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« Notre Amitié » n°106 Bulletin Anaaj Région Parisienne décembre 2005 page 1/14

Table des matières

Sommaire édition papier"

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Le mot de la Présidente"

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L’assemblée générale 2005"

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Durs, durs, les sentiers côtiers bretons !!"

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Questions et réflexions, Charters… Où est le risque ?"

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Prends le temps"

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Après Alzheimer, la maladie D.A.D.A."

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Chercher le bonheur"

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Quelques informations culturelles."

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Sommaire édition papier 3 4 7 10 15 17 18 19 22 23

Édito : le mot de la présidente C. Bernard L’Assemblée générale 2005 Les sentiers côtiers bretons Griffette Histoires d’eaux (suite) G. Brenier La maladie dada Bizet Informations culturelles J. Bernard Chez Vincienne et Jacques P. Denis Dans les jardins de Versailles Fr. Villefranche Charters ? Qu’est-ce ? G. Brenier Chercher le bonheur J. Dufay Le gibelot et la tortoche transmis par G. Devillard

A propos de la réédition de l’Annuaire ANAAJ L’annuaire AnaAJ 2006 est en cours de mise à jour en vue d’une réédition. Si ton adresse ou ton n° de téléphone a changé, si tu as fait l’acquisition d’un portable, si tu disposes d’une adresse untel@courriel.fr ou si tu ne souhaites pas figurer sur l’annuaire, je t’invite à le faire savoir par écrit à : Guy Brenier - 43, rue Henri-Barbusse - 91330 Yerres        

  Notre   Amitié et son indispensable complice Le   Remue-­ AnaAJ formulent des souhaits pour vous voir en bonne forme dans toutes nos activités durant cette année 2006.


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Le mot de la Présidente Encore une année de passée qui fut riche pour notre Anaaj. Mouvementée aussi sur la scène européenne, avec des oui et des non qui ont partagé les Français et fait couler beaucoup d’encre. Chacun défendant son point de vue, en bons anaajistes nous avons librement partagé nos différences d’opinion. Dans la région parisienne, des jeunes banlieusards vivent mal leur avenir incertain, le chômage, la difficulté de leur intégration, un certain mal de vivre leur jeunesse. L’explosion de leur colère mériterait d’être mieux canalisée. Brûler des voitures, caillasser des pompiers, cela fera-t-il comprendre leurs difficultés ? Certes, il faudrait qu’ils soient entendus mais aussi que leur action aille dans le sens d’une revendication sociale affirmée et maîtrisée. Une répression mal dirigée ne peut qu’inciter des provocateurs de tout poil à se présenter comme leaders et à dévoyer le malaise des banlieues. Oui, il faut à ces jeunes du travail, des écoles, des stades, des maisons de jeunes, des animateurs et surtout une écoute plus attentive. Cette jeune génération se doit d’aller elle aussi « au-devant de la vie » pour conquérir à son tour « des lendemains qui chantent ». L’optimisme nous anime. Que cette nouvelle année qui s’en vient vous soit douce et légère, avec beaucoup d’occasions de nous rencontrer pour échanger nos idées et, bien sûr, le plaisir de partager l’amitié. Alors, joyeux Noël et Bonne Année à tous. Catherine.


