Page 1

Mag Le

d’AmeriSud

Imperial : chronique d’un échec annoncé Sorties : Bidache, Oyster Road, G.P. Historique de Pau ...

02

Eté 2011


Mag Le

d’AmeriSud

#02 Eté 2011

Bulletin d’information du club des américaines du sud AmeriSud 53, rue Abbé Brémond 64000 Pau

Président : Philippe Courant Secrétaire : Gilbert Molto Trésorier : Didier Hardy Directeur de publication : Philippe Courant Rédacteur en chef : Frédéric Mardon Publicités dans le mag : didier.hardy8@orange.fr

Welcome !

Bienvenue chez AmeriSud, le club des américaines du sud, et plus particulièrement du sud-ouest de la France ... En effet vous remarquez que flottent au vent deux drapeaux, le “American flag” (le Stars & Stripes) et la “croix occitane” car on peut aimer à la fois les voitures US et la région “sud”. Nous n'existons que depuis 2010 mais nous roulons en US depuis des dizaines d'années ... N'hésitez pas à nous rejoindre, virtuellement via le forum par exemple ou chaque premier dimanche du mois à l'espace Quartier Libre à Lescar (64230). Nous vous accueillerons volontiers aussi lors de nos sorties (voir la rubrique calendrier sur le site web du club ou ici même dans le bulletin), mais attention, certaines sorties sont en priorité réservées aux adhérents !!! Par ailleurs, qui dit adhérent dit adhésion ... Rendez-vous sur la page “Adhérer” ou au “Store” du web pour adhérer en ligne. 1955 Imperial sedan. Production : 7840 exemplaires. Numéro de modèle : C69. Prix de base : 4483$. Poids : 4565 lbs. Empattement : 130 pouces. Moteur : V8 331ci 250 chevaux @ 4600 rpm. La première voiture de marque Imperial. En 1955, il y aura le coupé deux portes sans montant, et la limousine à châssis rallongé (149,5 pouces).

Magazine imprimé par LC Impressions à Blois (41).

Site Internet d’AmeriSud : www.amerisud.fr - Forum Internet d’AmeriSud : www.amerisud.fr/forum LES COORDONNÉES DU CLUB


Au Sommaire Dans ce numéro, vous retrouverez : - 02 - Les infos du club, les nouveautés, les événements à venir ... - 04 - Les Fiches : Chrysler Cordoba et Studebaker President Speedster. - 08 - Les sorties du 1er semestre : Oyster Road, Bidache, le G.P. de Pau ... - 24 - Imperial, chronique d’un échec annoncé. - 30 - Des Chevrolet 1959 en cours de montage ... - 32 - Quelques photos d’époque ... Ahah ... vous pensiez y échapper ? Et bien c’est raté. Avec ce numéro on entame une revue complète de la marque Imperial. Vous saurez tout, de 1955 à 1975, et un peu au-delà même ... De quoi causer Imperial pendant toute une série de magazines. En vous souhaitant une bonne lecture, je vous donne rendez-vous au prochain numéro à la rentrée. Le rédac’ en chef, Frédéric Mardon (alias Mopar58)

Le mot du Chef Déjà le numéro 2 ??? Il me semble pourtant que le mag’ 1 c’était hier, vu que j’en distribue toujours et que j’attends une réimpression ... AmeriSud victime de son succès, inattendu peut-être, gênant ou rageant, sûrement pour certains ! Mais ne regardons pas le passé et allons de l’avant, n’hésitez pas à nous “promotionner”, vous êtes notre meilleure publicité ! Je sais, pour quelqu’un de Besançon, de Rambouillet ou de Cherbourg, c’est loin l’AmeriSud, mais de savoir que nonobstant la distance il y a des adhérents lointains nous donne chaud au coeur. Le Mag (et le web, allez sur le forum et sur le site) reste notre lien, pour cette année il y aura bien les “quatre saisons” du Mag et il n’y a pas de raisons que cela ne continue pas en 2012, au prix d’une (légère) augmentation de la cotis’, eh oui, on n’avait pas prévu dans notre réunion fondatrice de distribuer un magazine “papier” aux adhérents même dans l'édito du #1 cela restait indécis ... Magazine qui soit dit en passant reste virtuellement accessible à tous via Issuu, j’y tiens aussi, on n’est pas là pour se jouer l’égoïste, hâtons-nous aujourd’hui de jouir de la vie ; qui sait si nous serons demain ? Profitez bien des mois d’été, nous serons sur pas mal de meetings, n’oubliez pas Nicole (47) le premier week-end de septembre mais aussi les autres dates, voir le calendrier. L’AG du club se profile aussi, vous serez informés / convoqués en temps utile, la date a été arrêtée au 23/10. Et moi je vous dis “à l’automne” ... Ce mag est dédié à plusieurs personnes nous ayant quitté récemment, Nathalie, Sylvie et Bernard.

Phil Courant

WWW.AMERISUD.FR

01


AmeriSud dans la presse Gazoline, Youngtimers, Rod & Kustom Magazine, Le Vie de l’Auto, Nitro, voilà des incontournables de la presse nationale ayant gentiment mis un mot à propos d’AmeriSud, le club des Américaines du Sud. Un grand merci à eux. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ces titres, on ne peut que vous conseiller de passer dans un kiosque pour y jeter un coup d’oeil, le monde de l’ancienne n’étant pas rempli que de V8 ou de V16 ... ☺

Le Calendrier

30 & 31 juillet : Participation au rassemblement d’américaines de Beaucaire (32), organisé par Luc du M.O.C (Mopar Owners Club). 27 & 28 août : Week-end US à Lescar (64) : avec les Bootleggers, expo, line dance, etc ... 2/3/4 septembre : “Nicol’n roll” à Nicole (47). Festival Rock ‘n roll. D’autres infos plus tard. 9, 10 & 11 septembre : Participation au festival country de Sadirac (33). 23 octobre : Assemblée générale, à Pau. Et tous les premiers dimanches du mois, rendez-vous à Lescar (64) à "Quartier Libre " ! PS : la Chrysler 300E est juste à titre illustratif ☺

