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[F36-38] Duval de Leyrit à Goupil Le 8 avril 1755. Ordres et instructions pour Mr Goupil, capitaine d’infanterie.

Mr Goupil à la tête d’un détachement de 50* soldats françois ira à Chiringham où est 5

l’armée françoise pour en prendre le commandement au lieu et place de Mr Dusaussay qui y commande actuellement. Celui-cy remettra l’état de toutes nos munitions quelques quelles puissent être au bas de l’inventaire desquelles sera la reconnoissance de Mr Goupil, lui rendra compte de tout ce qui s’est passé dans ce poste depuis qu’il y est arrivé et lui procurera tous les renseignements nécéssaires pour le bien de la troupe, la conservation de ce poste et les

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autres objets qui méritent attention. Mr Goupil en sortant de cette garnison sera accompagné de Mrs Pareaud capitaine ; Duperon, Fanthome pour commander l’artillerie ; Magrégoire*, Rigaut sou-lieutenant, Papillot, Gérard, Desgranges, Tessard, Dumiroir enseignes*, tous destinés pour relever et remplacer Mrs Legris capitaine, Pichon urvois*, Sieur* Julien, Launay, Dandresse sou-

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lieutenants ; Mariaure, Pregon, Savigny, Puymorin enseignes, actuellement en garnison à Chiringham, à l’exception de Mrs du Penhair et Tilly qui y resteront et seront conservés dans leur poste jusqu’à de nouveaux ordres de notre part. Mr Goupil, dans sa marche d’icy à Chiringham veillera à ce qu’il ne soit commis en route aucuns* ou véxations quelconques et aura soin de faire observer à sa troupe l’exacte

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discipline, il nous donnera avis de sa marche et de la route qu’il tiendra à son arrivée à Chiringham. Mrs les officiers de cette garnison cy-devant désignés pour être relevés* feront leurs préparatifs pour se rendre icy, et en partiront trois jours après son arrivée, Mr Dusaussay se rendra aussi après ses derniers arrangements pris avec Mr Goupil.


Mr Goupil à son arrivée à Chiringham se fera* informer de la conduite qu’a tenu et tient 25

actuellement le nommé Surapoya, homme chargé par Mr Dusaussay pour percevoir les 165 mille Roupies accordées par Nandy Raja pour l’entretien de la subsistance de nos troupes pendant l’espace de 5 mois* à compter du 11 janvier dernier jusqu’au 11 juin prochain. Les * 165 mille Rp. à retirer des aldées dont nous sommes actuellement nantis et à la garde* desquelles nous veillons. Mr Goupil se fera rendre compte de la gestion et administration de

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ce dit Surapoya et il m’écrira sur le champs, il demandera aussi à Mr Dusaussay la chappe* que le raja nous a donné et qui fait notre titre pour la régie de ces aldées. S’il a avoit lieu de soupçonner le dit Surapoya d’intrigues à notre désavantages ou d’un manque de bonne foy, alors il le fera arrêter, se saisira de ses biens avec les formalités requises et nous en donnera avis. De notre côté nous pourrvoyrons en celas* à établir un autre receveur et jusqu’à ce Mr

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Goupil prendra les mesures convenables pour éviter de nouveaux détriments. Mr Goupil est averti qu’il y a lieu de craindre que Mandy Raja, notre allié ne remue de façon ou d’autre dans la partie où il est actuellement : on peut même le soupçonner de vouloir faire contre nous ou contre les Anglois en attaquant Trichinapaly, quelques levées de boucliers, ainsi il ne peut trop se mettre en garde contre les menées et intrigues de cet allié. A

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cet effet et pour se conformer aux traités arrêtés entre les deux compagnies de France et d’Angleterre, il entretiendra une correspondance telle qu’il convient avec le commandant anglois à Trichinapaly et conformément aux circonstances, ils s’entretiendront et se réuniront même si le cas le requiert. Nous observons pourtant à Mr Goupil que si* Nandy Raja le déterminoit à attaquer Trichinapaly pendant la nuit, alors il doit rester dans son poste, crainte

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que cet allié ne voulut profiter d’une sortie de notre part pour s’emparer du poste que nous occupons et nous chasser peut-être de cette* partie. Du reste, il fera bonne et ferme contenance et fera veiller sur toutes les démarches de cet allié. Mr Goupil n’écoutera aucune des propositions que pourroit lui faire Nandy Raja et qui tindrois à quelques* actes


d’hostilités de quelque nature, ou pour quelque b* que ce soit : il nous donnera seulement avis 50

et nous lui feront passer nos ordres en conséquence. La conduite de Mr Goupil vis-à-vis Nandy Raja *avoit pour but de lui faire sentir toute la nécéssité de rester tranquille de part et d’autre pendant ce tems* de paix, sinon qu’aux termes des traités nous serions* obligés de tourner nos armes contre lui. Mr Goupil exigera de Nandy Raja le payement d’une somme de 100 000 Rp. qu’il nous

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doit suivant son billet que nous avons entre les mains et il le pressera* vivement pour nous faire rentrer cette somme que cet allié paroit vouloir nier. Nandy Raja ayant placé à Tauréour un nouveau Rhedy, et ce depuis que Mr Dusaussay a le commandement de l’armée. Mr Goupil exigera de ce nouveau Rhedy la somme de 25 000 Rp. par forme de présent pour la compagnie, à cause de l’installation de ce nouveau Rhedy.

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De plus, il lui fera payer la redevance annuelle de 35 000 Rp.* que le rhedy de Tauréour est obligé de nous payer à cause* de notre droit de propriété sur le Tauréour. Il se fera rendre compte de ce qui nous est du et ne * rien pour la rentrée de toutes les sommes cy-dessus spécifiées, et à défaut de payement de la part de ce nouveau rhedy, il aura son recours* contre Nandy Raja qui l’a placé sans notre consentement et qui par conséquent doit nous en

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répondre. Du reste Mr Goupil nous rendra un compte exact de toutes ses opérations et d’avance nous sommes persuadés qu’en tout il se conduira avec la prudence* et la vigilance dont il est capable. Mr Goupil se fera rendre compte par Mr Dusaussay de l’employ d’une somme de 15000

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roupies qu’il doit avoir touchée et qui avoit été accordée à Mrs les officiers de la garnison de Chiringham par forme de gratification.


[F38] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 10 avril 1755. 75

J’ay reçu, Monsieur, votre lettre d’hier de Paniarotty où votre détachemment est arrivé. Je vous envoye la lettre pour Nandy Raja que vous demandés par laquelle je le préviens de votre arrivée. J’espère que tous contribuera à faire rentrer cet allié dans le devoir. Je vous souhaite une bonne santé et suis très sincérement, Monsieur, votre &a. Cy-joint une copie des conditions de la trève.