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L’assemblée générale 2005 Nous étions 103 présents et 54 pouvoirs étaient enregistrés. Jeannette Skapowski préside le matin, relayée l’après-midi par Janine Cuesta. Le Rapport moral. Catherine Bernard, la présidente, donne lecture du rapport moral. Mais au préalable elle rappelle l’accident de voiture dont elle a été victime avec quatre autres copains et elle remercie ceux et celles qui lui ont témoigné leur amitié à cette occasion. Nos sommes 209 en 2005 contre 228 en 2004, certains copains ayant omis de se mettre à jour de leur cotisation. Parmi les activités de l’année, on notera que le CD s’est réuni huit fois, 248 pages de Notre Amitié et son supplément le Remue-AnaAJ ont été diffusées, la commission des fêtes s’est réunie plusieurs fois, 25 randonnées ont été coordonnées par Raymonde Bedu, huit visites et sorties se sont tenues dans Paris ou la région parisienne, une vingtaine de participants se sont retrouvés à Center Parc, autant lors du séjour de ski au Prioulet et celui de thalasso, une quarantaine ont participé à la fête de l’AnaAJ, près de soixante-dix à Sudel, plus de cinquante au Rassemblement d’Automne. Guitoune a organisé neuf séances de projos réunissant chacune une vingtaine de fidèles, des fidèles aussi lors des séances de cinéma conduites par Jeannette ainsi que les spectacles au théâtre ou au concert. Une croisière sur le Rhin, en remplacement de la semaine des pénichettes, a réuni une quarantaine de participants et une douzaine ont suivi le stage de dessin et peinture. La participation aux séjours de découverte a rassemblé une quarantaine de participants (forêt d’Orient, Embrun, Cancale, Vouvant…). On note aussi la présence des Parisiens aux divers rassemblements des Anaajistes régionaux. Toutes ces activités et la participation constatée témoignent du dynamisme de notre association. La présidente remercie ceux et celles qui ont organisé et géré ces activités ainsi que les membres du CD qui l’ont soutenue dans sa mission. Des remerciements sont également adressés à André Souche qui a réalisé l’édition du recueil des poésies de BB ainsi que le CD et la vidéo de ses textes. Des remerciements enfin à l’AJ d’Artagnan qui nous héberge gracieusement lors de nos activités et réunions.

La vérification des comptes. Micheline Hély et Jeanine Ridart ont procédé à la vérification des comptes et rappellent que les cotisations doivent être réglées sans retard en 2006. Une seule anomalie signalée : 196 € d’excédent lors de la rencontre de Sudel. Il y sera remédié en 2006.

Rapport financier. Les pertes constatées correspondent à la prise en charge par l’Anaaj du repas lors de l’assemblée générale de 2004 et à notre don au Secours Populaire pour les victimes du tsunami. Il a été décidé que les excédents de recettes sur les activités ou séjours seront portés au compte « Assurance ». Il est rappelé que ledit compte est alimenté par 2 % du prix des activités jusqu’à atteindre le montant réglementaire. Le compte « Solidarité » sert à aider les copains en difficulté.


« Notre Amitié » n°106 Bulletin Anaaj Région Parisienne décembre 2005 page 5/14 Concernant le timbre « Fédération naturiste », vu le nombre peu élevé d’intéressés, il est décidé que l’Anaaj mettra fin à son achat. Les autres timbres : FFCC : 4,80 au lieu de 4,15 €. Randonneurs : 3,10 au lieu de 2,60 €. Selon le vœu des commissaires aux comptes, la cotisation AnaAJ est maintenue à 20 € pour 2006.

Élections au Comité Directeur. Selon la modification des statuts adoptée lors de l’assemblée générale extraordinaire de 2004, les mandats des élus peuvent être prolongés. A l’exception de Jean Thierry, tous les membres du CD acceptent de poursuivre leur mandat. Deux candidatures nouvelles se manifestent : Micheline Hély et Thérèse Loisel. Elles obtiennent respectivement 149 et 148 voix sur 154. Les vérificatrices aux comptes, Jeanine Ridart et Denise Simon sont élues avec 148 bulletins sur 154. Intervention de Serge Vigot. Au sujet de l’ouvrage de Daniel Lambert Mémoire d’Ajiste, Serge nous fait part de sa déception quant au peu d’intérêt des copains de l’AnaAJ Paris. Interruption pour le déjeuner servi à 13 heures après un apéritif amical et convivial.

Activités proposées pour 2006. Celles-ci seront développées dans Notre Amitié à mesure des nécessités du calendrier.

Questions diverses. Randos. Une nouvelle organisation des randos est proposée : les responsables choisiront une date avant le début du trimestre et enverront directement leur proposition avec description et horaires à G. Brenier pour insertion au bulletin, sans passer par Raymonde Bedu. Projos. Les 800 € de la caisse devraient être consacrés à l’achat d’un nouveau matériel à étudier sur les conseils d’André Souche.