02

WWW.AMERISUD.FR


Information NICOLE (47) - 2/3/4 Septembre 2011


Les Fiches

Chrysler Cordoba 1975-1979

CHR-01

Marque commerciale : Chrysler Modèle : Cordoba Années : 1975 à 1979 Carrosserie : 2 portes HT Groupe d’appartenance : Chrysler Corporation Fabricant : Chrysler of Canada *** Bref historique : au milieu des années 70, les gros coupés “full size” commencent à avoir du plomb dans l’aile : crise du pétrole, dimensions hors normes, etc ... La mode est aux “personal luxury cars”, qui ont “tout des grandes” sauf le prix ! Aussi Chrysler met sur le marché une voiture ayant le plut petit empattement depuis les années 20, la Cordoba (et sa soeur jumelle la Charger SE de Dodge). On retrouve tous les ingrédients d’une bonne “Seventies car”, le toit vinyle, les “opera windows”, le faux bois, les sièges velours, etc ... Faut croire que l’idée était géniale, les Cordoba (fabriquées à Windsor, Canada) représentent 60% des ventes Chrysler en 1975 !

1975

Ci-dessus, intérieur Navajo (1976). 1975

1975

Le brochure indique “une question d’échelle”.

Technique : Moteur : V8 fonte - 318ci (5210 cm3), 150ch, carbu 2 corps (standard en 1975, optionnel ensuite). - 360ci (5900 cm3), 170ch, carbu 2 corps (de série en 1979, en option de 1976 à 78), H.O. 195ch, carbu 4 corps (de série sur “300”). - 400ci (6555 cm3), 175 ch, carbu 2 corps (1975-76) ou H.O. 240ch (190ch à partir de 1977), carbu 4 corps (de série de 1976 à 1978). A noter que certains moteurs sont devenus “lean burn” à partir de 1976, donc avec moins de puissance. Transmission : aux roues arrière. Boîte automatique Torqueflite 3 vitesses (lock converter en 1979). Freins : assistés, disques avant, tambours arrière. Suspensions : barres de torsion avant, lames arrière. Barres stabilisatrices avant et arrière. Pneus : GR 78x15 (1975-77), FR 78x15 (1978-79). Dimensions : - Empattement : 2,92 m. - L x l : 5,47 x 1,96 m. Poids : 1820 kg. Quelques options originales : - Intérieur “Navajo”. - Le “Crown landau roof” (1977-79) surtout étonnant par le bandeau lumineux allant d’un bout à l’autre ... Evolution : de 1975 à 1977, les Cordoba ne changeront guère à part les traditionnels changements de calandre ou de feux arrière. Une option “T-bar” avec 1/2 toits amovibles apparaît en 1977 ainsi qu’une version “S” de base. En 1978, la mode est aux phares rectangulaires verticaux, toutes les Chrysler y passent et ce n’est pas très heureux ! Mais il faut être moderne ... En 1979 Chrysler relance ses 3 chiffres magiques : 300. La Cordoba 300 dispose d’un 360 H.O. et de pneus GR60 “sport”. Cette 300 n’existe qu’en Spinnaker white (avec des filets bleu/blanc/rouge) et sa calandre abrite la fameuse croix avec le médaillon 300. Néanmoins on est loin des “beautiful brutes” des années 1950 et 1960 ... En 1980 les Cordoba seront entièrement restylées, perdront des centimètres et se retrouveront au niveau des LeBaron en “J” body au lieu de “B” body. Et seront aussi disponibles en 6 cylindres ...

1977, avec Ricardo Montalban. 04

WWW.AMERISUD.FR


Les Fiches

Chrysler Cordoba1975-1979

CHR-01

1975

Cote : (en état concours US) Entre 5.200$ et 7.500$ en fonction des années, +20% pour la 300. Production : 1975 : 150.115 ex. à 5.581$ 1976 : 167.618 ex. à 5.392$ 1977 : 163.138 ex. à 5.418$ 1978 : 108.054 ex. à 5.750$ 1979 : 73.195 ex. à 5.995$ dont 3.811 “300” à 7.666$ Club : Cordoba Club USA - Dave Harding, President - 3020 West 45th Avenue, Calumet Township, Indiana 46408. http://www.cordobaclubusa.com/. Note : les clubs Chrysler 300 acceptent les Cordoba 300.

Patte d’éléphant, motif à carreau ... Nous sommes bien dans les années 1970. La Cordoba reprend aussi les éléments de style de l’époque : toit vinyle, Opera Window, traitement “Landau” du toit, calandre massive et verticale ... Avec l’intérieur Navajo, on y est jusqu’au cou. Il ne manque plus que le lecteur 8 pistes !

1976

“Chrysler recreates a memory”, la 300 de 1979. Mais on est loin, très loin, des Beautiful Brutes ...

