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l’Aisne le magazine du Département de l’Aisne

N° 173 - Juillet/Août

2009

Plaisirs ,- d ete

www.aisne.com


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sommaire

4/5 actualités

■ Tout ce qu’il faut savoir sur le revenu de solidarité active (RSA)

6/7 éducation / solidarité

23 environnement

■ Culture : les collèges n’ont pas le blues ■ Les écoliers de Chacrise tournent un film sur 14/18

■ Compostage : des maîtres qui en font des tonnes

8/9 économie

■ Paul Baron : une vie au fil de l’eau

■ Le tourisme, un secteur en plein boum ■ N&Co, un club des marques pour l’Aisne ■ Reconversion dans la plaque émaillée pour deux brodeurs

25/28 culture

Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY Philippe MIGNOT Responsable communication : Pascale CARTEGNIE

24 portrait

■ Pierre Bensusan, un ménestrel du XXIe siècle

■ Poètes à l’école : La BIP déboule ■ En coulisse du spectacle miédiéval : Coucy bat Le fer tant qu’il est chaud ■ Portrait : les territoires irréels de Gwenaëlle ■ Saint-Gobain : un musée pour les bousillés

12 tribune

29 c'est tendance

10/11 l’entretien

Le magazine du Conseil général de l’Aisne N° 173 - 245 000 ex. Juillet/Août 2009 rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex

22 le point sur

■ Les meilleurs "spots" pour se baigner cet été dans l’Aisne

13/19 dossier ■ Mon département, c’est ma vie !

20 tourisme ■ Une nuit sous le tipi

21 sport

■ Organiser une soirée coquine entre copines ■ Adopter la "brocante attitude"

30/31 les rendez-vous 32 l’image ■ Arno va faire mousser l’Eté du Conseil Général

■ La course d’orientation : la tête et les jambes

Rédacteur en chef : Bruno WALTER Rédaction : Bruno WALTER François-Xavier DESSIRIER Photos : François-Xavier DESSIRIER Bruno WALTER Conception/Pré-presse : Christian JOMARD Service communication Conseil général de l’Aisne Secrétariat : Annie BEAUVILLAIN 03 23 24 86 99 Imprimerie : Groupe MORAULT Distribution : La POSTE/MÉDIAPOST

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imprimé sur Cyclus print, 100% recyclé

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éditorial

Mon Département, c’est ma vie ! Yves DAUDIGNY Président du Conseil général de l’Aisne, Sénateur.

Après avoir été quelques semaines durant sous le feu des projecteurs médiatiques, le rapport de la commission Balladur qui remet en question l’avenir des départements, semble être tombé aux oubliettes. Pourtant, un projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales, inspiré par les conclusions de cette commission devrait être déposé devant le Parlement à la session d’automne. Cette réforme pourrait se traduire par l’impossibilité, pour les Départements, d’agir en dehors de leurs compétences obligatoires. La fin de la clause de compétence générale, qui permet au Conseil général de mener des politiques volontaristes dans de nombreux domaines du quotidien, aurait, sur notre territoire, des effets désastreux. La population de l’Aisne aurait évidemment beaucoup à perdre si le Département n’avait plus légalement, la possibilité d’agir sur l’aménagement du territoire, sur l’économie et l’emploi, sur l’appui aux associations, sur le soutien aux projets des communes… Combien de projets, portés par votre Département, n’auraient pas pu voir le jour sur ce territoire ? De quelles aides pourraient bénéficier les artisans et commerçants pour moderniser leur équipement, rénover leurs magasins ? Qui soutiendrait les clubs sportifs axonais et leurs dizaines de milliers de licenciés ? Quelle garantie pour le maintien de la gratuité des transports scolaires… Afin de vous permettre de mieux comprendre l’impact que pourrait avoir cette réforme dans votre vie de tous les jours, le dossier de ce magazine L’Aisne vous propose un tour d’horizon des compétences et des actions menées par votre Conseil général. Moins de services publics sur les territoires, se traduirait évidemment par moins de solidarité et moins de proximité. Comme l’ont fait tous les Présidents de Conseil général, de droite comme de gauche, à l’Assemblée des Départements de France, comme l’ont fait tous vos Conseillers généraux de l’Aisne, tous bords politiques confondus, lors de la session de l’Assemblée départementale, je vous invite à vous mobiliser pour soutenir votre Département de l’Aisne par le biais de la pétition incluse dans ce dossier p. 17 ou sur www.aisne.com.

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actualités

Plage artificielle en centre-ville ou véritables plans d’eau aménagés : pour faire trempette cet été,ce ne sont pas les bons spots qui manquent. N’oubliez pas votre maillot de bain !

Monampteuil

Axo’Plage (lac de Monampteuil) L’année dernière, d’après les chiffres officiels, vous

avez été 81 251 à profiter d’Axo’Plage. Cette structure toute récente, ouverte en 2007 par le Conseil général de l’Aisne, s’étend sur plus de 40 hectares, sur les bords du lac de Monampteuil, au sud de Laon. Difficile de ne pas y trouver son compte : on peut tout faire, à Axo’Plage. Se baigner, d’abord. En toute sécurité, la baignade est surveillée. Surtout, Axo’Plage est une immense plage de sable fin, qui offre tous les plaisirs balnéaires : jeux, bronzette, aires de pique-nique… Les animations sont nombreuses et permanentes. On peut aussi, moyennant participation, louer des pédalos, s’offrir un parcours de mini-golf ou une partie de tennis. A noter qu’Axo’plage est également un bel espace naturel boisé, entouré de prairies humides qui permettent d’observer une faune et une flore particulièrement riche.

Entrée : gratuit pour les moins de 10 ans, 1,50 E pour les 10-15 ans, 3 E à partir de 16 ans Tél. 03 23 24 83 03

Saint-Quentin

Plage de l’hôtel de ville et plage d’Isle (Saint-Quentin) La ville de Saint-Quentin propose cette année encore deux plages avec chacune une ambiance et une philosophie différente. La plage de l’hôtel de ville, d’abord, dont

ce sera la 13e édition cet été. Elle a lieu du 4 juillet au 15 août, en plein centre-ville comme d’habitude avec, comme thème de décoration, les phares. Au programme toujours, espace baignade, sable, palmiers et, surtout, une animation permanente, de 9 à 19 heures en semaine et de 14 à 19 heures le dimanche. La plage de l’étang d’Isle est différente : c’est la plage des familles, où l’on vient faire le lézard sur une serviette pendant que les enfants barbotent. Entrée gratuite, là aussi. Tél. 03 23 06 90 00 l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


Le Nouvion en Thiérache

Les meilleurs "spots" pour se jeter à l’eau cet été

Base de loisirs de l’Astrée (Le Nouvion en Thiérache) Au Nouvion,

même quand le temps est un peu frisquet, on peut se baigner : la piscine découverte est chauffée. C’est l’un des atouts de la base de loisirs de l’Astrée, autour du lac de Condé, en lisière de forêt. Là encore, aux plaisirs de l’eau s’ajoutent les bienfaits de la randonnée : de nombreux parcours sont proposés. Egalement au programme, pêche, jeux pour les enfants, mini-golf, parcours santé, sports, aire de pique-nique… Bref, tout ce qu’il faut pour passer une bonne journée en famille. Tél. 03 23 97 98 06

Tergnier

Base nautique de La Frette (Tergnier) Un magnifique

plan d’eau de 35 hectares, une plage et une zone de baignade surveillée, un toboggan aquatique, sans oublier les aires de pique-nique, les jeux… La Frette est la plus ancienne base nautique du département, et elle attire toujours autant les visiteurs : près de 30 000 l’an dernier. Sur La Frette, on pratique également toute sorte de sports de glisse (planche à voile, kayaks etc.) Entrée : 3,70 E ; 0,50 E pour les 6/9 ans ; gratuit pour les moins de 6 ans. Tél. 03 23 57 25 25 l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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éducation

L’opération “Culture et collège” propose une approche originale et innovante des disciplines artistiques et culturelles. Exemple à Montcornet avec le projet “Sur les traces du Blues.”

Montcornet

Les collèges n’ont pas le blues “Voilà

une basse électrique, la première a été créée dans les années 50 par Fender et en fait, elle n’a quasiment pas bougé depuis sauf qu’on a rajouté sur certains modèles une cinquième corde, un si grave qui assoit encore plus le son.” Instrument en main, Patrick Hiblot des Caves à Musique d’Hirson fait un peu de pédagogie entre deux morceaux. Avec son groupe, “Bluesbrocker“, il donne un concert dans la salle des fêtes de Montcornet devant les classes de 3e engagées dans le projet “Sur les traces du Blues” dans le cadre du Contrat Départemental Culture et Collège. Ce contrat regroupe l’Inspection académique de l’Aisne, le Rectorat de l’académie d’Amiens, la DRAC de Picardie et le Conseil général de l’Aisne dans un dispositif visant à sensibiliser chaque collégien aux différentes disciplines artistiques et culturelles notamment par la rencontre avec les œuvres et les artistes, les structures et les lieux départementaux.

Avec les collèges Pierre et Marie Curie de Braine, François Ier à Villers-Cotterêts, Montaigne à SaintQuentin et Georges Cobast à Hirson ce sont en tout cinq établissements axonais qui participent à cette expérience. Dans ces cinq collèges, tous les élèves d’un même niveau sont ainsi amenés à s’impliquer dans un projet correspondant à une dominante artistique et culturelle choisie parmi cinq thématiques :

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La rencontre avec les artistes est l’une des composantes essentielles de l’opération “Culture et collège”.

lecture et écriture, culture scientifique et technique sous l’angle de l’éco-citoyenneté ou des sciences de l’avenir, arts visuels, patrimoine et spectacle vivant comme ici, pour les 3e de Montcornet.

conservatoire de Laon, ici avec Bluesbrocker et une dernière rencontre est prévue avec le bluesman australien Gerry Joe Weise.” Visiblement heureux de leur sort, les élèves acceptent de bon cœur de passer derrière les instruments pour une rapide initiation. De leur côté, Kévin et Thomas ont rencontré les musiciens avant le concert et jouent les chauffeurs de salle en faisant la présentation des musiciens et l’historique du blues pour leurs camarades. “Ce genre d’expérience encourage la pratique musicale, glisse Isabelle Renotte. Je le vois très bien dans l’atelier d’expression artistique que nous avons mis en place au collège.”

“Ce genre d’expérience encourage la pratique musicale.”

“Le thème musical de l’année portait sur les Etats-Unis, j’ai donc choisi de mettre en lumière le blues qui est rarement étudié, explique Isabelle Renotte, professeur d’éducation musicale au collège Le ruisseau de Montcornet et elle-même bassiste assidue des jam sessions. Les élèves ont fait des recherches pour monter une exposition sur le thème du blues, ils ont aussi fabriqué des instruments et ont été amenés à rencontrer des artistes. La première fois en février avec le groupe de blues comorien Nyora, au

Initiation et pédagogie sans oublier la chaleur d’un vrai concert.


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éducation

Chacrise

Un raid pour promouvoir la randonnée auprès des handicapés Le Saint-Quentinois Christophe Chevalier s’est lancé dans une longue aventure, le 1er juin dernier. Parti de Genève, il doit rejoindre Saint-Jacques de Compostelle le 15 août, par le sentier de grande randonnée GR 65. Un raid de près de 2 000 kilomètres qu’il a décidé de parcourir pour une bonne cause, celle des handicapés. “Mon objectif, c’est de promouvoir la randonnée auprès de ce public”, explique Christophe, qui est lui-même atteint d’un handicap, à la suite d’un accident de voiture. Ce raid aventure est l’occasion également de faire découvrir la “joëlette”, un fauteuil mono-roue qui permet d’emprunter la majorité des sentiers de randonnée. Christophe Chevalier est un habitué de ce type d’exploit sportif. Il compte déjà à son actif le mythique GR 20, en Corse, le superbe GR 10, qui traverse les Pyrénées centrales. Il a même escaladé l’Ayers rock, la montagne sacrée des aborigènes, au cœur du désert australien ! Cette fois-ci, il tient à marcher “utile”, pour les autres, pour sensibiliser aussi les pouvoirs publics à l’aménagement des sentiers.

Les enfants de Chacrise ont écrit et joué un docu-fiction de 30 minutes basé sur le dramatique épisode des “fusillés de Chacrise” durant la 1ère Guerre Mondiale.

Allons z'enfants ! “Ce n’est

pas facile d’être acteur, surtout quand c’est la première fois ! On doit savoir son texte et puis il faut rester très concentré avant qu’on dise : moteur !” Baptiste découvre les difficultés du métier de comédien. Il est l’un des 19 enfants des classes de CE2, CM1 et CM2 de l’école de Chacrise qui ont participé à l’aventure cinématographique de “Ce que nous n’oublierons jamais”, un documentaire-fiction écrit et interprété par leurs soins. “C’est un travail de classe à PAC (projet artistique et culturel), précise Valérie Frimin, l’institutrice à l’initiative du projet, mais l’idée de ce film a suscité beaucoup d’intérêt, tant chez nos partenaires* qu’auprès des parents d’élèves qui sont allés jusqu’à organiser une vente de calendriers pour trouver des fonds. De fil en aiguille, nous avons réuni un budget de 3000 E”. Le héros du film s’appelle Louis Flourac, combattant de Verdun et des batailles de la Somme, il arrive au Chemin des Dames en 1917. C’est l’époque des mutineries et des “ fusillés pour l’exemple”. Avec trois de ses compagnons, il est exécuté par ses propres Silence, on tourne, sous l’œil de l’enseignante Valérie Frimin et du réalisateur Luc Baudonnière.

Une tranchée reconstituée dans les moindres détails.

camarades de régiment le 20 juin 1917. C’est une des pages les plus sombres de l’histoire de la grande guerre qui s’est tournée ici et le débat est toujours vif autour de la mémoire de ces hommes comme en témoignent les travaux de l’historien Denis Rolland, président de la Société Historique de Soissons, interviewé dans le film.

le premier semestre avant d’attaquer le tournage étalé sur cinq jours, explique l’homme à la caméra. Pour une question de moyens, le montage du film se fait à part, mais nous avons mis en place des ateliers où, par petits groupes, les enfants peuvent manipuler les images sur de courtes séquences.” Diffusé au Cinéma Le Clovis de Soissons ainsi que dans toutes les communes du regroupement scolaire de Chacrise, le film est également au programme du festival Festimage de Lyon et du festival Cinéjeune de l’Aisne au mois d’octobre à Saint-Quentin.