Composition du CD - Élection du bureau Présidente : Catherine Bernard. Vice-présidents : Jeannette Skapowski et Léon Estroumsa. Secrétaire : Denise Bloch - Adjointe : Huguette Andreoletti. Trésorière : Liliane Filiâtre - Adjointe : Thérèse Loisel. Pour joindre les membres du CD : Aixala Paulette 01 46 44 35 05 Andreoletti Huguette 01 45 54 55 16 Bernard Catherine 01 45 43 98 24 Bloch Denise 01 48 57 07 81 Bosso Frédéric 01 72 53 54 21 Brachetto Guy 06 76 06 28 61 Brenier Guy 01 69 48 31 72 Cuesta Janine 01 48 85 37 31 Debève Eliane 01 45 80 21 57 Estroumsa Léon 01 42 55 05 13

Filiâtre Liliane 01 48 40 51 61 Hély Micheline 01 60 60 32 46 Le Flem Lucette 01 42 39 26 75 Loisel Thérèse 01 42 41 63 88 Nevoux Vincienne 01 47 32 30 17 Sevelle Jacques 01 42 45 29 19 Seytor Denise 01 42 29 20 08 Skapowski Jeannette 01 45 42 40 75 Villefranche Françoise 01 30 21 76 35 Vironchaux Griffette 01 48 57 00 46


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Durs, durs, les sentiers côtiers bretons !! Premier jour, nous nous sommes tous retrouvés à l’AJ de Cancale, belle construction accolée aux rochers dominant une jolie petite plage – jolie mais caillouteuse…. Accoudés aux grands balcons de bois, nous pouvions admirer les petites barques de pêcheurs rentrant de leur journée, nettoyant leurs poissons sur la grève, à la grande joie des goélands qui se régalaient de cette aubaine. Nous, nous pouvions découvrir dans le lointain, le mont SaintMichel, auréolé des derniers rayons du soleil et, légèrement à l’écart, noyé dans la brume du soir, le fameux rocher de Tombelaine. Nous avons randonné sur le GR 23, sentier longeant la côte rocheuse, escarpée, semée d’embûches : on monte, on descend, on enjambe, on contourne…. Escaliers de sable maintenu par des rondins de bois, grandes échelles vertigi-neuses (moins avec une rampe, très utile). Enfin, on souffle, on prend un peu le temps de contempler le paysage et l’on s’arrête enfin pour pique-niquer. Vite, vite…. On repart. Un autre jour, cap sur la pointe du Grouin dont nous suivons tous les contours ; le temps se gâte un peu ; ce n’est qu’un petit grain ; nous cherchons un coin abrité du vent pour déjeuner. Trois copines déchaînées iront affronter les grandes vagues sur la côte toute proche. Elles reviennent enchantées : elles étaient seules… elles n’ont pas mouillé leur maillot !!! Le lendemain, nous irons voir le joli village de Saint-Suliac : rue descendant vers la mer, belles maisons de pierre où sèchent les grands filets de pêche, volets bleus, enclos paroissial. Nous randonnons le long de l’estuaire de la Rance puis dans les marais. Ecartant les ronces, nous apercevons parfois aigrettes, foulques et grèbes qui aiment ces eaux calmes. Oui… il y avait des ronces, donc des mûres. Nous en avons dégusté tous les jours, avec quelques prunelles âcres et parfumées. On aurait bien voulu goûter à la salicorne et la mêler à nos salades journalières pour un peu les agrémenter mais le temps manque… Allez, allez… il faut suivre. Le dernier soir à l’AJ, c’était la fête. La mère aub’ nous a gâtés : apéritif puis énormes plateaux de fruits de mer à déguster avec un petit vin blanc sec et pétillant, pas désagréable ! Adieu Cancale. Ensuite… Saint-Malo ! Tous en voiture, nous avons alors parcouru les routes bretonnes. Partout, à droite, à gauche : des choux, des pommés, des brocolis, des choux-fleurs… des choux… des choux !!


