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■ 8 actualité Apprentissage : un diplôme, un métier et un emploi ■ 10 développement durable Assainissement : plantes vertes pour eaux grises ■ 13 institution La nouvelle assemblée départementale ■ 17 dossier C’est déjà l'été culturel dans l’Aisne ■ 26-29 territoire de l'Aisne Au pays des Trois rivières 184 Mai/Juin 2011/ le magazine du Département de l’Aisne

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Culture : c’est déjà l’été !


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sommaire

l'Aisne 184 magazine du Département - Mai/Juin 2011

4/9 actualité > Liesse : souscription pour l’orgue Merklin > Tourisme : nouvelle vitrine pour la randonnée > Economie : A2MAC1 en pôle position Duferco Coating, 100 ans de tôle > Sport : Romain Fournillier, nouvel espoir du sport automobile Christophe Chevallier, marathon man > Formation : apprentissage, un diplôme, un métier, un emploi > Social : lutter contre l’habitat indigne

10/11 développement durable > Assainissement écologique : plantes vertes contre eaux grises > Entreprise verte : nettoyage à sec > Lait : de la vache au distributeur

12 tribune 13/16 institution > Le nouvel exécutif départemental

17/21

dossier 1er mai au Familistère de Guise, exposition exceptionnelle à ChâteauThierry, Jazz'titudes à Laon, fête de la rando ou festivals : zoom sur des idées de sorties printanières.

Les élus, les commissions

17/21 dossier Culture : c’est le printemps

22/23 ils font bouger l'Aisne > Jean-Pierre Déchery à l’heure mondiale > Mathilde Blary dans un monde de bulles > Christophe Marquis, libre échange > Daniel Druart, le compas dans l’œil

24 un temps d'avance > J’M l’Aisne sur Facebook

25 histoire > 1790 : l’aventure de la création du département de l’Aisne

26/29 territoire de l'Aisne > Autour d’Hirson, rivières sans frontière

30/31 les rendez-vous > Théâtre, expos, concerts : le meilleur des deux prochains mois.

32 l’image > Festival Jean de La Fontaine de Château-Thierry

Le magazine du Conseil général de l’Aisne n° 184 de Mai/Juin 2011 / 240 000 exemplaires / Conseil général de l'Aisne - rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex - Secrétariat Journal l'Aisne 03 23 24 86 99 - Fax : 03 23 24 62 84 / contact@cg02.fr Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY / Philippe MIGNOT - Responsable communication : Pascale CARTEGNIE - Rédacteur en chef : Bruno WALTER - Rédaction : Marie GOURLIN / Bruno WALTER / François-Xavier DESSIRIER / Olivier MONROCHE - Photos : François-Xavier DESSIRIER / Bruno WALTER - Recherche documentaire : Sophie LEVERT / Adeline CHEUTIN / Centre de documentation Conseil général de l’Aisne - Remerciements à JeanClaude DEHAUT, Président des Amis du Laonnois, pour la rubrique histoire - Réalisation graphique : Christian JOMARD / Service communication Conseil général de l’Aisne - Secrétariat : Annie BEAUVILLAIN - Imprimerie : Groupe MORAULT - Distribution : ADREXO Imprimé sur papier 100% recyclé


éditorial Les 21 et 28 mars, vous avez décidé, à l’occasion du renouvellement de la moitié des cantons de l’Aisne, de conforter la majorité départementale de gauche. C’est la reconnaissance d’un long chemin parcouru ensemble, au service de tous, depuis 1998. Je vous remercie de la confiance que vous nous accordez, une fois de plus, pour gérer au mieux notre département dans un moment difficile.

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© Jean Ber

Mais je ne peux me satisfaire d’une élection boudée par plus d’un Axonais sur deux et marquée par la montée du parti d’extrême-droite et de son idéologie pernicieuse. L’abstention nous interroge, nous, élus de proximité. Pourquoi cette désaffection des urnes et comment donner un élan nouveau à l’exercice démocratique ? Par les compétences propres aux Départements et par les choix de la majorité, le Conseil général de l’Aisne a donné une priorité absolue à l’éducation, que ce soit à travers la gratuité du transport scolaire, le versement de bourses, ou le soutien au monde associatif, au sport, à la culture. Education et accompagnement des plus faibles, à travers les différentes allocations - RSA, personnes âgées ou handicapées. Pour autant, ce travail de proximité, reconnu par la population, n’a pas pesé suffisamment face à la vague protestataire qui enfle, au niveau national. La grave rupture de confiance entre les électeurs et les élus est nourrie d’une Construire un actualité perçue à la fois comme anxiogène - caterritoire juste tastrophes écologiques, guerres, chômage… - et injuste - bonus des traders repartis à la hausse, et solidaire, c’est prix des énergies (gaz, électricité, essence) qui le défi que nous explosent, comme les profits des entreprises du devons relever CAC 40...

tous ensemble.

Dépasser le découragement d’une partie de nos concitoyens, recoller les morceaux d’une société fragmentée, refuser la fatalité d’une France à deux vitesses, construire un territoire juste et solidaire, c’est le défi que nous devons relever tous ensemble. Au-delà de la poursuite de nos politiques déjà engagées, je ferai prochainement des propositions, après consultation de l’ensemble de nos partenaires, en matière d’emploi, de logement, de santé, d’équité, de mobilité… Parce que je n’abdiquerai jamais, fut-ce pour vaincre l’impossible. Car je pense, comme Sénèque, que “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.”

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Yves DAUDIGNY Sénateur de l’Aisne Président du Conseil général


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actualité

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musicale

Il y a 150 ans, Joseph Merklin installait un grand orgue dans la basilique de Liesse. Un instrument exceptionnel qui a malheureusement subi les outrages du temps. Une souscription est lancée auprès du public pour lui redonner son lustre d’antan.

Liesse

Le grand orgue a besoin de vous La plupart des cinquante mille d’une sonorité exceptionnelle. Les tuyaux d’origine, en étain, on aimait l’emphase,le blingpèlerins qui se rendent chaque année à Liesse poussent les lourdes portes de la basilique Notre-Dame pour voir la Vierge Noire, objet de culte depuis le moyen-âge. Peu d’entre eux se soucient de l’orgue installé à l’arrière du tympan. L’instrument, offert en 1864 par une mécène, Madame de Valois, était pourtant

“Il relève d’une facture typique d’orgue de paroisse romantique de la fin du XIXe siècle” précise Jean-Michel Verneiges, directeur musical de l’ADAMA (association pour le développement des activités musicales dans l’Aisne). Jusqu’à la Grande guerre, les orgues de Liesse ravissent les mélomanes. 14-18 leur sont fatal.

sont remplacés par d’autres, en zinc. La sonorité est désastreuse. “En 1922, il y a eu pas mal de bricolage”, raconte Paul Baron, qui, avec Les Amis de la basilique et la municipalité de Liesse, œuvrent aujourd’hui pour sa restauration. Après la Seconde guerre mondiale, l’instrument est reconditionné. “Mais à l’époque,

Orgues en fête L’Aisne a la chance de posséder de nombreuses orgues remarquables, à commencer par l’orgue Boizart de Saint-Michel en Thiérache, datant de 1714. L’opération Les orgues de l’Aisne en fête en concert, proposée chaque année par l’ADAMA et le Conseil général, permet aux amateurs d’en apprécier les différentes sonorités, au cours de concerts, la plupart gratuits, le dimanche après-midi, à partir de ce mois de mai et jusqu’en décembre. Pour sa 21e édition, Les orgues de l’Aisne en concert présentera notamment des récitals exceptionnels sur les orgues de Guignicourt et Fère-en-Tardenois, qui viennent de faire l’objet de travaux d’entretien, soutenus par le Conseil général. “La diversité esthétique de ce parc instrumental, de l’orgue baroque de Saint-Michel au néoclassique de Soissons permet de servir, de façon adaptée, cinq siècles de répertoire” souligne Jean-Michel Verneiges. www.orgues-aisne.com

Retour en images

bling, et la sonorité n’est plus celle d’un Merklin de 1860.” Depuis soixante ans, l’instrument n’a plus reçu la visite du moindre facteur d’orgues. Le projet des Amis de la basilique est de le restaurer à l’identique. Coût : environ 250 000 euros. “Nous espérons que les subventions représenteront la moitié de la somme” précise Paul Baron. Pour boucler le budget, une souscription publique et un appel au mécénat sont lancés. Les dons, qu’ils soient de 10 ou 10 000 euros, sont les bienvenus ! Les travaux pourraient commencer l’an prochain. Ils sont prévus pour durer 30 mois.

contact

Mairie de Liesse 03 23 22 00 90

Le printemps des conteurs s’est achevé sur un beau succès public. Durant près d’un mois, la Bibliothèque départementale de l’Aisne, organisatrice de l’événement, a proposé des spectacles variés et décentralisés. Ici, Gérard Potier et l’accordéoniste, Gérard Baraton, à Gricourt.


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tourisme Le site internet consacré à la randonnée dans l’Aisne fait peau neuve. Derrière sa nouvelle vitrine graphique, www.randonner.fr présente de nouveaux parcours et offre des services inédits.

Nouvelle vitrine pour la randonnée Déjà six ans que le site www. télécharger les fiches des circuits,

Avec un graphisme au goût du jour, mais dans la lignée du précédent, randonner.fr offre en effet de nombreuses fonctionnalités bien pratiques, avec une navigation par onglets qui facilite la tâche des internautes. Il est possible, dès la page d’accueil, d’accéder aux 270 circuits, dont certains bénéficient désormais d’une vidéo. D’un clic, on peut toujours

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Des gîtes équestres Pour répondre à une demande croissante, le département a décidé de développer le tourisme équestre, en proposant des gîtes en capacité d’accueillir le randonneur et sa monture. Un gîte, à Ohis, est déjà retenu pour ce type d’accueil, et trois ou quatre autres vont suivre. “Pour la rando équestre, nous travaillons avec les autres départements picards. Nous nous sommes mis d’accord sur un logo commun, sur une charte commune” précise Mathieu Baudoux. La question de l’hébergement est en effet indispensable : “les randonneurs équestres ne sortent pas leur cheval pour une heure ou deux, surtout lorsqu’ils ont de la route à faire. Ils viennent pour un week-end entier, voire plus, et ont donc besoin de structures d’accueil adaptées.”

dont certains sont nouveaux.

“L’une des principales nouveautés concerne les hébergements, avec leurs services dédiés aux différents types de randonneurs, pédestres, cyclos ou équestres” reprend Mathieu Baudoux. “Par exemple les cyclos sauront que dans tel hébergement, ils trouveront des rustines ou des chambres à air...” Une partie est consacrée à la randonnée équestre. Les pages dédiées aux hébergements ont gagné en clarté et offrent des petits plus, comme le recensement de l’ensemble des circuits à proximité du gîte ou de l’hôtel choisi.

donner.fr a également pensé à regrouper des informations pratiques indispensables aux novices. Vous saurez désormais comment télécharger une trace et deviendrez incollable sur le géocaching !

plus d’infos

www.randonner.fr

le chiffre

110 000

C’est le nombre de visites sur le site randonner.fr en 2010. 60 000 fiches circuits ont été téléchargées.

Plus anecdotique, randonner.fr intègre désormais la réalité des réseaux sociaux - facebook etc. Il est possible aux utilisateurs de Facebook de partager, sur leur page personnelle, leur coup de cœur pour une randonnée. Enfin, la nouvelle version de ran-

A Gauchy, le festival des Voix d’hiver a une fois de plus permis de découvrir de belles affiches, comme la compagnie nordiste du Tire-laine, et son P’tit bal, qui a fait danser les familles.

© Jean-Jacques Georges

randonner.fr, consacré à la rando dans l’Aisne, informe l’internaute des possibilités offertes dans le département. “Six ans, pour un site internet, c’est beaucoup, même si nous n’avions que des compliments” explique Mathieu Baudoux, le monsieur randonnée de l’Agence de développement touristique (ADRT) de l’Aisne. “Pour ne pas déconcerter nos visiteurs habituels, nous avons conservé toutes les informations qui ont fait le succès du site, en les améliorant. Mais il y a aussi des nouveautés.”

actualité

Le 8e festival de jazz d’Hirson a tenu toutes ses promesses, avec des têtes d’affiches d’exception : Didier Lockwood, Michel Jonasz (photo) ou Marcel Azzola.


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actualité

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économie

Leader dans la veille concurrentielle pour le secteur automobile, l’entreprise A2MAC1 développe son activité et inaugure 1 200 m2 de nouveaux locaux.

