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Revue Chanter, volume 20, numéro 3 - Printemps 2026

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CHANTER

Volume 20, numéro 3 | Printemps 2026

Dossier 50e anniversaire : Retour sur le gala

Portraits des récipiendaires

Hommage à Diane Lapierre

SOMMAIRE

Jean Jeukens : une passion qui change une vie

Denise Tousignant : le dévouement comme fil conducteur

François Lukawecki : Le Secret, récompensé

Choeur Expérimental du Canada : un élan créateur

Lucie St-Pierre : soutenir l’émotion

Bruno Dufresne : le besoin de s’exprimer

David Rompré : le chant choral comme levier culturel

Jean-Sébastien Vallée : un parcours d’exception

Choeur Ad Vitam : uni par la musique

La reconnaissance!

Reconnaissance à l’Assemblée nationale

Remises des certificats du 50 anniversaire e

Le répertoire

du 16 siècle :

Diane Lapierre, une femme d’exception

André Godbout : un chef de coeur!

Hommage à Carmen Léger, cheffe de coeur

En reconnaissance d’une cheffe rassembleuse

Le Choeur de la Colline fête ses 35 ans 20 ans de voix partagées : célébrer l’histoire et l’élan d’une chorale qui rassemble

Mettre la voix en lumière : un bilan inspirant des ateliers de chant choral du Choeur

Ambiance

Une fête de la vie, de l’amour et de la musique

55 ans de partage et d’aventures chorales!

Chorissimo de retour en 2027!

90 ans de vie pour le Choeur L’Orphéon de Trois-Rivières

Portés par la musique, guidés par la passion

Stage de direction chorale 2026 |

Un nouveau nom, un nouvel élan

Académie de direction chorale jeunesse | Une toute nouvelle formation!

Domaine Forget de Charlevoix | Le chant choral, un pilier essentiel au Domaine Forget

MOT DE LA RÉDACTRICE EN CHEF

Chère communauté chorale,

C’est avec plaisir que nous vous présentons le numéro du printemps 2026 de la Revue Chanter!

L’hiver qui s’étire a commencé en grandes pompes avec la présentation du premier gala de reconnaissance lors duquel l’Alliance chorale du Québec a présenté les neufs Grands prix du 50e anniversaire. Dans ce numéro, un dossier complet vous replongera dans l’effervescence du gala du 18 janvier 2026 : neuf portraits des récipiendaires, un compte-rendu, un retour en photos et un bilan de l’année 2025.

Vous lirez un hommage à Diane Lapierre, cheffe de chœur de la région de Québec, qui est décédée en novembre dernier. Nous offrons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux et celles qui l’ont côtoyée au fil des ans.

Plusieurs chœurs ont répondu à mon appel et soulignent des jalons importants : merci de contribuer à l’essor du chant choral! En collaborant à la Revue Chanter, vous témoignez de l’importance du chant choral partout au Québec en mettant en lumière les bons coups de notre milieu.

Ça bouge du côté de la jeunesse! Vous pourrez découvrir une nouvelle formation de direction chorale jeunesse qui aura lieu cet été au Camp musical des Laurentides, un nouveau partenariat dont l’Alliance est fière! Nous vous annonçons également en primeur les premiers détails concernant le rassemblement choral jeunesse Chorissimo 2027!

Enfin, je vous souhaite un printemps musical et joyeux, bercé par vos voix unies qui seront nombreuses à offrir des concerts tout au long de la saison. N’hésitez pas à me faire parvenir vos comptes-rendus de ces concerts à l’adresse redaction@chorales.ca. La prochaine édition de la revue sortira vers la mi-juin. Les personnes responsables de votre chœur recevront un appel de textes environ un mois avant la date de tombée, comme à chaque édition.

Bonne lecture!

Marie-Claire Fafard-Blais

MOT DE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE

Chère communauté chorale,

Nous avons finalisé toutes les activités liées au 50e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec avec notre gala de reconnaissance, le 18 janvier dernier. D’ailleurs, la semaine dernière lors du Forum québécois du loisir à Trois-Rivières, l’équipe de la permanence de l’Alliance a eu l’honneur de recevoir du Conseil québécois du loisir le Prix Reconnaissance PROFESSIONNEL·LE en loisir, volet national, pour souligner le travail remarquable accompli pendant l’année 2025, marquée par les festivités entourant le 50e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec. Je désire dire un énorme merci à toutes les personnes qui ont été impliquées de près ou de loin dans les différentes activités; en plus de l’implication de la permanence de l’Alliance (Marie-Claire, Donald, Émilie, Clémence) et du Comité du 50e anniversaire (Louise, Patricia et Diane), les célébrations n’auraient pas eu le même impact si vous n’aviez pas été présents à nos côtés. Alors un grand merci à toutes les personnes qui ont chanté avec nous, qui dirigent un chœur, qui ont donné leur témoignage, etc. Vous nous avez aidés à mettre le chant choral de l’avant!

Si vous n’avez pas encore vu l’information passer, notre Programme de formation des chefs de chœur a un nouveau nom et s’appellera dorénavant le Stage de direction chorale. Nous avons pu obtenir à nouveau un soutien financier du FDRCMO via le programme Intervention-Compétences dans le cadre de la formation continue du Conseil québécois de la musique (CQM) et de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ).

Nous sommes donc en mesure d’offrir la formation à environ 50 % du prix, c’est donc une magnifique opportunité d’en profiter pour qui voudrait améliorer sa direction, peu importe son niveau. Les inscriptions sont ouvertes! Nous sommes aussi à la recherche de choristes qui désireraient participer au chœur témoin qui soutiendra les stagiaires tout au long de leur semaine d’apprentissage du 31 juillet au 8 août prochains. Ne tardez pas à vous y inscrire, c’est gratuit et c’est une fabuleuse occasion d’apprentissage pour les choristes!

Nous sommes aussi dans la préparation active de notre rassemblement choral jeunesse Chorissimo 2027. Nous vous dévoilons d’ailleurs les premiers détails dans cette revue. C’est un moment privilégié pour les jeunes choristes de passer une fin de semaine de plaisir dans l’apprentissage de nouveau répertoire, alors nous sommes déjà bien inspirés pour cette nouvelle aventure!

Une fois le printemps installé, la période de concerts de fin de session va débuter dans quelques semaines. J’aimerais vous proposer un petit défi pour cette belle période, celui d’aller découvrir un chœur que vous n’avez encore jamais vu en concert. Avec toutes les difficultés vécues par le milieu culturel depuis un bon bout de temps maintenant, j’ai l’impression qu’on peut tous s’entraider en allant voir des concerts de chorales qu’on ne connaît pas, ce qui nous permettra sûrement de faire de belles découvertes. Et pour les chœurs qui vous recevront, ils auront l’occasion de faire une prestation devant de nouveaux publics. Nous en sortirons tous gagnants! D’ailleurs, je vous invite à porter un œil attentif au calendrier de concerts sur notre site web, ainsi qu’à la section Concerts des membres de l’Hebdo, où vous trouverez tout ce qui se passe dans votre région.

En ces temps où le monde est en bouleversement et rempli d’incertitude, je souhaite à chacune et chacun d’entre vous de chanter, chanter et chanter. La musique fait du bien au corps, au cœur et à l’âme. Chanter ensemble nous amène à unir nos voix, certes, mais aussi à aller vers l’autre, à l’écouter, à prendre le temps d’apprécier le mélange des voix et l’harmonie qui en résulte. Ensemble, nous créons du beau, du bon, du bien. À notre échelle, nous sommes en mesure d’améliorer notre monde, une chanson ou même un accord à la fois. Faisons rejaillir toute cette beauté autour de nous.

Car le temps en balayant l’hiver

A fait peau neuve et à la ronde

Le soleil armé d’un pinceau vert

A tout repeint pour qu’autour du monde

Un nouveau printemps tout neuf tout neuf

Un nouveau ciel clair tout bleu tout bleu

Viennent déverser des flots de joie sur la Terre

- Gilbert Bécaud

Roxanne Croteau

Retour sur le gala du 50e anniversaire

Point culminant des festivités du 50e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec, le gala qui a eu lieu le 18 janvier 2026 au Chic Resto Pop à Montréal était l’occasion rêvée de remettre les Grands prix de l’Alliance tout en réunissant plusieurs générations d’artisans qui ont marqué le milieu choral et qui ont contribué à l’évolution de l’Alliance.

Animé de main de maître par Mario F. Paquet, qu’on a connu comme animateur à Radio-Canada et qui œuvre maintenant sur les ondes de Radio VM, le gala a débuté avec un mocktail de bienvenue suivi de la remise des Grands prix du 50e pour conclure avec un moment de réseautage avec bar payant. Le tout était agrémenté de délicieuses petites bouchées.

Nous avons pu compter sur la présence de deux élus qui ont à cœur la pratique musicale. Mathieu Rivest, député de la Côte-du-Sud, membre de la Commission de la culture et de l’éducation et musicien de formation, ainsi que Andréanne Moreau, conseillère de la Ville de l’arrondissement de Verdun, responsable de la culture, du patrimoine, du design et de la langue française à la Ville de Montréal et ayant fait carrière en chant classique, ont chacun livré de courts discours éloquents sur l’importance du chant choral et de la place qu’occupe notre organisme dans la culture québécoise. S’ajoutait à ces allocutions un mot bien senti de la part du nouveau président de l’Alliance, Alexandre Martin Isoz-Vaillancourt.

Les personnes qui ont présenté les neuf prix, dont quatre nouveaux pour ce 50 e anniversaire, et les récipiendaires (voir le dossier spécial) nous ont aussi beaucoup touchés avec leurs mots tout au long de la cérémonie.

On ne pouvait pas concevoir un tel événement sans prestations musicales. J’ai eu le plaisir et l’honneur de diriger tous les invités dans l’hymne commandé pour le 50 e , Par-dessus le vacarme de

Jeanne Laforest, qui était présente. On a fait appel à Alain Lanctôt, chef de longue date et un des anciens directeurs généraux de l’Alliance, pour nous diriger dans Ami, reviens de Jacques Michel dans un arrangement écrit par son ami et collaborateur Gilles Breton en guise d’hommage à ce musicien de renom décédé le 13 décembre 2025. On se rappelle que le prix de l’Alliance pour une ou un instrumentiste-accompagnateur porte son nom. Le Chœur Expérimental du Canada, récipiendaire du Prix relève, nous a impressionnés avec deux œuvres récentes, et à son tour le Chœur Ad Vitam de Québec, nommé Chœur fleuron, a touché l’auditoire avec sa prestation.

C’était réjouissant de retrouver plusieurs personnes qui ont travaillé à faire de l’Alliance ce que notre Alliance est aujourd’hui. Parmi les invités il y avait, entre autres, Paul Belzile, ancien président de l’Alliance, des instructeurs de la première heure comme Murielle Matteau et Louis Lavigueur, Jean-Paul Desjardins, bien connu comme preneur de son et qui a dirigé la création et le premier enregistrement de la Petite suite québécoise de Marie Bernard, Michel Hansé, qui a assuré la régie de concert de nombreux événements et concerts en plus de donner maints ateliers sur le sujet, sans oublier celui que j’appelle avec affection « notre maître à nous tous », Jean-Pierre Guindon, doyen parmi les chefs de chœurs et pédagogues présents qui n’a jamais cessé d’encourager la relève et les nombreux chefs et cheffes qu’il a influencés au cours de sa longue et distinguée carrière.

Un cahier-souvenir du 50 e a été produit pour l’occasion, document que vous êtes invité à lire en allant sur le site de l’Alliance.

Merci à toute l’équipe de la permanence — Roxanne Croteau, directrice générale, MarieClaire Fafard-Blais, coordonnatrice de projets et des communications, Clémence Modoux, coordonnatrice du volet jeunesse et Donald Roussel, adjoint administratif — qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour faire de ce gala un événement plus

que réussi. Vous me permettrez aussi de dire merci à Louise Rousseau et Diane Chevrier, avec qui j’ai eu énormément de plaisir à travailler sur ce comité du 50 e anniversaire.

Félicitations à tous les récipiendaires et à l’Alliance chorale du Québec pour ces 50 ans à promouvoir le chant choral. J’espère y être pour le 60e!

Revivez le gala du 18 janvier en le visionnant en version intégrale sur Youtube en cliquant sur l'image :

Un cahier souvenir a été remis à toutes les personnes présentes.

Près de 200 personnes ont assisté au gala de reconnaissance du 18 janvier 2026.

Le gala s’est tenu au Chic Resto Pop à Montréal, une ancienne église convertie en centre communautaire. Photo : Julie St-Georges
Photo : Julie St-Georges
Photo : Julie St-Georges

La cheffe de choeur Lucie Roy avec Louise Rousseau, présidente du Comité du 50e anniversaire et viceprésidente de l'Alliance.

Photo : Julie St-Georges

Alexandre Martin Isoz-Vaillancourt a offert une allocution et a présenté le prix Bénévole lors du gala.

Photo : Julie St-Georges

Mathieu Rivest, député de Côte-du-Sud et adjoint gouvernemental au ministre de la Culture et des Communications a offert une allocution et a présenté l'Ordre du mérite choral lors du gala.

Photo : Julie St-Georges

Bruno Dufresne, lauréat du prix Marie-Bernard et sa famille.

Photo : Julie St-Georges

Louise Rousseau, présidente du Comité du 50e anniversaire et vice-présidente de l'Alliance.

Photo : Julie St-Georges

Mario F. Paquet a offert une animation dynamique et sincère.

Photo : Julie St-Georges

Les invités ont entonné des chants communs. Jeanne Laforest, compositrice, au centre.
Photo : Julie St-Georges
Les invités du gala attentifs pendant la remise de prix. Au centre, Diane Chevrier.
Photo : Julie St-Georges
Alexandre Martin Isoz-Vaillancourt, tout sourire, durant le gala.
Photo : Julie St-Georges
Le gala a offert un temps de réseautage. Ici, on voit les cheffes Louise Marie Pelletier, Danielle Maisonneuve et Patricia Abbott.
Photo : Julie St-Georges
Patricia Abbott a dirigé l'hymne chorale Par-dessus le vacarme de la compositrice Jeanne Laforest.
Photo : Julie St-Georges
Alain Lanctôt a dirigé Ami, reviens, en hommage à feu Gilles Breton. Photo : Julie St-Georges

L'équipe de la permanence de l'Alliance chorale du Québec. De gauche à droite : Clémence Modoux, Roxanne Croteau, MarieClaire Fafard-Blais et Donald Roussel.

Photo : Julie St-Georges

Les neuf récipiendaires montrant leurs trophées et leurs certificats.