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[F38B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 11 avril 1755. Je vous envoye, Monsieur, un extrait de la dernière lettre que j’ay* reçu de Mr Dusaussay, vous y verrés les préparatifs que* fait Nandy Raja pour se retirer d’auprès de 85

nous. Je donne en conséquence des ordres à Mr Dusaussay dont je vous en donne* aussi copie afin que vous ayés connoissance de cette dernière affaire et qu’à votre arrivée vous preniés les arrangements convenables et tels que les circonstances l’exigeront. Vous seriés* aussi, Mr, par la traduction d’un écrit de* Nandy Raja qu’il avoit remis à Mr Dusaussay, qu’il lui en a imposé en lui disant que c’étoit une nouvelle obligation de sa

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part de nous payer en partie de ce qu’il nous doit. une pareille conduite ne peut que vous faire connoitre de quelle conséquence est que vous vous méfiés de toutes les menées et promesses de cet allié.


Je suis &a.

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[F38B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 14 avril 1755. J’ay reçu, Monsieur, vos deux lettres du 14 de Vardachelon*. Je vous envoye un aumonier ainsique vous me le demander. A l’égard de Mr Legris qui désire de rester à Chiringham, je ne puis y consentir et je lui écris en conséquence. Cependant, il peut vous être

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de quelque utilité* dans les premiers tems, je lui permets de rester encore un mois, à compter du jour de votre arrivée. Pendant ce tems vous pourrés profiter des connoissances qu’il a des affaires qui ont eu lieu dans cette partie, surtout de celles récémment arrivées et je ne doute pas qu’il ne satisfasse à tous les renseignements que vous lui demanderés.

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Vous aurés appris, Mr, la retraite de Nandy Raja et par conséquent les changements qu’elle peut occasionner dans la partie où vous êtes. Pour éviter à ce qu’ils ne nous deviennent préjudiciables, veillés, je vous prie, plus que jamais à la conservation de nos aldées et si vous aviés besoin d’un renfort de troupes, mandés le moy, je vous le ferai passer. Voyés aussi, Mr, s’il ne conviendroit pas que nous occupassions le poste qu’avoit Nandy Raja

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et faites moy part de vos réflexions à ce sujet. J’attends de vos nouvelles et votre réponse. Mr Dusaussay m’a écrit au sujet des 14 déserteurs que nous avons à Trichinapaly et que le commandant de cette place ne veut pas rendre sans un ordre du gouverneur de Madras. Je viens d’écrire à ce sujet à ce dernier et je compte qu’ils ne tarderont pas à nous être rendu. Je suis &a.


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[F39] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 22 avril 1755. J’ay reçu, Monsieur, vos trois lettres des 12, 15 et 17 de ce mois. Je suis charmé que vous soyés arrivé en bon état avec votre détachement à Chiringham. 120

Vous me demandés, Mr, une augmentation de 300 cipayes pour mieux assurer la garde de votre poste et [F39B] empêcher la désertion. Je ne puis m’y déterminé sans connoître auparavant ce que vous êtes sur de retirer du revenu des aldées, cet objet seul étant pour l’entretien de toutes les troupes que vous avés et ne pouvant de mon côté envoyer* aucun argent pour soutenir ce corps d’armée, ainsi, Mr, c’est à vous de balancer les sommes que

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vous êtes sur de recevoir tous les mois avec les dépenses que vous êtes obligé* de faire. Comptés toujours de façon que la dépense n’exéde (ou surpasse)* pas la recette. Je vous prie de m’envoyer un état exact de l’un et de l’autre. Mandés moy aussi l’état actuel de votre artillerie. Les bœufs ne sont-ils pas en trop grand nombre ? 200 doivent suffire, renvoyés nous icy l’excédent.

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Je vous repondrai incessamment sur l’article qui concerne le Tauréour. Vous pouvés garder ma lettre pour Nandy Raja*. J’attends le détail des comptes que vous aura remis Mr Dusaussay. Je suis &a. Ne faites, Monsieur, aucun levée de cipayes [avant] que vous n’ayés reçu de nouveaux

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ordres.


[F39B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 26 avril 1755. J’ay reçu, Monsieur, vos 3 lettres des 18, 20 et 21 de ce mois, la première sans être 140

signée. Je suis surpris que vous vous soyés déterminé à faire une levée [F40] de 50 cipayes sans y être autorisé, aussitôt la présente reçue vous aurés pour agréable de les réformer. Je suis bien éloigné de penser que le départ de Nandy Raja soit pour vous une raison d’augmenter vos forces. J’imagine au contraire que n’ayant plus à veiller sur sa conduite ni rien à craindre des mauvais desseins qu’il pourroit former contre nous, ce que vous avés de

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troupes aujourd’huy doit suffire tant pour la garde du grand et du petit Chiringham que des aldées d’où vous pouvés* tirer aujourd’huy ce me semble 50 cipayes pour porter au petit Chiringham, joignés y seulement un détachement de 25 à 30 soldats commandés par un officier. J’ay reçu une lettre de Nandy Raja au sujet de l’approche de Mr de Bussy et de

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Salabetjingue*, je lui répondrai sans perte de tems . Si ses gens sont auprès de vous, vous pouvés leur écrire que Salabetjingue ne dépend pas de nous et que nous ne pouvons l’empêcher quand bien même nous en aurions la volonté de tirer de son païs ou de ceux qui en dépendent les contributions ou redevances qui lui sont dues, que Mr de Bussy, qui est à sa solde, ne peut se* dispenser de le suivre dans cette expédition qui s’est faite contre son avis,

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qu’il s’y est même opposé autant qu’il a pu, que nous sommes prêts au surplus de le servir auprès de de Salabetjingue en* tout ce qui dépendra de nous. Je suis je suis charmé que vous ayés eu lieu d’être content de la conduite de Surapoya. Comme c’est icy ou doit se faire le choix du fermier* des aldées concédées par Nandy Raja pour la subsistance de notre armée, vous referés dorénavant à son égars aucun changement et si par la suite vous aviés lieu de

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vous plaindre du dit Surapoya vous vous contententerés de m’en donner avis pour que j’y


pourvoye. J’ai oui dire que Nandy Rajaavoit abandonné en partant toutes les aldées qu’il s’étoit réservé, vous me marquerés ce qui en est afin que je puisse prendre à ce sujet les arrangements convenables. On assure que vous avés fait mettre Ramelingue, l’écrivain d’Arombatté en prison, mais* je pense que si cela étoit que vous m’en auriés marqué* les 165

raisons. Vous vous conformerés, Mr, à vos instructions au sujet du rhedy de Tauréour, demandés lui les 23 000 roupies à nous dues pour son installation et ce qu’il doit pour raison de la redevance annuelle de 35 000 Rp. S’il vous paroissoit hésiter sur ces deux articles, vous m’en informerés pour que je prenne un parti. Les waquils de l’ancien rhedy sont icy et me

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font des offres avantageuses pour m’engager à le faire rentrer. Il est à observer que * a été que sur l’offre de [F41] 200 000 Rp. qu’a fait à Nandy Raja le rhedy actuel que ce dernier a été installé de l’ancien qui n’en offre que cent mille, ce qui s’est fait sans notre consentement et même contre les droits que nous avons sur ce païs là, comme Nandy Raja nous doit cent mille roupies, ainsi que vous devés le voir par vos

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instructions demandés en le payement au nouveau rhedy et sur son refus je verrai à prendre des arrangements. Je ne puis trop vous recommander, Mr, qu’il faut vous dispenser autant que vous le pouvés d’entremettre les Anglois dans nos affaires et principalement dans ces affaires cy, afin que nous puissions être toujours les maîtres de nos opérations et prendre tel parti que nous

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jugerons convenable à nos intérêts. Cet article est essentiel et mérite votre attention. Mandés moy, Mr, ce qu’il conviendroit fait pour reconnoitre les bons services du chirugien qui est à Trichinapaly et qui à soin de nos prisonniers.


