimé que le secteur des agro-ressources et de la chimie verte offrait un gisement minimal de 4 000 emplois d’ici 2015 pour les deux régions du pôle IAR. Ces secteurs, promis à un beau développement dans le cadre des mutations engendrées par la lutte contre le réchauffement climatique, devraient générer des services nouveaux, et profiter à leur tour des services ainsi créés (Document : Beauvaisis 2030 / Prospective 21). Par ailleurs, les transferts de technologie de l’Institut Polytechnique de LaSalle vers les entreprises locales participent à la montée en gamme de l’économie beauvaisienne, en favorisant le développement d’une filière Agro-santé. Enfin, l’aspect humain est lui aussi totalement intégré à la réflexion globale sur le développement d’un territoire en passe de devenir un véritable hub européen. L’agglomération a mis en œuvre des moyens importants, depuis plusieurs années, pour que le niveau de qualification de la population locale - condition sine qua non de l’implantation d’entreprises - augmente dans le

Beauvaisis, tout en veillant à ce qu’il corresponde aux besoins d’emploi du territoire. Ainsi, plusieurs établissements d’enseignement supérieur (notamment l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais, Proméo Formation, l’Université de Picardie JulesVerne, l’IUT, l’IFSI du Centre Hospitalier, l’Institut des Techniques d’Ingénieur de l’Industrie, la classe préparatoire aux écoles d’art...) forment désormais chaque année plus de 4.000 étudiants, dotés d’un haut niveau de qualification. Le « projet de territoire de développement durable » élaboré par la CAB constate désormais, au cœur de Beauvais, l’apparition de nouvelles fonctions dites « métropolitaines » (communication, informatique, technologies...), révélatrices d’une montée en gamme de l’économie locale. Il souligne également des phénomènes de relocalisation des activités industrielles (10 à 20% des délocalisations se transformant en relocalisations) qui conforte la stratégie de pari sur l'avenir de "l’industrie de proximité". Manifestement, la logique globale de dynamisation du territoire, via le rapprochement des centres de recherche et d’innovation et la mixité entre grandes entreprises et PME, porte ici ses fruits.

DES ENTREPRISES EMBLÉMATIQUES l AGCO - Les secteurs de l’agriculture et du matériel agricole étant en pleine croissance au niveau mondial, AGCO Beauvais a connu une année 2012 exceptionnelle : sa production a augmenté de 15% par rapport à 2011, après un exercice 2010 déjà en hausse de 20 %. Les effectifs de l’entreprise (2.200 personnes) ont presque doublé en dix ans, et 85% des tracteurs produits sont exportés dans 140 pays. AGCO Beauvais vient d’annoncer pour 2013 la création de 100 nouveaux emplois, qui s’ajouteront aux 100 postes déjà créés l’an dernier. Le programme de recrutement concerne 40 opérateurs et techniciens de fabrication, 40 concepteurs et ingénieurs, ainsi que des emplois dans les services de support. l ISAGRI - Ce qui n’était qu’une TPE, à sa fondation en 1983 par quelques chercheurs de l’ISAB de Beauvais, est devenue 30 ans plus tard le leader européen sur le marché international de l’informatique agricole, grâce à ses logiciels de gestion et de comptabilité destinés aux agriculteurs et aux viticulteurs. Installée à Tillé, l’entreprise a, en mai 2012, inauguré un 4ème bâtiment de 3.000 m2 et annoncé la création de 250 nouveaux emplois avant 2015. Ce sont donc 50 emplois en CDI qui sont proposés tous les ans, principalement pour des ingénieurs agricoles, des développeurs informatiques et des diplômés en comptabilité, gestion ou informatique. l La Brosserie Française - Après avoir failli disparaître en 2011, la dernière entreprise française de brosses à dents a décidé avec succès de revendiquer son savoir-faire vieux de 160 ans, de tout miser sur l’innovation, et de relocaliser l’intégralité de sa production en France. Pour sauvegarder un élément de notre patrimoine industriel, la Brosserie Française a même développé sa propre marque - Bioseptyl - et réinvestit dans la recherche une part importante de son chiffre d’affaires. Les 8 millions de brosses par an que produit cette PME sont désormais entièrement conçus, développés, réalisés et conditionnés en France, avec une garantie de traçabilité totale. l ADS Picardie - Leader en prestations logistiques sur les marchés du e-commerce et de la vente à distance, Alpha Direct Services a multiplié son chiffre d’affaires par 15 depuis son installation à Beauvais en 2002. Ses 140 salariés travaillent dans 25.000 m2 de bâtiments HQE, situés dans le PAE du Haut-Villé. Le groupe, qui souscrit aux objectifs du développement durable, a créé un programme d’actions dédiées à la protection du milieu naturel pour réduire sa consommation d’eau, d’énergie, de matières premières et ses émissions polluantes. Racheté par le groupe Rakuten, qui possède déjà Price Minister, ADS prévoit de nouveaux investissements pour renforcer son développement au niveau européen.