Les membres du Comité du 50e. De gauche à droite : Diane Chevrier, Patricia Abbott et Louise Rousseau.
Photo : Julie Georges
Michel Vallée, de Culture pour tous, a remis le prix Choriste à Normand Miron pour Jean Jeukens.
Photo : Julie St-Georges
De nombreuses personnes étaient présentes au gala, dont les chef.fes Jean-Pierre Guindon, Louis Babin et Louise Marie Pelletier
Photo : Julie St-Georges
Photo : Julie St-Georges
Comité du 50e et dignitaires présents au gala.
Photo : Julie St-Georges

Portraits des récipiendaires

Jean Jeukens : une passion qui change une vie

C’est en assistant à un concert de chœur dans le cadre des festivités de la Saint-JeanBaptiste à Saint-Eustache, en 1998, que Jean Jeukens tombe sous le charme du chant choral et choisit de s’y investir. Il devient membre de l’Ensemble choral de Saint-Eustache, alors dirigé par Mme Diane Geoffrion. « Je savais lire la musique, j’avais des notions de solfège, mais je n’avais jamais envisagé de prendre part à une chorale », explique-t-il. Très vite, son intérêt se change en passion. Peu de temps après, il se joint à l’Ensemble vocal l’Accroche-chœur, maintenant le Chœur classique des Basses-Laurentides, puis, en 2000, il devient membre du Chœur classique Vaudreuil-Soulanges, avec lequel il chante toujours aujourd’hui.

Très vite, il s’intéresse au monde choral et participe et assiste à de nombreux événements, notamment le Festival de musique religieuse à Montréal, le Mondial choral à Laval, la Nuit des chœurs du Festival Bach, la Virée classique de l’Orchestre symphonique de Montréal et le chœur témoin de l’école d’été de chant choral de l’Université de Sherbrooke. C’est en 1999 qu’il entend l’Ensemble vocal Sainte-Anne Singers pour la première fois : c’est le coup de foudre immédiat. Toutefois, l’ensemble étant très contingenté, il devra patienter jusqu’en 2009 pour qu’un poste se libère dans le pupitre des basses et qu’il puisse enfin s’y tailler une place. Il y chante depuis ce temps et fait preuve d’une assiduité remarquable. « Dans les premières années, j’ai travaillé très fort pour être à la hauteur de ce chœur, pour apprendre la musique. Je venais de prendre ma retraite, j’avais plus de temps qu’auparavant pour m’y consacrer », souligne-t-il.

Dès ses débuts comme choriste, Jean Jeukens s’investit dans divers comités comme bénévole. Il s’implique au C. A. des chœurs avec lesquels il chante, crée les affiches et les programmes, prépare les salles de répétitions. Son engagement va bien

au-delà de ce qu’on attend d’un choriste. Depuis 2011, il est membre du conseil d’administration de l’Ensemble vocal Sainte-Anne Singers.

Sa passion et son amour pour l’Ensemble vocal Sainte-Anne Singers est indéniable et il en parle avec ardeur. « Chanter en chœur, c’est tellement profond et valorisant. J’ai développé un sentiment d’appartenance au groupe, c’est un peu comme une deuxième famille. Les gens qui font partie de l’ensemble s’y attachent rapidement. Le lien qui me lie aux autres est très particulier, c’est quelque chose que je ressens moins dans les autres chœurs, plus gros. Le répertoire a cappella nous oblige à nous écouter, il y a une forme d’intimité qui se crée », explique-t-il avec sincérité.

Jean Jeukens a reçu le prix Choriste 2025 de l’Alliance chorale du Québec qui souligne son engagement exceptionnel. « Je suis convaincu que de nombreux choristes méritaient ce prix, je ne suis pas unique, mais ce qui me touche particulièrement, c’est que ma candidature ait été déposée par mes pairs. Leur appréciation et leur reconnaissance m’ont beaucoup ému », ajoute-t-il avec émotion.

Jean Jeukens a reçu le prix Choriste des mains de Roxanne Croteau le 9 février 2026, n’ayant pas pu être présent lors du gala. Photo : Katrina Lowe

Prix Bénévole ou partenaire d’exception

Denise Tousignant : le dévouement comme un fil conducteur

Choriste dévouée et assidue au sein du Chœur de la Cité depuis sa fondation en 2005, Denise Tousignant a toujours fait preuve d’une implication bénévole exceptionnelle qui la distingue particulièrement. « J’aime me sentir utile et mettre mes talents au service des groupes qui me tiennent à cœur. Le bénévolat est un fil conducteur dans ma façon d’être », explique-t-elle d’emblée. Par exemple, en dehors du chant choral, la biologiste de formation a été longtemps monitrice dans un camp d’été d’écologie et, depuis une dizaine d’années, est rédactrice en chef du magazine scientifique Le naturaliste canadien

Dès ses débuts au Chœur de la Cité, elle devient répétitrice des sopranos, grâce à ses connaissances musicales. Elle agit également à l’occasion comme cheffe-assistante, dirigeant même des pièces en concert, notamment à l’occasion des célébrations entourant le 70 e anniversaire du débarquement de Normandie, à Caen, en 2014.

Afin d’outiller ses pairs, elle crée et enregistre des pistes d’apprentissage de prononciation en anglais ou en allemand. Elle s’occupe également de la coordination des auditions et du recrutement des nouveaux choristes. « J’aime donner un petit coup de main. Je le fais parce que j’aime les gens que je côtoie et les projets qu’on fait, je souhaite continuer d’être entourée de personnes aussi motivantes et engagées », commente-t-elle, humblement. Elle s’implique également dans les auditions des solistes et au sein du comité de programmation et a travaillé à consolider les archives numériques du chœur. Elle a conçu des capsules musicales pour aider les choristes qui n’ont pas de base en musique à acquérir certaines notions théoriques.

Pendant la pandémie, Mme Tousignant s’est engagée dans le conseil d’administration du chœur pour le soutenir durant cette période d’incertitudes et de changements. « Le nombre de choristes a

Tousignant a reçu le prix Choriste des mains de Alexandre Martin Isoz-Vaillancourt, président de l’Alliance.

diminué, nous avons changé de cheffe de chœur. Il a fallu établir de nouvelles bases pour le futur du chœur avec une cheffe qui compte beaucoup sur l’implication des choristes », explique-t-elle. Durant cette période, il y a eu une refonte complète du site web de la chorale, coordonnée par Denise Tousignant, en collaboration avec une firme externe, et une revitalisation de sa page Facebook. « Ça a meublé quelques soirées », rigole-t-elle.

L’engagement de Denise Tousignant est évidemment au service de la musique et du chœur, mais ce sont surtout les liens humains qui la motivent à se dévouer. « Pour qu’un chœur fonctionne, ça prend cette mobilisation, cette force, cette énergie qui se crée quand on est tous ensemble pour arriver à faire du beau. Et le beau, c’est bien sûr la musique, mais c’est l’énergie et la complicité du groupe qui se dégagent, renchérit-elle. Ce groupe-là, je l’aime trop pour ne pas faire le maximum pour qu’il garde sa belle couleur et qu’il continue de s’épanouir. Si le groupe n’avait pas été soudé comme il l’est, on ne se serait pas remis de la pandémie. »

Denise Tousignant a reçu le prix Bénévole ou partenaire d’exception 2025 en reconnaissance de

Denise
Photo : Julie St-Georges

son engagement bénévole exceptionnel au sein du Chœur de la Cité. « Je suis très touchée que le conseil d’administration ait fait la démarche pour reconnaître mon engagement, au-delà du chœur. Je suis convaincue que de nombreux bénévoles se distinguent dans les chœurs partout au Québec. Je

suis très émue d’avoir reçu ce prix », conclut-elle en remerciant l’Alliance chorale du Québec d’avoir pensé à reconnaître l’apport indispensable des choristes et des bénévoles au bon fonctionnement des chœurs.

Prix Arrangement ou composition récente

François Lukawecki : Le Secret, récompensé

François Lukawecki a toujours voulu exprimer sa personnalité à travers la composition, pour laquelle il se passionne depuis son plus jeune âge. Dès 11 ans, il enregistre sur cassette ses compositions pour orgue. Il est détenteur de deux baccalauréats (musique et éducation) et d’une maîtrise en éducation. Il complète présentement une maîtrise en direction chorale à l’Université de Sherbrooke.

Dès le début de son baccalauréat en musique, déjà très sensible à la musique chorale, François est nommé compositeur en résidence du chœur amateur de haut niveau Woodstock Fanshawe Singers, pour lequel il composera de nombreuses œuvres, dont une Messe en la mineur, Judith, un oratorio et un Magnificat . « La composition, c’est ma passion première, en particulier la musique chorale, explique François Lukawecki. La musique chorale ajoute un élément de beauté, de pouvoir émotionnel, en liant la poésie à la musique. J’ai toujours été très sensible, j’ai la chair de poule et de grandes émotions dès que j’entends de la musique. »

Nommé enseignant de musique à temps plein, le compositeur délaisse un peu sa passion, faute de temps. Une vingtaine d’années plus tard, en 2022, François s’inscrit à la Formation de direction chorale en milieu scolaire du Réseau choral des écoles québécoises (RCEQ) de l’Alliance chorale du Québec. C’est une expérience transformatrice. « Je me suis rendu compte à quel point la musique chorale me manquait. La formation a été un éveil pour moi, j’ai été tellement impressionné par Julie et Robert [NDLR : Julie Dufresne et Robert Filion, formateurs] et j’ai pris conscience de plusieurs

aspects que je pouvais améliorer dans ma direction chorale », explique le compositeur.

Mû par une passion renouvelée pour la direction et la composition, il s’inscrit à la maîtrise en direction chorale et se remet sérieusement à la composition. Rapidement, il inscrit ses œuvres à des concours d’envergure et les honneurs se multiplient. La pièce Ma pensée remporte en 2023 le concours Canticum Novum de l’Université de Sherbrooke et la pièce Mantra gagne le concours du Phoenix Chamber Choir en 2025, pour ne citer que ceux-là.

Lors du gala de reconnaissance de l’Alliance chorale du Québec, François Lukawecki a remporté le premier prix Arrangement ou composition récente pour la pièce Le Secret , commandée et créée au printemps 2025 par le Chœur des enfants de Montréal. L’œuvre d’envergure pour chœur d’enfants a plu au jury, notamment par sa profondeur musicale et littéraire. Devant le succès obtenu lors

Le compositeur François Lukawecki, pendant ses remerciements. Photo : Julie St-Georges

de cette première, le Centre d’excellence artistique de l’Ontario lui propose d’en faire une cantate, dont Le Secret sera le mouvement final. La cantate devrait être créée l’an prochain. « Si les traces du divin existent déjà dans notre monde, c’est en observant les lois de la science qu’on réussit à peut-être en entrevoir des indices. C’est une invitation à vivre à cent pour cent, à chanter, à danser parce que c’est en faisant de la musique que l’on s’approche du divin. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants et c’est pourquoi je me suis vraiment tourné du côté de la science pour l’écriture de cette pièce, ajoute François. En répétition et en concert,

Prix Relève

je voyais le plaisir que les enfants avaient à chanter cette œuvre et c’était impressionnant de les voir tous ensemble sur scène. »

« Cette reconnaissance donne une valeur à tout le temps investi. On a peu d’occasions d’être reconnu comme compositeur au Québec. Un prix comme celui-là me donne le goût de continuer à composer, à m’investir dans le milieu. C’est une belle initiative de l’Alliance de reconnaître les compositeurs d’ici », conclut-il.

La pièce Le Secret est disponible sur le site web de François Lukawecki

Choeur Expérimental du Canada : un élan créateur

par Marie-Claire Fafard-Blais

Le Chœur Expérimental du Canada (CEC) est un chœur émergent, fondé à la fin de 2024, à l’initiative du chef de chœur et compositeur François Lukawecki. Il est le premier chœur canadien à rejoindre le mouvement C4 Network. Caractérisé par une gouvernance collaborative, soutenu par un conseil consultatif pancanadien incluant Katerina Gimon, Matthew Emery et MarieClaire Saindon, le chœur a un processus décisionnel par consultation où tous les membres peuvent s’exprimer lors de rencontres ou par sondages. « La gouvernance collective est quelque chose de très difficile et qui demande beaucoup de temps, mais ça en vaut la peine, parce que ça nous donne accès aux différentes expertises de nos membres qui nous font des suggestions auxquelles une seule personne à la direction artistique ne pourrait pas penser. C’est constamment en évolution », souligne le membre fondateur de l’ensemble, François Lukawecki.

Le chœur a présenté avec succès le concert d’ICI le 4 octobre dernier en collaboration avec l’ensemble vocal À ContreVoix et les Bancroft Elite Singers. Il se prépare maintenant à présenter deux ateliers dans le cadre de PODIUM 2026 à Victoria, en Colombie-Britannique. Une douzaine de membres

Le Choeur Expérimental du Canada a offert une prestation remarquée lors du gala du 18 janvier.

Photo : Julie St-Georges

de Montréal se déplaceront pour l’événement et ils seront soutenus par des choristes de haut niveau qui seront présents à PODIUM 2026 et qui souhaitent se joindre au chœur pour l’occasion. « Nous présenterons un Sing-Along de 22 pièces de compositrices et compositeurs canadiens, choisies à la suite d’un concours. Nous avons reçu 52 pièces autopubliées qui ont été présélectionnées par deux jurys de membres, puis triées par le comité des compositeurs; le comité des chefs a ensuite choisi qui dirigerait quelle pièce à PODIUM 2026 », explique François Lukawecki.

Les membres du chœur prendront un pas de recul cet été pour discuter de philosophie et de mode de fonctionnement. Le chœur prépare également un concert à New York à l’automne 2026, en collaboration avec C4.

Le CEC a reçu le prix Relève, remis pour la toute première fois par l’Alliance chorale du Québec, lors du gala du 18 janvier dernier. « Ce prix est une validation du travail que l’on fait. Bâtir un jeune ensemble qui vise à faire du répertoire très difficile est un grand défi. Le fait d’avoir accompli autant en si peu de temps, y compris le prix Relève, donne du

Prix Gilles-Breton

sérieux à notre démarche et facilite le recrutement. D’ailleurs, des gens se sont joints au chœur après nous avoir entendus au gala. Ce n’est pas juste une tape dans le dos, c’est un élan qu’on nous donne », ajoute François Lukawecki.

Porté par cet élan, le CEC continuera sa mission d’être un ambassadeur de la musique d’ici en soutenant la création d’œuvres musicales et en offrant une plateforme de rétroaction constructive aux compositeurs et compositrices.

Pour découvrir les activités du CEC, consultez son site web

Lucie St-Pierre : soutenir l’émotion

Lucie St-Pierre accompagne au piano depuis qu’elle sait en jouer. Elle se souvient avec nostalgie des soirées musicales dans sa famille où elle se mettait au piano pour accompagner des chansons. Détentrice d’un certificat de 10 e degré de l’Université Laval en piano classique, Lucie St-Pierre a fait une carrière dans le domaine de l’administration avant de revenir aux sources en renouant avec le piano. D’abord pour dépanner, c’est au sein du Groupe Rythmoson, composé d’une quarantaine de choristes et d’une quinzaine de musiciens, qu’elle découvre le clavier et se tourne vers la musique populaire, sans renier son amour pour la musique classique. « La musique populaire m’a permis de jouer avec d’autres gens, dans des ensembles éclectiques et de découvrir d’autres facettes musicales », explique-t-elle.

