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■ 8 actualité Une association pour aider les parents d’enfants dyslexiques ■ 10 développement durable Des collèges plus verts ■ 14 culture Les civils dans la guerre à la Caverne du Dragon ■ 17 dossier Tout sur le budget 2011 du Département ■ 26-29 territoire de l'Aisne Les Portes de la Thiérache, entre Serre et Brune 183 Mars/Avril 2011/ le magazine du Département de l’Aisne

www.aisne.com

Budget 2011 Responsable, solidaire et porteur d’avenir


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sommaire

l'Aisne 183 magazine du Département - Mars/Avril 2011

4/9 actualité > Logement : une maison pour 100 000 E > Tourisme : s’y retrouver dans les labels > Economie : créer son activité au sein d’une coopérative > Sport : le triathlète chaunois Thierry Barraud rêve d’Hawaï > Social : une association pour aider les parents d'enfants dyslexiques > 16-18 ans : l'apprentissage de l'autonomie

10/11 développement durable > Des collèges de plus en plus verts > Le point sur les réseaux de chaleur bois

12 tribune 13/16 culture 17/21

dossier

Le vote du budget est un acte important pour notre collectivité, puisqu'il détermine l'ensemble des actions qui seront mises en œuvre pour tous les Axonais.

> Exposition : les civils dans la guerre > Edition : une nouvelle édition des Solutions sociales de J.-B. A. Godin > Cinéma : clap de début pour le 29e festival Ciné Jeune

17/21 dossier Comprendre le budget départemental

22/23 ils font bouger l'Aisne > Sissonne : Alain Breuil, le Géo Trouvetout des automatismes > Charly-sur-Marne : Yannick Selveng, le fou des tubes > Saint-Quentin : Frédéric Macaigne, biographe des petites gens > Laon : Françoise Mary-Lebon se lance dans l’édition

24 un temps d'avance > Très haut débit : objectif fibre pour le département

25 histoire > 16 avril 1917, date funeste et funèbre

26/29 territoire de l'Aisne > Les Portes de la Thiérache, entre Serre et Brune

30/31 les rendez-vous > Théâtre, expos, concerts : le meilleur des deux prochains mois.

32 l’image > Le 16 avril

Le magazine du Conseil général de l’Aisne n° 183 de Mars/Avril 2011 / 240 000 exemplaires / Conseil général de l'Aisne - rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex - Secrétariat Journal l'Aisne 03 23 24 86 99 - Fax : 03 23 24 62 84 / contact@cg02.fr Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY / Philippe MIGNOT - Responsable communication : Pascale CARTEGNIE - Rédacteur en chef : Bruno WALTER - Rédaction : Pascale CARTEGNIE / Marie GOURLIN / Bruno WALTER / François-Xavier DESSIRIER - Illustrations dossier : Jean-Luc PANEK Photos : François-Xavier DESSIRIER / Bruno WALTER - Réalisation graphique : Christian JOMARD/Service communication Conseil général de l’Aisne Secrétariat : Annie BEAUVILLAIN - Imprimerie : Groupe MORAULT - Distribution : ADREXO Imprimé sur papier 100% recyclé


Réalité, volonté, solidarité et espoir

éditorial

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Le budget 2011 a été voté à l’issue de trois belles journées de débat, dans le respect absolu des règles et valeurs démocratiques. Il s’élève cette année à 570 millions d’euros et traduit bien la volonté du Conseil général de préparer l’avenir et de répondre aux aspirations quotidiennes des Axonais. Ce budget est d’abord un budget de réalité. Notre département, comme tous les autres départements de France, est confronté à des contraintes désormais bien connues : le problème est bien évidemment le financement des trois grandes allocations de solidarité universelle - l’APA, la PCH et le RSA. Depuis 2002, ces trois allocations représentent pour le Conseil général et donc, pour les contribuables axonais, une charge nette de 210 millions d’euros. Nous ne pouvions présenter ce budget 2011 sans rappeler cette réalité. Mais pour autant, ce budget n’est en rien un budget de renoncement, d’acceptation de la fatalité. Il exprime bien notre volonté d’être présent aux côtés des habitants de ce département, de ses acteurs socio-économiques et des autres collectivités de ce territoire. C’est également un budget de solidarité. Nous assumerons tous nos engagements et nos responsabilités en matière de politique sociale, envers les familles, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ou les bénéficiaires du RSA. Nous assumerons aussi notre vocation de solidarité en direction des communes et intercommunalités.

Mais c’est surtout un budget d’espoir. Bien évidemment, les temps sont difficiles, nous subissons un effet de ciseau redoutable, entre alourdissement des dépenses obligatoires et amoindrissement de notre capacité d’initiatives, mais nous ne nous résignons pas.

Il n’est rien de

plus noble, de plus utile et de plus porteur

de développement

humain que l’éducation

de notre jeunesse.

Nous avons donné priorité à l’éducation, avec le Plan collèges, l’Ent, la gratuité des transports scolaires… parce qu’il n’est rien de plus noble, de plus utile et de plus porteur de développement humain que l’éducation de notre jeunesse. Nous avons maintenu un haut niveau d’intervention dans le domaine économique, auprès des artisans et des commerçants, avec le Fidarco, auprès des entreprises, auprès des filières économiques, en difficulté ou au contraire en développement, auprès des communes pour la création de zones d’activités…

Nous restons présents sur des domaines pour lesquels nous n’avons pourtant aucune compétence, comme le haut-débit, la téléphonie mobile, parce que nous restons persuadés qu’il en va de l’avenir de l’Aisne. Nous n’avons rien coupé de nos dépenses pour la culture, ou le sport, parce que nous pensons que, dans des périodes difficiles, ce n’est pas le moment d’abandonner le milieu associatif, facteur d’épanouissement et de lien social. Et nous avons maintenu un haut niveau d’investissement, à 85 M€. Ce budget 2011 est bien la traduction de la pertinence de l’échelon départemental d’action publique. Un échelon de proximité, suffisamment vaste toutefois pour être un premier niveau de péréquation entre zones urbaines et zones rurales. Oui, il traduit bien notre espoir : demain, les territoires comme le nôtre, à faible densité de population, peuvent devenir, sans utopie, synonyme de qualité de vie et de modernité.

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Yves DAUDIGNY Sénateur de l’Aisne Président du Conseil général


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actualité

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logement Le programme “Ma maison dans l’Aisne” permet à des familles logées dans le parc locatif de faire construire leur habitation principale pour un budget de 100 000 euros.

Quatre murs et un toit Isabelle et Rémi Morel ont bénéficié du dispositif “Ma maison dans l’Aisne.”

Conditions d’accession Pour bénéficier du dispositif “Ma maison dans l’Aisne” les candidats doivent répondre à des critères obligatoires, à savoir : > ne pas déjà être propriétaire > faire construire pour la première fois > habiter la maison en tant que résidence principale > ne pas dépasser les revenus imposables prévus pour l’obtention d’un logement social.

Retour en images

“Le dossier élaboré avec l’Opal était très cadré et très complet, au moment de souscrire l’emprunt on s’est senti en confiance.” Faire construire constitue toujours une aventure. Rémi et Isabelle Morel sont installés avec deux enfants dans leur maison neuve de Bourg-et-Comin depuis 6 mois. Lui travaillant à Reims et elle à Soissons, l’opportunité de faire construire ici en ayant l’appui et les garanties du programme “Ma maison dans l’Aisne” initié par le Conseil général et l’Office public d’aménagement et de construction (Opac) de l’Aisne, a été déterminant dans leur choix. “Quand on voit des logements dont les travaux sont stoppés net alors qu’il y a à

peine quatre murs de montés, on se dit qu’il vaut mieux être bien conseillés, avouent les nouveaux propriétaires.” Une fois sa candidature retenue, l’acquéreur est libre de travailler avec le constructeur de son choix parmi un panel de sociétés ayant l’agrément de l’Opac. Les logements construits répondent aux dernières normes en vigueur. “Il ne s’agit pas de faire dans le luxe mais dans la qualité, précise Véronique de l’Opal 02. Nous concentrons nos efforts sur des terrains de qualité sur lesquels il est intéressant aussi pour les communes de mixer du locatif et de l’accession à la propriété.” Lancé en 2007, le programme

vise à terme 300 parcelles de 500 à 600 m2 pour un logement en moyenne de 80 m2. “Tout n’est pas bouclé et il y a encore de la place pour les élus intéressés, précise Véronique Binet. Le programme se développe actuellement dans le sud du département avec des parcelles en première phase d’aménagement qui seront bientôt visibles”.

contact 03 23 23 62 00 www.opal02.com

Le collège Mermoz de Laon est en pleine reconstruction. Avec un coût de 23 ME, c’est l’une des opérations les plus importantes du Plan collèges du Conseil général. Ce chantier est délicat, puisqu’il s’agit de démolir les anciens bâtiments pour en reconstruire d’autres, tout en assurant les cours. Un premier bâtiment - sur trois au total - est en train de sortir de terre. Il sera opérationnel à la prochaine rentrée.


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tourisme L’Agence de développement et de réservation touristiques (ADRT) incite les restaurateurs et les hôteliers à adhérer à des labels nationaux, garanties de qualité pour les consommateurs.

2012 passionnément ! Après les maisons en 2011, le thème du prochain agenda du conseil général de l’Aisne sera la passion. Nous recherchons donc des passionnés. Des passionnés de plantes, de football, de cuisine, de voitures anciennes, d’astronomie, de livres, d’histoire locale, de nains de jardin, de boîtes de camembert, peu importe, l’important est d’être investi à fond dans cette passion.

Catherine Duménil. Pour 2011, plusieurs restaurants sont en voie de labellisation. Au niveau de l’hébergement, l’ADRT travaille avec Logis de France, un label qui remonte à l’après-guerre. Là encore, les adhérents signent une charte qui les engage à respecter de nombreux critères de qualité, vérifiés par des visites tous les trois ans. L’Aisne compte dix-neuf logis. “L’important pour nous est de pouvoir garantir la qualité, que ce soit pour la restauration ou pour l’hébergement et quelle que soit la gamme de prix” conclut Catherine Duménil.

(1) En cinq ans, selon l’ADRT, 1,2 ME ont été investis par les restaurateurs de l’Aisne adhérant au label.

Clef verte pour hébergement durable C’est le petit dernier parmi les labels : Clef verte monte en puissance. Un adhérent en 2008, une dizaine en 2010, dont des “gros” comme Center Parcs ou le camping de Berny-Rivière. Le label clef verte atteste de la bonne gestion environnementale pratiquée par l’hébergement : gestion de l’eau, des déchets, des énergies… Au total, il faut satisfaire à 90 critères dans six thématiques.

La déviation de Fresnoy-le-Grand est ouverte à la circulation depuis la mi-décembre. D’une longueur de 6 kilomètres, elle permet aux 7 000 véhicules qui empruntent quotidiennement cette portion de la D 8 d’éviter la traversée du bourg. Un soulagement pour les habitants. Coût : 23 ME, dont la moitié à la charge du Conseil général de l’Aisne.

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agenda 2012

Labels, une garantie De nombreux labels existent en matière de tourisme pour guider le choix des consommateurs. Et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. “Nous avons choisi de promouvoir les labels nationaux, reconnus par l’Etat” explique Catherine Duménil, en charge du dossier à l’ADRT. Côté assiette, l’agence est partenaire de Restaurateurs de France, qui compte dix-sept adhérents dans l’Aisne. “C’est un label créé par les restaurateurs indépendants, ambassadeurs de la cuisine française traditionnelle. Il y a un audit d’entrée, portant sur la qualité des produits, du service etc. puis des visites de clients mystères régulières… C’est une garantie de sérieux pour les clients.” Dans le département, l’ADRT a signé une convention avec la Chambre de commerce et Restaurateurs de France. L’idée : que l’audit d’entrée soit accompagné de préconisations, pour permettre au futur adhérent de progresser dans la qualité. “Très souvent, le restaurateur doit investir (1) et nous l’accompagnons dans ses dossiers de subventions” reprend

actualité

Nous avons donc besoin de vous : faites-vous connaître, en remplissant le questionnaire, accessible sur le site aisne.com, qui nous permettra de choisir la cinquantaine d’Axonais qui illustreront notre prochain agenda. Attention, tous les candidats ne seront pas retenus : il s’agira d’une sélection : diversité géographique, variété et originalité seront prises en compte. Rendez-vous sur www.aisne.com !

Le giratoire de la Grenouille, à Marle, est entré en service début janvier. Ce carrefour, à l’intersection de la RN 2 et de la RD 946 (Marle/ Guise) est important : plus de 7 000 véhicules, dont 2 000 poids lourds, s’y croisent chaque jour. La création d’un giratoire fluidifie le trafic et, surtout, augmente la sécurité.