Pôle position

C’est au beau milieu de la campagne, dans le corps de ferme familial du hameau de la Chaussée-de-Hary que Pierre-Yves et Jean-Marie Moulière ont créé voici une dizaine d’années la société “A2MAC1 Automotive Benchmarking“. “Chaque année, une vingtaine de véhicules récents passe par nos ateliers pour un démontage et une analyse complète,” indique Dorothée Védé, directrice marketing. Désossées, scannées et photographiées sous tous les angles, les voitures livrent tout ce qu’elles ont dans le ventre pour alimenter la base de données technologiques la plus prisée des constructeurs, équipementiers et industriels en lien avec le secteur automobile. Le site emploie 75 personnes auxquelles s’ajoutent les 30 collaborateurs de l’antenne installée depuis 2003 aux USA. L’entreprise

Hary

Une vingtaine de véhicules passe chaque année dans les ateliers de A2MAC1.

est également présente en Allemagne et en Chine sans compter qu’elle envoie chaque année ses équipes sur les 17 principaux salons automobiles de la planète. Si l’ancien corps de ferme a bien changé de visage depuis la création de la petite PME en 1997, à l’heure actuelle la société a besoin d’espace. Pour un coût de 500 000 €, un bâtiment flambant neuf de 1 200 m2 a surgi de terre juste à côté des bâtiments historiques. “Le développement est constant, nous som-

L’aciérie de Beautor Duferco Coating fête son centenaire le 25 juin prochain. Une journée portes ouvertes et la sortie d’un livre retraçant l’épopée de ce haut lieu de la sidérurgie marquent l’événement.

100 ans de tôle

Jean-Marc Lefèvre et Sylvain Petit ont œuvré pour la célébration du centenaire.

Beautor

mes de plus en plus présents sur le secteur “Truck” ainsi que sur celui des engins agricoles,” précise Dorothée Védé. Nous assumons aussi un rôle d’archiviste pour nos clients, toutes les pièces démontées sont conservées par nos soins ce qui nécessite d’importants espaces de stockage.”

contact

03 23 98 49 66 www.a2mac1.com

En 1911, l’horloger franc comtois Frédéric Japy créé l’aciérie

de Beautor qui sera connue successivement comme “Aciérie des Laminoirs de Beautor”, ALB étant dès 1939 une marque commerciale très connue, puis Beautor SA et enfin Duferco Coating depuis 2003. Si le site spécialisé dans le laminage à froid et l’électrozingage, emploie aujourd’hui 315 personnes, ils étaient 1 515 travailleurs dans les années 60, époque où furent construites les cités ouvrières en bordure de son emprise. Pièce maîtresse du patrimoine industriel et de l’histoire locale, Duferco Coating ne pouvait se permettre de passer le siècle sans marquer le coup.

“J’avais personnellement un projet de livre en prévision du centenaire, explique Jean-Marc Lefèvre, contremaître en fabrication. C’était aussi le désir de la direction, nous avons donc constitué un comité de rédaction de six salariés pour la réalisation de cet ouvrage qui fera 192 pages et sera tiré à 1 300 exemplaires.” Abondamment illustré, le livre retrace l’épopée de la sidérurgie à travers le siècle passé et constitue aussi un véritable recueil de la mémoire ouvrière. “Nous sommes allés voir beaucoup d’anciens pour avoir leur témoignage de vive voix, précise Jean-Marc Lefèvre. La culture d’entreprise est forte ici, les gens interrogés gardent un souvenir ému de leur travail aux laminoirs.” Responsable achats au sein de la société, Sylvain Petit est quant à lui le chef d’orchestre de la journée de célébration. “Nous escomptons 1 600 visiteurs pour la journée portes ouvertes dont l’accès se fera exclusivement sur invitation, précise-t-il. La visite durera environ 2 heures, en petits groupes encadrés par un spécialiste qui expliquera le fonctionnement de chaque outil. L’accent est mis avant tout sur la sécurité.” Accueil convivial, restauration et possibilité de survoler le site en hélicoptère sont également au programme.


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sport

La fureur de vaincre

Romain Fournillier, 20 ans, est engagé en championnat d’Europe de Racecar, l’équivalent, sur le vieux continent, de la mythique Nascar américaine. Et il fait partie des meilleurs. Aux Etats-Unis, il n’y a pas plus populaires que les courses de Nascar. Depuis deux ans, l’Europe a importé le concept, rebaptisé Racecar. Le principe est le même : des voitures américaines de série, adaptées pour la course, avec un gros moulin pour aller le plus vite possible sur des circuits. Pour la nouvelle saison, le jeune Romain Fournillier, vingt printemps au compteur, pilote un monstre griffé Chevrolet pour le moteur et Ford pour le châssis. De quoi faire des pointes à plus de 300 à l’heure. “Romain, il va vite, très vite”, confirme son entraîneur, Philippe De Korsak, luimême ancien pilote professionnel. “Maintenant, on travaille tout le reste. Le physique, la gestion du stress… Mais je crois en lui.” Et Romain, il en pense quoi ?

Vic/ Aisne Romain Fournillier et sa machine.

Son objectif de la saison : terminer sur la plus haute marche du podium. L’an dernier, engagé en championnat de France, il a fini

4e. Pas suffisant pour le jeune Axonais, qui veut aussi décrocher son bac en juin. Après, ce sera sport automobile à 100 %. “Je pars dans l’idée de gagner ma vie avec. Maintenant, on verra bien…” Son rêve ? “Si j’ai des bons résultats, je peux obtenir des invitations pour la Nascar aux Etats-Unis.” En attendant, il va devoir mettre la gomme sur des circuits mythiques - Le Mans, Magny Court ou Brands Hatch, en Angleterre.

A grands pas

“On m’a encore dit récemment : passion.” Depuis, rien ne l’arrête.

Le Saint-Quentinois Christophe Chevalier enchaîne raids et marathons pour plaider la cause de ceux qui, comme lui, souffrent d’un “handicap non visible“.

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rendez-vous 30 avril-1er mai

Plomion : Motocross. Championnat de France élite open et championnat de France féminin www.motocrossplomion.com

Du 13 au 15 mai

“Je travaille, je ne lâche rien…” Après avoir fait ses classes en karting et testé une saison en monoplace, le Vicois a trouvé son bonheur dans le Racecar. Un sport où la moindre erreur de concentration se paie cash. “Ma mère aurait préféré que je fasse du ping-pong, mais elle est au bord des circuits pour m’encourager” sourit Romain.

Saint-Quentin

actualité

on ne voit pas votre handicap, à quoi bon vous sponsoriser ? Aujourd’hui, je préfère en sourire.” Voilà dix ans que Christophe Chevalier marche pour la cause du handicap non visible. Depuis 1998, suite à un accident de voiture, il connaît des problèmes permanents de coagulation l’obligeant à suivre un traitement, à porter des bas de contention et lui interdisant la haute altitude. “Comme sport, il me restait la natation ou la marche, précise cet ancien lutteur. J’ai choisi la marche.” Son premier raid sera le GR20 de l’île de beauté, connu comme étant le plus “corsé” mais aussi : “le plus beau, assure notre homme. Certains en ressortent dégoûtés, moi il m’a donné la

Saint-Jaques de Compostelle en partant de Bayonne, puis de Genève, de Nice à Thonon-lesBains, flirtant avec son seuil limite d’altitude de 3 000 mètres, au départ de nombreux marathons et semi-marathons comme récemment à Rome, ses pérégrinations totalisent déjà plus de 5 600 km à pied. En pleine préparation pour le marathon de Prague en mai et celui de Berlin en Septembre, notre marcheur de l’extrême suit un entrainement quotidien d’une rigueur spartiate. Debout avec les poules, il commence par 12 km de footing, enchaîne avec une à deux heures de musculation et termine par 5 km de marche.

Tour de Picardie Samedi 14 : arrivée à Château-Thierry Dimanche 15 : départ de Charly-sur-Marne pour Péronne http://www.letour.fr

14 et 15 mai

Chamouille : fête du nautisme. Découverte des sports nautiques… au complexe Cap’ Aisne sur le Lac de l’Ailette. http://availette.free.fr

12 juin

Soissons : 5 et 10 km. Course à pied, qualificative pour les championnats de France, à 13h, salle de la Mutualité. Rens. 03 23 59 91 87 ou www.ville-soissons.fr

19 juin

Ribemont : rallye touristique en canoë kayak et sports de pleine nature, de l’Oise à Ribemont. De 14h à 17h. Rens. 03 23 63 92 83 ou www. canoekayakribemont.com

26 juin

Voulpaix : au cœur de la Thiérache. Randonnée cyclos (20/40/60/80/105 km), V.T.T (15/35/50/65 km) et marche Accueil de 7 à 10h à la salle des fêtes. www.letiotvelodevoulpaix.fr

29 mai

Château-Thierry : Open des mini grimpeurs. Compétition nationale d’escalade, catégories 8/13 ans. De 9h à 18h, Centre sportif des blanchards. Rens. 03 23 70 83 27 ou info.crpi@ffme.fr


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actualité

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formation

Un diplôme, un métier… et un emploi Boucher, boulanger, maçon, mais aussi vigneron, maréchal-ferrant, commercial, responsable dans une grande surface, informaticien… L’apprentissage, dans l’Aisne, prépare à une centaine de métiers variés. Un diplôme, c’est bien. Un métier, c’est encore mieux. Et quand l’emploi est au bout, c’est le jackpot. Un jackpot que la plupart des apprentis décrochent : 80 % d’entre eux sont embauchés immédiatement à l’issue de leur formation. L’apprentissage est une voie privilégiée pour accéder à l’emploi, répètent à

en chiffres

1 545

c’est le nombre d’apprentis employés dans les entreprises artisanales de l’Aisne. 358 dans l’alimentation 671 dans le bâtiment 78 dans la fabrication des métaux 438 dans les services (mécanique automobile ; fleuriste ; coiffure et esthétique.)

l’envi les responsables des chambres consulaires et de l’Education nationale. A vrai dire, le premier souci de l’apprentissage est de tordre le coup à quelques clichés qui ont la vie dure. “L’apprentissage, c’est pour les bouchers et les coiffeuses”. Faux. Dans l’Aisne, l’éventail des métiers proposés est d’une grande diversité. L’apprentissage n’est pas uniquement réservé à des métiers manuels. A Saint-Quentin, on peut aller jusqu’à la licence (bac + 3) en informatique, par exemple. A Chauny, le lycée Gay-Lussac forme des BTS en management des unités commerciales. Et puis, heureusement qu’il y a des bouchers et des coiffeuses ! “L’apprentissage c’est pour les mauvais élèves”. Faux. De moins en moins d’apprentis sont orientés par défaut. Pour faire un bon professionnel, il faut être motivé et posséder une certaine maturité. “C’est

Adrien, 17 ans, en deuxième année de mécanique automobile.

fini le temps du lycée, ils sont salariés, et nous, nous sommes plus des formateurs que des enseignants” commente M. Dufresne, responsable des promos d’apprentis à Gay-Lussac. Bref, au moment des orientations, aux côtés des bacs et autres formations initiales classiques, pensez à vous renseigner auprès des CFA de l’Aisne, il y a peut-être un métier pour vos enfants.

renseignement www.aisneco.com

témoignage Adrien, 17 ans, mécanicien auto à Laon Les deux mains dans le moteur, Adrien Bertin, 17 ans, est concentré sur son travail. En deuxième année de bac pro mécanique auto, il est apprenti chez un garagiste laonnois, Patrick Bourgas. Un choix. “J’aime les voitures, la mécanique, et j’ai vraiment choisi mon orientation” explique-t-il. Au collège, avoue-t-il, il n’était pas forcément dans les premiers de la classe. Avec l’apprentissage, Adrien concrétise, dans l’atelier, les enseignements théoriques reçus au CFA. “A l’école, on peut se tromper. Là, sur la voiture du client, on n’a pas le droit à l’erreur.” Habitué au cocon de l’école, il lui a fallu un temps d’adaptation, au début, comme tous les apprentis soudain confrontés à la réalité du travail. “On commence à le dégrossir, précise son patron, Patrick Bourgas, qui accueille des apprentis depuis 25 ans. Mais à cet âge là, ils sont encore jeunes, c’est vraiment des grands gamins…” Adrien, lui, envisage désormais d’aller plus loin. Après son bac, il aimerait poursuivre en BTS, pour approfondir ses connaissances en carrosserie et en peinture. Toujours par la voie de l’apprentissage, bien sûr. Avec un bac + 2 et, déjà, une grosse expérience professionnelle, il n’aurait aucun souci à se faire pour décrocher un emploi, dit-il.