Elle devient pianiste pour Arti-Show, un groupe qui donne des concerts pour les personnes âgées. Cela l’amène à créer des arrangements, notamment de nombreux medleys. Après avoir eu un véritable coup de foudre pour le chant choral et la direction de Carole Bellavance, Lucie St-Pierre décide de passer une audition pour devenir pianiste du groupe gospel Mondyswing, nouvellement fondé par la cheffe de chœur. Leurs parcours sont depuis liés : Lucie St-Pierre a été pianiste répétitrice pendant 13 ans au Chœur de la Cité et elle est

Photo : Julie St-Georges

maintenant pianiste du Chœur en Supplément’Air depuis 2015. « Mes responsabilités ont évolué, allant de pianiste-répétitrice, orchestratrice et cheffe d’orchestre. J’ai toujours suivi Carole (Bellavance) dans ses projets qui m’ont permis de me développer artistiquement », commente-telle. Depuis l’arrivée de Patricia Gauthier à la barre du Chœur En Supplément’Air, Lucie St-Pierre a découvert une autre alliée et son jeu a continué de s’enrichir de cette nouvelle collaboration.

Lucie St-Pierre a reçu le prix Gilles-Breton des mains d’Alain Lanctôt, grand ami du pianiste décédé en novembre dernier.

C’est un désir de faire rayonner les chœurs, en les soutenant musicalement, qui l’anime. « Je suis toujours à la recherche d’arrangements qui vont mettre en lumière la beauté des voix et les soutenir dans l’interprétation en les amenant à un autre niveau, explique la pianiste, visiblement passionnée. C’est un travail d’équipe qui demande beaucoup d’écoute. » Elle travaille ses arrangements avec beaucoup d’humilité, ouverte aux changements qui seront menés à travers l’interprétation du chœur et l’intention de la cheffe.

Depuis deux ans, elle collabore occasionnellement avec Les Petits Chanteurs de Beauport et leur cheffe Louise Marie Pelletier. « C’est passionnant de voir les jeunes évoluer dans le chant choral, c’est un autre monde et c’est passionnant », commentet-elle, le sourire aux lèvres et les étoiles dans les yeux.

À l’automne 2025, Lucie St-Pierre a signé la musique pour les albums À travers moi et Autour de nous sur des textes de Chantal Bergeron. Les albums regroupent cinq chanteurs et cinq musiciens et

Prix Marie-Bernard

ont été présentés en concert au centre d’art La Chapelle, à Québec.

La création et l’émotion sont au cœur des préoccupations de la pianiste. « C’est toujours ça qui me motive : on part d’une pièce qu’on peut jouer différemment en collaboration avec les chefs de chœur pour accompagner le mieux possible. Je trouve une grande satisfaction à soutenir l’émotion véhiculée par le chœur », souligne-t-elle.

La lauréate du prix Gilles-Breton 2025 est particulièrement reconnaissante que l’Alliance mette en lumière le travail des pianistes en rendant hommage à Gilles Breton, qui nous a malheureusement quittés en novembre dernier. « Sa carrière a été phénoménale et c’est très inspirant. Il était très simple et au service de la musique, je me retrouve beaucoup dans cette description. Je travaille avec son fils, Daniel Breton, dans l’orchestre du Chœur En Supplément’Air. Audelà, de la reconnaissance, c’est tout ce qui entoure ce prix qui est très touchant pour moi », affirme-telle, humblement.

Bruno Dufresne : le besoin de s’exprimer par

Marie-Claire Fafard-Blais

Le chef et compositeur Bruno Dufresne a complété des études aux Conservatoires de Trois-Rivières et de Québec où il a étudié le cor. Très vite, il s’intéresse à l’écriture, grâce à des cours de composition et de contrepoint. Nommé assistant-chef de Raymond Perrin aux Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap, Bruno Dufresne est régulièrement appelé à signer des arrangements orchestraux et vocaux. « C’est avec le chœur de voix de filles, dont j’étais responsable, que j’ai davantage développé mes habiletés d’écriture, notamment dans un concert où j’avais orchestré des œuvres de Fauré. C’est aussi pour ce concert que j’ai composé ma toute première œuvre, Le Vaisseau d’Or, sur un poème d’Émile Nelligan », explique-t-il.

Devenu enseignant à l’école secondaire JosephFrançois-Perreault, il remet sur pied l’Ensemble vocal JFP et lui compose trois œuvres dédiées à la

Bruno Dufresne a reçu le prix Marie-Bernard des mains de Rémi Saint-Jacques, lauréat du même prix en 2024. Photo : Julie St-Georges

Vierge. Deux fois finaliste au Concours national de chant choral de Radio-Canada, l’ensemble présente des œuvres tirées de ce triptyque. « J’ai eu la

chance de bénéficier d’ensembles de haut niveau qui pouvaient chanter les pièces que je composais. J’ai toujours eu une vision pédagogique dans les œuvres que je composais pour amener le chœur plus loin », souligne le compositeur. En 2005, l’Ensemble vocal JFP enregistre l’album Sérénades qui comporte plusieurs compositions de Bruno Dufresne, mêlant chants classiques et populaires.

Encore aujourd’hui, il orchestre ou compose fréquemment des œuvres pour ses chœurs adultes, que ce soit pour Les Voix de la montagne ou pour Les Chanteurs de la Place Bourget. Toujours très attentif aux lignes mélodiques, Bruno Dufresne a un souci d’offrir des œuvres qui sont agréables à chanter, peu importe le pupitre. « La conduite des voix est fondamentale pour moi. Souvent, les choristes ont l’impression d’avoir la mélodie et viennent me voir pour m’en féliciter. La rétroaction des choristes est très valorisante, c’est une belle énergie », ajoute-t-il.

Prix Jean-Pierre-Guindon

Bruno Dufresne a reçu le prix Marie-Bernard 2025 qui souligne et reconnaît l’apport majeur du compositeur à la création d’un répertoire choral de qualité. « Je suis très fier d’avoir reçu ce prix, même si ça m’a surpris au début parce que j’ai très peu de musique éditée, affirme-t-il. Ce sont les choristes qui ont déposé la candidature, c’était déjà une grande reconnaissance de leur part, surtout que je ne suis pas porté moi-même à faire la promotion de mes œuvres. La composition me permet d’exprimer des facettes de ma personnalité. »

Le chœur Les Voix de la montagne présentera Échos célestes le 2 mai prochain à l’église Saint-EnfantJésus du Mile-End. Ce sera l’occasion d’entendre une orchestration de Bruno Dufresne sur la version grégorienne du Pater Noster ainsi que son Requiem, œuvre hommage à sa défunte mère, pour chœur mixte, solistes et orchestre de chambre.

Site web de Bruno Dufresne

David Rompré : le chant choral comme levier culturel

David Rompré découvre le chant choral dans le chœur paroissial de Labrador City, où il a grandi. Ce chœur représentait une façon pour la communauté francophone de conserver sa culture. « Ça faisait partie de notre façon d’être. On se réunissait autour de la musique pour vivre notre culture et notre langue, c’était vital pour la communauté », commente-t-il. Dès son arrivée à Québec, pendant ses études secondaires, il entre au conservatoire en chant et se joint à des chœurs d’adultes pour s’intégrer à son nouveau milieu. « Cela m’a permis d’intégrer une communauté et de créer un sentiment d’appartenance, je crois que c’est une des grandes forces du chant choral », confie le chef de chœur.

À partir de ses études collégiales, il commence à chanter professionnellement, notamment avec le Chœur de l’Opéra de Québec. Il se joint également

à la Chapelle de Québec et au Chœur de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ), comme chef de pupitre et assistant-chef. « Rapidement, j’ai eu envie de diriger pour découvrir une nouvelle façon

David Rompré avec Jean-Pierre Guindon, chef émérite qui a donné son nom au prix qui reconnait le travail des chefs et cheffes de choeur. Photo : Julie St-Georges

de m’exprimer musicalement et j’en ai parlé à un ami. Deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel d’un chœur paroissial à L’Ancienne-Lorette qui se cherchait un chef », explique David Rompré. Formé au Conservatoire de musique de Québec, puis à l’Université Laval, il détient une maîtrise en pédagogie de la voix avec spécialisation en formation chorale, sous la supervision de Chantal Masson-Bourque. Il a également complété un baccalauréat en enseignement de la musique.

En 2000, il prend les rênes du Chœur Les Rhapsodes, succédant à André Chiasson. Quelques années plus tard, il auditionne pour devenir le chef du Chœur de l’OSQ. « Je n’ai pas été retenu lors de cette ronde d’auditions, mais deux ans plus tard, l’OSQ a communiqué avec moi pour voir si j’étais encore intéressé », ajoute celui qui est en poste depuis 2003. En janvier 2024, il fonde, en collaboration avec l’organiste Marc d’Anjou, le Grand Chœur de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec.

Parallèlement, David Rompré mène une carrière en enseignement depuis une trentaine d’années. Il transmet sa passion pour la musique à des élèves de l’école Québec High School. « Après avoir été francophone dans une majorité anglophone, j’enseigne maintenant à une minorité anglophone.

Ordre du mérite choral

C’est particulier d’avoir vécu ses deux pôles et de faire vivre la culture à travers ça », commente-t-il. Depuis septembre 2025, il offre le cours de direction chorale aux élèves de la maîtrise en direction d’orchestre au Conservatoire de musique de Québec. « C’est fantastique de pouvoir guider des jeunes chefs d’orchestre en leur donnant des notions de technique vocale et en les sensibilisant aux besoins des choristes et des solistes. Je les amène à réfléchir à l’instrument qu’ils doivent diriger », explique-t-il.

Le prix Jean-Pierre-Guindon 2025 est le premier prix reçu par le chef. « Je n’ai jamais cherché les prix parce que ma récompense, je la reçois quand je suis en concert et que je partage un moment unique avec le chœur et le public. En recevant le prix Jean-PierreGuindon, j’ai senti une grande reconnaissance, de l’affection et de l’appréciation de la part de mes collègues. J’ai trouvé ça extrêmement touchant. Ça m’a permis de prendre conscience de l’ampleur de ce qu’on accomplit comme communauté », s’émeut le chef.

« Dans l’avenir, ce que je souhaite, c’est de continuer de découvrir de nouvelles œuvres et de nouveaux compositeurs et de continuer à vivre ces échanges qui sont tellement riches humainement », conclut-il.

Jean-Sébastien Vallée : un parcours d’exception

Fafard-Blais

C’est vers l’âge de 16 ans, alors trompettiste, que Jean-Sébastien Vallée obtient le poste de chef de chœur à l’église de Saint-Nicolas, son village natal, situé au sud de Québec. Très vite, il a un intérêt grandissant pour la direction chorale et dirige quelques chœurs de la région de Québec, dont le Chœur Intermezzo.

Il s’inscrit à l’Université Laval où il rencontre Chantal Masson-Bourque, qui aura une influence marquante sur lui. « J’avais très hâte d’avoir mes premiers cours de direction après plusieurs années à ne pas savoir officiellement comment diriger », rigole-t-il.

Ne pouvant être présent lors du gala, Jean-Sébastien Vallée a reçu l’Ordre du mérite choral pendant le concert du Choeur de chambre Schulich à la Chapelle du Séminaire de Québec le 13 mars 2026. Photo : Courtoisie

Il s’inscrit ensuite au programme de 2e cycle en direction chorale de l’Université Sherbrooke, avec Nicole Paiement. C’est à la suite de cette rencontre qu’il est invité à se rendre en Californie, à l’Université de Californie à Santa Cruz, pour y poursuivre ses études de maîtrise. Il complète ensuite un doctorat en direction d’orchestre à l’Université de l'Illinois à Urbana–Champaign. Il obtient un poste de professeur à l’Université de Redlands en Californie où il forme des chefs et cheffes de chœur. « Les choses se sont enchaînées très vite à partir de ce moment et je suis revenu m’installer au Québec en 2015 quand l’Université McGill m’a proposé un poste pour superviser son programme de direction et de chant choral, explique le maestro. J’ai toujours voulu enseigner pour contribuer à former les prochaines générations qui vont aimer le chant choral. C’est une tradition qui a survécu pendant des siècles, mais qu’on doit renouveler chaque année. »

Il devient également le chef de chœur du réputé Chœur de l’église St. Andrew and St. Paul à Montréal avec lequel il enregistre plusieurs albums, puis de la Société chorale d’Ottawa. En 2021, en pleine pandémie de COVID-19 et après un long processus d’audition, il obtient le poste de directeur artistique et chef du Toronto Mendelssohn Choir, le plus vieux chœur au Canada. Il est également chef invité auprès de nombreux chœurs et orchestres à travers le monde.

En 2025, il fonde l’Académie d’été de chant choral de Montréal qui offre de la formation à des chefs et cheffes de chœur expérimentés qui travaillent avec un chœur de chambre professionnel et avec

un chœur témoin constitué d’une centaine de choristes de tous niveaux. Une soirée de chœur éphémère est également organisée pour offrir des expériences chorales aux personnes qui ne chantent pas (encore) dans un chœur. « Ce qui m’intéresse, c’est le mélange d’activités. Si je ne faisais qu’enseigner, je me sentirais déconnecté du milieu, j’aurais l’impression de former des gens pour un monde utopique. En restant ancré dans le milieu communautaire et professionnel, ça me permet d’offrir une vision d’ensemble et de former des chefs et cheffes qui sont prêts à aller dans ce monde-là », souligne-t-il.

L’Ordre du mérite choral, la plus haute distinction attribuée par l’Alliance chorale du Québec, a une importance toute particulière pour le chef de chœur. « L’Alliance m’a ouvert plusieurs portes : des chefs beaucoup plus expérimentés m’invitaient aux rassemblements chorals avec mes chœurs et j’ai rapidement créé un cercle de collègues qui m’ont offert des outils et qui m’ont accueilli dans ce milieu où j’étais très jeune. Je me souviens particulièrement d’une classe de maître avec Agnès Grossman, lors d’un colloque des chefs de chœur. Ces événements m’ont fait réaliser qu’une carrière comme chef de chœur était possible, confie-til. L’une des raisons pour lesquelles l’Ordre du mérite choral me touche, c’est qu’après être parti longtemps du Québec, j’ai eu l’impression d’être perçu comme un étranger quand je suis revenu en 2015. J’étais moins connu ici et j’amenais des idées différentes; je suis fier d’avoir bâti assez de connexions en 10 ans pour que mon profil soit vu comme étant bon pour le chant choral au Québec et pour son rayonnement. »

Choeur Fleuron

Ch œur Ad Vitam : uni par la musique

Le Chœur Ad Vitam voit le jour en 2006, à la paroisse Saint-Benoît-Abbé de Québec, porté par la volonté de six jeunes désireux d’interpréter des chants gospels. Dès les débuts, c’est la cheffe de chœur Anne Gilbert qui assure la direction musicale de l’ensemble. Peu à peu, de nouveaux choristes se joignent au chœur. « Au début, on animait principalement des messes, mais, avec l’expérience et le nombre de choristes grandissant, on a souhaité faire des concerts et aborder d’autres répertoires. Depuis 2016, on est devenu un OBNL à part entière, nous ne sommes plus attitrés à aucune paroisse », explique Anne Gilbert, qui dirige toujours le Chœur Ad Vitam.