Une tranchée creusée par un engin de chantier.

Pour la reconstitution historique, le matériel et les accessoires ont été prêtés par l’association “Souvenir de la Grande guerre“ mais le plus impressionnant reste la tranchée creusée à l’aide d’un engin de chantier à proximité de l’école. Le projet est encadré par Luc Baudonnière, réalisateur de l’émission “C’est pas sorcier” diffusée sur France 3. L’homme de télévision pilote également l’association Dazibao Productions à travers laquelle il intervient en milieu scolaire. “Nous avons commencé par un volet pédagogique pendant

* Le projet est financé par le Conseil général de l’Aisne, l’Education Nationale, le Syndicat intercommunal de la Vallée de la Crise, les mairies de Chacrise, Nampteuil-sous-Muret, Muret-etCrouttes et Maast-et-Violaine.

Contact : Ecole primaire de Chacrise 03 23 55 17 19 Découvrir la nature est aussi l’occasion de découvrir la vie en groupe.

Acteur, caméraman ou preneur de son, les enfants ont dû être polyvalents.

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économie

N&Co : l’Aisne marque son territoire Les maisons de prestige du département se sont associées dans un cercle des marques. Leur objectif : favoriser l’émergence d’une image positive de l’Aisne, mais aussi organiser des événements, valoriser leur savoir-faire…

Aisne Près de 5 000 Axonais vivent du tourisme. Ce secteur s’affirme comme un nouveau moteur économique pour le département. Un secteur dominé par des micro-entreprises tirées depuis l’an dernier par une locomotive, le Center Parcs. Les Ateliers de l’abeille à Chavignon, emploient 3 personnes, sans compter les saisonniers.

La plus ancienne maison française de mode ; le fabricant des fauteuils du dernier restaurant d’Alain Ducasse à New-York ; le passementier de la Galerie des Glaces et de l’Opéra Garnier… L’Aisne compte de nombreuses maisons prestigieuses, dont le savoir-faire est reconnu et demandé dans le monde entier. Ces belles enseignes ont décidé de se regrouper au sein d’un club, N&Co. “L’idée est née il y a un an, au moment du Festival de Cannes, où nous étions pour un événementiel, avec d’autres entrepreneurs de l’Aisne”, explique la présidente d’N&Co, Elisabeth Corgié, relation publique de Champagne Pannier, partenaire de différentes productions cinématographique. L’objectif de ce “cercle des marques” : promouvoir l’Aisne et ses belles maisons, principalement à travers l’organisation d’événementiels. Il est encore un peu tôt pour annoncer quelle sera la première action d’N&Co : “nous sommes un nouveau-né, encore balbutiant, s’excuse presque la présidente. Pour l’instant, nous travaillons sur notre réglement intérieur, pour mettre au point notre code de conduite.” L’association est officiellement lancée depuis janvier dernier, avec le support logistique et administratif d’Aisne Développement (1) et regroupe une douzaine d’entreprises. “Ce n’est pas un club fermé, mais il y a des critères pour y entrer : qualité, notoriété, références, créativité”, reprend Elisabeth Corgié. On peut être membre ou membre associé. “L’important, c’est de créer des liens forts entre nous et d’animer le département du nord au sud” conclut-elle. (1) Aisne Développement est le nouveau nom de l’ADA, l’Agence de développement de l’Aisne.

Contact : Lucie Gervois, Aisne Développement 03 23 79 86 63

Le tourisme, un secteur en expansion dans l’Aisne L’unité

de compte, en matière de tourisme, c’est le “lit touristique”, autrement dit le nombre de lits disponibles pour l’hébergement dans les différentes structures. “Dans l’Aisne, l’évolution est spectaculaire : nous avons progressé de 15 000 lits en 2005 à 21 300 en 2007, avant même l’ouverture du Center Parcs” explique Stéphane Rouziou, directeur du Comité départemental de tourisme. Les atouts du département, on les connaît : proximité avec Paris et l’Europe du Nord, un patrimoine exceptionnel, une nature préservée… des atouts exploités aujourd’hui par de véritables professionnels. “Au total, le tourisme représente environ 5 000 emplois, dont les quatre cinquième sont des salariés” poursuit Stéphane Rouziou. On les retrouve dans la restauration (26% des emplois), l’hôtellerie (21%) et le commerce (18%). La plupart des secteurs tirent leur épingle du jeu ; les nuitées dans les gîtes de l’Aisne ont ainsi progressé de 2,3% l’an dernier, une année pourtant difficile. Le taux d’occupation des gîtes est de 52% dans le département, contre seulement 40% au niveau national. En 2008, on a vendu dans l’Aisne 59 276 nuits à des touristes. “C’est impossible d’avancer un chiffre d’affaires global : il faudrait additionner des éléments qui n’ont rien à voir entre eux” poursuit le directeur du CDT. Bien sûr, il y a eu l’effet indéniable du Center parcs de l’Aisne, mais, comme le note Stéphane Rouziou, “la dynamique était engagée avant même l’ouverture de la structure.” Le nombre de chambres d’hôtes a ainsi explosé en dix ans.

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En réalité, l’effet Center parcs est d’autant plus fort dans les structures qui étaient déjà sur une pente ascendante. Ainsi, aux Ateliers de l’abeille de Chavignon, le gérant, Jean-François Villaire, se réjouit de l’accord qu’il a passé avec Center parcs. “Les jeudis après-midi, nous accueillons des visiteurs qui ont payé une excursion chez nous” explique-t-il. Sans compter poursuit Jean-François Villaire, que “chaque jour, depuis l’ouverture, nous avons deux ou trois familles qui séjournent là-bas.” Des familles dont le pouvoir d’achat est intéressant : “en moyenne, un client dépense 10 E dans notre boutique ; ceux du Center parcs en laissent 30 à 35.” Mais les Ateliers de l’abeille n’ont pas été retenus par hasard pour être partenaires du parc. La structure est dynamique, et Jean-François Villaire se bat pour être présent dans un maximum de lieu de passage. “C’est bien simple, quand la déviation a été créée, nous avons perdu 4% de chiffre d’affaires. Soit on restait seul dans notre coin, soit on se bougeait.” Résultat, le musée - dont l’entrée est gratuite - accueille environ 8 000 personnes chaque année et trois personnes en vivent, sans compter les intérimaires et les saisonniers. “A terme, j’envisage la création d’un emploi pour le musée, si la fréquentation est suffisante” conclut Jean-François Villaire.

+

d’infos

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économie

Beaurevoir

Alain Cazé et son fils, Fabian sont brodeurs à Beaurevoir. Touchés, comme tout le secteur, par la chute des commandes, ils ont choisi de se reconvertir dans une activité totalement différente, la plaque publicitaire émaillée. Une reconversion passion.

Du bon côté de la plaque Depuis la levée des quotas chinois, qui permettaient de limiter les importations

asiatiques, le secteur du textile souffre. “Le marché s’est écroulé”, constate Alain Cazé, brodeur à Beaurevoir depuis les années soixante-dix. Fils de brodeur, il pensait bien que son propre fils, Fabian, lui succéderait. “On a eu jusqu’à trente machines et une vingtaine de salariés, sans compter la cinquantaine de personnes qui travaillaient pour nous à domicile.” L’entreprise fournissait alors la plupart des marques à la mode de prêt-à-porter. Un temps révolu qui a poussé les Cazé à réfléchir à une diversification

Alain et Fabien Cazé se sont lancés il y a un an dans la fabrication de plaques émaillées.

de leur activité. “Je suis collectionneur de plaques émaillées, et c’est un produit qui plait bien. On a regardé s’il existait un marché, et on s’est donc lancé !” Pour commencer, le père et le fils s’intéressent aux plaques publicitaires de bières anciennes. “Nous sommes proches du Nord” justifient-ils. Mais ils doivent d’abord trouver des visuels de marques anciennes disponibles. “Nous avons sélectionné et déposé une vingtaine de marques, pour le visuel et pour la bière, c’est la seule solution ! Si on le souhaite, à la limite, on peut même devenir brasseurs !” En attendant, Alain et Fabian se contentent de réaliser les plaques. Et ils choisissent des émailleurs français. “En Asie, c’est sûr, c’est moins cher, mais la qualité n’est pas là. En plus, il faut payer d’avance. Si votre conteneur n’est pas bon, vous n’avez plus qu’à renvoyer la marchandise…” Mais les émailleurs ne sont plus très nombreux dans l’hexagone. “Cinq ou six, tout au plus”, précise Alain. Par chance, il existe une PME à Chaudun, près de Soissons. “Nous travaillons avec eux, mais pas seulement. Chaque émailleur a un savoir-faire particulier, nous les choisissons en fonction de leurs qualités propres.”

Un magasin sur le net et un commercial sur le terrain.

Restait à définir le canal de vente. Le père et le fils choisissent, dans un premier temps, d’ouvrir un site marchand sur internet, www.laplaquepublicitaire. com. “Nous l’avons ouvert en mars 2008. Aujourd’hui, nous sommes bien référencés et nous avons une centaine de visiteurs par jour, avec des commandes quotidiennes.” Les Cazé ne vivent pas encore de cette nouvelle activité. Mais face aux incertitudes qui planent toujours sur l’avenir du textile français, ils comptent bien la développer encore. “Nous avons commencé par les marques de bières, mais nous avons aujourd’hui d’autres produits, toujours basés sur les publicités anciennes, notamment pour les voitures.” Ils ont aujourd’hui près de deux cents modèles à la vente. Pour élargir leur gamme, ils proposent également des plaques métalliques, non émaillées, un produit moins noble, mais moins cher et très demandé. Ils viennent aussi d’embaucher un commercial. “La boutique sur le net, c’est bien pour commencer, et c’est une belle vitrine pour les professionnels : nous avons un restaurant qui a refait toute sa décoration avec nos plaques, par exemple. Mais ça ne suffit pas. Ce que nous voulons, c’est vendre nos plaques aux magasins de centre-ville.” Dans un premier temps, le commercial visitera les boutiques de Picardie, de Normandie, du Nord… Alain et Fabian pratiquent également la vente directe sur des événements spécifiques - fêtes de la bière notamment - et, à terme, ils envisagent d’ouvrir, à Beaurevoir, un magasin d’usine.

Une partie de la production est réalisée par un émailleur de Soissons.

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l’entretien

Pierre Bensusan,

En 2008, il décroche le titre de meilleur guitariste de world music du monde ; dans le Los Angeles Times, on peut lire qu’il est “unique et brillant” ; son ami Jacques Higelin dit de lui qu’il est “un guitariste extraordinaire, un de nos grands compositeurs”. Une guitare porte même son nom ! Pierre Bensusan n’a que 17 ans, en 1974, lorsqu’il sort son premier disque, “Près de Paris”, salué par un prix au prestigieux Festival de Montreux. Six mois par an, Pierre sillonne le monde avec sa guitare ; le reste du temps, il vit à Bouresches, un village près de Château-Thierry, où il compose, enregistre, organise des stages.

Bouresches

L’Aisne : vous êtes né à Oran, en Algérie, vous avez vécu à Paris mais habitez l’Aisne depuis 1991. C’est le hasard qui vous a mené ici ? Pierre Bensusan : nous habitions à Paris, avec ma femme, dans le quartier des Batignolles, celui des peintres impressionnistes… Mais 45 mètres carrés, ça devenait vraiment trop petit. Il nous fallait de la place. Ma femme est danseuse, elle avait besoin d’espace pour danser et moi, je voulais organiser des stages de guitare. Et donc, on a commencé à chercher. Il nous fallait un lieu pas loin de Paris, parce que pour mon boulot, je n’ai pas vraiment le choix. De fil en aiguille, on est arrivé dans la région de Château-Thierry, et on a trouvé très vite à Bouresches cette maison accueillante, qui nous a tout de suite parlé. Ca fait dix-huit ans. Nous sommes dans l’Aisne par hasard, mais chez les Arabes, hasard, ça veut dire chance. Et venir ici a vraiment été une chance. On a le meilleur des deux mondes, à savoir l’isolement, au vert, à la campagne, et puis Paris à trois-quarts d’heure. L’A. : vous habitez Bouresches, mais votre vie se passe ailleurs une bonne partie de l’année… P. B. : oui, je suis dehors six mois par an. Cette année encore plus que d’habitude, d’ailleurs. C’est curieux, avec la crise, on dirait que les gens ont vraiment besoin de musique vivante. Je rentre d’une tournée de six semaines aux Etats-Unis. Là-bas, la crise est terrible, notamment dans la région des grands lacs, où se trouve l’industrie automobile. Eh bien il y avait beaucoup de gens aux concerts. Ils n’achètent pas forcément de CD à la fin, parce qu’ils n’ont pas de ronds, mais ils ont quand même fait l’effort de venir au concert. L’A. : vous venez de sortir votre onzième album, mais vous êtes d’abord un musicien de scène ? P. B. : disons que c’est la scène qui me nourrit, dans tous les sens du terme. Comme dit Guy Bedos, je vis de l’argent de mon public, et non de l’argent public ! En même temps, l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009

j’ai vendu près d’un demi million de disques depuis le début de ma carrière. J’ai démarré très tôt, en 1975, et ça a toute de suite bien fonctionné pour moi. Ce qui est important, c’est la longévité. L’A. : votre dernier album, Altiplano, a été enregistré à Bouresches ? P. B. : oui, à la maison, comme les précédents! Je compose partout mais j’enregistre chez moi. C’est le rêve de tous les musiciens d’avoir leur studio à domicile, et aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile. C’était aussi ce que je voulais en quittant Paris et en venant ici. L’A. : à Bouresches, vous recevez aussi d’autres musiciens en résidence ? P. B. : ma femme et moi, nous organisons des stages. Elle, en danse et en orthobionomie, et moi, une à deux fois par an. Le prochain a lieu fin juillet. Les stagiaires viennent chez moi, et ils sont chez eux. C’est ça l’idée. L’A. : ce stage estival a lieu alors que vous devez entreprendre une tournée mondiale… P. B. : oui, il se situe au milieu de mes voyages. Là, il y a l’Australie, le Québec, l’Irlande, un peu la France. Mais cet été j’enregistre, donc, je ne bouge pas. Ensuite, à la rentrée, c’est de la folie jusqu’en décembre. J’enchaîne les Etats-Unis, l’Italie et l’Allemagne et, en 2010, il y aura l’Afrique du Sud, la Réunion, et, encore, les Etats-Unis, le Canada, l’Angleterre. C’est vraiment la vie de musicien. Le musicien, il faut qu’il se balade, qu’il amène la musique partout. C’est le ménestrel du XXIe siècle, sauf qu’au lieu de marcher sur les routes ou d’être en carriole, il prend l’avion. L’A. : vous êtes un musicien planétaire. Cela veut-il dire que votre musique est universelle ? P. B. : avant tout, je joue la musique que j’entends. Après, il faut qu’elle parle aux gens. C’est le but de la musique, non ? Elle communique, elle relie. Elle doit pouvoir être comprise, entendue, par n’importe


