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ALLIANCE PÊCHE MAGAZINE #02 SEPTEMBRE 2012

#2

+ LA PÊCHEES DES CARP

INVITATION AUX RÊVES

PECHEON

AVENTURE HORS NORMES SUR LA LUNE

PECHEOFF

GOPRO DOSSIER COMPLET

THEMATIQUES PHOTO BACS À SABLE + TRAVEL ANIMAL + FILFISH

ALLIANCEPÊCHE.NET - FREE CARP CULTURE

FACEÀFACE UN HOMME ET DES POISSONS

UÉE EXPLEIQ NFANTS À NOS

+ BONUS : E LE MONSTRE D SABLE


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‘‘ DREAMS CAN’T BE BOUGHT THEY ARE FREE TO THOSE WHO HAVE LIVED! ’’ MIKE MITTEN

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Photo : Anthony Tissier

ABRITÉ SOUS UN AUVENT NATUREL, J’ENTENDS LES GOUTTES DE PLUIE JOUER DE LEUR SYMPHONIE SUR LA PLAGE DE SABLE OÙ JE ME TROUVE. L’AMBIANCE EST GRISE, HUMIDE, BRUMEUSE... SOUDAIN, UN BELGE SORT DE LA BRUME : « RIEN VU » M’ANNONCE-T-IL « ET TOI? » « QUE DALLE J’AI DORMI COMME UN BÉBÉ! ET LE KARLOUNET? » « TU PARLES, IL S’EST TOUCHÉ COMME TOUT LE MONDE! » « SYLVAIN? » « J’EN SAIS RIEN, IL ROUPILLE COMME UN RAT MORT... MAIS IL PREND JAMAIS RIEN DE TOUTE FAÇON!! » « BON OK, ON PREND LE PETIT DEJ’ AVEC LES ARTISTES ET ON MET LES VOILES ... » « LA NUIT DE TROP MON GARS, ENCORE UNE FOIS...»

C

est ainsi une réelle chance que nous avons en France. Nous possédons de très nombreuses eaux publiques offrant une pêche accessible à tous, d’un coût modique. Nous pouvons donc « mettre les voiles », pêcher pratiquement où bon nous semble : nous sommes libres. Ce vent de liberté offert par les grands espaces du domaine public soufflait déjà sur AlliancePêche à ses débuts, et nous y avons donc tout naturellement débarqué. Depuis les équipes se sont succédées, les lignes directrices se sont affirmées et affinées, mais c’est toujours ce souffle de liberté et cette indépendance d’esprit qui caractérise le site. Loin des raccourcis et de l’image classique du «  carpiste  » en stand by, sous une montagne de matos, dans ces Dysneyland privés avec emplacements numérotés et plaisir tarifé, la pêche des eaux publiques en France offre à ceux qui veulent bien s’en donner la peine une liberté quasi totale! Nul besoin d’aller en Alaska pour vivre ces moments, c’est un monde simple et accessible ne demandant qu’un peu d’huile de coude, un peu de volonté. Un monde pour doux rêveurs aussi... Un monde de simplets diront nos (nombreux) détracteurs... Un monde à défendre et à préserver aussi. Ainsi, ce numéro deux du Mag’ est une ode à la liberté et au partage, une incitation à entamer ce chemin initiatique qui est l’essence originelle de la pêche des carpes. Tout d’abord nous embarquerons avec Nicolas afin de découvrir son cheminement lors des deux dernières années sur des grands lacs du Sud Est de la France. Nous poursuivrons avec notre thématique photo ANIMAL. Après une séquence plus technique sur la présentation complète de la GoPro. Nous découvrirons ensuite une série photo issue de la communauté Alliance consacrée aux bacs a sables géants du Sud Ouest. Avec en bonus quelques lignes du «Boss» William. Dans la dernière partie du Mag’ vous attend une ITW d’un ‘‘p’tit jeune qui monte’’ nommé Antoine, une introduction à «Below The Surface» et pour conclure ce numéro, John mettra quelques points sur les «i» en direction des plus jeunes générations.

Bonne lecture a tous EDITO / Jean-François POPOFF Rémi MOSCONI Jonathan FILÉE Gilles LAMBERT


Photo : Nicolas Claveranne

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Ceci est une pub... Cependant l’Alliance ne vous vend pas du rêve, Elle vous l’offre...

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uelques années en arrière… mes pérégrinations me portent jusqu’à un lac comme la France en recèle tant. Malgré l’impossibilité de le manquer sur une carte de notre beau pays avec son cadre particulier, ses eaux demeurent mystérieuses. Après 72h de découverte, une impression reste gravée par-dessus toutes les autres : je n’ai rien saisi de ce qui se passe dans le bleu noyant cette vallée de roche grise, cernée de monts désertiques et plombée d’un ciel ténébreux. J’ai le sentiment d’avoir mis les pieds sur la lune. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai l’occasion de vivre au rythme des saisons dans cet autre monde. De ce temps passé avec pour objectif d’y prendre quelques carpes oubliées, j’en retiens des instants et des ressentis que les mots ont bien du mal à retranscrire. L’hiver est rude. Un liquide glacial dévale les vallées alentours et crée un bloc d’eau unique peu propice à la traque des poissons. A cette période le lac livre son âme à qui ose braver le froid. Le niveau baisse de plusieurs dizaines de mètres mettant à nu des centaines d’hectares. C’est le moment de repérer les pieds dans la boue ou la neige poudreuse et profiter de cette sensation d’être seul au milieu de nul part. Entre les zones limoneuses piquées d’anodontes, les souches et ruines anciennes couvertes de dressènes et les multiples hauts fonds qui mériteraient plus l’appellation de montagnes sous-marine, le GPS a de quoi exploser. Difficile dans ces conditions de ne pas douter de ses capacités à localiser les carpes une fois ce chaos minéral immergé sous des mètres d’eau turquoise.

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Photo / Texte par Nicolas Claveranne

‘‘ Seul au milieu de nul part...’’

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‘‘ Le début de cette saison est particulier. Les berges sont désertes, le matériel baigne

dans une boue grise dont le pouvoir collant n’a rien à envier aux reservoirs estois.

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vec l’arrivée du printemps les affluents se gonflent d’eau de neige, le niveau monte noyant progressivement des berges stérilisées par des semaines de gel. En parallèle le piquant soleil du sud chauffe doucement l’eau de surface qui se différencie petit à petit de la couche plus profonde. L’attente du déclic arrive à sa fin, l’attrait d’une eau tempérée semble plus fort pour le poisson que la richesse nutritionnelle des grands fonds. En une poignée de jours les bordures qui paraissent si stériles sont abordées. C’est l’occasion de tremper les premiers montages. Le début de cette saison est particulier. Les berges sont désertes, le matériel baigne dans une boue grise dont le pouvoir collant n’a rien à envier aux reservoirs estois. Le bonhomme aff -ronte les fortes gelées nocturnes et le vent glacial descendant des montagnes environnantes en soirée. Seulement quel régal de profiter d’une tranquille matinée au cul des cannes, face aux cimes enneigées, le visage réchauffé par les rayons du soleil et un bon café. Avec beaucoup de chance les blancs ont été calmes durant l’obscurité et un des poissons attendus vient mouvementer l’instant. C’est à cette période que l’on commence à comprendre la réputation du lieu pour la pêchte au coup. Les chevesnes et grosses brèmes transforment parfois les sorties en pêche de vitesse des gros blancs, de quoi craquer par une nuit à -5°.