Le chœur, qui comporte maintenant une soixantaine de choristes âgés de 12 à 40 ans, se consacre désormais à sa saison de concerts et à de nombreux événements à Québec, notamment avec une brigade de choristes qui anime des lieux touristiques de Québec. Ad Vitam compte plusieurs projets à son actif, comme un hommage à Ennio Morricone au Palais Montcalm ou le festival de la SuperFrancoFête.

La cheffe sonde les choristes pour bâtir les programme de concerts. « J’explore les suggestions et je développe un programme qui se tient pédagogiquement, je tente d’aborder des choses qu’on n’a pas encore touchées, affirme la cheffe de chœur. Je choisis les arrangements que je considère les plus intéressants et j’arrange également plusieurs pièces. Le Chœur Ad Vitam a d’ailleurs interprété mon arrangement de Le Monde est stone lors du gala de l’Alliance. »

Le Chœur Ad Vitam se donne comme mission de combler un vide générationnel entre les chœurs d’enfants et les chœurs d’adultes. Il comporte principalement des vingtenaires et des trentenaires, mais aussi quelques quarantenaires et des adolescents. « Les choristes qui ont grandi avec nous ont un fort sentiment d’appartenance et souhaitent demeurer au sein du chœur. Le chœur grandit avec ses choristes », précise Anne Gilbert.

Les nouveaux choristes sont accueillis par des choristes d’expérience pour s’assurer qu’ils sont à l’aise. Un comité social est également en place.

L’engagement social et communautaire est au cœur des priorités du Chœur Ad Vitam; il s’agit d’un élément qui a été retenu par le comité d'évaluation des Prix et reconnaissances de l’Alliance. « C’est important pour nous que le chant choral soit bien représenté, qu’il puisse servir à tous. Pendant la pandémie, on est allé animer dans les parcs, on a vu des gens pleurer. On sait qu’on apporte un grand réconfort », souligne la directrice musicale. Ainsi, le chœur participe à de nombreux événements caritatifs, de façon bénévole, notamment le Téléthon Enfants-Soleil ou Rêves d’Enfants.

En lui remettant le titre de Chœur Fleuron, l’Alliance chorale du Québec souligne l’apport exceptionnel du Chœur Ad Vitam au milieu choral québécois. « C’est particulièrement touchant de voir tout le chemin parcouru. Ce titre nous démontre la valeur de l’espoir et la valeur du rêve de permettre à des jeunes de pouvoir goûter à tout ce que le chant choral peut apporter. Si on est arrivé à Chœur Fleuron, c’est qu’on produit un résultat de qualité, même en restant accessible à tous ceux qui veulent chanter », conclut la cheffe qui souligne au passage le dévouement et le travail du conseil d’administration de l’ensemble.

Le Choeur Ad Vitam a offert une prestation au gala du 18 janvier. Photo : Julie St-Georges

50e anniversaire

La reconnaissance!

par Louise Rousseau, présidente du Comité du 50e anniversaire et vice-présidente du C.A. de l’Alliance

Quel fabuleux carburant que la reconnaissance! Elle met en lumière, fait briller, énergise tout ce qu’elle touche. Elle enrichit, valorise, stimule, émule, donne des ailes et de la profondeur. Comme le chant choral, elle réduit le stress, crée du liant, donne du pep.

La reconnaissance était au coeur des préoccupations et des actions de notre Comité du 50 e, tout au long de cette année 2025 :

• reconnaissance du dynamisme extraordinaire du milieu choral et de son rôle dans l’écosystème musical;

• reconnaissance du travail et du talent de ses artisan(e)s lors de tables rondes, entrevues, témoignages vidéo hebdomadaires, remise de bourses, de certificats d’honneur, et de 9 prix, dont 4 nouveaux, à l’occasion de notre grand Gala du 50 e;

• reconnaissance publique le 24 juin lors du Grand spectacle de la Fête nationale, à la Virée classique de l’OSM le 17 août, puis à l’Assemblée nationale le 10 février dernier.

Ma reconnaissance va en premier lieu à mes collègues du Comité du 50 e, Patricia Abbott et Diane Chevrier, deux femmes particulièrement inspirantes et divertissantes.

Patricia Abbott est cheffe, choriste, pédagogue, grande communicatrice et amateure de caramel à la fleur de sel. Elle connaît tout le monde, répond toujours présente et livre tout ce qu’elle promet en un temps record. Sa parole est d’or dans ce milieu sans argent, et son engagement à l’endroit de la communauté chorale est immense et m’impressionne à chaque fois.

Diane Chevrier est choriste, administratrice, idéatrice, cogitatrice, poseuse de bonnes questions, jamais à court de solutions, bien branchée, fiable à 100 % et également amateure de caramel… Tiens, tiens…

Ex aequo dans mon palmarès, se retrouve la permanence de l’Alliance qui a abattu un travail fou, trouvé des réponses à toutes les questions posées, organisé, concrétisé, mis sur pied les nombreux événements avec enthousiasme et professionnalisme.

Un immense merci donc à notre directrice générale, Roxanne Croteau, et à Marie-Claire Fafard-Blais, coordonnatrice de projets et des communications. Je salue leurs compétences artistiques, logistiques et communicationnelles et surtout leur sens de l’aventure et du dépassement.

Cette minuscule équipe appuyée par Émilie Laforest, Clémence Modoux et Donald Roussel a relevé avec brio le défi qu’était l’organisation de ce 50 e anniversaire.

Toute ma gratitude va aussi aux cheffes et chefs, aux pédagogues d’hier et d’aujourd’hui, aux compositeurs et compositrices, aux choristes, aux administrateurs et administratrices, aux bénévoles, aux gestionnaires et partenaires, aux animateurs de nos événements du 50 e, au public ainsi qu’aux élu(e)s et mécènes que j’ai croisés au cours de cette année mémorable!

Merci enfin au conseil d’administration de l’Alliance qui m’a confié ce mandat un peu fou!

Je termine en souhaitant longue vie à notre Alliance qui fédère, forme et informe notre milieu depuis plus de 50 ans!

50e anniversaire

Reconnaissance à l’Assemblée nationale du Québec

Extrait du Journal des débats de l’Assemblée nationale - Le mardi 10 février 2026

Souligner le 50 e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec

M. Mathieu Rivest

M. Rivest : Merci, M. le Président. C’est avec beaucoup de reconnaissance que je souligne le 50 e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec, un pilier vibrant de notre vie culturelle.

L’alliance unit des voix, des générations et des régions autour d’une passion commune, le chant choral, qui nourrit notre identité collective, enrichit nos communautés et fait rayonner la culture québécoise. En tribune avec nous Mmes Louise Rousseau et Diane Chevrier. À travers ses événements, ses formations, sa mission d’accompagnement, l’alliance a su faire croître un réseau inclusif où l’expression artistique trouve écho dans chaque voix et dans chaque coeur.

En cette année de festivités, nous célébrons non seulement le passé, mais aussi des activités à venir de milliers de choristes et bénévoles qui font vivre cette tradition avec créativité et passion.

Je salue quatre ensembles vocaux de la Côte-du-Sud, le Choeur Amisol, le Groupe vocal Mouv’Anse, la Troupe Hallélou et le Choeur Joly, qui sera en prestation le 14 février prochain, où je serai président d’honneur d’une soirée plein d’amour. Merci, M. le Président.

le 10 février 2026.

Louise Rousseau et Diane Chevrier étaient présentes à l’Assemblée nationale
Photo : Facebook de Mathieu Rivest

Remises des certificats du 50e anniversaire

Vous avez été nombreux à demander des certificats de reconnaissance du 50 e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec. Ces certificats visent à souligner l’apport indispensable des personnes qui forment notre milieu choral. Quelques choeurs nous ont fait parvenir des photos et témoignages de ces remises de certificats. Merci de partager avec nous ces beaux moments!

L’ Ensemble vocal Intemporel a tenu une fin de semaine de perfectionnement les 6, 7 et 8 février 2026 au Domaine Forget à Saint-Irénée. À cette occasion, et aussi pour souligner le 30 e anniversaire de l’Ensemble, nous avons remis cinq certificats de reconnaissance aux personnes suivantes : Catherine-Élisabeth Loiselle, cheffe de l’Ensemble, Monique Rancourt, pianiste, Gérard Paradis, bassiste et contrebassiste, Louise Dubé et André-Georges Guillot, membres fondateurs de l’Ensemble.

Dans le cadre du 50 e anniversaire de l’Alliance chorale du Québec, le conseil d’administration des Voix des Moulins a remis trois certificats pour souligner l’engagement indéfectible des deux cheffes de chœur, Mesdames Julie Laverdière et Alexandra Boulianne, et d’une bénévole, Madame Thérèse Plourde, impliquée depuis 30 ans. Cette remise s’est faite dans le cadre du camp musical annuel de février dont le thème 2026 était « Sous le soleil ». De quoi rendre chaleureuse la chorale Voix des Moulins. Sincères remerciements et félicitations à nos trois personnes honorées.

Photo : Daniel Jean
Photo

Le 14 décembre dernier, devant une assemblée de plus de 300 personnes lors de son concert de Noël à la chapelle du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, le Chœur du Roy a profité de cette occasion pour honorer son directeur musical et chef de chœur André Godbout . Musicien professionnel et enseignant à la retraite, il dirige son chœur avec la même passion depuis plus de seize ans.

Nous pouvons lire sur le certificat offert par l’Alliance chorale du Québec : « Homme de cœur et grand pédagogue, son charisme élève son chœur amateur vers les plus grandes œuvres. »

André Godbout, en compagnie de Johanne Gauthier, présidente du Chœur du Roy.

:

Le 7 décembre dernier, Charles Thériault, choriste du Chœur de la Cité depuis sa fondation il y a 20 ans, a reçu un certificat de reconnaissance du 50 e anniversaire de l'Alliance à l'occasion de la répétition générale du spectacle de Noël du Choeur de la Cité.

Photo : Courtoisie

CHRONIQUE

Le répertoire français du 16e siècle : un

coffre au trésor

On ne trouvera pas dans l’article qui suit une analyse musicologique, mais plutôt un bref exposé qui vise à rappeler que les chants de l’époque de la Renaissance en France contiennent une ineffable beauté littéraire et musicale. Les chœurs qui chanteront ces pièces ressentiront du plaisir à goûter cette joie pure, une caractéristique de ces

Pour bien réussir la présentation de ce répertoire et dans le but d’obtenir un lyrisme délicat, les choristes peaufineront la légèreté sonore, la

Extrait de Ce mois de mai de Clément Janequin, EA-025. Reproduit avec l'autorisation des Éditions de l'Alliance.

Au sujet de ce foisonnement d’un certain nombre d’œuvres, Joachim du Bellay disait : «  La pièce ne dit rien qui vaille aux neuf premiers vers, pourvu qu’au dixième il y ait un petit mot pour faire rire ». À titre d’exemple : Quand l’ennuy facheux vous prend… j’ay du passetems pour dix de Guillaume de Costeley. Des dizaines de chansons contiennent des onomatopées qui serviront à améliorer la prononciation des consonnes pour d’autres répertoires. Dans Le chant des oiseaux de Clément Janequin, on trouvera les consonnes sur «  fa ri ra ri ron ou fere ly io ly » et, du même auteur, dans La Guerre « fre re le le lan fan feyne ».

Pour un autre exemple plus facile d’exécution, dans Il est bel et bon de Pierre Passereau, dans la dernière partie de la chanson, au moment de l’imitation du caquètement des poules, les consonnes p, t, q, c « petite coquette, cococodac » demanderont beaucoup d’exercices. Bien d’autres exemples pourraient illustrer combien ce répertoire contient d’éléments pour faire progresser les choristes.

Il n’est pas surprenant de constater que ces poètes de la Pléiade tels les Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay, Jean-Antoine Baïf et bien d’autres, continuent d’inspirer les compositeurs d’aujourd’hui. Cette littérature musicale demeure un héritage pour le rayonnement de la langue française. Les éditions de ce répertoire se trouvent facilement chez les éditeurs. L’Alliance chorale du Québec ainsi que Les Éditions À Cœur Joie y contribuent.

Il est bel et bon, bon, bon de les découvrir dans le coffre au trésor. Vous avez maintenant la clé pour l’ouvrir.

Extrait de Il est bel et bon de Pierre Passereau, EA-261. Reproduit avec l'autorisation des Éditions de l'Alliance.

1 centre pour la communauté,

15 organismes pour vous aider.

Véritable carrefour de services directs à la communauté depuis 1999, le Centre de services communautaires du Monastère rassemble sous un même toit 15 organismes aux champs d’expertise variés et complémentaires. E n 2 0

Bâtiment presque centenaire, le Monastère est situé dans la zone patrimoniale du Sanctuaire du Saint-Sacrement. Il soutient l’expression musicale dans ses murs depuis toujours. En plus des chorales de ses organismes locataires - le Chœur de l’aphasie (Association québécoise des personnes aphasiques) et Le plaisir de chanter (Projet Changement), il accueille tout au long de l’année plusieurs ensembles de Montréal pour leurs répétitions:

le Chœur du Plateau | Ensemble Gaïa | Ensemble Phœbus le Chœur Adleisia le Grand Chœur de Montréal La Clique vocale (locaux de Projet Changement).

Location de salle pour OBNL

Spacieuse, lumineuse et aérée, notre salle 600 située au 6 étage du Monastère, avec sa loggia donnant sur le Mont-Royal, est idéale pour vos événements ponctuels: assemblées, conférences, réunions d’équipe ou cinq à sept corporatifs À 100 m du métro Mont-Royal Tarifs avantageux pour les OBNL Contactez-nous à info@cscmonastere.org ou au 514-521-9191, poste 2, pour un événement réussi! e

Hommage

Diane Lapierre, une femme d’exception

Donald Roussel, membre de V’là l’Bon Vent de 1988 à 1992

« Un arbre peut perdre ses feuilles, mais il ne peut se permettre de perdre ses racines. Sans racines, il ne peut pas vivre. N’en serait-il pas ainsi pour tout peuple et toute nation? » 1

Le monde choral a perdu une grande dame qui incarnait une mission : chanter et faire chanter. Il nous semblait important de lui rendre hommage, elle qui a marqué de nombreuses personnes au fil des ans, surtout dans la grande région de Québec.

Pour mon plus grand plaisir, je me suis prêté à l’écriture. J’utiliserai « Diane » plutôt que « Madame Diane Lapierre ». Pour les curieux qui voudrait savoir ce que pouvait représenter d’être membre de la Troupe V’là l’Bon Vent (à l’époque), je vous invite alors à lire Éloge à V’là l’Bon Vent, que j’ai également écrit et qui a paru dans la revue Chanter de juin 2022. 2

Décédée le 25 novembre 2025, Diane Lapierre n’aura malheureusement pas pu entendre un petit groupe d’anciens de V’là l’Bon Vent qui s’étaient préparés à lui offrir, en privé, quelques chansons qu’elle aimait, sachant qu’elle s’apprêtait à partir.

