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Covid-19. Le fièvre de la chloroquine

# 2577 Mardi 24 mars 2020

5 DH

P. 67 HICHAM BENNANI. DIRECTEUR DE PUBLICATION

Mesures anti-Covid-19.

Ce qu’en pensent les Marocains

● Le centre de recherche Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA) a mené un sondage d’opinion auprès de 2.470 Marocains ● 77% des interrogés se sont dits satisfaits des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus P. 8-9

Groupe Horizon Press

Travailleurs indépendants. Un plan de sauvetage en préparation L’État planche sur les modalités de ciblage des couches sociales touchées de plein fouet par l’arrêt de l’activité de plusieurs secteurs. P. 12

Non-respect du confinement. Les sanctions pleuvent Le confinement est décrété jusqu’au 20 avril. L’incivisme et l’indiscipline des citoyens seront durement réprimandés. P. 2

Musique. Quand le virus inspire Entre sensibilisation et spectacles live gratuits et accessibles à tous, certains artistes se sentent inspirés par la pandémie. P. 18

- Édito Hicham Bennani

Un jour sans fin

Enseignement à distance. L’année scolaire sera-t-elle sauvée ?

Avec-vous déjà regardé le film "Un jour sans fin"? Si ce n'est pas le cas, je vous invite à le télécharger en ces temps de confinement. C'est l'histoire d'un présentateur météo, imbu de sa personne, qui se retrouve dans une situation inédite. P. 2

Le ministère de tutelle est en train de renforcer le dispositif d’enseignement à distance. De nouveaux studios ont été créés avec l’appui de la SNRT et de la MAP. La production des ressources pédagogiques se poursuivra jusqu’à la reprise des cours. P.4

h.bennani@leseco.ma

Croissance. Tout droit vers une année blanche ! Le gouvernement travaille sans relâche, depuis le début de la crise liée au coronavirus, pour tenter de limiter les dégâts. Sauf que l’onde de choc est si puissante que personne ne sera épargné, avertit le Centre marocain de conjoncture. P. 3

Les Inspirations ÉCO est édité par Horizon Press S.A. 3, Rue Taki Eddine - 2ème étage - Ang BD Zerktouni - Casablanca - Tél. : 0522 278 003 - Fax : 0522 221 907 - E-mail : courrier@leseco.ma - www.leseco.ma


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Édito

Hicham Bennani h.bennani@leseco.ma

Un jour sans fin Avec-vous déjà regardé le film «Un jour sans fin»? Si ce n’est pas le cas, je vous invite à le télécharger en ces temps de confinement. C’est l’histoire d’un présentateur météo, imbu de sa personne, qui se retrouve dans une situation inédite: il se réveille tous les matins à la même heure, au même endroit et revit exactement la même journée. Tous les événements se répètent et chaque personnage est à la même place. Un jour, après avoir vécu tant bien que mal la même journée pendant une longue période, il finit par comprendre comment donner un sens à sa vie, et c’est là que son jour sans fin passe au lendemain. Une situation que l’on peut comparer à ce que nous sommes en train de vivre dans le monde entier. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche... tous les jours se suivent et se ressemblent. Nous perdons la notion du temps. Alors, on essaye de s’organiser au mieux pour équilibrer nos journées. On apprend à mieux se connaître et à comprendre nos proches. Notre métier, à domicile ou sur le lieu de travail, est un combat quotidien qui se répète. Tous ces métiers qui poursuivent leurs activités sont indispensables et donnent un véritable sens à nos vies, comme dans le film de Bill Murray. À notre niveau, le papier est suspendu par les autorités afin de lutter contre le Covid-19. Mais nous existons toujours à travers ce numéro qui sort sur la version Les ÉCO+. Un journal «intelligent», disponible gratuitement pour nos lecteurs sur Internet, car l’enjeu aujourd’hui est avant tout de faire notre devoir citoyen de journalistes: vous informer. Une mission de plus en plus délicate compte tenu de la conjoncture actuelle. Merci de nous faire confiance et de nous lire. Nul doute que nous en sortirons plus forts. Ensemble. q

Les Inspirations ÉCO Mardi 24 mars 2020

Spécial «Covid-19»

Non respect du confinement. Les sanctions pleuvent Le confinement est décrété jusqu’au 20 avril. L’incivisme et l’indiscipline des citoyens seront durement réprimandés. Des amendes de 300 à 1.300 DH ainsi que des peines de prison sont prévues pour les contrevenants. Les détails. Aziz Diouf a.diouf@leseco.ma Les autorités marocaines prennent vaillamment les devants pour endiguer la propagation du Covid-19. Depuis vendredi 20 mars, elles ont pris une batterie de mesures musclées dont l’état d’urgence sanitaire et l’un des confinements les plus stricts au monde, qu’elles ont commencé à faire respecter sur tout le territoire national. Le dimanche 22 mars, le ton a été donné puisque des unités de blindés ont été simultanément déployées dans plusieurs régions du royaume. À Rabat, elles ont permis de freiner les ardeurs d’un groupe qui avait défilé la veille en allant prier. Plusieurs personnes incarcérées À Casablanca, un libraire qui vendait des permis de circuler a été arrêté. À Marrakech, un policier qui monnayait les droits de passage a été également arrêté et fait l’objet d’une enquête, selon la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale). À Tanger, la sûreté nationale a aussi annoncé dimanche soir sur son compte twitter l’arrestation de deux personnes poursuivies pour «incitation collective à la désobéissance». Une vingtaine de personnes accusées de propager des rumeurs mensongères ou d’appeler à la désobéissance sont également sous les verrous, selon la même source. Et la liste devrait, en principe, s’arrêter là puisqu’au vu des sanctions qu’ils encourent, les citoyens devront réfléchir à deux fois pour oser aller à l’encontre des règles édictées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Pour rappel, le projet de décret n°2.20.293 relatif à la déclaration de «l’état d’urgence sanitaire» sur l’ensemble du territoire national pour faire face à la propagation du nouveau Coronavirus (Covid-19) a été adopté par le Conseil de gouvernement réuni dimanche. Il indique que «l’état d’urgence sanitaire» sur

l’ensemble du territoire national couvre la période allant du 20 mars 2020 à 18H au 20 avril 2020 à 18H. Il habilite les autorités publiques compétentes à prendre les mesures nécessaires pour interdire aux personnes de quitter leurs domiciles, interdire tout déplacement en dehors du lieu de résidence sauf en cas de nécessité absolue, interdire tout rassemblement, attroupement ou réunion d’un groupe de personnes et à fermer les commerces et autres établissements accueillant le public durant la période de «l’État d’urgence sanitaire». Autrement dit, chaque citoyen est intimé de rester confiné chez lui. Il ne peut sortir, pendant cette période, que lorsqu’il est muni d’une autorisation de déplacement exceptionnelle délivrée par les agents d’autorité. Sans ce sésame, il viole les ordres et décisions des autorités et encourt une peine d’un à 3 mois d’emprisonnement et une amende allant de 300 à 1.300 DH ou l’une des deux peines. Même les commerces concernés Dans ce sillage, même les commerces sont concernés. Par exemple à Oujda, la Commune urbaine a décidé de réduire la durée d’ouverture journalière des commerces à 12H. Depuis dimanche, ces derniers, en l’occurrence les pâtisseries et boulangeries, les épiciers, les vendeurs de produits alimentaires ainsi que de viandes, poissons, médicaments, céréales et légumineuses, fruits et légumes, produits agri-

coles, produits laitiers et produits de nettoyage et de désinfection respectent vigoureusement l’horaire d’ouverture et de fermeture, qui est de 6H à 18H. Dans un communiqué, la commune a fait savoir que la sirène, généralement utilisée pour annoncer le début et la fin du jeûne, retentit chaque jour à 18H pour sensibiliser et rappeler aux citoyens la mesure de fermeture des commerces et l’obligation de rentrer chez eux et de ne sortir qu’en cas de nécessité extrême. Faute de quoi, ils encourent des amendes voire l’emprisonnement ferme ! Quid des touristes coincés au Maroc ? Hélas, ils doivent aussi observer le confinement sous peine d’être sanctionné ou emprisonné! Selon un communiqué des Affaires étrangères, le dispositif spécial de leur retour vers leur pays est en effet suspendu depuis dimanche 11H GMT. Ceux qui n’ont pas réussi à partir depuis la suspension des liaisons aériennes internationales, la semaine dernière, doivent donc chercher des hébergements provisoires. Y compris ceux qui empruntent les passagers terrestres vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Les touristes motorisés qui s’y rendent pour pouvoir embarquer en ferry vers l’Espagne ne peuvent plus le faire parce que ces portes de sortie sont fermées depuis dimanche à minuit, selon un communiqué de l’Ambassade de France au Maroc. q


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Les Inspirations ÉCO Mardi 24 mars 2020

Spécial «Covid-19 »

Croissance. Tout droit vers une année blanche ! Le gouvernement travaille sans relâche, depuis le début de la crise liée au coronavirus, pour tenter de limiter les dégâts. Sauf que l’onde de choc est si puissante que personne ne sera épargné, avertit le Centre marocain de conjoncture. Khadim Mbaye k.mbaye@leseco.ma Si le Maroc a mis en place un fonds spécial pour la gestion de la pandémie Covid-19, fonds auquel on a injecté, en l’espace de 48 heures, un montant supérieur à 10 MMDH via des dons des entreprises et des institutions privées et publiques ainsi que des particuliers, l’économie nationale va être sérieusement impactée de par son ouverture et ses interdépendances avec le monde extérieur, avertit le Centre marocain de conjoncture (CMC) dans une note de trois pages rendue publique dimanche 22 mars. De fait, poursuit la même source, le Maroc se trouve pris en tenaille, entre les effets dévastateurs du coronavirus et la contre-performance quasiment connue du secteur agricole. L’avenir est sombre «Aujourd’hui, le sérieux déficit pluviométrique constaté au cours des derniers mois préfigure une mauvaise campagne agricole dont l’ampleur a déjà poussé le ministère de tutelle à mettre en œuvre un plan d’urgence pour pallier le manque d’eau et protéger le cheptel», souligne le CMC pour lequel, compte tenu de la singularité de l’exercice 2020, les hypothèses ayant présidé à