ménestrel du XXIe siècle qui, quelle que soit sa culture. Mais dans ma musique, il y a beaucoup de ponts vers d’autres cultures, de par mes origines, de par ce que j’ai écouté moi-même. Et puis ma musique, c’est une histoire que je raconte ; après, c’est au public de dire si elle est universelle ou pas. Mais c’est plus facile de passer les frontières avec la musique comme je le fais, plutôt qu’avec des textes en français. C’est regrettable, parce qu’il y a tellement de chansons que les gens adoreraient aux Etats-Unis ou ailleurs, s’ils pouvaient les comprendre. L’A. : vous avez donné un concert à Château-Thierry, où finalement vous ne vous produisez que rarement… c’était par amitié pour votre terre d’accueil ? P. B. : je n’ai joué que trois fois ici, c’est vrai. Là, j’étais

invité à faire ce concert, donc, je l’ai fait. Mais je ne cherche pas à jouer à Château-Thierry, parce que j’habite à côté et que je suis d’un naturel plutôt discret. Ce qui me fait bizarre, c’est de voir en ville une affiche avec mon nom dessus, quand j’accompagne mon fils à l’école. Lui qui est aussi très discret, il y a ses potes qui lui disent : eh, y’a ton père sur l’affiche ! Une fois, il leur raconte que mon bagagiste, c’est James Bond ! Et il a raison, c’est une anecdote amusante. Un jour, Pierce Brosnan est venu me voir en concert à Los Angeles. Et après, il y avait une soirée à Santa Monica, chez une copine. Moi, je ne savais pas qui c’était, je le prenais juste pour un Irlandais sympa, comme beaucoup d’Irlandais… Après, le concert, il fallait ranger le matériel, et Pierce me dit, “Attends, je vais t’aider à tout porter dans ta voiture”… Et il m’a porté tout mon matos ! Le lendemain, au petit déjeuner, on a eu une discussion intéressante. Je lui ai demandé si ma position sur scène ne le gênait pas. Sur scène, je ne bouge pas, je suis en position fœtale, sur ma guitare. Et là, il me répond, “Très vite on comprend que ton monde, c’est la musique. Et comme tu ne montres pas ta tête, ça donne encore plus envie d’entrer dans la musique.” On ne s’est pas revus depuis. L’A. : au cours de votre carrière, vous avez côtoyé de nombreuses célébrités, à commencer par Joan Baez, qui vous fait entrer aux Etats-Unis… Ça ressemble à un joli conte de fées. Comment tout cela s’est-il déclenché ? P. B. : Joan Baez, ah oui ! j’ai dormi dans son fameux waterbed (NDLR : lit à eau) ! Elle m’a écrit une très belle lettre pour convaincre les autorités américaines de m’octroyer mon premier visa de travail. Bon, pour revenir au début, c’est simple, quand j’ai écouté Bob Dylan, ma vie a changé. Bob Dylan, mais aussi Cat Stevens, Paul Simon, Joni Mitchell… Mais mon grand amour, celui que j’écoutais en boucle quand j’ai commencé à faire de la musique, c’était Doc Watson. Musicien blanc de country-folk, non voyant… vraiment génial. Pendant un an et demi, je n’ai écouté que lui. Et un jour, je fais mon premier album. J’étais tout jeune, 17 ans… Et Doc Watson est invité à jouer à l’Olympia. Le responsable du concert était un ami à moi, qui me trouvait des scènes de temps en temps. Il me dit, “J’ai donné ton disque à Doc, il adore, il veut te rencontrer.” J’arrive dans sa loge, terriblement impressionné, ému, je ne savais pas où me mettre, d’autant plus qu’il est non-voyant, et je ne savais pas comment me comporter. Et là, Doc me prend la main et me dit “Bravo, c’est vraiment super ce que tu fais, je suis tellement content de te voir”. Ce jour-là, il y avait son manager, Manny Greenhill. Manny s’occupait aussi de Joan Baez, de Taj Mahal, et c’est lui qui avait trouvé son premier contrat à Bob Dylan, bref, un grand monsieur, et c’est à ce grand monsieur que je donne l’un de mes disques, et ça en reste là. Un peu plus tard, il accepte d’organiser ma première tournée aux Etats-Unis et de devenir mon manager. Manny, c’était un monstre, un très grand, et moi, du haut de mes vingt ans, je ne me rendais pas compte, je trouvais ça presque normal… Mon premier disque, ça a été pareil, c’est la maison de disques qui m’a appelé ! Ça s’est toujours passé comme ça pour moi, j’ai eu beaucoup, beaucoup de chance.

Pierre Bensusan, un guitariste globe-trotter qui se ressource dans sa maison axonnaise.

L’A. : il y a aussi le travail, le talent, non ? P. B. : je n’ai pas plus de mérite que ça. Je n’ai pas eu le choix, pour moi, il n’y avait pas d’alternative à la musique. A 16 ans, j’ai quitté mes études pour elle. Le jour même de mon anniversaire. Ca faisait quatre ans que j’y pensais. Depuis l’âge de 12 ans, je savais que le jour des mes 16 ans, j’arrêterais pour faire de la musique. L’A. : pour en revenir à vos rencontres artistiques, vous avez aussi joué avec Jonasz, Higelin, Philippe Katerine… P. B. : oui, j’ai bien travaillé avec Higelin, on a écrit deux chansons ensemble, il a fait les paroles, j’ai fait la musique. Il m’a invité au Zénith, j’ai fait quelques premières parties de ses concerts. Là encore, c’est pareil, d’abord, tu rencontres ton idole, ensuite, tu déjeunes avec lui, et puis il vient chez toi à Bouresches, il prend ton enfant dans les bras… L’A. : un tel parcours est-il encore possible aujourd’hui ? P. B. : j’ose l’espérer, oui, et je le crois. Les outils sont différents, on rencontre son public plus facilement, même si ce n’est plus forcément sur scène. On se fait connaître par le biais d’internet, avec les sites Myspace ou Youtube… Dans les années soixante-dix, tout ça n’existait pas. J’ai connu les magnétos à bandes, les montages à la lame de rasoir, et j’apprécie d’autant plus de pouvoir travailler aujourd’hui avec un ordinateur, d’avoir mon studio chez moi… Et c’est grâce à Myspace que j’ai connu mes agents en Australie ou en Afrique du Sud. L’A. : quand on est guitariste, est-ce qu’on rêve de sortir le riff ultime, le “Satisfaction” des Rolling Stones ou “Smoke on the water” de Deep Purple, l’accord qui va faire le tour du monde ? P. B. : d’abord, j’essaie d’être le plus sincère possible. Après, ta musique te quitte, elle part. Les tubes, ce n’est jamais prémédité. Quand Ravel sort son Boléro, c’est une blague avec des copains qui lui disent “T’es pas capable de sortir un morceau de tant de minutes, où tu répètes le même thème”, et l’autre ne se dégonfle pas, et ça donne le Boléro… Django a rêvé la nuit, il réveille ses copains, il leur dit “Vite, j’ai un truc, là”… Et ça donne Nuages. Mc Cartney écrit Yesterday pendant qu’il prenait son petit déjeuner… Bref, tout ça nous échappe et tant mieux. L’A. : vous vivez de votre musique depuis 35 ans, vous êtes reconnu dans le milieu artistique, mais pas du grand public. C’est frustrant ? P. B. : en fait, je ne suis pas connu du grand public, mais j’ai du public partout. Pour toucher le grand public, il me faudrait peut-être plus de formatage. Le grand public, c’est les grandes majors du disque. J’ai été signé, un moment, chez CBS Music. Et puis je suis passé à la trappe, parce que je ne vendais “que” 75 000 albums. Dans ces maisons, le directeur commence à vous voir dans le couloir au-delà de 200 000 albums. Ces types te disent : “ramenez-moi des tubes. Faites comme vous voulez, mais ramenez-moi des tubes, vendez.” Ceci dit, quand je compose, je pense toujours au public, je me dis en permanence : comment les gens vont-ils recevoir ce que je leur donne ? Et pour penser à eux, je pense d’abord à moi, comment je ressens moi-même mes notes, est-ce qu’elles me touchent. Si ce que j’ai dans la tête ne me touche pas moi-même, c’est que ça ne vaut rien. l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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tribune

Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs.

L’avenir de la décentralisation ne passera pas par la suppression des départements ! Les conclusions du rapport Balladur envisagent la rationalisation des niveaux de collectivités locales et redéfinissent les missions des niveaux de compétences que sont la Région, le Département et les communes et intercommunalités, au motif que la décentralisation serait trop complexe, trop dépensière, pas adaptée aux besoins des citoyens ! Supprimer l’échelon départemental n’occultera pas le financement des routes, des collèges, des projets communaux et intercommunaux, du personnel… Aujourd’hui, les départements exercent maintes compétences. Les supprimer serait-il plus efficace, moins cher et plus démocratique ? ­­­­­ Par exemple quand l’Etat a transféré vers les départements la gestion des collèges ou bien encore des nouvelles politiques sociales, ceux-ci ont su démontrer une réelle réactivité, adaptabilité et efficacité, alors qu’en contrepartie le financement ne suivait pas ! Comment peut-on accepter de voir disparaître progressivement les départements transformés

en agences départementales de solidarité ! On ne peut se résigner à ce que notre action soit cloisonnée. Les politiques de solidarité en charge de l’insertion sont aussi liées à l’économie de notre territoire ! Afin de pouvoir mener encore des politiques ambitieuses, nous devons avoir la certitude du maintien de “la clause de compétence générale” qui permet au Conseil général d’agir dans tous les domaines qu’il juge utile pour le développement de ses territoires . Sans elle, nous ne pourrons plus intervenir en faveur des collectivités locales et pour l’économie de notre département. Sans elle, comment aurait-on pu monter des dossiers tels que Center Parcs, les aménagements de zones d’activités, à Laon, Saint Quentin, La Fère.. le Haut débit etc.. Le Conseil général réunit en séance extraordinaire en février a d’ailleurs voté à l’unanimité une motion réclamant le maintien de cette clause de compétence générale.

L’action du Conseil général répond bien aux attentes des populations et des communes et à la demande de proximité. Va-t-elle être remise en cause par le redécoupage prévu des cantons ? Comment les nouveaux élus que seraient les conseillers territoriaux pourrontils répondre aux attentes de leurs concitoyens alors que le pouvoir de décision sera basé à la Région ? Est-ce vraiment le moment, en pleine crise économique, de vouloir à tout prix entamer une réforme d’une telle ampleur : nous n’en sommes pas convaincus ! Notre ambition reste intacte, nous nous devons de construire et promouvoir un développement solidaire et équilibré des territoires. Oui, nous croyons à l’action que nous menons depuis toujours. Oui, l’échelon départemental est un échelon décisif. La Majorité de Gauche : groupes socialiste, progressiste et communiste

L’Etat montre la voie Face à une crise d’une ampleur sans précédent, le Gouvernement a très vite réagi. Dans son plan de relance en faveur de l’économie française, il persiste à prôner les investissements comme une priorité et, pour cela, a mis en place de nombreuses mesures. Parmi celles-ci, l’une d’elles est spécifiquement dédiée aux collectivités territoriales : le remboursement du fonds de compensation de la TVA. Sous la condition d’investir 1 euro de plus que la moyenne des investissements réalisés sur les quatre dernières années, la collectivité pourra récupérer la TVA plus vite, soit pour cette année celle de 2007 et celle de 2008 (cette mesure sera pérenne, dans le temps donc apte à améliorer la trésorerie du département). Les investissements publics représentant près de 75% de l’investissement global, cette

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volonté du gouvernement nous semble donc judicieuse et pleine de bon sens puisqu’elle doit permettre de soutenir l’activité économique. Beaucoup l’ont d’ailleurs heureusement compris : 71% des départements ont déjà signé une convention avec l’Etat pour un montant de 45,5 milliards d’euros d’investissement prévus. Nous, élus de l’intergroupe UMP-Indépendants, nous félicitons de la proposition du Président du Conseil Général de faire de même. Force est de constater que ceux qui ont, en leur temps, critiqué et refusé de voter le plan de relance, reconnaissent aujourd’hui l’intérêt des mesures mises en place. Si nous avons voté la proposition de contractualisation avec l’Etat, nous resterons néan-

moins vigilants sur l’utilisation des 10 millions d’euros reversés au titre du fonds de compensation de la TVA. Nous souhaitons qu’ils soient utilisés à des investissements productifs, créateurs de richesse, dans des domaines indispensables à notre essor, comme par exemple pour les infrastructures routières où les besoins restent très importants. Dans notre environnement économique instable, il est important de préparer la sortie de crise. Cela permettra à notre économie de redémarrer rapidement lorsque tous les voyants seront au vert. L’Etat nous y engage, nous nous en félicitons, attentifs à ce que notre département montre ce même comportement volontariste.

L’intergroupe du Conseil général de l’Aisne


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Mon DÊpartement, c’est ma vie !


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Le département dans ciliter leur prise en charge et/ou leur intégration.

La protection des enfants et le soutien aux familles

des activités musicales, rattachée au Conseil général de l’Aisne, renforce et soutient la pratique musicale dans tout le département. Vingt et une écoles de musique sont subventionnées par le Conseil général de l’Aisne.

Le service de l’Enfance et de la Famille apporte un soutien aux familles afin que soient garanties la santé, la sécurité et l’éducation des enfants. Des actions sont également menées pour prévenir la maltraitance et protéger les enfants en danger.

A six mois… Léa, à peine 6 mois, a déjà bénéficié des services départementaux : consultations PMI pour surveiller son développement et sa santé, accueil en crèche familiale, chez une assistante maternelle agréée par le Conseil général.

