Page 1

Kad›n - Aile

Temmuz / Juillet 2011

Miraç Kandili Recep ay›n›n 27. gecesi Mirâc Gecesi’dir. Mirâc, merdiven demektir. Cebrâil aleyhisselâm gelip, Peygamber efendimizi, 52 yafl›nda iken, Recep ay›n›n 27. gecesi, Mekke-i Mükerreme’de Mescid-i Haram’dan, Kudüs’te Mescid-i Aksa’ya ve oradan göklere götürdü. ‹slâm âlimleri buyurdu ki: "Mirâc; Resûlullah uyan›k hâlde iken, ruh ve mübârek bedeni ile birlikte oldu. yet-i kerîme ile sabit oldu¤undan, Mekke'den Kudüs'e götürüldü¤üne inanmayan kâfir olur. Göklere, bilinmeyen yerlere götürüldü¤üne inanmayan ise sap›k olur." Resûlullah "sallallahü aleyhi ve sellem", Mirâc’da Cenneti, Cehennemi, say›s›z fleyleri görüp, Kürsî, Arfl ve Ruh âlemlerini geçip, bilinmeyen, anlafl›lamayan, anlat›lamayan flekilde, mekâns›z, zamans›z, cihetsiz, s›fats›z olarak Allahü teâlây› gördü. Hiçbir mahlûkun bilemeyece¤i, anlayamayaca¤› nimetlere kavuflup bir anda, Kudüs'e ve oradan da Mekke-i Mükerreme’ye geldi. Mirâc’da 5 vakit namaz farz oldu. Mirâc’dan önce, yaln›z sabah ve ikindi namaz› vard›. Mirâc gecesi, akflam namaz› 3 rekât, öteki namazlar 2 rekât farz oldu. Medine-i Münevvere’de ikinci emirle sabah ve akflamdan baflkas› 4 rekâte ç›kar›ld›. Hicretin 4. y›l›nda bunlar, misafir için, yine 2’ye indirildi. Ezan okumak da hicretten önce Mekke’de, Mirâc Gecesi bafllad›. Mirâc hâdisesiyle, Müslümanlar›n iman› kuvvetlendi, kâfirlerin düflmanl›¤› artt›. Peygamberimize kâfirler inanmad›; "Mescid-i Aksa'n›n kaç kap›s›, kaç penceresi var?.." gibi sorular sordular. Mirâc’da dikkat etmemiflti. O anda, Cebrâil aleyhisselâm, Mescid-i Aksa'y› gözünün önüne (Televizyon gibi) getirdi ve cevap verdi. Bu mübârek gecede, di¤er mübârek geceler gibi, kazâ namazlar› k›lmal›, Kur'ân-› kerîm ve ilmihâl okumal›, tevbe ve duâ etmeli, âlimleri ziyaret etmeli, fakirleri sevindirmeli, dünya ve ahiret saadeti için, bütün Müslümanlara duâ etmelidir.

ler, po¤açalar, açmalar, ev baklavalar›, zeytinya¤l› yaprak sarmas› hatta lahmacun ve döner gibi birbirinden nefis yiyecekler de tezgahlarda yerlerini ald›. Kermese kat›lanlar›n be¤enisine su-

VEFAT VE BAfiSA⁄LI⁄I Strasbourg’un tan›nm›fl simalar›ndan Alex publicitenin sahibi ‹skender Afl›k’›n, 1988 do¤umlu kayn›

Samet Baki Y›lmaz vefat etmifltir. Merhuma Allah’tan rahmet, kederli ailesine baflsa¤l›¤› dileriz.

Alternatif Gazete

Melike Esma fiAH‹N melike@alternatifgazete.fr

Les dangers de la démocratie

Le Dialogue kermesi lezzet doluydu AHA (Alternatif Haber Ajans›) / Schiltigheim - Le Dialogue yarar›na Schiltigheim’de düzenlenen kermes beklenenin üzerinde ilgi gördü. 18 Haziran 2011 tarihinde yap›lan kermese davetlilerin hemen hepsi kat›ld›. Sabah saat 08:00’de bafllayan kermese sabah›n ilk saatinde gelmeye bafllayan davetliler yerlerini almaya bafllarken bir taraftan da kermesin en gözde mekanlar›ndan yiyecek ve içecek bölümleri de birbirinden nefis ev ürünleriyle dolmaya bafllad›. Ev börekleri, pastalar ve kurabiye-

09

nulanlar bunlarla da s›n›rl› de¤ildi. Birbirinden nefis el ifllemeleri, yast›k örtüleri, havlu kenarlar›, masa örtüleri, yatak örtüleri gibi çeyizler, süs eflyalar› özellikle han›m ziyaretçilerin en çok gezdi¤i bölümler oldu. Çocuklar›n da unutulmad›¤› kermeste oyunca ve flekerlemeler de düflünülmüfltü.