WWW.AMERISUD.FR

05


Les Fiches

Studebaker President Speedster 1955

STD-01

Marque commerciale : Studebaker Modèle : President Speedster Année : 1955 Carrosserie : coupé 2 portes sans montant Groupe d’appartenance : Studebaker-Packard Corporation Fabricant : Studebaker *** Bref historique : Pour 1955 Studebaker voulait un show-car afin de tester les réactions du public sur un nouveau modèle qui deviendra la Hawk en 1956. Aussi à la mi-54 la firme de South Bend décide de modifier une President hardtop 1955 en lui ajoutant diverses “fioritures”. Impossible en effet de construire un show-car inédit, les finances de Studebaker n’étant pas au mieux. En fait ce sont 14 prototypes qui sont construits et appelés Speedster, tous peints en jaune/vert/jaune d’un goût disons particulier ! En novembre 1954 la production commence avec quelques modifications, par exemple du skaï est utilisé au lieu de cuir. Néanmoins le speedster est “full options” avec compteurs Stewart Warner dans un tableau de bord guilloché, V8, feux anti-brouillards, assistances de freins et de direction, etc ... Question apparence, beaucoup de chrome et schéma de couleur unique : jaune/vert/jaune. Pour passer inaperçu c’est l’idéal ! Technique : V8 “Passmaster” - 259ci (4245 cm3), 175ch puis 185ch. Carbu Carter 4 corps Transmission : aux roues arrière, “Automatic Drive” ou 3 vitesses + Overdrive. Freins : à tambours, assistés. Suspension : ressorts hélicoïdaux à l’avant, lames à l’arrière. Pneus : 7.10 x 15 Dimensions : - Empattement : 3,06 m. - Longueur : 5,19 m. Poids : 1500 kg. Le Speedster dispose d’un compteur gradué jusqu’à 160 mph (ce qui est très optimiste !) et d’un compte-tours jusqu’à 8000 tr/min (ce n’est plus de l’optimisme mais du délire ...). Les enjoliveurs à rayons sont de série. Evolution : quelques mois après la commercialisation, d’autres schémas de teintes (à 2 ou 3 couleurs) plus seyantes apparurent comme White/Gray/White, Coraltone/Gray/Coraltone (le Coraltone est un rose), White/Black/White, White/Gray/Coraltone ou Black/White/Black. Mais cela ne suffit pas à gonfler les ventes, limitées il est vrai par un prix 40% plus élevé que la plus chère des Studebaker ! Même si la série President continua en 1956, le Speedster ne fut pas reconduit et en fait remplacé par la Golden Hawk motorisée par le gros V8 Packard. Cote : (en état concours US) 31.000$ ... encore faut-il la trouver en vente. Production : 2.215 exemplaires affichés 3253$. Club : The Studebaker Drivers Club, Inc. P.O. Box 1715, Maple Grove, MN 55311. Tél. : 763 420-7829. Fax : 763 420-7849. Web : http://www.studebakerdriversclub.com/

06

WWW.AMERISUD.FR


Les Fiches

Studebaker President Speedster 1955

STD-01 www.hymanltd.com

Vous trouvez les couleurs trop voyantes ? Rassurez-vous, la version en rose existe ...

160 mph ? Même pas peur du ridicule ... La President existait en plusieurs carrosseries : coupé avec montants, berline, ou encore en coupé hardtop. Mais ce dernier n’est pas le Speedster qui est un modèle particulier dans la gamme President.

www.hymanltd.com

V8 Passmaster WWW.AMERISUD.FR

07


News de Detroit La friche industrielle de Detroit compte désormais une usine en moins. Alors que les usines de Packard sont encore là (en fort mauvais état, les bâtiments s’écroulant tous seuls par endroits), les pelleteuses ont rasé ce qui restait de l’ancienne usine DeSoto, sise à Wyoming Avenue. Son architecte avait été Albert Kahn, et elle se situait à l’intersection de McGraw Street et de Ford Road. DeSoto avait quitté les lieux en 1959 et la production avait rejoint l’usine de Jefferson Avenue, là où le groupe fabriquait les Chrysler. Ensuite, la partie principale de l’usine de Wyoming Avenue avait servi à la corporation pour ses opérations à l’exportation, alors que la partie sur McGraw Street allait être convertie pour la fabrication de la vitrerie automobile. Detroit n’a pas encore fini de solder son passé (passif) automobile ... Si cela vous tente, le terrain de 12 hectares est désormais à vendre pour 2.150.000$.

Sources : - The Detroit Bureau http://www.thedetroitbureau.com/2011/05/a-verybelated-obituary-for-desoto/ - Allpar.com http://www.allpar.com/history/chrysler-years/chronological/chron5.html

08

WWW.AMERISUD.FR


L’Imperial 1957 ne peut plus vivre seule : il lui faut désormais une Imperial 1958 pour lui tenir compagnie sur lors du rencard à Quartier Libre ... Quel modèle lui tiendra compagnie en 2012 ?

D’ici et d’ailleurs ...

Quelques autos vues à Quartier Libre ou à Lavaur cette année. WWW.AMERISUD.FR

09


Soleil ... avant le mauvais temps ...

L’Oyster Road est un concentré de ce que tout bon week-end US se doit de proposer : de la convivialité, de la musique, des voitures, de la “bonne bouffe” et du “culturel”

A la poursuite des huîtres et autres saveurs locales, le tout dans le ronronnement des V8, V6 et autres cylindrées en tous genres.

Revenons à ce week-end des 9 & 10 avril : accueil donc par Francis et son équipe, huîtres et “blanc” bordelais puis repas au relais du Moulin Neuf où tout le groupe sera hébergé pour le week-end.

Oyster Road 2011

L’Oyster Road (route de l’huître pour les non anglophones ...) se déroule depuis de nombreuses années en avril et comme son nom l’indique fait la part belle aux huîtres, du moins pour l’accueil ! A l’origine centrée sur la région d’Arcachon (d’où les huîtres), elle essaime maintenant dans toute l’Aquitaine et était en 2011 dans la région de Lavardac, Nérac, et Condom, région chère à ma “jeunesse” dans l’américaine ... L’Oyster Road est organisée par le GWCA (GoldWing Club Aquitaine) et donc au départ une manifestation plus “Goldwing” que voitures, néanmoins les voitures ont toujours fait partie de son organisation d’où le fait qu’AmeriSud l’ait mise dans son calendrier, Francis De Bortoli, son “maître d’œuvre” étant aussi membre chez nous !

hélas souvent oublié par les organisateurs mais qui se révèle indispensable pour lier les sempiternels cruising-apéro-concert. Quand en plus c’est mené par des professionnels de l’histoire (locale, régionale, religieuse) mais aussi sachant manier l’humour au savoir, l’anecdote futile au jalon historique, on ne peut qu’applaudir. Je me rappelle certaines “visites” il y a 15 ou 20 ans où la plupart des participants n’avaient que l’envie de fuir à cause de la monotonie de “guides naphtalinés” tristes, ennuyeux et indifférents. On a bien changé depuis ...