l’établissement des prévisions exploratoires pour l’économie marocaine sont conditionnées par le développement rapide des événements et, par voie de conséquence, demeurent assez fragiles. Le moins que l’on puisse dire est que ce qui s’annonce n’est pas rassurant. L’hypothèse centrale considère que la crise sanitaire prendrait fin au milieu de l’année et que la reprise devrait se faire progressivement sans à-coups. Pire encore, la campagne agricole 2019-2020, assez sèche, engendrerait un affaissement notable de la production céréalière qui ne dépasserait guère les 40 millions de quintaux. Cependant, il existe une petite lueur d’espoir. Si la baisse du taux directeur de Bank Al-Maghrib d’un quart de point ne produisait aucun effet immédiat sur l’économie réelle, la politique budgétaire largement accommodante initiée par la création du fonds spécial de gestion de la pandémie du coronavirus et la solidarité agissante des Marocains pourrait en revanche bien faire éviter la faillite à bon nombre d’entreprises et sauver des emplois. Une croissance du PIB de 0,8% pour l’exercice 2020 Quant aux autres hypothèses conventionnelles qui se trouvent derrière ce scénario, elles tablent sur un redressement du prix du

pétrole au milieu de l’année pour se stabiliser autour de 50 dollars après la chute qu’il a accusée, se retrouvant en dessous de la barre des 30 dollars. «Elle supposent que l’inflation resterait contenue à un niveau assez bas. Elles présument aussi qu’avec l’élargissement de la bande des fluctuations possibles concernant les termes de change, la parité du dirham pencherait plus vers une réévaluation vis-à-vis du dollar et connaîtrait une dépréciation par rapport à l’euro», explique-t-on. Dans le cadre de cette panoplie d’hypothèses -fragiles mais soutenables- et au vu des maigres indices précurseurs, poursuit la note, la configuration des prévisions sectorielles retenues pour le scénario de référence a permis de dégager un taux de croissance conjecturable du produit intérieur brut à prix constants d’environ 0,8% pour l’exercice 2020. Le CMC indique à ce propos que la contre-per-

qqq Le Maroc se trouve pris en tenaille, entre les effets dévastateurs du coronavirus et la contreperformance quasiment connue du secteur agricole.

formance économique devrait découler du retrait de l’ensemble des secteurs sous les effets multiples déclenchés par le Covid19, de la psychose à la perte de confiance en passant par les restrictions des déplacements et le confinement, soulignant qu’en dehors du secteur agricole, qui devrait afficher une diminution de sa valeur ajoutée en volume d’environ 3% en raison des conditions climatiques pernicieuses enregistrées durant l’hiver, les autres secteurs devraient pâtir des dégâts causés par le coronavirus à des degrés divers en accusant un ralentissement voire une baisse importante de l’activité. À noter également que le secteur de l’hébergement et la restauration figure parmi les activités les plus touchées. La valeur ajoutée de celui-ci en termes réels «devrait fléchir d’environ 25% tant la reprise serait lente et difficile». Concernant les services de transport aussi bien aérien, ferroviaire que routier, ils devraient marquer le pas et leur valeur ajoutée globale connaîtrait une stagnation en glissement annuel. Quant au secteur de l’industrie extractive, il devrait subir l’impact du rétrécissement des marchés extérieurs induit par le mouvement dépressif de l’économie mondiale. Le rythme de sa croissance pour 2020 connaîtrait un ralentissement et serait amputé de moitié comparativement à celui de l’année écoulée qui serait de l’ordre de 5%, a fait savoir le CMC qui conclut que, dans cette texture anticipée de la croissance de l’économie nationale pour l’année 2020, la contribution des activités des industries manufacturières resterait modeste et se situerait en deçà des 2% au terme de l’année. q


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Spécial «Covid-19»

Enseignement à distance. L’année scolaire sera-t-elle sauvée ? Le ministère de tutelle est en train de renforcer le dispositif d’enseignement à distance. De nouveaux studios ont été créés, avec l’appui de la SNRT et de la MAP. La production des ressources pédagogiques se poursuivra jusqu’à la reprise des cours. L’adhésion des parents et des élèves est indispensable à la réussite de cette opération. Jihane Gattioui j.gattioui@leseco.ma Le risque d’une année blanche, qui inquiète parents et élèves, est exclu par le gouvernement, selon une source au département de Saaïd Amzazi, et ce pour deux raisons: 70% du programme scolaire a déjà été dispensé avant la suspension des cours, et un dispositif d’enseignement à distance a été mis en place. Il ne reste donc plus que 30% du programme à finaliser, tout en comptant les deux semaines de vacances qui devaient commencer le 29 mars. Même la reprogrammation des examens n’est pas à l’ordre du jour... du moins pour le moment. Toute décision prise par le ministère prendra en considération l’intérêt des élèves et veillera à ne pas impacter leurs résultats, assure notre source. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action du ministère de l’Éducation nationale qui est sur le pied de guerre, depuis plus d’une semaine, et qui «essaie autant que faire se peut d’améliorer le dispositif d’enseignement à distance tout au long de sa mise en place», nous confirme la même source. La capacité de production des ressources numériques vient d’être augmen-

tée. De nouveaux studios ont été créés dans deux centres dédiés à cette fin à Rabat, avec l’appui de la SNRT et de l’agence MAP qui ont mis à la disposition du ministère leurs cameramen. Les douze académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) ont été également mobilisées pour renforcer le dispositif. Les AREF produisent, elles aussi, des cours, selon une répartition des niveaux scolaires établis par le ministère de tutelle. Rappelons à cet égard que la priorité a été accordée, durant la première semaine, aux niveaux certificatifs (6e année de primaire, 3e année de collège et 1re et 2e années de baccalauréat). Mais désormais, tous les niveaux sont couverts. Leur diffusion est assurée sur la plateforme «Tilmid Tice» et la quatrième chaîne «Attaqafia». Et à partir de cette semaine, des créneaux horaires sont dédiés à l’enseignement à distance sur les chaînes Al Amazighia et Laayoune. La machine est en marche en dépit des couacs du démarrage et du défi de l’accélération du rythme de production des ressources numériques pédagogiques. Comme personne ne peut prédire quand la fin de la crise interviendra, le département de tutelle essaie d’anti-

ciper en préparant le maximum de cours. Le programme scolaire sera dispensé à distance jusqu’à la reprise des cours, même pendant les deux semaines des vacances. Objectif: laisser du temps après la reprise des cours au soutien scolaire et à la préparation des examens. C’est grâce à des enseignants volontaires que l’opération est sur les bons rails. Après la décision du confinement sanitaire, il a été décidé de continuer les enregistrements avec les enseignants qui résident à proximité des studios, tant au niveau central que régional. Nombreux aussi sont les enseignants qui enregistrent des cours chez eux et les envoient au ministère pour publication sur la plateforme «Tilmid Tice». Le dispositif institutionnel est renforcé par des initiatives personnelles des enseignants qui dispensent des cours sur les plateformes numériques (Facebook, Skype, WhatsApp…). En milieu rural, des enseignants préparent et impriment des cours et des exercices pour les distribuer aux élèves sur leur lieu de résidence. Au niveau de l’enseignement privé, qui bénéficie aussi du dispositif mis en place par le ministère de l’Éducation nationale, les établissements scolaires gardent

le contact avec les parents soit par l’envoi des cours et des exercices par email ou WhatsApp, soit à travers des plateformes d’enseignement à distance ou des cours interactifs. Mais il faut dire que tout le dispositif sera vain sans l’adhésion des élèves et des parents. Il s’avère difficile de s’adapter à la nouvelle situation et de gérer le suivi des cours à distance, selon Fatima, mère de deux enfants scolarisés dans des niveaux certificatifs (6e année de primaire et 1re année de baccalauréat). «Si mon fils aîné est bien conscient de l’importance de suivre ses études à distance et de bien préparer son examen régional, ma fille, en revanche, n’arrive pas encore à s’adapter bien que son école privée ait mis en place une plateforme numérique d’enseignement. Ce qui rend ma tâche très difficile chaque jour et impacte mon rendement de télétravail», s’exclame-t-elle. Son fils Aymen, 16 ans, qui suit ses études dans un lycée public de Rabat, se réveille chaque matin à 8h pour démarrer sa journée scolaire. «La semaine dernière, j’ai révisé mes leçons, fait des exercices et suivi des cours par WhatsApp dispensés par certains de nos professeurs. J’ai déployé beaucoup plus d’efforts que d’habitude car je suis bien conscient que cette année est décisive pour mon avenir», nous confie-t-il. Néanmoins, tient-il à signaler, ce n’est pas le cas de tous ses camarades de classe dont certains n’ont pas encore adhéré au nouveau mode d’enseignement. q


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Les Inspirations ÉCO Mardi 24 mars 2020

Spécial «Covid-19»

Agriculture. Le transport des ouvriers perturbé En raison des mesures prises dans la province de Chtouka Aït Baha, la première zone primeuriste du royaume, les transporteurs des ouvriers temporaires sont obligés de transporter 8 personnes par véhicule au lieu de 18. Abdelfattah Baâlla, premier vice-président de la FIFEL. Pour d’autres professionnels, la question du transport de la maind’œuvre doit être résolue à travers la garantie d’un transport spécial durant cette période pour éviter les perturbations avec la mise en place d’infrastructures routières adéquates et assurer de bonnes conditions de déplacements et de travail. Cette question d’augmentation du coût du transport n’est pas la seule contrainte puisque la demande Yassine Saber y.saber@leseco.ma

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feurs, ce créneau qui assure le transport des ouvriers temporaires a été obligé de n’expédier que 8 personnes par véhicule au lieu 18 par voyage. Une mesure qui a impacté de facto les rotations habituelles d’acheminement de la main-d’œuvre vers les sites de production, ce qui a entraîné aussi une baisse minime de rendement et de production au niveau des exploitations agricoles et des stations de conditionnement. «Malgré les coûts supplémentaires de production générés par cette période de confinement, notamment les exigences sanitaires et ces nouvelles mesures de transport de la main-d’œuvre, le secteur continue d’approvisionner le marché», rassure Houcine Aderdour, président de la Fédération interprofessionnelle de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel). Parallèlement, les attestations de déplacement ont été déjà distribuées aux ouvriers pour faciliter leurs déplacements vers les différents sites de production qui génèrent 41 millions de journées de travail par an dans la région Souss-Massa.

Ce qui a entraîné aussi une baisse minime de rendement et de production au niveau des exploitations agricoles et des stations de conditionnement.