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actualité

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économie

Créer son activité au sein d’une coopérative d’emploi permet de bien mûrir son projet et de bénéficier ensuite du statut de salarié avant, éventuellement, de se lancer. C’est ce que propose, dans l’Aisne, la structure Grandsensemble. Soissons

“Un accompagnement pointu” Delphine Claudet, de Château-Thierry, a rejoint Grandsensemble en juin dernier. Cette femme énergique compte mettre à profit ses compétences juridiques - elle a une maîtrise de droit rural et a exercé comme clerc de notaire et son expérience - elle a travaillé dans la formation, puis comme secrétaire de direction etc. - pour proposer un service d’écrivain public. C’est avec cette idée qu’elle a poussé, en juin dernier, les portes de Grandsensemble. “J’avais cette envie, oui, mais tout en ne sachant pas trop si elle était viable.” Delphine a trouvé ici “un accompagnement pointu, précis, qui a permis de confronter le projet à la réalité.” Et donc de l’adapter. Les séminaires lui ont permis d’acquérir des connaissances de base indispensables mais elle retient surtout le temps qu’on lui a offert. “Le travail de maturation du projet est essentiel. Si je m’étais lancée bille en tête, je me serais déjà plantée” assure-t-elle.

Les créateurs bénéficient de séminaires de formation.

Une coopérative pour grandir Une salle de formation à chefs d’entreprise, tout en étant Soissons. Autour de la table, il y salarié, c’est rassurant” explique a Laurent, photographe ; Audrey, Delphine Claudet, qui souhaite graphiste ou encore Caroline, se lancer comme écrivain public. décoratrice d’intérieur. Ils sont Avantage de ce statut “d’entreentrés dans la coopérative d’acti- preneur - salarié”, il est compavités et d’emploi Grandsensemble tible avec d’autres revenus (RSA, avec des âges, des parcours, des allocations chômage, salaire à histoires de vie, des projets diffé- temps partiel…). rents. Qu’importe. Plutôt que le Grandsensemble prend une statut d’auto-entrepreneur, très commission au passage, mais à la mode malgré des résultats une commission raisonnable : pour le moins contrastés, ils ont 10 % du chiffre d’affaires ou de choisi d’intégrer une coopérala marge bénéficiaire, pour les tive. Un choix qu’ils ne regrettent activités de commerce. C’est ce pas. “Ailleurs, on nous dit allez-y, que l’on appelle le portage salalancez-vous… mais on est seul” rial. Mais l’intérêt principal de la témoigne Caroline. coopérative n’est pas “Ici, reprend Laulà. “Nous avons déNous avons rent, on ne part pas veloppé une pédaà l’aveuglette, on a développé une gogie de la création, le temps d���affiner souligne Evelyne pédagogie de notre projet.” AuSaint-Martin. Dans jourd’hui, ils sont la création. un premier temps, réunis pour leur le créateur n’a pas à quatrième séminaire de formase soucier des aspects juridiques tion, loin de la solitude souvent ou de la gestion, puisque c’est déplorée par tant de créateurs. la coopérative qui s’en charge. La démarche de Grandsensemble Nous travaillons d’abord sur son est novatrice dans l’Aisne. “Nous projet. Inutile de faire croire aux apportons une solution indivi- gens qu’ils peuvent se lancer s’ils duelle bien sûr, mais dans une ne sont pas prêts.” Car c’est bien dimension collective” explique le seul impératif pour intégrer la Evelyne Saint-Martin, directrice coopérative : venir avec un projet de Grandsensemble pour l’Aisne. crédible dans un métier que l’on Concrètement, c’est la coopéra- maîtrise. “Mais les idées doivent tive qui héberge juridiquement toujours se confronter à la réalité l’activité des créateurs, auxquels du marché, reprend la directrice. elle reverse un salaire. “Nous Ils apprennent à formuler leur avons la liberté et l’autonomie des offre de service, à calculer des

coûts de revient, à structurer leur démarche commerciale…” Cette phase, formalisée par la signature d’une convention d’accompagnement, dure trois mois, avec un renouvellement possible. Elle est gratuite. A l’issue de ce temps consacré à la formation et à la concrétisation de l’idée, certains arrêtent, d’autres poursuivent. “Dès qu’ils ont un premier client, avec du chiffre d’affaires, nous leur faisons un contrat à durée indéterminée (CDI) qui correspond à leur activité réelle, c’est-à-dire, souvent, quelques heures par semaine. C’est très modique, mais cela augmente avec l’activité” poursuit la directrice. La première année, le suivi par la coopérative est strict, avec des réunions mensuelles qui permettent de dresser le bilan, tirer des perspectives. “Au bout de dix-huit mois, nous avons une vision assez claire du potentiel réel de l’activité.” Après deux ans, les oiseaux peuvent quitter le nid et créer leur entreprise, sous la forme juridique la plus appropriée, ou choisir de rester au sein de Grandsensemble, dont ils deviennent alors actionnaires à leur tour.

contact Grandsensemble rue de Coucy-le-Château Soissons 03 64 91 00 05


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sport Chauny

Le rêve hawaïen de l’iron-man chaunois Le triathlète Thierry Barraud se prépare pour l’iron-man de Nice avec l’espoir de se qualifier pour l’épreuve la plus folle et la plus prestigieuse du monde, à Hawaï.

A 45 ans, l’adjudant-chef Bar- on s’engage avec, comme preraud a une vie professionnelle mier objectif, de terminer…” exbien remplie, à la caserne des plique Thierry. Le 18 juillet 2010, pompiers de Chauny. Mais dès il est à Roth, en Allemagne, au qu’il le peut, ce sportif accom- milieu de 4 000 concurrents pli quitte son casque de soldat venus du monde entier. Il n’en du feu pour sa combinaison de mène pas large. “Je me suis mal triathlète. “Depuis que je suis ga- entraîné. Je n’avais jamais couru min, je cours. Et de marathon, j’aime la comje n’avais pas Il faut enchaîner pétition. Depuis suffisamment le collège, en fait de vélo…” 3,8 km de natation, fait, où je suis Mais le pompier devenu chamchaunois n’est 180 km à vélo et un pion de l’Aisne pas du genre à marathon de 42,2 km. puis de Picarabandonner. “A die” explique-tRoth, il y a une il. Chez les pompiers, il a fini par ambiance incroyable. Dans le écœurer la concurrence lors du parcours cycliste, il y a une moncross départemental annuel qu’il tée qui ressemble à l’arrivée du a emporté une quinzaine de fois Tour à l’Alpe d’Huez. On est porté sur les vingt dernières années. par le public, c’est extraordinaire, Au niveau national, il obtient et ça m’a bien aidé”. Non seulequelques honorables places et ment, Thierry arrive, mais en plus, participe même aux Jeux Olym- il obtient un temps excellent, piques des sapeurs-pompiers en pour une première : 10 heures 36 Nouvelle-Zélande, en 2002. minutes. Il se classe 771e… mais

Coureur de fond, il s’intéresse au triathlon dans les années 90. Natation, cyclisme, course… Il apprend à doser ses efforts, à gérer les transitions. Il y a deux ans, avec un ami soissonnais, Thierry Barraud se lance un pari : s’aligner au départ d’un “ironman”. “Il faut enchaîner 3,8 km de natation, 180 km à vélo et un marathon pour finir !” L’origine de l’épreuve ? En 1977, un soir de beuverie, trois GI américains basés à Hawaï veulent déterminer lequel est le plus sportif. Il y a là un cycliste, un nageur et un coureur de fond. Pour se départager, ils créent l’iron-man, autrement dit “l’homme de fer”. Une épreuve où l’homme repousse ses limites. “Au départ,

premier pompier français dans sa catégorie. “J’ai eu quelques coups de bambou, bien sûr, mais j’ai terminé l’épreuve vraiment en forme.” De quoi lui donner des envies de récidive. Cette année, il est inscrit à l’iron-man de Nice, programmé le 26 juin. “Nice est qualificatif pour les championnats du monde à Hawaï” explique-t-il. “Pour un concurrent d’iron-man, Hawaï, c’est l’équivalent de Monaco en Formule 1 ou de Roland-Garros en tennis, c’est vraiment le rêve absolu.” Lucide, le triathlète chaunois espère d’abord… terminer l’épreuve. La qualification ? “Dans ma catégorie, il y a entre quatre et six places qualificatives. Il faut que je gagne une demiheure par rapport à mon temps de Roth, mais je pense que c’est possible.” S’il se qualifie, Thierry assure qu’il est prêt à vendre une des vieilles Harley-Davidson qu’il retape - une autre passion - pour financer son voyage à Hawaï. L’homme de fer a un moral d’acier.

actualité

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rendez-vous 3 avril

Saint-Quentin : parcours du cœur. Différents parcours accessibles pour les marcheurs et les coureurs Départs à 9h. du parking de la polyclinique Saint-Claude Rens. 03 23 62 69 59 ou www.oms-saintquentin.com

10 avril

Château-Thierry : semi-marathon des Fables. 10 km et courses jeunes. Départs à 9h30 au stade municipal Retraits des dossards : au stade le 9 de 15h à 17h, ou le 10 de 7h30 à 8h30. Rens. 06 66 86 76 08 ou http://www.ac-chateauthierry.com

16 et 17 avril

Villers-Cotterêts : compétition régionale organisée par le Judo club. Coupe cadets et 2e division sénior au gymnase Plaine de Noues, toute la journée. Rens. 09 50 09 24 27

Thierry Barraud, l’homme de fer.

17 avril

Ribemont : concours hippique de saut d’obstacles de 9h à 19h sur le terrain de concours, rue Saint-Ladre Rens. 03 23 63 76 08 ou http://eperon-de-ribemont. ffe.com/


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actualité

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éducation

Dyslexie : une association pour briser la solitude des parents D’Einstein à Nathalie Baye, les célébrités dyslexiques sont nombreuses. Mais pour les parents d’enfants atteints par ce trouble, le quotidien est difficile. Une association vient de voir le jour.

Elles ont dû en subir, des réflexions. “Votre enfant ne travaille pas, il ne fait aucun effort” ; “Vous le couvez trop”. Et derrière leur dos, pire encore. “On est vite dépassé”, avoue Valérie Mariage, qui a fondé l’association N-Dys en juin dernier. “Mon fils travaillait beaucoup mais il n’obtenait pas de bons résultats scolaires. Ses cahiers étaient illisibles. A l’école, on me disait qu’il était immature”. L’enfant dyslexique n’a rien d’un idiot. Il est atteint d’une maladie qui l’empêche - pour faire simple - de placer les sons et les lettres dans le bon ordre. “Ce sont des enfants qui, à l’oral, n’ont pas de difficultés. Mais dès qu’il faut écrire, c’est une catastrophe pour eux” poursuit Valérie. Les parents sont souvent démunis, voire honteux. Ils n’osent pas en parler, “la dyslexie est encore taboue. Depuis que j’ai lancé l’association, les gens m’appellent. Ils n’osent pas se déplacer, au début. J’en ai même qui ont raccroché deux ou trois fois, avant de pouvoir se lancer et me parler.”

Valérie Morisot, elle, a osé franchir le pas. “Lorsque j’ai découvert l’association, je me suis sentie vraiment soulagée. On est tellement seul face à un mur d’incompréLes enfants sont plus hension de la part de l’extérieur… Il y a lents pour prendre des toujours un moment notes, il faut leur parler plus où l’on craque. C’est vraiment difficile.” lentement, ils ont besoin de Du côté de l’école, photocopies grand format… les expériences sont diverses. Entre le prof qui ne veut rien savoir et celui qui accepte de faire des efforts. Entre le principal compréhensif et celui que ces questions n’intéressent pas. Les deux mamans ont tout connu. Pourtant, les aides exiscontact tent. C’est aussi le rôle de l’asValérie Mariage sociation d’aider les parents. A l’école, les enfants dyslexiques 03 23 52 08 17 peuvent bénéficier d’un assistant http://n-dys.wifeo.com

Valérie Mariage et Valérie Morisot sont à l’écoute des parents.

de vie scolaire (AVS). Malheureusement, avec les suppressions de postes et les coupes claires dans les budgets de l’Etat, tous les établissements scolaires ne sont pas logés à la même enseigne. “C’est pourtant une aide précieuse pour nos enfants, témoigne Valérie Mariage, car ils sont plus lents pour prendre des notes, il faut leur parler plus lentement, ils ont besoin de photocopies grand format…” L’association aide notamment les parents à franchir la porte de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), une étape psychologiquement douloureuse. La dyslexie est en effet reconnue comme un handicap, et il convient de monter un dossier. Cela permet, ensuite,

d’obtenir des aides pour l’achat d’un micro-ordinateur adapté, par exemple, ou de demander l’assistance d’un AVS à l’école. N-Dys veut, aussi, informer le plus largement possible sur la maladie, briser la solitude des familles et créer un partenariat avec l’Education nationale. “C’est vraiment essentiel. Lorsque l’école prend en compte les difficultés des enfants, les bulletins scolaires s’en ressentent. Il y a trop d’enfants qui sont totalement mis sur le côté parce que leur dyslexie n’a pas été détectée et que l’école les considère comme des mauvais élèves.”


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social Si l’âge de la majorité est un enjeu crucial pour n’importe quel jeune, son approche fait l’objet d’un travail spécifique dans les structures et les familles accueillant les 16-18 ans confiés au Conseil général dans le cadre de sa mission de protection de l’enfance.