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Et bonjour Saint-Malo… l’AJ… un truc énôrme situé à Paramé, tout proche. On prenait le bus pour rejoindre la ville. Tout le monde est sympa, tout est bien organisé et les chambres sont très agréables. On est allés voir la ville, on est montés sur les remparts où nous avons dû lutter contre un vent rageur et hurlant qui nous empêchait littéralement de mettre un pied devant l’autre. Le climat breton dans toute sa splendeur…. Le lendemain, avec une charmante petite guide, nous avons fait la visite de la cité : grandes rues pavées, belles et riches maisons ; on a naturellement parlé de Jacques Cartier, Duguay-Trouin et Surcouf qui ont participé à l’histoire de Saint-Malo – un chapelet d’îles dont celle où repose Chateaubriand, entoure la baie et, au loin on découvre le cap Fréhel qui tombe à pic sur la mer. Pour pique-niquer, nous allons trouver, près de la plage, un bar fermé dont les chaises et les tables semblent nous inviter à venir en profiter. Nous ne résistons pas. Et puis, le bar ouvrira ses portes et nous pourrons déguster un petit café en distribuant nos restes aux mouettes et goélands qui nous remercient (ou nous eng….?) en criant à qui mieux mieux, bec ouvert et ailes déployées. On repart vers Saint-Servan, en pensant terminer par l’écluse de l’usine marémotrice (fermée par Vigie-Pirate…) Nous n’irons pas jusque-là, sauf quelques acharnés qui feront un grand viron supplémentaire. Le dernier soir, nous allons admirer sur la plage le coucher du soleil qui semble entrer dans la mer : ciel violine, nuages bleutés ourlés de rose… quel spectacle !! Pendant ce temps, ignorant ce tableau à vous couper le souffle, quelques sternes affamées chassent le petit poisson et plongent, telles des fusées, dans les flots déjà sombres. La mer est haute et vient buter sur les rochers… Voilà, c’est fini… Adieu la Bretagne !! Merci à Lucette ; chapeau pour l’organisation ! On compte sur elle pour l’année prochaine. Griffette.


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Questions et réflexions, Charters… Où est le risque ? Charter n’est pas un type d’avion, c’est un mode de paiement, une charte entre le client et la compagnie. Selon le principe qu’il ne suffit pas de faire voler des avions mais qu’il faut aussi les remplir, les gros porteurs mis en service dans les années 70 (Airbus A-300, DC-10, B 747,) ont créé la nécessité de conquérir et fidéliser une clientèle qui n’avait jusqu’alors jamais pris l’avion en raison de son coût. Les avions doublant, triplant leur capacité, on a pu abaisser les tarifs, on est alors passé du voyage élitiste pour PDG et stars de l’écran au transport de masse. Dans le même temps se sont créées des chaînes hôtelières dont les compagnies aériennes sont les actionnaires (Novotel, Sofitel…) : captif dans sa démarche, le passager devient client de l’hôtel. Charters ? Oui, examinons cela : on a d’une part les compagnies nationales qui offrent sur leurs vols réguliers les sièges vacants à une clientèle qui paie moins cher mais plusieurs mois à l’avance pour une destination donnée. Exemple : je crée un groupe charter si je vais trouver Air France en apportant 50 places pour le carnaval de Nice à six mois ou plus de celui-ci. Air France nous réserve 50 places au tarif préférentiel, payables 6 mois à l’avance. Voilà un vol charter. D’autre part, des « vols affrétés », dits charters, à classe unique, pour des groupes constitués par les agences de voyages dont la vocation est justement… de remplir les hôtels et les avions (Fram, Club Med, Nouvelles Frontières, Go Voyages…). Pour assurer ce service à la demande, des compagnies dites charters se sont créées dans chaque pays (cherchez la banque qui se trouve derrière !).