Comme j’ai égaré le décompte que vous m’avés envoyé avec votre lettre du 20 qui concerne ce qui est du aux soldats je vous prie de m’en renvoyer un autre, en attendant 185

rassurés le soldat et faite lui espérer le payement. Je reçois à l’instant votre lettre du 23, veiller à ce que le détachement que vous avés envoyé à l’aldée Lalagarie* ne commette aucun acte d’hostilité. Ce que je vous ai dit cy-dessus répond à l’article de votre lettre qui concerne le Tauréour.

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Je suis &a.

[F41B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 5 may 1755. J’ay reçu, Monsieur, toutes vos lettres des 25, 27, 29 et 30 du mois dernier, j’y réponds 195

par ordre. Je ne vois pas bien* votre état de dépenser* des 15 derniers jours d’avril , comment vous pourriés satisfaire au payement des 300 cipayes que vous demandés à lever puisque suivant ce même état* votre dépense excéde la recette que vous avés faite, aussi* je verray à me déterminer sur les nouveaux éclaircissements que vous me donnerés*, en attendant je vais vous envoyer un renfort de 50 cavaliers maures.

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Je vous recommande, Mr, de presser vivement le rhedy actuel de Tauréour de nous payer les sommes qu’il nous doit, sinon menacés le qu’il va être dépossédé et en effet s’il recule* de payer, vous favoriserés les desseins de l’ancien rhedy qui veut rentrer, en lui faisant toutes foi compter les sommes qu’il est obligé de payer. C’est un parti violent à la


vérité mais il est nécéssaire pour ne point être la dupe de tous ces noirs. Mandés moi 205

exactement ce que vous ferés à ce sujet. Il ne faut rien épargner, Mr, pour réprimer l’* qui s’est glissé parmi le soldat pour déserter, s’il faut des exemples pour arrêter ce vice, je vous assure que les premiers seront punis sévérement. Ce que vous a mandé Manogi, général des troupes du Tanjaour, doit nous rassurer mais

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il convient que [F42] vous continuiés à vous tenir sur vos gardes. J’approuve, Mr, ce que vous avés fait pour les brammes et pagodes. Aussitôt que vous aurés éclairer la conduite qu’a tenue Ramelinka* et que vous sçauirés à quoy vous en tenir, vous le renverrés icy. Ce que je vous ai dit cy-devant au sujet de l’ancien et nouveau rhedy de Tauréour sert

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de réponse à votre lettre du 29 ainsi je m’en rapporte à votre prudence pour agir dans cette affaire de façon que nous ayons au plustôt la rentrée des sommes qui nous sont dues. Je vous donnerai incessamment, Mr, les ordres nécéssaires pour le renouvellement de la ferme* des aldées. Par votre état de dépenses je vois que celles qui concernent l’artillerie se montent* à

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2818 Rp. y compris les bateaux, montant à 833 Rp. 3 f* cette dépense me paroit bien forte, n’étant que pour 15 jours : je ne puis trop vous recommander de n’admettre pour cette partie que les dépenses absolument indispensables. Vous donnerés vos ordres, Mr, à Mr Legris pour qu’il ait à se rendre en cette garnison après l’expiration du mois que je lui ai accordé à compter du jour de votre arrivée.


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Je ferai partir avec les munitions que vous demandés ce que vous me marqués pouvoir faire plaisir au docteur anglois qui a un soin particulier pour nos prisonniers malades à Trichinapaly. Je je vous enverrai aussi les habits et chapeaux que vous demandés pour les soldats. Je donne ordre au commandant de Vardachelon qu’il vous envoye le restant des

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munitions qu’il à prov* d’un convoy destiné en décembre dernier pour Chiringham, cy-joint est l’état de ce qu’il doit vous remettre. Vous ne risqués rien, Mr, de percevoir le restant des 60 000 Rp. que dois Surapaya à Nandy Raja pour la rente des aldées qui appartiennent à ce prince, ce* sera un article de plus à porter en recette ainsi au reçu* de la présente vous pourrés en exiger le payement.

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Cy-joint est une lettre pour Nandy Raja, je vous prie de la lui faire tenir par la voye la plus prompte. J’ay retrouvé l’état des soldats à qui il est du un décompte de mer, je vais y faire travailler. Depuis ma lettre écrite, le W[a]quil du rhedy actuel m’*est venu trouver pour prendre avec moy des arrangements de la part de son maître. Il m’a promis quon alloit vous payer

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25000 Rp. pour le droit* d’installation qu’il nous doit, de plus qu’il payeroit réguliérement 3000 Rp. par mois pour l’acquis de la redevance annuelle de 35000 Rp. qu’y ayant* mois de cette * redevance échus. il nous compteroit 6000 Rp. lesquelles jointes aux 25000 Rp. cydessus doivent former un total de 31000 Rp. que vous devés toucher incessamment*. Ce même W[a]quil m’a demandé de la part de son maître que nous lui fournissions*

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10000 cartouches et 4000 pierres à fusil. J’y ay consenti* mais vous ne lui livrerés ces munitions que lorsque vous aurés touchés les 31000 Rp. convenues et encore ce doit être alors peu à peu et non toutes à la fois. Je vous observe, Mr, que les 31000 Rp. doivent rentrer icy, ainsi vous nous les ferés passer aussitôt qu’elles vous auront été remises.


Je vous préviensencore que je vais vous envoyer une lettre pour le chef d’Arrielour* par 250

laquelle je luy deffendrai expressement de secourir* en aucune façon l’ancien rhedy de Tauréour, mais vous ne lui remettrés cette lettre que lorsque vous serés muni des 31000 Rp. que doit donner celui qui est actuellement en place. J’ay reçu, Mr, une lettre dattée de Trichinapaly, signée le baron Toussaint. Je vous prie de vous informer quelle est cette personne et quelle conduite il mène afin que je sache ce

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qu’on peut faire pour lui. J’ai lieu de croire que c’est un soldat prisonnier. Vous enverrés icy Surapaya et Candapa aussitôt la présente reçue afin que prenne avec eux des arrangements convenables pour le renouvellement de la ferme des aldées. Pendant leur absence vous vous servirés pour l’objet de ces mêms aldées des écrivains qu’ils vous laisseront.

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Je suis &a.