Vers l’autonomie Eviter l’échec quand, à 18 ans, le jeune majeur se retrouve “lâché dans la nature”. Face à ce challenge, l’ensemble des acteurs sociaux du département travaille en synergie sur la préparation à la majorité. “Les représentants de chaque organisme et de toutes les circonscriptions se réunissent régulièrement pour travailler sur la question, précise Annie Delbecque, éducatrice du Service d’aide à l’enfance et la famille (SAEF) de la circonscription de Saint-Quentin. Les projets sont ciblés avec chaque enfant et son référent, qu’il soit en famille d’accueil ou en structure. C’est toujours du sur mesure car il n’ y a pas deux parcours identiques.” Rester en famille d’accueil jusqu’à ses 21 ans comme cela est maintenant possible, s’engager dans un “contrat jeune majeur” avec une aide financière ou intégrer un “service de suite” avec un accompagnement éducatif individualisé, plusieurs options existent pour ces jeunes arrivant à l’âge fatidique de la majorité. En amont,

Décor classique d’une chambre d’adolescent au Pôle ado de la Cordée à Soissons où sont accueillis 11 jeunes de 16 à 18 ans.

c’est entre 16 et 18 ans, que se concentrent les efforts pour passer progressivement de la prise en charge à l’accompagnement avec pour but, l’indépendance et la capacité de voler de ses propres ailes. “Nous travaillons notamment avec des grilles d’évaluation, explique Patricia Auclair, éducatrice du réseau AJP à la résidence “le sourire” à Saint-Quentin qui accueille 14 adolescentes de 12 à 18 ans. Nous les complétons lors d’entretiens réguliers avec l’ado afin de faire le point sur ce qui est ou non acquis sur des question d’hygiène, de santé, d’alimentation, de comportement, d’initiative et de gestion d’un budget. Ce document est cosigné par le référent mais reste la stricte propriété du jeune.” “L’apprentissage de l’autonomie

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revêt des aspects très concrets cès à l’autonomie alors même comme le simple fait de savoir se qu’ils sont plus vulnérables et faire la cuisine, gérer sa lessive disposent de moins de resou s’occuper des démarches sources. “C’est pourquoi nous administratives, énumère Pas- essayons de lisser les choses cal Landercie qui dirige le centre au maximum, avance Pascal éducatif La Cordée à Soissons. Landercie. L’intégration au Pôle Mais c’est aussi et surtout un ado se fait par étape. L’ensemble apprentissage de la solitude.” du personnel participe à cet L’établissement accueille 44 en- apprentissage de l’adolescent en fants dont 11 jeunes entre 16 se plaçant plus dans l’accompaet 18 ans, 6 filles et 5 garçons, gnement que dans l’assistanat. qui constituent le “Pôle ado”. Nous tentons de les armer au “Le Pôle ado a été créé en 2005 maximum pendant ces trois ans avec le souhait de différencier avant la majorité car à 18 ans, les adultes en devenir car ils beaucoup décident de prendre nécessitent une prise en charge leur indépendance.” Une petite particulière, précise Jean-Ma- visite du côté filles du pôle ado rie Caurette, chef de service. La révèle une série de studettes inquestion de l’autonomie est de dividuelles, équipées chacune d’une kitcheplus en plus mise en avant Un apprentissage nette et d’une salle de bain, et le pôle va de la solitude réunies autour s’agrandir, node lieux de vie tamment du côté des garçons, pour mieux commune et d’un bureau dédié répondre à une demande en aux éducateurs. Décor somme toute classique d’une chambre hausse.” d’ado arborant posters et peLe dernier rapport de l’Office luches, reliques d’une enfance national de l’enfance en danger qui s’estompe en pente plus ou (ONED) souligne que si le pasmoins douce. “En général, les sage vers le monde adulte est filles investissent leur espace et aujourd’hui plus long et plus difse l’approprient plus que les garficile pour les jeunes de la popuçons, reconnaît Milène Marié, lation générale, il est demandé à éducatrice. C’est aussi révélaceux qui sortent des dispositifs teur de leur état d’esprit.” de protection de l’enfance de faire plus et plus vite dans l’ac-


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développement durable

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Le développement durable est intégré dans le “plan collèges” du Conseil général, qui prévoit la rénovation, voire pour quelques-uns la reconstruction, de 48 collèges publics dans l’Aisne. Exemple concret au collège Jacques-Cartier de Chauny. Chauny

Collèges verts

zoom

Du mobilier durable Le Conseil général réfléchit aussi à l’équipement en terme de mobilier. Ainsi, le prochain marché d’appel d’offres pour la fourniture du mobilier du futur collège de Sissonne imposera des notions de durabilité, de recyclage en fin de vie et de non utilisation de formaldéhydes.

“Avant, les professeurs et les élèves se plaignaient de la température dans les classes. Le thermomètre pouvait monter jusqu’à 40°” témoigne Sylvie Bourgis, principale du collège Jacques-Cartier, à Chauny. L’établissement porte plutôt bien ses trente ans mais à l’époque de sa construction, les architectes ne plaçaient pas les réflexions environnementales au cœur de leurs projets. Une aile complète, exposée plein sud, avec un simple vitrage, se transformait en véritable serre dès que le soleil tapait un peu trop fort. “C’est le premier dossier sur lequel nous avons appliqué notre système de management développement durable” explique Brigitte Bochet, ingénieur au service des

L’air est retraité par un système de VMC double flux.

bâtiments du Conseil général. Concrètement, les travaux réalisés sont allés beaucoup plus loin que ceux prévus initialement. “Nous pensions, au départ, installer un double vitrage et un système de pare-soleil. Mais une étude thermique approfondie nous a révélé que tous les problèmes ne seraient pas résolus.”

cadre du Plan Collèges. Le développement durable, on ne le répètera jamais assez, s’appuie sur trois piliers : l’environnement bien sûr, mais aussi l’économie et le social. Trois piliers auxquels s’ajoute la gouvernance, c’est-àdire le mode de décision. Dans ce cadre là, la communication et le dialogue avec les utilisaFinalement, la façade sud bé- teurs des collèges sont renforcés néficie de pare-soleil motorisés - dès le début du projet. Avant, qui présentent, aussi, l’avantage les réunions de présentation ne de pouvoir faire le noir dans la concernaient que les membres classe, lors de projections, par du conseil d’administration exemple - et d’un doublement des établissements concernés des menuiseries. En outre, à par des travaux. Désormais, l’intérieur, une VMC (ventilation elles sont ouvertes également mécanique contrôlée) double- aux représentants des parents flux a été installée. Résultat : le d’élèves, des professeurs et confort thermique est parfait, été des personnels, et même à la comme hiver. La VMC extrait l’air population. De ces réunions, il vicié et apporte de l’air neuf : plus sort souvent de bonnes idées, besoin d’ouvrir les fenêtres, d’où nourries de l’expérience des utides économies de chauffage. “Et lisateurs. Ainsi, à Chauny, la réunion de présentation a permis de nous avons conçu faire modifier cerle système de A l’écoute tains horaires d’indoubles menuiseterventions ou de ries pour qu’il soit des utilisateurs prévoir les salles compatible, si been travaux en foncsoin est, avec une tion de l’occupation des classes, isolation par l’extérieur”, préde réaliser les travaux les plus cise Brigitte Bochet. Améliorabruyants pendant les périodes tion du confort des utilisateurs ; économie d’énergie : c’est l’un hors classes, ou, au contraire, de des principes du développement les suspendre pendant le temps du Brevet ou des inscriptions... durable.

Des paresoleil apportent la fraîcheur dans les classes.

Ces principes peuvent être poussés encore plus loin, notamment lors de travaux plus conséquents, comme la réhabilitation du collège de Marle et la reconstruction de Jean-Mermoz, à Laon. Et ils le seront dans l’ensemble des opérations menées dans le

A Marle, les plans du centre de documentation ont été repris à la suite d’une remarque de la documentaliste sur la présence gênante d’une cloison. C’est ce que l’on appelle de l’intelligence collective.


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développement durable

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Le point sur les réseaux de chaleur bois Ecologique et créatrice d’emploi : la filière bois de chauffage se structure en Picardie. Les projets de réseau de chaleur se multiplient dans l’Aisne.

Le bois de chauffage fait un retour en force auprès des particuliers. Dans la région, près d’un foyer sur trois dispose, en appoint, d’une cheminée, d’un poêle… Les techniques ayant évolué, les collectivités peuvent aujourd’hui envisager de convertir leur anciens réseaux de chaleur - souvent au fuel ou

au gaz - au bois. Concrètement, un réseau de chaleur permet de connecter un ensemble de bâtiments proches à une sorte de volumineuse chaudière fonctionnant au bois. Le Conseil général de l’Aisne souhaite favoriser ces projets. Il a montré l’exemple sur la ZAC du Griffon : l’ensemble du pôle d’activités est chauffé au bois, par une chaudière de 800 Kw, qui brûlera, chaque année, environ 800 tonnes de bois. La ville d’Holnon, près de Saint-Quentin, est également en pointe : son réseau date de 2004. Et de nombreux projets sont en cours, plus ou moins avancés comme à Château-Thierry, Soissons, SaintQuentin, Chauny-Tergnier… Parfois, il s’agit de chauffer à la fois un collège, une maison de La chaudière bois de la zone du Griffon à Laon, d’une puissance de 800 Kw.

Merlieux et Fouquerolles

retraite, des logements. Parfois, le programme est plus modeste. Une chose est sûre, dans les années à venir, les réseaux de chaleur bois vont se multiplier. Le Conseil général peut aider à leur financement, à travers les Contrats départementaux de Développement Local (CDDL), passés avec les différents territoires de l’Aisne. Pour l’approvisionnement en bois, une filière s’est structurée il y a dix-huit mois autour du Conseil Régional et des trois conseils généraux picards. Picardie Energie Bois regroupe une cinquantaine de professionnels - depuis les élagueurs jusqu’aux conditionneurs - ce qui assure une bonne vision d’ensemble. Car il s’agit d’exploiter au mieux le bois local. Avec 151 000 hectares de forêt, l’Aisne a de la ressource !

Envoyez-nous des fleurs !

Géodomia propose un concours d’art postal, sur le thème “faites des jardins durables”. Ouvert à tous, petits et grands, il ne demande qu’un peu d’imagination. L’art postal est… vieux comme l’invention du timbre poste. Très simplement, il s’agit de personnaliser une enveloppe, ou tout objet que vous souhaitez envoyer. Rien ne vous empêche de poster un dessus de boîte de camembert vide, une bouteille d’eau ou tout ce que vous voulez (de légal, bien sûr). Tant qu’il y a une adresse valable et un affranchissement correct, l’œuvre sera acheminée par la Poste. De nombreux artistes s’y sont essayés. Aujourd’hui, c’est vous qui pouvez tenter l’aventure, en envoyant vos créations à Géodomia, concours art postal, 33 rue des victimes de Comportet 02000 Merlieux-et-Fouquerolles.

Le concours est clos le mercredi 13 avril 2011 (le cachet de la poste faisant foi). Attention de bien respecter le thème : “faites des jardins durables”. Les œuvres reçues seront exposées à l’occasion de la bourse aux plantes, organisée le dimanche 17 avril. Le public pourra voter pour ses réalisations préférées, dans les deux catégories proposées : enfants (- de 14 ans) et adultes. Dans la catégorie enfants, les cinq premiers recevront des livres et des graines bios. Le premier gagnera en plus une journée d’accrobranche au parc Canopée d’Ambleny.

Un exemple d’art postal.

Dans la catégorie adultes, les trois premiers repartiront avec des livres et des graines. Le vainqueur gagnera, en plus, une nuit pour deux personnes dans une cabane perchée.

des exemples d’art postal http://artpostal.com


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tribune

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Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs.

