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des clubs

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Printemps 2016

‘80s

Eighties : une décennie difficile... Et aussi : les dernières sorties de 2015, les nouveautés, la Route 66...


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Disponible dans 3 mois environ.

Mag Le

#21 Printemps 2016

des clubs

Welcome !

Bulletin d’information inter-clubs édité par : AmeriSud 53, rue Abbé Brémond 64000 Pau

En collaboration avec le V8 Forever, l’US Cars Club Normandy et l’American Feeling 31. Bienvenue chez AmeriSud, le V8 Forever, l’USCCN et l’American Feeling 31, qui ensemble vous proposent ce bulletin d’information consacré aux voitures américaines et leurs activités. Ci-dessous, retrouvez la localisation des clubs participant à cette édition sur la carte de France.

USCCN

Directeur de publication : Philippe Courant Rédacteur en chef : Frédéric Mardon Publicités dans le Mag : didier.hardy8@orange.fr V8-Forever

Photo de couverture : Composition de catalogues Oldsmobile 84. Impression par : impressiondemagazine.fr Dépôt légal : Avril 2016. ISSN : 2272-9542.

US CARS CLUB NORMANDY

AMERICAN FEELING 31

Pacy-sur-Eure (27)

Léguevin (31)

V8-FOREVER

Pau (64)

Belmont d’Azergues (69)

N U M É R I Q U E S

ARCHIVES

AMERISUD

AmeriSud

American Feeling

Retrouvez toutes les coordonnées des clubs dans les pages dédiées à chacun d’entre eux dans ce numéro (voir le sommaire ci-contre).

Pour consulter un ancien Mag en ligne, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous en remplaçant XXX par le numéro du Mag. A ce jour, les archives vont du 001 au 018. Le Mag XXX : http://issuu.com/amerisud/docs/asmXXX Exemples : Le Mag 001 : http://issuu.com/amerisud/docs/asm001 Le Mag 016 : http://issuu.com/amerisud/docs/asm016 Sinon, vous pouvez aller directement sur la ‘‘homepage’’ d’AmeriSud sur Issuu pour voir toutes les revues d’un coup (code QR à droite aussi pour y aller direct en le scannant) : http://issuu.com/amerisud/ Bonne (re)lecture !

Pour plus d’information sur ce magazine (contacts), connectez-vous sur le site Internet d’AmeriSud : www.amerisud.fr QUI SOMMES-NOUS ?


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Sommaire Pour ce 21ème numéro du Mag, voici le sommaire : - 04 - News de Detroit. - 08 - Les Fiches : Buick Grand National & GNX 1982-87. - 10 - Les Fiches : Marmon Sixteen 1931-33.

Activités de l’American Feeling 31 - 10 - Coordonnées, édito, calendrier. - 11 - Assemblée générale et rencard à Grand Rond (Toulouse).

Activités de l’US Cars Club Normandy -

14 15 16 18

-

Coordonnées, édito, calendrier. Champagne Party. Repas annuel. Rencard de février 2016.

Activités d’AmeriSud -

20 21 24 26

-

Coordonnées, édito, calendrier. Rencard Spécial US à Quartier Libre. Journée US à Baliracq. Téléthon 2015.

Activités du V8 Forever

-

38 42 48 52 57 58

- 28 - Coordonnées, édito, calendrier. - 29 - Salon Epoqu’Auto 2015. - 34 - Rétrotal’9 à Taluyers. - 36 - Présentation de la nouvelle Ford Mustang. - Imperial 1981-83 : Chrysler remet le couvert. - Années 80 : une décennie difficile. - Présentation du Chevrolet Tahoe 2003 par un membre. - Route 66, suite du périple. - Books & Co. - Le bon vieux temps. Bonne lecture à toutes et à tous !

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News de Detroit Image © Lincoln

Voilà, c’est fait, la nouvelle Lincoln Continental est prête. Le style est très fidèle au concept-car de 2015 (avec des roues plus petites). Contrairement au premium européen, Lincoln ne se lance pas dans la surenchère technologique embarquée. La MKS vit ses derniers jours...

Image © Lincoln

Image © Lincoln Image © Buick

Présentée à Detroit 2016 (comme la Continental ci-dessus), voici un concept-car Buick, dénommé Avista. Plutôt sympa. Sous le capot, on retrouve un V6 bi-turbo de 400 chevaux, et la robe cache la plateforme de la Camaro. Peut-être une future Opel sous nos latitudes ?

Image © Buick

04

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Image © Chrysler

Image © Chrysler

Adieu le Town & Country chez Chrysler (Voyager chez nous, qui était le nom de la version Plymouth), voici le nouveau Pacifica (Chrysler ressort cette appellation des placards). Il reprend le style des berlines 200. Portes arrières coulissantes, style massif, bref, un grand monospace !

Image © Chevrolet

Voici la version définitive de la Chevrolet Bolt EV, millésimée 2017. Entièrement électrique avec une autonomie annoncée de plus de 300 km, c’est une concurrente de la Nissan Leaf qui se vend plutôt bien aux USA (bon, ça reste une goutte d’eau sur un marché de 17 millions de véhicules - le Ford F-Series est toujours le véhicule le plus vendu, la première berline étant une Toyota à la 4ème place). A ne pas confondre avec la Volt, qui entre plutôt dans la catégorie plug-in hybride.

Vous trouvez la Bolt trop écolo et trop sobre en carburant ? Pas de souci, voici la version Raptor du best-seller de chez Ford, le F-150. Enorme, taillé pour le tout-terrain, protections en plastique de partout, mais sous le capot, le V8 cède sa place à un V6 turbo. De quoi effrayer n’importe quel piéton, avec sa gueule énorme flanquée d’un FORD gigantesque (pour mal-voyants ?).

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Les Fiches

Marmon Sixteen 1931-1933

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Marque commerciale : Marmon Modèle : Sixteen Années : 1931-33 Carrosseries : coupé et cabriolet 2p, berline et cabriolet 4p, limousine 4p. Groupe d’appartenance : Marmon Motor Car Company Fabricant : Marmon Motor Car Company *** Bref historique : Si vous questionnez un quidam au hasard d’une manifestation automobile et que vous lui demandez si Marmon lui évoque quelque chose, sa réponse sera sûrement ‘‘Ah oui, les Simca Marmon de l’armée’’... Bon, il n’aura pas tout faux, la marque Marmon, associée à Herrington, nom d’un colonel et repreneur de l’entreprise, produisit (et produit encore) de nombreuses conversions 4x4. Mais la production de voiture a été stoppée en 1933, merci la ‘‘grande dépression’’ et, autant finir en beauté, avec comme seul dernier modèle, la Sixteen ! Un moteur V16 tout aluminium, à chemise humide, de 8 litres de cylindrée et 200 chevaux, seul dépassé par le Lycoming des Duesenberg (Duesies pour les intimes) ! Extraordinaire voiture, hélas arrivée au pire moment, surtout que Cadillac avait déjà lancé sa V16. Revanche posthume, les ‘‘Sixteen’’ sont régulièrement ‘‘best of show’’ à Pebble Beach... [NDLR : je sais pas pourquoi mais je préfèrerais une Marmon à une Cad en V16 !] Technique : Moteur : V16 aluminium à 45°, 491 ci (8043 cm3), 200 chevaux à 3400 tr/min, soupapes en tête (contrairement au V16 Cad). Transmission : boîte manuelle à 3 rapports. Freins : tambours, commande par câbles, assistés. Suspensions : essieux rigide, ressort hélicoïdaux à l’avant, lames à l’arrière. Pneus : 17 pouces (?). Dimensions : - Empattement : 3,68 m. Longueur suivant modèle. Poids : de 2100 à 2500 kg. Malgré ses imposantes dimensions, la ‘‘Sixteen’’ était capable d’atteindre 170 km/h et de boucler le 0-100 en 14 secondes ! Elle pouvait aussi rouler à 8 km/h sur le 3ème rapport, merci le V16.

Photo www.wallpaperup.com

Evolution : Comme dit plus haut, il n’y a pas eu d’évolution même si Howard Marmon avait prévu (et construit sur ses propres deniers) une Marmon V12 à châssis tubulaire et pont De Dion, supportant une carrosserie ultra-moderne... Il est bien loin le temps où Marmon, grâce à la Wasp, gagna les premiers 500 miles d’Indianapolis en 1911 ! Et le temps où Marmon proposa la première voiture V8 à moins de 1000$ (en 1928). Et le temps où Marmon vendait plus de 22.000 voitures par an (en 1929). Maudite “dépression”... Cote : (en état concours US) Euh... vous voulez vraiment savoir ? De 100.000 (berline) à 400.000$ (berline cabriolet). Il resterait environ 60 ‘‘Sixteen’’ et les prix sont des ‘‘moyennes’’ vu que certaines ont dépassé les 1.300.000$. Club : The Marmon Club Marmon. Club Membership and Registration c/o Gloria Kannas, Treasurer 18875 290th St. Treynor, IA 51575-6335 www.themarmonclub.com et sur Facebook : www.facebook.com/The-Marmon-Club-157725430995168

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Les Fiches

Marmon Sixteen 1931-1933

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Production : moins de 400 exemplaires, dont 86 pour l’année 1933. Les prix allaient de 4800$ à 6100$. Une Ford V8 cabriolet coûtait 495$ en 1932...

Photo www.wallpaperup.com

Photo www.wallpaperup.com

Ci-dessous, un cabriolet deux portes avec rumble seat (siège de belle-mère) de 1932 aux couleurs flamboyantes, sur un parterre de gazon parfait.

Le design des Sixteen est très moderne, aucune fioriture, le coup de crayon est simple et sans bavure.

Photo par royckmeyer - www.flickr.com

Photo www.hemmings.com

Photo www.wallpaperup.com

Ci-dessus, un coupé 2 portes dit ‘‘Victoria’’. A gauche, l’enjoliveur central. En cas de restauration, vaut mieux s’asssurer que la voiture est complète...

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Les Fiches

Buick Grand National / GNX 1982-1987

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1987

Marque commerciale : Buick Modèles : Regal Grand National et GNX Années : 1982, puis de 1984 à 1987. Carrosserie : berline 2 portes (ou coupé) Groupe d’appartenance : General Motors Fabricant : Buick Division ***

Bref historique : Les années 80 ne sont pas vraiment le summum des ‘‘ricaines’’ : carrosserie ‘‘boxy’’, moteurs poussifs, bref rares sont les collectionneurs de cette décennie. Les Buick n’échappent pas à la morosité ambiante avec des Riviera n’ayant que peu de points communs avec celles des années 60 et 70. Heureusement la division court en NASCAR et remporte le titre en 81 et 82. Pour commémorer cet événement, une série spéciale ‘‘Grand National’’ en couleur argent et noir + striping rouge est proposée à mi-saison, avec hélas l’anémique V6 atmosphérique, même si une poignée ont eu droit au package ‘‘Sport Coupé’’ avec le 3,8 litres turbo de 175 chevaux... Deux ans plus tard, l’option revient, couleur noire (comme toutes les suivantes) mais moteur turbo de 200 chevaux. Là c’est mieux ! Véritable ‘‘tire smoker’’, inconfortable, exigeante, bref le muscle car des années 80. En 1987, la GN se voit gratifier (en option) d’une version ébouriffante, la GNX, aux performances époustouflantes. Pensez, le moteur est préparé par MacLaren. La GNX est le ‘‘collector ultime’’ des Eighties, pour les nostalgiques des ‘‘good ol’ days’’...

1987

L’intérieur bi-ton d’un modèle 1987, et avec un toit T-Top. Photo par Bryce Womeldurf - www.flickr.com

Le V6 de la GNX.

Technique : Moteur :  - 1982 : V6 fonte 252 ci (4,1 litres). 125 chevaux, carburateur 4 corps. Option 231 ci turbo, 175 chevaux. - 1984-85 : V6 231 ci (3,8 litres) turbo. 200 chevaux. Injection électronique séquentielle. - 1986 : idem 1985 sauf 235 chevaux. - 1987 : 245 chevaux sur GN et 276 chevaux sur GNX. En réalité la GNX dépasse les 300 chevaux... Transmission : aux roues arrière. Boîte automatique à 3 rapports en 1982, 4 rapports de 1984 à 87. Freins : assistés, disques avant, tambours arrière (eh oui...). Suspensions : ressorts hélicoïdaux. Suspension spéciale sur GNX. Pneus : P215/65R15 (P245/50VR16 et P255/50VR16 sur GNX). Dimensions : - Empattement : 2,75 m. Longueur x largeur : 5,10 x 1,82 m. Poids : 1500 kg. La GNX abat le 1/4 mile en 13,4 secondes et le 0-100 en 5,5 secondes !! La GN ‘‘normale’’ demande une seconde de plus en 1987. Vitesse max de 126 mph (limitée), ou 150 sans limiteur.