Cette belle période avance, les journées s’allongent, la température de l’eau et le niveau monte de plus en plus vite. La boue est maintenant immergée laissant place à des berges de galets et de roche friable. Les nuits sont plus douces et le vent thermique plus puissant les après-midis. Les premiers irréductibles du lac commencent à sortir les cannes ou les voiles de kite surf. Niveau pêche c’est « la plage » quand les orages ne sont pas de la fête. Mieux vaut tout de même ne pas s’oublier trop près de l’eau sous peine de se retrouver vite noyé corps et biens. Cela a tout de même peu de risque d’arriver, les blancs et les stères de bois dérivant se chargent de garder le chaland éveillé. Les carpes semblent ronger leur frein, se regroupent et tournent attendant le moment ou le lac leur offrira un lieu propice pour s’adonner à une orgie. Pour le carpiste l’espoir de tomber sur une mama est grand mais ce géant peut être ingrat et les habitudes de sves habitantes déconcertantes. Quelle surprise de retrouver au matin au fond d’une toile noire des restes, non d’appât mais de poissonnet ! Ainsi le mythe entretenu par les pêcheurs locaux au mort posé est bien réel, nos cyprins partagent leur nourriture avec les milans et mouettes qui tournent par dizaines à cette époque audessus du miroir.

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e temps passe malheureusement vite et l’été pointe. Le niveau flirte avec son maxi, la fréquentation des berges aussi. Nul endroit tranquille sur cette planète déserte quelques semaines plus tôt. Des envahisseurs équipés de vaisseaux surmotorisés se croisent sur l’immensité, accostent dans les coins les plus perdus et ponctuent les nuits de leurs cris et musiques de fête. Les carpes, après s’être abandonnées au plaisir là où le lac a daigné leur offrir un lit de végétation, semblent se dispatcher dans la masse turquoise compliquant leur traque. Pour le pêcheur amateur de calme il est temps de prendre sur soi ou d’attendre des jours meilleurs. Cependant à cette époque, tendre les gaules sur les plages le soir est peut être un excellent choix stratégique pour piquer un beau spécimen ? Toutes espèces confondues… Enfin avec l’automne la tranquillité revient sur des berges plus praticables avec la baisse progressive du niveau. Le temps change très vite dans les montagnes. Un début de session caniculaire avec des chaudes soirées à compter les étoiles peut se transformer en internement dans un abri lesté de rochers pour tenir tête à une tempête soudaine blanchissant les pics alentours. L’effet tampon de la masse garde cependant l’eau tempérée un moment sur une grande hauteur. En sachant à quoi ressemblent les fonds, la nourriture naturelle c’est sûrement légèrement redéveloppée dans les couches d’eau impactées par le marnage annuel. Poser un montage à un endroit plutôt qu’un autre est un vrai dilemme. La localisation devient donc compliquée dans cette immensité

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chaotique. Pour moi qui n’ai pas d’expérience sur ce lac en cette saison, le tâtonnement avec les roustes qu’il induit semble inévitable. Les amorçages pourraient être une bonne option mais les hordes de blancs compliquent la tâche. C’est durant cette période que le lac montre toute sa sauvagerie et sa complexité, rendant la traque d’autant plus plaisante, la transformant en défi. En prenant l’option de se perdre dans les pentes de l’aval avec pour seuls compagnons les écureuils et autre bestioles qui se querellent dans les forêts de mélèzes, le dépaysement est total. Après plusieurs dizaines de nuits dans ce lieu magique, bien des choses me poussent à y retourner. Ces profondeurs dont le bleu change selon l’inclinaison du soleil gardent la plupart leurs secrets. Des carpes au caractère nomade marqué, souvent usées par le temps m’ont fait le plaisir d’une visite ou plusieurs pour certaines. Malgré cela j’ai toujours espoir de croiser un jour un poisson d’exception nageant parmi ses sœurs plus modestes. Le défi de trouver où elles vivent en fin d’année et de comprendre comment les piquer me fait toujours vibrer. Au-delà des poissons, qui plus que leur poids ont la valeur du cadre unique qui les héberge, chaque sortie sur ces berges grises et désolées à un gout d’aventure et d’inconnu. Seules les grandes eaux publiques et sous pêchées offrent encore réellement ce sentiment car elles sont oubliées de la majeure partie de la planète carpe. Avec ce lac, le pêcheur à la lune pour terrain de liberté mais pour celui qui a soif de conquête vierge notre territoire recèle encore bien d’autres astres à prospecter…


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Bienvenue au pays de pousse librement, et o첫 aucun

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Photo : mckeejam

es berges où l’herbe n poste ne coûte une fortune...

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PHOTO : GAUTHIER TEFNIN


‘‘ CES PHOTOS SONT UN PETIT EXTRAIT D’UNE LONGUE SÉRIE PRISES LORS D’UNE SEMAINE D’AFFÛT DÉBUT JUILLET 2008, À RAISON DE QUATRE HEURES PAR JOUR. LES PETITES FLÈCHES BLEUES ÉVOLUAIENT AU BORD D’UN PLAN D’EAU SAUVAGE DE MA RÉGION ET SE CHÂMAILLAIENT SANS CESSE. TOUS LES CLICHÉS ONT ÉTÉ PRIS AVEC DU

MATÉRIEL NIKON.

D2XS ET D200 POUR LES BOÎTIERS, AFS 70-200 F2,8 ET AFS 500 F4 POUR LE OBJETCIFS.

L’AFFUT SE DÉROULANT À PLAT VENTRE, LA MOITIÉ DES IMAGES ONT ÉTÉ PRISES EN APPUI SUR UN BEAN-BAG, L’AUTRE À MAIN LEVÉE. MALHEUREUSEMENT, LA PLUIE ET LES NUAGES N’OFFRAIENT PAS DES CONDITIONS EXCEPTIONNELLES MAIS LES PLUS BEAUX SOUVENIRS NE SONT-ILS PAS CEUX QU’ON GARDE EN MÉMOIRE? ’’ GAUTHIER TEFNIN

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PHOTO : GAUTHIER TEFNIN


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PHOTO : GAUTHIER TEFNIN


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PHOTO : GAUTHIER TEFNIN


PHOTO : GAUTHIER TEFNIN

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GOPRO DOSSIER COMPLET

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« CE QU’IL FAUT FAIRE… OU PAS ! » LE BUT DE CET ARTICLE N’EST PAS DE REPRENDRE EN DÉTAIL LE MODE D’EMPLOI, QUI ME PARAÎT TRÈS SATISFAISANT POUR UNE PREMIÈRE ET RAPIDE PRISE EN MAIN. BIEN AU CONTRAIRE, L’IDÉE EST D’ÉVITER, À VOUS NOUVEL UTILISATEUR DE GOPRO, LES GALÈRES ET DÉCONVENUES QUE J’AI RENCONTRÉ SUR CES PREMIERS MOIS D’UTILISATION. CELA POURRAIT PARAÎTRE ANODIN, MAIS LA PLUPART DE MES RUSHES SONT INUTILISABLES ET LES QUELQUES HEURES QUE JE PENSAIS AVOIR IMMORTALISÉES SUR « LA BANDE » (UNE POINTE DE VINTAGE NE FAIT PAS DE MAL DANS CE MONDE DE GEEK…)  SONT SIMPLEMENT PASSÉES À LA CORBEILLE ! DONC AUCUNE PRÉTENTION DE GRAND METTEUR EN SCÈNE OU DE RÉALISATEUR HOLLYWOODIEN, JUSTE DES CONSTATS ET LES CONSEILS QUI EN DÉCOULENT… TEXTE - SYLVAIN RANSON

I SOEL BRICHE I GILLES LAMBERT

Strap néoprène frontal

Pour ceux ayant un degré de capillarité important, l’idéal est de dégraffer le bandeau central. Une encoche se trouve à l’avant, cachée par la boucle de la bande. (20€ /kit outdoor)