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Formation et management

Les défis de la CMA de Valenciennes

ERIC DANSETTE, RESPONSABLE DE LA CMA DE VALENCIENNES

L’Observ ateur : Quelles sont les répercussions de la crise sur le secteur de l’artisanat dans le Valenciennois ?

A

Saint-Amand les Eaux, le premier Village des Artisans du Nord-Pas-de-Calais va s’éléver sur un site d’une étendue de 7 hectares. Porté par la Communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) en partenariat avec d’autres structures (Ville de Saint-Amand, Conseil Régional, Chambre des métiers...), ce projet d’envergure permettra aux PME de la région de disposer d’un lieu entièrement dédié à leurs activités. Malgré la crise, l’activité ne faiblit pas dans la région. En 2012, on a recensé à la CMA de Valenciennes la création de pas moins de 300 entreprises. Dans le Nord-Pas-de-Calais, on a observé une baisse globale de l’activité de l’ordre de 2,3 %. Depuis février, la création d’entreprises repart à la hausse. Patricia Fournier, la présidente de la Commission territoriale du Valenciennois et de la SambreAvesnois, dit sa fierté de « rendre service » aux artisans qui sollicitent l’assistance de la CMA tant au niveau du Centre des formalités que pour des sessions de formation utiles au développement de leurs entre44

prises.

« Notre offre de services répond aux besoins de tous les publics » En 2013, la CMA de Valenciennes dresse un vrai plan de bataille pour contribuer à la relance de l’activité artisanale : soutien aux artisans ; partenariat renforcé avec les institutions locales ; détection des offres d’emploi « qui passent au travers » ; poursuite de l’effort de formation par le biais de l’apprentissage « vu que 80 % des apprentis trouvent un emploi ». Pour preuve, des

offres d’emploi existent et il y a même des métiers en tension qui n’arrivent plus à recruter. Au sein du Village des artisans, la CMA veut aider les artisans et les futurs créateurs d’entreprises à se développer. La CMA de Valenciennes s’organise de façon à tenir cet engagement à tout moment et en tout lieu où son assistance est réclamée. Cette offre de services s’adresse à un public très large : les jeunes, les apprentis, les demandeurs d’emploi, les créateurs et les repreneurs d’entreprises, les entreprises en activité, les cédants, les collectivitités locales et les différents parternaires de la CMA.

Eric Dansette : Nous avons noté en 2012 un fléchissement de la croissance dans le bâtiment. Dans le même temps, moins d’entreprises ont été créées. Nous fondons de grands espoirs sur le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour redonner à nos PME plus de vigueur les permettant de rebondir à terme. Dans le Valenciennois, où l’on enregistre 3 400 entreprises, nous observons un taux de croissance de l’ordre de 15 à 20 % dans certaines PME. La création s’oriente vers les secteurs innovants où des aides sont accordées aux nouveaux promoteurs. Notre métier est l’artisanat qui requiert du savoir-faire que nos artisans possèdent tout à fait. Nous regrettons, cependant, qu’ils méconnaissent nos offres de services. Souvent, les artisans sollicitent notre soutien lorsque c’est trop tard. C’est pour cela que nous organisons en permanence pour eux des cycles de formation afin de les aider à prévoir lesrisques d’effrondrement de leur activité. Au sein du Club performance, ils se familiarisent avec la réglementation et le management. Ici, les artisans nouent des liens, apprennent à mieux se connaître et s’organisent en réseau.