Née le 1er janvier 1942 à Sainte-Hélène-deBreakeyville, en banlieue de Québec, et cinquième d’une famille de sept enfants, sa mère lui a toujours répété qu’elle a commencé à chanter avant de commencer à parler. Les lignes qui suivent démontrent l’importance prépondérante du chant dans sa vie.

Tout d’abord, elle obtient un baccalauréat ès arts ainsi qu’en pédagogie, suivi d’une maîtrise en sciences de l’éducation de l’Université Laval. Elle complémente ses études avec des formations

1 2013 – Extrait de l’allocution Diane Lapierre - Insigne de l’Ordre des francophones d’Amérique

2 2022 – Revue Chanter juin p.30-32 - Éloge à V’là l’Bon Vent

artistiques et musicales, notamment en chant, en piano, en direction chorale et en improvisation théâtrale. Ce bagage lui donne des outils précieux lui permettant ainsi de combiner l’amour des arts et de la chanson. Elle développe alors les habiletés nécessaires pour s’impliquer dans le monde des affaires.

Jeune, elle enseigne à la Commission scolaire de Sainte-Foy et par la suite à la Commission des écoles catholiques de Québec (CECQ). À 25 ans, elle devient l’une des premières femmes et la plus jeune à la direction d’école de la CECQ, tâche qu’elle assume pendant trois décennies.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, elle devient choriste de V’là l’Bon Vent en 1962. À cette époque, Diane Lapierre se faisait très discrète. Dix ans plus tard, le chef François Provencher lui passe le flambeau de la direction artistique et musicale. Elle occupe ces fonctions de 1972 à 2017.

Diane faisait en sorte que la troupe soit une façon de vivre. « C’est presqu’une religion », disait-elle. 3

3 1983 – Québec, Le Soleil, samedi 13 juin - Presqu’une religion

Diane Lapierre
Photo : Le Soleil

Avec l’engagement et l’implication de ses choristes, elle réussit à créer cette force de groupe. L’union fait la force, pouvait-elle dire. Tout le monde, de près ou de loin, jouait un rôle dans la troupe. Elle pouvait dire à la blague que la troupe était prioritaire dans nos vies et que, s’il nous restait du temps, on pouvait aller travailler. Telle pouvait être sa philosophie.

Elle imaginait, développait… un projet n’attendait pas l’autre! Elle initie des projets de spectacles à différentes thématiques, entre autres au Grand Théâtre de Québec, au Palais Montcalm, au Capitol, même quelques prestations durant les Jeux olympiques de Montréal en 1976. Sans compter les nombreuses tournées un peu partout au Québec, dans d’autres provinces et outre-frontières.

Diane élabore des projets de collaboration avec de nombreux artistes tels Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Céline Dion4 et plusieurs autres. Elle implique ses choristes à l’enregistrement d’une vingtaine de disques.

En 1983, dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Québec et du 25e anniversaire de la troupe, V’là l’Bon Vent s’associe à l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) pour un concert grandiose au Colisée de Québec devant tout près de 12 000 spectateurs.5 Je passe sous silence les festivités des 30 e, 40 e, 50e et 60e anniversaires de V’là l’Bon Vent avec des rassemblements, dont celui de 2008 pour le 50 e avec la participation de François Provencher.

Ce parcours de 45 ans à la direction artistique et musicale comptant plus de 1 500 représentations sur scène est tout de même un exploit. Elle était toujours en action et son magnétisme venait de son habileté à bien s’entourer. À cet effet, elle aura été épaulée par sa complice de toujours, Marie Vallière, pianiste invétérée, qui assure un rôle très important au sein de la troupe.

Diane mène trois carrières de front. En effet, un nouveau défi l’attend en 1981 lorsqu’elle est appelée à restructurer la Maîtrise des petits chanteurs de Québec (PCQ) et à briser un plafond

4 1985 – YouTube – Céline Dion et VBV – C’est pour vivre

5 1983 – Québec, Le Soleil, Lundi 31 octobre - Fête du 375e de Québec – VBV et OSQ

de verre en permettant d’admettre les filles à la Maîtrise. Elle a ainsi changé la tradition de cette institution réservée aux garçons depuis 1912.6

Son engagement dans la Fédération internationale des Pueri Cantores, via son implication avec les PCQ, l’amène à quelques reprises à Rome où elle avait toujours une audience privée avec le Pape.7

Le 16

En 1995, pour le 80 e anniversaire de la Maîtrise de Québec, Diane réunit une quarantaine de chorales d’enfants venant d’une vingtaine de pays différents. Pour l’occasion, elle fait chanter un Hymne à la paix dédié aux jeunes du Rwanda à la suite du génocide de 1994. Elle chapeautera la Maîtrise des PCQ jusqu’en 1998.

« Si j’avais un mot à dire sur les programmes du primaire et du secondaire y compris la maternelle, j’exigerais que tous les élèves chantent 20 minutes par jour. Je serais prête à participer à l’élaboration du répertoire tout en français pour chacun des degrés. Cette façon de faire aurait pour effet de donner un répertoire commun à tous nos adultes, à diminuer l’agressivité, la violence et l’intimidation.

»1

6 1982 – Québec, Le Soleil, Samedi 23 janvier – Filles à la Maîtrise 7 2005 – Québec, Le Soleil, samedi 2 avril - Rencontre avec le Pape

Diane Lapierre au milieu des années 70. Photo : Troupe V’là l’Bon Vent

Avec la Troupe V’là l’Bon Vent, Diane produit pendant une dizaine d’années un spectacle de Noël à la Salle Albert-Rousseau de Québec, dédié, entre autres, aux enfants des centres de la petite enfance et de la maternelle de la région.

En 1999, elle fonde la Troupe-École V’là l’Bon Vent pour les jeunes de 7 à 17 ans, dans le but de favoriser la connaissance de notre histoire culturelle et de la transmettre à la relève par le biais de chansons et danses.

Par son flair, son sens des affaires et son leadership, Diane a d’ailleurs reçu plusieurs prix au fil de sa carrière. Je vous invite à consulter le tableau ci-après pour les détails.

Grâce à Diane Lapierre, beaucoup d’enfants et d’adultes ont pu participer à des échanges interculturels faisant connaître et apprécier, entre autres, les chansons et les danses traditionnelles de chez nous et ce, aux quatre coins du monde : Espagne, Suisse, France, Italie, Tunisie, Japon, Chine, Madagascar, États-Unis, Pérou et plusieurs autres pays d’Amérique du Sud. Elle a fait voyager nos racines et notre culture québécoises. D’ailleurs en 1997, elle reçoit le prix de la Personnalité touristique de l’année dans le cadre des Grands prix du tourisme québécois.

« Là où je suis, je prends racine. J’ai été élevée sur une ferme, donc je suis très collée à la nature. Vous connaissez sûrement cette maxime : Il faut savoir fleurir là où l’on a été semé. » 1

« Je crois que nous avons tous le devoir, nous les adultes, de transmettre à nos jeunes nos valeurs, notre langue, nos racines, nos croyances, notre sens profond de la vie à son meilleur, notre sens de la fête, tout ce qui nous caractérise et nous identifie. »1

Cet hommage résume le parcours de Diane. Il y aurait encore des choses à dire sur ses réalisations, tels que des projets qu’elle a mis sur pied en collaboration avec le ministère de l’Éducation du Québec; les chorales en parascolaire lorsqu’elle était directrice d’école, sans compter les témoignages

qui se sont succédé sur les réseaux sociaux à la suite de son décès.

Somme toute, elle nous a transmis l’importance de nos racines, de notre langue et de notre culture par le chant en groupe. Elle a vite compris que cette transmission devait passer par la jeunesse, afin qu’à son tour elle en assure la continuité.

Diane Lapierre, une femme d’exception, passionnée, à la main de fer dans un gant de velours. Une femme de caractère dont la détermination a marqué tous ceux qui l’ont côtoyée.

Diane Lapierre lors d’un spectacle de Noël dans les années 90.
Photo : Troupe V’là l’Bon Vent
Diane Lapierre entourée des choristes de VBV
Photo : Troupe V’là l’Bon Vent

DIANE LAPIERRE - PRIX ET RECONNAISSANCES

Année - Description Provenance

1983 - Personnalité de l'année

Jeune Chambre de Commerce de la région de Québec

1997 - Personnalité touristique de l'année - Grands prix du tourisme québécois Alliance de l'industrie touristique du Québec

2000 - Récipiendaire de la médaille de l'Assemblée nationale du Québec

Assemblée nationale du Québec

2000 - Femme de mérite - Catégorie Arts, culture et communications YWCA de Québec

2001 - Personnalité du domaine culturel - Hommage aux grands bâtisseurs Ville de Québec

2001 - Personnalité de l'Ordre des gens d'affaires de Québec (Coups de SOLEIL)

2005 - Membre de l'Académie des Grands Québécois - Domaine culturel

2008 - Hommage à 400 femmes (1608 - 2008) - 400 e de la Ville de Québec

2012 - Hommage à des gens d'exception de la région de Québec

2013 - Allocution D. Lapierre - Insigne de l'Ordre des francophones d'Amérique

2015 - Ordre de la Pléiade Grade de Chevalier

En 2013, à la demande de Diane Lapierre, Gilles Vigneault a contribué au spectacle La vie, l’amour, la fête en signant une préface poétique publiée dans le programme de la soirée.

Voici ce qu’il a écrit :

Photo : Inconnu

Merci à Marie Vallière, André Villeneuve, Nicole Filteau Poirier, Yannick Arbour et Hélène Turcotte pour leur collaboration.

Ordre des gens d'affaires de Québec

Chambre de commerce de Québec

Conseil du statut de la femme et YWCA de Québec

Le Soleil et Radio-Canada

Conseil supérieur de la langue française

Assemblée nationale du Québec

« Une chanson n’est toujours en vraie compétition qu’avec elle-même. Il existe pourtant des degrés de réussite pour chacune et je dirais que lorsqu’elle est chantée par son auteur, c’est déjà ou ce n’est encore que la médaille de bronze.

Cependant, si l’auditoire fini par en reprendre le refrain ou les couplets, alors c’est la médaille d’argent.

Mais lorsqu’une chorale décide de la mettre à son programme, là c’est la médaille d’or.

Eh oui, c’est qu’une fois le concert terminé, chaque membre de la formation retourne à la maison avec la chanson dans la tête et la chanson partira en voyage avec sa voix.

Il se la chantera en marchant vers la montagne un jour de printemps, Elle la chantera un soir de septembre pour bercer son enfant. C’est l’or et la médaille d’or. »

- Gilles Vigneault

Diane Lapierre et Gilles Vigneault, au milieu des années 80.

Hommage

André Godbout : un chef de cœur!

Créé en 2004, la réputation du Chœur du Roy n’est plus à faire dans la région de la Mauricie et ce, grâce à notre directeur musical André Godbout. Notre chef baigne dans l’univers musical depuis son enfance, alors qu’il faisait partie de la Maîtrise des Petits Chanteurs du Cap, sous la direction de Marcel Chénier, o.m.i. Son cheminement professionnel traduit bien un talent indéniable pour l’enseignement de la musique à plusieurs types de clientèle. Enseignant puis responsable du programme musique-études à l’Académie les Estacades de Trois-Rivières, il enseigne également la musique dans le programme dédié à la clientèle « TEACH ». Au fil du temps, il a perfectionné la maîtrise de son instrument de prédilection, la trompette, pour faire partie de l’Orchestre symphonique de TroisRivières pendant 30 ans, jusqu’à sa retraite. Depuis, il continue d’accompagner l’OSTR à l’occasion, il s’implique auprès de troupes de comédies musicales et de l’Union musicale de Shawinigan lors de concerts variés, ce qui lui permet de garder active sa pratique.

l’humour et sa grande sensibilité le rendent unique et indispensable dans la vie culturelle de TroisRivières.

Fin pédagogue et homme de cœur, il amène les choristes, amateurs que nous sommes, à nous démarquer saison après saison.

Pour ce grand rassembleur, la musique est une histoire de famille et d’amitié! Un frère jumeau, musicien lui aussi, plusieurs enfants et petitsenfants et plusieurs amis qu’il aime accueillir à son chalet durant la saison estivale avec sa conjointe Suzanne.

Outre la musique, il a une passion pour l’observation des oiseaux. D’ailleurs, lorsqu’il veut le silence de ses choristes, il dit « on va prendre une minute de silence, pour les petits colibris qui s’en vont au Mexique », ce qui déclenche le rire général, à tout coup.

Cet homme ne connaît pas l’ennui; il possède une érablière familiale et s’implique dans différentes organisations. Son dévouement, son sens de

Sa passion pour la musique nous a permis de présenter un répertoire allant des œuvres populaires à la musique classique et sacrée. Musique française, québécoise, Grand-Messe (Vigneault), Requiem (Fauré), Gloria (Vivaldi), Messe du couronnement (Mozart), Messe des enfants (Rutter), Equus (Whitacre), Magnificat (Taylor-Scott Davis) sont autant de souvenirs mémorables de notre parcours.

Homme de projets, il a permis au chœur de collaborer au concert 60 e anniversaire du Conservatoire de musique de Trois-Rivières, de présenter trois concerts en France, de vivre un camp musical annuel, autant d’expériences inoubliables qui sont les ingrédients essentiels à l’énergie et à l’enthousiasme des membres du Chœur du Roy.

André Godbout, en compagnie de Johanne Gauthier, présidente du Chœur du Roy.
Photo : André Beauchesne

Hommage

Hommage à Carmen Léger, cheffe de cœur

par le conseil d’administration de la chorale Les Voix du Large

Carmen, un prénom qui prédestine à chanter.

Léger, un nom à associer aux vents des Voix du Large.

Pourtant, la première réponse de cette bachelière en chant classique de l’Université de Toronto, nouvellement arrivée à Gaspé en 1996, à la demande d’une chorale orpheline de chef de chœur, fut un non. Mais… un non « ouvert », tout comme son grand cœur, comme une lueur d’espoir qui devint un « oui », pour le plus grand bonheur de notre chœur.

Ainsi, l’essai de quelques mois se transforma en 30 ans de direction à la chorale Les Voix du Large de Gaspé, d’une voix « de velours » dans un gant… « de velours », car elle n’a pas besoin de monter le ton pour nous donner… le ton!

Elle nous amène là où nous ne pensions jamais aller, ne serait-ce que par l’exploration de la grande musique classique, une participation à la création pour l’an 2000 d’un oratorio d’Antoine Ouellette, ou dans nos voyages musicaux à saveur planétaire avec le Chœur du Bout du Monde de 2015 à 2020, etc.

Pour la citer : « Chaque fois que l’émotion passe, la musique trouve son chemin entre les notes. »

Également enseignante de chant à l’École de musique Mi-La-Ré-Sol de Gaspé, Carmen est magnifique sur son podium, elle qui sait si bien chanter pour son propre plaisir ou battre la mesure afin de bien communiquer et obtenir l’émotion recherchée. Sans parler de ses blagues amusantes pour détendre l’atmosphère, rendant les séances de chant en beaux moments de rencontre et de partage.