Les employeurs agricoles s’organisent «Pour remédier à cette situation, les employeurs agricoles ont trouvé des ententes avec les transporteurs de la maind’œuvre en assumant le coût du carburant pour le second voyage mais aussi en offrant des incitations aux ouvriers», explique

Déclaration de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 20 avril au Maroc, adoption des mesures de précaution contre le Covid-19 et restriction des rassemblements et des déplacements…l’agriculture va-t-elle manquer de bras dans les différentes exploitations à cause de ces conditions sanitaires ? Pour le moment, le secteur s’active pour approvisionner le marché national étant donné son caractère stratégique. Il n’empêche que la cadence de travail et de production a été perturbée par les dernières mesures appliquées à l’égard des transporteurs d’ouvriers dans la province de Chtouka Aït Baha, première zone primeuriste du royaume. Un impact sur les rotations Constitué d’environ 1.000 chauf-

des consommateurs peut également baisser en raison de la ruée vers les produits non périssables. L’export en hausse S’agissant de l’export, la demande relative à l’origine Maroc a évolué compte tenu de la situation sanitaire et pandémique dans les principaux pays fournisseurs de fruits et légumes en Europe, notamment l’Espagne, la France et l’Italie. En plus du respect du quota acheminé vers l’Union européenne, la Russie a demandé un contingent de 86.000 tonnes de tomates alors que la ligne Agadir à Port-Vendres (France) a été réactivée. Le seul point de vigilance concerne actuellement le renouvellement des visas des camionneurs qui assurent le transport international routier (TIR). En effet, les services de visa ont suspendu la réception des demandes de visas. q


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Les Inspirations ÉCO Mardi 24 mars 2020

Spécial «Covid-19»

de plusieurs essais cliniques, notamment au Maroc. Ainsi, le ministère de la Santé, qui a réquisitionné tout le stock de chloroquine de Sanofi Maroc, a à son tour lancé des essais cliniques. «Au cas où le médicament contenant de la chloroquine s’avérerait efficace pour traiter le Covid-19, son utilisation serait limitée aux cas admis en hôpital et selon un protocole médical approuvé par un comité scientifique national», note le département d’Aït Taleb. Ce dernier a dû faire une mise au point après que, sur les réseaux sociaux, des publications aient présenté le médicament contenant la substance active de chloroquine comme efficace dans le traitement contre le coronavirus. Il a ainsi rappelé que «contrairement à ce qui circule sur les réseaux sociaux au sujet de l’efficacité de ce médicament, ce dernier fait toujours l’objet d’essais cliniques dans plusieurs pays afin de prouver son efficacité contre le nouveau coronavirus».

Coronavirus. La fièvre de la chloroquine Depuis la publication de la vidéo du directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, dans laquelle il explique que la chloroquine pouvait être utilisée comme traitement contre le coronavirus, et les révélations des autorités chinoises qui ont affirmé l’avoir utilisé durant le pic du virus, donnant de très bons résultats, le monde ne jure que par cet antipaludéen. La prudence est toutefois de mise. Sami Nemli s.nemli@leseco.ma Dans la panique, le monde entier cherche un traitement contre le coronavirus (Covid-19). La course contre la montre est lancée. Et on veut tout donner, tout payer pour avoir ce vaccin ou ce médicament magique qui mettra fin à la souffrance de toute l’humanité. Selon la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA), «actuellement, plus de 80 essais cliniques sont en cours dans le monde pour tester des médicaments nouveaux et existants afin de fournir un traitement ou un vaccin capables de combattre le Covid-19». L’IFPMA précise également «qu’il existe un niveau de collaboration sans

précédent dans toute l’industrie pharmaceutique, qui se joint à des organismes publics pour accélérer encore le développement de nouveaux tests de diagnostic, de vaccins et de traitements pour les patients». Ainsi, plusieurs programmes de recherche ont été mis en place pour booster le développement de thérapies et de vaccins. Dans cette quête du traitement «miracle», un médicament sort du lot et semble séduire la communauté scientifique. Il s’agit de la chloroquine, antipaludéen utilisé depuis plus de 70 ans, au coût peu élevé. La fascination pour ce traitement a commencé lorsque le directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, Didier Raoult, a posté une vidéo dans laquelle il explique que la chloroquine pouvait être utilisée comme trai-

tement contre le coronavirus. Cette déclaration a été confortée par les révélations des autorités chinoises qui ont affirmé l’avoir utilisé durant le pic du virus et qu’il a donné de très bons résultats. Depuis, la chloroquine fait partout parler d’elle. Elle est sur toutes les langues, dans tous les débats. Elle fait surtout l’objet

qqq La chloroquine fait toujours l’objet d’essais cliniques dans plusieurs pays afin de prouver son efficacité contre le nouveau coronavirus.

Un essai clinique sur 3.200 patients En Europe, continent très touché par le virus, un essai clinique incluant la chloroquine a été lancé dimanche dernier. Plus de 3.200 patients sont concernés par ces tests baptisés «Discovery». «Les résultats obtenus seront partagés avec un autre essai international baptisé Solidarity qui sera conduit sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé», révèle l’AFP. Il s’agit de faire une évaluation de quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus. Ce test concerne outre la chloroquine, un traitement contre le paludisme. Pour rappel, celui-ci a obtenu des résultats encourageants suite à une étude réalisée sur un nombre réduit de personnes atteintes du virus et est actuellement débattu au sein de la communauté scientifique. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (France), qui a lancé cet essai clinique, «ce dernier a pour objectif d’évaluer l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité». En plus de la chloroquine, l’essai doit analyser le remdesivir et le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta. En France, ce test concerne 800 personnes sévèrement atteintes par le virus. Dans l’hexagone, les informations relayant les résultats prometteurs de la chloro-


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Les Inspirations ÉCO Lundi 23 mars 2020

Spécial «Covid-19»

quine exercent une pression sur le gouvernement afin qu’il donne son feu vert au traitement. Mais celui-ci appelle à la prudence. «Ce traitement, s’il devait être efficace, nous le proposerions aux Français sans aucun délai», a déclaré Olivier Véran, ministre de la Santé, à LCI. Selon lui, des données consolidées sur ce traitement devraient être connues dans 15 jours. Plus de 130 millions de doses de chloroquine offertes En Suisse, le laboratoire pharmaceutique Novartis a annoncé dans un communiqué être disposé à offrir jusqu’à 130 millions de doses de chloroquine de 200 mg d’ici fin mai. Bien entendu, Novartis doit attendre le feu vert des autorités suisses. Les responsables du laboratoire ont souligné qu’ils demanderont des licences auprès de la Food and Drug Administration (États-Unis) et des agences européennes. Novartis compte aussi s’assurer, notamment auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), «du large accès des patients qui auront le plus besoin de ce médicament dans le monde». Aux États-Unis, la chloroquine passionne également. Elle enflamme les esprits, celui du président Trump en premier lieu. Ce dernier n’ a pas hésité à manifester son enthousiasme pour ce traitement «miracle». Il a même annoncé que son pays va recourir à cet antipaludéen comme possible traitement contre le coronavirus: «Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement. C’est très excitant. Je pense que cela pourrait changer la donne, d’après ce que j’ai vu», avait annoncé Trump la semaine dernière. Toutefois, l’enthousiasme du président américain est tempéré par les autorités sanitaires de son pays. L’euphorie suscitée par les informations vantant les mérites de la chloroquine a été stoppée nette par la révélation des autorités sanitaires du Nigeria qui ont fait état de deux cas d’empoisonnement hospitalisés à Lagos après administration de ce traitement. Selon celles-ci, les cas d’empoisonnement liés à ce médicament pourraient se multiplier. Une guerre des vaccins sino-américaine En Chine, 108 volontaires âgés de 18 à 60 ans, tous originaires de la ville de Wuhan -où tout a commencé- ont entamé un

premier essai clinique pour tester un vaccin contre le coronavirus. «Ceux-ci, répartis en trois groupes, ont reçu vendredi dernier les premières injections. Ils seront suivis pendant six mois», révèle l’AFP. Selon cette dernière, les autorités sanitaires chinoises ont donné le feu vert à des expérimentations sur l’homme le 17

mars. Ce même jour, les Américains annonçaient le premier test d’un vaccin contre le Covid-19 à Seattle sur 45 volontaires. Cette guerre des annonces intervient dans un contexte marqué par une tension entre Pékin et Washington au sujet de la pandémie. En effet, le président américain accuse la Chine d’avoir une part

de responsabilité dans la propagation du virus qu’il qualifie de «chinois». La réaction des Chinois ne s’est pas fait attendre. Dans un éditorial du Global Times paru la semaine dernière, on annonçait que «le développement d’un vaccin est une bataille que la Chine ne peut se permettre de perdre». q


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Les Inspirations ÉCO Mardi 24 mars 2020

Spécial «Covid-19»

Sondage. Que pensent les Marocains des mesures anti-Covid-19 ? Les Marocains sont satisfaits des mesures prises et de la communication adoptée, mais très peu confiants quant aux hôpitaux. 88% des Marocains sondés ont déclaré qu’ils n’envisageaient pas quitter leur lieu de résidence actuel en cas d’épidémie de coronavirus au Maroc. Rachid Aourraz Économiste et chercheur au MIPA

Mostafa Bentak m.bentak@leseco.ma Bonne initiative que celle du Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA). Celui-ci a mené un sondage d’opinion auprès de 2.470 Marocains pour savoir ce qu’ils pensent des mesures prises par le gouvernement pour endiguer le Covid-19. C’est un exercice indispensable pour mieux cerner l’impact des dispositions prises et rectifier le tir si nécessaire. En tout cas, c’est la première fois depuis le déclenchement de la pandémie au Maroc qu’une telle opération a été menée. L’impact économique préoccupe les seniors Il en ressort que les jeunes semblent plus préoccupés par la propagation du virus que les plus âgés. Environ 81% des interrogés de moins de 35 ans ont exprimé leur inquiétude concernant l’infection par le virus, tandis que le pourcentage ne dépasse pas 72% pour les tranches d’âge de 60 ans et plus. Cependant, les catégories d’âge plus avancées sont plus préoccupées par les effets économiques du virus. En effet, 96% des personnes âgées déclarent craindre que le virus ait des effets sur l’économie marocaine, contre 87% pour les groupes d’âge entre 26 et 35 ans. Cependant, selon

l’enquête, l’inquiétude concernant la propagation du virus ne s’est pas traduite par une propension des Marocains à se rendre dans un endroit moins impacté. Ainsi, 88% des Marocains sondés ont déclaré qu’ils n’envisageaient pas de quitter leur lieu de résidence actuel en cas d’épidémie de coronavirus au Maroc. 12% ont déclaré qu’ils pourraient envisager de changer de lieu de résidence (autre ville ou village) si cela se produisait. La propagation du coronavirus suscite également l’expectative, chose qui se manifeste par le suivi des derniers développements concernant sa propagation dans le monde. Ainsi, 48% des répondants ont déclaré suivre l’évolution de la propagation du virus à chaque instant, tandis que 44% déclarent suivre les derniers développements quotidiennement. Alors que le pourcentage de ceux qui boudent les derniers développements ne dépasse guère 1%, 7% déclarent suivre par

intermittence les nouvelles de la propagation. Les femmes s’informent plus que les hommes Dans le même sens, l’enquête fait ressortir que les femmes et les catégories d’âge les moins avancées sont plus désireuses d’obtenir des conseils que les hommes et les plus âgés. Ainsi, 93,5% des femmes et 92% des jeunes adultes ont déclaré avoir essayé d’obtenir des conseils sur le coronavirus au cours des derniers jours. Cette proportion atteint 89% pour les hommes et 85% pour les plus âgés. Les femmes semblent également plus désireuses d’obtenir des informations auprès du médecin ou de suivre les directives du ministère de la Santé, avec respectivement 12% et 63% d’entre elles, tandis que le pourcentage pour les hommes diminue à 7% (consulter un médecin) et 54% (directives du ministère de la Santé).