LENTILLE PLATE, LE PREMIER ACCESSOIRE

Dans le vaste, très vaste, attirail des accessoires proposés, la lentille plate est le premier qui m’a paru indispensable. La GoPro est livrée avec des boîtiers montés de lentilles sphériques. D’une part elle a tendance à déformer l’image en ses bords (effet de sphérisation ou FishEye) et d’autre part, le shooting subaquatique est flou avec cette lentille d’origine. Premier achat indispensable… Oui mais ! Premier constat, avec une lumière tangentielle, la diffraction au niveau de l’épaisseur de la lentille (3-5mm) provoque l’apparition sur vos films de larges faisceaux coniques de lumière blanche qui pourrissent les images. La solution que j’ai trouvée est de cerner l’épaisseur de la lentille d’un scotch noir opaque… et ça marche ! Deuxième constat, l’utilisation de la lentille plate améliore nettement l’image dans les modes de capture à 120° et 170°. En revanche, elle perd légèrement de son attrait avec la HD2 qui propose des angles de capture plus fermés, jusqu’à 90°. L’effet de sphérisation est alors réduit, même avec une lentille sphérique d’origine. Plusieurs modèles existent sur le marché. Celui que j’ai testé et adopté est la lentille plate Oculus, vendues par 2. Mise en place très facile soimême, avec son ami de toujours, le tournevis cruciforme de précision…

Tripod Adaptateur

Un accesoire très utile dont il ne faut surtout pas se priver. Idéal en combinaison avec une perche ou trepied ! (12€)

BATTERIE SUPPLÉMENTAIRE INDISPENSABLE

Le shooting en lui-même n’est pas trop gourmand et, avec une batterie pleine, nous avons devant nous plusieurs heures de tournage. Finalement, dans le cadre de nos sessions, nous n’en demandions pas moins ! Pouvoir filmer sur de longues périodes et saisir à chaud les moments les plus passionnants… Cependant, dès que l’on commence à manipuler la caméra et que l’on souhaite changer de paramètres régulièrement ou gérer les fichiers (visionnage ou suppression), la consommation de batterie devient phénoménale. Donc plusieurs conseils pour pouvoir profiter librement de sa GoPro :

- privilégier un réglage passe-partout pour éviter la navigation dans le menu et la gestion des fichiers. - Acquérir une batterie supplémentaire. - S’équiper d’un système de recharge solaire (non testé par mes soins mais en tête de ma liste d’achat…). - Tester et maîtriser les fonctions de la GoPro… voyons cela maintenant !

Kit de Fixations «RollBar»

Un accesoire supplémentaire qui permet de fixer la caméra un peu partout ! Loin d’être absolument nécessaire, tout un tas de versions «home made» font tout aussi bien l’affaire. (34,99€)

AUTO OFF, À TESTER ET APPROUVER… OU PAS !

En matière d’économie d’énergie, l’arrêt automatique de la caméra semble être un must… Il est paramétrable sur plusieurs timing : 60 sec. ou 120 sec. Pourtant, à l’usage, cet outil, au premier abord indispensable, m’a fait perdre des moments palpitants.  Nous essayons de saisir des scènes sur le vif, sur l’instant et dans l’émotion. Cela peut s’apparenter à la « Loi de l’Emmerdement Maximum » mais, vous pouvez être sûrs que lorsque le moment croustillant se présente, la GoPro viendra de s’éteindre et prendra bien 5 secondes à se réinitialiser! Deux solutions pour vous éviter quelques crises de nerfs, bannir à tout jamais le AutoOff ou, seule parade pour contrer ce délicat travers : associer AutoOff et OneButton Mode…

ONE BUTTON, C’EST POURTANT CLAIR, NON ?

Anglicisme très simple mais tellement parlant… ! Un bouton… mais quel bouton ? et pour quelle fonction ? Nous parlons maintenant du déclencheur, le bouton qui se trouve au-dessus de la GoPro. Quand vous activez le mode « OneButton », vous allez mettre en place un raccourci qui vous permettra d’une seule pression de lancer la vidéo, même si la caméra est éteinte. appuyez sur le déclencheur, vous entendez un bip et vous

Support Casque Frontal

Un accesoire offrant des plans sympa et originaux. Sans plus. (17,00€)

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Vous appuyez sur le déclencheur, vous entendez un bip et vous filmez… Simple non ? et bien pas tant que ça… En effet, une fois enclenchée, la caméra shoote. C’est lorsque vous terminez votre tournage que cela se corse. A vrai dire, je n’ai pas encore tout compris, et je me retrouve régulièrement perdu avec des bips d’arrêt de vidéos ou extinction, je pense redémarrer mais en fait non… bref, le flou total ! J’ai donc décidé de ne plus utiliser ce mode sauf lorsque je suis sur la deuxième batterie et qu’il me reste du temps de pêche… Dans ce cas, associé au mode AutoOff sur 120 secondes, je ne rate pas grand-chose.

NE PAS OUBLIER DE PRENDRE SON PIED !

Pour construire un film qui tienne la route et qui supporte la critique, il faut apporter une attention maximum à la qualité technique des plans. Lorsque la GoPro est montée sur le front, les images transpirent l’action et les tremblements et mouvements erratiques de la tête contribuent à cette sensation de live et d’action ! Mais dans un film, ces instants doivent être utilisés avec parcimonie. En excès, le mal de crâne guette le spectateur. Je me souviens encore de la migraine après avoir regardé les 20 premières minutes du « Projet Blairwitch » … Donc gardez simplement à l’esprit que nous n’avons pas le talent de Daniel Myrick et que 1 ou 2 minutes agitées suffisent. Tous les autres plans doivent être bien exposés, bien cadrés et surtout stables ! Pour obtenir cette stabilité, tout en gardant les capacités d’orientation de la GoPro, il n’y a qu’un pas… enfin 2 pieds ! Adepte de photo, j’avais déjà dans mon sac un pied de grande taille. Afin de couvrir toutes les conditions, j’ai préféré acheter un pied supplémentaire de toute petite taille pour les vues rasantes, contre-plongées et prise de vue de poissons. Ils sont encombrants mais, à présent, je suis paré à toutes les éventualités…

Télécommande Wifi BackPack Après plusieurs mois d’attente et des délais sans cesse reportés la voila enfin... cependant le prix fait mal! De plus l’application qui permettrait de visioner en direct ce qui se trouve devant l’objectif via nos smartphones, tablettes,..) est toujours indisponible mais l’app devrait sortir avant la fin de l’année. (129,00€)

BACKPACK

Le Back Pack est le nouveau petit écran LCD qui vient s’adapter à l’arrière de la caméra. C’est un budget non négligeable… On pourrait donc espérer un usage constant et des avantages incontournables. De mon côté, je ne me sers de cet écran que pour deux choses :

- Le cadrage de mes scènes (essentiel quand même !) - La navigation dans le menu (un plus, mais double emploi avec le LCD de fa- çade…)

A postériori, je ne peux plus m’en passer mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est quand même cher pour le peu d’utilités supplémentaires. L’utilisation de cet écran est très gourmande en batterie et réduit considérablement la durée de shooting… Pensez à paramétrer le mode ScreenOff qui éteint automatiquement l’écran même pendant le tournage.

LCD BackPack Si votre GoPro n’accepte pas desuite l’écran, il suffit d’installer la dernière mise à jour du firmware ICI (99,00€)

GORILLES DANS LA BRUME ? NON ! GOPRO DANS LA BUÉE…

Les boîtiers bénéficient d’une fermeture hermétique… Ceux destinés au shooting subaquatique sont parfaitement étanches. Il arrive parfois que la caméra ou l’air ambiant soient légèrement humides. Une fois le boîtier fermé, cette humidité se transforme en buée et vient se déposer sur la lentille, pourrissant toutes les prises de vues… Deux solutions à ce problème : 

- L’introduction dans le boitier d’un petit sachet dessiccateur que vous aurez récupéré, par exemple, dans une boite de chaussures. Il n’y a pas beaucoup de place, donc trouvez le petit sachet adapté…  J’ai opté pour cette solution et je ne suis pas déçu. - L’utilisation de traitement pour les masques de plongée ou lunettes de natation. C’est plus onéreux mais le problème d’encombrement ne se pose plus.

