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mobilisation(reel,virtuel)=espace public

C:\ Alexandru Senciuc 11412 C:\ seminaire, pole AAP, 2011 C:\ Chris Younes, Catherine Zaharia, Anne Tuscher


TABLE DE MATIERES

1. VIRTUEL+REEL=<3. Observations sur les dynamiques contemporaines.

La Révolution du Monde Arabe. La matérialisation d’un idéal. Internet et contemporanéité. Etat des lieux

1. L’EXPERIENCE D’UNE ACTIVITE MINORITAIRE. Tracer les grandes lignes. Les origines Concept BAP Evolution

1. MOBILISATION. Entre point et surface. Violence. Critique sur le contemporain Mobilisation, subst. fém. = Mobilisation systémique Conclusion et problématique

1. METHODE, QUESTIONNEMENTS et REFERENCES

REFERENCES COMPLETES


1. VIRTUEL+REEL=<3. Observations sur les dynamiques contemporaines.

La Révolution du Monde Arabe. La matérialisation d’un idéal. Les derniers mois nous avons été les témoins de la Révolution du Monde Arabe. Commençant avec les premiers protestes en Tunisie en janvier 2011 nous avons vu comment la révolution a évolué afin de capter presque toutes les 22 pays arabes dans un tsunami médiatique qui a eu place presque entièrement sur Internet. Comment est-il possible ? Des études récentes1 montrent que la technologie devient de plus en plus commune dans les pays arabes. Pour exemple, dans le Moyen-Orient, même les ouvriers ou les servants domestiques possèdent un portable. Les statistiques montrent que la moyenne des textes envoyés par jour a monte jusqu'à 40 messages. Leur usage montre une grande diversité a partir des félicitations d’anniversaire jusqu’aux messages de mobilisation pour différents protestes. Ensuite, la croissance du nombre des internet cafés et point d’accès publics à l’internet dans les zones rurales et périphériques a ouvert la possibilité d’accès à la technologie pour un public beaucoup plus large. Les estimations montrent qu’environ 80% de toute activité enligne dans la région se passe dans ces endroits et qu’un adulte peut rester 40 heures par semaine sur Internet. En plus entre 2007 et 2010 la demande pour la technologie a vu de procentages de croissance de 4500% (en Maroc), mais l’expérience a prouve que l’accès facile a l’internet seulement n’est pas un facteur déterminant pour la révolution. Conforme aux critères de FreedomHouse2 la majorité des pays arabes ne se trouvent pas dans une situation de la « liberté ». Au même temps, l’usage de l’internet par le grand public est devenu de plus en plus varie et de plus en plus significatif commençant avec la recherche d’emploi et terminant avec des nouvelles relations d’amitié. Avec les premiers articles de proteste politique, qui font donc la transition d’un domaine domestique vers le domaine public, on observe une réaction agressive de l’état : a partir de 1997 des arrêts de différents journalistes charges pour « distribution des fausses nouvelles » ou « mise en danger de l’état ». Ces événements beaucoup médiatisés via l’internet ont créé un écho dans l’opinion publique qui mettait en évidence l’autoritarisme de l’état. A la fin on découvre un contraste entre le régime politique des pays arabes, ferme et autoritaire, et l’internet avec une forme de liberté totale, voir anarchique. Les événements nous ont montre que l’internet, a travers ses utilisateurs, peut être un instrument capable de changement politique, de former de nouvelles sociétés, d’libérer le pensée, une manifestation d’un idéal dans l’espace réel. Au même temps, comme exemple singulier dans l’histoire, il faut observer aussi que cet instrument a été relativement neuf (donc pas totalement approprie) et qu’il a « fonctionne » sous la contrainte d’un régime.

