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A.L.P.E.S. - ASSOCIATION LYONNAISE DE PROMOTION ET D’ÉDUCATION SOCIALE B.F.I - BERUFSFÖRDERUNGSINSTITUT OBERÖSTERREICH C.D.I - CONSEIL DEVELOPPEMENT INNOVATION ZUKUNFTSBAU GMBH

Chapitre 1 : La maitrise des compétences-clés au travail, quels enjeux ?

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Introduction Avant d’entrer au cœur de la démarche proposée, il s’agit de définir la notion de « compétences-clés au travail » et de montrer l’intérêt d’appréhender les enjeux contemporains qui y sont liés tant pour les entreprises que pour les acteur.rices du monde de la formation.

Selon l’enquête réalisée par l’INSEE en partenariat avec l’ANLCI (Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme)1, 18% des adultes français n'ont pas les compétences-clés nécessaires pour être à l’aise et complètement autonomes dans notre société, et 7% sont en situation d’illettrisme. L’étude indique également que ces adultes sont majoritairement des salarié.es. En effet, 51% des personnes en situation d’illettrisme occupent un emploi. Les entreprises, tous secteurs professionnels confondus, ont découvert ce phénomène tout à fait récemment en raison de l’impact des mutations économiques. On peut citer certains changements majeurs (le développement des exigences de traçabilité, la croissance des normes de qualité, l’utilisation désormais incontournable des outils numériques,…) qui ont des incidences sur les pratiques des salarié.es et, ce faisant, sur les compétences-clés qu’ils et elles sont amené.es à mobiliser. En effet, on constate notamment : -

une croissance des écrits professionnels,

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une exigence d’autonomie plus forte dans le calcul et la vérification de données chiffrées, dans l’utilisation de l’outil numérique (GPS, commande de machine), et dans la capacité à se déplacer,

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une demande accrue sur la maitrise de l’oral (pour répondre par exemple à un client, ou à des audits).

En réponse à ces situations, l’offre de formation continue se révèle très insuffisante et peu adaptée, d’une part, aux besoins des entreprises, d’autre part, aux besoins des salarié.es de premier niveau de qualification, et ce pour deux raisons principales : -

les organismes de formation continue dissocient généralement l'analyse des besoins de formation des situations de travail vécues par les personnes concernées, et proposent des parcours de formation trop proches du modèle scolaire.

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les entreprises ou les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA) ont parfois une approche partielle des compétences-clés, la considérant comme un déficit de savoir alors qu’elle devrait être appréhendée de manière globale et systémique.

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Enquête IVQ, 2011-2012, http://www.anlci.gouv.fr/Illettrisme/Les-chiffres/Niveau-national/L-enquete-Information-et-VieQuotidienne

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Les compétences-clés – définition

La communication orale, écrite, la capacité à se repérer dans le temps et l’espace, le raisonnement, le calcul, la maitrise des outils numériques sont des savoirs essentiels. Chaque personne mobilise ces savoirs dans diverses situations de la vie quotidienne comme professionnelle. En situation, ces savoirs sont déclinés en compétences concrètes et opérationnelles, par exemple : -

Etre capable de se présenter

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Etre capable de remplir un formulaire d’identité

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Etre capable lire un plan de transport en commun

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Etre capable de rechercher un itinéraire sur internet

… Au travail, les compétences-clés diffèrent de celles mobilisées dans la vie quotidienne, sociale et personnelle. En effet, chaque tâche de travail, requiert des compétences-clés spécifiques qu’un.e salarié.e doit maîtriser s’il.elle veut pouvoir être autonome et efficace. Par exemple : 

Etre capable de rendre compte d'un dysfonctionnement à l'oral et à l'écrit

Etre capable de calculer le volume d'un camion

Etre capable de se repérer sur un plan de chantier

Etre capable d'identifier les relations hiérarchiques au sein de son entreprise

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En 2009, L’ANLCI éditait le Référentiel des Compétences-Clés en Situation Professionnelle (RCCSP) qui permet de croiser les savoirs, les degrés de maitrise, et les activités que chaque salarié.e est amené.e à réaliser dans son travail, et ce indépendamment de la branche ou du poste occupé. Sur la base de ce référentiel, certaines branches professionnelles ont édité leur propre référentiel des compétences-clés (Référentiel des Compétences-Clés de la Propreté, référentiel des Compétences-Clés des Industries agro-alimentaires, etc.).

Quels salarié.es sont concerné.es? Les salarié.es pouvant avoir besoin de formation aux compétences-clés relèvent de diverses problématiques d’apprentissage (situations d’illettrisme, d’analphabétisme, ou encore d’apprentissage de la langue française). Ce guide focalise particulièrement sur les situations d’illettrisme car étant plus difficiles à déceler, répondre aux besoins des personnes concernées résulte une tâche difficile pour les acteur.rices du monde de la formation.

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Les personnes en situation d’illettrisme, pourtant employées dans toutes les branches professionnelles sont peu visibles et font l’objet de nombreuses idées reçues.

Idée reçue n°1 : "Les personnes illettrées sont exclues du marché du travail." FAUX. La majorité des personnes en situation d’illettrisme sont des salarié.es. L’enquête IVQ montre que : 51% des personnes en situation d’illettrisme occupent un emploi 10% sont au chômage 17,5% sont retraités 13,5 % sont en formation ou en inactivité 8% sont au foyer

Idée reçue n°2 : "L’illettrisme ne touche que les salarié.es non qualifi.ées."

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FAUX. Même si les salarié.es de premier niveau de qualification sont les premier.es concerné.es, on rencontre également des situations d’illettrisme dans toutes les catégories professionnelles (différents types d’emploi, différents niveaux hiérarchiques, cadres et dirigeant.es y compris, même si les proportions sont beaucoup plus faibles).

Idée reçue n°3 : "L’illettrisme ne touche que certaines branches professionnelles." FAUX. Même si certaines branches professionnelles ont des taux plus importants que d’autres (Secteur de la Propreté, du BTP, du tri des déchets, secteur de l’aide à domicile par exemple), toutes les branches professionnelles et les types d’entreprise sont concernées (des TPE aux multinationales).

Idée reçue n°4 : "L’illettrisme est un handicap qui entraine un déficit de performance dans le cadre du travail." FAUX. Les salarié.es en situation d’illettrisme sont, le plus souvent, de très bon.nes professionnel.les : ils et elles ont acquis par l’expérience un très bon niveau de maîtrise technique de leurs tâches ils et elles sont souvent irréprochables en termes de comportement au travail (ponctualité, attention, faible absentéisme, etc.), en partie parce qu’ils ne souhaitent pas attirer l’attention sur leurs difficultés liées à une maitrise insuffisante des compétences-clés. Par contre, ils et elles peuvent se retrouver fragilisés par une évolution rapide de leur contexte de travail (exemples : changements technologiques, croissance des écrits professionnels, introduction d’outils numériques, etc.).

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CONCEPTION GRAPHIQUE Profund GmbH, www.profund-gmbh.de

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MENTIONS LEGALES ALPES 13 rue Delandine 69002 Lyon Directeur de publication : Jacques Delorme www.literacyatwork.eu

Contact : Claire MARX c.marx@alpes-formation.fr

Partenaires du projet A.L.P.E.S. - Association Lyonnaise de Promotion et d’Éducation Sociale, France BFI - Berufsförderungsinstitut Oberösterreich , Autriche C.D.I - Conseil Développement Innovation, France Zukunftsbau GmbH, Allemagne

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. Cette publication n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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La maitrise des compétences clés au travail quels enjeux  
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