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Greta Laon-Hirson-Chauny

FORMATION, INSERTION ET QUALIFICATION

Un partenaire important des entreprises locales

C

rée en 1975, le GRETA Laon-Hirson-Chauny est un GRoupement des ETablissements publics de l’Académie d’Amiens. Il s’intègre dans le réseau des dix GRETA de l’Académie d’Amiens et il est composé de trente et un établissements scolaires. Les actions de formation continue sont donc présentes sur les trois territoires de la Thiérache, du Laonnois et du Chaunois. La formation, l’insertion ainsi que la qualification des publics qui lui sont confiés figurent parmi les missions du GRETA Laon-Hirson-Chauny (LHC). Avec à la clé des formations qualifiantes donnant accès à l’obtention d’un diplôme : CAP, BAC, BAC pro et BTS. Le GRETA LHC propose également des formations modulaires, comme les formations bureautique, comptabilité, anglais, mais aussi des formations imposées par la réglementation dans le cadre de certaines activités professionnelles telles que le CACES, les habilitations électriques, les formations SST (Sauveteur Secouriste du Travail), etc. Engagé dans l’insertion des personnes en recherche d’emploi, le GRETA LHC exerce un rôle important en terme d’acteur du service public en Picardie. Sont mises en place des formations spécifiques destinées à aider les personnes éloignées de l’emploi à la découverte des

métiers, à la recherche d’emploi via des ateliers (préparation d’entretien et de CV). Les réponses aux demandes de formation des demandeurs d’emploi sont ciblées grâce à un partenariat étroit avec les conseillers de Pôle Emploi, les Maisons de l’emploi et de la formation ou encore les Missions locales. D’autre part, le GRETA LHC est un partenaire important des entreprises locales puisqu’il forme les personnels des grandes entreprises comme Lu à Jussy, Bayer à Marle, Materne et Nestlé à Boué, des PME, des PMI, des TPE ainsi que des artisans. En plus de cela, le GRETA LHC

associations. Le GRETA LHC est enfin inscrit dans un programme européen dont la vocation est de permettre aux entreprises industrielles de se positionner sur les matériaux composites utilisés dans l’aéronautique, l’automobile, etc. Ce partenariat européen donne accès aux entreprises locales à de nouveaux marchés. Les salariés en profitent, et l’emploi également.

FOCUS -Laon : le GRETA à Laon abrite un espace permanent bureautique, ouvert tous les mardis et les jeudis (bureautique appliquée, secrétariat, gestion des stocks, gestion commerciale, et Pack Office toutes versions). Une ligne de production pédagogique y est également assurée, comprenant la formation des salariés en contrat de professionnalisation et les formations modulaires. A la rentrée 2013, un BTS Négociation et Relation Client est également programmé. - Chauny : l’antenne de Chauny s’appuie sur les compétences de trois établissements (lycées Jean Monnet de La Fère, Gay-Lussac de Chauny et Jean Macé de Chauny). - Hirson : L’antenne d’Hirson propose des formations du CAP au BTS, en s’appuyant sur le lycée Joliot-Curie d’Hirson et le collège Condorcet de Vervins. Contact : GRETA LHC - 19, rue Léo-Lagrange - 02000 Laon. Tel : 03.23.20.45.84. E-mail : greta.lhc@ac-amiens.fr

“Vers d’autres horizons“ forme aussi des salariés des établissements de santé (hôpitaux, maisons de retraite), des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées), des mairies et des 45


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AML Systems Un équipementier à Hirson en forte croissance

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e groupe AML Systems conçoit, produit et commercialise des correcteurs de phares, des actionneurs d’éclairage intelligents et des lave-projecteurs à Hirson. En forte croissance, en particulier grâce aux exportations et à une politique d’amélioration continue, ce groupe emploie 370 salariés dont 200 à Hirson. L’un des fleurons industriels de la Thiérache est implanté à Hirson. Cette entreprise n’est autre que l’équipementier automobile AML Systems, avec deux sites de production, l’un en Chine (Wuxi) pour satisfaire les besoins des marchés asiatiques, et le second à Hirson pour satisfaire les besoins des marchés européens et nord américains. Fournir des solutions efficaces pour l’industrie automobile, tel est l’objectif d’AML Systems dont l’expérience remonte à plus de 20 ans. Ce groupe assure la conception, la production et la commercialisation de correcteurs de phare, de lave-projecteurs et d’actionneurs mécatroniques (mélange de mécanique et d’électronique) capables de faire varier les faisceaux des projecteurs. AML Systems est ainsi devenu leader mondial des correcteurs, avec 18 millions de pièces fabriquées par 46

an ! Parmi les exemples d’applications, citons la dernière génération de VW Golf, la Citroën C4 ou encore la Peugeot 208. AML Systems est également spécialiste du lave-projecteur, qu’il soit fixe ou téléscopique. A préciser que le laboratoire d’Hirson est homologué par une