Paroles d’apprentis Ils terminent leur première année de BTS management des unités commerciales à Chauny. Un BTS qu’ils suivent par la voie de l’apprentissage. Ils travaillent en grandes surfaces, en magasins spécialisés ou dans des commerces de proximité. Ce qu’ils aiment ? “Le temps passé dans l’entreprise. On y est pour deux ans, et on peut suivre vraiment nos missions sur le long terme” dit l’une. “C’est différent d’un stage, c’est plus valorisant. On sent que l’on apporte quelque chose à l’entreprise” complète sa voisine. Le salaire est également motivant pour tous ces jeunes, même si, en compensation, il y a ce fameux rythme à prendre. “Au début, ce n’est pas facile à gérer, c’est un peu la course…” commente un jeune homme. “On voit ce que c’est que d’être salarié pour de bon.” Côté scolaire, cette classe particulière est riche de ses différences : “nous venons de cursus variés, on peut donc s’épauler les uns les autres en fonction des matières, on forme une bonne équipe !” témoignent-ils. Et tous sont optimistes pour leur avenir. “Nous aurons le diplôme et l’expérience. Comme nous sommes sur des métiers où il y a de la concurrence, nous avons des atouts en plus.”


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social Des toilettes dans la cour ; pas de salle d’eau ou pas de chauffage : dans le département, 15 000 logements sont potentiellement “indignes”, autrement dit, ils ne présenteraient pas l’ensemble des éléments de confort minimum. Le Conseil général soutient différentes actions pour rénover ces logements d’un autre âge.

Agir contre les logements indignes > Le constat : inégalités géographiques La cartographie des logements indignes est loin d’être homogène sur l’ensemble de l’Aisne. Si, en moyenne, ce sont 27 % des logements qui ne bénéficient pas des trois éléments de confort (WC intérieur ; salle d’eau ; chauffage), certaines zones du département sont particulièrement touchées. Dans la communauté de communes de la région de Guise, 42 % des habitations principales n’offrent pas tout le confort ; un chiffre qui dégringole à 16 % dans le Laonnois ou dans les pôles urbains du sud de l’Aisne - Château-Thierry, Villers-Cotterêts - et Soissons. Globalement, la ligne de partage est claire : elle suit le tracé de l’autoroute A26 avec des difficultés plus grandes au nord qu’au sud. Au niveau départemental, les locataires sont légèrement plus mal lotis que les propriétaires occupants, mais avec, là encore, de grosses disparités. Dans le Saint-Quentinois, la Thiérache et le Val d’Ailette, le parc locatif privé de mauvaise qualité dépasse les 50 %.

ter. “L’idée, explique Vincent Denimal, responsable du service logement au Département, c’est qu’à l’issue de l’étude, nous puissions définir une politique d’aides complémentaires à celle de l’ANAH - Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat - et des autres collectivités.”

> Le contrat d’engagement contre la précarité énergétique Se chauffer devient hors de prix. Pour de nombreux ménages modestes, qui habitent souvent des logements mal isolés, ce n’est tout simplement plus possible. Dans le cadre du programme national “Habiter mieux”, le Conseil général de l’Aisne a décidé de signer, avec l’Etat, un “contrat d’engagement contre la précarité énergétique”. Le programme “Habiter mieux” s’adresse aux

ménages les plus modestes, propriétaires de leur logement. Il permet de financer leurs travaux de rénovation thermique afin de réduire leur facture énergétique. Ce programme a pour objectif de sortir 300 000 ménages de la précarité énergétique, sur sept ans, au niveau national. Dans le cadre de ce contrat, le Conseil général va assurer le repérage des personnes en difficulté concernées par le dispositif.

> Le plan départemental de l’habitat Prévu par une loi de 2006, le plan départemental de l’habitat a principalement pour but de coordonner les différentes politiques menées sur les territoires de l’Aisne. Dans un premier temps, il établit un diagnostic complet de l’état du logement dans le département - besoin en logements, état de l’habitat, évolution du coût des terrains etc. -, et, à partir de là, doit définir des orientations. La phase de diagnostic est terminée ; les orientations sont en cours d’élaboration, avec les différents partenaires concernés - l’Etat, bien sûr, mais aussi les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs impliqués dans l’habitat. Le plan pourrait être bouclé et être proposé à l’adoption de l’assemblée départementale dès cet automne.

actualité initiative

Prévention au collège La gendarmerie s’est dotée, il y a douze ans, d’une brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ). Dans l’Aisne, sept gendarmes interviennent, principalement en milieu scolaire. A l’école primaire, il s’agit d’un éveil et d’une éducation à la citoyenneté. Au collège, les militaires abordent les thèmes de la violence, du racket, des dangers d’internet, de la toxicomanie. Deux thèmes qui sont repris auprès des lycéens. L’an dernier, 14 132 jeunes ont ainsi reçu la visite des hommes de cette brigade spéciale.

La BPDJ, en partenariat avec le Conseil général de l’Aisne, mène également des opérations pour prévenir les actes d’incivilité dans les transports. Le dispositif, appelé Z’Aisne Attitude, a touché l’an dernier 320 jeunes, au cours d’entretiens individualisés à la suite d’actes d’incivilité.

> Programme d’intérêt général Un Programme d’intérêt général (PIG) de lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique est en cours d’étude. A partir d’un échantillon de 200 logements à diagnostiquer, le Conseil général souhaite définir les moyens à mettre en œuvre pour les confor-

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Sur certains secteurs, le parc locatif privé de mauvaise qualité dépasse les 50 %.


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développement durable

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Plantes vertes pour eaux grises

sera ouvert cet été aux touristes, est déjà, lui aussi, connecté à cette station écolo moderne.

Dolignon Leury

Douches, toilettes, vaisselles, lessives… il n’est plus question que l’eau que nous utilisons quotidiennement reparte sans traitement dans la nature. Rendre l’eau propre, c’est le rôle des stations d’épuration. Il existe une alternative aux stations classiques : la phyto-épuration. Ce sont des plantes qui travaillent. Un choix écologique réalisable aussi bien au niveau d’une collectivité que des particuliers. Exemples.

(1) Lorsqu’une commune dispose d’un assainissement collectif, les particuliers ont obligation de s’y raccorder. Dans le cas contraire - et de très nombreuses communes rurales de l’Aisne sont concernées - les particuliers doivent impérativement proposer une solution pour le traitement de leurs eaux usées.

A Dolignon, Isabelle et Régis

Charles-Hermans ont choisi de vivre en respectant au mieux l’environnement : auto construction d’une maison en paille, chauffage au bois par un poêle de masse, toilettes sèches, récupération des eaux de pluie… et phyto-épuration. A l’arrière de la maison, cinq bassins plantés de roseaux et d’iris, qui s’intègrent parfaitement au jardin. A la suite des bassins, une mare terminale, où des tritons ont élu domicile, de même que quelques poissons. “Le choix de la phyto-épuration est cohérent avec notre projet global” explique Régis. Le couple se rapproche de l’association Eau vivante, qui prône une gestion écologique de l’eau. “L’association a son propre bureau d’études, par lequel nous sommes passés. C’est important d’avoir un document technique solide, pour convaincre le technicien du SPANC.” Le SPANC : service public de l’assainissement non collectif, étape obligatoire pour l’assainissement individuel(1), n’est pas toujours ouvert à ces techniques écologiques, malgré la loi sur l’eau de 2009, qui les autorise. “Nous avons eu de la chance, à la Communauté de communes

A Leury, la toute nouvelle sta-

tion d’épuration écologique de la communauté d’agglomération du Soissonnais s’intègre des portes de la Thiérache, dont parfaitement dans le paysage, nous dépendons, de tomber sur au creux d’un vallon. Le village une personne intéressée par est plus haut, et la station a été notre démarche, une première dimensionnée pour 200 équivasur le territoire.” Leur autorisalents/habitants. La phyto-épution en poche, Isabelle et Régis ration ? Un choix économique se mettent à l’ouvrage. “Avec autant qu’écologique. “La staEau vivante, nous avons profité tion a coûté 150 000 euros, c’est des travaux pour organiser un beaucoup moins qu’une station stage de deux jours sur la phyclassique ou même que d’instalto-épuration.” Une dizaine de ler des stations de restagiaires répond prélevage pour raccorder sent. La station est le village à la station Facile montée en un weekprincipale de Pomend. “C’est l’un des à installer miers” souligne Alain avantages de ce type et zéro euro Liefoghe, responsable d’équipement : l’insà l’agglo. Le principe tallation est réalisable d’entretien. est pratiquement le par un particulier” même que dans le jarsouligne Régis. din des Charles-Hermans. SimAutre atout : son coût. Entre les plement, il occupe une surface études, le terrassement - confié plus vaste. “Il y a trois bassins à un artisan -, l’achat des diffé- plantés de roseaux, explique le rents matériaux et des plantes, technicien. Ils sont alimentés le coût total pour la famille thié- pendant une semaine, puis resrachienne s’élève à 5 000 euros, tent deux semaines au repos. soit deux à trois fois moins qu’un Les eaux sont ensuite envoyées système classique. “Et nous dans deux autres bassins équin’avons aucun coût d’entretien”, pés de filtres à sable.” A l’arrivée, l’eau épurée termine dans conclut Régis. des bassins d’infiltrations planDepuis un an et demi, les eaux tés de saules. La station, toute de la famille Charles-Hermans neuve, n’est pas encore entrée sont ainsi épurées par des ro- en service : les habitants doiseaux sans aucun souci. Et leur vent désormais se raccorder au seconde maison, un gîte rural qui réseau d’assainissement. Ils ont 18 mois pour cela.

Chez Isabelle et Régis, la station de phyto-épuration est intégrée au jardin.

Dans le département, plusieurs stations collectives fonctionnant sur le principe de la phyto-épuration sont en service, notamment à Ressons-le-Long, Condé-en-Brie, Besny-Loisy, Maizy-sur-Aisne, Cessières ou Marchais. Pour des villages isolés, la solution est techniquement et financièrement intéressante. Sans parler, bien sûr, de l’aspect environnemental.

plus d’infos

Association Eau vivante, 05 53 95 44 56 www.eauvivante.net


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Si la mère Denis était encore de ce monde, elle n’en reviendrait pas : aujourd’hui, on peut laver sa voiture sans utiliser un centilitre d’eau. Le concept est à la base de Bio Car Wash, la petite entreprise de Laurent Tordjeman, à Soissons.

Soissons

développement durable

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Nettoyage à sec

Il a revêtu son habit vert d’aca- cide de se mettre à son compte. aspect quasi-neuf. démicien de la tôle brillante. C’est sa marque de fabrique, à Laurent Tordjeman. Vert, comme son concept de lavage de voiture écolo, lancé en février. Après des études commerciales et une première expérience professionnelle dans le nettoyage industriel, Laurent, 26 ans, dé-

“Je cherchais une activité écolo, et j’ai découvert le nettoyage de voiture sans eau. Il existe des franchises, mais le ticket d’entrée est à 15 000 E, pour des marques peu connues du grand public. J’ai préféré lancer ma propre enseigne.” De fait, l’investissement est minime. Il déniche un fournisseur de produits “verts”, certifiés par Ecocert. “La base lavante est composée de dérivés de betterave, de blé et de maïs” explique Laurent. Bidon en main, il se livre à une petite démonstration. Rien à dire : ça brille, et c’est doux au toucher. Sans le moindre litre d’eau, alors qu’un lavage traditionnel en utilise environ 200. La principale énergie : l’huile de coude. Laurent passe environ trois heures pour redonner à un véhicule un

En bon commercial qu’il n’a pas oublié d’être, le jeune Soissonnais a bien étudié sa zone de chalandise - Soissons et un cercle de 35 km autour - et ses prix, ajustés pour être à la fois compétitifs et rentables pour lui. Il propose toutes sortes de prestations, du lavage simple à la rénovation “V.I.P.”. Ses principaux clients : des commerçants et, de plus en plus, des particuliers. Il démarche également les professionnels de la vente de voitures, pour leur proposer ses services et élargir sa clientèle. L’idée est dans l’air du temps : d’autres prestataires de services de nettoyage sans eau sont installés, notamment à Saint-Quentin ou Château-Thierry.

Pour faire briller les carrosseries, Laurent utilise des produits verts, à base de dérivés agricoles.

