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� 4-5 actualité Le budget départemental est voté � 10 environnement Les orchidées sauvages axonaises � 17 culture Les rendez-vous de mai � 19 dossier La politique de l’habitat � 24 histoire Témoignage d’un rescapé d’Auschwitz 190 Mai/Juin 2012/ le magazine du Département de l’Aisne

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Un week-end 100% pur l'Aisne


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sommaire

l'Aisne 190 - Mai/Juin 2012

4-9 actualité > > > > > >

Le budget 2012 est voté L’insertion : des actions originales à découvrir Nos collégiens à la tête de mini-entreprises Les performances énergétiques de l’école de Tavaux-et-Pontséricourt Les rendez-vous sportifs de mai La SARL Dessenne s’exporte mondialement

10-11 environnement > > >

Découvrez les orchidées sauvages de l’Aisne Géodomia vous donne rendez-vous Visite d’une station d’épuration à "filtres plantés de roseaux"

12 expression 19-23 dossier - Vivre mieux dans l’Aisne Suite à l’adoption du plan départemental de l’habitat, la politique du Conseil général évolue. Zoom sur les dispositifs d’aides mobilisables en matière de lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique, d’accession à la propriété, et de maintien des aînés à domicile…

13-18 culture > > > > > >

Les Mélangeurs en résidence à Château-Thierry 1er mai du Familistère de Guise : demandez le programme ! V.O en Soissonnais retombe en enfance Sport, musique, culture… les rendez-vous de mai Un peintre à l’école Dans l’antre du statuaire

19-23 dossier Vivre mieux dans l’Aisne : des aides départementales à l’habitat pour les locataires, bailleurs, séniors…

24-25 histoire

> Entretien avec Paul Schaffer, ancien PDG axonais rescapé d’Auschwitz

26 portraits

> Un sommelier créateur de verres > Montescourt : l’association des cyclos fête ses 20 ans en Croatie

27-29 tourisme

Week-ends 100% pur l'Aisne : des idées originales à découvrir

30-31 rendez-vous Théâtre, expos, concerts...

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V.O en Soissonnais

Le magazine du Conseil général de l’Aisne n° 190 de Mai/juin 2012 / 240 000 exemplaires / Conseil général de l'Aisne - rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex - Secrétariat Journal l'Aisne 03 23 24 86 99 - Fax : 03 23 24 62 84 / contact@cg02.fr / www.aisne.com Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY / Philippe MIGNOT - Responsable communication : Pascale CARTEGNIE - Rédacteur en chef : Laure MICHAUX - Rédaction : Pascale CARTEGNIE / Laure MICHAUX / Sabine ISRAEL / Céline VAN COPPENOLLE / François-Xavier DESSIRIER / Yves COURAUD - Webmaster : Marie GOURLIN - Photos : François-Xavier DESSIRIER - Réalisation graphique : Christian JOMARD / Service communication Conseil général de l’Aisne Secrétariat : Annie BEAUVILLAIN - Imprimerie : Groupe MORAULT - Distribution : ADREXO Imprimé sur papier 100% recyclé


édito 3

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Un Département 100% utile

Sénateur de l’Aisne Président du Conseil général

Dans cette période de fortes contraintes budgétaires, d’incertitudes quant à la pérennité de nos institutions, et dans ce contexte de crise économique grave, le Conseil général de l’Aisne a choisi une stratégie fiscale visant à sauvegarder sa capacité à agir. En 2010, avec le déliement des taux taxe d’habitation et taxe foncière - dont tous les locataires avaient bénéficié - était préservée, pour les années à venir, l’autonomie financière du Département, et donc la possibilité de mener des politiques spécifiques, adaptées aux besoins et demandes de notre territoire.

La lecture du budget primitif 2012 démontre que cette Sans stratégie était la bonne : nous ne renonçons à aucune augmentation des grandes politiques mises en œuvre pour les habitants de l’Aisne : gratuité des transports scolaires pour de la fiscalité les élèves de la maternelle au lycée, aides aux projets départementale des communes et structures intercommunales… Parallèlement, nous atteignons un très haut niveau d’investissements qui va nous permettre de continuer à développer le tourisme et l’économie sur notre territoire, de proposer des collèges modernes et fonctionnels à nos élèves, d’améliorer notre environnement et cadre de vie, de répondre aux enjeux du numérique… Une capacité d’investissement qui représente également un vrai soutien à l’emploi sur notre territoire.

Yves DAUDIGNY

Par son action et ses services aux habitants de l’Aisne, le Conseil général entend bien être utile à chacun et chaque jour. Modernisation des collèges, entretien des routes, protection de l’enfance, aides aux commerçants et artisans, aménagements touristiques, soutien aux acteurs associatifs… nombreux sont les domaines dans lesquels notre collectivité intervient, démontrant par là toute la pertinence de l’échelon départemental.

Ce budget s’équilibre sans augmentation de la fiscalité départementale. Une décision qu’ont rendu possible la maîtrise des dépenses de fonctionnement et les qualités de gestion et d’anticipation de notre administration. Ce budget primitif se traduira cette année encore par de l’action publique. Celle-ci est essentielle, elle seule permet de gommer les inégalités trop fortes encore, entre les habitants, entre les territoires.


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actualité

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budget

10 clés pour comprendre La fiscalité : augmentation 0 En 2012, le taux de fiscalité départemental restera identique à 2011. La stratégie fiscale adoptée en 2010 nous permet aujourd’hui de dégager des marges de manœuvres pour conforter nos priorités et développer les actions utiles et efficaces à notre territoire et aux habitants de ce département. Remarque : si le taux départemental reste identique, la base, notifiée par le ministère des Finances, augmente cette année de 1,8%.

Investissement et fonctionnement Fonctionnement et investissement structurent le budget départemental. Le budget de fonctionnement permet au Conseil général d’assurer le quotidien : il regroupe l’ensemble des dépenses et des recettes nécessaires à la gestion des affaires courantes, incluant notamment les salaires des agents départementaux, les allocations de solidarité (APA, PCH, RSA), les subventions aux associations, les travaux courants sur la voirie, dans les collèges, les transports scolaires, le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours)… Le budget d’investissement prépare l’avenir, il est lié aux projets du Département à moyen ou long terme (programmés dans un Plan pluriannuel d’investissements). Par comparaison avec le budget d’une famille, l’investissement, c’est un peu comme l’achat de la maison, un emprunt côté recettes, et une dépense importante répartie sur plusieurs années ; le fonctionnement, c’est, côté recettes, le salaire mensuel et côté dépenses, les courses quotidiennes, les achats de la vie courante. Le budget 2012 départemental, c’est 124,1 millions d’euros pour l’investissement, 513,7 millions d’euros pour le fonctionnement.

Compétences obligatoires et facultatives Les différentes lois de décentralisation, de mars 1982 (dite “Acte I”) et de août 2004 (“Acte II”) relatives aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, ainsi que les nombreux textes qui les ont complétées, ont fixé le principe de libre administration de ces collectivités et leur ont transféré des compétences et des ressources. Ce sont ces compétences qui sont dites “obligatoires”. Compétences obligatoires : - Solidarité : versement des allocations APA, PCH, RSA, protection de l’enfance… - Routes départementales - Transports routiers des voyageurs : organisation - Construction, entretien et fonctionnement des collèges publics - Aménagement rural - Médiathèque départementale - Archives départementales - Enseignement artistique Mais le Département peut également choisir d’exercer des politiques “facultatives” pour améliorer le cadre et la qualité de vie des Axonais dans certains domaines : - Aménagement du territoire - Développement économique et touristique - Education, culture, sport - Cadre de vie et loisirs… Le budget 2012 départemental, c’est : - 389,4 millions d’euros en dépenses obligatoires - 68,4 millions d’euros en dépenses facultatives. Remarque - L’organisation des transports scolaires est une compétence obligatoire à la charge du Département, mais pas leur financement. Le Conseil général de l’Aisne a choisi d’assumer la gratuité des transports scolaires, de la maternelle à l’enseignement supérieur. C’est une politique choisie et donc facultative.

Les dépenses de fonctionnement obligatoires • La solidarité le maître mot de notre action : les dépenses qui lui sont liées représentent 48% des dépenses de fonctionnement. Il s’agit ici d’intervenir au bénéfice des plus fragilisés : les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes en situation précaire. Protection de l’enfance et de la famille : 37,9 ME Personnes âgées : 66,2 ME Personnes handicapées : 63,2 ME Bénéficiaires du RSA et insertion : 73,9 ME Les trois grandes allocations de solidarité (APA, RSA, PCH) pèsent lourd sur le budget. Elles ne sont plus aujourd’hui compensées par l’Etat qu’à hauteur de 50%. Le déficit entre versement et compensation s’amplifie d’année en année : en 2002, il était de 6,5 ME, en 2011, de 59 ME ; ce qui, si on cumule ces déficits depuis 2002, représente aujourd’hui pour les contribuables axonais, une charge totale de 260,7 ME ! • Les dotations aux collèges (hors Plan collèges : c’est de l’investissement) représentent un montant de 11 ME. • Le budget du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) : 20,2 ME

Les dépenses de fonctionnement facultatives Dans l’élaboration de ce budget, le principe adopté fut le suivant : maintenir l’ensemble de nos politiques d’intervention facultatives, dans le domaine de l’éducation, de l’économie, de la culture, du sport, du soutien aux territoires… Avec à l’esprit l’idée que stabilité ne devait pas signifier immobilisme. Nos différents dispositifs d’aide ont été révisés pour une adaptation optimale à la réalité


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le budget départemental axonaise (politique départementale de l’habitat…). Toutes nos demandes de subvention font l’objet d’un examen annuel pour correspondre aux besoins réels des associations. L’enveloppe globale, elle, reste au même niveau. Ces politiques facultatives sont 100% utiles aux Axonais. Dans le domaine de l’éducation, nous maintenons par exemple la gratuité des transports scolaires pour les familles (ce qui représente un coût annuel de 32 ME). Nous poursuivons nos actions dans le domaine économique, parce que ce département a besoin de créer des emplois et de la richesse. Nous préservons notre soutien au monde associatif, parce qu’il est créateur de lien social et d’épanouissement personnel. Un euro investi dans la culture ou dans le sport n’est pas une dépense superflue !

Les dépenses liées à la gestion départementale • La masse salariale évolue de 0,5%, moins que l’inflation… et bien moins que nombre de Départements qui affichent une progression de 2 à 2,5%. L’enveloppe globale, 97 millions d’euros, est importante : elle représente 2885 payes mensuelles, dont 678 assistants familiaux, qui accueillent les enfants confiés au Président du Conseil général par le Juge des enfants. • Les frais d’administration générale représentent 15 ME.

Un haut niveau d’investissements En septembre 2011 était adopté le Plan pluriannuel d’investissement avec pour ambition un volume de 309 ME sur trois ans. Le budget 2012, avec 103,6 ME d’investissement inscrits marque ce nouvel élan et la volonté de l’assemblée départementale de provoquer un effet de levier économique et social, de générer de l’emploi et stimuler l’activité économique (61% de nos marchés sont attribués à des entreprises axonaises).

Dans ses grandes lignes, le programme investissement permet d’assumer pleinement nos compétences obligatoires et de développer l’attractivité du territoire axonais. Il concerne : - l’éducation : 24,6 ME consacrés notamment au Plan Collèges et à l’ENT - la voirie : 30,2 ME (en augmentation de 5 ME par rapport à 2011) - le sport et la culture : 8,1 ME incluant l’aménagement muséographique de la Caverne du Dragon et le Centre de conservation du Patrimoine, les travaux d’achèvement du Dojo de Tergnier, le Familistère de Guise, les premiers travaux de construction de la Cité de la musique et de la danse à Soissons. - l’environnement : 13,4 ME avec des projets tels que la poursuite du schéma Véloroutes/voies vertes ou la mise en œuvre du schéma d’aménagement numérique - l’économie/tourisme : 5,3 ME - les solidarités : 5,2 ME pour les politiques d’aide au logement et l’hébergement des personnes âgées ou en situation de handicap - les territoires : 9 ME pour les projets inscrits en concertation avec les communes et structures intercommunales dans les CDDL (Contrats départementaux de développement local).

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les réalisations 2011 s’élèvera à 10 ME. • Le recours à l’emprunt : celui-ci s’établira cette année à 51 ME.

Un budget exemplaire Le Département de l’Aisne se distingue au sein des Départements de sa strate (même nombre d’habitants). Il se situe également à contre-courant de la mouvance générale des Conseils généraux. Cette capacité nouvelle, qui se traduit par une augmentation de l’investissement, n’est autre que la conséquence de nos décisions antérieures : délier les taux Taxe d’habitation et Taxe foncière sur le bâti en 2010 nous donne aujourd’hui une plus grande autonomie financière, quand les dotations et compensations de l’Etat stagnent ou baissent. Plus d’autonomie fiscale = plus de capacité d’initiative = plus d’action publique adaptée au territoire. Le produit fiscal s’élève à 141,1 ME et représente 27,5% des recettes de fonctionnement. Ce ratio s’établit aux alentours de 16% dans les autres Départements. A ce levier de la fiscalité s’ajoute une grande maîtrise de ces dépenses de fonctionnement, et notamment des dépenses liées à la gestion départementale.

A noter : 1 E du Conseil général engendre près de 5 E d’investissement. C’est dire l’effet levier de ce dispositif !

Comment financer l’investissement ? • Partenariat avec la Région : les négociations abouties avec le Conseil régional de Picardie et inscrites dans le Contrat départemental Aisne Picardie (CDAP) se traduisent par une participation financière de 9,5 ME à notre programme d’investissement. • 1,9 ME proviendront du FEDER (Fonds européen de développement régional), du FNADT (Fonds national d’aménagement et de développement du territoire) et de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). • Le fonds de compensation de la TVA sur

Après le budget ? Une fois le budget départemental voté, l’assemblée procède à la programmation. Les sommes allouées par grands “chapitres” sont fléchées vers les actions envisagées. Au Conseil général de l’Aisne, la programmation est votée lors de l’adoption du budget primitif. Une prochaine session sera consacrée au compte administratif 2011. Celui-ci permet d’analyser la concordance entre le budget primitif et sa réalisation. Il révèle la réalité de l’action publique. Des modifications peuvent être apportées au budget primitif en cours d’année. Elles sont votées par l’assemblée lors des séances “Décisions modificatives”.