Nous avons constaté, durant le traitement des résultats du sondage, une grande peur chez les Marocains d’attraper le coronavirus ou que ce dernier s’étende de manière incontrôlée et impacte l’économie du pays. Ce sentiment vient surtout des informations préoccupantes qui proviennent des pays durement impactés comme l’Italie, l’Espagne, l’Iran ou la France. Pour la première fois aussi, l’on a assisté à une grande confiance des Marocains dans les mesures prises par le gouvernement pour juguler la pandémie. Malheureusement, l’on ne peut dire de même des hôpitaux publics où la confiance des Marocains atteint son niveau le plus bas. Ceci dit, ceux-ci ont généralement montré, à quelques exceptions près, une grande capacité d’adaptation en suivant les orientations des autorités. Une grande majorité s’est massivement rendue sur les plateformes d’informations Internet pour mieux connaître la menace et s’informer des dispositions à prendre. Le masque médical n’a pas la cote En ce qui concerne les précautions prises par les sondés pour lutter contre la propagation du coronavirus, 97% ont déclaré qu’ils s’étaient conformés à se laver les mains plusieurs fois par jour, 82% ont déclaré qu’ils évi-

Bonne communication gouvernementale... Au niveau communication, le sondage révèle que la moitié des marocains ont confirmé que le gouvernement communique bien pendant cette crise. En effet, 21% ont déclaré qu’il communiquait très bien, une grande satisfaction au niveau de la communication gouvernementale pendant cette crise qui a pris tout le monde au dépourvu. Par ailleurs, 28% ont déclaré que la communication du gouvernement avec les citoyens n’était pas bonne. Quant au rôle des médias publics, 66% des citoyens marocains se sont déclarés satisfaits de sa communication durant cette crise, et 18% se sont dits très satisfaits du service marocain d’information publique. 28% ont exprimé leur mécontentement à l’égard du rôle des médias pendant cette crise, et 6% ont déclaré qu’ils étaient totalement insatisfaits de sa prestation.


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Spécial «Covid-19»

Répartition de l’échantillon en fonction du revenu mensuel 50% 45%

43%

40% 35%

31%

30% 25%

21%

20% 15% 10% 5%

4% 1%

0% + de 30.000 (DH)

Entre 15.001 et 30.000 (DH)

Entre 8.001 et et 15.000 (DH)

Entre 3.001 et et 8.000 (DH)

Moins de 3.000 (DH)

SOURCE : MIPA

taient de quitter la maison, sauf en cas de nécessité, et seulement 12% ont confirmé qu’ils avaient porté un masque médical. Sur un autre registre, 84% des répondants ont confirmé ne pas avoir effectué d’achats dépassant leur niveau habituel au cours des derniers jours, tandis que 16% ont confirmé qu’ils avaient effectivement effectué des achats dépassant le niveau d’avant pandémie. Concernant la qualité des achats, 93% des personnes interrogées ont confirmé avoir acheté de la nourriture, 70% du matériel de nettoyage, 28% des médicaments et 3% des produits de divertissement. Il faut savoir aussi que les personnes âgées entre 36 et 45 ans sont celles ayant effectué des achats qui ont dépassé leur moyenne habituelle, leur pourcentage ayant atteint 23,5%, tandis qu’il n’a pas dépassé 8% pour les groupes plus jeunes. Peu de confiance dans les hôpitaux Ceci étant, 77% des interrogés se sont dits satisfaits des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus, tandis que 18% se sont dits insatisfaits du travail du gouvernement et 4% totalement insatisfaits. Par ailleurs, 82% des femmes se

qqq 96% des personnes âgées déclarent craindre que le virus ait des effets sur l’économie nationale, contre 87% pour les groupes d’âge entre 26 et 35 ans.

sont déclarées satisfaites des mesures prises par le gouvernement pour contenir ce fléau, tandis que le pourcentage baisse de neuf points pour les hommes. Quant au degré de confiance des Marocains dans la capacité du gouvernement à lutter contre le coronavirus, 58% ont confirmé leur confiance (15% très confiants et 43% confiants) contre 42% n’ayant pas confiance. Concernant la confiance dans les hôpitaux marocains, elle a atteint les niveaux les plus bas, avec 74% déclarant ne pas faire confiance à leur capacité contre seulement 26% qui ont confiance en la capacité de ces hôpitaux à traiter les patients atteints du virus. 3% seulement contre l’arrêt des prières à la mosquée Avant le lancement du sondage, le gouvernement avait mis en œuvre un ensemble de mesures préventives. À ce propos, les personnes interrogées ont exprimé leur totale approbation à un niveau variant entre 71% et 93% concernant 5 mesures prises par le gouvernement. Ainsi, 100% des personnes sondées ont confirmé leur adhésion à «l’interdiction des grands rassemblements», même pourcentage concernant la mesure «d’empêcher les voyages à destination et en provenance du Maroc» et 99% ont convenu de la pertinence de «cesser les études dans les écoles publiques et privées». Par ailleurs, 90% ont jugé opportun d’«arrêter les prières du vendredi et de la congrégation dans les mosquées lors des cinq prières». Ceux qui ont exprimé leur désapprobation de «l’arrêt des prières du vendredi et des prières de la congrégation dans les mosquées» n’ont pas dépassé 3%. q


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Spécial «Covid-19»

Maghreb Steel. La production maintenue Les priorités du producteur national de l’acier résident dans la prévention contre la contamination du virus, la sécurité au travail et la continuité de l’activité.

Sanae Raqui s.raqui@leseco.ma La situation actuelle résultant de la propagation du Coronavirus dans le monde est totalement inédite. Maghreb Steel, leader national dans le domaine de l’acier, a pris ses mesures dès l’apparition des premiers cas au Maroc. Le groupe a ainsi initié des actions de communication en interne afin de sensibiliser nos employés en vue de limiter les risques de contamination et de propagation du virus. En fonction de l’évolution de la situation, «nous nous sommes adaptés, à chaque étape, en essayant de maintenir une longueur d’avance sur les dispositions à prendre. Nous avons des équipes extrêmement mobilisées, réactives et prêtes à fournir des efforts considérables pour la sécurité et la protection de la santé de tous», assure d’emblée Hatim Senhaji, DG de Maghreb Steel. Les machines tournent Pour ce qui est du fonctionnementde ses sites, le groupe se tient à son plan de marche et aux plannings de production qu’il a établi avant le déclenchement de la crise. «Nous avons un stock de sécurité de matières premières et de gros consommables assurant une autonomie de 6 semaines. Bien sûr, si la situation perdure et que nous constatons, sur la

durée, une baisse importante de nos livraisons, nous nous ajusterons en temps voulu», annonce Hatim Senhaji. Il faut savoir que l’industrie sidérurgique est une industrie lourde dont les process sont complexes. Les arrêts et les démarrages de la production doivent être planifiés à l’avance car si les arrêts ont un coût, la reprise de la production aussi. «Il faut gérer les stocks, les approvisionnements en énergie, la composition des équipes, etc. Nous sommes dans une situation inédite : nous saurons nous adapter, agilement, aux changements mais nous devrons le faire de façon responsable et réfléchie», renchérit le manager. Mesures draconiennes Le producteur, depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire annoncée le 20 mars, a préparé un plan de continuité de l’activité dont il a renforcé le déploiement au moment de l’annonce. Plusieurs décisions ont été prises par le groupe, décisions dont la mise en œuvre a démarré dès le lundi 16 mars. Parmi elles, «des mesures strictes d’hygiène à l’entrée, à l’intérieur et à la sortie des sites, l’imposition du télétravail aux salariés dont la présence n’est pas nécessaire et aux personnes fragiles, la limitation de l’effectif aux équipes postées indispensables, la fermeture des cantines, des salles de sport et des mosquées, la désactivation

de l’ascenseur et des distributeurs automatiques», détaille le DG de Maghreb Steel. De plus, le groupe a procédé à des actions de sensibilisation sur le terrain par les équipes médicales, la désinfection systématique des postes de travail par des prestataires certifiés, des pupitres et des espaces confinés, l’utilisation des bus de transport du personnel à maximum 50% de leur capacité, le traçage de la distance de sécurité sur le sol aux entrées et sorties… «Depuis quelques jours, nous encourageons les opérateurs à venir en tenue de travail pour éviter le passage par les vestiaires. Il est très important d’insister sur le maintien de notre système de prévention des incidents en ces moments où le système de santé national risque d’être fortement sollicité», affirme Hatim Senhaji. Maintien des salaires Pour ce qui est du télétravail, Maghreb Steel a demandé à ses équipes administratives (achats, finance, commercial, SI, ressources humaines…) de travailler depuis chez eux. Ainsi, le siège a été occupé à moins de 20% en début de semaine. Depuis le 19 mars, le télétravail est obligatoire pour 100% de ces équipes. Par ailleurs, Maghreb Steel a décidé de maintenir jusqu’à nouvel ordre, le salaire de l’ensemble de son personnel. «Nous portons une attention particulière au maintien

d’une situation sociale stable. Nous avons, par exemple, avancé le règlement des salaires du mois de mars afin que nos employés puissent être en mesure de faire face aux besoins engendrés par cette situation particulière. De la même façon que nos employés se mobilisent à nos côtés, nous nous mobiliserons aux leurs», rassure le management de Maghreb Steel. Répercussions La baisse de régime du marché se fait déjà sentir, le management de Maghreb Steel affirme qu’au niveau national, certains de ses clients se préparent à la fermeture par manque de commandes. «Ceci aura un impact inévitable à la baisse sur notre chiffre d’affaires durant cette période d’état d’urgence sanitaire», déplore le DG de Maghreb Steel. En effet, la situation nationale est expliquée par la constatation d’une baisse significative des commandes d’acier au niveau international liée à la fermeture des usines des transformateurs finaux (par exemple l’automobile). Cela dit, la production d’acier a peu baissé en Chine et en Italie mais les stocks ont augmenté à cause de la baisse de la demande. «Aujourd’hui, nous commençons à avoir de bonnes nouvelles depuis la Chine avec une reprise de la consommation et même des hausses de prix de certains produits», ajoute ce dernier. Pour ce qui est de l’estimation des pertes dues à cette crise, il est encore très difficile aujourd’hui de les estimer. «D’abord parce que nous ne savons pas combien de temps elle va durer. Ensuite, nous ne savons pas non plus quel sera l’état de l’économie à l’issue de cette situation, ni quelle sera l’ampleur de la reprise et s’il y aura un effet de rattrapage sur le deuxième semestre de l’année. Une chose est certaine : cette crise sans précédent va obliger l’ensemble des opérateurs économiques à se réinventer», assure Senhaji. Pour lui, il faut être solidaires, penser achat responsable auprès des producteurs locaux et contribuer, chacun, à l’effort national pour la préservation de notre économie. Ainsi, avec le soutien actuel de l’État et l’implication de l’ensemble des opérateurs économiques, nous pourrons réduire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur et encourager la production locale par l’émergence d’une industrie véritablement souveraine. q