[F43B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 6 may 1755. Je vous envoye cy-joint, Monsieur, la lettre que je vous ai écrite* hier pour le chef 265

d’Arrriélour par laquelle je lui défend de* prêter aucun secours à l’ancien rhedy de Tauréour mais vous ne lui remettrés cette lettre que lorsque vous aurés touché du rhedy actuel les 31000 Rp. qu’il me* fait promettre par son w[a]quil, ainsi que je vous l’ai marqué*. Je vous prie, Mr, d’aider Mr Fanthome en tout ce qui dépendra de vous pour lui procurer les moyens de * le plan de Trichinapaly. Je suis persuadé de toute sa* bonne volonté

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et cet ouvrage d’ailleurs peut devenir* très utile. Je vous observe qu’il faut éviter de donner*


aucun soupçon aux Anglois et les moyens que vous employerés doivent être ménagés, crainte qu’ils s’apperçoivent de notre dessein. Je vous répète encore, Mr, que les dépenses concernant* l’artillerie me paroissent extraordinairement fortes*, apportés vos soins à cette partie et faites en sort que les dépenses 275

soient diminuées de trois quarts s’il est possible. Les cavaliers que je vous ai annoncés partent aujourd’huy, ils sont au nombre de 75 sous la conduite* de Bahou Kan* et d’Hou Kan, ils doivent encore prendre* 25 autres cavaliers qui sont à une aldée proche de* Vardachelon, ainsi il doit vous parvenir en tout 100* cavaliers qui seront commandés par le * Bahou Kan. Je compte, Mr, que cette augmentation

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de troupes vous sera pour le moins aussi utile que les 300 cipayes que vous demandés. Si vous croyés qu’il soit absolument nécéssaire de mettre du canon au petit Chiringham, placé y une des petites pièces que vous avés : je pense que cela suffira. Je suis &a. Vous renverrés icy, Mr, sous une escorte de cipayes suffisante les déserteurs que vous

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avés. Vous les adresserés à Mr de Cousson à Vardachelon, qui sous une semblable escorte doit les les envoyer à Mr Deschamps à Envdy*, lequel les fera passer icy.

[F44] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 7 may 1755. 290

La présente, Monsieur, est pour vous donner avis qu’il ne doit vous arriver en tout que 50 cavaliers maures, et c’est par erreur que dans la lettre que je vous ai écrite hier, il est marqué 100. Ces 50 cavaliers formeront deux compagnies de 25 chacune, commandée l’une


par Bahou Kan et l’autre par Hou Kan et vous aurés attention de ne les payer qu’ainsi qu’il suit. 295

A chaque cavalier par mois : 20 roupies. A chaque capitaine id. : 100. [rp.]. Tels, Monsieur, les derniers arrangements pris au sujet de ces cavaliers, le reste étant réformé. Je je reçois à l’instant, Mr, votre lettre du 3e de ce mois avec* les états et autres pièces y jointes.

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Si conformément à ce que je vous ai mandés par ma lettre du 5 de ce mois, le rhedy actuel refuse de vous payer les 31000 rp. qu’il m’a fait promettre icy par son w[a]quil, écrivés m’en sur le champ, et alors je prendrai* définitivement le parti de soutenir l’ancien rhedy et* surement je le ferai remettre en place. Je vais écrire en bons termes au Paliagar d’Arielour* afin de le faire rentrer dans son

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devoir. J’ay déjà écrit à Mr de Bussy au sujet des affaires du raja. Je compte incessamment lui écrire encore à ce sujet. J’examine actuellement vos nottes en marge de chacun* des articles de la requête d’Arombatté.

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Je suis &a.

[F44B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 8 may 1755.


Je vous envoye, Monsieur, la lettre que je vous ai promise hier pour le chef d’Arriélour, 315

je lui écrit de façon à l’empêcher de tenir dorénavant une conduite déplacée vis-à-vis de nous et je compte qu’il y fera attention : vous pourrés lui remettre cette lettre. Sur ce que vous me mandés par votre dernière du 3 de ce mois que vous avés lieu d’être content des déserteurs qui font actuellement le service, je consens que vous les gardiés, si toutes fois ils ne sont pas partis pour se rendre icy, comme je vous l’ai cy-devant marqués.

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Je suis &a.

[F45] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 17 may 1755. Je vous accuse, Monsieur, la réception de vos lettres des 5, 8, 11 et 12 du présent avec 325

la 1ère lettre cy-jointe que le rhedy de Tauréour vous a écrite. Puisqu’il paroit décidé que ce rhedy actuellement en place n’est nullement disposé à satisfaire aux engagements qu’il avoit pris avec moy et qu’il chercher à user de supercheries pour se soustraire au payement des sommes convenues ; ce qu’il vous a dit au sujet des 500 cipayes étant absolument faux et ne les ayant jamais promis ; je consens, Mr, qu’au reçu de la

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présente vous favorisiés les desseins de l’ancien rhedy qui veut rentrer en possession. En conséquence vous pouvés lui fournir les munitions qu’il vous demandera et dont vous pouvés disposer sans vous dégarnir. Vous consentirés à ce que le chef d’Ariélour et autres tier* prêtent des secours à ce qu’il leur demande et enfin vous vous comporterés maintenant de façon à faire connoître au rhedy actuel que je me suis totalement déclaré pour aider l’ancien

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rhedy à rentrer dans son premier état.


Je vous observe, Mr, que nos secours à prêter à cet ancien rhedy, doivent seulement consister en quelques munitions de guerre, encore faut-il observer des ménagements* pour éviter que les Anglois ne s’autorisent de nos démarches pour agir de leur contrée contre qui ils jugeront aproprier*. 340

De plus en vous déclarant hautement pour l’ancien rhedy vous prendrés avec lui de sûrs arrangements pour la rentrée des sommes qui nous sont dues et vous ferés en sorte que ces payements ne trainent point en longueur. Voilà, je pense, le seul parti qui nous reste à prendre *. Enfin terminer cette affaire, si suivant les futures circonstances vous prévoyés avoir besoin de nouveaux ordres, écrivés* m’en sur le champ et je vous les enverray. Ce que vous me

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demandés, Mr, pour habiller la troupe, partira dès ce* lundy pour Chiringham. A l’égard de Surapaya et Candapa ils ne sont pas encore arrivés, je les attends et son tems je vous manderai ce qui aura été terminé avec eux. J’ai besoin, Mr, de quelques éclaircissements que vous êtes* à portée de receuillir, ce qui demandent votre attention. Je voudrois sçavoir quelle est la conduite qu’ont observé* les

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Anglois depuis le 11 octobre dernier et même avant envers* les Paliagares du Maduré, du Tondaman et du Tinavelly*. Je sais qu’ils agi en contravention aux articles des traités arrétés entre eux et nous, mais je voudrois connoitre* le détail de leurs opérations, quelles contributions ont-ils* levé, quelles conquêtes ils ont fait, comment et dequel manière* [F46] ou en vertu de quel titre ? informés vous aussi, Mr, s’ils n’ont pas étendu leurs démarches

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plus loin. Les moyens les plus sûrs pour avoir des renseignements certains à ce sujet seroient ou d’entrer dans le détail de ces opérations avec un ou plusieurs officiers anglois qui s’y seroient trouvés mais avec ménagement, ou de se faire introduire par les gens mêmes du païs qui y sont intéréssés ou qui ont été témoins. Vous pouvés de plus user de ces deux moyens à la fois


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pour être plus sûr de ce que vous apprendrés. Du reste, Mr, je me repose et sur vos soins et sur votre intelligence pour avoir ces détails le plus promptement que faire le pourra. Je suis &a.