1984 Evolution : Si on exclut la 82, toutes les GN se ressemblent de loin : elles sont noires ! Chaque année a vu de petites différences de calandre et l’escalade à la puissance. La GNX a remis au goût du jour les ‘‘portholes’’ qui sont bien utiles pour évacuer la chaleur... Un comparatif entre une Corvette Callaway Twin turbo et une GNX fut organisé par la revue Cars Illustrated. Et sur quatre 1/4 miles c’est la GNX qui gagna... Néanmoins il ne fallait pas faire 100 m. de plus ! A noter aussi que l’option GNX coûtait 10.000$ ce qui amenait la voiture à presque 30.000$ ! Et vu la cote actuelle c’était en fait un bon plan... 08

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Les Fiches

Buick Grand National / GNX 1982-1987

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Cote : (en état concours US) 1982 à 86: 26.000$. 1987 : 35.000$. GNX : de 60.000 à plus de 100.000$ ! Clubs : Il semble que le BGNRA (Buick Grand National Racing Association) n’existe plus qu’en forum... Voir http://buickturboregal.com, http://www.turbobuick.com, http://www.gnttype.org, http://www.beforeblack.net/gnsc.htm ou sur Facebook : https://www.facebook.com/gtagn/ Prix et production : 1982 : 215* exemplaires à 15.480$. 1984 : 2000 exemplaires à 10.769$. 1985 : 2102 exemplaires à 13.315$. Reuben Whitehouse - www.flickr.com 1986 : 5512 exemplaires à 14.349$. 1987 : 20193 Grand National, 547 GNX à 15.136$ et 29.900$ respectivement. * une vingtaine aurait eu le 3,8 litres turbo.

Pas facile de trouver une photo du modèle 1982 avec sa teinte partiellement grise. Deux GNX ci-dessous ! Reconnaissables au ‘‘X’’ sur la calandre. Pour le reste, elles sont toutes noires, de 1984 à 1987, et quasiment identiques.

Ci-dessus, la gentillette et anémique Regal normale. Le modèle a été aussi la voiture officielle des jeux olympiques de Los Angeles de 1984, d’où le logo avec les anneaux...

Photo par Chad Horwedel - www.flickr.com

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The American Feeling 31 Section = Coordonnées = American Feeling 31 11 route de la Salvetat 31490 Léguevin 31americanfeeling@gmail.com = Contacts = Président : Jean-François Thépenier 05 61 86 54 78 jean.francois.thepenier@gmail.com Vice-Président : Hervé Teychene corvette50th.herve@wanadoo.fr Vice-Président : André Palis 05 61 92 97 71 ou 06 15 63 09 44 Secrétaire : Rose-May Thépenier 05 61 86 54 78 rosemay.thepenier@gmail.com

Le mot du chef et plus ! Le 19 février dernier, l’American Feeling 31 a fait sa 10ème assemblée générale, à ‘‘l’Escala’’ à Muret (31). Nous avons été très bien accueillis par notre 49ème adhérent. Pour la dixième année consécutive, je vais prendre la responsabilité de ce club, créé en 1989. Le bureau reste inchangé. Nous avons en même temps célébré l’arrivée du 50ème membre, le plus jeune de l’équipe. L’année 2015 a vu le nombre des adhérents passer de 34 à 50. Merci à tous de nous donner les moyens de continuer cette passionnante aventure. De nombreux adhérents sont venus avec leur voitures américaines qu’ils ont pu garer dans la cour de l’hôtel Concordia, juste à coté de la salle du restaurant. Ils ont eu aussi le loisir d’écouter un concert de l’orchestre ‘‘The Money Makers’’. La mise à jour de notre page Facebook sera désormais assurée par notre dynamique et sympathique ami ‘‘Fred’’, qui l’alimente pratiquement en ‘‘live’’. Par exemple, la photo d’une américaine, capturée sur la rocade de Toulouse, s’est retrouvée quasi-instantanément sur notre page. N’hésitez pas à la visiter : https://www.facebook.com/americanfeeling31 Bon début d’année à toutes et tous. Jean-François Thépenier

Trésorière : Cécile Marty 05 61 92 98 05 Quand vous appelez, présentez-vous, ce sera plus facile et plus simple, votre interlocuteur vous en remercie par avance !

= Internet = Web : http://www.ameling31.com Cotisation : 45€/an

***

Le Calendrier

Affiches, détails, inscriptions sur : http://www.ameling31.com/calendrier.html

Manifestation mensuelles : De mars à septembre, nous avons rendez vous certains dimanche, sur le parking du Simply Market, rue B. Franklin à Launaguet (31140). Nous vous communiquerons les dates au fur et à mesure que nous les aurons. De plus, toute l’année une fois par mois, en principe le premier dimanche du mois qui suit le premier vendredi du mois, de 10h à 13h, les collectionneurs peuvent se rencontrer et partager notre passion commune autour de nos véhicules de collection dans le parc du Jardin du Grand Rond à Toulouse, avec Toulouse Auto Rétro. Attention, uniquement les véhicules antérieurs à 1985 sont acceptés. Enfin, toute l'année aussi, les amateurs de voitures américaines peuvent également se retrouver, le 3ème dimanche de chaque mois, sur le circuit karting de Muret. Autres manifestations : 22 mai : à Toulouse, un rassemblement pour exposer 15 à 20 véhicules américains antérieurs à 1980, va avoir lieu sur la place du Capitole. La mise en place des voitures se fera entre 10h00 et 11h30. Les voitures resteront statiques en exposition et seront protégées par des barrières. Elles y resteront jusqu’aux environs de 19h00. Pour y participer, il vous faut me communiquer le numéro immatriculation de chaque voiture, marque et type. 11/12 juin : à Lavaur, Rock’&’Cars 2016. Le programme est disponible sur Facebook Rock'&'Cars à l’adresse : https://www.facebook.com/events/1491295414506418 ou sur le site du club http://ameling31.com.

Retrouvez le club sur le réseau social Facebook.

18 juin : à Fonsegrives, circuit en ville pour les jeunes à l’occasion du festival du court métrage international ‘‘Brèves d’Images’’.

www.facebook.com/americanfeeling31

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www.AMELING31.com

Coordonnées - Le mot du chef - Calendrier


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American Feeling 31

Au cours de notre visite à l’expo du Grand Rond à Toulouse le 6 mars, j’ai eu le plaisir de voir une Corvair, voiture que je n’avais pas eu l’occasion de rencontrer sur les circuits américains depuis très longtemps. J’ai donc cherché à avoir des renseignements que voici sur le modèle en question, sur lequel on peut lire ‘‘Turbocharged’’. Voici ce que l’on peut lire sur www.corvaircorsa.com : Les Corvair Corsa Turbo des années 1965 et 1966 représentaient le summum de la performance usine tirée du 6 cylindres à plat de 164 ci, en alliage d’aluminium. Ce moteur turbo affichait 180 chevaux à 4000 tours, et apportait un surplus de performances à la Corsa. Ceux qui doutaient de la fiabilité du turbocompresseur, ou qui ne voulaient pas mettre de l’argent supplémentaire pour l’option, faisaient souvent valoir que ce moteur turbo n’était pas aussi performant à l’usage à bas régime ou dans les tours que le moteur standard à quatre carburateurs de 140. chevaux. Selon le livre de John Wipff, L’histoire complète des Corvair pour les fous de Corvair, volume 1, Dick Griffin de Lansing (dans le Michigan), a remporté deux fois les championnats nationaux de drag de la NHRA au volant d’une Corvair turbocompressé dans la classe B des voitures de série. Son meilleur temps pour le quart de mile départ arrêté fut de 13,03 secondes, avec une vitesse de 113,92 mph (soit 183,33 km/h) ! Sans aucun doute, la version Turbo 180 était faite pour la route. Une fois le turbo enclenché, la conduite devenait grisante.

A.G. et autres activités

Chevrolet Corvair Corsa ‘‘Turbocharged’’.

Le moteur de série était équipé d’une pipe d’admission chromée, ainsi que le filtre à air et les circuits d’essence et d’huile. Dans les parties cachées, les soupapes d’échappement étaient en super-alliage, et les guides de soupapes étaient spécialement étudiés pour évacuer le plus de chaleur possible. Les soupapes d’admission étaient quant à elles en alliage d’acier aluminisé, pour la longévité.

A.G. et autres activités

www.AMELING31.com

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Assemblée générale... enfin, plutôt le repas qui a suivi !

Ford Thunderbird, et une Studebaker Avanti à côté, capot ouvert en cours d’observation...

Grand Rond (Toulouse).

Voitures au repos pendant que les membres sont à table... 12

www.AMELING31.com

A.G. et autres activités


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Mercury (Grand Rond, à Toulouse).

Grand Rond (Toulouse). A.G. et autres activités

Grand Rond (Toulouse). www.AMELING31.com

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The US Cars Club Normandy Section Le mot du chef... Chers adhérents, adhérentes, amis et amies, = Coordonnées = US Cars Club Normandy 9, rue des fauvettes 27120 Pacy-sur-Eure contact@uscarsclubnormandy.fr = Contacts = Président : Alain Lubat 06 18 75 07 88 Vice-Président : Pascal Nadji 01 30 55 63 83 Secrétaire : Michèle Bertocchi 02 32 36 29 97

Voilà une année qui s’annonce bien après le succès de notre rencard de février et la réunion club qui a suivi. La plupart d’entre vous y sont restés et constaté qu’au club la convivialité et la transparence ne sont pas de vains mots. Tant mieux, c’est pour cela que nous avons créé le club (voir le compte rendu en ligne sur le site rubrique membres/vie du club). Quand je vois à la télé ou sur internet toutes les tracasseries que génère notre société, je me dis que nous avons bien de la chance avec nos belles autos : dérivatives, euphorisantes, salutaires, il faut en profiter au maximum, d’autant que la vie est bien trop courte. Il n’y a rien à attendre de ces rapaces de tous poils qui en veulent uniquement à notre argent en nous privant de plus en plus de nos libertés élémentaires et n’hésitant pas à nous culpabiliser à toute occasion. Alors, relisez notre programme et sortez ! Il y en a pour tous les goûts, tous les prix, des gratuits aussi et même certains où l’on vous offre le repas. Tiens j’ai remarqué que c’était de moins en moins vrai. Alors ne manquez sous aucun prétexte nos deux sorties phares de début d’année, le Spring Cruising qui nous mènera dans des lieux chargés d’histoire et de merveilles, puis notre rallye annuel exceptionnel cette année avec l’option du vendredi au sanctuaire de Notre Dame de Montligeon. Le reste du week-end à l’avenant bien sûr (détail sur le site web).

Trésorier : France Lenglet Trésorier adjoint : Jacques Fayolle 06 86 53 28 17 Membres du bureau : Eric Catillon Fabrice Darmon Jacques Gancarz Daniel Vandenbossche = Internet = Web : www.uscarsclubnormandy.fr Forum web : www.amerisud.fr/forum Cotisation : 50€/an ***

Hershey : nos clubs se décarcassent pour vous proposer une initiation à l’Amérique avec en point d’orgue, peut-être la plus grande bourse automobile du monde. Des hectares de voitures, pièces et engins de toutes sortes. De quoi délirer et faire de beaux rêves. Voyez le programme dans la dernière revue ou sur notre site internet. A bientôt avec vous, Alain Lubat

Le Calendrier

Détails & inscriptions sur : http://www.uscarsclubnormandy.fr/

10 avril : Spring Cruising à Jouy-en-Josas [USCCN]. 23/24 avril : 8ème rassemblement au Neubourg (27) [Rétros du Plateau]. 13/16 mai : Rallye Annuel dans la région d’Alençon (61) [USCCN]. 19 juin : Inter-Club à Crévecoeur le Grand (80) [USCCN]. 10 juillet : One Day Trip à Beaumesnil [USCCN]. 4 septembre : Parc de Navarre Evreux, Sté des courses [Mairie d'Evreux]. 10 septembre : American Car Festival à Mantes-la-Jolie [ACCF]. 18 septembre : Mot’Art au Parc de Navarre à Evreux [Mot'Art de Vernon]. 24/25 septembre : salon Auto Retro à Rouen [Parc Expo]. 22/23 octobre : Champagne Party à Congy (51) [USCCN]. 4 décembre : repas du club à Pacy-sur-Eure [USCCN].

Et toujours le rencard le 1er dimanche de chaque mois à Pacy-sur-Eure (10H-13H).