Après le repas, direction Vianne, bastide pas loin de Nérac et visite sous un chaud soleil, tous les cabrios s’étaient ouverts d’ailleurs ! Ensuite direction Caubeyre pour la découverte d’une activité fiévreuse en octobre, la chasse à la palombe.

Le 32, c’est le Gers (sssssse).

Sous un splendide soleil ! Oyster Road 2011

WWW.AMERISUD.FR

11


La météo fut ... disons ... changeante, mais le soleil fut largement présent !

Le soir, c’est Napkings Blues Band, groupe bordelais, qui animera l’après repas avec du (rythm n’) blues jusqu’à une heure avancée.

Que croyez-vous qu’elles sont en train de se dire ? Le coup de panne synchronisée ?

Lever tôt (pour un dimanche !) car quelques dizaines de kilomètres nous attendent pour atteindre le Gers (prononcez Gersssse), déception, le soleil a été remplacé par une bruine normando-bretonne (petit clin d’œil à nos adhérents du nord ... de l’Aquitaine) et la magnifique abbaye cistercienne de Flaran semble encore plus austère. Fin du “cruising” dominical à Larressingle, la petite Carcassonne du Gers(ssse), superbe village fortifié. Quand je dis village disons que ça se résume à quelques maisons dans l’enceinte de la forteresse. Repas sur place et dans l’après-midi, après la visite de Larressingle, démonstrations hautes en couleurs des “machines de guerre du Moyen Age” par un curieux guide, plus à l’aise sûrement dans l’histoire que dans la force physique requise pour manipuler mangonneaux, couillards et autres pierrières ... “C’est la guerre ...”. Puis il est l’heure de se quitter, à l’année prochaine donc pour une nouvelle édition ... Philippe Courant

12

WWW.AMERISUD.FR

Oyster Road 2011


Votre camping-car est trop petit ? Alors ce “recreational vehicle” est fait pour vous ! Permis poids-lourd obligatoire, mais en contrepartie, vous y trouverez tout le confort nécessaire ! Pour le parking, c’est une autre histoire ...

Oyster Road 2011

Allez, au boulot ! La roue attend !

Oyster Road 2011

WWW.AMERISUD.FR

13


Grand Prix Historique de Pau

Lien : http://www.clubagedorvehiculesancien.com/

Après une absence en 2010, le Grand Prix de Pau (historique et normal) est revenu en 2011 avec 2 dates, les 14/15 et 21/22 mai. Sur la place Royale, devant la mairie, le club Age d’Or nous avait invité pour exposer quelques voitures marquantes de la production américaine le premier week-end. Merci à eux et pour la convivialité et l’accueil qu’ils nous ont prodigué. Et rendez-vous en 2013, le GPH (Grand Prix Historique) devient en effet bisannuel.

Mai 2011 14

WWW.AMERISUD.FR

Grand Prix Historique de Pau


Le circuit de Pau reprend vie et le spectateur peut voir courir des bolides d’époque.

American LaFrance Simplex Un sacré bestiau ! Le visiteur qui se promenait parmi les voitures anciennes ne pouvait pas rater cette énorme automobile de 1916-17. 6 cylindres en ligne de plus de 14 litres, 3 bougies par cylindre (soit 18 en tout !), 100 chevaux fiscaux (!), 60 litres de super aux 100 km, transmission par chaîne ... Est-ce un camion ou une voiture ? Fascinante en tout cas !

Grand Prix Historique de Pau

WWW.AMERISUD.FR

15


Cadillac, standard of the world !


Publicité Pontiac Grand Prix 1973 : ”pile au moment où vous pensiez que les belles voitures avaient disparu à tout jamais ...”.


personne n’apparaît car ... il n’y a plus de places !! Faudra nous réserver un plus grand parking en 2012.

Repas cette fois-ci dans la salle avec un spectacle “Blues Brothers”. Il est temps de rentrer, décapoté pour ceux qui partent en Le festival ouvrait le vendredi mais c’est le fin d’après midi mais sous un orage pour samedi que plusieurs d’entre nous se sont ceux qui ont prolongé le festival en dansant rendus à l’espace Nébouzan via un cruising jusqu’au soir ... autoroutier ou en individuel. Au soleil des Hautes-Pyrénées, une Dodge 59 voisinait Quelques liens à consulter sur le web : avec une Camaro 2010 ou une Mustang 67. Les cowboys du plateau De nombreux bikers, déjà présents les an- - http://www.lescowboysduplateau.fr/ nées antérieures faisaient face aux améri- Vidéo de Phil “de Ville” : sudiennes (!) et le public passait donc une - http://www.youtube.com/watch?v=qdYKchiQb-4 haie d’honneur bien fournie en “cubic inches”. * Lannemezan est situé sur un plateau à 500m d’altitude, célèbre pour son climat riLe repas du soir fut assez rock ‘n roll avec goureux en hiver. Thierry et Phil aux manettes ... du grill ! C’est Rusty Legs qui animait la soirée, une bonne pinte de country avec une ribambelle de danseurs sur le “dance floor”. Le dimanche, sous toujours un magnifique soleil, nos amis du Custom Club Lourdais (qui prépare un “come back” en 2012) nous rejoignent en HD, Ford 49 “leadsled” ou ... Capri ! Heureusement qu’après l’arrivée de Didier et de son Eldo 1975 plus

Lannemezan - 28-29/05/2011

Un plateau d’américaines sur le plateau de Lannemezan, sous le soleil, en cette fin mai 2011. Compterendu.