Les services de la PMI sont gratuits et ouverts à tous. Des équipes de professionnels chargées de la Protection Maternelle et Infantile (PMI), sages-femmes, médecins, puéricultrices, suivent les futures mamans et les enfants jusqu’à l’âge de 6 ans, dans les CIPAS, à l’école maternelle, dans les crèches, les halte-garderies, ou à domicile.

Tout jeune, et déjà usager des services du Département ! Tous les mercredis et pendant les vacances Les centres de loisirs organisent l’accueil des enfants d’âge scolaire les mercredis et pendant grandes et petites vacances. De nombreuses activités sont destinées aux jeunes, sportives ou culturelles. Ces structures bénéficient de subventions départementales, ce qui permet de réduire la participation financière des familles. A l’école de musique L’ADAMA, association pour le développement

Pour tous, les mêmes chances de réussir

La PMI et les modes de garde La PMI agrée tous les modes de garde (à l’exception des gardes au domicile des parents) et suit tout particulièrement les établissements d’accueil et les assistantes maternelles. En crèche, les médecins de la PMI sont particulièrement attentifs aux questions d’hygiène, de sécurité des enfants et d’alimentation. Ils veillent à ce que les personnels soient bien formés sur ces différents points. Les assistantes maternelles sont agréées, régulièrement suivies, formées et contrôlées par une équipe de la PMI composée d’assistants sociaux, de psychologues et de médecins qui veillent aux qualités éducatives et à la sécurité de l’accueil proposé. Enfants en difficulté Si vos enfants rencontrent des difficultés particulières (handicap, maladies chroniques), les centres de PMI vous conseillent et vous orientent pour fal'Aisne 173 - Juillet/Août 2009

A 15 ans… Clara est en classe de 3e. Lorsqu’elle a un exposé à réaliser, elle sait maintenant qu’elle peut chercher des informations sur internet, dans la salle multimedia de son collège.

Le Conseil général de l’Aisne équipe, construit, rénove, modernise et entretient les 57 collèges publics de l’Aisne. Il subventionne également les collèges privés sous contrat. Il est aussi responsable de la restauration scolaire, participe à l’organisation et au financement d’activités éducatives, culturelles et artistiques. Internet dans tous les collèges

A 8 ans… Chaque matin pour aller à l’école, des milliers d’enfants utilisent les transports scolaires. L’Aisne est l’un des rares départements à avoir maintenu la gratuité pour les familles. 35 000 élèves, de l’école maternelle à la terminale en bénéficient.

Depuis l’année dernière, le Conseil général de l’Aisne réalise le Plan Collèges : modernisation de l’ensemble des collèges publics, dans le respect des normes de qualité environnementale et généralisation de l’ENT, l’espace numérique de travail. Les collèges, au fur et à mesure des travaux de rénovation, sont câblés pour accéder à l’internet haut débit, et les équipes éducatives et enseignantes disposent de nouveaux matériels informatiques avec accès direct à de nombreuses ressources


le quotidien de chacun

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pédagogiques. 131 Millions d’euros seront consacrés au Plan Collèges. Des collèges accessibles à tous Création d’ascenseurs, installation de rampes d’accès, aménagement des sanitaires… à l’occasion du Plan Collèges, le Conseil général investit pour rendre tous les collèges axonais accessibles aux élèves handicapés.

Favoriser la création d’entreprise Les créateurs ou repreneurs de petites et moyennes entreprises peuvent bénéficier d’une aide financière via le FIDAC (fonds d’intervention départemental d’aide à la création et à la reprise d’entreprise). Le financement peut porter sur des prestations de conseils spécialisés – dans les domaines du marketing, de la gestion ainsi que dans l’assistance juridique. Favoriser les bonnes pratiques Œuvrer pour le développement durable est un enjeu fondamental et c’est l’une des compétences que le Conseil général exerce, dans ses différents aspects : protection des espaces naturels sensibles, gestion des déchets, pré-

servation des ressources naturelles… Parmi les différentes actions mises en place pour la prévention des déchets, le Conseil général met en place anime un réseau de maîtres composteurs : des citoyens bénévoles et volontaires qui bénéficient d’une formation pour sensibiliser et conseiller leur voisinage sur la pratique du compostage à domicile (voir article p. 23)

A 40 ans… Dans moins de six mois, ils emménageront dans leur nouvelle maison. Pour sa construction, ils ont bénéficié du programme «Ma Maison dans l’Aisne » qui permet chaque année à 50 familles issus du parc locatif social d’accéder à la propriété ;

La maison à 100 000 euros : une réalité dans l’Aisne Le programme “Ma maison dans l’Aisne” lancé par le Conseil général de l’Aisne et l’Office public d’aménagement et de construction (OPAC) de l’Aisne a pour objectif de permetre à des familles logées dans le parc social et ne possédant aucun autre bien immobilier de faire construire leur habitation principale à partir d’un budget maximum de 100 000 euros. Il se traduit concrètement par une aide du Conseil général pouvant représenter jusqu’à 50% du prix d’achat et de préparation à la construction de la parcelle. En cas de difficultés…

Entre 20 et 30 ans… L’avenir de la planète la préoccupe et elle a décidé, dans sa propre vie, de contribuer à la préserver. Le tri des déchets, les économies d’énergie, elle connaît… mais elle a décidé d’aller plus loin, en devenant maître composteur.

Son diplôme en poche, lui aimerait se lancer dans la grande aventure : créer sa propre entreprise. Mais pour mettre toutes les chances de son côté, il souhaite bénéficier d’un accompagnement professionnel.

Via le Fonds Solidarité Logement, le Conseil général de l’Aisne apporte son concours aux personnes en situation de précarité, pour leur permettre d’accéder au logement ou se maintenir dans les lieux, en cas de menace d’expulsion. Les dossiers sont constitués par les travailleurs sociaux des CIPAS (circonscription de prévention, d’action sociale et du logement).

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Des actions pour l’insertion Depuis le 1er janvier 2004, le Département a l’entière responsabilité du RMI. Cette aide est versée aux personnes de plus de 25 ans dont les ressources n’excèdent pas un plafond déterminé en fonction du nombre de personnes composant le foyer. En pratique, c’est la CAF ou la MSA qui verse l’allocation allouée. Parallèlement à l’attribution de cette allocation est mis en place un projet d’insertion avec l’aide du “référent RMI” désigné par le département. Depuis que le département exerce cette compétence, le nombre d’allocataires n’a cessé de baisser, en raison de l’accompagnement personnalisé exercé sur l’ensemble du territoire. Le 1er juin 2009, le RSA - Revenu de solidarité active - est venu remplacer le RMI : là encore, c’est le département qui sera le pilote de sa mise en œuvre. A 50 ans… Après la fermeture de l’entreprise dans laquelle elle travaillait, Catherine a eu du mal à retrouver un emploi. Lorsqu’elle est devenue allocataire du RMI, le service insertion du département l’a orientée vers Aisne Action Emploi. Cette association, financée par le Département, utilise des méthodes innovantes mettant en relation directe employeurs et personnes en recherche d’emploi ;

A l’âge de la retraite… Depuis qu’il est en retraite, il se passionne pour la généalogie. Il a réussi à retracer toute l’histoire de leur famille en effectuant des recherches aux Archives Départementales. Sa femme profite de son temps libre pour se consacrer à sa passion : la musique. Elle s’est inscrite dans une école de musique et apprend le piano.

Partenaire privilégié de la vie culturelle, sportive et des loisirs Le Conseil général agit pour la préservation et l’enrichissement du patrimoine historique, architectural, artistique et culturel axonais. Il est le gestionnaire des Archives départementales, ouvertes au public, et de la Bibliothèque départementale de prêt, partenaire des bibliothèques municipales (hors agglomérations). Le Conseil général apporte également son soutien aux multiples associations qui œuvrent en faveur de la musique, de la danse, du théâtre, du patrimoine comme de toute autre forme d’expression artistique.

Une vie plus facile pour les personnes âgées L’APA est une allocation versée par le Conseil général qui a pour but de permettre aux personnes âgées de 60 ans et plus, en perte d’autonomie, de continuer à vivre à domicile. Elle est destinée à rémunérer les personnes intervenant au domicile de cette personne et à financer les dépenses des services qui lui permettront d’être plus autonome, portage des repas, télé-alarme ou télé-assistance, amélioration de l’habitat. L’APA concerne également les personnes hébergées en établissement, pour financer les prestations ou équipements inclus dans le tarif de dépendance. l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009

A partir de 70 ans… Jacqueline a décidé de rester vivre dans sa mais avec l’âge, certains gestes de la vie quotidienne maison, repasser, se préparer un vrai repas... Etr aujourd’hui de bénéficier des services d’une aide maine, et du portage de repas organisé dans sa


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Mon département, c’est ma vie, Je le soutiens… et je le dis !

Le Conseil général de l’Aisne, premier partenaire des communes et structures intercommunales L’Aisne compte au total 816 communes qui, toutes, bénéficient de la contribution du Conseil général, en fonction de leur taille et de la nature de leurs projets. Conscient des difficultés budgétaires et administratives auxquelles sont soumises nombre de petites communes, le Conseil général leur apporte une attention particulière : soutien technique pour la constitution de dossiers, financements particuliers, taux de subventions privilégiés… En outre, 83% de la population axonaise vit aujourd’hui sur un territoire bénéficiant d’un Contrat Départemental de Développement Local (CDDL)*. Conclu avec les structures intercommunales, le CDDL représente un engagement financier du Conseil général de 11,5 millions d’euros par an. Il est adapté aux attentes de chaque territoire et sa souplesse permet une évolution en fonction des contraintes ou besoins nouveaux apparus en cours de réalisation. Les aides qui entrent dans le cadre des CDDL concernent les thématiques de l’environnement, du cadre de vie, le développement économique, le développement local, les transports, la culture, le patrimoine, les sports et loisirs, l’éducation, le logement et les établissements médico-sociaux, autant de projets portés par le territoire qui sont inscrits dans un document de programmation tri-annuel, révisable chaque année. L’apport du Conseil général va au-delà de l’aspect financier. Il se traduit par un engagement en terme de respect de l’environnement, de réduction des inégalités entre les territoires, de transparence et d’impartialité dans le traitement des demandes de subvention.

Qui, mieux que le Département peut être présent partout sur notre territoire et apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées ? Qui, mieux que le département peut accompagner l’action des communes et structures intercommunales et du tissu associatif, garants du lien social, de la solidarité et de l’équité sur notre territoire ? 102 Présidents de Conseils généraux, de droite comme de gauche, ont exprimé avec force le rejet du projet qui vise à supprimer la clause de compétence générale du département ou toute autre mesure qui affaiblirait la capacité des départements à mener des politiques locales déterminantes pour l’équilibre de nos territoires (motion à télécharger). Tous les conseillers généraux de l’Aisne, toutes tendances politiques confondues, ont adressé un vœu adopté à l’unanimité en assemblée pour exprimer leur désaccord avec ce projet (texte du vœu à télécharger).

*Deux nouvelles structures intercommunales signeront avec le Conseil général de l’Aisne un CDDL en juin 2009, ce qui portera à 90% le taux d’habitants de l’Aisne bénéficiant de ce dispositif.­­­

© Jupiterimages

Exprimez vous aussi votre soutien au Département en signant cette pétition et en la retournant au : Magazine L’Aisne, Conseil général de l’Aisne, Hôtel du Département, Rue Paul Doumer, 02013 Laon Cedex Cette pétition peut également être signée en ligne sur www.aisne.com

Pétition “Mon département, c’est ma vie !” Je souhaite conserver mon département et préserver son action générale.

* Les situations décrites en légende des photos sont fictives. Il s’agit de photos d’illustration.

Nom Qualité Adresse

Mail Signature

son le plus longtemps possible. Mais, e deviennent difficiles, balayer sa re bénéficiaire de l’APA lui permet e à domicile, quelques heures par secommune.

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e ll e ti n e s s e e s u la c e n U

Qu’est-ce que la clause de compétence générale ? Le département, tout comme les autres collectivités territoriales, s’est vu attribuer par les lois de décentralisation successives des compétences “obligatoires” : les collèges, l’aide sociale, le handicap, les routes… La compétence générale est une clause qui permet à l’assemblée de se déclarer compétente pour appuyer d’autres projets et agir dans tout domaine présentant un intérêt départemental.

Que préconise le rapport Balladur ? Rapport Balladur - Proposition n° 11 : confirmer la clause de compétence générale au niveau communal (métropoles, communes nouvelles issues des intercommunalités et autres communes) et spécialiser les compétences des départements et des régions.

- favoriser l’implantation du Center Parcs Aisne - aménager Axo’Plage, la base de loisirs départementales et Cap’Aisne, base nautique départementale - construire le Pôle de Ressources environnementales de Géodomia - construire le Dôme, piscine-patinoire, participer à la construction de la BUL (Saint-Quentin), à la modernisation de l’hippodrome de la Capelle…

d’emplois pour leurs investissements immobiliers, en accompagnant le retour à l’emploi de toutes les personnes exclues du marché du travail (RMI, contrats d’insertion, chantiers d’insertion, RSA…), le département participe, chaque année, à la création d’emplois et au développement de l’activité économique. Si le département n’exerçait plus cette compétence, notamment dans cette période de crise grave, c’est l’économie de l’Aisne qui serait mise en péril.

En exerçant la compétence “économie”, le Conseil général soutient l’emploi dans le département.

Une fois définis les champs de compétences respectifs de chaque niveau de collectivités locales, il est proposé que les départements et les régions ne puissent intervenir que dans les domaines de compétences que la loi leur attribue, de manière à limiter les excès des financements croisés.

Si la clause de compétence générale était supprimée... le Conseil général n’aurait pas eu la possibilité de : > Initier de grands projets d’aménagement du territoire Sur un territoire qui ne compte pas de très grande ville, le Conseil général est la seule collectivité en capacité de mener des projets de grande envergure, susceptible d’être à la fois directement utiles à la population axonaise et de renforcer l’attractivité de l’Aisne ; C’est ainsi que le Conseil général a, en dehors de ses compétences obligatoires, décidé de :

Le transport scolaire gratuit pour les familles : un choix du Conseil général.