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WHEELER Deborah, Internet and mobilization in the Arab World: A view from internet cafes in Jordan and Egypt, United States Naval Academy, 2007 2 Organisation indépendante internationale qui regarde le procentage de liberté dans chaque institution. www.freedomhouse.org


Internet et contemporanéité. Etat des lieux Facebook marque la fin d’une étape de fusion entre l’espace réel et l’espace virtuel. Pour donner quelques statistiques, le nombre total des utilisateurs d’internet a augmente de 360 millions de personnes en 2000 a 2.1 milliards en 2011, qui comprend 30% de la population planétaire et une croissance de 480%3. Facebook, apparu en 2004 dans le campus d’Harvard, en juillet 2009 a monte jusqu'à 250 millions d’utilisateurs et en juillet 2010 jusqu'à 500 millions d’utilisateurs4. En moyenne aussi chaque utilisateur reste environ 45 minutes par jour sur facebook, cadre dans lequel il produit 90 morceaux de contenu et il reagit dans 80 pages publiques, groupes et événements. Mais ou se situe-t-on historiquement par rapport à ce moment ? Le monde réel est forme par des atomes. La terre a une surface, un volume, des villes, des forets et des eaux, avec lesquelles on agit directement : on les voit, on les écoute, on les sent, on les touche. De l’autre cote le monde virtuel est forme par des octets5. C’est un monde en permanente expansion et diversification et qui gagne de plus en plus d’importance dans la société. Avec ce monde on agit toujours indirectement à travers des différents outils. La conséquence immédiate de l’apparition de ce deuxième monde se trouve dans la mobilité, notamment dans la mobilité de l’information (vitesse d’échange). L’interaction dans ce deuxième monde se passe toujours indirectement, à travers un apparat. Le premier ordinateur (domestique) a apparu dans les années ‘80, avec une interface primitive textuelle. Il a évolué dans des variantes compactes avec une technologie qui a permis de visualiser les photos et finalement les vidéos. L’apparition de l’internet dans les années ’90 a été aussi initialement sous forme de texte et ensuite des images et des videos. La même cyclicité se développe pour les portables. On peut observer alors qu’a travers chaque media il y a le même modèle d’aller vers le plus compacte, ou les plus efficients, et au même temps de multiplier les possibilités. Ce processus s’inscrit dans une ligne qui part de l’être humain à l’être cyborg6. Le graphique de l’évolution de l’internet montre une évolution lente avec des moments de discontinuité. Le premier moment d’organisation de l’internet a été l’apparition du domaine « .com » en 1984 dans une tentative de régulariser la notion de propriété de l’espace virtuel. Cette distinction entre domaine pour les compagnies (.com), les organisations (.org) et les sites de l’état (.gov) ou les organismes éducatifs (.edu) ont été les premières modélisations de l’internet d’aujourd’hui7. Jusqu’en 1992 le nombre total des domaines n’a pas dépassé 15000 mais il a continue de monter jusqu'au million en 1997, dans le moment du Boom Internet. Dans ce moment environ 20 millions domaines ont été ouverts dans une période de deux ans. Ce phénomène a même créé un autre appelle « cybersquatting » ou les noms les plus connus ont été acheté 3

http://www.internetworldstats.com http://www.facebook.com/press/ MAEDA, John, A+B+C, Adobe Museum of Digital Media, http://www.adobemuseum.com 6 Dans un raccourci vers un chapitre suivant, l’ouvrage sur la relation entre le corps et l’écran de Michèle White va nuancer le regard sur cette question d’actualité. 7 http://www.25yearsof.com 4 5


pour un prix dérisoire par des différentes personnes et revendus aux grandes compagnies pour des sommes fabuleuses, dans la manière dont le territoire des Etats-Unis d’aujourd’hui a été occupe. Les domaines de l’internet ont constitue et constituent encore les blocs de construction pour le monde virtuel d’aujourd’hui. Apres la période de boom, l’internet est revenu à une croissance plus calme pour arriver au présent à un nombre total de 130 millions des domaines actives8. Il s’agit surtout d’un territoire en transformation : par rapport a ces 130 millions domaines actives, il y a 400 millions de domaines supprimes. Du point de vue social, la première distinction qui peut se faire est entre les sites web destines pour la production du contenu et les réseaux sociaux destines pour la communication. Au début, en 1988, les réseaux sociaux étaient des organismes plus ou moins indépendants du World Wide Web, de petite échelle, souvent sous les formes de logiciels réunissant les habitants d’un certain quartier. La transition, aux vraies réseaux sociaux dans le sens majoritaire, a commence avec les sites de rencontre. On peut observer comme cette transition de local vers le global se fait aussi dans le sens de la multiplication des intérêts. La petite échelle des réseaux locaux montre une activité précise, inscrite dans un contexte particulier, en temps que les réseaux sociaux majoritaires actent comme des plateformes de communication. Si la décision générale pour s’engager dans une telle dynamique peut paraitre évidente, avec des arguments comme la mobilité, la proximité, l’entourage et la gratuite du système, le choix pour un environnement particulier et ensuite la croissance d’activité de chaque individu sont des questions plus difficiles à répondre. Les questions qui sortent a ce point sont : Comment réussirent-ils stimuler l’individu de réagir avec les autres ? Quel est le rapport entre le soi virtuel et le soir réel ?