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www.USCARSCLUBNORMANDY.fr

Coordonnées - Le mot du chef - Calendrier


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La ‘‘Champagne Party’’, qui a lieu traditionnellement fin octobre, est la dernière sortie de la saison pour L’US Cars Club Normandy. Celle-ci se déroule sur un week-end et nous donne l’occasion de découvrir la Champagne et ses curiosités.

US Cars Club Normandy

Après un regroupement des membres à l’auberge du ‘‘Chaperon Rouge’’ où nous avons déjeuné, la visite du Château de Réveillon nous attendait, château qui fait l’objet d’une rénovation poussée sous l’impulsion des propriétaires qui nous ont accueillis. La visite nous a permis de mesurer l’ampleur des travaux réalisés et la passion nécessaire à ce travail de longue haleine.

Lors de la visite des lieux, nous irons de surprise en surprise. Elle est située sur une colline où la découverte d’une source a pu permettre à cette activité de s’installer en 1997. Cette source a bloqué toute nouvelle construction, aussi des solutions ont dû être trouvées pour développer l’activité avec les bâtiments existants. Le produit de la distillerie, qui ne peut s’appeler whisky à cause de la double distillation, porte donc le nom de ‘‘Esprit de Malt’’ et va vieillir dans des tonneaux stockés dans des containers métalliques pendant 5 à 8 ans et subir ainsi des expositions à des températures allant de -20°C à +40°C. Ce procédé surprenant a pour effet de faire vieillir l’alcool plus rapidement. L’entreprise ne produit que 40.000 litres par an soit environ 60.000 flacons. Plutôt orientés haut de gamme, leurs tarifs peuvent atteindre 800€ pour le produit le plus abouti qui est à la production limitée (une centaine de bouteilles), mais propose aussi un nombre important de variantes, ceci étant dû à la maturation dans les différents fûts. Par exemple, ceux ayant contenu du Sauternes donne un ‘‘Esprit de Malt’’ légèrement vanillé, dont les prix se situent entre 60 et 280€.

La dégustation va commencer à la distillerie Guillon. Technique Le malaxeur (à gauche) est une ancienne toupie à béton dans laquelle le malt est additionné d’eau à 80°C (d’où la présence d’une isolation sur la toupie). Après un certain temps, le malt est évacué comme le béton à l’époque, puis le ‘‘jus’’ filtré est stocké dans des bacs, pour fermentation à 5°, avant une 1ère distillation qui donne un alcool à 35°. Celui-ci est ensuite de nouveau distillé pour donner un alcool à 80°. A noter que sur le contenu d’un bac de 800 ou 1000 litres, seul reste 80 litres d’alcool à 80° soit environ 10%. A son tour cet alcool est additionné d’eau claire (source locale et protégée) qui sert à redescendre le degré d’alcool à 42° et 46° (suivant le type de whisky désiré). Ce produit est enfin stocké dans des tonneaux de bois ayant contenu divers vins (Bordeaux, Bourgogne, Vins du Jura, Sauternes...). Chaque tonneau va donner à cette liqueur un arôme particulier que l’on a pu constater lors de la dégustation. Bien évidemment, Champagne et Esprit de Malt sont à consommer avec modération !

Champagne party 2015

Après cette visite, nous nous sommes dirigés vers notre lieu de résidence, Les Champagnes Truffaut, qui font chambres d’hôtes. Après avoir pris possession des lieux, apéritif au Champagne, nous avons apprécié le repas cuisiné par la propriétaire (fine cuisinière) avec bulles à volonté et bonne ambiance des convives. Ces agapes nous ont permis de déguster plusieurs productions de notre hôte. Le lendemain après petit-déjeuner et emplettes de bonnes bouteilles, nous sommes allés visiter la distillerie Guillon.

Une dégustation sur place lors du déjeuner nous a permis, dans une ambiance studieuse, de saisir (en partie) les subtilités des différentes variantes proposées et leur mariage possible avec les aliments salés ou sucrés. Et ce fut déjà l’heure de se donner rendez-vous pour 2017... Eric Catillon & France Lenglet Champage Party - 2015

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Mercury Comet, Ford F-150 Raptor, Buick Park Avenue, Chevrolet Caprice wagon.

rencard de février 2016

US Cars Club Normandy

Le rencard de février a été l’occasion de se retrouver et de tenir notre réunion de bureau trimestrielle. A cette occasion, nous proposions un buffet dînatoire à 5€ par personne, apéro, vin et Perrier compris (on ne rigole pas, si, si, ils y ont cru !). De nombreux amateurs sont venus nous rendre visite et nous étions plus d’une vingtaine pour le repas et la réunion qui a suivi. Les membres présents du bureau ont apprécié la participation des adhérents. Ce fut l’occasion d’informer que l’assemblée générale se tiendrait le dimanche 6 mars à la suite du rencard et du repas prévu. Démarrage à 15h00 pour une fin estimée à 17h00. Deux membres sont sortants, Fabrice Darmont (fondateur), qui reste adhérent, mais prend la présidence du club d’anciennes de Vernon et Daniel Vandenbossche pour convenance personnelle causée par les difficultés de la vie, et qui reste adhérent ausi.

De la Ford A (à gauche) à la Cadillac XLR (page de droite), environ 70 ans d’écart lors ce rencard de février.

La place de Daniel était déjà cooptée par notre chargé de communication Christian Français. Deux autres personnes actives au club se sont portées candidates : Gérard Gougé et Ramuncho Fouchy. Il y aura donc vote lors de l’A.G. pour désigner les nouveaux membres du bureau. Alain Lubat.

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Rencard de février 2016


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Oeuvres d’un artiste en dessin automobile. Très beau à voir, et à accrocher sur les murs chez soi.

Rencard de février 2016

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Chevrolet Bel Air 1954.

Repas annuel du club

US Cars Club Normandy

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6 décembre 2015 : cela fait un an que tout le monde attend, c’est comme le Beaujolais nouveau personne ne voudrait manquer le jour du grand banquet US cars club. Cette année, record absolu d’affluence, comme quoi les adhérents que nous sommes sont fidèles, mais pas que.. je soupçonne aussi une certaine forme de gourmandise chez certains... et l’occasion de se repaitre comme toujours de ces bonnes choses. Tandis que nos anciens prenaient sous leurs ailes nos nouveaux adhérents ‘‘bienvenue à eux’’, nous prenions possession de nos écuelles pour l’instant vide, apéro oblige sous la baguette du Boss, je devrais plutôt dire ‘‘son verre’’ nous trinquons et partageons tous cette bonne humeur de notre club US cars. Bruits et surtout odeurs commencent à monter des cuisines où les bœufs entiers cuisent sur des broches et l’on commence à rouler les tonneaux de vin vieux afin de gaver nos panses et d’abreuver ces gosiers asséchés. Le repas s’achève signé par le dessert et le café, mais un petit entracte survint avant tout cela. Ah je vous vois déjà penser au trou normand ou je ne sais quoi, mais que nenni ! Dans la surprise générale et surtout celle de Michèle et d’Alain qui se sont vus appeler au micro afin de leur offrir de la part de tous les adhérents, en guise de remerciements et de leur dévouement pour le club, un superbe bouquet de fleurs pour Alain (il les aime tant) et un excelwww.USCARSCLUBNORMANDY.fr

Repas annuel du club


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lent alcool de mise en appétit à Michèle (elle les aime tant), ou peut-être le contraire ? Enfin petit présent bien mérité pour un grand dévouement. Ayant gardé cette cerise du gâteau qu’a été ce moment sympathique et émouvant pour la fin, c’est ainsi que se clora à la nuit tombante cet excellent repas annuel d’US cars club. En espérant que vous ayez passé de bonnes fêtes de fin d’année ! JCS

Repas annuel du club

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The AmeriSud Section Le mot du chef... = Coordonnées = AmeriSud 53, rue Abbé Brémond 64000 Pau amerisud@sfr.fr = Contacts = Président : Philippe Courant 06 83 86 93 12 phil.courant@amerisud.fr Trésorier : Didier Hardy 06 72 30 65 24 didier.hardy8@orange.fr

Dans les pages suivantes nous allons revenir sur quelques sorties de la fin de l’année 2015 qui auraient pu tout à fait être ‘‘taguées’’ printemps 2016 vu les conditions climatiques des derniers mois de l’année passée ! D’ailleurs la première sortie 2016 en mars, le rencard Spécial US Quartier Libre s’est déroulée sous un temps moins resplendissant. Cette année 2016 va voir quelques news côté sorties. En effet il y a deux nouveautés, le week-end AmeriGers organisé par Thierry Carlier dans ses ‘‘terres natales’’ ou du moins proches de chez lui et le festival Rock’abilly de Tarbes au tout début septembre. Là aussi on a Jean Michel qui s’en occupe. Entre temps il y aura Lavaur, Mirande mais pas Réalmont, la direction du festival ne souhaitant pas prolonger les 15 années de bail avec Bobby... Dommage mais le fait aussi de proposer une programmation avec jazz et salsa ne cadre pas vraiment non plus avec les voitures US. O tempora, o mores ! A bientôt sur les routes ! Phil Courant

Animateurs : tout le monde ! Webmaster : Philippe Courant 06 83 86 93 12 phil.courant@amerisud.fr = Internet = Web : http://www.amerisud.fr Forum web : http://www.amerisud.fr/forum Cotisation : 40€/an ou 72€ pour 2 ans

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Le Calendrier

Affiches, détails, inscriptions sur : http://www.amerisud.fr/

7/8 mai : week-end dans le Gers (région de Plaisance, Bassoues, Riscle). Attention, réservé aux voitures US de plus de 30 ans ! 21/22 mai : Grand Prix Historique de Pau (64). 5 juin : sortie à Lucq de Béarn (64). 11/12 juin : Rock & Cars à Lavaur (81). 17/18 juin : Dumpy Run (64). 14/17 juillet : festival country de Mirande (32). 30/31 juillet : Participation au Custom Week à Ger (65). 1/4 septembre : festival Rock’abilly à Tarbes (65). 10/11 septembre : (sous réserve) festival Rock’ab à Dunes (82) 23/25 septembre : Idron Bike (64). Sans oublier le rencard mensuel Spécial US le dernier vendredi du mois à 19h30 au Café Racer Diner de Lescar (64).

Retrouvez le club sur le réseau social Facebook. www.facebook.com/AmeriSud

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Dernières infos Calendrier : www.amerisud.fr/forum/viewtopic.php?f=17&t=2070

Coordonnées - Le mot du chef - Calendrier


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AmeriSud

70 voitures se sont déplacées, grâce à une fenêtre météo improbable et providentielle, vu le temps qu’il avait fait la veille ! Les absents ont donc eu tort, même si après le repas (où nous étions plus de 80) le ciel s’est de nouveau mis en version humide. De nouvelles voitures comme une superbe Chevelle SS de 1969, la présence de l’Escadron Béarn Bigorre avec Jeep et GMC, bref le parking US était quasiment plein en fin de matinée...

Le 1er dimanche de mars, lors du rencard ‘‘Quartier Libre’’, un espace privatif est réservé aux américaines. Ce 6 mars c’était déjà la 6ème édition.

Le repas s’est déroulé sur place, enfin à 100 mètres des voitures, au restaurant ‘‘A la bonne heure’’. Un grand merci à tous ceux qui sont venus de loin, côte basque, landaise ou Gers. Philippe Courant Merci aux photographes, à savoir Phil64, laurent300c et JM65. D’autres photos sur le forum web, en scannant le QR code ci-dessous. Bon surf !

6ème rencard spécial US - 06/03/2016

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6ème Rencard ‘‘Spécial US’’

Juste ce qu’il fallait de soleil (ou de moins mauvais temps) pour faire se déplacer 70 voitures.


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Le parking se remplira une fois la météo plus clémente...

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6ème rencard spécial US - 06/03/2016


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Si vous trouvez que la page de gauche a une tonalité qui tire sur le rouge, et cette page qui tire sur le noir, c’est fait exprès. C’est ainsi que votre rédacteur en chef s’amuse en faisant la mise en page de la revue (ça rend la tâche plus plaisante !).

La nouvelle voiture du patron. 6ème rencard spécial US - 06/03/2016

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Journée US à Baliracq

AmeriSud

Une première pour ce petit village du nord du Béarn. Hélas le public n’était pas vraiment présent... Le comité des fêtes de Baliracq, à côté de Garlin, avait fait de ce samedi 17 octobre, une journée US pour essayer de faire bouger les gens du village et d’alentour. Mais il n’a pas été vraiment suivi, même si tous les organisateurs étaient contents de notre présence et des démos et initiations du club Country Dancer’s Tiag’s 64 de Jurançon dont le président n’est autre que Thierry du bureau d’AmeriSud. Il avait pour l'occasion sorti sa Newport 68 convertible, qui comme les autres cabriolets, se prélassait décapotée sous un soleil d'automne. A noter une franco-américaine, la Facel FV3B de Jean B. avec son moteur 392 Hemi à 2 carbus 4 corps. Anecdote historique, elle a appartenu à ‘‘l’ennemi public n°1’’ des années 70, à savoir Jacques Mesrine ! A renouveler mais avec d'autres animations autour (vide-grenier, marché artisanal, etc...) pour attirer les gens de ‘‘l’extérieur’’. En tout cas chapeau pour l'organisation ! Philippe

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Journée US à Baliracq - 17/10/2015


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Pendant que certains s’exercent sur la piste de danse...