[F46] Duval de Leyrit à Goupil 365

A Pondichéry, le 19 may 1755. Sur ce que j’ai appris, Monsieur, au sujet de la conduite que tient l’ancien rhedy de Tauréour, je juge à propos de modifier l’ordre que je vous ai donné avant-hier de lui fournir les secours qu’il vous demandera. L’on m’a assuré qu’il avoit promis 150 000 Rp. tant au roy de Tanjaour qu’au chef d’Arriélour. S’ils vouloient l’aider et le favoriser de façon à ne

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pouvoir rentrer dans son premier état en parvenant à déposséder le rhedy actuel comme les* engagements et promesses ne peuvent que nuire et apporter des obstacles à l’exécution des payements qu’il doit nous faire ; je pense qu’il convient aussi de notre côté [de] temporiser et prendre de sûrs ménagements. En conséquence, [F46B] vous ne fournirés que de foibles secours à cet ancien * et en petit nombre, seulement pour faire connoitre au rhedy actuel que

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je je suis disposé à protéger son rival. Ce même rhedy actuel m’a fait présenter aujourd’huy une lettre par son w[a]quil, mais je l’ay refusée. Vous n’ignorés pas, Monsieur, que le chef d’Arriélour doit à la compagnie une somme de 40000 Rp. il faut veiller aux moyens de se procurer cette somme. Vous m’en donnerés avis

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afin que je puisse les employer en tems et en lieu.


Mr Le gris est arrivé avec les nommés Surapoya et Candapa. J’ay reçu votre lettre du 13 par laquelle vous me donnés avis de leur départ. Je suis &a. Les nommés Fléau et Valliers* sont aussi arrivés. 385

[F46B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 20 may 1755. Celui qui vous remettra la présente, Monsieur, est le nommé Vangadachelon, actuellement auprès de vous et qui est écrivain d’Arombatté. Il s’agit de lui faire payer une 390

somme de dix mille roupies par Wichety, marchand à Chiringham, et à qui cette comme a été remise par le nommé Carpoumoutayen, aure écrivain d’Arombatté. Le dit* Vangadachelon est encore porteur d’une * que le dit Carpoumoutayen écrit à ce sujet à Wichety ; ainsi vous ferés en sorte de lui procurer le payement de la dite somme de dix mille roupies afin que cet homme puisse satisfaire ses créanciers.

395

Je suis &a.

[F47] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 24 may 1755. J’ay reçu, Monsieur, toutes vos lettres des 17, 19 et 21 du présent mois, en conséquence 400

de l’état des pillages commis par les paliagars anglois sur nos aldées, j’en ai écris à Mr Pigot et je lui en demande la restitution, ainsi jusqu’à ce que je reçoive sa réponse il convient de


rester tranquille à ce sujet. Il faut seulement veiller et empêcher que ces gens là ne récidivent, mais il n’est pas encore question de les aller attaquer. Je vous donne avis, Monsieur, que j’ai pris un parti définitif au sujet des deux rhedis de 405

Tauréour et maintenant il s’agit de faire rentrer l’ancien dans son premier état en expulsant le rhedy actuel du poste qu’il occupe. Pour y parvenir avec plus de sureté voicy les moyens que j’employe. J’ai fait partir ce matin Mr Maissin à la tête d’un détachement de 300 hommes dont 200 François et 100 Allemands. Ce détachement est destiné pour relever toute votre garnison de

410

Chiringham, excepté les officiers et c’est Mr Maissin qui la ramenera icy. Mais avant d’exécuter ce projet je vais lui donner ordre de se rendre en droiture vers le rhedy actuel de Tauréour afin de le chasser et remettre en place l’ancien. De votre côté, Mr, vous préviendrés cet ancien rhedy de mes dispositions afin qu’il attaque [F47B] en même tems son rival et que cette affaire soit promptement* terminée. Vous ferés aussi préparer vos meilleurs cipayes* et

415

sur la moindre demande que vous fera Mr Maissin vous lui fournirés tous les secours qu’il vous demande* soit en hommes, soit en munitions de guerre. je vous le répète mon parti est pris. Je veux voir terminer cette expédition, même avant que les Anglois ayent* eu le tems d’en avoir le moindre avis. Je donne encore ordre à Mr Maissin après cette affaire finie, de venir sur le champ

420

contre les chefs d’Ariélour et d’Aureampsacom* afin de leur faire payer les sommes qu’ils doivent à la compagnie. Vous vous entendrés avec lui pour achever promptement les opérations, après quoy je compte que nous parviendrons enfin à être tranquille. Mandés moy, Monsieur, si ce sont les cavaliers qui vous ont quitté de leur chef pour revenir icy* ou si c’est vous qui les avés envoyés.


425

Je travaille à terminer l’affaire de Surapaya et de Candapa. Je compte vous les renvoyer incessamment mais en attendant si vous absolument besoin d’argent, voyés à vous en procurer par la voye de l’emprunt. Je vais faire traduire les deux lettres de ces noirs que vous m’avés envoyés avec votre lettre du 29.

430

[F48] Je suis charmé de ce que vous me mandés au sujet du retour prochain de nos déserteurs françois qui étoient passé dans le Tanjaour. Je ne vous envoye point d’habits pour les soldats, quand ils seront icy ont les équipera, ceux qui partent sont en état. Mr le baron de Weitz accompagne Mr Maissin ainsi que Mrs Kieser, caporal allemand,

435

Bourger et Robert autres officiers allemands. Ces 4 officiers feront partie de ceux qui composent la garnison de Chiringham. J’attends de vos nouvelles et suis &a. Mrs du Penhair et du Tilly doivent revenir avec Mr Maissin.

440

[F48] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 25 may 1755. Au reçu de la présente, Monsieur, vous ferés remettre au nommé Vengadachelon, écrivain d’Arombatté tous les papiers, taules* et autres effets qui ont été arrêtés par Mr Dusaussay sur le nommé Rameninkin. Vous vous ferés donner un reçu du tout par le dit*

445

Vengadachelon qui doit aussi vous présenter l’inventaire de tout ce qui a été saisi, ainsi la vérification sera facile à faire.


Je suis &a.

[F48B] Duval de Leyrit à Goupil 450

A Pondichéry, le 30 may 1755. Je réponds, Monsieur à vos deux lettres des 22 et 25 de ce mois. Il me semble qu’il étoit assés inutile que vous fissiés* des conditions avec le w[a]quil du vieux rhedy eu égard au parti que je prends à son sujet, puisqu’une fois cet homme mis en place nous donnera au moins les sommes dues à la compagnie, sçavoir 25000 rp. d’installation et 35000 rp.* pour la

455

redevance annuelle. Je pense que cela doitêtre ainsi s’il est possible, autrement les avantages que nous retirerions de cette expédition se réduiroient à bien peu de choses*. Vous aurés sans doute, Mr, donné avis au vieux rhedy de la marche de Mr Maissin. Afin que cet homme s’entende avec cet officier pour parvenir plus facilement à l’exécution du projet, et je ne doute pas que le tout ne soit incessamment terminé, j’attends de vos nouvelles à ce sujet.

460

J’approuve, Mr, que vous ayés précipité l’ouvrage de la digue que l’on fait pour empêcher l’inondation des aldées : la précaution est bonne et nécéssaire. A l’égard du Sr* fléau que l’on pourroit avec raison soupçonner de contribuer ou d’avoir contribué à la désertion qui est si fréquente dans vos cantons, je vais faire veiller sur la conduite de cet homme.