Get your kicks on Route 65 ...

Pour la 1ère fois cette année, les “cowboys du plateau”* invitaient les possesseurs de voitures US à exposer durant leur 4ème festival “country”. Et bien sûr c’est vers AmeriSud qu’ils se sont tournés pour un plateau (ha ha ha) d’américaines.

... To Lannemezan ... WWW.AMERISUD.FR

19


20

WWW.AMERISUD.FR

Lannemezan


Boucles du Coeur

accueillent 55 enfants et jeunes. L'association SOS Villages d'Enfants permet aux frères et soeurs séparés de leurs parents, pour raison familiale grave, de grandir ensemble sur un mode de vie familial. ==> Inscription dans les magasins Carrefour (hypermarché et Market) lors du passage en caisse en achetant une carte de participation (don de 2 € minimum) ou sur le site internet www.lesbouclesducoeur.com pour fédérer les dons en ligne. Stéphane Augé AmeriSud répondit présent Article paru dans la République des danse country par les Eagles Country quelques autos connues. 117, du flamenco avec le groupe GuaPyrénées le 14/5/2011. dalquivir et sa chanteuse Céline. Dimanche 22 mai, 300 courses simultanées auront lieu dans toute la France Des voitures anciennes et américaines pour la 1ère édition des Boucles du “Sixties” seront également exposées Coeur et ce, au profit de l'association par le Club Age d'Or Véhicules AnSOS Villages d'Enfants. A Pau, la Bou- ciens et Amerisud. Pour les plus cle du Coeur se tiendra à l'hippo- jeunes, les Compagnons de l'Arc de Lescar tiendront un stand de tir à l'arc. drome, de 9 à 14 heures. Au programme, outre le circuit proposé sur la piste de l'hippodrome par le Lescar Vélo Sprint, un parcours de roller est aménagé par le Roller Skating des Pyrénées-Atlantiques et de nombreuses animations sont proposées par les associations locales : une banda avec Los San Partoches, de la

22

WWW.AMERISUD.FR

Les cyclistes Stéphane Augé et Gilbert Duclos-Lassalle, ainsi que le kayakiste Patrice Estanguet et la journaliste Isabelle Ithurburu sont attendus. La mobilisation permettra la rénovation du village d'enfants de Marly-lezValenciennes (59), soit 11 maisons qui

Il y avait aussi d’autres clubs.

avec


Sortie

Bidache (64)

15 ans déjà que le BARC (Bas Adour Retro Chrome) organise tous les 1er mai “sa” sortie, réunissant un patchwork de tout ce qui roule des années 20 aux années 80 (les voitures récentes ne sont pas admises). AmeriSud y était et a fait profiter des places disponibles à des “invités” comme les danseuses de Rural Country d’Aramits ou des adhérents en attente “d’anciennes” ... Une belle journée mais qui se termina sous un violent orage et des trombes d’eau vers Espelette et Souraïde.

Chevy dans son jus

Simca Chambord, avec le V8 d’origine Ford.

1er mai 2011 Bidache 2011

WWW.AMERISUD.FR

23


1950s

1955-1956 - LES BELLES ELEGANTES Custom Imperial série CL seront les derniers “dinosaures” des années folles, vendus à une élite fortunée et insouciante mais qui n’avait pas assez de dollars pour s’acheter une V16 Cadillac ou une Duesenberg. Seules 151 CL furent vendues, les grands “couturiers” de l’automobile voyant leur influence s’amoindrir, tout comme leur carnet de commande … Le style classique de ces grandes autos allait vite passer à la trappe, Chrysler lançant les Airflow pour le millésime 1934. Les modèles Imperial n’y échapperont pas, alors que Cadillac ou Packard contiMalgré son nom, elle ne pouvait malheureu- nueront à produire leur V12 et V16 pendant sement pas se comparer aux ultra-presti- encore plusieurs années. gieuses Packard, Cadillac ou Lincoln : il lui A la croisée des chemins manquait déjà 2 cylindres et son prix était relativement abordable. Malgré cela, c’était une excellente voiture avec un moteur par- A l’aube des années 1950, nous avons donc fait et des freins hydrauliques aux 4 roues. un groupe Chrysler avec ses quatre Avec un poids raisonnable (moins de 2 marques d’avant-guerre : Plymouth, Dodge, tonnes), la vitesse estimée de 80 mph (130 DeSoto et Chrysler. De son côté, Packard est en train de commencer sa descente aux km/h) n’était pas un leurre. enfers sans s’en rendre compte, à force de Le modèle allait évoluer en puissance et cy- baisser en gamme, sans vouloir créer une lindrée, gagnant au passage 2 cylindres. La sous-marque qui différencierait les grandes série CG de 1931 est souvent considérée et chics Packard de ces modèles vendus à comme la plus belle Imperial jamais vil prix. A l’opposé, Cadillac comprend qu’il construite, ceci en carrosserie “usine”. Mo- ne faut pas “écorner” sa réputation en protorisée par un énorme 8 cylindres en ligne duisant des voitures pas assez chères. La de 385ci (6300cm3), avec 9 paliers de vile- marque avait supprimé les LaSalle avant la brequin, boîte 4 vitesses, jantes de 17 guerre, et la petite Cadillac Série 51 d’aprèspouces, empattement de 145 pouces, elle guerre ne durera pas longtemps. Ford, de apparut au plus mauvais moment : la grande son côté, conserve ses trois marques dont dépression de 1930 ! Les modèles 1933 le rôle est clair au sein du groupe. La première Imperial, ou plutôt Chrysler Imperial est née en 1926. Son nom de code était E80 (le 80 correspond à la vitesse théorique maximale, soit 80 mph), distincte de la G70 par un empattement supérieur (120 pouces, 127 ou même 133 sur certains modèles), une carrosserie luxueuse et un moteur 6 cylindres de 288ci (4720cm3) développant 92 chevaux. La production s’établit à 9.114 exemplaires (toutes carrosseries confondues), à confronter aux 72.000 Chrysler “normales”.