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http://www.domaintools.com


2. L’EXPERIENCE D’UNE ACTIVITE MINORITAIRE. Tracer les grandes lignes.

Les origines P(i)lot architecture platform a ses racines dans les discussions entre les étudiants dans les couloirs de l’école. De manière similaire avec les salons du 19eme siècle, les couloirs de l’école sont des environnements sociaux généralement perçus comme des lieux de rencontre. Dans l’école d’Ion Mincu (Bucarest), le caractère spécifique de l’usage crée une dualité : les ateliers, comme une scène, et les couloirs, comme les coulisses. C'est-à-dire, dans l’activité générale dans l’école, les ateliers sont des espaces bien délimités, paramétrées, avec une activité spécifique, qui les transforment en espace pour la production. En même temps, le fait d’avoir ces espaces bien délimités pour un certain type d’activité, produit une séparation plus nette des usages entre ces types d’espace et les couloirs. Si l’espace de l’atelier est un espace intérieur, les couloirs sont des espaces extérieurs9. Ca qui se produit est un détournement de la fonction initiale de l’espace, comme circulation, vers un espace pour l’interaction sociale10. A la base de ces discussions entre les étudiants se trouve la relation de l’amitié11. La relation d’amitié engage l’intime. La relation d’amitié est toujours à l’aise. Cette relation au niveau de l’école crée une relation de confiance générale, par l’articulation des multiples relations, donc de libre interaction entre les acteurs. La critique sur ce type de discussions est que, même si elle engage les gens au niveau intime, qu’ils se sentent a l’aise dedans, ce type de discussions n’est pas productif ni suffisamment ouvert. Les discussions n’ont pas un caractère productif, elles ne sont pas programmes, fait qui veut dire qu’elles ne seront pas que des discussions éphémères. Les critiques faites sur des différents sujets restent que dans l’éphémère, sans aboutir à une certaine finalité. Ensuite, avec le temps12 cet enchainement des relations d’amitié arrive à s’enfermer en boucles. Les choses se décantent, les gens changent et les groupes des amis deviennent de plus en plus restreints. Avec l’effet de masse, les sujets de discussions deviennent de plus en plus triviales, de plus en plus flous. A la fin, les individus changent, la société reste la même.

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D’ailleurs, en paramètres de l’espace, les couloirs sont dessines pour être assez larges, avec des poches de repas, En fin avec des spécificités qui les rendent plus comme des lieux de passage, des tonneaux, mais plutôt des rues intérieures. 10 L’histoire récente de Roumanie rende une autre perspective sur l’espace public vers une régression et une déviation générales qui font l’appropriation (de l’espace public) par des individus physiquement et mentalement presque impossible. Référence : Ciprian Mihali, La fantôme de l’espace public. ciprianmihali.blogspot.com 11 References pour la relation d’amitie : Stivale J. Charles, Gilles Deleuze’s ABCs : The folds of Friendship. Foucault Michel, Friendship as a way of life. 12 Tenant compte de l’ephemerite de l’événement et de relations concernant la période d’enseignement de 6 ans, en combinaison avec l’effet générationnel.