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Spécial «Covid-19»

Information financière. Les plateformes offrent l’accès à leurs stations En vue de soutenir le marché dans ce contexte particulier marqué par la crise sanitaire mondiale, Six Financial Information Mena et Direct FN ont décidé d’offrir l’accès à leurs stations professionnelles. Des comptes supplémentaires seront également fournis aux opérateurs optant pour le travail à distance. Aida Lo a.lo@leseco.ma «Rester confiné ne veut pas dire rester déconnecté», affirme SIX Financial Information Mena. Ainsi, la plateforme spécialisée dans la diffusion d’informations financières a décidé d’accompagner la communauté financière marocaine et africaine. La filiale régionale de SIX Group leur donne ainsi la possibilité de consulter, les marchés locaux, régionaux Afrique et Moyen-Orient (BRVM, Tunis…) et internationaux (220 au total) et de consulter une large base d’instru-

ments financiers (plus de 32 millions) toutes classes d’actifs confondues (actions, obligations, OPCVM, indices, matières premières, Forex…). Le tout en indexant des news économiques et financières aux titres consultés. Des services qui seront gratuits jusqu’au 15 mai, sachant qu’au Maroc le confinement se poursuivra jusqu’au 20 avril. La société rester à la disposition des professionnels (banques privées, sociétés de bourse, sociétés de gestion, autorités de tutelle…) et même les sociétés faisant appel public à l’épargne. «Rien n’empêche les utilisateurs de demander des logins supplémentaires pour faciliter le travail

à distance de leurs collaborateurs et ceci sur tous types d’ordinateurs», souligne la société. L’offre s’adresse également aux banques qui peuvent accéder à des services spécifiques, d’ordres réglementaires ou liés à l’alimentation de leur référentiel titres en Corporate Actions, Reference Data ou Données de pricing. Une initiative qui a aussi été proposée par DirectFN via son représentant exclusif au Maroc et en Afrique francophone, Fractal Markets. La société offre, en effet, aux opérateurs du marché financier, sociétés de bourse, sociétés de gestion et banques privées, ses stations de consultation de marché

en temps réel sur PC portable, sur MAC et sur mobile. «Pour les opérateurs disposant déjà de solutions DirectFN, ils auront toujours la possibilité de demander gratuitement des comptes supplémentaires», précise la société. Ces plateformes d’aide à la décision devraient bénéficier à un certain nombre d’opérateurs dans un contexte où les marchés ont été touchés de plein fouet par la crise sanitaire liée au Covid-19. Pour rappel, dans une période de confusion totale, la place casablancaise, à l’instar des marchés internationaux, a plongé en quelques semaines de plus de 20% de sa valeur. Suite aux mesures proactives du gouvernement, la confiance a été rétablie au sein du marché. Le Masi renoue avec le vert. Il gagne à la mi-séance du lundi 23 mars plus de 2%, réduisant la contre-performance annuelle à -19,44%. q

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Spécial «Covid-19»

Impact social du Coronavirus. Quel plan de sauvetage pour les travailleurs indépendants ? Les modalités du ciblage des couches sociales touchées de plein fouet par l’impact de l’arrêt des activités est à l’ordre du jour. Outre les données de l’INDH, les aides directes qui seront proposées devront également se baser sur les données du RSU et du RAMED.

Younes Bennajah y.bennajah@leseco.ma L’État tente de juguler la crise qui frappe actuellement l’ensemble du tissu formé par les travailleurs indépendants, toutes catégories confondues. À l’exception des petits commerces qui semblent jusqu’à présent hors de la portée de l’effet dévastateur du Covid19, ce sont les métiers ciblés par le chantier du RSU qui sont en ligne de mire. Les préparatifs lancés consistent essentiellement à trouver les modalités adéquates pour tempérer l’impact de l’arrêt des activités ainsi que de trouver les canaux via lesquels les travailleurs indépendants et leurs familles pourraient bénéficier des dotations qui seront affectées aux couches ciblées. L’urgence d’agir Le gouvernement sera dans l’obligation de proposer des mesures urgentes qui devront être appliquées avant l’entame du mois de mai. Jusqu’à présent, ce

sont 14 millions de personnes qui sont éligibles au RAMED, lesquelles forment la base des aides projetées mais aussi les données recueillies durant la préparation de la mise en place du Registre social unifié (RSU). Une série de concertations avec les associations professionnelles devront aussi permettre de mieux cibler les catégories qui devront bénéficier du concours budgétaire de l’État. Parallèlement, le volet légal et réglementaire reste en effet une condition élémentaire pour l’amorce de la rupture attendue en matière d’identification des besoins des populations

à très faibles revenus durant cette étape de la lutte nationale contre le Coronavirus, ce qui importe pour l’Exécutif, c’est d’harmoniser les méthodes de ciblage des populations vulnérables marquées jusqu’à présent par le manque de clarté des critères d’éligibilité, ce qui engendre des erreurs d’inclusion et d’exclusion importantes et réduit l’efficacité de l’action publique dans ce domaine et limite son impact sur la population cible. Les données montrent que la population cible varie entre 8 millions et 11 millions de personnes, si on prend en considération les données relatives aux trois ré-

gimes d’assistance alors que les prévisions tournent autour de 9,3 personnes qui seraient éventuellement concernées. Projet de loi sur le ciblage, une procédure accélérée La législation qui est actuellement en examen au sein de la 2e chambre sera d’un précieux secours pour l’Exécutif via une adoption selon une procédure accélérée de vote. Il s’agit d’un dispositif qui met en place un outil de décision pour les agents locaux propice à renforcer l’information au niveau de chaque province sur la base d’une série d’indicateurs prédéfinis. Pour le gouvernement, le dispositif de ciblage universel des ménages repose à la fois sur le Registre social unique (RSU) qui «recueille les informations socio-économiques des ménages afin de cibler ceux qui remplissent les conditions pour bénéficier des prestations sociales» ainsi que sur le Registre national de la population (RNP), lequel assure «l’identification des individus et des ménages de même que la collecte, l’enregistrement et la conservation de données identitaires démographiques et biométriques». Les mécanismes projetés devront aussi reposer sur les missions qui seront allouées à l’Agence nationale des registres (ANR), «(..)chargée pour le compte de l’État de l’utilisation optimale des informations contenues dans les deux registres pour assurer un niveau élevé de protection et de confidentialité des données enregistrées», selon les données communiquées aux membres de la Commission de l’Intérieur au sein de la 2e Chambre. q

Le système d’information accapare l’attention La base de données attendue devra au moins permettre d’enregistrer 10 millions de personnes dans la plateforme d’échanges. Le démarrage de la mise en place du système d’information devra, quant à lui, servir de point d’entrée pour l’enregistrement mais aussi un outil d’exploration et de veille. Il est à noter que plusieurs décrets d’application permettant la mise en œuvre de la loi sur la couverture médicale des indépendants ont été finalisés. Il faut dire que le pilotage stratégique des politiques publiques est l’objectif recherché par le gouvernement durant l’étape actuelle, en vue d’aboutir à une formule de scoring qui devra mieux cibler les couches sociales à subventionner.


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Reportage

Confinement Tour de vis ! Devant l’indisciple de nombreux concitoyens, les autorités ont renforcé les mesures de confinement. Couvre-feu de 18 h à 6 h et interdictions des sorties sont décrétés jusqu’au 20 avril, au moins. Les déplacements professionnels ou pour raisons de santé sont soumis à autorisation de l’employeur et des autorités compétentes. Les contrevenants sont passibles d’amende de 300 à 1.300 DH et de peines de prison jusqu’à 6 mois. Résultat, les rues se sont vidées et toutes les activités commerciales ont été mises en veilleuse. Seuls les commerces essentiels sont autorisés à ouvrir. q Photos : Karim Mdouari

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Régions

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à la réalisation de ce projet dans un délai qui ne dépassera pas 10 mois après signature du contrat, outre une période de deux mois pour le lancement effectif des travaux. La commune exige également un montant de 6 MDH qui sera encaissé annuellement. Cette somme sera révisée chaque année sur la base des augmentations des prix des tickets et des espaces exploités par la société.