Journée US à Baliracq - 17/10/2015

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Téléthon 2015

AmeriSud

Si vous trouvez un thème jaunâtre sur cette page, c’est fait exprès...

Cette année AmeriSud a organisé des baptêmes dans le village de Gardères (65), à l’occasion du ‘‘Téléthon des enclaves’’ !

espionner le Béarnais et éventuellement se défendre contre une attaque... Philippe Courant

En effet nous étions à la fois dans le 64 et le 65, voir ci-dessous, en cette superbe journée du 5 décembre. Plus d’une douzaine de voitures, de la Corvette des années 2000 aux ‘‘Fifties’’ comme la Windsor de Christophe. Les baptêmes se sont succédé à un rythme effréné avec un choix partagé entre les sensations en Corvette, Camaro ou Charger sur la petite départementale ou la vue sur les Pyrénées (faiblement) enneigées dans la benne du pick-up Dodge ou l’Imperial décapotée, ce qui est rarement le cas en décembre ! 130 personnes ont participé soit plus de 500€ pour le Téléthon. Un montage photos est dispo sur Youtube avec ce lien (raccourci) : http://tinyurl.com/gl5q2a5 Une affaire qui a plus de 900 ans Les enclaves datent du mariage de Talèse d’Aragon avec Gaston IV le Croisé en 1085. Lors de son mariage avec Gaston IV le Croisé, maître du Béarn, Talèse, nièce du comte de Bigorre, apporta en dot la vicomté du Montanarès moins cinq paroisses, les enclaves actuelles. On ne sait pas exactement pourquoi. D’aucuns avancent que les relations étaient telles entre les comtes de Bigorre et Béarn qu’il fallait garder des espaces entre Pau et Tarbes pour 26

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Téléthon - 05/12/2015


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Téléthon - 05/12/2015

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The V8 Forever Section Le mot du chef... Amies et amis bonjour ! = Coordonnées = V8 Forever 49 impasse du Lavoir 69380 Belmont d’Azergues club.v8forever@orange.fr = Contacts = Président : Philippe Letuvée 06 26 43 10 99 president@v8forever.com

En ce début de printemps 2016, voilà déjà la 11ème année du V8 Forever qui commence, la 5ème année de notre co-participation au Mag, ce numéro 21 vous a été remis à cette 11ème assemblée général [NDLR : si tout s’est bien passé comme prévu !] où nous sommes 90 attablés pour un dîner où le club a fait un bel effort : que du bon Beaujolais et des trois couleurs dans les verres. Le Mag sera adressé par poste aux regrettés absents (beaucoup travaillent le samedi, d’autres présents en après-midi seulement avaient déjà leur soirée prise). Le site web du Club a été totalement réactualisé en début d’année par un pro de notre Bureau : Gwenael Berry. Il est haut en couleurs ‘‘vintage’’, en ‘‘music’’, alors n’hésitez pas à le visiter chaque semaine pour ne pas manquer les nombreuses sorties 2016 (rubrique Agenda en particulier).

Vice-président : Jean-Pierre Pittore 06 07 34 46 53 vice-president@v8forever.com Finances : Dominique Letuvée 06 34 01 02 36 Contrôle-Gestion : Babette Lagadeuc

Philippe Letuvée

Le Calendrier

Affiches, détails, inscriptions sur : http://www.v8forever.com/crbst_141.html

Secrétaire : Yann Lagadeuc 06 32 24 90 77 secretaire@V8forever.com Logistique : Alain Patrat 06 20 12 60 93 logistique@v8forever.com Animateur : Loïc Chaboud 06 08 80 44 65 animateur@v8forever.com Casting : Mily Amann 06 44 81 26 24 casting@V8forever.com Webmaster : Gwenael Berry 06 51 10 88 00 webmaster@v8forever.com Salons : Christian & Christiane Thomas 06 10 61 77 16 salons@V8forever.com Relationnel : Jean-André Frontera 06 77 10 15 12 relationnel@V8forever.com

10 avril : Classic Cars à Meet & Greet à Craponne (69). 17 avril : la Traversée de Lyon à La Tour de Salvagny (69). 21/24 avril : ‘‘There's Good Rockin’ Tonight’’ à Attignat (01). 15 mai : 20 ans de la Concentration motos à Taluyers (69). Notre Club est spécialement invité pour l'occasion !! 29 mai : journée américaine du Lions Club Pont-La-Tour à Cessieu (38). 10/13 juin : ‘‘Spring & Summer PARTY’’ à Vogüé (07). 16/17 juillet : ‘‘West’ N’ Bike’’ à Porcieu (38). 31 juillet : ‘‘L'Ouest Américain en Chartreuse’’ à Saint Laurent du Pont (38). 27/28 août : ‘‘Aix Auto Légend’’ à Aix Les Bains (73) 03/04 septembre : rassemblement de véhicules anciens à Verna (38). 16 octobre : ‘‘Rétrotal’10’’ à Taluyers (69). 04/06 novembre : salon Epoqu’Auto à Lyon-Eurexpo (69).

Nous allons éditer un album collector 100% V8 Forever dont voici le projet de couverture (qui sera cartonée) d’un chic sobre, un document explicatif vous est remis avec ce Mag. Cette illustration est un projet de couverture de ce numéro spécial. Vous pouvez en proposer d’autres. Chiche !

= Internet = Web : www.v8forever.com Forum web : www.amerisud.fr/forum/ Cotisation : 49€/an pour un couple revue incluse

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Cadillac Eldorado sur le stand du V8 Forever.

V8 Forever

Le ton est donné dès l’entrée avec Rolls et portail de maison de maître..

L’un des thèmes choisis par les organisateurs était Rolls-Royce avec un plateau exceptionnel et dès l’entrée : ils ont fait très fort. Voici un aperçu photographique du salon qu’on ne peut que vous inciter à visiter.

Epoqu’Auto 2015

En novembre dernier se tesalon nait le 37ème Epoqu’Auto à Lyon-Eurexpo, le 10ème pour le V8 Forever, avec cette année encore un record de 55.000 visiteurs sur les 3 jours d’ouverture, selon les organisateurs, chiffre non contesté par la police car comme vous allez le voir : c’était une manifestation éminemment pacifiste ! Et vu la foule, on ne contestera pas non plus.

Philippe Letuvée

Sympathisants d’AmeriSud (Stéphane & Cathy, Christophe , Jean-Maurice & Marie-Pierre). Puisqu’on vous dit que le salon mérite le détour... Epoqu’Auto - 06-08/11/2015

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File au stand pour les friandises... aux saveurs planantes ?

Peace and love !

La Citroën DS fêtait ses 60 ans.

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Cool attitude.

Epoqu’Auto - 06-08/11/2015


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Groupies de toutes générations.

Relations publiques avec la maréchaussée. Epoqu’Auto - 06-08/11/2015

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Rétrotal’9

V8 Forever

La Cadillac 1959 de Jacques-Henri & Marie-Claire. Pour cette 9ème édition de Rétrotal (à Taluyers dans le Rhône), le succès est au rendez-vous comme toujours avec le soleil en prime. Organisé par le MCD5 notre club ami, on y voit venir de plus en plus d’américaines comme dans toutes les manifestations à l’origine ouvertes à tous véhicules anciens. Les américaines, le public aime (et ça rime). La place des V8 y est chaque année plus prédominante. Car d’un millésime à l’autre, tant en esthétique qu’en coloris, aucune n’est semblable d’une année sur l’autre. Exemple illustré avec les Cadillac en cinq photos de nos adhérents. Le 5 mai, le MCD5 fêtera ses 20 ans en accueillant des centaines de bikers et le V8 Forever à Taluyers sur un stationnement exclusif dans la cour du prieuré. Philippe Letuvée

Le prieuré, à Taluyers. Ci-dessous, une Cadillac 1958 (rose). Dans ces années-là, le style des Cadillac change chaque année avec une ascension progressives des ailerons jusqu’en 1959.

La Mustang de Yann. Les fanas de vieilles européennes nous ont dit un jour : pff, vos V8, ce ne sont que des tracteurs bien habillés. Et bien on assume ! 34

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Rétrotal’9 - 18/10/2015


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Photo par Dominique Bonnet.

Jean-Jacques et Noëlle et leur nouvelle Lincoln.

Cadillac 1962 de Chris & Gisèle.

Cruising. La toute récente acquisition de Alain : Oldsmobile Toronado 83

Le V8 à table. Rétrotal’9 - 18/10/2015

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Présentation New Mustang

V8 Forever

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Les Satin Doll Sisters (et la Mustang au centre au cas où vous ne l’ayez pas vue...). Le 5 novembre dernier, au milieu des invités et clients, une sélection de clubs locaux et nationaux était conviée par Ford Magris à Givors (69) pour inaugurer les premières Ford Mustang 2015 disponibles en concession. Le Club V8 Forever et le Mustang Club de France se sont coordonnés pour exposer une vingtaine de modèles de quasiment toutes les périodes de ce modèle mythique qui fêtait ses 50 ans en 2014 mais qui depuis cette année est aussi importé en France par le groupe Ford. En plus des essais routiers de la nouvelle Mustang 2015, nous avons aussi bénéficié d’un très beau concert des Satin Doll Sisters. Une belle soirée dans une ambiance conviviale, accompagnée par le vrombissement régulier des V8.

Nous étions accueillis par Jacques Rolland (au centre), le boss de plusieurs concessions Ford près de Lyon. Il est depuis quelques mois adhérent du V8 Forever et a eu un geste amical pour nous soutenir lors du Salon de l’Auto en septembre en faisant un don au Club en numéraire avec en plus une centaine de casquettes Mustang distribuées à nos visiteurs lors de ce salon lyonnais (voir le Mag 20).

Les photos sont évidemment et exceptionnellement 100% axées Mustang parfois avec peu de luminosité car c’était en soirée de novembre mais avec ce qui fait le charme des américaines : de tous coloris. Yann Lagadeuc Photos Jacky C. et Dominique B.

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Présentation new Mustang - 05/11/2015


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Publicité Ford Canada de 1980 pour la Mustang de l’époque. Présentation new Mustang - 05/11/2015

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Imperial : la relance, partie 1

1980s

Imperial 1983 Image © Chrysler

Nous n’avions pas prévu de parler des Imperial post-1975 car ce ne sont plus des modèles d’une marque à part entière. Mais à la suite d’une demande sur le forum des clubs, voici un premier chapitre sur les modèles des années 80, qui feront un flop quasiment dès leur lancement, et ce malgré tous les efforts de Frank Sinatra...

Nouveau flop... 38

Le Mag

1981-1983 - NOUVEL ESSAI RATÉ Il paraît qu’on apprend des erreurs du passé. Pour Chrysler et son modèle de luxe Imperial (une marque à part entière de 1955 à 1975), il semble que cela ne s’applique pas malheureusement. Et une nouvelle fois, l’histoire se répétera encore...

lancées : LeBaron, Newport, New Yorker, ces deux dernières partageant la même structure. Seule la Cordoba (déjà assez petite) reste inchangée. Celle-ci sera renouvelée l’année suivante en perdant centimètres et kilos superflus aussi...

Nous sommes en 1975. La dernière Imperial LeBaron tombe de chaîne, et Chrysler arrête les frais avec cette marque boudée depuis toujours par les acheteurs. Pour s’y retrouver et mettre un peu d’ordre dans la gamme, les modèles deviennent des New Yorker Brougham, et seront vendus jusqu’en 1978, en battant tous les records de vente (voir le Mag nº20).

A la même époque, Chrysler est financièrement exangue. Il n’y a plus un rond dans les caisses, et le président d’alors, Lee Iacocca (fraîchement viré de chez Ford), réussit à ce que l’Etat Fédéral américain garantisse des prêts privés à hauteur de 1,5 milliard de dollars, ce qui apportera une bouffée d’oxygène à la compagnie. On est alors fin 1979.