“Vers d’autres horizons“ certification de l’UTAC (Union Technique de l’Automobile du Cycle et du motocycle), organisme spécialisé dans les essais de véhicules et d’équipements. Au total, ce sont 370 salariés qui travaillent au sein de ce groupe, dont 120 en Chine, 200 à Hirson et 50 au Bourget où sont réunis la direction générale, le commerce, le centre R&D et les achats. Malgré la crise, AML

Systems sort son épingle du jeu grâce à sa politique d’amélioration continue, sa stratégie industrielle et sa dimension mondiale. En 2012, son chiffre d’affaires s’élevait à 69 millions d’euros.

EMPREINTE MONDIALE, STRATÉGIE INDUSTRIELLE, POLITIQUE D’AMÉLIORATION CONTINUE

Implantations AML Systems possède deux sites de productions (Hirson et Wuxi en Chine), ainsi que des “sales offices” aux USA (Detroit), au Japon (Tokyo), en Allemagne (Munich) ou encore en GrandeBretage (Birmingham). Un soustraitant se trouve en République tchèque. Le centre de R&D est, quant à lui, situé en région parisienne, au Bourget. De nombreux clients Un très grand nombre de constructeurs automobiles figurent parmi les clients d’AML Systems. Parmi eux citons Renault, Peugeot, Citroën, mais aussi VW, Toyota, Chrysler, Alfa Roméo, Fiat, BMW, Audi, etc. Beaucoup de fabricants de projecteurs font appel à AML Systems. Production par an - Correcteurs : 18 millions - Actuateurs : 3 millions - Lave-projecteurs : 800 000 véhicules. Correcteurs pour camions AML fabrique aussi des correcteurs 24V pour camions, avec des caractéristiques spéciales pour résister aux fortes vibrations.


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S’appuyER SuR LES hOMMES - COMMuNIquÉ

Séminaires d’entreprises A Hirson, se retrouver a du bon

ATTIRER L’ENTREPRISE À L’OCCASION D’UN SÉMINAIRE ET LA CONVAINCRE DE S’INSTALLER

E

t si pour surprendre vos salariés, vous les emmeniez en séminaire découvrir les multiples vertus du pays du maroilles et de la chimay ! C’est le pari fait du côté d’Hirson, dans l’Aisne où l’on ne manque pas d’arguments pour relever le défi.

Présenter une nouvelle stratégie, engager la réflexion sur les axes d’avenir, ressouder les équipes... Les raisons d’être des séminaires d’entreprises sont multiples. Rendez-vous privilégié, l’événement a aussi vocation à surprendre ceux qui y participent. C’est avec cette approche qu’à Hirson, dans l’Aisne, la société d’économie mixte Intégrale, outil de développement économique de la communauté de communes des Trois Rivières (26 communes, 24 000 habitants) a décidé de se positionner. Dans un contexte économique aussi tendu pour les entreprises, les séminaires dans les îles, palaces ou autre chalets de haute montagne risquent d’être plus difficiles à mettre en place, autant pour des raisons budgétaires que pour la manière dont ces événements peuvent être perçus en interne 47

comme en externe. A une période où l’on prône de plus en plus le retour à certaines valeurs, plus simples et surtout plus naturelles, Intégrale s’est persuadée qu’elle avait bien des atouts à faire valoir. L’approche nature qu’offre la Thiérache axonaise, les spécificités gastronomiques du lieu (maroilles, chimay...) et le dimension frontalière (avec la Belgique) du lieu se veulent autant d’arguments qu’Intégrale se fait fort d’optimiser en y ajoutant une vraie dose de professionnalisme et une nécessaire convivialité. Au cœur d’un territoire qui

“Une offre à la carte“ joue sur une réelle authenticité qu’a su mettre en exergue le film “Rien à déclarer”, Intégrale propose à Hirson un large panel

d’activités sportives (canoë, escalade, course d’orientation, VTT, accrobranche, randonnée équestre ou pédestre...), des défis incentives avec le raid des contrebandiers ou la tournée des Gabelous en 2 CV, mais aussi gastronomiques et culturels. Adaptable à la demande, à la portée de tous les budgets de formation, l’offre a déjà séduit en trois ans quelque 5 000 salariés, mais aussi des équipes de sportifs de haut niveau qui apprécient de venir en début de saison s’offrir une appréciable mise au vert ! Intégrale qui gère également un certain nombre d’équipements locaux (centre aquatique, centre d’affaires, base de loisirs) a décidé d’étoffer son offre en proposant à ses clients plusieurs hébergements possibles.

