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LA GRANDE ARCHE: “UNE FENETRE SUR PARIS“ 1. INTRODUCTION. Etat des lieux sur la Défense et sur la Grande Arche

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• histoire de la Défense • tableau constructions de la Défense • histoire de la Grande Arche LA PRESSE. Une recherche dans l’esprit du temps • presse francais LISTE DES ARTICLES CONSULTEES et COMMENTEES: • Le Monde • La Presse LA PRESSE ETRANGERE • La presse aux Etats Unis • La presse en Grande Bretagne LISTE DES ARTICLES CONSULTEES et COMMENTES : • NEW YORK TIMES • THE GUARDIAN • THE OBSERVER CONCLUSION GENERALE

7. Bibliographie (chronologique)


1. INTRODUCTION. Etat des lieux sur la Défense et sur la Grande Arche HISTOIRE LA DEFENSE En regardant vers nord‐ouest de Paris on peut trouver le quartier de la Défense, une région parisienne situé dans les Hauts‐de‐Seine sur les territoires de Puteaux, Courbevoie et de Nanterre dans le prolongement de l'axe historique parisien qui commence au musée de Louvre et se poursuit par l'avenue des Champs‐Élysées, l'arc de triomphe, et au‐delà jusqu'au pont de Neuilly et la Grande Arche de la Défense1. Le nom de la Défense est pris en raison de la statue de la Défense de Paris érigée à cet emplacement en 1883 à la mémoire de la guerre de 1870. Le quartier est crée après la décision de l’Etat, en 1958, de doter Paris d'un quartier moderne de bureaux (et de logements) en poursuivant l’ "axe triomphal" vers l'ouest. La construction du quartier s’est developpée en deux phases: la première des années' 60 et la seconde des nouveaux projets des années' 80. Pour la première phase c’est l’EPAD, Etablissement public d'aménagement de la Défense, crée le 9 septembre 1958, qui s'occupe de la création d’un nouveau quartier en mettant en oeuvre les principes du "mouvement moderne" exprimés dans la charte d'Athènes de 1933 et inspirée par le Corbusier: absence de rues, la construction des tours en hauteur pour favoriser la lumière, la séparation des piétons et des voitures par le recouvrement des circulations (RER, train, métro, routes) d'une dalle piétonne entourée par une autoroute circulaire, un processus de construction industrialisé. L’Etat lui donne 30 ans pour aménager le quartier, occupé par des habitations vétustes, bidonvilles, petits commerces. Le premier plan directeur de 1960 prévoyait la construction d'un quartier comprenant 800.000 m2 de bureaux, 5000 logements et des commerces autour des jardins "suspendus"2. 1 2

Références générales sur l’hisoire de la Défense : http://www.parisbalades.com/ http://defense‐92.fr/


Les premières tours furent donc construites toutes identiques dans le "style international" : volumes simples et géométriques, hauteur limitée à 100 m (comme le CNIT, les tours Roussel‐Hoechst, Europe, EDF, Aurore, Crédit Lyonnais, Nobel). A la fin des années 1960 face à l'augmentation de la demande, l'EPAD double la surface autorisée de bureaux (plus de 2 millions aujourd'hui) et accepte l'augmentation des gabarits, favorisant un foisonnement des volumes et des couleurs (Franklin, Assur, Fiat et Gan sont les premières tours de 2ème génération avec une surface supérieure à 60 000 m², ayant plus de 35 étages, ces tours modifient considérablement la skyline Défensienne). C'est alors que la Défense est frappée par une double crise, économique et architecturale. En effet avec la crise pétrolière de 1974, le coût d'entretien et de climatisation devient prohibitif. De plus, les employés rejettent ces tours gigantesques, les grands bureaux paysagers impersonnels, l'éclairage permanent au néon, la mauvaise insonorisation et la climatisation fantaisiste, sans compter la peur de la "tour infernale". Pendant 5 ans, pas un seul metre carré est vendu. 3 tours sont désespérement vides ou sous‐occupées. En 1976, alors que les bureaux manquent à Paris, 100.000 m2 de bureaux restent vides à la Défense, qui apparaît comme le symbole de la faillite de l'architecture moderne. Pendant cette période noire, l'EPAD améliore la vie des habitants et des salariés. La deuxiéme phase commence avec le projet qui redémarre au début des années 1980 avec un jeune promoteur qui se lance dans les immeubles de 3ème génération, des immeubles qui s'adaptent à l'utilisateur, qui respectent l'utilisateur et son espace de travail comme le batiment du 1981 du grand centre commercial des Quatre‐Temps. Les tours de la "3è génération" sont étudiées pour être économes en énergie et pour répondre aux demandes des employés : elles se fractionnent, s'amincissent, se complexifient pour assurer un éclairage naturel à tous les bureaux individuels (tours PFA, Elf). La consécration se fait avec l'aménagement du projet de la "Tête‐Défense" et la construction de la Grande Arche en 1989 et non loin de la, le rénouvement de CNIT. En 1990 le ministre de l'Equipement, décidé la construction de 600 000 m² de bureaux et 1,2 millions de m² de logements. Comme conséquence e n 1990 naît la 4ème génération avec les tours Bull, La Pacific et Kupka, la tour ESSO est démolie et le métro est prolongé.


Depuis 1992 l'EPAD n'a plus vendu de charges foncières et la Défense a subi comme tout autre site de la Région de l’Ile de France, les problèmes de la crise immobilière. Le stoppage des ventes n'a pas tout à fait la construction des nouvelles tours: l'arrivée de la Société Générale qui installe ses locaux dans les tours Alicante et Chassagne redéfinit la présence banquière à La Défense. Les propriétaires des immeubles anciens n'hésitent pas à rénover leurs immeubles : Septentrion (devenue Europlaza), Winterthur...deviennent plus modernes, la sécurité est renforcée, les espaces de travail réaménagés. Les tours KPMG et Kvaerner sont livrées. En 2001 les tours EDF, Cœur‐Défense et Triangle de l'Arche sont inaugurées. Le visage de La Défense est encore plus moderne. Plus de 300 000 m² de bureaux sont construits cette année‐là. Avec le nouveau siècle une nouvelle ère naît pour La Défense: en 2006 l’EPAD, lance le projet de renouveau du quartier: la construction de 850 000 m² de bureaux Ce projet très ambitieux prévoit la destruction, la rénovation et la construction de nouvelles tours écologiques adoptant la norme HQE (Haute Qualité Environnementale). Schéma bâtiments réalisés a la Défense Date

Construction ou rénovation de ou projets :

1958

Le CNIT (Consultez le descriptif)

1958

L’Etat décide de lancer la plus grande opération d’urbanisme de la dernière moitié du 20 ème siècle. Creation de l'EPAD

1960

Les premiers plans de la Défense arrivent

1966

Construction de l'immeuble Esso

1967

Construction de la tour Nobel et de la tour Aquitaine

1968

Ouverture de la gare SNCF

1969

Ouverture du bld. circulaire

1970

Tour Aurore et ouverture du RER ligne A

1973

Immeuble Vision 80 (appartements)

1974

Tours Défense 2000, Axa, Gan, Fiat (Areva)

1975

Tour Manhattan

1981

Les Quatre Temps, Tour Les Miroirs.