Imperial 1955-1975

Imperial : d’abord un modèle de Chrysler, puis une marque à part entière pour l’année 1955, elle marque ne réussit jamais à s’imposer. Voici l’histoire d’un échec annoncé. Chrysler eut le mérite d’avoir essayé, mais cela en valait-il la peine ?

Chronique

WWW.AMERISUD.FR

25

Imperial 1955-1975 : partie I

Imperial Newport hardtop coupé de 1955.


*** 1955 *** C69 (wb 130.0) sdn 4d Newport htp cpe conv cpe chassis

Poids 4565 4490 -

Prix 4483$ 4720$ -

Prod. 7840 3418 1 1

C70 Crown Imperial (wb 149.5) sdn 4d, 8P 5180 6973$ limo 5230 7095$

45 127

Moteur: V8 331.0 3.81x3.63 250hp *** 1956 *** C73 (wb 133.0) sdn 4d South. htp sdn South. htp cpe

Poids 4575 4680 4555

Prix 4832$ 5225$ 5094$

Prod. 6821 1543 2094

C70 Crown Imperial (wb 149.5) sdn 4d, 8P 5145 7603$ limo 5205 7737$

51 175

Moteur: V8 354.0 3.94x3.63 280hp Légende: htp = hardtop / sdn = sedan / conv = convertible / wb = wheelbase. Unité de poids : livres. Une curiosité : le système de frein à disque de 1955 (sur les limousines).

www.hymanltd.co

m

Les Chrysler Imperial de ce début de dé- Chrysler New Yorker et cette nouvelle autocennie sont sobres, assez discrètes, mais le mobile de prestige. Un peu plus loin, il instyle est assez vieillot. Et cela est vrai pour dique carrément qu’il ne commentera pas le toutes les marques. D’ailleurs, les Plymouth tableau de bord, puisque les commentaires font le bonheur des retraités. Des voitures faits pour la Chrysler New Yorker n’ont pas fiables, simples, pas chères … et moches. besoin d’être répétés ici. L’arrivée de Virgil Exner aux commandes du style Chrysler allait changer tout ça. Ce sera C’est une grande automobile, élégante, au même une révolution, dont l’aboutissement style cohérent. Son allure découle des trois sera le Forward Look de 1955. Pour Chrysler, 1955 est en effet une année à marquer d’une pierre blanche : voitures au style flambant neuf et bien plus moderne, nouvelles motorisations, nouvelle boîte automatique PowerFlite, et surtout, une nouvelle marque, Imperial, qui devient une division à part entière. Chrysler concrétisait ainsi son désir d’enfin pouvoir croiser le fer avec Cadillac. Cette dernière était toujours un cran au-dessus des modèles Chrysler, malgré le fait qu’ils La limousine (1955), qui existe avec ou sans séparation chauffeur. soient quand même du haut de gamme américain. Malheureusement, et fameux “parade phaetons”, premières oeunous le verrons au fil des ans, l’échec était vres d’Exner : on retrouve les arches de déjà annoncé. roues, les flancs sculptés ainsi que de petites touches prises sur les “show cars” : feux Mais revenons d’abord aux Imperial 1955. arrière posés sur les ailes (vus sur les ChrysLancées le 17 novembre 1954, nous avons ler K310 et d’Elegance) qui deviendront une là des voitures toutes neuves, qui pour la tradition pendant plusieurs années (jusqu’en première fois se distinguent de leurs cou- 1962 précisément). La voiture mesure 5,66 sines Chrysler. Exner a pris le soin de les dif- mètres, mais son dessin bien exécuté par férencier un minimum, même si la base est Exner ne la rend pas si grande à l’œil. la même. L’habillage, l’empattement et l’intérieur lui sont spécifiques, même si le ta- L’intérieur est dessiné avec soin, et les mableau de bord n’est que de la “récup’” pour le tières nobles. La moquette est épaisse, et moment. D’ailleurs, les journalistes de les passagers arrière disposent de reposel’époque avaient effectué les mêmes com- pieds, petite attention bien pensée pour les paraisons, attendant Chrysler au tournant. riches personnes transportées à bord. Le Ainsi, un commentateur de Road Test indi- chrome est présent, mais n’abonde pas trop quait : l’Imperial est une voiture entière- à l’intérieur, et cela est remarqué à l’époque. ment nouvelle à l’aspect particulier, qui Il est sûr que l’Imperial fait moins “jukebox” reprend certains thèmes stylistiques mon- qu’une Cadillac concurrente, et n’affiche pas trés sur les show cars présentés par la les mêmes rondeurs encore très marquées marque ces dernières années. […] En réa- sur la Cad, dont le style évolue par petites lité, il y a beaucoup de similitudes entre la touches sans rupture depuis 1948. Toute ressemblance avec une Chrysler 300 est ... normale.

www.hymanltd.com

26

WWW.AMERISUD.FR

1955

www.hymanltd.com

Imperial 1955-1975


La gamme se compose de la berline et du coupé (qui s’appelle Newport) sur un empattement de 130 pouces, et de la limousine à empattement rallongé à 149,5 pouces (en deux versions : berline 8 places et limousine 8 places).

1954 à 11.430 Imperial en 1955. Ces chiffres semblent donc donner raison au marketing qui a fait du modèle une marque à part entière. L’année modèle 1955 se finit donc sur une note positive, et les modèles 1956 arrivent à grands pas.