Dans le cadre de l’examen du budget 2011, le groupe des indépendants

Le conseil général a voté le 14 février Un budget dernier son budget. Ce budget est la traduction de la volonté indéfectible volontariste et de la majorité de gauche d’apporter responsable aux Axonais l’aide la plus importante possible dans de nombreux domaines intéressant directement leur vie quotidienne. Cette aide a naturellement un coût. C’est d’ailleurs pour cela que la majorité départementale avait dû l’an dernier, après avoir délié les taux de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti, recourir à l’augmentation de la fiscalité. Bien sûr, un autre budget était possible, en particulier en supprimant des actions, certes facultatives, mais auxquelles tout le monde est très attaché. A gauche, personne ne veut supprimer les aides aux communes, les aides aux associations, les aides en direction du monde économique par exemple. A gauche, personne ne souhaite remettre en question la gratuité du transport scolaire, autre exemple. Alors bien sûr, pour des questions de posture, à droite on s’agite, on crie, on réclame des coupes sombres dans les dépenses, mais naturellement, sans dire quelles actions doivent être supprimées. Manifestation encore plus visible de leur hypocrisie, la quasi totalité des dépenses a été votée par les conseillers généraux de droite qui n’oseraient pas retourner dans leur canton pour annoncer les mauvaises nouvelles aux communes, aux associations ou aux entreprises victimes de ces coupes sombres. L’essence même de l’action départementale c’est l’action publique, sans laquelle seule une minorité favorisée peut vivre sereinement. C’est pourquoi la majorité de gauche du Conseil général a choisi de maintenir un niveau élevé d’action publique départementale. C’est pourquoi, la majorité de gauche du conseil général a choisi de continuer à œuvrer pour le bien du plus grand nombre. C’est un choix volontariste et responsable, malgré la volonté manifeste de l’Etat de priver les départements, dont le nôtre, de l’autonomie financière sans laquelle ils ne seraient que des guichets de distribution des aides sociales. Le budget voté le 14 février est donc un compromis entre les souhaitables et les possibles. Il ne sacrifie pas l’essentiel et maintient l’action publique, cœur de l’action départementale, à un haut niveau. Il est la traduction de la volonté d’une action solidaire de vos élus de la majorité départementale. La Majorité de Gauche : groupes socialiste, progressiste et communiste

a proposé 10 amendements dont le but était de réduire le recours à l’emprunt. Ne souhaitant pas s’inscrire dans

Budget 2011 : une attitude

responsable et constructive

une logique d’affrontement ou d’opposition stérile, nous avons préféré mettre l’accent sur une nécessaire redéfinition de la stratégie d’investissement du Conseil Général, en étalant davantage dans le temps les investissements afin de ne pas obérer l’avenir par un recours excessif à l’emprunt mais aussi de façon à ne pas risquer de voir augmenter encore ces prochaines années la pression fiscale subie par nos concitoyens. Le débat politique est positif lorsqu’il est raisonné, constructif et ouvert, c’est pourquoi nous espérons que la majorité actuelle sera sensible à nos arguments et réceptive à nos propositions et qu’elle n’adoptera pas, pour l’avenir, une attitude dogmatique qui serait contraire à l’intérêt des Axonaises et des Axonais. Le groupe des Indépendants

Le vote du budget 2011 du Conseil géUn budget néral le 11 février signe l’essoufflement complet des politiques de cette majorité pour rien ! départementale PS-PC-DVG. En effet, depuis 2001, malgré une progression de la taxe foncière de plus de 110% et des compensations de l’Etat dont le budget prend acte, les marges de manœuvre ont été réduites à néant. Par conséquent, nous assistons aujourd’hui à une dégradation totale des finances du département. Aussi, le groupe UMP a proposé de revoir certaines priorités du département, propositions automatiquement rejetées par la majorité. Dans un contexte difficile pour nous tous, la majorité départementale refuse de s’engager dans les investissements d’avenir nécessaires au développement de notre département. Preuve s’il en est, l’entretien de nos routes : elles viennent de souffrir d’inondations et de phénomènes neigeux de grande ampleur. Malheureusement les crédits alloués à l’entretien et à l’investissement dans la voirie sont sacrifiés alors que nous avons déjà un réseau faiblement attractif pour les investisseurs … Nous nous demandons vraiment quand la majorité de gauche mettra le développement économique, seul créateur d’emplois durables, au centre de ses préoccupations... Le groupe UMP


14 exposition

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Civils en guerre à la Caverne du Dragon

15 édition

Solutions sociales, de J.-B. A. Godin, réédité

16 cinéma

Festival Ciné Jeune, du 8 au 15 avril

Ciné Jeune fait son cirque

culture 13


14

culture

à écouter

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A partir du 16 avril à la Caverne du Dragon, l’exposition “Chemins de civils en guerre” éclaire d’un jour nouveau la singulière histoire des déplacements de population durant la 1re Guerre Mondiale. Oulches la Vallée Foulon

Little Dead Cats Y’a pas à chipoter, le trio reste la formule rock par excellence. Les Little Dead Cats l’ont bien compris. D’accord, les Stones étaient cinq et les Beatles n’avaient pas besoin d’inviter un roadie pour jouer au bridge, il n’empêche qu’à l’instar des Toy Dolls ou du Jimi Hendrix Expérience, une basse, une guitare et une batterie qui savent investir et magnifier l’espace entre deux tympans, ça vous pose un groupe. Pour peu qu’un des loustics ait un bel organe et sache pondre trois rimes qui tuent… Là encore, les chatons trépassés ont tout bon, dans la langue de Shakespear comme dans celle de Beaumarchais, avec en plus ce timbre de chat sauvage en maraude à vous troubler une Catwoman des plus blasées. Un premier album qui frappe au ventre, façon Clash, tout en explorant le meilleur du spectre alternatif depuis les sixties jusqu’à l’underground des années 90. Auto-produit, peut être, mais alors avec un son… ! Qui colle au mur. Net, précis, le tout agrémenté de quelques arrangements bien sentis qui dévoilent des zicos aguerris. Tube en puissance, le titre “Little dead cats” vaut le coup d’œil pour le clip réalisé par Pascal Voisine, mais pour les amateurs de blues qui part en rouleau compresseur façon ZZ Top, “Boys in the wood” sera un pur bonheur. www.myspace.com/thelittledeadcats

“Le sujet a été peu traité jusqu’ici et se révèle vraiment passionnant. Il nous place au carrefour de la grande et de la petite histoire car derrière les grandes vagues de déplacement les témoignages recueillis racontent surtout des parcours et des aventures individuelles”. Professeur agrégé d’histoire à Soissons, Philippe Salson prépare une thèse sur le thème des civils occupés en 14-18, un sujet au plus proche de l’exposition “Chemins de civils en guerre”, du 16 avril au 18 décembre à la Caverne du Dragon dont il est également le commissaire. Sur une scénographie originale, l’exposition de la Caverne du Dragon dresse un panorama très complet des différents mouvements de population et parfois des immobilisations forcées sur le front Ouest, mettant en parallèle les “déportations” (otages, prisonniers, travailleurs forcés) et les parcours des réfugiés et rapatriés. “L’exposition montre bien à quel point les déplacements sont

Exode

trées pour la première fois, des images réalisées par les services de l’armée française lèvent une partie du voile qui occulte encore le cas très particuliers des “internés” alsaciens. Après la récupération par la France de l’Alsace-Lorraine perdue en 1871, de nombreux civils jugés “suspects” quand à leur sentiment nationaux connurent les premiers “camps de concentration” comme étaient désignés les centres d’internements où ils furent dirigés. C’est une page particulièrement sensible de l’histoire qui est ici explorée.

un enjeu pour les états-majors, précise Anne Bellouin, directrice de la Caverne du Dragon. Tout est très encadré par les autorités car dans un contexte de guerre, celui qui se déplace est toujours suspect.” A la lecture et à l’écoute Dans le cadre du programme des nombreux témoignages dis- Interreg “Mémoire de la grande ponibles sur bornes audio, force guerre”, cette exest de constaposition fait partie ter que les civils du cycle “la grande Celui qui se amenés à se guerre par quatre déplacer, qu’ils déplace est chemins” auquel soient Belges ou participent le musée toujours suspect Lillois, finissent de Cassel à travers bien souvent par une exposition sur garder leur destin en main, au les mouvements de troupes, l’Hisprix d’itinéraires parfois com- torial de Péronne qui s’intéresse pliqués qui amèneront certains au cas spécifique des soldats brijusqu’en Lituanie. tanniques et le musée d’Ypres qui

Une partie de l’exposition est consacrée à “l’image” dans la presse de ces réfugiés et rapatriés, mettant en avant la construction graduelle d’un archétype de la “Victime innocente” à travers des photos de vieillards ou de “mère avec ses enfants”. Peut-être mon-

dévoile l’un des aspects les moins connus de la grande Guerre : la venue massive de travailleurs chinois.

Si les déplacements sont très encadrés par les autorités, les “Civils en guerre” gardent bien souvent leur destin en main.


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En 1871, Jean-Baptiste André Godin publie Solutions sociales, un riche ouvrage de sciences sociales. Le bâtisseur du Familistère de Guise expose sa propre philosophie du progrès social, avant d’entrer dans le détail du fonctionnement du site. Cet ouvrage vient de faire l’objet d’une nouvelle édition, annotée notamment par Frédéric Panni, conservateur au Familistère. Guise

culture

15

à écouter

Godin dans le texte

L’Aisne : pourquoi republier Solutions sociales, 140 ans après sa première édition ? Frédéric Panni : Nous avons décidé de publier l’intégralité du texte de Godin, et non pas seulement les parties consacrées au Familistère, pour montrer la complexité de sa pensée. Godin était un pragmatique, on l’a dit, mais il n’était pas que cela, ce serait réduire le personnage. Solutions sociales est un ouvrage complet de philosophie sociale. J’aime bien cette phrase où il dit : “si ce n’est pas au contact du travailleur des champs ou de l’ouvrier de la fabrique que s’acquiert l’art de bien dire, c’est au moins auprès d’eux que peuvent s’étudier les questions qui intéressent les masses.” L’A : cette édition est enrichie de très nombreuses notes que vous avez rédigées avec Zoé Blumenfeld-Chiodo. Ces notes éclairent l’œuvre de Godin… F. P. : cela nous a demandé un travail considérable, car pour vérifier une note, il nous fallait parfois des jours… Nous avons commencé en 2006 et nous y avons consacré des milliers d’heures – absolument passionnantes. Notre volonté, par ces annotations, est d’approcher le plus finement possible l’univers intellectuel de Godin, de comprendre ses sources philosophiques, ce qu’il lisait, car Godin a lu énormément avant de se mettre à la rédaction de Solutions sociales. L’A : le titre même de l’ouvrage, Solutions sociales, semble annoncer des réponses concrètes à la question du progrès social, plus qu’un traité de philosophie. F. P. : il ne faut pas oublier le pluriel du titre. Godin n’a pas l’ambition de publier un manuel de

“Une partie de ma vie“ DERNIER PRO Propagande Records

Frédéric Panni, conservateur du Familistère.

la réforme sociale. Il parle de solutions au pluriel, entendant par là qu’il existe différentes pistes. D’ailleurs, il écrit avec vigueur à l’éditeur américain lorsqu’il se rend compte que la traduction américaine est au singulier. Godin propose ses solutions, en s’appuyant sur ce qu’il a réalisé à Guise. Il a longtemps hésité avant de publier Solutions sociales. Il a d’abord attendu que l’expérience du Familistère soit concluante. L’A : comment la critique de l’époque a-t-elle accueilli le livre de Godin ? F. P. : nous consacrons plusieurs pages, à la fin de l’édition, à la reproduction de ces critiques. Globalement, si beaucoup admirent la concrétisation de ces idées au Familistère, Godin se heurte à une incompréhension sur la partie métaphysique de Solutions sociales, alors même qu’il y tenait énormément. Pour lui, il était essentiel d’approcher au plus près de la nature humaine avant de se lancer dans la construction du Familistère. Mais on a plutôt raillé, à l’époque, l’incohérence

de sa philosophie. L’A : Godin apporte donc ses solutions sociales à la fin du XIXe siècle. Quels pourraient-être, aujourd’hui, les nouveaux territoires de réalisation des utopies du XXIe siècle ? F. P. : ce que Godin nous rappelle, pour commencer, c’est que le préalable à la réforme sociale, c’est l’amélioration des conditions matérielles du peuple. La plupart des expériences fouriéristes ou communautaires ont échoué lamentablement parce que, à l’arrivée, les gens crevaient de faim… Ceci dit, je crois que les nouvelles utopies se construisent dans la virtualité. Il n’y a plus besoin d’habiter ensemble pour faire partie d’une communauté : on peut aujourd’hui partager des idéaux, en habitant à Guise, avec des Brésiliens ou des Malgaches. Solutions sociales, de J.-B. A. Godin. Les éditions du Familistère. 656 pages, 19,50 E En vente au Familistère et en librairie

33 piges, le bel âge pour un troisième album solo, celui qu’on désigne souvent comme “l’album de la maturité“ ce qui semble bien être le cas à en croire ce titre comme un regard que notre rappeur du sud de l’Aisne jette par dessus son épaule, évaluant le chemin parcouru pour mieux rebondir vers des horizons musicaux encore inexplorés. Car en vrai pro qu’il est, notre homme n’aime pas se répéter. Après “Visions“, son 1er solo aux accents résolument hip hop sorti en 2005, “Loin de vos statistiques“, commis un an plus tard, posait une ambiance soul ondulant au rythmes de boucles jazzy à souhait. Pour “Une partie de ma vie“, Nico s’est donné le temps de peaufiner ses rimes et aussi de bien s’entourer. Dr Swing, DJ LP2, Flag, DJ Greem (Hocus Pocus), Dany Dan (Sages poètes de la rue) Loréa : une vraie dream team réunissant la fine fleur du rap français au service d’un rap pur et intègre qui reste la marque de fabrique du pro. Si les coups de gueules partent comme quelques bonnes gifles (Vendetta, Pauv’mec) l’âpre rappeur laisse aussi tomber des pans de son armure, révélant les blessures de son âme (La vie passe trop vite) ses aspirations à l’universel (Citoyen du monde) et ses élans de jeune père (Eden). www.dernierpro.com


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culture

l'Aisne 183 magazine du Département - Mars/Avril 2011

à lire

Ateliers, rencontres, débats : le 29e Ciné jeune de l’Aisne promet de grands monents de cinéma.