1982

Elysée La Défense


1983

Tour Scor

1984

Tour Athéna

1985

Total et Galilée)

1988

Tour Descartes, quartier Michelet.

1990

CNIT (rénové) Grande Arche et Tour Cegetel (Séquoia). Concert de Jean‐Michel Jarre

1991

Les Collines de l’Arche, Passage de l’Arche

1992

La Colline de La Défense prolongement de la ligne 1 du métro, immeuble Kupka.

1994

Espace 21 et Pouce de César

1995

Société Générale et Pôle universitaire Léonard de Vinci

1997

Le Colisée construction de la ligne de Tramway (T2), Immeuble KPMG

1998

Tour Cèdre

1999

Tour EDF

2000

Tour Egée, Cœur Défense

2003

Tour Adria (Technip)

2004

Rénovation de la tour Crédit Lyonnais : Opus 12; construction de la tour CBX, des immeubles Défense Plazza, Exaltis et du Palatin 2

2005

Construction de la tour Granite, T1 et les rénovations des tours Visita et Marchand

2006

Rénovation des Quatre Temps

2007

Immeuble C2

2008

Fin de construction de la tour Granite, T1 et des Quatre Temps


HISTOIRE GRANDE ARCHE La Grande Arche de la Fraternité, connue sous le nom de l'Arche de la Défense ou Grande Arche, est inauguré le 14 juillet 1989, à l’occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution Française. La Grande Arche fait partie de la politique des Grands Travaux du Président François Mitterrand et représente le projet plus significatif de la deuxième génération de des travaux sur la Défense. En 1981, François Mitterrand lance le concours Tête Défense, pour implanter un monument servant à abriter le Carrefour de la Communication en plein cœur du quartier d’affaires de La Défense. Le concours réunit 424 projets anonymes venus du monde entier, dont quatre sont sélectionnés par l'EPAD et présentés au Président. Le jury primera le projet de l’architecte danois Johan Otto Von Spreckelsen et de l’ingénieur Erik Reitzel ” pour la clarté de son concept, pour sa force symbolique, pour la simplicité de son expression et pour l’exactitude, en même temps que la poésie, qui se dégagent de l’architecture proposée”. L'Arche de la Défense comme une version du XXe siècle de l'Arc de triomphe de l'Étoile : un monument consacré à l'humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu'aux victoires militaires. Les travaux débutent réellement en 1985: l'Arche est un cube évidé en son centre de 112 m de long, 106,9 m de large, pour une hauteur de 110,9 m. Johann Otto Von Spreckelsen et Erik Reitzel utilisent des matériaux de grandes qualités pour l'œuvre : béton précontraint à base de fumée de silice, verre antireflets, le marbre de Carrare. Le toit de la Grande Arche contient un centre de congrès et d'exposition, un musée de l'informatique, un restaurant ainsi qu'un belvédère offrant une vue panoramique sur tout le quartier de la Défense, et l'ouest de Paris.


2. LA PRESSE. Une recherche dans l’esprit du temps a. LA PRESSE FRANCAISE Les articles de la presse française3 parlent du quartier et des ses renouvellements à partir des années '80: la Défense est caractérisé par un renouvellement général, où le projet qui s’est fait remarqué le plus est celui de la Grande, un bâtiment "futuriste" destiné aux bureaux locaux, mais aussi nationaux, et à l'usage touristique4. Un bâtiment qui a provoqué un saut de qualité à la ville en transformant un quartier‐ bureau dans un Manhattan parisien5. En transformant un quartier de banlieusar, que déjà autres personnalités comme Malraux et Le Corbusier avaient cherché d'améliorer, dans un quartier prestigieux et attractif où la viabilité et les parcours piéton ne se croisent jamais et les commerces sont divisés par les habitations. 6 Le projet réalisé par Otto Von Spreckelsen se trouve sur l'axe historique constitué par l'Arc de triomphe, la Concorde et le Louvre mais aussi en axe avec la tour Eiffel et la tour Montparnasse.7 Plus en général on peut dire que la Grande Arche ferme un axe qui part de Bastille et qui présent plusieurs monuments qui glorifient la pérennité de l'Etat, un axe qui tous les plus grands chefs d'Etat ont cherché de créer pour donner une image puissante de la ville.8

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La presse français consulte en 2 journaux quotidiens Le Monde et La Presse. KIS Martine, “De chantier en chantier dans les murs, hors les murs ”, Le Monde, 7 Octobre 1988 5 VIAL Charles, "Les paris d'un autre Paris Une réussite économique et architectural”, Le Monde, 7 Octobre1988 4

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EDELMANN Frederic, DE ROUX Emmanuel “Exposition La Traversée de Paris dans l'arche de La Défense –De

Catherine De Medici a François Mitterrand ‐ Bastille La Défense l'axe de tous les pouvoirs”, Le Monde 13 juillet, 1989 7

AMBROISE RENDU Marc, "La construction de l'Arche de la Défense Un linteau de 70 mètres aux portes de Paris", Le Monde, 8 juillet 1987

8

EDELMANN Frederic, DE ROUX Emmanuel “Exposition La Traversée de Paris dans l'arche de La Défense –De Catherine De Medici a François Mitterrand ‐ Bastille La Défense l'axe de tous les pouvoirs”, Le Monde 13 juillet, 1989


Pendant tout le XX siècle differents concours se succédènt pour créer la fermeture de cet axe mais est seulement avec la réalisation de la première tour en 1972 que Paris découvre le fait que la ville n'a pas des barrières mais nouveaux des horizons.9 Et il est dans cette optique que le projet de Spreckelsen est choisi: un bâtiment avec le but de concilier les aspirations de la capitale de donner une nouvelle perspective et une image de continuité. Déjà avant de la fin des travaux pour les Grandes Arches, personnalités importantes de l'Etat sont allées visiter le chantier pour constater l'état des travaux parce que l'œuvre entière présentait difficultés considérables de réalisation. 10

Aussi selon le directeur du projet c'est un des chantiers plus difficiles et passionnants qu’il a réalisé malgré un déploiement d'hommes et de forces considérables et la jouissance de matériels et techniques innovantes.11 Selon autres points de vue la Grande Arche c'est un cube parfait qui ouvre nouveaux horizons à la ville et une fenêtre sur le monde et c'est le seul bâtiment que donne une "âme" à la zone entière qui est froide et linéaire.12 Généralement, l’opinion publique sur le projet n’est pas loin de celle de Mitterrand. Les medias présentent le projet comme une merveille de l’architecture. La perspective de l’ axe qui évoque un espace psychologique de grande envergure enchante les parisiens en face d’une deuxième Tour Eiffel.