Concept Le concept de p(i)lot architecture platform est de créer une extension de ces discussions a travers une plateforme conçue comme un cadre suffisamment accessible, donc public, mais en même temps de les rendre productives, constructives13. Ce territoire va se baser sur la même logique d’interaction avec les discussions dans les couloirs de l’école : la relation d’amitié. Enfin, une fois ce territoire constitue, il pourra servir comme un outil d’interaction sociale avec une intentionnalité déclaré vers l’agir ensemble. Dans une couche secondaire, comme une telle approche n’est pas le seul de l’histoire, le but a été aussi d’explorer a travers différents outils les limites de nos possibilités et d’essayer de les franchir. La fragilité de notre projet14 nous a conduits à l’idée d’installer ce territoire dans l’espace virtuel. D’un seul coup, la nouvelle problématique qui se pose se trouve à la frontière entre espace réel et virtuel. Déjà, les possibilités peuvent être vues : avoir une adresse sur internet veut dire qu’on a accessibilité permanente et facile. En plus, les matériaux publies peuvent être consultes par tous tout le temps. Chaque projet qui présuppose la participation des autres et qui évolue avec le temps a besoin d’un début qui fait preuve de sa légitimité. Dans ce cas, l’introduction a été faite a travers la production d’information vue généralement comme génératrice des discussions. Cette production a été repartie dans 3 outils : une revue enligne, un blog (uwtbdw) et les événements. La revue est une collection des articles écrites par des étudiants, professeurs et professionnels qui sont publies en exclusivité dans cette revue. Elle représente notre propre production d’information. Les articles sont partages en 4 catégories qui commencent avec le Symposium, une discussion que nous avons organise en réalité et translate dans l’espace virtuel. Ces discussions représentent un point important dans notre démarche auquel on va revenir plus tard. Les entretiens représente le regard extérieur, les articles Concept représente le regard actuel et futur, les articles Archive le regard passe. Le blog uwtbdw (using walls to bring down walls) est un filtre subjectif d’information trouvée sur internet. Les articles sont repris des plusieurs sites web et rediffusés sur le notre. Ce blog veut être un model d’interaction avec les autres dans le sens ou ce n’est pas que nous qui peuvent formuler des articles, mais tout le monde, a partir de la demande d’autorisation. Comme notre activité se base principalement sur celle de la communication, nous avons voulu constituer aussi une section appelée Evénements qui dans un premier temps représente une collection des événements ou nous avons participe et âpres enregistre pour rediffuser enligne. Les événements sont organises aussi par des autres acteurs avec lesquels nous sommes en relation, donc les événements représente aussi pour nous une modalité d’insertion dans les réseaux locales des acteurs.

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Ici dans le sens ou, elles peuvent servir comme des outils de recherche ultérieure En termes socio-économiques, il s’agit d’une activité sans budget, seulement avec des ressources humaines.


BAP Apres un an d’activité des nouvelles relations se sont établies avec des nouveaux acteurs et BAP est ne. BAP représente une liaison entre 3 villes, 3 cultures, 3 organisations sous le toit de la même maison internationale et virtuelle. Encore une fois ici, le but a été d’enrichir notre expérience personnelle avec celle d’autres pays, mais aussi de créer une liaison plus ouverte et directe entre les étudiants de ces trois villes en s’appuyant sur les réseaux déjà créés par les trois organisations existantes : p(i)lot architecture platform, le corbuzies et asso 6. On peut voir déjà comme ici le territoire virtuel joue un rôle beaucoup plus important : de réunir sous une forme virtuelle des territoires qui physiquement sont très éloignés. Evolution L’expérience nous a montre le fait simple que même s’il y a un grand intérêt manifeste pour nos sujets de discussion, nous n’aurons pas forcement la participation voulue de la part du public. Souvent, après un grand travail nous nous sommes trouves avec beaucoup de visualisations sur le sujet, mais presque jamais avec une réaction pertinente par rapport au sujet propose. La réalité de notre projet est le fait de se trouver parmi d’autres actions similaires, dans quelque chose qu’on ne peut pas appeler une marche, mais plutôt une scène a plusieurs échelles : locale, nationale, globale. En qualité des acteurs sur cette scène de la « production de culture » nous avons la possibilité de se mettre en évidence mais aussi l’obligation d’actionner a l’intérieur d’une certaine logique15. Cette logique de fonctionnement et d’image sert à pouvoir être repéré, mais aussi pour pouvoir agir dans un tel milieu. Dans cette dynamique le projet a évolué dans un premier temps a partir d’un centre, l’adresse web, vers des dizaines d’autres milieux d’une manière tentaculaire pour pouvoir couvrir une plage plus grande de la distribution de l’information. Nous avons commence avec les petits groupes enligne16 qui se forment comme des petites communautés qui tournent autour d’un intérêt commun et qui dans la plupart du temps ne sont pas utilises pour des conversations, mais plutôt pour échange d’information. Apres nous avons passe a des différents outils de distribution d’information : newsletter, différentes réclames, etc. Cette tentative a donne des résultats locaux mais pas a cause de la spécificité des outils, surtout a cause de son caractère neuf, fait qui renvoie a la cyclicité de la curiosité initiale qui après s’aplatisse totalement. Petit a petit nous avons passe d’un approche centralise a un approche plus vers le rhizome17 par l’extension vers des différents milieux de discussion. L’avantage immédiat ici est de pouvoir s’installer dans certaines structures sociales qui ont déjà un mécanisme pour faire agir ensemble. Un des plus connus exemples est facebook qui a déjà dépassé la notion de