La base de loisirs de Blangy (Hirson) est appelée à disposer, dans un proche avenir, de 25 résidences 3* en pleine nature, et pourra ainsi accueillir entre 50 et 100 personnes. Dans le même temps, le centre aquatique va faire l’objet d’une extension. Des atouts supplémentaires qu’Intégrale entend bien utiliser pour séduire de nouvelles entreprises. Pour des séminaires bien sûr, mais avec également le secret espoir que le territoire les attire et qu’elles aient envie de s’y installer ! Dans ce domaine aussi Intégrale a des arguments à revendre...

www.seminaire-integrale.com


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Le coaching, un atout pour les managers en temps de crise

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es sportifs de haut niveau s’entraînent tous les jours, et cet entrainement s’intensifie même au fur et à mesure que leur niveau d’excellence progresse. A l’instar des champions, les managers en tant de crise doivent, pour remporter la compétition, travailler leur mental, prendre du recul sur leur activité quotidienne et peaufiner leur stratégie. C’est pourquoi les cadres peuvent désormais bénéficier d’un soutien à la fois bienveillant et exigeant, qui leur permette de renforcer leur efficacité, de mieux se concentrer sur l’essentiel, et d’être davantage armés pour la conduite du changement. ses valeurs et ses possibilités d’action concrètes. C’est ainsi, en prenant de plus en plus conscience de la cohérence entre son activité, son environnement et sa personnalité, que le manager progresse vers l’atteinte de son objectif. Comme dit Mark Twain « on ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche ». En identifiant et en levant les freins qui le « bloquent » dans certaines circonstances, le cadre va ainsi libérer son mental des scories qui l’encombrent, pour adopter une vision plus objective, plus sereine et donc plus efficace. De fait, un bon coaching permet au manager de dégager les éléments qu’il peut utiliser comme leviers dans le processus de changement qu’il poursuit, mais aussi de découvrir en lui des ressources qu’il ne soupçonnait pas.

Longtemps réservé aux seuls dirigeants de grandes entreprises, le coaching s’est fortement développé ces dernières années auprès des managers, y compris dans les PME. Il concerne aujourd’hui de nombreux cadres qui, confrontés à la crise, cherchent à améliorer leurs performances en remettant en question leurs pratiques professionnelles et managériales, et en mettant en cohérence leurs valeurs et leur stratégie. Le coach en entreprise n’est ni un formateur, ni un consultant, ni un thérapeute ; mais il est un peu les trois à la fois. Il accompagne son client pour l’aider à trouver ses propres solutions, et à faire émerger les ressources nécessaires à l’atteinte de ses objectifs. C’est pour cela qu’un contrat de coaching débute toujours par la définition d’un objectif 48

précis, identifié par le manager et validé par le coach. L’objectif peut porter, par exemple, sur l’optimisation de la gestion du temps, la valorisation de l’autorité naturelle et le développement du charisme, la capacité à conduire le changement au sein d’une équipe, la concrétisation d’un projet complexe, la prise d’un nouveau poste, ou tout autre problème que la personne a du mal à résoudre seule. Par son questionnement, le coach aide son client à imaginer des points de vue différents, à se confronter à des hypothèses inédites, à clarifier ses pensées et ses émotions ; il l’accompagne pour construire, par étapes, son propre cheminement vers l’atteinte d’une solution satisfaisante. En lui apportant un autre regard, le coach invite aussi le manager à se confronter à ses moyens, ses capacités (réelles et potentielles),

S’il souhaite bénéficier d’un coaching le manager doit donc, bien évidemment, accepter de faire un « travail sur soi » pour questionner ses habitudes, ses certitudes et ses motivations profondes. Ce qui suppose qu’il se sente réellement en confiance avec son coach, lequel doit lui assurer une écoute profonde, une véritable empathie, et une absolue confidentialité. C’est de la qualité relationnelle entre le cadre et son coach que dépend, pour une large part, la clef du succès. Enfin, notons que depuis peu certaines entreprises - particulièrement innovantes en matière de gestion RH - proposent désormais un coaching à des salariés n’exerçant pas de fonction manageriale, mais qui sont par exemple appelés à développer leur savoirêtre ou leur créativité.