9 EDELMANN Frederic, “L'Arche de la Défense est achevée la tête et le nombril“ , Le Monde, 13 juillet 1989

10

“ Le premier ministre visite la Grande Arche de La Défense“, Le Monde, 27 août 1987

11

AMBROISE RENDU Marc, "La construction de l'Arche de la Défense Un linteau de 70 mètres aux portes de Paris", Le Monde, 8 juillet 1987 12

BONHOMME Jean Pierre, La Grande Arche de la Défense [à Paris]: de l'architecture d'avant‐hier?, La Presse 10

décembre 1989


LISTE DES ARTICLES CONSULTEES et COMMENTEES: LE MONDE •

1987, 8 juillet, La construction de l'Arche de la Défense Un linteau de 70 mètres aux portes de Paris, Ambroise Rendu, Marc o Aussi le directeur du projet, M. Gérard Pétard, dit que « C'est le chantier le plus technique, le plus difficile mais le plus passionnant que j'aie jamais eu à mener ». o Au chantier ils ont travaillé plus de 700 ouvriers et 50 ingénieurs qu'ils ont dû trouver solutions et matériels innovants pour la construction de ce bâtiment. Mais tous sont motive a travailler parce que ils ont conscience de édifier « un monument sans précédent » o L’Arche se trouve sur l'axe historique constitué par l'Arc de triomphe, l'Obélisque de la Concorde et la pyramide de verre du Louvre mais aussi sur l’axe qui est formé par la tour Eiffel et la tour Montparnasse, que le hasard a placées dans l'alignement exact de la Défense. o Otto Von Spreckelsen a donné à Paris l'un de ses monuments majeurs : un colosse aux lignes pures, tout de marbre revêtu, lumineux, aérien, " une fenêtre sur le monde ", comme il le qualifiait lui‐même.


1987, 27 août, Le premier ministre visite la Grande Arche de La Défense o Jacques Chirac deux ans avant la fin de la construction visite le chantier de la Grand Arche pour voire le cube « qui ressemble à une gigantesque fenêtre ouverte sur Paris » 1988, 7 octobre, De chantier en chantier dans les murs, hors les murs, Kis Martine o « Rien sinon une nouvelle crise économique ne semble devoir arrêter l'avancée triomphale des surfaces de bureaux à la Défense », « C'est l'un des chantiers du président, la Grande Arche, qui attire les regards, les commentaires et les visiteurs. Peut‐on d'ailleurs parler vraiment d'une arche quand il s'agit d'un cube évidé? Mais voilà, il s'agit déjà d'un mythe et il suscite son propre vocabulaire. Ecclésiastique : le toit est le tympan. Géologique : le public sortira des profondeurs souterraines par des cratères. Anatomique : les côtés sont des pattes. Et ce sont des nuages qui, tendus au‐ dessus des cratères, éviteront au visiteur de se sentir écrasé par la masse tout en lui permettant de jouir de la perspective de tout le monument. o Les touristes ne seront pas les seuls à prendre possession des lieux : sauf que la tête da l’arche, le reste de l’immeuble est destine à bureaux traditionnels : « Le côté nord sera loué à des sociétés privées, le côté sud est la propriété du ministère de l'équipement qui y installera le ministre des transports et de la mer avec les directions de l'urbanisme, du logement, des routes et des transports ». o Avec la Grande Arche on peut « faire un saut dans le futur » parce que l’architecture de l’arche est futuriste et aussi les bureaux « seront dotés du dernier cri en matière d'informatique et de bureautique ». o La Défense doit satisfaire aussi la demande des sociétés qui n'ayant pas besoin de nombreux mètres carrés mais ne voulant pas disparaitre dans l'anonymat d'une tour.


1988, 7 octobre, Les paris d'un autre Paris Une réussite économique et architectural, Vial Charles o « la Défense, ce n'est pas tout à fait la capitale, mais c'est tout de même, d'une manière ou de l'autre, un Pari(s) gagné ! » o « Dans l'après‐1968, l'opinion s'émeut de l'émergence d'un " Manhattan français ", d'une " ville‐bureau ". Puis c'est le premier choc pétrolier de 1973 et les bureaux ne se vendent plus. La relance viendra en 1978. Les transports se développent, et les tours qui surgiront désormais seront moins dévoreuses d'énergie, mieux équipées, mieux éclairées par le " premier jour ". o Ces dernières années surtout est devenue « La Défense‐Chicago ». o Selon le directeur général de l’EPAD le quartier est prestigieux mais il faut le rendre attractif jusqu’au arriver à ne plus faire terminer la construction de la Défense


1989, 7 juin, Paris L'Etat achète vingt étages de la Grande Arche o L’Etat à acquérir vingt étages de la partie sud de la Grande Arche 1989, 13 juillet, Exposition La Traversée de Paris dans l'arche de La Défense –De Catherine De Medici a François Mitterrand ‐ Bastille La Défense l'axe de tous les pouvoirs, Edelmann Frederic, De Roux Emmanuel o Sur l’axe qui va de Bastille jusqu’au la Grand Arche il y a des monuments qui glorifient la pérennité de l’Etat. o Tous les hommes qui se sont succédé à la tête de l'Etat ont imaginé de faire de cet axe majeur, qui traverse Paris d'est en ouest, une voie triomphale le long de laquelle seraient concentrées les images du pouvoir qu'ils représentent ou celles qu'ils veulent en donner. o « Au début de notre siècle, la zone s'urbanise lentement selon le schéma classique des banlieues». o « A l'aube de la cinquième République, Malraux et Le Corbusier tentèrent de juxtaposer là leurs utopies personnelles : musée imaginaire et cité des arts, qui devaient se prolonger dans la plaine de Montesson, en un gigantesque parc dédié à l'effort corporel : le muscle face au cerveau » mais François Mitterrand leur préféra le cube d'Otto Von Spreckelsen, comme une ouverture vers l'avenir, un appel à continuer la voie triomphale vers Saint‐Germain. o « Pour le concepteur‐type de la Défense, piétons et automobilistes ne doivent pas se croiser. L'espace de l'automobile est enfoui ou rejeté. Celui du piéton est délimité par une vaste dalle oxygénée, meublée de sculptures contemporaines, par les ascenseurs et les escalators qui permettent le transit entre les bureaux, le RER ou les parkings. Les commerces sont rassemblés ici, les habitations là. Le bonheur de l'homme tenait, parait‐il, à la division radicale de ses activités ». 1989, 13 juillet, La Traversée de Paris, une exposition a la Défens, De Roux Emmanuel o Une longue avenue coupe Paris en deux « Le longe cet axe lourd d'histoire, qui s'étend de la Bastille à la Défense, en traversant la place de la Concorde et celle de l'Etoile, se dressent quelques‐uns des monuments les plus célèbres de la capitale. A son extrémité occidentale, fermant une perspective ouverte par Catherine de Médicis, la Grande Arche, conçue par Otto Von Spreckelsen, s'achève » 1989, 13 juillet, L'Arche de la Défense est achevée la tête et le nombril, Edelmann Frederic