CONCLUSION

A force d’utiliser ce petit engin et tous ces accessoires, je me rends compte de sa polyvalence. Malgré tout, pour pouvoir produire un film de qualité, la GoPro n’est pas suffisante. Un bon montage doit inclure des plans fixes, des focus, des effets de profondeurs de champ…etc. Pour toutes ces situations, une autre épreuve m’attend : dompter l’EOS 7D ! Et c’est encore une autre histoire…

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Ventouse Gopro Un petit plus pour les plans depuis le bateau, la voiture ou en milieu urbain où les supports ne manquent pas. Des tutos de ventouse maison bien moins chers se trouvent sur YouTube (59,00€)


’’ On est toujours saisi du contraste entre le monde du dessus et du dessous, comme ce jour inoubliable où une carpe est venue simplement faire 4-5 tours autour de moi par curiosité. Je pouvais presque la toucher, elle ne s’enfuyait pasquand je m’avançais. Je me rappelle m’être dit, «comment peut-on vouloir faire du mal à cette sympathique bête? ‘‘

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Ci-contre : l’ensemble «pique + patte » en action. Idéal pour filmer pendant de longues minutes un plan fixe pour ensuite l’accélerer au montage. Ci-dessous : la pate vue de plus près. Rien de plus simple et de plus économique !

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PARTIE II - BY MESA (SOËL)

Bon après ce super résumé de Sylvain, je vais la faire courte … Au départ je me suis « fait des films  ». Acquérir du jour au lendemain une caméra qui tient dans la poche, filme ; en HD, sous l’eau, et qui résiste aux chocs, suscite bien souvent une motivation pour la réalisation avec une liberté insoupçonnée auparavant. Soyons réalistes, quand on voit ce qui se fait comme vidéos depuis 15 ans sur notre pêche on se demande comment on peut faire plus soporifique… alors pourquoi pas essayer de donner un ton un peu plus underground au milieu ?? Avec ce genre d’engin, çà devrait être facile, non? Ben justement, pas vraiment. Le premier point où je me suis fait avoir c’est bien la profondeur de champs… Avec une GoPro (en mode 180°), on filme très près. Pas la peine de filmer votre fish en étant à 3m de votre caméra, vous serez déçus à coup sûr. Pour avoir une image cadrée et propre, il vous faudra en moyenne filmer votre cible à moins d’un mètre cinquante d’elle… L’inverse est également problématique, il est impossible de filmer quelque chose de petit de très près… Par exemple il sera très difficile d’obtenir de belles images de montages ou d’insectes car la GoPro ne dispose pas de mode «  macro  » et par conséquent tout ce que vous filmerez à moins de 10cm sera très certainement flou.

si vous ne voulez pas, comme moi, foirer « une image de barge  » pour une pauvre économie de 5€. En parlant d’images ratées, je ne peux oublier de vous pousser à vous entraîner. Nombreux sont mes amis qui, après avoir acheté une caméra, la laissent en exposition sur la commode avant d’être au bord de l’eau. N’attendez pas, faites tout un tas de test chez vous, plus vous la manipulerez plus vous en tirerez profit. Les erreurs sont inévitables et c’est en les commettant que vous les éviterez à l’avenir… On pourra lire tous les articles que l’on veut, c’est en pratiquant qu’on apprend. En ce qui concerne les accessoires, il en existe toute une liste mais parmi eux, certains sont vraiment utiles à notre utilisation.

« QUAND ON VOIT CE QUI SE FAIT COMME VIDÉOS DEPUIS 15 ANS SUR NOTRE PÊCHE ON SE DEMANDE COMMENT ON PEUT FAIRE PLUS SOPORIFIQUE ... »

Ce problème de flou apparaît aussi sous l’eau et comme l’a déjà souligné Sylvain, sans la lentille plate vous ne ferez que filmer « dans le vent ». En parlant d’eau justement, les lentilles GoPro possèdent un traitement hydrophobe mais le problème de celui-ci est qu’il vieillit mal, prenez donc l’habitude de toujours vérifier que votre lentille soit bien propre avant chaque prise de vue. Une lingette prévue à l’origine pour nettoyer les verres de lunettes sera très vite un accessoire indispensable si vous tenez à garder une lentille propre. Restons sur les lentilles d’ailleurs. Le boitier de la caméra est effectivement très résistant, en revanche les lentilles sont beaucoup plus vulnérables. Les rayures et impacts apparaissent bien plus rapidement que prévu et c’est pourquoi il est plus judicieux d’avoir un jeu de rechange dans votre sac

J’utilise de plus en plus de perches de différentes tailles. En effet lorsque l’on pêche seul il faut ruser un peu pour obtenir autre chose que des plans fixes ou des plans de caméra embarquée tremblants au possible. L’utilisation d’une perche atténue énormément les tremblements et donne une image plus nette et plus agréable à regarder. Une perche télescopique semble être le meilleur compromis recul/encombrement mais si vous avez la flemme comme moi d’en chercher une, il existe une astuce. Il suffit de vous munir d’une patte en métal pré-percée que vous adapterez sur n’importe quel piquet qui traine dans votre fourreau. Sur cette patte il vous suffit de coller une des attaches rapides fournies dans le kit go pro et le tour est joué. Mes mâts «tempête» me donnent une bonne allonge pour filmer quelque chose de plus près, Ce système fait aussi office de pied sur les sols meubles où il est facile d’y planter un pique rendant plus facile le choix des angles de prises de vue. Petite astuce également en ce qui concerne la flottabilité de l’engin… Munissez votre came d’un petit leach et d’un bon flotteur lorsque vous partez en bateau de manière à éviter une immersion prolongée involontaire, si vous voyez ce que je veux dire … Loin d’être l’outil ultime pour réaliser de grands films, la GoPro reste un instrument ultra fiable pour débuter dans le monde de la vidéo sans parler de son rapport qualité/prix … Si vous aimez la vidéo et que vous ne l’avez pas encore en mains c’est qu’il y a un problème dans l’équation…