Parkings. Fès entre dans l’ère de la SDL Le projet de la SDL Fès Parking SA va bientôt voir le jour. En effet, après plusieurs amendements, le ministère de l’Intérieur vient d’approuver le projet de création de la société qui sera chargée de la gestion des espaces de stationnement de la ville de Fès. La commune a opté pour l’offre du groupement KLB, constitué des sociétés Kiunsys (Italie), Liberologico (Italie) et Bigazzi (France). La durée du marché est de 25 ans. Mehdi Idrissi m.idrissi@leseco.ma Après deux années d’étude et d’amendements, le ministère de l’Intérieur a donné, vendredi dernier, son accord concernant le projet de la société de développement local (SDL) relative à la gestion du stationnement «Fès Parking SA». La dernière mesure rectificative proposée par la tutelle porte sur la réglementation de l’intervention des contrôleurs assermentés pour les contraventions liées au service public de stationnement. En effet, après le lancement de la SDL -dont la commune est actionnaire-, les contraventions ne pourront être établies par les services de la commune ou encore de la SDL. D’où la nécessité de mettre en place un cadre réglementaire pour l’élaboration et la perception des pénalités suite à l’infraction des règles de stationnement dans le périmètre couvert par la commune. À noter que, lors du processus de sélection, la commune de Fès n’a reçu que trois offres, dont

deux répondent aux conditions de consultation. «Ce nombre très limité de soumissionnaires s’explique par les moyens financiers et les technologies de pointe exigés dans le cahier des charges, que devra produire le futur partenaire», nous explique un responsable au sein de la commune. C’est ainsi que l’offre du groupement KLB, constitué des sociétés Kiunsys (Italie), Liberologico (Italie) et Bigazzi (France), a été retenue. Le durée du marché est de 25 ans. Notons qu’en prenant en compte les expériences d’autres villes marocaines ou à l’étranger, la commune de Fès a décidé de ne pas opter pour les sabots comme «mesure de sanction» pour les automobilistes. En effet, la SDL va opter pour une technologie de pointe et compte mettre en place un système de RFID (Radio Fréquence Identification) et de NFC (Communication en champ proche). Ces deux systèmes vont permettre aux automobilistes de créditer au préalable leur carte de stationnement magnétique dont les unités seront consommées de manière instantanée (par

seconde) à hauteur de 2 DH/ heure. L’automobiliste pourra également, via son téléphone, recharger sa carte, mais aussi prolonger ou réduire la durée de son stationnement. En cas d’infraction ou de non-paiement des redevances de stationnement, les usagers pourront désormais régulariser leur situation dans un délai de 48 h suivant la remise de la contravention, et ce en payant une pénalité de 2 DH pour chaque heure de retard. Si les usagers dépassent ce délai, le montant de la pénalité sera multiplié par 50 pour chaque heure de stationnement non payée. 74 MDH pour un parking Place Florence Selon les clauses du cahier des prescriptions spéciales, la société chargée de ce service devra investir, dans un premier temps, une enveloppe de 74 MDH dans la construction d’un parking de deux étages en sous-sol au niveau de la Place Florence (centre-ville) d’une capacité de 500 voitures. La société sera chargée de toutes les études techniques et des documents administratifs nécessaires

Un service intelligent aux automobilistes Le cahier des charges établi par les membres de la commune précise que la SDL doit mettre en place des techniques permettant un paiement à l’espace (PBS: Pay by Space), un stationnement avec des prix dynamiques (PDP, Parking Dynamic Pricing) et une gestion active de la demande de transport (ATDM, Active Transport Demand Management). La société doit également permettre aux automobilistes de payer, de réserver des espaces (dans les parkings avec barrières) et de connaître la durée exacte du stationnement via smartphone. Des cartes prépayées des parkings seront également disponibles. Ce service intelligent de gestion des places de parking aura pour objectif de permettre aux automobilistes un stationnement plus rapide. Une application mobile et un site web permettront aux usagers d’acheter leur ticket en ligne et de trouver une meilleure place de stationnement d’un simple clic. Il est donc question d’optimiser la circulation et de rendre plus accessible le stationnement. Intégration des gardiens actuels Sur le volet social, les clauses du cahier des charges de la société de développement local stipulent que «dans sa phase de recrutement, la SDL doit intégrer dans un premier lieu les gardiens qui travaillent actuellement sous des contrats avec la commune, en plus du personnel qualifié pour expliquer cette technologie aux citoyens». Il faut préciser que la commune a déjà établi la liste de l’ensemble des gardiens de parkings qui exercent actuellement, assortie de la délimitation de leur périmètre d’action. Suite à un diagnostic réalisé par les autorités locales des parkings de la ville, on remarque que seuls 10% des parkings à Fès sont sous contrat avec la commune, les autres sont illégalement exploités. 90% de ces contrats avec la commune sont concentrés dans l’arrondissement Agdal. q


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Annonces Appels d’offres

ROYAUME DU MAROC MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE LA PÊCHE MARITIME, DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DES EAUX ET FORETS OFFICE RÉGIONAL DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DU GHARB AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N° 20/2020/SMG RESERVE AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Le 16 avril, l’an deux mille vingt (16/04/2020) à 11 h 30 mn, il sera procédé, en séance publique, au siège de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb sis au 22, rue Idriss Al Akbar à Kenitra, à l’ouverture des plis de l’appel d’offres sur offres de prix n° 20/2020/SMG, concernant la fourniture et installation d’équipement de bureau et de matériel technique de bureau. Le dossier d’appel d’offres peut être retiré auprès de la Cellule de Suivi des Appels d’Offres au siège de l’ORMVA du Gharb, à l’adresse sus indiquée, ou téléchargé à partir du portail des marchés publics de l’Etat : www.marchespublics.gov.ma Le cautionnement provisoire est fixé à 10000,00 Dh (Dix Milles Dirhams). L’estimation des coûts des fournitures est fixée à 500

000,00(Cinq Cent Mille Dirhams TTC). Le contenu ainsi que la présentation des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions du règlement du 11/03/2014 fixant les conditions et les formes de passation des marchés de l’ORMVAGet son Amendement n°1 du 19 /09/2015. Les concurrents peuvent : soit déposer, contre récépissé, leurs plis à la Cellule de Suivi des Appels d’Offres sise à l’adresse sus mentionnée au plus tard le 16 avril, l’an deux mille vingt (16/04/2020) avant11 heures 30 mn ; soit les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception à la Direction de l’ORMVAG à l’adresse sus citée ; soit procéder à la soumission par voie électronique sur le portail des marchés publicsle 16 avril, l’an deux mille vingt (16/04/2020) avant11heures 30 mn ; soit les remettre au Président de la Commission de l’Appel d’Offres au début de la séance et avant l’ouverture des plis le16 avril, l’an deux mille vingt (16/04/2020) à 11 heures 30 mn ; Les échantillons, les catalogues et prospectus doivent être déposés au plus tard le 15/04/2020 avant 12 heures. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par

AO0395/2020

l’article 13 du règlement de la consultation. N.B. : Toutes les copies ou copies « scannées » des documents exigés doivent être certifiées conformes à l’originale. AO0391/2020 ROYAUME DU MAROC OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE BRANCHE ELECTRICITE (ONEE-BE) Avis d’appel d’offres International Date: Prêt No: 2000200004654 AAO No: SR4106829 1. L’OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE (ONEE) a reçu un prêt auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour couvrir le coût du Programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale, et entend affecter une partie du produit de ce prêt aux paiements relatifs aux marchés pour le renforcement du réseau Sud et évacuation des énergies. 2. L’OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE – BRANCHE ELECTRICITE (ONEE-BE), invite, par le présent Appel d’offres, les soumissionnaires admis à concourir à présenter leurs offres sous pli fermé, pour la réalisation des lignes 400kV doubles ternes AGADIR II –TANTAN II et TAN TAN II – HAGOUNIA, réparti en quatre lots indépendants définis comme suit : Lot n°1: AGADIR II -TIZNIT Réalisation d’un tronçon de ligne 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles, d’une longueur de 105 km environ. L’estimation du coût des travaux s’élève à : Deux Cent Quarante et Un Million Cinq Cent Mille (241.500.000,00) de Dirhams Marocains HTVA Le délai global de réalisation du lot N°1 est de : vingt (20) mois, Lot n°2: TIZNIT-GUELMIM Réalisation d’un tronçon de ligne 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles, d’une longueur de 105 km environ. L’estimation du coût des travaux s’élève à : Deux Cent Quarante et Un Million Cinq Cent Mille (241.500.000,00) de Dirhams Marocains HTVA Le délai global de réalisation

du lot N°2 est de : vingt (20) mois, Lot n°3: GUELMIM –TANTAN II Réalisation d’un tronçon de ligne 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles, d’une longueur de 100 km environ ; L’estimation du coût des travaux s’élève à : Deux Cent trente millions (230.000.000,00) de Dirhams Marocains HTVA. Le délai global de réalisation du lot N°3 est de : vingt (20) mois, Lot n°4: TANTAN II- HAGOUNIA Réalisation d’un tronçon de ligne 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles, d’une longueur de 128 km environ. L’estimation du coût des travaux s’élève à : Deux Cent Quatre-vingt Quatorze Millions Quatre Cent Mille (294.400.000,00) de Dirhams Marocains HTVA. Le délai global de réalisation du lot N°4 est de : vingt-quatre (24) mois, Les délais des quatres lots ne sont pas cummulatifs. Le présent Appel d’Offres fera l’objet de quatre marchés, clés en main, séparés et indépendants. L’Appel d’Offre International se déroulera conformément aux Règles et Procédures pour les acquisitions de biens et travaux de la Banque. 3. Les soumissionnaires intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires et examiner les Dossiers d’appel d’offres dans les bureaux de la Direction Approvisionnements et Marchés (DAM), sis à l’adresse suivante : OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE-BRANCHE ELECTRICITE 65, Rue Othman Ben Affan 20 000 Casablanca BP 13 498 MAROC. - Tél (212) 5 22 66-80-21 ; 5 22 66-83-59 ; 5 22 66-83-64 - Fax (212) 5 22 43-31-12 4. Le dossier de consultation est remis gratuitement aux soumissionnaires. En cas d’envoi du dossier de consultation par la poste à un soumissionnaire, sur sa demande écrite et à ses frais, l’ONEEBranche Electricité- n’est pas responsable d’un quelconque problème lié à la réception du dossier par le destinataire. Le dossier d’Appel d’Offres sera disponible à compter de

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la date de lancement de l’Appel d’Offres. Le dossier de consultation est consultable et téléchargeable sur le portail des marchés publics à l’adresse : www.marchespublics.gov.ma et sur le site web de l’ONEE - Branche Electricité- à l’adresse : www.one.org.ma rubrique fournisseurs. 5. Les clauses des Instructions aux soumissionnaires et celles du Cahier des clauses administratives générales sont les clauses du Dossier Type d’appel d’offres ; Acquisitions de Travaux, de la Banque. 6. L’Appel d’Offres consiste en : - Toutes les études topographiques ; - Toutes les études complémentaires ; - La fourniture des pylônes métalliques ; - La fourniture des câbles conducteurs et ses accessoires. - La fourniture des câbles de garde à fibres optiques (OPGW), et ses accessoires ; - La fourniture des isolateurs composites ; - La fourniture des accessoires des chaînes d’isolateurs ; - La fourniture des stockbridges ; - Les travaux de Génie Civil ; - Les travaux d’assemblage, de montage et de déroulage ; - La fourniture du matériel complémentaire ; - Le transport et l’installation du matériel de fourniture ONEE-BE. 7. La date limite de dépôt des offres, initialement fixée le Mercredi 08 avril 2020 à 09H00 (Heure Marocaine), est reportée au Mercredi 13 mai 2020 à 09H00 (Heure Marocaine), et être accompagnées d’une garantie de soumission d’un montant au moins égal à : Lot N°1 : 2 500 000 DH (Deux Million Cinq Cent Mille Dirhams Marocains) Lot N°2 : 2 500 000 DH (Deux Million Cinq Cent Mille Dirhams Marocains) Lot N°3 : 2 500 000 DH (Deux Million Cinq Cent Mille Dirhams Marocains) Lot N°4 : 3 500 000 DH (Trois Million Cinq Cent Mille Dirhams Marocains) 8. Les offres doivent être valides durant une période de 180 (Cent quatre-vingt) jours suivant la date limite de dépôt des offres.