> Soutenir l’emploi et le développement économique

> Instaurer la gratuité des transports scolaires

Du soutien aux artisans et commerces de proximité, aux aides aux filières en difficulté, en passant par l’engagement auprès des chambres consulaires, et le financement de l’Agence de Développement, le département est un acteur fondamental de l’emploi dans l’Aisne. En créant un environnement attractif pour l’accueil des entreprises (infrastructures routières, aménagement de zones d’activités, réseau haut débit…), en soutenant les PME-PMI créatrices

En 2007/2008, 32 654 élèves ont été transportés à titre gratuit, ce qui représente un budget de 29,7 millions d’euros. L’Aisne est l’un des rares départements à financer intégralement le transport scolaire des élèves, de la maternelle au lycée.

Cap’Aisne, l’un des grands projets initiés par le Département.

Créer les conditions de la réussite scolaire pour tous les jeunes axonais.

> Attribuer des bourses départementales Elles ne constituent pas une compétence obligatoire du département. Le Conseil général a toutefois choisi de délivrer des bourses pour l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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pour l’avenir de l’Aisne

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Le tourisme dans l’Aisne : un vrai levier économique.

aider les familles à faire face au coût des études de leurs enfants. Le dispositif d’aide départementale comprend : - les bourses pour l’enseignement secondaire, pour la demi-pension et l’internat des collégiens et lycéens (6776 bourses attribuées pour un montant total de 1 065 000 euros), - les bourses pour l’enseignement supérieur (3800 bourses attribuées), - les allocations d’études supérieures à l’étranger (40 bourses) > Inventer le programme “Ma Maison dans l’Aisne” Le département a été largement précurseur dans ce domaine. Ce programme a été conçu pour permettre à des familles logées dans le parc locatif social de faire construire leur habitation principale pour 100 000 euros maximum et se traduit par une aide du Conseil général pouvant atteindre 50% du coût total (acquisition et viabilisation du terrain, construction de la maison). L’objectif est de permettre ainsi à 50 familles d’accéder chaque année à la propriété.

accéder à la culture, le département soutient en tous points du territoire de nombreuses manifestations et animations culturelles. Côté musique, l’ADAMA, association satellite du Conseil général, joue un rôle essentiel pour l’enseignement et la pratique amateurs, la production et la diffusion, l’organisation de grands événements musicaux, en partenariat avec les associations locales (Festival de l’Abbaye de St Michel, Festival de Musique Française à Laon, Orgues de l’Aisne…). Le Conseil général apporte également son soutien aux 23 écoles de musique, aux 2 ateliers d’orchestre, aux 28 chorales, à l’Armada, aux Caves de Musique à Tergnier… Côté danse, neuf associations sont aidées, parmi lesquelles l’Echangeur, le Guetteur, Appel d’air, les Chemins de la danse… Côté théâtre, un soutien financier est apporté aux compagnies de théâtre, qu’elles soient amateurs (via la Fédération Axothéa) ou professionnelles.

Chaque club sportif de l’Aisne bénéficie d’une aide départementale.

> Attribuer une aide directe à tous les clubs sportifs

Enfin, du côté des grands événements culturels soutenus par le département, citons le festival Pic’Arts, Coucy la Merveille, le Festival Jean de la Fontaine, le festival international du cinéma jeune public, les Fêtes du Bouffon, le festival Voix Off en Soissonnais…

Initiée en 2007, cette nouvelle politique sportive est à la fois une reconnaissance du lien social que créent les nombreux clubs sportifs du département et un outil de développement du sport. Les modalités de mise en œuvre de cette politique ont été définies en partenariat avec les comités sportifs départementaux. Elle permet à chacun des clubs (1270 clubs) de recevoir une subvention liée à l’évolution du nombre de licenciés, au nombre d’encadrants et à l’effort de formation. > Intervenir pour développer l’offre culturelle et de loisirs Pour que tous les Axonaises et Axonais puissent

> Développer les différents pôles touristiques de l’Aisne Ouvert en 1999, l’espace muséographique de la Caverne du dragon appartient au Conseil général de l’Aisne. Avec ses 40 000 visiteurs par an, il est le premier musée de l’Aisne en terme de fréquentation. En 2000, un syndicat mixte regroupant la commune de Guise et le Conseil général a été créé pour protéger, réhabiliter, valoriser et ouvrir au public l’exceptionnel patrimoine légué par Godin, le Familistère. En 2004, le Conseil général acquérait la maison d’enfance d’Henri Matisse, à Bohain, point de départ du projet “Bohain aux couleurs de Matisse” qui a pour vocation d’inciter le visiteur à découvrir la ville et son histoire. > Améliorer la couverture ADSL haut débit Le Conseil général s’est engagé dans l’amélioration de la couverture haut débit. Il s’agissait, au nom du service public et de la solidarité départementale, de permettre la desserte des territoires ruraux, souvent délaissés par les opérateurs. Aujourd’hui, 100% des répartiteurs sont équipés ADSL, 98% des foyers sont éligibles et tous ceux qui, pour des raisons techniques, ne peuvent être équipés ADSL malgré les différentes solutions d’accès mises en place, bénéficient aujourd’hui d’une aide de 300 euros à l’installation d’un système radio ou satellitaire individuel. > Participer à la mise en place de la campagne de dépistage du cancer du sein

L’ADAMA contribue au développement de la pratique instrumentale.

Le Conseil général a animé ce projet et l’a même initié, aidé par la DRASS. Il n’est plus aujourd’hui financeur, mais participe aux frais de transport supportés par les femmes qui vont se faire dépister dès lors que, habitant à plus de 15 kilomètres d’un cabinet de radiologie, elle n’ont aucun moyen de transport personnel pour s’y rendre. l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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tourisme

Suzy Site pionnier du tourisme vert, le domaine des Etangs du moulin à Suzy innove encore en proposant l’hébergement en tipi.

Une nuit en tipi Une réserve

d’indiens dans le Laonnois ? C’est ce qu’on pourrait croire en découvrant la dernière nouveauté des Etangs du moulin de Suzy : Cinq tipis flambant neufs installés au bord de l’eau. Du plus petit (2 places pour une virée en amoureux), au plus grand (8 places pour une escapade en famille), une capacité de 25 personnes au total, un vrai petit campement apache. “Les toiles viennent du Canada, précise Agnès De Clercq maîtresse des lieux qui succède à son père Michel, créateur du domaine dans les années 70. Nous tenions à être au plus proche des origines et à avoir des matériaux décorés de façon authentique.”

Dépaysement et ambiance conviviale assurée.

Pour la petite histoire, les Etangs du moulin n’étaient qu’un champ de maïs quand Michel De Clercq acheta le terrain il y a quarante ans. Avec l’aide de son épouse, il creusera un étang, puis deux, installera un bar et les premiers équipements pour un terrain de camping. Le tout par ses propres moyens, avec beaucoup de patience et de passion.

est garanti pour les enterrements de vie de jeune fille ou enterrements de vie de garçon. Ce sont des contextes où la magie du Far West fonctionne parfaitement !” Pour se plonger dans l’ambiance, un magnifique totem indien se dresse à l’entrée du site. C’est Sébastien Jakisa, la cheville ouvrière du trio, qui l’a sculpté à la tronçonneuse, tout comme les bancs et les tables qui forment l’aménagement intérieur des tipis. A l’écouter, cet homme semble d’ailleurs capable de faire tout ce que vous voulez avec une tronçonneuse !

“La magie du Far West fonctionne parfaitement !”

Positionné sur l’Axe vert Paris-Bruxelles, le domaine des Etangs du moulin propose aujourd’hui des activités de pêche à la truite et pêche aux blancs ainsi qu’une aire de camping de 25 emplacements auxquels s’ajoute une roulotte pouvant accueillir jusqu’à cinq personnes. Avec les tipis, l’offre envers les vacanciers en quête de nature et d’évasion emprunte une voie jusqu’alors inédite mais qui séduit d’emblée. “Sur ce type d’hébergement, nous touchons principalement une clientèle urbaine, reconnaît Agnès. Des gens de Paris, Lille et Reims en majorité, c’est pour eux l’occasion de faire une vraie coupure avec leur environnement bétonné. Nous attirons aussi des séminaires d’entreprise plutôt atypiques et le succès

Beaucoup de centres aérés ont déjà fait leur réservation pour cet été. Le village de Suzy présente l’avantage d’être au départ de deux circuit de randonnée en forêt et à proximité des trois pôles touristiques que sont la cité médiévale de Laon, le château de Coucy et le Chemin des Dames. De quoi se concocter un riche programme “n­­ature et culture”.

Contact : www.etangsdumoulin.com Intérieur rustique mais authentique. l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


21 Rendez-vous sportifs 29 août Château-Thierry : 17e raid de l’Omois. Deux parcours au choix : 12 heures ou 7 heures. Epreuves par équipes de trois (hommes ou femmes) dont un en VTT, accessibles à tous. Rens. 03 23 69 22 41 Inscription sur www.raidomois.fr 9 septembre Coucy le Château : 8e édition des 15 km de Coucy. Course à pied hors stade comportant 3 épreuves. Départ à la salle Gabrielle d’Estrées face à la mairie. Rens. 03 23 52 75 04 12 septembre Laon : les 10h Mob. Course ouverte à toutes les machines de moins de 50 cm3 De 10h à 21h au Champ de Manœuvre, route de Laniscourt près de Laon Rens. 03 23 23 27 79

19 septembre Vesles et Caumont : 8e édition du Raid de la Souche Multisports, composé de plusieurs épreuves : course à pied, lancer de javelot, canoë, tir à la Carabine, Run and bike, VTT, Tir à l’Arc... Pré inscription obligatoire, l’inscription se fera le jour de l’épreuve à FroidmontCohartille à partir de 10h. Départ à 13h30 Rens. 03 23 20 33 49 ou www.f-r-i-de-veslesetcaumont.fr 20 septembre Berny Rivière : les hodelots. Plusieurs épreuves : courses à pied, randonnée et course de caddies Bulletin d’inscription sur http://hodelots.free.fr Rens. 03 23 55 59 78

sport

Aisne

Courir dans la forêt, une carte à la main, pour trouver le parcours le plus rapide. La course d’orientation est un sport à part : il ne suffit pas de courir vite, il faut courir bien. Avec quatre titres de champions de France l’an dernier, le club de Vervins est l’un des meilleurs de l’hexagone.

Course d’orientation : un sport à la carte La course d’orientation est un sport

originaire d’Europe du Nord, mis au point par les militaires scandinaves pour leur entraînement au cœur des vastes étendues forestières. Désormais reconnu comme sport de haut niveau, cette course pas comme les autres a conservé son côté nature : les épreuves ont lieu en forêt. “Le principe de notre sport est assez simple, explique Camille Moulière, présidente du club de Vervins. Au moment du top départ, on nous remet une carte très précise au 1/10 000e, avec les points de passage obligés dans la forêt. A nous de trouver les parcours les plus rapides, en tenant compte du relief, des ruisseaux…” Les meilleurs coureurs ont de bonnes jambes, bien sûr, mais ils doivent aussi faire les bons choix stratégiques. “Parfois, on peut gagner en étant moins performants en vitesse, mais grâce à une bonne tactique.” Il existe différentes distances, de 2 à 11 kilomètres environ, mais ce sont des distances à vol d’oiseau, autrement dit, il faut ajouter les détours. “Avec l’habitude, on parcourt 20% de plus. Mais ça peut doubler, si l’on se perd” poursuit Camille. La course d’orientation se pratique à pied, mais s’est ouverte désormais aux VTT. “C’est un sport que l’on peut pratiquer en famille, de 7 à 77 ans ! Chacun a son parcours, et dès que l’on sait

Les jeunes aussi peuvent pratiquer, à l’image d’Arthur Desreumaux.

lire une carte, on peut se lancer. “ La course d’orientation est d’ailleurs un excellent exercice pour les enfants, qui apprennent à s’orienter, à observer la nature, à résoudre toutes sortes de problèmes le plus rapidement possible. Pour les adultes, “c’est un vrai sport nature, qui permet de faire le vide dans sa tête… au niveau psychologique, c’est vraiment super !” reprend Camille Moulière. Dans l’Aisne, ce sport s’est ancré en Thiérache dès le début des années 80. Le club “Vervins orientation” est désormais de ceux qui comptent dans le paysage sportif. En 2008, ses membres ont emporté quatre titres de champions de France, trois titres de vice champions et quatre médailles de bronze ! Deux des championnes, MarieBernadette Moulière et Nicole Richard, ont plus de soixante ans, et un autre, Antoine Vercauteren, en VTT n’a que 12 ans, ce qui

illustre bien la vocation familiale de ce sport. Ajoutons, parmi les belles performances de l’année, la 8e place aux championnats du monde décrochée, en VTT, par Arthur Desreumaux. “Il y a environ 180 clubs en France, et nous sommes plutôt bien placés, c’est vrai”, se réjouit la présidente. Vervins orientation propose des initiations dès le plus jeune âge, mais il est possible de se lancer à tout moment. L’équipement est minime : une boussole, des cartes... Les coureurs s’entraînent chaque semaine une heure à une heure et demie, dans le secteur de Vervins. Le club a édité six cartes qui permettent de bien débuter. Mais les épreuves ne s’organisent pas qu’en Thiérache. La course d’orientation se pratique dans la plupart des massifs forestiers du département, notamment au cours des deux stages organisés par le club dans l’année, à Pâques et à la Toussaint. Les épreuves sportives, elles, ont lieu dans toute la France, ce qui fait partie du charme de la course d’orientation. “Nous voyageons beaucoup à travers le pays. Et il y a un côté très convivial, car nous formons une grande famille” conclut la présidente vervinoise.

La course d’orientation se pratique aussi à VTT. Ici, c’est la présidente vervinoise Camille Moulière qui est à l’œuvre.

Contact : Camille Moulière 03 23 97 86 99 http://pagesperso-orange.fr/Vervins.Orientation l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


22 Adresses des Circonscriptions de prévention et d’action sociale (CIPAS) CIPAS de Château-Thierry, 1 rue Robert-Lecart BP 80020 02407 Château-Thierry Tél. 03 23 83 85 00 CIPAS de La Fère Place de l’Europe 02800 La Fère Tél. 03 23 56 60 20

le point sur

Aisne

Le RSA est entré en vigueur au 1er juin. Pour la plupart des allocataires du RMI et de l’API, rien ne change. Une nouvelle catégorie de personnes va devenir bénéficiaire : les “travailleurs modestes.”

Le Revenu de solidarité active (RSA) dans l’Aisne, mode d’emploi Le RSA, c’est quoi ?