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PARTIE III - BY GILLES Que dire après tous ces précieux conseils ...  ? Commençons par une question qui se pose encore peut-être pour le futur acquéreur que vous êtes. « GoPro HERO ou GoPro HERO2 ? » Je dirai qu’il n’y a pas d’hésitation à avoir, La HERO2 étant quand même bien plus performante. Mais il y a un mais... si vous désirez acquérir une GoPro uniquement dans le but de filmer sous l’eau la HERO fera largement l’affaire voir même mieux que sa petite soeur ce qui représente une belle économie. En effet la balance des blancs (gérée automatiquement sur les 2 modèles) semble plus agressive sur le HERO. Il en résulte une vidéo avec des couleurs plus naturelles et plus vives. Cependant cela occasionne un peu plus de bruit (aspect légèrement granuleux de l’image) sur les images mais pour des images en eaux claires avec une belle luminosité ceci n’a que très peu d’importance. La 2 a tendance à produire des images avec une dominance verdâtre qu’il faudra si vous le souhaitez corriger au moment de la post production dans un programme dédié au montage vidéo. Mais je rappelle donc que la HERO2 produit de bien plus belles images hors de l’eau  ! Le piqué, la netteté, les couleurs, la qualité en basse lumière ont été clairement améliorés mais ceci n’est pas toujours facile à distinguer dans certaines situations ou ces petits capteurs trouvent leur limites, qu’il s’agisse de la 1 ou de la 2. A présent voici encore quelques derniers conseils avant de préciser quelques aspects purement techniques qui méritent d’être mémorisées. - Lorsque vous filmez à l’aide d’une perche ne placez pas la caméra sur le haut de la perche. La caméra ayant tendance a vouloir tourner pour se retrouver la tête en bas, ceci entraine la perche dans des petits mouvement de gauche/droite. Ce qui engendre des tremblements désagréables. Pour parer à ce désagrément, rien de plus simple. Inverser directement la position du manche.   La caméra se plaçant d’elle-même  en équilibre grâce à son propre poids, fini les problèmes de stabilité lors de mouvements horizontaux. Mais n’oubliez pas de paramétrer le menu «UP» pour que la caméra enregistre à l’endroit. - Pour ceux qui parmi vous possèdent une GoPro et qui l’utilise régulièrement vous avez peut-être déjà constaté que les vis, tout comme les petits boulons ont tendance à se défaire. Une petite goutte de glue fera l’affaire ! - Comprises dans le kit acheté à l’époque, je ne conseille pas les perches vendues de type X-Sories (photo de droite). Petites, fragiles, trop légères ... Je vous conseille plutôt de suivre l’exemple de Mesa, du fait maison, y’a que ça de vrai  ! Possédant un monopod depuis quelques années, c’est celui-ci que j’ai choisi d’utiliser dès à présent. Mais c’est encore un supplément à tout notre attirail. Il existe depuis peu une marque qui produit une perche légère,solide, et flottante qui plus est ! Plus d’informations ICI. Comme l’a dit Mesa, équipez votre gopro d’une petite cordelette et d’un flotteur et vérifiez que l’ensemble flotte bel

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et bien ! 2 flotteurs prèts à l’emploi sont commercialisés et destiné à la GoPro cependant il faut se méfier, si vous utilisez votre cam en combinaison à la ventouse par exemple, ces 2 flotteurs ne suffisent pas et bye bye ... dans le bouillon. Une petite corde reliée à votre poignet peut également faire l’affaire en terme de sécurité. Mesa a parlé du traitement des lentilles ... en effet il faut toujours bien vérifier que la lentille soit propre. Cependant ça ne suffit pas, j’ai eu de nombreuses séquences complètement foirées du au fait que les gouttes d’eau restent sur la lentille pendant l’enregistrement ... que ce soit à cause de la pluie, des éclaboussures du thermiques, du passage « eau – air » lors d’une plongée ... il vous faut pour éviter cela protéger votre lentille. Plusieurs solutions +- efficaces existent et à +- Moyen terme. - La salive ... un classique ... à répéter lors de chaque utilisation - Produit du genre RainX connu des motards. A répéter en fonction du nombre de fois ou la lentille se trouve en contact avec l’eau. - Wax pour voiture. A répéter en fonction du nombre de fois ou la lentille se trouve en contact avec l’eau.

QUELQUES CHIFFRES ... TECHNIQUES • Autonomie : approximativement 2H30 sans écran • Temps de charge : 80% de capacité après 1 heure de chargement avec un chargeur, ou 2H avec le port USB de l’ordinateur ou l’allume cigare. Ne laissez donc pas votre gopro plus de 3H en charge. • Capacité d’enregistrement avec carte 16Go SDHC : 1080p30: 3H 960p30: 3H30 720p60: 2H40 720p30: 4H

• Capacité d’enregistrement avec carte 32Go SDHC : 1080p30: 4H 960p30: 6H 720p60: 4H 720p30: 6H

Yes

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Ci-contre : Voici ce qu’il ne faut pas faire. Mauvais exemple !

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DERNIÈRE NOUVEAUTÉ : BOITIER DE PLONGÉE Les problèmes de MAP de la Gopro sont à présent connus de tous. Gopro sort enfin un boîtier adapté aux vidéos subaquatiques ... mais qu’en est-il ? Il existait déjà toute une série de solutions que nous pouvions diviser en 2 catégories. Il existe des solutions adaptables a votre boîtier d’origine comme : la lentille plate GoForFocus en plastique (30€) ou en verre (45€), l’adaptateur Blurfix (79€) ou encore la nouvelle lentille Oculus (45€) et puis il y a les boîtiers conçus exclusivement pour aller sous l’eau. On distingue le Eye OfMine (55€ hors frais de port USA) et puis maintenant celui ci ... l’original Gopro (59€).

TheSideUp (UP) pour inverser le shooting Multiples fixations et point de vue hors du commun L’éventail d’accesoires L’accès à la HD 1080p

Actuellement tous permettent l’adjonction de filtres couleurs favorisant une image de meilleure qualité avec des couleurs plus proches du réel. Les filtres ne sont pas tous au même prix ! Au final c’est donc plus le budget qui limitera votre choix. Le Gopro a l’avantage d’être un caisson à part entière que vous utiliserez que dans ce but. le prix reste donc raisonable. Une vidéo très interessante comparant les différents modèles avec différents filtres est visionable en cliquant ICI !

Pas de zoom Insuffisant pour un montage de qualité pro Ouverture non réglable Son de piètre qualité

A VOUS D’ESSAYER, DE BRICOLER ET DE JOUER ! SEPTEMBRE 2012


Stabilisateur de type «STEADICAM», il s’agit ici du Manfrotto Monosteady. Il est loin d’être à la hauteur de son prix ! Il est possible de faire bien mieux pour moins cher et «HOMEMADE» Il a cependant un petit plus mais qui ne justifie pas son prix pour autant. Il s’agit du manche, il est constitué de 3 parties ce qui permet de le transformer en mini trépied.

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Combien de fois, à l’entrée de la nuit, au lever de la lune, aux pre nuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si d inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel comme l’amour ? George Sand - Lélia

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Photo : mckeejam

emières clartés du jour, combien de fois, dans le silence de midévorant, n’ai-je pas senti mon coeur se précipiter vers un but l, qui est dans l’air, qui est partout comme un aimant invisible,

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Photo : William Figureau (KRAMPS) Poseur : Olivier (HBB)

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l’Homme au coeur grand, grand comme les mers interieures qui dominent son royaume.

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Photo : Olivier (HBB) Poseur : William Figu reau (KRAMPS)

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Photo : William Figureau (KRAMPS)

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Photo : Nicolas Claveranne

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Ce C

Photo : William Figureau (KRAMPS) Poseur : William Raveleau (La Poche)

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Chouan, rêveur exilé au corps long et à l’esprit aiguisé, pourrait bien nous en apprendre sur les valeurs de l’amitié.

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Photo : William Figureau (KRAMPS) Poseur : Kramps Junior

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Citoyen de la terre aux racines errantes, la sensibilité de son art anime nos émotions, mais n’espérez jamais forger le

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e fer de son caractère...

Photo : Soël Briche (Boogie)

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Photo : Soël Briche (L’ex Poulpe)

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‘‘L’ART C’EST LE REFLET QUE RENVOIE L’ÂME HUMAINE ÉBLOUIE DE LA SPLENDEUR DU BEAU SEPTEMBRE 2012

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VICTOR HUGO


Photo : Laurent Simonnet (Simon)

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Photo : Soël Briche (L’ex Poulpe)

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l’Homme en rose, solide gaillard à l’accent Rhodanien, tel le fleuve coule vers la mer, il a le pouvoir de canaliser ses H

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Hommes, leur offrant la force.

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L’Homme aux bottes SEPTEMBRE 2012


bleues, natif du pays de la fressure, ami de la tripaille, même si la chance le fuit, la joie n’est en aucun cas son ennemi. ALLIANCE 081


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Photo : Ronan Crespon Poseur : Laurent Simonnet (Simon)

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‘‘ Il y a bien longtemps, je t’ai découvert dans ton ‘‘

immense écrin de pin de Corte...