Créée en 1967, la chorale Les Voix du Large est l’une des plus anciennes à œuvrer sans interruption en Gaspésie et dans l’Est du Québec.

Cet organisme est devenu son port d’attache, sa famille d’adoption gaspésienne comme elle aime si bien l’énoncer : « C’est un vaisseau chantant dont je suis, pour le moment, la fière capitaine! »

Grande inspiratrice de cette chorale emblématique, Carmen a su en préserver la mission, l’élever à la hauteur d’une institution fièrement reconnue dans notre belle et grande Gaspésie et partout au Québec! Grâce à son savoir-faire, à sa grande complicité avec Yvette Thériault, pianiste chevronnée depuis autant d’années, aux choristes et instrumentistes, chaque concert devient la plus belle des offrandes reçues, comme un cadeau.

Elle sait combler un public fidèle en rejoignant le cœur des gens, définissant sa direction unique avec le choix judicieux de belles pièces depuis toutes ces années. En 2027, cet organisme chantant fêtera son 60 e anniversaire d’activités dont la moitié de son existence aura été avec bonheur sous sa direction, et nous lui en sommes chaleureusement reconnaissants. À l’aube de cet important événement, l’empreinte de cette entité est gravée dans la communauté, tout comme dans la sphère de

Carmen Léger lors d’un concert à SaintGeorges-de-la-Malbaie, en Gaspésie.
Photo : Dasha Vymetalova de Damedia

l’Alliance chorale, par la persévérance, la grande résilience et l’humilité de Carmen Léger.

Elle réfléchit à présent à une retraite bien méritée pour profiter un peu plus de ses petits-enfants et se ressourcer à d’autres activités, où la musique demeurera toujours une alliée de marque de son quotidien.

Elle souhaite préserver le fruit de son travail, s’assurer de le laisser entre bonnes mains, pour ainsi pouvoir quitter paisiblement avec le sentiment du devoir accompli.

En terminant, les membres du C.A. de la chorale profitent de cette occasion pour lui offrir une envolée de félicitations avec leurs plus sincères remerciements pour tout ce qu’elle a su propulser jusqu’à ce jour, de près ou de loin, pour favoriser

l’émancipation significative de la culture musicale pour le patrimoine québécois et gaspésien de souche.

Carmen Léger, originaire de Caraquet au NouveauBrunswick, détient depuis mai 2019 une maîtrise en direction chorale de l’Université de Sherbrooke. Femme de cœur et de passion, que cet hommage puisse te faire une place dans l’histoire des plus belles archives du temps.

Concert du Choeur du Bout du Monde, 3e édition en 2017
Photo : Émilie Gagné - Radio Gaspésie

Chœur des Hivers

En reconnaissance d’une cheffe rassembleuse

Le 15 février 2026, les membres du Chœur des Hivers ainsi que les musiciennes et les musiciens qui accompagnent le Chœur en concert ont souligné le départ à la retraite de leur directrice musicale, Mme Marie-Claude Jouvet.

Lors du brunch tenu pour l’occasion, Mme Louise Mathieu, présidente du conseil d’administration, a rappelé que Marie-Claude a œuvré bénévolement durant 27 ans à la poursuite de la mission du Chœur des Hivers.

Marie-Claude est une belle grande dame avec du style, du caractère, une certaine impulsivité et du panache. Elle a gardé de sa France natale son charmant accent qu’elle agrémente d’expressions bien québécoises.

Arrivée au Chœur en 1998 dans le pupitre des sopranos, elle dit avoir ressenti ses premiers frissons en chantant la Cantate à la gloire et avoir été très impressionnée d’apprendre qu’il s’agissait d’une composition de Rémi Beaudoin, l’un des fondateurs du Chœur.

Très rapidement, Marie-Claude est nommée cheffe du pupitre des ténors, puis des basses. On lui a, par la suite, confié la direction de quelques pièces pendant les concerts. En 2009, à quelques jours d’avis, en raison de l’hospitalisation de la directrice musicale de l’époque, elle dirige seule son premier concert. Jusqu’en 2018, la direction musicale sera partagée entre ces deux personnes. Depuis, MarieClaude a assuré seule la direction musicale.

L’impressionnant parcours de Marie-Claude au Chœur des Hivers est marqué d’événements d’envergure tels les concerts au Palais Montcalm en 2010 et en 2022, à l’Hôtel La Ferme dans Charlevoix en 2012 et à la salle Pierre-Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec en 2017.

Marie-Claude estime que le Chœur des Hivers n’est pas une chorale comme les autres. Elle a été séduite par son originalité musicale grâce au talent de Rémi Beaudoin, qu’elle qualifie de musicien de haut calibre. Venant d’une musicienne accomplie, c’est peu dire!

Durant toutes ces années, Marie-Claude a cru à la mission sociale du Chœur. Elle a aussi eu le privilège de travailler avec des choristes enthousiastes et une équipe musicale talentueuse.

Ce fut un plaisir de chanter avec Marie-Claude et un honneur d’être dirigé par une telle femme. Les membres du Chœur des Hivers sont très reconnaissants envers Marie-Claude pour tout ce qu’elle a accompli au Chœur.

Merci pour tout, MarieClaude, et bonne retraite!

Le Chœur des Hivers en concert au Palais Montcalm en 2022.
Photo : Ghislain Sévigny

Chœur de la Colline

Le Chœur de la Colline fête ses 35 ans

en collaboration avec le Chœur de la Colline

Le Chœur de la Colline célèbre, en 2026, ses 35 ans d’existence, de chant et de concerts. Au début de l’aventure, en 1991, c’est sous l’appellation « Les Midis Chantants » que des choristes se retrouvent chaque semaine, à l’heure du dîner, pour l’unique plaisir de chanter. Au fil des années, sous la direction de Josée Vaillancourt, la petite chorale acquiert de l’expansion et les membres gagnent une maîtrise de plus en plus grande du chant choral.

En février 2002, Marie Coulombe prend les rênes du Chœur et, pendant les vingt ans passés sous sa conduite éclairée, le répertoire s’enrichit considérablement, tandis que la nouveauté et la découverte occupent de plus en plus d’espace au sein de ses concerts. En 2022, madame Coulombe cède progressivement la place à Catherine-Élisabeth Loiselle, d’abord comme cheffe de chœur, puis comme directrice artistique de la formation chorale.

La direction artistique

route et ses qualités pédagogiques l’ont amenée à créer divers ateliers de technique vocale et d’exercices de groupe. En juillet 2016, madame Loiselle recevait la médaille de l’Assemblée nationale du Québec en reconnaissance de son engagement et de son travail remarquable dans la promotion du chant choral.

Cheffe de chœur et conceptrice artistique, Catherine-Élisabeth Loiselle est détentrice d’une maîtrise en interprétation chant classique de l’Université Laval, où elle complète actuellement une thèse de doctorat intitulée Les Fables de Jean de La Fontaine dans la mélodie française : une démarche d’interprétation. Ses recherches spécifiques sur la langue française incluent des disciplines connexes, telles que le théâtre et la composition musicale. Madame Loiselle intègre son exploration de la voix humaine et du prisme des émotions sonores auprès des chœurs qu’elle dirige.

Plusieurs ensembles vocaux ont bénéficié de ses conseils et de son expérience. Sa longue feuille de

Le concert anniversaire

Dans le cadre des célébrations entourant son 35e anniversaire, le Chœur de la Colline présentera le 13 juin 2026, à 19 h 30, dans la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, un concert intitulé En Harmonie, dont le répertoire fera la part belle à Mass of the Children (Messe des enfants), une œuvre du compositeur britannique John Rutter.

Les œuvres chorales de grande envergure de Rutter sont relativement peu nombreuses. Mass of the Children constitue une nouveauté dans le travail de cet artiste, puisqu’elle a été conçue dès le départ pour intégrer un chœur d’enfants aux

Chœur de la Colline lors du concert JOIE présenté à l’église SaintDominique, le 30 novembre 2024.
Photo : Richard Demers

côtés d’un chœur mixte d’adultes, de deux solistes et d’un orchestre. Le rôle du chœur d’enfants est d’ajouter une dimension supplémentaire au contenu traditionnel de la messe latine chantée par le chœur d’adultes, parfois en commentant, parfois en amplifiant le sens et l’atmosphère. Les jeunes y interprètent des textes anglais spécialement choisis qui éclairent ou reflètent les formules latines.

La première partie du concert sera composée de pièces qui rendent hommage à l’enfance, à son côté espiègle et spontané. Ses différentes facettes seront mises en lumière grâce à des textes de Jacques Prévert sur des musiques de Joseph Kosma, à l’irrévérencieuse folie musicale de Maurice Ravel ainsi qu’à Songs My Heart Has Taught Me (Chansons que mon cœur m’a apprises), une œuvre en quatre mouvements de Bob Chilcott, écrite sur la poésie de Delphine Chalmers.

En plus des enfants, de la soprano Mary Bewitch et du baryton William Dorais, les choristes seront accompagnés par un orchestre de chambre composé d’instruments à vent, d’une contrebasse et d’un orgue positif que fera résonner Bruce Gaulin, l’inestimable pianiste avec qui le Chœur de la Colline a grand plaisir à travailler.

Les billets sont en vente sur le site Web du Palais Montcalm . Site web du Chœur de la Colline Page Facebook du Chœur de la Colline

La cheffe de chœur, Catherine-Élisabeth Loiselle, lors du concert AETERNAM composé notamment du Requiem de Mozart et présenté à l’église Saint-Dominique, le 7 juin 2025.
Photo : Enora Huard

Chœur du Domaine

20 ans de voix partagées : célébrer l’histoire et l’élan d’une chorale qui rassemble

Le 6 février dernier marquait un jalon précieux pour le Chœur du Domaine : vingt ans de musique, de rencontres et de projets portés par la voix collective. Depuis sa fondation, notre ensemble, enraciné à la ville de Québec et répétant au magnifique Domaine de Maizerets, s’est construit autour d’un même désir : chanter ensemble pour créer du beau, tisser des liens et faire rayonner le chant choral au cœur de notre communauté.

Au fil des ans, la chorale a grandi et évolué dans l’ouverture et la bienveillance. Les choristes qui s’y joignent y trouvent bien plus qu’un lieu de répétition : un espace d’ancrage, de dépassement et de joie partagée. Ici, les voix s’accordent, mais les personnes aussi. Des amitiés se sont nouées, des souvenirs se sont empilés, et chaque saison a ajouté sa couleur à notre histoire commune.

la pérennité du projet.

Notre répertoire, majoritairement francophone, rend hommage à toutes les époques. Des classiques d’hier aux titres plus actuels, nous aimons tracer des ponts entre les générations et offrir au public des programmes qui résonnent autant par la musique que par le sens. Ce souci d’équilibre est devenu notre signature. On retrouve d’ailleurs cet équilibre dans nos spectacles thématiques, en variant également les styles musicaux.

Au cœur de cette aventure, la direction musicale joue un rôle essentiel. Par son engagement, sa rigueur et sa sensibilité, notre cheffe Nathalie Leblanc guide les choristes avec humanité, favorisant autant la progression musicale que le plaisir de chanter. L’investissement des membres du conseil d’administration, des bénévoles et de toutes celles et ceux qui donnent temps et énergie à la chorale contribue également à la solidité et à

Ces vingt années ont aussi été ponctuées de projets spéciaux : collaborations, concerts marquants, activités sociales festives et dynamiques. Nous regardons vers l’avenir avec confiance, portés par l’enthousiasme renouvelé des choristes et par une communauté fidèle qui nous soutient et nous suit. Célébrer un 20e anniversaire, c’est honorer le chemin parcouru, remercier celles et ceux qui ont bâti et fait vivre la chorale, et affirmer l’élan pour la suite. Plus que jamais, nous croyons à la force du chant choral comme lieu de rassemblement, d’émotion et de bonheur partagé. Vingt ans après les premières notes, l’aventure continue et nous souhaitons que ses harmonies touchent les cœurs

Les choristes du Chœur du Domaine en mai 2024.
Photo : Magaly Hurtubise
Concert du Chœur du Domaine, en décembre 2025
Photo : Dominic Beaulé

Chœur Ambiance

Mettre la voix en lumière : un bilan inspirant des ateliers de chant choral du Chœur Ambiance

Les 7 et 8 février derniers, la Vieille Brasserie de Lachine a accueilli près d’une soixantaine de choristes venus vivre deux jours d’apprentissage immersif lors des ateliers de chant choral organisés par le Chœur Ambiance. Sous le thème « Mettre sa voix en lumière », l’objectif était clair : proposer à chaque participant une expérience enrichissante où la technique vocale, l’exploration musicale et le plaisir de chanter se rencontrent harmonieusement. L’activité a attiré tant des choristes novices que des chanteurs expérimentés, rassemblés par le même désir d’apprendre, de s’améliorer et de vivre pleinement la musique.

Une programmation portée par des professionnels passionnés

Au cœur du succès de cette édition se trouvait une équipe de formatrices et formateurs dont la passion communicative a marqué les participants. L’orthophoniste Caroline Tremblay a guidé les choristes dans l’amélioration de la maîtrise respiratoire et des pratiques favorables à une utilisation vocale saine pour préserver sa voix dans le temps. Kerry-Anne Kutz et Gabrielle BeaulieuBrossard ont ensuite entraîné les participants dans un voyage musical allant du classique au jazz jusqu’à la musique populaire, une exploration appréciée autant pour sa diversité que pour son dynamisme.

Jean-Pierre Guindon a, pour sa part, permis aux choristes de mieux comprendre la battue du chef de chœur et de saisir les subtilités de la dynamique chorale, tout en transmettant avec générosité son amour du folklore vocal. Nicole Anne Tremblay a ajouté une dimension introspective particulièrement appréciée, ouvrant

la discussion sur la place du choriste dans la vie culturelle. Enfin, l’atelier de chant gospel dirigé par Carol Bernard a offert un moment fort de la fin de semaine : un concentré d’émotion, d’histoire musicale et d’énergie rythmique dont l’intensité a profondément marqué les participants.

Des partenaires essentiels

L’événement a été rendu possible grâce au soutien du Service de la culture de la Ville de Montréal, de l’arrondissement de Lachine et de Starbucks, partenaires et commanditaires. Les techniciens de la salle de l’Entrepôt, les bénévoles et le comité organisateur ont également contribué à une logistique impeccable.

Site web du Chœur Ambiance

Le Chœur a présenté des ateliers de chant choral à la Vieille Brasserie de Lachine.
Photo : Yves Garand

Opéra bouffe du Québec

Une fête de la vie, de l’amour et de la musique

« C’est avec eux que je veux chanter! » Subjugué par le spectacle, je me répétais cette phrase la première fois que j’ai vu l’Opéra bouffe du Québec (OBQ) en show. Comme plusieurs autres choristes, j’ai découvert en me joignant à la compagnie un plaisir totalement nouveau. Allier le chant, la danse et le jeu théâtral, sans partition, offre une expérience inédite. Je n’ai pas été déçu.