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social

L’insertion : une priorité départementale Plus de confort au quotidien Sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets 2011, l’association “Eco & Logique” (Fresnoy le Grand) assiste des bénéficiaires du RSA dans l’autoréhabilitation de leur logement. “Il s’agit d’améliorer le confort, ce qui n’est pas à la charge du bailleur” rappelle Marie-Françoise Monchicourt, salariée responsable de l’association. Cette dernière intervient à domicile pour réaliser un plan d’actions et aider au lancement des travaux. L’objectif : apprendre aux bénéficiaires les techniques de base du bricolage. Au programme : peinture, pose de papier peint ou de revêtement de sol. Ces travaux sont financés par la CAF, La Maison du Cil et le Conseil général et réalisés par les familles ou leurs proches. De décembre 2011 à juin 2012, 16 bénéficiaires du RSA de Fresnoy le Grand et Saint-Quentin participent à cette action d’accompagnement social thématique. “Une mauvaise situation personnelle peut avoir des incidences sur le dynamisme du bénéficiaire et de toute sa famille et freiner son insertion professionnelle” explique Sylvia Lefèvre, adjointe technique au chef de service insertion du Conseil général. Pour certains, c’est l’occasion de se découvrir de nouveaux talents. “L’un des participants va prochainement intégrer un chantier d’insertion” se félicite Mme Monchicourt. “Eco & Logique” espère reconduire cette action en 2012, auprès de 24 bénéficiaires de Fresnoy le Grand et du SaintQuentinois. Pour ce faire, elle a de nouveau répondu à l’appel à projets départemental.

En 2012, 3,5 millions d’euros seront consacrés aux actions d’insertion à destination des bénéficiaires du RSA. Retour sur des opérations innovantes menées en 2011. Le Conseil général a adopté le 15 avril 2011 un programme départemental d’insertion (PDI) définissant les lignes directrices de sa politique d’insertion pour trois années. Des objectifs opérationnels ont été déterminés. La finalité : mettre en adéquation le contenu des actions programmées et les besoins des bénéficiaires accompagnés sur chaque bassin de vie.

Avec “Eco & Logique” les locataires réalisent eux-mêmes leurs travaux pour améliorer leurs conditions de vie.

Pour la première fois, un appel à projets a été lancé à destination des collectivités, associations et autres organismes de formation. Pour répondre aux besoins de tous, trois types d’actions sont financés à hauteur de 3,5 millions d‘euros : les actions à finalité professionnelle (chantiers d’insertion), les actions d’accompagnement social transversales (les ateliers d’activité de longue durée) et les actions d’accompagnement social thématiques (de courte durée et ciblant une difficulté précise : santé, mobilité, logement…). Le bilan de ce premier appel à projets est positif : l’enveloppe a été consommée à 90%. Sur 264 dossiers déposés, 119 projets ont été sélectionnés et soutenus dont 43 actions thématiques (875 000 E).

La même somme a été allouée aux actions transversales et 1,7 million d’euros aux actions à finalité professionnelle. Les porteurs de projets ont fait preuve de réactivité et d’imagination. Les bénéficiaires en accompagnement social ont notamment travaillé avec la Compagnie de théâtre Acaly sur la confiance en soi ou encore sur le spectacle “Coucy à la merveille” (création de costumes en ateliers couture). “L’objectif est de rompre leur isolement et de les aider à retrouver un certain dynamisme dans leur parcours professionnel” résume Olivier Delcroix, chef du service insertion du Conseil général. Les actions à visée professionnelle sortent également des sentiers battus. Exemple à Château-Thierry avec le Centre Communal d’Action Sociale. Six personnes en contrats aidés accompagnent les auxiliaires de vie chez les personnes âgées. “Il ne s’agit pas de se substituer aux aides à domicile mais bien de passer un moment avec les aînés”. Les demandeurs d’emploi découvrent ainsi les métiers des services à la personne et font de belles rencontres.

Appel à projets 2012 Le Conseil général de l’Aisne a choisi de reconduire le même niveau d’intervention en 2012 pour le financement des actions d’insertion (3,5 millions d’euros). Un nouvel appel à projets a été lancé fin février. Le programme d’actions sera validé par les élus de la commission permanente début juin.

Une fois la dynamique lancée, nombre de locataires rénovent d’autres pièces de leur appartement.


éducation Wassigny Laon

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Initiées par l’association Entreprendre pour apprendre (EPA), les mini-entreprises en milieu scolaire se multiplient. Exemples au collège de Wassigny et à la Segpa du collège Mermoz de Laon.

Mini business “On nous a demandé

un CV, une lettre de motivation et nous avons passé un entretien avec l’équipe pédagogique, comme pour une vraie embauche. En assemblée générale, nous avons déterminé les postes et soumis au vote les questions importantes comme les tarifs de nos prestations.” Elève de 3e en Segpa au collège Mermoz, Alexandra assume le rôle de PDG de Mermoz Multi Ser-

Installation d’un escalier de service pour les besoins du collège Mermoz, un client important.

Au collège

vices (M’MS), mini-entreprise d’ouvrages courants de l’habitat de type pose de parquet, installation de volets, montage d’escaliers et finitions. Quatorze élèves participent à cette aventure “très valorisante pour eux comme pour l’image de la Segpa”, précise Jean-Pierre Peres, responsable de la section. “Ils sont très motivés et viennent au collège avec un autre état d’esprit” complète Vincent Bednarczyk leur encadrant. Service financier, technique, commercial et administratif avec un directeur à la tête de chacun, tout est conforme à la réalité d’une entreprise. 125 actions à 4 E ont été vendues afin de constituer un capital de départ pour l’achat de matériaux. Le compte en banque est géré par EPA Picardie qui chapeaute les 22 mini-entreprises axonaises en collège, lycée, Greta, Maison de l’emploi et de la formation mais aussi CFA et Epide, partout en Picardie. Responsable du secteur Aisne, Nadia Zarkani fait le point tous les mois avec les équipes. “Les mini-entreprises se sont beaucoup développées en collège depuis la création en 3e de l’option Découverte professionnelle” constate-t-elle.

Les 3 heures de l’option “découverte professionnelle” sont consacrées à la vie de la mini-entreprise.

de Wassigny, c’est dans le cadre de cette “découverte professionnelle“ que s’est créée “Dingo Création” qui commercialise des porte-clés et tapis de souris personnalisés. “En assemblée générale, tout le monde a donné des idées puis nous avons fait une étude de marché dans le collège et auprès des familles” précise Anaïs, PDG. “Le tapis de souris, c’est un nouveau produit car il faut aussi savoir se diversifier.” La vente des actions a permis l’achat d’un petit four, de feuilles plastiques et de cartouches d’imprimante. Le client n’a plus qu’à remplir un bon de commande pour avoir l’objet avec le motif de son choix, il peut même proposer son propre dessin ou une photo personnelle. “Les bénéfices, s’il y en a, sont généralement investis dans une sortie” explique Vincent Méresse, l’un des trois professeurs

encadrants. “Ils peuvent aussi se transformer en bons d’achats auprès de certains magasins”.

rens. http://epapic.free.fr

Ecole “passive” à Tavaux Les quelques 150 élèves des six communes du Val de Serre feront leur rentrée de septembre dans un bâtiment flambant neuf bénéficiant du label énergétique le plus performant. A l’échelle nationale, le syndicat scolaire situé à Tavaux et Pontséricourt gère en effet l’une des premières écoles certifiées “passives“. Commencés en août 2011, les travaux ont consisté à démolir une partie des locaux, construire un bâtiment neuf abritant trois classes élémentaires, trois maternelles et une salle d’évolution, et réhabiliter le bâtiment nord. Un bâtiment passif de ce type concilie excellence thermique et économie. C’est par essence un bâtiment très confortable dont le besoin en chaleur est faible grâce à une excellente isolation couplée au triple vitrage. Une attention particulière a été portée à l’étanchéité à l’air des bâtiments, la ventilation est assurée par une centrale de traitement d’air double-flux à très haut rendement de récupération de chaleur. La facture de chauffage sera ainsi réduite de 80% par rapport à un même bâtiment construit selon la réglementation thermique 2005. A noter également que 60 m2 de panneaux photovoltaïques exposés sud seront mis en place.


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sport Le Nouvion-en-Thiérache

rendez-vous

La kermesse du VTT

5 mai

Rozoy-sur-Serre : tennis de table - 3e tournoi de la Thiérache axonaise. De 9h à 19h30 au gymnase (rue du point du jour). Rens. 03 23 98 96 23 http://club.sportsregions.fr/ ttcpt/

Rendez-vous incontournable des amateurs de VTT et de nature, la Vétiflette revient avec quelques nouveautés... et toujours du Maroilles pour tous !

5 et 6 mai

Laon : badminton - 1er tournoi international de Laon. Challenge de la Montagne Couronnée : simple, double et mixte. Elite A/B/C. De 9h à 18h au Palais des sports. Rens. 06 84 53 96 10

Découverte des sentiers de Thiérache à VTT.

5 et 6 mai

Que d’innovations pour cette huitième édition de la Vétiflette ! Pour la première fois, le départ sera donné depuis l’hippodrome de La Capelle ce qui offrira aux participants plus de confort grâce aux nombreux équipements (douches, toilettes), plus de place pour la trentaine d’exposants sur le village, et la possibilité de camper gratuitement la veille.

Du 11 au 13 mai

Les vététistes prendront le départ derrière l’auto-start dès 8h30 sur la piste du champ de courses pour un parcours de 35, 50 ou 65 km. Soucieux d’offrir plus de sécurité et de convivialité aux enfants, les organisateurs lancent cette année un itinéraire de

Plomion : championnat de France Elite de motocross sur le circuit de La Comtesse. Rens.www.motocrossplomion. com Tour de Picardie Ve. 11 : Clermont - Braine / Sa. 12 : Tergnier - Villers-Bocage / Di 13 : Fressenneville - Maignelay-Montigny.

12 et 13 mai

Chamouille : fête du nautisme en partenariat avec la Fédération Française de voile, Cap’Aisne propose plusieurs animations de sports nautiques encadrés par des moniteurs. Rens. 03 23 21 49 70 www.capaisne.fr

20 mai

Saint-Quentin : Triathlon ouvert à tous. Rens. 03 23 04 16 44 http://www.pastel-triathlonsaint-quentin.com

20 mai

Guignicourt : 14e course pédestre des Bords de l’Aisne. Départ à 10h, place de la gare. Rens. 03 23 79 93 11

3 juin

Plomion : les 2 x 4h. de Plomion : endurance moto et quad. De 8h à 18h au circuit la Comtesse. Rens. www.motocrossplomion.com

Rallye légendaire

15 km réservé aux familles. Les tout-petits auront eux aussi droit à leur tour de pédales sur le circuit “mini-môme” à l’intérieur de l’hippodrome. Vous n’êtes pas fans de VTT ? Pas grave ! Une marche au profit de l’association “Pour Mattéo” (un petit garçon qui doit subir une opération) et de nombreuses animations (châteaux gonflables, restauration, tombola…) vous attendent ce 10 juin.

contact Thiérache VTT - 03 23 98 11 98 http://lavetiflette.over-blog.com

Bucilly

Prenez de la marche, du canoë, des énigmes, l’Oise, des sentiers, des jeux traditionnels picards, et mélangez. Vous obtenez le Rallye des contes et légendes. Rendez-vous

est donné le 13 mai à Bucilly pour une marche sur les sentiers thiérachiens suivie d’une descente de l’Oise en canoë. Mais gardez les yeux bien ouverts et ne soyez pas distraits par la beauté du paysage car des énigmes y sont dissimulées. Les questions sur la faune et la flore seront la clé pour compléter la Légende de la Bête Blanche dont des mots ont été effacés. Votre habileté pendant les épreuves sera également récompensée… Le nouveau parcours est, comme les précédents, accessible aux enfants. Une soixantaine de bénévoles vous encouragera pendant le raid. Vous serez

Sport, découverte et plaisir : le savant mélange du rallye.

même réconfortés par des crêpes au Maroilles arrosées de cidre offertes sur les stands tout au long du parcours pédestre. A la fin de la journée, point de repos mais encore des jeux traditionnels picards, et, pour les moins fatigués, de l’escalade et l’élection du meilleur déguisement. Le rallye des contes et légendes, c’est l’occasion de faire marcher la tête et les jambes !

contact 03 23 58 34 41 www.thierache-sport-nature.com


économie Depuis dix ans, les frères Dessenne exportent leur savoirfaire en serrurerie et en ferronnerie d’art dans le monde entier. Zoom sur une entreprise familiale en pleine expansion. Seboncourt

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Retour en images

Une entreprise en acier “Notre métier

c’est avant tout la serrurerie. La serrurerie c’est la structure, le cadre en métal assemblé par des vis, il n’y a pas de soudure. Chaque pièce vissée peut être restaurée. Ce qui assure la pérennité de nos réalisations. Quant à la ferronnerie, c’est la décoration intérieure dans un cadre en serrurerie”. Xavier Dessenne aime préciser l’essence de son activité. Avec ses deux frères, Jérôme et Damien, qui eux aussi ont été formés chez les Compagnons de France et ont fait leur apprentissage chez Les Métalliers champenois, il dirige les établissements Dessenne à Seboncourt. Depuis dix ans l’entreprise familiale d’une dizaine de personnes s’est spécialisée dans le travail de l’acier : charpentes, escaliers, vérandas, verrières, portes coulissantes, encadrements de cheminée, fenêtres…

Avec le développement de l’industrie de l’acier, l’entreprise a vu son activité s’intensifier et ses locaux de 600 m2 devenir exigus. “Nous allons quitter les locaux familiaux pour nous installer à Bohain où la surface sera de 2 300 m2 . Nous pourrons alors réaliser toutes les étapes de la production puisqu’en plus de toutes les machines déjà utilisées à Seboncourt nous aurons une cabine de peinture” détaille Xavier Dessenne. Même s’ils se définissent comme des artisans, les associés ont investi près de 250 000 euros ces dix dernières années pour moderniser les machines et près de 300 000 euros supplémentaires (bâtiments et nouvelles machines) pour l’installation à Bohain.