A côté, Lincoln et surtout Cadillac continuent La fin de la décennie voit d’abord la General de vendre beaucoup de coupés prestigieux Motors réduire considérablement la taille des de haut de gamme, générateurs de profits ses paquebots, ainsi que la cylin- VRP de luxe, Frank Sinidrée des moteurs. tra fera de la publicité Adieu les ‘‘full- pour le nouveau modèle, sizes’’ géantes, et cela ne passera pas adieu le V8 de 8,2 inaperçu. Une série spélitres... Lincoln fait ciale portera même son de même, en der- nom, la couleur du monier. Town Car et dèle étant alors spéciContinental Mark fique (1981), extérieur passeront par une comme intérieur. cure d’amaigrissement sévère. Chrysler fait de même, et pour l’année-modèle 1979, de toutes nouvelles automobiles sont Imperial 1981-83


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Ci-contre, la Dodge Mirada (millésime 1981). C’est grosso modo la même voiture en version moins luxueuse. Etant donné les attentions portées à la fabrication de l’Imperial, on est en droit de se demander quelle pouvait être la fiabilité de la Dodge ou de la Chrysler Cordoba....

*** Chiffres de production *** *** par année-modèle *** - 1981 YS22 Prix Production cpe $18311 8113 dont 148 avec le package Frank Sinatra. dont 888 pour le marché canadien. Moteur : - V8 318ci 140ch - série - 1982 YS22 cpe $20988 2717 dont 279 avec le package Frank Sinatra. dont 388 pour le marché canadien. Moteur : - V8 318ci 140ch - série

Alors que les Cadillac et les Lincoln arborait des carrosseries avec une lunette arrière verticale, l’Imperial avait cet étrange dessin avec la pliure latérale inclinée, comme si la malle arrière y avait ensuite été rajoutée. Au moins ça la rend reconnaissable entre toutes.

- 1983 YS22 cpe $18688 dont 125 pour le marché canadien.

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Moteur : - V8 318ci 140ch - série *** Chiffres de production *** *** par année calendaire *** 1980 1981 1982 1983

: 6241 ex. : 3466 ex. : 1746 ex. : 932 ex.

Total : 12.385 exemplaires. On est loin des 25.000 par an espérés...

sympathiques. Mais après l’arrêt d’Imperial début 1975, la Chrysler Corporation n’a plus rien à offrir à des clients potentiels sur le marché occupé par l’Eldorado et la Mark VI. Aussi haut de gamme que le blason Chrysler pouvait être, ce n’était pas une Cadillac, et la Chrysler Cordoba n’était pas vraiment vue comme une concurrente de l’Eldorado. La marque d’Aurburn Hills va alors lancer un coupé prestigieux en ressortant des placards le blason Imperial... Pas de berline, cabriolet ou limousine, juste une seule carrosserie, et un seul modèle : l’Imperial (sans nom particulier) de 1981 est officiellement présentée à la presse le 24 août 1980. Bien que la marque n’existe plus, la voiture ne sera pas une Chrysler Imperial à proprement parler. En effet, toute la documentation, la publicité, les slogans, mentionnent Imperial et non pas Chrysler Imperial. Mais comme vous le savez, depuis 1955, la Chrysler Corporation essaie en

Imperial 1981-83

vain de détacher le nom Imperial de Chrys- malle proéminente avec une pliure latérale ler dans l’esprit de la clientèle. Les modèles de la tôle qui fait immédiatement penser à une Cadillac Seville de deuxième généra1981 à 1983 n’échapperont pas à la règle. tion. A l’intérieur, elle est en phase avec son Pour des raisons financières, Chrysler ne époque : tableau de bord bien carré, instrupeut pas se permettre de faire un véhicule mentation entièrement digitale, moquette entièrement nouveau non plus : à cause de épaisse, sièges capitonnés, et un peu de ce cela, l’Imperial partagera les gènes avec ses clinquant typique de ces années-là aux USA. deux cousines plus ‘‘populaires’’, à savoir la Chrysler Cordoba et la Dodge Mirada. Même Fabriquée à l’usine de Windsor dans l’Ontaempattement, quasiment les mêmes dimen- rio (Canada), le modèle recevait néanmoins sions, même structure et sous le capot, un un tas d’attentions particulières afin de gavétéran, le V8 de 318 ci qui venait de souffler rantir la meilleure qualité possible au produit. ses 20 bougies peu de temps auparavant. Certaines pièces de carrosserie comme le capot et le toit étaient embouties dans des Extérieurement, la voiture est assez élé- aciers spéciaux afin d’offrir la meilleure finigante, mais les porte-à-faux trahissent l’em- tion qui soit, ainsi qu’une résistance améliopattement réduit des modèles dont elle est rée aux petits chocs de la vie courante. issue. Elle arbore une fine calandre inclinée qui n’est pas sans rappeler les dernières Les éléments mécaniques étaient égaleNew Yorker Brougham. Les phares sont ca- ment présélectionnés (moteur, boîte, alterchés comme auparavant, et à nateur, démarreur...) et certifiés avant l’arrière, on découvre une installation sur la caisse. Cela nous paraîtrait bizarre de nos jours, mais il ne faut pas oublier la piètre qualité de bon nombre d’automobiles de l’époque, même si le pire était à venir chez Cadillac - mais ça, on en parlera dans un autre article. Une fois construite, la voiture était testée sur une dizaine de kilomètres, afin de valider le bon fonctionnement des éléments mécaniques et électroniques. Après vérification que tout allait bien (comme l’ab-

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sence de fuite d’huile ou de liquide en général), la voiture était envoyée au ‘‘Centre Imperial d’Assurance de la Qualité’’ (Imperial Quality Assurance Center). Là, tout était vérifié, comme le parallélisme, le parfait fonctionnement de toute l’électronique, les défauts de peinture, l’étanchéité de l’habitacle, ou encore les suspensions. La voiture était entièrement nettoyée et lustrée à la main, et était protégée (intérieur et extérieur) avant expédition au concessionnaire, afin de livrer un véhicule neuf en parfait état à un nouveau heureux propriétaire. Au salon de Chicago de 1981 (qui a lieu juste après celui de Detroit), la foule (du salon) se presse pour voir cette nouvelle Chrysler haut de gamme. Peinte en gris, intérieur en cuir rouge, elle était sur un plateau tournant, bien mise en valeur. Les ventes semblent prometteuses, et Chrysler s’est fixé un objectif de 25.000 unités annuelles. A la fin de l’année calendaire 1980, 6.241 exemplaires ont déjà été produits, sachant qu’elle fut présentée aux Ci-dessus, l’encart tiré de Car & Driver expliquant le système d’injection électronique, avec mesure continue des flux de carburant (une première mondiale à l’époque). Et pas totalement au point, vu la conclusion de l’essayeur...

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concessionnaires les premiers jours d’octobre de la même année. A 18.311$, l’Imperial offre toutes les attentions et assistances au conducteur, ainsi qu’à ses passagers... avec quelques fausses notes ici et là toutefois. C’est une grande voiture, confortable, silencieuse, mais pas exempte de défauts, comme une direction hyper-assistée et absolument pas communicative, un châssis qui commence à dater, un poids conséquent de 1800 kg environ, ou encore des sièges qui malgré leur confort, ont une assise courte pour l’Américain moyen et des réglages limités, conducteur et passager avant ne disposant pas des mêmes possibilités. Ça fait quand même un peu tache... Ces points n’avaient pas échappé au journaliste de Car & Driver qui l’avait testée en janvier 1981. Il se demandait d’ailleurs si le système d’injection moteur n’était pas un peu trop sophistiqué pour la Chrysler Corporation. Aïe. A ce prix-là, il faut toutefois remarquer que c’est une full options, et en conséquence, plus chère que le prix affiché par la concurrence (Cadillac Eldorado et Lincoln Continental Mark VI). Le prix montera d’ailleurs en 1982 avant de redescendre ensuite. Les options au catalogue seront rarissimes. Motor Trend avait également remarqué le confort général (mais les suspensions un peu rèches sur chaussée dégradée), la belle finition (entre autres l’ajustement des ouvrants), ou le système d’injection à la complexité (ou modernité, c’est selon...) jamais vue. Sans oublier la garantie 2 ans ou 30.000 miles, qui incluait aussi les pièces d’usure. Une nouveauté à l’époque. Le V8 318 ci ainsi injecté permet de mouvoir les quasi 2 tonnes de 0 à 50 mph en 9,1 secondes, avec une consommation plutôt bonne (entre 21 et 27 mpg selon Popular

Modernité absolue pour l’époque, l’affichage entièrement digital, avec ordinateur de bord affichant différents paramètres à propos du véhicule : consommations, autonomie, horloge, vitesse (mph ou km/h) ainsi que les messages d’alerte.

Imperial 1981-83


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Science, à 55 et 35 mph respectivement), bien meilleur que la Cadillac avec le V8-6-4 (16-21) et Lincoln (18-23). Un certain nombre de modèles seront toutefois convertis en carburation classique, le système n’étant pas des plus fiables. Les consommations normalisées EPA étaient plus proches entre les modèles, avec un max de 16 mpg en cycle urbain. A noter que pendant le test comparatif entre les trois coupés (Eldorado, Mark VI et Imperial) fait par Popular Science, la Lincoln allait caler par deux fois lors des essais de freinage d’urgence, le conducteur perdant alors l’assitance de direction et de freinage. Sans parler de l’Imperial dont les pneux atteignirent leurs limites très vite, laissant les testeurs sur leur faim pour juger la tenue de route. L’Eldorado (dont le V8-6-4 était tout neuf sans le passif qui allait lui coller à la peau plus tard avec les ans et les kilomètres) remportait le comparatif - a posteriori, l’Imperial aurait pu le gagner... C’est peut-être ces défauts congénitaux des voitures américaines à la conception parfois ‘‘déroutante’’ qui faisaient dire à Car & Driver qu’au prix affiché, pourquoi ces autos n’étaient-elles pas conçues comme leurs concurrentes ‘‘d’importation’’... Malheureusement pour Chrysler, la sauce n’allait pas prendre, et ce malgré tous les efforts axés sur la qualité. En cela, l’essayeur assez critique de Car & Driver avait vu juste. Il se demandait si les 25.000 ventes annuelles espérées n’étaient pas un peu optimistes. L’avenir lui donnera raison : après 8113 modèles 1981 (remarquez que presque tous ont été produits en 1980 !), Chrysler n’en écoulera plus que 2717 l’année suivante, pour finir avec un lamentable score de 1555 pour le dernier millésime. Sur l’année calendaire 1983, seules 932 seront produites. Une misère. Chrysler arrêtera les frais, et trouvera de l’argent non plus sur le haut de gamme, mais dans ses K-Cars et autres minivans (le Voyager) qui se vendront comme des petits pains... Avec l’Imperial, le groupe arrête aussi la production de la Cordoba et de la Mirada.

Ci-contre, l’autre soeur quasi jumelle, la Chrysler Cordoba. Une automobile raffinée, mais ce n’est pas une Eldorado non plus. Comme la Mirada, le traitement de l’arrière est plus conventionnel que sur l’Imperial. Les automobiles américaines, à cette époque, ont encore un peu le clinquant qui en fait leur charme, avec chromes, roues fil, flancs blancs, traitement landau/vinyle du toit et intérieurs en rapport...

Ici un intérieur de 1983. Les sièges sont des fauteuils plats, sans aucun maintien. De toute façon, la voiture n’est pas faite pour la performance en virage.

Le slogan du début, ‘‘it’s time for Imperial’’ nom retombe dans l’oubli, avant de renaître (c’est l’heure pour Imperial), pourrait être ré- une nouvelle fois quelques années plus tard. utilisé pour la fin : c’est l’heure pour Impe- Mais ce sera pour un prochain numéro ! rial... de disparaître à nouveau. Dans Article largement inspiré de ce qu’on peut trouver sur l’anonymat, la production s’arrête. De toute www.imperialclub.org d’où proviennent une bonne façon, Chrysler ne faisait plus aucun effort partie des images illustrant cet article. de marketing pour relancer le modèle. Le

Vu le flop au niveau des ventes, le modèle n’évoluera pratiquement pas sur les trois ans de commercialisation. Et accessoirement, Detroit avait arrêté le cycle infernal de restylage annuel en vigueur dans les années 50 et 60. Les sièges sont d’un meilleur confort la première année grâce à une conception un cran au-dessus, et visuellement sur le tableau de bord, ce qui change le plus c’est le combiné radio-cassette qui évolue avec les ans. La série spéciale ‘‘Frank Sinatra’’, du nom du chanteur du même nom venu à la rescousse pour booster les ventes à la demande Lee Iacocca a une couleur spéciale en 1981 (pour correspondre aux yeux du crooner) alors qu’après, le choix de teintes est agrandi, la série spéciale devenant un ‘‘package’’ désormais appelé ‘‘FS’’ (supprimé pour le modèle 1983). Enfin, à part un chrome ici ou là, les différences sont inexistantes. Imperial 1981-83

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Eighties : une décennie difficile

1980s

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Cadillac Cimarron de 1983 : une Chevrolet Cavalier maladroitement maquillée, et symbole ultime de ce qu’il ne fallait pas faire.