La compagnie garde vivant le patrimoine des opérettes afin qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. Chanter à l’OBQ met en lumière des œuvres pétillantes, ce qui me plait énormément. Nous chantons sur une musique exaltée, tout en exécutant des danses infernales. L’automne prochain, avec Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach, nous donnerons vie à des personnages mythologiques déjantés dans une histoire d’amour abracadabrante!

Chanter à l’OBQ, c’est relever les défis des arts de la scène accompagnés de professionnels du milieu de l’art lyrique. « Ce n’est pas un chœur habituel », me dit Louise. La plus grande partie de l’année est consacrée à l’apprentissage des pièces où le chœur sera présent dans le spectacle. Puis viendra l’apprentissage des déplacements, des rôles qui nous seront confiés – il nous faut passer des auditions – et des danses. Comme tous les autres, j’ai été ainsi appelé à chanter, vêtu d’un costume d’époque, en exécutant des mouvements chorégraphiés, tout en ayant à l’œil les déplacements requis pour former le tableau présenté aux spectateurs. L’intensité des répétitions et le résultat sur scène procurent chez les choristes une satisfaction hors du commun. Ginette, qui interprétait Madame Prascovia dans l’opérette La Veuve joyeuse en 2025, me confiait récemment : « Cela m’a procuré un plaisir inespéré, cela a fait ressortir une partie de moi qui n’osait pas s’exprimer depuis longtemps. »

« Être sur scène, c’est ma drogue; m’évader, être quelqu’un d’autre, c’est magique! », affirme Manon. C’est la mienne aussi. Il faut voir la fierté briller dans les yeux des choristes après chaque spectacle alors

Les prétendants de Missia (Natasha Henry). La Veuve joyeuse, 2025.
Photo : Bonnalie Brodeur
Madame Prascovia (Ginette) et son prince (Pierre Rancourt). La Veuve joyeuse, 2025.
Photo : Bonnalie Brodeur

que la symbiose avec le public opère. « Chanter, c’est thérapeutique », relance Suzanne. De son côté, Francine voulait ajouter cette expérience scénique à son carnet. Elle me raconte, tout sourire : « J’adore l’opéra et le théâtre. Je me sens privilégiée de pouvoir jumeler mes deux passions. La surprise, c’est qu’on peut vivre cette expérience à tous âges, cela me ravit. » Yannig renchérit : « Pendant les représentations, nous étions comme une grande famille à nous entraider les uns les autres, pleins d’excitation, tous concentrés pour donner le meilleur de nous-mêmes, privilégiés de participer à quelque chose de plus grand que soi et tellement beau. »

Les grisettes entourant Figg (Richard Fréchette). La Veuve joyeuse, 2025.

Comme Richard, Melody, Karim, Jocelyn, Maud, Joudy… je me suis fait un groupe d’amis. Faire partie de l’OBQ, c’est s’entourer d’une équipe bienveillante qui a du plaisir ensemble et qui n’a pas froid aux yeux. Quelle satisfaction : c’est avec eux que je chante!

L’OBQ, enfin, c’est une fête de la vie, de l’amour, de la musique, de la joie… comme l’opérette!

– Pierre Rancourt, baryton

COMMUNIQUÉ

Gala lyrique de l’Opéra bouffe du Québec avec Julien Patenaude

Le très talentueux Lavallois Julien Patenaude récidive avec un programme enlevant pour le gala bénéfice annuel de l’OBQ! Sous sa conduite énergique, airs enchanteurs d’opéras et d’opérettes s’entremêleront aux airs ravissants de comédies musicales.

Sur scène, Hugo Laporte, Emmanuel Hasler, Jacqueline Woodley, Amélie Baland-Capdet, les boursiers de l’OBQ, les 40 choristes et le pianiste Giancarlo Scalia n’auront de cesse de vous éblouir!

Mercredi 10 juin, 19 h 30, à la Maison des arts de Laval

Billetterie : (450) 667-2040 (Maison des arts) ou https://www.operabouffe.org/billetterie

Site web de l’Opéra bouffe du Québec

Photo : Bonnalie Brodeur

Chœur Amisol

55 ans de partage et d’aventures chorales!

Depuis 55 ans, le Chœur Amisol fait ce que peu d’organisations peuvent se vanter d’accomplir : rassembler des gens de tous horizons pour chanter, rire, vibrer… et parfois même atteindre des notes qu’on n’aurait jamais cru possible d’atteindre un mardi soir de novembre. Né d’une chorale paroissiale sage et liturgique, Amisol a rapidement découvert qu’il avait un tempérament plus… extraverti. Avec l’arrivée de chants profanes, certains ont quitté, d’autres sont arrivés, et la grande aventure a commencé.

Répétition au printemps 2025 – avec les jeunes de l’école élémentaire Ferland-Hudon

En 1970, sœur Juliette Lapointe prend la direction du groupe. Talentueuse, énergique et dotée d’un radar infaillible pour repérer les voix cachées dans les bancs d’église, elle propulse la chorale vers de nouveaux sommets. Sous sa baguette, les premiers succès attirent des choristes des paroisses voisines et, en 1975, un concours local donne au chœur son nom devenu mythique : Amisol.

Photo : Michèle Soucy

Les années suivantes voient défiler des directions musicales marquantes, chacune apportant sa

couleur. Avec Frédéric Toner, la discipline et la précision s’invitent — mais toujours avec le sourire. Danielle Dumais ajoute douceur et variété. Puis arrive Françoise Dubé, qui transforme Amisol en véritable troupe de spectacle et invente le fameux souper- concert, cette formule magique où l’on nourrit le corps avant de nourrir l’âme. Un concept qui, encore aujourd’hui, fait saliver autant que chanter.

Le Chœur Amisol a renoué avec son public au printemps 2023, après la pause pandémique. Photo : Denis Lagacé

En 1996, Danielle Bernier prend la relève. Dynamique, généreuse, drôle, elle dirige avec un mélange irrésistible de rigueur et de bonne humeur. Après une courte pause, elle revient en 2011 et continue depuis à guider le chœur avec passion, humour et une capacité admirable à faire croire à tout le monde que « oui, oui, cette mesure-là va très bien aller ».

Autour d’elle, une armée de bénévoles, de présidents, de secrétaires, de comités et surtout de pianistes — une véritable lignée d’accompagnateurs talentueux — soutient

le chœur. Amisol est d’ailleurs l’un des rares ensembles à répéter chaque semaine avec un pianiste attitré. Un luxe. Un bonheur. Et parfois un défi, quand il faut suivre le tempo.

La vie d’Amisol, c’est aussi les concerts de Noël, les prestations offertes depuis 1990 aux résidents du Centre Villa Maria, les activités sociales, les fous rires, les amitiés, et cette solidarité indéfectible qui fait du chœur une véritable famille musicale.

Le groupe a aussi brillé sur de grandes scènes : 2000 voix chantent le monde, Illumina, collaborations avec des harmonies réputées, échanges interchorales… Amisol n’a jamais eu peur de chanter fort, loin et avec panache.

Après une période plus difficile au tournant des années 2000, le chœur a retrouvé sa pleine voix. Aujourd’hui, 50 choristes — dont plusieurs jeunes — portent fièrement la relève.

Et le 3 mai prochain, exactement 55 ans après son premier concert, Amisol célébrera son anniversaire avec 50 choristes, un pianiste, un guitariste, un quatuor à cordes et sa cheffe de chœur. Un grand party musical, vibrant, rassembleur. À l’image d’Amisol.

Page Facebook du Choeur Amisol

Le Chœur Amisol en répétition au printemps 2025.
Photo : Denis Lagacé

Volet jeunesse de l’Alliance chorale du Québec

Chorissimo de retour en 2027!

L’Alliance chorale du Québec est fière d’annoncer l’édition 2027 de Chorissimo!

Cet incontournable rassemblement choral jeunesse au Québec aura lieu pour la toute première fois en Beauce, les 24 et 25 avril 2027 dans la ville de Saint-Georges

Cette édition aura pour thème « Chansons gourmandes ». Un répertoire qui évoquera les mets délicieux, les gâteaux et la saison des sucres, tout pour se lécher les babines et ouvrir l’appétit des choristes et du public!

Chorissimo 2025 a eu lieu à Trois-Rivières les 3 et 4 mai 2025.

Nous sommes enchantés d’avoir amorcé un partenariat avec Les Rossignols, le chœur hôte de cette édition.

Des chorales scolaires, parascolaires et communautaires se réuniront le temps d’une fin de semaine pour chanter ensemble. Répartis dans trois ateliers dirigés par des chefs et cheffes de chœur de renom, plusieurs centaines de choristes auront la chance de se rencontrer, de partager de beaux moments de musique… et de gourmandise! La fin de semaine s’achèvera par un grand concert.

Tout le monde est bienvenu à cet événement : les chorales scolaires, communautaires, les enseignants de musique et leurs élèves, ainsi que les choristes individuels peuvent s’inscrire. Les partitions et les trames sonores seront fournies plusieurs mois avant l’événement afin de permettre une bonne préparation.

Alors rendez-vous en avril 2027 en Beauce pour cet incontournable du chant choral jeunesse!

À propos de la chorale Les Rossignols

Fondée en 1968, la chorale Les Rossignols de Saint- Georges réunit une cinquantaine d’enfants, âgés entre 7 et 18 ans, passionnés de chant choral au cœur de la Beauce. Sous la direction d’Anne-Marie Fortin, et accompagnée au piano par Dominique Bureau, la chorale offre aux jeunes un espace d’expression artistique rassembleur à travers un répertoire varié allant de la chanson francophone aux œuvres contemporaines adaptées aux voix d’enfants (unisson-deux voix). Le chœur se distingue par son énergie, sa musicalité, son plaisir de chanter ensemble et son goût marqué pour les projets artistiques qui permettent aux choristes d’enrichir leurs expériences musicales et humaines. Le groupe a participé à plusieurs éditions de Chorissimo et il est maintenant temps d’accueillir cet événement en Beauce au printemps 2027. Active dans sa communauté, la chorale Les Rossignols contribue au rayonnement du chant dans la région et poursuit sa mission : faire découvrir aux enfants la richesse de la voix collective et la joie de créer ensemble. Des souvenirs gravés pour la vie.

En savoir plus sur Chorissimo

Photo : Oeil de Lynx - Rémi Boissonneault

L’Orphéon de Trois-Rivières

90 ans de vie pour le Chœur l’Orphéon de Trois-Rivières

Dans le Trois-Rivières des années 1930, c’était l’âge d’or des chorales et un talentueux baryton rêvait d’une formation masculine. En octobre 1936, M. Raoul Landry, garagiste, réalise son rêve directement dans les locaux de son garage. Un premier chant résonne : Adoramus Te, Christe de Ruffus. L’Orphéon de Trois-Rivières est né!

En 1937, à l’ouverture de la station de radio de Trois-Rivières CHLN, la diffusion d’un premier concert apportera au tout nouveau chœur la reconnaissance qu’il mérite sous la direction de Georges-Henri Hamel, qui demeurera en poste jusqu’en 1940. Après la guerre, L’Orphéon reprend vie en 1945 grâce à Léo Carle, lui-même militaire. Sur une période de vingt-sept ans, il étendra la renommée du chœur au niveau international. À partir de 1949 se multiplieront plusieurs tournées canadiennes et américaines. En 1950, les Cosaques du Don chantent avec L’Orphéon à Trois-Rivières et en 1953 la chorale se produit au Carnegie Hall de New-York! Les directeurs se succèderont : René Christopherson, Armando Santiago, Marcel Roux. C’est sous la gouverne de ce dernier que s’ajouteront en 1979 les voix féminines, assurant la survie du chœur. M. Roux rédige les bulletins EN CHŒUR, sources d’informations pour la postérité! Depuis 1996, Yves Paul, Gilles Rioux et Paul-André Bellefeuille dirigeront le chœur dans cette même quête de qualité dans des styles les plus variés.

Première tournée américaine de l’Orphéon de Trois-Rivières, en 1949.Extrême gauche, en béquilles : le fondateur, Raoul Landry; au centre, accroupi, le directeur Léo Carle

: Archives de l’Orphéon de Trois-Rivières

compositeur. Il possède un doctorat en orgue de l’Université McGill de Montréal.

2026 est une année de célébration sous la présidence d’honneur de Mme Nancy Sabourin, femme de cœur et engagée dans sa communauté. Dans cette même optique et pour redonner au suivant, le chœur ira, en avril, apporter la joie à un public ne pouvant se déplacer.

En 2022, Jocelyn Lafond devient le neuvième directeur musical officiel de l’histoire de L’Orphéon. Issu de plusieurs conservatoires, dont ceux de Trois-Rivières, de Montréal et de Mons en Belgique, il détient les formations de chef d’orchestre et de chef de chœur. Il est également professeur, concertiste, accompagnateur, arrangeur et

« LOUANGES », concert du 6 juin au Séminaire SaintJoseph de Trois-Rivières à 14 h, marquera un temps fort des festivités. L’Orphéon sera accompagné d’un quintette à cordes et orgue pour interpréter des chefs-d’œuvre de la musique sacrée. Magnifiés par la voûte généreuse de la chapelle de l’endroit, les airs de Mozart, de Fauré et de Schubert, entre autres, louangeront la grandeur et le côté méditatif de ces œuvres.

Pour remercier son public fidèle et les anciens choristes qui ont donné leurs voix depuis toutes ces années, L’Orphéon offrira le 24 octobre prochain

Photo

un concert gratuit. Des mélodies déjà interprétées par le chœur dans le passé seront à l’honneur pour des souvenirs et des retrouvailles mémorables! Le 26 décembre, une messe de Noël composée par le directeur actuel, M. Lafond, sera célébrée. Elle sera précédée d’une courte prestation offrant les plus beaux airs traditionnels.

Depuis sa fondation, L’Orphéon de Trois-Rivières a permis à plus d’un millier de choristes de déployer leurs talents tout en poursuivant sa mission de toujours : qualité, harmonie et fraternité. Il est le deuxième chœur en ancienneté au Québec et le plus ancien de Trois-Rivières.

Site web de l’Orphéon de Trois-Rivières

Sources : Archives, notes et bulletins EN CHŒUR de M. Marcel

La Société philharmonique du Nouveau Monde

Portés par la musique, guidés par la passion

C’est ainsi que les choristes de la Société philharmonique du Nouveau Monde décrivent spontanément leur engagement au sein de cette organisation. Plus concrètement, la SPNM offre l’occasion à tout nouveau choriste de joindre l’un des trois chœurs qui la composent et d’interpréter, ensemble, de grandes œuvres du répertoire classique, sacrées comme profanes, sous la direction d’un chef aussi énergique que rassembleur.

Être accompagné par un orchestre philharmonique, partager la scène avec des solistes de renom et vivre cette expérience à trois reprises plutôt qu’une : voilà la démarche stimulante dans laquelle s’inscrivent les choristes. Sous l’impulsion

La Société philharmonique du Nouveau Monde en concert à la Basilique Notre-Dame de Montréal.
Photo : Courtoisie
L’Orphéon de Trois-Rivières et son directeur Jocelyn Lafond au Musée POP de Trois-Rivières en novembre 2025.
Photo : Mario Groleau

du maestro Michel Brousseau, près de 200 artistes se réunissent à chaque concert afin d’offrir aux publics des Basses-Laurentides, de la grande région de Montréal et d’Ottawa des prestations d’une qualité remarquable. Présenter, dans nos régions respectives, des œuvres pour chœur et orchestre permet non seulement aux citoyens d’accéder à des spectacles d’envergure, mais aussi aux interprètes de vivre des moments grandioses et inoubliables.