Le 1er RDV du numérique a été l’occasion d’échanges sur des expériences axonaises utilisant les technologies du numérique. Exemple avec des écoliers qui ont témoigné de leur enthousiasme à utiliser un TBI (tableau blanc interactif). Vidéos des ateliers (e-tourisme/culture, esanté, e-éducation, e-management, e-commerce) : www.aisne.com

“Aujourd’hui, certaines commandes sont de très gros chantiers et si l’on veut vivre de notre métier, il faut voir grand, être réactifs”. Une équation pas simple entre modernité et tradition puisque le prix du produit livré est à 90% lié au coût de la main d’œuvre. “Tout est pensé, calculé, nous nous efforçons toujours de trouver la meilleure solution pour nos clients”. Cette exigence fait aussi la renommée de l’entreprise. Les collaborations avec de grands architectes et designers, ou l’apparition de leurs réalisations dans les magazines de décoration, ne sont pas rares. Les Dessenne ont le succès modeste. Xavier rappelle simplement l’histoire familiale : “notre grand-père était maréchal-ferrant, nos parents ont pris la suite, et nous, nous prolongeons l’histoire entre le métal et les Dessenne”.

Louis Rossi, champion motocycliste soutenu par le Conseil général, a lancé sa saison sportive à l’abbaye Saint-Léger de Soissons. Après avoir signé avec l’équipe Racing Team Germany, il rejoint le championnat du monde Moto 3 (ex-championnat du monde 125 cm3).

Une création en acier made in Seboncourt.

Le 12e Printemps des conteurs a proposé 11 spectacles dans 21 communes de l’Aisne. Clémence Massart aura marqué le public ternois en maniant un humour corrosif sur des textes clés pour parler de la mort dans “L’asticot de Shakespeare”. La vidéo du Printemps des conteurs est à découvrir sur www.aisne.com


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environnement

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Géodomia Merlieux et Fouquerolles

Les sorties nature Les Mardinales Chaque 2e mardi du mois, le centre de ressources environnementales Géodomia en partenariat avec le CAUE propose des rendez-vous thématiques autour de l’environnement et de l’urbanisme. Tout public. RDV à 9h à Géodomia à Merlieux. 22 mai : Corridor de biodiversité, trame verte et bleue 12 juin : L’approche environnementale de l’urbanisme (AEU)

Invitations 2 mai : Entre Terre et Eau ou la vie du Dragon des mares L’espace naturel du site d’Axo’ plage est le lieu de vie de nombreuses espèces animales et végétales. Venez y découvrir entre autres, le triton crêté appelé dragon des mares. RDV à 14h30 à la mairie de Monampteuil. 30 juin : “Mammifères sauvages de l’Aisne” Sortie découverte traces et indices et exposition Pièges photos. Trop souvent “mal-aimés”, les mammifères sauvages sont surtout discrets et méconnus. Au cours d’une sortie, partez sur leurs traces et ouvrez l’œil, quelques indices trahiront peutêtre leur présence. A 9h30 à Géodomia. Inscriptions obligatoires www.geodomia.com

Exposition Du 2 au 31 mai à Géodomia Exposition Aisne comme nature sur la biodiversité dans le département.

S’il est bien une fleur que l’on ne soupçonne pas de pousser sur nos terres axonaises, c’est l’orchidée. Et pourtant, plus d’une quarantaine d’espèces sauvages sont répertoriées dans l’Aisne. Rencontre avec un passionné.

Passion orchidées Lors d’un voyage en Savoie il y a plus de 20 ans, le Laonnois Michel Guilbert, passionné de fleurs sauvages, a fait le rapprochement entre les fleurs qui étaient sous ses yeux et celles qu’il avait vues dans l’Aisne. Sitôt revenu, il a fait des recherches dans des ouvrages spécialisés et vérifié qu’il s’agissait bien d’orchidées. Bien plus petites que leurs consœurs exotiques, les orchidées sauvages de l’Aisne sont très discrètes : “leur petite taille les fait passer presque inaperçues pour celui qui n’est pas initié. Et c’est plutôt bon pour elles, car elles sont très rares voire menacées de disparition pour une vingtaine d’espèces d’entre elles” prévient l’orchidophile . Les orchidées sauvages présentes L’ophrys fuciflora en gros plan.

Les orchidées sauvages de l’Aisne sont souvent bien cachées.

dans le département poussent essentiellement dans les espaces naturels préservés en Thiérache, dans le Laonnois et dans le Soissonnais. “Il leur faut des terres calcaires et encore sauvages mais aussi une bonne exposition au soleil. Les orchidées sauvages ne peuvent pas se développer sur des terres dédiées aux grandes cultures. Car les toutes petites graines de l’orchidée n’ont pas de réserve nutritive et ont besoin de moisissures pour se reproduire. La moisissure leur donne les éléments nécessaires à leur croissance. C’est donc incompatible avec les produits chimiques utilisés sur ces terres” explique Michel Guilbert. Si ce féru d’orchidées peut aujourd’hui proposer au grand public une exposition qu’il a luimême créée et parler si facilement des différentes espèces et des dangers qui les menacent c’est en raison des connaissances acquises sur le terrain. D’abord avec l’Association des amis de Vauclair, puis en se rapprochant de la société française

d’orchidophilie et en assistant à des conférences spécialisées. “Lors de ma première conférence j’étais un peu perdu, le conférencier utilisait les noms latins des plantes, il m’a fallu travailler ma botanique” s’amuse-t-il. Michel Guilbert est également bénévole auprès du Conservatoire naturel des espaces de Picardie et participe aux chantiers nature pour nettoyer les espaces de vie des orchidées. Il présentera les 4 et 5 juin son exposition lors du Festival Arts d’orchidées à Urcel et participera le 16 juin à la sortie “Orchidées sauvages de Picardie” organisée par Géodomia (Merlieux) avec découverte des espèces présentes sur le Mont Bossu (Chevregny).

contact

Festival Arts d’orchidées d’Urcel : 03 23 21 60 20 Géodomia : 03 23 80 32 20 (inscription souhaitée)


environnement

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Cessières

Préserver la ressource en eau…

Quel rôle jouent les stations d’épuration dans notre quotidien ? Comment fonctionnent-elles ? Quelles sont les technologies modernes en cours de développement ? Les STEP

(stations d’épuration des eaux usées) jouent un rôle primordial dans la gestion des eaux usées (en provenance des éviers, WC, machines à laver). Dépolluées, elles sont ensuite rejetées en milieu naturel, sans risque pour l’environnement. Comment ça marche ? Deux types de stations sont principalement à l’œuvre dans l’Aisne : les boues activées et les stations “rustiques” (techniques plus naturelles). Dans tous les cas, les effluents subissent une épuration par des bactéries présentes ou non à l’origine. Dans les stations à boues activées, les eaux usées et les eaux pluviales sont conduites séparément à la station via un réseau de collecte souterrain. Elles passent ensuite par le dégrillage (retrait des gros déchets), le dessablage et le dégraissage. Les effluents arrivent dans un bassin d’aération : l’oxygène envoyé permet la dégrada-

tion de la pollution par les bactéries. Vient ensuite le dégazage (pour notamment se débarrasser de l’azote) puis le clarificateur (récupération des boues et stockage). Les effluents peuvent enfin être renvoyés en milieu naturel, en rivière ou par infiltration vers les nappes d’eau souterraines. La compétence assainissement relève des communes (qui donnent parfois délégation à un syndicat ou une communauté de communes). Le Département apporte une assistance technique par le biais du SATESE (lire l’encadré) et des aides financières à la construction et à la rénovation de stations par le biais d’un fonds départemental spécifique (1,1 million d’euros en 2012 ; 1,5 million en 2013 ; 1,8 million en 2014). “Il y a nombre de remises aux normes à financer pour améliorer la qualité de l’eau rejetée” souligne Philippe Cozette, chef du service eau, déchets et assainissement du Conseil général de l’Aisne.

L’eau épurée est rejetée en milieu naturel sans risque de pollution.

...avec du sable et des roseaux Les stations d’épuration rustiques constituent une solution alternative écologique et économe. Exemple à Cessières. Une station à filtres plantés de roseaux y a été mise en eau en 2009 et est gérée par la commune avec l’appui du SATESE. Coût de l’opération : 381 787 euros. A Cessières, une station bien intégrée au paysage.

Comment ça marche ? Les eaux de pluie et eaux usées passent par le dégrillage puis sont envoyées vers des chasses hydrauliques. Ces petits réservoirs accumulent l’eau et la libèrent par à-coups. L’eau est acheminée vers un premier étage composé de trois casiers (ou bassins) fonctionnant en alternance pour assurer des phases de repos aux filtres. L’eau jaillit par un tuyau sortant du sol, comme une fontaine. Un premier filtrage se réalise pour traiter les matières en suspension : l’eau traverse trois filtres à sable de granulométrie différente. Les roseaux sont plantés dans le premier filtre pour éviter son colmatage. L’eau filtrée est récupérée par les tuyaux souterrains et amenée vers le deuxième étage

Le SATESE, c’est quoi ? Le Conseil général apporte une assistance technique aux communes, communautés de communes, syndicats d’assainissement en vue d’améliorer le fonctionnement des stations et d’assurer leur suivi. En 2011, 64 stations (sur 121) étaient concernées. Ce service est financé par les agences de l’eau. Des visites/bilans sur 24 heures sont notamment organisées pour mesurer les débits et niveaux de dépollution.

pour la même opération. Les effluents sont alors dépollués de la matière carbonée. Enfin, l’eau passe par un canal de mesure évaluant le rendement de la station et la qualité de l’effluent traité. Elle est ensuite acheminée vers un terrain voisin et infiltrée dans la terre. “Cette eau est respectueuse de la faune et de la flore mais n’est pas potable” rappelle le Maire, Roger Guilbert. Cette station, qui comporte peu de béton, est bien intégrée au paysage. La commune a pris soin d’aménager le site avec la plantation de haies et de rosiers. L’été, des roseaux verts de plus de deux mètres constituent un véritable champ.


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expression

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Le budget 2012

Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs.

du Conseil général de l’Aisne a été voté par la

d’euros) consacré, pour l’essentiel, aux routes, aux collèges, à l’aide aux

majorité de gauche unie. L’opposition, quant à elle, s’est une nouvelle fois

communes et aux associations. C’est indispensable pour que le départe-

divisée ; abstention des indépendants, vote contre pour l’UMP. Durant toute

ment ne stagne pas. Ces chantiers futurs sont des emplois pour nos arti-

la session budgétaire elle n’a pu incarner une alternative crédible.

sans et petites entreprises. C’est aussi notre façon de dire : “nous croyons

Un budget volontariste et courageux

Ce budget s’inscrit dans un contexte dépar-

au département, nous travaillons à son avenir”.

temental particulièrement défavorable : chô-

Et puis c’est le choix d’un “service public local départemental” apte à cor-

mage élevé (2e département de France le plus

riger les inégalités sociales et territoriales. Nous portons avec force cette

touché), pouvoir d’achat en baisse, recours

philosophie qui permet souvent d’atténuer la douleur de la crise chez les

massif à l’emploi précaire, pauvreté de la capacité fiscale… Et, dans le même temps, les compétences sociales obligatoires (APA, APCH, RSA) voient leur facture s’alourdir, tandis que l’Etat ne compense toujours pas ses versements financiers.

plus démunis. Ce volontarisme courageux (alors que beaucoup de départements en France baissent leur niveau d’investissement) annonce que nous voulons lutter contre la sinistrose ambiante.

Alors, dans cette situation et face aux perspectives, le Conseil général a eu une attitude volontariste et courageuse. Sans augmentation de la fiscalité, elle a consisté à maintenir un haut niveau d’investissement (103 millions

Le groupe

des indépendants s’était abstenu lors du vote du budget 2012 car celui-ci prévoyait une augmentation de la fiscalité et un recours à l’emprunt trop important.

Abstention positive !

La session du conseil général du 26 mars, consacrée au vote du taux sur le foncier bâti, nous a donné, en partie, satisfaction puisque la majorité a finalement retenu notre proposition de maintenir ce taux à sa valeur 2011.

La Majorité de Gauche : groupes socialiste, progressiste et communiste

département et de ses habitants. A l’heure où beaucoup de nos concitoyens se détournent de la politique politicienne, il est, plus que jamais, nécessaire de faire preuve de bon sens, de respect, de modération et de recherche de l’intérêt général dans les débats de nos assemblées territoriales. C’est dans cet esprit constructif que nous essayons et continuerons d’essayer de travailler au sein du Conseil Général de l’Aisne.

Cette évolution dans la bonne direction prouve le sérieux de nos analyses, dénuées d’esprit partisan et orientées exclusivement vers l’intérêt de notre

Le groupe des Indépendants : A. Venet, N. Fricoteaux, M. Laviolette, B. Ronsin, E. Templier, P. Timmerman.

Depuis 2011, les Départements ont pour principale ressource fiscale la Taxe Foncière sur le Bâti.

Or, depuis 2002, le Conseil général de l’Aisne sous l’impulsion de la Gauche a choisi cette voie : des impôts toujours plus lourds sur les contribuables axonais ! De 40 millions d’euros en 2002, le Conseil général prélèvera 140 millions d’euros en 2012 via la taxe foncière, soit plus que les investissements réalisés cette année ! Sur la période, ce sont près de 800 millions d’euros qui ont ainsi été prélevés sur les Axonais.