Le RSA pour qui ?

Le revenu de solidarité active remplace à la fois le RMI (revenu minimum d’insertion) et l’API (allocation de parent isolé). Il s’adresse également à une nouvelle catégorie de bénéficiaire, les “travailleurs modestes”, pour leur assurer un complément de revenu.

Il s’adresse uniquement aux plus de 25 ans. Il faut avoir un salaire peu élevé ou aucune ressource (voir tableau). Pour en bénéficier, il faut être de nationalité française ou en situation régulière sur le territoire.

Des droits et des devoirs.

Où s’adresser pour bénéficier du RSA ?

Le bénéficiaire du RSA dont les ressources sont inférieures à 500 E s’engage, en échange de l’allocation, à entreprendre toutes les démarches nécessaires à une meilleure insertion sociale ou professionnelle.

Si vous êtes déjà bénéficiaires du RMI ou de l’API, vous n’avez aucune démarche à effectuer : vos allocations se transformeront automatiquement en RSA.

CIPAS de Laon Forum des 3 Gares 1 boulevard de Lyon BP 7 02002 Laon Cedex Tél. 03 23 24 61 00 CIPAS de Saint-Quentin 32 boulevard du Docteur Camille-Guérin 02315 Saint-Quentin Cedex Tél. 03 23 50 37 37 CIPAS de Soissons 7 rue des Francs Boisiers BP 60036 02202 Soissons Cedex Tél. 03 23 76 30 00 CIPAS de Thiérache site de Guise 128 rue du Curoir - BP 5 02120 Guise Tél. 03 23 05 78 70 CIPAS de Thiérache site d’Hirson 1 rue aux Loups 02500 Hirson Tél. 03 23 58 56 90

Caisses d’allocations familiales A Soissons, 3 avenue de l’Aisne Tél. 0820 25 02 20

Si vous êtes travailleurs modestes, vous devez vous adresser à votre caisse d’allocation familiale.

Un suivi par des référents. L’allocataire sera dirigé vers un référent du pôle emploi, qui établira avec lui un projet personnalisé d’accès à l’emploi. Pour les allocataires en grande difficulté sociale, un référent social sera désigné pour concevoir un parcours d’insertion.

A Saint-Quentin, 29 boulevard Roosevelt Tél. 0820 25 02 10

+

MSA Mutualité sociale agricole Rue Turgot 02008 Laon Cedex 9 Tél. 03 23 23 65 00

d’infos

www.aisne.com l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009

allocataires du RMI

CIPAS (Conseil général de l’Aisne) ou CCAS partenaires

allocataires de l’API

CIPAS (Conseil général de l’Aisne) ou CCAS partenaires

travailleurs modestes

Caisse d’allocations familiales ou MSA Mutualité sociale agricole


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environnement

Aisne

Sous l’impulsion du Conseil général, des particuliers suivent des formations pour apprendre à réaliser un compost de qualité et transmettre leurs connaissances. Objectif : réduire à la source le tonnage des déchets.

Les maîtres en font des tonnes

Daniel est facteur et il vient de prendre

Que deviennent les déchets verts ? Si vous ne compostez pas, vos déchets sont, de toute façon, valorisés. Soit vous les apportez en déchetterie, soit ils sont collectés en porte à porte - c’est le cas notamment dans les 132 communes qui dépendent du SIRTOM du Laonnois. Dans les deux cas, ces déchets sont envoyés sur des plateformes de compostage. Il en existe plusieurs dans l’ensemble du département, publiques ou privées. Reste que composter à domicile est à la fois plus écologique (il n’y a aucune pollution liée au transport) et plus économique : le traitement des déchets a un coût, supporté par l’ensemble de la collectivité.

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d’infos

www.aisne.com

sa retraite ; Hélène, 33 ans, est professeur de lettres classiques. Leur point commun : tous les deux sont devenus des “maîtres composteurs” après une formation de trois jours proposée par le Département. Onze habitants du Laonnois, presque autant en Thiérache, en attendant une prochaine formation dans le Sud du département… Au total une quarantaine d’Axonais se sont déclarés intéressés par la démarche initiée en début d’année. “Nous avons décidé de créer un réseau de maîtres composteurs dans le cadre du plan de prévention des déchets. L’idée est de réduire le tonnage des déchets verts et fermentescibles (1), en proposant aux habitants qui le peuvent

de passer au compostage” explique Corinne Cousin, chargée de mission au Conseil général. “Les personnes qui le pratiquent compostent environ 100 kg par an, 50 kg de déchets verts et 50 kg de fermentescibles. Tout le monde n’adoptera pas le compostage : notre objectif, d’ici 2012, est d’économiser en moyenne 6 kg par habitant et par an.” Pour cela, il faut développer le compostage individuel. Plusieurs intercommunalités ont déjà mis en place des campagnes de promotion, certaines proposent même des composteurs individuels à prix réduits. Les maîtres composteurs, eux, vont irriguer l’ensemble du département, pour dispenser des conseils aux jardiniers amateurs.

Ils sont formés par le CPIE (Centre permanent d’initiative pour l’environnement) de l’Aisne. Le CPIE qui, avec le Conseil général, sera chargé d’animer le réseau, une fois celui-ci constitué. (1) Les déchets verts sont les tontes de pelouses, les feuilles mortes… et, plus généralement, les déchets produits par les jardins. Les fermentescibles, eux, sont principalement les épluchures ou les restes de légumes et de fruits.

Contact : preventiondechets@cg02.fr

Daniel Levillain, Chamouille “Rien ne vaut le contact direct” Pendant 25 ans, Daniel Levillain a porté le courrier aux habitants de Chamouille et des environs. “J’aime le contact, et comme je viens de prendre ma retraite, il me fallait une occupation qui me permette de continuer à rencontrer les gens.” L’autre passion de Daniel, c’est la nature. Aussi est-ce avec enthousiasme qu’il décide de s’inscrire à la formation de maître composteur. “Moi-même, je n’étais pas très au fait de tout cela. Je ne faisais pas de compost, j’allais à la déchetterie…” Avec la foi des nouveaux convertis, Daniel est aujourd’hui intarissable sur les bonnes pratiques au jardin. “Je n’utilise plus de désherbant ! Nous avons été parfaitement formés, pendant trois jours, et on nous a vraiment bien expliqué pourquoi et comment composter.” Après avoir tenu un stand à la dernière fête du jardin de Vivaise, il compte bien faire partager son nouveau savoir, avec ses voisins, puis, plus largement, dans la commune de Chamouille. Avec un autre maître composteur, il projette également de faire des animations du côté de Pinon. “Parce que les livres, c’est bien joli, mais rien ne vaut une bonne explication, une bonne réunion, où l’on peut poser des questions et prendre son temps pour transmettre ce que l’on a appris.”

Hélène Stadnick, Laon “Transmettre les bons gestes” Professeur de lettres dans un collège de Laon, actuellement en congé parental, Hélène Stadnick cultive un jardin et un amour profond pour la nature, amour qui l’a conduit “spontanément au respect et à la préservation de celle-ci. Pour moi, protéger, à mon échelle, la richesse qu’offre la nature est une évidence depuis longtemps ; alors faire du compost pour réduire la masse des déchets que nous déversons tout au long de notre vie est indispensable. Cultiver un jardin n’est ni anodin ni innocent pour moi : c’est une forme d’engagement et même de riposte à la société de consommation.” Un engagement qu’elle veut transmettre : “souvent, les pires produits alimentaires sont ceux destinés aux enfants - bonbons, biscuits et autres sucreries saturées de mauvaises graisses, de conservateurs, d’exhausteurs de goût, de sucre etc. D’où l’intérêt du jardin et de la transmission de cette valeur à mon enfant. Il suffit de le leur apprendre... car ce sont eux qui seront sans doute déterminants pour la longévité de notre environnement.” Pour Hélène, suivre la formation pour maîtriser la technique du compost était important. “On peut, en ville, entretenir une proximité certaine avec les mécanismes de la nature les plus intéressants: le renouvellement, le cycle de la vie... il y a quelque chose d’inépuisable dans ce recommencement.” l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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portrait

Entre Paul Baron et l’eau, il y a comme une histoire d’amour. Ingénieur de formation, il est aujourd’hui un spécialiste reconnu pour la défense des zones humides. D’abord technicien de l’eau, ce septuagénaire se bat désormais au plus haut niveau pour la protection de l’environnement.

Une vie au fil de l’eau

Gizy

Paul Baron a les yeux bleus, couleur

Parcours 1938 - Naissance à Charleville-Mezières. 1959 - Installation dans l’Aisne, par amour : sa femme est d’Essigny-leGrand. Il se marie et a quatre enfants. 1963 - Début de sa carrière professionnelle comme ingénieur à la Direction départementale de l’agriculture en Savoie. 1971 - Achat d’une vieille ferme à Gizy, qui devient la résidence familiale. 1971 - Départ pour la Côte d’Ivoire, où il s’occupe du schéma de développement de San Pedro pendant 3 ans. 1974 - Retour dans l’Aisne. Il devient adjoint à la Direction départementale de l’agriculture, dont il prend la direction de 1980 à 1987. 1993 - Nomination au Conseil supérieur de la pêche à Metz. 1997 - Entrée à l’Inspection générale de l’environnement, chargé de mettre en œuvre le “Plan Loire”. 2001 - Retraite, compensée par une intense activité associative.

de l’eau. Ça ne peut pas être tout à fait un hasard. Toute sa vie professionnelle lui a été consacrée. D’abord comme ingénieur. “Pour moi, l’eau n’était alors qu’un fluide, pas un milieu de vie. J’étais hydraulicien, sans aucune notion d’environnement.” D’ailleurs, il a embrassé cette carrière un peu par hasard, grâce à un ami de ses beaux-parents. Rapidement, il y prend goût. Son job l’envoie à travers la France puis en Afrique, et finalement dans l’Aisne, son département d’adoption, celui de son épouse, native d’Essigny-le-Grand. Dans les années 80, il devient le boss de la Direction départementale de l’agriculture. “J’ai de bons souvenirs de cette période, qui n’a pas toujours été simple : il a fallu mettre en place les quotas laitiers, par exemple… Et dans l’Aisne, j’avais un poste exposé : les syndicalistes agricoles étaient tous d’un calibre national, ils suffisaient qu’ils passent un coup de fil à Paris pour être reçus au ministère.” Paul Baron n’a pas encore le virus de la protection de l’environnement. C’est son poste de délégué interrégional du Conseil supérieur de la pêche à Metz, obtenu en 1993, qui va orienter son destin. “Là, je prends réellement conscience de la richesse de la biodiversité aquatique et de l’état alarmant de nos rivières, de nos zones humides…” Dans l’Est, il obtient quelques satisfactions : il voit le premier saumon remonter le Rhin, grâce aux passes à poissons. Sa mission suivante le plonge directement dans le vif du sujet : le ministère de l’Environnement lui confie le suivi du “Plan Loire grandeur nature”, destiné à “sauver” le fleuve et son environnement. Parallèlement, il devient coordinateur du programme d’action pour les zones humides. Une mission qu’il va prendre à bras-le-corps jusqu’à sa retraite, en 2001.

Paul Baron est aujourd’hui un interlocuteur respecté au plus haut niveau pour toutes les questions liées à l’environnement des zones humides.

administrateur de NaturAgora. “Ma femme me dit qu’elle me voit encore moins qu’avant ma retraite !” plaisante-t-il. Cette activité intense tourne principalement autour de la défense des zones humides. “Deux tiers de ces zones ont disparu en France depuis cinquante ans, alors même qu’elles jouent un rôle prépondérant. On doit se battre contre mille ans d’image négative. Les marais apportaient la maladie… Moi-même, au cours de mes études, on m’a appris à assécher. C’était faire œuvre utile que de les faire disparaître.”

Un militant inlassable de la cause de l’eau.

Paul Baron ne reste pas les bras croisés. Il s’engage au niveau associatif. Fort de son expérience, il devient un interlocuteur respecté des administrations, des ministères… Il est membre du conseil scientifique du WWF France (le Fonds mondial pour la nature), fondateur du “Club zone humide”, et, dans l’Aisne, secrétaire de l’ADREE (1) et l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009

A force de tirer les sonnettes d’alarme, Paul Baron, avec d’autres, a permis une prise de conscience. “On a fait des progrès. Ceux qui continuent à détruire ces zones le font avec mauvaise conscience…” Lorsqu’il parvient à sauver une mare où à mettre en valeur un marais, Paul est heureux. Mais il

est réaliste. Au-delà des discours ripolinés de vert, il sait parfaitement que les logiques économiques de court terme gardent l’avantage. “On le voit avec le Grenelle de l’environnement. Je n’en attendais pas grand-chose, je dois le dire. Les conclusions étaient excellentes, mais les lois qui en sont issues sont particulièrement décevantes, puisqu’elles déshabillent tout ce qui avait été prévu.” Et pourtant, comme il l’explique, “l’homme n’a plus guère le choix. Il doit se développer avec la nature, pas contre elle.”

(1) L’Adree, association pour le développement des recherches et de l’enseignement sur l’environnement est née il y a 30 ans de la rencontre entre le Conseil général de l’Aisne, le CNRS et l’enseignement supérieur. Elle a notamment pour mission de réaliser des expertises environnementales.


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culture

^ Coucy le Chateau

Coucy, chevaleresque et magique.


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culture

Aisne

A lire

Serge Dutfoy

Fats Waller BD Jazz Vol 47 Editions Nocturne C’est la deuxième collaboration du dessinateur Saint-Quentinois Serge Dutfoy avec les éditions Nocturne chez qui il avait déjà publié en 2004 un premier album consacré à Glenn Miller dans la collection BD Jazz. Cela faisait déjà longtemps que ce projet sur Fats Waller lui tenait à cœur. Pianiste de jazz lui-même au sein de l’incontournable Blue Rythm Band et fan inconditionnel de ce grand maître du piano “stride“, Serge Dutfoy s’est particulièrement investi dans la réalisation de cette biographie en bande dessinée qui plonge le lecteur dans le Harlem de la grande époque, sur les pas du jeune Thomas Wright Waller, qui deviendra rapidement “Fats“ pour ses copains en raison de son embonpoint. Concis et précis dans sa narration comme dans son dessin, il nous livre le portrait d’un virtuose, boulimique dans tous les sens du terme, débordant d’énergie d’humour et de talent. Les 2 CD que renferme ce coffret BD livrent en 44 titres l’essentiel de ce grand jazz man, de “Honeysuckle Rose“ à “Ain’t Misbehavin“, collection qui n’est qu’un aperçu de l’œuvre complète de ce compositeur et performer des plus prolixes, mort d’une pneumonie à seulement 39 ans.