o Pour beaucoup de temps on a pense de fermer l'axe de la Défense par un bâtiment mais « le cube parfait de Spreckelsen lui ouvre, au contraire, des horizons nouveaux ». o Le projet de la Défense présente un paradoxe : « le projet le plus mal barré peut en définitive, dans certaines conditions atmosphériques, aboutir à une œuvre de génie », « le problème qu'on pensait insoluble et pour lequel on se résolvait à une solution de compromis peut devenir au contraire une réussite exemplaire si l'on fait disparaitre les conditions mêmes de l'indécision, de la médiocrité. L'Arche élaborée par Otto Von Spreckelsen en est la preuve ». o Le désir de créer une fermeture à l'axe historique commence déjà dans en 1918 quand il y avait encore une inquiétude pour la porte de Maillot ; en 1926 il y a eu un concours lancé par l’entrepreneur Léon Rosenthal, auquel participèrent des personnalités comme Perret et Le Corbusier, révélait la cohésion de l'axe Etoile‐Défense et de le continuer mais le projet fut vite abandonné. En 1931, la " Voie triomphale " qui devait emmener les Champs‐Elysées jusqu'à Saint‐Germain pour commémorer la victoire donna lieu à un nouveau concours : il était alors bien précisé qu'aucune construction d'une hauteur supérieure à l'Arc de triomphe ne serait tolérée. Dans les années 50 et après la création de l'Etablissement public pour l'aménagement de la Défense (EPAD), en 1958, l'idée d'un axe bouché ou susceptible d'abriter quoi que ce soit qui soit visible de Paris parait ne pas même pouvoir germer. o En 1972 « la tour GAN (170 mètres) surgit sur le côté de l'Arc de triomphe, la première à montrer ainsi le bout de son nez. Le scandale est immense ». On commence à penser que les barrières peur être décapite et qui s’ouvre un nouveaux horizon. o « Jusqu'à la construction de l'Arche au moins, et sans doute jusqu'aux débats récents qu'elle a contribué à susciter sur le développement de la capitale, Paris est resté replié sur lui‐même, s'inventant une double frontière (matérielle) le périphérique et spirituelle (le mépris)». o le Carrefour de la communication a été le prétexte principal du concours Tête Défense en 1982. o « Le coup de génie de Spreckelsen (et du jury qui l'a choisi) aura été de concilier les aspirations et les réticences secrètes de la capitale, de respecter la perspective et de donner un nouveau repère pour l'au‐delà de la ville. Donner l'image d'une limite et suggérer la continuité. Fermer Paris et l'ouvrir. Le principe même de l'Arche porte à la perfection le principe du nombril, et dont s'inspirent déjà, verticalement, les Halles et leur défunt " trou ", et, horizontalement, l'Arc de triomphe. L'arche fermée et non plantée, parfaitement ronde sous ses allures


de cube, est certainement l'objet symbolique qui manquait au petit Paris pour se détacher de son sol nourricier et devenir le Grand Paris ». o L’Arche possède en soi même l'esprit de la technique. 1989, 20 juillet, A propos de l'appellation Arche pour la Grande Arche de La Défense ‐ "Cube " n'est pas " arche ", Verpraet Georges o Selon le dictionnaire une arche est, en architecture, " une voûte en arc ", une courbure consacrant la gloire d'un personnage prestigieux ou un événement mémorable. Tel est le cas de l'arc de triomphe de l'Etoile, mais en réalité, la " Grande Arche de la Défense " est tout le contraire d'une arche, d'un arc : il y a que de lignes droites, un cube parfait ouvert comme une fenêtre sur le monde.


LA PRESSE •

1989, 10 décembre, La Grande Arche de la Défense [à Paris]: de l'architecture d'avant‐ hier?, Bonhomme Jean Pierre o La promenade sur l’esplanade démesurément grande. « Ce grand assemblage de cubes froids, linéarité glaciale et l'absence d'échelle humaine caractéristiques de cette sorte d'architecture moderniste perdure ». L'axe nouveau que constitue ce quartier impersonnel de la Défense, et qui se trouve dans la prolongation des Champs‐Élysées et de l'axe de l'Arc de Triomphe, ne donne pas une place psychologique au citoyen piéton, ses immeubles‐miroirs épeurant et ses sombres parkings bétonnés. o La Grande Arche de l'architecte danois Johan Otto Von Spreckelsen apporte un peu d'âme à ce lieu. L'immeuble boucle l'axe historique de Paris et ferme le quartier de la Défense en respectant son esprit. o Aujourd'hui, signalait‐il, les architectes ne dirigent plus les œuvres. Ce sont des équipes plus ou moins impersonnelles, où les promoteurs corporatifs sont très présents, qui tiennent le rôle de chef d'orchestre et aspirent à exprimer leur puissance. La Grande Arche, justement, est un monument à cette puissance. Mais c'est une puissance inhumaine


b. LA PRESSE ETRANGERE Les articles de la presse étrangère 13 montre des grandes controverses sur les événements en Paris qui des fois évoquent l’admiration pour la grandeur et d’autres la répulsion contre l’impérialisme et la mégalomanie. Ces articles sont concentrés sur une période d’environ 7 ans entre 1989, attention sur la France à cause de la fête bicentenaire de la Révolution Française14, et 1996, avec la réalisation de la Bibliothèque Nationale et la mort du président15. La Grande Arche est associée à une série d’autres bâtiments monumentaux, des projets faits à l’initiative du ancien président de la France, François Mitterrand : la pyramide du Louvre, l’opéra de Bastille, la Grande Arche, le musée d’Orsay et la Bibliothèque Nationale16. Dans la presse étrangère, le président de la République a été largement contesté commençant avec la fête pour la révolution de 1989 où le président a invité les tètes du monde pour le summit G717. Le président est présenté comme le sommet dans la hiérarchie de l’état, comme tout le monde est soumis à sa volonté. Jacques Chirac18 et plus tard Jacques Toubon19 sont obligés de suivre sa commande. Même les architectes en charge des projets savaient que c’était lui qui avait le dernier mot20. En 1994 Deyan Sudjic rajoute François Mitterrand sur la liste de grands constructeurs français comme Louis XIV ou le baron Haussmann : « Francois Mitterrand simply followed in their footsteps with his grand projets, symbolized, melodramatically, by the pyramid in the courtyard of the Louvre, the open cube of the grande arche at La defense, and the four glass tomes of th Bibliotheque Nationale. »21 Un an plus tard, le même journaliste portraitise François Mitterrand dans l’image d’un chef absolu concerné seulement avec le prestige et le renom de la France qui utilise l’architecture comme un outil de pouvoir22. Apparemment, l’image de l’ancien président est devenue tellement forte que les articles qui critiquent son activité apparaissent seulement après sa mort. En 1996, l’an de la réalisation de la Bibliothèque Nationale, les articles commencent à montrer comment les jeunes bâtiments 13