Imposer plus pour investir moins !

Cet impôt pèse avant tout sur les petits propriétaires et l’économie locale. Bref, un impôt anti-économique dirigé contre les classes moyennes.

En touchant les propriétaires les plus modestes et nos petites entreprises, la taxe foncière contribue en effet à appauvrir un peu plus encore notre département et ses habitants, alors même que l’Aisne est l’un des territoires les plus touchés par le chômage et la pauvreté.

Une autre politique fiscale départementale est nécessaire : nous défendons cette alternative. Le groupe UMP : C. Blériot, J. Lavrilleux, E. Mangin, F. Meura, H. Muzart, B. Noé, A. Rigaud, I. Vasseur


théâtre

1 mai Tous à Guise

© Adeline Poulain

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spectacles Château-Thierry

Cocktail d’arts sous dôme

Sous le dôme Concerts, spectacles, expositions, projections, ateliers… seront au programme en mai et juin sous le dôme des Mélangeurs. - 4 et 5 mai : Festival international des très courts métrages (projections dans 15 pays). Séances à 19h45. Entrée 6 E. Restauration. - 13 mai : Musiques en thème. Concerts des élèves et professeurs du conservatoire de musique de Château-Thierry. Thème : “inspirations africaines” en soutien à l’association Africalib-Santé. Exposition. Entrée libre. - 2 juin à 14h30 : projection du film tourné lors d’ateliers scolaires sur le thème du voyage imaginaire (musique, danse, théâtre, marionnettes, expression corporelle) organisés par la Communauté de communes de Château-Thierry. - 16 juin à 20h30 et 17 juin à 17h. : spectacle “I love Brodway“ (cabaret) par l’association AMUSICOMEDIE. L’histoire d’une famille, et de son amour pour la comédie musicale, sur trois générations. Danse, chant, théâtre et claquettes américaines.

Les Mélangeurs portent bien leur nom. Cette un centre culturel dans des lieux parfois inattendus, troupe d’artistes hétéroclite a pour vocation de déve- loin des salles de spectacles. Lieu de rencontres, lopper et favoriser la rencontre des cultures et des d’échanges culturels et de représentations, cette demi-sphère permet de rendre la culture arts. Créée en 1999 cette compagnie est implantée à Vendières et est en Spectacles accessible au plus grand nombre. La compagnie y propose ses spectacles résidence* sur l’esplanade du château métissés mais accueille également d’autres médiéval de Château-Thierry pour compagnies et troupes pour diverses trois années (2012-2014). manifestations culturelles (lire ci-contre). La confrontation des arts et des disciplines est au cœur du projet artistique de la compagnie. Dans ses * La résidence des Mélangeurs est soutenue par la Ville créations, les arts se complètent et se mélangent de Château-Thierry, le Conseil général de l’Aisne et le savamment plutôt que d’entrer en compétition. Conseil régional de Picardie. A la clef : des collaborations artistiques de qualité contact 03 23 69 25 74 orchestrées par Jérôme Cury, Directeur artistique de www.lesmelangeurs.com la compagnie.

Depuis sa création, cette compagnie s‘attache à aller à la rencontre du public grâce à son dôme géodésique. Cette structure nomade permet d’implanter

“MIRAGES !” : un spectacle R mêlant poésie visuelle et performance.

“MIRAGES !” Création 2012 R “Où se situe la réalité de chacun ? La réalité est-elle vérité ? Cinq individus hors du temps se retrouvent, s’observent, se croisent, se défient et se mêlent… Cette création plonge le spectateur dans un univers onirique peuplé d’individus surprenants et déroutants.” Diverses disciplines sont mariées avec la participation de la violoncelliste Solange Minali Bella, du mime Laurent Clairet, du sculpteur Tio pour la création scénique ; mais aussi Florinda Donga Hauser pour les costumes, Yutaka Takei (danse), Gérard Clarté (manipulation d’objets), Ode Rosset (mât chinois) et Jérôme Cury (percussions). Inscrit dans la lignée du nouveau cirque, ce spectacle s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Rendez-vous est donné dans le cadre du Festival Jean de la Fontaine pour les premières représentations les 4, 5, 6, 7 et 8 juin à 14h30 et les 8 et 9 juin à 20h30. En 2013, ce spectacle pourrait être au programme du festival d’Avignon.

réservations

Office de tourisme 03 23 83 51 14. Tarif : 15 euros.

© Jean-Restom Nasser

Une salle de spectacles itinérante installée au cœur du site médiéval.

“Les Mélangeurs”, compagnie d’artistes installée dans le sud de l’Aisne, a planté pavillon au Château médiéval de Château-Thierry. Un dôme y accueillera nombre d’événements jusqu’en octobre.


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Guise

Le muguet et l’Utopie

à lire

“Histoires vraies en Picardie” de Dominique Brisson & Didier Willot Le Papillon Rouge Editeur Prix : 19,90 E

Parmi les spectacles à découvrir, les sœurs Goudron jouent la proximité avec le public.

Visiter un site exceptionnel et découvrir les créations les plus extravagantes en matière d’arts de la rue : deux bonnes raisons de se rendre au Familistère de Guise le 1er Mai. Le Familistère de Guise ne cesse d’atti-

rer de plus en plus de visiteurs, depuis le lancement du programme Utopia en 2000. Le syndicat mixte qui gère le site a su faire les choix judicieux en termes de travaux et d’aménagements muséaux pour que l’offre touristique et culturelle qu’il constitue soit littéralement “au top” et ne cesse de s’étoffer d’année en année.

Dans le registre qui décoiffe avec peu de moyens, la chorale déambulatoire des Sœurs Goudron ouvrira le bal dans la cour des économats. Bien que complètement psychotiques, elles sont à croquer. Leur meneuse est une peau de vache, mais elle est prête à tout pour les emmener vers la gloire.

Avec Urbanophonix par la Cie Loufoque Décor Sonore, c’est l’espace urbain et ses sons qui deviennent Point d’orgue annuel dans la vie et décalé musiciens, reprenant le principe du palais social, le 1er mai est de John Cage “Si un son vous l’occasion de découvrir toutes ses richesses pour un tarif unique de 3 E dérange, écoutez-le”. A suivre également, (gratuit pour les moins de 12 ans). Visites “La photo communale” que veut réaliser le guidées thématiques, accès aux ateliers cortège de Générik Vapeur, le chœur de 18 de l’appartement éducatif et du pavillon danseurs-comédiens du spectacle “Homo central, passage par la buanderie-piscine, sapiens Burocraticus” et bien d’autres avant les jardins d’agrément, les économats et le un final complètement barré, orchestré par théâtre récemment rouvert au public… la le Cirque Hirsute qui réinterprète Cervantès dans “Le blues de la Mancha”. journée promet d’être bien remplie.

Le 1er mai, le Familistère de Guise constitue également le point de convergence d’une multitude de compagnies d’arts de la rue, venues investir les différents espaces du site pour présenter des spectacles allant du happening tonitruant à la performance acrobatique, musicale, ou mécanisée, souvent loufoque et décalée.

contact 03 23 61 35 36 www.familistere.com

Dominique Brisson, écrivaine connue pour ses romans en direction de la jeunesse s’est cette fois associée à Didier Willot, ancien journaliste, pour nous offrir, car c’est un cadeau, ce livre d’histoires vraies en Picardie. Tous deux résident dans l’Aisne et leur attachement à la Picardie transpire au travers de ces vingt-cinq récits authentiques mais traités plus comme des nouvelles que comme des documentaires. Cette démarche littéraire, outre qu’elle captive le lecteur, a l’immense avantage de nous conter des histoires vécues d’hommes et de femmes qui ont laissé leurs traces dans la petite histoire en vivant des situations souvent exceptionnelles. L’écriture est limpide et nerveuse, les récits passionnants, déroutants même, certaines de ces histoires frôlant le fantastique. Comme il est écrit en quatrième de couverture : “aurez-vous la force de refermer ce livre ?”…

“FOSSOY Les secrets d’un village champenois”

de Maxime Boulmé Témoignage Mon Petit Editeur Publibook Diffusion Prix : 16 E Après avoir vécu vingt ans à Fossoy, est-ce la nostalgie de son enfance, les souvenirs des longues promenades champêtres ou un intérêt pour l’histoire locale qui ont fait de Maxime Boulmé l’auteur de ce livre ? Sûrement l’alchimie de ces trois raisons mûrement mijotées au creuset intime de l’écrivain... Car au-delà de l’ouvrage d’histoire locale bien documenté et charpenté avec rigueur, c’est d’une intimité dont l’auteur parle, d’une proximité d’avec le terroir, d’avec les anciens seigneurs, d’avec les édifices. Son témoignage est simple mais touchant, profond mais sans vanité. Tout comme son village et ses habitants. A lire entre les lignes...


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à écouter

théâtre

Parfums d’enfance et passions adolescentes sont au menu de V.O en Soissonnais, du 15 au 20 mai, pour une programmation tous publics axée sur le thème de la jeunesse.

Enfants terribles “Pauv’Loup“

The Black Stain Le Pays des Trois Rivières n’abrite pas que des marins d’eau douce, il y a de vrais pirates, du genre à faire parler la poudre à la première occasion. Dans l’imagerie du monde de la flibuste, la “tâche noire“ (Black Stain) est un signe annonciateur de mort. On s’imagine donc bien que ces jeunes musiciens tapent plutôt dans la noirceur que dans le rose bonbon. D’ailleurs tous les ingrédients visuels sont là : le loup aux yeux jaunes, le logo à tête de mort et l’inévitable police gothique. L’histoire des Black Stain est intimement liée à l’association des Caves à Musique d’Hirson. C’est grâce à elle qu’ils se sont rencontrés, qu’ils ont pu répéter et composer, ce qui les amènera à concourir au Rock’Aisne Force 2010 (3e place sur le podium) et à finalement enregistrer ce CD trois titres. Rock, grunge, punk rock avec un soupçon de celtique peut-on lire sur leur bio,… il ne faudrait pourtant pas occulter le côté résolument métal qui saute aux oreilles dès les premiers accords du morceau “Pauv’Loup” (la véritable histoire du petit chaperon rouge). L’esprit punk est beaucoup plus sensible sur les deux autres titres, notamment le politiquement incorrect “Carla Bruni”, un chouïa irrévérencieux. On regrette d’ailleurs que le chant ne soit pas mixé un peu plus en avant pour goûter pleinement leur poésie. http://www.myspace.com/ theblackstainband

Soissons

Le spectacle vivant sous toutes ses

formes : V.O en Soissonnais le décline avec passion et assiduité depuis déjà huit éditions. Théâtre, danse, marionnettes, musique, nouveau cirque et théâtre d’objets, tels sont les ingrédients mélangés à l’envi qui font la saveur de sa programmation, privilégiant les spectacles qui donnent matière à ressentir, à réfléchir et à questionner y compris quand il s’agit de rire.

Une autre façon de voir la science avec “Le Polichineur de laboratoire”.

Treize compagnies, dont quatre belges sont invitées talgie avec “Je me souviens”, morceaux d’enfance cette année pour des représentations à Soissons, repêchés du fond de sa mémoire selon le procédé Cuffies, Villeneuve Saint Germain (Théâtre du Petit d’écriture initié par Georges Perec dans son roman Bouffon) Venizel, Mercin et Vaux et jusque sur les du même nom. Les plus petits n’ont pas été oubliés, eaux de l’étang de Septmonts où se rencontreront “Je sais plein de choses” présenté au Centre social théâtre et danse aquatique dans l’étonnant “Two de Presles, mélange théâtre d’ombres et formes en papier. Il s’adresse à un public à partir sink, three float” (Deux coulent, trois flottent) du Studio Eclipse. Morceaux de 18 mois.

Que reste-t-il de notre enfance ? Comd’enfance Pataphysique appliquée avec “Le Polichineur de laboratoire”, secrets d’alment fonctionnent les ados ? C’est quoi une famille ? Plusieurs des spectacles programmés côves livrés dans la troublante proximité de “Corpus lèvent le voile sur ces questions, à commencer par Eroticus”, écriture pour voix et guitare dans “Promécelui qui fait l’ouverture du festival : “Oh Boy !” par thée, poème électrique” ou délirante balade en ville Le Théâtre du Phare d’après le roman de Marie-Au- baptisée “Trop de Guy Béart tue Guy Béart” voilà de Murail, Molière 2010 du meilleur spectacle jeune une partie des surprises que réserve encore V.O en Soissonnais. public. Les élans brûlants et les errements de l’adolescence se retrouvent également au cœur des spectacles “Chatroom” par Le théâtre de Poche et “Cérémonies” du Groupe 3.5.81 alors que le comédien Jérôme Rouger joue en finesse sur la corde de la nosFinal clownesque avec “Mélange 2 temps”.

En clôture de festival, la compagnie BP Zoom jouera “Mélange 2 temps”, spectacle clownesque et hautement visuel servi par le duo épique Mister B. et Mister P., deux énergumènes que tout oppose si ce n’est cette fragilité commune qui titille notre âme d’enfant.

contact

http://festivalvoensoissonnais.blogspot.com L’étang de Septmonts accueillera les danseurs du Studio Eclipse.


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En mai, sortez ! “En mai, fais ce qu’il te plaît” ce dicton se vérifie dans l’Aisne avec cinq semaines riches en événements culturels et sorties festives. Au mois de mai,

il y a le muguet et …les Journées de la BD et du livre jeunesse à Saint-Quentin les 12 et 13, l’occasion pour le public de rencontrer les auteurs, de participer à des ateliers et projections débats. Le même weekend, les passionnés de voitures anciennes pourront admirer plus de 500 automobiles venues de toute l’Europe lors du Circuit historique de Laon, sur les routes de campagne, et lors de la montée historique de la montagne couronnée. Ce sont aussi les fêtes populaires avec les Fêtes Rabelais à Chauny du 17 au 20 où, comme chaque année à l’Ascension, la ville vivra au rythme des fanfares et des défilés carnavalesques. Le week-end de la Pentecôte, du 25 au 27 mai, c’est Saint-Quentin qui prendra le relais avec les Fêtes du Bouffon et ses fanfares venues de toute l’Europe pour animer les rues de la ville.