La déréglementation, le libéralisme économique sauvage, les accords de Bruxelles, voici réunis les trois facteurs du risque aérien. La déréglementation : je vis dans une société libérale, je me moque de ce que fait le concurrent, je baisse mes tarifs afin de tirer mon coefficient de remplissage vers le haut, J’opère à minima, je supprime les services à bord, je me contente d’appareils de l’ancienne génération que j’entretiens en ayant recours à la sous-traitance, je paie mon personnel en bas de la grille des salaires. Le « low cost » est né. Voyons ce que disent les accords de Bruxelles. Prenons un exemple : une société belge achète aux Lithuaniens avec des capitaux espagnols des avions issus des surplus russes et obtient le permis d’exploiter une ligne Lille-Madère. Au nom de la liberté d’entreprendre, Bruxelles donnera son accord et pénaliserait l’Etat qui s’y opposerait. Ainsi, Air Machinopoulos, compagnie grecque, peut venir exploiter en France une ligne Bordeaux-Chambéry si elle le souhaite et si elle trouve une clientèle. Paris ne peut pas s’y opposer et la Commission de Bruxelles, pour qui la sécurité des vols n’est pas son problème, soutiendra l’initiative.

La sanction ? L’OACI, Organisation Internationale de l’Aviation Civile, fournit des recommandations, édicte des règles strictes, impose des obligations, mais ne sanctionne pas. C’est aux Etats de faire le ménage chez eux. C’est la porte ouverte aux pavillons de complaisance. Ainsi la dissolution d’Air Afrique a donné naissance à des micro-compagnies locales qui se donnent une vocation internationale – prestige oblige ! – mais dont la fiabilité prête à commentaires. Question subsidiaire : qui, dans un ministère parisien, prendra le risque de fâcher le président d’une République africaine (chez qui le sous-sol regorge de pétrole), en refusant que ses avions se posent à Orly ou à Roissy ? Cornélien. La DGAC, Direction générale de l’Aviation civile, fait appliquer les règles, opère des contrôles drastiques, sanctionne les indésirables… lorsqu’elle les débusque. Les textes, les hommes : même problème que pour l’inspection du travail, l’insuffisance humaine : un contrôleur pour 1.700 mouvements d’avions c’est


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dire que les mailles du filet sont larges. Ces gens sont compétents, ils se tiennent informés, se livrent sans relâche à une chasse aux avions vétustes mais ils sont trop peu nombreux, ne disposent pas d’assez de temps. De surcroît, ils prennent des risques diplomatiques. Ils sont le radar au bord de la route, ils incitent à lever le pied. Il incombe donc aux agences de voyages de se livrer à des investigations, d’exiger des garanties, d’opérer une sélection. Le matériel. La vie d’un avion est d’environ vingt-cinq ans. A la condition qu’il soit parfaitement entretenu. Que fait une compagnie aérienne de ses avions parvenus en fin de vie dont elle veut se défaire ? Une compagnie sérieuse les « ferraille », les vend à un casseur au prix du kilo de métal. Gain pour ce casseur : 5.000 €. Mais on trouvait, à la fin des années 80, des Caravelle en état de vol pour 500.000 F. En conséquence : que fait un riche potentat d’une République latino-américaine voulant créer sa propre compagnie ? Il s’informe du marché de l’occasion qui déborde d’appareils retirés des compagnies nationales réputées honnêtes et met en service des appareils de 2e, de 3e main. Le potentat peut aussi s’appeler Banque Machin et créer à Paris sa compagnie « low cost », à bas coût. Dans les textes, elle présente toutes les garanties requises. On n’exige de son PDG aucune autre compétence que financière. Qu’il s’agisse de yaourts, de vêtements de confection ou d’aviation, les actionnaires de la Banque Machin attendent de leurs placements un profit à deux chiffres. Des sociétés d’investissement se sont jetées dans le créneau et le nombre des compagnies aériennes s’est multiplié par 3 en dix ans. La déréglementation y a largement contribué. Un avion au sol ou à demi rempli mange de l’argent. Il faut impérativement le remplir à 100 %, le rentabiliser en le faisant voler 24/24. Faire voler un siège vide revient cher. Un siège occupé, même si c’est à 50 % du prix plafond, c’est de la trésorerie qui rentre. Voilà pourquoi Internet et les affiches du métro fourmillent de propositions de billetterie aérienne à prix cassés. Toutes les compagnies dites charters ne sont pas des moutons noirs et il en est même qui, conscientes de leurs insuffisances, confient la maintenance de leurs appareils à des compagnies nationales (Air France-KLM peut le prouver). Mais la tentation demeure d’aller au plus économique, de tirer sur les normes et, en finale, de compromettre la sécurité. Une note optimiste maintenant : plus de 25.000 appareils assurent une moyenne de cinq vols commerciaux quotidiens dans le monde. Plus de vols que de secondes dans une journée ! Et ce en tous lieux et par tous les temps. Plus de six millions de personnes franchissent chaque jour la passerelle d’un avion, près de deux milliards de passagers/an. Ce chiffre est en augmentation de 6 à 7 % par an. La sécurité aérienne s’est multipliée par 30 en 25 ans. Voilà qui est positif. Ne perdons pas non plus de vue que l’eau polluée tue quotidiennement autant de personnes que trente Boeing 747 peuvent en contenir : environ 12.000 chaque jour, 4 millions par an. C’est moins spectaculaire, ça ne paraît pas dans la presse. G. Brenier.