Thiérache

Lait : de la vache au distributeur

Privilégier les produits locaux, c’est tendance et écolo, puisque le transport est limité. En Thiérache, on trouve désormais du lait cru dans des distributeurs automatiques. Depuis quelques années, il y pensait, dans les allées du salon agricole de Villepinte, où les fabricants de distributeurs automatiques font l’article. Puis, un collègue, Armand Vanneste, s’est lancé, sur Guise. Et une autre Thiérachienne, Nathalie Jamard, sur Saint-Quentin. Alors, en fin d’année dernière, Jean-Pierre Ferez a installé, lui aussi, un distributeur de lait cru, à Hirson, à l’entrée d’un hypermarché qui voit d’un bon œil ce produit d’appel siglé terroir. “J’avais peur de la relation avec la grande surface, explique Jean-Pierre, 39 ans, une soixantaine de vaches dans l’étable de la ferme située au Chaudron, un hameau de la Bouteille. Et finalement, j’ai été très bien accueilli.” Le distributeur est loué. L’éleveur a investi pour l’ensachage de ses litres de lait cru, présentés dans une poche en plastique

souple. Et, trois fois par semaine, il prend la route d’Hirson pour remplir le distributeur. Une contrainte : la date limite de consommation n’est que de trois jours ; le lait cru est un produit vite périssable. “Les ventes sont irrégulières : le lundi, on vend trois fois moins que le samedi” précise-t-il. Parfois, il fait des animations. Emmène un veau avec lui, accueille les consommateurs, tout heureux de pouvoir échanger avec l’éleveur. “Il m’arrive de faire des opérations promotionnelles et là, les ventes décollent !” Pourtant, à 1 E le litre de lait cru, le prix est accessible au plus grand nombre, pour un produit frais. “J’ai des fans, raconte Jean-Pierre, comme cette infirmière qui m’a expliqué qu’elle ne voulait plus d’autre lait que le mien…” Si peu de consommateurs boivent le lait cru, dont le goût rebute, beaucoup s’en servent en pâtisserie ou pour confectionner des yaourts.

De l’étable de Jean-Pierre au distributeur automatique, du producteur au consommateur, sans intermédiaire.


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tribune

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Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs.

Une majorité

de gauche

confortée !

Le résultat des élections cantonales dans l’Aisne est limpide : la majorité de gauche du Conseil général conserve ses vingt-huit sièges, a réélu Yves Daudigny à la présidence et confirme

son ancrage sur le territoire. Comment ne pas y lire la reconnaissance du travail accompli, la confirmation d’une confiance sans cesse renouvelée depuis 1998 ? C’est un formidable encouragement à continuer ainsi. Dans sa diversité la majorité de gauche gère le département de façon cohérente et unie. C’est une force ! Avons nous assisté à la dernière élection cantonale de l’histoire ? Allons nous vers la disparition, à terme, des conseils généraux ? L’histoire nous le dira mais ce qu’une loi a créé (le conseiller territorial), une autre peut le défaire. Encore une fois, dans cette campagne électorale, nous avons me-

Lors des dernières cantonales, A. VENET, E. TEMPLIER et P. TIMMERMAN ont été brillamment réélus et continueront à siéger aux côtés des autres indépendants, M. LAVIOLETTE, B. RONSIN et N. FRICOTEAUX.

Proximité et abstention

On peut regretter, cependant, qu’aucun nouveau candidat indépendant n’ait été élu. La faute, sans doute, à une politisation excessive de ce scrutin au cours duquel il a été plus question de la remise en cause du chef de l’état que de débat sur le rôle des conseillers généraux. Ce qui faisait la spécificité des élections locales - proximité et rapport d’un élu à ses concitoyens - s’efface peu à peu au profit d’une logique des partis confisquant l’identification locale au profit d’une adhésion politique, pourtant de moins en moins représentative. La réforme des collectivités territoriales avec, notamment, de nouveaux cantons beaucoup plus étendus et le scrutin de liste pour les communes de plus de 500 habitants, va encore accentuer cette fracture de la représentativité avec la disparition du “citoyen engagé” au profit du “politique discipliné”. Dans cette perspective, il ne faudra pas s’étonner si l’abstention et le vote protestataire progressent encore lors des prochaines élections locales !

suré le besoin, l’attente de proximité des citoyens à l’égard de leurs élus. Si le conseiller territorial est confirmé en

Le groupe des Indépendants

2014 cette dimension de l’action publique est en péril. Ces élections ont aussi été marquées par l’abstention. Audelà des carences actuelles de l’esprit civique, n’oublions pas que l’abstention est aussi un moyen de marquer un mécontentement, une insatisfaction. De ce point de vue elle a une signification politique. Comment ne pas évoquer la présence sur le territoire axonais de scores forts du Front national ? Les débats organisés par le pouvoir autour de ses thématiques sécuritaires, xénophobes, nationalistes ont nourri, jusqu’à le banaliser, ce parti politique dangereux. Entre les deux tours un certain nombre de dirigeants UMP, refusant le “Front républicain”, ont accentué ce phénomène de banalisation de l’extrême droite dans notre pays. C’est très préoccupant ! Merci aux Axonaises et Axonais pour leur confiance renouvelée. Nous nous efforcerons d’en être dignes. Nous portons une ambition pour l’Aisne, nos choix futurs le prouveront. Maintenant au travail pour trois ans ! La Majorité de Gauche : groupes socialiste, progressiste et communiste

Que dire après les 2 tours des cantonales 2011 ?

La défaite annoncée n’a pas eu lieu !

Tout d’abord, force est de constater que l’abstention a été massive dans notre département avec un taux record de 52%. Face à ce désintérêt grandissant, l’élection d’un unique “conseiller territorial” siégeant à la fois au département et à la région sera un bon argument pour remobiliser les électeurs.

Nous devons ensuite noter la forte progression du Front National lors de ces scrutins. Dans le canton de Fère-en-Tardenois, il obtient 46% des voix au second tour contre Isabelle Vasseur, candidate UMP et député de la 5e circonscription. Alors que les “ténors” de la Gauche départementale ont réclamé un Front républicain, sur le terrain la réalité fut bien différente. Nombreux furent les responsables locaux de Gauche à suggérer de ne surtout pas voter pour la candidate UMP, quitte à faire le jeu du FN… Nous n’avons pas tenu et ne tiendrons jamais ce double langage. Avec la reconduction des 4 candidats UMP sortants, vous avez fait le choix de la confiance à des élus qui proposent une autre politique départementale et nous vous en remercions. Comme nous félicitons les candidats UMP qui se sont engagés avec conviction pour l’intérêt général. Une véritable opposition est nécessaire pour notre département : nous continuerons, avec votre soutien, à l’incarner. Le groupe UMP


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La nouvelle assemblĂŠe axonaise


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institution

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De bas en haut Au premier rang Jean-Luc Moraux (Vic-surAisne) ; Michel Carreau (Tergnier) ; Jean-Claude Dumont (Coucy-le-Château) ; Jean-Luc Lanouilh (Chauny) ; Raymond Froment (Le Catelet) Thierry Thomas (Le Nouvionen-Thiérache) ; Michel Lefèvre (Sains-Richaumont) ; Yves Daudigny (Marle) ; PierreMarie Lebée (Sissonne) ; Frédéric Martin (Moy de l’Aisne) ; Thierry Delerot (Laon sud) ; Fawaz Karimet (Laon nord) Jean-Pierre Balligand (Vervins) ; Michel Potelet (Ribemont). Au deuxième rang Michel Laviolette (VillersCotterêts) ; Jean-Jacques Thomas (Hirson) ; Patrick Day (Soissons nord) ; Annick Venet (Vailly-sur-Aisne) ; Jean-Claude Cappèle (SaintQuentin sud) ; Thierry Lefèvre (Vermand) ; Daniel Cuvelier (Guise) ; Roland Renard (Saint-Simon) ; Ernest Templier (Braine) ; Michel Collet (Bohain) ; Jacques Krabal (Château-Thierry). Au troisième rang Hervé Muzart (Oulchy-le-Château) ; Serge Vallée (Soissons sud) ; Nicolas Fricoteaux (Rozoy-sur-Serre) ; Frédéric Mathieu (La Fère) ; Jérôme Lavrilleux (Saint-Quentin nord) Georges Fourré (Charlysur-Marne) ; Daniel Counot (Anizy-le-Château) ; Noël Genteur (Craonne) ; Eric Mangin (Condé-en-Brie) ; Frédéric Meura (La Capelle) ; Isabelle Vasseur (Fère-en-Tardenois) ; Colette Blériot (Saint-Quentin centre) André Rigaud (NeuillySaint-Front) Manquent sur la photo : Bernard Noé (Aubenton) ; Bernard Ronsin (Crécy-surSerre) Philippe Timmerman (Neufchâtel-sur-Aisne) ; Charles Wattelle (Wassigny).

Les Conseillers généraux

dans l’escalier d’honneur du Conseil général


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Les 12 Vice-Présidents 1er - Jean-Jacques Thomas Affaires européennes et relations avec la Région

La commission permanente

2e - Roland Renard Logement - Habitat 3 - Jean-Luc Lanouilh Culture - Patrimoine e

Président Yves Daudigny

4e - Michel Collet Affaires économiques Agriculture - Recherche

Vice-Présidents 1er - Jean-Jacques Thomas 2e - Roland Renard 3e - Jean-Luc Lanouilh 4e - Michel Collet 5e - Michel Potelet 6e - Thierry Lefèvre 7e - Fawaz Karimet 8e - Georges Fourré 9e - Michel Lefèvre 10e - Frédéric Mathieu 11e - Jean-Claude Dumont 12e - Pierre-Marie Lebée

5e - Michel Potelet Enseignement

Membres Thierry Thomas Daniel Cuvelier Michel Carreau Thierry Delerot Jean-Claude Cappèle Noël Genteur Frédéric Martin Colette Blériot Frédéric Meura André Rigaud Eric Mangin Hervé Muzart Annick Venet Michel Laviolette Bernard Ronsin Ernest Templier

11e - Jean-Claude Dumont Tourisme

6e - Thierry Lefèvre Environnement 7e - Fawaz Karimet Cohésion et action sociale 8e - Georges Fourré Solidarité et autonomie 9e - Michel Lefèvre Jeunesse - Education populaire sport 10e - Frédéric Mathieu Infrastructures - Transports Bâtiments

1ère commission : Finances et administration générale Thierry Thomas, Président Yves Daudigny - Patrick Day Annick Venet - Ernest Templier

2e commission : Développement économique Daniel Cuvelier, Président Jean-Pierre Balligand - Michel Collet - Jean-Claude Dumont Colette Blériot - Hervé Muzart

3e commission : Infrastructures, transports et bâtiments Michel Carreau, Président Raymond Froment - Jacques Krabal - Frédéric Mathieu Bernard Noé - André Rigaud

4e commission : Education, sport, culture, jeunesse Thierry Delerot, Président Jean-Luc Lanouilh - Michel Lefèvre - Michel Potelet Serge Vallée - Frédéric Meura Michel Laviolette

Les 7 commissions d’études 5e commission : Affaires sociales, solidarité, logement et insertion Jean-Claude Cappèle, Président Georges Fourré - Fawaz Karimet Jean-Luc Moraux - Roland Renard - Eric Mangin - Nicolas Fricoteaux

6e commission : Environnement et développement durable Noël Genteur, Président Pierre-Marie Lebée - Thierry Lefèvre - Charles Wattelle Jérôme Lavrilleux - Philippe Timmerman 7e commission : Politiques territoriales Frédéric Martin, Président Daniel Counot - Jean-Jacques Thomas - Isabelle Vasseur Bernard Ronsin

12e - Pierre-Marie Lebée Développement durable Yves Daudigny, réélu Président pour 3 ans.


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Culture : c’est déjà l’été

dossier 17

Le 1er mai au Familistère


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L’utopie est un spectacle !

dossier

Le 1er mai, le Familistère de Guise vous propose une expérience culturelle et sociale originale.

Le 1er mai, voyage en utopie

Guise

On le sait, à Guise la Fête du tivement scénariste et dessi- Côté spectacle, danse, musique, plastiques. Vous goûterez une travail n’est pas un jour férié comme les autres : le Premier Mai est avant tout une journée festive au Palais social. Cette année encore, les organisateurs ont concocté un joli programme inédit.