Les Fiat seront les reines du circuit historique de Laon édition 2012.

Coté “manifestations historiques”, à Marle place aux Journées mérovingiennes du 26 au 28 mai, avec reconstitution et animation d’un village mérovingien. Les visiteurs y découvriront les scènes de la vie quotidienne dans les campagnes du nord de la Gaule à l’époque de Clovis. A Belleau, le 27 mai, ce sera le Memorial Day : une cérémonie militaire par les troupes marines françaises et américaines en mémoire de leurs aînés morts pendant la 1ère Guerre Mondiale. Mai est aussi musical. Pour commencer les réjouissances, du 9 au 16 mai, le Festival des Jeunes musiciens des collèges et lycées de l’Aisne proposera 12 concerts de chorales et d’ensembles instrumentaux à Coucy-le-Château. Du 21 au 28, la Semaine Musicale, organisée par l’association TACT, offrira des concerts au sein des églises et salles des Portes de la Thiérache. Entre jazz, variété, classique… tous les styles seront joués.

Reconstitution historique lors des Journées mérovingiennes de Marle.

Dans la catégorie “sorties multithématiques”, les Transfrontalières reviennent à Hirson du 18 au 27 mai et feront vivre la cité au rythme de la fête (théâtre, rencontres sportives, ballets internationaux, musique) avec en point d’orgue le concert de Magic System le 19 mai. Plus au sud, tout le mois de mai et après, à Septmonts, ce sera la 4e édition de “Fêtons les arts” (peinture, danse aquatique, expos…). A Château-Thierry et ses environs rendez-vous est donné pour le 21e Festival Jean de La Fontaine avec un concert ou un spectacle sur le thème “La Fontaine et quelques autres”. Orchestres symphoniques, chorales, compagnies de théâtre, conférenciers… ont rendez-vous avec le fabuliste et le public. Programme complet et autres idées de sorties sur

www .aisne.com XIXe festival des jeunes musiciens des collèges et lycées de l’Aisne à Coucy-le-Château.


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culture

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art

Haut en couleur

Saint-Quentin

Immergé au milieu des enfants de l’école Bachy à Saint-Quentin où il est en résidence, l’artiste peintre Isséo leur a transmis le virus de la couleur. Installé dans l’école depuis septem-

bre, Isséo préfère laisser la parole aux enfants. “C’est eux qui répondent aux journalistes, ils font ça bien mieux que moi !” Tous les jours, ils viennent le voir dans ce qui est son “atelier” pour l’année, une salle de classe au sol recouvert d’une grande bâche. “Avec Isséo on fait nos couleurs en mélangeant le pigment à un gel spécial” explique Adeline. Ce modèle donne une peinture épaisse qui

s’applique à la spatule. Les enfants construisent aussi l’encadrement du tableau avec des tasseaux et une visseuse. “La visseuse électrique quel succès ! Forcément, tout le monde veut jouer avec. Les œuvres réalisées vont faire l’objet d’une grande exposition dans l’école à partir du mois de mai”. Cela fait plus de 40 ans que l’artiste travaille avec les enfants. “Une source de créativité inépuisable !” affirme ce coloriste au long cours qui compte à son actif une soixantaine d’expositions personnelles en Europe et l’édition de nombreux livres illustrés. Né Patrick Degli-Esposti à Charleville-Mézières, Isséo a naturellement mis ses pas dans les traces d’Arthur Rimbaud, em-

Percer, assembler, peindre, ils adorent !

pruntant sa poésie et son goût du voyage jusqu’en Toscane, patrie de ses racines, où il a travaillé durant neuf ans et a collaboré avec le peintre florentin Riccardo Benvenutti notamment pour la décoration du Centre d’art moderne de Pise. Installé à Saint-Quentin depuis 10 ans, sa dernière résidence artistique l’a amené en Normandie pour un travail autour de Matisse.

contact

06 71 83 58 03 - http://etablissements.acamiens.fr/0022062f/bg/

S’installer en Thiérache : un pari osé mais fructueux !

Du Louvre à Rozoy Mouleur-statuaire-plasticien, Franck Thieme a quitté le Louvre pour installer son atelier au cœur de la verte Thiérache.

Rozoy-sur-Serre

statues et bas-reliefs, notamment à la demande des services de la conservation du patrimoine du Conseil général de l’Aisne. En parallèle, il mène des projets de grande envergure à travers le monde. Il a notamment travaillé sur les décors des deux films “Arthur et les Minimoys” pour le réalisateur français Luc Besson. Désireux de partager son savoir-faire, il donne également des cours aux Beaux-arts de Cergy et Clermont.

Originaire de Paris, Franck Thieme a débuté sa carrière aux ateliers du Louvre en 1989. Il en ressort en 1999 comme maître ouvrier mouleur-statuaire et décide de voler de ses propres ailes. Il suit sa compagne, ori- Actuellement il travaille sur une maquette de ginaire des Ardennes, et s’installe à Rozoy- l’Arc de Triomphe à la demande de Vincent sur-Serre, dans un cinéma des années 40 Treu, artiste installé à Berlise et spécialisé à l’abandon. Avec sa mezzanine, ses sièges dans les sculptures monumentales. L’objecstrapontins, sa scène, cet tif : aider le sculpteur à préatelier est doté d’une âme Collaboration senter son projet (encadrer artistique bien particulière. le monument d’une armature avec Luc Besson tubulaire) dans le cadre de Franck Thieme travaille ausla commémoration du centesi bien le plâtre que le stuc, naire de la Grande guerre. la terre, le bois ou la pierre, pour reproduire à l’identique une œuvre d’art ou restaurer des “J’aime les challenges de ce type, c’est ce

qui me fait avancer” conclut le mouleur-statuaire. Dans l’avenir, il espère lui aussi pouvoir consacrer plus de temps à ses propres créations. contact 03 23 98 20 71

A noter que Vincent Treu vous ouvre les portes de son atelier du 5 au 8 mai 2012. Rendez-vous est donné dans l’ancienne gare de Berlise / Renneville.

contact contact 03 23 9806 2084 7179 17 15


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Vivre mieux dans l'Aisne Devenir propriétaire, jouir d’un logement digne, améliorer le confort des habitants, profiter de son logement toute sa vie… Le Conseil général de l’Aisne met en œuvre divers dispositifs pour une meilleure qualité de vie dans nos villes et villages.


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Un plan contre l’habitat indigne Adopté fin 2011 par le Conseil général, le PDH (plan départemental de l’habitat) a livré ses premières conclusions. Le diagnostic établi laisse apparaître de fortes disparités territoriales. Au nord, nombre de logements insalubres sont signalés. La population, à faibles revenus, peine à faire face aux dépenses énergétiques. Au sud est constaté un développement démographique qu’il s’agit d’accompagner notamment via l’aide à l’accession à la propriété. Sur base de cet état des lieux, le Conseil général a décidé Suite à l’adoption du PDH (plan départemental de l’habitat), les politiques menées par le Conseil général en matière de logement sont révisées. Objectif : se mettre en cohérence avec les cinq grandes orientations définies dans ce plan d’actions. Parmi ces objectifs : la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique. Un PIG (programme d’intérêt général) est sur les rails. Objectifs : informer la population, soutenir les actions des collectivités territoriales, permettre à chaque Axonais d’accéder à un niveau de confort correct. Les dispositifs mis en place permettront de soutenir plus particulièrement les propriétaires occupants modestes et les bailleurs sociaux ou privés, par des secours financiers ou des aides à la réalisation de travaux.

Lutte contre l’habitat indigne Des aides aux travaux pour la rénovation de logements non sécurisés ou insalubres seront accordées sous condition de ressources des propriétaires occupants ou bailleurs louant à un ménage modeste. Divers dispositifs seront activés : aide à la réhabilitation lourde de logements du parc privé, mise en œuvre d’un prêt sans intérêts pour les propriétaires occupants, avance remboursable pour les foyers modestes, etc. Le Conseil général interviendra en complément des aides de l’Anah (agence nationale de l’habitat) et des subventions allouées par les collectivités territoriales dans le cadre d’opérations spécifiques lancées sur certains territoires. “Les crédits ont été votés par les élus du

Trop de “passoires énergétiques” sont louées à des ménages financièrement fragiles.

Conseil général. Il faut maintenant choisir un prestataire qui sera chargé du montage des dossiers et des diagnostics dans les logements” explique Vincent Denimal, chef du service logement à la Direction des politiques sociales et familiales du Conseil général. Le dispositif FSL (fonds de solidarité logement) “accès au logement” est remanié. Chaque demande d’aide (pour le paiement du premier mois de loyer et le versement de la caution pour un logement du parc privé) devra être accompagnée d’un DPE (diagnostic de performance énergétique). “L’objectif est d’éviter de louer de véritables passoires énergétiques”. Le Département espère ainsi empêcher que des logements trop énergivores soient proposés à des familles qui

Un fichier des “mauvaises adresses” Le Conseil général va créer un fichier de l’habitat indigne sur la base des données collectées par ses services ou ses prestataires lors des visites effectuées dans le cadre de l’instruction des dossiers FSL. Les signalements émanant des services publics et collectivités (CAF, mairies) seront également pris en compte. L’objectif est de mutualiser les informations sur le parc de logements et de faciliter les échanges d’informations entre les services afin de mieux adapter la politique d’aides et de prendre les mesures en conséquence (entrée dans un dispositif d’aide au logement, poursuites judiciaires, etc.).

ne seraient pas ensuite en mesure d’assumer le paiement des charges et du loyer. L’aide sera accordée à condition que le taux d’effort à la charge du locataire (loyer résiduel + factures) ne dépasse pas les 40% des revenus. Si le propriétaire consent à réaliser des travaux, une subvention départementale pourra être sollicitée. Autre levier mobilisable : le SDASH (subvention d’amélioration sanitaire de l’habitat). Les propriétaires occupants aux revenus modestes peuvent demander le soutien du Conseil général pour des travaux visant à améliorer le confort de base d’un logement de plus de vingt ans. Au programme : travaux d’assainissement, création d’une salle de bain, remplacement d’équipements vétustes, etc. Nouveauté cette année : les travaux d’isolation des combles ou plafonds hauts peuvent être pris en compte.

Lutte contre la précarité énergétique Les propriétaires occupants modestes qui souhaitent améliorer la performance énergétique de leur logement, en réalisant par


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et la précarité énergétique de faire évoluer sa politique en matière d’habitat. Des dispositifs d’aides seront créés, d’autres seront amenés à évoluer. Des priorités ont été établies : la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique, l’accession à la propriété pour les foyers modestes, le maintien à domicile des aînés confrontés à la perte d’autonomie, etc. Le tout soutenu par un engagement financier du Département de l’ordre de 6,2 millions d’euros chaque année. exemple des travaux d’isolation, peuvent solliciter dès maintenant une aide départementale à la performance énergétique. Elle sera accordée à condition d’aboutir à un gain de 25% de cette performance. Ce dispositif est lié au programme “Habiter mieux” lancé par le Ministère de l’écologie et l’Anah. Un CLE (contrat local d’engagement) a été signé entre l’Etat et le Conseil général. Les propriétaires modestes qui réalisent des travaux peuvent obtenir : 2 000 euros de l’Anah, 1 100 euros d’aide “Habiter mieux”, 500 euros du Conseil général et 500 euros de complément “Habiter mieux”. “Nous avons encore peu de demandes pour le moment” déplore Vincent Denimal. Les foyers en grande difficulté financière peuvent solliciter une aide pour la régularisation de factures impayées via le FSL “Energie”. Depuis 2007, ce fonds de solidarité constitue également un outil de prévention pour traiter les problèmes financiers à leur origine. Les ménages repérés comme gros consommateurs d’énergie sont invités à recevoir à domicile les conseillers techniques d’Aisne Habitat. Ces derniers leur apportent des conseils sur la consommation d’énergie. Une analyse du logement est réalisée pour déterminer s’il est nécessaire de réaliser des travaux pour réduire la facture énergétique (lire p. 22).

Une mauvaise isolation et la facture de chauffage flambe.

Soutien aux collectivités locales… Le Conseil général accompagnera les collectivités ayant déjà mis en œuvre des PIG (programmes d’intérêt général) et autres opérations relatives à l’amélioration de l’habitat. Le Département participera au financement des contrôles de décence des logements avant mise en location en vue de la création d’une bourse au logement mise en œuvre par des EPCI ou Pays. Une aide de cent euros pourrait être accordée par contrôle. Le Pays de Thiérache serait potentiellement concerné. Un projet est à l’étude et pourrait être lancé cet été dans sa phase opérationnelle.

…et aux bailleurs sociaux Les opérations de réhabilitation de logements locatifs sociaux mal classés énergétiquement lancées par les bailleurs sociaux pourront être soutenues par le Département. Ces logements sont répertoriés par des étiquettes E, F ou G (il s’agit de mauvaises notes attribuées suite à un diagnostic de performance énergétique). Objectif à atteindre : un gain de deux étiquettes après travaux (sur une échelle allant de G à A). Une aide à la production de logements locatifs sociaux a été votée par les élus départementaux dans le cadre du PIG. Une subvention peut être allouée aux bailleurs sociaux en complément de l’aide de l’Etat.