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Prends le temps Prends le temps de réfléchir, c’est la source du pouvoir. Prends le temps de lire, c’est la base de la sagesse. Prends le temps de jouer, c’est le secret pour rester jeune. Prends le temps de rechercher le silence, c’est le moment propice pour penser aux autres. Prends le temps de garder ton esprit ouvert, c’est l’occasion d’aider ton prochain. Prends le temps d’aimer et d’être aimé, c’est un cadeau du ciel. Prends le temps de rire, c’est la musique de l’âme. Prends le temps de partager, c’est le secret du bonheur. Prends le temps de rêver, c’est l’avenir qui en dépend. Prends le temps de jouir de ta vie, Tu n’en as qu’une. Transmis par Gil Devillard.


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Après Alzheimer, la maladie D.A.D.A. Récemment, j’ai été diagnostiqué D.A.D.A. : Déficit d’Attention Dû à l’Age. Voilà comment cela se manifeste : Je décide de laver ma voiture. Alors que je vais vers le garage, je remarque qu’il y a du courrier sur la table de l’entrée. Je décide de prendre connaissance du courrier avant d’aller laver la voiture. Je pose les clés de la voiture sur la table, mets dans la corbeille à papier tout le courrier publicitaire… et remarque que la corbeille est pleine. Alors je décide de reposer les factures sur la table et de vider d’abord la corbeille à papier. Mais alors, me dis-je, puisque je vais être près de la boîte aux lettres lorsque j’irai vider la poubelle, autant préparer d’abord le règlement des factures. Je prends mon carnet de chèques sur la table et m’aperçois qu’il ne reste plus qu’un seul chèque. Mon autre chéquier se trouve dans un tiroir de mon bureau, donc j’y vais. Là, je trouve sur le bureau la boîte de Coca entamée. Je vais chercher mon second chéquier mais, avant tout, il faut que j’enlève de là ce Coca ouvert avant de le renverser accidentellement. Je remarque qu’il commence à devenir tiède, je me dis que sa place est au frigo. Alors que je me dirige vers la cuisine avec le Coca, le vase sur le comptoir me saute aux yeux : les fleurs ont besoin d’eau ! Je pose le Coca sur le comptoir et découvre mes lunettes que j’ai cherchées une partie de la matinée. Je me dis que je ferais mieux de les replacer dans le bureau mais auparavant je dois abreuver les fleurs. Je repose donc les lunettes sur le comptoir, remplis un pichet d’eau et, soudain, j’aperçois la télécommande du téléviseur. Quelqu’un l’a laissé sur la table de la cuisine. Je me dis que ce soir, lorsqu’on voudra regarder la télé, je vais chercher partout et ne me souviendrai plus qu’elle se trouve dans la cuisine. Je décide donc, toutes affaires cessantes, de la replacer dans le salon, près du téléviseur. Mais auparavant je dois donner de l’eau aux fleurs.