La presse étrangère consultée en 2 journaux quotidiens, The New York Times et The Guardian, et 1 journal hebdomadaire, The Observateur. 14 WEBSTER Paul, “A week of wonders”, The Guardian, 10 Juillet 1989, p. 8 15 Francois Mitterrand, 8 Javier 1996. 16 MUSCHAMP Herbert, “ARCHITECTURE VIEW; The New Paris: Growing accustomed to its face”, The New York Times, 18 Juin 1995 17 WEBSTER Paul, “A week of wonders”, The Guardian, 10 juillet 1989, p. 8 18 RIDING Alan, “Paris Journal; The New Library is Bid, and So IS the Brouhaha”, The New York Times 19 ROCKWELL John, “Making a mark on French culture”, The New York Times, 8 novembre 1993 20 RIDING Alan, “Mitterrand Modifies Library Design”, The New York Times, 12 fevrier 1992 21 SUDJIC Deyan, BUNTING Madeleine, “Britain’s monuments to failure”, The Guardian, 23 juillet 1994, p. 23 22 SUDJIC Deyan, “The city that Francois built”, The Guardian¸12 Mai 1995, p. 45


commencent déjà à s’éclater. Au fond on découvre un système de la culture étendu au maximum qui maintenant commence à se casser. La presse étrangère peint l’image d’un géant qui s’effondre : « Mitterrand Paris vision crumbles », « Frances « mégalomaniaque » ex‐ président »23. La presse aux Etats Unis La presse américaine, au delà de critiques faites sur le président et les politiques du pays, montre une image généralement positive sur Paris. En 1992, Steven Greenhouse24 présente la ville de Paris comme la ville idéale pour habiter, la ville lumière, et donne des explications sur son fonctionnement comme s’il décrivait l’intérieur d’un montre suisse. Le fond ici est la comparaison qui se fait avec les villes américaines qui apparemment présentent des grandes disfonctionalites. Pour pas abimer cette image de ville « magique » il contourne la probleme politique en evoquant une necessite : « The people who run Paris know that if their city relied on just the charms of its past, it would lose its magic. Thus, they have sought to superimpose a smoothly running, modern metropolis on the city bequeathed them by medieval kings and 18th‐century revolutionaries. And they have succeeded royally.” La ville idéale, au delà de son bon fonctionnement présente des systèmes de maintenance très couteuses mais aussi très performantes, toujours en comparaison avec les villes américaines qui apparemment sont très sales : « Garbage is picked up seven days a week, mais is delivered three times a day and all of Paris’s 800 miles of streets are swept by hand each day. At rush hour, the subways come once every 80 seconds, and many Metro stops are decorated with mosaics and murals.” Dans l’esprit du capitalisme américain, l’auteur fait l’observation que Paris est la ville des riches. Habiter, donc, à Paris représente un privilège et une expression du pouvoir personnel. Dans le monde des chiffres, l’investissement dans la culture parait comme un vrai lux. Dans cette logique, Francois Mitterrand et ses grands projets represent une augmentation du renom de Paris : « Although many critics deride these buildings as monuments to presidential egos, these projects have undeniably increased Paris’s stature as a city of art, culture and architecture. » L’image de la ville lumière est tellement forte qu’en 1994 Tom Redburn écrit un article pour la démythiser25. Dans cet article il cherche de démonter l’image a travers les mauvaises images de Paris comme les desastres architecturales. Sur la grande arche il donne la citation 23

DUVAL SMITH Alex, “Mitterrand’s Paris vision crumbles”, The Guardian, 11 septembre 1996, p. 2 GREENHOUSE Steven, “Why Paris Works”, The New York Times, 19 juillet 1992 25 REDBURN Tom, “We’ll always have Paris. Big Deal.”, The New York Times, 27 mars 1994 24


d’un important critic d’art American : « Robert Hughes, the art critic for Time magazine, concluded : « It would take a nude, not a cloud, to fix this pretentious monster. Luckily the rest of La Defense is so sub‐Dallas that the arch has no context to wreck.” Mais étant le seul article de ce genre, il ne provoque que l’augmentation de l’intérêt public pour Paris. Finalement, en 1995, l’article écrit par Herbert Muschamp26 fait une réconciliation entre la controverse sur le président et la réalité de ses grands projets. Les projets, qui constituent un tout, une unité, représentent un rituel de passage pour la ville de l’époque classique a la modernité. Dans une vision générale, la presse américaine qui d’une cote fait des grandes critiques sur la ville et la manière dont le président a impose les projets, de l’autre fait un hommage pour cette ville qui en comparaison avec les villes américaines représentent un modèle. A la fin, dans la logique capitaliste des chiffres, les américains restent impressionnés par la taille des grands projets, de leur expression de pouvoir. Dans leur vision Paris classique, qui était déjà un centre de la culture et un modèle de vie, est modernisée et embellie et devient la mecca pour la culture mondiale. La presse en Grande Bretagne De l’autre cote de l’océan, la presse anglaise se concentre surtout sur le problème politique. Ils critiquent beaucoup François Mitterrand et attribuent des termes comme impérialisme autoritarisme à ses actions. Un article sur La Grande Arche de la Defense met en evidence son passage vite dans l’opinion publique comme une reaction impressionante : « Of the three [la pyramide de Pei et L’opera Bastille], La Grande Arche has had the easiest passage[…] this white frame is a sober, Nordic child for the bold and frivolous Eiffel Tower[…]it weighs as much as three Eiffel Towers; the Cathedral of Notre‐Dame could pass under it without losing a single spire or gargoyle.”27 Un autre article en 1992 montre une forte critique de l’architecture française comme une prolongation dans les années 90 du courant moderniste, comme une architecture enfermée dans son passée, dans des symboles qui ne veulent plus rien dire28. Apres la mort du président, un autre vague des articles qui critiquent l’architecture font leur apparition29. On peut voir alors que la presse anglaise n’apprécie pas les grands projets de Mitterrand. Même s’ils ne sont pas apprécies comme architecture, les grands projets de Mitterrand n’arrêtent pas d’impressionner par leurs dimensions hors échelle. Les images évoquées dans les 26

MUSCHAMP Herbert, “ARCHITECTURE VIEW; The New Paris: Growing accustomed to its face”, The New York Times, 18 juin 1995 27 SMYTH Robin, “An arch that need no defence”, The Observer, 2 juillet 1989, p. 39 28 DARLEY Gilliam, “Hard lines on a tricky sofa”, The Guardian, 23 mai 1992, p. 52 29 DUVAL SMITH Alex, “Mitterrand’s Paris vision crumbles”, The Guardian, 11 septembre 1996, p. 2


articles sont spectaculaires, comme si les grands projets étaient supra humaines : le spectacle Jean Michel Jarre a la Défense30, « The earth moves as Paris begins work on its Very Big Library »31. Le renom des projets a été porte tellement loin qu’il a declenche la construction de la nouvelle ville de Shanghai: “The project began last year when Shanghai, impressed by the transformation of central Paris by President Mitterrand with series of Grand Projets ranging from the new Louvre to the Grande Arche at La Defense, asked the French government fo advice on getting to grips with urban problems facing the city. “32 Les projets ont produit aussi une réaction critique pour les politiques culturelles de la Grande Bretagne aussi. En 1994, l’article par Deyan Sudijc et Madeleine Bunting33 montre la Grande Bretagne comme incapable de soutenir les monuments nationaux, en état de dégradation, et offre la France comme exemple pour les politiques culturelles de patrimoine mais aussi de développement. La position de la presse anglaise par rapport à ces projets, montre une préoccupation plus détaillée pour l’architecture, dans ce cas généralement critiquée. Dans un deuxième temps elle est impressionnée pas par la taille des bâtiments mais par la dimension d’un effort qui à la fin trouve son unite. Par comparaison, Londres n’a jamais réussi la performance d’une transformation à une telle envergure, fait qui crée un effet impressionnant par rapport a Paris. 30