Saint-Quentin “En Thiérache - Contes et récits du temps perdu” d’Alfred ROCOULET Edition Le livre d’histoire – Lorisse. 196 pages, Prix : 26 E Voilà une réédition bienvenue : les contes et récits du temps perdu en Thiérache, d’Alfred Rocoulet, parus en 1955, racontent avec truculence les petits bonheurs et grands malheurs des gens de peu comme des seigneurs. On y croise une multitude de personnages attachants : Arthur, le saisonnier qui mange douze crêpes à la suite et se vante d’avaler les grenouilles vivantes ; l’instituteur Latouche, “sculpteur d’hommes” ; Dom Louis, abbé de Foigny, couvert d’or par le roi Louis XI après une bataille victorieuse… Les dix-huit histoires recensées dans l’ouvrage sont de celles que l’on se racontait à la veillée, les soirs brumeux, prompts à débrider l’imagination. Car si ces histoires ont parfois un fond de vérité, elles tiennent à la page grâce au talent de conteur de leur auteur. Alfred Rocoulet, originaire de La Bouteille, était lui-même un de ces pittoresques curés du siècle dernier, qui organisait des soirées cinéma dans les villages, lorsqu’il n’écrivait pas ces petites histoires thiérachiennes.

Du 8 au 15 avril, le 29e Ciné jeune de l’Aisne prend ses quartiers à Saint-Quentin et investit 26 lieux de diffusion du département pour un festival axé sur le thème du cirque.

En piste !

affiche dès lors sur ses copies et “Le cinéma à destination ses supports de communication du jeune public est très créala mention “Grand prix du Ciné tif, chaque année nous recejeune de l’Aisne”. vons en moyenne 150 films à visionner pour la seule compétition longs métrages, “Le Ciné jeune reste avant tout un grand moment nous n’en sélectionnons qu’une dizaine.” Pour Céde rencontre et d’échange qui se prolonge au delà line Ravenel, déléguée artistique du Ciné jeune de du festival, précise Céline Ravenel. Nous travaillons l’Aisne, le marathon qui précède le lancement de beaucoup avec des indépendants qui savent acchaque festival est déjà commencé depuis quelques compagner leur film. Pour le public, rencontrer un mois. Bien connu dans la profession pour être hisacteur ou un réalisateur est un moment fort, ce fut toriquement le premier festival de cinéma jeune le cas l’an passé avec l’actrice Anne public créé en France, le Ciné Jeune Brochet ou Jim Capobianco, scénade l’Aisne a aussi l’avantage d’arriver Rencontrer riste de Ratatouille.” Le jury jeune dans l’année juste après Berlin. Cela international réunit 14 adolescents lui permet d’offrir une programmation un acteur ou venant de Finlande, Croatie, Alleriche en films inédits et avant-premagne, Italie, Croatie, Belgique et un réalisateur est mières alléchantes, cette année enMaroc ainsi que des collégiens et core, avec la venue du très attendu un moment fort. lycéens de Saint-Quentin avec qui “Popeye”, en 3D et images de synle partenariat se poursuivra. Ceux de thèse. Intégré au sein de l’EFCA (Asl’an passé reviennent cette année au festival pour sociation Européenne du Cinéma pour l’Enfance et présenter un court métrage qu’ils ont eux-mêmes la Jeunesse) le festival a su se distinguer par sa poécrit et réalisé. L’édition 2011 sera également l’oclitique d’aide à la distribution pour les films primés casion d’ateliers dédiés aux arts du cirque avec l’ascomme l’a encore démontré récemment la sortie en sociation cotterézienne “Circus Virus”. DVD de “Samson et Delilah” de Northton Warwick, Grand Prix et Prix de la Ville de Saint-Quentin 2009. contact Doté d’une aide à la distribution de 5 000 E par www.cinejeune02.com le Conseil général de l’Aisne, ce long métrage qui gagnait la caméra d’or à Cannes la même année


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Comprendre le budget dĂŠpartemental

dossier 17


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dossier

Les dépenses

Dépenses d’investissement - Equiper le territoire : 107 millions d’euros Après des années exceptionnelles, liées dans un premier temps à l’ouverture du Center Parcs Domaine de l’Ailette puis au plan de relance, les dépenses d’investissement diminuent. Dans un contexte budgétaire très contraint, il a été décidé de différer dans le temps ou de planifier à plus longue échéance certaines opérations. Toutefois

le Conseil général maintient ses engagements : poursuite du Plan Collèges, du programme Utopia au Familistère de Guise, du Plan départemental d’élimination des déchets ménagers, et maintien élevé des subventions d’équipement aux communes et intercommunalités. Dans cette section budgétaire figurent également les travaux routiers, dont le montant a été fixé à plus de 24 millions d’euros.

26,5 24,2

9,5

6,6

3,6

4,6

2,8

7,4

enseignement environnement territoire économie tourisme social logement ressourses internes sport / culture voirie Chiffres exprimés en millions d’euros

Dépenses de fonctionnement - L’action publique au quotidien : 463 millions d’euros La hausse très contenue de ces dépenses traduit la volonté du Conseil général de l’Aisne de faire mieux à moindre coût. Dans ce chapitre du budget sont comprises des dépenses obligatoires, liées aux compétences dévolues par l’Etat : l’action sociale, protection de l’enfance et de la famille, personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes en situation de précarité représente 236 millions d’euros. Dans ce montant apparaissent les trois grandes allocations de solidarité : - l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) : 51,8 ME - la PCH (Prestation de compensation du handicap) : 10,5 ME - le RSA (Revenu de solidarité active) : 67,5 ME.

social personnel enseignement SDIS administration générale économie tourisme voirie sport / culture divers environnement territoire / transport

Le Conseil général a choisi de préserver sa capacité d’action publique et de maintenir ses interventions dans le champ de ses compétences facultatives : - interventions dans le secteur économique (avec le FIDARCO) pour soutenir nos entreprises et le réseau artisanal en milieu rural, alors que l’Aisne connait un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale - interventions en matière touristique, le tourisme constituant un vecteur stratégique de développement local - maintien de la gratuité des transports scolaires pour les familles en milieu rural, - aides aux clubs sportifs, aux compagnies de théâtre, aux écoles de musique, aux centres de loisirs… à toutes ces associations, composées de nombreux bénévoles, qui sont le vecteur du lien social

236,5 97,1

1,2

46,9 7,8 19,3 1,9 5,85 5,9 7,2

20,0

Chiffres exprimés en millions d’euros


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dossier

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Les recettes En 2011, la structure des recettes départementales est modifiée en profondeur. La fiscalité départementale représentait en 2010, 43% des recettes de fonctionnement, elle n’en représente plus aujourd’hui que 27%, ce qui, pour le département, signifie une perte de son autonomie de gestion… et donc, de sa capacité d’action et d’initiatives.

La situation aurait été encore plus délicate sans la décision, en 2010, de délier les taux et de relever la part départementale sur le foncier bâti (parallèlement à une diminution de la part départementale sur la taxe d’habitation). Le département aurait alors été contraint de supprimer 11,2 millions d’euros d’action publique pour équilibrer son budget.

205,0 dotations et compensations taxe sur les contrats d’assurance taxe intérieure sur les produits pétroliers autres impôts droits de mutation CVAE (remplace taxe professionnelle) taxe sur le foncier bâti

137,0

Chiffres exprimés en millions d’euros

36,7 42,3

36,4

6,4

39,6

Le Conseil général à vos côtés Age tendre et tête bien faite Dépenses d’investissement Plan collèges : - études 45 000 E - chantiers Plan Collèges : 18 ME - ENT (Espace numérique de travail) : 1,1 ME Dépenses obligatoires Fonctionnement des collèges publics : 6,6 ME Fonctionnement des collèges privés : 871 756 E Entretien et petits travaux dans les collèges : 563 000 E Rémunération des TOS en contrats aidés : 600 000 E Remboursement aux familles des frais de transport scolaire des élèves en situation de handicap : 45 000 E Dépenses facultatives Prise en charge des coûts de transport scolaire : 30, 83 ME Frais de surveillance des élèves aux établissements scolaires : 500 000 E Frais de surveillance des élèves d’âge pré-scolaire dans les cars : 225 000 E Enseignement du premier degré : - Aide au transport des élèves vers les piscines : 220 000 E - Aide pour les cantines : 1 150 000 E - Classes de découverte, de patrimoine, artistiques, de neige, de danse, itinérantes, séjours éducatifs et à dominante physique et sportive : 720 890 E

Enseignement du second degré - Aide aux séjours linguistiques : 60 000 E - Contrat départemental culture et collèges : 120 000 E - Bourses départementales : 650 000 E Enseignement supérieur - Bourses d’enseignement supérieur, allocations d’études et bourses d’études supérieures à l’étranger : 2 800 000 E Centres d’orientation et d’information : 40 580 E Centre départemental de documentation pédagogique : 93 068 E


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le Conseil géné

dossier

De 0 à 107 ans : enfance et famille, personnes âgées, personnes handicapées

Dépenses obligatoires Etablissement départemental de l’enfance et de la famille : 7,229 ME Aide à l’enfance : 58,6 ME Protection maternelle et infantile : 1,7 ME Dépenses facultatives Aide sociale à l’enfance : 2,5 ME Protection maternelle et infantile : 268 200 E (pour achats de vaccins, contrats enfance/jeunesse et accueil du jeune enfant).

Dépenses facultatives Actions en faveur des personnes âgées : 1,2 ME - Financement des CLIC - Centrale d’écoute télé-alarme

Personnes âgées

Personnes handicapées

Dépenses obligatoires Allocation Personnalisée d’autonomie : 51,843 ME - APA à domicile : 35 ME - APA en établissement : 16,13 ME Aide aux personnes âgées : 11,9 ME (ces aides concernent principalement les frais d’hébergement en maison de retraite et les aides ménagères pour les personnes âgées bénéficiant de l’aide sociale).

Dépenses obligatoires Règlement des frais d’hébergement en foyer : 40,85 ME Allocations compensatrices pour tierce personne : 5,4 ME Prestation de compensation du handicap : 10,5 ME Dépenses facultatives Participation financière du département au Fonds de compensation du handicap : 100 000 E Règlement des frais d’aide ménagère : 28 000 E

Personnes bénéficiaires du RSA Dépenses obligatoires Versement des allocations RSA : 67,5 ME Dépenses facultatives Dispositifs d’insertion en faveur des bénéficiaires du RSA : 6,7 ME

Action sociale générale Dépenses obligatoires Fonds d’aide aux jeunes : 600 000 E Dépenses facultatives Action sociale générale : 820 000 E

Logement Dépenses obligatoires : 1,8 ME


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ral à vos côtés

dossier

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Culture, sport, loisirs… plus belle la vie ! Dépenses obligatoires La lecture - Bibliothèque départementale de prêt : 470 100 E Dépenses facultatives Lecture : - Aide aux communes pour l’achat de livres et la création d’emplois qualifiés : 30 000 E - Manifestations liées à la lecture (Village du Livre, Conte en Picardie) : 22 000 E

Aide aux équipes de clubs évoluant au niveau national amateur : 290 000 E Aide au fonctionnement des comités sportifs et associations départementales : 460 000 E Animation locale 572 456 E

Musées et archéologie - Pôle du Chemin des Dames : 665 000 E - Bourses de recherche (Guerre 14/18) : 32 000 E - Pôle archéologie : 88 200 E - Programme UTOPIA de valorisation du Familistère de Guise : 1,2 ME - Mission Chemin des Dames/Familistère de Guise : 200 000 E - Aide aux associations de musées, histoire et d’archéologie et associations d’anciens combattants : 335 340 E - Fondation du Patrimoine : 30 000 E Culture - Soutien aux acteurs ou projets culturels (MCL Gauchy, Arène Collection, Fort de Condé, Centre d’art actif de Fresnoy le Grand…) : 81 050 E - Théâtre amateur : 61 000 E - Théâtre professionnel (compagnies théâtrales prof.) : 235 615 E - Collège au cinéma : transport des élèves : 25 000 E

C’est dans ma nature !

Education populaire et de jeunesse : 542 784 E

Dépenses obligatoires Plan climat 30 000 E Schéma des espaces naturels sensibles : 449 150 E Equipement de circuits de randonnée : 44 350 E CAUE : 450 000 E

Sport : 1,932 ME Bourses aux athlètes 150 000 E Aide au fonctionnement des clubs sportifs : 390 000 E Aide à l’organisation de manifestations sportives pour les associations : 100 000 E

Eau SATESE (Service d’assistance technique aux exploitants de stations d’épuration) : 255 000 E Union des syndicats d’aménagement et de gestion des milieux aquatiques : 20 000 E

Musique et danse - Adama : 310 000 E - Activités dans le domaine de la musique : 1 273 929 E

Déchets - Plan de gestion des déchets : 200 000 E Dépenses facultatives Soutien aux associations de gestion de la randonnée, de l’air et d’éducation à l’environnement (CPIE, Adree, Vie et Paysages) : 400 000 E Centre de ressources environnementales Géodomia : 15 000 E Eau Aménagement de cours d’eau (Entente Oise/Aisne, Entente marne, Ameva) : 930 500 E Déchets Projets prévention déchets 15 000 E Bacs de collecte pour magasins grande distribution : 6 000 E Récompenses aux guides composteurs : 3 000 E Aménagement numérique du territoire : 92 000 E Politique de développement durable : 325 712 E


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ils font bouger l'Aisne

Alain Breuil, le pdg bricoleur Sissonne Alain Breuil a la passion des automatismes.