La brigade d’intervention poétique débarque sans prévenir, effet de surprise garanti !

La BIP déboule Toc toc,

la BIP est bien élevée, elle frappe avant d’entrer. Les deux agents d’intervention poussent la porte et vont à la rencontre des enfants qui aussitôt abandonnent leur activité du moment pour se presser autour d’eux. Quelques vers sont déclamés, mimés et soulignés d’une mélodie jouée sur un charango (petite guitare colombienne). Des mains se tendent pour saisir la feuille de papier sur laquelle est écrit le poème du jour, attendu comme un trésor. La porte se referme, c’est fini pour aujourd’hui. La brigade repassera-t-elle demain ? Mystère et boule de gomme, mais dans les yeux des enfants, l’envie de les revoir ne fait aucun doute. “La première fois qu’on débarque, les enfants se demandent vraiment ce qui se passe, reconnaît Virginie Pérès, comédienne de la Cie l’Echappée. Les institutrices sont dans

Les “Brigades d’intervention poétique” de la Compagnie l’Echappée s’invitent dans les classes pour un instant de rêve partagé.

le coup, mais elles savent très bien feindre la surprise,” ajoute Chantal Laxenaire, son acolyte instrumentiste. Les brigades d’intervention poétique ont fait leur apparition en 2005 dans les écoles de Château-Thierry, leur action n’a cessé de prendre de l’ampleur et cette année, les écoles de Saint-Quentin et de la Communauté de Communes du Pays de la Serre se sont jointes à l’aventure. En tout, près de 150 classes de primaires et maternelles ont été l’objet d’attentats poétiques au rythme d’une visite par jour pendant une semaine. Une fois la brigade partie, il peut se passer mille choses dans la classe, chaque en-

150 classes auront reçu les visites des brigades cette année.

seignant agit à sa guise. Certains vont laisser le texte de côté pour le travailler plus tard, d’autres vont tout de suite rebondir dessus et lancer un échange entre les enfants, étudier le vocabulaire, imaginer une suite avec eux… “Un jour, les enfants nous ont accueillis avec une chanson préparée la veille, relate Virginie.” Les poèmes choisis varient selon l’âge de la classe visitée et visitent différents répertoires. Du classique, un peu, et des textes contemporains venant de tous les continents comme, par exemple, “Ce que dit le Tam tam” du poète gabonais Pierre-Edgar Moundjegou Mandangue.

Les enfants ne rêvent plus assez.

“C’est une expérience très positive, affirme Bernard Fossier, directeur de l’école Henri-Arnould à Saint-Quentin. Les enfants ne rêvent plus assez dans nos quartiers, un peu de poésie ouvre les portes de leur imagination et enrichit leur vocabulaire. Cela donne des idées aussi : pour la marche que nous organisons contre l’obésité chaque année, une collègue a pensé que l’on pourrait mettre des petits poèmes dans les boîtes aux lettres des habitants au passage, c’est une idée originale.”

Contact : Cie l’Echappée 03 23 62 19 58 l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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culture

^ Coucy-le-Chateau

Le spectacle médiéval “Coucy à la merveille” réunit une armée de bénévoles qui se préparent toute l’année pour donner une prestation de haute qualité.

Coucy bat “Le Fer“ tant qu’il est chaud “Coucy à la merveille”, c’est avant tout une

aventure humaine. Nous sommes 300 bénévoles unis dans un même projet, le mélange est total et générateur d’un lien social très fort. Il y a une volonté affirmée de ne pas trop professionnaliser cette aventure.” Médecin à Coucyle-Château-Auffrique depuis 1985, Philippe Brandon compte parmi les anciens de l’AMVCC (Association de mise en valeur du château de Coucy). Avec son épouse et ses quatre enfants, il participe depuis le début au spectacle médiéval qui se tient au mois de juillet sur le site historique de Coucy depuis maintenant quinze ans. En dehors de la mise en scène confiée à un professionnel, en l’occurrence Jacques Lélut pour le nouveau spectacle de cette année, tout est fait par des bénévoles, du jeu d’acteur jusqu’à la régie technique. Le talent n’en est pas moins au rendez-vous comme en témoigne le label qualité décerné à la manifestation par la FFFSH (Fédération française des fêtes et spectacles historiques).

la région parisienne, mais ils ne ratent pas une répétition !” Chacun aura un rôle à tenir lorsque le public passera les portes de la citadelle. Le spectacle comporte deux parties sur gradins, entrecoupées d’un intermède durant lequel le public vaque librement sur le site et se retrouve plongé dans l’ambiance d’une cour médiévale où se croisent manants, chevaliers et saltimbanques. Pour que les visiteurs se sentent vraiment au moyen-

âge, quelques règles s’imposent. “Pas de lunettes sur le nez, et un langage approprié, précise Christian Bigot. C’est un vrai moment de proximité entre le public et les bénévoles.” Contact : www.coucyalamerveille.com

Dès l’automne, les 300 bénévoles de l’association consacrent une bonne partie de leurs week-ends aux répétitions.

La base historique est très sérieuse.

Un groupe d’écriture renouvelle tous les trois à quatre ans un scénario basé sur l’épopée des sires de Coucy. “Quelques éléments fantastiques viennent s’y greffer pour donner la touche de magie nécessaire, mais la base historique est très sérieuse, assure Philippe Brandon. Nous disposons d’une documentation très complète et nous nous gardons bien de prendre trop de liberté avec les faits.” Le nouveau spectacle se déroule au cœur de la guerre de cent ans, sous le règne de l’ambitieux Enguerrand VII, dernier des sires de Coucy, alors que la peste noire fait des ravages et que la menace anglaise est proche. Baptisé “Le Fer“, il a l’ambition d’être le premier volet d’un triptyque qui s’achèvera en 2017, année du centenaire de la destruction par l’armée allemande du donjon de Coucy.

© Arnaud Cagnet

Pour les bénévoles, les répétitions commencent dès l’automne et occupent une bonne partie de leurs weekends. “Je suis toujours impressionné par leur disponibilité, remarque Christian Bigot, président de l’AMVCC. La plupart n’habitent pas sur place, certains viennent même de Pour Aude Bodumont, permanente, Philippe Brandon, bénévole et Christian Pigot, président de l’AMVCC, “Coucy à la Merveille” est avant tout une aventure humaine.

© Arnaud Cagnet

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culture

Soissons La plasticienne Gwenaëlle Souffez prépare un projet d’œuvre collective dans le cadre des “Invitations d’artistes” au mois de septembre.

Les territoires irréels de Gwenaëlle “L’art ? Je ne me suis jamais vue faire autre

chose.” Il est des vocations qui s’imposent sans négociation possible. Pour Gwenaëlle Souffez, l’appel artistique était si clair qu’elle en claqua la porte du Lycée Gérard de Nerval avant la sonnerie. Après une année préparatoire chez Quentin de la Tour à Saint-Quentin, l’Ecole nationale supérieur d’arts de Paris-Cergy lui ouvrait ses portes.

Couleurs et transparence viennent souligner le geste pictural dans les toiles de Gwenaëlle.

Revenue récemment dans sa ville de Soissons où elle enseigne, la jeune artiste poursuit un travail résolument contemporain qui trouve à s’exprimer aussi bien en peinture, sculpture, photographie, performances et installations. Marquée par le travail de Guiseppe Penone, figure emblématique de l’Arte Povera, elle affectionne les installations et sculptures éphémères en milieu naturel, notamment en forêt. “J’aime l’idée que les œuvres ne vont pas rester figées mais qu’elles vont évoluer par elles mêmes une fois laissées sur place, explique-telle. La démarche est un peu la même dans mes peintures où les réactions chimiques entre les

pigments et les différents liants participent à la création. Le matériau travaille de façon autonome.” Elle crée ainsi des territoires irréels où couleur et transparence viennent souligner le geste pictural, elle s’y promène, laissant ça et là quelques empreintes. Remarquée l’an dernier lors du festival des 1001 facettes pour ses installations dans le parc de l’IUT de Soissons, son prochain rendez-vous avec le public est prévu pour la rentrée à l’occasion des “Invitations d’artistes“ auxquelles elle participe pour la troisième fois. “Ouvrir son atelier au public était une expérience très enrichissante, mais cette année, il s’agit surtout de monter un projet, préciset-elle. J’ai envie de proposer une rencontre, un échange entre des gens de toutes cultures et de tous milieux autour d’une réalisation collective. Le résultat sera exposé au Centre Culturel de Soissons.” Contact : gwenaellesouffez@yahoo.fr

Un lieu conserve depuis peu une part de la mémoire verrière de Saint-Gobain. Fils et petit-fils de verrier, Alain Pierret expose les pièces d’art populaire réalisées par les ouvriers de la manufacture.

Un musée pour les "bousillés" Les ouvriers de la manufacture étaient de vrais artistes.

Le musée

du verre de Saint-Gobain est tout petit, mais il a une âme. A peine cinq vitrines. Mais pour son créateur, Alain Pierret, “small is beautifull” (“ce qui est petit est beau”). Parce que dans ces quelques vitrines, on trouve les cygnes de Zouzou ou les cendriers de Popaul, deux ouvriers de l’ancienne Manufacture des Glaces. On trouve aussi des sulfures, des bouteilles… et toutes sortes d’objets insolites, utiles ou simplement esthétiques, nés sous les doigts agiles des verriers. On appelle ces objets des “bousillés”. C’est à cette mémoire ouvrière, qui a contribué à la renommée des glaces pendant plus de trois siècles, que le petit musée d’Alain Pierret rend hommage. “C’est un début de musée, constitué par des objets qui m’appartiennent et que des anciens des Glaces m’apportent désormais. Chaque pièce raconte à sa façon comment les

Saint-Gobain ouvriers détournaient le verre pour en faire un art populaire.” Le musée, situé face à la Poste, n’est pour Alain Pierret qu’un début. Son rêve : “lancer une fête du verre à Saint-Gobain”, sur le modèle d’autres grandes manifestations axonaises. En attendant, les visiteurs qui veulent en savoir un peu plus sur l’épopée du verre à Saint-Gobain peuvent pousser les portes de ce lieu sympathique, chaque jour (sauf le mardi), à partir de midi. Entrée : 2 E.

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Rens. 03 23 56 83 64


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c’est tendance

C’est dans l’air du temps, et ça se passe dans l’Aisne.

Organiser une soirée "sex toys" avec des copines La série

télévisée Sex and the city a banalisé les sex-toys, qui ont quitté les rayons obscurs des sexshop pour les pages bien-être des magazines. Grâce à Samantha Jones, tout le monde sait aujourd’hui qu’un “rabbit” (lapin, en anglais), n’est pas qu’un petit mammifère à longues oreilles. Quant au canard vibrant, il est aujourd’hui le partenaire de pas mal de baignades sensuelles. Tout cela pour dire que bien des tabous sont tombés ces dernières années. Evidemment, on peut acheter ces accessoires sur internet. Mais ce qui est vraiment tendance, c’est d’organiser une soirée entre copines, sur le modèle des fameuses “réunions Tupperware”. Sabine est représentante “miss toysy” pour l’Aisne depuis septembre. Il suffit de lui passer un coup de téléphone, de réunir des copines, et elle débarque avec sa mallette pleine. “Je vends des huiles de massage comestibles, des parfums aphrodisiaques, des gadgets, dont le fameux canard, évidemment.” Et elle a du choix ! Rien qu’en godemichés, elle a 60 références ! “Ce qui marche le mieux, dans l’Aisne, ce sont les gadgets et la lingerie.” Mais Sabine trouve les habitantes encore assez frileuses, notamment à Laon. “J’ai fait des réunions sur Saint-Quentin, Soissons et même dans des villages, mais en revanche, à Laon, c’est incroyable, il n’y a rien à faire, ça ne prend pas…” Si vous souhaitez organiser de telles soirées, il suffit de prendre contact avec Sabine ou des représentantes d’autres marques : pour cela, il suffit de taper “soirée sex toys aisne” dans un moteur de recherche sur internet…

Adopter la "brocante attitude" L’été,

c’est la pleine saison des brocantes et autres vide-greniers, toujours aussi populaires dans le département. Il y a plusieurs sortes de “bradeux”. Pour Bernadette, d’Aubigny-en-Laonnois, “la brocante, c’est le plaisir plus que les affaires !” Tous les dimanche, elle arpente les rues des villes et villages, à la recherche d’une quelconque trouvaille. “Aujourd’hui, j’ai commencé une collection de cruches et de cloches, quand je trouve un objet qui me fait plaisir et qui n’est pas trop cher, alors, je l’achète.” Les bonne affaires se font le matin, c’est bien connu, et Bernadette n’hésite pas à mettre le réveil pour être dans les premiers. “Les brocantes ont changé, depuis quinze ans” assure-t-elle. “Les particuliers ne vendent plus de belles choses comme avant, mais il reste les professionnels, qui ont des objets parfois intéressants.” Surtout, pour Bernadette, la brocante, c’est l’occasion de rencontrer du monde, de discuter… “Dans les villages, on ne voit pas grand monde, alors les brocantes, ça me fait du bien !”

La brocante, c’est rigolo et écolo.