Comment choisir son coach ? Soyez vigilant, car n’importe qui peut se décréter coach. Quelques astuces : Un « bon » coach vous proposera un premier entretien gratuit, au cours duquel il découvrira votre problématique et vous expliquera sa méthode de travail. Assurez-vous qu’il a été formé à ce métier et coaché lui-même, mais aussi qu’il est diplômé dans au moins une discipline (PNL, approche systémique, hypnothérapie, etc.). Car s’il se contente d’appliquer une « posture de coach » sans maîtriser de technique pratique, vos séances risquent de s’avérer décevantes. Pendant ses premières années de pratique, un « bon » coach accepte de se faire superviser par un formateur ; demandez-lui le nom de son superviseur. Enfin, s’il ne vous inspire pas immédiatement confiance, si vous ne vous sentez pas compris et respecté, fuyez et cherchez en un autre ! Comment travaille un coach ? Le coach pratique la maïeutique, c’està-dire - depuis Socrate et les philosophes grecs - l’art d’accoucher les esprits. Son travail consiste essentiellement à vous poser les bonnes questions, celles qui vont vous permettre d’avancer vers votre objectif, en vous conduisant à regarder les situations sous un angle différent. Comment se déroulent les séances ? Avant de débuter le coaching, un entretien réunit le DRH ou le N+1, le manager concerné et le coach, pour arrêter ensemble l’objectif poursuivi et les modalités du contrat ; celui-ci se termine par un rendez-vous de débriefing, au cours duquel les trois parties évaluent les changements observés. Quels sont les tarifs ? La fourchette varie entre 250 €HT et 600 €HT de l’heure ; les contrats comprennent en général entre 12 et 15 séances.


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PRÉVENTICA LILLE 2013 PRÉVENIR LES RISQUES EN ENTREPRISE

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rganisé deux fois par an en France, le Congrès-Salon Préventica arrivera à Lille les 28, 29 et 30 mai. L’occasion pour les entreprises et les collectivités de se renseigner sur la maîtrise globale des risques professionnels. Présentation avec le Commissaire général du salon, Éric Dejean-Servière.

Qu’est-ce que le CongrèsSalon Préventica ? Eric Dejean-Servières : Ce rendez-vous est le salon de la maîtrise globale des risques professionnels. Cette manifestation est destinée aux hommes et aux femmes de l’entreprise, sur les thèmes de la santé et de la sécurité au travail, mais aussi aux entreprises elles-mêmes. Elles peuvent venir se renseigner sur les outils de travail qui existent pour sécuriser leur structure et leurs employés. Préventica Lille 2013 s’adresse à tous les secteurs d’activités, tant dans l’entreprise que dans les Services publics : industries, Bâtiment, Tertiaire, hôpitaux, collectivités locales... Et à tous les représentants et acteurs : aussi bien les DRH que les responsables de la sécurité, de la production (pour les industries), des achats ou des services généraux. Quels seront les thèmes abordés et comment se déroulera cet événement ? Préventica Lille 2013 est un dou-

Eric Dejean-Servières

“Les investissements pour la santé au travail sont productifs “ ble événement. Il accueillera 140 conférences pour les visiteurs qui cherchent des informations sur la santé et la sécurité au travail. Par exemple, nous aborderons le sujet du document unique d’évaluation des risques (DUER), un outil essentiel de la prévention. Nous

évoquerons aussi l’évolution des Comités d’hygiène et de sécurité (CHS) vers des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui entrera en vigueur en 2014 pour la fonction publique territoriale. Toutes les informations relatives à cette réforme seront données. L’événement accueillera aussi un salon, qui rassemble près de 400 exposants sur 15 000 m2. Il permet de présenter, via des démonstrations, les différents outils et équipements existants pour la prévention des risques et éviter les accidents de travail. Exemple : des équipements légers de manutention, ou des équipements adaptés pour travailler en hauteur. La crise freine peut-être les entreprises à investir, nous sommes dans une période de réduction des coûts. Mais ces investissements-là sont productifs. Il faut anticiper maintenant. Ce salon est l’endroit idéal pour rencontrer les bons interlocuteurs et les bons prestataires.