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otre première rencontre fût guidée par une sorcière, déguisée en fée pour me voler mon cœur. A cette époque je t’ai reconnu comme un adversaire, mais tes abysses ténébreuses ont eu raison de mon esprit téméraire, bien avant même que je ne puisse imaginer la démesure de ta puissance. Alors que trop de lunes se sont consumées, Sybille a vaincu, me voilà le cœur arraché, déambulant sur la grande sphère, l’esprit saturé d’une haine assassine. Heureusement, au bord du chemin une enchanteresse m’a tendu la main, pour me guider, comme par ce hasard auquel je ne crois pas, vers tes berges miraculeuses. La fée m’emmena sur une de tes plages dite « de Calède » et pointa un de ces grands pins maritimes du doigt. Sur son écorce j’aperçu une écaille grosse comme un cœur de nouveau-né. La fée s’empara de l’écaille et vint me la greffer comme pour remplacer l’organe dépouillé. Sur l’instant je ne compris pas ce qui m’arrivait, c’est comme si tout mon être se transformait. J’eus soudain l’envie et le besoin de me mesurer à Toi, Monstre de Sable. Non pas pour te combattre mais pour percer tes mystères. Une fois rentré sur mes terres, je m’aperçus que cette haine, qui m’assassinait hier, s’effaçait au profit de ma nouvelle quête. Mes cauchemars furent remplacés par les doux rêves que tu m’offrais. Chaque nuit je parcourais tes flots dans le seul but d’apercevoir ce poisson auquel il manquerait une écaille, chaque matin était plus gai. Plus fort que les rêves, j’ai eu envie, j’ai eu besoin de te revoir, alors je suis revenu aussi souvent que j’ai pu. Tu m’as montré différents visages, le visage de la douceur, sans une ride, lisse comme SEPTEMBRE 2012

I

TEXTE WILLIAM FIGUREAU

la sérénité que tu as su m’apporter. Le visage de la puissance marquée par tes rouleaux déferlants poussés par ces vents venus de l’océan, transformant tes pins majestueux en frêles brindilles balancées en tous sens, comme la détermination que tu m’as dictée dans cette quête. Le visage de la colère en attirant la foudre si près de moi que le tonnerre résonne encore dans ma mémoire, et cet éclair si lumineux qu’un photographe aurait pu capturer l’image de mon âme sauve… Armé de mes bâtons trop courts et de mes fils trop longs, je l’ai traquée cette géante à l’écaille manquante, avec ou sans la lune, seul ou accompagné. Tu m’as offert mes plus riches échecs et mes plus belles victoires, mais sans m’offrir, jamais, le saint Graal. Des semaines entières, trop courtes pour caresser une de tes déesses écaillées, et d’autres nuits bien trop longue pour pouvoir apprécier tous ces joyaux que tu m’as offert, sans tomber dans les bras de Morphée. Je Te remercie Monstre de sable, pour tout ce que tu m’as offert et continue de m’apporter, plus particulièrement pour ces rencontres que tu m’as suggérées. Notamment cette Alliance de Trolls et autres Farfadets réunis sur cette toile invisible pour sans cesse combattre les chimères de la luxure. Oui je t’en remercie, car j’ai reçu de ces enchanteurs une plume de Phoenix, elle a le pouvoir d’apaiser l’esprit de celui qui partage ces sentiments et offre des émotions… A ce jour, je poursuis toujours cette quête, en espèrant peut être, au détour du hasard, caresser cette Si Belle. Enfin, je pourrai à mon tour, greffer à sa parure, avec toute la gratitude et la délicatesse qu’elle mérite, cette grosse écaille salvatrice de la forme d’une âme…


C’EST PAS LE BOSS POUR RIEN!


Photo : Nicolas Claveranne

‘‘ Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent la raison de mes voyages ’’

que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. Montaigne


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N O I T A IS E?

L T È A R C C E O S L E T T O LA B

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Colosse Berrichon riche de la simplicitĂŠ,

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sur les montagnes de la générosité, il saura vous guider de sa voix ténébreuse sur les sentiers qui mènent aux sommets.

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*NAAAAAAAN, NO ADDITIONAL COMMENT NECESSARY ... LOOSERS ALLIANCE 095


Un Homme en or, il est aussi «bon» que «chambreur», aussi «zen» que «volcanique», et avec lui, on est sûr SEPTEMBRE 2012


de ne jamais rien lâcher car il a de la motivation pour dix, le bonheur assurÊ ! ALLIANCE 097


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Photo : Soël Briche (Bro’)

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*VOUS PENSIEZ CONNAITRE LA PÊCHE À LA CARPE. MAIS ... VOUS N'AVEZ MÊME PAS IDÉE ... WILD FISHING - ALLIANCEPÊCHE.NET ALLIANCE 103


LA PÊCHE DES CARPES

EXPLIQUÉE A NOS ENFANTS I

I

TEXTE JONATHAN FILÉE PHOTO JONATHAN FILÉE & FRIENDS

‘‘ En toutes choses qui font vibrer les carpistes existent un che-

minement et une évolution qui ouvrent la porte au dialogue, à l’échange, donc à une reconnaissance à la portée de tous.

‘‘

P. Laggabe « Bible du carpiste moderne » 1992

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Puisqu’il n’est de remède efficace sans un juste diagnostic, établissons tout d’abord un état des lieux des maux qui rongent ce loisir. Disons-le d’entrée : la dictature du peson a ruiné la part de philosophie qui est intrinsèquement liée a la pêche des carpes. Répétons le cent fois, la valeur d’un poisson ne se mesurera jamais en kilos mais à la mesure des efforts et du talent que l’on

y investira. Avec mes amis, nous devons à nos plus gros poissons quelques uns de nos meilleurs souvenirs, non pas seulement par leurs poids, mais parce qu’ils furent des objectifs cent fois rêvés, le fruit d’une somme souvent importante d’efforts et de sacrifices, étapes graduelles du chemin initiatique que chacun de nous a entrepris . Le mot est donc lâché : le cheminement. Presqu’un gros mot hélas a l’heure du « tout, tout de suite ». L’auteur de ces lignes a mis 6 saisons avant de prendre sa première « 20+ » et 9 saisons avant de prendre sa première «  25+  ». De tel délais paraissent anachronique aujourd’hui où, de blog en réseaux sociaux, des gosses affichent dès leurs premières années des carpes que l’on aurait m ê m e p a s imaginer 199

A

nos chers fils, plus de 15 ans, déjà. Pour vous une éternité, pour nous, c’était hier. Je nous revois arpentant nos premiers grands lacs, des rêves plein la tête, exalté par le désir de découvrir et de prendre ce que nous n’avions pu entrevoir que sur papier glacé. Je nous revois, doutant de nos approches, ne sachant pas comment aborder ces étendues immenses. Puis la délivrance, le premier run, le premier poisson. Bien d’autres suivirent, tant de bon souvenirs d’une époque qui fut un peu ce que les années 70’ furent jadis au rock’: un age d’or. Son corollaire aussi : une forme de déclin. Cet article n’est pas pour autant le testament posthume et désabusé d’un temps passé, mais bien un plaidoyer et un passage de flambeau aux plus jeunes générations pour pérenniser un socle de valeurs et un état d’esprit originel afin de construire un autre age d’or  : le leur.