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Référence au concept de pattern fait par Gustave le Bon dans son livre « The Crowd ». Notamment avec Yahoo groups. Les groupes fonctionnent sur base de membres, elles peuvent être de n’importe Quelle taille, elles comprennent des outils comme une capacité de stockage enligne, l’outil de pole de Questionnement etc. 17 Dans le sens ou le rhizome s’oppose au système traditionnel arborescent et développe des relations planaires Transversales. D’après Gilles Deleuze et Félix Guattari. 16


réseau sociale et qui est devenu un territoire global en permanente expansion18. Les autres exemples fonctionnent d’une manière similaire, dans la méthode générale de faire provoquer les discussions utilisant des différentes techniques de stimulation19. Cette extension a été faite de la même manière vers les acteurs avec des activités similaires. Toute cette activité a métamorphosé d’une activité unilatérale pour l’une multilatérale, ou un morceau d’information est distribue a travers plusieurs milieux de discussion et interpelle quelques milliers de personnes. L’effet qui n’a pas pu être prévu a été le fait que avec la fluidisation de l’information vient aussi la trivialisation, la vulgarisation. De plus en plus la quantité d’informations a gagne contre la qualité. Les discussions retournent vers l’état initial, elles ne sont plus productives. C’est ici qu’on s’est rendu compte de l’échelle temporelle de notre intervention dans la manière de s’inscrire dans une cyclicité.

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Je fais référence ici seulement a sa taille, pas tellement au mode dont il est gouverne. Ces techniques de stimulation sont ici le point clef du succès de ces grands réseaux virtuels et vont être étudiées dans un chapitre suivant. 19


3. MOBILISATION. Entre point et surface.

Violence. Critique sur le contemporain Il y a deux types de violence dans le monde. Les attaques terroristes, les crimes, les guerres civiles, les révoltes, les protestes, les cataclysmes, les révolutions, les pandémies, les accidents environnementaux constituent une première catégorie, celle de a violence subjective. Regardant ce spectacle ennuyeux de la scène mondiale, nous nous perdons et nous devions petit à petit vers nos propres intérêts. Nous devenons ignorants et ridicules en face de tout le monde. Slavoj Zizek montre dans son livre20 comment a travers nos réactions violentes en face de la violence subjective, nous mêmes devenons des agresseurs et ne pas simplement des spectateurs. Zizek montre une deuxième forme de violence, qu’il appelle violence « systémique », comme une forme invisible dans le commun. Par exemple, il demande aux libéraux occidentaux d’arrêter avec les réactions dramatiques en face des certains sujets et de se réorienter vers la vraie substance de la situation globale. La question qui se pose est sur l’idéologie du faux acte humanitaire ou la prêche la plus commune est sur le besoin d’aider les autres. Zizek s’oppose fortement à la réduction de l’amour pour les autres que pour l’intérêt personnel, les relations hypocrites entre Israël et Palestine ou l’apparente philanthropie libérale de Bill Gates ou George Soros. La fin de ce livre montre une conclusion désolante. En face de la « violence divine », un appel pour la force morale d’assumer individuellement chaque décision, Zizek nous conseille de faire rien disant que des fois rien faire est le geste le plus violent de tous. Comme Zizek est une personne qui aime bien jouer la carte de l’humeur, je considère que ce fin, en soi même, est destine pour la provocation. C’est appel a la tranquillité, comme solution générale pour toutes les problèmes, fait d’une manière provocatrice reprend le même processus mondial, qui nous provoque les réactions d’outrage, et le redirectionne vers la violence systémique. En disant de rien faire, il applique la psychologie inverse pour provoquer une réaction.