Dures dures les années 80. Il faut dire que les constructeurs américains de l’époque ne s’y seraient pas mieux pris pour nous faire détester ces années-là. Style en berne, fiabilité plus que douteuse, mélange des genres, qualité lamentable, les marques US toucheront le fond. Mais avec la quasi faillite des groupes à la fin des années 2000, les années 80 ne sont qu’une étape transitoire après le début des problèmes qui commencent dans les Seventies. Le Mag

Une industrie malade En ce début des années 80, il y a déjà deux malades parmi les marques américaines. Chrysler, qui ne doit sa survie que grâce à un prêt garanti par l’Etat fédéral, et American Motors qui va fricoter avec la Régie Nationale (des Usines Renault) – la RNUR, vous vous en souvenez ? Les deux autres grands de Detroit s’ils ne sont pas en quasi-faillite, ne sont pas non plus au meilleur de leur forme. Tous (sauf AMC) viennent de faire subir à toute leur gamme une sévère cure d’amaigrissement suite à une décennie mouvementée : chocs pétroliers, lois antipollution, mais aussi nouvelles réglementations pour une meilleure sécurité des voitures. Cependant, le ver est dans le fruit, et il faudra bien trop longtemps pour que le ménage ait effectivement lieu à Detroit. En attendant, la traversée des années 80 s’annonce cahotique.

core des barges de 6 mètres de long en 1979, à la fiabilité toute relative. Ils ne s’y seraient pas pris autrement pour laisser les marques japonaises s’ancrer définitivement une bonne fois pour toute dans le paysage automobile américain. Et depuis quelque temps déjà, le ‘‘Standard of the World’’ (Cadillac pour les intimes) n’est plus ce qu’il était : la qualité de construction baisse visiblement, et les marques en général commencent à faire du ‘‘badge engineering’’ de moins en moins intelligemment. Cela atteindra son apogée dans les années 80, une décennie qui manque désespérément d’inspiration, à quelques exceptions près. Badge engineering et style en panne Rien n’est plus dangereux pour une marque que de s’adonner au badge engineering. On qualifie par ces termes les voitures créées par simple maquillage d’un modèle existant ailleurs dans le groupe, avec plus ou moins

Le décalage est énorme entre une clientèle qui plébiscite les voitures économiques et fiables, alors que Lincoln produisait enLa Chevrolet Cavalier, c’est la version non maquillée de la Cimarron. Pas une mauvaise voiture, mais de loin à pouvoir porter le blason Cadillac. Les autres clones chez Pontiac (Sunbird) ou Oldsmobile (Firenza) sont aussi semblables, parfois totalement ratés. La Buick Skyhawk est peut-être la plus jolie du lot. Les Eighties


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de bonheur (en général, c’est plutôt moins...). A ce jeu-là, la General Motors et Chrysler s’y sont donnés à cœur joie. Il suffit de citer quelques modèles emblématiques de la décennie pour nous en rappeler : Chevrolet Citation, Cadillac Cimarron et les KCars chez la Chrysler Corp. Cette dernière déclinera sa nouvelle plate-forme à toutes les sauces, de la Plymouth de base à la Chrysler de luxe, en passant par le monospace ou encore les cabriolets. Certes, cela permet de faire des économies substantielles (la Corp. fabriquera plus de 12,8 millions de K-Cars), mais cela brouille l’image des marques. Ce sera d’ailleurs le premier groupe à faire disparaître une marque avec la suppression de Plymouth à la fin des an-

Ci-contre, la Chrysler E Class (oui, le même nom que les Mercedes bien plus tard). C’est une version dépouillée de la New Yorker. En dessous, une LeBaron 1988. Ci-dessous, la Dodge Aries de 1981. Les années 80 chez Chrysler peuvent se résumer simplement par ‘‘K-Cars’’. Seule la vétérante Fifth Avenue conserve un style classique et décalé. Les K-Cars seront légères, adopteront une technique moderne (moteur transversal, traction avant), et auront du succès. Les version minivans que sont les Plymouth Voyager et Dodge Caravan inventeront le monospace en Amérique, simultanément au Renault Espace en France.

Autre complexité chez Chrysler dans ces années-là, le nom des voitures. Entre New Yorker, Fifth Avenue, LeBaron ou New Yorker Fifth Avenue, c’est la valse des étiquettes... Ci-dessous, une New Yorker Fifth Avenue de 1983.

‘‘copier/coller’’. Plus globalement, on retrouve les mêmes voitures sous des robes légèrement différentes. D’ailleurs, Lincoln s’en amusera dans ses publicités de l’époque, appuyant là où ça fait mal (voir QR code). Et si à cela on ajoute un style très banal (l’arrière spécial de la Seville est loin de faire l’unanimité !), sans aucune inspiration, il n’est pas étonnant de voir peu de ces voitures dans les collections. Pourtant, ce sont des trentenaires qui auraient leur place chez les collectionneurs.

nées 90, la gamme étant devenue tout sim- améliorations comme un V6 de série sur la plement inutile. fin, le modèle est supprimé en pleine déconfiture des ventes : 6.454 exemplaires pour le Autre voiture symbole des errances à Detroit dernier millésime, à savoir 1988. Elle fut la fut la Cadillac Cimarron. Là, GM fait fort : une mauvaise réponse de Cadillac à un vrai probanale Chevrolet Cavalier (Opel Ascona blème, doublé d’un retournement de situachez nous) se voit hâtivement mal maquillée tion : crise économique de la fin des Trente en Cadillac (mais aussi en Buick, Oldsmo- Glorieuses, l’Energy Policy and Conservabile et Pontiac – sans oublier les Holden, tion Act de 1975 imposant des normes de Isuzu et Vauxhall équivalentes sur d’autres consommation aux constructeurs, et le pémarchés). Il n’y avait rien de Cadillac sur trole qui contre toute attente tombe à 10 dolcette auto. Style extérieur comme intérieur, lars le baril au milieu de la décennie 80. moteurs poussifs, taille... Elle dénotait dans les showrooms ! Les acheteurs ne s’y trom- Et il ne faut pas croire que la Cimarron est la pèrent pas d’ailleurs : 25.928 exemplaires fu- seule automobile ‘‘badge-engineered’’ chez rent écoulés le premier millésime – 1982 (un GM à l’époque : Oldsmobile Toronado, Buick tiers des prévisions), et malgré quelques Riviera et Cadillac Eldorado ne sont que des Les Eighties

De plus, pour ne rien arranger, les voitures subiront une deuxième cure d’amaigrissement pendant ces années-là. On se souvient de celle de la fin des Seventies, on a tendance à oublier celle de la décennie 80. Peut-on alors parler de full-size quand la plus grande Chrysler n’est qu’une K-Car au proportions maladroites et aux porte-à-faux rallongés pour faire semblant, ou encore quand les luxueuses Cadillac Fleetwood tombent sous la barre des 5 mètres ? En neuf ans, la DeVille aura perdu 1 mètre en longueur et 600 kg sur la balance... Certes, les perspectives étaient sombres, et les marques ont adapté leurs modèles, mais tout de même... D’ailleurs, Cadillac et Chrysler comprendront assez vite leur erreur, puisque les modèles prendront plusieurs centimètres à la fin de la décennie 80.

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Mauvaise qualité

Ci-dessus, la Chevrolet Citation de 1981. Une bonne idée, une voiture qui tombe à pic... Mais la qualité ne sera pas au rendez-vous.

Lee Iaccoca, trônant fièrement sur le capot de la première K- Car (ici, une Plymouth). Même si le projet date d’avant lui, c’est sous sa direction que la plate-forme miracle sauvera Chrysler. A noter qu’avant l’apparition du monospace sous le blason Chrysler, l’appellation Town & County était utilisée sur le break Chrysler recouvert de faux placages en bois (enfin, en plastique).

A ces problèmes de confusion des genres et à un style totalement absent, la General Motors et surtout Cadillac vont s’illustrer dans un domaine où on n’attendait pas la marque de prestige : la fiabilité mécanique toute relative. La GM, non contente de ses flops des Seventies avec la Chevrolet Vega qui rouillait pratiquement dès la sortie d’usine, remet le couvert avec Cadillac, entre autres. En 1981, le client qui avait réussi dans la vie avait intérêt à acheter une Mercedes ou une BMW, plutôt qu’une Cad’. Entre le V8 diesel Oldsmobile développé à la va-vite, pas fiabilisé et un réseau de concessionnaires pas formés aux nouvelles technologies, un V8-6-4 dont l’idée était bonne mais le système défectueux, sans parler du V8 HT4100 souvent qualifié de ‘‘piece of junk’’ aux USA (on pourrait traduire par ‘‘tas de merde’’), les acheteurs de ces voitures-là avaient intérêt à renouveler leurs autos avant que les problèmes n’apparaissent, ou alors prévoir un nombre conséquent de visites au service après-vente... Ces problèmes entachèrent durablement l’image de Cadillac. Aujourd’hui, quand Mercedes vend 380.000 voitures par an rien qu’aux USA (chiffres 2015), Cadillac n’en vend que 170.000 (chiffres 2014), et pratiquement rien en dehors de ce marché-là (nous mettons le cas du marché chinois à part).

Ailleurs dans le groupe GM, ce n’est pas mieux. Probablement icône de cette époque de voitures ‘‘consommables’’ que l’on jette comme un kleenex sale après une simple utilisation, la Chevrolet Citation (et ses consœurs Buick Skylark, Oldsmobile Omega, Pontiac Phoenix, les devenues fameuses X-Cars), est un cas d’école. Moderne lors de sa sortie en tant qu’année-modèle 1980, elle présentait une carrosserie 5 portes à hayon, un moteur transversal, était légère et tombait à point en ce lendemain de second choc prétrolier. Avec un moteur poussif (un 4 cylindre de 90 chevaux), rugueux et très bruyant, la GM est obligé de mettre le paquet en terme d’isolants. Au point que les sensations de conduite sont étonnantes, avec un train moto-propulseur qui semble totalement déconnecté du reste de la voiture. Freinage ‘‘olé olé’’ (sujet à trépidations), durites qui fuient (et voitures qui prennent feu), boîte de vitesses rêche, qualité des plastique épouvantable (l’expression ‘‘tomber en ruines’’ s’applique fort bien à la Citation), et il ne fallut pas plus d’un an de commercialisation pour constater la catastrophe : après un départ canon en 1980 (811.000 exemplaires sur une année-modèle rallongée) les ventes s’écroulent de 50% la deuxième année (1981), 90% en 1983 et la Citation est arrêtée en 1985 après 63.000 exemplaires cette année-là. De bonnes idées mais pas que... Chez AMC, l’arrivée de Renault avec la 9 (puis la 11) avait démarré sous des cieux prometteurs. L’Alliance (Renault 9) se vend à 200.000 exemplaires en 1984, après 142.000 unités écoulées en 1983. La voiture colle à peu près aux besoins de la clientèle : économique, étonnamment bien construite (une enquête de Popular Science en 1983 indique 60% de clients très satisfaits par la qualité de construction, un chiffre presque

Ici, les Cadillac DeVille et Fleetwood 1986. Elles ont fondu comme neige au soleil depuis l’apogée de 1976. Caractéristique de cette époque-là, et pas que chez GM, la lunette arrière quasiment verticale. 44

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‘‘hors norme’’ pour une voiture produite aux USA à l’époque...), elle reçut même le titre de la meilleure voiture par Motor Trend en 1983. Un peu grisé par le succès, AMC se permet même le luxe d’abandonner la production de ses vieilles Concord et Spirit. Mal lui en a pris, car le réseau de distribution se retrouve avec une gamme très réduite : pas facile d’attraper le chaland avec l’Alliance, l’Encore et l’Eagle 4x4. A cela s’ajoutent quelques problèmes sur le réseau des concessionnaires mal fournis par la marque. De plus, au milieu des années 80, le prix de l’essence chute (le baril est à 10 dollars) et les consommateurs se retournent vers des voitures plus grandes et plus confortables (le 4 cylindres montraient ses limites, surtout quand il devait entraîner toutes les assistances demandées par le client américain, à commencer par la clim). Le 9 mars 1987, Chrysler dont les finances ont repris des couleurs grâce aux K-Cars rachètent les avoirs de Renault dans AMC. L’héritage prend la forme de la marque Eagle, et au début des années 90, Chrysler ne conserve que la vraie pépite du groupe, à savoir les Jeep. Enfin, un peu trop en avance sur son temps, l’AMC Eagle 4x4 était le crossover dont tout le monde raffole aujourd’hui : look de baroudeur, carrosserie surélevée, plus tout-chemin que tout-terrain (mais c’est un vrai 4x4, nettement plus à l’aise hors des sentiers battus que n’importe quel Qashqai ou 3008 contemporains), il n’allait pas sauver le groupe. Ce fut l’Alliance qui sauva le groupe, mais qui l’entraînera aussi dans sa chute. Et l’Eagle était bien trop en avance. Et Ford dans tout ça ? Pour résumer la décennie 80, un mot suffit : Taurus. Un peu comme Chrysler et GM, le groupe Ford n’est pas au mieux de sa forme à la fin des années 70. La qualité des voitures est assez médiocre, le style comme on l’a vu, plutôt absent... Les marques japonaises taillent des croupières aux groupes US. C’est une question de survie. En raclant les fonds de tiroir, le groupe investit un maximum pour ce qui deviendra la voiture emblématique des banlieues américaines et de la ménagère de moins de cinquante ans. Ford se résolut à écouter les demandes de la clientèle, donnera à sa Taurus un style résolument moderne et en rupture avec ce que le groupe faisait, réussit à faire en sorte que la fiabilité

Autre véhicule emblématique d’un joyau au sein du groupe AMC, le Jeep Wagoneer. Le SUV, né dans les années 60, bien en avance sur son temps, comme l’AMC Eagle 4x4. La marque finira par rejoindre le groupe Chrysler, et le reste d’AMC sera enterré.