Charly/Marne

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Sa fille Sylvie l’appelle Géo Trouvetout. Alain Breuil, 65 ans, pdg de l’entreprise STA, à Sissonne, est un as de la bricole. Dans les ateliers, pas une machine qui n’ait reçu une modification, une amélioration… STA, 35 salariés, est une PME spécialisée dans la fabrication de pièces de vélo - plateaux, pédaliers, bidons… - haut de gamme. De Fausto Coppi à Bernard Hinault ou Armstrong, tous les vainqueurs du Tour de France ou presque ont gagné avec des pièces fabriquées dans l’Aisne. “Mon beau-père a créé la société en 1947. Après mon mariage avec sa fille, il m’a pris dans la boîte, en 1968.” Alain Breuil a déjà une passion intense pour les automatismes. “Ça me vient de mon enfance dans le Limousin, chez mes grands-parents qui m’ont élevé. Il y avait de tout, autour de la ferme, des carcasses de voitures, tout. J’ai commencé à démonter, remonter…” Dans l’usine, il améliore sans cesse, bricole… “Cette machine, par exemple, je l’ai récupé-

rée chez Knorr, où elle faisait de la soupe.” Quelques aménagements plus tard, la voici qui fixe les bouchons sur les bidons ! Et tout est à l’avenant. Dans les années quatre-vingt, l’arrivée des machines à commandes numériques rend les premiers automatismes d’Alain obsolètes. Qu’à cela ne tienne. “Je me suis mis à l’informatique, à fond. Je crois que j’en sais plus que Bill Gates sur les PC !” plaisante-til. Et le voilà qui crée des programmes. “Je n’aime pas que la machine dirige. Surtout, c’est utile d’avoir des programmes adaptés à notre process de fabrication.” De fait, la passion d’Alain Breuil n’est pas qu’une lubie un peu exotique. Elle a permis d’asseoir la PME dans le paysage mondial du milieu du cyclisme. 70 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’exportation, et STA fabrique tous ses produits dans l’Aisne, quand ses concurrents sont à Taïwan. En phase de transmission à sa fille, Alain Breuil a désormais du temps. Qu’il consacre notamment à ses amies les machines. “Chez moi, j’aime démonter des machines, comprendre comment elles ont été conçues. Je pense aux dix ou vingt bonhommes qui ont planché pendant des mois pour la concevoir, la réaliser. C’est des hommes qu’il y a derrière tout ça, et je ne l’oublie jamais.”

Un dictionnaire des "tubes"

Le matin, Yannick Selveng allume la chaîne hi-fi avant la cafetière. Il est tombé dans la musique quand il était petit, et du soir au matin, il colle une bande son à sa vie quotidienne. Son truc, c’est les tubes. Les hit-parades, les top 50… Il est incollable. A tel point qu’il vient d’éditer un incroyable “dictionnaire des tubes” de 1950 à 2010. Un travail de bénédictin - sauf que les moines travaillent en silence. Yannick a compilé l’ensemble des données disponibles pour établir ses classements. “Il y a le top 50, à partir de 1984, mais avant, il y avait aussi des hit-parades. Le problème, c’est que les maisons de disques avançaient des chiffres fantaisistes, et que les radios avaient chacune leurs artistes, qu’elles matraquaient dix fois par jour.” Yannick tombe alors sur un bouquin du journaliste Daniel Lesueur, qui établit des classements avant le Top 50. Le journaliste et son éditeur l’autorisent à utiliser ces données. “Je ne me voyais pas commencer avec les années 80 et ne pas parler des yé-yés, par exemple.” A l’arrivée, le dictionnaire des tubes en France recense 3 644 interprètes. Un livre qui se lit en chantant :

faites le test. C’est comme une madeleine de Proust qu’offre Yannick. Un titre, et c’est la chanson, oubliée depuis vingt ou trente ans, qui revient en mémoire. Les vrais tubes, qu’ils soient bons ou non, ont ceci de commun qu’on en retient facilement la mélodie. Roi des tubes, Johnny Halliday. Yannick Selveng a dressé un top 30 pour chaque décennie : Johnny est numéro 1 depuis… 1960 ! Même Mickaël Jackson ou Madonna n’ont pas réussi à détrôner l’idole des jeunes. “Il s’agit des classements des 45 tours, pas des albums” précise Yannick. “Quelqu’un comme Richard Anthony a vendu dix millions de disques, et ce ne sont que des 45 tours.” Les classements révèlent aussi que ce ne sont pas les meilleurs qui arrivent en tête : Lorie a déjà été numéro 1, contrairement à James Brown ou Gainsbourg ; quand aux élèves de la “Star’ac”, ils surclassent Jacques Brel ou Brassens…

se renseigner :

www.dictionnairedestubesenfrance.com

Yannick Selveng, le hit dans la peau.


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Parce que le récit d’une vie est un témoignage de valeur pour l’entourage de tout un chacun, Frédéric Macaigne se fait le biographe de quiconque lui confie l’écriture de tout ou partie de son histoire personnelle.

ils font bouger l'Aisne

“L’idée m’est venue il y a une dizaine d’années : pourquoi il n’y aurait que les stars dont la vie est racontée dans les livres ?” En qualité d’instituteur, Frédéric Macaigne est un amoureux des livres et ne les imagine pas disparaître de sitôt même à l’heure du tout numérique. “C’est un objet qui restera, assure-t-il. On le prend en main, on le feuillette, il n’y a pas besoin des dernières mises à jour pour pouvoir le lire.” Autre constat : le dialogue entre générations se raréfie dans les familles et le récit d’une vie couchée sur papier est une façon de garder un témoignage vivant. Depuis un an qu’il s’est lancé dans cette entreprise, notre biographe a réalisé une dizaine de livres qui vont de la saga familiale à l’histoire d’une entreprise ou le recueil d’une correspondance, il peut aussi s’agir d’une courte “tranche de vie”. “Mon dernier travail raconte par exemple les deux années de guerre d’Algérie d’un monsieur aujourd’hui âgé de 75 ans, explique Frédéric Macaigne. Son témoignage sur ce qu’il a

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vécu en Kabylie illustre particulièrement le décalage qu’il y avait entre le discours officiel et la réalité. La question qui revenait sans cesse dans nos entretiens c’est : “Est ce que vous croyez ce que je vous raconte ?” Abondamment illustrés de photographies légendées et remises dans leur contexte, les albums de vie ne sont pas destinés à un autre public que celui des proches du commanditaire et ne sont donc tirés qu’à quelques exemplaires. “Avec l’accord des personnes, peut être que certains feront l’objet d’une diffusion plus grande parce qu’ils abordent des sujets qui peuvent intéresser un large public, précise Frédéric. Quelqu’un qui dans sa jeunesse a souffert de la poliomyélite et a vécu en situation de handicap m’a livré son témoignage dernièrement, c’est un récit qui peut intéresser beaucoup de gens.”

Livre de vie

Saint-Quentin

Amoureux des livres, Frédéric Macaigne écrit et réalise l’album de votre vie.

contact

06 21 43 49 94 http://biographe-saint-quentinalbum-de-vie.e-monsite.com

Passionnée d’art, Françoise Mary-Lebon crée sa société d’édition. Ses premières commandes mettent à l’honneur la cathédrale de Laon sous le trait fouillé et facétieux de l’artiste François Schmidt.

Edition spéciale Une passion dévorante pour l’art et beaucoup d’envie de la faire partager, c’est ce qui ressort de l’expérience de Françoise Mary-Lebon qui a mené sa carrière de professeur-documentaliste de Reims à Valbonne avec un profond désir d’entreprendre et d’apprendre toujours plus. Cette soif de connaissance la mènera à entrer à l’école du Louvre pour en sortir diplômée trois ans plus tard et à compléter une formation de guide conférencière régionale pour assurer les visites touristiques de la cité couronnée où elle est revenue vivre depuis deux ans. “Pour connaître assez bien le milieu de l’édition, je me suis dit que c’était peut être le moment de passer le pas, explique la jeune retraitée. J’ai tout de suite pensé à François Schmidt qui est un artiste dont je connais le travail depuis l’époque où il s’occupait du Cirque à Reims. Ses dessins fourmillent

Laon

de petits détails, sa vision de la cathédrale de Laon, devenue sous son trait la “cathédrale de chimères”, est pleine de poésie et d’humour.” Déclinée en deux dessins grand format, un jeu de huit cartes postales et un marque-page, cette première édition sera bientôt suivie d’un travail photographique encore une fois basé sur Laon et notre éditrice n’exclut pas de se lancer prochainement elle-même dans l’écriture pour proposer des livres destinés à la jeunesse sur le thème de l’architecture médiévale.

contact 03 23 20 40 87 - 06 29 36 65 72 www.editions-marylebon.com

La “cathédrale de chimères” est la 1re œuvre des éditions Mary-Lebon.


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l'Aisne, un temps d'avance

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Le Conseil général de l’Aisne va adopter, d’ici l’été prochain, un schéma directeur d’aménagement numérique (SDAN). Concrètement, il s’agit de faire le point sur la situation actuelle. Et de préparer l’arrivée du très haut débit, notamment la fibre optique dans les foyers.

Objectif fibre En moins d’une décennie, les usages d’Internet ont considérablement évolué : jeux en réseau, téléchargement de films… Et si, en l’an 2000 un débit de 512 K faisait rêver - rappelez-vous des tout premiers modems, avec leur cri strident et la lenteur de leurs 56 K - il est aujourd’hui considéré comme insuffisant pour les aficionados du téléchargement. Ce qui est vrai pour les particuliers l’est aussi pour les entreprises, même si celles-ci peuvent, si elles le souhaitent, souscrire à des lignes spéciales. Chacun sait qu’à l’horizon de cinq, dix ou vingt ans, il faudra proposer des débits plus importants aux particuliers comme aux entreprises. La solution technique existe : la fibre optique, qui permettrait aux particuliers d’obtenir un débit de 100 Mega. Actuellement, les lignes ADSL classiques, qui équipent la plupart des foyers, sont des simples fils de cuivre. La fibre optique a cependant un inconvénient majeur : son coût. Pour l’Aisne, l’enjeu est essentiel. Etre en re-

Les usages d’internet ont évolué et nécessitent souvent un débit important.

tard sur le très haut débit serait pénalisant à tous les niveaux. Aujourd’hui, la plupart des entreprises qui s’implantent regardent autant les infrastructures routières que les possibilités de très haut débit. Quant aux particuliers, ils cherchent un environnement agréable… et connecté au reste du monde. Adoptée en décembre 2009, la loi contre la fracture numérique prévoit que les collectivités adoptent des Schémas directeurs d’aménagement numérique (SDAN). Le rôle de ces schémas est inscrit dans le texte : ils “recensent les infrastructures et réseaux de communications électroniques existants, identifient les zones qu’ils desservent et présentent une stratégie de développement de ces réseaux, concernant prioritairement les réseaux à très haut débit fixe et mobile, y compris satellitaires, permettant d’assurer la couverture du territoire concerné.”

L’idée est donc de penser dès aujourd’hui le futur maillage du territoire en très haut débit. Au XXe siècle, on a électrifié les campagnes ; puis, le téléphone a été amené à l’ensemble des foyers. C’est donc aujourd’hui le tour du très haut débit. Avec, notons-le au passage, une différence de taille : les opérateurs privés - France Telecom, SFR, Bouygues, Free, etc. - n’investiront que dans les villes les plus importantes, considérées comme rentables. Charge aux collectivités de se débrouiller avec la ruralité… C’est un peu ce qui s’était passé avec l’implantation d’antennes relais pour les téléphones portables. Dans l’Aisne, le schéma est en chantier ; il devrait être proposé au vote des élus d’ici l’été prochain. Des mois de travail qui vont être mis à profit pour analyser finement la situation. A l’arrivée, le Schéma débouchera sur des propositions d’actions, des zonages…et le chiffrage des coûts. La volonté du Conseil général est d’offrir les meilleures possibilités d’accès à internet à tous.

Des zones d’activités connectées Dans le département, six zones d’activités disposent d’un point d’accès très haut débit permettant aux entreprises de souscrire à des services allant jusqu’à 16 Mbit/s ou 100 Mbit/s grâce à des raccordements sur fibres optiques.

le point sur... Dans l’Aisne, 98,5 % des foyers ont accès à l’ADSL classique. 1 000 foyers ont une connexion internet par un système radio. Il reste 0,5 % des foyers non couverts, pour lesquels seule une solution satellite est possible.