Dispositifs habitat Mode d’emploi Ces dispositifs sont réservés à un public ciblé, sous condition de ressources ou d’éligibilité des travaux. Le montant de la subvention est assujetti à des plafonds. Ces aides peuvent s’ajouter à d’autres subventions (Etat, Région, collectivités). Les travaux ne peuvent commencer qu’après réception de l’accord des services. Le solde de la subvention est généralement réglé après un contrôle sur place ou sur production de justificatifs (factures). A noter : ces subventions ne sont pas un droit mais bien une aide octroyée par le Département dans la limite des crédits budgétaires votés chaque année.

contact Service logement du Conseil Général 03 23 24 62 59 Les contrôles de décence des logements permettent de détecter des situations dangereuses.


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Espaces Info Energie A la demande de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), du Conseil régional et du Conseil général, Aisne Habitat anime les Espaces Info Energie de Picardie. Ses animateurs fournissent aux particuliers et petites communes une information, gratuite et indépendante, sur la maîtrise de l’énergie. Des conseils sont donnés sur place ou par téléphone au prix d’un appel local (numéro azur). Des guides pratiques gratuits sont à disposition du public. Les conseillers sont régulièrement interrogés sur trois thématiques : l’isolation thermique, le choix d’un système de chauffage et le recours aux énergies renouvelables. “Notre objectif est d’aider chaque usager à prendre la meilleure décision. Depuis le début de l’année, les appels relatifs aux économies d’énergie sont en hausse” constate M. Degoi. Nombreux sont les Axonais à vouloir infléchir leur facture de chauffage à la baisse. “Il faut bien se renseigner avant de signer un devis. Il faut solliciter les subventions avant le démarrage des travaux. Changer de mode de chauffage n’est pas forcément la bonne solution. Il existe des astuces pour consommer moins“. Les conseillers peuvent par exemple informer les usagers sur la dépense énergétique inhérente à chaque appareil électrique et proposer des équipements pour réduire cette consommation (ampoules, économiseurs d’eau...). Trois Espaces Info Energie sont à disposition dans l’Aisne : Aisne Habitat à Laon 03 23 26 73 84 Habitat et Développement 02 à Saint-Quentin 03 23 26 73 65 Vie et Paysages à Château-Thierry 03 23 84 19 21 Des permanences sont proposées dans tout le département. Rens. 0 810 400 451

Aisne Habitat est une association habilitée au montage de dossiers pour les demandes d’aides dans le domaine du logement. Habitat indigne, précarité énergétique, maîtrise de l’énergie… Chacun y trouvera aides et conseils.

Besoin d’aide(s) ? Guichet départemental d’accueil en matière

d’habitat, Aisne habitat a pour mission de fournir des informations sur les aides qui peuvent être sollicitées pour la réalisation d‘un projet (auprès de l’Anah, des caisses de retraite, du Département, etc.). A noter que des permanences sont organisées sur tout le territoire. Les conseillers d’Aisne Habitat aiguillent les particuliers sur le type d’aides qu’ils peuvent solliciter en fonction de leurs revenus (crédits d’impôts, prêts à taux zéro, aides départementales ou nationales) et du type de travaux à réaliser (construction, rénovation de logements, amélioration des conditions de vie, etc.). Ils peuvent ensuite réaliser le montage des dossiers pour les aides relatives à l’habitat indigne et la précarité énergétique, notamment auprès de l’Anah. “Une demande débouche sur une visite systématique

Toute aide financière doit être sollicitée avant le lancement des travaux.

Des travaux sont parfois indispensables pour réduire la facture énergétique.

pour réaliser une analyse technique du logement et peut aboutir à un accompagnement social. Parfois il est nécessaire de reloger la famille. S’il s’agit de travaux lourds il faut mobiliser un maximum d’aides pour boucler le plan de financement” explique Guy Degoi, Adjoint de direction d’Aisne Habitat. Cet organisme est mobilisé par le Conseil général pour la mise en œuvre du FSL Energie. Les conseillers sensibilisent les foyers modestes aux économies d’énergie avec la remise d’un kit comprenant notamment des ampoules et des multiprises à économie d’énergie. Les techniciens peuvent être amenés à réaliser un DPE (diagnostic de performance énergétique). Afin de sortir la famille de la spirale des impayés, ils conseillent des travaux ou des changements dans les habitudes de vie.

DPE : le diagnostic de performance énergétique Réalisé par des professionnels certifiés, le diagnostic de performance énergétique est obligatoire depuis le 1er janvier 2011 pour la mise en vente ou en location d’un logement. Deux notes sont attribuées : l’une pour la consommation d’énergie (allant de G pour les plus énergivores à A pour les plus économes) et la seconde pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre (de G pour les fortes émissions à A pour de faibles émissions). Valable dix ans, il constitue davantage un outil d’information qu’une véritable garantie sur la consommation énergétique du logement, très variable d’un foyer à l’autre. Il permet d’éviter les mauvaises surprises !


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Des quartiers pour séniors

L’Office public de l’habitat de l’Aisne et le Conseil général s’associent pour permettre à nos aînés de rester autonomes à domicile le plus longtemps possible.

Les logements intermédiaires pour personnes âgées poussent comme des champignons dans l’Aisne. Face au vieillissement de la population et au désir de nos aînés de rester le plus longtemps possible autonomes, ce type de solution logement devient une priorité.

Deux conditions au financement : les logements doivent disposer d’équipements facilitant la mobilité et l’autonomie (volets électriques, douche de plainpied, etc.) et doivent se situer à proximité des commerces et services à la personne. Le partenariat engagé avec l’OPH de l’Aisne est renouvelé. 300 000 euros seront alloués par le Conseil général pour la construction de 30 logements par an.

A Gauchy : un quartier entièrement adapté aux aînés sort de terre

© Paul Ficheux

Le Conseil général soutient la construction de logements adaptés aux personnes âgées par les bailleurs sociaux. Ces maisons de plain-pied de 55 à 65 mètres carrés, adaptées à l’apparition et à l’évolution de la dépendance, sont situées dans des quartiers résidentiels.

âgées organisé autour d’une salle de convivialité construite pour le SISSAD (Syndicat intercommunal de services et de soins à domicile). Diverses manifestations permettant de réunir les aînés des 45 communes environnantes y seront organisées. Un local sera réservé au médecin.

Les travaux ont été lancés en septembre 2010. Les premiers locataires pourraient s’installer dès septembre 2012. Plus de 5 millions d’euros ont été investis par la Ville, l’OPH, la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin et le Département. D’autres opérations Le dispositif “Ma Maison dans l’Aisne” se déploie sur tout le département. sont lancées à Courmelles, Fère en Tardenois, Boué, Etreillers, Missy, Sinceny et Nesles-la-montagne.

Exemple à Gauchy : 43 maisons individuelles, 6 studios et 2 maisons pour les familles d’accueil (composées de trois studios) sont en construction. Il s’agit d’un véritable parc résidentiel pour personnes

contact

OPH de l’Aisne 1 place Jacques de Troyes 02007 LAON Cedex 03 23 23 62 00 www.opal02.com

Des maisons bien conçues Chaque maison construite par l’OPH est dotée d’une porte de garage électrique, de détecteurs techniques (pour les fuites de gaz et les fumées), d’un détecteur de présence lumineux en extérieur, de barre d’appui (salle de douche), de barre de relèvement et barre en angle (WC), d’un lavabo sans colonne, d’un siège de douche fixe rabattable et de portes intérieures de dimension minimale de 0,90 mètre. L’objectif : faciliter la vie des aînés et limiter les risques d’accidents domestiques (chute, incendie).

Ma Maison dans l’Aisne En partenariat avec l’OPH de l’Aisne, le Conseil général soutient l’accession à la propriété des ménages modestes dans le cadre de l’opération “Ma Maison dans l’Aisne”. Le principe : le Conseil général finance jusqu’à 50% l’achat et l’aménagement du terrain. L’acheteur peut ensuite faire bâtir sa maison par le constructeur de son choix, grâce aux aides communales et régionales. Ce dispositif s’adresse aux primoaccédants qui souhaitent faire bâtir leur résidence principale et qui ne dépassent pas les plafonds de ressources d’accès au logement social.

Depuis 2005, 133 parcelles ont été commercialisées avec le soutien du Conseil général (2 millions d’euros). Pour les trois années à venir ce dispositif est reconduit en privilégiant les projets situés dans les zones d’influence de la Marne et de l’Ile de France sur des parcelles d’une taille inférieure à 500 mètres carrés. Les opérations mixtes, favorisant accession sociale et accession libre, seront privilégiées. Un objectif de 50 logements par an est annoncé.

contact www.aisne.com (rubrique habitat)


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histoire

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Paul Schaffer : la Mém Rescapé d’Auschwitz, Paul Schaffer profite de sa retraite édité un ouvrage relatant sa déportation. Rencontre avec carrière dans l’Aisne. C’est d’une voix douce et calme que Paul Schaffer parle de ses

trois années à Auschwitz. Sans élever la voix, sans détails qui pourraient choquer son interlocuteur, et surtout sans haine envers ceux qui étaient pourtant ses bourreaux. C’est dans cet esprit qu’il a écrit “Le soleil voilé”, un ouvrage disponible dans son intégralité sur internet pour que chacun puisse entendre son témoignage. Né en 1924, cet Autrichien d’origine est Président honoraire du Comité français pour Yad Vashem (mémorial des victimes de la Shoah et des Justes à Jérusalem). Paul Schaffer a installé son “antre” dans un immeuble niché au cœur de Paris. Un petit bureau où il a amassé durant des décennies des documents sur la Shoah. Sur la porte, une citation détournée de Platon donne le ton : “que nul n’entre ici s’il n’est pas fidèle à la mémoire”… L’Aisne : pourquoi avoir attendu soixante années pour écrire ce livre sur la Déportation ? Paul Schaffer : en réalité, j’ai livré mes premiers témoignages dès 1985 avec l’apparition des négationnistes. La population a tardé à s’intéresser à la Déportation. Elle n’était pas prête à entendre l’horrible vérité : l’assassinat par le gaz de milliers de Juifs. Il faut dire que chacun avait vécu la guerre et avait eu son lot de souffrances. Depuis 25 ans l’intérêt d’écouter les Déportés n’a cessé de grandir. La nouvelle génération est plus ouverte que celle qui a assisté à ce désastre. L’A : qu’est-ce qui vous a le plus marqué à Auschwitz ?

Paul Schaffer est reconnu pour son engagement de longue date en mémoire de la Shoah.

P.S. : sans hésitation : le comportement des Nazis, leur façon d’humilier les Juifs. Ils nous ont détruits moralement avant de nous détruire physiquement. Ces crimes étaient légaux. L’assassinat échappait à des lois qui nous paraissaient pourtant incontournables. Nous étions en permanence en situation de basculer de la vie à la mort.

Pdg dans l’Aisne : déjà 50 ans ! A son retour en France en 1945, Paul Schaffer a repris le chemin de

Viquel : une entreprise familiale attachée à l’Aisne

l’école qu’il avait quittée à 14 ans. Il a intégré l’Institut Electrotechnique de Toulouse avant de démarrer une courte carrière d’enseignant. Sa vie professionnelle a alors pris un virage radical. Il s’est associé au propriétaire des établissements “Viquel”, une entreprise familiale parisienne.

Spécialisés dans la fabrication de sacs à main, les établissements Viquel comptaient six salariés à leur création en 1949 à Paris. En 1955, l’activité s’est étendue à la fabrication de produits en PVC puis d’articles scolaires en plastique (classeurs, protège-cahiers).

A cette époque, la décentralisation de Paris permettait d’obtenir un prêt d’Etat. C’est en mars 1962 que l’entreprise s’est installée à cent kilomètres de Paris, à Oulchy-le-Château. “J’ai fait de cette entreprise artisanale vouée à disparaître une entreprise industrielle qui existe encore aujourd’hui”. Spécialisée dans la transformation de matière plastique, cette société s’est attachée à être à la pointe de la modernité. “J’avais fait construire une tour de stockage gérée par informatique. J’étais l’un des seuls à utiliser cette technologie dans une petite entreprise à cette époque”.

Viquel a construit une usine de production à Oulchy-le-Château en 1962. Dix ans plus tard, l’entreprise s’est lancée dans la fabrication de chemises, classeurs et boîtes de rangement à base de polypropylène. Autre étape décisive : la construction d’une plate-forme de stockage informatisée sur 8 500 mètres carrés à Grisolles en 1987. Enfin, en 2000, un troisième site de fabrication et logistique a ouvert dans l’Aisne, à Fère-en-Tardenois.

Paul Schaffer a été nommé Chevalier dans l’Ordre national du Mérite pour son investissement dans l’Aisne. En trente années, l’usine est passée de 750 à 13 000 mètres carrés, et de 30 à 300 salariés.

A l‘heure actuelle, les produits de la SAS Viquel (articles de bureau en polypropylène et gammes scolaires) sont exportés dans plus de soixante pays et sont principalement commercialisés par la grande distribution (60% du chiffre d’affaires).


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oire vivante de la Shoah

à lire

pour œuvrer à la transmission de la mémoire. Il a notamment un Parisien d’adoption, qui, après avoir vécu l’horreur, a fait

L’Aisne : à quel moment avez-vous pris conscience de l’ampleur de l’horreur de ces camps ?

L’A : pourquoi avoir intégré autant d’anecdotes et de photographies très personnelles dans votre livre ?

P.S. : au bout d’un an de travail forcé en camp. A Birkenau j’ai été saisi par l’odeur épouvantable. J’ai vu les cheminées d’où sortait la fumée et j’ai demandé à un ancien ce que l’on fabriquait dans ces usines. Il m’a expliqué simplement que les Juifs entraient par une porte et ressortaient par ces cheminées…

P.S. : je voulais rendre mon histoire vivante. Je voulais montrer que j’étais un enfant comme tous les autres. Toutes les histoires que je raconte sur mon enfance ont eu une influence sur mon comportement. Ces expériences ont convergé pour construire l’individu que je suis et ont joué un rôle dans ma survie.

C’était un système machiavélique, les Juifs ignoraient qu’on les acheminait vers la mort. Tout était fait pour cacher la vérité : les Allemands demandaient aux Juifs de bien accrocher leurs vêtements avant la douche afin de les remettre en sortant pour aller en camp de travail.