Les K-Cars se bonnifieront au fil des ans. Ici, une New Yorker Fifth Avenue (elle aura troqué son châssis d’origine pour une base de K-Car au fil des années 80). On retrouve là les principales caractéristiques des voitures US de l’époque : roues fil, flancs blancs, intérieur digne d’un salon, chromes, toit en landau recouvert de vinyle, lunette arrière verticale. Les années 90 seront nettement plus ‘‘plastoc’’ à outrance. Ci-contre, une Alliance en berline 2 portes. L’Encore sera l’équivalente de la Renault 11, qui sera disponible aussi en 2 portes. L’Alliance existera en cabriolet, et en version GTA, une véritable petite fusée sur 4 roues, vu le poids plume de l’engin. Mais on sait tous comment ça s’est fini...

A gauche, la toute nouvelle Ford Taurus. A droite, la Ford LTD contemporaine... Comme on dit, il n’y a pas photo. La millionième Taurus sera produite en 1989, soit environ 4 ans après son lancement (en 1985 en tant que modèle 1986).

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soit au rendez-vous, et que tout ce qui allait de travers dans les processus de fabrication soit corrigé. Une mini-révolution culturelle pour l’époque dans les usines du groupe de Dearborn... La purge est encore à venir

Egalement dans la liste des flops, la nouvelle Cadillac Seville. Ce n’était une mauvaise voiture loin de là - elle avait d’ailleurs un V8 en position transversale. Mais la clientèle bouda le style encore plus qu’avant : les ventes plongents de 55% par rapport à l’année précédente... En fait, la Seville était une Eldorado à 4 portes...

Les années 80 ne sont que transitoires dans un processus qui se finira par la faillite ou presque des trois grands de Detroit à la fin des années 2000. AMC disparaît corps et âmes à la fin de la décennie 80, mais il faudra attendre encore entre dix et vingt ans pour que Chrysler, GM et Ford se résolvent à supprimer Plymouth, Oldsmobile, Pontiac, Saturn et Mercury, et mettre au rebut quelques dinosaures automobiles comme la Lincoln Town Car et ses clones. La marque d’Auburn Hills doit sa survie aux K-Cars, celle de Dearborn à la Taurus. Quant à la GM, disons que tous les flops ne seront pas suffisants pour couler le groupe – il peut même lancer la Cadillac Allanté, dont les carrosseries fabriquées et habillées (sans mécanique) par Pininfarina étaient expédiées en Boeing 747 par lot de 56 voitures – ça en faisait la chaîne de montage la plus longue du monde. Le groupe se paie même le luxe de lancer la marque Saturn au tournant de la décennie 90 pour essayer de combattre les marques japonaises, comme s’il n’y avait pas suffisamment de blasons dans l’escarcelle du groupe... Et cette histoire-là on la connaît, l’aventure Saturn

mériterait à elle seule un livre entier pour essayer de comprendre : on prend les mêmes et on recommence, la première génération de Saturn sont de la même trempe que la Vega ou la Citation. La GM est têtue, et ça se voit : Cadillac remet le couvert avec la Catera, une Opel Omega encore moins déguisée, dans les années 90 – mais au moins celle-là, elle n’existait pas dans les concessions voisines avec le logo Chevrolet sur la calandre. Et comme jamais deux sans trois, que croyez-vous qu’il advint : la marque nous remet le couvert une troisième fois avec la BLS : diesel, et break, et même pas vendue aux US. Il semble que depuis la marque et le groupe aient compris la leçon. Et pendant toutes ces errances entre la fin des années 70 et la crise de 2008, la part de marché des groupes US s’écroule sur le marché nord-américain : d’environ 85% en 1975 (dont 45% pour la seule GM), elle passe à 70% dans les années 80, pour ensuite plonger à partir de 1995 et passer sous les 50% en 2007... La courbe vient enfin de s’inverser ces dernières années, mais le mal est fait. Conclusion On l’a donc vu, les groupes US ont bu la tasse, failli se noyer et disparaître. Les années 80 ont donné naissance à quelques ‘‘lemons’’ (‘‘citrons’’ en anglais, terme qualifiant les ratés automobiles). Les produits ont été très moyens, leur style plutôt lamentable. Il y a toutefois quelques automobiles un peu caractéristiques de la décennie : les Cadillac avec leurs lunettes arrière verticales, les Chrysler New Yorker et New Yorker Fifth Avenue avec toit vinyle, roues fil et flancs blancs, quelques Oldsmobile ou Buick aux intérieurs capitonnés typiquement US, la Taurus évidemment qui semble indiquer que les ingénieurs en aérodynamique avaient enfin compris quelque chose, ou encore la Lincoln Mark VII. Mais à part quelques modèles (on pourrait rajouter la Town Car, dinosaure dont l’extinction n’est pas encore au programme dans les années 80), il y a peu de chance de retrouver beaucoup de ces Eighties en collection... Qui part à la chasse Ci-contre, une Ford Crown Victoria, au style baroque et à la technologie plutôt ancienne... Rien à voir avec la Taurus que la marque vient de lancer en 1985. Ci-dessus, une Lincoln Mark VII. On le sait peu, mais elle aussi aura droit à un moteur diesel, mais d’origine BMW (2443 cm3), de 114 chevaux. Cela a l’air ridicule, mais le V8 de 5.0 litres ne crachait que 140 chevaux (tout aussi ridicules) en 1984. Scannez le code pour la publicité 1986 où Lincoln s’amuse...

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d’une Citation ou d’une Cimarron ? Elles seraient ‘‘classe’’ à côté d’une Vega (qui aurait survécu à la rouille)... si l’électronique n’est pas en rade. F. Mardon Librement inspiré de wikipedia.org et de www.curbsideclassic.com

Le clonage a la vie dure en ces années 80. La Ford Taurus se voit immédiatement clonée en Mercury Sable (ci-dessus). Ford mettra encore 25 ans avant d’arrêter le massacre.

Chez GM, on trouve quasiment tous les modèles clonés chez toutes les marques. Ici, la Cutlass Ciera, qui n’est rien d’autre qu’une Chevrolet Celebrity, Buick Century ou Pontiac 6000. Comme Ford, il faudra attendre la fin des années 2000 pour le grand ménage. Il ne reste plus que Buick, Cad et Chevy.

La Chevrolet Citation X-11 vous donne la chaire de poule... En effet. Mais pas pour les mêmes raisons auxquelles les publicitaires pensaient... En 1981, elle venait avec un V6 de 135 chevaux et abattait le 0 à 100 en 8,5 secondes. Pas si mal. La plate-forme X donnera naissance aux A-Bodies, un peu moins mal nées.

Ci-dessous, l’AMC Eagle, le crossover de son époque : à la fois un break, un tout-chemin assez efficace et 4 roues motrices, avec un look de baroudeur...

Les Eighties

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Chevrolet Tahoe 2003

2000s

Photo Fabrice Dubot

Ceux qui me connaissent seront surpris de me voir parler ici d’un véhicule du 21ème siècle car ils savent que mon terrain de passion pour la voiture américaine est lié à la disparition des allumeurs à vis platinées sous les capots ! Adepte du ‘‘Do it yourself’’ il fallait que mon futur véhicule puisse être réparable en grande partie par mes soins...

En effet, je suis un amateur d’anciennes américaines depuis plus de trente ans, et de mon point de vue, elles sont largement plus compréhensibles techniquement et réparables à l’infini ! Ce qui n’est évidemment plus le cas de tout ce qui roule depuis le début des années 2000...Le Tahoe n’y échappe donc pas non plus. Nous sommes dans l’ère informatique et il faut se mettre à la page, ce que cet achat m’a permis de faire! Mais, il faut se faire une raison, pour rouler au quotidien j’avais envie de tenter l’expérience avec un gros joujou qui reste dans l’épure de conception des voitures américaines traditionnelles : moteur V8 et boîtes longitudinales, châssis séparé, marque ‘‘populaire’’ d’où découle une grande standardisation des composants, coût raisonnable et disponibilité des pièces détachées et production longue et massive. Bref tout ce qui a bâti la légende de l’automobile américaine. Me voilà donc parti à la chasse au prétendant, ‘‘chevroletphile’’ depuis toujours, c’est donc naturellement que j’ai cherché de ce côté-là, je n’ai rien trouvé d’autre qu’un SUV pour répondre à mon choix. J’ai laissé de côté les Blazer et Trailblazer, aux accessibilités mécaniques réduites, restaient donc les GMC Yukon et son cousin Tahoe, les Suburban et autres Escalade (Cadillac) surcotés chez nous et encore plus encombrants à l’usage. Je connais pas mal le véhicule grâce à mes différents voyages américains consacrés à

la recherche et à l’importation de bonnes autos US de collection, où j’ai régulièrement l’occasion de conduire un pick-up Silverado Z71 châssis court 323ci de 2005 parfois dans des conditions de neige terribles et je dois dire que l’engin est simplement extraordinaire dès que la météo s’affole là-bas ! Il peut rester dehors par -30ºC et démarrer au quart de tour chaque matin. J’ai aussi eu l’occasion d’en faire acheter à un ami qui en est ravi, et d’entretenir une paire de ces engins au cours des récentes années. C’est donc après avoir essayé une petite poignée de Tahoe que je me suis décidé. Les prix oscillent pour le moment en fonction de l’état et des kilométrages parfois très importants de 7000 à plus de 15.000€. L’offre qui correspond à mon budget sur le petit marché français est essentiellement représenté par des Tahoe 4 roues motrices enclenchables de la génération 2000-2006. J’ai également sélectionné un véhicule antérieur au 01/06/2004 afin d’échapper au coup de bambou de Bercy avec la taxe CO2. Je ne voulais pas non plus d’une version GPL, ne roulant pas suffisamment pour l’amortir et surtout sachant que les culasses du V8 323ci de ces engins n’apprécient pas ce type de carburant, même équipé d’un Flashlube. Côté choix moteur, ils existent en 4,8L et 6,0L là-bas, chez nous uniquement en 5,3L. Savoir également que les modèles 2000 à 2002, développent 273 chevaux et ne disposent pas des commandes d’affichage au volant et vous gratifient encore d’une radio

Un membre nous parle de son expérience en ‘‘moderne’’. 48

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cassette ! Les versions Europe sont curieusement un poil plus puissantes que les modèles US, de toute façon, la puissance est... suffisante !