Une visite insolite sous le signe de la bande dessinée De briques et de sang, d’abord avec un plongeon dans les scènes des crimes imaginés par Régis Hautière et David François, respec-

nateur de l’ouvrage. Un zoom sur le Familistère à travers plusieurs rendez-vous, ensuite : découverte des “caves, poumons du pavillon central”, la centrale de ventilation des cours et des appartements du Palais social. Enfin, pour une visite au cœur des expérimentations sociales du nouveau monde : “Utopies chez les peaux rouges” propose un voyage express au milieu du XIXe siècle.

arts de la rue se côtoient pour offrir une ambiance originale et décalée. La danse contemporaine est à l’honneur dans le spectacle Clairière urbaine, un dialogue du corps au monumental, initié par Fabrice Guillot de la compagnie Retouramont. Artonik, observateur du comportement humain et des curiosités du quotidien, vous emporte dans un spectacle d’images et de vocabulaire gestuel mêlant danse, théâtre et arts

lecture décalée, critique et poétique de l’ordinaire dans Le déjeuner sur l’herbe. Tout aussi original, dans un registre musical, la fanfare La Friture Moderne dévoilera son répertoire déjanté, entre cuivres et percussions.

programme

www.familistere.com

Le Salon d’Automne à Château-Thierry Château-Thierry

Rodin, Picasso, Renoir, Zadkine… les plus grands noms de l’art moderne ont rendez-vous du 11 au 19 mai dans la cité des fables. L’expo de l’année dans l’Aisne, à n’en pas douter. “Cette exposition, c’est l’aboutissement de Les grands mouvements artistiques de l’art

vingt ans de boulot.” Noël Coret, président du prestigieux Salon d’automne, a ouvert son fabuleux carnet d’adresses pour monter une non moins fabuleuse exposition, avec la complicité de l’entrepreneur Pierre-Marie Bachelet, qui a aménagé l’hôtel Ibis - dont il est propriétaire - en véritable espace d’exposition. C’est la troisième fois que ces deux Castels œuvrent ensemble et on ne va pas s’en plaindre. Après des expos consacrées à Léon Lhermitte et aux peintres paysagers, il s’agit cette fois d’une sorte de rétrospective des artistes majeurs ou moins connus passés par le Salon d’automne. Né en 1903, celui-ci a joué un rôle essentiel tout au long du XXe siècle. “Les Amants éternels” par Sylvie Kœcklin.

moderne y sont nés ou y ont éclos : fauvisme, cubisme, surréalisme…

A Château-Thierry, près de 70 œuvres seront proposées, dont une vingtaine de sculptures, certaines monumentales. On admirera Rodin, Camille Claudel, Mayol ou Pompon (dont le fameux ours a été présenté au salon d’Automne 1922). “Nous aurons également des affiches originales du Salon d’automne, dont l’une signée Braque, ou une autre, exceptionnelle, de Kees Van Dongen” s’enthousiasme Noël Coret. Au niveau des peintures, Picasso, Renoir ou Bonnard s’accrocheront aux cimaises, parmi d’autres. “L’idée, et j’y suis vraiment attaché, est de montrer aussi des artistes qui ont entretenu un rapport avec la région, même s’ils sont moins connus du grand public.” Un espace sera également dédié à des artistes contemporains hôtes du Salon d’automne.


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dossier Une légende, un raid, du canoë, des énigmes… le 8 mai, la Thiérache vous emmène dans un rallye de contes et légendes hors des sentiers battus, au départ de Luzoir.

Compléter la légende

Un peu d’eau vive au programme.

Une randonnée inédite dans une nature préser-

vée ; une dose de tourisme et un trait de compétition : le décor est planté pour cette nouvelle édition du rallye des contes et légendes. Sur la ligne de départ, les participants partent avec la légende de Saint-Sylvestre. Mais des mots ont été effacés. A eux de retrouver les termes manquants, à travers un parcours où se mêlent épreuves sportives et énigmes. En canoë et à pied, dans la campagne thiérachienne, autour de Luzoir, il faudra tester son habileté aux jeux picards - comme le jeu de la grenouille ou encore le Trou madame, et répondre à des questions sur la faune et la flore locale.

Une fois la légende de Saint Sylvestre reconstituée, la journée n’est pas pour autant terminée. Place à la fête, avec le “Jéjé et Polo show”, qui proposeront des jeux en pagaille. Les plus téméraires testeront le mur d’escalade ou la tyrolienne… D’autres animations sont proposées sur le site central : des défis en questions, une structure gonflable pour les enfants…

renseignement

03 23 58 34 41 www.thierache-sport-nature.com

La fête de la randonnée part sur les traces du film “Rien à déclarer”. Les 30 avril et 1er mai, les amoureux de la nature iront à la découverte des lieux du tournage, à pied, à cheval ou à vélo.

A la frontière

Il y a fort à parier que la 10e édition de la Fête de la randonnée sera encore plus authentique et conviviale que d’ordinaire. En Thiérache, entre Maroilles et Chimay, on n’a pas la réputation d’être triste !

Sur le chemin des contrebandiers...

renseignement

03 23 79 09 35 www.naturagora.fr

Bonne humeur, mais aussi bonne cause : le 30 avril, cette “euro-rando” vous invite à une collecte d’eau des sources de la région, sur le thème “Les sentiers et l’eau”. En symbole, cette eau sera versée dans la fontaine des lions de l’Alhambra. Histoire de rappeler combien l’eau est précieuse pour

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Ça pédale dans le maroilles Rendez-vous le plus

convivial de l’année pour les amateurs de randonnée et de VTT en pleine nature, la 7e édition de la Vétiflette attend les courageux le 12 juin au Nouvion-en-Thiérache. 2 circuits de marche de 5 et 10 km sont proposés et 5 circuits de VTT. Départ à 8h pour le 65 km, 9h pour les 35 et 45 km, 10h pour les 15 et 25 km. Ravitaillements durant la rando, lavage à l’arrivée, sur place, tombola, un maroilles ainsi que de la martiflette offerts à chaque participant. Les pré-inscriptions sont ouvertes.

la planète. Les organisateurs vous proposent, pour conclure la journée, de partir pour une balade nocturne sur les chemins du film de Dany Boon “Rien à déclarer.” Après une bonne nuit de sommeil, un échauffement préalable sera de rigueur pour la journée du 1er mai. Tous à vos chaussures de marche, pour la rando-challenge “découverte”. Un itinéraire donné, des bornes à repositionner, des questions cachées le long du parcours sont les ingrédients d’une découverte ludique et sportive.

contact

03 23 97 98 06 http://lavetiflette.overblog.com/


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28 chorales et 7 groupes instrumentaux sont à l’affiche du festival.

dossier

Coucy le Château

La chorale est à l’honneur du Festival des jeunes musiciens des collèges et lycées de l’Aisne, du 5 au 13 mai, à Coucy-le-Château.

Guitares en Picardie

Campagne acoustique Du 5 mai au 2 juillet, la 5e

édition de Guitares en Picardie propose 17 concerts autour de la guitare classique.

Ce festival est doublement original. Il permet tout d’abord de découvrir des musiciens de la scène internationale. Ensuite, il apporte sa pierre au développement culturel rural en proposant des concerts dans des villages de l’Aisne. Pour cette édition, Frédéric Bernard, le “boss” du festival, a fait venir notamment Gérard Abiton, concertiste, considéré comme l’un des meilleurs guitaristes mondiaux. Egalement invitée, Valérie Duchateau, musicienne à la carrière éclectique : compositrice de musiques d’émisions de télévision, guitariste soliste, créatrice d’un magazine consacré à la guitare acoustique… Bien d’autres artistes sont à découvrir tout au long de ce festival. Enfin, l’Ensemble départemental de guitares de l’Aisne donnera une création, le 21 mai au théâtre Impérial de Compiègne : Le Miroir Invisible, œuvre commandée à Lourival Silvestre pour l’Ensemble départemental. Les élèves de l’ensemble accompagneront par ailleurs des artistes lors de sept concerts pendant la durée du festival. Les concerts sont gratuits, à l’exception du Miroir Invisible.

contact

www.guitaresenpicardie.fr

Tous en chœur ! Huit jours de concerts ne sont pas de trop pour permettre aux élèves de 31 collèges et lycées de l’Aisne d’exprimer leurs talents. Elèves et professeurs volontaires se sont préparés comme des professionnels. Du 5 au 13 mai, vous décou-

Laon

vrirez 13 concerts, avec pas moins de 1 200 enfants répartis en 28 chorales et 7 groupes instrumentaux aux tonalités différentes, répartis entre la salle Gabrielle d’Estrées et l’église Saint-Sauveur de Coucy-leChâteau.

le conservatoire de ChâteauThierry et le lycée de Mosbach, situé en Allemagne.

Pour l’ouverture, le jeudi 5 mai à 17h, se produira un ensemble de percussions du collège Froëlicher de Sissonne avec une chorale du lycée Gérard de Nerval de Soissons. Sont invités également deux ensembles,

L’entrée est gratuite.

Ce festival est organisé sous l’égide de l’inspection académique de l’Aisne, de la ville de Coucy-le-Château et de l’association Achorda.

programme

OT de Coucy-le-Château : 03 23 52 44 55 ou ot.coucylechateau@wanadoo.fr

Quand le jazz est là… Jazz, blues, gospel, funk… Ambiances variées pour Jazz’titudes, à Laon du 20 mai au 17 juin.

Dès le 20 mai, vivez au rythme du jazz et de ses mu-

siques cousines pour cette 14e édition du festival. Quelques figures ont été invitées : Nico Morelli, qualifié par la presse transalpine de “pianiste le plus prometteur du jazz italien” notamment, propose des mélodies qui empruntent leurs sonorités au folklore italien. Ce concept, “[folk]ettable” tend à fusionner la tradition classique de la pizzica salentina et les sonorités du jazz américain.

Du jazz, mais pas seulement. Ainsi, Jazz’titudes s’offre un incontournable détour par le blues avec Nina Attal. La recette ne serait pas complète sans un doigt de soul. Voix légèrement rauque, toute en nuances et en sensibilité, Ndidi O plonge dans le répertoire qui s’étend de Bessie Smith à Donna Summer. Le festival dévoile également d’autres facettes : l’humour avec L’Orphéon Celesta et son univers farfelu ou encore le jazz manouche parfumé d’épices et de soleil d’Evan Chrisopher’s, qui saupoudre son Django d’un peu de New Orleans, le gospel, avec l’American gospel connection et, bien sûr, côté big band, l’incontournable Paris Jazz big band.

programme

03 23 20 67 81 www.jazztitudes.org Nina Attal, jeune prodige de la Soul.


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dossier Pour sa XXe édition, le festival Jean de La Fontaine propose un voyage éclectique sur les traces du poète, sa vie, son œuvre, son époque. Du 13 au 29 mai, musique, théâtre, danse et lecture investissent Château-Thierry et d’autres communes du sud de l’Aisne.

La Fontaine conjugué Théâtre et autres formes d’art au programme.

Années après années, ce festival populaire reprend contes et fables de “Monsieur Jean” sans se limiter à la littérature. La Fontaine, qu’on se le dise, est universel et traverse le temps. Il en est ainsi des spectacles musicaux : baroque ou musiques du monde, médiévale ou contemporaine, la musique rassemble, illustre et sublime le texte. Le thème du Festival, cette année, s’intitule “Populaire et savant”. Une juxtaposition antagoniste qui questionne les notions d’art “savant” et “populaire”. Dans différentes disciplines, les jeunes talents s’emparent de l’œuvre de La Fontaine pour en donner leur propre interprétation. Cette thématique est déclinée sous plusieurs formes avec des créations artistiques et musicales pour ce programme très diversifié, qui aura pour cadre, principalement, les joyaux du patrimoine architectural sud-axonais.

renseignement

www.festival-jeandelafontaine.com

Du 10 au 15 mai, le 7e festival V.O en Soissonnais décline le meilleur de la création contemporaine dans toutes les formes d’arts vivants.

Ouvert et vivant Les anglo-saxons parlent de “performance“, pratique pour dire qu’il y a du spectacle dans l’air et qu’il peut s’agir de danse, de théâtre, de marionnettes, de cirque, de musique ou de tout ça mélangé. Ce décloisonnement des disciplines, V.O en Soissonnais le pratique depuis assez longtemps pour savoir repérer les créations les plus frappantes et inattendues. L’édition 2011 réserve pour le coup son lot de pépites parmi les 12 compagnies invitées. A ne pas rater en spectacle d’ouverture, le swinguant “Vian V’la Boris“ concocté par Michel Abécassis et ses acolytes chanteurs-comédiens-musiciens. Côté théâtre, Patrick Robine culmine dans “La ferme des concombres” sur une mise en scène de JeanMichel Ribes, grand prix de l’humour noir 2009. Le jazzman Pascal Bréchet et la Cie Le Guetteur, l’un et l’autre en résidence artistique à Soissons

s’associent pour conjuguer jazz et danse dans le spectacle “Out to Lunch“. La Cie Point Zéro manipule de sidérantes marionnettes à taille humaine dans la farce décapante “Trois vieilles“. Le final sera assuré par Les Okidok avec le délirant “Slips Inside“, performance physique et humoristique de très haut niveau.