465

Je recevrai avec plaisir les éclaircissements que vous m’annoncés* touchant les conquêtes que les Anglois ont pu faire dans le Maduré, le Marava et le Tondaman depuis la signature des traités. Je suis &a.


470

[F49] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 6 juin 1755. J’ay reçu, Monsieur, vos trois lettres des 29 et 30 du mois dernier et 2 du présent. J’ay lu avec plaisir le détail des renseignements que vous me donnés au sujet des démarches des Anglois dans le Maduré et Tinavally, depuis la signature des traités entre les deux nations.

475

J’en feray usage dans l’occasion à l’égard du projet que vous me donnés au sujet de Mirabdouraman qui par sa position nous rend impraticables les chemins d’icy à Chiringham. Je ne puis prendre aucun parti à son sujet dans les circonstances présentes : tant qu’il restoit* tranquille il ne faut pas songer à aller l’attaquer. Ce n’est point, Monsieur, par un manque de confiance en vous et en Mr Pascaud que

480

vous n’avés point été chargés de l’expédition que j’ai remise à Mr Maissin. La nécéssité d’envoyer un détachement pour relever votre garnison m’a parue une occasion favorable pour mettre fin à toutes les tracasseries qui régnent de la part des noirs dans vos environs et j’ay choisi Mr Maissin comme ayant cy-devant suivi ces affaires et connoissant le local. Du reste soyés persuadé que je rends à vos talents et à ceux de Mr Pascaud toute la justice que vous

485

avés lieu d’attendre de moy. Suivant ce que vous me mandés par votre lettre du 2 de ce mois, j’apprends que sans le secours de Mr [F49B] Maissin, le vieux rhedy aidé par Lambert est actuellement rentré dans Tauréour et en est en possession. Je suis fier* de cet événement prématuré et j’aurois voulu que notre* projet eut eu lieu. C’est pour s’exécuter en partie que je vais donner ordre à Mr de

490

Maissin de s’emparer du Tauréour pour que nous soyons reconnus les* vrais protecteurs du rhedy qui le posséde actuellement. Il le* fera* aussi reconnoitre et l’installera ouvertement après quoy vous prendrés avec Mr Maissin des arrangements convenables et décisifs pour


procurer* à la compagnie la rentrée des sommes que ce rhedy doit lui payer. Cet objet ne doit souffir aucun retard*. 495

L’affaire des aldées de Chiringham est finie, j’en ai donné la ferme au nommé Balachetty moyennant 48 0000 roupies payables en douze termes égaux, c'est-à-dire 40 000 rp. par mois : cette somme doit être payée exactement et je compte* qu’au moyen des précautions que j’ai prises que la troupe et les autres dépenses de Chiringham ne souffriront plus aucun retard.

500

J’envoye auprès de vous, Monsieur, Mr Flacourt qui dans cette partie dois veiller exactement et conjointement avec vous au bien de la chose, je l’ai de plus chargé d’exercer les fonctions de commandant* des guerres. Cy-joint sont les ordres que je lui ai donnés : je vous* prie d’en prendre lecture et j’espère qu’en tout vous répondrés à mes vues et aux intentions que j’ai que les affaires de la

505

compagnie se terminent avec toute la régularité possible. Je suis &a. J’oubliois à vous dire qu’il conviendroit que vous vous entendissiés avec Mr Maissin pour mettre une garde françoise avec un officier à la tête auprès du vieux rhedy de Tauréour actuellement en place, si vous croyés que cet extérieur soit nécéssaire.

510

Je reviens encore à la réussite du vieux rhedy aidé par Lambert. Par quel hazard cet homme a-t-il pu porter du secours et de quel droit sans votre consentement est-il venu sur nos terres protéger cet hommes pour lequel je m’étois déclaré ? Je n’y conçois* rien et je vous prie de m’informer des circonstances de cette affaire. Je ne puis vous donner aucun ordre contre ce Lambert jusqu’à ce que je sois instruit, mais il me paroitra toujours singulier qu’un


515

partisan vienne à la tête d’une troupe favoriser sur nos terres des gens qui nous sont attachés et que nous protégeons. A l’égard des pillages commis sur nos terres par les calleres et Paliagars anglois, j’en ai écrit à Mr Pigot qui désavout totalement ces gens là, ainsi, Monsieur, vous exigerés la rentrée des pillages dont vous m’avés envoyé l’état avec votre lettre du 17 du mois dernier, des

520

personnes que vous sçaurés les avoir commis et si à* l’avenir pareils perturbateurs commettent de semblables actes, je vous autorise à les punir suivant l’usage. Toutes fois, je vous observe que si l’action paroissoit mériter attention, alors vous en differeriés l’exécution jusqu’à ce que, sur ce que vous me manderiés, j’eusse pu vous faire part de mes intentions. Je vous prie de dire à Mr Fanthome que je vais lui écrire et lui envoyer ce qu’il

525

demande ou en partie.

[F50B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 9 juin 1755. J’ay reçu, Monsieur, vos trois lettres des 3 et 5 du présent * je suis satisfait des 530

arrangements que vous avés pris avec Mr Maissin pour installer ouvertement le rhedy actuellement en place et je ne doute point qu’il ne satisfasse aux promesses qu’il a fait envers la compagnie. Je vous prie d’y tenir la main et de faire en sorte que ces sommes rentrent au plustôt. Je ne doute point, Mr, que l’absence des fermiers ne vous ai privé des secours d’argent

535

dont vous aviés besoin et j’approuve l’emprunt des 10000 rp. que vous avés été obligé de faire. Vous pouvés rembourser cette somme des premiers fonds que vous toucherés et je consens que vous fassiés usage des sommes que vous pourrés toucher du rhedy de Tauréour,


sauf à * faire la rentrée dans la caisse de la compagnie sur les premiers fonds qui vous seront remis par les fermiers. 540

Les appointemens de campagne dûs à Mrs les officiers allemands ne courent que depuis le 24 may, jour qu’ils sont sortis de cette garnison et icy l’on doit leur tenir compte de leurs appointemens de garnison jusqu’au dit jour 24 may. j’ai donné ordre pour que l’on vous envoyat* tout ce qui est compris dans l’état de demandes de Mr Fanthome. Je consens que vous gardiés auprés de vous les personnes qui vous sont nécéssaires et

545

dont partie se trouve dispersée dans les différents postes. Je suis &a.

[F51] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 15 juin 1755. 550

J’ai reçu, Mr, vos deux lettres des 10 et 11 de ce mois. Je pense que suivant les derniers arrangements pris avec Balachetti, nous ne nous trouverons plus à l’étroit comme cy-devant, ainsy il ne s’agit plus que de prendre un peu de patience. Je vous remercie des autres détails concernant Kancelin Kin* et les Anglais. A l’égard du rhedi de Tauréour actuellement en place, je suis très surpris de son

555

retardement à satisfaire à sa promesse, [F51B] il faut le presser jusqu’à ce qu’il ait payé*. Je suis satisfait de ce que vous me mandez au sujet de l’expédition de Lambert*. Je donne ordre Mr à Mr de Maissin de rester à Outatour et je lui recommande de négocier de ce poste avec le chef d’Ariélour afin d’en tirer quelqu’argent sans être obligé d’en venir à aucun


acte d’hostilité. Si cependant, Mr Maissin avoit besoin de quelques cipayes et qu’il vous les 560

demande* vous les luy feriez passer sur le champ. Vous avés très bien fait de faire revenir* aux calères ce paliagars anglais * qu’ils avoient exercés* sur nous. Je fais partir demain toutes les munitions comprises dans votre état de demande. Elles sont escortées par quelques cipayes et Mr de Saint-André commande le tout*.