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Golden of The Cornée, Loïc, Automne 2008

Chantecoq, perle rare du cheptel historique, avec le SuperPoussin, Automne 2009

Syndrome de la Bouée Rose, Karl, 2008 SEPTEMBRE 2012


pouvoir prendre à leurs ages. Des âmes chagrines nous répondront peut être que nous étions mauvais. Je rétorquerais surtout que n’existait pas alors ce que l’on appelle pompeusement aujourd’hui des « centres de pêches sportives  ». Bien loin sont alors ces espaces sauvages et isolés, battus par les vents, rognés par les étiages et les crues. Ces mêmes grands espaces où cette discipline trouva jadis son origine et sa respiration, insufflant à ceux qui les foulent un puissant sentiment de liberté. Par essence, la pêche des carpes sera dont toujours centrifuge. Conséquemment, le développement du secteur marchand des lieux de pêche a considérablement formaté et normalisé la pêche des carpes, la rendant bien plus accessible techniquement et spirituellement. Elle a surtout profondément modifier la nature des interactions entre le carpiste et les carpes qu’il convoite, régressant d’une relation atavique proie/prédateur a une relation client/fournisseur. Trivialement, passant d’un «je cherche, je chemine, je comprends... donc je captures  » à un pathétique «  Je paie donc... je prends». Cette marchandisation des lieux de pêche a irrémédiablement fracturé la pêché des carpes entre pro et anti privés, entre le canal historique originel et une déviance mercantiliste, en voie de gentrification avancée sous l’effet croisé du renchérissement considérable des droits de pêche et du besoin sans cesse croissant de confort, de sécurité et surtout de résultats garantis. La pêche nature contre la pêche contre-nature... Pour autant, il apparaît important de ne pas stigmatiser outre-mesure la clientèle de ces lieux tarifés, mais au contraire d’adopter une démarche explicative consistant a affirmer non pas les « vraies » valeurs de la pêche des carpes, mais bien les valeurs « originelles » et « primordiales » de cette discipline. Parmi celles-ci, énonçons donc quelques unes des plus fondamentales : A L’IMAGE DE LA VAGUE DE LA «SLOWFOOD» SAVOIR PRENDRE SON TEMPS, PROGRESSER, APPRENDRE DE SES ÉCHECS ET GRADUELLEMENT CAPITALISER SUR CES EXPERIENCES RÉUSSIES. On peut comprendre l’empressement du néophyte à se confronter aux situations les plus difficiles, aux lacs où même les meilleurs d’entre nous échouent. C’est hélas souvent le meilleur moyen de «se griller la moelle» comme me l’a souvent répété un de mes maîtres. L’expérience est source de confiance, un paramètre clé dans ce loisir. Il y aurait de quoi écrire un article entier sur la prépondérance de la psychologie

sur la réussite d’une session. Ainsi, rationaliser sur les montages, les appâts, le matériel n’aboutit généralement qu’aux « cogitations fébriles » chères a Henri Limousin. La réussite souriant d’abords a ceux qui ont cette insolente confiance en eux qui les pousse à épurer les paramètres techniques pour se focaliser sur des aspects intuitifs. Au premier rang desquels figure la localisation des poissons actifs et, le cas échéant, la stratégie d’exploitation du poste. L’expérience est essentielle pour effectuer le passage du rationnel a l’instinctif, ce que mon ami JF appelle « le feeling », ce que l’auteur se plaît a décrire comme « le talent ». Le reste est littérature, laissons cela à la presse spécialisée qui se plaît à compliquer et complexifier à des fins plus mercantiles qu’informatives. REFUSER LA DICTATURE DU PESON, ENSUITE. Parce que la capture de grandes carpes est le plus souvent un concours de circonstances. Les grands poissons sont biologiquement les poissons exploitant le plus activement les ressources alimentaires du plan d’eau. Ce sont donc souvent des poissons qui « tombent » ainsi le plus aisément. Ce phénomène étant exacerbé par la présence croissante de carpes d’élevage, nées en bassin de pisciculture, des poissons moins méfiants, qui n’ont pas eu a survivre aux dures loi de la sélection naturelle, triant les plus aptes a survivre et à éviter les pièges des hommes. Souvent les poissons les plus ardus a prendre sont des poissons de tailles intermédiaires, nées sur place, des grandes communes et des miroirs longilignes comme beaucoup de grandes rivières et de grands lacs de retenue en hébergent. Ces poissons qui ne passent que rarement la barre des 20kg, représentent souvent les challenges les plus aboutis, ceux nécessitant le plus d’efforts et d’abnégations. Privilégier des objectifs qualitatifs et apprécier une capture à la hauteur de la passion que l’on a investi pour la prendre revêt une importance immense. C’est intégrer ainsi une part de philosophie qui est consubstantielle à l’émergence de la pêche moderne des carpes. RAPIDEMENT SE CONFRONTER À L’INCONNU, ET MULTIPLIER LES EXPÉRIENCES POUR ÉVITER LA POSTURE DU RENTIER. En effet rien n’est plus stérilisant que d’accumuler captures et succès sur une même étendue où chaque chose est connue, où la part de l’aléa a été réduite a peu de chose. Il s’agit sans nul doute de la meilleure façon de se constituer un bel album photo, mais est ce bien cela qui nous pousse à passer des semaines entières loin de tout ? Le ALLIANCE 107


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narcissisme et la gloriole sont des pièges redoutables auxquels chaque pêcheur de carpe sera inévitablement confrontés. La part de reconnaissance auquel chaque pratiquant peut aspirer se mesure avant tout à la capacité à prendre dans des situations diverses et multiples. En effet on ne progresse et n’évolue positivement que face à la nouveauté, en prêtant le flanc a l’échec et la nécessité de la remise en question. C’est accepter avec sagesse l’idée que l’on passe, a court terme, à coté de beaucoup de poissons pour privilégier à long terme la polyvalence et l’adaptabilité. Que cela conduise aussi chacun d’entre nous à relativiser ses propres succès et inversement, à savoir atténuer les échecs des autres. L’humilité est une valeur essentielle et prépondérante de la pêche des carpes car chacun constatera à l’aune de sa propre expérience que les réussites d’un jour seront les échecs du lendemain.

que plus intenses. De cette communauté d’esprits et de confiance découle un partage intégral des expériences et des acquis de chacun. Ces échanges mutuels n’ont que peu a voir avec les déballages narcissiques qui encombrent sites web, blogs et réseaux sociaux où chacun se croit autoriser a raconter sa « life » aux plus grands nombres d’inconnus rencontrés au hasard de la sphère internet. La pêche des carpes ,dans sa dimension humaniste, constitue un fantastique moyen pour tisser liens et interactions, pour réunir le destin d’hommes que tout semblait séparer. Puisse longtemps ces communautés de destin résister face aux sirènes sans cesse plus attirantes de l’égocentrisme et de la recherche de la seule reconnaissance individuelle.

Nul doute sur la possibilité d’abonder ces éléments, en fonction des sensibilités de chacun, en y ajoutant certaines considérations plus environENFIN, COMPRENDRE QUE LA PÊCHE DES nementales ou militantes. Ce n’est pas le moindre CARPES EST AVENTURE HUMAINE ET SO- intérêt de cette discipline de s’être constituer CIALE, UNE ÉCOLE DE LA VIE. On pourrait dis- sur un socle fondamental où chacun, a sa maserter à l’infini sur les relations qui unissent (et nière, pas à pas, y a ajouté ses propres briques. désunissent) les hommes. Précisément, l’auteur de ces lignes partage ainsi depuis plus de 15 ans A CEUX DE VOUS, NOS FILS, QUI AUle chemin d’autres pêcheurs de carpes, rencontré RONT CETTE ÉLÉVATION D’ÂME SUFFISANTE au détour d’une berge ou par le biais d’internet. POUR ADHÉRER A CES DIMENSIONS SPIRIChacun d’entre nous se souvient de la glorieuse in- TUELLES ET HUMANISTES, ALORS APPARAÎcertitude des débuts, de chaque session écoulée en TRONT DEVANT VOUS LES MILLES CHEMINS commun, des galères et des coups de gueules aussi, QUI VOUS GUIDERONT DANS VOS QUÊTES des succès et des grands poissons partagés surtout. INITIATIQUES RESPECTIVES. PUISSENT CES Le collectif est une valeur qui paraîtra quelque VENTS PROMETTEURS QUI ONT SOUFFLÉ peu cryptique à certains individualistes imbus de SUR LES TÊTES DE VOS PÈRES VOUS ACCOMleurs propres ego ; osons pourtant le dire : la pêche PAGNER A VOTRE TOUR SUR LES BERGES des carpes est aussi un sport d’équipe. En effet, la DES GRANDS LACS DE CE VASTE MONDE.... pêche des carpes ne trouve sa quintessence que lorsque l’on peut l’a partager avec des grands amis : on progresse plus vite, les moments ne sont