D’autres font les brocantes par militantisme. Dans une société de surconsommation, donner une seconde vie aux objets est un acte politique à portée écologique. On croise de plus en plus d’adeptes de la “décroissance” sur les brocantes. C’est le cas de Valérie, de Saint-Gobain, qui écume les brocantes avec son mari. “L’idée n’est surtout pas d’accumuler, mais bien de trouver des objets qui seront réutilisés dans la maison.” Le tout avec une optique bien claire : “ne pas jouer le jeu des systèmes économiques qui n’ont qu’un objectif : faire consommer, et dont l’une des conséquences, au final, est la pollution…” Elle n’a pas hésité à équiper son domicile d’anciennes prises électriques - “beaucoup plus belles” - et toute sa maison, y compris quelques portes, est un hymne à la récupération, au recyclage. Accessoirement, Valérie fait d’excellentes affaires : récemment, elle a trouvé une chaise paillée en parfait état pour 30 centimes d’euro… Quelques sites pour connaître les brocantes près de chez vous : www.happy-aisne.com ou http://vide-greniers.org

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rendez-vous

concert - théâtre - cirque - spectacle - jeune public - festiva festival

concert

■ Du 26 juin au 31 juillet Musique en Omois 26 juin à Fossoy : Ceux qui marchent debout, Gode Morningue en première partie. 3 juillet à Mont Saint-Père : Churchfitters, POX en première partie. 10 juillet à Courmont : La Contrabanda, Martimpré en première partie. 13 juillet à Château-Thierry : Orange Blossom. 17 juillet à Trélou sur Marne : Hugh Coltman, Xav et les Raleurs en première partie. 24 juillet à Pavant : Les Breuvachons, Rhysome Style en première partie. 31 juillet à Saint-Gengoulph : Chico Trujillo, My taylor is rich en première partie. Début des concerts à 19h30. Rens. www.pays-sud-aisne.fr

■ 11 et 18 juillet Laon : concerts de l’été Samedi 11 : Stanislas Samedi 18 : Quentin Mosimann Place de l’hôtel de Ville à 21h30 Rens. www.ville-laon.fr

■ Du 12 juillet au 13 septembre Les Orgues de l’Aisne en concerts 12 juillet à Soissons : Philippe Brandeis A 17h - Cathédrale 19 juillet à Saint-Quentin : Simon Cnockaert. A 17h - Basilique 26 juillet à Laon : Marion André. A 17h - Cathédrale 2 août à Soissons : Lionel Avot. A 17h - Cathédrale 15 août à Laon : Ansgar Wallenhorst. A 17h - Cathédrale 23 août à Soissons : Mathieu Freyburger. A 17h - Cathédrale 4 septembre à Saint-Quentin : JeanBaptiste Robin. A 20h30 - Basilique 6 septembre à Laon : Elodie Raimond. A 17h - Cathédrale 13 septembre à La Ferté-Milon : Johann Vexo et Aurore Bucher A 17h - Eglise Réservations auprès des offices de tourisme.

exposition d’animaux de la ferme, démonstration de jeux traditionnels picards, animation musicale “Duo et Manivelle”, orgue de Barbarie… De 9h à 19h. 14 juillet à Papleux : tracteurs tondeuses show Rens. 03 23 97 79 72 ou www.tac-tic-animation.com

■ 4 juillet Laon : Summer of Laon 2 Couchetar Orchestar / Mademoiselle Micoton / Corbier / Les chats noirs / HeadFish Dub Syndrome / Miss Ticck /Ipoto Caticac / Neuromotor / Gill A.K.A Hyper Frequencies / Psylom / Tryptonik / Djldb. A partir de 16h, lieu à définir. Rens. www.psycardie.fr ■ Du 11 juillet au 8 août Festival “Cantons Chante” Le 11 juillet à Villequier (Place Sainte Aldegonde), le 31 juillet à Sinceny (salle des fêtes), le 8 août à Beaumont en Beine (Mairie). Concerts Gratuits à 21h. Rens. Espace musique 09 50 35 53 16 ou http://espaces.musiques.free.fr

© Pierre Majek

■ 19 juillet Etréaupont : les soirées de l’embarcadère dans le cadre de l’ARMADA. Rens. Association Le Pied de la lettre 03 23 97 49 58 ou lepieddelalettre@wanadoo.fr ■ 12 septembre Vézilly : concert de jazz et gospel traditionnel “le pupitre d’Ebène” interprété par les troupe les citrons bleus. A 20h30 à l’église. Rens. Comité des fêtes 03 23 71 66 45

chels / D.S.S & Mc’ Manmen G Samedi 4 : D.rago / Eko / Tichot / Lucky Devils / Beyonders / Honky Tonk Man / Charly Fiasco / Dimanche 5 : Free.Guinguette / Krisnairo / Rikiki scène / In Vitro / El guernouille / Les Scrouflacretes / Paddpanik / Wazem / The spirit of 84 / Ramone et Pedro / Kelso / Little dead cats / Les chats noirs Rens. www.serygolo.com

■ Jusqu’au 14 juillet Thiérache : Festivache 5 juillet à Clairfontaine : fête du bocage. manège, estaminet, brocante, concours de chevaux de trait du Nord. De 9h à 19h. 12 juillet à Aisonville et Bernoville

■ 3, 4 et 5 juillet Sery les Mézières : 6e Serygolo Vendredi 3 : Rebois un coup t’auras moins soif / Ronisai / Belmondos / Nit-

Songes d’une nuit de jazz >Du 20 au 25 juillet - 7

édition 23 juillet à 11h - Centre-ville de Villers-Cotterêts : Levianthan Gypsy Band ( jazz manouche) 24 juillet à 19h - Place de la mairie de Mortefontaine : Jérôme Fouquet Quartet ( jazz contemporain) 25 juillet à 11h - Place du marché de Soissons : Fanfare funk (à confirmer) 25 juillet à 15h - Jardin de la mairie de Mortefontaine : Diego Imbert quartet ( jazz contemporain), 21 x 29 SET ( jazz contemporain), OL’ Timey Messengers (bluegrass), Suzanne Davis Quintet ( jazz contemporain), Jabaswing ( jazz manouche). Rens. 03 23 96 29 97 ou www.nuitdejazz.fr e

■ Du 22 au 25 juillet Pargny Filain : Les 22, 23 et 24 juillet de 10h à 17h, Festisis enfant, festival de cirque exprès pour les enfants, jonglage, équilibre, acrobatie, musique, danse ou encore théâtre, pour les enfants de 4 à 16 ans. Samedi 25 juillet à partir de 18h, Festisis, tous publics. Rens. 03 23 21 59 72 ou www.cieisis.org ■ 21 et 22 août Saint-Gobain : 5e festival des Vers Solidaires. A partir de 15h : Les p’tits papiers - Phok’s story - Tys - La Cavaska - Volo - Debout Sur Le Zinc - Hors Contrôle - Hilight Tribe. En déambulation : Gobanovitch (chanson gobanotsigane) et Les moitiés de Ken (chanson axono-punko-festive). Et aussi : l’espace conférence, le village associatif, le village des enfants. Le Fest’Off le 21 août à partir de 19h30 Au stade, rue de la Chesnoye Rens. www.vers-solidaires.org ■ 11, 12 et 13 septembre Pasly : 6e festival 1001 facettes Au programme : musiques actuelles (rock, punk, métal, funky, reggae, fanfare...), théâtre, conte, marionnette, cirque, vidéo, performance, art plastique, art de rue, petites formes et grands mouvements... Entrée libre. Restauration sur place. Camping. Rens. www.laboulaf.com

Plus d’infos : www.ville-chauny.fr / www.ville-chateau-thierry.fr / www.ville-laon.fr / www. l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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rendez-vous

al - danse - exposition - conférence - fête - médiéval - nature théâtre

expo

■ 3 juillet Laon : dans le cadre des Folies Urbaines, “Exilés” spectacle par la Compagnie Ça va aller. “Exilés” prend racine dans les mémoires écrites de ceux qui ont été déplacés par l’urgence : des images scéniques qui reflètent le parcours des femmes, des enfants et des hommes qui rejoignirent l’Ouest de l’Europe au terme d’un voyage interminable. Plus d’infos : www.cavaaller.org

■ Jusqu’au 16 août Alaincourt : Beatrix Potter présente le monde de Pierre Lapin. Des conférences seront programmées sur Beatrix Potter par Francine Denizard à La Maison de Marie-Jeanne. Rens. 03 23 63 62 07 ou www.la-maison-de-marie-jeanne.fr

médiéval

fête ■ 19 juillet Grandrieux : 8e fête du Val de Serre, ancienne voie ferrée, de 9h à 19h. - Course pédestre (14 km), départ 10h. - Peintures, photographies, artisanat, produits du terroir... - Diverses animations, olympiades enfants…. - Spectacles de la Tree Rivers Family (“grandes personnes” accompagnées de leurs fées). Rens. T.A.C.T. (Thiérache Animation Culture Tourisme) 03 23 98 50 39 ou 03 23 98 89 93 http://associationtact.canalblog. com ■ 30 août Urcel : 14e fête du bois et du développement durable. Venez découvrir des artistes et artisans du bois et les nouvelles technologies du bois. De 9h à 18h Rens. 03 23 21 60 20 ou www.lafetedubois.fr ■ 4, 5, 6 et 7 septembre La Capelle : 42e foire aux fromages www.foire-aux-fromages.com ■ 13 septembre Craonne : 4e automnales du Chemin des Dames. Savoir-faire et traditions rurales. Au programme : marché du terroir, bouilleur de cru avec son alambic, démonstrations d’artisanat, vannier, four à pain avec cuisson au feu de bois, tireur et souffleur de sucre, jeux anciens, exposition de peintures… De 10h à 18h Rens. 03 23 22 69 72

■ Du 17 au 26 juillet Thiérache : exposition collective à la galerie de Vervins 18 et 19 juillet de 14h30 à 18h : portes ouvertes chez les artistes : Marie Noëlle Vigneron à Lerzy, Marleen van den Bergh, Inge Behling, Jaap Majoor et Maragaretha Majoor à Jeantes, Teun De Weger et Marion Crezee à Saint-Clément, Anna Reinders à Gronard, Pierre Pothron à Guise. Rens. OTSI 03 23 98 60 42

■ Jusqu’au 16 août Alaincourt : Tious présente ses monstres hauts en couleurs. Dans un style figuratif non imitatif, Tious peint des monstres gentils ! La Maison de MarieJeanne. Rens. 03 23 63 62 07 ou www.la-maison-de-marie-jeanne.fr ■ Jusque décembre Alaincourt : L’histoire de France au travers du costume. De la Préhistoire à aujourd’hui, présentation sous forme de scènes, de poupées mannequins en costumes d’époque. La Maison de Marie-Jeanne. Rens. 03 23 63 62 07 ou www.la-maison-de-marie-jeanne.fr ■ Du 1er juillet au 30 août Tergnier : graffiti dans les tranchées par l’association Soissonnais 14-18 au musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie. Rens. 03 23 57 93 77 ou www.resistance-deportation-picardie.com ■ Du 6 juillet au 30 août Fresnoy le Grand : “90 travaux textile : le mondes des écrivains” Œuvre littéraire en patchwork, réalisée par des “expertes patch” françaises, belges et japonaises. Rens. 03 23 09 02 74 ou www.la-maison-du-textile.com

■ 3/4, 10/11, 17/18, 24/25, 31 juillet et 1er août Coucy le Château : Le fer. Nouveau spectacle Coucy à la Merveille Plongez au cœur de la guerre de cent ans, la peste noire fait des ravages, la menace anglaise est proche et, à Coucy, un jeune sire orgueilleux et plein d’ambition, Enguerrand VII domine le petit peuple. La bande son originale, les chœurs et les percussions rythmeront ces 3 heures de dépaysement complet, en compagnie de nos chevaliers, troubadours, échassiers, jongleurs, cracheurs de feu… et d’autres surprises... A partir de 21h. Rens. 03 23 52 69 40 ou www.coucyalamerveille.com ■ 8 et 9 août Guise : revivez les Grandes heures des Guise avec Excalibur Ile de France, les Leux de Thiérache… A travers des tournois de chevalerie, de la joute à pied, des combats en mêlées, du tir à la poudre noire, au trébuchet, de l’artisanat, de la musique. Au château fort Rens. 03 23 61 11 76 ■ 15 et 16 août Marle : journées mérovingiennes. Cette année, rencontres insolites avec le théâtre des sept lieues. De 14h à 19h Rens. 03 23 24 01 33 ou www.museedestempsbarbares.fr

■ Du 10 juillet au 6 septembre Saint-Quentin : volumétrie des espaces à peu près Euclidiens. Installation in-situ, vidéo, sculptures, dessins de Valérie Thuilliez, Elodie Barthélemy, Agnès Gomez, Julien Sirven et JeanClaude Ortiz-Villa. Galerie Saint-Jacques Rens. 03 23 62 36 77 © Musée Temps Barbares

sortie ■ 25 juillet et 9 août Thiérache : atelier cuisine herbes folles avec Jacqueline Baron. Découvrez les herbes comestibles autour d’une cueillette pour ensuite les cuisiner et préparer un repas. 25 juillet à Sorbais, de 10h à 15h à la Maison d’hôtes “Le Bocage” 9 août à Crupilly, 8 rte Malzy Réservation obligatoire à l’OT de Vervins au 03 23 98 11 98 p.gaudion@ot-vervins.com ■ Du 27 juin au 15 septembre Soissons : les “Rendez-vous du musée et du patrimoine” Visite de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes avec en semaine un accès exceptionnel au laboratoire du Centre d’études des peintures murales romaines Tous les jours à 10h30, 15h. et 16h30 avec une visite nocturne supplémentaire le vendredi à 21h30 Rens. 03 23 93 30 50 ou patrimoine@ville-soissons.fr ■ Jusqu’au 1er août Séances de Cinéma Plein Air 9 juillet à Saint-Gobain : Nos jours heureux 12 juillet à Le Nouvion en Thiérache (Base de l’Astrée) : Camping 17 juillet à Charmes : Bienvenue chez les Cht’is 31 juillet à Saint-Erme : Nos jours heureux 1er août à Liesse : Chasseurs de dragons de Arthur Qwak Séance de cinéma à partir de 22h., se renseigner auprès des communes pour les animations. Rens. MJC de l’Aisne 03 23 26 34 60 ■ 9 juillet Sommeron : le chant des oiseaux, randonnée accompagnée de 9 km. Départ de l’église à 9h15. Rens. Association Randonnée Nature et Culture 03 23 98 28 29 ■ 12 juillet Lizy : les arts et les lettres, randonnée de 14 km. Départ en co-voiturage de l’hôtel de ville de Soissons à 8h. Rens. Association Jeunesse et Randonnée Soissons jrsoissons@hotmail.fr

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d’infos

www.aisne.com

.ville-gauchy.fr / www.transfrontalieres.eu / www.ville-soissons.fr / www.ville-saintquentin.fr l'Aisne 173 - Juillet/Août 2009


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l’image

du Conseil général

Arno fait mousser l’Eté du Conseil Général, le 19 juillet au Parc Foch à Laon.

© Photo : Benoît Dorchies

l’été 09

/Aisne173  

http://www.aisne.com/IMG/pdf/Aisne173.pdf

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