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03 23 55 84 65 www.festivalvoensoissonnais.blogspot.com En ouverture “Vian V’La Boris” de Michel Abécassis

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Trois coups de bâton Axothéa orchestre la 11e rencontre Jeune Théâtre à la MAL de Laon les 14 et 15 mai. Une bonne occasion pour tous les apprentis comédiens de 6 à 18 ans d’éprouver leurs talents dans des conditions professionnelles : les spectacles de la Rencontre sont essentiellement assurés par des lycéens, collégiens et écoliers du département. Du théâtre amateur certes, mais les troupes affiliées au festival ne sont pas pour autant dénuées d’un certain professionnalisme. Vous pourrez le vérifier et découvrir des invités de talent, comme Les derniers servis, de Guise, ou les Saltimbanques 02 de Guignicourt. De plus, la compagnie bruxelloise des Nouveaux disparus, organisatrice du festival Mimouna, sera présente avec un groupe d’enfants de l’association “Vision” de Schaerbeek, un quartier populaire de Bruxelles. Enfin, la Rencontre Jeune Théâtre propose des ateliers thématiques ouverts aux participants, ateliers coordonnés par des comédiens professionnels, ouvrant la voie vers de nouvelles approches théâtrales - jeux masqués, le cœur et la voix…

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Axothéa : 03 23 23 71 67 ou 06 27 40 06 78 www.axothea.fr


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ils font bouger l'Aisne Tergnier

l'Aisne 184 magazine du Département - Mai/Juin 2011

Depuis qu’il a repris la PME Camille Fournet en 1994, les effectifs ont doublé et la société, spécialisée dans le bracelet de montre de luxe, s’est solidement implantée dans le monde entier.

Jean-Pierre Déchery, à l’heure du monde

De l’ENA à Tergnier, la parcours de J.-P. Déchery.

PME spécialisée dans la fabrication de bracelets de montre de luxe. La société s’appelle Camille Fournet. Elle est implantée à Tergnier, dans l’Aisne. Pas vraiment une terre inconnue pour Jean-Pierre Déchery. “Je suis Picard d’origine. Mon grand-père avait une usine de jumelles à Compiègne” explique-t-il. A l’époque, Camille Fournet compte 130 sa-

Il est sur la photo de la fameuse promo- lariés. Des effectifs qui ont doublé. Depuis tion Voltaire de l’ENA. Pas loin de François Hollande. Il y a aussi Ségolène Royal, Dominique de Villepin…. Jean-Pierre Déchery a une carrière plus discrète. Il entre d’abord au ministère des Finances, pour dix ans. Classique pour un énarque. La suite l’est moins. Il quitte la haute fonction publique pour rejoindre l’homme d’affaires François Pinault. Et, en 1994, il croise la route du patron d’une

Château-Thierry

octobre, à Tergnier, Jean-Pierre Déchery a embauché trente personnes et des travaux d’extension de 1 400 m² des ateliers vont débuter. Les produits Camille Fournet s’exportent dans le monde entier. Environ 400 000 pièces sont fabriquées chaque année. 40 % pour les montres neuves, 60 % pour le remplacement de bracelets usagés ou cassés. Mais attention, nous sommes

dans l’univers de la haute joaillerie, où une montre peut coûter le prix d’une très belle maison. Camille Fournet ne vend et ne fabrique que de l’exclusif, principalement en alligator, et n’a aucun concurrent dans le monde, sur ce créneau si particulier. En septembre, la marque va ouvrir son propre magasin de 80 m² à Pékin. “Ce sera un grand test pour nous”, explique sereinement Jean-Pierre Déchery. Un test, car l’entreprise se diversifie. Les bracelets de montre représentent 92 % du chiffre d’affaires, mais depuis quelques années, Camille Fournet est, aussi, une marque de maroquinerie de luxe. “Nous n’en sommes qu’au début, et j’aimerais franchement avoir vingt ans de moins !” conclut le PDG.

Mathilde au pays des bulles

Mathilde Blary est née il y a vingt-deux ans à Château-Thierry, pays de bulles et de fables. La voici désormais au fabuleux pays des bulles, Angoulême, où elle se fait remarquer dans la spécialité locale, la bande dessinée. Elle a toujours dessiné, Mathilde. Aussi loin qu’elle s’en souvienne. Et puis, elle a toujours lu des BD, aussi. “D’ici à penser en faire mon métier…” dit-elle, un sourire dans la voix. Bon, elle met quelques atouts de son côté : elle passe un bac littéraire, option art plastique ; puis file à Besançon où elle obtient un BTS de communication visuelle, tout en contribuant à un fanzine. Aujourd’hui, elle est en deuxième année aux Beaux arts d’Angoulême. Tiens donc, Angoulême, la capitale mondiale de la BD. Et là, elle est sélectionnée, avec vingt autres dessinateurs, au concours des Jeunes talents, organisé par le Festival international de la BD. “C’est la première fois que je participais, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Il fallait rendre trois planches, sur un thème

libre.” Elle rend sa copie, intitulée “Fin gourmet”. Histoire sans parole, un trait simple et dépouillé pour un thème lourd. Un gros type s’empiffre. Il mange, il engloutit ce qu’il a sur sa table. Puis la table elle-même, la porte, la maison, la ville, les arbres, la nature. A la fin il est seul. Et il commence à se dévorer lui-même. Même si elle n’a pas gagné le concours, Mathilde a eu des encouragements. “Ça me conforte dans mon choix de faire de la BD” reprend-elle. Pour l’instant, elle cherche son style. “J’aime beaucoup les travaux en couleurs, les romans graphiques… mais la couleur, je ne maîtrise pas du tout, techniquement. Il va falloir travailler.” Vivre de la BD ? “J’ai un bagage de graphiste, pour trouver du travail. Parce qu’il y a le problème de

manger et de payer ses factures, et vivre de la BD, ce n’est pas facile, j’en suis consciente. Mais bon, on ne sait jamais !” Aujourd’hui, elle continue ses boulots personnels, ses dessins pour le fanzine… “En ce moment, j’aime illustrer mes rêves les plus drôles.” On peut voir ça sur son blog : http://froginthroat.blogspot.com

Mathilde, par elle-même.


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Libre échange Dirigé depuis sa création par Christophe Marquis, l’Echangeur de Fère-en-Tardenois a 20 ans. Il en profite pour devenir e le 9 centre de développement chorégraphique de France, le premier en milieu rural. Fère en Tardenois

ils font bouger l'Aisne

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“Devenir “scène conventionnée” en population va voir des spectacles, il faut

2004 avait déjà été vécu comme une vraie reconnaissance de notre travail. Passer au statut de Centre de développement chorégraphique va encore plus loin dans ce sens et nous positionne de façon plus juste au regard de notre action plus qu’étroitement liée à la danse.” Directeur administratif de l’Echangeur, Christophe Marquis arrive à Fère-enTardenois en 1990 avec la Compagnie ALIS de Pierre Fourny. Investissant les 2 000 m2 de la friche industrielle du “Moulin Canard”, l’idée d’en faire un outil de partage et une véritable plate forme de création s’impose rapidement. L’Echangeur est créé l’année suivante. “C’était un projet d’aménagement du territoire dans la lignée de ce que la décentralisation faisait déjà avec le théâtre, explique Christophe Marquis. Notre travail consiste depuis le début à soutenir les créateurs, notamment par le biais des résidences artistiques, mais aussi et surtout à créer du lien car dans une société comme la nôtre où 15 % de la Devenir Centre de développement chorégraphique, une vraie reconnaissance pour Christophe Marquis et son équipe.

bien sûr aller chercher les gens mais surtout avoir des choses à leur proposer.” En terme d’action culturelle, l’Echangeur mène dans ce sens un travail de fond de longue haleine à l’échelle régionale en direction des scolaires, de la maternelle jusqu’à l’université, ainsi qu’avec les futurs professeurs des écoles de l’ex-IUFM de Laon. La naissance officielle du CDC Picardie/ l’Echangeur se fera en octobre à l’occasion de la 4e édition du festival de l’Echangeur “C’est comme ça” durant lequel une myriade de spectacles de danse et autres scènes investissent le sud de l’Aisne. L’événement sera marqué par la sortie d’un livre revenant sur l’aventure de l’Echangeur dans la collection “Etats des lieux” aux éditions de l’Entretemps ainsi qu’un recueil présentant le travail du photographe Quentin Bertoux qui depuis 20 ans immortalise en noir et blanc toutes les résidences artistiques qui s’y sont produites.

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03 23 82 87 22 www.echangeur.org

Tergnier

Féru d’histoire locale, Daniel Druart fait visiter la Cité des Cheminots de Tergnier en proposant une lecture du lieu riche des symboles maçonniques voulus par Raoul Dautry, son fondateur.

Le compas dans l’œil

De la pierre brute à la pierre angulaire, chercher.” Première dé-

l’axe court jusqu’au château d’eau du belvédère, représentant la masse du fil à plomb, et relie entre elles les étapes du profane, de l’apprenti et du compagnon. Le tracé de la croix latine est visible, semblable à ceux des cathédrales, quant à la place du 113e régiment, c’est l’autel du temple. Cette lecture n’est pas celle du “Symbole perdu”, best seller de Dan Brown, mais bien celle du plan de la Cité de Quessy à Tergnier, dessinée par Raoul Dautry et inaugurée en 1921. “La maçonnologie m’est longtemps restée obscure, avoue Daniel Druart, jusqu’à ce que j’aie la chance de rencontrer Jean-Pierre Bayard, maître de la question, qui accepta de m’initier. Quand j’ai su que Dautry était franc-maçon, j’ai acquis la certitude que son plan était codé. Dès lors je me suis mis à

couverte, l’équerre et le compas, le bijou du maître, ouvert à 90°, clairement indentifiables l’un sur l’autre dans le dessin des rues au nord de la cité, épargné par le bombardement allié du 10 avril 1944. C’est là que Daniel Druart emmène les visiteurs pour un parcours pédestre parsemé de signes au sens caché. “Jusqu’au nom des rues, “rue Le prè Dieu”, ou “rue Proudhon”, tout a une signification et une place déterminée, souligne l’historien. Les acacias symbolisent la connaissance et les tilleuls la fidélité à une communauté, Dautry a pensé cette cité comme un idéal social et humaniste fonctionnant en autonomie.” Cassant volontairement avec le modèle des corons, la cité

Daniel Druart a patiemment décodé le plan de la Cité des cheminots

ternoise proposait à l’ouvrier un cadre ouvert où la hauteur des haies séparant les parcelles était limitée à un mètre afin que tout le monde puisse se voir. “Détail important, ajoute Daniel Druart, s’il n’y a pas d’église, il n’y a pas non plus de bistrot dans la cité des cheminots et il n’y en a jamais eu.”

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l'Aisne, un temps d'avance

l'Aisne 184

J’M l’Aisne sur Facebook Depuis janvier, l’Agence de développement et de réservation touristiques de l’Aisne (ADRT) compte ses fans sur Facebook. Plus qu’une vitrine, le réseau social permet d’animer une communauté impliquée dans le tourisme départemental.

zoom

Fan de rando L’agence de développement touristique gère également la page Facebook Randonnée Aisne et ses 1 250 fans. Une page réactive qui annonce toutes les sorties programmées dans l’Aisne. Les fans pouvaient aussi, ces jours derniers, voter pour leur habillage graphique préféré de la nouvelle version du site randonner.fr.

Etre ou ne pas être, sur Facebook ? C’est la question que ne s’est pas posée très longtemps l’ADRT. “Jusqu’à présent, nous envoyions par courriel une lettre d’information à une liste d’abonnés, mais le taux d’ouverture de ce type de lettre est en baisse : les gens reçoivent tellement de mails qu’ils ne prennent plus la peine de tous les ouvrir” souligne Florence Tabart, chargée du développement des nouvelles technologies à l’agence. “Etre sur Facebook nous permet d’informer, mais surtout d’animer une communauté et montrer que l’Aisne est un département qui bouge, que c’est un territoire jeune…” Pour Géraldine Dalleau, qui gère la page Facebook, “l’idée est de réunir sur cet espace une communauté de gens qui font bouger l’Aisne. Nous mettons en avant nos prestataires, qui peuvent eux aussi intervenir, poster leurs informations...” De fait, la page est totalement ouverte aux commentaires, autrement dit, les “amis” de l’ADRT sont libres de l’enrichir. Exemple, une internaute signale la possibilité de faire du roller au départ de Berry-au-Bac ; un autre fait la promotion d’un site destiné aux pêcheurs… Le risque de l’ouverture : les dérapages, les commentaires insultants et autres avanies qui polluent l’internet. Mais pour l’instant, rien de désagréable à signaler du côté de l’agence. Concrètement, sur la page, Géraldine s’efforce “d’indiquer des bons plans et, globalement, tout ce que l’on ne trouve pas ailleurs.” Chaque semaine, elle organise un quizz qui permet de mettre un partenaire touristique en avant, avec un lot à la clef pour le vainqueur - un repas, un soin bienêtre etc. Ces partenaires apprécient la démarche. Mieux, elle donne des idées : les Logis de l’Aisne, par exemple, ont ouvert leur propre page. Les “fans” - un clic suffit pour le devenir - de l’ADRT sont des habitants, mais, aussi, de nombreux expatriés, qui renouent avec leur territoire par ce biais et disent tout le bien qu’ils en pensent. C’est aussi l’objectif de Facebook : chaque fan possède des dizaines ou des centaines d’amis qui peuvent, à leur tour, aller voir ce qui se passe dans l’Aisne… Virtuellement, et plus si affinités.