L’Aisne : pensez-vous que l’humanité a tiré toutes les leçons de cette douloureuse période historique ?

L’A : dans la préface de votre livre Simone Veil écrit à propos des survivants des camps : “leur douloureux passé n’a cessé de les hanter”. Qu’en est-il pour vous ? P.S. : je préfère parler de “mémoire” plutôt que de “hantise”. Cela ne m’a pas empêché d’avancer et de faire carrière. Nous avons cru quitter Auschwitz mais nous y sommes toujours : il n’y a pas un jour où je ne suis pas ramené pour une raison ou une autre à cette période de ma vie.

P.S. : hélas non. Au point où je me demande si nous avons su expliquer aux générations actuelles les horreurs que nous avons vécues afin qu’elles ne puissent pas se reproduire. Nous n’avons pas réussi à éradiquer la haine qui prend racine dans le quotidien et qui a conduit à l’invraisemblable. J’appelle à la vigilance pour ne pas reproduire les erreurs qui ont conduit à la Shoah. Compte-rendu complet de l’entretien à lire sur

www .aisne.com

Paul Schaffer a témoigné début 2012 devant les élèves de Soissons avant de recevoir la médaille de la Ville.

“Le soleil voilé” (Auschwitz 1942-1945) de Paul Schaffer aux éditions LK Préface de Simone Veil, avant-propos de Serge Klarsfeld

Mêlant son histoire personnelle à la grande Histoire, Paul Schaffer relate l’enchaînement des événements qui a abouti à l’assassinat légal des Juifs d’Europe : l’échec de la conférence d’Evian en juillet 1938, la Nuit de Cristal en Autriche, l’annexion du pays par Hitler, etc. Avec à chaque fois des conséquences sur sa propre existence. La famille Schaffer fuit l’Autriche le 27 novembre 1938 pour se réfugier en Belgique avant de partir pour la France le 10 mai 1940. Les Schaffer s’installent à Revel (Haute-Garonne). Paul y vit des jours heureux. Il découvre la campagne et les joies de la ferme… mais la guerre le rattrape. Le 26 août 1942, il est arrêté, avec ses parents et sa sœur, par des gendarmes français. Il relate ensuite son passage dans les camps du sud-ouest, sa transition par Drancy “l’antichambre de la mort”, sans son père, puis sa déportation vers l’Allemagne. Il vit alors un second drame : la séparation d’avec sa mère et sa sœur à leur arrivée à Auschwitz. Il ne les reverra jamais. Il survivra trois années en camps, d’août 1942 à janvier 1945. Sans entrer dans les détails il évoque les souffrances physiques et morales, la peur, la faim, le froid, mais aussi de belles rencontres, comme avec Simone Veil en 1944. Le 18 janvier 1945, Auschwitz est évacué. Pendant “la marche de la mort”, Paul saute du train et s’évade avec un ami. Ils réussiront à se cacher et à survivre. Paul sera ensuite rapatrié en France en avril 1945. Il est alors confronté à une autre lutte : se réintégrer et reprendre ses études. “Je voulais montrer aux plus jeunes comment on peut se sortir d’une situation désespérée si on fait des efforts et si on en a la volonté” conclut l’auteur. Au fil des pages, le lecteur découvre le parcours d’un ado devenu précocement adulte et plongé dans la folie de la guerre. Chacun est entraîné sur le terrain de la réflexion quant au devoir de désobéissance, la lutte contre les négationnistes par le témoignage, la difficile acceptation de la folie humaine, ... Pour faire comprendre l’incompréhensible et éviter que la Shoah ne tombe dans l’oubli. A découvrir sur http://www.schafferpaul.com/ et en librairie à Soissons


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portraits

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Philippe Jamesse, sommelier d’exception Ce Marlois

d’origine a su très vite que son avenir était dans l’art du goût. Il étudie d’abord au lycée hôtelier de Saint-Quentin, passe un bac et un BTS Hôtellerie à Soissons. “La sommellerie était abordée à la marge dans notre cursus scolaire” expliquet-il. “Mais je me suis toujours intéressé au vin. C’est à Vertus, dans la Marne, à l’Hostellerie du Mont Aimé que j’ai eu l’occasion de devenir sommelier.” En effet, après avoir travaillé comme cuisinier sur les bateaux de croisière quelques mois durant, puis à Bordeaux, il rejoint la petite équipe de cet établissement familial. “Il fallait créer une carte des vins en accord avec la qualité des mets proposés. La carte des vins existante était plutôt mince à mon arrivée, elle comptait plus de mille références à mon départ”. Pour Philippe Jamesse, cette période d’apprentissage du métier de sommelier est une véritable construction du goût. Il se prend à tester ses découvertes sur les clients… qui en redemandent ! “Voyager sans bouger de sa chaise”, c’est ainsi qu’il imagine le plaisir du vin. “J’ai également appris à gérer une cave, à négocier avec les vignerons.” Le pari est réussi, le chiffre d’affaires grimpe. Philippe Jamesse est conforté dans sa confiance. C’est en 2000 que Boyer, célèbre chef des Crayères, à Reims, lui propose de rejoindre son équipe. Il s’agit là d’une création de poste, jusqu’alors, c’est le directeur de salle qui gérait la cave. Une belle cave, certes, mais toutefois très classique. Seules sont présentes les grandes maisons de champagne. De très beaux classiques. Philippe Jamesse parcourt le vignoble champenois,

Marle

Philippe Jamesse a conçu une gamme de verres destinés à sublimer l’esprit du champagne.

il goûte les vins des propriétaires récoltants, les champagnes d’assemblage. Présent au moment du service, il prodigue à la clientèle ses conseils gustatifs. En 2003, il reprend totalement la gestion de la cave, intègre ses champagnes de terroir, diversifie les références. Aujourd’hui, la cave des Crayères, c’est plus de 45 000 bouteilles qui traduisent toute la complexité du champagne, ses multiples singularités. Philippe Jamesse est un perfectionniste. Etudiant le champagne sous tous ses aspects, son effervescence, quasi physicien sommelier, il constate que les formes de verre traditionnellement utilisées pour le champagne, flûte ou coupe, ne parviennent pas toujours à mettre en valeur la qualité des vins qu’il propose. Il dessine une nouvelle forme de verre, presque un verre

de vin blanc, mais avec à la base une petite goutte d’eau. “L’effervescence du champagne naît d’un point central. La forme de ce verre permet au vin de s’exprimer”. Il s’associe à un verrier pour le réaliser. Les clients sont conquis par l’objet, un verre d’un cristal incroyablement fin et surtout par l’effet sur la dégustation. La forme de ces “verres de champagne” restitue parfaitement la palette aromatique des vins. La gamme s’étend, pour les champagnes d’apéritif, les champagnes de table, les champagnes plus mûrs… Ce sont les Verreries de la Marne qui fabriquent aujourd’hui les verres de Philippe Jamesse. Voilà bien qui dément l’expression “qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !” Montescourt-Lizerolles

L’association sportive cyclotouriste de Montescourt-Lizerolles s’offre L’équipe sera un périple en Croatie. de retour le 3 juillet, après 11 jours de périple.

1 500 kilomètres à vélo L’ASCM a soufflé ses vingt bougies le 25 octobre dernier et compte bien fêter l’événement : ainsi le 20 mai, la randonnée cyclotouriste baptisée “Les Plis du haut de l’Aisne” emmènera les participants sur les traces de personnages axonais connus.

Le plus spectaculaire aura lieu cet été : les cyclos font le pari fou de relier Montescourt à Dugo-Selo en Croatie, soit 1 500 kilomètres à la force des mollets ! Cette commune croate est jumelée avec la Communauté de communes de Saint-Simon. Le raid se découpe en sept étapes passant par la France, l’Allemagne l’Autriche, la Slovénie et la Croatie et réunit treize passionnés de vélo de route et une accompagnatrice. Départ le 23 juin à 7 heures pour une arrivée prévue le 29 juin, en pleine Fête du vin, l’occasion pour nos cyclistes de faire la promotion de leur département.

contact http://ascyclomontescourt.xooit.com


tourisme 27

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Les beaux jours reviennent… mais pas besoin de quitter l’Aisne pour passer des week-ends dépaysants et reposants ! Zoom sur quelques idées de sorties, activités originales et hébergements insolites à découvrir à deux pas de chez vous.

Dans les arbres à Ambleny. Le parc Canopée propose des parcours d’accrobranche mais aussi des hébergements époustouflants. Venez tester les chrysalides, cocons de toile suspendus, et passer une nuit à la fois magique et vertigineuse ! 06 10 47 53 02

Sous tipi à Suzy. Jouez aux cowboys et aux indiens au bord des étangs du moulin de Suzy. Dans une ambiance 100% Far West, vivez le rêve américain sous tipi, en cabanes de rondins de bois ou dans les roulottes des pionniers. www.etangsdumoulin.fr

En roulotte à la ferme à Besmé. Redécouvrez la vie à la ferme dans des roulottes de campagne avec pour seuls voisins des chevaux, poules, lapins et biquettes… Les enfants vont adorer ! 03 23 39 69 90

Week-ends en terres axonaises

Dormir à la belle étoile, à 15 mètres du sol, sous tipis ou dans une ancienne chapelle... Amoureux de la nature, mordus de sensations fortes, férus d’architecture, venez tenter l’aventure !

En yourte mongole à Cys la Commune. Dépaysement garanti avec ce séjour en yourte à la ferme. Découvrez cet habitat nomade mais néanmoins confortable dans un cadre calme et verdoyant. http://yourte-a-la-ferme.com/

Sous les étoiles à Vermand. La Maison de l’Omignon vous accueille pour un séjour à la Robinson Crusoé dans une cabane sur une île ; en roulottes au bord de l’eau ; ou pour une nuit romantique dans le carré d’étoiles et son toit transparent. Décompressez ! 03 23 64 14 92

Dans une ancienne chapelle à Faverolles. Envie d’un cadre romantique ? Passez un week-end au paradis, aux côtés des angelots dans un édifice datant de 1830. 03 23 96 17 65


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tourisme

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Des colos 100% sportives Partir en colo dans l’Aisne : une alternative sympathique pour les enfants ayant besoin d’évasion et de sport au grand air ! Cap’Aisne, la base nautique de l’Ailette, organise cet été des séjours “Ailette Junior Aventure”. Les enfants sont accueillis 5 jours en pension complète dans ce centre de vacances situé en bordure du lac de l’Ailette (à Chamouille). Ce domaine, propriété du Département, s’étale sur 6 hectares. Deux groupes sont constitués : les 7-10 ans et les 11-14 ans. Le concept : proposer dans l’Aisne des séjours sportifs à dominante voile associés à des activités de pleine nature. Le plus : un hébergement sur place. Tir à l’arc, balades à vélo, découverte et pratique des activités nautiques, courses d’orientation, seront au menu. Les petits pensionnaires profiteront de la proximité de Center Parcs et de son Aquamundo (dôme tropical) mais aussi d’Axo’plage, la base de loisirs aménagée aux abords du lac de Monampteuil. Dans un cadre verdoyant, ces activités sont encadrées par des éducateurs diplômés. L’occasion de découvrir de nouveaux sports, de se faire des amis et de passer du bon temps … sans quitter le département !

5 semaines d’aventure En 2012, des séjours sont proposés du lundi au vendredi : du 16 au 20 juillet, du 23 au 27 juillet, du 30 juillet au 3 août, du 6 au 10 août et du 13 au 17 août. Test de natation et certificat médical sont nécessaires pour l‘inscription.

En vacances dans l’Aisne pour découvrir la voile.

Contact 03 23 21 49 70 - www.capaisne.fr

Sur la plage dès début mai

En mai, baignez-vous si cela vous plaît ! Axo’plage rouvre ses portes, avec baignade surveillée tous les week-ends dès le 1er mai. Les baigneurs seront accueillis... si le soleil est de la partie.

Cette année,

la saison débute tôt à Axo’plage ! En plus des mois de juillet et août où le site sera ouvert tous les jours de 11 à 19 heures, chacun pourra profiter des joies de la baignade par temps chaud dès le 1er mai et tous les weekends de mai, juin, septembre (jusqu’au 14 octobre) de midi à 19 heures. Autre nouveauté : trois zones aménagées avec tables et barbecues sur pieds équipés de récupérateur de cendres permettront au public de faire des grillades en toute convivialité, sécurité, et en respectant l’environnement. Car rappelons qu’Axo’plage est au cœur d’espaces naturels protégés et les animaux même attachés seront désormais interdits par mesure d’hygiène et pour préserver la tranquillité du petit troupeau de vaches installé dans les pâtures. En famille ou entre amis, profitez des nombreux équipements de la base de loisirs : aires de jeux pour les enfants, terrains multisports, parcours santé… Dernière nouveauté : la page Facebook d’Axo’plage pour suivre son actualité. Toutes les manifestations festives de l’été y seront annoncées.

Contact 03 23 24 83 03 - www.axoplage.fr


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l'Aisne 190 - Mai/Juin 2012

Plus besoin “d’aller au resto”, c’est le resto-roulant qui vient à vous. Une idée originale qui apporte de la vie en milieu rural.

Ça roule !

“Dans les petites communes, il n’y

a plus rien. Pour manger au restaurant, on prend sa voiture et au-delà d’un verre, reprendre le volant devient risqué”. Face à ce constat, Lionel Luksch s’est lancé dans une nouvelle forme de restauration ambulante. Le bus à impériale qu’il a équipé en restaurant faisait encore la ligne Oxford-Londres il y a un an à peine. En bas, cuisine et four à bois pour des pizzas authentiquement “à l’italienne”, à l’étage, une salle de 24 couverts avec vue panoramique sur la vallée de la Marne. “J’ai suivi une formation de pizzaiolo à Paris mais nous jouons avant tout la carte “cuisine traditionnelle française” dans un cadre convivial” précise le gérant qui tient à se démarquer des “camions pizza”. Grillades, salades, carte snack en restauration rapide, plat du jour, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Pour savoir où se trouve et où sera le bus, il suffit de le suivre sur le net. Sur les bords de Marne à Château-Thierry en semaine, quelques rendez-vous fixes sont établis comme sur la ZID de l’Omois ou au bowling

Le parcours propose 40 matières différentes à expérimenter par les pieds.