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Je donne de l’eau aux fleurs, j’en verse une partie sur le sol. Alors, je replace la télécommande sur la table et me munis d’une serpillière afin de réparer les dégâts. Ensuite, je reviens dans l’entrée en essayant de me souvenir de ce que je devais faire. A la fin de la journée, la voiture n’est pas lavée, les chèques des factures ne sont pas rédigés, il y a du Coca tiède sur le comptoir de la cuisine, les fleurs n’ont pas reçu assez d’eau, je n’ai pas trouvé mon nouveau chéquier, je cherche où est passée la télécommande, je ne sais plus ce que j’ai fait de mes clés de voiture, je n’arrive pas à me souvenir où sont passées mes lunettes, la corbeille à papier est toujours pleine. Quand je fais le bilan de ma journée, je constate que rien n’a été fait. Je n’y comprends rien car je n’ai pas arrêté de toute la journée… et, je dois l’avouer, je suis complètement crevé. Je réalise qu’il y a un sérieux problème, je vais me faire aider. Ne riez pas, ça n’est pas encore votre cas. La vieillesse est inévitable Rire de soi est une thérapie. Transmis par Bizet.


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Chercher le bonheur Si tu ne trouves pas le bonheur C’est peut-être que tu le cherches ailleurs. Ailleurs que dans tes souliers… Ailleurs que dans ton foyer. Selon toi, les autres sont plus heureux, Mais toi, tu ne vis pas chez eux… Tu oublies que chacun a ses tracas. Tu n’aimeras sûrement pas mieux son cas. Comment peux-tu aimer la vie, Si ton cœur est plein d’envies ? Si tu ne t’aimes pas, Si tu ne t’acceptes pas ? Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute, C’est de rêver d’un bonheur trop grand. Sachons cueillir le bonheur au compte-gouttes, Ce sont les plus petites gouttes qui font les océans. Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs, Ne le cherchons pas non plus dans l’avenir. Cherchons le bonheur dans le présent, C’est là seulement qu’il nous attend. Le bonheur n’est pas un objet Que l’on peut trouver quelque part hors de nous. Le bonheur ce n’est qu’un projet Qui part de nous et se réalise en nous. Il n’existe pas de marchands de bonheur… Il n’existe pas de machines à bonheur… Il existe des gens qui croient au bonheur. Ce sont les gens qui font eux-mêmes leur bonheur. Si dans votre miroir votre figure vous déplaît, A quoi ça sert de briser le miroir ? Ce n’est pas lui qu’il faut casser C’est vous qu’il faut changer. Auteur inconnu – Transmis par Jeannine Dufay.


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Quelques informations culturelles. Cinéma : Saint-Jacques… La Mecque. Pour respecter une clause d’un testament familial, deux frères et une sœur s’engagent à contrecœur à faire le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Deux jeunes beurs, gentils, dragueurs de deux minettes, se joignent à eux fortuitement. Aucun des participants n’est préparé à la vie de groupe, surtout pour un tel voyage pédestre. L’incompréhension, la détestation animent leurs premières journées. Au fur et à mesure de la randonnée, la nécessité d’affronter le quotidien donne à chacun une ouverture nouvelle sur la vraie vie. Chacun évolue alors vers plus de tolérance et une estime pour l’autre. Des images de nature d’une grande beauté font regretter de ne pas avoir fait ce chemin de Compostelle. Votre fibre d’ajiste rajeunira à la vue de ce film. Livres : Tombouctou à pied. Tombouctou, ville de l’actuel Mali, fut longtemps une ville fermée au monde. Un explorateur Deux-Sèvrien, René Caillié, en fit une relation de voyage en 1828. 175 ans après, Jean-Marc Pineau, gendre de camarades ajistes, se lance dans la même aventure et refait à pied, sac au dos, en 78 étapes et près de 2.000 km, le voyage du découvreur. Son livre relate au jour le jour comment il fit la découverte du pays et des modes de vie de la population. Mieux que des discours officiels, il montre ce qu’est l’âme d’un pays. On peut se procurer l’ouvrage (20 €) chez l’auteur : J.-M. Pineau, Marette, 63290 Palières. Musique : La cantatrice Cecilia Bartoli a une voix surprenante. Dans un CD récent (Decca), elle fait vibrer des airs sulfureux réprouvés par le Vatican. Un régal pour les amoureux du baroque. Transmis par Jean Bernard.


Notre Amitié n°106 décembre 2005