Sur Facebook, l’Agence de développement touristique de l’Aisne anime une communauté virtuelle d’acteurs bien réels et de clients potentiels.

1790 : La Révolution française a accouché des départements. L’Aisne est ainsi née le 4 mars 1790, après des débats nourris sur ses frontières et une lutte fratricide entre Laon et Soissons pour détenir le chef-lieu. La Bastille est à peine tombée.

Dès septembre 1789, l’abbé Sieyès propose à l’assemblée nationale constituante de redéfinir le découpage administratif de la France, d’une incroyable complexité. Sous l’ancien régime, coexistaient des découpages religieux - les diocèses - ; militaires ; financiers et administratifs (les “généralités”) ; et judiciaires (les bailliages). Un comité, dont le rapporteur s’appelle Jacques-Guillaume Thouret, est chargé de faire des propositions. Le comité Thouret réfléchit à la création des départements. Sa première copie laisse perplexe. La France est divisée en carrés égaux, comme un échiquier. Les constituants s’y opposent immédiatement, l’un des plus vigoureux étant le député de Villers-Cotterêts, Aubry Du Bochet, dont le projet est un découpage des anciennes provinces en 203 départements… Du 3 au 11 novembre, les débats les plus vifs s’engagent. Cartes à l’appui, les députés esquissent, gomment. Le comité Thouret, de son côté, continue son travail et propose 80 départements, dont les frontières seraient déterminées par la géographie et l’hydrologie. Une commission, où siège Aubry Du Bochet, est chargée de peaufiner les limites départementales. L’Aisne, contrairement à ce que l’on entend parfois, n’est pas un assemblage hétéroclite de morceaux de provinces que l’on aurait réunis en un patchwork abscons. Gabriel Hannotaux lui-même explique pourtant, dans la Revue des Deux Mondes datée de 1901, “on fit avec des rognures de la Picardie, de la Thiérache, de la Champagne et de l’Île de France, un département de forme bizarre (…) : on lui donna le nom de la plus belle des rivières qui le traverse, l’Aisne.”


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histoire

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l’aventure de la création du département de l’Aisne Bien au contraire, comme le démontre René Hennequin, avocat et ancien sous-préfet de Vervins, Soissons et Château-Thierry dans un ouvrage paru en 1911 (1), le département de l’Aisne créé en 1790 reprend, à peu de choses près, les frontières de la province du Soissonnais, “mal connue de l’histoire générale.” Et si assemblage il y a, il date au moins d’Henri IV, lors de la création de la Généralité de Soissons. En effet, cette Généralité, instituée par un édit de 1535, s’étendait du sud au nord, de Crépy-en-Valois à Guise et d’ouest en est de Noyon à Château-Thierry. Ceci dit, il fallait bien dessiner une cartographie précise. Les députés Axonais et leurs voisins se réunirent pour étudier chaque cas. Pas simple. Prémont et Molain, par exemple, se dirent “dans la plus grande consternation” d’être rattachés à Saint-Quentin, suppliant qu’on les laissât dans “leur” Cambrésis. Du côté de Château-Thierry, le sort de Montmirail -finalement attribué à la Marne - fut âprement discuté. Compensation ? La Celle-sous-Montmirail devint la commune la plus méridionale de l’Aisne. Au bout du compte, et après moult débats, concessions et polémiques, les frontières départementales sont adoptées, par un décret du 26 février 1790, promulgué le 4 mars. Entre temps, une autre polémique allait surgir. Quatre villes, Saint-Quentin, Laon, Soissons et Château-Thierry étaient candidates pour devenir chef-lieu de département. Laon, géographiquement central, avait bien sûr un avantage. Saint-Quentin est rapidement hors course, “résolue à se séparer d’Amiens, elle acceptait d’être rattachée à Laon”… tant qu’on ne la faisait pas dépendre de Cambrai, explique René Hennequin. Pour ChâteauThierry, le cas était différent. Les

(1) La formation du Département de l’Aisne en 1790, de René Hennequin.

Les frontières de l’Aisne reprennent en partie celles de la Généralité de Soissons instituée en 1535.

Castels avaient espéré, au vu de la première carte proposée par le comité, être au centre d’un département de la Brie, qui n’aboutit pas. Restait Soissons, siège de la Généralité et qui, depuis Henri IV, concentrait les différents pouvoirs. La bataille entre Laon et Soissons allait être terrible. Laon tire en premier, au cours d’une réunion convoquée en douce, sans les représentants soissonnais. Le maire de l’époque, Lecarlier, argumente ainsi : “c’est la position plus ou moins centrale qui doit déterminer la préférence. Or, Soissons ne

la possède pas. Il suffit de jeter les yeux sur la carte”. La ville est nommée “chef-lieu provisoire”. Les Soissonnais, outrés, envoient une délégation d’une vingtaine de notables à Paris. La commune de Paris, sauvée de la disette deux ans plus tôt par les vivres envoyés par les Soissonnais, renvoie l’ascenseur : “La vie de la Capitale dépend de Soissons”, écrit Bailly, le maire de Paris. Pendant plus de sept semaines, de réunions en conférences, la querelle va s’amplifier. Finalement, l’assemblée décide de convoquer une assemblée d’électeurs à Chauny, pour déterminer laquelle des deux

villes deviendrait chef-lieu. Le 17 mai 1790, l’église Saint-Martin de Chauny accueille les électeurs, issus de scrutins des assemblées primaires. Pendant trois jours, les orateurs se succèdent, dont le tout jeune Saint-Just - favorable à Soissons. Mais à l’arrivée, sur 450 votants c’est Laon qui l’emporte, par 411 voix, contre seulement 37 à Soissons. La décision était ratifiée par l’Assemblée Nationale le 2 juin 1790. plus d’infos sur

www .aisne.com


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territoire de l'Aisne

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Le pays des trois rivières

André Meunier assure la visite de Courquain, alias Macquenoise, où fut tourné le film “Rien à déclarer”.

Porte forestière de la Belgique faisant à lui tout seul la jonction entre trois départements et trois régions, le Pays des trois rivières joue l’ouverture sur tous les modes, s’appuyant sur ses riches atouts culturels et son patrimoine naturel préservé.

Rivières sans “Cela coule de source”pourrait- relle commune aux villes d’Hirson de la ville d’Hirson. Le 7 mai proon dire de l’esprit transfrontalier qui baigne le Pays des trois rivières, à l’image de l’Oise, prenant la sienne en Belgique, du Gland et du Thon, jaillissant dans les Ardennes, sans oublier de préciser que tout cela reste en Thiérache, euro-région par excellence. Les “Transfrontalières”, saison cultu-

Fourmies et Chimay qui organise cette année sa 14e édition en est la parfaite illustration. “Entre danse, musique, théâtre ou art vidéo, ce sont près de 80 spectacles qui sont proposés entre septembre et juin, réunissant 40 000 spectateurs,” explique Nicolas Vilaire au service culture

chain, l’opération Eden Live réunira par exemple les meilleurs talents locaux et régionaux en matière de musiques actuelles, et le 5 juin, Hirson accueillera Natacha St-Pier. Tout récemment, c’est le tournage du film, “Rien à déclarer” qui faisait l’actualité. “Après avoir visité tous les anciens postes


territoire de l'Aisne

Baigné par la rivière “le Gland”, le site abbatial de Saint-Michel en Tiérache.

frontières frontières depuis Dunkerque, Dany Boon a posé ses valises ici pour faire son film parce qu’il y sentait encore une âme.” Le “ici” qu’évoque André Meunier, alias Dédé Ch’guide l’homme au chapeau, c’est Courquain, en réalité Macquenoise, entre Belgique, forêt d’Hirson et forêt de Saint-Michel. D’ordinaire guide

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de l’Abbaye Saint-Michel, André Meunier est embauché par la SEML Intégrale en binôme avec une collègue belge pour un tout autre genre de circuit au départ de l’ancien bureau des douanes, racheté par la communauté de commune des Trois rivières. “La visite guidée s’appuie sur l’aventure de ce tournage et ses mul-

tiples anecdotes, précise notre guide qui fut lui-même figurant pendant 5 jours. Mais c’est surtout l’occasion d’une formidable ouverture touristique sur tout le secteur, réunissant Belgique Thiérache et Avesnois.” Trois semaines après son ouverture, le poste des douanes comptait déjà plus de 700 visiteurs et 200

participants à la visite guidée.

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www.transfrontalieres.eu www.courquain.com


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territoire de l'Aisne

Naturellement sportif Sur la base de Blangy, en pleine forêt d’Hirson,

Thiérache Sport Nature regroupe 62 licenciés en canoë, dont quelques champions reconnus, et 36 licenciés en escalade, discipline qui se pratique elle aussi en forêt sur le site des Rochers du Pas Bayard. “En plus du canoë et de l’escalade qui sont nos disciplines “club”, nous proposons des activités de loisir comme le VTT, le tir à l’arc, la course d’orientation et le géocaching avec GPS, précise Maxime Karmusik, l’un des responsables de TSN. Les formules “multi activités” qui permettent de goûter un peu à tout sur une journée ou une demie journée ont beaucoup de succès.” Pour une sortie en famille ou un séminaire d’entreprise, les circuits en forêt émaillés de quelques énigmes façon “rallye des contes et légendes” sont une occasion unique de goûter la nature sauvage du secteur.

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03 23 58 34 41 www.thierache-sport-nature.com Descendre l’Oise en canoë comme Stevenson, un classique de TSN.

Ce qu'il faut voir

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Jordi Savall est l’une des pointures de cette 25e édition.

Grandes orgues Si le site abbatial bénédictin de

Saint-Michel en Thiérache est l’une des plus belles et des plus complètes architectures monastiques qu’il soit donné à visiter, sa renommée doit beaucoup à l’orgue historique de Jean Boizard (1714) qu’elle abrite. Son acoustique exceptionnelle a conduit dès 1987 à la création du Festival de musique ancienne et baroque de l’abbaye de Saint-Michel, lancé en partenariat étroit avec Radio France, co-éditeur avec le Conseil général de l’Aisne de la collection “Tempéraments” consacrée aux orgues historiques de France et d’Europe. Sur les 40 CD que compte aujourd’hui la collection, près d’un tiers a été enregistré à Saint-Michel et l’édition d’une anthologie de la musique d’orgue est d’ores et déjà programmée pour le tricentenaire de l’orgue en 2014. “Pour la 25e édition du festival, du 5 juin au 3 juillet, nous avons mis sur pied un programme particulièrement relevé, précise Jean-Michel Verneiges, directeur de l’ADAMA (Association pour le développement des activités musicales dans l’Aisne). Avec des stars comme Jordi Savall, William Christie dirigeant Les Arts florissants et bien sûr Fabio Bonizzoni avec qui nous travaillons depuis longtemps, le public

peut s’attendre à des dimanches musicaux exceptionnels.” Cette édition 2011 sera également l’occasion d’une expérience inédite avec le concert nocturne baptisé “Musiques des ténèbres” le vendredi 1er juillet, précédant le spectacle donné le lendemain à l’aube par Bartabas et le cheval Caravage.

Les fresques du peintre hollandais Charles Eyck, réalisées en 1962 sur les 400 m2 de mur de l’église de Jeantes ainsi que ses vitraux font du petit village thiérachien un haut lieu de l’art sacré. Contact : 03 23 98 11 98

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www.festival-saint-michel.fr www.abbaye-saintmichel.com


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territoire de l'Aisne

Préserver le milieu

L’endroit est riche en “bryophytes”.