ARGLES Martin, “Bastille Day light hits Paris”, The Guardian, 16 juillet 1990, p. 24 WEBSTER Paul, “The earth moves as Paris begins work on its Very Big Library”, The Guardian, 3 avril 1991, p. 8 32 SUDIJC Deyan, “Birth of the brave new city”, The Guardian, 2 decembre 1992, p. 23 33 SUDJIC Deyan, BUNTING Madeleine, “Britain’s monuments to failure”, The Guardian, 23 juillet 1994, p. 23 31


LISTE DES ARTICLES CONSULTEES et COMMENTES : NEW YORK TIMES •

1989, June 18, All French Divided Over How to Do the Fete, James M. Markham o The celebration of the 200 years from the French Revolution between different initiatives o “ In a break with the egalitarian character of the event, Interior Minister Pierre Joxe has announced draconian security and traffic control measures for President Bush and six other leaders of industrial democracies who will hold their annual economic summit at the modernistic Grande Arche de la Defense on July 14 to 16 as the revolutionary festivities unfold.” o “President Francois Mitterand, seeking to give the bicentenary a global resonance, has also invited a score of other leaders from Africa, Asia, Latin America and Europe, who will join in attending the inaugural concert at the Bastille Opera on July 13 and witness madcap, multinational parade ending on the Champs‐Elysees on the night of July 14. 1991, August 12, Paris Journal; The New Library is Bid, and So Is the Brouhaha, Alan Riding o Article négatif sur le mouvement de protesté contre la Bibliothèque Nationale de France par l’Association Française de droit au logement. Installation de 60 familles des immigrants de l’autre cote de la Seine. o « At the time, the cost, design and location of all three projects were fiercely criticised, although the Pyramid at the Louvre is now widely acclaimed an the dazzling‐white Grande Arche has become a tourist attraction. Even the Bastile Opera is attacked more for its management than its appearance.” o Dans la hiérarchie générale, Mr. Jacques Chirac s’est senti oblige d’approuver l’idée. 1992, February 12, Mitterand Modifies Library Design, Alan Riding o Article négative contre Mitterrand qui fait une erreur de procédure dans e projet de la Bibliothèque Nationale de France, fait un abus de pouvoir contre les décisions des architectes. o Reference sur la Grande Arche comme une arche brillante spectaculaire.


1992, July 19, Why Paris Works, Steven Greenhouse o Article qui présent les mécanismes administratives de Paris en relation avec la ville et ses habitants. L’image générale évoquée ici par l’auteur est celle de la ville qui fonctionne comme une montre suisse. o « For many of the city’s 2.2 million residents and many of the 20 million tourists who visit each year, Paris remains a magical, even transcendent, place. While many Americans shun their own cities as if they were places suffering from the plague, Paris is a city with which countless people still have a passionate love affair.” o “ The people who run Paris know that if their city relied on just the charms of its past, it would lose its magic. Thus, they have sought to sumperimpose a smoothly running, modern metropolis on the city bequeathed them by medieval kings and 18th‐century revolutionaries. And they have succeeded royally.” o “Garbage is picked up seven days a week, mais is delivered three times a day and all of Paris’s 800 miles of streets are swept by hand each day. At rush hour, the subways come once every 80 seconds, and many Metro stops are decorated with mosaics and murals. Affluent families are rushing not to flee for the suburbs, but to buy apartments in Paris’s choicest neighbourhoods and to send their children to public schools.” o Il liste les problèmes principaux des parisiens: le trafic d’automobiles et la manque des logements o Un des motifs illustres est le financement de la moitie du budget total fait par l’Etat, fait qui génère des taxes plus faibles pour ses habitants. o « « I love to live in Paris – I love the possibilities it offers, » says Francoise Romand, a 36‐year‐old film maker. “The Metro is great, the buses are great and the city’s very safe. If you get lost anywhere, there’s hardly any risk.” o “The money the national and city governments spend on Paris’s cultural life is probably equal to the overall budgets of some third world nations.” o Sur les projets de François Mitterrand, le regard est admiratif, comme réalisateur des grands projets qui ont renforcée l’image de la ville pour l’art, la culture et l’architecture. o « All this work by hand shows Paris’s efficiency, obsession with detail and willingness to spend money to achieve its goals. Each year Paris spends 10 percent of its budget, or about 2.2 billion $, on cleanliness, which translates to $1000 for every resident.”


1993, November 08, Making a Mark on French Culture, John Rockwell o Article sur Jacques Toubon et le problème de personnalités politiques. Jacques Toubon comme toujours dans l’ombre de Jacques Chirac et François Mitterrand. o « Still, despite the unstoppable momentum of many of the Socialist initiatives, particularly the major Paris building projects known as the Grands Travaux, Mr. Toubon is trying hard to make his mark after seven months on the job.” o Même dans une période de récession, le geste de Mr. Toubon a été de augmenter le budget total pour la culture jusqu'à 2.3 billions $. o « So Mr. Toubon is reduced, like a good bureaucrat, to rationalizing their completion and picking decent people to run them and the other major state institutions.” 1994, March 27, We’ll Always Have Paris. Big Deal., Tom Redburn o Article qui met en évidence les différentes disfonctionalites dans Paris. Article écrit pour démythiser la ville o « Yet Paris, too, has more than its share of modern architectural disasters. In fact, the story of its post‐World War II development – with a handful of conspicuous exceptions like I. M. Pei’s glass pyramid in the courtyard of the Louvre and the new science museum on the site of the 19th century stockyards at La Villette – offers a litany of urban renewal failures.” o “President Francois Mitterrand had the stark, monumental Grande Arche, with its tent‐like canopy inside, built in a bid to give a striking focus to the place. When the building was opened in 1989 as part of the bicentennial celebration of the French revolution, Robert Hughes, the art critic for Time magazine, concluded: “It would take a nude, not a cloud, to fix this pretentious monster. Luckily the rest of La Defense is so sub‐Dallas that the arch has no context to wreck.” 1994, September 25, EUROPE: THE NEW SEASON – Restored Treasures; France: After nearly 30 years, a Paris museum is back, Alan Riding o Réouverture du Musée National de l’Histoire Naturelle 1995, January 19, Lastly, Mitterand’s Musical Opus No. 2, Alan Riding o Article positive sur l’ouverture de la Cite de la Musique, projet de François Mitterrand. o « Only the new National Library will be unfinished when he retires in May. But with the glass pyramid at the Louvre, the Grande Arche de la Defenese, the Arab


