Page 14

Le Dæmondala Les effigies du Dæmondala témoignent de réalités psychiques à dimensions multiples. Portes ouvertes vers une nouvelle compréhension du soi, chacune d’elle synthétise un ensemble d’expériences. Ces créatures hybrides, autant physiques que psychiques, épousent diverses formes : nymphes, vermines, insectes, mollusques, visages flottants, boursouflures, cornes et rides. Traits, barbeaux, gribouillis, traduisent des états, des événements, des conditions autrement indescriptibles. Ainsi les caractéristiques faciales et organiques des « démons mandalas » exposent des états d’âme désincarnés, des émanations de l’inconscient qui cohabitent avec mythes, symboles et dieux d’anciennes civilisations. Hors du monde, du ciel et de l’univers physique, ce peuple de l’invisible batifole auprès de nous, en pensées et émotions. Les effigies résultent d’un dangereux safari. Depuis les territoires méconnus du psychisme humain, ces entités vibrent près du rêve et l’hallucination. Leurs corps invisibles et impalpables évoluent en des zones innommées, inimaginables, indescriptibles aux seuls sens humains. Les actions nécessaires pour ressentir, sonder et analyser élans de conscience et soubresauts émotionnels impliquent donc d’invraisemblables régressions introspectives. Devant l’inconnu et ses possibilités, écoutons les voix discordantes. Notre équilibre mental, calqué sur les conventions sociales - cette fameuse “normalité” - abolit la notion d’oreille intérieure. Mais à l’insu des colporteurs d’illusions et de la confusion ambiante, le Dæmondala livre une méthode unique pour ressaisir les rênes de l’esprit.

DÆMONDALA – Les Effigies de la folie 16

Daemondala - Les effigies de la folie (demo)  
Daemondala - Les effigies de la folie (demo)  
Advertisement