Mobilisation, subst. fém. = A. – DR. CIVIL. Transformation, par convention, d’un bien généralement considéré comme immeuble par la loi en bien meuble ; résultat de cette action B. – 1. DEFENSE. Mise sur le pied de guerre d’une partie ou de l’ensemble des forces armées d’un pays ; affectation de chaque citoyen qui y est apte, a un poste militaire ; résultat de cette action. Mobilisation générale, partielle ; mobilisation des réservistes ; décret, ordre, plan de mobilisation ; décréter la mobilisation.

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ZIZEK Slavoj, Violence, Profile Books Ltd., London, 2008


2. Au fig. Fait de faire appel à toutes les forces physiques ou intellectuelles d’une personne ou d’un groupe de personnes pour faire face a une situation difficile. Mobilisation des forces vives de la nation ; mobilisation des ressources. C. – Fait de se rendre ou d’être rendu mobile. 1. [Gen. a propos d’un groupe soc.] Fait d’être mis ou de se mettre en mouvement en vue d’une action concertée. Mobilisation des masses, des travailleurs. 2. Spécialement a) FIN. et DR. CIVIL. Action de provoquer des mouvements de valeurs ou de biens afin de se procurer des liquidités ou d’effectuer de nouveaux placements ; résultats de cette action. b) MÉD. Fait de rendre plus mobile le corps ou une partie du corps à l'aide de massages ou d'exercices. Mobilisation active, passive. c) PHYSIOL. Mise en mouvement et transformation de substances de réserve dans l'organisme21. Un mot qui étymologiquement provient de la mobilité et d’action, il a été utilise historiquement dans le contexte militaire comme mobilisation des troupes. Avec le temps le terme a été attribue aussi a la population dans les mouvements de proteste. Le mot, donc renvoie par association a des importantes valeurs universelles, comme la liberté, la démocratie, l’égalité, et au même temps exprime la prise de position pour ces valeurs contre une menace. La mobilisation représente une étape essentielle dans le processus d’une révolution comme déclencheur. Du point de vue logistique, elle représente aussi le point plus faible d’une révolution parce qu’il s’agit de l’étape de passage d’une situation ante-révolutionnaire a une situation révolutionnaire. La mobilisation représente un processus qu’on utilise pour changer quelque chose. Dans la décomposition de ce processus on distingue une première étape d’insatisfaction d’un groupement des personnes avec une certaine situation. Ce groupement des personnes insatisfaites doit grandir jusqu’au moment critique ou il présente soit un lien très fort entre ses membres soit un nombre des membres suffisamment grand pour être pris en condition, ou être considéré majoritaire22. Ensuite, ce groupe des personnes va organiser le mouvement de proteste. Dans le mouvement on distingue le but (ou les buts), mobilisation elle-même, la démonstration, la négociation (étape non-essentielle) et les résultats. Cette révolution alors, à partir de cette deuxième étape est un processus plus ou moins défini, dans le sens où les variables (dans le cas de succès ou même d’échec) sont minimales.

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Site web du centre national de ressources textuelles et lexicales, http://www.cnrtl.fr LE BON, Gustave, La psychologie des foules, 1895


En résumé, l’image qu’on se forme sur la mobilisation est celle d’un processus défini : un groupe d’acteurs comme initiateurs, une méthode (simple ou complexe), un deuxième groupe d’acteurs comme groupe cible et un but (ou plusieurs). L’intentionnalité universelle de ce processus est de convaincre autres personnes de joindre une certaine action. Dans le monde arabe nous avons vu que la mobilisation prend souvent la forme des réseaux sociaux enligne. Les dernières innovations en terme de technologie d’interface et technologie numérique ont optimise le processus de mobilisation en réduisant la temporalité de la méthode de quelques mois a quelques jours et tout en minimisant les prix. Campact23, une organisation allemande qui s’occupe de l’organisation des protestes montre a travers quelques outils cette accessibilité. Une révolution européenne qui a commence en Espagne, Democracia Real Ya24, qui a lieu en ce moment se fait toujours a travers les moyens de l’internet.