Institute and the Bastille Opera, Mr. Mitterrand can already claim to have changed Paris more than anyone since Baron Haussmann over a century ago.” 1995, June 18, ARCHITECTURE VIEW; The New Paris: Growing accustomed to its face, Herbert Muschamp o Article positive qui montre l’ensemble des projets de Mitterrand comme un tout qui fait le passage de Paris ancienne a Paris moderne. o “ If it works, why fix it? Why subject Paris, the most extravagantly beloved city since the beginning of time, to a hugeprogram of major public works? Wouldn’t it be better to tamper with, say, Marseilles and leave the City of light alone?” o Grande arche comme un projet partie d’un programme de 8 billions $ pour la construction de 8 projets: Louvre, opéra, bibliothèque nationale, grande arche, musée d’Orsay. o “ But even these disappointments do not detract from the value of Mitterand’s buildin program. In an odd way, they reinforce it. His program took risks. And that confers a kind of honor even on its failures.” o Les projets, une fois complètes, forment un tout, une unité. Paris et mise à jour et élargie. L’axe principal de la ville a double sa longueur. Expression de la Communauté Economique Européenne, les projets ont altère l’image de Paris profondément. o « The Grande Arche, designed by Johan Otto von Spreckelsen and completed in 1989, hardly makes the place more like « expensive Paris », but it does give it an undeniable grandeur. Looking up at the 35‐story‐tall structure (which contains offices), you know you must be somewhere near the city of the Eiffel Tower and the Grand Palais, even if you’d much rather be there than here. And the arch gives new meaning to the name La Defense. This is where Parisians triumphantly kept modern urbanism at bay.” o “ What Mitterand’s architects have created is less a set of physical places than a diffuse psychological space, an architecturally orchestrated urban rite of passage. Through their designs, the city has declared its refusal to remain merely the beautiful but passive object of the tourist’s legendary longings. Instead, it has willed itself to become an acting subject, a city with its own drives, its own beaut and the startling power to love us back.”


THE GUARDIAN •

1989, July 10, A week of wonders, Paul Webster, page 8 o Article sur la semaine concernée à la célébration de la révolution française. o « The morning military parade is a tradition that could soon die but Jean‐Paul Goude’s 10 million pound La Marseillaise carnival along the Champs‐Elysees at 9.30 pm will never be repeated. » o “The G7 summit of the world’s seven industrial nations – attended by George Bush and Margaret Thatcher among others – is being seen as en ego trip for President Mitterrand.” 1990, July 16, Bastille Day light hits Paris, Martin Argles, page 24 o Spectacle Jean‐Michel Jarre à la Défense avec environ 2 millions spectateurs. o La pièce centrale de l’ensemble a été La Grande Arche. o « Décence is part of the impérial obligations of the nation », dit François Mitterrand dans un entretien.

1991, April 3, The earth moves as Paris begins work on its Very Big Library, Paul Webster, page 8 o Article sur la taille de la Bibliothèque Nationale de France ou le journaliste peint des images étonnantes en termes de logistique de chantier. 1991, August 13, Death of radicalism in a French garden, Charles Darwent o Mitterrand lance encore une fois un projet d’envergure sur les Tuileries mais qui manque les arguments pour le soutenir. o Le projet ne va jamais se réaliser


1992, Birth of the brave new city, Deyan Sudijc, page 23 o Article sur la conception d’une nouvelle ville de Shanghai avec la collaboration de Richard Rogers. o Le déclencheur de ce projet a été la série des Grands Projets réalises par François Mitterrand en France. Les autorités ont été impressionnées par la grandeur de projets.

1992, Hard lines on a tricky sofa, Gilliam Darley, page 52 o Critique sur La Grande Arche comme une cumulations des pires courants progressifs de l’histoire. Il décrit l’expérience architecturale comme extrêmement froide. o « The arch, a monstrous wind tunnel standing on a podium, frames, on the one hand, the patchy landscape of outer Paris and, on the other, the Arc de Triomphe. Once a formal geometry and the symbolism are done with, there sems nothing left to celebrate.”


1994, May 6, PARIS, Designed and produced by PDU with Guardian Europe, page 40 o Article qui reprend Paris par ses arrondissements pour montrer ses grands projets. o « First Empire (the Napoleonic era), along with the Arc de Triomphe, ThePlace de la Concorde covers eight hectares, and from there you can see from the Louvre museum pyramid through the Grande Arche de la Defense”.

1994, July 23, Britain’s monument’s to failure, Deyan Sudjic and Madeleine Bunting, page 23 o Article qui accuse la Grand Bretagne d’avoir une pauvre position vers la protection et la mise en valeur de ses monuments en comparaison avec la France. o « France has a long tradition of huge cultural monuments as a way of asserting national identity.” o L’auteur donne des exemples des grands constructeurs des batiments: Louis XIV, Haussmann et rajoute Francois Mitterrand a cette liste: “Francois Mitterrand simply followed in their footsteps with his grand projets, symbolized, melodramatically, by the pyramid in the courtyard of the Louvre, the open cube of the grande arche at La defense, and the four glass tomes of th Bibliotheque Nationale.”


1995, May 12, The city that Francois built, Deyan Sudjic, page 45 o Article sur la personnalité de François Mitterrand comme égocentriste et impérialiste. o La période de construction de la Grande Arche, marquée par beaucoup des interventions très couteuses et risquâtes, devient un spectacle dans les yeux du président. o Son seul but parait‐il est de porter le pouvoir et le prestige de la France sur la scène du monde. Il accompli ses projets dans une implication directe et intime, d’une manière déterminée. o « With two aides he walked across the garden of the Elysee Palace. Straining his eyes against the glare, he gazed toward the Arc de Triomphe and the office towers of La Defense in the distance […] And it was entirely for the benefit of the president himself.” o “At the Louvre, Mitterrand didn’t even bother with the competition. He simply called up his old favourite, the Chinese‐American architect I M Pei, and gave him the job of building the notorious pyramid.”


1996, September 11, Le Crunch, page 2 o Un article qui présent 3 grands projets parisiens, Pompidou, Grande Arche, et Opéra Bastille d’une manière ironique du point de vue de la maintenance. o « The 110‐metre Arche de la Defense may need all its 35.000 marble tiles replaced. »

1996, September 11, Mitterand’s Paris vision crumbles, Alex Duval Smith, page 2 o Des le moment qu’il est sorti du cabinet présidentiel, François Mitterrand déviant le sujet de critiques très dures. o « Monuments comissioned by France’s « megalomaniac » ex‐president are falling apart » o D’une autre cote, les architectes et les urbanistes vient pour défendre les projets. Ils évoquent des arguments comme la haute‐technique employée par ces bâtiments.


THE OBSERVER •

1989, July 2, An arch that needs no defence, Robin Smyth o Article qui parle sur le projet et sur sa réalisation, comme des procédures acceptées très facile par les habitants de Paris et de sa banlieue. o « Of the three [la piramide de Pei et L’opera Bastille], La Grande Arche has had the easiest passage[…] this white frame is a sober, Nordic child for the bold and frivolous Eiffel Tower[…]it weighs as much as three Eiffel Towers; the Cathedral of Notre‐Dame could pass under it without losing a single spire or gargoyle”. o Article sur des scandales politiques de corruption en France associes avec les grands projets parisiens. 1997, March 23, Fight to keep best free show in Paris, Nick Cohan o Article sur l’introduction des taxes pour les différents monuments modernes de Paris. Dualité entre Paris en face de la crise artistique et la privatisation de l’espace public parisien (notamment sur la privatisation de l’escalier Beaubourg). o Apres la retraite de Mitterrand, l’état des lieux sur les monuments parisiens montre une activité étendue a ses limites qui commence à se casser.