Le resto-roulant, c’est de la cuisine traditionnelle dans un cadre convivial et surtout inédit.

de Neuilly-Saint-Front le vendredi soir. Le bus se déplace surtout à la demande d’associations pour tous types d’événements, une partie de la recette étant alors reversée aux organisateurs. Face à la demande, Lionel Luksch a d’autres idées : créer un réseau de franchisés et de-

venir équipementier de bus-restaurant par le biais d’une association dans le secteur de l’insertion. “Tout ça à échelle humaine” tient-il à préciser.

Contact 06 17 83 09 45 www.resto-roulant.com

Le bonheur est dans les pieds Des sensations inattendues attendent les candidats au “parcours pieds nus”, une nouveauté à découvrir à la ferme “Aisne Autruches”. Dernier éleveur

d’autruches dans l’Aisne, Simon Vasseur est toujours en quête de nouvelles idées pour les visiteurs de sa ferme à Verneuil-sous-Coucy. “Il n’existe que cinq parcours pieds nus en France, le concept vient d’Allemagne où il été inventé par un médecin”.

un grand succès auprès du public familial. “Les sensations sont très diverses mais il n’y a bien évidemment aucun risque de se blesser” précise l’éleveur. “Les plus petits comme les plus âgés peuvent enlever leurs chaussures sans crainte et ce sont souvent de vrais moments de rigolade en famille !”

Expérimenté l’été dernier, le “parcours pieds nus” est l’occasion de retrouver des sensations naturelles sur un mode très ludique. Deux heures de balade ne sont pas de trop pour goûter toutes les joies du parcours qui s’étend sur 500 mètres et propose une quarantaine de matières différentes à expérimenter par la plante des pieds. Mousse des bois, galets, écorce, boue bien fraîche (un vrai bonheur pour les enfants) ou même charbon de bois pour les apprentis fakirs, la formule agrémentée de jeux et d’énigmes rencontre

Un tout nouveau parcours à poney vient également d’être aménagé sur le site où les visiteurs peuvent aller à la rencontre de nombreux animaux atypiques comme les émeus, nandous, lamas, yacks et bien sûr, les autruches.

Contact 06 74 30 32 84 www.aisne-autruches.com


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rendez-vous

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musique 28 avril Braine : Trash of Heaven, Gang, 80Blast et Thorgen. Concert rock au foyer rural, dès 19h. Rens. 07 70 52 51 76 brainemoov@gmail.com 5 mai Parfondru : Rock à pâture organisé par Mooryss’Prod avec Les fils d’Albert, Marles, KKC Orchestra et As de Trèfle. A partir de 18h30 dans le pré, suivez les flèches ! Rens. 06 73 26 59 40 mooryss.prod@hotmail.fr

11 et 12 mai Saint-Quentin : Bang Bang #2. Festival Rock & BD. Au programme : concert-limonade pour les enfants avec Dorothée de Monfreid et Tony Truant “Super Sauvage”. Expos et dédicaces BD avec Riff Reb’s

musique et Edith. Drum Art : happening inattendu autour des musiques minimalistes sixties. Concerts le 11 mai : Rollin’Bunkers et Twin Twisters et le 12 mai : Little Dead Cats, Mustang et The Lords of Altamont au théâtre Jean Vilar. Rens : http://bangmusic.free.fr 12 mai Soissons : La nuit du jazz. Avec The Head Shakers - Octet, Eric Dubois Trio et Issu des mers anciennes - Sextet. 21h - Arsenal Rens. 03 23 76 77 70

13 mai Soissons : Tri Yann. 20h30 - Le Mail Rens. 03 23 76 77 70 19 mai Laon : soirée musicale au musée

Du 4 au 19 mai - Vallée de l’Oise

Festival des bistrots 4 mai à Essigny le Grand : On a tiré sur le pianiste. 21h - Café Chez Robert 5 mai à Chevresis-Monceau : Quidam Sextet. 21h - Café les Grandes Sources 11 mai à Ribemont : MKM. 21h - Café Le Central

18 mai à Alaincourt : D.Rago. 21h - Café de la place 19 mai à Séry les Mézières : Wazem / Without Exit. 21h - Le Cheval Blanc Rens. 03 23 66 73 17 http://www.ccvo.fr

12 mai à Itancourt : Eko / Kaiser’s band. 21h - Le Thiolet

d’art et d’archéologie avec l’ensemble de musique ancienne de l’IUFM. De la musique anglaise des XVIe et XVIIe siècles à Bach. A partir de 20h. Rens. 03 23 22 87 00 Du 21 au 28 mai Portes de la Thiérache : 9e semaine musicale. 21 mai à Vigneux-Hocquet : Ashbury mes années hippies. 20h30 - Salle des Fêtes 23 mai à Résigny : L& J. 20h30 Salle des fêtes 25 mai à Montcornet : atelier de musique ancienne et l’ensemble de flûtes à bec de Laon. 20h30 Eglise Saint-Martin 26 mai à Lislet : représentation de l’école de musique des Portes de la Thiérache. 20h30 - Salle des Fêtes 27 mai à Vincy-Reuil et Magny : Duo Ches Mouques à Fu. 20h30 - Eglise 28 mai à Dohis : Trompes de Thiérache et l’ensemble vocal Simone Tavernier. 17h - Eglise Rens. 03 23 98 50 39 http://associationtact.canalblog. com 22 mai Soissons : Nightingales. 20h30 – Le Mail Rens. 03 23 76 77 70

EKO le 12 mai à Itancourt

musique 9 juin Coucy-le-Château : Tournée d’été, tournée en or : concert au pied des remparts avec Patrick Juvet. A partir de 14h30, place d’Auffrique. Rens. 03 23 52 70 05 12 juin Soissons : Quintet à vent Arte Combo. 19h - Centre social de Presles. Rens. 03 23 76 77 70 13 juin Soissons : Times, Geoffroy de Mazure. 20h30 - Arsenal. Rens. 03 23 76 77 70 17 juin Vervins : récital de piano par Honoré Béjin. 17h30 - Cinéma Piccoli-Piccolo. Rens. 03 23 98 11 98

théâtre 11 mai Château-Thierry : Duel - Opus 2. 21h - Théâtre Jean Cocteau. Rens. 03 23 69 43 00 http://www.le-calicot.com

2 juin Lesquielles-Saint-Germain : concert de la Chorale et de la Batterie Fanfare de La Ruche Lesquielloise. 20h30 - Eglise Saint Jean-Baptiste. Rens. 03 23 61 34 50 2 juin Soissons : Orchestre de Picardie. Variations italiennes : Rossini, Bottesini, Boccherini, Respighi. 20h30 - Abbaye Saint-Léger Rens. 03 23 76 77 70 3 juin Château-Thierry : concert “La messe des enfants” de John Rutter avec 150 choristes enfants et adultes accompagnés d’un orchestre de chambre et 2 solistes (soprano et baryton). 16h - Eglise Saint-Crépin

13 mai à Brissy-Hamégicourt : musique traditionnelle avec Jean-Pierre Semblat, François Péry et Robert Lamouret. 15h - Café des sports 16 mai à Mézières sur Oise : musique traditionnelle avec Jean-Pierre Semblat, François Péry et Robert Lamouret. 19h - Café le sportif

musique

3 juin Marle : Orchestre de Picardie. 17h - Eglise Notre Dame Rens. 03 23 80 77 22

12 mai Becquigny : L’amuse gueule de Gérard Lauzier par la Cie Le Manteau d’Arlequin. 20h30 – Salle des fêtes. Rens. http://manteauarlequin. voila.net/ 15 mai Soissons : Oh boy ! Adaptation du livre de Marie-Aude Murail. Spectacle jeune public. 14h30 et 19h - Le Mail Rens. 03 23 76 77 70 Du 26 au 28 mai Saint-Eugène : Mars - La vérité est au fond... Spectacle théâtral de plein-air par l’association ACPV. Horaires non définis Rens. http://acpv2012.bloguez. com/


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théâtre Du 5 au 14 juin Sissonne : Scènes Sissonnaises Acte IV. Festival de théâtre organisé par le foyer socio-éducatif du collège de Sissonne, mêlant théâtre professionnel, amateur et scolaire 5 juin à 19h30 : Famille d’objets, par l’atelier artistique théâtre du collège 6 juin à 20h : Famille d’objets, par l’atelier artistique théâtre du collège 7 juin à 20h : Le Gora de Courteline, par une classe de l’école primaire, Pas de happy end..., par une classe de 3e du collège 8 juin à 20h : Le bonhomme de paille de Vincent Morieux, par la Cie Didascalie 9 juin à 20h : Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux de Matéi Visniec par la Z’art bee compagnie 11 juin à 20h : Yvonne, Princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz par le Théâtre à coulisses 12 et 13 juin à 20h : Diane et les chasseurs de Philippe Bardin par le club théâtre du collège Rendez-vous à l’espace culturel du parc Rens. 03 23 80 90 55 - http:// www.scenesissonnaises.c.la

6 juin Grandlup et Fay : Appartement à louer. Spectacle de marionnettes à partir de 3 ans. 10h - Salle des fêtes Rens. 03 23 80 77 22 16 juin Soissons : La fausse suivante de Marivaux par la compagnie de l’Arcade. 20h30 - Le Mail Rens. 03 23 76 77 70

théâtre Jusqu’au 16 juin Villeneuve Saint Germain : Parade par la Cie du Milempart. Tous les vendredis et samedis à 21h au théâtre Le petit bouffon. Rens. 03 23 59 56 62 www.milempart.fr

danse 24 mai Soissons : Zig Zag. Solo chorégraphique aux accents subtils de l’Orient, Zig Zag est une exploration du corps et de l’espace où tous les moyens de se mouvoir sont bons. Spectacle jeune public. 19h - Le Mail. Rens. 03 23 76 77 70

expo 28 et 29 avril Blérancourt : Les Artistes dans l’Art’Aisne. Cette exposition retrace une partie de l’influence artistique de personnages blérancourtois tel Tristan Rémy et la vision de l’art aujourd’hui. Samedi de 14h à 18h et dimanche de 10h à 17h à la salle des fêtes. Rens. 03 23 39 72 17 Du 5 au 26 mai Fère en Tardenois : Bernard Haltel expose à l’Office de Tourisme ses tableaux aux couleurs vives et gaies, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Rens. 03 23 82 31 57 www.fere-en-tardenois-tourisme. com Jusqu’au 27 mai Alaincourt : “Fallait le fer” par Nicolas. Du mercredi au dimanche de 14h à 18h au musée La Maison de Marie-Jeanne. Rens. 03 23 63 62 07

fête nature 5 et 6 mai Château-Thierry : 16e fête des plantes au château de Verdilly de 10h à 18h. Rens. 06 89 18 89 55 12 et 13 mai Fère en Tardenois : fête du muguet. Rens. 03 23 82 35 33 13 mai Gauchy : grande fête de Printemps réunissant horticulteurs, producteurs et artisans. De 9h à 18h à la MCL Rens. 03 23 08 72 72 2 juin Tergnier : fête des Maqueux d’saurets. A partir de 13h au parc Sellier Rens. assomaqueuxdesaurets@ laposte.net

www .aisne.com

Jusqu’au 16 mai - Savoir-faire de Thiérache

Visites d’entreprises Axter / Désenfumage naturel et éclairage zénithal / Sons-et-Ronchères / 10 mai Bayer / Conditionnement et stockage de produits phytopharmaceutiques / Marle / 11 mai Creuset de la Thiérache Industries / Fonderie d’aluminium en coquille / Origny-en-Thiérache / 2 et 3 mai Sougland / Fonderie, chaudronnerie, usinage / Saint-Michel / 12 mai Neon Judex / Fabrication d’enseignes et signalétiques / Origny-en-Thiérache / 3 et 10 mai Zehnder Group / Fabrication de radiateurs décoratifs / Vaux-Andigny / 9 mai La Folie Douce / Fabrication et vente d’apéritifs aux fruits rouges / Le Nouvion-en-Thiérache / 9 et 15 mai La Franco Argentine / Fabrication de confiture de lait / Sains-Richaumont / 15 et16 mai Fromagerie Leduc / Sommeron / 4 et 12 mai Lu / Fabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation / Vervins / 10 et 11 mai Gaec de la Vieille Grange / Elevage de lapins et bovins, abattage et vente à la ferme / Sains-Richaumont / 11 mai La clef des vents à Crécy A2MAC1 / Benchmarking automobile / Hary / 3, 10 et 15 mai Cascade d’orient / Spa, bien-être et beauté / Iviers / 3 et 10 mai Pépinière d’entreprises Créapôle / Vervins / 10 et 15 mai Tri Val’Aisne / Récupération et traitement de déchets divers / Beaurain / 9 et 10 mai L’atelier d’armurier / Fabrication et réparation d’armes / Eparcy / 2, 7 et 9 mai La clé des vents / Réparation d’instruments à vent / Crécy-sur-Serre / 3 et 10 mai Les Drôles Idées de Dorothée / Confection de vêtements / Vervins / 28 avril Un monde de bois / Fabrication de jeux, jouets et objets en bois massif / La Bouteille / 14 et 15 mai L’île verte / Centre aquatique et bowling / Hirson / 7 mai Inscription obligatoire auprès du Pays de Thiérache au 03 23 98 02 71, 48h avant la date de la visite


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l'Aisne 190 - Mai/Juin 2012

V.O en Soissonnais

Du 15 au 20 mai 2012

/Aisne_190  

http://www.aisne.com/IMG/pdf/Aisne_190.pdf