Mobilisation systémique Nous avons vu, alors, que pour des situations spécifiques il y a toujours des solutions. La mobilisation des masses trouve toujours des moyens pour capter un nombre important des personnes. D’une autre cote, avec la critique fait par Slavoj Zizek sur la violence systémique nous avons vu l’absurdité d’un système qui créé l’ignorance et qui transforme chaque personne dans un agresseur. La pratique dans le cadre du p(i)lot architecture platform et dans la communauté BAP nous avons expérimenté l’existence d’une cyclicité dans le regard public qui amène vers la perte totale d’intérêt pour un certain sujet. De la même façon que Slavoj Zizek met en évidence la violence systémique, on met en évidence une forme de mobilisation aussi terrible et aussi globale : la mobilisation systémique. Cette forme de mobilisation se manifeste, bien sur, au niveau quotidien et a chaque échelle. Du point de vue de la violence, elle représente tout le système médiatique de distribution, stimulation et motivation du grand public pour les différents problèmes. La mobilisation systémique est un organisme plus primitif en comparaison avec les formes actuelles de mobilisation pour des différentes situations : elle ne parait pas d’avoir une finalité et les groupes d’acteurs qui créent des différentes actions et méthodes sont en déplacement permanent selon les différents cyclicités. Le seul constant reste dans son logique intrinsèque : la croissance permanente. Comment se manifeste-t-elle ? Un premier exemple se trouve dans l’enchainement des grands réseaux sociaux : facebook, twitter, youtube etc. Pour chaque de ces réseaux on se trouve en face des techniques de stimulation d’interaction production et distribution du contenu. Ensuite, avec des applications transversales, chaque réseau fait une connexion avec l’autre afin de couvrir une plage de plus en plus large. A l’échelle individuelle, on peut se trouver a un moment donne sur un article dans un journal, en cliquant sur le bouton « Like » de le partager sur le mur du compte facebook, qui pourrait être lie a un autre compte sur twitter, ou un ami 23 24

http://www.campact.de Democracia Real Ya, http://www.democraciarealya.es/


offre une réponse sous la forme d’un vidéo sur youtube, qui va générer après une discussion sur flickr, et tout cela dans le cadre de quelques minutes. Le fait d’être entre des amis, la possibilité de créer un soi virtuel, donc une forme idéalisée de soi-même, mais aussi des autres facteurs, offrent a cette activité banale en apparence une force et une vitalité incroyable. Un autre exemple de plus grande taille se trouve dans le domaine de l’éducation. Une grande différence entre le système éducatif contemporain et celui de 30 ans avant se constitue dans toutes les politiques de stimulation qui sont faites pour aider un étudiant du point de vue financier (ex. de remises pour différents choses), sante, logement et finalement pour finir des étapes. Avec le système Bologne, le processus a été principalement divise pour que les étudiants puissent valider plus facilement leurs études. Le résultat reste dans le fait que si une personne avait une diplôme d’études en 1970, maintenant la même personne va en avoir 10 ou même plus.

Conclusion et problématique La différence de marque entre violence et mobilisation est la différence entre valeur morale et technique. Si pour la violence il s’agit d’attribuer une certaine quantité de valeur morale a un certain geste ou action, pour la mobilisation il s’agit de trouver la technique ou la technologie qui va répondre a une demande ou situation. Le terrain d’études sur la mobilisation est un intervalle défini par deux limites : d’une cote c’est la mobilisation locale, ponctuelle, et de l’autre c’est la mobilisation systémique. Les deux limites définissent ainsi des passages : d’un système fini vers un système sans fin, d’une volonté particulière vers un flux général, du projet a la plateforme etc. A l’inverse, même si la mobilisation actionne dans le domaine prive, intime, de chaque individu, son résultat est totalement publique. Vue l’importance de la mobilisation dans la société contemporaine, l’objectif de cet étude est d’explorer la possibilité de génération des formes d’espace public25. L’hypothèse qui se fait c’est qu’a travers les différents medias et les technologies qui font la fusion entre réel et virtuel on tend vers la formation d’un nouveau type d’espace public qui a la fois se trouve incarne dans le territoire physique et a la fois traverse les frontières pour se connecter a d’autres dynamiques.

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Conforme à la définition donnée par Thierry Paquot dans son livre, L’espace public.