565

Je vous envoye cet officier qui a des talents* pour le génie et le dessein afin d’être utile* à Mr Fanthome. Vous le comprendrez parmi* les officiers de votre garnison. Sur ce que j’ai appris Mr que l’armée anglaise étoit rentrée dans Trichenapaly* [F52] il onvient que vous vous métiez sur vos gardes. La prudence l’exige et les précautions sont toujours de saison*. Du reste je me repose sur votre vigilance et votre exactitude à prévoir ce

570

qui pourroit arriver. Mr Flacourt part aussi demain. Je suis &a.

[F52] Duval de Leyrit à Goupil 575

A Pondichéry, le 17 juin 1755. Je réponds dans l’instant, Mr, à votre lettre du 13 de ce mois. Si les nouvelles que vous m’annoncez au sujet de l’arrivée d’Andrenek* je confirme* à ce qu’il vous demande le poste du petit Chiringham. Vous vous opposerez par la voye de la négociation, c’est-à-dire en luy faisant demander s’il est porteur d’un ordre de Nandi* Raja à ce sujet, auquel cas vous

580

trainerez les choses en longueur et différerez de luy accorder le poste en question en luy


donnant à entendre que vous n’avez point d’ordre de moy et que vous allez m’en écrire. Vous en userez de même envers Nandi Raja s’il * et vous ne luy accorderez rien que vous n’en ayez reçu [F52B] l’ordre de moy. A l’égard des mouvemens que pourroit* faire le redi dépossédé, je pense qu’il ne sont 585

point à craindre. Cependant, il convient [de] prendre des précautions et en cas d’acte d’hostilité de sa part sur les terres qui nous appartiennent de la dépendance du Tauréour, je vous autorise ou à repousser cet ennemy ou à prêter des secours au redy actuellement en place si celuy-cy vous en* demande ou pour éviter toute inquiétude *. Je vais écrire à Nandi Raja pour luy déclarer* que nous sommes les protecteurs du

590

rhedy* actuel du Tauréour qu’ainsi il faut qu’il s’oppose aux desseins que pourroit avoir celuy qui est aujourd’huy déposé. J’écris à Mr Maissin de rester avec la troupe à Outatour jusqu’à ce que nous sachions ce que deviendra l’approche d’Andrenek. Ainsy Mr au cas* que vous eussiez besoin du monde pour éviter ou surprise* ou attaque, vous manderiez sur le champ à Mr Maissin qu’il vint* se

595

joindre à vous. Je* luy donne des ordres à cet égard. Toutes les munitions n’ont pu partir qu’aujourd’huy. J’y ay fait joindre deux caisses de vin rouge pour le docteur anglais à Trichenapaly. Je suis &a.

600

[F53] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 19 juin 1755.


Je réponds, Mr, à votre lettre du 14* de ce mois. Je consens volontiers que vous demandiez au rhedi de Tauréour s’il veut mériter* une vingtaine de hussards et s’il acquiesce à cette proposition je vous feray passer les selles* au premier avis que vous m’en donnerez. 605

Je suis bien persuadé qu’il n’y à rien à,craindre de la part d’Andernek et je ne crois pas qu’il s’avise de nuire au rhedy actuellement en place et que nous devons protégér ouvertement. Cependant pour prévenir ce qui pourroit arriver écriver luy de façon à lui faire connoitre mes intentions et faites luy sentir qu’il doit au contraire chercher à éloigner le rhedy depossédé étant dans la ferme résolution de repousser [F53B] cet ennemy s’il vouloit

610

maintenant faire quelques tentatives pour rentrer dans Tauréour de mon côté. J’écris fortement à ce sujet Nandi Raja. Il est essentiel, Mr, d’éviter que les Anglais se mêlent en aucune façon de nos affaires actuelles soit du côté du Tauréour soit du côté du Maissour, cet objet mérite toute votre attention.

615

Mander moy ce qui compose l’armée de Lambert. Il est bon que le corps des troupes reste en campagne pour en imposer* au rhedy dépossédé et protéger les aldées dépendantes du Tauréour. Je suis &a. P.S.

620

Je vous recommande, Mr, de veiller ou de faire veiller à ce que Mr de Saint-André ne s’écrate point du camp à moins qu’il ne soit accompagné d’un ou pusieurs officiers.

[F53B] Duval de Leyrit à Goupil


A Pondichéry, le 22 juin 1755. 625

J’ai reçu, Mr, votre dernière en datte du 17 de ce mois. Vous pouvez laisser subsister* l’ordre que vous avez donné que les nouveaux fermiers ne touchent en aucune façon aux aldées destinés pour la subsistance des deux pagodes. Si Mr Flacourt ou Balachetti m’en écrivent je verray quelles peuvent être leur raisons et alors il sera toujours tems de prendre un party à ce sujet.

630

J’auray égard, Mr, aux bons témoignages que vous me donnés des services du Sr. Cabaut*. Je suis &a.

[F54] Duval de Leyrit à Goupil 635

A Pondichéry, le 24 juin 1755. Je réponds, Mr, à vos lettres des 16, 18 et 24* de ce mois. Je ne conçois rien à la lenteur des nouveaus* fermiers icy*, au manque de parole du rhedy actuel de Tauréour pressez ce* dernier vivement et faites vous fournir par les fermiers actuels l’argent dont vous aurez besoin. Mr Flacourt doit-être maintenant auprès de vous et c’est à luy à qui il faut vous

640

adresser. Je vais donner ordre pour vous faire parvenir ce que vous me demandez pour [F54B] nos prisonniers à Trichenapaly. Je vous remercie des nouvelles que vous me* donnez au sujet des anglais *. J’ai lieu de croire que celles qu’ils divulguent sont souvent* apocriphes.


645

A l’égard des 4 déserteurs français venant de chez les Anglais vous auriez du conformément au cartel les renvoyer et c’est ce qu’il faudra exécuter à l’avenir. Je suis &a. P.S. Comme voilà les trois mois que vous deviez rester à Cheringha bientôt expirer, je ne

650

tarderay pas à vous faire relever.

[F54B] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 27 juin 1755. Je réponds, Mr, à vos deux lettres des * et* 24 de ce mois. Quoiqu’il paroisse suivant ce 655

que vous avez apris qu’Adernek eut chas* de dessein et qu’il marche d’un autre côté. Je pense que vous ne cessez de le savoir* dans sa marche et que vous avez des espions en campagne pour être informé [F55] même s’il est possible de s’en dess*. Cet objet mérite d’être suivi de près. Je suis ainsi que vous très disposé à croire que l’armée anglaise ne se retirera pas tant

660

que Mr Maissin restera en campagne. Je vais donner ordre pour vous faire parvenir les 20 selles* dont vous avez besoin pour les 20 chevaux que le rhedi de Toréour est prêst à fournir à nos hussards. Il est bien certain, Mr, que je suis très surpris de la lenteur du rhedi à satisfaire à ses engagemens* et je ne puis trop vous recommander d’exiger les sommes qu’il vous a

665

recemment promis conformément aux deux billets que vous m’avez envoyer. Il faut absolument qu’il paye aussitôt l’échéance des termes, sinon il auroit lieu de se repentir.