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Annonces

9. Les plis seront ouverts en présence des représentants des soumissionnaires qui souhaitent être présents à l’ouverture, le Mercredi 13 mai 2020 à 09H30 (Heure marocaine), à l’adresse sise - 65, Rue Othman Ben Affan, 20 000 Casablanca – Maroc. AO0392/2020 ROYAUME DU MAROC OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE BRANCHE ELECTRICITE (ONEE) AVIS DE REPORT APPEL D’OFFRES N° SR4103988 Il est porté à la connaissance des concurrents que la date limite de remise des offres relative à l’appel d’offres N° SR4103988 qui concerne : la construction de la ligne 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles « TANTAN II – LAAYOUNE II » : Tronçon « HAGOUNIA-LAAYOUNEII » d’une longueur de 127 km environ, prévue le 01 avril 2020, est reportée au mercredi 06 mai 2020 à 09 heures (heure marocaine). Les plis des concurrents, établis et présentés conformément aux prescriptions du règlement de la consultation, doivent être : soit déposés contre récépissé au Bureau d’Ordre de la Direction Approvisionnement et Marchés avant la date et l’heure fixées pour la séance d’ouverture des plis. soit envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception au Bureau d’Ordre de la Direction Approvisionnement et Marchés sise à, 65, Rue OTHMAN BEN AFFAN 20 000 CASABLANCA B.P. 13 498 -MAROC avant la date et heure de la séance d’ouverture des plis. soit remis au président de la commission d’appel d’offres en début de la séance publique d’ouverture des plis. L’ouverture publique des plis aura lieu le Mercredi 06 mai 2020 à partir de 09h00 (heure marocaine) à la Direction Approvisionnements et Marchés de l’ONEE-Branche Electricité, sise à 65, Rue OTHMAN BEN AFFAN 20 000 CASABLANCA. AO0393/2020 ROYAUME DU MAROC OFFICE NATIONAL

DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE BRANCHE ELECTRICITE (ONEE-BE) Avis d’appel d’offres International Date : Prêt No: 2000200004654 AAO No: SR4106694 1. L’OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE (ONEE) a reçu un prêt auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour couvrir le coût du Programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale, et entend affecter une partie du produit de ce prêt aux paiements relatifs aux marchés pour le renforcement du réseau Centre – CASABLANCA. 3. L’OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE – BRANCHE ELECTRICITE (ONEE-BE), invite, par le présent Appel d’offres, les soumissionnaires admis à concourir à présenter leurs offres sous pli fermé, pour la réalisation des lignes 400 et 225 kV de renforcement du réseau Centre – CASABLANCA, réparti en quatre lots définis comme suit : Le présent Appel d’Offres est constitué de quatre lots et fera l’objet de quatre marchés, clés en main, séparés et indépendants comme suit: Lot n°1: Ligne 225 kV “ LAAWAMAR OULAD HADDOU” Réalisation d’une ligne 225 kV “ LAAWAMAR OULAD HADDOU” en double ternes d’une longueur d’environ 32 km issue du poste Laawamer Dépose et remplacement d’un tronçon de 1,5 km de la ligne simple terne Ouled HaddouDar Bouazza par un tronçon de ligne 225 kV à double ternes. Raccordement de chacun des deux ternes de la nouvelle ligne 225 kV au niveau du couloir 225 kV existant avec les deux lignes 225kV existantes issues du poste OULAD HADDOU : « Oulad HaddouMediouna » et « Oulad Haddou - Dar Bouazza » Raccordement de la ligne 225 kV à double terne sur les deux travées existantes 225 kV JORF I et MEDIOUNA au niveau du poste de LAAWAMER. Réalisation d’un tronçon de ligne 225 kV simple terne

d’une longueur d’environ 1km pour shunter les lignes « Mediouna Oulad Haddou » et « oulad Haddou - Dar Bouazza » afin d’assurer la continuité de la ligne 225kV MEDIOUNA-DAR BOUAZZA. Le délai global de réalisation du lot N°1 est de : vingt (20) mois, L’estimation du coût des travaux (fournitures et prestations) objet de ce lot n° 1 s’élève à Trente-Neuf (39) Millions de Dirhams Marocains HTVA. Lot n°2: Ligne 400kV LAAWAMER-MEDIOUNA et Réalisation du rabattement de la ligne 400kV MEDIONA-JLEC III sur LAAWAMER Réalisation d’une ligne 400 kV LAAWAMER-MEDIOUNA en double terne et double faisceaux, d’une longueur de 80 km environ avec un terne équipé. Réalisation de deux tronçons de lignes 400 kV en double ternes et en faisceaux doubles de longueurs 2 km et 5 km respectivement pour le prolongement du rabattement existant double terne de la ligne 400 kV, d’une part jusqu’au poste 400 kV LAAWAMER et d’autre part jusqu’à la ligne 400 kV MEDIOUNA-JLECIII. Le délai global de réalisation du lot N°2 est de : vingt-quatre (24) mois, L’estimation du coût des travaux (fournitures et prestations) objet de ce lot n° 2 s’élève à Cent Soixante-Huit (168) Millions de Dirhams Marocains HTVA. Lot n°3: Ligne 400kV CHEMAIA –LAAWAMER: Tronçon CHEMAIA-SIDI BENNOUR Réalisation d’une ligne 400 kV CHEMAIA –LAAWAMAR: Tronçon CHEMAIA-SIDI BENNOUR en double terne et en double faisceaux, d’une longueur de 96 km environ ; Le délai global de réalisation du lot N°3 est de : vingt-quatre (24) mois, L’estimation du coût des travaux (fournitures et prestations) objet de ce lot n° 3 s’élève à Deux Cent Dix Huit Millions Cinq Cent Mille (218.500.000,00) de Dirhams Marocains HTVA Lot n°4: Ligne 400kV CHEMAIA –LAAWAMER: Tronçon SIDI BENNOUR-LAAWAMER Réalisation d’une ligne 400 kV en double ternes et en double

faisceaux, d’une longueur de 96 km environ CHEMAIA – LAAWAMER : Tronçon SIDI BENNOUR-LAAWAMER Le délai global de réalisation du lot N°4 est de : vingt-quatre (24) mois, L’estimation du coût des travaux (fournitures et prestations) objet de ce lot n° 4 s’élève à Deux Cent Dix Huit Millions Cinq Cent Mille (218.500.000,00) de Dirhams Marocains HTVA. Les délais d’achèvement des lots susvisés ne sont pas cumulatifs. L’Appel d’Offre International se déroulera conformément aux Règles et Procédures pour les acquisitions de biens et travaux de la Banque. 4. Les soumissionnaires intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires et examiner les Dossiers d’appel d’offres dans les bureaux de la Direction Approvisionnements et Marchés (DAM), sis à l’adresse suivante : OFFICE NATIONAL DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE-BRANCHE ELECTRICITE 65, Rue Othman Ben Affan 20 000 Casablanca BP 13 498 MAROC. - Tél (212) 5 22 66-80-21 ; 5 22 66-83-59 ; 5 22 66-83-64 - Fax (212) 5 22 43-31-12 5. Le dossier de consultation est remis gratuitement aux soumissionnaires. En cas d’envoi du dossier de consultation par la poste à un soumissionnaire, sur sa demande écrite et à ses frais, l’ONEEBranche Electricité- n’est pas responsable d’un quelconque problème lié à la réception du dossier par le destinataire. Le dossier d’Appel d’Offres sera disponible à compter de la date de lancement de l’Appel d’Offres. Le dossier de consultation est consultable et téléchargeable sur le portail des marchés publics à l’adresse : www.marchespublics.gov. ma et sur le site web de l’ONEE - Branche Electricitéà l’adresse : www.one.org.ma rubrique fournisseurs. 6. Les clauses des Instructions aux soumissionnaires et celles du Cahier des clauses administratives générales sont les clauses du Dossier Type d’appel d’offres ; Acquisitions de Travaux, de la Banque.

7. L’Appel d’Offres consiste en : - Toutes les études topographiques ; - Toutes les études complémentaires ; - La fourniture des pylônes métalliques ; - La fourniture des câbles conducteurs et ses accessoires. - La fourniture des câbles de garde à fibres optiques (OPGW), et ses accessoires ; - La fourniture des isolateurs composites ; - La fourniture des accessoires des chaînes d’isolateurs ; - La fourniture des stockbridges; - Les travaux de Génie Civil ; - Les travaux d’assemblage, de montage et de déroulage ; - Les travaux d’assemblage, de montage, de peinture des pylônes et de déroulage du câble conducteur, câble de garde et câble OPGW. - La fourniture du matériel complémentaire ; - Le transport et l’installation du matériel de fourniture ONEE-BE. 8. La date limite de dépôt des offres, initialement fixée le Mercredi 08 avril 2020 à 09H00 (Heure Marocaine), est reportée au Mercredi 20 mai 2020 à 09H00 (Heure Marocaine). 9. Les offres doivent être déposées à l’adresse indiquée ci-dessus et doivent être accompagnées d’une garantie de soumission d’un montant au moins égal à : Lot N°1 : 500 000 DH (Cinq cent mille Dirhams Marocains) Lot N°2 : 2 000 000 DH (Deux million Dirhams Marocains) Lot N°3 : 2 500 000 DH (Deux million cinq cent mille Dirhams Marocains) Lot N°4 : 2 500 000 DH (Deux million cinq cent mille Dirhams Marocains) 10. Les offres doivent être valides durant une période de 180 (Cent quatre-vingt) jours suivant la date limite de dépôt des offres. 11. Les plis seront ouverts en présence des représentants des soumissionnaires qui souhaitent être présents à l’ouverture, le Mercredi 20 mai 2020 à 09H30 (Heure marocaine), à l’adresse sise - 65, Rue Othman Ben Affan, 20 000 Casablanca – Maroc. AO0394/2020


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Culture

D Nouamane Lahlou

D Nabyla Maan

Quand le corona inspire la musique Depuis la propagation du coronavirus, les artistes réagissent à leur manière : entre sensibilisation et spectacles live gratuits et accessibles à tous, certains se sentent inspirés par la pandémie. De nouvelles chansons sont nées, de U2 à Cœur de Pirate en passant par le chanteur marocain Nouamane Lahlou. Jihane Bougrine j.bougrine@leseco.ma

des chansons composées pour l’occasion qui font chavirer les réseaux sociaux.