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Craonne

16 avril 1917, "date funeste et funèbre"

Questions sur l’offensive Nivelle à Nicolas Offenstadt, maître de conférences à la Sorbonne, médiéviste et spécialiste de 14-18, qui a dirigé la publication d’un ouvrage de référence sur le Chemin des Dames*. L’Aisne : on désigne couramment l’offensive du printemps 1917 au Chemin des Dames comme “l’offensive du 16 avril”, date qui correspond au premier jour de l’opération. Cette ellipse ou ce déplacement a-t-il un sens du point de vue historique ? Nicolas Offenstadt : le 16 avril 1917 est assurément le jour clé de ce qui est appelé l’offensive Nivelle ou la bataille du Chemin des Dames. C’est vers ce jour que sont tendus tous les préparatifs de l’état-major, même si la date de l’assaut a été repoussée à plusieurs reprises. C’est aussi pour les soldats l’espérance en la victoire qui signifie le retour à la maison et la fin des souffrances endurées sur le front. C’est encore un jour clé parce que très vite, soldats et officiers se rendent compte de l’hécatombe, que le plan de Nivelle ne marche pas, que la percée attendue ne se réalise pas. Il reste pour la mémoire combattante, comme le dit L’Almanach du combattant en 1957, une “date funeste et funèbre”. Maintenant, nommer une bataille, en dessiner les contours, l’étendue et les limites chronologiques et géographiques comporte toujours une part de choix. Evoquer “l’offensive du 16 avril” c’est d’abord insister sur l’assaut et l’attaque, définir la bataille à l’ancienne si l’on peut dire. C’est certes réduire les combats de 1917 sur le Chemin des Dames à ce moment initial alors que l’on sait combien la lutte a été dure, en mai à nouveau, à l’été encore et pour l’offensive de La Malmaison en octobre. Mais insister sur le 16 avril, c’est une manière de ne pas dissoudre l’opération majeure

et son échec dans une forme de continuum qui finit pas diluer la lecture de l’événement, relativiser les responsabilités de l’état-major, par exemple en valorisant des victoires partielles (comme la prise de Craonne en mai), des formes atténuées d’offensive comme celle de La Malmaison. L’A : qu’est ce que cette offensive a changé dans le cours de la guerre ? N. O. : d’une certaine manière, la bataille du Chemin des Dames ne rompt pas avec les pratiques de guerre du commandement. On y retrouve ce qui s’est passé en 1915 en Artois et en Champagne, en 1916 à Verdun et dans la Somme. A savoir l’idée de la nécessaire percée du front, par une vaste offensive, pour rétablir une guerre de mouvement et repousser l’ennemi. D’un autre côté, en 1917 la lassitude et le poids de la guerre sur les populations ne cessent de s’alourdir et du coup la déception, après l’échec d’une offensive qui devait mener à la victoire finale, est

aussi considérable. Cet échec participe du déclenchement des grandes mutineries du printemps et de l’été dans l’armée française. Comme l’a souligné André Loez, ce n’est pas le commandement qui entend réduire les offensives après l’échec du 16 avril mais les désobéissances massives qui limitent sa marge de manœuvre. La bataille de 1917 symbolise cependant et pour longtemps une guerre dévoreuse d’hommes, un commandement très dispendieux en pertes humaines et aussi les refus de guerre. Avec la première participation des chars français au combat, certes très difficile, c’est malgré tout une étape dans un nouvel usage du matériel. Ce qui fera la décision en 1918, c’est surtout l’usure de la société et de l’économie allemande, l’effondrement de l’armée du Reich, avec l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des alliés.

Chemin des Dames. Photographies de l’album de Jacques Fehrenbach, officier-téléphoniste, 403e RI. D.R.

* Le Chemin des Dames. De l’événement à la mémoire, collectif, Offenstadt Nicolas (dir.), Paris, Stock, 2004. 14-18 aujourd’hui. La Grande Guerre dans la France contemporaine, Offenstadt Nicolas (dir.), Paris, Stock, 2004.

histoire

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repères

But - “Rompre le front d’un seul coup en 24 ou 48 heures”. Le général en chef Robert Nivelle a fini par imposer son idée d’une offensive de grande envergure, engagement qui doit être “décisif” après 33 mois de guerre, planifié sur un front très large : du Chemin des Dames dans l’Aisne jusqu’à la plaine de Reims, incluant le secteur des Monts de Champagne. 1,2 million d’hommes sont à pied d’œuvre. L’échec : Le 16 avril au

soir, l’échec est patent. L’effet de surprise n’a pas joué, la préparation d’artillerie s’est avérée inadaptée. Les Allemands, qui ont réduit et consolidé leur ligne de front, ont patiemment fortifié le Chemin des Dames, l’ont hérissé de mitrailleuses, ajoutant à la difficulté extrême que constitue la topographie du terrain. La première offensive est stoppée le 20 avril. Sur le seul secteur du Chemin des Dames (Ve , VIe et Xe armées françaises) pour la période du 16 au 30 avril on compte 82 383 tués, disparus et blessés (1). L’offensive connaît une deuxième phase jusqu’au 8 mai. (1) Denis Rolland dans Fédération des Sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne, Mémoires tomes LV, 2010, “La question des pertes sur le Chemin des Dames.”


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territoire de l'Aisne

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Les Portes de la Thiérache

Pour Joseph Braem, ancien Conseiller général, le canton est devenu principalement résidentiel.

Caroline Dupuy, actrice du renouveau culturel du territoire.

Les Portes de la Thiérache sont délimitées au nord par la vallée de la Brune et au sud par la Serre. Entre les deux, une terre agricole polymorphe, aujourd’hui terreau d’une renaissance culturelle.

Bien vivre entre Avec un peu moins de 7 500 habitants dont près de la moitié réside dans les deux bourgs principaux de Rozoy-sur-Serre et Montcornet, les Portes de la Thiérache forment un trait d’union entre les riches plaines Laonnoises et les premiers plissements du massif ardennais. “La vallée de la Serre marque une vraie frontière dans le canton : les cultivateurs au Sud, les éleveurs au Nord”, rigole

Joseph Braem, enfant du pays, qui a été conseiller général pendant 26 ans. Si les paysages marquent toujours cette fracture, entre un nord bocager et un sud-est de polyculture, les différences se sont estompées. L’agriculture n’est plus, de loin, la principale activité du canton. A partir des années soixante, quelques industries se sont implantées. “Au bon moment, se

souvient Joseph Braem. Digue a employé jusqu’à 700 personnes à Rozoy, et a absorbé les anciens salariés agricoles, à l’époque où la mécanisation les faisait disparaître.” Digue a, depuis, fermé ses portes. “Les problèmes de l’industrie correspondent à une diminution de la population” remarque Joseph Braem. Une population stabilisée depuis une dizaine d’années. “Nous sommes


territoire de l'Aisne

Serre et Brune devenus un canton principalement résidentiel, où les gens habitent, parce que l’environnement y est très agréable, mais travaillent parfois ailleurs.” La position géographique des Portes de la Thiérache est en effet un atout, à équidistance de nombreux centres urbains. “Les gens de Montcornet sont tournés vers Laon ; au nord, c’est plutôt Hirson ; et à l’est, du côté de

Dizy-le-Gros, on regarde vers Reims” souligne de son côté Caroline Dupuy, agent de développement à Thiérache animation culture tourisme (TACT). Sur ce territoire, de nombreuses initiatives culturelles voient en effet le jour. TACT a d’abord ouvert une école de musique, il y a six ans. “C’est un beau succès : nous avons 80 élèves” précise Caroline Dupuy. Dans la foulée,

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Cultures et bocage composent le visage des Portes de la Thiérache comme à Chéry-les-Rozoy.

ont été lancées les Semaines musicales, qui proposent des concerts gratuits et variés dans l’ensemble des 29 communes, aux environs du week-end de la Pentecôte. Rozoy accueille, en permanence, une compagnie professionnelle, la Bigarrure, qui sème dans les écoles et dans les villages la graine du théâtre. Côté loisir, une ancienne voie ferrée, le Val de Serre, a été

aménagée pour les marcheurs, sur 16 kilomètres, de Montcornet à la frontière ardennaise. Tout récemment, une piscine vient d’ouvrir à Chaourse. Et, au niveau scolaire, deux collèges accueillent des élèves, à Rozoy et Montcornet. Le territoire ne se contente pas d’offrir un cadre de vie, il travaille ainsi au développement des services à sa population.


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territoire de l'Aisne

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Grandes plaines de polyculture au sud et à l’est de Montcornet ; bocage et élevage laitier au nord : l’agriculture, dans les Portes de la Thiérache, se décline au pluriel et se conjugue au futur.

Mosaïque agricole Malgré la crise laitière, Jérémy Pécheux, qui entame son second mandat à la tête des Jeunes agriculteurs du canton, compte bien reprendre l’exploitation de ses Jean-Luc Villain et Thierry Lefèvre, éleveurs bio à Archon. parents. “Mais à mi-temps. Ils ont quarantecinq vaches sur quatre-vingts hectares, à Brunehamel. Ils en vivent, mais… pas comme différent, où l’on ne met pas tous ses œufs pas de produits phytos de synthèse, pas de on vit, nous, aujourd’hui. Les jeunes ont des dans le même panier.” céréales OGM, bien sûr… - mais, aussi, les besoins différents de leurs parents.” Jérémy plaisirs associés. A Archon, le GAEC de la est salarié agricole, en atPetite Prée a choisi depuis Le lait bio bénéficie d’une prime, d’environ tendant son installation. On doit s’adapter longtemps un développe- 100 euros pour 1 000 litres. Les trois ThiéL’été, il fait les moissons ; ment différent : les trois rachiens élèvent également des moutons, puis, à l’automne, il est ou disparaître. Il faut associés, Jean-Luc Villain, selon le cahier des charges bio également. chauffeur d’ensileuse, et se remettre en cause, Hervé Loizeaux et Thierry Ils en vendent les trois-quarts en direct, sans travaille sur une trentaine Lefèvre ont converti leur intermédiaire. L’exemple, pour l’instant, ne de fermes. C’est dire s’il trouver d’autres exploitation en bio dès fait pas tâche d’huile. “La Picardie est la connaît son petit monde. sources de revenus, 2002. Pour Jean-Luc, le dernière région de France pour le bio, avec “C’est sûr que les points plus ancien, il s’agissait 0.5 % des surfaces, souligne Thierry. Nous de vue sont différents, entre le sud du canton et le nord. L’élevage, “de retrouver un sens à mon travail. Et puis accueillons des stagiaires, il y a quelques c’est particulier, c’est difficile.” Mais ça ne je voyais bien les paysages se dégrader, les jeunes qui s’installent… les consommateurs lui fait pas peur. “On doit s’adapter ou dis- cultures remplacer les pâtures…” Le GAEC a sont en demande, la France doit importer paraître. Il faut se remettre en cause, trouver pris le chemin inverse : une centaine d’hec- 40 % de lait bio de l’étranger.” L’avenir est d’autres sources de revenus, faire comme tares de culture reconvertis en prairie pour aussi à chercher de ce côté-là. en Allemagne, où les éleveurs laitiers ont in- les vaches. Dix kilomètres de haies replanvesti dans le photovoltaïque ou le biogaz…” tées. Et un travail en bio, avec toutes les Jérémy plaide pour un “développement contraintes réglementaires - pas d’engrais,

Ce qu'il faut voir

Village typique de la Thiérache, Parfondeval a été sélectionné par l’association des Plus beaux villages de France. L’église fortifiée Saint-Médard date du XVIe siècle. Mais à Parfondeval, ce qui est remarquable, c’est l’ensemble du site : les maisons, de brique et de torchis, forment une enceinte autour de l’église. L’église est ouverte de mai à octobre, de 10 heures à 18h30.


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territoire de l'Aisne

Du théâtre dans le bocage

Rozoy sur Serre

Depuis quatre ans, la compagnie professionnelle de théâtre La Bigarrure est installée à l’ombre de la basilique de Rozoy-sur-Serre. Un pari lancé par Jean-Michel Paris, qui dirigeait alors la troupe, originaire de SaintQuentin. Depuis, il a cédé les rênes à Thierry Jahn, absolument enthousiaste lorsqu’il évoque son travail en Thiérache. “Ce n’était pas gagné d’avance, raconte-t-il. Au début, les salles n’étaient pas remplies. Il a fallu entamer un travail de fond avec la population.” Les comédiens, tous professionnels, la plupart Parisiens, animent des ateliers dans les collèges, à Montcornet et Rozoy. Se déplacent dans les écoles. Et la compagnie a investi fortement pour s’équiper. “Nous avons une scène, des gradins mobiles, un rideau… Lorsque le public entre dans la salle des fêtes de son village, il ne la reconnaît pas. Il est au théâtre. C’est important, car le théâtre, c’est aussi un lieu, une ambiance” explique le metteur en scène.

thentique, direct, avec un public qui n’est pas blasé. A la fin des représentations, nous restons à discuter, boire un coup avec les gens. Je sais que les comédiens viennent aussi pour ça.” Les liens avec la population sont si forts que Thierry Jahn n’hésite pas à parler de “coproduction”. “Les gens nous aident matériellement, nous trouvent des solutions pour loger les comédiens…” Après avoir monté un Marivaux, le Prince travesti, la Bigarrure répète une adaptation des Contes du chat perché, de Marcel Aymé, qui tournera en Thiérache en octobre, après une première au festival d’Avignon. “Mon ambi-

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tion, au niveau artistique, est de proposer un théâtre populaire de qualité. On ne veut pas être un théâtre d’avant-garde pour une petite élite, non. Marcel Aymé, par exemple, est visible par tout public, car il y a plusieurs degrés de lecture, et on peut l’apprécier à 7 comme à 77 ans…” Thierry Jahn est convaincu de l’utilité de son travail. Lorsqu’il rencontre des enseignants qui lui demandent avec empressement les dates des prochains ateliers. Lorsque des anonymes viennent le voir pour le remercier, les larmes dans les yeux, à la fin du spectacle. Beaucoup n’avaient jamais assisté à une représentation. Pour ce travail, la Bigarrure est soutenue financièrement par le Conseil général de l’Aisne. Un travail de fond est mené par la Compagnie en direction de la population locale.