3. CONCLUSION GENERALE Une première observation qui peut être faite est sur l’ensemble des articles dans la presse française et celle étrangère qui généralement se trouvent dans un décalage. La plupart des articles français commencent à être écrits à partir de l’étape de concours pour la grande arche et finissent avec la réalisation du projet en 1989. Au même temps, les articles de la presse étrangère sont écrits à partir des festivités pour le bicentenaire de la révolution française en 1989 et s’arrêtent en 1996 avec la réalisation de la bibliothèque nationale de France et la mort du président. Une deuxième observation se fait sur la différence d’échelle et sujet entre les articles français et les articles étrangers. D’une coté, les articles français se concentrent sur le projet de la grande arche, sur l’objet lui‐même, et sur la zone de la défense, en temps que de l’autre coté les articles étrangers se concentrent sur l’ensemble des projets, sur la ville et sur la politique et ces politiciens. Cette différence peut être expliquée d’une manière très simple en regardant les orientations des médias: pour les médias nationales il s’agit toujours d’un public français, plus en thème avec les différents sujet, fait qui génère des articles plus précis, pour les médias internationales il s’agit d’un public moins informé, ou informé d’une manière plus générale, fait qui génère un besoin pour une vue d’ensemble. Jusqu’à maintenant il parait que les deux approches parlent des points de vue divergents. En fait, le terrain commun reste l’opinion publique sur l’ensemble. Ici on voit déjà une différence : ça que les français considèrent un projet très beau, qui a transformé le quartier de la Défense dans un Manhattan parisien, les étrangers désapprouvent généralement, en évoquant son caractère froid. Ensuite, l’absence de François Mitterrand dans les articles français montre une manque d’association entre le président, vue simplement comme initiateur du projet et pas une figure dans l’équipe qui l’a réalisé, et le projet qui montre une acceptation au niveau de la société: le projet n’appartient plus au président de la République mais aux français comme nation. Finalement, un consensus est arrive dans à la fin de la période, environ l’an de 1996, quand l’ensemble des grands projets de François Mitterrand a été fini. Dans ce moment la fierté des français se chevauche avec l’admiration générale du monde quand le prestige et le renom de la France font le tour du monde. Paris devient la ville où tout le monde veut vivre, un habitat idéal qui est au même temps une expression du succès personnel. D’une autre coté, les critiques faites par la presse étrangère, sur la politique et les grandes problèmes sociales de France, en combinaison avec le prestige surchargé de la ville ont donné aussi une nuance moins agréable à la ville, qui se trouve entre la corruption et l’arrogance.


Bibliographie (chronologique) Periodiques : Le Monde, La Presse, The New York Times, The Guardian, The Observer •

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Ambroise Rendu, Marc, « La construction de l'Arche de la Défense Un linteau de 70 mètres aux portes de Paris », Le Monde, 8 juillet 1987 « Le premier ministre visite la Grande Arche de La Défense», Le Monde 27 août 1987 Kis Martine, « De chantier en chantier dans les murs, hors les murs », Le Monde 7 octobre1988 Vial Charles « Les paris d'un autre Paris Une réussite économique et architectural », Le Monde 7 octobre 1988 « Paris L'Etat achète vingt étages de la Grande Arche » , Le Monde 7 juin 1989 M. Markhamm James, “ All French Divided Over How to Do the Fete”, New York Times June 18 1989 Smyth Robin, “ An arch that needs no defence” , The Observer, July 2 1989 Webster Paul, “A week of wonders”, The Guardian, July 10 1989 page 8 Edelmann Frederic « L'Arche de la Défense est achevee la tete et le nombril », Le Monde 13 juillet1989 De Roux Emmanuel, « La Traversée de Paris, une exposition a la Défense », Le Monde 13 juillet 1989 De Roux Emmanuel, « Exposition La Traversée de Paris dans l'arche de La Défense – De Catherine De Medici a Frnacois Mitterand ‐ Bastille La Défense l'axe de tous les pouvoirs, Edelmann Frederic », Le Monde 13 juillet 1989


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Verpraet Georges, « A propos de l'appelation Arche pour la Grande Arche de La Défense ‐ "Cube " n'est pas " arche », Le Monde 20 juillet 1989 Bonhomme Jean Pierre, « La Grande Arche de la Défense [à Paris]: de l'architecture d'avant‐hier? », La presse, 10 décembre 1989 Argles Martin, “Bastille Day light hits Paris”, The Guardian, July 16 1990, page 24 Webster Paul,” The earth moves as Paris begins work on its Very Big Library “, The Guardian April 3 1991, page 8

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Riding Alan, “The New Library is Bid, and So Is the Brouhaha”, New York Times, Paris Journal August 12 1991 Darwent Charles, “Death of radicalism in a French garden”, The Guardian, August 13 1991 Riding Alan, “Mitterand Modifies Library Design”, New York Times, February 12 1992 Greenhouse Steven, “Why Paris Works”, New York Times, July 19 1992 Sudijc Deyan, “Birth of the brave new city”, The Guardian, 1992, page 23 Darley Gilliam, “Hard lines on a tricky sofa”, The Guardian,1992, page 52 Rockwell John, “Making a Mark on French Culture”, New York Times, November 08 1993 Redburn Tom, “We’ll Always Have Paris. Big Deal”, New York Times, March 27 1994 “PARIS, Designed and produced by PDU with Guardian Europe”, The Guardian, May 6 1994, page 40 Sudjic Deyan, Bunting Madeleine, “Britain’s monument’s to failure”, The Guardian, July 23 1994, page 23


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Riding Alan, “EUROPE: THE NEW SEASON – Restored Treasures; France: After nearly 30 years, a Paris museum is back”, New York Times September 25 1994 Riding Alan, “Lastly, Mitterand’s Musical Opus No. 2”, New York Times, January 19 1995 Sudjic Deyan, “The city that Francois built”, The Guardian, May 12 1995, page 45 Muschamp Herbert , “ARCHITECTURE VIEW; The New Paris: Growing accustomed to its face”, New York Times, June 18, 1995 Crunch Le, “At the Louvre, Mitterrand didn’t even bother with the competition. He simply called up his old favourite, the Chinese‐American architect I M Pei, and gave him the job of building the notorious pyramid.”, The Guardian, September 11 1996, page 2 Duval Smith Alex, “Mitterand’s Paris vision crumbles”, The Guardian, September 11 1996, page 2 Cohan Nick, “Fight to keep best free show in Paris”, The Observer, March 23 1997

Références: • www.parisbalades.com • www.defense‐92.fr • www.skyscrapercity.com Pour retrouver les articles de presse nous avons utilisé les archives numerisées, pour ce raison certains articles n’ont pas la page du journal : • www.europresse.com • http://www.nytimes.com • http://abonnes.lemonde.fr • http://archive.guardian.co.uk


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