Aussitôt la présente reçue, Mr, vous réitererez avec menaces au chef de la cavalerie maysourienne qui a osé venir arracher le pavillon français qui étoit dans une des aldées du Tauréour et qui a pillé la dite aldée, vous exigerez de luy [F55B] qu’il répare cette entreprise 670

sur le champ. En même tems vous ferez courir le bruit que vous avez ordre de ma part ainsy que de Mr Maissin de tomber sur ce chef pour le punir sévérement de sa témérité au cas qu’il refuse de réparer sa faute. Je pense que cette feinte est nécéssaire avant de se* déterminer à aucune démarches mais si je* n’avoit point le succés* que j’en attens écrivez moy et je vous donneray des ordres positifs pour les nouveaux renseignemens que vous me donnerés au sujet

675

de cette afaire. J’en préviens* aussi à l’avance Mr Maissin. J’écris à Mr Flacourt pour qu’il ait cesser ou faire cesser ses poursuites contre les gens chargés des affaires de Surapaya jusqu’à ce que ce dernier ait achevé de régler ses comptes avec la compagnie. Ainsy tacher de faire revenir le nommé Ramelingue Mondely* pour que cet homme puisse suivre les affaires dont Surapaya l’avoit chargé.

680

Je suis &a.

[F56] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 30 juin 1755. Le porteur de la présente, Monsieur, est le nommé Balachetti, fermier des aldées de 685

Chiringham. A son arrivée vous vous entendrés avec Mr Flacourt pour le faire reconnoitre et vous l’aiderez de ce qui peut-être en votre pouvoir pour les arrangements et renseignements dont-il pourroit avoir besoin. Je suis &a.


690

[F56] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 1er juillet 1755. Je réponds, Monsieur, à vos deux dernières des 26 et 29 du mois dernier. Il est prudent que vous aiez des espions en campagne qui vous informent exactement des mouvemens et démarches d’Andrenek, c’est aussy ce que vous recommandrés* à Mr le * d’Haramburg

695

lorsqu’il va arrivé. Je viens de donner un ordre très précis à Mr Flacourt pour qu’il se rende à Cheringham. Je compte qu’il ne tardera pas et qu’à son arrivée il vous procurera l’argent dont vous pourrés avoir besoin. A l’égard du basard je n’ay point* entendu en priver le commandant de *, il convient

700

seulement que le rentier s’entendent* à ce sujet avec le dit commandant. J’ay instruit, Mr d’Haramburg qui * de l’affaire du rhedy actuel du Tauréour et l’ay prévenu des préparatifs que fait celuy qui est déposé. Il a ordre de soutenir celuy en place et mesme de fournir quelques troupes à Lambert si ce dernier pour terminer* cette affaire à besoin de secours. Si d’icy à l’arrivée de Mr d’Haramburg, le rhedy déposé vouloit remuer et

705

en venir à une affaire avec Lambert, alors, Mr, vous fourniriés les secours que vous envoies *. J’apprend avec plaisir que le rhedy actuellement en place est entré avec* vous en paiement, il faut exiger à terme l’exécution des arrangemens qu’il a pris avec nous. Il sera bien, Mr, qu’avant votre départ de Cheringham, vous preniés des précautions pour terminer avec les nouveaux fermiers ce* qui a rapport à la régie des anciens, il faut en*

710

finir définitivement avec ceux-cy.


J’écris à Mr d’Haramburg vous con*, Mr, les ordres et instructions que je luy ay donné, vous voudrés bien luy procurer les* [F57] connoissances et renseignemens dont il peut avoir besoins.

715

[F57] Duval de Leyrit à Goupil A Pondichéry, le 11 juillet 1755. J’ay reçu, Mr, vos deux lettres des 2 et 6 de ce mois. Puisqu’enfin Mr Flacourt et Surapaia sont arrivés à Cheringham, il convient qu’avant votre départ vous vous entendiés avec Mr d’Haramburg pour mettre toute chose en règle tant avec les anciens fermiers qu’avec

720

les nouveaux afin que dans la suitte il ne soit plus question d’aucune difficulté. Je souhaitte aussy que les fermiers qui ont du rentres* puissent satisfaire à ce dont vous étiez à découvert et je compte que pareil retardement n’aura plus lieu*. Il convient, Mr, que vous fassiés veiller sur Surapaia jusqu’à ce que tout soit terminé avec luy.

725

J’attends toujours de vos nouvelles au sujet de l’action violente commise par le chef de la cavalerie maysourienne. Je vous ay mandé par ma lettre du 29 juin ce qu’il convenoit de faire à ce sujet.

[F57] Duval de Leyrit à Goupil 730

A Pondichéry, le 15 juillet 1755.


Je réponds, Mr, à vos trois dernières lettres des 8, 9 et 10 [F57B] du présent. Vous avés bien fait de remettre à Mr Flacourt les deux billets du rhedy actuel du Tauréour et les autres pièces qui ont rapport à ces affaires. Ce sera à prendre* à mon * Mr Flacourt à se procurer exactement la rentrée des sommes qui nous sont dues de ce rhedy. Je suis charmé d’apprendre 735

que Mr Flacourt ne ménage rien pour vous procurer de l’argent. Puisque les bruits qui avoient eu* au sujet d’* et entreprises faittes par la cavalerie maissourienne se trouve faux il est inutile d’y songer. Ce que vous me mandés, Mr, au sujet des dommages causé par le défaut des réparations à faire à la digue me paroit mériter attention. J’examineray cette affaire, mandés moy quels*

740

recours on pourroit avoir sur ce Surapoia * les brames des pagodes qui, dites-vous sont* le seuls à qui l’on puisse reprocher cette * . Je vais partir au garde magasin au sujet* des deux caisses de vin qui ne vous sont pas encore parvenues. Je vous ay mandé, Mr, par la mienne du 11 de ce mois qu’il falloit veiller sur Surapoia

745

jusqu’à ce que tous les comptes fussent terminé*. Ce que vous me marqués à son sujet exige méfiance*. Je vous réitére cet ordre particulier afin que [F58] nous ne devenions pas la dupe de ces gens là. Mr Fanthome restera à Cheringham jusqu’à nouvel ordre. Il suffira que Mr d’Haramburg susse veiller sur la conduitte d’Andrenek puis que

750

suivant le rapport de vos espions il paroit tranquil. J’ay recommandé qu’on envoia les habillemens qui reviennent aux sergents denommés dans votre état.


Je vous remercie, Mr, des nouvelles que vous me donnés de la marche de l’armée angloise. Il n’y a rien à craindre de la part des troupes qui sont dans Trichenapaly. 755

Je suis &a. Pour copie DUVAL DE LEYRIT.

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