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Trois jours de conférences

- Mardi 28 mai à 10h30, salle H Hôpital et temps de travail : le taux d’absentéisme symptôme des contraintes d’organisation du travail. Avec les interventions de : Matthieu Girier, Directeur des Ressources Humaines du Centre Hospitalier de Lens, Nathalie Dewilde, Cadre de Santé au Centre Hospitalier de HéninBeaumont, Denis Garnier, Membre du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière et Auteur de « L’Hôpital disloqué ». - Mercredi 29 mai à 10h30, salle F Enjeux économiques de la sécurité dans les collectivités territoriales : Les responsabilités du Directeur Général des Services. Proposée par Richard Olszewski, Consultant en sécurité urbaine, Conseiller délégué en charge de la prévention des risques à Lille Métropole et Enseignant à l’ENA Strasbourg. - Mercredi 29 mai à 12h30, salle G Santé, sécurité et conditions de vie au travail dans la Fonction Publique : Bilan et perspectives. Proposée par : la DGAFP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique), la DGCL (Direction Générale des Collectivités Locales). Liste non exhaustive. Plus d’informations sur www.preventica.com


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communiqué

ACTUALITÉ DE L’ENTREPRISE l Euronégoce a élaboré un catalogue pour les collectivités locales. Depuis 2012, un marché de Noël remporte un franc succès.

L’ENTREPRISE «EURONÉGOCE» PRÈS DE 2000 PRODUITS À BONS PRIX

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l’origine était concentrée sur les travaux de terrassement et maçonnerie. Puis elle a trouvé un second souffle avec le négoce de produits issus de liquidations. Et déjà elle s’engage sur un nouvel axe de développement.

Une cinquantaine de clients professionnels ont d’ores et déjà choisi Euronégoce pour une multitude de produits, mais aussi pour le conditionnement. Rémi Gosteau est le fondateur de cette société initialement installée à La Capelle, et spécialisée dans les travaux de terrassement, de maçonnerie, de démolition ou encore d’évacuation de matériaux. Epaulé par ses collaborateurs, Rémi Gosteau s’est ensuite lancé, avec succès, dans le négoce. L’entreprise achète des produits issus des liquidations, de surplus ou encore de déstockage. Ces produits (près de 2 000 références !) sont ensuite vendus par correspondance, ou

au show-room aménagé rue Théophile Legrand, à Fourmies (Nord). La clé du succès pour une entreprise comme Euronégoce (8 salariés) est d’être en capacité de se remettre sans cesse en

“Jamais rien n’est acquis“ question. “Jamais rien n’est acquis !” soulignent Rémi Gosteau et ses collaborateurs. D’où le choix, en février 2011, du e-commerce. Un site Internet (www.euro-negoce.fr) a été spécifiquement créé à destination des professionnels, mais également des particuliers. Euronégoce se charge de collec-

ter les commandes reçues via Internet, les prépare puis procède aux envois aux quatre coins de l’Europe. Mais là n’est pas tout car Euronégoce a créé une troisième activité : le conditionnement à façon et sur mesure pour répondre à la demande des clients professionnels. Les ateliers sont adaptés pour traiter tous types de produits secs et non polluants. Du produit en vrac à conditionner en petite série, de l’étiquetage au conditionnement, l’entreprise propose des services adaptés aux besoins des clients.

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100 RUE THÉOPHILE LEGRAND - 59610 FOURMIES TÉL : 03 27 59 83 54 CONTACT@EURO-NEGOCE.FR

4-5 ventes flash par an, un marché de Noël (nouveau !) Euronégoce a organisé pour la première fois fin 2012 un marché de Noël. Celui-ci a rencontré un franc succès ! Dès septembreoctobre, les clients vont avoir le plaisir à nouveau d’acheter des illuminations extérieures, des sapins de Noël et une multitude d’objets de décoration intérieure à des prix défiant toute concurrence ! Euronégoce organise également quatre à cinq ventes flash chaque année. Les prochaines se dérouleront sûrement en septembre, en octobre et en novembre 2013. Pour les collectivités locales (communes, communautés de communes, etc.), un catalogue a été édité et une ouverture spéciale devrait être programmée prochainement. Euronégoce commercialise près de 2000 produits appartenant à l’une de ces catégories : - vaisselle - matériel de cuisson - produits d’entretien - produits d’hygiène - outils de jardin - matériel de bricolage - ceintures, sacs, chaussures - jouets - batteries d’automobiles - récupérateurs d’eau de pluie, objets de décoration. - matériel de sport.