Jonathan Filee ALLIANCE 109


PHOTO : PHILIPPE CARRIERE - SITE : FILFISH PRODS


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PHOTO : GAUTHIER TEFNIN


PHOTO : MICHEL ROGGO - SITE : ROGGO.CH


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PHOTO : PHILIPPE CARRIERE - SITE : FILFISH PRODS


FACE À FACE AVEC ANTOINE MONIER

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MENTAL D’ACIER

COEUR D’OR

Age : 27 // Profession : Charpentier l’été, trappeur l’hiver (private joke) // Maison : Dans le haut Jurassique, mais suis originaire de Haute-Loire // Pêche depuis : L’âge de 8 ans // Pêche la carpe : Depuis 2005 // Meilleur trait de caractère : Calme, sociable // Pire trait de caractère : Têtu comme une mule // Si tu étais un son : Le silence // Si tu étais un vent : La bise // Si tu étais un un sport : La chute libre // Si tu étais un Dieu : Coluche // Si tu étais une direction : Celle du Nord, de l’Alaska. Les trois endroits les plus fous où tu t’es réveillé : Sur l’Ile aux Cygnes…, sur un rond point en Hollande à Utrecht, la tête sur un radiateur à l’internat suite à une crise de somnambulisme. // Le moment préféré d’une session : Le lever du jour, pour l’ambiance particulière que ce moment procure. // Le poisson de tes rêves : Valoche, carpe préhistorique d’un lac du jurassique sous-peuplé, maintes fois observée, mais encore jamais piquée. La garce… // La maison de tes rêves : Scandinave, avec des rondins, montée sur pilotis au bord d’un lac. // Conçois-tu une vie sans pêche : Peut-être un jour, pour me consacrer à d’autres projets… Bon pour être franc non jamais, mais réduire c’est sur  !

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PEUX-TU NOUS RACONTER L’ÉVOLUTION DE TA PÊCHE DEPUIS TES DÉBUTS ? J’ai débuté dans de petits étangs de 3 ou 4 ha lors des vacances estivales, et très rapidement on peut considérer que j’ai été « à bloc ». C’est alors que j’ai commencé à déposer mes lignes en matelas de plage, puis en bateau de plage, et que j’ai rencontré mes premiers soucis avec la garderie !!! : « la navigation sur le lac est interdite monsieur Monier !! ». Mais rien à faire… Le temps de la pêche était venu et j’avais tout de suite compris que cela fonctionnait beaucoup mieux ainsi  ! Aujourd’hui je commence à pêcher depuis un Technostrat, mais en lac... Dès mes premières sorties, j’ai directement opté pour les grands lacs sans vraiment passer par les cases intermédiaires. En fait, ma première semaine de pêche s’est déroulée sur un grand lac de montagne vers l’âge de 20 ans, suivie d’une semaine également «  capot  » sur Cabanac au mois de Novembre. Mais déjà j’étais piqué par le virus, et fis enfin mes premiers poissons de lac sur un petit barrage de Haute-Loire. Ce que je retiendrai surtout, c’est la diversité de personnes que j’ai eu la chance de rencontrer autour de cette passion commune, et d’avoir tiré de chacun d’eux des expériences et des enseignements différents. L’échange au travers des forums pourrait être sympa aussi mais l’ordinateur ce n’est vraiment pas vraiment mon truc, ce pourquoi ma participation sur Alliance et les autres forums est réduite. En revanche, bien que je mette rarement le nez devant l’écran j’adore les histoires de pêche des carnets, certains sont terribles !

TON MEILLEUR ET TON PIRE SOUVENIR DE PÊCHE ? Au crédit des mauvais souvenirs, lors d’une session sur Ste Croix j’étais en train de sonder tranquillement et avais laissé mon matériel en tas au bord de l’eau. Tout à coup un C15 sorti de nulle part fait marche arrière et 2 types en sortent, m’allégeant de mon portable au passage. Ce n’est que 3 jours plus tard que j’ai pu prévenir mes proches de cette mésaventure. Le meilleur souvenir pour le moment: Une semaine de fous furieux en septembre dernier, avec des départs en pagaille, et une super ambiance avec mes potes au bord de l’eau. Un autre excellent souvenir, celui d’avoir croisé la route d’une superbe carpe koï dans un grand lac d’altitude, du rêve en barre !

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MIS À PART LA CARPE QUELLES AUTRES PÊCHES PRATIQUES-TU ? Je pêche pas mal en float tube, en ce moment le brochet sur les eaux claires de la région. Les paysages sont sublimes et les poissons aussi. Cette année j’ai été aussi invité au silure sur un grand fleuve… On est passés à 2 doigts de la luxation de l’épaule…

ET COMMENT SELON TOI LA PÊCHE A-T-ELLE ÉVOLUÉ DE MANIÈRE GÉNÉRALE DANS LE PUBLIC ?  C’est vrai qu’il y a beaucoup de pêcheurs aujourd’hui, mais l’on demeure assez peu nombreux je trouve à fréquenter les grands lacs. Je n’aime pas que l’on pêche les uns sur les autres, donc ce genre de destination me va bien. Concernant le milieu de la carpe, le «  bling-bling  », les appâts, les montages de l’espace ça me passe largement au dessus  ! La pêche doit rester simple, sans prise de tête et me coûter le moins cher possible, c’est tout.

SUR QUELS CRITÈRES CHOISIS-TU TES DESTINATIONS ? Le premier critère, qui passe bien avant tous les autres c’est le cadre, et que l’atmosphère qui y règne soit envoûtante  ! Ce que je recherche lorsque je pars pêcher, c’est cette sensation de me retrouver sur une autre planète. J’aime les lacs sous peuplés en carpes, là où il faut bien se sortir les doigts pour faire une touche. Quand on y arrive c’est vraiment génial mais il faut l’avouer les tôles sont nombreuses, surtout sur les lacs passant 1000m d’altitude (LOL), c’ est pourquoi j aime bien revenir de temps en temps sur des eaux plus  faciles pour faire quelques touches.

DES OBJECTIFS « PÊCHE » POUR L’AVENIR ? Comme je te l’ai dit, je pars 2 mois1/2 à la pêche en full time cet automne, et ferai mon possible pour tenir les objectifs suivants : Tout d’abord enregistrer le maximum de départs, histoire de faire le plein avant les périodes de vaches maigres qui suivront. Je choisis pour cela une zone adaptée d’un lac que je commence à bien connaître. Ensuite, je progresserai ainsi, du moins dur au plus dur… J’irai donc découvrir un grand lac de l’Est que je n’ai encore pas pêché, puis je descendrai sur les alpins et enfin un grand du sud, pour terminer, à l’entrée de l’hiver. Concernant mes objectifs, j’ajouterai que je souhaite encore trouver le moyen d’ancrer mon bateau au pied des falaises, par 40 mètres de fond avec 30 mètres de corde… «  Never give up  »  comme on dit chez vous! Donc oui, je vais me faire un gros trip à l’automne, et non, je ne deviendrai pas associable ! Il faut savoir aussi garder les pieds sur terre et conserver les relations avec ses amis, sa famille. De ce côté-là c’est bon, je sais faire la part des choses. Ce n’est que de la pêche, il ne faut pas l’oublier !

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