4. METHODE, QUESTIONNEMENTS et REFERENCES

Pour pouvoir répondre a ces questions la méthode employée sera d’une cote d’analyser les exemples de la pratique et d’une autre de les croiser avec des ouvrages sur différentes thèmes. L’ensemble des deux approches vont donner plus de légitimité aux arguments. Le corpus d’analyse se constitue d’abord par deux associations, p(i)lot et bap, qui représentent une expérience mineure en comparaison avec d’autres exemples, mais qui dans la même manière d’une enquête sociologique peuvent donner quelques pistes générales sur de différentes situations. L’analyse va passer ensuite sur le domaine des grands réseaux sociaux, comme sujet plus vaste et plus riche à analyser, avec une application particulière sur les différents cas d’interaction avec l’espace réel, d’où notamment les protestes. La liste des ouvrages de référence sont choisies en fonction de différentes thématiques évoquées par la question générale afin de former une vision plus ou moins complète sur cette question. La liste suivante des sous-questions et réponses représentent un passage en diagonale a travers les contenus des ouvrages. On se trouve dans une fusion de plus en plus profonde entre l’espace réel et l’espace virtuel. Au même temps le seul lien direct entre ces deux mondes est l’espace mentale, toute autre interaction se fait de manière indirecte. Lesquels sont ces rapports? •

WHITE Michele, The body and the screen, Theories of Internet Spectatorship, MIT Press, 2006

Dans son livre, Michèle White explore la relation entre le soi virtuel, comme image idéalisé, et le soi réel. Elle fait référence à des théories concernant l’identité et le genre pour conceptualiser cette relation et pour donner des modèles théoriques. La conclusion montre que malgré l’image idéale du soi virtuel, la confusion et la fragmentation sont des aspects constants dans cette relation.

Sous l’apparence de la liberté totale et de l’espace neutre, quels sont les caractéristiques de l’internet ? •

SACO Diana, Cybering Democracy: Public space and the Internet, University of Minnesota Press, 2002

L’internet a été intitule comme la nouvelle forme de l’agora, et comme la concrétisation de la démocratie, mais la pratique de l’internet qui reste dans la sociabilité anonyme vient dans quelque sorte en contradiction. Diana Saco reconceptualise la relation entre la participation démocratique et l’espace réel et virtuel, et donne l’argument de voir l’espace virtuel comme


construit, mais au même temps comme espace qui va toujours changer les conventions de nos espaces réels. •

NAKAMURA Lisa, Digitizing Race: Visual Cultures of the Internet, University of Minnesota Press, 2007

Dans les années 90, le néolibéralisme dans les Etats-Unis a simultanément créé la possibilité pour la création de l’internet et découragé les discours publics sur les politiques raciales. En conséquence, le monde d’aujourd’hui est le témoin des interfaces textuelles qui génèrent des formes media visuelles qui non pas seulement montre mais aussi typifient la race, l’ethnie et la identité de genre des hommes. Une fois vus les grands outils pour la mobilisation d’aujourd’hui, quels seront les outils pour la mobilisation demain ? •

Seth Priebatsch, The game layer on top of the world, ted.com

Jesse Schell: When games invade real life

Deux présentations qui montrent des différentes techniques employées par différentes compagnies. Les présentations offre un regard sur le futur proche et sur les technologies de stimulation qu’on trouve normalement dans les jeux vidéo. •

Davis, Greg, Characteristics of attention and visual short–term memory: implications for visual interface design, 2004

A partir des définitions sur l’espace public réel, lesquelles sont les nouvelles définitions ? Quel impacte a la mobilisation sur cet espace ? •

Sennett Richard, Les tyrannies de l’intimité, 1979

Paquot Thierry, L’espace public, collection repères, 2009

Au singulier, l'espace public désigne la sphère du débat politique, la publicité des opinions privées, qui participent à la vie commune en devenant publiques. Au pluriel, les espaces publics, depuis une trentaine d'années en France, correspondent au réseau viaire, rues et boulevards, places et parvis, parcs et jardins, bref à toutes les voies de circulation qui sont ouvertes au public. Les deux ont, par conséquent, à voir avec la communication.


REFERENCES COMPLETES

Ouvrages et articles : •

Foucault, Michel, Des espaces autres. Hétérotopies, 1967

Gausa, Manuel, Dictionary metapolis of advanced architecture, 2003

Sennett Richard, Les tyrannies de l’intimité, 1979

Davis, Greg, Characteristics of attention and visual short–term memory: implications for visual interface design, 2004

Ihde, Don, Bodies, virtual bodies and Technology, extrait de Body and Flesh, edite par Donn Welton, Blackwell Publishers

Ascott Roy, Art and Telematics: towards a network consciousness

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