Les guerres et les pandémies ont toujours inspiré les artistes. Nul doute que ce confinement et le Covid-19 seront sources de création: après cette période, il y aura des films, des ouvrages, des œuvres inspirées de cette peur, de cette incertitude. Cela a déjà commencé. Les Italiens ont inspiré le monde avec les concerts au balcon, devenus un rendez-vous universel. Les artistes se sont mobilisés sur la toile, les lives s’enchaînent et ne se ressemblent pas pour mettre un peu de baume au cœur aux internautes. Tous les artistes font des concerts privés dans leur salon, la toile est en émoi. Reda Allali de Hoba Hoba Spirit a proposé un guitare-voix depuis sa terrasse, Nabyla Maan a fait de même avec son guitariste et mari Tarik Hilal. Entre DJ, musiciens et humoristes, l’art se découvre autrement. Récemment, ce sont

Nouamane Lahlou, l’activiste Chanteur populaire marocain, Nouamane Lahlou a toujours été en avance sur son temps. Engagé et activiste, ses chansons sont un hymne à la nature. Des chansons comme «Jibal Al Atlas» ou encore la plus connue «Ya Chefchaouen ya Nouara» traitent de la Terre, de la beauté du pays, du vivre ensemble. Il vient de proposer une chanson, baptisée «Corona», sur les temps durs que connaît le monde et la nécessité d’être solidaires pour traverser cette crise. Une chanson qui rappelle, dans sa composition, l’âge d’or de la chanson marocaine des années 70-80. Une mélancolie dans les sonorités sublimée par son oud qui l’accompagne depuis toujours et des paroles touchantes. «Corona est devenu un titre», chante-t-il. Le titre d’un nouveau roman, d’un nouveau chapitre, d’un film de science-fic-

tion qui fait aujourd’hui office de réalité? Peut-être. Il rappelle que les temps difficiles sont là pour se poser les bonnes questions et faire preuve de bonté. Le monde chante le virus pour rassurer ou sensibiliser Bono de U2 vient de dévoiler sur ses réseaux sociaux une chanson inspirée du confinement. Piano– voix, le chanteur et musicien activiste ne fait que continuer un combat qu’il a commencé il y a longtemps. Il s’inspire du courage des Italiens et propose «Let your love be known», rappelant que «ceci est pour les Irlandais, pour tous ceux qui fêtent la Saint-Patrick en confinement,

qqq Tous les artistes font des concerts privés dans leur salon, mettant la toile en émoi.

pour les docteurs, infirmiers et soignants qui sont en première ligne». La douce Cœur de Pirate a choisi l’humour et la grâce avec une chanson au piano encore une fois. Elle chante pour convaincre les gens de rester chez eux avec «Tous ensemble on se protège» où elle rappelle «Je sais que tu n’es pas à risque/ Et que tu veux voir tes amis/ Mais si tu le fais/ des gens vont mourir». Les membres de QW4RTZ , groupe Pop a cappella canadien, unissent leurs voix pour sensibiliser aux gestes à faire et aux nouvelles pratiques à adopter.. Mos-B, chanteur caennais originaire de Sierra Leone, préfère l’espoir. «We will win in China, stand strong in Italy, strong in France, no more dying in the UK», chante le musicien dont la chanson fait le buzz sur les réseaux sociaux. Quant à Francis Cabrel, il propose de chanter une chanson par jour depuis le début du confinement. Il prend le pari de jouer une partie de sa discographie qui est peu connue du public. De jour en jour, le confinement permet la créativité, et donne de nouvelles idées aux artistes. Tous s’accordent à dire que l’isolement permet de créer plus. «Il y aura un avant et un après-confinement et coronavirus», précise le chanteur Bono. Affaire à suivre. q


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Dernière minute

Gaz butane Une circulaire pour éviter les perturbations d’approvisionnement

la conjoncture actuelle aussi bien sur le secteur privé que sur les salariés et les citoyens. J.G

Une circulaire conjointe des ministères de l’Intérieur et des Mines indique que le pays «dispose du stock suffisant ainsi que de la logistique nécessaire» à l’approvisionnement du marché. De nouvelles consignes ont été données pour que chaque consommateur n’achète qu’une seule bonbonne de gaz, et les commerçants devront retourner le même nombre de bonbonnes vides aux distributeurs. La circulaire met aussi en garde contre les risques de stockage de bonbonnes de gaz non utilisées dans les foyers. Y.B

Chambre des conseillers Les élections partielles reportées au 18 juin

Lutte contre le Covid-19 Wafacash facilite la collecte des dons Wafacash a annoncé le lancement, à travers toutes ses agences, d’un service de collecte de dons au bénéfice du Fond spécial du Coronavirus, opérationnel depuis le 21 mars. Les dons peuvent également être effectués à partir de l’application JIBI, le compte mobile de Wafacash qui permet d’effectuer des transactions de manière rapide, sécurisée et pratique depuis l’application mobile. Le réseau d’agences de Wafacash qui compte plus de 1.800 agences sera ouvert pendant toute la période du confinement et continuera à assurer les services de transfert. S.R Impact du Coronavirus Réunion aujourd’hui des commissions des finances Une réunion commune des deux commissions des finances des deux chambres du Parlement est programmée aujourd’hui. L’objectif est de passer au crible avec le ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun, les solutions visant à faire face aux répercussions du Covid-19 sur l’économie nationale. Cette rencontre intervient après une première réunion tenue mercredi dernier, dédiée au décret de création du fonds spécial de lutte contre la pandémie du Covid-19. Les parlementaires qui saluent les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise veulent être au fait des détails du dispositif qui sera mis en place pour limiter son impact économique sur

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Le chef de gouvernement a émis un décret dans lequel il reporte de trois mois les élections partielles portant sur 3 sièges vacants au sein de la 2e instance législative. Ce sont les candidatures déposées entre le 7 et le 11 mars qui serviront de base pour les élections partielles concernant le renouvellement des représentants des chambres agricoles de trois régions, à savoir Marrakech-Safi, Souss-Massa et Drâa-Tafilalet.Y.B

Masques sanitaires SOFT TECH offre 10 millions d’unités aux hôpitaux SOFT TECH, entreprise spécialisée dans la production de tissus techniques a transformé son outil de fabrication pour pouvoir produire des masques et combler les besoins du royaume. Ainsi, la filiale de la holding SOFTGROUP a produit dix millions de masques qui seront mis gracieusement à la disposition du ministère de l’Intérieur et autres institutions d’utilité publique. Les masques produits, labellisés par l’institut de normalisation IMANOR, répondent aux normes de qualité en vigueur au Maroc. S.R

Fonds spécial Covid-19 Les opérateurs mettent la main à la poche

Résultats 2019 Des éléments exceptionnels affectent la performance de Sonasid

La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Casablanca-Settat (CCISCS) a décidé d’accorder une contribution financière au Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Coronavirus sous la forme d’un don de 10 MDH de son budget annuel. De son coté, Autoroutes du Maroc (ADM), adhère à la campagne avec une participation de 50 MDH. En plus de la contribution directe d’ADM, un appel à l’ensemble du personnel a été organisé en interne pour la collecte des participations volontaires des collaboratrices et collaborateurs exprimant ainsi les valeurs de solidarité et de citoyenneté qui caractérisent notre pays. Par ailleurs la famille Kabbaj, dirigeants et représentants de la SGTM (Société Générale des Travaux du Maroc), annonce avoir effectué un don de 10 MDH . Enfin la coopérative COPAG a annoncé une contribution de 10 MDH au Fonds spécial. S.R

Malgré un contexte national et international peu favorables, les ventes de l’aciériste se sont inscrites dans une dynamique positive en 2019. Elles ressortent en croissance de 8% pour le rond à béton et une progression de 2,4 % du volume global. La pression sur les prix a par contre eu raison du chiffre d’affaires qui s’est établi à 3,59 MMDH, en repli de 5% par rapport à 2018. Conformément au dernier profit warning publié par la société, le résultat net s’est situé à 8 MDH, contre 50 MDH en 2018, impacté par des retraitements IFRS. Face à la dégradation des conditions de marché, le sidérurgiste a pu compter sur le déploiement de plusieurs leviers stratégiques lui permettant d’assurer une bonne performance opérationnelle au T4-2019. Sonasid a ainsi bénéficié d’une situation financière solide, avec un endettement net qui de -583 MDH, en amélioration de 141 MDH et des fonds propres s’élevant à 1,28 MMDH. A.L

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...Afriquia Gaz en grande forme Afriquia Gaz assure avoir réalisé en 2019 des performances en nette amélioration grâce à la solidité de son modèle économique et à l’amélioration continue de son efficacité opérationnelle. Le groupe affiche en effet un chiffre d’affaires consolidé de 6,34 MMDH, en hausse de 14,76 % par rapport à l’exercice précédent. Le résultat opérationnel consolidé s’est apprécié de 10,56 % pour atteindre 978,3 MDH en 2019 contre 884,9 MDH un an auparavant. Le résultat net consolidé s’est ainsi bonifié de 6,65 % pour ressortir à 699,2 MDH contre 655,6MDH en 2018. A.L ...Afric Industries portée par la bonne santé de ses activités L’industriel a enregistré un chiffre d’affaires de 43 MDH à fin 2019, soit en hausse de 10% par rapport à l’année précédente. Celui-ci a été porté par la bonne tenue de l’activité Abrasifs qui enregistre la meilleure performance (+8%) des 4 dernières années (2015-2018). L’activité Aluminium s’est également démarquée en s’appréciant de 30%. Le résultat d’exploitation s’est quant à lui amélioré de 19% à 10,3 MDH. De même pour le résultat net, qui s’est apprécié de 15% pour dépasser la barre des 10 MDH. Des progressions, qui selon l’industriel traduisent la bonne santé de l’activité Abrasifs combinée à la bonne maîtrise des charges d’exploitation. Le Conseil d’Administration a, par ailleurs, décidé de maintenir son dividende de 20 DH. Dans un autre registre, le CA a coopté Abdeslam EL Alamai en qualité d’administrateur et ce en remplacement à l’administrateur démissionnaire Mourad El Bied. A.L


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Les Inspirations ÉCO N° 2577  

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