Sur la route, les Chrysler de l’époque ne disposent pas encore de barres de torsion (Packard, dans un baroud d’honneur technique, les avait introduites pour 1955 et était la seule marque à les proposer). Cependant, malgré sa taille, l’Imperial tient la route convenablement et est assez manoeuvrable (pour les standards de l’époque bien sûr). Techniquement, c’est une Chrysler New Yorker (sauf les freins sur la limousine qui sont à disques). Néanmoins, ce n’est pas tout à fait le système que l’on connaît aujourd’hui. Sous le capot, on retrouve le Hemi V8 331ci de 250 chevaux. Le journaliste de Road Test indiquait ainsi que malgré la taille et le poids en hausse, l’Imperial se montre d’une agilité surprenante en manoeuvre, et l’excellente visibilité la rend très agréable à conduire dans la circulation. Le 0 à 96 km/h est abattu en 11.2 secondes, et elle passe de 50 à 80 miles à l’heure en 10 secondes pied au plancher.

1956

Les Parade Phaetons Voici quelques photos de quelques Parade Phaetons. Vous remarquerez que ces automobiles servirent assez longtemps, telle celle sur la photo en plein défilé avec confetis lancés des gratte-ciel.

Le Forward Look, ou les “voitures au style élancé” comme l’indiquait la publicité canadienne, entrait dans sa deuxième année. Et il va se bonifier. Virgil Exner va rajouter des ailerons, modestes, sur tous les modèles, et aura un coup de crayon heureux sur les Imperial. Les modèles de la marque reçoivent donc des appendices discrets, sobres, qui montent légèrement, puis tombent simplement vers le pare-chocs. Ce dernier est simplifié par rapport à l’année précédente, et latéralement, les Imperial reçoivent une grand frise chromée légèrement courbée qui donne à la voiture la sensation d’être en mouvement même si elle est à l’arrêt. Cette frise se finit en s’élargissant pour englober le feu de recul, juste au-dessus du pare-chocs.

Autre caractéristique d’Imperial, et voulue Par rapport à l’année 1954, les chiffres de par Exner, la trappe à essence, contraireventes se montrent positifs. La corporation ment aux voitures du groupe, est cachée sur passe ainsi de 5.758 Chrysler Imperial en l’arête verticale d’un des ailerons, afin d’avoir En 1955, les échappements sortent par le pare-chocs. Ce principe sera abandonné pour 1956.

Aujourd’hui, on peut admirer ces automobiles dans les musées. www.hymanltd.com

Imperial 1955-1975

1955 WWW.AMERISUD.FR

27


www.imperialclub.org

des flancs arrière sans aucune découpe de trappe. Avec ses évolutions, la voiture semble beaucoup plus longue que le modèle de l’année précédente : elle mesure désormais 5,83 mètres (rien à envier à une full-size des Seventies !), et la malle arrière semble interminable. Sur le coupé, les ailes arrière sont gigantesques. Au catalogue, la gamme va s’enrichir. La mode est résolument aux carrosseries sans montant, et pour la première fois, la berline sera également disponible avec ce style. On retrouve toujours la limousine à empattement rallongé, mais ce sera la dernière année où sa construction sera assurée par Chrysler. A partir de 1957, ce sera Ghia en Italie qui s’occupera des limousines (mais nous en parlerons au prochain chapitre).

1956

Au chapitre technique, la toute nouvelle boîte automatique TorqueFlite à trois rapports sera disponible à partir de février 1956 (cette boîte a d’abord été introduite sur les Imperial et les Chrysler 300B, avant de devenir disponible sur tous les modèles du groupe à partir du millésime 1957). Sous le capot, on retrouve le Hemi porté à 354ci, et réglé à 280 chevaux (taux de compression de 9 pour 1). Quelques modifications sont apportées à la suspension arrière, et Chrysler laisse tomber les freins à disques pour un système plus conventionnel à tambour sur la limousine. C’est une voiture élégante, confortable, et très rapide. Le client qui se présentait à la concession pour commander sa voiture avait donc le choix parmi 5 modèles (cela sera bien plus pour 1957), et quelques options fort coûteuses : la climatisation (encore placée à l’ar1956

www.imperialclub.org

Une des teintes de l’époque, le Desert Rose. 28

WWW.AMERISUD.FR

Imperial 1955-1975


rière, mais ayant déjà la réputation d’être de qualité), le chauffage instantané (par combustion de gouttelettes d’essence, pour une chauffe instantanée ou presque du circuit de chauffage/ventilation), ou encore le tournedisque Highway Hifi. L’intérieur est richement décoré, et certaines combinaisons de couleurs intérieures et extérieurs sont tout simplement magnifiques. Des tons roses, verts ou bleus font partie des choix disponibles, ainsi que 19 couleurs extérieures.

arrivée à Monaco, juste avant son mariage avec le Prince Rainier. Pour le reste, le mieux reste d’aller aux USA, et encore … Avis aux amateurs !

Toutefois, l’année 1956 se solde par un bilan mitigé : 10.618 exemplaires sont vendus, soit une légère baisse par rapport à l’année précédente. Parmi les modèles vendus, on retrouve 226 limousines, qui pour 1956, sont identiques ou presque aux modèles 1955 (la limousine n’aura pas droit aux ailerons des 1956). L’année se finit donc sur note “stagnante”. 1957 en sera tout autrement, mais ça, on ne vous le racontera qu’au prochain épisode. Chez nous Les Imperial 1955 et 1956 sont plutôt (excessivement) rares sur nos routes, surtout les 1956. Pour voir un tel modèle, il faut se rendre à Monaco où l’on peut voir celle de la Principauté, qui accueillit Grace Kelly à son

Deux publicités de 1956 : “l’homme (ou la femme) qui conduit l’Imperial”. On ne peut s’empêcher de rapprocher cela au slogan Packard : “demandez à celui qui en possède une” ...