Au-delà de la performance musicale, cette aventure humaine — faite de rencontres, de passions partagées et de fusion des voix — constitue une source d’enrichissement incomparable. Semaine après semaine, des amitiés se tissent, un profond sentiment d’appartenance s’installe et chacun éprouve la fierté de contribuer à l’exigence artistique d’un ensemble choral réunissant près de 150 choristes.

Sous la gouverne de son chef et directeur artistique Michel Brousseau depuis près de trente ans, la SPNM poursuit son développement avec détermination, permettant à un large public de partager sa passion pour la musique classique et le chant choral. L’ensemble se produit tant dans les villes d’origine de ses chœurs que dans divers festivals, et certains de ses membres participent à des tournées internationales, principalement en Europe. Ainsi, l’année 2026 sera marquée par une tournée en Italie au cours de laquelle les choristes interpréteront le Carmina Burana de Carl Orff, une œuvre emblématique du grand répertoire choral. L’enregistrement de deux œuvres de Théodore Dubois sous étiquette ATMA a également constitué une étape exceptionnelle de son parcours. Une tradition annuelle s’inscrit dans l’histoire de la Société depuis ses débuts : la présentation, chaque mois de novembre, du Requiem de Mozart à la basilique Notre-Dame de Montréal. Cette prestation grandiose, toujours très attendue, célébrera sa 20e année en 2026.

Les concerts réguliers sont majoritairement présentés au printemps, bien que certaines productions soient également offertes durant la

période des fêtes. En mai 2026, le Requiem de John Rutter et la Misatango de Martín Palmeri témoigneront de toute la puissance et de la beauté de cette formation (spnm.ca). Puissent ces œuvres vous donner l’élan de vous joindre à nous pour la prochaine saison.

Site web de la Société philharmonique du Nouveau Monde

Page Facebook

Le chef de choeur Michel Brousseau.
Photo : Courtoisie

FORMATION Stage de direction chorale 2026

Un nouveau nom, un nouvel élan

Depuis près de 40 ans, l’Alliance chorale du Québec offre le Programme de formation des chefs de chœur, affectueusement appelé PFCC. Nous songions depuis l’an dernier à rendre son titre plus court et inclusif. Vous en entendrez maintenant parler sous le nom de Stage de direction chorale (SDC).

Alors le SDC, c’est quoi? C’est une formation intensive de neuf jours, offerte cette année du 31 juillet au 8 août 2026, à la Faculté de musique de l’ Université de Montréal. Elle s’adresse à toute personne désirant parfaire sa direction chorale ou même la débuter. L’important est d’avoir des bases musicales et savoir lire la musique.

Ce stage est offert par une équipe de formation chevronnée et passionnée : Jennifer Y.M. Lee, Raymond Perrin et Lucie Roy, qui s’occuperont respectivement des groupes Exploration, Appropriation et Perfectionnement. Cette année,

les stagiaires travailleront une œuvre chorale majeure, le Gloria de Vivaldi, ainsi que quelques autres pièces tirées du recueil musical dédié au stage.

L’horaire des neuf jours de stage est bien rempli. À l’arrivée le vendredi soir, les stagiaires et l’équipe de formation partagent un repas pour briser la glace et faire connaissance. S’ensuit une audition, où chaque stagiaire dirige une courte œuvre choisie à l’avance alors que ses collègues chanteront cette pièce. Cela permettra de confirmer dans quel groupe chaque stagiaire passera la semaine. Le lendemain, le travail en petits groupes sera privilégié. La troisième journée est réservée à la technique vocale, offerte cette année par le chef Ruben Brutus. Il est à noter que cette journée est ouverte à quiconque veut s’améliorer!

Du lundi au vendredi, les matinées sont destinées au travail en petit groupe. Les après-midis sont consacrés à la direction du chœur témoin et de l’octuor vocal semiprofessionnel; une chance inouïe d’avoir du temps de podium chaque jour et de progresser rapidement. De plus, le mercredi, une classe de maître spéciale sera offerte par le chef Marc David

La semaine s’achève le samedi avec un concert-atelier ouvert au public, où les stagiaires ont l’occasion de faire démonstration de leur travail de la semaine. Voilà un stage bien rempli!

Les inscriptions sont maintenant ouvertes!

Nous recrutons aussi des choristes pour le Choeur témoin .

Le jeune chef Ludovic Kardos dirige l’octuor vocal, lors de l’exercice public à la fin du stage 2025.
Photo : Roxanne Croteau

FORMATION Académie de direction chorale jeunesse

Une toute nouvelle formation!

L’Alliance chorale du Québec et le Camp musical des Laurentides sont heureux de proposer un tout nouveau stage de direction à l’intention des chefs de chœurs d’enfants, des enseignant·es de musique ou musicien·nes souhaitant découvrir la direction chorale jeunesse ou approfondir leurs compétences.

L’académie sera d’une durée de 5 jours et prendra place au Camp musical des Laurentides, au bord du lac Saint-Denis, dans un décor enchanteur!

Accompagné·es par des formatrices et cheffes de chœur d’expérience, Eun Jung Park, Julie Dufresne et Tiphaine Legrand, les participant·es prendront part à une formation intensive alliant réflexion artistique, outils pédagogiques concrets et pratique collaborative.

Les thématiques abordées incluront notamment :

• Le réchauffement et la technique vocale : particularités physiologiques liées au travail vocal des enfants et adolescents;

• Le langage du chef de choeur : apprentissage de la gestique de la direction de choeur, leadership positif, communication avec les jeunes et le public;

• La pédagogie : enseignement de chansons à l’unisson et de la polyphonie;

• La gestion de répétition : planification et organisation de répétitions, recherche de répertoire et création de programmes thématiques adaptés au milieu scolaire.

Dès le début de la formation et tout au long des modules, les participant·es seront amenés à chanter et à diriger. Ils pourront ainsi mettre en pratique les exercices vocaux et les réchauffements, apprendre la bonne gestique et l’appliquer en dirigeant leurs collègues. Ils s’exerceront à l’enseignement de chansons en suivant les étapes de la méthode

Kodály et mettront en pratique les apprentissages des trucs et astuces qui rendent la chorale ludique et dynamique pour les jeunes.

La formation alternera entre présentations, ateliers pratiques, travail individuel et échanges en petits groupes, favorisant le partage d’expériences entre enseignant·es provenant de différents milieux scolaires. Chaque participant·e repartira avec des outils immédiatement applicables, des idées de répertoire adapté à son propre contexte, ainsi qu’une réflexion approfondie sur son style de direction et de leadership.

Des ateliers spéciaux seront offerts au cours de la semaine :

• Coaching individuel (ou en petit groupe) de technique vocale;

• Atelier d’improvisation, circlesinging et musique en mouvement;

• Ateliers de lecture de répertoire, de recherche de chansons et de choix de chansons pour une programmation artistique adaptée.

La semaine de stage se conclura par un petit concert-partage le vendredi 14 août en après-midi. En savoir plus

Photo tirée du site web du Camp musical des Laurentides

Domaine Forget de Charlevoix

Le chant choral, pilier essentiel au Domaine

Forget

L’Académie internationale de musique et de danse du Domaine Forget de Charlevoix, située à SaintIrénée en bordure du fleuve, accueille chaque année des centaines de stagiaires venus de partout dans le monde pour perfectionner leur art. Depuis près de 40 ans, un stage de chant choral pour les choristes amateurs est aussi offert. « Si l’Académie du Domaine Forget se démarque au niveau international depuis bientôt 50 ans, ce sont cependant ses liens avec les mélomanes du Québec qui constituent le socle de sa belle et longue histoire. Le stage de chant choral du Domaine Forget constitue un véritable pont entre la pratique musicale amateur et le monde professionnel. C’est un pilier essentiel et une priorité pour la suite de notre histoire », souligne Mathieu Lussier, directeur artistique du Domaine Forget.

Une expérience humaine où on « vit » la musique

Le stage au Domaine permet de vivre pleinement la musique. C’est la synthèse de ce que l’art choral offre de plus riche : de nouvelles rencontres, une immersion musicale intense et le privilège de travailler avec une équipe artistique hautement professionnelle, généreuse et dévouée. Le temps d’une semaine, on passe d’un amalgame d’individus à un chœur qui se construit au fil du séjour, qui s’écoute, se connaît et, ultimement, se comprend.

Depuis plus de quinze ans, la pianiste Rosalie Asselin y retourne chaque été comme collaboratrice : « C’est une expérience humaine où on y fait des rencontres uniques, où on a envie d’être la meilleure version de nous-mêmes, entourés de gens investis, heureux et reconnaissants. »

Durant toute la semaine, rigueur et plaisir, douceur et détermination, conscienciosité et légèreté

se côtoient. En quelques jours, un petit miracle survient : on sort de la partition pour enfin vivre la musique. « Quand les voix s’élèvent dans la grandeur du paysage fluvial de Charlevoix, que les passions se rencontrent et que les voix humaines vibrent ensemble, le temps s’arrête. On plonge dans ce moment de grâce, pour s’occuper exclusivement de la part de soi qui carbure à l’essentiel – le beau et le vrai », témoigne Stéfanie Fournier, choriste stagiaire en 2024 et 2025.

Pour le choriste participant, c’est aussi une occasion précieuse de sortir de son milieu habituel et d’explorer de nouvelles techniques de répétition. Les résultats sont probants puisqu’en quelques jours à peine, on arrive à « monter » une œuvre majeure du répertoire choral et de l’amener à un niveau d’excellence exceptionnel. Au terme d’une semaine bien chargée mais nourrissante, un concert est présenté dans une église pleine à craquer, occupée par un public attentif et chaleureux.

La cheffe Roseline Blain pendant le Stage de chant choral au Domaine Forget en 2025.
Photo : Maryse Fournier

Un environnement doux pour l’âme et pour le cœur

Les témoignages des choristes stagiaires vont tous en ce sens : une semaine au Domaine, c’est une expérience artistique complète qui nourrit le cœur et l’âme. Dans cet environnement où l’on chante quotidiennement, on assiste aussi à des ateliers, des conférences, des concerts. Se détendre sur la plage de Saint-Irénée, griller des guimauves autour d’un feu de camp, observer les étoiles filantes, contempler la pleine lune sur la jetée viennent mettre une touche de magie à un séjour déjà envoûtant.

Académie et Festival du Domaine Forget, Stage de chant choral

Du 10 au 15 août 2026

Avec la cheffe de chœur Roseline Blain et la pianiste collaboratrice Rosalie Asselin

Au programme :

Gloria de Poulenc

Gloriana Dances de Britten (extraits) Huit chansons françaises de Poulenc (extraits)

En savoir plus

L'équipe de l'Alliance chorale du Québec récompensée!

C'est avec plaisir et humilité que nous vous annonçons que notre équipe a reçu le Prix Reconnaissance PROFESSIONNEL·LE en loisir, volet national , pour souligner le travail remarquable accompli pendant l'année 2025, marquée par les festivités entourant le 50e anniversaire de l'Alliance chorale du Québec.

Notre petite équipe constituée de Roxanne Croteau (direction générale), Marie-Claire Fafard-Blais (coordination de projets et des communications), Clémence Modoux (coordination du volet jeunesse) et Donald Roussel (administration) s'est rendue au Forum québécois du loisir à Trois-Rivières le 17 mars 2026 pour recevoir le prix lors du gala de reconnaissance. Nous tenons à souligner le travail exceptionnel d'Émilie Laforest qui a assuré l'intérim pendant le congé de maternité de Clémence Modoux.

Le Conseil québécois du loisir a également souligné le travail de Roxanne Croteau, qui fêtera ses cinq ans comme directrice générale de l'Alliance en juillet prochain. Félicitations!

Une subvention pour la création de chorales en milieu scolaire!

Nous sommes heureux d'annoncer que le Réseau choral des écoles québécoises a reçu une subvention de 50 000 $ dans le cadre de l'appel de projets en appui à l'offre culturelle dans le parcours éducatif du gouvernement du Québec!

Cette subvention permettra la création et le développement de 10 chorales en milieu scolaire dans 7 régions : Chaudière-Appalaches, Côte-Nord, Estrie, Montérégie, Montréal, Laurentides et SaguenayLac-Saint-Jean.

Nous sommes fiers des partenariats que nous avons établis avec des cheffes de choeur dans ces différentes régions pour l'élaboration de ce projet. Nous serons présents tout au long du projet pour les outiller et les soutenir!

Nous les remercions, et vous remercions, de croire en notre mission et de poursuivre avec nous cet objectif de faire chanter les jeunes au Québec!

COORDONNÉES

2, rue Sainte-Catherine Est, suite 302

Montréal (Québec) H2X 1K4

Courriel : info@chorales.ca

514-252-3020 poste 222

Le

Nos bureaux sont ouverts sur rendezvous seulement, contactez-nous avant de vous déplacer.

Conseil d’administration de l’Alliance chorale du Québec est composé de :

Vous voulez nous faire part de vos activités ?

Chaque année, les chorales membres de l’Alliance mettent sur pied des activités, concerts, voyages, échanges et autres. Faites profiter l’ensemble des choristes québécois de vos « bons coups » en nous faisant parvenir un article, des photos ou une vidéo au redaction@ chorales.ca. Il nous fera plaisir de publier dans la revue ce qui fait la vivacité de notre organisation et de ses membres!

Rédactrice en chef :

Marie-Claire Fafard-Blais

Réviseures :

Françoise Fafard, Marie-Claire Fafard-Blais et Roxanne Croteau

Roxanne Croteau Directrice générale

Alexandre Martin Isoz-Vaillancourt, président

Louise Rousseau, vice-présidente

Benoit Cyr, trésorier

Yvan Proteau, secrétaire

Bruno Dufresne, administrateur

François Lukawecki, administrateur

Raymond Lachapelle, admnistrateur

Isabelle Roy, administratrice

Comité de rédaction

Vous avez quelques heures que vous aimeriez consacrer aux autres? Vous aimez écrire et aimeriez être lu ailleurs que sur Facebook? Pourquoi ne pas devenir rédacteur ou rédactrice pour la revue Chanter? Vous avez des sujets dont vous aimeriez traiter ou des expériences à partager? Nous publions 4 numéros réguliers par année.

Écrivez à Marie-Claire Fafard-Blais au redaction@chorales.ca

Équipe de la permanence

Marie-Claire Fafard-Blais

Coordonnatrice de projets et des communications

L’Alliance bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Clémence Modoux Coordonnatrice, volet jeunesse

de couverture : Le Choeur Expérimental du Canada au gala du 18 janvier 2026, Julie St-Georges.

Donald Roussel Adjoint administratif

L’Alliance chorale du Québec est membre de À Coeur Joie International, de Canada Choral et du Conseil québécois du Loisir.

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