Muhammed Durak - Kevser Boutique sahibi Siz ne yaparsan›z güzel yapars›n›z. Sa¤lam kalk›fl sa¤lam yat›flla, sa¤lam görüfl sa¤lam bak›flla olur. Ben en az›ndan böyle düflünüyorum. Bu bir ihtiyaçt›r. Toplum için. Birkaç ifli birlikte yapabilirsiniz bununla. Tarihi sorunlar› buradaki iflçilerin sorunlar›n› aile e¤itim sa¤l›k ticari sorunlar›n› seçim sorunlar›n› bununla paylaflabilirsiniz. Seçimimiz yine engellendi Ne bunu gündeme getirebilirsiniz. dediler? Her konuda maddi manevi iktisadi kültürel bizim sesimiz olabilirsiniz. Bize de üstümüze düflen neyse yaz› yazmak, söylemek, reklam vermek, ekonomik olarak desteklemek gibi her türlü konuda destek olmak laz›m.

Les citoyens donnent sans cesse leur avis sur les décisions politiques prises ou à prendre, comme dans toute démocratie. C’est un exercice à peu près quotidien qui révèle d’ailleurs la variabilité de leur opinion. Dans nos sociétés actuelles, le pouvoir politique se préoccupe inlassablement de l’opinion des citoyens : sondages et enquêtes se succèdent pour cerner l’opinion publique soit à propos de décisions prise ou éventuelles, soit de choix d’élections ou même de la « popularité » des dirigeants. Il faut cependant savoir que les résultats de tels sondages n’indiquent, au mieux, en admettant que les questions posées n’influencent pas les réponses et que les personnes interrogées répondent sincèrement, qu’un moment précis de l’opinion publique, susceptible de se modifier à court ou moyen terme. Les sondages varient en général selon l’humeur, le contexte social, les informations nouvelles sur un sujet qui contredisent les précédentes ou même du prestige d’un interlocuteur à l’opinion duquel on se rangera volontiers. Même si le pouvoir politique suit de près l’opinion, doit-il réellement s’en imprégner ? L’homme politique est-il mandaté pour suivre à la lettre ce que le peuple lui demande ou pour réaliser la volonté générale, bénéfique à tous et dans l’intérêt de tous ? La philosophie a fortement souligné ce qui sépare l’opinion de la connaissance. Elle a d’ailleurs mauvaise réputation car elle reflète les passions de l’homme et est liée à la sensibilité et aux intérêts immédiats. Il est à craindre qu’un pouvoir prenant l’opinion pour guide verse dans la démagogie, se rendant incapable de décisions autonomes et ne pouvant de ce fait exercer aucun pouvoir sérieux car il faut savoir que l’opinion n’est autre qu’une réaction rapide, donc irréfléchie, à une situation. Lorsqu’elle s’affirme individuelle sur le ton du « Moi, je pense comme ça », l’opinion revendique sa subjectivité et révèle l’illusion sur laquelle elle repose, puisqu’elle ne saurait exister, à propos d’un sujet, autant de façon de penser que d’individus. Si elle s’annonce collective ou même « publique », c’est pour se réaliser dans une pluralité de positions. De la sorte, elle demeure liée à des intérêts, soit singuliers, soit de groupe ou de classe, sans se préoccuper de ce que peut être, d’un point de vue politique, l’intérêt général. Or, tout pouvoir politique normalement constitué doit considérer l’intérêt général au dépourvu de l’intérêt restreint, tel du moins qu’on le conçoit dans une démocratie. Il doit aller au sens de l’intérêt de la nation au risque de déclencher des refus, ou de l’hostilité du peuple. En particulier lorsqu’il ne tient pas compte de l’opinion des classes qui y sont les plus puissants. Mais le pouvoir, lorsqu’il veut ménager l’opinion majoritaire, soit en la flattant, soit en abondant dans son sens, est classiquement qualifié de démagogique : le démos (le peuple) y agit par le biais du pouvoir officiellement établi. Dans ces conditions, le pouvoir demeure impuissant à imposer ses décisions que l’opinion dominante comprendrait mal. Autant dire dans ce cas que le pouvoir n’est plus grand-chose et qu’il renonce à s’exercer. La démagogie est une perversion de la démocratie. Pourtant dans les deux cas, il semble que c’est le peuple qui « commande ». Mais lorsqu’il y a de la « démagogie », c’est l’opinion du peuple qui compte, alors que dans une démocratie, ce doit être son « intérêt général ». C’est donc en réalité toujours au profit de quelques-uns que le pouvoir démagogique travaille, alors que le pouvoir démocratique doit travailler pour tous. On voit dès lors pourquoi la démocratie est difficile : elle heurte comme par nature des opinions plus ou moins établies dans le peuple. Comment nier que ce dernier paie ses impôts sans enthousiasme ? Le démagogue a beau lui promettre un allégement alors qu’une démocratie peut sérieusement avoir besoin d’en lever d’avantage.

AlternatifSayfa-9  

Temmuz / Juillet 2011 Muhammed Durak -KevserBoutique sahibi ler, po¤aça- lar, açmalar, ev baklava- lar›, zeytin- ya¤l› yaprak sarmas› hatta...