Photo Fabrice Dubot

Le faible kilométrage n’était pas non plus un critère prioritaire de recherche, privilégiant par expérience une auto entretenue et roulant peu en ville même si elle accumule des kilomètres de route et autoroute fatigue bien moins ! Voilà donc le cahier des charges. Après environ un an de recherches tranquilles, je trouve mon bonheur avec un modèle 2003 Forest Green intérieur Saddle Tan cuir, version Europe évidement de 295 chevaux, bien équipé et sans toit ouvrant. 182000 km au compteur et un bon dossier d’entretien. Je savais que j’avais quelques travaux de révisons à faire, étant assez maniaque sur l’entretien. Ce qui se fait au fil des mois en fonction de mes disponibilités tout en l’utilisant au quotidien. Aujourd’hui j’estime l’avoir révisé à 95%. Il me reste encore Cela reste un SUV de chez Chevrolet : l’ambiance est très ‘‘plastique’’. Il ne faut pas s’attendre à une finiles disques avants et les plaquettes à rem- tion à l’allemande... La sellerie claire apporte une touche plus joyeuse et plus chic. placer et il sera remis à niveau compléteconduit les Blazer C/K des Seventies et plet, moi qui aime les autos simples, je soufment. Eighties, trop étriqués à mon sens à l’inté- fre ! Les fanas du ‘‘toutes options’’ vont prenrieur, on est dans un palace roulant par com- dre leur pied par contre. A noter qu’il est Sur la route paraison. La direction est douce, sans difficile de trouver deux Tahoe équipés exacLa particularité de ce gros bébé est... d’être excès, suffisamment précise, le rayon de tement de manière identique en France, gros, très gros dans nos villes, et à la bonne braquage très bon et c’est fort utile en ville, alors qu’il n’existait que deux finitions : LTZ taille ailleurs ! De plus il vous oblige à fuir la le véhicule n’est pas très long, juste trop et LTZ Premium. plupart des parkings souterrains du fait de large ! La visibilité est bonne, mais l’absence sa hauteur hors norme: 203 cm. Attention de vision arrière basse est angoissante en Cette même gestion intégrale du fonctionaux panneaux et autres barres. Par contre cas de créneaux (mais pourquoi vouloir faire nement ne peut s’empêcher de vous avertir au volant, c’est royal, confortable, très des créneaux avec un tel engin ?), il serait de défauts curieux, ce qui conduit à se procurer rapidement un lecteur OBD simple confortable, mais quand même moins bon de monter des radars de recul. pour analyser le PCM rapidement et savoir qu’une bonne US ‘‘full size’’ à châssis Remarques et améliorations où intervenir. Personnellement, mon Tahoe comme l’une de mes vénérables Chevrolet m’a gratifié au bout de quelques mois d’une Caprice. Le système de gestion électronique intégral panne aléatoire agaçante, mais finalement Le moteur est extrêmement souple, cou- de l’engin nécessite obligatoirement la lec- réglée avec l’apparition d’un code erreur pleux à souhait, puissant quand il faut et... ture intégrale du manuel de bord pour cus- P0336, capteur de point mort haut défaillant. gourmand comme prévu mais je trouve sans tomiser les fonctions de confort et C’est heureusement le seul pépin sérieux excès vu le gabarit (moins de 15 d’informations à vos goûts, tant il est com- que j’ai eu à déplorer, normal la bête n’est litres/100km en moyenne). Avec une pédale d’accélérateur n’offrant pas de résistance, on se retrouve facilement à 150km/h sur autoroute, attention ! Le régulateur de vitesse est... américain, c’est à dire qu’il rétrograde en côte d’autoroute assez facilement, ce qui n’est ni bon pour la consommation, ni pour la boîte, alors que l’énorme couple moteur permettrait de gravir la rampe sans rétrograder. La suspension est bien amortie, relativement ferme, avec des barres de torsions réglables à l’avant, et ressorts hélicoïdaux à l’arrière. Il est équipé de la suspension optionnelle ‘‘Autoride’’ que j’aurais aimé éviter car les amortisseurs sont coûteux, mais qui est quasi de série sur les versions Europe, le compresseur, mal situé derrière la roue arrière gauche ayant besoin d’être mieux protégé à mon avis (chose réalisée depuis). On a évidemment quelques réactions des trains roulants, normal vu le poids de ces derniers, et la hauteur de la caisse, mais c’est très acceptable et sécurisant [NDLR : pour ce type de véhicule]. Bref, pour avoir Chevrolet Tahoe 2003

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pas neuve ! Et vous savez comme moi, que même une auto quasi neuve de ce siècle peut vous mettre sur le bas-côté ! J’en profite pour remercier Victor Fernandes d’Espace VF à Argenteuil. Côté finition, nous sommes chez Chevrolet, c’est donc du simple. Malgré tout, les cuirs et moquettes sont excellents, les plastiques souvent peints sont bas de gamme mais d’un bel aspect, surtout en beige. La tôlerie et la peinture sont résistants, seul bémol, le hayon arrière en aluminium est sujet à une légère corrosion de sulfate d’alumine, rien de méchant, mais il faut la traiter avant qu’elle ne contamine tout le hayon. Les jantes en aluminium vernies sont elles aussi sujettes à une corrosion blanche (problème résolu depuis par mes soins, car il est possible de les rénover et le résultat est bluffant). Les chromes sont excellents et les pare-chocs encore en métal chromé comme on aime. La boue a tendance à s’accumuler dans les bas de caisse arrière et derrière les extensions d’ailes en plastique que je conseille de déclipser pour un bon nettoyage, les bas de caisses arrière, bien ventilés par le retrait des gros bouchons peuvent se nettoyer facilement au tuyau d’arrosage. Efficace ! Mes petites améliorations Comme toutes mes autos, le Tahoe a bénéficié d’un traitement à la cire à corps creux intégral, surtout le plancher arrière, les supports de coque et les ouvrants. Car comme tout SUV américain, le châssis est simplement revêtu d’une peinture noire, renforcée d’un anti gravillon très léger. Les tôles elles sont très bien traitées d’usine, même le Silverado Z71 que je conduis aux USA et qui subit un salage catastrophique résiste bien, sauf son châssis qui souffre beaucoup. De même, nous sommes là avec un véhicule équipé d’un bon nombre de rotules sur le train avant qu’il est nécessaire de graisser ce que les garagistes oublient bien trop souvent.

La modification recommandée des prises américaines latérales au moyen d’adaptateurs, ce qui permet d’utiliser l’excellente batterie Carrefour n° 12 bien connue des amateurs d’autos US !

J’ai conçu une protection du logement du compresseur d’Autoride efficace, à mon sens un oubli sérieux de la part de GM. J’ai remplacé les cosses de batterie US par des adaptateurs européens afin de ne pas me retrouver coincé en cas de panne sans batterie à cosses US latérales sous la main. J’ai réparé les diverses micro-ampoules de tableau de bord et d’affichage volant qui étaient HS, travail délicat. Tous équipés d’un attelage homologué inesthétique au possible, le véhicule est doté du pack de traction avec une programmation spécifique de la boîte que l’on actionne en fonction de l’usage : très pratique car les rapports sont passés à un régime plus élevé et le verrouillage automatique du 4ème rapport supprimé. Pour l’esthétique il faudra monter un attelage a sortie carrée US bien plus pratique car le crochet est amovible par simple clavetage. J’ai juste intégré le feu de brouil-

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lard homologué dans le bloc optique arrière avec un soquet universel, c’est bien plus esthétique comme ça. En effet, les feux de brouillards arrière ne sont pas obligatoires aux USA.

L’excellent système de démontage des phares permettant un changement rapide des ampoules. Les propriétaires de Renault Modus comprendront...

A l’occasion, il faudra que je modifie la sortie d’échappement pour une sortie latérale arrière comme d’origine, là-bas. En effet, ici on s’obstine à rejeter les gaz d’échappement des breaks à l’arrière et comme dans le cas du Tahoe vous avec la possibilité d’ouvrir la vitre de hayon afin de charger des objets encombrants, les dits gaz s’empressent de pénétrer dans l’habitacle en roulant, ce qu’une sortie latérale évite... Cherchez l’erreur ! Côté esthétique, j’en ai profité pour remplacer les ampoules de veilleuses avant par des versions orange US, un détail ! Pour ceux qui l’utilisent en 4 roues motrices et dans des conditions difficiles, on a là un engin plutôt typé tout-chemin, doté d’une plaque de protection de carter moteur et boîte de transfert. Je le qualifierai plutôt d’un tout-chemin plutôt que tout-terrain excellent tracteur de remorque. Par contre il faut connaître le défaut majeur de cette transmission : la boîte de transfert a tendance à lâcher. Cela est dû à une mauvaise conception de l’ancrage de pompe à huile intégré qui finit par user le carter et déclenche une fuite en roulant. Très vicieux cette affaire-là. J’ai donc l’intention de l’équiper d’un système renforcé disponible aux USA avant que le dégât ne se produise. Là aussi une erreur de conception de GM. Mais quand on sait on prévoit ! Malgré ce bémol, je ne peux donc que vous conseiller d’en essayer un, vous serez conquis, en gardant en mémoire qu’ils subissent souvent un manque d’entretien et des tractions de remorques lourdes ! Fabrice Dubot

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Textes par Alain Lubat (USCCN) Seligman

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La Route 66 - Le périple

Départ de Williams par l’autoroute puis passage par Ask Fork, cité de la pierre, où nous retrouvons la route et un petit musée que nous visiterons avec plaisir. Enfin Seligman ce lieu mythique de la Route 66 tant vanté par tous les voyagistes. C’est notre ‘‘Route 66’s town’’ préférée après Williams. Autant Williams fait ville que Seligman fait village. Il ne reste plus que 850 habitants. Une gare et un petit aéroport incitent à penser au passé actif de ce lieu. Ces deux villes jouent à plein la carte des souvenirs. Bien que le barbier Delgadillio ne rase plus, le fauteuil est encore là, avec sa vitrine constellée de stickers de toutes provenance y compris japonais. Et la boutique qui vous offre gracieusement le café fait le plein en permanence. Un rêve d’enfant. Pour y être passé deux fois, une petite anecdote. L’authentique Stage Coach Route 66 Motel est un peu à l’écart, forcément vieillissant, mais l’accueil y est excellent et nous y passerons une bonne nuit, au calme. Nous avons dîné au restaurant sur place et dégusté de succulentes pizzas (ça nous manquait) très peu chères. Peuchère ! Le dimanche matin, nous constatons un pneu avant très Tout est king size aux USA... dégonflé. Misère, changer une roue sur un gros SUV, voilà un mauvais départ pour pour la journée. Nous retournons à Seligman. Dans la rue principale tout est ouvert, même l’Historic Route 66 Automotive, un garage mécanique tout ce qu’il y a d’actuel, à côté du général Store. Il procédera à la réparation dans l’heure de notre arrivée et nous, nous sommes allés claquer quelques dollars de plus au général store à côté ! Content de l’accueil je laissai royalement un billet de 20$, la facture présentée étant bien moindre. Un autre aspect adorable des USA. Allez, dévorez les photos, rêvez pour des passionnés de la route, c’est le nirvana. Regardez-les attentivement, elles fourmillent de détails qui se cachent parfois au second plan. A suivre...

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Burger, mayo, moutarde, ketchup, frites... OĂš est-on ? :-)

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Publicite pour une Ford LTD Crown Victoria de 1984. C’est la cousine de la Town Car (Lincoln) et de la Grand Marquis (Mercury). Les constructeurs américains déclineront les mêmes voitures sous différents badges, quitte à brouiller l’image de chacune d’entre elles. La Cadillac Cimarron en est le plus bel exemple en cette décennie 80.


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Books

Par Didier Hardy

Ce trimestre, nous allons continuer dans la thématique de l’entretien de nos véhicules. Nous allons aborder la ‘‘cosmétique’’ c’est-à-dire l’aspect extérieur de nos chers carrosses. J’ai donc parcouru pour vous un ouvrage d’initiation à la carrosserie et à la peinture. Au long de ses 95 pages illustrées d’environ 145 images en couleurs. Une première partie présente le matériel de base nécessaire au travail de débosselage et de peinture. Puis on enchaîne par quelques démonstrations des techniques basiques d’utilisation de ces outils pour terminer, après quelques exemples de réalisations, par plusieurs astuces du métier.

aperçu de ces domaines d’activité permettant de se rendre compte de la compatibilité de vos compétences et motivation avant de vous approcher de votre voiture avec un pistolet dans une main et un tas américain dans l’autre. Carrosserie Auto Préparation et Peinture Par Nicolas Point Aux éditions E-T-A-I Difficile à se procurer mais on peut le trouver sur le net. NDLR : il ne vous reste plus qu’à tenter l’aventure...

*** Cet ouvrage ne fera pas de vous un carrossier-peintre émérite mais il présente un

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Back to the past

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Juillet 1970, nous sommes à Bridgeport, dans le Connecticut. Alors, vous avez réussi à identifier toutes les voitures ? Il y en a une qui devrait interpeller l’un des présidents de club... Photo par Andy Blair. A gauche, M. Donderos prend livraison de sa Packard Eight de 1936 à l’usine de East Grand Boulevard à Detroit, accompagné de Madame. A droite, le Park Shelton Hotel à Detroit dans les années 60. Au premier plan, une Chevrolet 1963 en carrosserie hardtop coupé (probablement une Impala).

Mars 1973, nous sommes à la sortie du Brooklyn Battery Tunnel, à New York City. En plus des américaines, on repère une suédoise, quatre allemandes (dont trois Coccinelle) et une japonaise. Photo par Andy Blair. 58

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Rendez-vous au prochain numéro ...


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Le Mag des Clubs #21  

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