Ligne de front

“Le massif forestier de Saint-Michel pré-

sente un chevelu de cours d’eau particulièrement originaux. Les petites vallées encaissées sont peu accessibles, préservant une faune et flore exceptionnelles.” Pour Jérôme Jaminon de l’Office national des forêts (ONF) l’enjeu patrimonial et scientifique de cet éco système ne fait aucun doute. L’endroit est riche de nombreuses espèces de “bryophytes” (des mousses), actuellement inventoriées sur une zone de 75 hectares le long de l’Artoise destinée à être classée “réserve biologique intégrale”. Rendue à la nature, sans aucune intervention forestière ou presque, elle permettra une étude approfondie du milieu forestier sur un long terme. “L’équilibre est très fragile, constate de son côté André Feuillet, pêcheur au long cours à Logny lès Aubenton.” Sur le Thon et les

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ruisseaux du secteur qu’il connaît comme sa poche, les problèmes d’envasement liés aux pâtures et les risques de pollution l’inquiètent particulièrement. “Nous avons aussi subi une invasion de cormorans qui ont nettoyé nos rivières de leur truites, raconte avec amertume cet adepte de la pêche à la mouche. Sur d’autres secteurs, ce sont les écrevisses américaines cultivées dans les étangs qui sont devenues très invasives, on en sort des milliers en quelques heures !”

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ONF 03 23 96 63 52

Au détour d’un chemin de randonnée, le promeneur peut avoir la surprise de tomber sur l’un des 40 blockhaus constituant ce que l’on appelait la ligne Daladier, édifiée dès 1936. Trois itinéraires permettent de partir à la découverte de leur histoire et à la rencontre du 62e régiment d’infanterie lorientais ayant combattu dans la région en mai 1940. Les membres de l’association Thiérache histoire vivante s’y retrouvent régulièrement pour des reconstitutions en uniforme.

plus d’infos

www.randonner.fr

A Logny lès Aubenton, André Feuillet s’inquiète pour les rivières.

Natif d’Aubenton, le grand aviateur et figure légendaire de l’aéropostale Jean Mermoz y a son musée présentant photographies, correspondances, objets personnels, affiches, maquettes et journaux d’époque. Visite sur rendez vous. Contact : 03 23 97 70 22

Passage de l’ancienne voie ferrée entre Guise et Buire, le viaduc d’Ohis enjambe l’Oise quelques kilomètres après Hirson. Accessible à pied, il attire les randonneurs et les peintres paysagistes.


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les rendez-vous

musique 3 mai Soissons : Alain Meunier. 19h30 au centre social Saint-Crépin. Rens. 03 23 76 45 05 4 mai Saint-Quentin : Claude Delangle (saxophone). 20h30 - Théâtre Jean Vilar Rens. 03 23 62 36 77 5 mai Saint-Quentin : Patch tour 5, électrofunk-jazz avec Ici & lui et Funky Skunk. 20h30 - Théâtre Jean Vilar Rens. 03 23 62 36 77

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musique

théâtre

11 juin Coucy le Château : Tournée d’été, tournée en or. Concerts au pied des remparts avec les Forbans, Claude Arena et Karine clin d’œil. A partir de 21h. Rens. 03 23 52 70 05

30 avril et 1er mai Guignicourt : Café des sports de JeanPierre Martinez par Saltimbanques 02. Sam. 30 à 20h30 et dim. 1er mai à 15h - Salle des Fêtes. Rens. 06 72 89 50 97

15 juin Soissons : Naked Lunch (jazz). 20h30 Arsenal

3 mai Chauny : Oubliés par la Cie des Lucioles. 20h30 - Centre culturel. Rens. 03 23 52 23 52

17 juin Gauchy : P’tit bal avec la Cie du Tire laine. 19h30 - MCL Rens. 03 23 40 20 00 17 juin Laon : Orchestre de Picardie. Chœur de femmes de l’Opéra de Lille. Berlioz / Mendelssohn. 20h30 - Cathédrale

6 mai Gauchy : Hamlet “Affirmations” par la Cie La Yole. 20h30 - MCL. Rens. 03 23 40 20 00

© Ludovic Leleu

12 mai Château-Thierry : John Grape / Libelul / Au fil de l’eau (pop) dans le cadre du festival On the Road Tour. www.labiscuiterie.com 17 mai Château-Thierry : Belles pages de l’Aisne. Portraits, caractères et tombeaux français. 20h30 - Amphithéâtre Pannier Rens. 03 23 24 60 09

19 juin Vervins : récital de piano par Sandrine Coquard. Hommage à Liszt et Chopin. 17h30 - Cinéma Piccoli-Piccolo Rens. OT 03 23 98 11 98 8 juillet / Laon 10 juillet / Soissons : La Symphonie des Siècles dans le cadre de l’atelier départemental d’orchestre symphonique de l’Aisne avec l’orchestre des Siècles. 20h30 - Cathédrale Rens. ADAMA 03 23 24 60 09

28 mai Soissons : I Am Un Chien (Breakbeat / Electrique / Rock). 20h30 - Le Mail Rens. 03 23 76 77 70 7 juin Soissons : Orchestre de Picardie. Bach / Strauss / Mahler / Schubert. 20h30 - Abbaye Saint-Léger Rens. 03 23 24 60 09 9 juin Saint-Quentin : Luz a tres (jazz acoustique). 20h30 - Théâtre Jean Vilar. Rens. 03 23 62 36 77

Jusqu’au 29 mai Soissons : Epopées. Œuvres du FRAC Picardie. Arsenal. Rens. 03 23 93 30 50 Du 7 mai au 30 juin Fère en Tardenois : peintures d’Irina Sergienko. Centre culturel Camille Claudel. Rens.03 23 82 07 84

6 mai Saint-Quentin : Thé à la menthe ou t’es citron ? 20h30 - Le Splendid Rens. 03 23 62 36 77 6 mai Soissons : Tempête ! d’après William Shakespeare. 20h30 - Le Mail. Rens. 03 23 76 77 70 12 mai Chauny : Les fourberies de Scapin par Apremont Musithea. 20h30 - Centre culturel. Rens. 03 23 52 23 52

danse 7 mai Villers-Cotterêts : Canapé(s) par la Cie Appel d’Air. 20h30 - Médiathèque Alexandre Dumas. Rens. 03 23 76 48 20 14 juin Soissons : La confidence des oiseaux par la Cie Le Guetteur. 20h30 Le Mail. Rens. 03 23 76 77 70

12 mai Saint-Quentin : La fureur d’aimer. 20h30 - Théâtre Jean Vilar Rens. 03 23 62 36 77

25 mai Saint-Quentin : Dany Brillant, Puerto Rico. 20h30 - Le Splendid Rens. 03 23 62 36 77 28 mai Saint-Quentin : Salif Keïta. 20h30 Le Splendid Rens. 03 23 62 36 77

Du 11 au 15 mai Oisy : Voyage avec Robert Louis Stevenson. Du mer. au sam. de 14h à 18h Salle des Associations. Dim. à partir de 14h, animations sur les berges du canal de La Sambre et à 17 h, concert à la salle des fêtes. Rens. 03 23 60 18 94

Du 18 au 24 mai Gauchy : Mon Voisin est un artiste. Photos, peintures, pastels, aquarelles, sculptures, vidéos, poèmes… à la MCL. Rens. 03 23 08 72 72

18 juin Bouconville Vauclair : Vauclair en musique à l’abbaye. A partir de 18h Rens. 03 23 22 69 72 6 mai Vic sur Aisne : Belles Pages de l’Aisne. Danses et joutes instrumentales (XIIIe et XIVe). 20h30 - Eglise Rens. 03 23 55 92 41

expo

théâtre 29 et 30 avril et 1er mai Soissons : Rêver peut-être de JeanClaude Grumberg par Le Théâtre des Baladins. Ven. 29 à 20h30, sam. 30 à 19h, dim. 1er mai à 15h - Salle de la Mutualité Rens. 06 81 16 67 80 30 avril Saint-Michel en Thiérache : La mère Luche / Vous êtes prévenu… / Une cure de tout repos par Le Petit Théâtre d’Origny. 17h - Salle des fêtes. Rens. 03 23 58 87 40

20 et 21 mai Saint-Quentin : Inventaire 68, un pavé dans l’histoire. 20h30 - Théâtre Jean Vilar Rens. 03 23 62 36 77 24 mai Gauchy : Gilles et Bérénice par la Cie Attention Fragile.19h - MCL Rens. 03 23 40 20 00 25, 26 et 27 mai Saint-Quentin : Le choix des ancêtres de Kossi Effoui p ar la Cie Hécate. 20h30 - Théâtre Jean Vilar Rens. 03 23 62 36 77 25 juin Soissons : Didier Porte. 20h30 Le Mail. Rens. 03 23 76 77 70

nature 30 avril Wimy : marché aux fleurs et exposition sur les verreries de la Grande Thiérache. 15 mai Gauchy : 3e fête du printemps. Nombreux exposants (horticulteurs, producteurs et artisans) et animations. De 9h à 18h à la MCL. Rens. 03 23 08 72 72

www .aisne.com

Plus d’infos : www.ville-chauny.fr / www.chateau-thierry.fr / www.ville-laon.fr / www.ville-gauchy.fr / www.tra


l'Aisne 184 magazine du Département - Mai/Juin 2011

l'été du Conseil général

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L’été du Conseil général débute le 2 juillet pour se terminer le 28 août. Au quatre coins du département, de nombreuses occasions de sorties. Au programme, soirées arts de la rue organisées en partenariat avec des communes et associations locales, ouverture gratuite et animations dans dix musées du département, un concert unique et cette année, l’étonnant spectacle de Bartabas, au lever du jour…

Des événements tout l'été

Spectacles

Spectacle musical

Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames Oulches-la-Vallée-Foulon Ven. 1er, sam. 2 juillet / Ven. 26, sam. 27 août

Musée Jean de La Fontaine Château-Thierry Sam. 16, dim. 17 juil / Sam. 20, dim. 21 août

LE concert Laon - Parc Foch /

© Antoine Poupel

Dimanche 10 juillet Bartabas Saint-Michel en Thiérache / Abbaye / Samedi 3 juillet A partir de 4h15 Dans le cadre du Festival de musique ancienne et baroque de l’Abbaye de Saint-Michel en Thiérache, le rendez-vous est matinal mais promet d’être d’une rare émotion. A la lisière des ténèbres et des premières clartés, Bartabas fait l’offrande au public de ce moment privilégié et intime qu’il partage au quotidien avec le cheval Caravage. Les improvisations d’Emmanuelle Guigues à la viole de gambe accompagnent ce dialogue secret. Places limitées / Réservation conseillée 03 23 58 23 74

Musée Antoine Lécuyer Saint-Quentin Sam. 9, dim. 10 juil / Sam. 20, dim. 21 août Maison Matisse Bohain-en-Vermandois Sam. 16, dim. 17 juil / Sam. 27, dim. 28 août Maison du Textile Fresnoy le Grand Sam. 23, dim. 24 juil / Sam. 27, dim. 28 août Musée de Touage Bellicourt Sam. 23, dim. 24 juil / Sam. 27, dim. 28 août

© Bash Street Theater

© Cie Isis © Bash Street Theater

Cliffhanger par la compagnie Bash Street Theater Axo’plage / Vendredi 22 juillet Montigny sur Crécy / Samedi 23 juillet Molain - Vaux Andigny / Dimanche 24 juillet

Familistère Godin Guise / Sam. 2, dim. 3 juillet

Musée Saint-Léger et Arsenal Soissons Dim. 3 et dim. 10 juillet / Dim. 7 et dim. 28 août

“Les sapeurs sanglés” par la compagnie Les Sanglés : Boué / Vendredi 1er juillet Marle / Samedi 2 juillet Francilly Selency / Dim. 3 juillet Bruyères et Montbérault / Vendredi 8 juillet Viry Noureuil / Samedi 9 juillet

Cirk’Isis par la compagnie Isis Brasles / Vendredi 15 juillet Oulchy le Château / Sam. 16 juillet Grandrieux / Dimanche 17 juillet

Au musée

Jeune public Le Conseil général propose un spectacle aux enfants des Accueils de loisirs (ALSH) qui découvriront un univers enchanteur et plein d’humour : Cliffhanger de la Cie Bash Street Theater. Spectacle réservé en priorité aux enfants des accueils de loisirs dans la limite des places disponibles. Réservation obligatoire. Les 18, 19, 20, 21 juillet. Réservation à partir du mois de juin sur www.aisne.com

Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie Tergnier Sam. 30, dim. 31 juil. / Sam. 20, dim. 21 août Musée des Temps Barbares Marle / Dim.14, lun. 15 août

ansfrontalieres.eu / http://lemail-sceneculturelle.blogspot.com / www.ville-saintquentin.fr / www.ville-tergnier.fr


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l'image

l'Aisne 184 magazine du DĂŠpartement - Mai/Juin 2011

Festival Jean de La Fontaine Château-Thierry

/aisne184-2  

http://www.aisne.com/IMG/pdf/aisne184-2.pdf

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