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S’appuyER SuR LES hOMMES - COMMuNIquÉ

Communauté de communes de la Région de Signy-le-Petit

DES DISPOSITIFS FISCAUX EXCEPTIONNELS, DES BÂTIMENTS ET DES TERRAINS DISPONIBLES.

De bonnes raisons de s’installer ici Artisans et commerçants du territoire peuvent bénéficier d’aides individuelles et collectives grâce à l’Opération de restructuration de l’artisanat et du commerce (ORAC). Ce dispositif permet d’augmenter l’attractivité d’un territoire en améliorant la performance globale des entreprises. L’ORAC offre la possibilité de bénéficier d’une subvention à hauteur de 20 % de l’investissement à l’occasion d’un aménagement immobilier. Cela peut concerner la rénovation d’un commerce pour améliorer l’accueil des clients, ou encore l’amélioration de l’accessibilité. L’ORAC peut également intervenir au niveau de l’amélioration des appareils de production comme permettre à un boulanger d’investir dans un nouveau fournil. Si vous êtes intéressé, appelez le SINOA au 03.24.54.59.12.

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armi les principaux atouts de ce territoire situé au cœur de la Thiérache ardennaise figurent la disponibilité immédiate de bâtiments et de terrains, des dispositifs fiscaux avantageux, un accompagnement financier et technique, ainsi qu’un territoire attractif proche de la future autoroute A 304.

Le territoire de la communauté de communes de la région de Signyle-Petit possède un atout de taille : la mise à disposition de bâtiments et de terrains pour les entrepreneurs. La taille de ces bâtiments varie de 100 m2 (local artisanal par exemple) à 2 000 m2. La ComCom peut ainsi répondre à des demandes spécifiques et dans des délais relativement courts. A Auvillers-les-Forges (“Mon Idée”), ou encore à Signy-le-Petit, des terrains sont également disponibles. La communauté de communes peut aussi vous les vendre ou y construire vos locaux. Afin d’accompagner au mieux les entreprises, des dispositifs fiscaux exceptionnels existent. Des élus et des équipes compétentes sont à la disposition des chefs d’entreprise pour assurer un bon 52

démarrage. Autre atout : le caractère attractif de ce territoire. L’une des preuves de cette attractivité réside dans l’évolution démographique puisque la population ne cesse de croître depuis dix ans ! Les nombreux services à la population séduisent : écoles numériques rurales, crèches, une maison médicale (et une seconde structure est en cours de réalisation), nombreux commerces de proximité, base de loisirs de Signy-le-Petit, etc. Et tout

“Zone de revitalisation rurale : quels avantages ? “ ceci au cœur du Parc naturel régional des Ardennes. S’installer dans

une zone de revitalisation rurale (ZRR) signifie, pour un chef d’entreprise, la possibilité de bénéficier d’exonérations d’impôts sur le revenu ou d’impôts sur les sociétés. Ces exonérations peuvent être totales, ou partielles, et s’échelonnent sur 14 ans. Sous certaines conditions, des exonérations de fiscalité professionnelles peuvent également être accordées. En cas d’investissement dans l’immobilier d’entreprise, le chef d’entreprise bénéficie, en outre, d’un régime d’amortissement anticipé. Les artisans et les commerçants qui reprennent une entreprise sont également aidés, en particulier lors du rachat du dernier commerce ou de la dernière entreprise artisanale d’une commune rurale. Les professionnels exerçant une

activité non-commerciale bénéficient pour la création de leur entreprise, d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et de fiscalité professionnelle. Il en va de même pour les professionnels de santé en cas de regroupement d’activités en ZRR. Unique en France, le dispositif “Bassin d’emploi redynamisé” (lequel s’achève en décembre 2013) constitue un autre avantage en terme d’exonération de charges sociales et patronales, et s’ajoutent aux autres exonérations. Cumul d’aides : plusieurs aides financières peuvent être obtenues comme le prêt d’honneur Ardenne Initiative, le fonds de garantie champagne-Ardenne Active, l’aide à l’investissement, ou encore l’aide à la création. Enfin, la communauté de communes de la région de Signy-le-Petit est à votre disposition pour vous accompagner dans l’élaboration de votre dossier.


Nosentreprises 00