Les résultats sont là. La Mon ambition, Bigarrure fait au niveau artistique, est désormais le plein dans de proposer un théâtre les villages où populaire de qualité. elle s’installe. “Nous jouons partout. A Chaourse, à Vigneux… A chaque fois, ce sont des rencontres formidables. Les comédiens ont l’habitude de jouer à Paris, en Provence… Nous présentons deux pièces à Avignon. Mais ici, nous avons un rapport au-

A la charnière entre les plaines laonnoises et la Thiérache, Clermont-les-Fermes est un ancien village fortifié. La Cour des Fermes est un site étonnant : d’imposants bâtiments agricoles sont disposés autour d’un plan d’eau. Sur cette place au charme particulier, une petite église fortifiée et un calvaire original, datant de 2007.

La randonnée est reine, dans les Portes de la Thiérache. Des circuits pour randonneurs avertis - au départ de Parfondeval - aux randos pédagogiques, à partir de la collégiale de Rozoy, en passant par l’incontournable Val de Serre, ancienne voie ferrée aménagée sur 16 kilomètres, il y a en a pour tous les goûts, tous les âges et tous les niveaux. Fiches randos à retirer au syndicat d’initiative 03 23 98 50 39.


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les rendez-vous

musique 1er et 2 avril Bucy le Long : 3e rencontres de cornemuses et vielles par l’association Attchoo-Dancin’the World. Ateliers et concerts de cornemuses et vielles, exposition. Vendredi à 20h30 : concert par les habitants à l’Eglise Samedi en journée : ateliers thématiques pour musiciens, 20h : scène ouverte, salle polyvalente. Rens. 03 23 72 33 09 ou www.attchoo-dtw.com 2 avril Château-Thierry : concert de l’union musicale et orchestre d’harmonie. 20h30 Palais des Rencontres Rens. 03 23 69 04 47 3 avril Soissons : concert de printemps du cercle musical, orchestre symphonique de Soissons. 16h Centre culturel Le Mail Rens. catherine.douchy@wanadoo.fr

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musique Forestier, mezzo soprano. 16h Eglise Notre-Dame de Remicourt. Rens.03 23 68 74 11ou elisabeth.le.grand@wanadoo.fr 12 avril Gauchy : Raphaël Faÿs et Tribal Jâze en 1re partie. 20h - MCL. Rens. 03 23 40 20 02

15 avril Tergnier : Mozart, Kodaly... par l’Orchestre de Picardie. 20h30 Centre culturel Rens. 03 23 40 24 40 16 avril Laon : Babyl(a)on calling. Soirée concert reggae/punk/sound system avec : Burning Heads, Island Sound Posse, Black Rose sound system. 21h au centre social Cap Nord Ouest. Rens. contact@asso-luciole.fr

3 avril Vervins : One man show Jypey explose tout. 17h30 - Salle polyvalente. Rens. 03 23 98 11 98

8e Festival de jazz

Vendredi 1er à 19h : Ouverture du festival par un trio d’honneur avec Bireli Lagrene, Didier Lockwood et Diego Imbert.

10 avril Saint-Quentin : Requiem de Jean Gilles interprété par la chorale la Rudelière, Stabat Mater de Pergolèse interprété par Rachel Gourfink, soprano, et Guislaine

2 et 3 avril Saint-Quentin : L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation par la compagnie Retour d’Ex’Isle. Le 2 avril à 20h30 et le 3 avril à 16h au Splendid. Rens. 03 23 62 36 77

Du 1er au 3 avril - Hirson Hirson

Samedi 2 à 19h : voyage musical avec Michel Jonasz, dans l’univers de son nouvel album. Dimanche 3 à 16h : Carte blanche à Marcel Azzola, précurseur de l’accordéon jazz, clôture du programme. Les concerts ont lieu à la salle Michel Carpentier Rens. 03 23 58 38 88

théâtre 5 avril Saint-Quentin : Les femmes savantes de Molière. 20h30 Théâtre Jean Vilar. Rens. 03 23 62 36 77 6 avril Saint-Quentin : One man show avec Nicolas Canteloup. 20h30 Le Splendid. Rens. 03 23 62 36 77 8 avril Château-Thierry : Les Loupiotes de la ville par la Compagnie Le Toucanlouche. 21h - Théâtre Jean Cocteau. Rens. 03 23 69 43 00

5 avril Gauchy : Un jour j’irais à Vancouver par la Cie pendue. 19h - MCL. Rens. 03 23 40 20 02

6 avril Saint-Quentin : Madjo. 20h30 Théâtre Jean Vilar. Rens. 03 23 62 36 77

10 Avril Gauchy : Isabelle Aubret. 15h MCL. Rens. 03 23 40 20 02

Du 1er au 9 avril Château-Thierry : Quisaitout et Grobêta de Coline Serreau. Les 1, 2, 3, 5, 8, 9 à 20h45 et le 3 à 15h30 au Centre Culturel. Rens. 03 23 69 20 78 ou www.letheatro.org

13 avril Soissons : Lost on the way par Louis Sclavis Quintet. 20h30 Arsenal. Rens. 03 23 76 77 70

3, 10, 17 avril Guise : les journées musicales, 3 et 17 avril à la salle des fêtes et concert gospel le 10 avril à l’église Saint-Pierre. Rens. 03 23 60 45 71

9 avril Soissons : Orchestre Les Siècles. 20h30 - Centre culturel Le Mail. Rens. 03 23 76 77 70

théâtre

9 avril Saint-Quentin : Michèle Laroque, mon brillantissime divorce. 20h30 - Le Splendid. Rens. 03 23 62 36 77 Du 12 au 15 avril Hirson et environs : Comment j’ai mangé du chien d’Evguéni Grichkovets. Le 12 à Ohis - 20h30 - salle polyvalente. Le 13 à Landouzy la ville - 20h30 - salle polyvalente. Le 14 à Watigny - 20h30 - salle polyvalente. Le 15 à Hirson - 20h30 - salle de l’Eden. Rens. Transfrontalières 03 23 58 38 88 12 avril Saint-Quentin : Casteljaloux. 20h30 - Théâtre Jean Vilar. Rens. 03 23 62 36 77 15 avril Chauny : Baroufe à Chioggia de Carlo Goldoni “le Molière italien”. 20h30 - Centre Culturel. Rens. 03 23 52 23 52

expo Jusqu’au 29 avril Tergnier : 1941 - Vichy et la collaboration au Musée de la résistance et de la déportation de Picardie. Rens. 03 23 57 93 77 ou www.resistance-deportation-picardie.com Du 2 au 30 avril Château-Thierry : Sculptures de Daisy Dabussat. Exposition présentée à la médiathèque dans le

Plus d’infos : www.ville-chauny.fr / www.chateau-thierry.fr / www.ville-laon.fr / www.ville-gauchy.fr / www.tra


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expo cadre de l’année de la sculpture à Château-Thierry. Rens. 03 23 85 30 85 9 et 10 avril Cuffies : salon de la maquette : avions, trains, bateaux, figurines, lego, meccano. Plus d’infos : http://maquettes. cuffies.eu Du 2 avril au 29 mai Saint-Quentin : Graines de vie, graines de terre de Séverine Cadier au musée des papillons. Rens. 03 23 62 36 77 Du 8 avril au 18 juin Laon : exposition autour du texte de Bernard Noël et des réalisations vidéos et photographiques de François Rouan à la MAL Rens. 03 23 22 86 86 Du 16 avril au 1er mai Aizelles : Good Boys... and Some Girls par le collectif The Narrowminded Arts Killers - collectif de plasticiens et de musiciens anglais ainsi que Ah-kow, Awaks, Memo Collector, Sylvain Paris, Jaskée et Amandine Douzamy du collectif Slap-R. De 14h à 18h à la GalerieDArtExpo. Fermé les mardi 19, mercredi 20, mercredi 27 et samedi 30 avril Rens. 09 40 60 11 12 ou www.galeriedart-expo.com Du 16 avril au 15 juillet Bohain en Vermandois : C dans l’R, photos de Roland Caure à la Maison familiale d’Henri Matisse. Rens. 03 23 60 90 54 ou maisonmatisse@bohainenvermandois.fr Du 22 avril au 5 juin Saint-Quentin : sculptures, installations de Max Boufathal à la Galerie Saint-Jacques. Rens. 03 23 62 36 77

Jusqu’au 19 juin Fresnoy le Grand : Des ciseaux à couper le souffle en collaboration avec l’association Patrimoine

expo histoire et étude du repassage PHER” de Sebourg à la Maison du textile. Rens. 03 23 09 02 74 ou www.la-maison-du-textile.com

jeune public 14 avril Gauchy : Dracula - théâtre marionnettes. 19h - MCL. Rens. 03 23 40 20 02 30 avril Villers-Cotterêts : La maison quelle histoire ! par la compagnie du théâtre de la Mascara. “Je viens d’arriver dans ma maison où tout est blanc !” Au travers de trois saynètes, les enfants sont entrainés dans un monde magique qui laisse une large place à l’imaginaire… A 20h30, Médiathèque Alexandre Dumas. Rens. 03 23 76 48 20

fête 11 avril Ohis : 10e fête du pissenlit Présentation de produits à base de pissenlit, concours de la meilleure salade au lard... Rens. 03 23 97 91 72 ou www.confreriedupissenlit.fr 16 et 17 avril Coucy le Château : Les seigneuriales de Coucy. Grande foire médiévale avec de nombreuses animations. Au parc Lhermitte. Le samedi de 14h à 19h et à 20h30, banquet médiéval. Le dimanche de 10h à 18h. Rens. 03 23 52 69 40 ou www.seigneuriales.coucy.com

les rendez-vous

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Jusqu’au 8 avril

Printemps des conteurs Ven. 1er à Wassigny Natahalie de Pierpont Les enfants idiots 20h30 - Salle des fêtes Rens. 03 23 60 56 84 Sam. 2 à Ribemont Natahalie de Pierpont Les enfants idiots 20h - Salle paroissiale Rens. 03 23 63 39 23 Mar. 5 à Gricourt Gérard Potier Pas bouger le chien 19h30 - Salle des fêtes Rens. 03 23 68 83 40

littérature 7 avril Gauchy : Les P’tits cailloux, conte par la Cie Loba. A partir de 8 ans. 19h - MCL. Rens. 03 23 40 20 02 13 avril Chauny : En avant les chocottes, contes fantastiques avec AnneSophie Péron et Marcel à la musique. 14h au centre culturel. Rens. 03 23 40 22 13 ou mediatricedulivre@ville-chauny.fr

danse /cirque 7 avril Tergnier : Bal(l)ade. Danse contemporaine par la Cie Yann Lheureux. 20h30 - Centre culturel Rens. 03 23 40 24 40

Mer. 6 à Etampes sur Marne Gérard Potier - Pas bouger le chien 18h30 - Salle des fêtes A. Jumain Rens. 03 23 69 49 48 Jeu. 7 à Sinceny Gérard Potier - Pas bouger le chien 20h - Salle polyvalente Rens. 03 23 39 82 15 Ven. 8 à Laon Daniel Mesguich et Mikhail Rudy Lettres à Milena 20h30 - Maison des arts et loisirs Rens. 03 23 22 86 86

Le programme sur

www .aisne.com

nature 17 avril Merlieux et Fouquerolles : bourse aux plantes. Après l’hôtel à insectes, Géodomia continue l’opération “Faites des jardins durables” avec une bourse aux plantes. Le principe de la bourse aux plantes est en effet d’échanger graines, racines, bulbes, plantes vivaces, arbustes, greffons, plants… Pas de vente ce jour-là, juste du troc : donc, ne pas arriver les mains vides. En parallèle de la bourse aux plantes, des animations seront proposées. Plus d’info sur www.geodomia.com

16 avril Pargny Filain : Soirée Cabaret d’Isis. Spectacle à 20h30, sous le chapiteau de la compagnie. Rens. 03 23 21 59 72 ou www.cieisis.org

www .aisne.com

ansfrontalieres.eu / http://lemail-sceneculturelle.blogspot.com / www.ville-saintquentin.fr / www.ville-tergnier.fr


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16 avril Craonne


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