1955

1955

Les cabriolets Vous l’avez remarqué, la production officielle de Chrysler ne montre aucune Imperial cabriolet pour les années 1955 et 1956, bien que leur style découle de limousines cabriolet 4 portes. Cependant, quelques Imperial “convertibles” ont été produites. La première est un cabriolet 2 portes de 1955, fabriqué pour le président de l’époque, K.T. Keller, par la Factory Engineering Division de Chrysler. Il s’agit d’une superbe automobile, avec une quantité incroyable de pièces sur mesure : continental kit, décoration latérale unique, sellerie spécifique, pare-brise unique … Un sublime joyau. Son numéro de série est d’ailleurs sans équivoque : il indique clairement qu’il s’agit d’une voiture expérimentale (il débute par 9999). Pour l’année suivante, Chrysler ne proposera pas de cabriolet à son catalogue. Mais vous connaissez la chanson : quelques-unes furent fabriquées par Chrysler. Néanmoins, même si elles font figure d’exception, Chrysler ne dépensa pas autant que pour le modèle 1955. A commencer par le fait qu’il y en aurait eu 3 ou 4 de fabriquées. De plus, pour des raisons d’économie (toute relative, certes), ces cabriolets sont en fait des Chrysler New Yorker savamment maquillées. A l’avant d’un cabriolet New Yorker 1956, le constructeur y accrocha un avant d’Imperial (rappelez-vous aussi de la 300 qui reprend à quelques détails près l’avant des Imperial), et à l’arrière, il fit une greffe afin “d’impérialiser” la New Yorker. Quelques moulures latérales adaptées, et le tour était joué. En conséquence, ces cabriolets Imperial 1956 ont un empattement plus court, celui des New Yorker, et des numéros de série indiquant qu’il s’agissait de New Yorker … A noter que Chrysler ne prit même pas la peine de remplacer le logo des www.conceptcarz.com New Yorker entre les blocs du compteur et des jauges… Mais les 3 ou 4 heureux (et riches) propriétaires pouvaient garer dans leur rue un objet quasiunique ...

www.conceptcarz.com

Les petites photos montrent une berline 1956 équipée de la clim (avec ses écopes de prise d’air arrière, photo de droite), et du Highway Hifi (tourne-disque).

Imperial 1955-1975

WWW.AMERISUD.FR

29


Chevrolet : 100 ans !

Le client arrivant dans une concession Chevrolet en 1959 avait le choix parmi bon nombre de modèles. La marque équipait aussi la police, les flottes de taxi. Une fois la commande passée, la voiture allait être fabriquée dans l’une des multiples usines Chevrolet de la GM. Voici en images le processus de fabrication d’une Chevrolet 1959 dans l’usine de Tarrytown, Etat de New York. Photos par Fritz Goro, Life Magazine.

On voit ici l’assemblage du plancher, sur lequel iront se rajouter les tôles verticales puis le toit. Sur les images du bas, vous pouvez distinguer les ouvriers en pleine contorsion à l’intérieur de la carrosserie pour faire les soudures requises. On remarque que tout est soudé par des ouvriers, qui avaient la vie dure. Les temps ont bien changé depuis ! La machine a remplacé l’homme ...

Chevy Assembly Line ... 30

WWW.AMERISUD.FR

Assembly Line Chevrolet 1959


Toutes les photos proviennent de Life Magazine, de 1959. Vous pouvez les retrouver sur www.google.com en tapant chevrolet source:life. Une fois la caisse assemblée, les dernières vérifications sont faites, pour supprimer les défauts (de soudure principalement). La voiture part ensuite pour les traitements anti-corrosion (assez sommaires à l’époque) puis la peinture.

Les caisses ont reçu leur première couche de peinture protectrice, elles passent ensuite par une phase de ponçage, afin que le résultat soit parfait (enfin ... selon les normes Chevrolet de l’époque !).

Ensuite, c’est le montage des vitres. Les pièces sont expédiées par une autre usine, et les ouvriers les montent à la chaîne avec une dextérité à faire pâlir n’importe quel collectionneur qui essaie de remettre son pare-brise en place ...

Les caisses ont reçu leur peinture, et on constate qu’elles ne sont plus dans le “tunnel” de peinture (suivi d’un séchage). Elles reçoivent les dernières finitions. Notez les caisses peintes qui croisent des non peintes.

Ailes et capots suivent un processus parallèle et ne rejoindront la carrosserie que bien plus tard. Remarquez les ailes qui reçoivent leur décoration chromée. Assembly Line Chevrolet 1959

WWW.AMERISUD.FR

31


Les temps anciens

Ci-dessus, le concessionnaire Ford de Tacoma, dans l’Etat de Washington, en 1967. Ci-contre, le show car Mercury Turnpike Cruiser de 1956. Sur le modèle de série de 1957, on retrouve les feux arrière, et la découpe latérale de l’aileron “horizontal”, mais dans un traitement beaucoup plus “soft”. Quant à la lunette arrière et le traitement du toit, ce sera quelque chose de bien plus classique (ouf !). Ci-dessous, le parking d’une usine Chevrolet, rempli de berlines en grande quantité, et de quelques “trucks”. Photo Life Magazine

Ci-dessus, l’usine Packard en 1941. Au premier plan, on distingue clairement une voiture à la carrosserie en deux tons. Vous remarquerez que la troisième voiture est un cabriolet. Sur la gauche, on note une voiture sans flanc blanc (et c’est une Packard !). 32

WWW.AMERISUD.FR

Rendez-vous au prochain numéro ...


Le Mag d'AmeriSud #02  

Le Mag d'AmeriSud #02

Advertisement